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Le Théâtre

L'action dramatique est la progression d'une intrigue à travers les relations entre personnages, structurée selon un schéma actantiel. Le texte théâtral se caractérise par des répliques, des didascalies et une double énonciation, tout en respectant des règles classiques comme les trois unités. L'organisation de l'action se divise en exposition, nœud, péripéties et dénouement, avec des modalités de parole variées telles que les apartés, monologues et quiproquos.

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L'action dramatique est la progression d'une intrigue à travers les relations entre personnages, structurée selon un schéma actantiel. Le texte théâtral se caractérise par des répliques, des didascalies et une double énonciation, tout en respectant des règles classiques comme les trois unités. L'organisation de l'action se divise en exposition, nœud, péripéties et dénouement, avec des modalités de parole variées telles que les apartés, monologues et quiproquos.

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Qu'est-ce que l'action dramatique ?

L'action dramatique désigne la façon dont les événements et les relations


entre les personnages s'imbriquent pour faire progresser l' intrigue
d'une situation initiale à un dénouement.

La structure dramatique d'une pièce peut être analysée selon


un « schéma actantiel », c'est-à-dire une même situation fondamentale,
dont la cellule de base est la suivante : un sujet désire un objet (ce n'est
pas nécessairement un objet réel, il peut s'agir d'une idée, d'une valeur) ;
ce sujet est contrarié dans son désir par des opposants et, en même
temps, aidé par des adjuvants ; l'objet est promis par un destinateur à
des destinataires. Dans une même pièce, il arrive que les figures varient,
les fonctions restant les mêmes.

. En quoi consistent les règles classiques ?


La structure d'une pièce classique (postérieure à 1640 environ), doit
respecter un certain nombre de règles pour être conforme à ce que l'art
classique appelle le Beau. Tout d'abord, le théâtre s'impose la règle des
trois unités : l'unité d'action (une seule action principale que
soutiennent éventuellement des actions secondaires) ; l'unité de
temps (pour renforcer l'intérêt dramatique, l'action ne doit pas dépasser
24 heures) ; l'unité de lieu (l'action prend place en un seul lieu, plutôt un
palais pour la tragédie et un intérieur bourgeois pour la comédie). Par
ailleurs, une pièce doit respecter la vraisemblance : ce qui se passe sur
scène doit rester crédible, ce qui, bien souvent, semble incompatible avec
les exigences de la tragédie qui donne à voir des êtres hors du commun
(issus de la mythologie, par exemple). Enfin, le théâtre classique impose la
règle de la bienséance qui proscrit tout ce qui pourrait être de nature à
choquer le spectateur (sang, grossièretés, etc.) : dans une tragédie
classique, un meurtre a toujours lieu hors scène.

Quelles sont les particularités du texte théâtral ?

La singularité du texte théâtral tient tout d’abord au fait que l’auteur s’y
exprime uniquement à travers les paroles de ses personnages et ne
peut intervenir directement dans le dialogue. Il ne dispose pas de la
souveraine liberté du romancier qui peut détailler les pensées des
personnages, commenter l’action, etc.

De plus, le dramaturge doit tenir compte non seulement des


caractéristiques formelles imposées par le genre, mais aussi de la
vocation du texte à être joué. Bien qu’il existe de rares textes qui ne
sont pas prévus pour la scène, la plupart en effet sont écrits avant tout en
vue de leur représentation.
Une pièce de théâtre développe trois types d’énoncés, qui se distinguent
visuellement les uns des autres par des variations typographiques :

Les paroles prononcées par les personnages (les répliques) qui sont
transcrites sans enrichissement typographique particulier ;

Les noms des personnages qui prennent la parole ou sont présents sur
scène, sont transcrits le plus souvent en capitales d’imprimerie ;

Les didascalies, c’est-à-dire les informations relatives au lieu de l’action,


aux gestes ou déplacements des personnages, aux intonations, aux bruits,
aux costumes, etc., sont en italique.

Enfin, le texte théâtral est singulier en ce qu’il repose sur une situation de
communication originale.

Il est d’abord le lieu de deux énonciations, celle des personnages qui


échangent entre eux et celle de l’auteur qui, à travers les didascalies,
détermine les répliques des personnages, découpe la pièce et oriente la
mise en scène.

On y distingue ensuite trois types de récepteurs : les personnages qui


s’adressent les uns aux autres ; le metteur en scène et les comédiens, qui
interprètent les didascalies de l’auteur ; enfin, le spectateur qui est le
destinataire essentiel des informations échangées sur la scène.

Cette situation particulière porte le nom de double énonciation : le


personnage et l’auteur sont énonciateurs en même temps ; de même,
lorsqu’un personnage s’adresse à un autre (ou à lui-même, dans un
monologue), ses paroles sont aussi destinées au public.

En règle générale, l'action théâtrale est organisée autour de


quatre temps forts :

 l'exposition (concentrée dans les premières scènes de l'acte I) qui


précise la situation initiale en renseignant sur le lieu, le temps, les
personnages et leurs relations ;
 le nœud de l'intrigue (actes II et III) qui correspond à l'ensemble
des conflits qui gênent la progression de l'action et sont autant
d'obstacles à la volonté des héros ;
 les péripéties (acte IV) qui infléchissent le cours de l'action et
retardent ou modifient le dénouement attendu ;
 le dénouement (acte V) qui marque la résolution définitive du
conflit. Heureux dans la comédie, il est le plus souvent marqué par
la mort dans la tragédie. Idéalement, il doit résulter de la logique de
l'action elle-même et éviter les interventions peu crédibles.
 Quelles sont les différentes modalités de la parole au
théâtre ?
 Le texte théâtral est construit comme un long dialogue, constitué
des répliques échangées par les personnages : la longueur des
répliques, les jeux d’échos qui se créent entre elles, renseignent
souvent sur la nature des relations entre les personnages. Ainsi, par
exemple, lorsque de très courtes répliques se font suite et
s’enchaînent rapidement, on les appelle des stichomythies : ce
procédé caractérise un échange vif entre deux personnages et peut
traduire l’intensité tragique ou, au contraire, produire un effet
comique.
 Lorsqu’un personnage prononce des paroles que les autres ne sont
pas censés entendre, il fait un aparté . Ce type de réplique est
parfois annoncé par la didascalie à part. Le spectateur, véritable
destinataire de cette parole, devient alors le complice du
personnage. L’aparté rend sensible le décalage entre ce que dit et
ce que pense le personnage.
 Un monologue est un discours que se tient un personnage à lui-
même. Il s’agit avant tout d’une convention théâtrale qui permet
d’éclairer une situation ou d’exprimer les sentiments profonds d’un
personnage.
 Une tirade est une longue réplique qui repose le plus souvent sur
une succession de phrases complexes, de questions et d’arguments.
 Enfin, le quiproquo est un dialogue fondé au départ sur une
méprise, source d’effets comiques : un personnage ou un objet est
pris pour un autre, une phrase est mal interprétée, etc.
Le quiproquo comporte généralement trois étapes : la méprise parfaite,
l’apparition progressive du doute, la révélation de la méprise. C’est
ainsi que dans Le Mariage de Figaro (Beaumarchais), le comte fait, à la
faveur de la nuit, la cour à sa propre femme qu’il prend pour Suzanne,
la jeune femme qu’il désire séduire.

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