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Colle H

Le document présente une série de problèmes et solutions sur les polynômes, abordant des concepts tels que la périodicité, la division euclidienne, et la décomposition en facteurs. Les exercices incluent des calculs de valeurs de polynômes, des démonstrations de divisibilité, et des analyses de racines. Les solutions fournies utilisent des théorèmes et des propriétés des polynômes pour arriver à des conclusions précises.

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MPSI2 Colle 17 (Polynômes) 2024-2025

1 ⋆⋆ Soit n ∈ N∗ et soit P ∈ R [X] tel que pour tout k ∈ J0, nK, P (k) = k
n . Calculer P (n + 1).
k+1

Corrigé : On considère le polynôme Q = (X + 1)P − X. Par hypothèse, Q est de degré au plus n + 1 et s’annule pour
tout k ∈ J0, nK. Ainsi :
Yn
Q=λ (X − k)
k=0
où λ ∈ R est le coefficient dominant de Q. On peut trouver ce coefficient en calculant :
n
Y 1
1 = Q(−1) = λ (−1 − k) = λ(−1)n+1 (n + 1)! ⇔ λ =
(−1)n+1 (n + 1)!
k=0

Il reste à évaluer Q en n + 1 :
n
Y 1
Q(n + 1) = (n + 2)P (n + 1) − (n + 1) = λ (n + 1 − k) = (n + 1)! = (−1)n+1
(−1)n+1 (n + 1)!
k=0

d’où :
(−1)n+1 + (n + 1)
P (n + 1) =
n+2

2 Que dire d’un polynôme de R[X] dont la fonction polynomiale associée est périodique ?

Corrigé : Analyse. Soit P ∈ R[X], on suppose qu’il existe T ∈ R∗+ tel que pour tout x ∈ R, P (x + T ) = P (x). En
particulier, par une récurrence rapide, on démontre que pour tout n ∈ N, P (nT ) = P (0).
On pose R = P − P (0), d’après la remarque précédente, ce polynôme admet une infinité de racines, les (nT )n≥0 : c’est
le polynôme nul. Ainsi P = P (0) est un polynôme constant.

Synthèse. Réciproquement la fonction polynomiale associée à un polynôme constant est périodique.

Seuls les polynômes constants conviennent

3 ♡⋆ Soit n ∈ N∗ .

1. Soit Pn = (X + 1)2n+1 − X 2n+1 − 1, démontrer que (X 2 + X)|Pn .


n n−1
2. Soit Pn = X 2 + X 2 + 1, démontrer que Pn |Pn+1 .

Corrigé : Dans la question 1., nous allons utiliser les racines et dans les question 2. nous allons procéder par identités
remarquables.
1. On constate que X 2 + X = X(X + 1), les racines de X 2 + X sont simples et sont égales à 0 et −1. Or :

Pn (0) = 12n+1 − 02n+1 − 1 = 0 et Pn (1) = 02n+1 − (−1)2n+1 − 1 = 0

On en déduit que X − 1 et X divisent Pn et d’après le lemme du cours X(X + 1)|Pn .


2. On a : n n
Pn+1 = (X 2 )2 + X 2 + 1
n n
= (X 2 + 1)2 − X 2
n n−1
= (X 2 + 1)2 − (X 2 )2
n n−1 n n−1
= (X 2 − X 2 + 1)(X 2 + X 2 + 1)
On en déduit que Pn |Pn+1 .

1
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4 Soit n ∈ N, calculer le reste de la division euclidienne de X n par X 2 + 2X − 3.

Corrigé : D’après le théorème de la division euclidienne dans R[X], il existe (Q, R) ∈ R[X]2 tels que :
X n = (X 2 + 2X − 3)Q + R avec deg(R) < 2

Il existe (a, b) ∈ R2 tels que R = aX + b. On évalue la division euclidienne en les racines du diviseur X 2 + 2X − 3 qui sont 1
et −3. Cela donne le système :
 1 n

a = 1 − (−3)
 n
 1 =a+b

4



(−3)n = −3a + b  b = 1 3 + (−3)n
 
  
4
Finalement, on a :
1 
R= (1 − (−3)n )X + (3 + (−3)n )
4

5 Décomposer dans R[X] et C[X] le polynôme P = X 4 + 2X 2 − 3.

Corrigé : On procède par identités remarquables :


P = X 4 + 2X 2 − 3 = (X 2 + 1)2 − 4 = (X 2 − 1)(X 2 + 3) = (X − 1)(X + 1)(X 2 + 3)
Cette écriture est bien la décomposition dans R[X] car le discrimant de X 2 + 3 est négatif.
Dans C[X], on a : √ √
P = (X − 1)(X + 1)(X − i 3)(X + i 3)

√ √
P = (X − 1)(X + 1)(X 2 + 3) = (X − 1)(X + 1)(X − i 3)(X + i 3)

6 ♡⋆ Soit α ∈]0, π[ et n ∈ N∗ . Décomposer en facteurs irréductibles dans R[X] le polynôme :

P = X 2n − 2 cos(α)X n + 1

Corrigé : On va commencer par trouver les racines complexes de Pn , on reconnait la forme :


P = (X n − eiα )(X n − e−iα )

On a :  z  α+2kπ
z n = eiα ⇔ iα = 1 ⇔ ∃k ∈ J0, n − 1K, z = ei n

e n


Étant donné que α ∈]0, π[, on a : e ∈/ R donc toutes les racines trouvées précédemment sont complexes non réelles.
Il nous reste à trouver les solutions de z n = e−iα , cependant pas besoin de faire de calcul car ce sont les conjuguées
des racines trouvées précédemment. Finalement, en regroupant chaque racine avec sa racine conjuguée, nous obtenons la
décomposition de P dans R[X] :
n−1
Y  α + 2kπ  
P = X 2 − 2 cos X +1
n
k=0

2
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7 ⋆⋆⋆ Soient (P, Q) ∈ C[X]2 non constants, on suppose que :

{z ∈ C, P (z) = 0} = {z ∈ C, Q(z) = 0} et {z ∈ C, P (z) = 1} = {z ∈ C, Q(z) = 1}

Montrer que P = Q.

Corrigé : • Notons n = max(deg(P ), deg(Q)) et on pose R = P −Q ainsi R ∈ Cn [X]. La stratégie va être de démontrer
que R possède n + 1 racines, comme il appartient à Cn [X] cela impliquera que c’est le polynôme nul et par suite on aura
P = Q.
• Par exemple, prenons deg(P ) = n (si n est le degré de Q la suite est similaire). Le polynôme P possède comme racines
z1 , z2 , ..., zr de multiplicités respectives α1 , α2 , ..., αr et l’on sait de plus que le degré de P est égal à la somme des multiplicités
de ses racines, c’est-à-dire :
X r
n= αi
i=1

Ces racines sont également racines de P ′ avec pour multiplicités respectives α1 − 1, ..., αr − 1, toujours en prenant la
convention qu’une multiplicité 0 implique que le complexe en question n’est pas une racine. Ces racines de P ′ ont donc pour
multiplicité totale :
Xr Xr Xr
(αi − 1) = αi − 1=n−r
i=1 i=1 i=1

• On procède exactement de même avec les racines du polynôme P −1 que l’on note z1′ , ..., zs′ et l’on obtient que ces racines
ont une multiplicité totale dans P ′ de n − s. On remarque également que les racines de P sont nécessairement distinctes des
racines de P − 1.
• Nous avons donc une multiplicité totale de (n − r) + (n − s) pour les racines z1 , ...zr , z1′ , ..., zs′ dans le polynôme P ′ . Or

P est de degré n − 1 étant donné que P est non constant et de degré n. Nécessairement :

(n − r) + (n − s) ≤ n − 1 ⇔ r + s ≥ n + 1

Ainsi le polynôme R possède r + s racines puisque P (z) = 0 ⇔ Q(z) = 0 et P (z) − 1 = 0 ⇔ Q(z) − 1 = 0. Ce qui
démontre que R = 0.

8 ⋆⋆ Trouver un polynôme P ∈ R[X] tel que :

X 2 + 1|P et X 3 + X 2 + 1|P + 1

Corrigé : On cherche deux polynômes S et T tels que :


P = (X 2 + 1)S et P + 1 = (X 3 + X 2 + 1)T

En faisant la différence, on en déduit que S et T doivent vérifier :

(X 3 + X 2 + 1)T − (X 2 + 1)S = 1

Ce fait penser à une relation de Bézout, on va appliquer l’algorithme d’Euclide pour trouver S et T . En posant les
divisions, on trouve :
X 3 + X 2 + 1 = (X + 1)(X 2 + 1) − X
X 2 + 1 = −X(−X) + 1
Puis, on remonte les calculs :
1 = (X 2 + 1) + X(−X)
1 = X 2 + 1 + X((X 3 + X 2 + 1) − (X + 1)(X 2 + 1))
et en regroupant les termes :
1 = X(X 3 + X 2 + 1) − (X 2 + 1)(X 2 + X − 1)
On peut choisir T = X et S = X 2 − X + 1. On en déduit que :

P = (X 2 + 1)(X 2 + X − 1)

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Faisons la vérification, ce polynôme est clairement divisible par X 2 + 1 et en développant :

P = X 4 + X 3 + X − 1 = X(X 3 + X 2 + 1) − 1

donc X 3 + X 2 + 1|P + 1.

9 ⋆⋆ Soit P ∈ R[X] de degré supérieur ou égal à 2. On suppose que P est scindé dans R[X], démontrer que P ′ est
scindé dans R[X].

Corrigé : • Notons n ≥ 2, le degré de P . On note α1 < α2 < ... < αr avec r ∈ N∗ les racines réelles de P de
r
X
multiplicités respectives m1 , m2 , ..., mr . Comme P est scindé dans R[X], on a : mi = n.
i=1
• Pour tout k ∈ J1, rK, αk est une racine de P ′ de multiplicité mk − 1 (ceci avec la convention que si αk n’est

pas racine de P sa multiplicité vaut 0).

• D’autre part, en appliquant le corollaire du théorème de Rolle, on sait que P ′ possède r − 1 racines,
r−1
(βi )1≤i≤r−1 ∈ R et ces racines sont distinctes des précédentes car pour tout i ∈ J1, r − 1K, βi ∈]αi , αi+1 [. Au final, si l’on
compte les racines de P ′ avec leur multiplicité que l’on a trouvé pour l’instant :
r
X 
(mi − 1) + (r − 1) = n − r + (r − 1) = n − 1
i=1

Nous les avons toutes trouvées car P est de degré n − 1. Ainsi P ′ possède exactement n − 1 racines réelles comptées avec

multiplicités : P ′ est scindé dans R[X].

10 ♡ Trouver toutes les racines de P = X 3 − 8X 2 + 23X − 28 sachant que la somme de deux racines est égale à la
troisième.

Corrigé : On note x1 , x2 et x3 les trois racines complexes de P comptées avec multiplicité en supposant que x1 +x2 = x3 .
On écrit les relations coefficients-racines :

 σ1 = x1 + x2 + x3 = 8
σ2 = x1 x2 + x2 x3 + x1 x3 = 23
σ3 = x1 x2 x3 = 28

Dans ces équations, on remplace x3 par x1 + x2 .



 2(x1 + x2 ) = 8
x x + (x1 + x2 )2 = 23
 1 2
x1 x2 (x1 + x2 ) = 28
On en déduit que x3 = x1 + x2 = 4 et : 
x1 + x2 = 4
x1 x2 = 7
C’est-à-dire que x1 et x2 sont racines de X 2 − 4X + 7. Finalement, le polynôme a pour racines :
√ √
2 + i 3, 2 − i 3 et 4

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11 ⋆⋆ Factoriser dans R[X] le polynôme P = (1 − X 2 )3 + 8X 3 .

Corrigé : On va utiliser l’identité remarquable A3 + B 3 = (A + B)(A2 − AB + B 2 ). Ainsi :


P = (1 + 2X − X 2 )((1 − X 2 )2 − 2X(1 − X 2 ) + 4X 2 )

= −(X 2 − 2X − 1)(X 4 + 2X 3 + 2X 2 − 2X + 1)
√ √
= −(X − 1 + 2)(X − 1 − 2)(X 4 + 2X 3 + 2X 2 − 2X + 1)

Il reste à factoriser le polynôme Q = X 4 + 2X 3 + 2X 2 − 2X + 1. On procède par identités remarquables :

Q = (X 2 + X)2 + (X − 1)2

= (X 2 + X)2 − (iX − i)2

= (X 2 + (1 + i)X − i)(X 2 + (1 − i)X + i)

Il reste à résoudre deux équations de degré 2 à coefficients complexes. Nous allons étudier uniquement la première équation
en remarquant que les deux polynômes à coefficients complexes obtenus sont conjugués donc les racines du second seront les
conjugués des racines du premier.

Le discriminant de X 2 + (1√
+ i)X − i vaut ∆ = 6i. En appliquant la méthode vue dans le chapitre 1, on trouve une racine
carrée de ∆, par exemple δ = 3(1 + i). On en déduit que les racines sont :
√ √
3−1 − 3−1
z1 = (1 + i) et z2 = (1 + i)
2 2
Le polynôme X 2 + (1 − i)X + i a donc pour racines :
√ √
3−1 − 3−1
z3 = (1 − i) et z4 = (1 − i)
2 2
Il reste à regrouper z1 avec z3 et z2 avec z4 . On obtient :

Q = (X 2 − 2Re(z1 )X + |z1 |2 )(X 2 − 2Re(z2 )X + |z2 |2 )


√ √ √ √
= (X 2 + (1 − 3)X + 2 − 3)(X 2 + (1 + 3)X + 2 + 3)

Nous obtenons ainsi la factorisation de P dans R[X] :


√ √ √ √ √ √
P = −(X − 1 + 2)(X − 1 − 2)(X 2 + (1 − 3)X + 2 − 3)(X 2 + (1 + 3)X + 2 + 3)

12 ♡⋆⋆ Soit P = X 3 − 11X + 12. Montrer que P admet exactement trois racines réelles a, b et c et que :

−4 < a < −3 et 1 < b < 2 < c < 3

Calculer S = Arctan(a) + Arctan(b) + Arctan(c).

Corrigé : On a :
P (−4) = −8 < 0, P (−3) = 18 > 0
P (1) = 2 > 0, P (2) = −2 < 0 et P (3) = 6
La fonction polynomiale associée à P étant continue, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, on en déduit que P
admet au moins trois racines réelles a, b et c telles que :

−4 < a < −3 et 1 < b < 2 < c < 3

D’autre part, P étant de degré 3, ce sont les seules racines.

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On vu des encadrements trouvés précédemment, on a :


i π πh iπ πh iπ πh
Arctan(a) ∈ − , − , Arctan(b) ∈ , et Arctan(c) ∈ ,
2 4 4 2 4 2
i 3π h
En sommant, on obtient S ∈ 0, , on peut donc calculer :
4
a + b + c − abc σ1 − σ3
tan(S) = =
1 − ab − ac − bc 1 − σ2
3π h
En utilisant les relations coefficients-racines, on a : σ1 = 0, σ2 = −11 et σ3 = −12. Finalement tan(S) = 1 et S ∈]0, , on
4
π
en déduit que S = .
4
π
S=
4

tan(x) + tan(y) + tan(z) − tan(x) tan(y) tan(z)


On a utilisé la formule tan(x + y + z) = qui se déduit de la formule
1 − tan(x) tan(y) − tan(x) tan(z) − tan(y) tan(z)
tan(x) + tan(y)
usuelle tan(x + y) = .
1 − tan(x) tan(y)

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