0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
39 vues29 pages

Cours EA2 - 21-22

Le programme d'électronique analogique vise à former les étudiants à l'analyse de circuits électroniques utilisant des semi-conducteurs et des composants passifs. Il couvre des sujets tels que les amplificateurs opérationnels, les filtres analogiques et les oscillateurs sinusoïdaux. Les étudiants apprendront à appliquer ces concepts à travers des montages fondamentaux en régime linéaire.

Transféré par

Razak Tarpaga
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
39 vues29 pages

Cours EA2 - 21-22

Le programme d'électronique analogique vise à former les étudiants à l'analyse de circuits électroniques utilisant des semi-conducteurs et des composants passifs. Il couvre des sujets tels que les amplificateurs opérationnels, les filtres analogiques et les oscillateurs sinusoïdaux. Les étudiants apprendront à appliquer ces concepts à travers des montages fondamentaux en régime linéaire.

Transféré par

Razak Tarpaga
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Programme d'électronique analogique

CT 18h TD 12h
Prérequis
Cours d’électrocinétique 1ère année, Cours d’électronique Analogique 1ère année

Objectif général
A l’issue des enseignements, les étudiants devraient être capables de :
Analyser des circuits électroniques à base de semi-conducteurs (diodes, transistors, AOP) et de
composants passifs

Contenu
- Amplificateur opérationnel, principe de fonctionnement, modèle électrique équivalent, montages du
régime linéaire
- Filtres analogiques : généralités, filtres passifs du premier et deuxième ordre, filtres passifs du
premier et deuxième ordre, filtres actifs du premier ordre
- Oscillateurs sinusoïdaux : généralités, oscillateur à circuit RC à filtre de Wien, oscillateur à circuit
LC, oscillateur à filtre de Colpitts, oscillateur de Hartley

Bibliographie :
1) J. Niard – Electronique Tle F2 – Nathan Technique, 1983
2) T. Dumartin, Rappels d'électronique, Licence Professionnelle Optronique, 2004-2005
3) Adel SAID, Electronique générale, Département génie électrique, Institut Supérieur des Etudes
Technologiques de Nabeul, 2013-201
4) Guy Almouzni, Electronique analogique, EISTI, 2008-2009
5) Fabrice Sincère- Cours d’électronique analogique (version 2.0.1)
http://perso.orange.fr/fabrice.sincere

Pr Issa ZERBO
Professeur Titulaire en Physique des semi-conducteurs/Energie Solaire Photovoltaïque
Département de Physique/UFR-SEA/ Université Joseph KI-ZERBO

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 1
CHAPITRE I AMPLIFICATEURS OPERATIONNELS (AOP)
I- GENERALITES
1) Définition
L’AOP est un circuit intégré linéaire (C.I.L) obtenu par l’intégration sur un même substrat de
composants électroniques actifs (transistors, diodes) et passifs (résistances, condensateurs). Le substrat
est du silicium de très petite surface (environ 1 mm2) encore appelé « puce ». Le circuit intégré linéaire
est appelé AOP car ses premières applications ont été la réalisation d’opérations mathématiques telles
que l’addition, la soustraction, la multiplication, la dérivation, l’intégration, le logarithme…
Aujourd’hui, les applications de l’AOP sont étendues à tous les domaines de l’électronique.
En 1958 Jack Kilby de Texas Instruments fabrique le premier circuit intégré. Le µA 741 est le C.I le
plus populaire aujourd’hui.
2) Présentation
L’AOP se présente sous la forme d’un boitier à huit broches.
L’AOP possède :
- deux entrées : broche E+ entrée non inverseuse et broche E- entrée inverseuse
- une sortie : broche S.
- deux broches d’alimentation : broche +VCC et boche -VCC

Figure 1a : Photo d’un AOP Figure 1b : Broches d’un AOP


3) Polarisation
La polarisation indispensable du circuit intégré nécessite deux alimentations continues symétriques qui
fournissent des tensions opposées par rapport à la masse du montage (référence des potentiels).
Ces deux alimentations permettent de polariser convenablement tous les composants actifs qui sont à
l’intérieur du boitier du CIL.

Figure 2 : Symbole et polarisation d’un AOP


Afin d’alléger le schéma, nous ne représenterons pas le circuit d’alimentation.
4) Constitution
Nous admettrons pour des raisons de simplification qu’un AOP est constitué de trois étages à liaisons
directes montés en cascade.
- Premier étage ou étage d’entrée : c’est un amplificateur de différence ou amplificateur différentiel
ayant une grande amplification en tension et de très grandes impédances d’entrée.
- Deuxième étage ou étage intermédiaire : il fonctionne en amplificateur de tension et il est analogue à
un montage à transistor bipolaire monté en émetteur commun. Il peut être aussi constitué de plusieurs
étages.

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 2
- Troisième étage ou étage de sortie : c’est un amplificateur de puissance qui possède une faible
impédance de sortie.
Un AOP amplifie donc la différence des tensions (continues ou variables) appliquées entre chaque
entrée et la masse.

Figure 3a : AOP en amplification Figure 3b : Modèle équivalent de l’AOP

VS  Ad VE VE   Ad vd avec Ad : gain ou amplification différentiel et vd ou ε: tension différentielle.


La tension de sortie dépend directement de la tension différentielle d’entrée.
La sortie de l’AOP se comporte comme un générateur de tension.

5) Régimes de fonctionnement
5.1 Limitations
Comme pour un transistor, la polarisation des éléments internes du CIL n’est due qu’à la source de
tension continue. La tension de sortie est donc nécessairement comprise entre -Vcc et +Vcc avec
+Vp=+Vcc et -Vp= -Vcc. Compte tenu de l’existence de chute de tension interne ΔV, appelées déchets,
de l’ordre de quelques dixièmes de volt : VS  Vsat  VCC  V ou VCC  V  VS  VCC  V
Vsat est la tension de saturation de la sortie

5.2 Amplification
Le facteur Ad est très grand, il atteint couramment 104 à 105.

5.3 Régime linéaire


Le régime de fonctionnement est linéaire quand la tension de sortie est proportionnelle à la tension
V
d’entrée : VS  Ad vd . Il faut pour cela que vd  sat
Ad
5.4 Régime de saturation
Il y a régime de saturation quand la tension de sortie ne dépend plus de la valeur absolue de la tension
Vsat
d’entrée ; il en est ainsi dès que vd  . Dans ces conditions :
Ad
V
- vd   sat entraine VS  Vsat
Ad
Vsat
- vd   entraine VS  Vsat
Ad

Exemple :
Si Vcc = ± 15 V alors Vsat = + Vcc -ΔV
Supposons ∆V≈ 1 V la plus grande valeur de la chute de tension alors Vsat = ± 14 V.
14
Si Ad=105 alors la saturation a lieu dès que vd  5  0,14mV . La tension vd qui entraine la saturation
10
est d’autant plus petite que Ad est plus grand.

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 3
5.5 Caractéristique de transfert vS  f v d 
C’est la courbe qui donne les variations de VS en fonction de vd (figure 4.a).
Si on adopte la même échelle pour VS et vd, la partie linéaire se confond avec l’axe des ordonnées
(figure 4.b).

Figure 4a : caractéristique de transfert Figure4b : caractéristique de transfert

5.6 Réaction positive et contre-réaction


- Définition
On dit qu’il y a réaction positive quand la sortie est reliée à l’entrée non inverseuse.
On dit qu’il y a contre-réaction ou réaction négative quand la sortie est reliée à l’entrée inverseuse.
- Conséquences importantes
Une contre-réaction assure un fonctionnement linéaire de l’AOP : vd  0
Une réaction positive provoque la saturation de l’AOP et cela correspond au fonctionnement en régime
de commutation.

II- MONTAGES FONDAMENTAUX DU REGIME LINEAIRE


1) Règles de calcul
1.1 Impédances de l’AOP
- Impédance d’entrée
Les impédances d’entrée sont supposées infiniment grandes : i  i  0

- Impédance de sortie
Elle peut être considéré comme nulle dans un large domaine d’utilisation. L’AOP est donc assimilable
à une source de tension parfaite (sans impédance interne). La tension de sortie ne dépend donc pas de
la charge et nous pourrons toujours étudier l’AOP à vide.
Tension de sortie en charge=tension de sortie à vide VS  Ad vd quelle que soit la charge

1.2 Les deux règles fondamentales


Première règle : les intensités i+ et i- des courants qui pénètrent dans l’AOP par les bornes E+ et E-
sont négligées devant les autres intensités du montage : i  i  0
Conséquence : Z e  

Deuxième règle : la tension qui existe entre les deux bornes E+ et E- est négligée devant les autres
tensions du montage : vd  VE  VE  0 donc VE  VE
   

Figure 5 : AOP en régime linéaire

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 4
2) Montage suiveur

Loi des mailles permet d’écrire Ve  vd  VS  0


VS
soit VS  Ve et AV  1
Ve
Dans la mesure où Z e est infinie et Z S nulle, ce
montage constitue un adaptateur d’impédance
parfait. Cependant ce n’est que le montage
théorique car dans le montage réel il y a la
Figure 6 : Montage suiveur présence d’une résistance élevée entre E- et la
sortie S.

2) Montage inverseur
En régime linéaire vd  0 soit VE   VE 
Théorème de Millmann au point E-
Ve VS

R1 R2 R2Ve  RV
VE    1 S
, au point E+ VE   0
1 1 R  R
 1 2
R1 R2
La relation VE   VE  permet d’obtenir l’équation
R2Ve  R1VS
Figure 7 : Montage inverseur suivante  0 et la relation entre la
R1  R2
tension de sortie et la tension d’entrée
R
VS   2 Ve . Le signal de sortie est proportionnel
R1
à l’opposé du signal d’entrée.

3) Montage non inverseur ou direct

En régime linéaire vd  0 soit VE   VE 


Théorème de Millmann au point E-
0 VS

R1 R2 RV
VE    1 S , au point E+ VE   Ve
1 1 R1  R2

R1 R2
La relation VE   VE  permet d’obtenir l’équation
RV
suivante
1 S
 Ve et la relation entre la
Figure 8 : Montage non inverseur R1  R2
tension de sortie et la tension d’entrée
 R 
VS  1  2  Ve . La sortie est directement
 R1 
proportionnelle à l’entrée.

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 5
4) Montage sommateur inverseur
En régime linéaire vd  0 soit VE   VE 
Théorème de Millmann au point E-
Ve1 Ve 2 Ve 3 VS
  
R1 R2 R3 R4
VE   , au point E+ VE   0
1 1 1 1
  
R1 R2 R3 R4
La relation VE   VE  permet d’obtenir
Ve1 Ve 2 Ve3 VS
l’équation suivante     0 et la
R1 R2 R3 R4
Figure 9 : Montage sommateur inverseur relation entre la tension de sortie et la tension
V V V 
d’entrée VS   R4  e1  e 2  e3  .
 R1 R2 R3 
Si R1  R2  R3  R4 alors VS   Ve1  Ve 2  Ve3 

5) Montage soustracteur

En régime linéaire vd  0 soit VE   VE 


Théorème de Millmann au point E-
Ve1 VS

R1 R4 RV  R4Ve1
VE    1 S ,
1 1 R  R
 1 4
R1 R4
Théorème de Millmann au point au point E+
Ve 2 0

Figure 10 : Montage soustracteur R2 R3 RV
VE    3 e2
1 1 R2  R3

R2 R3
La relation VE   VE  permet d’obtenir l’équation
R1VS  R4Ve1 RV
suivante  3 e 2 et la relation entre
R1  R4 R2  R3
la tension de sortie et la tension d’entrée
R1  R4 R3 R
VS  Ve 2  4 Ve1
R1 R2  R3 R1

6) Montage dérivateur

- Lois de Kirchhoff
Par définition le courant qui traverse un
condensateur soumis à une tension uC est
du
ic  C c
dt
Loi des nœuds

Nœud E- : i1  iS  i  0 soit i1  iS et i1  ic
Loi des mailles
Maille d’entrée : ve  uc  vd  0 soit ve  uc
Figure 11 : Montage dérivateur

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 6
Maille de sortie : vS  RiS  vd  0 soit vS  RiS   Ric
dve
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée est : vS   RC
dt
La tension de sortie est proportionnelle à la dérivée du signal d’entrée par rapport au temps : on a un
montage dérivateur.
-Théorème de Millmann

En régime linéaire vd  0 soit V E   V E 

Ve VS

RV e  Z C V S
Au point E- V E 
Z
 C
R
 , au point E+ V E   0
1 1 ZC  R

ZC R
RV e  Z C V S
La relation V E   V E  permet d’obtenir l’équation suivante  0 et la relation entre la
ZC  R
R
tension de sortie et la tension d’entrée V S   V e ou encore V S   jRCV e
ZC

7) Montage intégrateur
- Lois de Kirchhoff
Loi des nœuds
Nœud E- : i1  iS  i  0 soit i1  iS  ic

Loi des mailles


Maille d’entrée : ve  Ri1  vd  0 soit ve  Ri1
Maille de sortie : vS  uc  vd  0 soit vS  uc
duc dvS
La relation ic  C dt devient ic  C dt

Figure 12 : Montage intégrateur

ve dvS ve dv
A partir de ve  Ri1 on tire i1   ic et en tenant compte de ic  C on obtient  C S
R dt R dt


1
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée s’écrit alors vS   ve dt
RC
La tension de sortie est proportionnelle à l’intégrale du signal d’entrée par rapport au temps : on a un
montage intégrateur.

- Théorème de Millmann
En régime linéaire vd  0 soit V E   V E 

Ve VS

R Z C Z C V e  RV S
Au point E- V E    , au point E+ V E   0
1 1 R  Z
 C
R ZC
Z V  RV S
La relation V E   V E  permet d’obtenir l’équation suivante C e  0 et la relation entre la
R  ZC
ZC Ve
tension de sortie et la tension d’entrée V S   V e ou encore V S  
R jRC

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 7
III- MONTAGES FONDAMENTAUX DU REGIME NON LINEAIRE
Dans les applications non linéaires on utilise la non linéarité de l’AOP (fonctionnement en saturation)
ou celle d’éléments non linéaires comme la diode, la diode Zener, le transistor …

1) Amplificateur logarithmique
Maille d’entrée : Ve  RI D  vd  0 soit Ve  RI D
Maille de sortie : VS  VAK  vd  0 soit
VS  VAK
L’équation de la caractéristique I-V d’une diode
 qVAK 
est I D  IS exp  
 kBT 

Figure 13 : Amplificateur logarithmique

 qV 
La tension d’entrée s’exprime alors Ve  RIS exp  k T  et elle permet d’obtenir celle aux bornes de la
AK

 B 
k T  V 
diode, donnée par la relation VAK  q ln  RI 
B e

 S
kBT  Ve 
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée s’écrit VS   ln  
q  RI S 
k BT k T
VS   ln Ve   B ln  RI S 
q q
k BT k BT
Posons A   q et B  q ln  RI S 
La relation entre la tension de sortie et la tension d’entrée se met sous la forme VS  Aln Ve   B
La tension de sortie est donc proportionnelle au logarithme de la tension d’entrée : on a un montage
amplificateur logarithmique.

Remarque :
- En permutant la résistance et la diode, on obtient une tension de sortie qui varie de façon
exponentielle : Il s’agit d’un amplificateur dit antilogarithmique.
 qV 
VS  RIS exp  AK  soit VS  A exp B Ve
 kBT 
' '
 
- On trouve des variantes de ce montage qui font intervenir généralement un transistor pour jouer le
rôle de la diode.

2) Les comparateurs
La fonction comparaison est l’exploitation du fonctionnement de l’AOP en circuit logique ou en
régime de commutation. Elle consiste à comparer une tension d’entrée à une tension constante V0
appelée tension de seuil ou parfois à deux tensions V01 et V02.
Lorsque VE franchit une tension de seuil, la tension de sortie VS de l’AOP bascule d’une valeur VS1 à
une valeur VS2 et Vs en fonction de VE n’est plus une fonction linéaire.
Il existe principalement deux types de comparateurs : les comparateurs à un seuil et les comparateurs à
deux seuils encore appelés comparateurs à hystérésis.

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 8
CHAPITRE II FILTRES ANALOGIQUES
Dans l’exemple d’une chaîne hi-fi, les enceintes comportent plusieurs haut-parleurs, l’un fonctionnant
pour les basses fréquences, le deuxième pour les fréquences intermédiaires et le dernier pour les hautes
fréquences. Il est nécessaire que l’amplificateur envoie les bonnes fréquences vers chacun des haut-
parleurs. Pour cela, il possède des circuits appelés filtres laissant passer les basses fréquences et
coupant les hautes ou bien laissant seulement passer les fréquences intermédiaires ou bien ne laissant
passer que les hautes fréquences. Dans ce chapitre nous allons aborder le comportement des circuits
appelés filtres.
I- GENERALITES
1) Définition
Un filtre est un montage électronique qui réalise dans un intervalle de fréquences données, la
transmission des signaux sans déformation et, en dehors de cet intervalle, la suppression des signaux.

2) Différents types de filtres


On distingue généralement les filtres passifs et les filtres actifs.
Un filtre passif est constitué essentiellement de composants passifs tels que les résistances, les
condensateurs et les inductances. Les filtres actifs comportent en plus des composants passifs, des
composants actifs tels que le transistor et l’AOP.

3) Classification des filtres


Suivant l’allure de leur fonction de transfert, on peut classer les filtres en quatre catégories. Si fi et fs
sont respectivement les fréquences de coupure inférieure et supérieure et B la bande passante telle que
B=fs-fi, on a :

3.1 Filtre passe-bas


fi=0 et fs fini donc B=fs

Figure 1 : Filtre passe-bas

Ce filtre ne laisse passer que les basses fréquences du signal d’entrée.


Les hautes fréquences sont donc supprimées.
La limite entre BF et HF est appelée fréquence de coupure fC.
La bande passante est la gamme de fréquence non filtrée : BP= [0, fC]

3.2 Filtre passe-haut


fi≠0 (fini) et fs infini

Figure 2 : Filtre passe-haut

Ce filtre ne laisse passer que les hautes fréquences. BP= [fC; ∞]

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 9
3.3 Filtre passe-bande
fi≠0 (fini) et fs≠0 (fini) donc B=fs-fi

Figure 3 : Filtre passe-bande

Ce filtre ne laisse passer qu’une bande de fréquences. BP= [fCB; fCH]

3.4 Filtre coupe-bande


La bande passante va de 0 à fi et de fs à l’infini.

Figure 4 : Filtre coupe-bande

4) Fonction de transfert
La fonction de transfert d’un filtre est définie par la relation : T  V 2
V1
5) Amplification en puissance
L’amplification en puissance est le rapport de la puissance moyenne P2 fournie à la charge à la
puissance moyenne P1 absorbée par le circuit d’entrée.
P2
AP  , AP est un nombre réel positif sans dimension
P1
6) Gain
L’amplification en puissance pouvant être très grande, on préfère souvent considérer le gain en
puissance G'P avec G P  logA P  exprimé en bels (B).
'

Exemple : Si AP=104 alors G'P=log(104)= 4 B


Si AP=2.104 alors G'P=log(2.104)=log(2) +log(104)= 4,3 B
Afin de réduire l’usage des nombres décimaux, le gain en puissance est exprimé le plus souvent en
décibels (dB).
Si nous désignons par GP le gain exprimé en dB alors G P  10  G P  10  logA P 
'

Exemple : Si AP=104 alors GP=10.log(104)= 40 dB


Si AP=2 alors GP=10.log(2)= 3 dB

Si AP=2.104 alors GP=10.log(2.104)= 43 dB

On définit également :
- le gain en courant G i  20  logA i 
- le gain en tension G V  20  logA V 

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 10
7) Courbe de réponse en fréquences
L’amplification fournie par un quadripôle filtre dépend de la fréquence f des signaux reçus. Pour cela,
on trace la courbe représentant le gain en fonction de la fréquence à Ueff=Cste. C’est la courbe de
réponse en fréquence de l’amplificateur.

Figure 5 : Courbe de réponse en fréquences


En général, le gain peut être considéré comme constant tant que f reste compris entre deux fréquences
f1 et f2; de part et d’autre de cet intervalle, G décroit. Pratiquement, on admet que le domaine
d’utilisation d’un amplificateur est limité par les fréquences fi et fs pour lesquelles l’affaiblissement du
gain est de 3 dB par rapport à la valeur maximale de ce gain. L’intervalle (fs-fi) est appelé bande
passante à -3 dB.
Amplification correspondant à la bande passante

Soit :
- Gmax le gain maximal
- G (fC) le gain quelconque à la fréquence fC
- Amax l’amplification ou le module de la fonction de transfert maximale
- A (fC) l’amplification ou le module de la fonction de transfert quelconque à la fréquence fC
A quelle valeur du module de la fonction de transfert correspond une atténuation du gain de 3 dB soit
G  fC   Gmax  3dB ?
G  Gmax  G  fC   3dB ou G  Gmax  G  fC   20 log  Amax   20 log  A  fC   3dB
2
 A 
G  Gmax  G  fC   20 log  Amax   20 log  A  3dB ou encore G  10 log  max   3dB
 A  fC  
2
 A  A A
G  log  max   0,3  log  2  soit max  2 ou A  fC   max
 A f   A  fC 
 C  2
Amax
GdB  fC   Gmax  3dB  A  fC  
2
Lorsque le gain maximal décroit de 3 dB, le module de la fonction de transfert maximale est divisé par
2 . Il s’agit donc de la même définition que celle adoptée pour la bande passante de la résonance
d’intensité du circuit R, L, C série.

8) Diagramme de Bode

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 11
Il est constitué de deux courbes de réponse tracées en fonction de la fréquence. Soit :
- la courbe du module de la fonction de transfert et celle de l’argument de la fonction de transfert
- la courbe du gain en tension et celle de l’argument de la fonction de transfert

9) Ordre d’un filtre


La courbe du gain d’un filtre peut être représentée par une courbe idéalisée par des asymptotes. Ces
asymptotes sont constituées par des segments de droites horizontaux et obliques. Le segment oblique
est celui qui définie la pente du gain par son coefficient directeur tel que p  20  ndB / décade avec n
l’ordre du filtre
Exemple : p= -40 dB/décade ou p= -20x2 dB/décade donc n=2 et le filtre esr d’ordre 2.
II- FILTRES PASSIFS
1) Filtre passe-bas à circuit RC
La fonction de transfert d’un filtre du premier ordre ne contient que des termes de puissance au plus un
en ω ou f.
1.1 Schéma du montage
Le schéma d’un filtre passe-bas du premier ordre est donné à la figure 6.

Figure 6 : Filtre passe-bas à circuit RC


1.2 Fonction de transfert
Étant donné que le courant de sortie est nul, c’est le même courant qui circule dans les deux dipôles
ZC
qui sont donc en série. On peut appliquer la formule du diviseur de tension V S  V
ZC  R E

V Z 1 1
et la fonction de transfert s’écrit : T  V  R  Z  1  RY  1  jRC
s C

e C c

1
Le module de la fonction de transfert vaut : T 
1   RC 
2

U sm U s
Expérimentalement T   (oscilloscope ou multimètre)
U em U e

On vérifie que l’étude rapide donne des résultats cohérents avec la fonction trouvée ci-dessus :
• T →0 lorsque ω → ∞,
• T →1 lorsque ω →0.
Le maximum de la fonction de transfert est donc atteint lorsque ω tend vers 0 et vaut 1 : Tmax = 1.

Argument de la fonction de transfert arg T   arg  1  arg  1  jRC 


arg T   0  arg  1  jRC  soit   arg T    arctg  RC  ou encore tg     RC

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 12
  1

Gain en tension GV  20 log  T   20 log 


 1   2 2
 ou GV  20 log 1   RC  
 1   RC 
2

 2
soit GV  10 log 1   RC  
1.3 Fréquences de coupure à -3 dB
T 1 1 1
On cherche les fréquences fc telles que T 
max
 
soit 2 .
1   RCC 
2
2 2

On obtient l’équation 1  RCC   2 dont la solution est C 


1 1
soit fC  2 RC qui est la
2

RC
fréquence de coupure haute.

1 1
T
La fonction de transfert devient  soit T  f , son module et son argument
1 j 1 j
C fC
 f 
et   arg T   arctg  f 
1
deviennent respectivement T 
1   f fC   C
2

 2
le gain en tension devient GV  10 log 1   f fC  
Remarque
1
L’équation canonique d’un filtre passe-bas du premier ordre est T
f
1 j
fC

1.4 Diagramme de Bode


Première forme : courbes du module et de l’argument de la fonction de transfert
1
Eude de T 
1   f fC 
2

- Si f  0 alors T  1 et T max  1 ; présence d’asymptote horizontale


- Si f   alors T  0 ; présence d’asymptote horizontale
Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale du module de la fonction de
transfert
1
- Si f  f C alors T 
2
Figure 7
Ce filtre transmet les basses fréquences et supprime les hautes fréquences : c’est un filtre passe-bas.

 f 
Etude de   arg T   arctg  f  ou tg     f
f
 C C

- Si f  0 alors tg  0 et   0 ; présence d’asymptote horizontale



- Si f   alors tg   et    ; présence d’asymptote horizontale
2

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 13
Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale de l’argument de la fonction
de transfert

- Si f  f C alors tg  1 soit   
4

Figure 8 : Diagramme de Bode de l’argument

Deuxième forme : courbes du gain en tension et de l’argument de la fonction de transfert


 2
Etude de GV  10 log 1   f fC  

- Si f  0 alors G V  0 ; présence d’asymptote horizontale


- Si f   alors G V   ; présence d’asymptote oblique
f
Si f   , f  f C soit  1 et 1  f f C   f f C  ; le gain en tension devient
2 2

fC
GV  10 log  f fC   20 log  f fC 
2

Si f  10 fC alors GV  20 log  10   20dB

- Si f  f C , GV  10 log  2   3dB

Figure 9 : Diagramme de Bode du gain en tension

La pente asymptotique passe par G V  0 pour f  f C et présente une pente de  20dB / décade .
p= -20x1 dB/décade donc n=1 et le filtre est d’ordre 1.
2) Filtre passe-haut à circuit RC
2.1 Schéma du montage
Le schéma de ce filtre est donné à la figure 10.

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 14
Figure 10 : Filtre passe-haut à circuit RC

2.2 Fonction de transfert


Étant donné que le courant de sortie est nul, c’est le même courant qui circule dans les deux dipôles
RC
qui sont donc en série. On peut appliquer la formule du diviseur de tension V S  V
ZC  R E

Vs R R 1
    1
soit T 
et la fonction de transfert s’écrit : T
V e R  ZC Zc
1
1 1
1 1 j
R jRC RC

1
Le module de la fonction de transfert vaut : T  2
 1 
1  
 RC 

Expérimentalement H   
U sm U s
 (oscilloscope ou multimètre)
U em U e
On vérifie que l’étude rapide donne des résultats cohérents avec la fonction trouvée ci-dessus :
• T →0 lorsque ω →0,
• T →1 lorsque ω → +∞.
Le maximum de la fonction de transfert est donc atteint lorsque ω tend vers +∞ et vaut 1 : Tmax = 1.

RC
La loi du diviseur de tension permet d’écrire V S  Z  R V E
C

Argument de la fonction de transfert arg T   arg  1  arg  1  j RC 


 1  1
arg T   0  arg  1  j RC  soit   arg T   arctg   ou encore tg   
 RC  RC

 
Gain en tension GV  20 log  T   20 log 
 1 

 1   1 RC 
2

1
 2
GV  20 log 1   1 RC   soit GV  10 log 1   1 RC  
2 2
 

2.3 Fréquences de coupure à -3 dB

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 15
T 1 1 1
On cherche les fréquences fc telles que T   
max
soit 2 .
1   1 RCC 
2 2 2

1 1
On obtient l’équation 1 RCC   2 dont la solution est C  soit fC  2 RC qui est la fréquence
2

RC
de coupure basse.
1 1
La fonction de transfert devient T  T
C soit f ,
1 j 1 j C
 f
 f 
et   arg T   arctg  f 
1 C
son module et son argument deviennent respectivement T 
1   fC f
2  

 2
le gain en tension devient GV  10 log 1   fC f  

Remarque
1
L’équation canonique d’un filtre passe-haut du premier ordre est T
fC
1 j
f

2.4 Diagramme de Bode


Première forme : courbes du module et de l’argument de la fonction de transfert
1
Eude de T 
1   fC f 
2

- Si f  0 alors T  0 ; présence d’asymptote horizontale


- Si f   alors T  1 et T max  1 ; présence d’asymptote horizontale
Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale du module de la fonction de
transfert
1
- Si f  f C alors T 
2
Figure 11
Ce filtre transmet les hautes fréquences et supprime les basses fréquences : c’est un filtre passe-haut.

 f  f
Etude de   arg T   arctg  f  ou tg    f
C C

 

- Si f  0 alors tg   et    ; présence d’asymptote horizontale
2
- Si f   alors tg  0 et   0 ; présence d’asymptote horizontale
Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale de l’argument de la fonction
de transfert

- Si f  f C alors tg  1 soit  
4

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 16
Figure 12 : Diagramme de Bode de l’argument

Deuxième forme : courbes du gain en tension et de l’argument de la fonction de transfert


Etude de GV  10 log 1   fC f  
2

- Si f  0 alors GV   ; présence d’asymptote oblique


fC
f  0, 1  f C f   f C f  ;
2 2
Si  1 et le gain en tension devient
f
GV  10 log  fC f   20 log  fC f 
2

1
Si f   f C alors G V  20  log10  20dB
10
- Si f   alors G V  0 ; présence d’asymptote horizontale

- Si f  f C , GV  10 log  2   3dB


Figure 13

La pente asymptotique passe par G V  0 pour f  f C et présente une pente de  20dB / décade .
p= -20x1 dB/décade donc n=1 et le filtre est d’ordre 1.

3) Filtre passe-bande d’ordre 2 : filtre de Wien


3.1 Schéma

Figure 14 : Filtre de Wien

3.2 Fonction de transfert


Z
La loi du diviseur de tension permet d’écrire V S  Z  Z V E
P

S P
VS ZP 1 1
La fonction de transfert par définition s’écrit T  V  Z  Z soit T  Z

1  Z S Y P avec
E S P 1 S
ZP
1 1
ZS  R  et Y P   jC
jC R

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 17
1
T
Après calcul et simplification la fonction de transfert devient  1  soit
3  j  RC 
 RC 

1
Module de la fonction de transfert T  2 ou
 1 
9   RC 
 RC 

  1 
Argument de la fonction de transfert arg T   arg  1  arg 3  j  RC  
RC 
 
  1 
arg T   arg  1  arg 3  j  RC  
  RC  
 1  RC 
1
 RC  RC  RC
  arg T   arctg   ou encore tg    
 3  3
 

 
    1  
2
 
 soit GV  10 log 9   RC 
1
Gain en tension GV  20 log T   20 log  
RC  
  1 
2
  
     
RC 
9 RC
  

Détermination de T max

1 1 1
T est maximal si et seulement si RC0  RC  0 soit 0  et f0 
0 RC 2 RC
1 1
Dans ce cas T max
 
9 3
1 1
T T
La fonction de transfert devient   0  soit  f f  , son module et son
3 j   3 j  0 
 0    f0 f 
 f f0  f0 f 
  arg T   arctg 
1
argument deviennent respectivement T  et 
 f f 
2
 3 
9  0 
 f0 f 

  f f0  
2
 
le gain en tension devient GV  10 log 9   f  f  
  0  
3.3 Diagramme de Bode
Première forme : courbes de module et argument de la fonction de transfert
1
Eude de T  2
 f f 
9  0 
 f0 f 

- Si f  0 alors T  0 ; présence d’asymptote horizontale

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 18
- Si f   alors T  0 ; présence d’asymptote horizontale
1
- Si f  f 0 alors T 
3
Figure 15

 f f0  f0 f  f f 0  f0 f
Etude de   arg T   arctg   ou tg    
 3  3

- Si f  0 alors tg   et    ; présence d’asymptote horizontale
2

- Si f   alors tg   et    ; présence d’asymptote horizontale
2
Les deux asymptotes horizontales ci-dessus représentent la courbe idéale de l’argument de la fonction
de transfert
- Si f  f 0 alors tg  0 et   0
Figure 16
Deuxième forme : courbes du gain en tension et de l’argument de la fonction de transfert
  f f0  
2
 
Etude de GV  10 log 9   f  f  
  0  

- Si f   alors GV   ; présence d’asymptote oblique


2 2
f0  f f0  f  f f0   f 
Si f   ,  0 
, f    et 9      
f  0 f  f0  f0 f   f0  ; le gain en tension devient
 f  2   f 
GV  10 log     20 log  
 f 0    f0 
 
Si f  10 f0 alors GV  20 log  10   20dB

- Si f  0 alors GV   ; présence d’asymptote oblique


 f f0 
2 2
f  
f0  f f   f0 
Si f  0 , 0 ,    9        ; le gain en tension devient
0
f0  f0 f  f et  f0 f   f 
 f  2   f 
GV  10 log  0    20 log  0 
 f    f 
 
1
Si f  10 f0 alors GV  20 log  10   20dB

- Si f  f 0 , GV  10 log  9   20 log  3   9,54dB


Figure 17

3.4 Fréquences de coupure à -3dB

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 19
2
T 1 13 1  f f 
  9    0   18 ou
A -3 dB on a T 
max
soit 2 2 3 2 . On obtient l’équation
2  f f   f0 f 
9  0 
 f0 f 

 f f0 
2
 f f0  f f0 
    9  0 ou encore    3   3  0
 f0 f   f0 f  f0 f 
f f0 f f0
On obtient le système d’équations f  f  3  0 ou f  f  3  0
0 0
f f
Première équation f  f  3  0 ou f  3 f0 f  f0  0
0 2 2
0

Le discriminant de l’équation du second degré s’écrit   9 f0  4  f0  13f0


2 2 2
 
f1  

3f0  13 f0 f0 3  130
Les solutions de l’équation du second degré sont : 2 2
et

f1  

3f0  13 f0 f0 3  13 
 0 , f2 n’est pas solution de la première équation du second degré
2 2

f f
deuxième équation f  f  3  0 ou f  3 f0 f  f0  0
0 2 2
0

Le discriminant de l’équation du second degré s’écrit   9 f0  4  f0  13f0


2 2 2
 
f3  
 
3f0  13 f0 f0 3  13
0
Les solutions de l’équation du second degré sont : 2 2
et

f4 
3f0  13 f0


f0 3  13 
 0 , f4 n’est pas solution de la deuxième équation du second degré.
2 2

Les solutions du système d’équation sont : fi 


f0  13  3  f0  13  3 
2
et fS  2

La bande passante du filtre de Wien est : B  f S  fi 


f0
2
 
13  3  13  3 B  f S  fi  3 f0

0
Pour un filtre passe-bande, on définit le nombre sans dimension appelé facteur de qualité par Q 

avec 0 la pulsation de résonance et  la bande passante. Ainsi, pour un filtre passe-bande d’ordre 2, la
T0
fonction de transfert se met sous la forme canonique : T   
  0 
1  jQ   
 0  
f0 1
Le facteur de qualité du filtre de Wien est : Q  
3 f0 3
Ce facteur de qualité est très faible pour assurer juste le passage d’une bande passante et couper le reste.

III- FILTRES ACTIFS


1- Filtre passe-bas à circuit RC
1-1 Schéma du montage

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 20
Figure 15 : Filtre passe-bas actif à circuit RC
1-2 Fonction de transfert
ZC 1 1
En régime linéaire v d  0 soit VE   VE  , V E   VE  V e soit V E   V e et
ZC  R 1
R 1  jRC
ZC
1 1
V E   V s . La relation VE   VE  permet d’obtenir : V s  V e soit T  .
1  jRC 1  jRC
On a la même fonction de transfert qu'un filtre passe-bas passif. L'étude de la fonction de transfert est
identique à celle du filtre passe-bas passif.
2- Filtre passe-haut à circuit RC
2-1 Schéma du montage

Figure 16 : Filtre passe-haut actif à circuit RC


2-2 Fonction de transfert
R 1 1
En régime linéaire v d  0 soit VE   VE  , V E   VE  V e soit V E 
 V e et
ZC  R Z
1 C 1
1
R jRC
V E   V s . La relation VE   VE  permet d’obtenir : V s 
1
V e soit T 
1
.
1 1
1 1 j
jRC RC

On a la même fonction de transfert qu'un filtre passe-haut passif. L'étude est donc identique à celle
d'un filtre passe-haut passif.

Remarque :
Pour les filtres actifs, on utilise les propriétés de l’AOP pour établir la fonction de transfert et ensuite
l’étude de la fonction de transfert est identique à celle des filtres passifs.

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 21
CHAPITRE III LES OSCILLATEURS SINUSOIDAUX

Les systèmes bouclés interviennent dans plusieurs domaines surtout dans les applications industrielles.
Ces systèmes sont beaucoup utilisés dans les régulateurs (maintien d’une grandeur à la valeur
souhaitée) et dans les asservissements (système dont la sortie évolue en fonction de l’entrée). Au
niveau de l’électronique de commande (électronique petits signaux), ces systèmes trouvent leurs
applications dans la réalisation d’oscillateur (exemple : les oscillateurs sinusoïdaux).
I- GENERALITES SUR LES SYSTEMES BOUCLES
1) Définition

Un système bouclé est constitué par :


 une chaine directe ou chaine d’action : c’est un organe de puissance, généralement peu fidèle et
sensible aux perturbations, qui alimente la charge.
 une chaine de retour ou chaine de réaction : c’est un organe fidèle, généralement passif qui met
en jeu de faible puissance. Il prélève la grandeur de sortie et la réinjecte à l’entrée. La chaine de
retour est insensible aux variations de la charge et aux perturbations.
 un comparateur : c’est un dispositif qui effectue la différence entre la grandeur d’entrée x et la
grandeur xR issue de la chaine de retour.

De ce fait, le signal appliqué effectivement à la chaine directe est : e  x  xR soit EX XR

Figure 1 : Système bouclé H'

Nous choisissons un comparateur réalisant une différence mais le choix d’un comparateur additionneur
est également possible.

2) Fonction de transfert
2-1 Chaine directe
La fonction de transfert de la chaine directe est donnée par l’équation :
Y
H
E

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 22
2-2 Chaine de retour
La fonction de transfert de la chaine de retour est donnée par l’équation :
XR
K
Y

2-3 Fonction de transfert en boucle ouverte


Lorsque xR n’est plus appliqué sur le comparateur, le système est dit en boucle ouverte. Sa fonction de
transfert est :
XR Y XR
T
E
 
E Y
soit T  K  H

2-4 Fonction de transfert du système bouclé


L'expression de la fonction de transfert est :
Y
H 
X

Déterminons H  en fonction de H et K
Y X
EX XR , H  et K R
E Y

 Y  H  E or E  X  X R ce qui conduit à Y  H   X  X R  . En considérant que X R  K  Y


Y
H
E

on obtient Y  H   X  K  Y  soit Y  H  X  H  K  Y ou encore Y 1  K  H   H  X


Y H
Finalement H   
X 1 K  H

3) Mode de fonctionnement
3-1 Rapport caractéristique

Le mode de fonctionnement est déterminé par le module du rapport H  H de la fonction de transfert


du système complet et de la fonction de transfert de la seule chaine directe. Le rapport est :
H E 1
Y  H  E  H   X soit  
H X 1 K  H

H
1er cas :  1 ce qui conduit à H   H soit E  X et 1  1  K  H
H

Le signal de sortie Y  H   X a un module inférieur à celui Y  H  X qui serait obtenu en appliquant


directement X à l’entrée de la seule chaine directe. Le système est dit à réaction négative ou à contre
réaction.
H
2ème cas :  1 ce qui conduit à H   H soit E  X et 1  1  K  H
H

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 23
Le signal de sortie Y  H   X a un module supérieur à celui Y  H  X qui serait obtenu en appliquant
directement X à l’entrée de la seule chaine directe. Le système est dit à dit réaction positive.
Cas particulier
Lorsque le module de H  H tend vers l’infini pour 1  K  H  0 , le système devient instable et cette
instabilité se caractérise par l’apparition d’oscillation sinusoïdale en l’absence du signal d’entrée X .
Un tel système est un oscillateur.
On obtient le schéma de la figure 2 pour le système :

Figure 2 : Oscillateur'

De ce qui précède, pour un système bouclé, la condition d'oscillation est la suivante : K  H  1 ; c’est
la condition de Barkhausen.
Remarque : si le comparateur utilisé est un sommateur, la condition d’oscillation sinusoïdale est
K H 1.

II- Oscillateur à circuit RC à filtre de Wien


1) Schéma

Figure 3 : Oscillateur à filtre de Wien

2) Fonction de transfert
2-1 Chaine directe
On a un montage non inverseur :

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 24
R1  V 2 R  R2 V R
V E  et V E   V 1 et V 2  1 V 1 soit H  2  1  2
R1  R2 R1 V1 R1

2-2 chaine de retour

Figure 4 : Chaine de retour de l'oscillateur de Wien

Z 1 est l'impédance du circuit série et Z 2 celle du circuit parallèle.

2 Z
La loi du diviseur de tension appliquée au circuit donne :  V R  Z  Z V 2
1 2

VR Z 2 1 1 1 1
K    Z  R3  Y2   jC2
V 2 Z1  Z 2 Z1 1  Z 1  Y 2 avec 1 jC1 et R4
1
Z2

1 1
K soit K
 1   1  R C  1 
1   R3      jC2  1  3  2  j R3C2  
 jC1   R4  R4 C1  R4C1 

3) Condition d’oscillation

 R 
 1  2 
 R1   1 ou encore
La condition d’oscillation est : K  H  1 soit 
R3 C2 1 
1   j R3C2  
R4 C1  R4C1 

R3 C 2  1  R
1   j  R3C 2    1  2
R4 C1  R4 C1  R1

La résolution de l'équation précédente passe par la résolution du système d'équations suivant :

 R3 C 2 R2  C 2 R2 R3
R  C  R  C 2 R2 R3
  C  R  R
 4 1 1   1 1 4
 soit  C1 R1 R4 ou encore  1
R C   1  0 R R C C  2  1 f 
 3 2 R4 C1  3 4 1 2  2 R3 R4 C1C 2

1 C 2 R2 R3
La fréquence d’oscillation est f  et la condition sur les composants est   .
2 R3 R4C1C2 C1 R1 R4

1 C 2 R2 R3
La condition d’oscillation sinusoïdale est f  et   .
2 R3 R4C1C 2 C1 R1 R4

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 25
III- Oscillateur à circuit LC
1) Schéma

Figure 5: Oscillateur à circuit LC


2) Dimensionnement
2-1 chaine directe
R1  R2
On a un montage non inverseur : V 2  V1
R1

V2
Supposons le cas particulier où R1 = R2 ; la relation précédente devient V 2  2V 1 soit H  2
V1

2-2 Chaine de retour

Figure 6 : Chaine de retour de l'oscillateur à circuit LC

Z
La loi du diviseur de tension appliquée au circuit donne :  V R  Z  R V 2
3

VR Z 1 1 1 1
K    avec Y  jC  soit K
V2 Z  R3 R 1  R3  Y r  jL R3
1 3 1  jR3C 
Z r  jL

2-3 Condition d’oscillation


2
 1 2r  jL 
K  H  1 soit R3 ou r  jL  jR Cr  jL   R  1 ou encore
1  jR3C  3 3
r  jL

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 26
2r  jL  2r  jL 
 1 et finalement 1
r  jL  jR3 rC  R3 LC  R3 2
r  R3  R3 LC 2  j L  R3 rC 

On obtient l'équation suivante : 2r  jL   r  R3  R3 LC 2  j L  R3 rC  dont la résolution
nécessite celle du système d'équations suivant:

 2 R3  r
r  R3  R3 LC 2  2r  R3 LC 2  R3  r  
 soit  ou encore  R3 LC
2 L  L  R3 rC 2 L  L  R3 rC  L  R rC
 3

 2 R3 1
  
Si on suppose que r  R3 alors  R3 LC LC
 L  R rC
 3

1
La fréquence d’oscillation est f  et la condition sur les composants est L  R3 rC .
2 LC

IV-Oscillation à filtre de Colpitts


1) Schéma

Figure 7 : Oscillateur à filtre de Colpitts

2) Dimensionnement
2-1 L'interrupteur K est ouvert
V2 V3 V V
Calculer , et V . En déduire l’expression de la fonction de transfert T  V
R R
V1 V2 3 1

2-2 L'interrupteur K est fermé


1 C1  C 2
Montrer que la fréquence d’oscillation est : f  avec C 0 
2 LC 0 C1  C 2

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 27
Déterminer alors les conditions que doivent vérifier les éléments du montage.

CORRECTION
2-1 L'interrupteur K est ouvert
V2 R1  R2
La chaine directe est un montage non inverseur donc 
V1 R1

Figure 8 : Chaine de retour de Figure 9 : Chaine de retour de


l'oscillateur de Colpitts (K ouvert) l'oscillateur de Colpitts (K ouvert)
La chaine de retour est représentée à la figure 8.
Z
La loi du diviseur de tension appliquée au circuit de la figure 8 donne : V 3  Z  R V 2 soit
3

V3 1 1 C C 1  C C 1 
 avec Y  j C1  C2    j 1 2  soit Y  j 1 2   
V2 1  R3  Y jL C1  C2 jL  C1  C2 L 

3 V 1
Finalement V   C C 1 
2
1  jR3  1 2   
 C1  C 2 L 

ZC
Appliquons la loi du diviseur de tension au circuit de la figure 9:  V R  Z  Z V 3 soit
2

C2 C1

VR 1 V 1 C1
ou encore V   
R
 
V3 1  Z C1  Y C2 jC  C1  C 2
3 1 2
jC1

VR
Déduisons à partir des résultats précédents l’expression de la fonction de transfert T 
V1

VR V2 V3 VR R  R2 1 C1
T     1  
V1 V1 V 2 V 3 R1  C C 1  1  C2
C
1  jR3  1 2   
 C1  C 2 L 

2-1 L'interrupteur K est fermé


V2 VR
La fonction de transfert de la chaine directe est H  et celle de la chaine de retour K 
V1 V2

VR V2 V
La condition d’oscillation du système est : K  H    1 soit T  R  1 ou
V 2 V1 V1

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 28
R1  R2 1 C1
    1 ou encore
R1  C1  C 2 1  C1  C 2
1  jR3   
 C1  C 2 L 

R1  R2 C1  C C 1 
  1  jR3  1 2   
R1 C1  C 2  C1  C 2 L 

 R1  R 2 C1  R1  R 2 C1  C 2  R2 C 2
 R  1  R  R  C
 1 C1  C 2  1 C1  1 1
 ou  soit 
 R  C1  C 2   1   0  C1  C 2   1  2  1  C 2  1
C
3 
  C1  C 2   C1  C 2 
 L  L LC1  C 2 LC 0

1
La fréquence d’oscillation est f 
R2 C 2
et la condition sur les composants est  .
2 LC 0 R1 C1

Exercice
Soit l’oscillateur de Hartley de la figure 10.
1) L’interrupteur K est ouvert
V2 V3 VR VR
Calculer les amplifications complexes suivantes : , et . En déduire l’expression de T 
V1 V2 V3 V1
2) L’interrupteur K est fermé
1
Montrer que la fréquence d’oscillation est f  avec L0  L1  L2
2 L0 C
Déterminer alors la condition que doivent vérifier les éléments du montage.

Figure 10 : Oscillateur à filtre de Hartley

Cours d’Electronique Analogique ; Ing. M. SANGARE, Pr I. ZERBO ; U-AUBEN/ ISIG, L2 Electronique Page 29

Vous aimerez peut-être aussi