CENTRE AFRICAIN D’ETUDES SUPERIEURES
LICENCE PROFESSIONNELLE
Année académique 2024-2025
Projet professionnel de fin d’études en vue de l’obtention du
Diplôme de la Licence en Technique Comptable et
Financière
Option : Technique Comptable et Financière
LA PRODUCTION ET LA
COMMERCIALISATION DU MANIOC DANS LA
ZONE D’ALEPE (Côte d’ivoire)
Présenté par :
Sous la supervision de :
DJO SOPIE ANNABELLE-SANDRINE
CENTRE AFRICAIN D’ETUDES SUPERIEURES
SOMMAIRES
1. Contexte et justification ...................................................................2&3
2. Problématique .................................................................................4&5
3. Objectifs et
intérêt ................................................................................6
3.1. Objectif général ...............................................................................6
3.2. Objectifs spécifiques ...................................................................... 6
3.3. Intérêt de l’étude……………………………………...
……………..6&7
4. Démarche
méthodologique ................................................................ .7
5. Impact du projet…………………………………………………….………7
6. Annonce
duplans..............................................................................7&8
Bibliographie ........................................................................................... .
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DJO SOPIE ANNABELLE-SANDRINE 2024-2025 1
CENTRE AFRICAIN D’ETUDES SUPERIEURES
1. Contexte et justification
D’une superficie de 322 462 km², la cote d’ivoire est un pays ACP (Afrique-Caraïbes-
Pacifique) à revenu intermédiaire. Le secteur agricole est l’un des piliers de
l’économie de la Côte d’Ivoire, et occupe plus de la moitié de la population active du
pays. Premier producteur mondial de fèves de cacao et de noix de cajou, la Côte
d’Ivoire se positionne comme un acteur incontournable de ces filières. Parmi ces
filières se retrouve la filière de manioc en côte d’ivoire.
En Côte d’Ivoire le manioc est produit dans tout le pays mais principalement dans le
Sud, l’Ouest et le Centre. La production annuelle atteint 2,5 millions de tonnes,
avec un rendement moyen de 6,5 tonnes par hectare. Le manioc contribue à
l’alimentation humaine et animale.
Le manioc est une plante tropicale cultivée pour ses racines riches en amidon, qui
sont consommées sous diverses formes dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et
d’Amérique latine. En Côte d’Ivoire, le manioc est la deuxième culture vivrière après
le riz, et occupe une place importante dans l’alimentation et l’économie des
populations.
Egalement le 3e aliment riche en calorie après le riz et le maïs. C’est l’un des
aliments les plus consommés à cause de sa diversité de transformation. Le
tubercule est transformé en farine, en semoule, en fécule, et en tapioca. Le format le
plus connu est l’attiéké. Sa fabrication est faite par plusieurs petites unités semi-
artisanales ou artisanales, souvent même familiales (bien plus importante que la
production industrielle).
Selon les données de la FAO, la Côte d’Ivoire a produit environ 5,6 millions de
tonnes de manioc en 2020, ce qui la place au troisième rang des pays africains
producteurs de manioc, derrière le Nigeria et la République démocratique du Congo.
Le manioc y est principalement cultivé par les petits paysans, qui le consomment
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frais ou transformé en produits dérivés tels que l’attiéké (semoule de manioc
fermentée), le placali (pâte de manioc cuite), le gari (farine de manioc grillée) ou le
tapioca (amidon extrait du manioc).
Le manioc présente plusieurs avantages pour les agriculteurs ivoiriens : il s’adapte à
des sols pauvres et à des conditions climatiques variées, il résiste à la sécheresse et
aux maladies, il offre un rendement élevé par hectare et il peut être récolté tout au
long de l’année. Le manioc constitue ainsi une culture « sécurisante » qui assure une
source de revenus et de nourriture aux ménages ruraux.
Une dizaine de variétés sont cultivées sur des sols généreux tout comme des sols
peu fertiles, le tubercule résiste aux conditions climatiques sévères. Abidjan, la
capitale économique alimente le marché national avec 34% de la production. Suivie
par la région de Gbêkê (centre nord) avec 18%. La région de la Marahoué (centre
ouest) et celle de la Comoé (est) ferment la marche avec respectivement 11 % et 9
% de la production nationale.
La filière du manioc se résume en 3 activités, indique Germain Yao (Directeur des
études et de l’information économique à la chambre de commerce et d’industrie (Cci)
d’Abidjan). La production, la transformation et la commercialisation.
Au plan de la commercialisation, le manioc à l’avantage d’être vendu des feuilles
aux racines. Une fois transformés, les produits sont consommés dans les grandes
villes. Beaucoup plus au plan national qu’à l’extérieur.
Le manioc représente également une opportunité pour le développement de l’agro-
industrie en Côte d’Ivoire. Le pays dispose en effet d’un potentiel important pour
transformer le manioc en produits à plus forte valeur ajoutée, destinés aux marchés
locaux ou à l’exportation. Le manioc peut servir à fabriquer des aliments pour le
bétail, des alcools, des agro carburants ou encore des farines composées.
Mais de plus en plus, les dérivés du manioc sont recherchés et demandés à
l’international. 4 principaux groupes sont exportés. La racine (appelée aussi cassave
ou tubercule de manioc), le fécule, la semoule (gari, attiéké) et le tapioca.
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Malgré les bonnes conditions de production, le rendement est encore faible.
En moyenne, la Côte d’Ivoire produit 7 tonnes à l’hectare. Relativement faible par
rapport à l’Amérique et à d’autres pays africains.
Vue tous ses insuffisances de production, mon projet de culture de manioc viendra
renforcer la production du manioc sur le marché local mais aussi à l’exportation.
Dans ce projet il s’agira de produire autant pour compléter la production actuelle qui
va de plus de l’objectif de l’Etat environ plus de 8 millions d’hectares de production.
Aussi, créer une possibilité de produire le manioc pour des coopératives de femme
dans la production de l’attieké afin de satisfaire leur clients et aussi leur permettent
de scolariser leurs enfants et avoir suffisamment de fond pour continuer leur projet
de production de l’attieke. Mais également faire de ce projet un rêve de créer ma
structure de vente de manioc brute et de transformation de produire fini
2. Problématique
L’analyse fonctionnelle a révélé le caractère familial et artisanal qui prédomine tout
au long de la chaine de valeur du manioc. Autrefois considérée comme une culture
de soudure et destinée essentiellement à l’autoconsommation, la demande
croissante en produits dérivés du manioc (attiéké, pâte pressée) pour les centres
urbains et les filières d’exportation crée aujourd’hui des opportunités intéressantes
de revenus, et notamment pour les femmes qui sont au centre de la production et
des opérations de transformation et de commercialisation. Ces activités leur
permettent de s’insérer dans le secteur marchand agricole et d’améliorer leurs
conditions de vie : sortir de la pauvreté, améliorer la scolarité des enfants et l’accès
aux soins. Elles contribuent aussi à une reconnaissance en tant qu’opératrices
économiques contribuant à la création de la valeur ajoutée et à la croissance
économique. Malgré le dynamisme croissant de la filière, force est de constater que
les pratique culturales, les modes de transformation et les systèmes de
commercialisation restent encore une affaire des petits producteurs (surtout des
productrices), qui travaillent de manière artisanale et peu professionnalisée. Le
manioc est cultivé sur des petites parcelles (typiquement 0.5 ha) ne recevant guère
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d’investissements et utilisant très peu d’intrants : absence de fertilisation et faible
utilisation d’herbicides et de pesticides. La pratique de la jachère permet de
préserver la fertilité des sols. Typiquement, une parcelle passe 3 ans en culture
suivis de 3 à 5 ans en jachère. On distingue deux types de manioc. Des variétés de
manioc doux, consommées en bouilli ou en pâte mélangée avec de la banane
plantain, et des variétés de manioc amer que l’on utilise pour la fabrication de placali
(pâte pressée) et l’attiéké. Pour les besoins de la transformation, même si certaines
variétés sont plus recommandées que d’autres, il n’est pas rare de voir dans les
champs de manioc plusieurs variétés qui sont replantées d’une année sur l’autre.
Les variétés les plus cultivées dans les grands bassins de production sont la Yacé ou
IAC (Improved African Cassava), une variété amère introduite en Côte d’Ivoire dans
les années 70 et 80, très prisée dans la fabrication de l’attiéké, et la variété
traditionnelle appelée Bonoua. Les variétés issues de la recherche agronomique sont
présentes mais de façon plus minoritaire : Bocou 1, Bocou 2, Bocou 3 (CNRA), Yavo
(TME07, introduite suite à une collaboration entre IITA au Nigéria, Nestlé et le Centre
Suisse de Recherche Scientifique, CSRS), Olékanga, TMS. La transformation se fait
principalement dans des unités artisanales villageoises. En 2020 nous avons faire un
champ de manioc dans la zone d’alepe plus précisément dans le village d’attiekoi.
Dans cette période nous louons les champs et prenons des personnes pour le
nettoyage et la culture du manioc. Le but de la plantation était de cultiver récolter le
manioc sur une petite surface de 1hectar de terrain reçu et le commercialiser aux
femmes du village afin de produire l’attieke pour en vendre dans le village et en
dehors du village. Apres la première récolte nous avons remarqué que la demande
était forte et nécessiterait encore plus de ressource pour mieux exploiter ce projet.
Mais les ressources financières et matérielles dont nous disposons sont insuffisantes
et aussi notons que nous avons également besoins de la main d’œuvre pour le
nettoyage et la culture sur une grande surface de plus de 2hectars de terrain que
nous possédons dans notre village situe à allepe précisément attiekoi : D’ou le cote
artisanal.
Aujourd’hui cette situation justifie le choix de notre thème et s’articule autour d’une
question centrale : Quel serait le niveau d’activité et de rentabilité acceptable qui
pourrait justifier le passage du secteur artisanal a une entreprise légalement
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constituée ? La réponse à une telle question nécessite une évaluation financière d’un
projet de formalisation d’une entreprise de production et de commercialisation du
manioc dans la ville d’Abidjan et sa sous-région.
3. Objectif général et objectif spécifique
3.1. Objectif général
L’objectif principal est de mener une étude de faisabilité en trois étapes.
Elle vise à évaluer les possibilités d’accroitre des parts de marchés.
3.2. Objectif spécifique
Cet objectif principal peut se décliner en trois objectifs spécifiques ;
Étudier le marché de la commercialisation du manioc dans la zone Abidjan et
aux alentours
Définir l’ensemble des moyens (organisationnels, stratégiques et
opérationnels) nécessaire à la mise en œuvre du projet
Évaluer le cout de la rentabilité financière du projet
3.3. Intérêt de l'étude
Au niveau des coopératives des femmes productrices de l’attieké, la mise en
place de notre stratégie de distribution (commercialisation brute) du manioc pour
leur permettent de satisfaire la demande d’attieke dans la zone d’Abidjan et aux
alentour, leur permettra de contribuer a garanti leur sécurité alimentation et aussi
scolariser leurs petits.
Aussi, pour le marché local qui en recherche également pour son commerce et sa
transformation en produit semi finis et produit finis va permettre de compenser
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l’insuffisance du produit sur le marché local et à l’exportation d’où une entrée de
ressources financière.
Au niveau de Centre Africain d’Etude Supérieur en Gestion (CESAG) notre travail
permettra de contribuer à l’enrichissement de la bibliothèque. Il pourra être pour
les étudiants désireux d’entreprendre une aide de recherche et d’appuis pour la
réalisation d’un projet professionnel.
Au niveau personnel, la réalisation de ce projet permettra d’acquérir des
compétences dans le montage de projet qui est une source de revenu mais aussi
de mieux se lancer d’un projet dis artisanal en un projet professionnel.
4. Démarche méthodologique sommaire
La réalisation de notre projet nécessite une démarche pratique applicable sur le
terrain
Il s’agira pour nous de réaliser une étude en trois phases :
la première consistera à étudier le marché à travers la collecte
d’information par la recherche documentaire, des entretiens et des
questionnaires.
la deuxième consistera à analyser les informations reçues par des outils
tels que Excel et power point etc…cette analyse nous permettra de fixer
les objectifs quantitatifs, qualitatif et définir le plan marketing du projet.
La troisième phase sera de faire des enquêtes auprès des clients
intéressés à la matière première pour l’évaluation des besoins et auprès
des fournisseurs d’investissements pour nous permettre d’estimer le cout
du matériel technique à acquérir .
5. Impact du projet
Le projet de production et de commercialisation du manioc aura un impact significatif
sur les ménages car il est une bonne source de revenu pour les ménages ruraux et
favorise les l’autosuffisance alimentaire.
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Annonce du plan
La rédaction de notre projet se fera en trois chapitre subdivises en trois sous parties.
Le premier chapitre sera consacré à l’étude du marché .il s’agira dans ce chapitre
d’étudier l’environnement (macro et micro) et d’analyser l’offre et la demande.
Le deuxième chapitre nous permettra de définir les moyens stratégiques,
organisationnels et opérationnels.
Le troisième chapitre sera consacré à l’évaluation financière du projet. Dans ce
dernier chapitre il s’agira de déterminer le cout du projet, de présenter les sources et
le mode de financement avant d’évaluer la rentabilité du projet
7. Bibliographie et références
[Link]
savane-humide/pays/cote-d-ivoire
[Link]
savane-humide/pays/cote-d-ivoire#:~:text=Le%20secteur%20agricole%20est%20un,acteur
%20incontournable%20de%20ces%20fili%C3%A8res.
. [Link]
%20Cote%20d%27Ivoire%2020180210%[Link]
[Link]
[Link]
Ouvrage :
Innocent KONAN
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