Pop 2021
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192/15
Nations Unies
Rapport de la Conférence
des Nations Unies
sur le commerce illicite
des armes légères
sous tous ses aspects
New York, 9-20 juillet 2001
Rapport de la Conférence des Nations Unies
sur le commerce illicite des armes légères
sous tous ses aspects
New York, 9-20 juillet 2001
A/CONF.192/15
Table des matières
Chapitre Paragraphes Page
I. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1–4 1
II. Questions d’organisation et travaux de la Conférence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5–19 1
A. Ouverture et durée de la Conférence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5–16 1
B. Ordre du jour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 3
C. Bureau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 3
D. Documentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 3
III. Pouvoirs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20–21 4
IV. Examen et adoption du Programme d’action et adoption du rapport de la
Conférence à l’Assemblée générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22–24 4
Annexe
Allocution prononcée par le Président de la Conférence après l’adoption du Programme
d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères
sous tous ses aspects . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
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publié sous la cote A/CONF.192/PC/L.4/Rev.1. Des que populaire démocratique de Corée, Panama, Came-
déclarations ont été faites par les représentants des roun, République démocratique populaire Lao, ex-
États suivants : Japon, Norvège, Jordanie (au nom des République yougoslave de Macédoine, Israël, Malawi,
États Membres des Nations Unies qui sont membres de Botswana, Yémen, Gabon, Belize (au nom de la Com-
la Ligue des États arabes), États-Unis d’Amérique, munauté des Caraïbes), Niger, Guinée, Azerbaïdjan,
Belgique (au nom de l’Union européenne), Colombie, Vanuatu, Angola, Albanie, Népal et El Salvador. À la
Saint-Siège, Canada, Cuba, Indonésie, Thaïlande, même séance, la Conférence a également entendu des
Chine, Viet Nam, Mali et Népal. déclarations des représentants de l’Organisation mon-
diale de la santé (OMS) et du Programme des Nations
12. À la 5e séance, le 11 juillet, la Conférence a
Unies pour le développement (PNUD).
poursuivi le débat de haut niveau avec échange de vues
général et a entendu des déclarations des représentants 15. À la 8e séance, le 16 juillet, la Conférence a en-
des États suivants : Rwanda, Maroc, Costa Rica, tendu les déclarations des représentants des organisa-
Suisse, Algérie, Mongolie, Chili, Singapour, Finlande, tions non gouvernementales suivantes : Fundacion
Hongrie, Cuba, République arabe syrienne, Guatemala, Gamma Idear, International Physicians for the Preven-
Irlande, Roumanie, Pologne, Viet Nam, Canada, Armé- tion of Nuclear War, Association des physiciens russes
nie, Tunisie, Malaisie, Ouganda, Croatie, Kenya, Zim- pour la prévention de la guerre nucléaire, Leitana Ne-
babwe, Sierra Leone et Saint-Siège. La Conférence a han Women’s Development Agency, Conseil chrétien
également entendu des déclarations du Secrétaire géné- de Sierra Leone, People with Disabilities de
ral adjoint aux affaires de désarmement (au nom du l’Ouganda, South Asia Partnership International (au
Mécanisme de coordination de l’action concernant les nom du Réseau sud-asiatique de la lutte contre les peti-
armes légères) et des représentants du Comité perma- tes armes), InterBand, Franciscans International,
nent interorganisations et du Comité consultatif de la Commission des églises pour les affaires internationa-
Convention interaméricaine contre la fabrication et le les, Conseil mondial des églises, Initiative pastorale
trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs Paix et Développement, Oxfam, Amnesty International
et d’autres matériels connexes. (Sierra Leone) et Human Rights Watch, Forum mondial
sur l’avenir des activités des sports de tir, British Shoo-
13. À sa 6e séance, le 12 juillet, la Conférence a
ting Sports Council, Institut canadien d’action législa-
poursuivi son débat de haut niveau avec échange de
tive, Forum Waffenrecht, National Rifle Association of
vues général en entendant des déclarations des repré-
America, Single Action Shooting Society, Association
sentants des États suivants : Nouvelle-Zélande, Baha-
des possesseurs d’armes à feu d’Afrique du Sud, Spor-
mas, Burkina Faso, Inde, Grèce, Namibie (au nom de la
ting Clays Association of America, Sporting Shooters
Communauté de développement de l’Afrique australe),
Association of Australia, Fair Trade Group, Fédération
Argentine, Norvège, Chypre, Indonésie, Bulgarie, You-
des sociétés européennes de collectionneurs d’armes,
goslavie, Trinité-et-Tobago, Jamahiriya arabe libyenne,
Safari Club International, Marche du million de mères,
Jordanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
Association unitaire universaliste, Association pour
d’Irlande du Nord, Éthiopie, Uruguay (au nom du
une Afrique du Sud sans armes à feu, Coalition fran-
MERCOSUR et de la Bolivie et du Chili), Guyana,
çaise, Fédération des savants américains, Groupe de
Haïti, Iraq, République de Moldova, Congo, Madagas-
recherche et d’information sur la paix et la sécurité,
car, Équateur, Nicaragua, Bahreïn et Afghanistan. À la
National Center for Economic and Security Alternati-
même séance, la Conférence a également entendu des
ves, Fondation espace pour le progrès social, Conseil
déclarations des représentants du Président en exercice
chrétien des églises, Fonds pour la paix, Fondation
de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en
Arias, Projet Biting the Bullet, Mouvement contre les
Europe, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance
armes légères en Afrique de l’Ouest, Groupe
(UNICEF) et du Comité international de la Croix-
d’éminentes personnalités, Institut des études sur la
Rouge (CICR).
sécurité, Viva Rio et Réseau international d’action
14. À la 7e séance, le 13 juillet, la Conférence a contre les armes légères.
achevé le débat de haut niveau avec échange de vues
16. À sa 9e séance, le 18 juillet, la Conférence a en-
général en entendant des déclarations de représentants
tendu une déclaration spéciale faite par le représentant
des États suivants : Uruguay, Maurice, Afrique du Sud,
de l’Organisation de l’unité africaine.
Portugal, France, Paraguay, Monaco, Ghana, Républi-
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des peuples à prendre des mesures légitimes désarmement nucléaire, aux armes de destruction
conformément à la Charte des Nations Unies pour massive et au désarmement classique,
réaliser leur droit inaliénable à
18. Se félicitant de l’action entreprise aux ni-
l’autodétermination. Cela ne doit pas être inter-
veaux mondial, régional, sous-régional, national
prété comme autorisant ou encourageant toute ac-
et local pour lutter contre le commerce illicite des
tion qui aurait pour effet de briser ou de remettre
armes légères sous tous ses aspects, et désireux
en cause, totalement ou partiellement, l’intégrité
d’aller plus loin, en tenant compte des particulari-
territoriale ou l’unité politique d’États souverains
tés, de l’ampleur et de la gravité du problème
et indépendants respectant les principes d’égalité
dans chaque État ou région 1,
des droits et d’autodétermination des peuples,
19. Rappelant la Déclaration du Millénaire et se
12. Rappelant que les États ont l’obligation de
félicitant aussi des initiatives prises dans le cadre
respecter scrupuleusement les embargos sur les
des Nations Unies pour lutter contre le problème
armes décrétés par le Conseil de sécurité de
du commerce illicite des armes légères sous tous
l’Organisation des Nations Unies conformément à
ses aspects,
la Charte des Nations Unies,
20. Considérant que le Protocole contre la fa-
13. Considérant qu’il appartient au premier
brication et le trafic illicites d’armes à feu, de
chef aux gouvernements de prévenir, de combat-
leurs pièces, éléments et munitions, additionnel à
tre et d’éliminer le commerce illicite des armes
la Convention des Nations Unies contre la crimi-
légères, et que, en conséquence, ils devraient in-
nalité transnationale organisée, institue des nor-
tensifier les efforts qu’ils font pour définir les
mes et des procédures qui complètent et renfor-
problèmes liés à ce commerce et leur trouver des
cent l’action menée pour prévenir, maîtriser et
solutions,
supprimer le commerce illicite des armes légères
14. Soulignant qu’une coopération et une assis- sous tous ses aspects,
tance internationales, y compris une aide finan-
21. Convaincus de la nécessité d’une adhésion
cière et technique, selon qu’il convient, sont né-
de la communauté internationale à une approche
cessaires d’urgence pour appuyer et faciliter les
globale pour promouvoir, aux niveaux mondial,
efforts déployés aux niveaux local, national, ré-
régional, sous-régional, national et local, la pré-
gional et mondial, en vue de prévenir, combattre
vention, la réduction et la suppression du com-
et éliminer le commerce illicite des armes légères
merce illicite des armes légères sous tous ses as-
sous tous ses aspects,
pects, contribuant ainsi à la paix et à la sécurité
15. Considérant que la communauté internatio- internationales,
nale a le devoir de s’attaquer à cette question et
22. Décidons, par conséquent, de prévenir, maî-
reconnaissant que le problème que pose le com-
triser et supprimer le commerce illicite des armes
merce illicite des armes légères sous tous ses as-
légères sous tous ses aspects par les moyens sui-
pects est multidimensionnel et a, notamment, des
vants :
composantes qui touchent à la sécurité, à la pré-
vention et au règlement des conflits, à la préven- a) Renforcer ou élaborer des normes et
tion de la criminalité, au secteur humanitaire, à la des mesures convenues aux niveaux mondial, ré-
santé et au développement, gional et national permettant de soutenir et de
mieux coordonner les efforts menés pour préve-
16. Considérant aussi le rôle important que
nir, maîtriser et supprimer le commerce illicite
joue la société civile, y compris les organisations
des armes légères sous tous ses aspects;
non gouvernementales et le secteur industriel, no-
tamment en aidant les gouvernements à prévenir, b) Élaborer et appliquer des mesures ac-
à combattre et à éliminer le trafic illicite des ar- ceptées sur le plan international visant à prévenir,
mes légères sous tous ses aspects,
17. Considérant en outre que l’action envisagée __________________
ne porte pas atteinte aux priorités accordées au 1 Voir l’annexe ci-après pour la liste des initiatives
régionales et sous-régionales.
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à maîtriser et à supprimer la fabrication et le tra- cation illégale et le trafic illicite, ou leur détour-
fic illicites d’armes légères; nement vers des destinataires non autorisés.
c) Mettre particulièrement l’accent sur 3. Adopter et faire appliquer, dans le cas des
les régions du monde où des conflits s’achèvent États qui ne l’ont pas encore fait, les mesures, lé-
et où il convient de résoudre d’urgence les graves gislatives ou autres, nécessaires pour ériger en in-
problèmes que posent l’accumulation excessive et fraction pénale au regard du droit interne la fabri-
déstabilisatrice des armes légères2; cation, la possession, le stockage et le commerce
illicites d’armes légères dans les zones relevant
d) Mobiliser la volonté politique de la
de la juridiction nationale, afin de faire en sorte
communauté internationale tout entière en vue de
que ceux qui se livrent à de telles activités fassent
prévenir et de maîtriser les transferts et la fabrica-
l’objet de poursuites pénales sur le plan national.
tion illicites d’armes légères sous tous leurs as-
pects, de coopérer à ces fins et de faire mieux 4. Mettre en place ou désigner, selon qu’il
connaître la nature et la gravité des problèmes convient, des mécanismes ou organes nationaux
connexes associés à la fabrication et au trafic illi- de coordination ainsi que des institutions char-
cites de ces armes; gées d’élaborer des directives, d’effectuer des
travaux de recherche et de suivre les efforts vi-
e) Encourager une action responsable de
sant à prévenir, maîtriser et éliminer le commerce
la part des États en vue d’éviter les exportations,
illicite des armes légères sous tous ses aspects,
les importations, le transit et la revente illicites
notamment les aspects qui ont trait à la fabrica-
d’armes légères.
tion illicite, à la maîtrise, au trafic, à la circula-
tion, au courtage et au commerce ainsi qu’au sui-
II. Prévention, maîtrise vi, au financement, à la collecte et à la destruc-
tion des armes légères.
et élimination du commerce
illicite des armes légères 5. Créer ou désigner, selon qu’il convient, un
point de contact au niveau national qui sera char-
sous tous ses aspects gé de la liaison avec les autres États pour les
questions liées à la mise en oeuvre du Programme
1. Nous, États participant à la Conférence,
d’action.
tenant compte des différences entre les caractéris-
tiques, capacités et priorités des États et des ré- 6. Identifier, quand cela est applicable, les
gions, nous engageons à prendre les mesures ci- groupes et individus qui fabriquent, commerciali-
après pour prévenir, maîtriser et éliminer le sent, stockent, transfèrent ou possèdent illégale-
commerce illicite des armes légères sous tous ses ment des armes légères illicites, ainsi que ceux
aspects : qui en financent illégalement l’acquisition, et
prendre les mesures prévues par la législation
Au niveau national contre ces groupes et individus.
2. Mettre en place, quand elles n’existent pas, 7. Veiller à ce que les fabricants autorisés pro-
les lois, réglementations et procédures adminis- cèdent dorénavant, en cours de production, à un
tratives permettant d’exercer un contrôle effectif marquage fiable de chacune des armes légères.
sur la production d’armes légères dans les zones Ce marquage doit être distinctif et doit permettre
relevant de la juridiction nationale et sur d’identifier le pays de fabrication; il doit aussi
l’exportation, l’importation, le transit ou la réex- permettre aux autorités de ce pays d’identifier le
pédition de ces armes, afin d’en prévenir la fabri- fabricant et le numéro de série, de façon que les
autorités concernées puissent identifier chaque
arme et en suivre la trace.
__________________
2 L’expression « accumulation excessive et déstabilisatrice 8. Adopter, là où elles n’existent pas encore, et
des armes légères » est définie aux paragraphes 34 à 37 appliquer toutes les mesures nécessaires pour
du rapport du Groupe d’experts gouvernementaux sur les prévenir la fabrication, le stockage, le transfert et
armes légères (A/52/298, annexe).
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la possession de toute arme légère non marquée l’immatriculation des courtiers, la délivrance de
ou insuffisamment marquée. licences ou d’autorisations pour les activités de
courtage et des peines appropriées pour toutes les
9. Veiller à ce que des registres complets et
activités de courtage illicites menées dans les zo-
exacts soient gardés le plus longtemps possible
nes relevant de la juridiction et du contrôle de
concernant la fabrication, la possession et le
l’État.
transfert d’armes légères dans les zones sous la
juridiction nationale. Ces registres doivent être 15. Prendre les mesures appropriées, notam-
organisés et tenus de façon que les autorités na- ment sur les plans juridique ou administratif,
tionales compétentes puissent y retrouver rapide- contre toute activité qui viole un embargo sur les
ment des informations précises et les analyser. armes décrété par le Conseil de sécurité de
l’Organisation des Nations Unies conformément à
10. Assurer la responsabilité de toutes les armes
la Charte des Nations Unies.
légères détenues et mises en circulation par l’État
et veiller à l’adoption de mesures efficaces pour 16. S’assurer que les armes légères confisquées,
suivre la trace de ces armes. saisies ou rassemblées soient détruites, compte
tenu des éventuelles contraintes d’ordre juridique
11. Examiner les demandes d’autorisation
qui pourraient être liées à la préparation de pour-
d’exportation en fonction de réglementations na-
suites pénales, à moins qu’une autre méthode
tionales strictes qui couvrent toutes les armes lé-
d’élimination ou d’utilisation ait été officielle-
gères et tiennent compte des responsabilités qui
ment autorisée, et sous réserve que les armes
incombent aux États en vertu du droit internatio-
concernées soient dûment marquées et enregis-
nal pertinent, compte tenu en particulier des ris-
trées.
ques de détournement de ces armes vers le com-
merce illégal. Établir ou maintenir également un 17. Veiller, dans les conditions prévues par les
système national efficace d’octroi de licences ou systèmes constitutionnels et juridiques respectifs
d’autorisations pour les exportations et les impor- des États, à ce que l’armée, la police et tout autre
tations, ainsi que des dispositions concernant le organe autorisé à détenir des armes légères défi-
transit international, pour le transfert de toutes les nissent des normes et procédures appropriées et
armes légères en vue de lutter contre le commerce détaillées de gestion et de sécurisation de leurs
illicite des armes légères. stocks. Ces normes et procédures porteront, entre
autres, sur les points suivants : choix des sites;
12. Mettre en place et appliquer des lois, régle-
mesures physiques de sécurité; contrôle de
mentations et procédures administratives permet-
l’accès aux stocks; inventaire et tenue des regis-
tant d’exercer un contrôle efficace sur
tres; formation du personnel; sécurité,
l’exportation et le transit des armes légères, y
responsabilité et contrôle des armes légères
compris l’utilisation de certificats d’utilisation fi-
détenues ou transportées par des unités
nale authentifiés et de mesures législatives et
opérationnelles ou du personnel autorisé; et
coercitives efficaces.
procédures et sanctions en cas de perte ou de vol.
13. Sans préjudice du droit qu’ont les États de
18. Faire régulièrement le point, selon que de
réexporter les armes légères qu’ils ont précé-
besoin, en respectant les systèmes constitutionnel
demment importées, veiller au maximum dans le
et juridique nationaux des stocks d’armes légères
cadre de la législation et des pratiques nationales,
détenues par l’armée, la police et les autres orga-
à notifier, conformément aux accords bilatéraux,
nes autorisés, veiller à ce que les armes en excé-
l’État exportateur d’origine avant de revendre des
dent déclarées comme telles par les autorités na-
armes.
tionales compétentes soient clairement identi-
14. Mettre en place une législation ou des pro- fiées, adopter et appliquer des programmes visant
cédures administratives nationales appropriées à éliminer rationnellement les armes en excédent,
pour réglementer les activités des courtiers en de préférence en les détruisant, et veiller à ce que
armes légères. Cette législation ou ces procédures les stocks d’armes en excédent soient dûment
devraient comprendre, entre autres, gardés jusqu’à leur élimination.
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19. Détruire les surplus d’armes légères desti- l’élimination du commerce illicite d’armes légè-
nées à la destruction en tenant compte, notam- res sous tous ses aspects.
ment, du rapport du Secrétaire général de
l’Organisation des Nations Unies sur les métho- Au niveau régional
des de destruction des armes légères, munitions et
24. Établir ou désigner, selon qu’il convient, au
explosifs (S/2000/1092 et Corr.1) en date du
sein des organisations sous-régionales et régiona-
15 novembre 2000.
les, des points de contact chargés d’assurer la
20. Élaborer et appliquer, y compris dans les liaison en ce qui concerne les questions en rap-
situations de conflit et d’après conflit, des pro- port avec l’application du Programme d’action.
grammes de sensibilisation de la population et de
25. Encourager des négociations, selon que de
renforcement de la confiance sur les problèmes
besoin, en vue de l’adoption d’instruments perti-
que pose le commerce illicite des armes légères
nents juridiquement contraignants de façon à pré-
sous tous ses aspects et ses conséquences, y com-
venir, combattre et éliminer le commerce et, lors-
pris, s’il y a lieu, la destruction publique des ar-
que de tels instruments existent, les ratifier et les
mes en excédent et la restitution volontaire des
appliquer intégralement.
armes légères, et, dans la mesure du possible, en
coopération avec la société civile et des organisa- 26. Encourager le renforcement et la mise en
tions non gouvernementales, en vue de mettre fin place, quand cela est approprié et comme conve-
au trafic illicite des armes légères. nu par les États concernés, de moratoires ou
d’initiatives similaires, dans les régions ou sous-
21. Élaborer et appliquer, si possible, des pro-
régions touchées, concernant le transfert et la fa-
grammes efficaces de désarmement, de démobili-
brication d’armes légères et/ou des programmes
sation et de réinsertion, comprenant des mesures
d’action régionaux destinés à prévenir, combattre
appropriées pour assurer la collecte, la maîtrise,
et éliminer le commerce illicite des armes légères
le stockage et la destruction des armes légères, en
sous tous ses aspects, respecter ces moratoires,
particulier dans les situations d’après conflit, à
initiatives similaires et/ou programmes d’action
moins qu’une autre forme d’élimination ou
et coopérer avec les États concernés à leur appli-
d’utilisation n’ait été dûment autorisée, que ces
cation, par la fourniture d’une assistance techni-
armes n’aient été marquées et que l’autre forme
que ou au moyen d’autres mesures.
d’élimination n’ait été enregistrée, et inclure,
chaque fois qu’il convient, des dispositions spéci- 27. Créer, quand cela est approprié, des méca-
fiques pour des programmes de ce type dans les nismes sous-régionaux et régionaux, et en parti-
accords de paix. culier instaurer une coopération douanière trans-
frontière et constituer des réseaux pour le partage
22. Répondre aux besoins particuliers des en-
d’informations entre les organismes chargés de la
fants touchés par des conflits armés, notamment
détection et de la répression des infractions, des
la réunification avec leur famille, réintégration
contrôles aux frontières et les douanes afin de
dans la société civile et rééducation adaptée.
prévenir, de combattre et éliminer le trafic illicite
23. Rendre publiques les législations, réglemen- transfrontière des armes légères.
tations et procédures nationales qui ont une inci-
28. Encourager, si besoin est, aux niveaux ré-
dence sur la prévention, la maîtrise et la suppres-
gional et sous-régional, l’adoption de mesures
sion du commerce illicite des armes légères sous
concernant le trafic illicite des armes légères sous
tous ses aspects, et communiquer volontairement
tous ses aspects afin, s’il y a lieu, d’adopter, de
aux organisations régionales et internationales
faire respecter, d’appliquer ou de renforcer les
compétentes, et conformément aux pratiques na-
dispositions législatives, réglementaires et admi-
tionales, entre autres : a) des informations sur les
nistratives pertinentes.
armes légères confisquées ou détruites dans leur
juridiction ; et b) d’autres informations pertinen- 29. Encourager les États à promouvoir une ges-
tes telles que les itinéraires et les techniques tion sûre et rationnelle des stocks et la sécurité,
d’obtention utilisées de façon à contribuer à en particulier les mesures de sécurité physique,
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pour les armes légères, et à mettre en place, lors- tions concernées, à renforcer leur coopération
qu’il y a lieu, des mécanismes régionaux et sous- avec l’Organisation internationale de police cri-
régionaux à cet égard. minelle (Interpol) en vue d’identifier les groupes
et les individus engagés dans le commerce illicite
30. Appuyer, s’il y a lieu, des programmes na-
d’armes légères sous tous ses aspects, de façon à
tionaux de désarmement, de démobilisation et de
permettre aux autorités nationales d’engager à
réinsertion, en particulier dans les situations
leur encontre des poursuites conformément à leur
d’après conflit, en accordant une attention parti-
législation.
culière aux mesures convenues aux paragraphes
28 à 31 de la présente section. 38. Encourager les États à envisager de ratifier
les instruments internationaux contre le terro-
31. Encourager les régions à élaborer, s’il y a
risme et la criminalité transnationale organisée ou
lieu et à titre facultatif, des mesures pour accroî-
d’y adhérer.
tre la transparence, de façon à combattre le com-
merce illicite de ces armes sous tous ses aspects. 39. Parvenir à une position commune au sujet
des principales questions et de l’ampleur des pro-
Au niveau mondial blèmes liés au courtage illicite d’armes légères en
vue de prévenir, de combattre et d’éliminer les
32. Coopérer avec le système des Nations Unies
activités des courtiers.
afin d’assurer l’application effective des embar-
gos sur les armes décidés par le Conseil de 40. Encourager les organisations internationales
sécurité de l’Organisation des Nations Unies et régionales compétentes et les États à faciliter
conformément à la Charte des Nations Unies. une coopération appropriée avec la société civile,
y compris les organisations non gouvernementa-
33. Prier le Secrétaire général de l’Organisation
les, en ce qui concerne les activités en rapport
des Nations Unies, dans la limite des ressources
avec la prévention, la maîtrise et la suppression
existantes, et par l’intermédiaire du Département
du trafic illicite des armes légères sous tous ses
des affaires de désarmement, de recueillir et de
aspects compte tenu du rôle important joué par la
diffuser les données et les informations commu-
société civile dans ce domaine.
niquées spontanément par les États, y compris les
rapports nationaux, sur l’application du Pro- 41. Promouvoir un dialogue et une culture de la
gramme d’action par ces États. paix en encourageant, selon qu’il convient, les
programmes d’éducation et de sensibilisation au
34. Encourager, en particulier dans les situa-
problème du commerce illicite d’armes légères
tions d’après conflit, le désarmement et la démo-
sous tous ses aspects et en y faisant participer
bilisation des anciens combattants, puis leur réin-
tous les secteurs de la société.
sertion dans la vie civile, notamment en fournis-
sant une assistance pour l’élimination effective
des armes légères, comme il est indiqué au para- III. Application, coopération
graphe 17 de la présente section.
et assistance internationale
35. Encourager le Conseil de sécurité des Na-
tions Unies à étudier, au cas par cas, la possibilité 1. Nous, les États participant à la Conférence,
d’inclure, s’il y a lieu, des dispositions pertinen- reconnaissons que la responsabilité du règlement
tes concernant le désarmement, la démobilisation des problèmes associés au commerce illicite
et la réinsertion dans les mandats et budgets des d’armes légères sous tous ses aspects incombe
opérations de maintien de la paix. principalement à tous les États. Nous reconnais-
sons également qu’une étroite coopération inter-
36. Renforcer la capacité des États à coopérer
nationale est nécessaire pour que les États puis-
pour identifier et suivre rapidement et de manière
sent prévenir, combattre et éliminer ce commerce
fiable les armes légères illicites.
illicite.
37. Encourager les États et l’Organisation mon-
2. Les États s’engagent à coopérer ainsi qu’à
diale des douanes, ainsi que d’autres organisa-
assurer la coordination, la complémentarité et la
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synergie des efforts engagés aux niveaux mon- le marquage, la gestion et la sécurité des stocks,
dial, régional, sous-régional et national pour faire la destruction des armes légères et la collecte et
face au commerce illicite des armes légères sous l’échange d’informations.
tous ses aspects, ainsi qu’à encourager la mise en
7. Les États devraient, s’il y a lieu, développer
place et le renforcement d’une coopération et de
la coopération, l’échange de données
partenariats à tous les niveaux entre les organisa-
d’expérience et la formation des personnels com-
tions internationales et intergouvernementales et
pétents, y compris des personnels des douanes, de
la société civile, y compris les organisations non
la police, des services de renseignement et char-
gouvernementales et les institutions financières
gés du contrôle des armements aux niveaux na-
internationales.
tional, régional et mondial, de façon à lutter
3. Les États et les organisations internationales contre le commerce illicite des armes légères sous
et régionales concernées qui sont en mesure de le tous ses aspects.
faire devraient, à la demande des autorités
8. Il faudrait concevoir des programmes régio-
compétentes, envisager sérieusement la
naux et internationaux de formation de spécialis-
possibilité de fournir une assistance, y compris
tes de la gestion et de la sécurité des stocks
technique et financière si nécessaire, par exemple
d’armes légères. Les États et les organisations in-
au moyen de fonds pour les armes légères, en vue
ternationales et régionales appropriées en mesure
de contribuer à l’application des dispositions
de le faire devraient appuyer ces programmes
destinées à prévenir, combattre et éliminer le
s’ils en reçoivent la demande. L’Organisation des
commerce illicite d’armes légères sous tous ses
Nations Unies, dans la limite des ressources dis-
aspects, telles qu’elles figurent dans le
ponibles, et d’autres organisations internationales
Programme d’action.
4. Les États et les organisations internationales ou régionales compétentes devraient envisager de
et régionales devraient, à la demande des États développer les capacités de formation dans ce
concernés, envisager de participer à la prévention domaine.
des conflits et de la promouvoir. À la demande
9. Les États sont encouragés à faire usage, si
des parties concernées et conformément aux prin-
besoin est, de la base de données du Système in-
cipes énoncés dans la Charte des Nations Unies,
ternational de dépistage des armes et des explo-
les États et les organisations internationales et ré-
sifs d’Interpol, ou de toute autre base pertinente
gionales devraient envisager d’encourager la re-
de données qui pourrait être établie, et à contri-
cherche de solutions négociées aux conflits, y
buer à ces bases en fournissant des informations
compris en abordant les causes profondes de ces
pertinentes sur le commerce illicite d’armes légè-
conflits, et de promouvoir la recherche de telles
res.
solutions.
10. Les États sont encouragés à envisager
5. Les États et les organisations internationales
d’instaurer une coopération et une assistance in-
et régionales devraient, quand cela est approprié,
ternationales destinées à examiner les technolo-
coopérer et instituer des partenariats ou renforcer
gies permettant d’améliorer le traçage et la détec-
les partenariats existants afin de partager les res-
tion du commerce illicite des armes légères, ainsi
sources et les informations concernant le com-
que les mesures destinées à faciliter le transfert
merce illicite des armes légères sous tous ses as-
de ces technologies.
pects.
11. Les États s’engagent à coopérer entre eux,
6. Afin de faciliter l’application du Pro-
notamment sur la base des instruments mondiaux
gramme d’action, les États, les organisations in-
et régionaux pertinents juridiquement contrai-
ternationales et les organisations régionales de-
gnants actuellement en vigueur ainsi que d’autres
vraient envisager sérieusement d’aider, à leur
accords et mécanismes et, s’il y a lieu, avec les
demande, les États intéressés à renforcer leurs
organisations internationales, régionales et inter-
capacités dans des domaines tels que
gouvernementales compétentes, pour pister les
l’élaboration de législations et de réglementations
armes légères illicites, en particulier en renfor-
appropriées, l’application des lois, le repérage et
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çant les mécanismes fondés sur l’échange vivement engagés, selon qu’il convient, à déve-
d’informations pertinentes. lopper et à soutenir la recherche orientée sur
l’action visant à mieux faire connaître et com-
12. Les États sont encouragés à échanger sur
prendre les problèmes liés au commerce illicite
une base volontaire des informations sur leurs
des armes légères sous tous ses aspects.
systèmes nationaux de marquage des armes légè-
res.
13. Les États sont encouragés, compte tenu de IV. Suivi de la Conférence
leurs pratiques nationales et conformément à des Nations Unies
leurs systèmes constitutionnel et juridique, à ren- sur le commerce illicite
forcer l’entraide judiciaire et d’autres formes de
coopération pour faciliter les enquêtes et les
des armes légères
poursuites concernant le commerce illicite des sous tous ses aspects
armes légères sous tous ses aspects.
1. Nous, les États participant à la Conférence
14. Sur demande, les États et les organisations des Nations Unies sur le commerce illicite des
internationales ou régionales compétentes en me- armes légères sous tous ses aspects, recomman-
sure de le faire devraient apporter une assistance dons à l’Assemblée générale de prendre les mesu-
en vue de la destruction ou d’une autre forme res suivantes, dont nous avons convenu pour as-
d’élimination responsable des stocks d’armes lé- surer le suivi efficace de la Conférence :
gères non marquées ou marquées de manière non
satisfaisante en excédent. a) Convoquer, au plus tard en 2006, une
conférence dont la date et le lieu seront fixés lors
15. Sur demande, les États et les organisations de la cinquante-huitième session de l’Assemblée
internationales ou régionales compétentes en me- générale afin d’évaluer les progrès réalisés dans
sure de le faire devraient fournir une assistance l’exécution du Programme d’action;
en matière de lutte contre le commerce illicite des
armes légères lié au trafic de drogues, à la crimi- b) Convoquer une réunion des États tous
nalité transnationale organisée et au terrorisme. les deux ans pour examiner l’exécution du Pro-
gramme d’action aux niveaux national, régional
16. En particulier dans les situations d’après et mondial;
conflit, et selon qu’il convient, les organisations
régionales et internationales compétentes de- c) Entreprendre, dans la limite des res-
vraient appuyer, dans la limite des ressources sources existantes, une étude des Nations Unies
existantes, les programmes appropriés liés au dé- afin d’étudier la possibilité d’élaborer un instru-
sarmement, à la démobilisation et à la réinsertion ment international qui permette aux États
des ex-combattants. d’identifier et de suivre rapidement et de manière
fiable les armes légères illicites;
17. Dans ces situations, les États devraient re-
doubler, si besoin est, d’efforts pour remédier aux d) Étudier d’autres mesures destinées à
problèmes liés au développement humain et au soutenir la coopération internationale dans le do-
développement durable, en tenant compte des ac- maine de la prévention, de la maîtrise et de
tivités existantes et futures dans les domaines so- l’élimination du courtage illicite des armes légè-
cial et du développement et respecter pleinement res.
les droits des États concernés à définir des priori- 2. Enfin, nous, les États participant à la Confé-
tés dans le cadre de leurs programmes de déve- rence des Nations Unies sur le commerce illicite
loppement. des armes légères sous tous ses aspects :
18. Les États, les organisations régionales, a) Encourageons l’Organisation des Na-
sous-régionales et internationales, les centres de tions Unies et d’autres organisations internationa-
recherche, les institutions sanitaires et médicales, les et régionales compétentes à prendre des initia-
le système des Nations Unies, les institutions fi- tives pour promouvoir l’exécution du Programme
nancières internationales et la société civile sont d’action;
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• La Commission préparatoire pour les États • Atelier sur les armes légères : contribution
d’Amérique latine et des Caraïbes de la éventuelle au Pacte de stabilité pour
Conférence de 2001 des Nations Unies sur l’Europe du Sud-Est, Slovénie, janvier
le commerce illicite des armes légères sous 2000.
tous ses aspects s’est tenue à Brasilia du
• Réunion de travail concernant les questions
22 au 24 novembre 2000. La Déclaration de
de sécurité dont est saisi le Pacte de stabilité
Brasilia a été adoptée à cette réunion.
pour l’Europe du Sud-Est, Bosnie-
• En juin 1999, le premier Sommet des chefs Herzégovine, février 2000.
d’État et de gouvernement des pays
• Atelier sur la gestion et la sécurité des
d’Amérique latine et des Caraïbes et de
stocks d’armes légères, Thun (Suisse), mars
l’Union européenne s’est tenu à Rio de Ja-
2000.
neiro et a adopté la Déclaration de Rio de
Janeiro. • Le Séminaire régional sur le trafic illicite
d’armes légères, organisé en commun par le
• En juin 1999, un atelier s’est tenu à Lima
Centre régional des Nations Unies pour la
sur le thème « Le trafic illicite des armes
paix et le désarmement en Asie et dans le
légères : questions intéressant l’Amérique
Pacifique et les Gouvernements indonésien
latine et les Caraïbes ». Cet atelier avait été
et japonais, s’est tenu à Jakarta en mai
organisé dans le cadre de l’application par
2000. Le Séminaire a apporté une contribu-
le Secrétaire général des instructions que lui
tion notable au débat sur le trafic illicite
avait données l’Assemblée générale dans sa
d’armes légères, en particulier aux efforts
résolution 53/77 T, en date du 4 décembre
déployés par l’Association des nations de
1998, de mener de larges consultations sur
l’Asie du Sud-Est (ANASE) et ses États
le trafic illicite d’armes légères.
membres.
• Établissement, par les États Parties à la
• L’Atelier régional sur les armes légères pour
Convention interaméricaine, du Comité
l’Asie s’est tenu à Tokyo en juin 2000, dans
consultatif de la Convention interaméricaine
le cadre des consultations officieuses me-
contre la fabrication illicite et le trafic
nées dans le contexte des préparatifs en Asie
d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et
de la Conférence des Nations Unies de
d’autres matériels connexes.
2001.
• L’Organisation pour la sécurité et la coopé-
• Une conférence intitulée « Lutte contre la
ration en Europe (OSCE) a adopté le Do-
prolifération des armes légères en Asie du
cument de l’OSCE sur les armes légères et
Sud », organisée par les Gouvernements ca-
de petit calibre le 24 novembre 2000.
nadien et sri-lankais au Centre régional
• Adoption par l’Union européenne du Pro- d’études stratégiques basé à Colombo, en
gramme de lutte et de prévention du trafic collaboration avec le Département des affai-
illicite des armes conventionnelles et les au- res de désarmement de l’ONU, s’est tenue à
tres initiatives, comme l’Action commune Colombo en juin 2000. C’était la première
de l’Union européenne sur les petites armes, réunion de ce type tenue en Asie du Sud
qui ont été entérinées par plusieurs États pour examiner la question des armes légères
Membres de l’ONU non membres de et d’autres questions liées à la Conférence
l’Union européenne. de 2001.
• Séminaire du Forum pour la coopération en • Document du Forum des Îles du Pacifique
matière de sécurité (OSCE) sur les armes sur les armes légères : « Les intérêts et la
légères, Vienne, 3-5 avril 2000. participation des pays du Forum des Îles du
Pacifique ».
• Conférence sur le contrôle des exportations,
Sofia, décembre 1999. • Réunion du sous-comité de la Conférence
des chefs de police du Pacifique Sud et de
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A/CONF.192/15
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• La délégation canadienne commune auprès duquel ont été élaborées des recommanda-
de l’OTAN et du Centre européen pour la tions visant à renforcer l’efficacité des em-
sécurité et le désarmement a organisé, le bargos sur les armes.
7 novembre 2000, au siège de l’OTAN, une
• Le Gouvernement canadien a parrainé, les
table ronde sur les armes légères et la sécu-
21 et 22 mai 2001, à Ottawa, un séminaire
rité euro-atlantique.
de l’Organisation des États américains
• Le Ministre hongrois des affaires étrangè- (OEA) intitulé : « The OAS and the 2001
res, Saferworld et le Szeged Centre for Se- Conference: Tackling the Illicit Trade in
curity Policy ont organisé, les 17 et 18 no- Small Arms and Light Weapons in All Its
vembre 2000, à Szeged (Hongrie), une table Aspects. »
ronde intitulée « Tackling Small Arms Dif-
• Réunion d’Oslo sur les armes légères, 13 et
fusion in South-Eastern Europe: towards a
14 juillet 1998.
subregional action Programme on small
arms in the context of the Stability Pact ». • Deuxième Réunion d’Oslo sur les armes
légères, 6 et 7 décembre 1999 (Oslo II).
• Le Canada et l’Union européenne ont orga-
nisé, au Canada, les 15 et 16 mai 2001, pen- • Séminaire de réflexion politique sur la ques-
dant la présidence de la Suède, un atelier tion des armes légères à Lancaster House,
sur la destruction des armes légères et de 13 et 14 février 2001.
petit calibre dans le cadre des opérations
• Atelier des Îles du Pacifique sur les armes
d’appui au maintien de la paix.
légères, Brisbane (Australie), 9-11 mai
• Les 20 et 21 septembre 2000, les Gouver- 2001.
nements canadien et polonais ont organisé
• Du 25 au 27 octobre 1999, les États mem-
et présidé conjointement un Séminaire du
bres de la Communauté économique des
Conseil de partenariat euro-atlantique sur le
États de l’Afrique centrale ont tenu, à
désarmement et le maintien de la paix,
N’djamena, sous l’égide du Comité consul-
consacré à la mise en oeuvre de program-
tatif permanent des Nations Unies chargé
mes de collecte des armes pendant les opé-
des questions de sécurité en Afrique cen-
rations de maintien de la paix.
trale, une conférence sous-régionale sur la
• Les 22 et 23 octobre 2000, les Gouverne- prolifération et le commerce illicite des ar-
ments canadien et bulgare ont organisé et mes légères et de petit calibre en Afrique
présidé conjointement un Séminaire du centrale.
Pacte de stabilité sur la destruction des ar-
***
mes légères, à l’occasion duquel ont été
présentées des techniques de destruction.
• Le Canada, en association avec le Cam-
bodge et le Japon, a organisé à Phnom Penh,
les 22 et 23 février 2001, un Séminaire du
Forum régional asiatique sur la transparence
dans les transferts d’armes classiques, à
l’issue duquel a été énoncée une série de re-
commandations que le Forum examine ac-
tuellement.
• Les 26 et 27 avril 2001, les Gouvernements
canadien et hongrois ont organisé et présidé
conjointement un Séminaire du Conseil de
partenariat euro-atlantique sur les embargos
sur les armes et les sanctions, à l’occasion
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A/CONF.192/15
Annexe
Allocution prononcée par le Président de la Conférence
après l’adoption du Programme d’action en vue de prévenir,
combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères
sous tous ses aspects
La Conférence a réalisé un progrès considérable extérieurs à la région, et cet avis, le Président de la
aujourd’hui en traitant l’un des problèmes les plus ur- Conférence le partage aussi.
gents concernant la paix et la sécurité internationales :
Comme l’ont demandé plusieurs délégations,
le commerce illicite des armes légères. Les délégations
j’inclurai l’allocution que je fais aujourd’hui dans le
des différents pays ont pu, en fin de compte, mettre de
rapport de la Conférence qui sera envoyé à
côté leurs nombreuses divergences et parvenir à un
l’Assemblée générale. J’espère qu’elle permettra de
consensus sur toutes les parties d’un programme
promouvoir d’autres efforts tant dans la société civile
d’action visant à lutter contre cette menace collective.
que parmi les États pour lutter contre le commerce illi-
Toutes les parties sauf deux des plus importantes, qui
cite des armes légères sous tous ses aspects, jusqu’à ce
bénéficiaient pourtant d’un appui écrasant.
que, enfin, après avoir tant attendu, l’humanité soit
Tout en félicitant tous les participants de la dili- bien sûre, en son âme et conscience, que tout ce qui
gence qu’ils ont mise à obtenir ce nouveau consensus, pouvait être fait pour alléger cette tragédie mondiale a
je dois, en ma qualité de Président, aussi exprimer ma été fait.
déception devant le fait que la Conférence n’ait pas pu
– du fait des préoccupations d’un seul État – s’entendre
sur un libellé reconnaissant la nécessité d’établir et de
maintenir des contrôles sur la propriété privée de ces
armes meurtrières et d’empêcher la vente des ces armes
à des groupes non étatiques.
Les États de la région les plus touchés par cette
crise mondiale, l’Afrique, n’ont accepté qu’avec la plus
grande réticence de supprimer le libellé proposé pour
parler de ces questions cruciales touchant le commerce
illicite des armes légères. S’ils l’ont fait, c’est unique-
ment pour obtenir un compromis qui permettrait à la
communauté internationale dans son ensemble de faire
ensemble les premiers pas au niveau mondial pour al-
léger cette menace qui pèse sur tous. Mais ils l’ont aus-
si fait sans compromettre le moins du monde leur en-
gagement à poursuivre leurs efforts pour régler ce pro-
blème, et ce problème doit être réglé, comme l’exige le
nom de la conférence, sous tous, je dis bien tous, ses
aspects. Cette position a l’appui de nombreux États
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