MP1& 2 Janson de Sailly DS n°5 Électromagnétisme − Thermodynamique chimique
DS n°5 (Sujet unique)
(Samedi 11 janvier 2025 − Durée 4 h)
1 Étude d’une combustion
On étudie la réaction de combustion :
1
CO(g) + 2 O2(g) = CO2(g) ∆r H 0 = − 283 [Link]−1
Données à 25°C : entropies molaires standard
Espèce CO(g) CO2(g) O2(g)
0 (en J.K−1 .mol−1 )
Sm 197,3 213,4 205
Hypothèses :
• Nous supposerons dans tout le problème que ∆r H 0 et ∆r S 0 ne dépendent pas de la
température.
• Tous les gaz sont assimilés à des gaz parfaits. Leurs capacités thermiques molaires à
pression constante, supposées indépendantes de la température, sont données ci-dessous
en J.K−1 .mol−1 :
CP m (CO) = 29,1 ; CP m (CO2 ) = 37,1 ; CP m (O2 ) = 29,4 et CP m (N2 ) = 29,1
• La constante des gaz parfaits vaut : R = 8,31 J.K−1 .mol−1 .
On étudie la combustion rapide, donc adiabatique, de n0 = 1,0 mol de CO(g) avec
n1 = 0,5 mol de dioxygène que l’on introduit en plaçant CO(g) en contact avec la quantité
suffisante d’air, dont la composition (en moles) est de 20% de O2(g) et de 80% de N2(g) .
Dans un premier temps, la réaction est supposée totale, selon :
1
CO(g) + 2 O2(g) −→ CO2(g) (1)
1. (a) Quel est le nombre de moles de diazote N2(g) dans le milieu réactionnel ?
(b) La combustion a lieu à pression constante P = 1,0 bar. La température initiale des
réactifs est T0 = 298 K. Déterminer, en la justifiant, l’expression littérale puis la
valeur numérique de la température de flamme TF atteinte par les produits de la
combustion.
En réalité, vu la température atteinte, la réaction n’est certainement pas totale. Nous
allons donc reprendre le calcul de TF avec des hypothèses plus réalistes.
2. (a) En exploitant les données du tableau, déterminer l’expression de l’entropie standard
∆r S 0 (T ) de la réaction (1). On fera l’application numérique correspondante. On
déterminera ensuite l’expression de l’enthalpie libre standard ∆r G0 (T ) de la réaction
(1) en fonction de la température T . En déduire que la constante d’équilibre de cette
réaction peut se mettre sous la forme :
B
Å ã
0
K (T ) = A exp
T
et donner les valeurs numériques des constantes A et B.
La réaction a toujours lieu sous la pression constante P = 1,0 bar, avec les quantités
de matière initiales définies au début de l’énoncé. L’avancement à l’équilibre chimique
de la réaction (1) sera noté ξéq .
1
MP1 & 2 Chimie DM n°10 Thermochimie
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3. Déterminer la relation entre K 0 (TF ) et ›éq .
4. En
(b) déduire l’expression
Déterminer de TF Ken0 (T
la relation entre fonction de › , sous la forme : TF = f1 (›éq ). Applica-
F ) et ξéq . éq
tion numérique : calculer TF dans le cas où ›éq = 0,8 mol.
(c) En déduire l’expression de TF en fonction de ξéq , sous la forme : TF = f1 (ξéq ).
Application numérique : calculer TF dans le cas où ξéq = 0,8 mol.
5. En effectuant un bilan enthalpique analogue à celui de la question 1., donner une autre
3. En effectuant un bilan d’enthalpie analogue à celui de la question 1., donner une autre
expression de T en fonction de ›éq , sous la forme d’une deuxième fonction : TF = f2 (›éq ).
expression de TF enFfonction de ξéq , sous la forme d’une deuxième fonction : TF = f2 (ξéq ).
Application numérique : calculer TF dans le cas où ›éq = 0,8 mol.
Application numérique : calculer TF dans le cas où ξéq = 0,8 mol.
6. Les
4. Les graphes
graphes des des
deuxdeux fonctions
fonctions f1 et f1 fet f2 sont
2 sont donnés
donnés ci-dessous.
ci-dessous. Déterminer
Déterminer la valeur
la valeur
approchée
approchée de et
de ξéq ›éqenetdéduire
en déduire la température
la température de flamme
de flamme atteinte.
réellement atteinte.
2 2 Équilibre
Équilibredede
Deacon
Deacon
Le chlorure d’hydrogène
Le chlorure et leetdioxygène
d’hydrogène donnent
le dioxygène lieulieu
donnent à l’équilibre chimique
à l’équilibre suivant,
chimique en phase
suivant, en phase
gazeuse :
gazeuse :
4 HCl + O = 2 H O + 2 Cl2(g)
= 2 H2 O2(g) (g)
4 HCl(g) +(g)O2(g) 2(g) + 2 Cl2(g)
Dans tout
Dans ce problème,
tout ce problème,les les
gazgaz
seront assimilés
seront à des
assimilés gazgaz
à des parfaits. La La
parfaits. constante desdes
constante gazgaz
parfaits vaut
parfaits : R :=R8,31
vaut J.K J.K
= 8,31
−1 .mol −1
≠1 .mol. ≠1 . On rappelle que la pression de référence est : P 0 = 1
On
bar. rappelle que la pression de référence est : P 0 = 1 bar.
L’enthalpie libre standard de cette réaction est donnée ci-dessous, en fonction de la tempé-
rature L’enthalpie
T (expriméelibre standard
en Kelvin) : de cette réaction est donnée ci-dessous, en fonction de la tempé-
rature T (exprimée en Kelvin) :
∆r G0 (T0) = − 115,5.103 + 130,5
3
T en [Link]−1 ≠1
r G (T ) = ≠ 115,5 ◊ 10 + 130,5 T en [Link]
1. Déterminer l’enthalpie standard H 0 et l’entropie standard S 0 de cette réaction.
1. Déterminer l’enthalpie standard0 ∆r H 0r et l’entropie standard ∆r S 0r de cette réaction.
Commenter le signe de S .
Commenter le signe de ∆r S 0 . r
2. Calculer la constante d’équilibre K 0 à la température T = 800 K.
2
2
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3. On mélange dans un réacteur 4n0 mol de HCl(g) et n0 mol de O2(g) . La réaction se produit
sous une pression totale P = 1,0 bar constante et à la température T = 800 K, maintenue
constante par un thermostat.
Calculer l’enthalpie libre réactionnelle initiale ∆r GI de ce mélange et en déduire le sens
d’évolution de la réaction.
4. On appelle taux de transformation τ du chlorure d’hydrogène à l’équilibre chimique le
rapport ci-dessous :
nombre de moles de HCl ayant réagi
τ=
quantité initiale de HCl
Déterminer les fractions molaires xHCl , xO2 , xH2 O et xCl2 des quatre constituants gazeux
à l’équilibre chimique, uniquement en fonction de τ .
5. Quelle est alors l’expression du quotient réactionnel Q en fonction de τ ?
6. On souhaite calculer τ grâce à une méthode numérique utilisant le langage Python. On
utilisera l’algorithme de recherche de zéro par une méthode dichotomique. Considérons
l’application f : τ 7−→ K 0 − Q où la valeur numérique de K 0 a déjà été calculée.
a) Écrire une fonction en langage python f(tau) qui prend pour paramètre le taux de
transformation tau (float) et qui renvoie f (τ ).
b) Écrire une fonction dicho(f,a,b,eps) qui calcule le zéro de f sur l’intervalle [a, b]
avec une précision eps (float). On supposera que f n’admet qu’un seul zéro sur [a, b]
et qu’elle change de signe : f (a) × f (b) < 0.
7. En utilisant la calculatrice, en déduire la valeur approché de τ à l’équilibre chimique.
3
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3 À propos du champ magnétique
Un formulaire ainsi que des données numériques générales sont regroupés en fin d’énoncé.
Un point M sera repéré par ses coordonnées cylindriques (r, θ, z), la base locale étant notée
(→
−
ur , −
→, −
u →
θ uz ).
I. LES PROPRIÉTÉS DU CHAMP MAGNÉTIQUE
1) Le champ magnétique est dit à flux conservatif. Écrire cette propriété sous forme locale,
puis sous forme intégrale. Indiquer ce que cela signifie concrètement.
2) La FIGURE 1 donne quatre cartes de champ qui représentent une coupe dans un plan
→
−
perpendiculaire à l’axe Oz de champs vectoriels A , invariants par translation suivant
l’axe Oz. Sur la carte b) seul un quart du plan a été représenté. Les champs sont de l’une
des trois formes ci-dessous :
→
− →
− →
−
α) A = A(x, y) −
→
uy β) A = A(r, θ) →
−
ur γ) A = A(r, θ) −
→
uθ
→
−
Attribuer à chaque carte l’expression de A qui convient. Indiquer dans chaque cas de
quelle(s) coordonnée(s) dépend sa composante et si le champ peut être à flux conservatif
ou non.
Figure 1 – Différentes cartes de champ.
3) Parmi les cartes de champs proposées, lesquelles sont celles d’un champ à rotationnel
nul ?
4
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4) Énoncer l’équation de Maxwell-Ampère dans le cadre de l’approximation des régimes
quasi-stationnaires (ARQS). En justifiant votre démarche, en déduire le théorème d’Am-
père
5) On s’intéresse à un solénoïde (S ) de longueur `, comportant N spires circulaires jointives
d’axe Oz et de rayon R, toutes parcourues par un même courant d’intensité ic (t) (FIGURE
2).
ic (t) (S )
• • • • • • • • • • • • • • • •
• z 2R
O
NNNNNNNNNNNNNNNN
Figure 2 –
a) À quelle condition peut-on en pratique dire que ce solénoïde est infiniment long ?
On admettra dans la suite que cette condition est réalisée.
b) Identifier les propriétés de symétrie et d’invariance du champ magnétique à l’intérieur
du solénoïde. En déduire la direction du champ et les variables dont il dépend.
c) En appliquant le théorème d’Ampère à un contour bien choisi, montrer que le champ
est uniforme à l’intérieur du solénoïde et donner son expression. On admet que
→
− →
−
B = 0 en dehors du solénoïde.
→
−
d) Application numérique. Calculer k B k pour N = 1000 spires, ` = 25 cm, ic = 1,00
A. Comment faire pour obtenir un champ plus intense ? (faire une étude rapide et
systématique des différents paramètres et critiquer).
5
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II. INTERACTION ENTRE DEUX BOBINES
Le solénoïde (S ) étudié dans la partie I. (N = 1000 spires, ` = 25 cm) est parcouru par
un courant ic (t) imposé par un générateur idéal de courant. Le bobinage est réalisé avec du
fil de cuivre de conductivité γCu = 6,0.107 S.m−1 . On introduit à l’intérieur de celui-ci une
petite bobine de détection (B) constituée d’un enroulement de Nb spires jointives et circulaires
de rayon rb = 2,0 cm et de longueur `b = 8 cm. Cette petite bobine possède une inductance
propre Lb et une résistance Rb . Elle est connectée à une résistance Ru , ce qui permet de fermer
le circuit (FIGURE 3).
ic (t) (S )
• • • • • • • • • • • • • • • •
iu (t)
•••••••••
z0 2rb z
Ru u(t)
(B)
NNNNNNNNNNNNNNNN
ic (t)
Figure 3 – Petite bobine de détection introduite dans (S ).
6) Calculer l’inductance mutuelle M (supposée positive) de (S ) et de la bobine (B).
7) La tension u(t) aux bornes de Ru est mesurée à l’aide d’un oscilloscope de très grande
impédance d’entrée.
a) Établir une équation électrique reliant u(t) et l’intensité ic (t) tranversant (S ).
b) Le générateur de courant impose un courant sinusoïdal ic (t) = Im cos(ωt) dans le so-
lénoïde. La tension mesurée aux bornes de Ru est alors sinusoïdale
u(t) = Um cos(ωt + ϕu ).
Dans le cas où Ru Rb et Ru Lb ω, on relève différentes valeurs de l’amplitude
Um en fonction de la fréquence f . L’amplitude du courant dans le solénoïde est
Im = 1,00 A.
f (Hz) 50 150 250 400 650 1000
Um (V) 0,200 0,590 1,00 1,60 2,60 3,96
Cette expérience valide-t-elle l’expression de Um ? Si oui en déduire l’inductance
mutuelle M . Quel est alors le nombre de spires Nb de la bobine (B) ?
c) Cette question est ouverte et nécessite de l’initiative personnelle. Il en sera tenu
compte dans le barème de correction. Compte-tenu des résultats précédents, quelle
est la valeur minimale de la résistance Ru à utiliser pour réaliser cette expérience ?
On retire la bobine de détection (B) et on insère dans (S ) un tube creux en aluminium
de même axe Oz de même longueur ` que (S ). Le rayon interne du tube est a et son
rayon externe est b > a (FIGURE 4). L’aluminium est un très bon conducteur ohmique,
de conductivité électrique γAl = 6.7 × 107 Ω−1 .m−1 .
Dans toute cette partie, on négligera les effets de bords et on supposera donc que, du
point de vue des symétries, on peut considérer le tube et le solénoïde comme étant infi-
nis. Sauf mention du contraire, un générateur de courant impose dans (S ) un courant
6
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d’intensité ic (t), pas nécessairement sinusoïdal. (S ) produit alors un champ magnétique
→
−
B (t) = B(t) −→.
u z
ic (t) (S )
• • • • • • • • • • • • • • • •
ic (t)
b a b a
z0 z •
z0z
Tube Tube
NNNNNNNNNNNNNNNN
ic (t)
Figure 4 – Insertion d’un tube creux d’aluminium dans le solénoïde
→
−
8) Les courants variables du solénoïde (S ) qui créent le champ magnétique B (t) créent
→
− −→ →− →
−
aussi un champ électrique E tel que rot E = − ∂ B /∂t.
a) Démontrer la relation intégrale qui se déduit de l’équation de Maxwell-Faraday.
Comment appelle-t-on cette loi ?
→
− →
−
b) On suppose que E est de la forme E = E(r, t) − →. Justifier sa dépendance vis à vis
u θ
→
−
des coordonnées et déterminer E(r, t) en calculant la circulation de E sur le cercle
de rayon r.
→
−
c) En déduire le vecteur densité de courant j induit dans le tube en fonction de dic /dt.
→
− −
→
9) Ces courants j induits dans le tube créent à leur tour un champ magnétique B1 tel que
−→ −→ →
−
rot B1 = µ0 j1 .
−
→
a) Déterminer la direction de B1 et les coordonnées dont il dépend.
−→ →
−
b) On suppose que B1 = 0 si r > b. En utilisant l’équation de Maxwell-Ampère,
−
→
déterminer B1 pour a 6 r 6 b et r < a.
→
− →
− →
− −→
10) Le champ magnétique total B tot est la somme B tot = B + B1 . La petite bobine de
détection (B) est alors réintroduite dans le tube (on suppose rb < a) et elle est placée au
centre du solénoïde (S ).
→
−
a) Déterminer la force électromotrice induite ei (t) dans (B) par B tot .
b) (B) est à nouveau connectée à la résistance Ru décrite sur la FIGURE 3 et le géné-
rateur de courant impose une intensité sinusoïdale ic (t) = Im cos(ωt) dans (S ). La
tension u(t) aux bornes de Ru est de la forme u(t) = Um cos(ωt + ϕu ).
Montrer que dans le cas où Ru Rb et Ru Lb ω, l’amplitude Um se met sous la
forme :
ã2
ω 4
Å
Um = M ω 1+ Im avec ω0 =
ω0 µ0 γAl (b2 − a2 )
où M est l’inductance mutuelle calculée à la question 6) et où ω0 est une pulsation
caractéristique.
7
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c) Application numérique : a = 3,0 cm et b − a = 1,0 mm et γAl = 3,77.107 S.m−1 .
Calculer ω0 .
Compléter le code Python ci-dessous qui doit permettre de calculer l’incertitude-
type sur ω0 grâce à une méthode de type Monte Carlo. On rappelle que la fonction
[Link](a,b) renvoie une valeur flottante tirée au hasard selon une
loi uniforme dont le support est [a, b]. La constante π est disponible par [Link].
On supposera que la précision sur a, b et γAl est de 2% :
import numpy as np
N = 10000 # nombre de tirages
# à compléter. Vous pouvez déclarer ici toutes les variables
# nécessaires pour votre programme
for i in range(N) :
# à compléter
d) La FIGURE 5 donne les résultats expérimentaux avec le tube précédent, sous la forme
d’un graphique où on a porté le logarithme décimal de Um (exprimée en Volts) en
ordonnée en fonction de la fréquence f en abscisse selon une échelle logarithmique.
L’amplitude du courant pour cette expérience est Im = 1,00 A. Ce relevé expéri-
mental valide-t-il le modèle théorique développé dans cette question ? Justifier la
réponse.
log Um
3
•
2
•
•
1
•
•
0
•
•
•
−1 •
f (Hz)
10 20 30 100 200 300 1000 2000 3000
Figure 5 – Relevé expérimental
8
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III. L’EFFET HALL
On réalise dans un matériau métallique une plaquette parallélépipédique de grande longueur
L suivant Ox, de largeur a et d’épaisseur b, est parcourue par une densité de courant uniforme
→
−
et permanente j = j − → (j > 0). On note I l’intensité électrique, supposée positive, à travers
ux
une section droite perpendiculaire à Ox (FIGURE 6)
Dans toute cette partie on se place dans le cadre du régime permanent.
→
−
B
−
→
uz
−
→
uy
→
−
b j
a
−
→
ux
Figure 6 –
11) On part d’un état où il n’y a pas de champ magnétique et on suppose que les électrons de
conduction ont tous la même vitesse →−v . On établit à l’instant t = 0 un champ magnétique
→
− −
→
uniforme et permanent B = B uz .
a) Quelle est l’action du champ magnétique sur un électron de conduction ?
b) Que se passe t-il pendant le régime transitoire ? Montrer qu’il apparaît alors un
−→
champ électrique EH . À ce champ électrique est associé un potentiel électrique V et
une différence de potentiel se crée entre les points A et C situés sur les face latérales
−→
parallèles au plan Oxz et tels que AC = a − →. La différence de potentiel V − V est
uy C A
nommée VH . Quel est son signe ?
12) a) En appliquant le principe fondamental de la dynamique à un électron de conduction,
−→
calculer le champ de Hall EH en régime permanent.
→
−
b) Donner la relation liant le vecteur densité de courant volumique j à la vitesse de
déplacement des électrons dans la plaquette, à ne (nombre d’électrons de conduction
par unité de volume) et à e (charge élémentaire).
RH IB
c) Montrer que VH = où RH est la constante de Hall que l’on explicitera en
b
fonction de ne et e.
13) Applications numériques :
a) Le matériau est un ruban métallique de masse volumique µ et de masse molaire M .
Chaque atome met en jeu un électron libre pour la conduction.
Déterminer l’expression et la valeur numérique de ne . En déduire la valeur de VH si
B = 0,1 T, M = 64 [Link]−1 , µ = 8,92 [Link]−3 , I = 1,00 A et b = 0,1 mm.
Les valeurs choisies pour I et B sont-elles réalistes ? Le signe des porteurs de charge
mobiles, s’il est inconnu, peut-il être déterminé dans cette expérience ? Comment ?
9
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b) L’apparition de matériaux semi-conducteurs comme l’arséniure d’indium InAs a per-
mis d’obtenir des tensions de Hall plus élevées. Pourquoi ? On donne pour I = 100
mA, |VH | = 126,7 mV, ne = 1,7.1022 m−3 , b = 0,1 mm, a = 1 cm et L = 3 cm.
Calculer la valeur du champ magnétique B.
c) La constante de Hall RH varie avec la température suivant la loi RH (T ) = A exp(E/RT )
où A est une constante, E est homogène à une énergie molaire et T est la température
exprimée en K. Quelles sont à votre avis les raisons de cette variation ?
Avec E de l’ordre de 17 [Link]−1 , supposée constante dans l’intervalle de tem-
pérature considéré, calculer la variation relative de la constante de Hall lorsque la
température s’élève de 10 K par rapport à la température ambiante prise égale à
300 K.
IV. RÉALISATION D’UN WATTMÈTRE À EFFET HALL
Donnée : 2 cos(a) cos(b) = cos(a + b) + cos(a − b)
Une sonde à effet Hall identique à celle décrite précédemment est montée comme indiqué
FIGURE 7. Elle est placée à l’intérieur du solénoïde (S ) étudié dans la partie I. (longueur `,
→
−
N spires). On notera B = B −
→ le champ magnétique créé par (S ).
uz
Deux petites ouvertures dans le solénoïde permettent de faire passer les fils de connexion
de la sonde, sans contact électrique avec les spires et sans perturber le champ magnétique du
solénoïde.
r iH (t)
(S )
• • • • • • • • • • • • • • • •
•
T2
sonde −
→
uz
ic (t) NNNNNNNN•NTN
1 NNNNNN
R iH (t)
L
• •
uD (t)
Figure 7 – Réalisation d’un wattmètre avec une sonde à effet Hall.
On se place dans le cadre de l’ARQS et on admettra que les résultats de la partie III. ne
sont pas modifiés. Si iH (t) est l’intensité instantanée du courant dans la sonde, la tension de
Hall est donnée par VH (t) = RH B iH (t)/b.
Un générateur de courant sinusoïdal permet d’imposer dans le solénoïde un courant
ic (t) = Im cos(ωt), avec Im = 3,0 A.
Un dipôle électrique (D), constitué de l’association en série d’une résistance R = 5,0 Ω et
d’une bobine idéale d’inductance L = 0,10 H, est placé comme cela est indiqué sur la FIGURE
7. On suppose que le courant iH (t) prélevé par la sonde de Hall est négligable devant ic (t).
10
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14) La tension aux bornes du dipôle est uD (t) = UDm cos(ωt + ϕ).
a) Déterminer les expressions et les valeurs numériques de ϕ et de UDm si la fréquence
est f = 50 Hz.
b) Exprimer la puissance électrique instantanée P (t) consommée par ce dipôle et déter-
miner l’expression de la puissance moyenne < P >. Calculer numériquement < P >
avec les données fournies.
15) La sonde de Hall permet de mesurer la puissance moyenne consommée par le dipôle (D).
Entre ses bornes T1 et T2 , celle-ci se comporte comme une résistance R0 et elle est mise
en série avec une résistance r.
a) Montrer que VH (t) s’écrit VH (t) = k uD (t) ic (t) et exprimer la constante k à l’aide
des données.
b) Expliquer comment il est possible d’accéder à la mesure de la puissance moyenne
consommée par (D) grâce à un filtre adéquat dont on donnera la nature. Préci-
ser l’ordre de grandeur de la fréquence de coupure de ce filtre pour une fréquence
d’utilisation f = 50 Hz.
Formulaire en coordonnées cylindriques :
→
− 1 ∂(rAr ) 1 ∂Aθ ∂Az
div A = + +
r ∂r r ∂θ ∂z
−→ →− 1 ∂Az ∂Aθ → ∂Ar ∂Az − → + 1 ∂ (rA ) − ∂Ar −
Å ã Å ã Å ã
rot A = − −
ur + − u →
u
θ θ z
r ∂θ ∂z ∂z ∂r r ∂r ∂θ
Données numériques générales :
Perméabilité du vide : µ0 = 4π.10−7 H.m−1
Charge élémentaire : e = 1,60.10−19 C
Constante d’Avogadro : NA = 6,02.1023 mol−1
11