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Lorganisation Administrative

Le document décrit l'organisation administrative, divisée en administration d'État et administration locale décentralisée. L'administration d'État comprend l'administration centrale, dirigée par le Président de la République et le gouvernement, ainsi que des structures consultatives qui assistent les pouvoirs publics dans la prise de décisions. Les ministères, sous l'autorité des ministres, gèrent des secteurs spécifiques et exercent des fonctions administratives variées, tout en étant assistés par des organes consultatifs pour des expertises spécialisées.

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Le document décrit l'organisation administrative, divisée en administration d'État et administration locale décentralisée. L'administration d'État comprend l'administration centrale, dirigée par le Président de la République et le gouvernement, ainsi que des structures consultatives qui assistent les pouvoirs publics dans la prise de décisions. Les ministères, sous l'autorité des ministres, gèrent des secteurs spécifiques et exercent des fonctions administratives variées, tout en étant assistés par des organes consultatifs pour des expertises spécialisées.

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TITRE 2

L'organisation administrative

Les structures administratives se répartissent en deux grandes catégories: d'une part celles qui
relèvent de ce que l'on appelle communément l'administration d'Etat, d'autre part celles qui
relèvent de l'administration locale décentralisée.

L'administration d'Etat

L'administration d'Etat regroupe deux types de structures: l’administration centrale, les services
déconcentrés de l'Etat.

1- L'administration centrale

Le caractère central attaché à l’administration d'Etat signifie qu'elle dispose d'un champ de
compétences qui couvre l'ensemble du territoire national Entrent dans cette catégorie la
Présidence de la République, le gouvernement ainsi que des structures d'un genre particulier: il
s'agit des organes consultatifs. Enfin, il y a lieu de mentionner l'institution d'une nouvelle
catégorie de structures à compétence nationale, il s'agit des autorités administratives
indépendantes.

A- La Présidence de la République

Les attributions du Président de la République sont définies par la Constitution. Il dispose d'un
certain nombre de compétences parmi les- quelles on recense le pouvoir réglementaire
autonome, celui de légiférer par voie d'ordonnances, la présidence du Conseil des ministres. Il
nomme le premier ministre et met fin à ses fonctions, signe les décrets présidentiels, nomme
aux emplois civils et militaires de l'Etat.
En cas de circonstances exceptionnelles, le Président se voit reconnaître des pouvoirs
supplémentaires exorbitants. Il est habilité à décréter l'état d'urgence, l'état de siège, l'état
d'exception, périodes durant lesquelles il est qualifié pour prendre toutes les mesures
nécessaires au rétablissement du fonctionnement normal des institutions. Enfin, en cas de
guerre, la Constitution est suspendue et le Président de la République assume tous les pouvoirs.
Le Président de la République dispose d'un chef de cabinet et d'un secrétaire particulier
auxquels s'ajoutent des structures qui coiffent l'en- semble des services de la Présidence (Décret
présidentiel nº 01-197 du 22 Juillet 2001 fixant les attributions et l'organisation des services de
la Présidence de la République, JORA nº 40 du 25 Juillet 2001). Il s'agit de:

- Un directeur de cabinet,
- Un secrétariat général de la Présidence,
1
- Un secrétariat général du gouvernement auquel incombent diverses missions telles la
préparation de l'ordre du jour du conseil des ministres et du conseil du gouvernement dont il
assure le secrétariat. Il s'assure de la conformité des projets de lois et de règlements, prépare
les projets de textes, suit la procédure législative dans ses différentes étapes et assure la
publication des textes en cause au journal officiel.

B- Le gouvernement
Le gouvernement comprend un Premier ministre qui peut être assisté par un ou plusieurs vice-
premiers ministres et des départements ministériels.

- Le Premier ministre :
Le premier ministre, qui est nommé par le président de la République, met en œuvre le
programme de ce dernier et coordonne l'action du Gouvernement. Il arrête son plan d'action et
le présente en conseil des ministres. Ce plan est ensuite soumis à l'approbation de l'Assemblée
populaire nationale qui ouvre un débat général à cet effet et à la lumière duquel le plan d'action
peut être adapté. Ce dernier, une fois approuvé par l'Assemblée populaire nationale, est soumis
au Conseil de la nation qui peut émettre une résolution. Si le plan n'est pas approuvé, le premier
ministre présente la démission de son gouvernement au président de la République.
En outre, le Premier ministre répartit les attributions entre les membres da gouvernement,
veille à l'exécution des lois et règlements, signe les décrets exécutifs, nomme aux emplois de
l'Etat non réservés à la décision du Président et veille au bon fonctionnement de
l'administration, dans le respect des dispositions de la Constitution
En pratique, on a pu constater durant la période précédent le dernier Ame ment de la
constitution (Lei n 08-19 du 15 novembre 2008) un empiètement du Président de la République
sur les compétences réservées as chef du gouvernement à maintes reprises à travers l’édiction
de décrets présidentiels dans des matières qui relèvent de l'application de la loi. Tel est le cas, à
titre d'exemple, du décret présidentiel n 06-184 du 31 mai 2006 modifiant le décret exécutif n°
01-253 du 10 septembre 2001 relatif à la composition et au fonctionnement du Conseil des
participations de l'Etat (JORA 36 du 31 mai 2006), du décret présidentiel n 06-187 du 31 mai
2006 modifiant le décret exécutif n° 01-354 da 10 novembre 2001 fixant la composition, les
attributions et les modalités d'organisation et de fonctionnement de la commission de contrôle
des opérations de privatisation (JORA 36 du 31 mai 2006), pris en application de l’ordonnance
n° 01-04 da 20 août 2001 relative à l'organisation, la gestion et la privatisation des entreprises
publiques économiques; on peut y ajouter le décret présidentiel n 06-185 du 31 mai 2006
modifiant le décret exécutif a 01-281 du 24 septembre 2001 relatif à la composition, à
l'organisation et au fonctionnement du Conseil national de l'investissement (JORA 36 du 31
mai 2006), pris en application de l’ordonnance nº 01-03 du 20 août 2001 relative au
développement de l’investissement.

2
On peut citer enfin le décret présidentiel nº 07-304 du 29 septembre 2007 fixant la grille
indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires, le décret présidentiel
nº 07-308 du 29 septembre 2007 fixant les modalités de recrutement des agents contractuels,
leurs droits et obligations, les éléments constitutifs de leur rémunération, les règles relatives à
leur gestion ainsi que le régime disciplinaire qui leur est applicable (JORA 61 du 30 septembre
2007). Pris en application de l'ordonnance nº 06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de
la fonction publique (JORA n° 46 du 16 juillet 2006). Dans de telles matières, le chef du
gouvernement dispose de compétences non par délégation du Président, mais en vertu des
dispositions de la Constitution qui précisent que "L'application des lois relève da domaine
réglementaire du Chef du Gouvernement" (Art. 125 alinéa 2).

-Les ministères :
Les pouvoirs publics privilégient le découpage vertical des affaires entre ministères Chaque
ministre se voit confier un ensemble d'attributions en relation avec un secteur d'activités:
enseignement supérieur, agriculture, commerce, santé, Le nombre de ministères varie en
fonction de divers paramètres. A titre d'exemple, les contingences politiques peuvent influer sur
le processus de décision C'est ainsi que l'on peut retrouver des ministres sans portefeuille
comme dans le cas du gouvernement nommé le 4 juin 2007.
Outre les ministres, le gouvernement comprend également des ministres délégués. Ils sont
nommés auprès d'un ministre et sont charges de le seconder pour des tâches spécifiques. Ainsi
en est-il du ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur et des Collectivités locales, chargé
des collectivités locales; du ministre délégué auprès du ministre des finances, chargé de la
réforme financière ou encore du ministre délégué auprès du ministre de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de la Recherche scientifique.
Au plan des attributions, le ministre exerce de multiples fonctions administratives. Il est le chef
hiérarchique à la tête du département ministériel. Par ailleurs, il est chargé de prendre toute
décision nécessaire au bon fonctionnement de son département. A ce titre, il exerce le pouvoir
disciplinaire à l'égard du personnel, agit par voie d'instructions de service, prend des actes
réglementaires soit lorsque la loi l'autorise à cet effet, soit sur délégation du premier ministre.
Enfin, il conclut les contrats et représente l'Etat en justice.
Placée sous l'autorité hiérarchique du ministre, l'administration centrale comporte des organes
et des structures (Décret exécutif n° 90-188 du 23 juin 1990 déterminant les structures et les
organes de l'administration centrale des ministères, JORA n° 26 du 27 juin 1990). S'agissant
des organes, le ministre est assisté d'un cabinet qui comprend
un directeur de cabinet, un chef de cabinet, des chargés d'études et de synthèse, des attachés de
cabinet, Quant aux structures de l'administration centrale, elles peuvent être organisées selon le
cas, et suivant la spécificité de chaque ministère, en directions générales ou centrales, divisions,
directions, sous directions et bureaux. Enfin, le ministre est habilité à mettre en place tous
organes d'inspection, de contrôle et d'évaluation adaptés à la nature des missions qui relèvent de
ses attributions dans le cadre de l'exécution du programme d'action du gouvernement.
3
C-L'administration consultative

Face à la multiplicité et à la technicité de plus en plus patente des tâches qui relèvent des
compétences des pouvoirs publics, ces derniers sont astreints à recueillir les avis des experts. Il
peut être fait appel à des expertises externes: ici, l'administration s'attache les services de
cabinets d'experts qui l'orientent dans ses choix, lui proposent des solutions ou des options face
à des questions qui nécessitent des connaissances spécifiques. A titre d'exemple, l'article 18 de
l'ordonnance relative à l'organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques
économiques (Ordonnance n° 2001-04 du 20 août 2001 relative à l'organisation, la gestion et la
privatisation des entreprises publiques économiques, JORA n° 47 du 22-03-2001, complétée
par ordonnance n° 08-01 du 28 février 2008, JORA n° 11 du 2 mars 2008) dispose que
"Préalablement à toute opération de privatisation, les éléments d'actifs et titres à privatiser
devront faire l'objet d'une évaluation par des experts, fondée sur les méthodes généralement
admises en la matière". Par ailleurs, l'article 22 précise qu'au titre de l'exécution des opérations
contenues dans le programme de privatisation adopté par le Conseil des ministres, le ministre
chargé des participations est chargé de faire estimer la valeur de l'entreprise ou des actifs à
céder "Pour mener à bien l'ensemble de ces tâches, le ministre chargé des participations se fait
assister par l'expertise nationale et internationale requise".
Dans d'autres cas, l'administration s'adresse à des organes administra tifs dont la mission est
d'assister les pouvoirs publics dans le procès de prise des décisions. Parmi ces organes, certains
exercent exclusivement des compétences consultatives. Tel est le cas du Conseil national
économique et social (Décret présidentiel w 93-225 du 5 octobre 1993 portant création d'un
Conseil national économique et social, JORA 64 de 10-10-1993, modifié par décret présidentiel
n°96-156 du 4 mal 1996, JORA n° 28 du 08-05-1996) chargé d'assurer la permanence du
dialogue et de la concertation entre partenaires économiques et sociales, d'évaluer et d'étudier
les questions d'intérêt national portant sur le développement économique et culturel, d'initier
des propositions et recommandations et de donner des avis sur des questions d'intérêt
économique, social et culturel. Tel est également le cas du Commissariat général à la
planification et à la prospective (Décret présidentiel nº 06-346 da 2 octobre 2006 portant
création, missions et organisation du commissariat général à la planification et à la prospective,
JORA 62 du 4 octobre 2006). Il est chargé d'assister le gouvernement dans le choix et
l'élaboration de sa stratégie dans les domaines du développement économique, social et spatial.
A ce titre, il est chargé du suivi, de l'analyse et de la prévision de l'évolution socio- économique
et de la prospective. Le commissariat formule des recommandations opérationnelles de
politique publique.

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On peut également citer le cas du Conseil supérieur de la fonction publique (Ordonnance n°
06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la fonction publique, JORA n° 46 du 16 juillet
2006). 11 s'agit d'un organe de concertation chargé de définir les grands axes de la politique du
gouvernement en matière de fonction publique, de déterminer la politique de formation et de
perfectionnement des fonctionnaires, d'examiner la situation de l'emploi dans la fonction
publique au plan quantitatif et qualitatif, de proposer toute mesure de nature à promouvoir la
culture du service public. Il est consulté sur tout projet de texte législatif en rapport avec le
secteur de la fonction publique. On peut mentionner enfin la Commission des clauses abusives
(Décret exécutif nº 06-306 du 10 septembre 2006 fixant les éléments essentiels des contrats
conclus entre les agents économiques et les consommateurs et les clauses considérées comme
abusives, JORA 56 du 11 septembre 2006, modifié par décret exécutif n° 03-44 du 3 février
2008, JORA n 07 du 10 février 2008). Elle a pour mission de repérer dans les contrats conclus
entre agents économiques et consommateurs les clauses susceptibles d'être considérées comme
abusives aux yeux de la loi et formule des recommandations au ministre charge du commerce.
D'autres organes exercent des attributions consultatives à coté de leurs compétences
décisionnelles. C'est le cas du Conseil d'Etat qui, outre ses attributions en tant que juridiction
administrative, exerce des compétences consultatives (Loi organique n" 98-01 du 30 mal 1993
relative aux compétences, à l'organisation et au fonctionnement du Conseil d'Etat, JORA n 37
du 01-06-1998), Il est en effet obligatoirement consulté par le gouvernement sur les projets de
lois. Il peut proposer toute modification qu'il juge nécessaire au texte qui lui est soumis C'est
également le cas da Conseil de la concurrence (Ordonnance a 03-03 du 19 juillet 2003 relative à
la concurrence, JORA 43 du 20 Juillet 2003). 11 donne son avis sur toute question concernant
la concurrence à la demande du gouvernement et formule toute proposition sur les aspects de
concurrence. On peut citer enfin le Conseil supérieur de la magistrature (Loi organique x 04-12
du 6 septembre 2004 fixant la composition, le fonctionnement et les attributions du Conseil
supé rieur de la magistrature, JORA n° 57 du 8 septembre 2004). Il e st consulté sur les
problèmes généraux relatifs à l’organisation judiciaire, la situation des magistrats, leur
formation et leur recyclage.
Généralement, la consultation est facultative. Dans certains cas cependant, la saisine de
l’organe consultatif est obligatoire. A titre d'exemple, et en matière de concurrence, L’article 5
de l'ordonnance de 2003 relative à la concurrence dispose que "Les biens et services considérés
stratégiques par l'Etat peuvent faire l’objet d'une réglementation des prix par décret, après avis
du Conseil de la concurrence". Le même article ajoute: "Peuvent être également prises, des
mesures exceptionnelles de limitation de hausse des prix ou de fixation des prix en cas de
hausses excessives des prix provoquées par une grave perturbation du marché, une calamité,
des difficultés durables d'approvisionnement dans un secteur d'activité ou une zone
géographique déterminée ou par des situations de monopoles naturels.
Ces mesures exceptionnelles sont prises par décret pour une durée maximum de six (6) mois,
après avis da Conseil de la concurrence".

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Dans le cas de la saisine obligatoire, on distingue entre deux types :

L’avis simple:
L’administration est tenue de saisir l’organe consultatif mais n'est pas liée par l’avis de ce
dernier. A titre d’exemple, si le Conseil supérieur de la magistrature est consulté sur les
problèmes généraux relatifs à l'organisation judiciaire, la situation des magistrats, leur
formation et leur recyclage, le gouvernement n'est pas lié par l'avis qu'il émet.

L’avis conforme :
Dans cette hypothèse, l'administration est tenue non seulement de saisir l'organe consultatif,
mais également de suivre l'avis qu'il émet. A titre d'exemple, l'article 165 du Statut général de la
fonction publique dispose que Les sanctions disciplinaires du 3éme et du 4ème degrés sont
prononcées par décision de l'autorité investie du pouvoir de nomination, après avis conforme de
la commission administrative paritaire compétente, siégeant en conseil de discipline, qui doit se
prononcer dans un délai n'excédant pas les quarante-cinq (45) jours, à compter de la date de sa
saisine". De même, les magistrats du tribunal des conflits sont nommés par le Président de la
République sur proposition du ministre de la justice après avis conforme du conseil supérieur
de la magistrature.

D-Les autorités administratives indépendantes

La notion d'autorité administrative indépendante a été introduite pour la première fois dans
l’ordonnancement juridique algérien en vertu des dispositions de la loi relative à l'information
qui a institué un Conseil supérieur de l'information (Loi n° 90-07 du 3 avril 1990 relative à l'in-
formation, JORA n 14 du 04-04-1990). Si l'organe en cause a été dissout en 1993, la formule
n'a point été abandonnée. On constate en effet un engouement du législateur pour un tel type
d'organes dans les secteurs économiques soustraits au régime du monopole et ouverts, peu ou
prou, à l'initiative privée et à la concurrence. C'est ainsi qu'ont été institués:
La Commission d'organisation et de surveillance des opérations de bourse (Décret législatif n°
93-10 du 23 mai 1993 relatif à la bourse des valeurs mobilières, JORA n 34 du 23-05-1993,
modifié et complété par ordonnance n° 96-10 du 10 janvier 1996, JORA n 03 du 14-01-1995 et
loi n° 03-04 du 17 février 2003, JORA 11 du 19 février 2003, rectificatif in JORA nº 32 du 7
mai 2003),
L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Loi n° 2000-03 du 5 août 2000
fixant les règles générales relatives à la poste et aux télécommunications, JORA nº 48 du 06-
08-2000),

6
L’Agence nationale du patrimoine minier et l'Agence nationale de la géologie et du contrôle
minier (Loi n° 2001-10 du 3 juillet 2001 portant loi minière, JORA n°35 du 04-07-2001,
modifiée et complétée par ordonnance n07-02 du 1er mars 2007, JORA n° 16 du 7 mars 2007),
La Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Loi n° 2002-01 du 5 février 2002
relative à l'électricité et à la distribution du gaz par canalisations, JORA nº 08 du 06-02-2002),
L’Autorité de régulation des transports (Art. 102 de la loi n° 02-11du 24 décembre 2002
portant loi de finances pour 2003, JORA n° 86 du 25 décembre 2002).
Le Conseil de la concurrence (Ordonnance n° 03-03 du 19 juillet 2003 relative à la
concurrence, JORA nº 43 du 20 juillet 2003)
Le Conseil de la monnaie et du crédit et la Commission bancaire (Ordonnance n° 03-11 du 26
août 2003 relative à la monnaie et au crédit, JORA nº 52 du 27 août 2003).
L'Autorité de régulation de l'eau (Loi n° 05-12 du 4 août 2005 relative à l'eau, JORA n° 60 du 4
septembre 2005, modifiée et complétée par loi n° 08-03 du 23 janvier 2008, JORA nº 4 du 27
Janvier 2008),
La Commission de supervision des assurances (Loi n° 06-04 du 20 février 2006 modifiant et
complétant l'ordonnance n°95-07 du 25 janvier 1995 relative aux assurances, JORA n° 15 du 12
L’Agence nationale des produits pharmaceutiques à usage de la médecine humaine (Loi n° 08-
13 du 20 juillet 2008 modifiant et complétant la loi n° 85-05 du 16 février 2005 relative à la
protection et à la promotion de la santé, JORA nº 44 du 3 août 2008).
Par ailleurs, dans le secteur des hydrocarbures ont été instituées deux agences de régulation:
l'Agence nationale de contrôle et de régulation des activités dans le domaine des hydrocarbures
et l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures ou ALNAFT (Loi
n05-07 du 28 avril 2005 relative aux hydrocarbures, JORA n° 50 du 19 juillet 2005, modifiée et
complétée par ordonnance n° 06-10 du 29 juillet 2006, JORA nº 48 du 30 juillet 2006).
Bien que dotées de larges prérogatives de puissance publique, les deux agences ne peuvent être
qualifiées d'autorités administratives indépendantes. Il s'agit certes d'autorités de régulation,
mais qualifiées de commerçantes à l’égard des tiers, elles semblent inaugurer une nouvelle
catégorie juridique aux côtés de celle des autorités administratives indépendantes. Ici le
législateur semble reprendre la distinction entre établissements publics à caractère administratif
et établissements publics à caractère industriel et commercial. Transposée dans le domaine des
institutions en charge de la régulation, une telle distinction aboutit à la coexistence entre
autorités administratives indépendantes et autorités commerciales indépendantes.
Enfin et dans un autre domaine, celui de la moralisation de la vie publique et de la transparence
financière de la vie politique, le législateur a initié la création de l'Organe national de
prévention et de lutte contre la corruption (Loi n° 06-01 du 20 février 2006 relative à la
prévention et à la lutte contre la corruption, JORA n° 14 du 8 mars 2006).
La spécificité des autorités administratives indépendantes réside d'abord dans leur
indépendance. Elles ne sont en effet soumises ni à un contrôle hiérarchique des pouvoirs
publics, ni à un contrôle de tutelle, La seconde spécificité de ces organes réside dans leur
composition collégiale (à titre d’exemple, le Conseil de la monnaie et du crédit est composé de
7
9 membres, Autorité de régulation de la poste et des télécommunications en comprend 7 tandis
que la Commission de régulation de l’électricité et du gaz est composée de 4 membres). En
outre, l’autorité administrative indépendante n'est pas un organe de gestion mais de contrôle, de
supervision, arbitrage ou de réglementation. Enfin, certaines cumulent des attributions multiples
parmi lesquelles on relève le pouvoir réglementaire, le pouvoir d'autorisation, le pouvoir de
sanction ainsi qu'un pouvoir d'arbitrage et de règlement des différends entre opérateurs (à
l'image de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications).
Enfin, il n'existe pas un régime uniforme applicable à l'ensemble des autorités administratives
indépendantes. Certaines sont dotées de la personnalité juridique tandis que d'autres en sont
dépourvues, les modes de désignation des membres des collèges varient d'une autorité A une
autre, ces derniers bénéficient d'un mandat dans certains cas, dans d'autres, ils sont révocables
ad nutum, c'est-à-dire à la discrétion de l'autorité de nomination. Le législateur a toutefois
adopté un texte qui participe à unification de certaines règles applicables à de telles autorités il
a trait au régime des incompatibilités applicable aux membres de l'ensemble des autorités
administratives indépendantes auxquels il est interdit de détenir des intérêts dans les entreprises
soumises à leur contrôle. Le but visé par le législateur est de garantir la neutralité et
l’indépendance de tels organes vis-à-vis des entreprises soumises à régulation de sorte que
soient écartés les risques de capture de l'autorité par les milieux économiques qu'elle supervise
(Ordonnance n" 07-01 du 1er mars 2007 relative aux incompatibilités et obligations
particulières attachées à certains emplois et fonctions, JORA n° 16 du 7 mars 2007).

2 - Les services déconcentrés

L'administration d'Etat se prolonge au niveau local à travers la technique de la déconcentration.


Au lieu que toutes les affaires relevant de la compétence d'un ministre remontent au sommet, la
déconcentration permet institution de relais locaux de pouvoir central. Les pouvoirs publics
procèdent au transfert d'un certain nombre de compétences & de tels échelons locaux de sorte
que soit assurée la proximité des services publics à égard des administrés.
Dans le cadre du processus de déconcentration, les agents locaux de l’administration d'Etat
prennent les décisions au nom de l’Etat, obéissent aux instructions des autorités centrales
comme ils sont soumis à contrôle hiérarchique de ces dernières
Au niveau de la wilaya, le wali incarne la mise en œuvre de la déconcentration en ce qu'il est le
représentant de Etat et le délégué du gouvernement à l'échelon de la wilaya A ce titre, il exécute
les décisions du gouvernement et les instructions émanant de chacun des membres du
gouvernement. Il est à la tête d'un certain nombre de services qui sont le prolongement de
l’administration centrale dans divers secteurs d'activité sels le commerce et la concurrence, les
finances, l’urbanisme et l’aménagement du territoire, l’éducation,

La daïra constitue un autre échelon du processus de déconcentration

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