Cours EA2 - 21-22
Cours EA2 - 21-22
CT 18h TD 12h
Prérequis
Cours d’électrocinétique 1ère année, Cours d’électronique Analogique 1ère année
Objectif général
A l’issue des enseignements, les étudiants devraient être capables de :
Analyser des circuits électroniques à base de semi-conducteurs (diodes, transistors, AOP) et de
composants passifs
Contenu
- Amplificateur opérationnel, principe de fonctionnement, modèle électrique équivalent, montages du
régime linéaire
- Filtres analogiques : généralités, filtres passifs du premier et deuxième ordre, filtres passifs du
premier et deuxième ordre, filtres actifs du premier ordre
- Oscillateurs sinusoïdaux : généralités, oscillateur à circuit RC à filtre de Wien, oscillateur à circuit
LC, oscillateur à filtre de Colpitts, oscillateur de Hartley
Bibliographie :
1) J. Niard – Electronique Tle F2 – Nathan Technique, 1983
2) T. Dumartin, Rappels d'électronique, Licence Professionnelle Optronique, 2004-2005
3) Adel SAID, Electronique générale, Département génie électrique, Institut Supérieur des Etudes
Technologiques de Nabeul, 2013-201
4) Guy Almouzni, Electronique analogique, EISTI, 2008-2009
5) Fabrice Sincère- Cours d’électronique analogique (version 2.0.1)
http://perso.orange.fr/fabrice.sincere
Pr Issa ZERBO
Professeur Titulaire en Physique des semi-conducteurs/Energie Solaire Photovoltaïque
Département de Physique/UFR-SEA/ Université Joseph KI-ZERBO
Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 1
CHAPITRE I AMPLIFICATEURS OPERATIONNELS (AOP)
I- GENERALITES
1) Définition
L’AOP est un circuit intégré linéaire (C.I.L) obtenu par l’intégration sur un même substrat de
composants électroniques actifs (transistors, diodes) et passifs (résistances, condensateurs). Le substrat
est du silicium de très petite surface (environ 1 mm2) encore appelé « puce ». Le circuit intégré linéaire
est appelé AOP car ses premières applications ont été la réalisation d’opérations mathématiques telles
que l’addition, la soustraction, la multiplication, la dérivation, l’intégration, le logarithme…
Aujourd’hui, les applications de l’AOP sont étendues à tous les domaines de l’électronique.
En 1958 Jack Kilby de Texas Instruments fabrique le premier circuit intégré. Le µA 741 est le C.I le
plus populaire aujourd’hui.
2) Présentation
L’AOP se présente sous la forme d’un boitier à huit broches.
L’AOP possède :
- deux entrées : broche E+ entrée non inverseuse et broche E- entrée inverseuse
- une sortie : broche S.
- deux broches d’alimentation : broche +VCC et boche -VCC
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- Troisième étage ou étage de sortie : c’est un amplificateur de puissance qui possède une faible
impédance de sortie.
Un AOP amplifie donc la différence des tensions (continues ou variables) appliquées entre chaque
entrée et la masse.
5) Régimes de fonctionnement
5.1 Limitations
Comme pour un transistor, la polarisation des éléments internes du CIL n’est due qu’à la source de
tension continue. La tension de sortie est donc nécessairement comprise entre -Vcc et +Vcc avec
+Vp=+Vcc et -Vp= -Vcc. Compte tenu de l’existence de chute de tension interne ΔV, appelées déchets,
de l’ordre de quelques dixièmes de volt : VS Vsat VCC V ou VCC V VS VCC V
Vsat est la tension de saturation de la sortie
5.2 Amplification
Le facteur Ad est très grand, il atteint couramment 104 à 105.
Exemple :
Si Vcc = ± 15 V alors Vsat = + Vcc -ΔV
Supposons ∆V≈ 1 V la plus grande valeur de la chute de tension alors Vsat = ± 14 V.
14
Si Ad=105 alors la saturation a lieu dès que vd 5 0,14mV . La tension vd qui entraine la saturation
10
est d’autant plus petite que Ad est plus grand.
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5.5 Caractéristique de transfert vS f v d
C’est la courbe qui donne les variations de VS en fonction de vd (figure 4.a).
Si on adopte la même échelle pour VS et vd, la partie linéaire se confond avec l’axe des ordonnées
(figure 4.b).
- Impédance de sortie
Elle peut être considéré comme nulle dans un large domaine d’utilisation. L’AOP est donc assimilable
à une source de tension parfaite (sans impédance interne). La tension de sortie ne dépend donc pas de
la charge et nous pourrons toujours étudier l’AOP à vide.
Tension de sortie en charge=tension de sortie à vide VS Ad vd quelle que soit la charge
Deuxième règle : la tension qui existe entre les deux bornes E+ et E- est négligée devant les autres
tensions du montage : vd VE VE 0 donc VE VE
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2) Montage suiveur
2) Montage inverseur
En régime linéaire vd 0 soit VE VE
Théorème de Millmann au point E-
Ve VS
R1 R2 R2Ve RV
VE 1 S
, au point E+ VE 0
1 1 R R
1 2
R1 R2
La relation VE VE permet d’obtenir l’équation
R2Ve R1VS
Figure 7 : Montage inverseur suivante 0 et la relation entre la
R1 R2
tension de sortie et la tension d’entrée
R
VS 2 Ve . Le signal de sortie est proportionnel
R1
à l’opposé du signal d’entrée.
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4) Montage sommateur inverseur
En régime linéaire vd 0 soit VE VE
Théorème de Millmann au point E-
Ve1 Ve 2 Ve 3 VS
R1 R2 R3 R4
VE , au point E+ VE 0
1 1 1 1
R1 R2 R3 R4
La relation VE VE permet d’obtenir
Ve1 Ve 2 Ve3 VS
l’équation suivante 0 et la
R1 R2 R3 R4
Figure 9 : Montage sommateur inverseur relation entre la tension de sortie et la tension
V V V
d’entrée VS R4 e1 e 2 e3 .
R1 R2 R3
Si R1 R2 R3 R4 alors VS Ve1 Ve 2 Ve3
5) Montage soustracteur
6) Montage dérivateur
- Lois de Kirchhoff
Par définition le courant qui traverse un
condensateur soumis à une tension uC est
du
ic C c
dt
Loi des nœuds
Nœud E- : i1 iS i 0 soit i1 iS et i1 ic
Loi des mailles
Maille d’entrée : ve uc vd 0 soit ve uc
Figure 11 : Montage dérivateur
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Maille de sortie : vS RiS vd 0 soit vS RiS Ric
dve
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée est : vS RC
dt
La tension de sortie est proportionnelle à la dérivée du signal d’entrée par rapport au temps : on a un
montage dérivateur.
-Théorème de Millmann
Ve VS
RV e Z C V S
Au point E- V E
Z
C
R
, au point E+ V E 0
1 1 ZC R
ZC R
RV e Z C V S
La relation V E V E permet d’obtenir l’équation suivante 0 et la relation entre la
ZC R
R
tension de sortie et la tension d’entrée V S V e ou encore V S jRCV e
ZC
7) Montage intégrateur
- Lois de Kirchhoff
Loi des nœuds
Nœud E- : i1 iS i 0 soit i1 iS ic
ve dvS ve dv
A partir de ve Ri1 on tire i1 ic et en tenant compte de ic C on obtient C S
R dt R dt
1
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée s’écrit alors vS ve dt
RC
La tension de sortie est proportionnelle à l’intégrale du signal d’entrée par rapport au temps : on a un
montage intégrateur.
- Théorème de Millmann
En régime linéaire vd 0 soit V E V E
Ve VS
R Z C Z C V e RV S
Au point E- V E , au point E+ V E 0
1 1 R Z
C
R ZC
Z V RV S
La relation V E V E permet d’obtenir l’équation suivante C e 0 et la relation entre la
R ZC
ZC Ve
tension de sortie et la tension d’entrée V S V e ou encore V S
R jRC
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III- MONTAGES FONDAMENTAUX DU REGIME NON LINEAIRE
Dans les applications non linéaires on utilise la non linéarité de l’AOP (fonctionnement en saturation)
ou celle d’éléments non linéaires comme la diode, la diode Zener, le transistor …
1) Amplificateur logarithmique
Maille d’entrée : Ve RI D vd 0 soit Ve RI D
Maille de sortie : VS VAK vd 0 soit
VS VAK
L’équation de la caractéristique I-V d’une diode
qVAK
est I D IS exp
kBT
qV
La tension d’entrée s’exprime alors Ve RIS exp k T et elle permet d’obtenir celle aux bornes de la
AK
B
k T V
diode, donnée par la relation VAK q ln RI
B e
S
kBT Ve
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée s’écrit VS ln
q RI S
k BT k T
VS ln Ve B ln RI S
q q
k BT k BT
Posons A q et B q ln RI S
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée se met sous la forme VS Aln Ve B
La tension de sortie est donc proportionnelle au logarithme de la tension d’entrée : on a un montage
amplificateur logarithmique.
Remarque :
- En permutant la résistance et la diode, on obtient une tension de sortie qui varie de façon
exponentielle : Il s’agit d’un amplificateur dit antilogarithmique.
qV
VS RIS exp AK soit VS A exp B Ve
kBT
' '
- On trouve des variantes de ce montage qui font intervenir généralement un transistor pour jouer le
rôle de la diode.
2) Les comparateurs
La fonction comparaison est l’exploitation du fonctionnement de l’AOP en circuit logique ou en
régime de commutation. Elle consiste à comparer une tension d’entrée à une tension constante V0
appelée tension de seuil ou parfois à deux tensions V01 et V02.
Lorsque VE franchit une tension de seuil, la tension de sortie VS de l’AOP bascule d’une valeur VS1 à
une valeur VS2 et Vs en fonction de VE n’est plus une fonction linéaire.
Il existe principalement deux types de comparateurs : les comparateurs à un seuil et les comparateurs à
deux seuils encore appelés comparateurs à hystérésis.
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CHAPITRE II FILTRES ANALOGIQUES
Dans l’exemple d’une chaîne hi-fi, les enceintes comportent plusieurs haut-parleurs, l’un fonctionnant
pour les basses fréquences, le deuxième pour les fréquences intermédiaires et le dernier pour les hautes
fréquences. Il est nécessaire que l’amplificateur envoie les bonnes fréquences vers chacun des haut-
parleurs. Pour cela, il possède des circuits appelés filtres laissant passer les basses fréquences et
coupant les hautes ou bien laissant seulement passer les fréquences intermédiaires ou bien ne laissant
passer que les hautes fréquences. Dans ce chapitre nous allons aborder le comportement des circuits
appelés filtres.
I- GENERALITES
1) Définition
Un filtre est un montage électronique qui réalise dans un intervalle de fréquences données, la
transmission des signaux sans déformation et, en dehors de cet intervalle, la suppression des signaux.
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3.3 Filtre passe-bande
fi≠0 (fini) et fs≠0 (fini) donc B=fs-fi
4) Fonction de transfert
La fonction de transfert d’un filtre est définie par la relation : T V 2
V1
5) Amplification en puissance
L’amplification en puissance est le rapport de la puissance moyenne P2 fournie à la charge à la
puissance moyenne P1 absorbée par le circuit d’entrée.
P2
AP , AP est un nombre réel positif sans dimension
P1
6) Gain
L’amplification en puissance pouvant être très grande, on préfère souvent considérer le gain en
puissance G'P avec G P logA P exprimé en bels (B).
'
On définit également :
- le gain en courant G i 20 logA i
- le gain en tension G V 20 logA V
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7) Courbe de réponse en fréquences
L’amplification fournie par un quadripôle filtre dépend de la fréquence f des signaux reçus. Pour cela,
on trace la courbe représentant le gain en fonction de la fréquence à Ueff=Cste. C’est la courbe de
réponse en fréquence de l’amplificateur.
Soit :
- Gmax le gain maximal
- G (fC) le gain quelconque à la fréquence fC
- Amax l’amplification ou le module de la fonction de transfert maximale
- A (fC) l’amplification ou le module de la fonction de transfert quelconque à la fréquence fC
A quelle valeur du module de la fonction de transfert correspond une atténuation du gain de 3 dB soit
G fC Gmax 3dB ?
G Gmax G fC 3dB ou G Gmax G fC 20 log Amax 20 log A fC 3dB
2
A
G Gmax G fC 20 log Amax 20 log A 3dB ou encore G 10 log max 3dB
A fC
2
A A A
G log max 0,3 log 2 soit max 2 ou A fC max
A f A fC
C 2
Amax
GdB fC Gmax 3dB A fC
2
Lorsque le gain maximal décroit de 3 dB, le module de la fonction de transfert maximale est divisé par
2 . Il s’agit donc de la même définition que celle adoptée pour la bande passante de la résonance
d’intensité du circuit R, L, C série.
8) Diagramme de Bode
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Il est constitué de deux courbes de réponse tracées en fonction de la fréquence. Soit :
- la courbe du module de la fonction de transfert et celle de l’argument de la fonction de transfert
- la courbe du gain en tension et celle de l’argument de la fonction de transfert
V Z 1 1
et la fonction de transfert s’écrit : T V R Z 1 RY 1 jRC
s C
e C c
1
Le module de la fonction de transfert vaut : T
1 RC
2
U sm U s
Expérimentalement T (oscilloscope ou multimètre)
U em U e
On vérifie que l’étude rapide donne des résultats cohérents avec la fonction trouvée ci-dessus :
• T →0 lorsque ω → ∞,
• T →1 lorsque ω →0.
Le maximum de la fonction de transfert est donc atteint lorsque ω tend vers 0 et vaut 1 : Tmax = 1.
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1
RC
fréquence de coupure haute.
1 1
T
La fonction de transfert devient soit T f , son module et son argument
1 j 1 j
C fC
f
et arg T arctg f
1
deviennent respectivement T
1 f fC C
2
2
le gain en tension devient GV 10 log 1 f fC
Remarque
1
L’équation canonique d’un filtre passe-bas du premier ordre est T
f
1 j
fC
f
Etude de arg T arctg f ou tg f
f
C C
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Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale de l’argument de la fonction
de transfert
- Si f f C alors tg 1 soit
4
fC
GV 10 log f fC 20 log f fC
2
La pente asymptotique passe par G V 0 pour f f C et présente une pente de 20dB / décade .
p= -20x1 dB/décade donc n=1 et le filtre est d’ordre 1.
2) Filtre passe-haut à circuit RC
2.1 Schéma du montage
Le schéma de ce filtre est donné à la figure 10.
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Figure 10 : Filtre passe-haut à circuit RC
Vs R R 1
1
soit T
et la fonction de transfert s’écrit : T
V e R ZC Zc
1
1 1
1 1 j
R jRC RC
1
Le module de la fonction de transfert vaut : T 2
1
1
RC
Expérimentalement H
U sm U s
(oscilloscope ou multimètre)
U em U e
On vérifie que l’étude rapide donne des résultats cohérents avec la fonction trouvée ci-dessus :
• T →0 lorsque ω →0,
• T →1 lorsque ω → +∞.
Le maximum de la fonction de transfert est donc atteint lorsque ω tend vers +∞ et vaut 1 : Tmax = 1.
RC
La loi du diviseur de tension permet d’écrire V S Z R V E
C
Gain en tension GV 20 log T 20 log
1
1 1 RC
2
1
2
GV 20 log 1 1 RC soit GV 10 log 1 1 RC
2 2
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T 1 1 1
On cherche les fréquences fc telles que T
max
soit 2 .
1 1 RCC
2 2 2
1 1
On obtient l’équation 1 RCC 2 dont la solution est C soit fC 2 RC qui est la fréquence
2
RC
de coupure basse.
1 1
La fonction de transfert devient T T
C soit f ,
1 j 1 j C
f
f
et arg T arctg f
1 C
son module et son argument deviennent respectivement T
1 fC f
2
2
le gain en tension devient GV 10 log 1 fC f
Remarque
1
L’équation canonique d’un filtre passe-haut du premier ordre est T
fC
1 j
f
f f
Etude de arg T arctg f ou tg f
C C
- Si f 0 alors tg et ; présence d’asymptote horizontale
2
- Si f alors tg 0 et 0 ; présence d’asymptote horizontale
Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale de l’argument de la fonction
de transfert
- Si f f C alors tg 1 soit
4
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Figure 12 : Diagramme de Bode de l’argument
1
Si f f C alors G V 20 log10 20dB
10
- Si f alors G V 0 ; présence d’asymptote horizontale
La pente asymptotique passe par G V 0 pour f f C et présente une pente de 20dB / décade .
p= -20x1 dB/décade donc n=1 et le filtre est d’ordre 1.
S P
VS ZP 1 1
La fonction de transfert par définition s’écrit T V Z Z soit T Z
1 Z S Y P avec
E S P 1 S
ZP
1 1
ZS R et Y P jC
jC R
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1
T
Après calcul et simplification la fonction de transfert devient 1 soit
3 j RC
RC
1
Module de la fonction de transfert T 2 ou
1
9 RC
RC
1
Argument de la fonction de transfert arg T arg 1 arg 3 j RC
RC
1
arg T arg 1 arg 3 j RC
RC
1 RC
1
RC RC RC
arg T arctg ou encore tg
3 3
1
2
soit GV 10 log 9 RC
1
Gain en tension GV 20 log T 20 log
RC
1
2
RC
9 RC
Détermination de T max
1 1 1
T est maximal si et seulement si RC0 RC 0 soit 0 et f0
0 RC 2 RC
1 1
Dans ce cas T max
9 3
1 1
T T
La fonction de transfert devient 0 soit f f , son module et son
3 j 3 j 0
0 f0 f
f f0 f0 f
arg T arctg
1
argument deviennent respectivement T et
f f
2
3
9 0
f0 f
f f0
2
le gain en tension devient GV 10 log 9 f f
0
3.3 Diagramme de Bode
Première forme : courbes de module et argument de la fonction de transfert
1
Eude de T 2
f f
9 0
f0 f
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- Si f alors T 0 ; présence d’asymptote horizontale
1
- Si f f 0 alors T
3
Figure 15
f f0 f0 f f f 0 f0 f
Etude de arg T arctg ou tg
3 3
- Si f 0 alors tg et ; présence d’asymptote horizontale
2
- Si f alors tg et ; présence d’asymptote horizontale
2
Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale de l’argument de la fonction
de transfert
- Si f f 0 alors tg 0 et 0
Figure 16
Deuxième forme : courbes du gain en tension et de l’argument de la fonction de transfert
f f0
2
Etude de GV 10 log 9 f f
0
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2
T 1 13 1 f f
9 0 18 ou
A -3 dB on a T
max
soit 2 2 3 2 . On obtient l’équation
2 f f f0 f
9 0
f0 f
f f0
2
f f0 f f0
9 0 ou encore 3 3 0
f0 f f0 f f0 f
f f0 f f0
On obtient le système d’équations f f 3 0 ou f f 3 0
0 0
f f
Première équation f f 3 0 ou f 3 f0 f f0 0
0 2 2
0
f1
3f0 13 f0 f0 3 13
0 , f2 n’est pas solution de la première équation du second degré
2 2
f f
deuxième équation f f 3 0 ou f 3 f0 f f0 0
0 2 2
0
f4
3f0 13 f0
f0 3 13
0 , f4 n’est pas solution de la deuxième équation du second degré.
2 2
0
Pour un filtre passe-bande, on définit le nombre sans dimension appelé facteur de qualité par Q
avec 0 la pulsation de résonance et la bande passante. Ainsi, pour un filtre passe-bande d’ordre 2, la
T0
fonction de transfert se met sous la forme canonique : T
0
1 jQ
0
f0 1
Le facteur de qualité du filtre de Wien est : Q
3 f0 3
Ce facteur de qualité est très faible pour assurer juste le passage d’une bande passante et couper le reste.
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Figure 15 : Filtre passe-bas actif à circuit RC
1-2 Fonction de transfert
ZC 1 1
En régime linéaire v d 0 soit VE VE , V E VE V e soit V E V e et
ZC R 1
R 1 jRC
ZC
1 1
V E V s . La relation VE VE permet d’obtenir : V s V e soit T .
1 jRC 1 jRC
On a la même fonction de transfert qu'un filtre passe-bas passif. L'étude de la fonction de transfert est
identique à celle du filtre passe-bas passif.
2- Filtre passe-haut à circuit RC
2-1 Schéma du montage
On a la même fonction de transfert qu'un filtre passe-haut passif. L'étude est donc identique à celle
d'un filtre passe-haut passif.
Remarque :
Pour les filtres actifs, on utilise les propriétés de l’AOP pour établir la fonction de transfert et ensuite
l’étude de la fonction de transfert est identique à celle des filtres passifs.
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CHAPITRE III LES OSCILLATEURS SINUSOIDAUX
Les systèmes bouclés interviennent dans plusieurs domaines surtout dans les applications industrielles.
Ces systèmes sont beaucoup utilisés dans les régulateurs (maintien d’une grandeur à la valeur
souhaitée) et dans les asservissements (système dont la sortie évolue en fonction de l’entrée). Au
niveau de l’électronique de commande (électronique petits signaux), ces systèmes trouvent leurs
applications dans la réalisation d’oscillateur (exemple : les oscillateurs sinusoïdaux).
I- GENERALITES SUR LES SYSTEMES BOUCLES
1) Définition
De ce fait, le signal appliqué effectivement à la chaine directe est : e x xR soit EX XR
Nous choisissons un comparateur réalisant une différence mais le choix d’un comparateur additionneur
est également possible.
2) Fonction de transfert
2-1 Chaine directe
La fonction de transfert de la chaine directe est donnée par l’équation :
Y
H
E
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2-2 Chaine de retour
La fonction de transfert de la chaine de retour est donnée par l’équation :
XR
K
Y
Déterminons H en fonction de H et K
Y X
EX XR , H et K R
E Y
3) Mode de fonctionnement
3-1 Rapport caractéristique
H
1er cas : 1 ce qui conduit à H H soit E X et 1 1 K H
H
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Le signal de sortie Y H X a un module supérieur à celui Y H X qui serait obtenu en appliquant
directement X à l’entrée de la seule chaine directe. Le système est dit à dit réaction positive.
Cas particulier
Lorsque le module de H H tend vers l’infini pour 1 K H 0 , le système devient instable et cette
instabilité se caractérise par l’apparition d’oscillation sinusoïdale en l’absence du signal d’entrée X .
Un tel système est un oscillateur.
On obtient le schéma de la figure 2 pour le système :
Figure 2 : Oscillateur'
De ce qui précède, pour un système bouclé, la condition d'oscillation est la suivante : K H 1 ; c’est
la condition de Barkhausen.
Remarque : si le comparateur utilisé est un sommateur, la condition d’oscillation sinusoïdale est
K H 1.
2) Fonction de transfert
2-1 Chaine directe
On a un montage non inverseur :
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R1 V 2 R R2 V R
V E et V E V 1 et V 2 1 V 1 soit H 2 1 2
R1 R2 R1 V1 R1
2 Z
La loi du diviseur de tension appliquée au circuit donne : V R Z Z V 2
1 2
VR Z 2 1 1 1 1
K Z R3 Y2 jC2
V 2 Z1 Z 2 Z1 1 Z 1 Y 2 avec 1 jC1 et R4
1
Z2
1 1
K soit K
1 1 R C 1
1 R3 jC2 1 3 2 j R3C2
jC1 R4 R4 C1 R4C1
3) Condition d’oscillation
R
1 2
R1 1 ou encore
La condition d’oscillation est : K H 1 soit
R3 C2 1
1 j R3C2
R4 C1 R4C1
R3 C 2 1 R
1 j R3C 2 1 2
R4 C1 R4 C1 R1
R3 C 2 R2 C 2 R2 R3
R C R C 2 R2 R3
C R R
4 1 1 1 1 4
soit C1 R1 R4 ou encore 1
R C 1 0 R R C C 2 1 f
3 2 R4 C1 3 4 1 2 2 R3 R4 C1C 2
1 C 2 R2 R3
La fréquence d’oscillation est f et la condition sur les composants est .
2 R3 R4C1C2 C1 R1 R4
1 C 2 R2 R3
La condition d’oscillation sinusoïdale est f et .
2 R3 R4C1C 2 C1 R1 R4
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III- Oscillateur à circuit LC
1) Schéma
V2
Supposons le cas particulier où R1 = R2 ; la relation précédente devient V 2 2V 1 soit H 2
V1
Z
La loi du diviseur de tension appliquée au circuit donne : V R Z R V 2
3
VR Z 1 1 1 1
K avec Y jC soit K
V2 Z R3 R 1 R3 Y r jL R3
1 3 1 jR3C
Z r jL
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2r jL 2r jL
1 et finalement 1
r jL jR3 rC R3 LC R3 2
r R3 R3 LC 2 j L R3 rC
On obtient l'équation suivante : 2r jL r R3 R3 LC 2 j L R3 rC dont la résolution
nécessite celle du système d'équations suivant:
2 R3 r
r R3 R3 LC 2 2r R3 LC 2 R3 r
soit ou encore R3 LC
2 L L R3 rC 2 L L R3 rC L R rC
3
2 R3 1
Si on suppose que r R3 alors R3 LC LC
L R rC
3
1
La fréquence d’oscillation est f et la condition sur les composants est L R3 rC .
2 LC
2) Dimensionnement
2-1 L'interrupteur K est ouvert
V2 V3 V V
Calculer , et V . En déduire l’expression de la fonction de transfert T V
R R
V1 V2 3 1
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Déterminer alors les conditions que doivent vérifier les éléments du montage.
CORRECTION
2-1 L'interrupteur K est ouvert
V2 R1 R2
La chaine directe est un montage non inverseur donc
V1 R1
V3 1 1 C C 1 C C 1
avec Y j C1 C2 j 1 2 soit Y j 1 2
V2 1 R3 Y jL C1 C2 jL C1 C2 L
3 V 1
Finalement V C C 1
2
1 jR3 1 2
C1 C 2 L
ZC
Appliquons la loi du diviseur de tension au circuit de la figure 9: V R Z Z V 3 soit
2
C2 C1
VR 1 V 1 C1
ou encore V
R
V3 1 Z C1 Y C2 jC C1 C 2
3 1 2
jC1
VR
Déduisons à partir des résultats précédents l’expression de la fonction de transfert T
V1
VR V2 V3 VR R R2 1 C1
T 1
V1 V1 V 2 V 3 R1 C C 1 1 C2
C
1 jR3 1 2
C1 C 2 L
VR V2 V
La condition d’oscillation du système est : K H 1 soit T R 1 ou
V 2 V1 V1
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R1 R2 1 C1
1 ou encore
R1 C1 C 2 1 C1 C 2
1 jR3
C1 C 2 L
R1 R2 C1 C C 1
1 jR3 1 2
R1 C1 C 2 C1 C 2 L
R1 R 2 C1 R1 R 2 C1 C 2 R2 C 2
R 1 R R C
1 C1 C 2 1 C1 1 1
ou soit
R C1 C 2 1 0 C1 C 2 1 2 1 C 2 1
C
3
C1 C 2 C1 C 2
L L LC1 C 2 LC 0
1
La fréquence d’oscillation est f
R2 C 2
et la condition sur les composants est .
2 LC 0 R1 C1
Exercice
Soit l’oscillateur de Hartley de la figure 10.
1) L’interrupteur K est ouvert
V2 V3 VR VR
Calculer les amplifications complexes suivantes : , et . En déduire l’expression de T
V1 V2 V3 V1
2) L’interrupteur K est fermé
1
Montrer que la fréquence d’oscillation est f avec L0 L1 L2
2 L0 C
Déterminer alors la condition que doivent vérifier les éléments du montage.
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