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Cours Analytique 2019-2020

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Année Académique 2019-2020

COUS DE COMPTABILITE ANALYTIQUE


IST AUTEUR : JEAN PAUL MOUSSAVOU
ENSEIGNANT DE COMPTABILITE

Comptabilité analytique
Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

Sommaire
CHAPITRE 1 : Introduction à la comptabilité analytique .................................................. 3
I) Définitions ....................................................................................................................... 3
1 Eléments fondamentaux de la terminologie de la comptabilité analytique........................... 3
2 Typologie des coûts en comptabilité analytique ...................................................................... 4
II) Rôles et méthode de la comptabilité analytique. ......................................................... 5
1. Rôle de la comptabilité analytique ........................................................................................... 5
2. Méthode de la comptabilité analytique.................................................................................... 5
Chapitre 2 : L’incorporation des charges en comptabilité analytique. ............................... 5
I) Différences résultant de méthodes spécifiques de calcul : les charges de substitution. .. 6
1. Les consommations de matières ............................................................................................... 6
2. Les dotations aux amortissements ........................................................................................... 6
3. les dotations aux provisions ...................................................................................................... 7
II) Différences résultant de la périodicité des calculs. ...................................................... 7
III) Différences résultant de la nature même des éléments retenus. .................................. 7
IV) Application de synthèse ............................................................................................... 7
Chapitre 3 : les charges directes et les charges indirectes .................................................... 8
I) Distinction entre charges directes et charges indirectes .................................................. 8
1. Les charges directes................................................................................................................... 8
2. Les charges indirectes. .............................................................................................................. 8
II) Les traitements des charges directes et des charges indirectes .................................... 8
1. Charges directes......................................................................................................................... 8
2. Les charges indirectes. ............................................................................................................. 9
Chapitre 4 : la méthode des coûts complets et les centres d’analyse. ................................ 11
I) Les coûts complets et les centres d’analyse. ................................................................. 11
1. Définition du centre d’analyse................................................................................................ 11
2. Typologie des centres d’analyse ............................................................................................. 11
II) Les étapes successives de la méthode des centres d’analyse ..................................... 12
1. La répartition primaire des charges indirectes .................................................................... 12
2 La répartition secondaire......................................................................................................... 12
Chapitre 5 : Calculs des coûts et valorisation de stocks ..................................................... 15
I) Le coût d’achat et valorisation de stocks des matières. ................................................. 15
1. Le coût d’achat ........................................................................................................................ 15
2. L’évaluation de stocks ............................................................................................................. 16
II) Le coût de production. ............................................................................................... 18
1. Coût de production simple...................................................................................................... 18
2. Coût de production dans des entreprises industrielles : difficultés (prise en compte des
déchets, les rebuts, les en-cours et les sous-produits) ............................................................... 19
III) Le coût de revient et le résultat. ................................................................................. 20
1. le coût de revient. ..................................................................................................................... 20
2. Le résultat (R) ....................................................................................................................... 21
IV) Concordance des résultats .............................................................................................. 21
Chapitre 6 : La variabilité des charges et le Seuil de Rentabilité .................................. 22
I) Le compte de résultat par variabilité ou compte de résultat différentiel. ...................... 22
1. Présentation.............................................................................................................................. 22
2. Terminologie. ........................................................................................................................... 22
II) Le seuil de rentabilité (SR). ............................................................................................. 23
1. Définition. ................................................................................................................................. 23
2. Calcul du SR. ........................................................................................................................... 23
3. Détermination graphique........................................................................................................ 24
4. Seuil de rentabilité et risque. .................................................................................................. 25
5. SR et date ou Point Mort (PM) .............................................................................................. 25
CAS PRATIQUES.................................................................................................................. 26

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

CHAPITRE 1 : Introduction à la comptabilité analytique

Introduction.
Alors que la comptabilité générale a essentiellement pour objet l’enregistrement des flux entre
l’entreprise et son environnement (clients, fournisseurs, actionnaires …), la comptabilité analytique se
préoccupe à titre principal des conditions d’exploitation internes de l’entreprise.

On peut définir la comptabilité analytique comme « un mode de traitement des données dont les objectifs
essentiels sont les suivants :
- Connaître les coûts des différentes fonctions assumées par l’entreprise,
- Déterminer les bases d’évaluation de certains éléments du bilan de l’entreprise (évaluation des
stocks),
- Expliquer les résultats en calculant les coûts des produits (biens et services) pour les comparer
aux prix de vente correspondant.
D’autre part,
- Établir les prévisions de charges et de produits d’exploitation (coûts préétablis et budgets
d’exploitation par exemple),
- En constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent (contrôle des coûts et des
budgets, par exemple).

D’une manière générale, elle doit fournir tous les éléments de nature à éclairer les prises de décision. »

La définition que nous venons de voir appelle les commentaires suivants :


- Il s’agit d’un véritable outil de contrôle de gestion qui repose essentiellement sur le calcul des
coûts en vue d’éclairer les prises de décisions ;
- Chaque entreprise à la possibilité et le devoir de choisir son propre système adapté à son activité,
sa taille, son organisation, les besoins des responsables
- Cependant, la recherche et le traitement de l’information ont un coût qu’il convient de comparer
à l’utilité (la valeur) de l’information.

I) Définitions
La compréhension des concepts de la comptabilité analytique impose l’utilisation d’une terminologie
précise dont les éléments seront présentés progressivement dans ce cours. Il est toutefois nécessaire de
définir les principaux dès maintenant.

1 Eléments fondamentaux de la terminologie de la comptabilité analytique.

1- 1 : Charges et produits d’exploitation

a. Les charges
En comptabilité générale, une charge est la constatation d’un flux de valeurs qui représente un emploi
définitif et qui a le plus souvent pour contrepartie un décaissement. Si cette acception est souvent retenue
en comptabilité analytique, il faut cependant signaler que la typologie classique de la comptabilité
générale : charges d’exploitation, charges financières charges hors activité ordinaire, n’y est pas toujours
transposable telle quelle.

b. Les produits

En CG, un produit d’exploitation désigne généralement la contre-valeur monétaire résultant de la vente


de biens ou de service créés par l’entreprise.
En comptabilité analytique le terme s’applique directement aux biens et services crées par l’entreprise.

c. Les coûts et coût de revient

1. Notion de coût :
Un coût est une accumulation de charges qui peut concerner un produit ou tout autre objet pour lequel
il peut sembler utile de regrouper des charges. On peut calculer plusieurs types de coûts suivant les

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

besoins d’information du système de gestion de l’entreprise servi par l’imagination des gestionnaires
qui en détermine les limites.

2. Le coût de revient
Parmi les coûts susceptibles d’être calculé, le PCG attribue un statut particulier au coût de revient. Il
s’agit, du coût d’un produit calculé au stade ultime de son élaboration économique : celui de sa livraison
au client.

Le coût de revient était antérieurement dénommé « prix de revient ». Cette appellation rénovée traduit
bien le fait qu’il s’agit bien d’un coût, dont la valeur résulte de la mise en œuvre de méthode de calcul
propre et interne à l’entreprise, et non d’un prix, lequel est l’un des paramètres de l’équilibre d’un marché
externe à l’entreprise.

Le coût de revient est un concept majeur de la comptabilité analytique car son évaluation est nécessaire
pour calculer le résultat analytique et apprécier ainsi la rentabilité d’un produit.

d. Résultat analytique et marge

1. Résultat analytique
Un résultat analytique est la différence entre la contre-valeur monétaire d’un produit et son coût de
revient
Il est généralement possible d’écrire :

Résultat analytique sur produit (X) = Prix de vente du produit (X) – Coût de
revient du produit (X).

2. Les marges
Une marge est la différence entre la contre-valeur monétaire d’un produit et un certain coût. Quel que
soit le coût calculé il est donc possible de lui associer une marge à la condition que ce coût corresponde
à un produit identifiable.

2 Typologie des coûts en comptabilité analytique

Chaque type de coût se définit par trois caractéristiques indépendantes les unes des autres : le champ
d’application, le contenu et le moment de calcul.

2-1 Le moment de calcul

a. Le coût constaté
Un coût constaté, comme son nom l’indique, résulte de la prise en compte de charges déjà engagées
correspondant à des facteurs de production employés dans l’élaboration, le stockage et la
commercialisation des produits de l’entreprise.

b. Le coût préétabli
Un coût préétabli est calculé à priori pour une période future. Il s’agit donc d’un coût prévisionnel fondé
sur l’application de normes, tant en matière de quantité de facteurs de production qu’en matière de coût
de ces facteurs.

2-2 Le contenu

a. Les coûts partiels


Les coûts partiels n’enregistrent qu’une partie des charges. Le critère qui permet le regroupement de ces
charges qualifie le coût considéré. Il peut s’agir :
- Du coût variable d’où sont exclues les charges fixes,
- Du coût direct d’où sont exclues les charges communes à plusieurs produits ou à plusieurs
activités,

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

- Du coût marginal qui ne retient que les charges relatives à la dernière unité ou à la dernière série
fabriquée.

b. Les coûts complets


Un coût complet regroupe l’ensemble des charges relatives à un produit, du stade d’achat au stade de sa
commercialisation.

2-3 Le champ d’application

On distingue :
- le coût par fonction économique,
- le coût par moyen d’exploitation,
- le coût par activité d’exploitation,
- le coût par responsabilité.

II) Rôles et méthode de la comptabilité analytique.

1. Rôle de la comptabilité analytique

- La connaissance des conditions d’exploitation de l’entreprise :


Contrairement à la comptabilité générale qui par nature est surtout un outil d’information des
tiers sur une situation patrimoniale, la comptabilité analytique a pour objet principal de produire les
informations à usage essentiellement interne sur les conditions d’exploitation de l’entreprise.

- L’évaluation de certains éléments du patrimoine : les stocks et la production immobilisée


- L’explication des résultats.

2. Méthode de la comptabilité analytique

Nous avons défini le coût comme étant une accumulation de charges. Leur calcul peut être réalisé
au moyen de tableaux récapitulatifs indiquant la nature, les quantités, les coûts unitaires et les
montants correspondants.

Exemple
Eléments de charges Quantité C.U Montant
Prix d’achat de la matière M A * 10 = 10A
Transport B * 5 = 5B

Coût d’achat par exemple X (510A+5B)/X (10A+5B)

Avec X la quantité de la matière première achetée.

Chapitre 2 : L’incorporation des charges en comptabilité analytique.

En principe les charges incorporées dans les coûts sont enregistrées par la comptabilité générale. Il en
est ainsi de la majorité des charges par nature inscrites dans les comptes de la classe 6, tant du point de
vue de leur identité que de celui de leurs montants. Toutefois la comptabilité analytique a pour objet de
mettre en évidence des coûts et des résultats pertinents et significatifs pour la gestion des entreprises
alors qu’en comptabilité générale les préoccupations prioritaires sont inspirées par des considérations
juridiques et fiscales. Il peut donc y avoir des différences entre les valeurs retenues pour les calculs des
coûts et des résultats et celles qui ont été imputées aux comptes de gestion (classes 6, 7 et 8).

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

L’objet de ce chapitre est donc de définir les concepts formels permettant d’identifier les causes
de différences entre les charges et produits saisis en comptabilité générale par rapport aux éléments
retenus pour être incorporés aux coûts et résultats calculés par la comptabilité analytique.

Ces différences d’incorporation peuvent résulter :


- de la mise en œuvre de méthodes spécifiques de calcul ;
- de la périodicité des calculs analytiques ;
- de la nature même des éléments détenus.

I) Différences résultant de méthodes spécifiques de calcul : les charges de


substitution.

Il s’agit de charges calculées pour leur incorporation aux coûts de la comptabilité analytique.
Leurs montants se substituent à ceux de la comptabilité générale. Dans le cas où les montants sont
différents, le résultat de la différence :
Charges de substitution – charges constatées ou calculées en comptabilité générale. Représentera
une différence d’incorporation.

Les charges de substitution concernent trois types de charges :


- les consommations de matières ;
- les amortissements ;
- les provisions.

1. Les consommations de matières

Pour certains calculs de coûts, une valeur conventionnelle de sortie des stocks peut être
substituée aux valeurs normalement utilisées.

Exemple : au cours d’une période considérée, 2500 kg de matières premières, dont le coût
unitaire s’élève à 1000 F CFA, ont été utilisés. La baisse du cours de cette matière sur le marché permet
d’évaluer le kg à 800 F CFA son coût de remplacement
Pour ne pas grever le coût de production du produit fabriqué avec cette matière première, les
responsables de la gestion ont décidé de valoriser au coût de remplacement les matières premières
incorporées.
On obtient :
Coût conventionnel (de remplacement : 800 F * 2500 = 2.000.000
- Coût de sortie des matières première (1000 F *2500 = 2.500.000
Différence sur matière consommées = - 500.000

2. Les dotations aux amortissements

L’amortissement pour dépréciation est calculé en comptabilité générale selon des critères souvent dictés
par la réglementation fiscale, critères qui peuvent manquer de pertinence en comptabilité analytique.
Le plan comptable général propose de substituer, en comptabilité analytique, une charge d’usage à
l’annuité d’amortissement enregistrée en comptabilité générale. Cette charge est définie par le rapport :
Valeur d’usage de l’immobilisation
Durée prévue d’usage

(*) La valeur d’usage se distingue de la base d’amortissement en comptabilité. Générale. Par le fait que
c’est une valeur actualisée qui prend en compte l’évolution du prix du marché. Elle permet en principe
d’envisager, le renouvellement de l’immobilisation utilisée dans le cycle de production. De même, la
durée prévue d’usage peut différer de la durée d’amortissement du fait que la première représente « la
durée probable d’utilisation au moment où elle est destinée »)
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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

La charge d’usage est incorporée aux coûts tant que l’immobilisation reste en service alors que la charge
courante cesse d’exister lorsque l’immobilisation est amortie.

3. les dotations aux provisions


Le plan comptable général prévoit de substituer aux dotations aux provisions courantes des charges
étalées dont les montants sont calculés en fonction de considérations purement économiques. Elle ne
retient en termes de dotations aux provisions que celles pour risques et charges. En effet, les
dépréciations des éléments d’actifs relèvent d’une analyse patrimoniale ce qui n’est pas l’objet du calcul
des coûts.

Les différences d’incorporation sur provisions sont définies par l’opération : Charges étalées – dotation
aux provisions

II) Différences résultant de la périodicité des calculs.

En raison des considérations réglementaires (Le résultat doit être calculé au moins une fois par an) ou
contractuelles ou privées (loyers, assurances), la périodicité des calculs de la comptabilité générale
diffère de celle de la comptabilité analytique, dans laquelle les coûts sont calculés beaucoup plus
fréquemment (tous les mois en général)

Afin de résoudre cette difficulté il est prévu de pratiquer un abonnement des coûts calculés par période
aux charges qui sont constatées ou calculées de façon régulière en comptabilité générale, mais avec une
périodicité différente.

Exemple : un loyer trimestriel de 900.000 F CFA est payé pour un bâtiment abritant un atelier. Les coûts
mensuels de production comprennent donc un abonnement de 300.000 F CFA.

III) Différences résultant de la nature même des éléments retenus.

1. Les charges non incorporables

Il s’agit en premier lieu, des charges exceptionnelles, dont le caractère même interdit de les faire
apparaître dans les coûts. Sont concernés également certaines dotations qui, bien que n’ayant pas un
caractère exceptionnel au sens ou l’entend la comptabilité générale, représentent des charges atypiques
par rapport à l’exploitation normale de l’entreprise.

2. les charges supplétives

Ce sont des charges qui ne sont pas considérées comme telle par la comptabilité générale mais pris en
compte dans le calcul des coûts par la comptabilité analytique. On distingue :
- La rémunération du travail de l’exploitant non salarié ;
- La rémunération des capitaux propres.

IV) Application de synthèse

Données extraites de la comptabilité générale de l’entreprise ABC


- Charges enregistrées au mois d’octobre N : 425.000 F (hors achats de matières premières) ;
- Sur ce total 80.000 F correspondent à des charges constatées en octobre mais qui font l’objet
d’un abonnement pour un montant mensuel de 70.000 F.

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

- Le coût d’achat des matières premières utilisées s’élève à 120.000 F. Les sorties sont toutefois
valorisées à un coût conventionnel évalué à 112.000.
- Les dotations annuelles aux amortissements des immobilisations s’élèvent à 600.000, la charge
d’usage correspondante est estimée à 660.000 F.
- Une charge exceptionnelle de 30.000 F non incorporable aux coûts a été enregistrée en octobre.
- La rémunération fictive des capitaux propres est incorporée aux coûts (taux annuel 10%,
montant des capitaux propres 1.200.000 F).

Travail à faire :
i. Calculer les différences d’incorporation
ii. Calculer les charges incorporables aux coûts du mois d’octobre.

Chapitre 3 : Les charges directes et les charges indirectes

Il a été établi dans les chapitres précédents que les charges retenues pour leur incorporation aux
différents coûts cheminent à travers un réseau d’analyse.
Il est nécessaire de distinguer maintenant :
- les charges directes qui ne concernent qu’un seul coût et qui peuvent être affectées sans calcul
intermédiaire,
- les charges indirectes qui concernent plusieurs coûts et qui doivent faire l’objet d’un
traitement préalable avant d’être imputées aux différents coûts.

I) Distinction entre charges directes et charges indirectes

C’est le mode de cheminement des charges, à l’intérieur du réseau d’analyse, qui détermine leur
caractère direct ou indirect.

1. Les charges directes.


Les charges sont dites « directes » lorsque l’on peut les affecter sans ambiguïté et sans calcul préalable
au coût d’un produit ou d’un établissement : ce sont des charges dont la destination est connue.

Leur affectation aux coûts repose sur l’existence de moyens de mesure. C’est ainsi par exemple, que
les matières premières utilisées pour la fabrication d’un produit et identifiée par un bon de sortie
constituent une charge de production de ce produit.

De même, le montant des salaires et charges sociales relatifs à des heures de travail passées par un
ouvrier à la réalisation d’une commande et mesurées par un bon de travail représente une charge
directe pour cette commande.

2. Les charges indirectes.


Leur incorporation aux coûts exige un traitement préalable qui comprend toujours une certaine dose
d’arbitraire.
Le Plan Comptable Général préconise un traitement basé sur la méthode des centres d’analyse (cf.
chapitre 4).

II) Les traitements des charges directes et des charges indirectes

1. Charges directes

Exemple : les produits A et B fabriqués ont nécessité les facteurs de production suivants :
- BM 30 : bon de la matière X (3500 pour A et 4000 pour B) ;
- BM 31 : bon de la matière Y (1700 F pour A, 2000 F pour B) ;
- BT 15 : bon de travail (850 pour A, 950 pour B).

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Leur affectation peut être présentée dans un tableau du modèle suivant :

Coûts d’un produit.


Eléments de coût Produit A Produit B

Matières
- Matière X BM 30
- Matière Y BM 31
Main d’œuvre
- MOD BT 15
Coût de production 6050 6950

2. Les charges indirectes.

Le traitement préalable de ces charges, quelle que soit la méthode retenue, est réalisé dans un
document extra comptable. Deux phases sont à distinguées :
- La répartition qui consiste à ventiler, en fonction de leur finalité ou de leur utilité, les charges
indirectes,
- L’imputation : qui consiste à incorporer aux différents coûts une quotte part calculée des
charges indirectes précédemment réparties.

Application :

Une entreprise industrielle a répertorié un certain nombre de charges mensuelles que le comptable
décide de classer comme charges indirectes :
- salaires 3.000.000
- consommation de fournitures : 600.000
- amortissements : 1.500.000.

Ces charges sont réparties sur les activités de production et de distribution suivant le tableau ci-
dessous :
Charges Production Distribution
- salaires 40% 60%
- consommations de
fournitures 80% 20%
- amortissements 60% 40%

L’imputation aux coûts est réalisée :


- Pour les charges indirectes de production : proportionnellement aux salaires directs de
fabrication du mois qui se chiffrent à 5.160.000 ;
- Pour les charges indirectes de distribution : proportionnellement au chiffre d’affaires réalisé,
CA qui se chiffre à 23.220.000 F.

Les salaires directs de fabrication de la commande n°200 sont de 470.000 F.


Le prix de vente de la commande n°200 est de 1.330.000 F ;
Le coût des matières consommées pour la fabrication de la commande est de 420.000 F.

Travail à faire :
Procéder à la répartition des charges indirectes ;
Calculer les coefficients d’imputation ;
Déterminer le coût de la commande n°200.

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

Solution.
Charges indirectes
Centre Centre
Eléments de charge Montant production distribution

Salaires 3000000

Consommation 600000

Amortissement 1500000

Total 5100000

2) Coefficient d'impution
Centre production= (2580000/5160000) =
Centre distribution = (2520000/23220000) =

3) Coût de production de la commande n°200

Elément de charges Qté CU Montant

Matières consommées

MOD

Charges indirectes

Atelier production 0

Atelier distribution 0
Coût de revient de la
commande 0

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Chapitre 4 : La méthode des coûts complets et les centres d’analyse.

Comme il a été précisé dans le chapitre précédent, les charges indirectes exigent un traitement préalable
à leur incorporation aux coûts.
Les méthodes évoquées se caractérisent par une part importante d’arbitraire. Les coûts calculés risquent
de manquer de pertinence, et ceci plus particulièrement si les charges augmentent.
Pour éviter cette situation et une trop grande diversité des critères d’imputation des charges indirectes,
le PCG propose une méthode, la méthode des centres d’analyse, pour organiser ce traitement.

I) Les coûts complets et les centres d’analyse.

1. Définition du centre d’analyse


Un centre d’analyse est une subdivision comptable de l’entreprise où sont analysés et grouper les
éléments de charges indirectes avant leur imputation aux coûts.

2. Typologie des centres d’analyse

Plusieurs classifications peuvent être proposées :

2-1 Classification reposant sur les critères d’organisation.

- Les centres fonctionnels : les activités économiques assumées par l’entreprise peuvent être
regroupées par grandes fonctions. La liste suivante est souvent retenue :
o Administration
o Production
o Distribution
o Approvisionnement.

- Les centres de travail : les entreprises de dimension importante sont, de façon générale,
formellement structurées avec des services clairement désignés pour réaliser certaines tâches
bien délimitées. Les centres d’analyse regroupent les charges de ces services. C’est ainsi qu’on
peut rencontrer, par exemple, les centres suivants :
o Atelier de fabrication,
o Atelier de finition
o Service après-vente
o Etc.

2-2 Classification reposant sur le mode d’imputation des charges indirectes aux coûts.

- Les centres de travail : un centre de travail est un centre d’analyse dont l’activité peut être
mesurée au moyen d’une unité physique, appelée « unité d’œuvre », permettant d’imputer aux
coûts les charges indirectes de ce centre.
Cette unité peut être exprimée en :
o unité de temps (heure, minute…)
o autres unités physiques (poids : kg, tonnes – surface : m2 – volume : m3, litre – nombre
d’objet)
- Les centres de frais : l’activité de ces centres ne peut être mesurée de façon satisfaisante au
moyen d’une unité physique. L’imputation des charges indirectes sera réalisée sur un modèle
de relation de proportionnalité avec une base monétaire appelée « assiette de frais ».

2-3 Classification reposant sur le mode de traitement préalable des charges indirectes.

Les prestations fournies par les centres d’analyse peuvent être destinées directement à des produits ou à
des services. Il s’agit alors des « centres principaux ». Si celles-ci sont destinées à d’autres centres
d’analyse, il s’agit alors de centres auxiliaires.

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

- Les centres principaux


Ce sont des centres d’analyse dont les charges sont imputées au moyen des unités d’œuvre ou des
assiettes de frais aux coûts des produits ou des services.

- Les centres auxiliaires


Les charges de ces centres sont cédées à d’autres centres (auxiliaires ou principaux) au cours d’une
phase de répartition secondaire.

II) Les étapes successives de la méthode des centres d’analyse

Les étapes successives de la méthode des centres d’analyse peuvent être résumées par le schéma
suivant :

Centres auxiliaires
Charges
indirectes Centre principal 1 Centre principal 1

Centre principal 2 Centre principal 2

Centre principal 3 Centre principal 3


Répartition
primaire (totaux primaires) Répartition (totaux secondaires) imputation
secondaire aux coûts

1. La répartition primaire des charges indirectes

1-1. Présentation de la répartition primaire.


L’analyse des charges indirectes est réalisée dans un tableau appelé « tableau d’analyse » ou tableau
de répartition où figure :
- en ligne : les éléments de charges à répartir et à affecter (classées par nature) ;
- en colonne : les centres d’analyse.

Exemple : répartition primaire des charges indirectes

Charges à répartir Montants Centre Centre Centre Centre


auxiliaire principal 1 principal 2 principal 3
Services extérieurs 120000 40% 20% 20% 20%
Autres services extérieurs 150000 30% 20% 25% 25%
Charges de personnel 350000 25% 35% 15% 30%

Totaux primaires 620 000

Procéder à la répartition primaire des charges indirectes.

2 La répartition secondaire.

Cette opération consiste à ajouter aux charges primaires des centres principaux une quote-part des
charges des centres auxiliaires correspondant aux prestations reçues par ces derniers. Cette quote-part
est évaluée au moyen d’une « clé de répartition ».

Trois situations peuvent être distinguées : la répartition simple, la répartition hiérarchisée « ou en


cascade » et la répartition avec prestations réciproques.
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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

2-1 Répartition secondaire hiérarchisée.

Ce cas de figure se produit lorsque les centres auxiliaires eux-mêmes peuvent être hiérarchisés. Cela se
produit si les centres situés « en amont » dans l’analyse fournissent des prestations aux centres situés en
« aval » mais n’en reçoivent pas de ces derniers. Les charges correspondantes se déversent donc « en
cascade et atteignent progressivement les centres principaux.

Exemple :
Charges à répartir CA1 CA2 CA3 CP1 CP2 CP3
Totaux de la
répartition primaire 30000 50000 70000 120000 150000 300000

CA1 -30000 5000 2000 2000 15000 6000


CA2 -55000 3000 16000 16000 20000
CA3 -75000 4000 35000 36000
Totaux répartition
00 00 00 142000 216000 362000
secondaire.

2-2 Répartition secondaire avec prestations réciproques.

Dans ce cas de figure, le total des charges d’un centre auxiliaire à répartir dépend des charges qu’il reçoit
et donc aussi des charges qu’il cède aux autres centres. Ce total ne peut donc être calculé au moyen
d’une simple addition.
Toutefois, ce montant peut être approché avec une précision suffisante à la suite d’approximations
successives (méthode itérative) ou être calculé exactement, après avoir posé et résolut le système
d’équations correspondant.

Exemple : répartition secondaire avec prestations croisées

Charges à répartir CA1 CA2 CP1 CP2 CP3

Totaux de la
répartition primaire 12.000 30.000 100000 150000 120000

Clé de la répartition
secondaire.

CA1 - 10% 30% 30% 30%


CA2 20% - 20% 40% 20%
Totaux répartition
secondaire. 00 00

Solution :
Charges à répartir CA1 CA2 CP1 CP2 CP3

Totaux de la
répartition primaire 12.000 30.000 100.000 150.000 120.000
Répartition
secondaire.
CA2
CA3

Totaux répartition 00 00
secondaire.

13
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2-3. L’imputation des charges indirectes aux coûts.

L’imputation des charges indirectes est réalisée sur la base des unités d’œuvre ou des assiettes de frais
retenues pour les différents centres.

1. Choix des unités d’œuvre et d’assiette de frais.

L’unité d’œuvre représente l’unité de mesure de l’activité d’un centre de travail.

Les nombres d’unités choisies doivent varier en étroite corrélation avec le montant des charges
correspondantes. Elles doivent également permettre une mesure pertinente de leur niveau d’activité.

Deux approches sont très souvent retenues pour leur choix : l’approche statistique et l’approche
organisationnelle.

2. Calcul des coûts d’unité d’œuvre ou des taux de frais et l’imputation des charges aux
coûts.

2-1 Calcul des coûts d’unité d’œuvre

- Coût d’unité d’œuvre

Le coût d’unité d’œuvre d’un centre de travail est obtenu par le rapport :
Coût total du centre de travail
------------------------------------
Nombre d’unité d’œuvre
- Taux de frais
Le taux de frais d’un centre de frais (ou centre de structure) est obtenu par le rapport :
Coût total du centre de frais
---------------------------------
Assiette de frais

Il est exceptionnel que les quotients définis ci-dessus donnent des résultats « ronds » il convient donc
de fixer une règle d’arrondi pour les calculs.
Les écarts résultant de l’application des règles d’arrondi par excès ou par défaut constituent des
différences de traitement comptable.

Exemple :
- Coût total du centre « Atelier A » 192. 000
Nature de l’unité d’œuvre (NUO) HM
Nombre d’unité d’œuvre (Nbre UO) 2100
Règle d’arrondi : 3ème décimale par défaut
192 000
Le coût de l’heure machine = ----------- = 91,42857
2100
Coût arrondi = 91,428

Différence de traitement comptable = 192 000 – (91,428 * 2100) = 1,20

Cette différence représente une insuffisance d’imputation.

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3. L’imputation des charges aux coûts.

L’imputation des charges indirectes d’un centre d’analyse à un coût est réalisée en effectuant le produit :

- coût de l’unité d’œuvre X le nombre d’unité d’œuvre du centre s’il s’agit d’un centre de travail :
- taux de frais X quote-part du produit dans l’assiette de frais (évaluer en unité monétaire).

Chapitre 5 : Calculs des coûts et valorisation de stocks

I) Le coût d’achat et valorisation de stocks des matières.

1. Le coût d’achat

Le calcul des différents coûts (achat, production, revient) s’établit-en suivant l’ordre du cycle
d’exploitation. Le coût d’achat est donc le premier coût calculé.

Définition du coût d’achat


Le coût d’achat est calculé pour chaque matière première et chaque marchandise. Il s’obtient par
l’addition de toutes les charges concernant l’achat de la matière première jusqu’à son entrée en stock.

Ainsi : Coût d’achat = Prix d’achat net hors taxes + Charges liées à l’achat.

1.1. Le prix d’achat

Le prix d’achat à retenir est celui figurant sur les factures d’achat, sachant que :
- Les réductions commerciales (rabais, remises, ristournes) doivent être déduites (prix d’achat
net).
- La taxe sur la valeur ajoutée récupérable ne doit compter (prix d’achat hors taxes).

1-2) les frais d’achat

Les frais d’achat comprennent des charges directes et des charges indirectes.
- Les charges directes correspondent aux charges qui peuvent être directement affectées à la
fonction achat et à chaque matière achetée. Par exemple : les frais de transport, les droit de
douane, les diverses commissions versées …
- Les charges indirectes correspondent aux charges regroupées dans des centres d’analyse
(principalement le centre d’approvisionnement). Ces charges sont réparties entre les différentes
matières en fonction de l’unité d’œuvre ou les assiettes de frais
-
Montant des charges
Indirectes Coût de l’UO du centre Nombre d’UO
D’approvisionnement affecté = approvisionnement x consommé
A la matière M par la matière M

Application.
L’entreprise Valoire fabrique des tables et des chaises avec du Mbilinga et de l’okoumé. Pour le mois
de septembre 2004, elle possède les informations suivantes concernant les achats de bois :

1. Prix d’achat :
- Achat de 500 tonnes de Mbilinga au fournisseur SNBG au prix de 40.000 F la tonne hors taxes.
La SNBG accorde habituellement une remise de 2% à tout client atteignant ou dépassant 500
tonnes.
- Achat de 300 tonnes d’okoumé au fournisseur POGAB au prix de 23.600 F TTC (TVA au taux
normal).

2. Autres charges directes :


15
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Le transport du bois se fait par train. La SETRAG facture 7.500 F chaque tonne transportée.

3. Charges indirectes :
Le centre approvisionnement a enregistré un total de charge s’élevant à 2.100.000 F CFA. La nature
de l’unité d’œuvre de ce centre est la tonne achetée

Travail à faire :
1) Calculer le coût de l’unité d’œuvre du centre approvisionnement.
2) Calculer dans un tableau le coût d’achat des matières premières.

1) CUO
CUO = 2100000/(500+300)= APPROV
TOTAUX SECONDAIRES
NUO Tonne achetée
Nbre UO
CUO #DIV/0!

2) COÛT D'ACHAT
MBILINGA OKOUME
ELEMENTS QTE CU MONTANT QTE CU MONTANT
ACHAT 0 0
TRANSPORT 0 0
APPROVISIONNEMENT 0 0
COÛT D'ACHAT #DIV/0! 0 #DIV/0! 0

2. L’évaluation de stocks

Le calcul de coûts d’achat ne pose aucun problème. Pour le calcul des coûts suivant en revanche, on
rencontre une incertitude pour l’évaluation des sorties de stock.

2.1. La valorisation des stocks : les différentes méthodes

a. Méthode du coût moyen unitaire pondéré périodique (CMUP)

Principe
Les sorties de stock ne sont valorisées qu’en fin de période. Elles le sont toutes au même coût
unitaire donné par la formule :

Valeur du stock initial + valeur des entrées de la période


CMUP = ---------------------------------------------------------------------
Quantité en stock initial + quantité entrée de la période

La période retenue est celle qui correspond à celle du calcul des coûts (le mois, le trimestre par
exemple)
Durant la période, on enregistre les entrées en quantité. Ces dernières sont valorisées en fin de
période par le calcul des coûts du stade précédent. Les sorties et le stock final ne sont valorisés et
connus qu’en fin de période.

Critiques

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Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

- Les calculs sont simples dans cette méthode mais sont forcément tous effectués au
même moment.
- Elle est couramment utilisée en pratique.

b. Méthode du premier entré, premier sorti (préconisé par le SYCOHADA)

Principe
Dans cette méthode également appelée FIFO (first in, first out), chaque lot est fictivement
individualisé. Les sorties sont ensuite valorisées en épuisement des lots en stock du plus ancien au
plus récent.

Critiques
- Elle suppose qu’on connaît séparément le coût de chaque entrée, ce qui est assez
théorique en dehors des valorisations de MP aux prix d’achat quand les frais
d’approvisionnement peuvent être tenus pour négligeables
- Elle conduit à valoriser les sorties à des coûts qui peuvent être anciens et à valoriser les
stocks finals à des coûts récents.
- Etc.

c. Coût moyen unitaire pondéré après chaque entrée

Principe
On calcul un coût moyen unitaire pondéré après chaque entrée et, entre deux entrées, toutes les
sorties sont valorisées au dernier coût moyen calculé.

Valeur du stock initial + valeur des entrées de la période


CMUP = ---------------------------------------------------------------------
Quantité en stock initial + quantité entrée de la période

Critiques
- Cette méthode suit l’évolution des prix et des coûts de très près et a l’avantage de
répartir les calculs tout au long de la période de calcul.
- Elle est difficile à mettre en œuvre car elle n’est possible que si l’on connaisse le coût
de chaque lot entré (voir méthode PEPS)
- Elle exige en outre des calculs long et fastidieux, mais l’informatique peut les facilités.

Application :

La société MOUBA &Fils a enregistré les mouvements matière suivants sur la matière première P au
cours du mois de mars 2005.

Quantités Coût
3 mars Bon entrée n°23 300 kg 15 300 F
10 mars Bon sortie n°214 200 kg
15 mars Bon entrée n°24 400 kg 21 200 F
18 mars Bon entrée n°25 200 kg 11 200 F
23 mars Bon sortie n°250 600 kg
25 mars Bon sortie n°260 100 kg

Le stock au 1er mars 2005 s’élève à 100 kg pour une valeur de 4 700 F CFA.

Travail à faire

Présenter la fiche de stock suivant les méthodes :


- CUMP fin de période,
- CUMP après chaque entrée,
- FIFO ou PEPS
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II) Le coût de production.

1. Coût de production simple.

Un coût de production est composé de charges directes, qui peuvent lui être directement affectées, et de
charges indirectes qui transitent généralement par des centres d’analyse.
- Les charges directes se composent principalement des matières et produits
intermédiaires utilisés dans la fabrication du produit.
- L’imputation des charges indirectes aux coûts de production est réalisée au moyen
d’une quote-part qui résulte :
- des unités d’œuvre (centre de travail),
- des assiettes de frais (centre de frais).

Ainsi, on peut écrire :

Coût de production simple = Coût de sortie des MP + CD de P° + CI de P°

Charges indirectes de Nbre d’unité d’œuvre


Production du produit (P) = du produit (P) x CUO

Application :

La société ABSOLEC fabrique et commercialise 2 produits : A1 et A2.


Ces produits sont obtenus par l’assemblage, dans l’atelier d’assemblage de composants eux-mêmes
fabriqués dans un atelier d’usinage : C1, C2 et C3.
Les matières mises en œuvre et les flux enregistrés au cours du mois d’octobre sont les suivants :
Atelier d’usinage

C1 C2 C3

Matière M utilisée en kg 800 1600 1200


Matière N utilisée en kg 400 600 800

Quantités produites 2400 6600 4800

Atelier d’assemblage
A1 A2
C1 800 1600
C2 2400 3200
C3 1200 1600
Quantités produites 400 1600

La main d’œuvre directe de l’atelier d’usinage coûte 800 F de l’heure. Les relevés indiquent : C1 = 1200
h ; C2 = 4800 h et C3 = 7200 h.
La main d’œuvre directe de l’atelier assemblage coûte 750 F de l’heure. 800 heures concernent le produit
A1 et 2400 heures concernent le produit A2

Les charges indirectes sont regroupées dans des centres d’analyses :


- atelier d’usinage = coût total 11.616.000 F CFA, unité d’œuvre : l’heure de MOD ;

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- atelier d’assemblage = coût total 4.860.000 F CFA, unité d’œuvre le nombre de


composants assemblés.

Les coûts unitaires moyens pondérés des matières premières sont pour le mois d’octobre N :
Matière M = 620 F le kg
Matière N = 440 F le kg

Les composants C1, C2, C3 et les produits A1 et A2 sont stockés en magasin. Il n’y avait ni composants,
ni produits assemblés en stock le 1er octobre.

Travail à faire :

Calculer le coût de production des composants fabriqués au cours du mois d’octobre N.


Calculer le coût de production des produits A1 et A2 fabriqués.

Solution.

2. Coût de production dans des entreprises industrielles : difficultés (prise en compte des
déchets, les rebuts, les en-cours et les sous-produits)

2.1. Les en-cours de fabrication.

La somme des éléments constitutifs du coût de production de la période considérée est partagée entre
les produits finis et les produits inachevés, proportionnellement aux respectifs de fabrication ou à toute
autre donnée technique choisie comme base de répartition.
Le coût de production des produits finis à l’issue d’une période s’obtient par la relation :

Charges de fabrication de la période


+ En-cours de début de période
- En-cours fin de période
________________________________
= Coût de production des produits terminés

2.2. Les rebuts.

a. Définition

Les rebuts sont des produits finis ou semi-ouvrés chez lesquels des malfaçons ont été constatées, les
rendant ainsi impropre à une utilisation ou à une vente normale.

b. Evaluation

Normalement, les charges de production ont été identiques et le coût de production reste le même
que pour un produit fini.

c. Influences sur le coût de production des produits finis.

Divers cas pouvant se présenter selon que les rebuts sont :


- Sans aucune valeur et doivent être éliminés : leur évacuation n’entraîne aucun frais : dans ce cas
le coût de production total de la période n’est pas modifié mais il ne sera réparti qu’entre les produits
correctement exécutés et leur coût unitaire se trouvera majoré d’autant ; leur évacuation peut
entraîner des frais supplémentaires : ils majorent d’autant le coût de fabrication des produits finis ;

19
Cours de comptabilité analytique réalisé par Monsieur MOUSSAVOU Jean Paul, Enseignant de gestion

- avec une valeur de revente : leur vente n’entraîne aucun frais : dans ce cas le prix de vente des
rebuts viendra en diminution du coût de production total de la période, ce qui diminuera le coût
unitaire des produits correctement exécutés ; leur vente entraîne des frais supplémentaires
La différence entre le prix de vente des rebuts et les frais supplémentaires viendra en diminution du
coût de production total.

2.3. Les déchets

a. Définition

Les déchets sont des résidus de toute nature provenant soit des matières premières elles-mêmes :
sciure, copeaux, limaille etc. soit du processus de fabrication : eaux résiduelles (fromage blanc et
petit-lait).

b. Influence des déchets sur le coût de production des produits finis.

Le principe est le même que pour les rebuts.

c. Exemple :

On fabrique un produit A qui génère un déchet : au cours du mois de septembre, on a fabriqué 1000
kg de A et on a obtenu 100 kg de déchets, le coût de production global est de 156.340 F CFA.
Hypothèse1 : le déchet est sans valeur : le coût de production de 1000 kg de A est 156 340

Hypothèse 2 : le déchet est sans valeur et génèrent 2000 F CFA de frais d’évacuation : le coût de
production des 1000 kg A est 156 340 + 2000 = 158 340 F CFA soit 158,34 F CFA le kg ;

Hypothèse 3 : le déchet est vendu 5 F le kg : le coût de production des 1000 kg de A est de 156 340
F CFA –(100 x 5) = 155 840 F CFA soit 155,84 le kg ;

Hypothèse 4 : le déchet est vendu 15 F CFA le kg avec les frais supplémentaires de 9 F le kg : le


coût de production des 1000 kg de A est de 156 340 F – 100 * (15-9) = 155 740 F CFA soit 155,74
F le kg.

2.4. Les sous-produits

a. Définition

Le sous-produit, encore appelé produit secondaire se distingue du déchet en ce qu’il y a toujours


une certaine valeur et, parfois même, il nécessite un traitement supplémentaire.

b. Détermination du coût de production du sous-produit brut.

Il faut déduire du prix de vente que l’on s’est fixé :


- un pourcentage normal de bénéfice afin d’obtenir le coût de revient du sous-produit raffiné ;
- le montant des frais de distribution nécessaire à son écoulement permettant de déterminer le coût
de production du sous-produit raffiné ;
- les charges relatives au traitement complémentaire afin d’en déduire le coût de production
théorique du sous-produit brut

III) Le coût de revient et le résultat.

1. le coût de revient.

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1.1. Définition :

Le coût de revient est le coût du produit distribué calculé au dernier stade de l’analyse. Il s’agit donc en
principe d’un coût complet regroupant l’ensemble des charges correspondant à l’élaboration d’un
produit jusqu’au stade final de sa livraison au client.

1.2. Composante du prix de revient

a. Cas d’une entreprise commerciale

Le coût de revient est composé :


- du coût d’achat des marchandises vendues (évalué en sorties de stocks)
- du coût de distribution ;
- des autres coûts.

b. Cas d’une entreprise industrielle

Le coût de revient est composé :


- du coût de production des produits vendus (évalué en sorties de stocks) ;
- du coût de distribution ;
- des autres coûts hors production

2. Le résultat (R)

Le résultat analytique est égal à la différence entre le chiffre d’affaires (vente de la période) et le coût
de revient des produits vendus.

R= Chiffre d’affaires – Coût de revient

Le résultat analytique se calcule produit par produit, la somme des résultats analytiques forme le résultat
analytique global.

IV) Concordance des résultats

A l’aide du résultat analytique global, égal à la somme des résultats des différents produits, on peut
retrouver le résultat de la comptabilité générale. Cette concordance des résultats des deux comptabilités
permet de vérifier l’exactitude des calculs.

L’équilibre s’obtient par la formule suivante :

Résultat analytique global


- Charges non incorporables
+ Charges supplétives
- Mali d’inventaire
+ Boni d’inventaire
- Différences d’arrondis par défaut
+ Différences d’arrondis par excès
= Résultat de la comptabilité générale.

Les différences d’arrondis correspondent en général à un arrondi opéré lors du calcul des coûts des unités
d’œuvre ou du calcul du coût moyen pondéré unitaire lors de la valorisation des sorties de stock.

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Chapitre 6 : La variabilité des charges et le Seuil de Rentabilité

La prise en compte du niveau d’activité permet de classer les charges en deux catégories :

- Les charges variables liées au volume d’activité ;


- Les charges fixes liées à la structure de l’entreprise.

Cette classification permet de présenter des comptes d’exploitation ou des comptes de résultat par
variabilité afin de mettre en évidence la marge sur coût variable qui contribue à couvrir les charges
fixes supportées au courant de la période étudiée.
La marge sur coût variable permet aussi de déterminer le chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise
est bénéficiaire : le seuil de rentabilité.

I) Le compte de résultat par variabilité ou compte de résultat différentiel.

1. Présentation

Le classement des charges en charges variables (ou opérationnelles) et en charges fixes (ou de
structure) permet de présenter un compte d’exploitation (pour un service ou un centre) ou un
compte de résultat (pour l’entreprise) par variabilité.

La structure de ce compte est la suivante :

Montant %
1 Chiffre d’affaires
2 Charges variables
3 Marge sur coût variable (1-2)
4 Charges fixes
5 Résultat (3-4)

2. Terminologie.

1- Chiffre d’affaires (CA) : Il s’agit du chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise (ou un sous-
ensemble de l’entreprise) durant la période étudiée.

2- Charges variables ou charges opérationnelles (CV): Il s’agit des charges qui varient en
proportion du volume d’activité. Pour simplifier, nous les considérerons comme
strictement proportionnelles au volume d’activité mesuré par le chiffre d’affaires.

Attention : Les charges variables unitaires sont fixes et par conséquent, le taux de marge sur coût
variable est fixe.

3- Marge sur coût variable (MCV) : Elle se calcule ainsi

MCV = Chiffre d’affaires (CA) – Charges variables (CV).

La marge sur coût variable (MCV) doit permettre de « couvrir » ou « d’absorber » les charges fixes.
4- Les charges fixes ou charges de structure.

Il s’agit des charges liées à la structure de l’entreprise considérées comme « fixes » pour une période
de temps relativement courte, un exercice comptable par exemple. Pour simplifier, nous les
considérerons comme rigoureusement fixes dans la une structure donnée.

Remarque : Les charges fixes (ou de structure) unitaires varient en fonction du volume d’activité : plus
l’activité est importante, plus les charges fixes unitaires diminuent.

22
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5- Le résultat : Il se calcul ainsi

Résultat = MCV – CF ou

Résultat = Chiffre d’affaires – Charges totales (CV+CF)

Le résultat dépend entièrement du volume d’activité :


- globalement, car il dépend de la marge sur coût variable qui varie selon l’activité ;
- par unité (s’il n’y a qu’un seul type d’article) ou en pourcentage, car le résultat dépend des
charges fixes unitaires qui diminuent avec le volume d’activité.

Application
L’entreprise PME Sarl a vendu 20 000 unités à 4.000 F CFA pièce. Elle supporte :
- 700 F de charges variables de production par pièce ;
- 300 F de charges variables de distribution par pièce
- 45.000.000 F CFA de charges fixes pour l’année.

Travail à faire : Présenter le compte de résultat par variabilité de charges en francs et en %.

Solution :

Compte de résultat par variabilité de charges en francs et en %

Montant %
1 Chiffre d’affaires (20.000 *4.000) 80 000 000 100
2 Charges variables (700*20000)+(300*20000) 20 000 000 25
3 Marge sur coût variable (1-2) 60 000 000 75
4 Charges fixes 45 000 000 56,25
5 Résultat (3-4) 15 000 000 18,75

II) Le seuil de rentabilité (SR).

1. Définition.

Le SR d’une entreprise est le chiffre d’affaires pour lequel l’entreprise ne réalise ni perte ni bénéfice.
Au seuil de rentabilité, le chiffre d’affaires couvre précisément la totalité des charges.

2. Calcul du SR.

1) Calcul algébrique.
Soient :
- X, le chiffre d’affaires,
- a, le taux de charges variables,
- CV, les charges variables,
- CT, charges totales.
Il vient :
- CV = aX
- CT = aX + CF
- (1-a) = Taux de marges sur coût variables

Au seuil de rentabilité on a :
Soit : X = aX + CF
X(1-a) = CF
CF
X = --------
(1-a)
23
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Ainsi, le CA correspondant au SR est obtenu par la formule suivante :

CF
SR =-----------------------
Taux MCV

Application.

A partir de l’application précédente, calculer le SR de cette entreprise.

CF 45.000.000
SR = ---------- = --------------- = 60.000.000 F CFA.
(1-a) 0.75
Si SR est de 60.000.000 F CFA :
- Les charges variables sont de : 60.000.000 * 0,25 = 15.000.000 F,
- La MCV = 60.000.000 – 15.000.000 = 45.000.000 F,
- Les CF étant de 45.000.000 F,
- Le résultat est nul : 45.000.000 - 4500.000 = 0

3. Détermination graphique.

Plusieurs graphiques sont possibles, chacun correspondant à une définition du seuil de rentabilité. On
peut représenter :
- La MCV et les charges fixes,
- Le résultat
- Les charges totales et le CA.

3.1. Représentation de la MCV et des charges fixes en fonction du CA. (exemple précédent)

MCV = 0,75*CA

CF = 45.000.000

MCV/CF
MCV = 0,75 *CA

Zone de bénéfices

40 CF = 45.000.000

Zone de pertes

20

20 40 60

24
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3.2. Représentation du résultat en fonction du CA.


Equation du résultat : Résultat = ((1- a)*CA) - CF
Résultat = 0,75 * CA – 45.000.000
MCV = 0,75 *CA – 45.000.000

Résultat

Zone de bénéfices

0
20 40 60 CA
Zone de pertes

20

40

4. Seuil de rentabilité et risque.

Le SR permet d’appréhender le risque d’exploitation. Il suffit de calculer le ratio SR/CA.

Ce ratio peut être interprété de la façon suivante :

Valeur du ratio Appréciation Commentaire


Supérieur à 1 Très grave L’entreprise n’est pas rentable
Voisin de 1 Danger La marge de manœuvre est étroite
Très inférieur à 1 Sécurité Le risque de perte est faible.

5. SR et date ou Point Mort (PM)

Si le chiffre d’affaires est réalisé régulièrement au courant de l’année, la date à laquelle le chiffre
d’affaires est atteint s’obtient à l’aide de la formule suivante, en raisonnant sur 12 mois de 30
jours.

SR*360
Point Mort (PM) = ------------
CA
60.000.000 * 360
Dans notre application on a : PM =----------------------- = 270 jours soit 9 mois de CA.
80.000.000

Le chiffre d’affaires est donc atteint fin septembre.

Si le chiffre d’affaires est réalisé irrégulièrement sur l’année (cas des entreprises à activité
saisonnière), il suffit de rechercher par interpolation la date à laquelle le seuil de rentabilité est
obtenu à l’aide du cumul du chiffre d’affaires réalisé.

25
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CAS PRATIQUES

CAS N°1 :
La société dans laquelle vous effectuez votre stage a établi le relevé des charges du mois de février 2007.
Elle vous fournit les charges de la comptabilité générale du mois et un ensemble d’informations
complémentaires :
1- Cette société est une société de personnes.
2- Les charges du mois enregistrées en comptabilité sont les suivantes :
a. Charges d’exploitation hors amortissement et hors provisions : 500000 F ;
b. Charges financières : 4000 F
c. Charges exceptionnelles : 6000
3- La rémunération de l’exploitant est évaluée à 7000 F par mois.
4- La prime d’assurance annuelle est de 12000 F. elle est payée chaque 1er octobre.
5- La société a réglé le 15 février le loyer trimestriel qui s’élève à 15000 F.
6- Il faut prendre en compte la part des amortissements des immobilisations acquises lors de la
création de l’entreprise en janvier 2005 et amorties selon les modalités suivantes :
a. Constructions : 3000000 F, amortis sur 20 ans selon le mode linéaire ;
b. Matériels industriels : 900000 F, amortis en dégressif sur 10 ans ;
c. Matériel de transport : 120000 F ; amorti en linéaire sur 5 ans.

Pour le calcul des coûts, il est décidé de retenir une dépréciation linéaire des matériels industriels

Travail à faire

1- Déterminer l’amortissement économique des immobilisations pour le mois de février 2007.


2- Calculer le montant des charges incorporées au calcul des coûts en justifiant chacune des
corrections.

CAS N°2 : Entreprise « Collier d’OR »

Exercice 1 : Tableau d’analyse des charges et coût d’achat.

L’entreprise le « collier d’Or » fabrique deux types de meubles en bois : le meuble de type A et le meuble
de type B.

Pour le mois de février 2007, les informations suivantes ont été collectées :

a) Charges indirectes : Les charges indirectes et les clés de répartition sont regroupées dans le
tableau d’analyse des charges indirectes ci-après.

Montants Centres auxiliaires Centres principaux


Eléments de Gestion Approvi Atelier
Adminis- Atelier Distribu-
charges des sionnement découpe
tration montage tion
bâtiments
-Matières
consommables 1.830.000 15 15 20 10 10 30
-Energie 728.000 4 26 4 42 12 12
-Charges de
personnel 4.750.000 15 5 10 25 25 20
-Impôts et taxes 890.000 12 8 22 18 16 24
-Amortissements 3.750.000 18 22 10 20 20 10
Gestion des
bâtiments
Administration 15 10 35 35 5
10 - 10 20 20 40

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b) Stock au début du mois de mars.


Okoumé Moabi Izombé

Quantité Valeur Quantité Valeur Quantité Valeur

50 280 000 100 970 000 60 150 000

c) Achat des matières premières


- Okoumé 500 m3 à 6200 F HT par unité ;
- Moabi 300 m3 à 12.000 F HT par unité, remise 5% ;
- Izombé 200 m3 à 3.186 F TTC par unité.

d) Main-d’œuvre directe
- Atelier découpe : 580 H pour les produits A et 600 H pour les produits B ;
- Atelier montage : 2000 heures machines dont 900h pour A et 1100h pour B.

e) Consommation des matières premières en m3

Okoumé Moabi Izombé


Produits

A 250 150 90
B 230 100 90

f) Production du mois
- Produit A ------ 1200 unités
- Produit B------- 2000 unités.

g) Vente :
- 900 unités de A ;
- 1750 unités de B.
Le prix de vente de chaque meuble est de 20% supérieur au coût de revient.

h) Unités d’œuvres retenues :


- Centre approvisionnement : un m3 acheté ;
- Atelier découpe : une heure de main-d’œuvre directe (H MOD) ;
- Atelier montage : une heure machine (HM)
- Distribution : un produit vendu.

Travail à faire :

1) Achever le tableau de répartition des charges indirectes en faisant ressortir la répartition


primaire et la répartition secondaire.
2) Calculer :
1. Le coût d’achat des matières premières puis présenter la fiche de stock des MP.
2. Le coût de production des deux modèles
3. Le coût de revient des deux modèles
3) Calculer le résultat analytique des deux modèles.

NB : Tous les calculs seront arrondis au franc le plus proche.

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CAS N°3 : Inventaire permanent

Au mois de février, on a enregistré les renseignements suivants concernant une matière première :

1er février : stock initial 10 kg à 3200 F


6 février : sortie pour l’atelier A : 6 kg
8 février : réception de 20 kg à 325 F
12 février : sortie pour l’atelier B : 12 kg
19 février : sortie pour l’atelier A : 4 kg
25 février : réception de 25 kg à 321 F
29 février : sortie pour l’atelier B : 8 kg.

Travail à faire
Tenir la fiche de stock par les méthodes suivantes :
1) Coût moyen pondéré fin de période
2) Premier entrée – Premier sortie.

CAS 4 : ENTREPRISE MEUBLECO

I. Présentation de l’entreprise

La société Meubleco fabrique deux modèles de chaises destinées aux collectivités : un modèle
courant (C) et un modèle avec accoudoirs (L).
La production est organisée de la manière suivante :
- Les armatures identiques pour les deux modèles, sont fabriquées dans l’atelier A à partir de
tubes de métal achetés à l’extérieur.
- Les deux types de sièges (C et L° sont moulés dans l’atelier B à partir de PVC très résistant.
- Les différentes pièces sont assemblées dans un « atelier de montage » à l’aide de vis
spéciales.
II. Activité du mois de janvier
Au cours du mois de janvier, premier mois d’activité de l’entreprise, les opérations suivantes
ont été enregistrées :

1. Achats
- Tubes : 160 000 mètres à 3 F le mètre (prix payé au fournisseur.
- PVC : 45.000 kg à 5 F le kg (prix payé au fournisseur).
Vis : 180.000 vis spéciales à 0,5 F l’unité (Prix payé au fournisseur).
Outre le prix payé au fournisseur, l’entreprise a supporté des frais d’achat divers (passation de
commande, transports…) qui sont évalués à 0,2 F par mètre de tube et 0 ,3 F par kg de PVC.
Les frais accessoires d’achat sont négligeables pour les vis.

2. Atelier A (fabrication des armatures)


L’atelier A a fabriqué 25.000 armatures durant le mois de janvier. Pour ce faire :
- il a été consommé 153.500 mètres de tubes
- les frais de fabrication se sont élevés à 58.800 F.

3. Atelier B (fabrication des sièges C et L)


L’atelier B a produit 13.000 sièges C et 10.000 sièges L :
- 39.500 kg de PVC ont été nécessaires (19.500 kg pour mouler les sièges C et 20.000 kg pour
mouler les sièges L)
- Les frais de fabrication se sont élevés à 73.650 F (39.650 F pour les sièges C et 34.000 F pour
les sièges L).

4. Atelier de montage (chaises C et L)

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Cet atelier a terminé le montage de 12.000 chaises C et 9.500 chaises L. pour ce faire il a
consommé :
- pour les chaises C : 12.050 armatures, 12.100 sièges et 73.000 vis,
- pour les chaises L : 9.530 armatures, 9580 sièges et 77.000 vis.
Les frais de fabrication se sont élevés à 103.520 F (39.300 F pour le montage des chaises C et
64.220 F pour le montage des chaises L).

5. Ventes
L’entreprise a vendu durant le mois de janvier :
- 11.000 chaises C à 50 F,
9.000 chaises L à 58 F.
Pour distribuer ces produits, elle a supporté 123.500 F de frais (60.000 pour les chaises C et
63.000 F pour les chaises L).

Travail à faire

1. Présenter le schéma d’enchainement des calculs de coûts


2. Déterminer :
a. Le coût d’achat des tubes, du PVC, des vis
b. Le coût de production des armatures
c. Le coût de production des sièges C et L
d. Le coût de production des chaises C et L
e. Le coût de revient des chaises C et L vendues
f. Le résultat analytique sur les chaises C et L, puis en déduire le résultat analytique
global du mois de janvier.
3. Présenter le compte de résultat du mois de janvier à l’aide des informations ci-dessus.

CAS N°5 : (ANHC)

L’Atelier National de Haute Couture (ANHC) est une entreprise de confection qui fabrique des
chemises pour homme. Deux modèles ont été produits et commercialisés pendant le mois de janvier
2008 :
• Un modèle « Class ».
• Un modèle « Relax ».

Ces deux modèles sont conçus à partir des tissus Super 100 et diverses fournitures (fil à coudre,
boutons, renforts, etc.). Le modèle « Relax » comporte en plus une fermeture en raphia.
Les deux fabrications sont réalisées dans le même atelier, qui assure la coupe et la couture des tissus
Super 100, ainsi que la mise en forme des fermetures du modèle « Relax ».

L’entreprise ANHC vous fournit ci- dessous les données du mois de janvier 2009 :

Stocks au 01/01/2009 :

• Tissu super 100 : 1200 m valant 8520.000 F ;


• Raphia : 3200 g valant 2.000.000 F ;
• Chemises « Class » : 2.500 unités valant 21.000.000 F ;
• Chemise « Relax » : 1.500 unités valant 16.860.000 F ;
• En-cours de production dans l’atelier finition :
o Chemises Class : 800.000 F ;
o Chemises Relax : 1.500.000 F.

Achat de janvier 2008 :

• Tissu super 100 : 2.400 mètres à 6.250 F le mètre.


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• Raphia : 5.280 g pour 600 F le mètre.

La valeur des consommations des diverses autres fournitures entrant dans la fabrication des
chemises est comprise dans le montant des charges indirectes (Annexe).

Production de janvier 2008 :

• Chemises « Class » : 4.500 unités, utilisant 1.360 m de tissu super 100 ;


• Chemises « Relax » : 4.000 unités utilisant 1.640 m de tissu super 100.
• 5.200 g de raphia ont été nécessaires.
• L’atelier « coupe et couture » a utilisé 5.150 heures de main d’œuvre directe dont 3.000 heures
pour me modèle « Relax ».

Le coût moyen de l’heure de main d’œuvre directe est de 3000 F (charges sociales comprises).

Ventes du mois :

• 6.000 Chemises « Class » à 10.500 F pièce ;


• 5.000 Chemises « Relax » à 14.000 F pièce.
Stock au 31/01/2008 (données extra –comptable) :

• Tissu super 100 : 592 m ;


• Raphia : 2.420 g ;
• Chemises « Class » : 980 unités ;
• Chemises « Relax » : 500 unités.
• En-cours de fin de période dans l’atelier coupe et couture :
o Chemises Relax : 200 chemises en cours dans cet atelier ont consommé l’ensemble des
charges (tissu, fil, bouton, etc.) à l’exception de la main d’œuvre directe qui représente
5% des heures consommées par les chemises terminées.

Travail à faire :

1) Présenter le tableau de répartition des charges indirectes (Annexe).


2) Calculer le coût d’achat des matières premières, puis présenter leur fiche de stock.
3) Calculer la valeur de l’en-cours final,
4) Calculer les différents coûts puis présenter la fiche de stock par produit si nécessaire, ainsi
que les résultats du mois de janvier 2008 sur les deux modèles de chemises vendues.

5) Présenter, pour la période, le compte de résultat de la comptabilité générale

6) Vérifier la concordance entre le résultat de la comptabilité générale de la période et le résultat


analytique global sachant que :
- il existe des dotations non incorporées pour 620.500 F ;
- des produits hors activité ordinaire n’ont pas été pris en compte pour 370.000 F.

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Annexe : Tableau de répartition des charges indirectes

Gestion
Prestations Approvisi Coupe et
des Distribu Administr
Éléments Total connexes onnement Couture
moyens tion ation
Totaux
primaires 41.640.000 1500.000 2640.000 3540600 23100000 7180500 3660900
Gestion des - 20 % 10 % 40 % 10 % 20 %
moyens
Prestations 10 % - 15 % 30 % 20 % 25 %
connexes
Totaux
secondaires 41.640.000 ? ? ? ? ? ?
Unité d’œuvre 1 franc Heure de Coût de production
ou assiette de d’achat M.O.D des chemises vendues
frais
NB : - Tous les calculs seront arrondis au franc le plus proche.
- L’entreprise utilise la méthode du CMUP pour l’évaluation de son stock.

CAS 6 (selon un sujet d’examen)

La Société Anonyme Uremas, constituée en 1970 à Akanda, a pour objet la fabrication et la


distribution de tables de ping-pong.

1. Renseignement concernant le processus de fabrication

Deux types de tables sont fabriqués :


- Table « Loisirs » : plateau d’aggloméré de 16 mm revêtu d’une plaque de contreplaqué de 8
mm - pieds bois ;
- Table « Compétition » plateau en contreplaqué de 20 mm revêtu d’une feuille de bouleau
finlandais de 2 mm - pieds tubes.
Les deux modèles sont ensuite enduits et peints dans les mêmes conditions.
Les pieds tubes sont fabriqués à façon à l’extérieur pour le compte de l’entreprise Uremas. Tous
les travaux de menuiserie sont, par contre, effectués sur place.

2. Charges indirectes de décembre

La comptabilité analytique de cette entreprise repose sur la méthode de centre d’analyse.


a) Centres principaux
- Menuiserie : découpe, collage, assemblage des plateaux
- Montage : montage des pieds, pose des chants
- Finition : enduit et peinture
- Distribution : livraison des produits finis.

b) Centres auxiliaires
- Administration regroupe les frais généraux indirects
- Magasin prend en charge la gestion des stocks, la réception et la livraison des matières
premières et matières consommables.
- Les charges indirectes sont regroupées dans le tableau ci-dessous qui indique, en
outre, les clés de répartition des centres auxiliaires exprimées en pourcentage.
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Eléments de charges Administration Magasin Menuiserie Montage Finition Distribution

Répartition primaire 60 250 9 625 13 325 15 325 13 925 22 425

Répartition secondaire
Administration -100% 10% 30% 30% 20% 10%
Magasin -100% 30% 35% 35%
-

Pour les centres de production, l’unité d’œuvre retenue est l’heure de main d’œuvre directe ;
pour le centre de Distribution, 100 F de ventes.

3. Etat des stocks au 30 novembre


Aggloméré 16 28 m² à 6,00 F le m²
Contreplaqué 8 95 m² à 11,00 F le m²
Contreplaqué 20 30 m² à 22,00 F le m²
Bouleau finlandais 28 m² à 26,00 F le m²
Bois 40 /40 (pieds) 150 m à 0,60 F le m
Ensembles tubes 15 à 40,00 F l’un
Matières consommables (enduit et peinture) 1.800,00 F
Table « Loisirs » 8 à 925,00 F l’une
Table « Compétitions » 5 à 1.115,00 F l’une

4. Achats de décembre
Aggloméré 16 500 m² à 6,20 F le m²
Contreplaqué 8 400 m² à 11,50 F le m²
Contreplaqué 20 300 m² à 23,00 F le m²
Bouleau finlandais 300 m² à 28,00 F le m²
Bois 40 /40 (pieds) 350 m à 0,60 F le m
Ensembles tubes 80 à 38,00 F l’un
Matières consommables (enduit et peinture) 3.000,00 F

5. Main-d’œuvre directe

Menuiserie : 580 h à 60.00 F : 300 h pour tables « Loisirs »


280 h pour les tables « Compétitions »

Montage : 350 h à 57,50 F : 250 h pour les tables « Loisirs »


100 h pour les tables « Compétitions »

Finition : 180 h à 55.00 F : 100 h pour les tables « Loisirs »


80 h pour les tables « Compétitions »
6. Consommations
Aggloméré 16 485 m²
Contreplaqué 8 486 m²
Contreplaqué 20 325 m²
Bouleau finlandais 330 m²
Bois 40 /40 (pieds) 370 m
Ensembles tubes 80
Matières Consommables : 2.750 F : 1.700 F pour les tables « Loisirs »
1.050 F pour les tables
« Compétitions »
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7. Production
120 Tables « Loisirs »
80 Tables « Compétitions ».

Travail à faire
1) Achever la répartition des charges indirectes et faire apparaitre les frais résiduels de
centres.
N.B. – Les couts d’unités d’œuvre sont arrondis au franc le plus proche.
2) Calculer les couts et résultats analytiques du mois de décembre.
N.B.- Les sorties sont valorisées au cout moyen pondéré arrondi au centime le plus proche.
3) Présenter un compte de schématique en regroupant toutes les matières pour les rubriques
Achat et variation de stock et les deux produits pour les rubriques Ventes et Production stockée.
4) Etablir la concordance.

CAS 7 : Seuil de rentabilité

Dans une entreprise, le chiffre d’affaires du dernier exercice s’est élevé à 5.000.000 F CFA. Les charges
ont été de 4.200.000 F CFA, dont 1.200.000 F de charges considérées comme fixes.

Travail à faire :

1. Quel est le seuil de rentabilité de cette entreprise ?


2. A quelle date a-t-il été atteint si l’exercice correspond à l’année civil ?
3. Quelle est la marge de sécurité de cette entreprise en nombre de mois de ventes ?
4. Etablir l’équation de la marge sur coût variable en fonction du chiffre d’affaires.
5. Retrouver graphiquement le seuil de rentabilité en utilisant la marge sur coût variable.
6. Quel aurait été le résultat si le chiffre d’affaires avait été de 10% supérieur ?
7. Quel est le chiffre d’affaires qui permettrait à l’entreprise de réaliser un résultat de
1.500.000 F CFA ?

CAS 8

Dans un centre de production, l’analyse des charges a permis d’aboutir aux conclusions suivantes :
- Coût variable par unité produite : 80 F
- Charges de structure annuelles : 600.000 F CFA.
Le centre cède la totalité de sa production au prix de 120 F. Sa capacité maximale de production est de
20.000 unités par année. L’activité normale du centre est de 18.000 unités par année.

Travail à faire :

1. Présenter le compte d’exploitation par variabilité du centre de production pour l’activité


normale.
2. Quelle est l’activité (en nombre d’unités produites et vendues) qui permet d’atteindre
le seuil de rentabilité ? en déduite le seuil de rentabilité.

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