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Centrale MP 2016

Le document traite de l'étude d'une centrale nucléaire REP en France, qui produit environ 80% de l'électricité du pays. Il décrit le fonctionnement des circuits primaire et secondaire, ainsi que les cycles thermodynamiques de Carnot et de Rankine, en se concentrant sur les aspects de rendement et de sécurité. Des données thermodynamiques et des questions d'analyse sont fournies pour évaluer les performances de la centrale.

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Le document traite de l'étude d'une centrale nucléaire REP en France, qui produit environ 80% de l'électricité du pays. Il décrit le fonctionnement des circuits primaire et secondaire, ainsi que les cycles thermodynamiques de Carnot et de Rankine, en se concentrant sur les aspects de rendement et de sécurité. Des données thermodynamiques et des questions d'analyse sont fournies pour évaluer les performances de la centrale.

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Physique-chimie 2

2016
MP
4 heures Calculatrices autorisées

Étude d’une installation nucléaire REP


Ce sujet comporte un document réponse à rendre avec la copie. Les données numériques utiles sont fournies en
fin d’énoncé.
La France compte 19 centrales nucléaires en exploitation, dans lesquelles tous les réacteurs (58 au total) sont
des réacteurs à eau pressurisée. Actuellement, ces installations produisent près de 80% de l’électricité produite
en France. Chaque centrale est soumise à un référentiel de normes de sureté et de sécurité évoluant en fonction
des enseignements des incidents passés nationaux ou internationaux.
Le but de ce problème est d’étudier quelques aspects liés au fonctionnement d’une centrale nucléaire REP, ainsi
que plusieurs dispositions prises en matière de sureté nucléaire : contrôle des rejets de la centrale et surveillance
sismique d’un site nucléaire.

I Circuit secondaire et enrichissement de l’uranium

Figure 1 Schéma global d’une centrale nucléaire


Une centrale nucléaire est un site industriel destiné à la production d’électricité, qui utilise comme chaudière
un réacteur nucléaire pour produire de la chaleur. Une centrale nucléaire REP (Réacteur à Eau Pressurisée) est
constituée de deux grandes zones (voir igure 1) :
− une zone non nucléaire (salle des machines). Dans cette partie, semblable à celle utilisée dans les centrales
thermiques classiques, s’écoule de l’eau dans un circuit secondaire. Cette eau est évaporée dans le Générateur
de Vapeur (GV) par absorption de la chaleur produite dans la zone nucléaire, puis elle entraine une turbine
(T) couplée à un alternateur produisant de l’électricité, ensuite elle est condensée au contact d’un refroidisseur
(rivière ou mer ou atmosphère via une tour aéroréfrigérante) et enin, elle est comprimée avant d’être renvoyée
vers le générateur de vapeur ;
− une zone nucléaire (dans le bâtiment réacteur), où ont lieu les réactions nucléaires de ission, qui produisent
de l’énergie thermique et chaufent ainsi l’eau sous pression circulant dans le circuit primaire. Le transfert

2016-02-24 [Link] Page 1/11


d’énergie thermique entre le circuit primaire et le circuit secondaire se fait dans le générateur de vapeur, où
la surface d’échange entre les deux luides peut atteindre près de 5000 m2 (réseau de tubulures).

I.A – Description du circuit secondaire de la centrale


Considérons une centrale nucléaire REP produisant une puissance électrique � = �00 MW. Le luide circulant
dans le circuit secondaire est de l’eau, dont l’écoulement est supposé stationnaire. Le cycle thermodynamique dé-
crit par l’eau est un cycle ditherme moteur. L’eau liquide sera supposée incompressible et de capacité thermique
massique isobare supposée constante. Le tableau en in d’énoncé donne diverses données thermodynamiques
relatives à l’équilibre liquide–vapeur de l’eau.
I.A.1) Cycle de Carnot
Dans une première approche simpliiée, on considère le moteur ditherme de Carnot fonctionnant de manière
réversible entre deux sources de température ch et fr ( fr � ch ).
a) Donner, en la redémontrant, l’expression du rendement de Carnot associé à ce cycle.
b) Donner la valeur numérique de ce rendement en prenant ch = 5�� K et fr = �0� K, les deux températures
extrêmes de l’eau dans le circuit secondaire.
c) Sachant qu’un réacteur REP fournit à l’eau du circuit secondaire, via le générateur de vapeur, une puissance
thermique � = �7�5 MW, que vaut le rendement thermodynamique réel de l’installation ? On supposera que
la puissance mécanique transmise à la turbine est intégralement convertie en puissance électrique. Commenter.
I.A.2) Cycle de Rankine
L’eau du circuit secondaire subit les transformations suivantes (représentées dans la igure 2)
− de à : dans le générateur de vapeur, échaufement isobare du liquide à la pression 2 = 55 bar jusqu’à un
état de liquide saturant (état noté ′ ), puis vaporisation totale isobare jusqu’à un état de vapeur saturante
sèche (état ) ;
− de à : détente adiabatique réversible dans la turbine, de la pression 2 à la pression 1 = �� mbar ;
− en , le luide est diphasé ;
− de à : liquéfaction totale isobare dans le condenseur, jusqu’à un état de liquide saturant ;
− de à : compression adiabatique réversible, dans la pompe d’alimentation, de la pression 1 à la pression
2 , du liquide saturant sortant du condenseur. On négligera le travail consommé par cette pompe devant les
autres énergies mises en jeu.

Turbine Axe moteur

GV

Pompe
condenseur
Figure 2 Cycle de Rankine

a) Représenter dans le diagramme de Clapeyron � � � l’allure de la courbe de saturation de l’eau, ainsi que
les isothermes � , � et critique , cette dernière température étant celle du point critique de l’eau. Préciser les
domaines du liquide, de la vapeur, de la vapeur saturante. Représenter sur ce même diagramme l’allure du cycle
décrit par l’eau du circuit secondaire. Indiquer le sens de parcours du cycle et placer les points � ′ , ,
et .
b) D’après l’extrait de table thermodynamique donné en in d’énoncé, quelles sont les valeurs des températures,
des enthalpies massiques et des entropies massiques aux points ′ , et ? On pourra donner les valeurs sous
forme de tableau.
c) Dans le document réponse igure le diagramme enthalpique � � ℎ� de l’eau. Placer, avec soin et à l’échelle,
les points ′ , , , du cycle. On explicitera la méthode.
d) Dans toute la suite, on négligera les variations d’énergie cinétique et potentielle dans les bilans énergétiques.
Exprimer alors, sans démonstration, le premier principe de la thermodynamique pour un luide en écoulement
stationnaire recevant de manière algébrique le travail massique utile � et le transfert thermique massique .
e) Exprimer le travail massique �� reçu par l’eau dans la turbine. Donner sa valeur numérique, en s’aidant
du diagramme enthalpique.

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f) Exprimer le transfert thermique massique ��′ reçu par l’eau liquide quand elle passe de manière isobare
de la température � à la température �′ dans le générateur de vapeur. Donner sa valeur numérique : on
considérera � ≈ � .
g) Exprimer le transfert thermique massique �′ � reçu par l’eau quand elle se vaporise complètement dans le
générateur de vapeur. Donner sa valeur numérique.
h) Calculer alors le rendement de Rankine de l’installation. Comparer au rendement de Carnot et commenter.
Comparer au rendement réel et commenter.
i) Dans quel état se trouve l’eau à la in de la détente de la turbine ? Donner le titre massique en vapeur à
l’aide du diagramme enthalpique. En quoi est-ce un inconvénient pour les parties mobiles de la turbine ?
I.A.3) Cycle de Rankine avec détente étagée
Le cycle réel est plus compliqué que celui étudié précédemment (voir igure 3). En efet, d’une part, la détente
est étagée : elle se fait d’abord dans une turbine « haute pression » puis dans une turbine « basse pression ».
D’autre part, entre les deux turbines, l’eau passe dans un « surchaufeur ». Les transformations sont maintenant
modélisées par
− de à : dans le générateur de vapeur, échaufement isobare du liquide à la pression 2 = 55bar, jusqu’à un
état de liquide saturant (état noté ′ ), puis vaporisation totale isobare jusqu’à un état de vapeur saturante
sèche (point ) ;
− de à ′ : détente adiabatique réversible dans la turbine « haute pression », de la pression 2 à la pression
3 = �0 bar ;
− de ′ à ′ : échaufement isobare à la pression 3 , dans le surchaufeur, jusqu’à un état de vapeur saturante
sèche (point ′ ) ;
− de ′ à ″ : détente adiabatique réversible dans la turbine « basse pression », de la pression 3 à la pression
1 = �� mbar ;
− de ″ à : liquéfaction totale isobare dans le condenseur, jusqu’à un état de liquide saturant ;
− de à : compression adiabatique réversible, dans la pompe d’alimentation, de la pression 1 à la pression
2 , du liquide saturant sortant du condenseur. On négligera le travail consommé par cette pompe devant les
autres énergies mises en jeu.

Turbine Turbine
HP BP

′ ′
GV
surchaufeur

Pompe
condenseur
Figure 3 Cycle de Rankine avec une détente étagée

a) Placer les nouveaux points ′ , ′ , ″ sur le diagramme enthalpique du document réponse.


b) Comparer les titres massiques en vapeur des points ′ et ″ au titre massique en vapeur du point . Quel
est l’intérêt de la surchaufe ?
c) À l’aide du diagramme enthalpique, déterminer le nouveau rendement du cycle. Commenter.

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Données

Extrait de table thermodynamique relatif à l’équilibre liquide–vapeur de l’eau

� (°C) sat (bar) Liquide saturant Vapeur saturante sèche


� (m ⋅kg ) ℎ� (kJ⋅kg )
3 −1 −1
� (J⋅K ⋅kg )
−1 −1
� (m ⋅kg−1) ℎ� (kJ⋅kg−1)
3
� (J⋅K−1⋅kg−1)
30 0,043 1,0047 125,22 0,4348 32,892 2555,92 8,4530
180 10 1,1276 763,18 2,1395 0,119404 2777,84 6,5854
270 55 1,3053 1190,10 2,9853 0,03505 2788,46 5,9226
� température � entropie massique du liquide saturant
sat pression de vapeur saturante � volume massique de la vapeur saturante sèche
� volume massique du liquide saturant ℎ� enthalpie massique de la vapeur saturante sèche
ℎ� enthalpie massique du liquide saturant � entropie massique de la vapeur saturante sèche

Capacité thermique massique isobare de l’eau

= ���� kJ⋅K–1 ⋅kg–1

Potentiels standard d’oxydo-réduction (à 25 °C)



�H+ /H2 � = 0�00 V ∘
�O2 /H2 O� = ���� V

Masses atomiques

Atome F 235U 238U

Masses atomiques (u) 19,0 235,0 238,0

Constantes diverses

Unité de masse atomique uniiée � u = ��66 × �0–27 kg


Constante de Boltzmann � = ���� × �0–23 J⋅K–1
Constante des gaz parfaits = ����� J⋅K–1 ⋅mol–1
Constante de Faraday = �6500 C⋅mol–1
On prendra 0 °C = �7� K

Formulaire
Expression du gradient d’une fonction scalaire � � �� � en coordonnées cylindriques
∂ ∂ ∂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
grad = �⃗ +� ⃗ + �⃗
∂ ∂� � ∂

• • • FIN • • •

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NOM :
2016-02-24 12 :52 :11 Signature :
Prénom :
Ne rien écrire dans la partie barrée
Épreuve de Physique-chimie 2 Filière MP
2015-016-DR

NUMÉRO
DE PLACE
Ne rien porter sur cette feuille avant d’avoir rempli complètement l’en-tête

Les températures sont exprimées en °C

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