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AKSAS - Bessam SELLAH - Roza

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Ecole Nationale Polytechnique

Département Électrotechnique
Laboratoire de Recherche en Electrotechnique

Mémoire de projet de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en


Électrotechnique

Hybridation en Solaire Photovoltaïque des


Centrales Diesel du Grand Sud Algérien :
Dimensionnement et Optimisation

Présenté par
AKSAS Bessam
SELLAH Roza

Présenté et soutenu publiquement le 07/07/2021

Composition du jury :

Président M. Madjid TEGUAR Professeur ENP


Promoteur M. Abdelhamid KAABECHE Directeur de recherche CDER
Co-Promoteur M. Abdelouahab MEKHALDI Professeur ENP
Examinateur M. Mohand Oulhadj MAHMOUDI Professeur ENP
Invité M. Yahia BAKELLI Maitre de recherche CDER
ENP 2021
Laboratoire de Recherche en Electrotechnique (LRE) - Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue des Frères Oudek, Hassen Badi, BP. 182, 16200 El Harrach, Alger, Algérie
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Ecole Nationale Polytechnique

Département Électrotechnique
Laboratoire de Recherche en Electrotechnique

Mémoire de projet de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en


Électrotechnique

Hybridation en Solaire Photovoltaïque des


Centrales Diesel du Grand Sud Algérien :
Dimensionnement et Optimisation

Présenté par
AKSAS Bessam
SELLAH Roza

Présenté et soutenu publiquement le 07/07/2021

Composition du jury :

Président M. Madjid TEGUAR Professeur ENP


Promoteur M. Abdelhamid KAABECHE Directeur de recherche CDER
Co-Promoteur M. Abdelouahab MEKHALDI Professeur ENP
Examinateur M. Mohand Oulhadj MAHMOUDI Professeur ENP
Invité M. Yahia BAKELLI Maitre de recherche CDER
ENP 2021
Laboratoire de Recherche en Electrotechnique (LRE) - Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue des Frères Oudek, Hassen Badi, BP. 182, 16200 El Harrach, Alger, Algérie
Remerciements

Le travail présenté dans ce mémoire a été réalisé dans le cadre d’une cotutelle entre
l’Ecole Nationale Polytechnique (ENP) au Laboratoire de Recherche en Electrotechnique
(LRE) le Centre de Développement des énergies Renouvelable (CDER).
A l’issue de ce travail nous tenons à adresser notre reconnaissance et nos remerciements
à toutes les personnes qui ont contribué chacune à leur manière, à l’accomplissement de ce
travail.
Nous tenons à remercier particulièrement M. Abdelhamid KAABECHE et M. Yahia
BAKELLI, directeurs de recherche au sein du Centre de Développement des Energies
Renouvelables (CDER), pour avoir accepté d’encadrer et de diriger ce travail, pour la confiance
qu’ils nous ont accordée et leurs conseils scientifiques très pertinents. Ils ont témoigné un vif
intérêt à la réussite de notre travail par des encouragements. Ainsi que pour leur orientation et
l’aide précieuse qu’ils nous ont apportée durant toute la période de préparation de notre travail.
Nos sincères remerciements vont à M. Abdelouahab MEKHALDI, Professeur à
l’Ecole Nationale Polytechnique, Directeur de la même école, pour avoir accepté de nous
codiriger dans le cadre de ce mémoire, pour l’appuie scientifique et pour sa disponibilité durant
la préparation de notre projet de fin d’études ainsi que pour tout le savoir qu’il nous a transmis
durant ce projet.
Nous adressons également nos sincères remerciements à M. Madjid TEGUAR,
Professeur á l’Ecole Nationale Polytechnique pour nous avoir fait l’honneur d’accepter de
présider le Jury de soutenance, nous lui exprimons toute notre gratitude et notre profonde estime
Nous sommes très reconnaissants à M. Mohand Oulhadj MAHMOUDI, Professeur à
l’Ecole Nationale Polytechnique pour l’intérêt qu’il a porté à ce travail et pour avoir accepté
d’examiner et d’évaluer ce travail, ici, l’expression de notre profonde gratitude.
Nous remercions sincèrement nos amis et nos familles pour leur encouragement et
soutien tout au long de ces années, pour leur confiance sans failles dans ce travail et pour tous
les très bons moments partagés.
Dédicaces
Je dédie ce travail,
A l’être le plus cher de ma vie, Ma Mère.
A celui qui m’a fait de moi un homme, Mon Père.
A mes chères sœurs : Lina, Hiba et Dodo pour leurs encouragements permanents, et leur
soutien moral,
A mon très cher frère : Djalil.
A mes tantes et oncles pour leur soutien moral et leurs encouragements.
A ma chère Amina qui était avec moi le long de mon parcourt universitaire
A tous mes amis, particulièrement ceux avec j’ai grandi à Haizer, ceux avec je partageais les
mêmes chaises scolaires et à mon binôme.
A tous ceux qui m’aiment et tous ceux que j’aime, Merci.
Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fuit de votre soutien
infaillible.

Bessam
Dédicaces
Je dédie ce travail,
A mes très chers parents Ahcene et Samia pour le mérite d’être venue au monde, leurs soins et
leurs instructions si précieux.
A mes chères sœurs Tamazouzt et Tamazgha pour leur appui et leur encouragement,
A mes chers frères Said et Massyl pour leurs encouragements permanents, et leur soutien moral,
A mon grand-père, mes tantes et mes oncles,
A mes cousins, mes cousines et tout membre de ma famille,
A tous mes amis, particulièrement Mina et Katia et mon binôme,
A la mémoire de mon très cher grand-père Jeddi Said qui restera à jamais le meilleur grand
père,
A la mémoire de mes grand-mères Yemma Rbiha et Yemma Aouz disparues trop tôt,
Qui ont été toujours dans mon esprit et mon cœur.
À Tous ceux qui m’aiment et tous ceux que j’aime, Merci.
Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fuit de votre soutien
infaillible.
Roza
:‫ملخص‬
‫ لكن يتم‬.‫أمرا ضروريًا للتنمية الصناعية واالجتماعية واالقتصادية في جميع دول العالم‬
ً ‫يعد الحصول على الطاقة الكهربائية‬
‫إنتاجها بشكل أساسي من موارد محدودة ويمكن أن يكون لها تأثير سلبي على البيئة من خالل انبعاثات غازات االحتباس‬
‫ ومن هنا يستحسن استغالل موارد الطاقة المتجددة التي تعتبر موارد طاقوية غير ملوثة وذات مخزون ال متناهي‬،‫الحراري‬
‫ تقترح هذه الدراسة البعد األمثل لنظام هجين إلنتاج الطاقة‬،‫ في هذا السياق‬.‫غير انها تعاني من التقطع والتذبذب في اإلنتاج‬
‫ وحددنا‬،‫ وقد قمنا بنمذجة مكونات هذا النظام‬،‫اعتمادا على الطاقة الكهروضوئية والديزل غير مزود بإمكانية تخزين الطاقة‬
‫ والتي تهدف في المقام األول إلى تحقيق أحسن كفاءات طاقوية‬.‫المعايير االقتصادية واالستراتيجية المناسبة للتحكم في الطاقة‬
‫ لقد تمكننا من التحقق من صحة‬.‫مما يمكن تحقيقه بمصدر طاقة واحد وتوفير طاقة غير منقطعة لتلبية حاجات المستهلك‬
.Matlab ‫االستراتيجية استنادا على متطلبات منطقة تقع في الجنوب الجزائري عن طريق المحاكاة باستخدام برنامج‬
،‫ الطاقة المتجددة‬،‫ إستراتيجية التحكم‬،‫ نظام توليد الطاقة الهجين‬،‫ مولد الديزل‬،‫ مولد الطاقة الكهروضوئية‬:‫الكلمات المفتاحية‬
.‫ استهالك الوقود‬،‫ مستوى تكلفة الطاقة‬،‫ تكلفة دورة الحياة‬،‫توليد الطاقة الموزع‬
Abstract:
Access to electrical energy is essential for industrial and socio-economic development in all
countries of the world. Nevertheless, it is mainly produced from limited resources which can
have a negative impact on the environment through greenhouse gas emissions, hence the
interest in exploiting renewable energies, non-polluting energies with inexhaustible deposits
but which suffer from intermittency and production variability. In this context, this study
proposes an optimal sizing of a hybrid PV-Diesel power generation system without energy
storage. We have modelled the components of this system, defined techno-economic
parameters for optimisation and established a power control strategy that mainly aims at
obtaining higher efficiencies than those that could be obtained with a single energy source and
at providing an uninterrupted power supply to satisfy the load. The strategy was validated for a
load profile of a locality located in the Great South Algerian by simulation using Matlab
software .
Keywords: PV generators, diesel generator, hybrid power generation system, control strategy,
renewable energy, distributed generation, life cycle cost, levelized cost of energy, fuel
consumption.
Résumé:
L’accès à l’énergie électrique est indispensable au développement industriel et socio-
économique dans tous les pays du monde. Néanmoins, elle est principalement produite à partir
de ressources limitées et cela peut avoir un impact négatif sur l’environnement par le biais des
émissions des gaz à effet de serre, d’où l’intérêt de l’exploitation des énergies renouvelables,
des énergies non polluantes avec des gisements inépuisables mais qui souffrent l'intermittence
et la variabilité de production. Dans ce contexte cette étude propose un dimensionnement
optimal d’un système hybride de production d’énergie PV-Diesel sans stockage d’énergie, nous
avons modélisé les composants de ce système, défini des paramètres technico-économiques
d’optimisation et établi une stratégie de contrôle de puissance qui vise principalement à obtenir
des rendements supérieurs à ceux que l'on pourrait obtenir avec une seule source d'énergie et à
fournir une alimentation ininterrompue pour satisfaire la charge. La stratégie a pu être validée
pour un profil de charge d’une localité situé dans le Grand Sud Algérien par simulation en
utilisant le logiciel de Matlab.
Mots clés : Générateur PV, Générateur diesel, système hybride de production d'énergie,
Stratégie de contrôle, énergie renouvelable, production décentralisée, coût du cycle de vie, coût
énergétique nivelé, consommation en carburant.
Table des matières

Liste des tableaux


Liste des figures
Introduction générale ............................................................................................................ 14
1 Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie ................................................ 18
1.1 Introduction ............................................................................................................ 18
1.2 Evaluation des ressources solaires en Algérie ......................................................... 18
1.2.1 Région du nord ................................................................................................ 19
1.2.2 Région des Hauts-Plateaux .............................................................................. 20
1.2.3 Région du grand sud ........................................................................................ 21
1.2.3.1 Région du sud-est ........................................................................................ 21
1.2.3.2 Région du sud-ouest..................................................................................... 22
1.2.3.3 Région du sud-central .................................................................................. 23
1.3 Estimation de l’irradiation solaire globale horaire sur une surface inclinée .............24
1.3.1 Estimation des composantes directe et diffuse horaires de l'irradiation à partir de
l'irradiation globale horaire horizontale ..........................................................................24
1.3.1.1 Estimation de la composante directe de l’irradiation sur un plan incliné ....... 25
1.3.1.2 Estimation de la composante diffuse de l’irradiation sur un plan incliné ....... 25
1.3.2 Estimation de la composante réfléchie de l’irradiation sur un plan incliné........ 29
1.4 Exploitation des ressources solaires en Algérie ....................................................... 29
1.4.1 L'énergie solaire .............................................................................................. 29
1.4.1.1 L'énergie solaire PV ..................................................................................... 30
1.4.1.2 L’énergie solaire à concentration (l’énergie solaire thermique) .................... 34
1.5 Conclusion .............................................................................................................34
2 Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien ....... 36
2.1 Introduction ............................................................................................................ 36
2.2 Fourniture d’électricité dans les sites isolés ............................................................ 36
2.2.1 Les systèmes conventionnels ...........................................................................39
2.2.1.1 Production d’électricité à partir de la biomasse ............................................ 39
2.2.1.2 Les générateurs diesels ................................................................................ 39
2.2.2 Systèmes à base d’énergie renouvelable : ........................................................ 44
2.2.2.1 Systèmes photovoltaïques autonomes : ........................................................ 44
2.2.2.2 Systèmes éoliens : ........................................................................................ 47
2.2.2.3 Energie solaire thermique ............................................................................ 48
2.2.2.4 L’hydroélectricité ........................................................................................ 48
2.2.3 Les systèmes hybrides de production d’électricité............................................ 49
2.2.3.1 Système hybride d’énergie ...........................................................................49
2.2.3.2 Importance de l’hybridation ......................................................................... 50
2.2.3.3 Typologies de configurations des systèmes hybrides .................................... 51
2.2.3.4 Différentes configurations des systèmes photovoltaïques hybrides ............... 52
2.2.4 La production de l’énergie et le changement climatique ................................... 55
2.3 Conclusion .............................................................................................................58
3 Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel
…………………………………………………………………………………………...60
3.1 Introduction : ..........................................................................................................60
3.2 L’intérêt des systèmes hybrides : ............................................................................ 60
3.3 Configuration choisie ............................................................................................. 61
3.3.1 La configuration « single master » ................................................................... 61
3.3.2 La configuration parallèle ................................................................................ 61
3.4 Modélisation du générateur photovoltaïque : .......................................................... 61
3.4.1 Modèle basé sur la caractéristique I-V : ........................................................... 61
3.4.1.1 Modèle à cinq paramètres : ..........................................................................62
3.4.1.2 Modèle à quatre paramètres : ....................................................................... 63
3.4.1.3 Modèle explicité : ........................................................................................ 63
3.4.1.4 Modèle simplifié : ........................................................................................ 64
3.4.1.5 Modèle à deux exponentielles ......................................................................65
3.4.2 Correction pour d’autres conditions de température et d’éclairement : .............66
3.4.3 Modèles de la puissance maximale : ................................................................ 67
3.4.3.1 Modèle de Chow :........................................................................................ 67
3.4.3.2 Modèle de Fuentes : ..................................................................................... 67
3.4.3.3 Modèle de Huld : ......................................................................................... 67
3.4.3.4 Modèle de Jie :............................................................................................. 68
3.4.3.5 Modèle de Risser ......................................................................................... 68
3.4.3.6 Modèle de Rosell ......................................................................................... 68
3.4.4 Modèle de la température de jonction du module PV : ..................................... 68
3.5 Modélisation du générateur diesel :......................................................................... 69
3.5.1 Modèle linéaire ............................................................................................... 69
3.5.2 Modèle polynomial : ....................................................................................... 70
3.6 Les composants d’un système hybride PV-Diesel sans stockage ............................. 70
3.6.1 Modules photovoltaïques ................................................................................. 71
3.6.2 Système de gestion de l’énergie ....................................................................... 71
3.6.3 Groupe électrogène ......................................................................................... 72
3.7 Conclusion .............................................................................................................72
4 Chapitre 04 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel. ............ 74
4.1 Introduction ............................................................................................................ 74
4.2 Stratégies :.............................................................................................................. 74
4.2.1 Diesel uniquement ........................................................................................... 74
4.2.1.1 Cas d’un seul générateur .............................................................................. 74
4.2.1.2 Cas de plusieurs générateurs identiques ....................................................... 74
4.2.1.3 Cas de plusieurs générateurs non identiques ................................................. 75
4.2.2 Hybridation Photovoltaïque-Diesel .................................................................. 78
4.2.2.1 PV-Diesel (un seul générateur) .................................................................... 78
4.2.2.2 PV-Diesel (Des générateurs identiques) ....................................................... 78
4.2.2.3 PV-Diesel (3 générateurs non identique) ...................................................... 80
4.3 Modélisation des différents coûts............................................................................ 81
4.3.1 Coût d’investissement ..................................................................................... 81
4.3.2 Coûts de maintenance ...................................................................................... 81
4.3.2.1 Système solaire (panneaux PV + onduleurs)................................................. 81
4.3.2.2 Les générateurs Diesel ................................................................................. 81
4.3.3 Coûts de fonctionnement ................................................................................. 82
4.3.4 Coût de remplacement ..................................................................................... 82
4.4 Evaluation des critères économiques ......................................................................82
4.4.1 Life Cycle Cost (LCC) .................................................................................... 82
4.4.2 Le LCOE ......................................................................................................... 83
4.5 Estimation des émissions CO2 ................................................................................ 83
4.5.1 Générateurs Diesel .......................................................................................... 83
4.5.2 Champ photovoltaïque..................................................................................... 84
4.6 Taux de pénétration solaire ..................................................................................... 84
4.6.1 Taux de pénétration en puissance de L’installation par le PV ........................... 84
4.6.2 Taux de pénétration en énergie de l’installation par le PV ................................ 84
4.6.3 Taux de pénétration en énergie de la production par le PV ............................... 84
4.7 Taux de la charge auxiliaire .................................................................................... 84
4.8 Conclusion .............................................................................................................84
5 Chapitre 5 : discussions des résultats de l’application .................................................... 86
5.1 Introduction ............................................................................................................ 86
5.2 Caractéristique de la localité de Tin Alkoum .......................................................... 86
5.3 Ressources solaire et demande énergétique ............................................................. 87
5.3.1 Les ressources solaires de Tin Alkoum ............................................................ 87
5.3.2 La demande énergétique à Tin Alkoum ........................................................... 89
5.4 Optimisation de la conception du système hybride PV/Diesel sans batteries de
stockage ............................................................................................................................ 91
5.4.1 Résultats relatifs aux critères technico-économiques........................................ 92
5.4.1.1 Consommation en carburant ......................................................................... 92
5.4.1.2 Taux de pénétration en énergie de la production PV ..................................... 93
5.4.1.3 Les émissions CO2 ....................................................................................... 94
5.4.1.4 Taux d’énergie consommée par la charge auxiliaire ..................................... 95
5.4.1.5 Levelized Cost of Energy LCOE .................................................................. 95
5.4.2 Choix de combinaisons optimales .................................................................... 96
5.5 Mise en évidence de la stratégie de gestion d’énergie dans le SHPE sans batterie de
stockage ............................................................................................................................ 97
5.5.1 Un seul générateur diesel ................................................................................ 97
5.5.2 Trois générateurs identiques ............................................................................ 98
5.5.3 Trois générateurs non identiques ..................................................................... 99
5.6 Comparaison des résultats .................................................................................... 100
5.7 Conclusion : ......................................................................................................... 103
Conclusion générale ........................................................................................................... 105
Références bibliographiques ............................................................................................... 107
Annexe ............................................................................................................................... 113
Liste des tableaux
Tableau 1.1 : Potentiel solaire en Algérie ............................................................................ 19
Tableau 1.2: Liste des sites en région du nord......................................................................19
Tableau 1.3: Liste des sites en région des Hauts-Plateaux .................................................... 20
Tableau 1.4: Liste des sites en région du sud-est .................................................................. 21
Tableau 1.5: Liste des sites en région du sud-ouest. ............................................................. 22
Tableau 1.6: Liste des sites en région du sud-central............................................................ 23
Tableau 1.7: Liste des villages touchés par la première phase d’électrification à base du PV
durant la période 1995-2002 [24]. ......................................................................................... 31
Tableau 1.8: Liste des villages concernés par la seconde phase du programme d’électrification
(2006-2010) [8]. ................................................................................................................... 32
Tableau 1.9: Liste des 21 centrales PV installées de 2014 à 2018 par SKTM [25]. ............... 33

Tableau 2.1 : Classification des puissances des groupes électrogènes [31] ........................... 41
Tableau 2.2 : Liste des centrales hydroélectriques installées en Algérie [47]. ....................... 49
Tableau 2.3 : Quantité de CO2 émise par kWh produit à base de différentes technologies [50]
.............................................................................................................................................56

Tableau 5.1 : paramètres économiques d’optimisation ......................................................... 91


Tableau 5.2 : Paramètres techniques d’optimisation. ............................................................ 92
Tableau 5.3 : Différents paramètres des générateurs diésel. ................................................. 92
Tableau 5.4 : tableau récapitulatif englobant les déférentes configurations du système et critère
technique et économique d’optimisation ............................................................................. 100

Liste des figures


Figure 1.1: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une
surface inclinée dans la région du nord. ................................................................................ 20
Figure 1.2: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une
surface inclinée dans la région des Hauts-Plateaux................................................................ 21
Figure 1.3: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une
surface inclinée dans la région du sud-est. ............................................................................ 22
Figure 1.4: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une
surface inclinée dans la région du sud-ouest.......................................................................... 23
Figure 1.5: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une
surface inclinée dans la région du sud-central. ......................................................................24
Figure 1.6: Les 21 centrales PV mises en servise de 2014 à 2018......................................... 32

Figure 2.1 : Système photovoltaïque de puissance 6kWc installé au village isolé de Terhenanet
wilaya de Tamanrasset [29]. ................................................................................................. 38
Figure 2.2 : Cycle à vapeur [7] ............................................................................................ 39
Figure 2.3 : Schéma bloc d’un générateur Diesel avec ses contrôleurs [32]. ......................... 40
Figure 2.4: (a) puissance continue, (b) puissance principale, (c) puissance de secours [7] .... 42
Figure 2.5 : système photovoltaïque autonome .................................................................... 45
Figure 2.6 : structure d’un système normal de conversion de l’énergie éolienne. .................. 47
Figure 2.7 : système hybride PV – Diesel série. ................................................................... 53
Figure 2.8: système hybride PV – Diesel commuté. ............................................................. 54
Figure 2.9: système hybride PV – Diesel parallèle. .............................................................. 55
Figure 2.10 : Quantité de CO2 émise par kWh produit à base des différentes technologies [50].
.............................................................................................................................................56

Figure 3.1 : Schéma électrique équivalent d’une cellule photovoltaïque. .............................. 62


Figure 3.2 : Circuit du modèle à deux diodes. ......................................................................65
Figure 3.3: Architecture des systèmes PV-Diesel sans batterie de stockage .......................... 71

Figure 4.1 : Algorithme de simulation d’un système hybride PV-Diesel avec des générateurs
identiques avec une charge auxiliaire .................................................................................... 79
Figure 4.2 : Algorithme de simulation d’un système hybride PV-Diesel avec trois générateurs
non identiques avec une charge auxiliaire .............................................................................80

Figure 5.1 : localisation de Tin Alkoum, Djanet, Algérie ..................................................... 86


Figure 5.2 : Vue de la centrale diesel de Tin Alkoum ........................................................... 87
Figure 5.3 : Irradiation solaire dans la localité de Tin Alkoum (2007-2016) ......................... 87
Figure 5.4 : Température horaires dans la localité de Tin Alkoum (2007-2016) ................... 88
Figure 5.5 : Ensoleillement global et profil de température dans la localité de Tin Alkoum
(2007-2016).......................................................................................................................... 88
Figure 5.6 : Puissance horaire produite par un panneau photovoltaïque ................................ 89
Figure 5.7 : profil de charge électrique horaire de la localité de Tin Alkoum en 2019 ..........90
Figure 5.8 : profil de charge électrique mensuelle de la localité de Tin Alkoum en 2019 ......90
Figure 5.9: profil de charge électrique moyenne de la localité de Tin Alkoum en 2009 sur 24h
.............................................................................................................................................91
Figure 5.10 : Evolution de la consommation en carburant du kWh par rapport à la puissance
du champ PV dans les différents cas ..................................................................................... 93
Figure 5.11 : Evolution du taux de pénétration en énergie de la production PV par rapport à la
puissance du champ PV dans les différents cas ..................................................................... 94
Figure 5.12 : Evolution des quantités de CO2 émises par kWh produit par rapport à la puissance
du champ PV dans les différents cas. .................................................................................... 94
Figure 5.13 : Evolution du taux d’énergie consommée par la charge auxiliaire en fonction de
la puissance du champ PV dans les différents cas. ................................................................ 95
Figure 5.14 : Evolution du Levelized Cost of Energy en fonction de la puissance du champ PV
dans les différents cas. ..........................................................................................................96
Figure 5.15 : Puissance produite par un seul générateur pour satisfaire la demande en présence
de la charge auxiliaire ...........................................................................................................97
Figure 5.16 : les puissances produites par les sources et les puissances consommées par les
charges en utilisant 3 générateurs identiques : (a) système diesel sans charge auxiliaire, (b)
système diesel avec charge auxiliaire, (c) système hybride sans charge auxiliaire et (d) système
hybride avec charge auxiliaire .............................................................................................. 98
Figure 5.17 : les puissances produites par les sources et les puissances consommées par les
charges en utilisant 3 générateurs non identiques : (a) système diesel sans charge auxiliaire, (b)
système diesel avec charge auxiliaire, (c) système hybride sans charge auxiliaire et (d) système
hybride avec charge auxiliaire .............................................................................................. 99
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale
De nombreuses régions dans le monde, principalement dans les pays en voie de
développement, souffrent du manque d’électricité. Longtemps, l’électrification rurale dans ces
régions s’est reposée techniquement sur la seule utilisation de groupes électrogènes. Cependant
depuis plus de 50 ans l’électricité photovoltaïque s’est avérée intéressante, surtout pour
l’alimentation de petits systèmes autonomes.
Les systèmes d’électrification alimentés uniquement à base des groupes électrogènes
ont la particularité d’être des systèmes simples. De plus, un générateur électrogène est très fiable
s’il est régulièrement entretenu. Les coûts d’investissement sont modérés, et ces groupes restent
disponibles sur le marché avec une importante marge de choix. Par ailleurs, économiquement
ces systèmes sont fortement liés au prix de combustible, ce qui peut constituer un inconvénient
majeur ajouté à certaines contraintes liées au fonctionnement techniques des gouapes
notamment leur utilisation en dessous d’une certaine limite inférieure de leur puissance
nominale, les marche-arrêts récurrents, cela entraine des coûts d’entretien et de maintenance et
des coûts d’opération très élevés et affecte considérablement les performances du système. Sans
perdre de vue que ce sont des émetteurs de CO2 et de gaz à effet de serre, représentant ainsi une
source de pollution.
Par ailleurs les systèmes d’électrification alimentés uniquement par les panneaux
photovoltaïques associés à un parc de batteries sont bien adaptés aux besoins énergétiques
certaines régions isolées et/ou peu peuplées. Ils fonctionnent silencieusement, ont une longue
durée de vie, leur besoin en entretien est très faible ainsi qu’ils sont peu polluants. Cependant,
pour un approvisionnement fiable en énergie il est souvent nécessaire de choisir un générateur
photovoltaïque et un parc de batteries largement dimensionnés. Cela est dû au décalage dans le
temps entre l’apport solaire et la demande énergétique de la charge et au caractère aléatoire de
ces variables. Par conséquent, le coût d’investissement devient très élevé et l’utilisation d’un
tel système n’est plus économique.
Ainsi les systèmes hybrides photovoltaïques-diesel peuvent constituer l’alternative
idéale pour l’approvisionnement en énergie de communautés éloignées et/ou difficile d’accès
et répondre aux problèmes posés par les systèmes autonomes. Ils se composent d’une
combinaison de panneaux photovoltaïques et de générateurs diesel ainsi que de batteries si
nécessaires. En raison de la complémentarité des deux sources du système hybride, il est
possible d’obtenir des revenus et de minimiser les inconvénients des deux sources. L’adjonction
d’un générateurs PV peut réduire le temps de fonctionnement des groupes électrogène et donc
réduire la consommation du carburant et les émissions des GES. Et l’adjonction d’un groupe
électrogène au générateur PV permet de réduire les dimensions du générateurs PV en
satisfaisant les exigences de la charge avec une bonne fiabilité. Ceci permet de réduire les coûts
d'investissement du système. Grâce à ces avantages, les systèmes hybrides sont utilisés de plus
en plus pour l'électrification rurale notamment là où le coût de transport du carburant est souvent
prohibitif. On note que les systèmes hybrides PV-Diesel semblent être appropriés aux régions
éloignées ayant une irradiation solaire élevée. Mais comme le mentionnent plusieurs auteurs,
ces systèmes hybrides pourraient être plus fiable et plus rentable que les systèmes
photovoltaïques autonomes ou les systèmes à générateurs diesel seuls, si seulement s’ils sont
bien conçus et bien gères pendant leur fonctionnement. Pour surmonter ces difficultés, il est
nécessaire d’avoir des connaissances approfondies non seulement des composants du système,
mais aussi du mode de fonctionnement de chacun d’eux et du système dans sa globalité.

14
Introduction générale

Dans le cadre de ce travail nous avons réalisé une étude technico-économique d’une
installation hybride photovoltaïque - diesel qui peut être utilisée pour alimenter en énergie
électrique des Sites isolés.

Le premier chapitre de notre étude traite l’évaluation du potentiel solaire en Algérie et


l’exploitation de la ressource solaire. Sur le territoire algérien l’importante part du gisement se
concentre principalement dans la région du grand sud avec un ensoleillement abondant, une
faible humidité et de faibles précipitations, et de nombreuses terres plates inutilisées à proximité
des réseaux routiers et des réseaux de transmission. Grâce à ces conditions, le potentiel de
production d'électricité est énorme par rapport à la demande énergétique régionale et mondiale.
Ainsi que nos avons présenté les modèles de l’irradiation solaire globale horaire sur une surface
inclinée et cités les différents projets réalisés du cadre de l’exploitation des ressources solaires
en Algérie.

Le deuxième chapitre traite les différentes options de fourniture d’électricité dans les
régions isolées, leurs avantages et leurs inconvénients, En effet, les microcentrales se
caractérisent par leur éloignement, leurs faibles rendements de fonctionnement et par
conséquent leurs consommations élevées en fuel. L’hybridation de ces microcentrales à
l’énergie photovoltaïque peut constituer une solution à ces problèmes d’exploitation. La
seconde partie de ce chapitre est consacrée à l’analyse des différentes architectures de systèmes
photovoltaïques hybrides. Cette analyse fait ressortir les points forts et les points faibles de
chaque configuration et permet de déterminer le type de système à utiliser. D’autre part, les
principales caractéristiques des équipements constituants l’installation hybride seront décrites.

Le troisième chapitre est dédié à la présentation des différents modèles des composants
de notre système hybride PV-diesel sans batterie, afin quantifier la puissance maximale produite
par les panneaux ainsi que la consommation en carburant des générateurs diesel, nous
permettant le dimensionnement de notre système et sa gestion pour de meilleures performances
tout en assurant sa fiabilité.

Le quatrième chapitre illustre les déférentes stratégies de fonctionnement élaborées pour


la gestion d’énergie produites par le système tout en définissant les limites d’utilisation des
générateurs diesel pour ainsi minimiser sa consommation en carburant et ses émissions des GES
et limitant son usure permettant de maximiser l’apport du générateur PV en énergie produite.
Cela en étudiant les différents cas à savoir ; les systèmes hybrides et les systèmes non hybrides,
systèmes avec ou sans charge auxiliaire, ainsi les différents critères technico-économiques et
écologiques tel que les coûts, les émissions de CO2 et les taux de pénétration des deux sources.

Le dernier chapitre est consacré à la validation de notre stratégie de gestion du système


élaborée précédemment dans le chapitre quatre, ainsi nous l’avons appliquée le travail pour le
cas de Tin Alkoum et avons simulé de son fonctionnement pour différents cas. En premier lieu,
nous présenterons les données météorologiques et le profil de courbe de charge de la localité
de Tin Alkoum utilisés afin de dimensionner les différents composants du système. Par la suite,
nous avons évalué les différents critères technico-économiques et écologiques pour ainsi
optimiser le dimensionnement de notre installation en déterminant une meilleure combinaison
avec une puissance du champ PV optimale nous donnant le prix minimum du kWh. Enfin, nous
terminerons par, présentant les résultats de simulation pour une journée pour chaque

15
Introduction générale

configuration et enfin nous effectuant une comparaison générale entre les systèmes de
production sur année de fonctionnement de l’installation et sur sa durée de vie totale.

En somme, cette étude met en exergue la capacité de coupler les contraintes techniques
de fonctionnement du système énergétique et les critères économiques de rentabilité de manière
à limiter les freins économiques de vulgarisation des systèmes énergétiques dans les zones
rurales pauvres.

16
Chapitre 1 :
Evaluation du potentiel solaire de
l’Algérie
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

1 Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie


1.1 Introduction
La consommation de l’énergie électrique est de plus en plus croissante en raison d’être
une nécessité aux populations du monde moderne, cela conduit toutefois à une utilisation accrue
des sources d’énergie traditionnelles basées sur le pétrole et le gaz naturel dont les gisements
sont limités, mais aussi responsable des problèmes environnementaux. En effet la température
du globe augmente de près de 0.3°C par décennie à cause de l’augmentation de la concentration
des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère [1] notamment les émissions du CO 2 libérées
par la combustion des carburants traditionnels, et encore le danger des pluies acides et de la
pollution marine.
Avec l’augmentation de la demande d’électricité prévue pour l’avenir et les crises
pétrolières du passé un grand nombre de pays ont redéfini leur mode de développement où les
enjeux énergétiques et environnementaux deviennent prépondérants ce qui a contribué à l’essor
des énergies renouvelables. Des énergies inépuisables et peu polluantes afin de développer des
systèmes énergétiques hautement efficaces à des coûts raisonnables, considérés comme
l’alternative parfaite aux moyens de production traditionnels afin d’assurer la longévité du
carburant et réduire les risques qu’il entraine. La plus notable des sources d’énergie
respectueuses de l’environnement est l'énergie solaire, une source d'énergie durable qui est
générée naturellement sans affecter l'environnement et sans poser de risques. Bien que la
ressource solaire soit disponible partout sur la planète, elle n'est pas répartie de manière
homogène [2]. Il existe en Afrique du Nord un gigantesque réservoir d’énergie solaire et donc
l’Algérie possède une ressource solaire exceptionnelle dans le bassin méditerranéen qui est
estimée à 60 fois les besoins des pays européens en énergie électrique [3]. Ainsi une meilleure
évaluation de ce potentiel est requise et présenté dans ce qui suit avec les différents projets
réalisés dans le cadre de l’exploitation des ressources solaires.
1.2 Evaluation des ressources solaires en Algérie
Bien que l’énergie solaire soit abondante en Algérie et puisse être exploitée pour
combler le déficit de la demande énergétique, l’estimation du rayonnement solaire sur un site
donné est une condition essentielle pour une prédiction fiable du potentiel et du comportement
de performance des applications de l'énergie solaire. Malheureusement, ces données ne sont pas
disponibles dans de nombreuses régions du monde, notamment dans les pays en développement
comme l'Algérie, en raison des coûts initiaux élevés et des exigences de fonctionnement
compliquées des appareils de mesure. La méthode traditionnelle pour obtenir la quantité réelle
de rayonnement solaire global dans une région particulière consiste à installer des pyranomètres
à autant d'endroits que possible dans une région, ce qui nécessite un entretien, un nettoyage et
un réglage fréquents des capteurs, ainsi qu'un contrôle, un filtrage et un lissage des données
enregistrées. Or qu’il s'agit d'un processus épuisant et qui prend beaucoup de temps. Il est donc
plus pratique et plus économique de développer des méthodes d'estimation du rayonnement
solaire global en utilisant des paramètres climatologiques, dont les données sont plus faciles à
obtenir et comportent moins de sources d'erreurs inhérentes [4]. Ainsi la majeure partie de la
littérature actuelle est orientée principalement vers les techniques de modélisation stochastique
empirique et de calcul logiciel [5,6]. Malgré l'intérêt croissant pour les techniques
d'apprentissage automatique pour affiner les estimations de l'irradiation, les formules
empiriques sont toujours d'une grande importance car la plupart des concepteurs et chercheurs
en énergie solaire n'ont pas l'expertise nécessaire pour développer et exécuter correctement ces
algorithmes.

18
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Dans ce contexte nous nous sommes basés sur la base de données PVGIS-SARAH
disponible sur PHOTOVOLTAIC GEOGRAPHICAL INFORMATION SYSTEM mis en
place par la commission Européenne, afin de réaliser une étude statistique sur une décennie
(2007-2016) pour évaluer la ressource solaire de divers sites dispersés sur les zones
topographiques du pays (nord, hauts plateaux et sud) comme précisé dans le tableau 1.1,
l’analyse s’est donc portée sur l’irradiation globale solaire sur une surface inclinée ayant trois
composantes :
 L'irradiation solaire directe sur un plan incliné ;
 L'irradiation solaire diffuse sur le même plan ;
 L'irradiation solaire réfléchie par le sol.
Ainsi pour une inclinaison d’un angle β quelconque, l'irradiation globale horaire sur le
plan des modules G(β), est donnée par la somme de l'irradiation solaire directe inclinée G B(β),
de l'irradiation solaire diffuse inclinée GD(β), et de l'irradiation solaire réfléchie GR(β) [7].
G(β)= GB(β) + GD(β) + GR(β) (1.1)

Tableau 1.1 : Potentiel solaire en Algérie

Zones Zone du nord Hauts plateaux Zone du sud


Surface (%) 4 10 86
Durée moyenne d’ensoleillement (h/an) 2650 3000 3500
Energie moyenne reçue (kWh/m2/an) 1700 1900 2650

1.2.1 Région du nord


Tableau 1.2: Liste des sites en région du nord

Site Latitude Longitude Altitude


(Degré décimal) (Degré décimal) (Mètre)
Alger 36,78°N 3.06°E 21
Bejaïa 36,75°N 5,06°E 18
Annaba 36,90°N 7,75°E 6
Oran 35,70°N 0,65°O 71
Constantine 36,28°N 6,62°E 694
Sidi Bel Abbès 35,19°N 0,63°O 500

19
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

8
Irradiarion solaire globale sur une surface
7

6
inclinée (kWh/m2)

Alger
5
Béjaia
4
Annaba
3 Oran
Constantine
2
Sidi Bel Abbés
1

0
Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec
Mois

Figure 1.1: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une
surface inclinée dans la région du nord.
On constate que les deux sites d’Oran et de Sidi Bel Abbés présentent des meilleurs potentiels
allants de 4.4 à 7 kWh/m2.jour sur les périodes de (janvier-juin) et de (août-décembre)
cependant un pique de près de 7.3 kWh/m2.jour enregistré au cours du mois de juillet dans les
sites de Constantine et Annaba.
1.2.2 Région des Hauts-Plateaux
Tableau 1. 3: Liste des sites en région des Hauts-Plateaux

Site Latitude Longitude Altitude


(Degré décimal) (Degré décimal) (Mètre)
Djelfa 34,67°N 3,25°E 1144
Sétif 36,19°N 5,41°E 1085
Tiaret 35,37°N 1,32°E 1011
M’sila 35,71°N 4,54°E 481
Elbayedh 33,68°N 1,02°E 1323
Khenchela 35,43°N 7,14°E 1139

20
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

8
Irradiarion solaire globale sur une surface
7

6
inclinée (kWh/m2)

Djelfa
5
Sétif
4
Tiaret
3 M'sila
Elbayadh
2
Khenchela
1

0
Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec
Mois

Figure 1.2: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une
surface inclinée dans la région des Hauts-Plateaux.
On remarque que le site d’El bayadh présente le plus important des ensoleillements sur la
majeure partie de l’année sauf durant la période de (juin-septembre) où une irradiation
maximale de près de 7.35 kWh/m2 de juillet à août.
1.2.3 Région du grand sud
Le grand sud algérien est une région désertique qui recouvert 86% de la surface du pays
ce qui représente 2.048.297 km2 avec un des meilleurs ensoleillements au monde, à cet effet
nous détaillons notre étude sur trois régions :
1.2.3.1 Région du sud-est
Tableau 1.4: Liste des sites en région du sud-est

Site Latitude Longitude Altitude


(Degré décimal) (Degré décimal) (Mètre)
Illizi 26,50°N 8,48°E 558
In amenas 28,04°N 9,58°E 556
Djanet 24,56°N 9,49°E 1035
Bordj Omar Driss 28,12°N 6,82°E 387
Debdeb 29,97°N 9,42°E 345
El Borma 31,59°N 9,16°E 247
Idles 23,82°N 5,94°E 1395
Bordj El Haouas 24,88°N 8,44°E 1094
Tin Alkoum 24,59°N 10,21°E 731
Tarat 26,58°N 9,20°E 582

21
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Irradiarion solaire globale sur une surface 9 Illizi


8 In Amenas
7 Djanet
inclinée (kWh/m2)

6 Bordj Omar
Driss
5 Debdeb
4 El Borma

3 Idles

2 Bordj El
Haouas
1 Tin Alkoum

0 Tarat
Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec
Mois

Figure 1. 3: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une


surface inclinée dans la région du sud-est.

1.2.3.2 Région du sud-ouest


Tableau 1. 5: Liste des sites en région du sud-ouest.

Site Latitude Longitude Altitude


(Degré décimal) (Degré décimal) (Mètre)
Tindouf 27,67°N 8,14°O 397
Beni Abbès 30,13°N 2,17°O 501
Talmine 29,33°N 0,50°O 363
Tabelbala 29,42°N 3,26°O 518
Kerzaz 29,45°N 1,42°O 387
Hassi Khebi 29,18°N 5,07°O 549
Oum El Assel 28,61°N 6,98°O 522

22
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

9
Irradiarion solaire globale sur une surface
8

7
Tindouf
inclinée (kWh/m2)

6
Beni Abbès
5 Talmine
4 Tabelbala

3 Kerzaz

2 Hassi Khebi
Oum El Assel
1

0
Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec
Mois

Figure 1. 4: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une


surface inclinée dans la région du sud-ouest.

1.2.3.3 Région du sud-central


Tableau 1. 6: Liste des sites en région du sud-central.

Site Latitude Longitude Altitude


(Degré décimal) (Degré décimal) (Mètre)
Tamanrasset 22,78°N 5,53°E 1376
El-Goléa 30,58°N 2,88°E 399
Bordj Badji Mokhtar 21,33°N 0,95°E 399
In Guezzam 19,57°N 5,77°E 400
Timiaouine 20,43°N 1,81°E 580
Tinzaouatine 19,96°N 2,97°E 632
In Belbel 27,89°N 1,17°E 404
M’Guiden 29,52°N 1,55°E 386

23
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

9
Irradiarion solaire globale sur une surface
8

7 Tamanrasset

6 El-Goléa
inclinée (kWh/m2)

5 Bordj Badji
Mokhtar
4 In Guezzam

3 Timiaouine

2 Tinzaouatine

1 In Belbel

0
Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec
Mois

Figure 1. 5: Moyennes journalières de l’irradiation solaire globale en kWh/m2.jour sur une


surface inclinée dans la région du sud-central.
Il est à remarquer que dans la région du grand sud contrairement à celles du nord et des hauts-
plateaux l’irradiation solaire durant l’année présente une faible variation dans un intervalle de
près de 5.25 kWh/m2 à 7.75 kWh/m2 en raison de la longueur des périodes d’ensoleillement
durant une journée et des conditions climatiques favorable.
D’après les résultats présentés ci-dessus, on constate que sur le territoire algérien
l’importante part du gisement se concentre principalement dans la région du grand sud avec un
ensoleillement abondant (près de 3900h d’ensoleillement par an), une faible humidité et de
faibles précipitations, et de nombreuses terres plates inutilisées à proximité des réseaux routiers
et des réseaux de transmission. Grâce à ces conditions, le potentiel de production d'électricité
est énorme par rapport à la demande énergétique régionale et mondiale - environ 10 % du désert
du Sahara algérien pourrait répondre à la demande de l'UE [9].
1.3 Estimation de l’irradiation solaire globale horaire sur une surface inclinée
Pour estimer l’irradiation solaire sur un plan incliné on s’appuie sur plusieurs modèles
mis au point dans la littérature, ces modèles nécessitent la connaissance de l’irradiation globale
sur un plan horizontal composée de :
 L'irradiation solaire directe sur un plan horizontal ;
 L'irradiation solaire diffuse sur le même plan.
Et peut être exprimée par la relation suivante :
𝐺 (0) = 𝐺𝐵 (0) + 𝐺𝐷 (0) (1.2)
1.3.1 Estimation des composantes directe et diffuse horaires de l'irradiation à
partir de l'irradiation globale horaire horizontale
L’obtention des composantes diffuse et directe horaires de l'irradiation solaire se fait en
se basant sur l'irradiation globale horizontale mesurée et sur des modèles mathématiques
utilisant la corrélation entre les paramètres indicateurs de la clarté du ciel, à savoir : l'indice de
clarté de l'atmosphère Mt et la fraction diffuse Md qui sont définis par les relations suivantes
[7] :

24
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

𝐺𝐷 (0)
𝑀𝑑 = (1.3)
𝐺(0)

𝐺(0)
𝑀𝑡 = 𝐺 (1.4)
𝑒 (0)

Avec :
Ge(0) est l’irradiation globale extraterrestre (Wh/m²) ;
G(0) est l’irradiation globale horizontale (Wh/m²) ;
GD(0) est l’irradiation diffuse horizontale (Wh/m²).
Ainsi l’irradiation directe horizontale horaire est déduite par la relation suivante [7] :
𝐺𝐵 (0) = 𝐺 (0) − 𝐺𝐷 (0) (1.5)
1.3.1.1 Estimation de la composante directe de l’irradiation sur un plan
incliné
L’irradiation solaire directe GB(β) est le rayonnement solaire direct reçu sur un plan
inclinée d’un angle β, peut être obtenue en utilisant l'angle d'incidence θ et l'angle zénithal θ z
comme suit [7] :
cos(𝜃)
G𝐵 (β) = 𝐺𝐵 (0) ∗ cos(𝜃 (1.6)
𝑧)

GB(0) Irradiation directe horizontale.


1.3.1.2 Estimation de la composante diffuse de l’irradiation sur un plan
incliné
L’irradiation solaire diffuse GD(β) est le rayonnement solaire diffusé par les nuages et
les particules du ciel sur un plan inclinée d’un angle β, principalement on trouve deux types de
modèles dans la littérature ; des « modèles isotropes » qui considèrent uniforme l'intensité de
l'éclairement diffus provenant de la voûte céleste et des « modèles anisotropes » qui tiennent en
considération la non-uniformité du rayonnement solaire dans un ciel clair et nuageux.
L’irradiation se calcule donc à l’aide de trois générations de modèles à savoir :

a. Modèles de première génération


Ce sont les plus anciens et considérés comme des « modèles isotropes », ils sont simples
et faciles à utiliser mais moins précis, les plus utilisés sont :
- Modèle de Liu Jordan
L'éclairement diffus sur le plan incliné est donné par la relation suivante [10] :
1+cos(𝛽)
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0)[ ] (1.7)
2

- Modèle de Tian
Ce modèle est donné par l’expression suivante [11] :
𝛽
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0)[1 − (180)] (1.8)

- Modèle de Badescu

25
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Badescu a proposé le modèle isotrope suivant [12] :


3+cos(2𝛽)
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0)[ ] (1.9)
4

Les modèles isotropes considèrent uniforme l'intensité de l'éclairement diffus provenant


de la voûte céleste, exemple, le modèle de Lui et Jordan, le modèle de Badescu et le modèle de
Tian, alors que les modèles considèrent non uniforme l'intensité de l'éclairement diffus
provenant de la voûte céleste, exemple, le modèle de Temps et Coulson et le modèle de Klucher.
Par ailleurs, le modèle de Hay et Mc Kay et le modèle de Perez considèrent l'éclairement diffus
comme une somme de l'éclairement diffus provenant de la voûte céleste et du disque solaire.
b. Modèles de deuxième génération
Ce sont des modèles améliorés en termes de précision par rapport à ceux de la première
génération. Ci-dessous les principaux modèles
- Modèle de Temps et Coulson (anisotrope)
L'éclairement diffus sur le plan incliné est exprimé par la relation suivante [13] :
1+cos(𝛽) 3𝛽
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0) ( ) (1 + sin ) (1 + 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃. 𝑠𝑖𝑛3 𝜃𝑧 ) (1.10)
2 2

- Modèle de Klucher (anisotrope)


Klucher introduit les conditions du ciel couvert. L'éclairement diffus sur le plan incliné
s’exprime comme suit [14] :
1+cos(𝛽) 3𝛽
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0)( )(1 + 𝐹. sin )(1 + 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃. 𝑠𝑖𝑛3 𝜃𝑧 ) (1.11)
2 2

Où, F est l'indice d'isotropie de Hay, donné par :


𝐷 𝐺 (0) 2
F = 1 − [ 𝐺(0) ] (1.12)

- Modèle de Ma et Iqbal (anisotrope)


MA et Iqbal [15] ont proposé un modèle appelé le HSM-MI (le modèle des sommes
horaires selon Ma et Iqbal). L'irradiation diffuse est donnée par l’expression suivante :
1+cos 𝛽
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0) [𝑀𝑡 . 𝑟𝑏 + (1 − 𝑀𝑡 [ ])] (1.13)
2

Mt est l’indice de clarté horaire de l’atmosphère et r b est le facteur de l’irradiation directe.


- Modèle de Hay et Mc Kay
Le modèle proposé par Hay et Mc Kay considère que l'éclairement diffus sur une surface
inclinée est constitué de deux composantes : une composante isotrope, qui provient directement
du disque solaire et une autre composante diffuse qui (isotrope) provient du reste de la voûte
céleste. Ces deux composantes sont pondérées en fonction d'un indice d'isotropie, FHay, défini
comme suit [16] :
𝐺(0)−𝐺𝐷 (0)
𝐹𝐻𝑎𝑦 = (1.14)
𝐺𝑒 (0)

26
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Ainsi, l'éclairement diffus sur un plan incliné peut être exprimé par la relation suivante :
1+𝑐𝑜𝑠𝛽
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0) [𝐹𝐻𝑎𝑦 . 𝑟𝑏 + ∗ (1 − 𝐹𝐻𝑎𝑦 )] (1.15)
2

Avec :
𝑐𝑜𝑠𝜃
𝑟𝑏 = max (0, 𝑐𝑜𝑠𝜃 ) (1.16)
𝑧

360𝑁
𝐺𝑒 (0) = 𝐺0 (1 + 0.033 cos ) 𝑐𝑜𝑠𝜃 (1.17)
365

Ge(0) est l’éclairement extraterrestre horizontal au milieu de l'heure, G 0 est la constante solaire
(1367 W/m²) et N est le numéro de jour de l'année.
- Modèle HDKR (Reindl et al.)
En se basant sur les travaux de Hay et Davies (1980) et Klucher (1979), Reindl et al. proposent
un modèle connu sous le nom de HDKR (Hay, Davies, Klucher et Reindl). Ce modèle est donné
par la relation suivante [17] :
1+𝑐𝑜𝑠𝛽 𝛽
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0) [𝐹𝐻𝑎𝑦 . 𝑟𝑏 + (1 − 𝐹𝐻𝑎𝑦 ) (1 + 𝑓 𝑠𝑖𝑛3 ( 2 ))] (1.18)
2

Ou, f est le facteur de modulation, défini par :


𝐺(0)−𝐺𝐷 (0)
𝑓=√ (1.19)
𝐺(0)

c. Modèles de troisième génération


Ce sont les modèles les plus précis, la plupart considèrent l’irradiation diffuse comme
anisotrope qui se décomposent en : une composante diffuse provenant du disque solaire et une
deuxième qui provient de la voûte céleste. Une exception est faite dans le cas du modèle de
Perez et al. (1990), où il considère trois composantes.
- Modèle de Gueymard
Gueymard estime l’irradiation solaire sous un ciel partiellement nuageux comme une
somme pondérée des irradiations sous un ciel clair et couvert dont l’expression est donnée
comme suit [18] :
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0)[(1 − 𝑁𝐺 ). 𝑟𝑑0 + 𝑁𝐺 . 𝑟𝑑1 ] (1.20)
Où, NG est le facteur de pondération de Gueymard pour la nébulosité. Ce facteur est pris en
considération, lorsque les observations horaires des nuages ne sont pas disponibles. Il est défini
par :
𝑁𝐺 = max[𝑚𝑖𝑛(𝑌, 1) , 0] (1.21)
Où, Y est une fonction de l’indice de clarté horaire Mt. Elle est donnée par :
𝑌 = 6,6667𝑀𝑡 − 1,4167, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑀𝑡 ≤ 0,227
{ (1.22)
𝑌 = 1,2121𝑀𝑡 − 0,1758 𝐴𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠

27
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

- Modèle de Muneer
Ce modèle traite les surfaces ombragées et ensoleillées séparément et distingue entre les
conditions de couverture et de non-couverture de la surface éclairée. L’irradiation diffuse pour
les surfaces ombragées et ensoleillées, sous un ciel nuageux, est donnée par :
𝛽 2𝑏 𝛽
𝐺𝑑 (𝛽 ) = 𝐺𝑑 (0) [𝑐𝑜𝑠 2 2 + 𝜋(3+2𝑏) (𝑠𝑖𝑛𝛽 − 𝛽. 𝑐𝑜𝑠𝛽 − 𝜋. 𝑠𝑖𝑛2 2 )] (1.23)

Par ailleurs, l’irradiation diffuse pour une surface éclairée sous un ciel non-couvert est exprimée
par [19] :
𝐺𝑑 (𝛽 ) = 𝐺𝑑 (0) [𝑇𝑀 (1 − 𝐹𝑀 ) + 𝐹𝑀 . 𝑟𝑏 ] (1.24)
Où TM est le facteur d’inclinaison de Muneer et b est l'indice de distribution de l’irradiation
(sans dimension) introduit par Moon et Spencer [19] pour modéliser la distribution de la
luminance d'un ciel couvert. Sur une base de données mondiale, Muneer [19] a suggéré une
valeur moyenne de b = 2,5 pour les surfaces ombragées et ensoleillées sous un ciel couvert. Par
ailleurs, les cieux non-couverts, présentent un comportement constamment décroissant de
l’indice b. Basé sur des données obtenues à partir de 14 endroits dans le monde, Muneer [19] a
recommandé l'équation suivante :
2𝑏
= 0,00263 − 0,712𝐹𝑀 − 0,688𝐹𝑀2 (1.25)
𝜋 (3 + 2𝑏)

Où, FM est le facteur de clarté. Pour un ciel clair, 𝐹𝑀 = 𝐹𝐻𝑎𝑦 et 𝐹 𝑀 = 0 pour un ciel
couvert.
- Modèle de Perez
Le modèle de Perez et al. Est le seul à considérer l'éclairement diffus comme étant la
somme d'une composante diffuse isotrope provenant du disque solaire, une composante diffuse
provenant de l'horizon et une composante isotrope du reste de la voûte céleste. La relation de
l’irradiation diffuse sur un plan incliné est donnée comme suit [20] :
(1+𝑐𝑜𝑠𝛽)(1−𝐹1) 𝑐𝑜𝑠𝜃
𝐺𝐷 (𝛽 ) = 𝐺𝐷 (0) [( ) + 𝐹1 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝐹2 𝑠𝑖𝑛𝛽] (1.26)
2 𝑧

𝐹1 = 𝐹11 + 𝐹12 ∆ + 𝐹13 𝜃𝑧 (1.27)


𝐹2 = 𝐹21 + 𝐹22 ∆ + 𝐹23 𝜃𝑧 (1.28)
Avec :
𝐺𝐷 (0) .𝐴𝑀
∆= (1.29)
1367
𝐺𝐷 (0)+𝐺𝐵
𝜀= (1.30)
𝐺𝐷 (0)

𝐵 𝐺 (0)
𝐺𝐵 = 𝑐𝑜𝑠𝜃 (1.31)
𝑧

𝑐𝑜𝑠𝜃
𝑟𝑏 = max (0, 𝑐𝑜𝑠𝜃 ) (1.32)
𝑧

1
𝐴𝑀 = (1.33)
𝑐𝑜𝑠𝜃𝑧 +0.50572 (96.07995−𝜃𝑧 )−1.5364

28
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

AM : la masse relative de l'air


F1 et F2, les coefficients de Perez qui dépendent de l’angle zénithal.
F11, F12, F13, F21, F22 et F23 sont les coefficients du modèle de Perez.
1.3.2 Estimation de la composante réfléchie de l’irradiation sur un plan incliné
La composante réfléchie de l’irradiation solaire sur une surface inclinée est donnée par
la relation suivante [7] :
𝐺(0)(1 − 𝑐𝑜𝑠𝛽)
𝐺𝑅 (𝛽 ) = 𝜌𝑎 [ ] (1.34)
2

Avec : ρa est l’albédo du lieu


1.4 Exploitation des ressources solaires en Algérie
Aujourd'hui, presque dans toutes les régions du monde, des initiatives en matière
d'énergies renouvelables voient le jour. Pour être efficaces, un certain nombre d'actions
politiques clés sont nécessaires ; il s'agit de mettre en pratique les meilleurs programmes de
soutien, de supprimer les obstacles et d'appliquer des mécanismes légaux exécutoires. Parmi les
autres impacts nécessitant un examen attentif figurent les relations entre les systèmes
énergétiques et les questions sociales, la responsabilité politique, le développement économique
et la protection de l'environnement. En particulier, les stratégies devraient émerger de la
manière dont l'énergie peut contribuer à la résolution des problèmes sociaux. Malgré des taux
de croissance élevés, les énergies renouvelables ne représentent encore qu'une petite partie de
l'énergie mondiale actuelle.
Dans ce contexte l'Algérie a un besoin urgent d'une infrastructure énergétique adéquate
afin de pouvoir atteindre des niveaux de développement économique plus élevés. Cela
permettrait à tous ses habitants d'accéder à un approvisionnement énergétique de qualité, quel
que soit leur lieu de résidence. Des objectifs cruciaux visent à augmenter et à renforcer
considérablement la contribution des énergies renouvelables et à favoriser l'autosuffisance
énergétique. Les projets pilotes mis en œuvre ces dernières années justifient la possibilité
d'accélérer l'utilisation des ressources énergétiques indigènes, notamment pour
l'approvisionnement en électricité. Ainsi l'Algérie adopte actuellement le mix énergétique de la
stratégie de diversification des quatre combustibles mises en œuvre en 1998 lorsque le
gouvernement a lancé le Fonds spécial pour le développement des régions du sud. Ce
programme a été la première étape pour encourager et intensifier l'utilisation des énergies
renouvelables, principalement le solaire, dans la production d'électricité. Selon cette stratégie,
le mix énergétique en Algérie est alimenté par cinq sources principales, à savoir le gaz naturel,
le pétrole, l'hydroélectricité, le solaire et l'éolien.
1.4.1 L'énergie solaire
L'énergie solaire comme vue ci-dessus, représente une ressource abondante et la source
la plus prometteuse d’énergie propre, qui pourrait théoriquement répondre à la demande
énergétique mondiale et donc résoudre les problèmes énergétiques du monde. La capture de ne
serait-ce que 1% de cette puissance permettrait de couvrir plus que les besoins mondiaux en
énergie [21,22]. Les conditions climatiques en Algérie sont favorables au développement de
l'énergie solaire en raison de l'ensoleillement abondant tout au long de l'année, en particulier
dans la région du Sahara, largement confirmé par l’étude réalisé précédemment.

29
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Le temps d'ensoleillement sur la quasi-totalité du territoire national dépasse 3000 h par


an et peut atteindre 3900 h en période de forte chaleur dans les hauts plateaux et le Sahara. Avec
cette énorme quantité d'ensoleillement par an, l'Algérie est l'un des pays ayant les plus hauts
niveaux d’irradiation solaire du monde. Le potentiel économique de la production d'énergie
solaire en Algérie a été évalué par le centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique
(DLR- Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt-) et le CDER principalement à partir
d'imagerie satellitaire et de traitement ultérieur. Les données dérivées du potentiel économique
sont estimées à 169,440 TWh/an pour le solaire thermique (CSP Concentrating Solar Power) et
à plus de 13,9 TWh/an pour le photovoltaïque (PV) [23]. Il existe une grande différence entre
le potentiel économique du solaire thermique et celui du solaire photovoltaïque. Cette
différence est quelque peu faussée par un large écart entre les coûts estimés et les couts actuels
car les prix de la technologie photovoltaïque ont fortement diminué, ce qui a entraîné une baisse
des coûts d'investissement pour les investisseurs dans les centrales électriques. Il en résulte une
augmentation du potentiel économiquement utilisable du côté PV, ce qui entraînera une
diminution du potentiel solaire thermique.
L’introduction des énergies renouvelables dans le bilan énergétique aura pour
conséquence :
• Une meilleure exploitation du potentiel disponible,
• Une réduction considérable des émissions des gaz à effet de serre,
• Une réduction de la part des énergies fossiles dans le bilan énergétique national,
• Un développement de l’industrie nationale,
• La création d’emplois.

1.4.1.1 L'énergie solaire PV


Le photovoltaïque est un moyen élégant de produire de l'électricité sur place,
directement du soleil, sans se soucier de l'approvisionnement en combustible ou de l'impact sur
l’environnement. L'énergie solaire est produite silencieusement avec un minimum d'entretien,
sans pollution et sans épuisement des ressources. L'une des forces du photovoltaïque réside
dans ses applications décentralisées et dans l’élimination des coûts de transport de l'électricité.
Ceci est particulièrement vrai pour l'alimentation de consommateurs en régions isolées et/ou
dans des zones à faible densité de population, où la demande consiste essentiellement en une
consommation d'électricité pour satisfaire les besoins de base (éclairage, réfrigération, pompes,
télévision, radio etc.) Les autres caractéristiques notables du PV sont :
 Une conception modulaire permettant de l'étendre en fonction des besoins ;
 La possibilité de développer des petites entreprises dans des zones à faible
développement économique;
 La protection de l'environnement ;
 Installations exploitables de manière flexible et décentralisée.
Les applications solaires, par l'implantation de centrales PV, sont une extension des
centrales diesel déjà existantes dans les zones isolées, elles sont donc développées
principalement pour 6 applications : usages domestiques, pompage de l'eau, réfrigération,
électrification des villages dans les situations où l'électricité n'est pas disponible, éclairage et
télécommunications. Une première phase du programme d’électrification a été réalisée durant
la période 1995-2002 entièrement financé par le Fonds Spécial pour le Développement des

30
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Régions du Sud. Ce projet a donné le coup d'envoi nécessaire pour un transfert de technologie
efficace dans le domaine de la production d’électricité photovoltaïque en Algérie, il a concerné
l’alimentation de 18 villages du sud de l’Algérie en énergie électrique, soit l’électrification de
près de 900 foyers. Pour faire bénéficier ces foyers d’un minimum de confort, une quantité
d’énergie de 02 kWh par jour et par foyer a été mise à leur disposition, ce qui correspond à la
consommation de 05 réglettes d’éclairage, un réfrigérateur, une télévision avec récepteur
numérique, un poste radio et un ventilateur. Les villages touchés par ce programme apparaissent
dans le tableau qui suit.
Tableau 1. 7: Liste des villages touchés par la première phase d’électrification à base du PV
durant la période 1995-2002 [24].

Wilaya Village Puissance installée Consommation


(kWc) (kWh/jour/foyer)
Tamanrasset Moulay Lahcen 9 1.48
In Delagh 15 0.92
Tahifet 61.5 1.30
Arak 61.5 1
Amguid 51 1.60
Tahernenet 30 1.13
Tin Tarabin 34.5 1.44
In Blel 15 1.38
Tindouf Gara Djebilet 33 1.47
Daya El Khadra 24 1.55
Hassi Mounir 21 1.68
Adrar Hamou Moussa 6 1.53
Tala 16.5 1.61
Illizi Imehrou 16.5 0.63
Ifni 7.5 0.60
Oued Samen 15 0.68
Tihahiout 12 0.57
Tamadjart 24 0.80
Total 453

La deuxième phase du projet d'électrification rurale consiste à alimenter seize (16)


nouveaux villages dans le sud algérien par de nouvelles installations photovoltaïques durant la
période 2006-2010 avec une puissance totale de près de 0.5 MWc sur les sites représentés dans
le tableau suivant.

31
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Tableau 1. 8: Liste des villages concernés par la seconde phase du programme d’électrification
(2006-2010) [8].

Wilaya Village Nombre de foyers Distance par rapport au réseau (km)


Tamanrasset Abdnizi 3 270
Ait Ouklan 20 150
In Azarou 26 90
Tigannouine 70 70
Idikel 25 50
Tit Loukten 15 44
Ilamane 20 25
Tensou 20 120
El-Oued El Ghanemi 40 45
El Maklia 60 40
M’Sila Zbiret 100 50
Illizi Ikabren Tarat 20 70
Arrikine 25 140
Issendiline 12 90
Dider 20 50
Ghardaia Hassi Ghanem 72 60
Total 548

En plus de ce programme d’électrification rurale dont le but était de maitriser la


technologie photovoltaïque, on trouve 21 centrales PV de puissances plus importantes
recouvrant les différentes zones du pays réalisées et mises en service entre 2014 et 2018 par
une filiale du groupe SONELGAZ SKTM (Shariket Kahraba wa Taket Moutadjadida), les sites
des installations sont montrés sur la figure 1.6 et leurs puissances respectives sur le tableau 1.8

Centrale PV liée au PIAT


Centrale PV liée au RIN
Centrale PV liée à un RIS

Figure 1. 6: Les 21 centrales PV mises en servise de 2014 à 2018.

32
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

Tableau 1. 9: Liste des 21 centrales PV installées de 2014 à 2018 par SKTM [25].

Réseau de production Wilaya Site Puissance


(MWc)
Pôle In Salah-Adrar- Adrar Adrar 20
Timimoun «PIAT» Adrar Kabertene 03
Tamanrasset In Salah 05
Adrar Timimoun 09
Adrar Reggane 05
Adrar Zaouiet Kounta 06
Adrar Aoulef 05
Réseaux Isolés du Sud «RIS» Tamanrasset Tamanrasset 13
Illizi Djanet 03
Tindouf Tindouf 09
Réseaux Interconnecté Ghardaia Oued Nechou PV 1,1
National «RIN» Naâma Sedret Leghzel 20
Souk Ahras Oued El Keberit 15
Saida Ain Sekhouna 30
Djelfa Ain El Bel 1 et 2 53
Laghouat Kheneg 1 et 2 60
Sidi-Bel-Abbès Telagh 12
El-Bayed El Abiodh Sidi Cheikh 23
Ouargla El Hadjira 30
M’Sila Ain El Melh 20
Batna Oued El Ma 02
Total 344.1

Il est à noter que les trois centrales situées à Tamanrasset, Djanet et Tindouf sont des
centrales hybrides fonctionnant à base de groupes électrogènes diesel et de générateurs PV
depuis leurs mises en service en 2015 ainsi les deux sources d’énergie alimentent en parallèle
la charge continuellement.

Actuellement le mécanisme de promotion du PV source d'électricité repose sur la


réduction des couts d’installation d’une centrale, pour faciliter l'expansion du déploiement de
ce type d'énergie renouvelable. Cette stratégie de développement a été élaborée pour favoriser
la dissémination des ER sur les sites où elles sont rentables par rapport aux énergies classiques
et pour orienter les efforts de recherche afin de permettre la généralisation des énergies propres
par une production de masse. Les objectifs à atteindre consistent en la contribution à une
politique conservatrice des hydrocarbures à la fois en augmentant la part des ER dans le dans
le bilan énergétique national que par l'amélioration des conditions de vie des communautés
isolées. Cette opération permettrait d'une part d'alimenter les zones isolées en électricité et
d'autre part de collecter des informations sur [24] :
 Le comportement des équipements en milieu saharien.
 L'adéquation des systèmes avec l'approvisionnement en électricité.
 L'organisation et la gestion de la maintenance.
 L'optimisation technico-économique des systèmes.

33
Chapitre 1 : Evaluation du potentiel solaire de l’Algérie

1.4.1.2 L’énergie solaire à concentration (l’énergie solaire thermique)


L'objectif à long terme de l'Algérie en matière d'ER doit être atteint principalement à
partir du l’énergie solaire a concentration, ce qui la placerait parmi les programme les plus
ambitieux au monde. Grâce à un décret de mars 2004 et le récent programme national visant à
promouvoir des actions concrètes dans les domaines de l'efficacité énergétique et des énergies
renouvelables une première centrale solaire intégrée et à cycle combiné a été inaugurée à Hassi
R'mel en 2011. Ce projet permettra à l'Algérie d'acquérir une expérience précieuse dans le
développement, la construction et l'exploitation d’une telle centrale en raison des coûts de la
filière CSP (solaire thermique) qui restent élevés associés à une technologie non encore mature
notamment en termes de stockage avec une croissance très lente du développement de son
marché [25].
 Lieu : Hassi R'mel, où Sonatrach exploite le plus grand champ gazier d'Algérie.
 Technologie : cycle combiné hybride parabolique/combustible à gaz.
 Capacité : 25 MW CSP, 150 MW au total.
 Superficie : 152 ha.
 Coût : 315 millions d'euros.

1.5 Conclusion
D’après ce chapitre nous constatons l’importance du gisement solaire de l’Algérie, en
effet l’ensoleillement est abondant offrant ainsi de très bonnes conditions pour exploiter cette
ressource et en bénéficier, par conséquent plusieurs installations sont actuellement mises en
œuvre, particulièrement en filière photovoltaïque, dans le but de promouvoir l’énergie solaire,
néanmoins l’exploitation de ce potentiel reste très réduite comparée aux ressources disponibles.
Ainsi cela conduit les institutions du pays à planifier différentes stratégies dans le cadre
du développement des énergies renouvelables, en fixant des objectifs à atteindre pour résoudre
des problèmes environnementaux et socio-économiques qui entravent le pays.

34
Chapitre 2 :
Alimentation en électricité des régions
isolées du Grand Sud Algérien
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

2 Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud


Algérien
2.1 Introduction
L’électricité est l’énergie qui a posé les bases de la grande révolution de notre monde
en simplifiant les activités quotidiennes elle devient la forme d’énergie la plus facile à exploiter.
De nos jours, le niveau de développement humain d’un pays, qui se mesure en fonction de l’état
d’avancement de l’instruction, de la santé et du niveau de vie de ses habitants, est
particulièrement lié au taux d’électrification, par conséquent les différentes communautés
considèrent d’une grande importance la satisfaction des besoins en électricité.
Pour assurer l’alimentation en électricité d’un pays donné on a généralement recours à
une production centralisée qui s’appuie sur des réseaux électriques modernes, l’électricité
générée dans des centrales est acheminée vers les lieux de consommation éloignés via un
maillage constitué de plusieurs niveaux de tension. En revanche, dans les régions éloignées
et/ou les communautés peu peuplées les réseaux apparaissent limités en raison des difficultés
techniques et des investissements exorbitants nécessaires à l'extension du réseau principal
[26].
L’alimentation des régions éloignées ou rurales est souvent caractérisée par des défis
bien identifiés. En effet elles peuvent se trouver à une distance raisonnable des réseaux
électriques nationaux ou régionaux, peuvent être difficiles d'accès (loin de centres urbains avec
un terrain difficile), ou peuvent souffrir de conditions climatiques difficiles qui font de
l'électrification par extension du réseau une tâche périlleuse. Les communautés rurales sont
également souvent très dispersées avec une faible densité de population et une faible densité de
charge généralement concentrée aux heures de pointe du soir. Il est intéressant de rapprocher
les moyens de production des centres de consommation en utilisant des sources d’énergies
renouvelables et/ou non renouvelables, on parlera alors de décentralisation de la production
[26].
Le choix d'une technologie énergétique spécifique pour une installation décentralisée
dépend naturellement de la région visée. Mais ce n'est pas la seule préoccupation. Les questions
de densité de la clientèle et de la charge, la distance relative au réseau national ou régional, le
paysage, la disponibilité des ressources naturelles telles que le vent, le soleil, l'eau, les forêts,
les aspects économiques et financiers, la disponibilité et la maturité de toute technologie
choisie, tous ces facteurs influencent les décideurs dans le choix de la technologie ou de la
combinaison de technologies. L'éventail des technologies énergétiques potentielles est assez
large et chaque technologie varie naturellement dans sa technique de production, ses coûts et la
qualité du service qu'elle fournit. En fonction du degré d'urbanisation de la population ciblée,
les technologies énergétiques utilisées comprennent généralement les systèmes conventionnels
(les générateurs diesel, le gaz de pétrole liquéfié (GPL), les batteries jetables, les lampes à
pétrole), les systèmes à énergie renouvelable (y compris les systèmes photovoltaïques, l'énergie
éolienne, l'hydroélectricité, l’énergie solaire a concentration) ou les systèmes hybrides [27].
Dans le présent chapitre nous allons présenter les systèmes énergétiques mis en place
pour l’alimentation des régions du grand sud algérien (GSA) et les perspectives à adopter dans
le futur.
2.2 Fourniture d’électricité dans les sites isolés
Actuellement l’Algérie atteint un taux d’électrification de 100% et cela a un impact
direct sur l’économie en tant que générateur de revenus. On s'attend à ce que l'utilisation de
l'électricité conduise à des processus plus productifs ; la croissance des entreprises ou des

36
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

exploitations agricoles utilisant l'électricité augmentera alors la demande d'électricité,


conduisant à un cycle de croissance vertueux profitable à la fois aux fournisseurs d'électricité
et aux communautés rurales. Une telle croissance économique est évidemment une réalisation
importante de tout programme d'électrification [26].
Les régions concernées par l’électrification décentralisée sont les régions du grand sud
en raison de leur isolement et des conditions climatiques difficiles (le vent de sable et les
contraintes dues aux gradients de température entre les différentes saisons entre le jour et la nuit
en hiver). Ainsi on trouve dans la majeure partie des régions sud des Réseaux Isolés du Sud
«RIS» principalement alimentés par des générateurs diesel DG. Exception faite, pour le Pôle In
Salah-Adrar-Timimoune « PIAT» qui est alimenté par les centrales à Gaz d’Adrar, Kabertene,
In Salah, Zaouit Kounta, Timimoune, la ferme éolienne de Kabertene, et sept installations PV,
interconnectées à travers un réseau 220 kV [27].
A travers le monde entier, et particulièrement en Algérie l’utilisation des générateurs
diesel est très répandue pour l’alimentation des sites isolés ces générateurs sont disponibles sur
le marché, fiable et fidèle pour répondre à la demande dynamique d’électricité domestique [28].
Cependant les faire fonctionner à faible puissance (au-dessous de 40 à 50% de leur puissance
nominale) n’est généralement pas rentable. Ce fonctionnement entraine d’une part
l’augmentation de la consommation spécifique et des coûts de maintenance, et d’autre part le
raccourcissement de la durée de vie du groupe électrogène. L’utilisation de ces groupes dans
des sites isolés caractérisés par une faible demande en puissance reste la principale motivation
pour la conception et le développement de systèmes de production combinant les sources
renouvelables aux sources conventionnelles. [29]
Bien que les réseaux autonomes alimentés par des centrales diesel soient une solution
fréquente, ils souffrent toutefois de nombreux problèmes tels que le coût et la faible tension
nodale s’ils sont situés loin de la centrale. En outre, la croissance de la demande d’énergie
électrique et de la diminution rapide des combustibles fossiles, conduisent le gouvernement
algérien à reconsidérer les systèmes énergétiques actuels et s’orienter vers des énergies
renouvelables pour préserver les gisements des combustibles et réduire le changement
climatique mondial. Le pays possède un potentiel important pour la production de l’électricité
à partir de sources inépuisables (soleil, vent, eau …). De ce fait, il est essentiel de tirer profit de
cette profusion de sources d'énergie par le développement d'applications en s’appuyant sur
l'intégration de panneaux photovoltaïques, d'éoliennes et de batteries à ces sites isolés est donc
encourageante pour diminuer les problèmes susmentionnés [28].
Par ailleurs, la tendance vers la baisse, ces deux dernières décennies, des coûts relatifs
aux sources renouvelables, consolidée par l’évolution technologique qu’a connu le domaine de
l’électronique de puissance ont permis l’émergence de ces sources d’énergie dans les
applications de production d’électricité dans les régions isolées [30]. Dans la plupart des cas,
les générateurs photovoltaïques ou les éoliennes de faible ou moyenne puissance sont les
ressources les plus utilisées dans les systèmes de production. Cependant, pour les zones à faible
potentiel éolien et solaire et à temps de fonctionnement court, la combinaison des deux sources
rend la production d’électricité plus fiable [31].
Pour les installations photovoltaïques autonomes (sans groupes électrogènes d’appoint)
utilisées pour la fourniture d’électricité dans les régions isolées, le concept de fiabilité est
étroitement lié à l’autonomie du système. Ces installations doivent être équipées de batteries de
grande capacité pour assurer une autonomie suffisante. Dans le cadre du programme
d’électrification à l’énergie photovoltaïque des 18 villages du sud, plus d’une centaine
d’installations semi collectives ont été réalisées par Sonelgaz (figure II.1). Ces installations dont

37
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

la puissance varie entre 1,5 et 6kWc sont utilisées pour l’éclairage, pour l’alimentation de
téléviseurs, de postes radio, de ventilateurs et de réfrigérateurs, en courant alternatif 230V [29].

Figure 2. 1 : Système photovoltaïque de puissance 6kWc installé au village


isolé de Terhenanet wilaya de Tamanrasset [29].
Il existe d’autres applications pour les systèmes photovoltaïques autonomes, telles que
les installations de télécommunication et les protections cathodiques. La recherche d’une
fiabilité élevée pour ces types d’application nécessite des bancs de batteries trop volumineux,
ce qui entraine des coûts par kilowattheure (kWh) élevés. En outre quand l’énergie journalière
consommée dépasse une dizaine de kWh, les systèmes photovoltaïques autonomes deviennent
non rentables à moins que la perte de charge soit acceptable durant les périodes à faible
irradiation solaire. Afin de maintenir un haut degré de fiabilité, l’ajout d’un groupe électrogène
à un système indépendant réduira la taille du générateur photovoltaïque et la capacité des
batteries et conduira à une baisse significative du coût d’installation. Par conséquent, la
combinaison de système conventionnels et de système d’énergie renouvelable est une solution
techniquement fiable qui peut être économiquement rentable [29]. Un système énergétique
hybride peut être réalisé en combinant un générateur diesel avec des panneaux solaires, un
générateur diesel avec une éolienne et un générateur diesel avec des énergies éolienne et solaire
ainsi qu'un stockage par batterie [28].
L’hybridation d’un système énergétique peut s’avérer très utile dans la mesure où elle
présente divers avantages ; un moindre cout, une meilleure fiabilité et de meilleurs
performances. Ainsi la conception et la réalisation d’un tel système nécessite un
dimensionnement optimal permettant à l’installation de répondre à des besoins énergétiques
spécifiques tout en considérant les enjeux environnementaux et économiques.
Socialement, éthiquement et économiquement bénéfique, l'électrification des zones
rurales ou isolées figure généralement en bonne place dans l'agenda des dirigeants des grandes
économies émergentes, mais le principal problème à surmonter est le choix de la technologie.
Le choix d'une technologie énergétique spécifique pour l'électrification rurale dépend
naturellement du pays visé et de la question de savoir si c'est toute une région, une communauté,
une entreprise, une ferme ou un ménage qui doit bénéficier du processus. Mais ce n'est pas la
seule préoccupation. Les questions de densité de la clientèle et de la charge, la distance relative
au réseau national ou régional, le paysage, la disponibilité des ressources naturelles telles que
le vent, le soleil, l'eau, les forêts, les aspects économiques et financiers, la disponibilité et la

38
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

maturité de toute technologie choisie, tous ces facteurs influencent le décideur dans son choix
de la technologie ou de la combinaison de technologies [28].
Bien que le choix de la technologie pour approvisionner les régions du sud en électricité
reste large, il reste toutefois étroitement lié aux besoins énergétiques du site à alimenter, à la
disponibilité des différentes ressources d’énergie et aux contraintes imposées par les conditions
naturelles et climatiques de la région. Ainsi l’alimentation peut se faire par le baie : de systèmes
conventionnels (générateurs diesel, gaz de pétrole liquéfié (GPL), batteries jetables, lampes à
pétrole) ou de systèmes à énergie renouvelable (y compris les systèmes photovoltaïques,
l'énergie éolienne, l'hydroélectricité, la géothermie, l’énergie solaire à concentration …etc.) ou
de systèmes hybrides et dans ce chapitre nous allons en un premier lieu décrire les principales
technologies utilisées au grand sud algérien pour passer présenter les différentes configurations
des systèmes hybrides [28].
2.2.1 Les systèmes conventionnels
Les générateurs diesel et les technologies de la biomasse sont les moyens traditionnels
fréquemment utilisés pour la production décentralisée d’électricité dans des sites isolés
2.2.1.1 Production d’électricité à partir de la biomasse
Les technologies de production d’électricité à partir de la biomasse consistent à générer
de l’électricité à partir d’un procédé biologique ou thermochimique (combustion,
gazéification/pyrolyse, fermentation…) de la biomasse grâce aux cycles de Rankine ou cycle
combiné (gaz –vapeur). Le combustible peut être de la biomasse brute, un dérivé de la pyrolyse
(huile, charbon ou gaz), de l’huile végétale ou du méthane produit à partir des déchets
organiques. La figure II.2 présente l’architecture générale de production d’électricité à partir de
la biomasse [29].

Turbine + Alternateur

Chaudière

Condenseur

Pompe
Figure 2. 2 : Cycle à vapeur
2.2.1.2 Les générateurs diesels
Le générateur Diesel est équipé d’un moteur Diesel qui transforme par combustion
interne l’énergie du combustible (fuel) en énergie mécanique et d’un générateur synchrone (à
rotor bobiné) qui transforme cette énergie mécanique en énergie électrique. La mission d’un
générateur Diesel est de fournir de l’énergie électrique au système avec une onde sinusoïdale
d’amplitude et fréquence constantes. De ce fait il doit s’adapter à la charge (considérée comme
une véritable perturbation vis à vis de son fonctionnement) à travers différentes boucles de
contrôle. Il existe différents types de machines Diesel qui vont de quelques kVAs jusqu’à
quelques dizaines de MVAs [30]. Leur rendement électrique avoisine le 35-40%. Ce rendement

39
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

diminue largement si le taux de charge diminue en dessous de 40%. Par conséquent, il n’est pas
convenable qu’ils travaillent au-dessous de cette charge minimale. Les générateurs Diesel
présentent des dynamiques élevées et sont bien adaptés aux applications où des demandes
soudaines de puissance sont prévues [31]. De plus, ils peuvent assurer des transitions sans
interruptions, ces générateurs sont ainsi adaptés aux applications de réseaux autonomes.
Les générateurs diesel sont des dispositifs autonomes équipés d’un moteur diesel qui
convertit par combustion interne l’énergie du combustible (fuel) en énergie mécanique et d’un
générateur synchrone (à rotor bobiné) qui transforme cette énergie mécanique en énergie
électrique. Le rôle du DG est de fournir de l’énergie électrique à un système avec une onde
sinusoïdale d’amplitude et fréquence constantes. De ce fait, il doit s’adapter à la charge
(considérée comme une véritable perturbation vis-à-vis de son fonctionnement) à travers
différentes boucles de commande. On trouve différents types de groupe électrogène, allant de
plusieurs milliers de volts-ampères à des dizaines de méga volts-ampères dont le rendement est
voisin de 35-40%. Ce rendement diminue brusquement si le taux de charge passe en dessous de
40%. Faute de quoi, ils ne conviennent pas pour travailler au-dessous de cette charge minimale
[32]. Ces groupes pensent en revanche des performances dynamiques élevées et s’adaptent donc
bien aux applications où des demandes soudaines de puissant sont prévues [33]. De plus, ils
peuvent assurer des transitions sans interruptions, ces générateurs sont ainsi bien adaptés aux
applications de réseaux autonomes.

Figure 2. 3 : Schéma bloc d’un générateur Diesel avec ses contrôleurs [32].
Le générateur diesel est constitué par :
Le moteur diesel : c’est le générateur de puissance mécanique ; la vitesse et le couple sont
asservis par un régulateur de vitesse en jouant sur le débit de fuel ce qui permet le réglage de la
puissance active fournie au système,
L’alternateur : il s’agit d’une machine synchrone (MS) ; c’est une source d’énergie électrique
qui est contrôlée par un système d’excitation qui se charge de maintenir la tension de sortie de
l’alternateur constante en jouant sur la puissance réactive fournie au réseau.
Autrement dit, le réglage du débit de fuel en direction du moteur permet de contrôler sa vitesse
de fonctionnement, ce qui détermine la fréquence de sortie alternative. Le coût d’exploitation
d’un générateur diesel dépend de sa consommation en fuel, tandis que le coût de maintenance
est fortement lié au nombre d’heures d’utilisation et au régime de fonctionnement. Il faut noter
que les démarrages fréquents du groupe diesel accélèrent l’usure du moteur et par conséquent
réduisent sa durée de vie.

40
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

Pour minimiser les coûts d’exploitation et de maintenance, le système de commande du


groupe diesel devra agir en respectant les prescriptions suivantes [34] :
 Une fois le moteur en marche, celui-ci devra fonctionner pendant une période de temps
minimale. Cette période ne peut être inférieure à 15 minutes de marche. Cette condition
a été introduite dans l’objectif de réduire l’usure du moteur et de minimiser
l’intervention pour maintenance.
 Le générateur diesel ne doit pas fonctionner à faible régime durant une période
prolongée. La charge minimale admise est de l’ordre de 40% de sa puissance nominale,
cela empêchera les opérations incomplètes de combustion et le dépôt de carbone sur les
parois de la culasse d’une part et permettra d’éviter le fonctionnement à faible
rendement énergétique d’autre part.
La puissance d’un groupe électrogène équipé d’un moteur Diesel (générateur Diesel) va
de moins de 1 kW à plusieurs MW et la vitesse de rotation est également variable suivant la
puissance et l’application tel que décrit dans le tableau suivant [31] :
Tableau 2. 1 : Classification des puissances des groupes électrogènes [31]
Vitesse de rotation « N » (tr/min) Puissance « P » Application

3000 Faible Secours


900< N <1800 Moyenne < 5000 kW Production et secours
350< N <900 P < 20 MW Production et secours
N < 350 Forte Production

La puissance d’un groupe électrogène est définie comme la puissance disponible aux
bornes de l’alternateur, déduction faire de la puissance électrique absorbée par les auxiliaires
essentiels. Elle s’exprime en kW, à la fréquence de définition et sous n facteur de puissance de
0.8. Les puissances du groupe électrogène doivent être définies conformément aux plans et en
accord avec les procédures d’entretien spécifiées par le constructeur du moteur, de l’alternateur
et de l’appareillage de coupure et de demande. À toutes les puissances garanties, on ajoute une
puissance additionnelle nécessaire aux besoins de la régulation (application brusques d’une
charge). Cette puissance supplémentaire est généralement égale à 10% de la puissance assignée
du groupe et ne doit pas être utilisée pour l’alimentation permanente de la charge [31]
Trois types de puissance sont définis :
La puissance continue : corresponds à la puissance que le groupe est capable de fournir en
service continu, pendant un nombre illimité d’heures par an, tout en tenant compte de l’arrêt
normal pour maintenance et dans les conditions ambiantes définies [35].
La puissance principale ou puissance apparente : corresponds à la puissance maximale
disponible pendant un nombre illimité d’heures par an sous charge variable, en respectant les
arrêts normaux pour maintenance et dans les conditions ambiantes définies. La puissance
moyenne autorisée sur une période de 24 heures, ne doit pas être supérieur à une fraction
(généralement 70%) de la puissance principale. Cette puissance moyenne admissible Pa définie
pas le constructeur du moteur diesel est calculée par l’expression suivante [35]:
P1 t1+P2 t2 +⋯+Pn tn
Pa = (2.1)
t1+t2 +⋯+tn

41
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

Avec Pi est la puissance appelé pendant l’instant i et n=24.


La puissance de secours : ou puissance pour utilisation limitée correspond à la puissance
maximale que peut fournir le groupe avec une durée annuelle limitée à 500 h et une marche
continue maximale de 300 h, en respectant les arrêts normaux pour maintenance et dans les
conditions ambiantes définies. Cependant, le fonctionnement dans ces conditions peut affecter
la durée de vie du groupe [35].

Figure 2. 4: (a) puissance continue, (b) puissance principale, (c) puissance de secours [7]

 Classe d’applications :
Les besoin énergétiques d’une installation alimentée par un groupe électrogène vont
préciser la classe de ce dernier, il existe 4 classes d’application qui ont été définies pour
répondre aux diverses exigences :
La classe G1 est définie comme une charge qui nécessite qu’une faible limite de tension et de
fréquence. Exemple : charge électrique simple et éclairage.
La classe G2 est définie pour l’exigence de fournir des charges avec des caractéristiques
proches du réseau public, lorsque la charge est soudainement appliquée, la tension et la
fréquence fluctuent temporairement. Exemple : Eclairage, pompe et ventilation.
La classe G3 est définie pour des exigences strictes en matière de tension, de fréquence et de
forme d’onde. Exemple : charges régulées par thyristors, télécommunications.
L’alimentation de ce type de charges peut nécessiter des études particulières en raison de leur
influence sur la forme d’onde de tension de l’alternateur
La classe G4 est définie pour des exigences de tension, de fréquence et de forme d’onde
extrêmement strictes. Exemple : système informatique.
 Déclassement de puissance :
On désigne par le déclassement de puissance l’évolution de la puissance d’un générateur
diesel par rapport à la puissance d’origine donnée dans les conditions de référence. La norme
ISO 3046 stipule les conditions de référence suivantes [36] :
 Pression barométrique globale : 100 kPa ;
 Température de l’air : 25 °C.
 Température de l’eau à basse température : 25 °C.
La puissance produite par un moteur Diesel est fonction de la masse de combustible et
donc de la masse d’air emmagasinée par le cylindre, cette dernière est une fonction de [36] :
 La température et l’humidité relative de l’air aspiré ;
 La pression atmosphérique ;

42
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

 La température d’eau du circuit à basse température assurant le refroidissement de l’air


de suralimentation.
La puissance d’un moteur Diesel est donc donnée en fonction de ces paramètres dont la
variation peut entraîner un déclassement de puissance.
 Couplage des groupes électrogènes :
Un groupe électrogène peut être utilisée de manière individuelle, ou être couplé à un
réseau électrique existant, ou à un autre groupe électrogène. Dans ces deux derniers cas, les
conditions de couplage suivantes doivent être respectées [36] :
 Egalité des tensions ;
 Egalité des fréquences ;
 Concordance des phases.
Pour l’alimentation d’un système quelconque, l’ordre de fermeture de l’organe de
puissance ne sera autorisé que si toutes ces trois conditions sont remplies. Le temps de fermeture
maximal du dispositif de déconnexion doit être inférieur à 100ms. Le couplage de générateurs
Diesel peut se faire manuellement ou automatiquement. L’appairage automatique est le plus
courant. Le système d’attelage automatique doit mettre en œuvre les composants suivants [36] :
 Un synchroniseur qui amène les tensions au synchronisme par action sur la consigne de
vitesse du régulateur ;
 Un égaliseur de tension qui assure l’ajustement de la tension de l’alternateur à celle de
la source de référence ; cette fonction est très souvent intégrée au régulateur de tension
et est couramment appelée fonction U=U ;
 Un coupleur qui effectue le contrôle de l’ensemble des conditions de couplage et qui
délivre l’ordre de fermeture de l’organe de coupure du groupe électrogène.
La répartition des puissances sera équilibrée lorsque plusieurs groupes fonctionnent en
parallèle [36].
 Maintenance d’un groupe électrogène :
Planifier de nombreuses opérations de maintenance sur les groupes électrogènes pour
éviter d’éventuelles défaillances. Cette planification est en fonction du nombre de démarrages,
du nombre d’heures de fonctionnement ou de la durée d’attente d’intervention des groupes.
Elles se font sur plusieurs unités fonctionnelles telles que le moteur, l’alternateur, le dispositif
de démarrage, le système de lutte contre l’incendie… Les opérations de maintenance du moteur
peuvent se classer suivant leur « lourdeur »
Petit entretien (mensuel) : ces opérations peuvent maintenir la fiabilité des éléments
intrinsèques du moteur, exemple :
- Vérifier le niveau d’huile et de lubrification
- Vérification de réglages simples (aucun démontage majeur requis)
Contrôle (annuel) : ces inspections sont généralement intrusives et entraînent une
indisponibilité significative du groupe électrogène, exemple :
- Contrôle de réglage (calibrage de l’injecteur, calage de pompe d’injection, jeux
culbuteurs…)
- Contrôle dimensionnel (jeu longitudinal du vilebrequin).
- Visite endoscopique des cylindres.

43
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

- Analyse d’huile.
Gros entretien systématique : contrôlé systématiquement et remplacement des éléments
d’usure si nécessaire à des intervalles de temps réguliers. Ces opérations de rénovation sont très
onéreuses. Elles nécessitent des techniciens qualifiés et spécialisés et des démontages
importants, à savoir :
- Maintenance des groupes électrogènes
- Remplacement standard sur site des culasses installées, des attelages mobiles, des
chemises, des culbuterie… (Tous les 5 ans)
- Remplacement standard du moteur diesel chez le constructeur (tous les 15 ans).
Les coûts de maintenance des échanges standards sur site et chez le constructeur s’élèvent
respectivement à 145k€ et 655k€ [37].
Surveillance en essais (mensuel) : tester régulièrement les moteurs pour détecter d’éventuels
défauts cachés [37]
2.2.2 Systèmes à base d’énergie renouvelable :
2.2.2.1 Systèmes photovoltaïques autonomes :
L'électricité solaire hors réseau est une forme d'électricité pratique pour les personnes
éloignées du réseau électrique ou pour les personnes qui veulent de l'électricité sans avoir à se
brancher. Qu'il s'agisse d'une cabane dans les bois, d'une maison rurale dans un pays en
développement, d'un voilier de croisière ou d'un abri de jardin [38].
L’électricité solaire est une énergie électrique produite à partir de la lumière du soleil à
l’aide de dispositifs appelés modules photovoltaïque. Elle peut remplacer, de manière rentable,
de petites applications des groupes électrogènes au diesel, l’alimentation du réseau et même les
piles sèches. Cette technologie s'est rapidement répandue dans le monde entier, que ce soit en
réseau ou hors réseau. Des millions de zones rurales hors réseau utilisent des systèmes solaires
photovoltaïques (PV) dans les pays développés et en développement [38].
Les petits systèmes électriques solaire hors réseau diffèrent des installations raccordées
ou avec groupe électrogènes à plusieurs égards [38] :
 Les systèmes photovoltaïques hors réseau sont basés sur un courant continu à très basse
tension et non une tension de 230V et un courant alternatif bas.
 L’électricité est produite sur place par des modules photovoltaïques.
 Les systèmes photovoltaïques hors réseau stockent générâmes l’énergie dans des
batteries.
 Pour que les systèmes soient économiques, toute l'électricité produite doit être utilisée
efficacement.

44
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

Généralement une installation photovoltaïque autonome est constituée du générateur


PV, du stockage, de la charge, du régulateur et éventuellement des interfaces de conversion
continu-alternatif [39].

Générateur
Soleil Photovoltaïque

Convertisseur Convertisseur
DC/DC DC/DC
Contrôleur de
charge

Charge Charge
AC DC
Stockage

Figure 2. 5 : système photovoltaïque autonome


 Les éléments d’un système photovoltaïque :
Afin de bien comprendre le fonctionnement d'un système photovoltaïque, il est utile
d'analyser les principaux composants. Les éléments d'un système photovoltaïque dépendent de
l'application considérée [40].
Il existe plusieurs composants d'un système photovoltaïque :
- Modules PV.
- Stockage.
- Régulateurs de charge.
- Convertisseurs.

- Les modules photovoltaïques


Les modules photovoltaïques sont des générateurs de courant continu lorsqu’ils sont
exposés à la lumière. Ils se composent d’un cadre solide, généralement en aluminium
permettant la fixation, et d’une vitre transparente en verre trempée sur le dessus. A l'intérieur
se trouve un ensemble de cellules photovoltaïques connectées électriquement les unes aux
autres, ceux sont-elles qui génèrent le courant. Elles sont assemblées en série et/ou en parallèle
à l'intérieur du module afin de cumuler leur puissance et de les rendre plus résistantes à
l'environnement externe [39]. Il existe différentes technologies de cellules solaires
photovoltaïques, mais les principales qui sont mises en œuvre et commercialisées sont le
silicium cristallin et le silicium amorphe ou encore appelé « couche mince » [78]. Pour la
technologie en silicium cristallin, il en existe deux types : cellules solaires monocristallines et
cellules solaires polycristallines.
- Cellules solaires monocristallines
Les atomes de ces cellules solaires monocristallines sont formés d’un seul cristal de
silicium ordonné [78]. Il s'agit de la technologie de cellule photovoltaïque dont le rendement
est le plus élevé et peut atteindre 20,19 % [80]. Mais elle est également la plus chère.

45
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

- Cellules solaires polycristallines


Elles sont formées de plusieurs monocristaux (grains) dont les réseaux sont désorientés
les uns par rapport aux autres [40]. Elles coûtent relativement moins chères par rapport à la
technologie monocristalline en raison de la simplicité de leur procédé de fabrication. Mais elles
sont légèrement moins efficaces, avec un rendement énergétique moyen de l’ordre de 12% [41]
- Cellules solaires amorphes
La structure atomique des cellules de silicium amorphe est désordonnée. Les cellules
sont fabriquées par dépôt de silicium sur un substrat plutôt que de créer une structure cristalline
rigide. Dans ce cas, la capacité d’absorption est environ mille fois supérieure à celle du silicium
cristallin [40]. Comme les cellules silicium amorphes absorbent la lumière plus efficacement
que les cellules silicium cristallines, elles peuvent être plus minces, d’où leur nom alternatif de
cellules « à couche mince ». Le silicium amorphe peut être déposé sur une large gamme de
substrats, à la fois rigides et flexibles, ce qui le rend idéal pour les surfaces courbes ou pour le
collage direct sur des matériaux de toiture. Cette technologie est toutefois moins efficace que
la technologie silicium cristallin, avec un rendement moyen d'environ 6%. Toutefois, elle est
plus simple à produire et moins chère. Si l'espace sur le toit n'est pas restreint, une technologie
amorphe peut être une bonne option. Mais, si le rendement maximum par mètre carré est requis,
le choix d’une technologie cristalline est plus adapté [41]
 Stockage
Assure deux fonctions principales :
 Bien que l’énergie solaire soit aléatoire et discontinue (le rythme jour/nuit change en
fonction du changement de jour et de saison), et donc les besoins en énergie électrique
seront satisfaits.
 Il peut jouer un rôle de tampon entre la production et l’utilisation en réglant la tension
du système. Cela reste dans la meilleure zone de fonctionnement (fonction d’adaptation
d’impédance).

 Régulateur :
Le régulateur remplit deux fonctions principales :
 Protection de la batterie contre les surcharges et les décharges profondes.
 Optimiser le transfert d’énergie utilisé depuis le générateur.
Théoriquement, la densité de l’électrolyte dans une batterie est un excellent indicateur
de l’état de charge, mais généralement, l’indicateur ne montre sa valeur caractéristique que
quelques jours après la charge. De même l’électrolyte doit être agité pour obtenir de bon résultat
de mesure qui est difficile à automatiser. Finalement l’indicateur utilisé est la tension aux bornes
de la batterie. Cette grandeur est la seule facilement mesurable permettant d’estimer l’état de
charge [32].
 Les convertisseurs :
Leur utilité est de charger les batteries de stockages et faire la conversion électrique par
la transformation du courant continu au courant alternatif et inversement, dans la structure on
trouve deux types de convertisseurs, les hacheurs et les onduleurs. Les onduleurs sont des
convertisseurs DC/AC. Ils peuvent fonctionner en autonome pour alimenter des charges à
courant alternatif ou en parallèle avec des sources à courant alternatif. L’onduleur non
autonome exige la présence d’une source à courant alternatif pour fonctionner. Il y a aussi des

46
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

onduleurs qui peuvent assurer le fonctionnement : autonome ou en parallèle avec un autre


générateur ; Ceux-ci sont les plus flexibles, mais aussi les plus chers. Les hacheurs sont des
convertisseurs qui permettent de réaliser la conversion DC/DC pour adapter la tension entre
deux sources [41].
2.2.2.2 Systèmes éoliens :
La ressource éolienne provient du mouvement des masses d’air, qui est indirectement
attribuée à la lumière du soleil sur la terre. Lorsque certaines zones de la planète deviennent
plus chaudes et d’autres plus froide, une différence de pression sera créée et la masse d’aire
sont en perpétuel déplacement [43].
Une hélice entrainée en rotation par la force du vent peut générer de l’énergie mécanique
ou électrique partout où il y’a suffisamment de vent. Les applications de l’énergie éolienne sont
diverses mais la plus importante consiste à fournir de l’électricité. Ce sont des parcs
d’aérogénérateurs ou fermes éoliennes qui mettent en œuvre des machines de moyenne et haute
puissance [43].
Il existe deux séries principales d’éoliennes : les machines à axe vertical et à axe
horizontal. Ces dernières sont utilisées pour les grandes éoliennes dans la plupart des
applications, constituées de rotors à trois pales. Les éoliennes à axe horizontal sont plus
efficaces que celle à axe vertical, principalement en termes d’efficacité aérodynamique et de
coûts de maintenance [43].
 Constitution d’un système éolien
Le système de conversion d’une éolienne est composé éléments principales suivants :
 Une turbine éolienne avec ses annexes mécaniques dont la fonction est de convertir une
partie de l’énergie éolienne en énergie mécanique.
 Un générateur électrique qui convertit une partie de l’énergie mécanique disponible sur
l’arbre en énergie électrique.
 Une charge électrique qui peut être statique ou dynamique ou un réseau de distribution
d’énergie électrique.
 Une interface électronique de puissance placée entre le générateur et la charge qui
adapte la forme de l’énergie électrique fournie par le générateur à ce qu’exige la charge.
 La conversion optimale en régime stationnaire et, éventuellement, en régime dynamique
est assurée par un système de commande et de régulation

Dispositif
d’interconnexion

Génératrice Charge
triphasée Réseau de
Turbine distribution
Figure 2. 6 : structure d’un système normal de conversion de l’énergie éolienne.

47
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

2.2.2.3 Energie solaire thermique


Le principe de fonctionnement de l’énergie solaire thermique est simple. Des capteurs
solaires installés le plus souvent sur les toits absorbent le rayonnement solaire et le
transmettent à un ballon de stockage destiné à atténuer la discontinuité de
l’ensoleillement et à alimenter les systèmes de production d’eau chaude. L’énergie solaire
thermique est particulièrement simple à mettre en œuvre pour des projets neufs ou de
rénovation [44]. Cette simplicité de fonctionnement garantit une grande fiabilité dans le
temps.
On distingue les capteurs paraboliques ou cylindro-paraboliques, et des centrales dites
“à tour”, pour lesquelles une multitude d’héliostats orientables concentrent l’énergie solaire sur
une chaudière unique située sur une tour [44]. La technologie de réflecteurs cylindro-
paraboliques est la plus fréquente. Elle nécessite un fort ensoleillement, une forte température
et une surface au sol importante. De ce fait, les centrales utilisant cette technologie, sont souvent
construites dans les déserts ou autres zones arides du globe. Elle est actuellement utilisée par
les plus puissantes centrales solaires au monde dans le Sud-ouest des Etats-Unis et dans le Sud
de l’Espagne. Certaines centrales sont désormais capables de produire de l’électricité en
continu, grâce à un système de stockage de la chaleur [44, 45].
Actuellement, on trouve une centrale utilisant cette technologie mais en hybridation. On
entend par là qu’elle fonctionne au gaz naturel et à l’énergie solaire. Elle produit 150 MW avec
un apport solaire de 20% de la puissance nominale, soit 30 MW. Cette centrale est composée
de deux parties, le champ solaire et le cycle combiné :
Le champ solaire est constitué de capteurs cylindro-paraboliques, répartis sur deux surfaces.
La composante directe du rayonnement solaire incident est concentrée par les miroirs sur un
récepteur situé au point focal de la parabole. Un fluide caloporteur HTF (Heat Transfer Fluid)
circule à l’intérieur du récepteur. Le fluide chauffé, dont la température peut atteindre 393°C,
passe à travers une série d’échangeurs de chaleur pour céder sa chaleur à l’eau et produire ainsi
de la vapeur d’eau (générateur de vapeur solaire
Le cycle combiné est constitué de 2 turbines à gaz (fonctionnant au gaz naturel) dont la
puissance nominale unitaire est de 45 MW. La chaleur de combustion de ces turbines est
récupérée dans deux chaudières horizontales à circulation naturelle. Ces dernières font
fonctionner une turbine à vapeur d’une puissance nominale de 80.08 MW.
Il est à noter que le point fort de cette centrale hybride est l’ajout de la vapeur produite par le
champ solaire à celle récupérée des turbines à gaz pour alimenter la turbine à vapeur. La
puissance électrique produite par la centrale augmente en conséquence. La réalisation de cette
centrale est faite en 2011.
2.2.2.4 L’hydroélectricité
On désigne par l’hydroélectricité est l’énergie électrique produite par une centrale
hydroélectrique qui exploite l’énergie potentielle d’un cours d'eau (fleuves, rivières, chutes
d'eau, courants marins, etc.). Elle est l’une des formes de production électrique les plus matures
[46]
Le principe de fonctionnement d’une centrale hydroélectrique se base sur une conduite
forcée qui canalise l’eau (sous pression) jusqu’à la turbine. L’énergie de l’eau est communiquée
aux pales de la turbine qui se met à tourner et entraîner le générateur qui produit l’électricité.
En effet, l’énergie potentielle de l’eau est transformée en énergie mécanique qui est
finalement convertie en électricité par le générateur (synchrone ou asynchrone). Ensuite, un
transformateur élève la tension de l’électricité produite par le générateur pour qu'elle puisse être

48
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

plus facilement transportée. Enfin, l'eau turbinée rejoint le cours d’eau par le canal de fuite. En
Algérie les centrales hydroélectriques sont situées dans la région du nord du pays avec une
puissance installée de près de 269 MW repartie sur 13 centrales présentées dans le tableau 2.2
néanmoins, quelques-unes sont abandonnées et d’autres ne fournissent qu’une partie de leurs
puissances maximales en raison du climat semi-aride et aride qui caractérise une partie
importante du territoire national.
Tableau 2. 2 : Liste des centrales hydroélectriques installées en Algérie [47].

Wilaya Site Puissance installée (MW)


Alger Tessala 4.228
Ighzernchebel 2.712
Bejaia Darguina 71.5
Ighil Emda 24
Mansouria 100
Gouriet 6.425
Tizi Ouzou Tizi Meden 4.458
Jijel Erraguene 16
Relizane Souk El Djemaa 8.085
Ain Defla Ghrib 7
Mascara Bouhanifia 5.7
Chlef Oued Fodda 15.6
Tlemcen Beni Behde 3.5
Total 269.208

2.2.3 Les systèmes hybrides de production d’électricité


2.2.3.1 Système hybride d’énergie
Un système hybride de production de l’énergie dans sa vue la plus générale se distingue
de deux façons :
 Il combine et exploite plusieurs sources et technologies de production disponibles et
facilement mobilisables [7].
 Sa complexité spécifique au niveau de la gestion des apports est à bien des égards
identiques à celle d'un réseau électrique traditionnel.
Les systèmes hybrides de production de l’énergie (SHPEs) combinent au moins deux
technologies complémentaires : une ou plusieurs sources d’énergie conventionnelles,
généralement des générateurs diesel, et au moins une source d’énergie renouvelable [7]. Les
sources d’énergie renouvelables telles que les éoliennes et les générateurs photovoltaïques ne
peuvent pas fournir une puissance constante en raison de leur intermittence. Leur combinaison
avec des sources d’énergie conventionnelles permet d’obtenir une production d’énergie
continue. Les SHPEs peuvent généralement être autosuffisants à partir de grands réseaux
interconnectés et sont souvent utilisés dans des régions éloignées.

49
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

Et donc, le système hybride doit [7] :


 Garantir toujours une énergie suffisante demandée par la charge et, si possible, de
générer le maximum d’énergie à partir de sources d’énergie renouvelables tout en
maintenant certaine qualité d’approvisionnement énergétique [7],
 Suivre les règles de fonctionnement en temps réel selon la priorité économique des
ressources énergétiques disponibles,
 S’appuyer sur la gestion automatisée des composants du système pour s’assurer que le
système est toujours dans un état stable, y compris lors de la commutation entre les
différents modes de fonctionnement du système.
En outre, les économies de carburant et les prix plus bas obtenus grâce à la production
d’électricité hybride doivent au moins couvrir les investissements dans les générateurs
d’énergie renouvelable et d’autres composants de système auxiliaires [7].
Les performances, l’efficacité et la durée de vie d’un SHPE sont affectées dans une
certaine mesure par sa conception, c’est-à-dire le dimensionnement des composants, le type de
composant, l’architecture, etc. Et d’autre part, par le choix de la stratégie de fonctionnement.
Les paramètres évaluant ses performances sont : l’économie de carburant, le cout de kW, le
nombre et la durée des pannes, le nombre d’arrêts pour l’entretien, etc. La durée de vie des
composants de SHPE peut être beaucoup plus courte que la durée de vie normale des
composants individuels. Les problèmes les plus critiques sont généralement : la dégradation de
la batterie, l’endommagement des démarreurs diesel et du système de mécanique de freinage et
la carbonisation excessive des cylindres du moteur diesel [7].
2.2.3.2 Importance de l’hybridation
D’un point de vue technique et économique, la combinaison de plusieurs sources
d’énergie (notamment les énergies renouvelables) permet d’optimiser au maximum le système
de production d’électricité. En revanche, les nouvelles solutions technologiques proposées par
les générateurs hybrides, même si elles sont très complexes comparativement aux solutions
courantes mono source, présentent par contre un intérêt évident considérable par leur flexibilité
incomparable, par leur prix de revient attractif et par leur souplesse [7].
De plus, l’hybridation permet de [7] :
 Lisser la puissance délivrée par la source d’énergie. Par exemple, absorption de pics
aléatoires de puissance positive ou négative générés par la charge. En d’autres termes,
il est généralement possible de fournir une puissance supérieure à la puissance moyenne
du générateur ou de récupérer de l’énergie à temps pour charger la source
d’alimentation.
 Pendant un temps limité, une partie ou la totalité de l’énergie ne peut pas être utilisée.
Par exemple, lorsque la pile à combustible est activée, ou lorsque des nuages causent
une ombre sur la surface du générateur photovoltaïque ou lorsqu’il n’y a pas de vent.
Cependant, ces solutions nécessitent un dimensionnement laborieux préalable basé sur
une connaissance approfondie du gisement en énergie renouvelable sur les sites en amont, une
gestion stricte de l’énergie électrique produite en aval et une technologie propriétaire que seule
l’expérience en ingénierie de système énergétiques peut fournir. Cette gestion énergétique
stricte est basée sur l’ajustement et le contrôle intelligents des équipements qui peuvent être
réalisés par des logiciels très puissants [7].

50
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

2.2.3.3 Typologies de configurations des systèmes hybrides


On trouve plusieurs typologies de configurations de systèmes hybrides. On peut les
regrouper suivant le type de tension (AC, CC), suivant le type de montage électrique des
composants (parallèle, série), ou suivant les modes de contrôle (multi, simple maître) :
- Les configurations selon le type de bus (AC, CC ou AC/CC)
Les systèmes hybrides peuvent être classés en fonction du type de tension qu'ils
utiliseront ainsi que le type de bus qui reliera des différents composants des constituants, dans
cette classification, l’accent est mis sur le type de bus. On distingue [48] :
 La configuration à bus CC (courant continu)
Un SHPE est dit à bus CC lorsque toutes les sources de production (générateurs Diesel
et technologies d’énergies renouvelables) sont centralisées sur un bus CC. Ainsi, les sources
qui génèrent naturellement un courant AC doivent être précédées d’un ou plusieurs redresseurs
avant d’être connectées au bus CC.
 La configuration à bus AC (courant alternatif)
Comme dans le cas précédent, la configuration AC implique que tous les composants
de production d'électricité soient connectés à un bus AC. Cette configuration peut offrir des
performances meilleures que celles de la configuration précédente dépendamment de la charge.
En effet, chaque source de production peut alimenter la charge indépendamment ou
simultanément avec les autres sources de production du système.
 La configuration à bus AC/CC
Les configurations à bus AC/CC de systèmes hybrides sont celles pour lesquelles les
composants qui génèrent le courant AC et CC sont mis de part et d’autres des onduleurs
bidirectionnels. Il est possible d’avoir recours à un onduleur /un redresseur pour connecter un
composant AC sur le bus CC ou un composant CC sur le bus AC, au détriment des rendements.
- Les configurations parallèle, série ou commuté :
Les systèmes hybrides peuvent être classifiés suivant le type de montage électrique des
composants. On distingue ainsi [49] :
 La configuration série
La configuration série implique que l’énergie produite par toutes les sources d’énergies
(conventionnelles ou renouvelables) soit d’abord stockée dans un grand parc de batteries, puis
reconvertie en AC pour alimenter les charges. Le parc de batteries y est donc dimensionné pour
alimenter la totalité de la charge.
 La configuration commutée
De même que dans une configuration série, l’énergie produite par les sources
renouvelables et conventionnelles du système hybride est stockée dans un parc de batteries
capable d’alimenter toute ou une partie de la charge. En fonctionnement, les générateurs Diesel
(ou les sources conventionnelles) alimentent la charge. Lorsqu’à un moment quelconque,
l’énergie stockée dans les batteries est suffisante pour alimenter la charge, les générateurs
Diesel sont débrayés au moyen d’un commutateur manuel ou automatique. Rappelons que
l’énergie stockée dans les batteries est d’abord convertie en AC par un onduleur pour alimenter
la charge.

51
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

 La configuration parallèle
Un système hybride est dit à configuration parallèle lorsque que toutes les sources de
production soient couplées de manière à fonctionner en parallèle. Alors la charge est alimentée
par l’énergie résultant de la combinaison des productions de toutes les sources présentes dans
le système. De plus, en cas de faible demande, certaines unités peuvent être éteintes sans
compromettre le fonctionnement des autres.
- La configuration « maitre/esclave »
Le critère de différenciation entre les configurations est le contrôle de la fréquence et de
la tension du réseau constituée par le système hybride. Lorsque deux ou plusieurs sources de
production d’énergie peuvent alimenter simultanément une même charge la configuration
maître / esclave est essentiellement utilisée où Le « maître » est la/les source (s) chargée(s)
d’imposer sa (leur) tension et sa (leur) fréquence au réseau afin d’assurer l’équilibre entre la
production d’électricité et la consommation. Et les autres sources de production (esclaves)
s’accommodent à la tension et à la fréquence imposées par le « maître » et on distingue
généralement [78] :
 La configuration à plusieurs maîtres « Multi-master »
Dans cette configuration, la tension et la fréquence du réseau peuvent être imposées par des
onduleurs et/ou des générateurs diesel. Il y a au moins deux sources de production qui sont
chargées de réguler la tension et la fréquence du réseau.
 La configuration à un seul maître « single master »
Contrairement à la précédente, celle-ci exige qu’une seule source de production peut
imposer la tension et la fréquence du réseau. Suivant le type de bus principal, le mode de
contrôle et/ou le type de montage électrique adopté pour les composants, on rencontre de nos
jours plusieurs typologies de systèmes hybrides.
2.2.3.4 Différentes configurations des systèmes photovoltaïques hybrides
Les modules photovoltaïques sont des générateurs de courant continu lorsqu’ils sont
exposés à la lumière, mais la consommation domestique exige le plus souvent du courant
alternatif, et donc le système nécessite un onduleur. De cette façon, le générateur photovoltaïque
fonctionne en parallèle ou en alternance avec le générateur diesel. On distingue les
configurations suivantes :
 Système hybride PV – Diesel série.
 Système hybride PV – Diesel commuté.
 Système hybride PV – Diesel parallèle.
Nous présentons ci-dessous les avantages et les inconvénients des différentes
configurations :
- Système PV –Diesel série
Dans ce cas, le générateur diesel est connecté sur le bus courant continu, la connexion
peut se faire directement (générateur à courant continu) ou par le biais d’un redresseur. Le
générateur peut alimenter la charge à travers des convertisseurs électroniques ou charger la
batterie. Lorsque l’énergie produite par le champ photovoltaïque et l’énergie stockée sont
suffisantes pour répondre à la demande de la charge, le groupe diesel est débrayé. Un onduleur
convertit la puissance en courant continu fournie par le champ et la batterie en courant alternatif.

52
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

Le rendement de la plupart des systèmes de ce type est diminué à cause du transit d’une grande
partie de l’énergie par la batterie, augmentant ainsi le nombre des cycles charge-décharge.

Contrôleur Redresseur / Générateur


Générateur PV
de charge Chargeur de batterie diesel

Batterie Onduleur Charge


Bus CC

Figure 2. 7 : système hybride PV – Diesel série.


Le fonctionnement du générateur diesel est dépendant de la demande d’énergie, de
l’état de charge de la batterie et de la production du champ PV. La batterie se charge lorsque
le champ PV produit de l’énergie en excès et se décharge quand l’énergie produite ne peut
satisfaire la demande. La surcharge de la batterie et sa décharge trop profonde sont prévenues
grâce au contrôleur solaire. On peut faire appel à un hacheur (convertisseur DC/DC)
commandé en MPPT qui permettra au champ PV de fonctionner à son point de puissance
maximum. Un ajout d’un système mise en marche et arrêt du générateur diesel peut rendre le
système hybride fonctionnant de manière automatique. Ainsi les avantages et inconvénients
de cette configuration sont les suivants [49].
Avantages :
 Le générateur diesel dimensionné pour répondre à la demande, est aussi utilisé pour
charger la batterie jusqu’à ce que l’état de charge atteint 80 à 90% ;
 Système simple en raison d’absence de commutation des sources d’énergie en courant
alternatif ;
 Au moment de la mise en marche d’un générateur diesel la puissance délivrée pour
alimenter la charge n’est plus interrompue ;
 Selon le type d’application, l’onduleur peut générer des tensions de différentes formes
pour satisfaire le besoin du consommateur.
Inconvénients :
 L’onduleur ne peut fonctionner en parallèle avec le générateur diesel, doit donc être
dimensionné pour satisfaire la charge maximale ;
 Le banc de batteries doit être dimensionné pour répondre à la charge maximale en
fonctionnement cyclique ce qui réduit considérablement sa durée de vie ;
 Le rendement est réduit en raison des pertes que subit l’énergie en étant convertie ;

53
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

 Une défaillance au niveau de l’onduleur conduira à l’arrêt de complet de l’alimentation.

- Système hybride PV - Diesel commuté :


Cette configuration est souvent utilisée en dépit de ses limites d’exploitation. La charge
peut être alimentée en courant alternatif par la source conventionnelle ou par l’onduleur, mais
pas simultanément. La batterie peut être chargée par le générateur diesel par l’intermédiaire
d’un redresseur ou par le champ PV.

Redresseur /
Contrôleur Générateur
Générateur PV Chargeur de
de charge diesel
batterie
Commutateur
de changement

Batterie Onduleur Charge


Bus CC Bus CA

Figure 2. 8: système hybride PV – Diesel commuté.


L’avantage de cette configuration est l’élimination des pertes supplémentaires du a la
conversion d’énergie. Le générateur produit une énergie supérieure à la demande de la charge
et cet excès est utilisé pour charger la batterie. Lorsque la demande est faible le diesel sera
arrêté, donc elle sera satisfaite par le champ PV et la batterie. La gestion du système doit être
automatique à cause de sa complexité [49].
Avantages :
 Augmentation du rendement car la charge peut être alimentée directement par le
générateur diesel d’où une baisse de la consommation de fuel ;
 La tension délivrée peut avoir différentes forme et amplitude grâce à l’onduleur en
fonction du type d’application ;
 L’alimentation électrique ne peut subir de coupure en cas de défaillance au niveau de
l’onduleur, car le générateur diesel peut satisfaire la charge.
Inconvénients :
 Les commutations des sources engendrent des coupures instantanées de l’alimentation ;
 Le groupe diesel et le générateur PV sont conçus pour supporter chacun seul les
pics de charge, ce qui réduit leurs rendements face à des charges partielles ;
 Les deux sources ne peuvent être combinées pour répondre à l’appel de charge.

54
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

- Système hybride PV - Diesel parallèle :


Les générateurs diesels sont interconnectés ici par un bus courant alternatif. Le système
photovoltaïque et la batterie sont connectés à un autre bus-courant continu. Les deux bus sont
connectés à l’aide d’un onduleur bidirectionnel. Il est utilisé comme redresseur lorsque le
générateur diesel couvre la consommation électrique et participe à la charge de la batterie, ou
comme onduleur lorsque la charge est satisfaite par les panneaux photovoltaïques et/ou la
batterie. De cette manière la charge peut être alimentée par les deux bus en même temps [49].

Contrôleur Générateur
Générateur PV de charge diesel

Onduleur
bidirectionnel

Batterie Charge
Bus CC Bus CA

Figure 2. 9: système hybride PV – Diesel parallèle.


Avantages :
 Le dimensionnement des composants du système ne doit pas être pour la charge totale,
car l’alimentation de la charge est assurée par la combinaison des deux sources
fonctionnant en parallèle ;
 Le rendement est meilleur, en effet les sources fonctionnent à une puissance plus proche
de leur puissance nominale ainsi que le générateur diesel peut alimenter directement la
charge ;
 Baisse du nombre de convertisseurs électroniques réduit le cout d’investissement initial,
de plus, une défaillance de cet onduleur n’engendre pas de coupure d’alimentation.
Inconvénients :
 Un contrôle automatique est exigé pour assurer le fonctionnement correct du système ;
 La synchronisation avec le générateur diesel est possible uniquement si le convertisseur
électronique fournit une tension sinusoïdale.

2.2.4 La production de l’énergie et le changement climatique


De nos jours, l’industrie de la production de l’électricité est l’une des principales
industries polluantes, en effet avec la demande croissante en énergie, les émissions des gaz à
effet de serre ne font qu’augmenter contribuant ainsi au changement climatique. Ces émissions
varient d’une technologie de production à une autre et ces gaz sont principalement [51] :

55
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

 Le gaz carbonique ou dioxyde de carbone (CO2), produit lorsque des composés


carbonés sont brûlés et en présence d'oxygène (combustion d’énergies fossiles dans les
centrale thermiques et les groupes électrogènes) ;
 Le méthane (CH4), dû :
- Aux fuites dans la gestion des gisements d’énergies fossiles (émissions des mines
de charbon, fuites lors de l’exploitation du gaz naturel — méthane —et torchage
incomplet du méthane relâché par l’industrie pétrolière) ;
- À la combustion incomplète de la biomasse ;
 Deux halocarbures (HFC et PFC) : les gaz réfrigérants utilisés pour la climatisation et
les gaz propulseurs des aérosols ;
 Le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O) issu et de certains procédés chimiques ;
 L’hexafluorure de soufre (SF6), utilisé dans des transformateurs électriques.
La production totale d’électricité est responsable de 42,5 % des émissions mondiales de
CO2. 73 % de ces émissions proviennent des centrales à charbon. Ainsi, la figure 2.11 et le
tableau 2.2 pressente la quantité de CO2 émise par la production d’un kilowattheure (kWh) à
base des différentes technologies (traditionnelle, renouvelable) [50].
Tableau 2. 3 : Quantité de CO2 émise par kWh produit à base de différentes technologies [50].

Technologie Centrale
Centrale Solaire Centrale
de à Eolien Hydraulique
à gaz photovoltaïque nucléaire
production charbon

Quantité de
CO2 émise
950 350 110 12 6 4
par kWh
produit (g)

1000
Quantité de CO2 émise par kWh produit (g)

900

800

700

600

500

400

300

200

100

Centrale à charbon Centrale à gaz Solaire photovoltaïque Eolien Hydraulique Centrale nucléaire

Figure 2. 10 : Quantité de CO2 émise par kWh produit à base des différentes technologies
[50].

56
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

La production tirée d’énergies renouvelables est beaucoup plus neutre pour


l’environnement et les seules émissions de CO 2 sont celles liées à la construction des
installations (panneaux PV, aérogénérateurs…etc.). Le nucléaire est peu émetteur de CO2 mais
certains pays le rejettent, de peur des accidents nucléaires et des déchets radioactifs, surtout
depuis l’accident de la centrale de Fukushima au Japon en 2011. À l’inverse, des pays comme
le Royaume-Uni ou la Chine investissent massivement dans des centrales nucléaires de nouvelle
génération.
Avec le réchauffement climatique situation est considérée comme alarmante vue que les
populations sont amenées à reconsidérer leur consommation en énergie électrique dans le but
de limiter les émissions des GES, préserver et valoriser les ressources naturelles. Cela fait l’objet
de différentes Conférence des parties (COP) principalement le Protocol de Kyoto 1997 qui vise
à réduire les émissions des gaz à effet de serre dues à l’activité humaine. Alors chaque Partie
doit s’engager à ne pas dépasser la quantité globale d’émissions attribuée prenant en compte les
6 gaz mentionnés (sur la base de « l'équivalent CO2 »). Par ailleurs, le protocole de Kyoto
prévoit trois mécanismes de « flexibilité » auxquels les pays développés peuvent recourir. Ces
mécanismes s’ajoutent aux mesures qui peuvent être mises en place sur le plan national pour
réduire les émissions de GES [52] :
 Les permis d’émission, mécanisme qui permet de vendre ou d’acheter des droits à
émettre des GES entre les pays industrialisés afin d'améliorer les systèmes de production
les plus polluants. Les États membres fixent pour chaque période des objectifs de
réduction d'émission de GES à chacune des installations concernées grâce à un Plan
National d'Affectation des quotas (PNAQ) ;
 La « mise en œuvre conjointe » (MOC), mécanisme de financement de projets ayant
pour objectifs principaux le stockage de carbone et la réduction des émissions de GES.
Elle concerne principalement les projets industriels et forestiers lancés en Russie et dans
les pays d’Europe centrale et orientale. Entre deux pays industrialisés, elle donne la
possibilité aux entreprises d’investir dans des « projets propres » en dehors de leur
territoire national. Ceux-ci permettent de générer des crédits d’émission de GES
utilisables par les investisseurs ;
 Le « mécanisme de développement propre » (MDP), mécanisme qui permet aux pays
développés de réaliser leurs objectifs de réductions d’émissions de GES en investissant
dans des projets réduisant les émissions de GES dans des pays en voie de
développement. En retour, ils obtiennent des crédits d’émission pouvant être utilisés
pour leurs propres objectifs de réduction d’émissions de GES.
Dans le même contexte, en 2015, s’est conclu un nouvel accord international pour
contenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C : c’est l’objet de la COP21. Les
négociations de Paris ont élaboré les bases d’un nouvel accord qui doit [52] :
 Universel ;
 Juridiquement contraignant : applicable à partir de 2020 ;
 Différencié : définissant des objectifs différents pour les pays développés et les pays en
développement ;
 Ambitieux : permettant de limiter réellement les changements climatiques.
Ainsi l’exploitation des différentes sources d’énergie renouvelable s’inscrit
parfaitement dans le cadre des accords susmentionnés vue que ce sont des énergies inépuisables
et peu polluantes.

57
Chapitre 2 : Alimentation en électricité des régions isolées du Grand Sud Algérien

2.3 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons examiné les différentes options de fourniture d’énergie
dans les sites isolés, tout en présentant les avantages et les inconvénients de chaque option.
Nous retenons que le choix de la solution dépend des considérations techniques et économiques
liées à l’application.
Etant donné que la capacité installée dépasse largement la capacité demandée,
l’exploitation actuelle des microcentrales diesels s’avère non rentable. Un tel fonctionnement
engendre une hausse considérable de la consommation spécifique et par conséquent un coût du
kWh élevé. L’opération d’hybridation de ces microcentrales par l’énergie photovoltaïque est
une solution aux problèmes d’exploitation rencontrés. En effet, elle permet d’améliorer le
rendement des groupes électrogènes, de réduire leur durée de fonctionnement et de réduire la
contribution des gaz à effet de serre émissent par les microcentrales diesels au changement
climatique.
Nous avons aussi passé en revue les différents types de systèmes hybrides en présentant
les avantages et les inconvénients de chaque configuration. Le système hybride à bus alternatif
qui se distingue par sa flexibilité et sa modularité a été retenu pour la conception et la réalisation
du banc d’essai.
En ce qui concerne les composants, nous concluons que les modules cristallins,
caractérisés par un rendement élevé et une longue durée de vie, sont les mieux adaptés pour ce
type d’application.

58
Chapitre 3 :
Modélisation des différents éléments
constituant le système hybride PV-Diesel
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

3 Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système


hybride PV-Diesel
3.1 Introduction
Nous sommes tous conscients que notre planète est en danger à cause de la pollution
atmosphérique causée par les activités industrielles. Les combustibles fossiles que nous
consommons chaque jour contribuent au réchauffement climatique. De plus, on constate que
d’ici 40 ans, les réserves de pétrole seront complètement épuisées. Dans ce cas, nous devons
trouver une nouvelle énergie pour respecter notre environnement pour surmonter ce problème,
il faut donc utiliser des énergies renouvelables. Une alternative intéressante et puissante
consiste à envisager l’utilisation d’éoliennes ou solaire, qui ont attiré l’attention dans la
production d’électricité à grande échelle. Cependant, en raison de leur imprévisibilité et de leur
dépendance vis-à-vis des conditions météorologiques et climatiques qui changent avec le
temps, ils présentent un défaut commun. Pour cette raison, un système électrique hybride qui
combine plusieurs formes d’énergie est au centre de plusieurs travaux de recherche menés dans
la littérature pour des endroits éloignés du réseau national [52]. Et donc, en utilisant deux
sources d’énergie pour l’électrification rurale, on cherche à réduire les inconvénients propres à
chaque technologie. Par exemple, les groupes électrogènes sont affectés par la hausse des prix
du carburant, ainsi que par le coût de transport du carburant vers des zones souvent
inaccessibles. L’énergie solaire elle-même évolue dans le temps, ce qui nécessite des dispositifs
de stockage pour stocker l’électricité qui n’est pas consommée pendant la production. Bien
qu’elle implique un investissement initial important, ses coûts d’exploitation sont très faibles.
La combinaison de ces deux technologies permet de pallier certaines de leurs lacunes mutuelles.
3.2 L’intérêt des systèmes hybrides
Pour les systèmes hybrides comme pour toutes les technologies individuelles, deux
facteurs clés doivent être pris en compte lors de l’évaluation de la pertinence d’un système : les
coûts et la fiabilité technique du système. Les générateurs Diesel et les technologies d’énergies
renouvelables ont des structures de coûts complètement déférentes (investissement,
maintenance, fonctionnement, etc.) [7]. Comparant à plusieurs technologies d’énergies
renouvelables les générateurs Diesel ont un coût d’investissement assez faible. En revanche, les
coûts de fonctionnement et de maintenance sont beaucoup plus élevés pour un générateur Diesel
que pour la plupart des technologies d’énergie renouvelable.
En termes de qualité de service et de fiabilité du système, les générateurs diesel ont
l’avantage de fournir de l’électricité à la demande, c’est-à-dire qu’ils fonctionnent selon les
besoins exacts de populations rurales (sous condition qu’ils soient bien dimensionnés et
alimentés en carburant). Quant aux énergies renouvelables, elles sont plus ou moins affectées
par une variabilité prévisible, ce qui nécessite l’intégration de batteries dans ces systèmes. La
consommation du gasoil (très coûteux et parfois inaccessible aux revenus des populations des
zones rurales), les nuisances sonores et les émissions toxiques défavorisent l’intégration des
générateurs Diesel dans les milieux ruraux. Les systèmes hybrides offrent la possibilité
d’équilibrer les avantages spécifiques et les inconvénients de chaque technologie, en assurant
une forte intégration des énergies renouvelables. Plusieurs études confirment que si les
systèmes hybrides sont conçus de manière optimale, ils peuvent être plus rentables et plus
fiables que les technologies d’énergies renouvelables seules ou les générateurs Diesel seuls. Par

60
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

conséquent, on note un intérêt croissant pour la conception, le dimensionnement et l’installation


de systèmes hybrides ces dernières décennies pour l’électrification rurale.
Suivant les ressources disponibles, on distingue aujourd’hui une multitude de systèmes
hybrides notamment les systèmes PV/Diesel, PV/éolien/Diesel, Biomasse/éolien /PV etc. Parmi
ceux-ci, les plus utilisés sont issus des combinaisons des générateurs Diesel avec un système
éolien et un système PV.
3.3 Configuration choisie
3.3.1 La configuration « single master »
Comme vu précédemment, l’existence de deux ou plusieurs sources de production qui
génèrent simultanément de l’électricité pour alimenter une charge donnée, implique forcement
l’utilisation de la configuration maître / esclave. La tension et la fréquence sont régulées
automatiquement par la/les source(s) dite(s) maître, les imposant ainsi aux autres
sources esclave afin d’assurer l’équilibre entre la production d’électricité et la consommation.
Comme dans le cas de notre étude nous allons prendre le générateur diesel comme le seul maître
« single master », car il est la seule source fiable en l’absence de batterie de stockage, d’où la
nécessité de faire fonctionner au moins un générateur diesel à chaque instant.
3.3.2 La configuration parallèle
Pour le SHPE à dimensionner, il est nécessaire d’alimenter la charge simultanément par
les deux sources (générateur diesel et générateur PV) ce qui exige une configuration parallèle
implique que toutes les sources de production soient couplées de manière à fonctionner en
parallèle pour satisfaire la demande par la combinaison des productions des deux sources
présentes dans le système (Photovoltaïque & Diesel). De plus, en cas de faible demande,
certaines unités peuvent être arrêtées sans compromettre le fonctionnement des autres.
3.4 Modélisation du générateur photovoltaïque
Une cellule photovoltaïque est une source de puissance non linéaire dont le courant et
la tension de sortie dépendent à la fois de l’éclairement solaire et de la température. A cet effet,
la prédiction des performances d'une cellule/module/générateur PV nécessite l'élaboration d'un
modèle mathématique permettant l'étude de son fonctionnement pour les différentes conditions
météorologiques (éclairement, température, etc.). De nombreux travaux portent sur le
développement des modèles mathématiques pour la simulation de la caractéristique courant-
tension (I-V) de la cellule/module/générateur PV, d'autres sont orientés vers la modélisation
des performances des modules PV en terme de puissance électrique produite [53].
Les générateurs PV utilisent généralement des systèmes de poursuite du point de
puissance maximale (MPPT) et les modules photovoltaïques fonctionnent généralement à leur
puissance maximale. Dans cette section, nous voulons déterminer la puissance maximale que
le module PV peut fournir sous un éclairement et une température donnés. Nous illustrons
deux modèles, le premier type de modèle permet de déterminer les caractéristiques de
courant–tension, à partir desquelles on peut déterminer la puissance maximale que le module
peut fournir dans les conditions météorologiques données. Le second type de modèle nous
fournit directement la puissance maximale, qui est théoriquement obtenue grâce au contrôle
MPPT.
3.4.1 Modèle basé sur la caractéristique I-V
Il existe dans la littérature scientifique plusieurs articles sur la modélisation de la
caractéristique I-V des modules PV. Le modèle à une diode (le plus couramment utilisé) [54]

61
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

fournit de bons résultats pour une difficulté de mise en équation moindre. Le schéma électrique
équivalent de ce modèle est illustré dans la figure suivante :

Figure 3. 1 : Schéma électrique équivalent d’une cellule photovoltaïque.


La relation entre le courant I et la tension V de module photovoltaïque est donnée
par l’équation suivante [54] :
𝑉+𝐼𝑅𝑆 𝑉+𝐼𝑅𝑆
𝐼 = 𝐼𝐿 − 𝐼0 [exp ( ) − 1] − (3.1)
𝑚𝑉𝑡 𝑅𝑆ℎ

Où :
𝐾𝑇𝐶
𝑉𝑡 = (3.2)
𝑞

Avec :
IL : courant photogénéré, I0 : courant de saturation. q : charge de l’électron. K: constante de
Boltzmann. M : facture d’idéalité relatif au module. Tc : température de jonction de la diode.
Rs : résistance série. Rsh : résistance shunt.
Avec : IL photogénéré, I0 courant de saturation, q charge de l’électron, K constante de
Boltzmann, m facteur d’idéalité relatif au module, Tc température de jonction de la diode, Rs
résistance série et Rsh résistance shunt.
Différents modèles permettant de déterminer les paramètres du modèle à une diode,
existent dans la littérature. Ces modèles se différencient par la procédure et le nombre de
paramètres intervenant dans le calcul de la caractéristique courant-tension. Dans ce qui suit,
nous aborderons l’étude et l’analyse de quelques modèles couramment utilisés.
3.4.1.1 Modèle à cinq paramètres
Ce modèle est basé sur le calcul des cinq paramètres de la fonction I=f (I, V) (équation
3.1) à savoir : IL, I0, Rs, Rsh, et m. Ces paramètres sont déterminés à partir des données qui sont :
le courant de court-circuit, Isc, la tension à circuit ouvert, Voc, le courant, Im et la tension, Vm au
point de puissance maximale, Pm et les pentes au voisinage de Voc et de Isc [54].
dV
R S0 = − (3.3)
dI (V=V0C )

62
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

dV
R Sh0 = − (3.4)
dI (I=Isc )
V oc Isc∗RS0
RS0 ( −1)+RSh0 (1− )
mVt mVt
RS = Voc−Isc∗RS0 (3.5)
mVt

R p = R Sh0 − R S (3.6)
Vm+Im∗RS −Voc
m= R V
(3.7)
Isc−Im (1+ S )− m
Rp Rp
Vt ∗log[ RS Voc
]
Isc(1+ )−
Rp Rp

RS Voc
Isc(1+ )−
Rp Rp
I0 = Voc (3.8)
exp( )
mVt

Voc Voc
IL = I0 [exp ( ) − 1] + (3.9)
mVt Rp

3.4.1.2 Modèle à quatre paramètres

Le modèle à quatre paramètres découle de celui à cinq paramètres en faisant tendre Rsh
vers l’infini (∞). Les paramètres du modèle sont donc : IL, I0, RS et m et son équation est donnée
par [54].
V+IRS
I = IL − I0 [exp ( ) − 1] (3.10)
mVt

Il = Isc (3.11)
1
On pose : A = mV
t

Isc Imp
[ ]+log(1− )
Isc−Imp Isc
A= (3.12)
2Vmp−Voc
1 Imp
A
log(1− Isc )+Voc−Vmp
Rs = (3.13)
Imp

I0 = Isc ∗ exp(−A ∗ Voc) (3.14)


1
m= (3.15)
A∗Vt

3.4.1.3 Modèle explicité :


Ce modèle nécessite les données de quatre paramètres à savoir : le courant de court-
circuit (ISC), la tension à circuit ouvert (VOC), le courant maximal (Im) et la tension maximale
(Vm). La relation liant le courant I avec la tension V est donnée par [54]:

63
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

V
I = Isc [1 − C1 (exp ( ) − 1)] (3.16)
C2 ∗Voc

Avec :

𝐼𝑚 −𝑉𝑚
𝐶1 = (1 − ) exp( ) (3.17)
𝐼𝑠𝑐 𝐶2 ∗𝑉𝑜𝑐

𝑉𝑚
−1
𝑉𝑜𝑐
𝐶2 = 𝐼𝑚 (3.18)
log(1− )
𝐼𝑠𝑐

3.4.1.4 Modèle simplifié


On considère les hypothèses simplificatrices suivantes :

𝑉𝑜𝑐
 Rsh tend vers l’infinie (∞) : ≪ 𝐼𝑠𝑐
𝑅𝑠ℎ
 IL=Isc
V+IRS
 exp ( mVt
)≫1

 m = constante (1 ≤ 𝑚 ≤ 1.3)

Condition de couts circuit :

𝑉𝑜𝑐
𝐼0 = 𝐼𝑠𝑐 exp (− ) (3.19)
𝑉𝑡

L’équation de la caractéristique I-V devient :

𝑉−𝑉𝑜𝑐+𝐼∗𝑅𝑠
𝐼 = 𝐼𝑠𝑐 [1 − exp ( )] (3.20)
𝑉𝑡

Avec :

𝑉𝑜𝑐−log(𝑣𝑜𝑐 +0.72)
𝐹𝐹0 = (3.21)
𝑣𝑜𝑐 +1

𝐼𝑚∗𝑉𝑚
𝐹𝐹 = = 𝐹𝐹0 (1 − 𝑟𝑠 ) (3.22)
𝐼𝑠𝑐∗𝑉𝑜𝑐

Etant :

Isc
rs = Rs ( ) (3.23)
Voc

𝑉𝑜𝑐
𝑣𝑜𝑐 = (3.24)
𝑚𝑉𝑡

64
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

3.4.1.5 Modèle à deux exponentielles


Le circuit équivalent du modèle à deux diodes est similaire à celui du modèle à une
diode (Figure 3.1), la seule différence est l’utilisation d’une deuxième diode placée en parallèle
avec la première afin de rendre le modèle plus représentatif du circuit équivalent [54].

Figure 3. 2 : Circuit du modèle à deux diodes.


La caractéristique I-V de ce circuit est décrite par l’équation suivante:
V+IRS V+IRS 𝑉+𝐼𝑅𝑆
𝐼 = 𝐼𝐿 − 𝐼01 [exp ( ) − 1] − 𝐼01 [exp ( ) − 1] − (3.25)
𝑚1 Vt 𝑚2 Vt 𝑅𝑆ℎ

Avec :

𝐼𝐿 = 𝐼𝑠𝑐 (3.26)

1 𝐼𝐿
𝐼01 = (3.27)
2 exp(𝑉𝑜𝑐)
𝑉𝑡

1 𝐼𝐿
𝐼02 = (3.28)
2 exp(𝑉𝑜𝑐)
2𝑉𝑡

m1=1 et m2=2

Rs est obtenue en dérivant l’équation qui décrit la caractéristique I-V au point V=V0c :

𝑑𝑉 1
𝑅𝑠 = − [ (𝑉=𝑉𝑜𝑐)
+ 1 ] (3.29)
𝑑𝐼 (𝑋1𝑣 +𝑋1𝑣 + )
𝑅𝑠ℎ

Avec :

𝑞𝐼01 𝑞𝑉𝑜𝑐
𝑋1𝑣 = exp ( ) (3.30)
𝐾𝑇 𝐾𝑇

𝑞𝐼02 𝑞𝑉𝑜𝑐
𝑋2𝑣 = exp ( ) (3.31)
2𝐾𝑇 2𝐾𝑇

65
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

Et comme

1
≪ X1v + X 2v
Rsh
Donc :

𝑑𝑉 1
𝑅𝑠 = − [ + (𝑋 ] (3.32)
𝑑𝐼 (𝑉=𝑉𝑜𝑐) 1𝑣 +𝑋2𝑣 )

1
𝑅𝑠ℎ = − (3.33)
1
[ 𝑑𝑉 +𝑋1𝑖 +𝑋2𝑖 ]
( (𝐼=𝐼𝑠𝑐) +𝑅𝑠)
𝑑𝐼

𝐼01 𝐼𝑠𝑐∗𝑅𝑠
𝑋1𝑖 = exp ( ) (3.34)
𝑉𝑡 𝑉𝑡

𝐼02 𝐼𝑠𝑐∗𝑅𝑠
𝑋2𝑖 = exp ( ) (3.35)
2𝑉𝑡 2𝑉𝑡

3.4.2 Correction pour d’autres conditions de température et d’éclairement

Afin de convertir la caractéristique I-V donnée dans certaines conditions déterminées


d’éclairement et de température en d’autres conditions différentes requises. La méthode est
utilisée selon la norme CEI 981. Elle est appliquée aux caractéristiques I-V mesurées sur les
modules photovoltaïques au silicium cristallin seulement [54]. Avec cette méthode, la
caractéristique courant-tension peut être corrigée par rapport aux valeurs choisies de
température et éclairement :

𝐺2
𝐼2 = 𝐼1 + 𝐼𝑠𝑐 ( − 1) + 𝛼 𝑇 (𝑇2 − 𝑇1) (3.36)
𝐺1
𝑉2 =𝑉1 + Rs(𝐼2 − 𝐼1) − 𝐾𝐶 𝐼2(𝑇2 − 𝑇1) + 𝛽𝑇 (𝑇2 − 𝑇1) (3.37)

I1, V1 : Coordonnées d'un point de la courbe de référence donnée par le constructeur (A), (V)
I2, V2 : Coordonnées d'un point de la courbe corrigée (A), (V)
Isc : Courant de court-circuit de la courbe de référence (A)
G1 : Irradiation dans les conditions de mesure (W/m²)
G2 : Irradiation dans les conditions désirées (W/m²)
T1 : Température dans les conditions de mesure (°C)
T2 : Température dans les conditions désirées (°C)
αT : Coefficients de température du courant (A/°C)
βT : Coefficients de température de la tension (V/°C)
KC : Facteur de correction de la courbe (0,00125 Ω/ºC)

66
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

3.4.3 Modèles de la puissance maximale


Généralement, dans les systèmes PV, un système de poursuite du point de puissance
maximale est utilisé et par conséquent les modules PV fonctionnent souvent à leur puissance
maximale. Ceci explique pourquoi la puissance maximale du module/générateur
photovoltaïque devient un point important dans la modélisation de ce composant du système.
Pour cela plusieurs modèles ont été développés [53].
Dans ce qui suit nous présentons les plus utilisés :
3.4.3.1 Modèle de Chow

Chow et al. ont proposé un modèle de la puissance maximale basé sur le rendement. Il
utilise les données météorologiques de l’irradiation solaire incidente sur le plan du module, G
et de la température, ainsi que les paramètres relatifs au module PV fournis par le constructeur.
L’expression mathématique du modèle est donnée par [53,54]:

𝑃𝑚=𝜂𝑒𝐴𝐺𝜏𝑔𝑝𝑟 [1+𝜑𝑐 𝑇𝑐−25)] (3.38)

Pm : puissance maximale produite.


Tc : température de fonctionnement du module PV.
𝜑𝑐 : facteur de remplissage du module PV.
𝜏𝑔 : transmissibilité effective du vitrage.
𝜂𝑒 : rendement de conversion électrique
3.4.3.2 Modèle de Fuentes :
Le modèle de Fuentes est donné par la relation suivante [54].

𝑃𝑚 = 𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑟é𝑓 (𝐺⁄𝐺 ) [1 − 𝛾 (𝑇𝑐 − 25)] (3.39)


𝑟é𝑓

𝑃𝑚𝑎𝑥,𝑟é𝑓 : Est la puissance de référence dans les conditions standard de température (25°C) et
d’éclairement (1000W/m2)
Tc : étant la température de jonction des cellules exprimée en degrés Celsius (°C)
𝛾 : Coefficient de variation du rendement en fonction de la température
3.4.3.3 Modèle de Huld
Le modèle de Huld est une version modifiée du modèle proposé par King et al. (1998,
2004). Dans ce modèle, la puissance maximale produite ne dépend que de la température du
module Tc et de l'irradiation incidente sur le plan du module G [54].
𝐺
𝑃𝑚 (𝐺, 𝑇𝑐 ) = 𝑃𝑟é𝑓 𝜂𝑟𝑒𝑙 (𝐺 ′ , 𝑇 ′ ) (3.40)
𝐺𝑟é𝑓

𝑃𝑟é𝑓 : La puissance du module dans les conditions standard de température (25°C) et


d’éclairement (1000 W/m2)
𝜂𝑟𝑒𝑙 : Rendement relatif instantané donné par :

67
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

𝜂𝑟𝑒𝑙 (G’, T’) =1+k1[logG’] +k2 [log G’]2+ T’(k3+k4 [log G’] + k5 [log G’]2)+ k6 T’ (3.41)

G’ et T’sont des paramètres normalisés par rapport aux conditions standard.


𝐺 ′ = (𝐺 ⁄𝐺𝑟é𝑓 ) 𝑒𝑡 𝑇 ′ = 𝑇𝑐 − 𝑇𝑐,𝑟é𝑓 (3.42)

Les coefficients ki (i=1,6) seront déterminés par ajustement du modèle aux données
expérimentales mesurées dans un ou plusieurs sites de test.
3.4.3.4 Modèle de Jie
Pour obtenir une corrélation du point de puissance maximale, Jie et al. ont proposé
l’expression mathématique suivante [54] :
𝑃𝑚 = −8,6415 + 0,076128𝐺 + 1,02318𝐺 2 + 0,20187𝑇𝑐 − 4,9886 . 10−3 𝑇𝑐 2 (3.43)

Avec :
Tc est la température du module, exprimée en degrés Kelvin (K) et G est l’irradiation solaire
incidente (W/m²). La même forme peut être utilisée pour corréler la puissance maximale d’un
module quelconque et ce, en ajustant les coefficients.
3.4.3.5 Modèle de Risser
L’expression suivante donne la corrélation établie par Risser et Fuentes, permettant de
connaître la puissance maximale Pm aux bornes d’un module PV donné, et ce dans les conditions
d’éclairement et de température considérées [54].
𝑃𝑚 = −0,4905 + ,050889G + 0,00753𝑇𝑐 − 0,000289𝐺𝑇𝑎 (3.44)

Où, Tc est la température de jonction des cellules PV, exprimée en degrés Celsius (°C), Ta est
la température ambiante et G est l’irradiation solaire incidente sur le plan du module.

3.4.3.6 Modèle de Rosell


En vue de déterminer la puissance maximale produite, dans des conditions réelles
d’utilisation, de température et d’éclairement, Rosell et Ibanez ont proposé l'expression
mathématique suivante [54] :
Pm=D1G+D2Tc+D3 [log G] m +D4Tc[logG]m (3.45)

Où, Tc est la température de jonction des cellules PV, exprimée en degrés Celsius (°C) et G est
l’irradiation solaire (W/m²) incidente sur le plan des modules. D1-4 et m sont des paramètres du
modèle, à déterminer.
3.4.4 Modèle de la température de jonction du module PV
La température de jonction de la cellule/module photovoltaïque Tc est déterminée à
partir de la température ambiante Ta, et de l’irradiation solaire incidente sur la surface du
module PV. Ces deux paramètres externes, influent sensiblement sur la caractéristique I-V du
module PV.
En plus de ces deux paramètres externes, le modèle choisi, utilise le NOCT, appelé la
température nominale des cellules en opération. Le NOCT dépend du type de modules PV

68
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

considérés. La température de jonction de la cellule solaire Tc est donnée par la relation suivante
[54] :
𝑁𝑂𝐶𝑇−20
𝑇𝐶 = 𝑇𝑎 + 𝐺 (3.46)
800

Avec :

Ta : températures ambiante (°C)

Tc : température de jonction de la cellule PV (°C)

G : irradiation solaire incidente sur le plan du module (W/m2)

NOCT : température nominale des cellules en opération (dépend du type de modules PV)

3.5 Modélisation du générateur diesel


Le générateur diesel est constitué d’un moteur thermique couplé mécaniquement à un
alternateur synchrone, à partir de la combustion d’un carburant il fournit de l’énergie électrique
avec une onde sinusoïdale d’amplitude et fréquence constantes.
La modélisation d’un tel système repose principalement sur sa consommation en
carburant (horaire ou spécifique) qui est liée à la puissance électrique suivant différents modèles
à savoir :
3.5.1 Modèle linéaire
La consommation en carburant est supposée croître linéairement avec la puissance utile
demandée par la charge et peut être exprimée comme suit [55] :

𝑞𝐷𝐺 (𝑡) = 𝑎. 𝑃𝐷𝐺 (𝑡) + 𝑏. 𝑃𝐷𝐺.𝑛𝑜𝑚 (3.47)

Où :
qDG(t) [l/h] est la consommation horaire en carburant
a et b [l/kWh] sont des constantes caractéristiques du générateur diesel
PGD(t) [kW] est la puissance générée par le générateur diesel à un instant t
PGD.nom [kW] est la puissance nominale du générateur diesel.
Les puissances sont définies par :

𝑃𝐺𝐷 (𝑡) = √3 𝐼 𝐺𝐷 (𝑡). 𝑈 𝐺𝐷.𝑛𝑜𝑚 . cos(𝜑) (3.48)

𝑃𝐺𝐷.𝑛𝑜𝑚 (𝑡) = √3 𝐼 𝐺𝐷.𝑚𝑎𝑥 (𝑡). 𝑈 𝐺𝐷.𝑛𝑜𝑚 . cos(𝜑) (3.49)

UGD.nom et cos(φ) sont respectivement la tension nominale et le facteur de puissance du


générateur Diesel.

69
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

IGD(t) [A] est le courant fourni par le générateur diesel à un instant t est donné par la formule
suivante [56] :

𝐼𝐺𝐷 (𝑡) = 𝐼𝐺𝐷 .𝑚𝑎𝑥 . 𝑥𝐺𝐷 (𝑡) (3.50)

IGD. max Intensité maximale du générateur diesel,


xGD(t) : le taux de charge (exprimée en pourcentage de sa puissance nominale) à un instant t.
Pour un nombre nGD de générateurs :
Le courant total généré à un instant t est donné par :
𝑛
𝐼𝐺𝐷 (𝑡) = ∑𝑖=1
𝐷𝐺
𝐼𝐺𝐷𝑖 .𝑚𝑎𝑥 . 𝑥𝐺𝐷𝑖 (𝑡). 𝜀𝑖 (𝑡) (3.51)

εi (t) : traduit l’état d’arrêt ou de marche de générateur i à un instant t (ε i (t)=1 si générateur est
en marche et εi (t)=0 si générateur est en arrêt).
Les puissances s’expriment par :
𝑛𝐷𝐺
𝑃𝐺𝐷 (𝑡) = √3 ∑𝑖=1 𝐼𝐺𝐷𝑖 .𝑚𝑎𝑥 ∗ 𝑥𝐺𝐷𝑖 (𝑡) ∗ 𝑈 𝐺𝐷𝑖.𝑛𝑜𝑚 ∗ cos(𝜑) ∗ 𝜀𝑖 (𝑡) (3.52)
𝑛𝐷𝐺
𝑃𝐺𝐷.𝑛𝑜𝑚 (𝑡) = √3 ∑𝑖=1 𝐼𝐺𝐷𝑖 .𝑚𝑎𝑥 ∗ 𝑈 𝐺𝐷𝑖.𝑛𝑜𝑚 ∗ cos(𝜑) ∗ 𝜀𝑖 (𝑡) (3.53)

Donc à un instant t, la consommation en carburant des générateurs diesel est donnée par :
𝑛
𝑞𝐷𝐺 (𝑡) = √3 ∗ cos(𝜑) ∑𝑖=1
𝐷𝐺
𝐼𝐺𝐷𝑖 .𝑚𝑎𝑥 ∗ 𝑈 𝐺𝐷𝑖.𝑛𝑜𝑚 ∗ (𝑎. 𝑥𝐺𝐷𝑖 (𝑡) + 𝑏) ∗ 𝜀𝑖 (𝑡)
(3.54)
3.5.2 Modèle polynomial
La consommation du générateur est exprimée en fonction de la puissance par
l’expression suivante [57] :
2
𝑞𝐷𝐺 = α ∗ 𝑃𝐷𝐺 + β ∗ 𝑃𝐷𝐺 + 𝜆 (3.55)

Avec :
qDG : la consommation horaire en carburant,
PDG : la puissance à la sortie du générateur diesel,
α, β et λ : sont des constantes liée au générateur.
On note que la constante ‘α’ est généralement tends vers 0 (l’ordre de 10-5)

3.6 Les composants d’un système hybride PV-Diesel sans stockage


Toute architecture de systèmes hybrides d’énergie mise au point dépend de nombreux
éléments technologiques, géographiques et même socio-économiques. Les facteurs les plus
déterminants sont la disponibilité des ressources énergétiques, les types de charges, le profil de

70
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

consommation, la taille du site et la technologie choisie. Et donc notre étude est basée sur un
système hybride PV-Diesel sans stockage pour une alimentation à grande échelle.
Les systèmes hybrides sont composés d’éléments spécifiques à l’énergie solaire et au
groupe Diesel [53] :

Système de
contrôle

Figure 3.3: architecture des systèmes PV-Diesel sans batterie de stockage

3.6.1 Modules photovoltaïques


Ils bénéficient d’une longue durée de vie, plus de 20 ans, et d’un faible besoin de
maintenance (nettoyage). Cependant, leur efficacité diminue avec le temps, avec une perte de
capacité moyenne d’environ 0.5% par an. Actuellement, les principaux constructeurs
garantissent une baisse de puissance maximale de l’ordre de 20% sur 20 ou 25 ans [53].
3.6.2 Système de gestion de l’énergie
Il se compose d’un ou plusieurs onduleurs et régulateurs, qui peuvent contrôler la
tension et la fréquence du réseau, convertir le courant continu du champ photovoltaïque en
courant alternatif, La durée de vie de l’onduleur peut dépasser dix ans [53]. Dans les régions
isolées ou dans des pays où leurs fournisseurs professionnels n’ont pas de base commerciale, le
remplacement d’un onduleur défaillant peut se révéler complexe. Par conséquent, les risques
associés à une panne de l’onduleur doivent être pris en compte.

71
Chapitre 3 : Modélisation des différents éléments constituant le système hybride PV-Diesel

3.6.3 Groupe électrogène


Il doit assurer l’intégralité de la production électrique en cas de défaillance de l’onduleur
ou de trop faible apport solaire sur une période prolongée. Ainsi, il est dimensionné pour
répondre à la pointe de la courbe de charge, majorée d’un coefficient de sécurité.
3.7 Conclusion
Après avoir présenté l’intérêt de l’hybridation des centrales diesel, nous avons établi le
choix de la structure qui convient à notre SHPE pour enfin citer les différents modèles
provenant de la littérature scientifique, exprimant la puissance générée par les panneaux PV et
la quantité de carburant consommée par le générateur diesel, ces modélisations sont faite dans
le but de réaliser une simulation afin de valider la stratégie qui serait élaboré dans le chapitre
suivant. Pour les besoins de notre simulation nous avons choisi le modèle de puissance
maximale « modèle de Fuentes » pour le calcul de la puissance de sortie du générateur PV et le
modèle linéaire pour l’estimation de la consommation en carburant des groupes électrogènes.

72
Chapitre 04 :
Dimensionnement et optimisation du
système hybride PV/Diesel
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

4 Chapitre 04 : Dimensionnement et optimisation du système hybride


PV/Diesel.
4.1 Introduction
Il ressort que l’orientation vers les systèmes hybrides est plus nécessaire à nos jours. En
revanche, les projets ou les systèmes de production d’énergies renouvelables et/ou
conventionnelles sont confrontés à de multiples barrières (techniques, institutionnelles,
socioculturelles et financières) qui entravent leur développement. Les coûts d’investissement
élevés des systèmes d’énergies renouvelables, le recours constant à des subventions, à des dons
ou à toutes autres formes d’aide quelconque et la conjoncture économique difficile de plusieurs
régions sont autant d’éléments qui ne favorisent pas la réalisation des projets de production
d’énergie.
L’objectif de ce chapitre est de présenter des stratégies de fonctionnement optimal d’un
système hybride PV-Diesel sans batterie avec et sans charges auxiliaires, ainsi le
fonctionnement des générateurs diesels sans hybridation. On note que les charges auxiliaires
sont des charges qui peuvent être délestées ou alimentées à n’importe quel moment de la journée
sans aucun impact négatif réel. Exemple d’une station de pompage d’eau, d’un système de
purification d’eau, d’un système d’irrigation, d’un concasseur.
4.2 Stratégies :
4.2.1 Diesel uniquement
4.2.1.1 Cas d’un seul générateur
Dans ce cas, le groupe électrogène unique est dimensionné de manière à faire
correspondre sa puissance nominale au pic de puissance de la charge. Celui-ci est autorisé à
fonctionner de PMIN à PMAX. La valeur de PMIN peut être choisie dans une plage allant de 0 % à
50 % de PMAX. Il faut défini P MIN et PMAX
Si PMIN est différent de zéro et que la puissance de la charge est inférieure à ce
minimum, certaines mesures correctives doivent être prises en considération selon les
recommandations des fabricants des groupes électrogènes. Pour les besoins de la simulation on
peut soit, de permettre au générateur de fonctionner au-dessous de PMIN, ou bien de connecter
une charge auxiliaire pour assurer le fonctionnement du groupe électrogène à P MIN. Par
conséquent, une puissance de décharge variable égale à (PMIN-PL) est connectée chaque fois que
PL< PMIN.
4.2.1.2 Cas de plusieurs générateurs identiques
Le fonctionnement de plusieurs GE en parallèle est contrôlé par deux stratégies
communes : « ON/OFF » et « Optimal » qui permettent la déconnexion/ reconnexion de groupe
électrogènes individuels et ce, pour répondre à la demande de charge tout en tenant compte de
la réserve tournante requise. La réserve tournante, qui est spécifiée comme un pourcentage de
la demande de charge présente, indique l'excédent de puissance qui pourrait être fourni
immédiatement par les groupes électrogènes en cas d'augmentation soudaine de la demande de
charge. Ainsi, la déconnexion des groupes électrogènes n'est permise que si la puissance
nominale agrégée de celles qui restent en service est égale ou supérieure à la réserve tournante
requise.
Dans la stratégie ON/OFF, les groupes électrogènes en fonctionnement se partagent la
puissance de la charge de manière équitable. Le contrôleur du système démarre/arrête les
groupes électrogènes lorsque la puissance de la charge dépasse un certain pourcentage de la
puissance nominale totale, généralement appelé "point de consigne". Le nombre de points de

74
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

consigne est égal au nombre de groupes électrogènes du système moins un, c-à-d (𝑁𝐷𝐺 − 1).
Par exemple, pour un système avec deux groupes électrogènes, il n'y a qu'un point de consigne
à 50 %. Pour trois groupes, deux points de consigne à 33% (1/3) et 67% (2/3), etc. et ainsi de
suite. Le démarrage et l'arrêt des groupes électrogènes ne sont pas effectués exactement aux
points de consigne, mais dans une bande d'hystérésis autour de ceux-ci.
La stratégie « optimal » vise à garantir à tout instant, un fonctionnement optimal des
(Ndg-1) en fonctionnement et ce, pour minimiser au mieux la consommation en carburant. Ce
point de puissance optimal se situe souvent autour de 80 % de la puissance nominale, mais toute
d’autres valeurs peuvent être choisies. Dans ce qui suit, on va s’intéresser à l'algorithme de
contrôle optimal. Cet algorithme comprend les étapes suivantes :
A. Le premier calcul consiste à déterminer le nombre requis de groupes électrogènes
𝑃
en service, NGEN : NGEN = max (𝑃 𝐿 ) (4.1)
𝑂𝑃𝑇
Avec : NGEN : nombre requis de groupes électrogènes.
PL : puissance de charge.
POPT : puissance optimale des générateurs.
B. Dans le premier scénario, si un seul groupe électrogène est requis en fonctionnement
(NGEN=1 ou PL≤POPT), dans ce cas, son fonctionnement est celui décrit
précédemment.
C. Dans le cas où plus d’un groupe qui rentrent en fonctionnement, on envisage deux
cas possibles :
a. Soit 𝑃𝑂𝑃𝑇 < 𝑃𝐿 ≤ [𝑁𝐺𝐸𝑁,𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 ∗ 𝑃𝑂𝑃𝑇 ]
Dans ce cas (NGEN-1), les groupes électrogènes peuvent fonctionner à POPT, et un groupe
électrogène non équilibré fonctionne à la puissance de : [PL-POPT*(NGEN-1)].

b. Ou [𝑁𝐺𝐸𝑁,𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 ∗ 𝑃𝑂𝑃𝑇 ] < 𝑃𝐿 ≤ [𝑁𝐺𝐸𝑁,𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 ∗ 𝑃𝑀𝐴𝑋 ]


Dans ce cas, la puissance de la charge est supérieure à l'addition des puissances optimales, mais
inférieure à la puissance maximale du système. Ici, nous pouvons distinguer deux sous cas.
- Tout d'abord, si le surplus [PL-POPT*NGEN,Total] ne dépasse pas la puissance maximale
PMAX d'un seul groupe électrogène, [NGEN,total-1] groupes électrogènes peuvent toujours
fonctionner au POPT, et le groupe électrogène déséquilibré fonctionne à [P L-POPT(NGEN-
1)], qui se situe dans sa gamme de puissance allant de P OPT à PMAX.
- Deuxièmement, si le groupe électrogène non équilibré atteint sa puissance maximale
PMAX, et que la charge augmente dans cette situation, le groupe électrogène équilibré
doit augmenter sa puissance au-delà de POPT et partager la même puissance. Ce qui est
égal à :
(𝑃𝐿 −𝑃𝑚𝑎𝑥 )
𝑁𝐺𝐸𝑁 −1
4.2.1.3 Cas de plusieurs générateurs non identiques
 Situation sans charge auxiliaire
Le but d’utiliser des générateurs non identiques est d’approcher le fonctionnement de
maximum de générateurs à leurs puissances optimales Popt. Ceci est accompli, en comparant à
chaque instant la puissance de charge PL à la puissance qui peut être produite par les générateurs
afin de choisir la meilleure combinaison possible. Notant, que le nombre des combinaisons est
(2NGen -1). On cherche à faire fonctionner les générateurs de puissances les plus petites à leurs
𝑁𝐺𝑒𝑛 −1
puissances optimales, ainsi que le groupe électrogène non équilibré à[𝑃𝐿 − ∑𝑗=1 𝑃𝑗𝑜𝑝𝑡 ].

75
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

On définit les puissances des groupes comme suit :


Pp : Puissance d’un petit générateur
Pm : Puissance d’un générateur moyen
Pg : Puissance d’un grand générateur
Plusieurs scénarios de fonctionnement sont énumérés dans ce cas, à savoir :

A. 𝑃𝐿 < 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡
Le petit générateur est le générateur déséquilibre et il fonctionne à P L
B. 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡
Le petit générateur s’arrête et le générateur moyen fonctionne à 𝑃𝐿
C. 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡
Dans ce cas le petit générateur fonctionne à sa puissance optimale et le générateur de
moyenne puissance à [𝑃𝐿 − 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 ]
D. 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡
Uniquement le grand générateur qui fonctionne et à 𝑃𝐿
E. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡
Le grand générateur fonctionne à sa puissance optimale et le petit à [𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 ]
F. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡
Le grand générateur fonctionne à sa puissance optimale et le moyen à [𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 ]
G. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡
Les deux générateurs avec la puissance élevés fonctionnent à leurs puissances optimale
et le petit à [𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 − 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 ]
 Situation avec charge auxiliaire
La charge auxiliaire dans ce cas, comme précédemment, permet le fonctionnement des
générateurs au-dessus de leurs puissances minimales, et donc la puissance totale qui sera
produite par les générateurs doit satisfaire la charge principale et la charge auxiliaire. Dans ce
cas la comparaison se fait à chaque fois pour la puissance minimale des générateurs et pour les
puissances optimales.
Cas de trois générateurs non identiques avec une charge auxiliaire
Plusieurs scénarios de fonctionnement sont énumérés ci-dessous :
A. Dans le premier scénario, il est question de comparer la puissance demandée par la
charge avec la puissance minimale du petit générateur : 𝑃𝐿 < 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛 .
Dans ce cas, le petit générateur fonctionne à sa puissance nominale, et la charge
auxiliaire, aura une puissance égale à : [𝑃𝐿 − 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛 ]
B. Puis, on passe à la comparaison de la puissance de la charge avec la puissance optimale
du petit générateur :
𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡
Dans ce cas le petit générateur est considéré comme générateur déséquilibré. A cet
effet, il fonctionne à PL.

76
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

C. 𝑃𝐿 − 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝑚𝑚𝑖𝑛


Dans ce scénario, le petit générateur fonctionne à sa puissance optimale, le générateur
moyen est à sa puissance minimale, la charge auxiliaire sera alimentée avec une
puissance égale à :𝑃𝐿 − 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑚𝑖𝑛
D. 𝑃𝑚𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐿 − 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡
Dans ce cas, le petit générateur fonctionne toujours à sa puissance optimale et le
générateur moyen est considéré comme générateur déséquilibré. Il fonctionne à une
puissance égale à : [𝑃𝐿 − 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 ]
E. 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑚𝑖𝑛
Dans ce cas, les deux générateurs précédents s’arrêtent éteignent, le grand générateur
fonctionne à sa puissance minimale, et on alimente la charge auxiliaire de façon à
avoir l’équilibre de puissances suivant : 𝑃𝐿 + 𝑃𝑎𝑢𝑥 = 𝑃𝑔𝑚𝑖𝑛
F. 𝑃𝑔𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡

Le grand générateur sera l’unique générateur fonctionnant à 𝑃𝐿


G. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛
Dans ce cas, le grand générateur produit une puissance égale à sa puissance optimale et
le petit générateur fonctionne à sa puissance minimale. La charge auxiliaire, aura une
puissance égale à : 𝑃𝑎𝑢𝑥 = 𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 − 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛
H. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡
Le grand générateur est fixé à sa puissance optimale et le petit sera considéré comme le
générateur déséquilibré. Il fonctionne une puissance égale à [𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 ]
I. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑚𝑖𝑛
Dans ce cas, le grand générateur est toujours à sa puissance optimale, le générateur
moyen fonctionne à sa puissance minimale et la charge axillaire sera alimentée par une
puissance égale à : 𝑃𝑎𝑢𝑥 = 𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 − 𝑃𝑚𝑚𝑖𝑛
J. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡
Le grand générateur maintien sa puissance optimale et le générateur moyen sera
considéré comme le générateur déséquilibré qui doit fonctionner à [𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 ]
K. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛
Le grand générateur et le moyen doivent fonctionner à leurs puissances optimales 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡
et 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 respectivement et le petit générateur à sa puissance minimale. Dans ce cas, la
charge axillaire aura une puissance égale à : [𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 − 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 − 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛 ]
L. 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐿 < 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 + 𝑃𝑝𝑜𝑝𝑡
Dans ce dernier cas, les deux grands générateurs fonctionnent à leurs puissances
optimales et le plus petit sera le générateur déséquilibré, il fonctionne à [𝑃𝐿 − 𝑃𝑔𝑜𝑝𝑡 −
𝑃𝑚𝑜𝑝𝑡 ]
Remarque :
On choisit les générateurs de façon que la somme de leurs puissances optimales soit plus grande
que le pic de puissance de la charge.
Si la charge est plus grande à la somme des puissances optimales de tous les générateurs on
peut permettre le fonctionnement de l’un des générateurs au-dessus de sa puissance optimale.

77
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

4.2.2 Hybridation Photovoltaïque-Diesel


4.2.2.1 PV-Diesel (un seul générateur)
Le générateur diesel doit fournir la charge nette, qui est définie comme la différence
entre la demande de la charge et la puissance PV générée : 𝑃𝑁𝐸𝑇 = 𝑃𝐿 − 𝑃𝑃𝑉 . De toute évidence,
l'énergie PV générée réduit la consommation de carburant et les niveaux de puissance auxquels
le groupe électrogène fonctionne. Ici, nous pouvons distinguer deux cas selon la demande de la
charge.
 Premièrement, si PL < PMIN, la puissance PV est délestée pour éviter le fonctionnement
du groupe électrogène en dessous de ce seuil.
 Deuxièmement, si PL > PMIN, l'équation précédente s'applique à condition que
PNET≥PMIN.
Si PNET<PMIN, la puissance PV est réduite pour assurer qu'au moins
PNET=PMIN et ce, pour éviter un fonctionnement du groupe électrogène en dessous
de ce minimum.

4.2.2.2 PV-Diesel (Des générateurs identiques)


Les groupes électrogènes partagent la charge nette, PNET, comme décrit dans la section
« Diesel seulement : (plusieurs groupes électrogène) » et ce, en remplaçant PL par PNET. En
outre, si la puissance PV générée PPV, entraîne un fonctionnement du groupe électrogène en
dessous de PMIN, la puissance PV est limitée afin de ramener le groupe à génératrice fonctionne
avec une puissance minimale égale à PMIN.
L’absence d’une charge auxiliaire exige la permission du générateur non équilibré à
fonctionner au-dessous de sa puissance minimale

78
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

Figure 4. 1 : Algorithme de simulation d’un système hybride PV-Diesel avec des générateurs
identiques avec une charge auxiliaire

79
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

4.2.2.3 PV-Diesel (3 générateurs non identique)

Figure 4. 2 : Algorithme de simulation d’un système hybride PV-Diesel avec trois générateurs
non identiques avec une charge auxiliaire

80
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

4.3 Modélisation des différents coûts


4.3.1 Coût d’investissement
Pour chacun des trois composants du système, (champ PV, onduleurs et générateurs
Diesel), le coût spécifique d’investissement en (€/kW) est exprimé en fonction de la puissance
du composant (en kW) et ce, par la relation [31]:

𝐶𝐼,𝑗 = 𝑎𝑗 𝑃𝑗 −𝑏𝑗 (€/kW) (4.2)

Où aj et bj sont deux constantes positives obtenues de l’analyse statique des coûts observés sur
le marché du lieu d’étude. Ces constantes sont aussi disponibles dans la littérature ou dans les
bases de données commerciales. Pour chacun des composants, ces coûts d’investissement
intègrent les coûts éventuels d’installation et de transport des équipements [31].
Le coût d’investissement total du système est donc obtenu par l’expression suivante :

𝐶𝐼 = 𝑁𝑃𝑉 𝑎𝑃𝑉 (𝑃𝑆𝑇𝐶 )1−𝑏𝑃𝑉 + 𝑁𝑂𝑛𝑑 𝑎𝑂𝑛𝑑 (𝑃𝑂𝑛𝑑 )1−𝑏𝑂𝑛𝑑 + 𝑁𝐺𝐸𝑁,𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝐷 (𝑃𝐷𝐺.𝑛𝑜𝑚 )1−𝑏𝐷 (4.3)
4.3.2 Coûts de maintenance
4.3.2.1 Système solaire (panneaux PV + onduleurs)
Le coût de maintenance du système solaire correspond au nettoyage des panneaux
photovoltaïques, à la maintenance de l’environnement (désherbage, etc.) et aux coûts de
supervision des appareils électroniques. Ce coût de maintenance est généralement pris égal à
des pourcentages mPV et mond du coût d’investissement annualisé sur la durée de vie du
projet [31]:
𝐶𝑀,𝑃𝑉 = (𝑚𝑠𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟 ∗ 𝐶𝐼,𝑃𝑉 + 𝑚𝑂𝑛𝑑 𝐶𝐼,𝑂𝑛𝑑 )𝑈𝐶𝑅𝑓 (𝑒, 𝑛) (4.4)

Où représente le facteur « Uniform Capital Recovery » donnée par [31] :


𝑒(1+𝑒)𝑛
𝑈𝐶𝑅𝑓 (𝑒, 𝑛) = ((1+𝑒)𝑛−1) (4.5)

𝑒 : taux d’actualisation (%)


𝑛 : durée de vie du projet (an)
4.3.2.2 Les générateurs Diesel
En plus de l’entretien général (vidange, changement d’eau de refroidissement et des
filtres à huile), les points de maintenance les plus sensible sur les générateurs diesel sont les
démarreurs à cause des multiples arrêts/marches. Les coûts induits par tous ces points de
maintenance peuvent s’exprimer en fonction de leur temps de fonctionnement. Le coût annuel
de maintenance total s’écrit [31]:
𝑁𝐺𝐸𝑁,𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙

𝐶𝑀,𝐷 = ∑ 𝑚𝐷𝐺 𝑇𝑗 (4.6)


𝑗=1

Tj étant le temps de fonctionnement annuel de chaque générateur Diesel.

81
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

4.3.3 Coûts de fonctionnement


Dans le système hybride PV/Diesel, seuls les générateurs Diesel engendrent des coûts
de fonctionnement. Ces coûts sont liés à la consommation horaire en carburant 𝑞𝐷𝐺 (𝑡). Le coût
de fonctionnement annuel s’exprime par [31] :
𝑁𝐺𝐸𝑁,𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 8760

𝐶𝑓,𝐷 = ∑ ∑ 𝑐𝑓 𝑞𝐷𝐺 (𝑡) (4.7)


𝑗=1 𝑡=1

Où 𝑐𝑓 représente le coût du carburant (€/l).

4.3.4 Coût de remplacement


Le coût de remplacement est lié à la durée de vie des onduleurs ainsi des générateurs
diesels, on note que pour les générateurs la durée de leurs vies est en fonctionne de nombre
d’heures de leurs fonctionnements, par contre la durée de vie des onduleurs est donnée par le
constructeur. Sinon pour les panneaux photovoltaïques on note que leur durée de vie est égale
à la durée du projet donc ils ne nécessitent pas un coût de remplacement. Donc le coût de
remplacement est donné par :
Le coût de remplacement est lié à la durée de vie des composants à remplacer, les
remplacements donc apparaissent d’une manière périodique. En supposant que la même
technologie est acquise lorsqu’il y a remplacement, le coût de remplacement peut être estimé
égal au coût d’investissement [31].

𝐶𝑅,𝑗 = 𝑈𝑆𝑓,𝑗 (𝑖, 𝑒, 𝑁𝑅𝑒𝑚𝑝,𝑗 )𝐶𝐼,𝑗 (4.8)

4.4 Evaluation des critères économiques


4.4.1 Life Cycle Cost (LCC)
Le LCC s’écrit [31] :

𝐿𝐶𝐶 = 𝐶𝐼 + 𝑈𝑆𝑓 (𝑖, 𝑒, 𝑛)[𝐶𝑀 + 𝐶𝑓 ] + ∑ 𝐶𝑅,𝑘 (4.9)


𝑘

Où𝐶𝐼 , 𝐶𝑀 , 𝐶𝑓 et 𝐶𝑅 représentent respectivement les coûts d’investissement, de maintenance, de


fonctionnement de remplacement. Toute ces quantités sont exprimées par € par an.
Avec :
𝑈𝑆𝑓 Représente le facteur série uniforme valeur actuelle « uniforme series present worth »
exprimé tel que [31] :
𝑛
1+𝑖 𝑗
𝑈𝑆𝑓 (𝑖, 𝑒, 𝑛) = ∑ ( ) (4.10)
1+𝑒
𝑗=1

Où e et i sont respectivement le taux d’actualisation nominale et le taux d’inflation (tous en %).


n étant la durée du projet donnée en année.

82
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

𝑁𝑅𝑒𝑚𝑝,𝑘
1 + 𝑖 𝑗∗ℓ𝑘
𝑈𝑆𝑓,𝑘 (𝑖, 𝑒, 𝑁𝑅𝑒𝑚𝑝,𝑘 ) = ∑ ( ) (4.11)
1+𝑒
𝑗=1

Où NRemp,k représente le nombre de fois de remplacement du composant k ;


ℓk sa durée de vie (ans).
𝑛
𝑁𝑅𝑒𝑚𝑝,𝑘 = [ ] (4.12)
ℓ𝑘
Pour le cas d’un générateur diesel la durée de vie ℎ DG est donnée en heure, d’où ℓDG est exprimé
par la relation suivante :
ℎ𝐷𝐺,𝑗
ℓ𝐷𝐺,𝑗 = (4.13)
𝑇𝑗

Notons que les durées de vie des composants sont connues (données par les fabricants).
4.4.2 Le LCOE
Le cout moyen actualisé de l’énergie (LCOE) sera défini par [31] :
𝐿𝐶𝐶
𝐿𝐶𝑂𝐸 = (4.14)
𝑈𝑆𝑓 (𝑖, 𝑒, 𝑛) ∗ ∑8760
𝑡=1 𝑃𝐿,𝑡

Où ∑8760
𝑡=1 𝑃𝐿,𝑡 est la quantité d’électricité produite par an (kWh/an)

4.5 Estimation des émissions CO2


L’un des inconvénients des micro-réseaux alimentés par des générateurs diesel on
trouve les émissions CO2 dues à la fabrication de ces groupes et à la combustion du carburant
lors de leur fonctionnement. Toutefois, les panneaux photovoltaïques peuvent aussi être
émetteurs de CO2 en raison de leur processus de fabrication nécessitant une importante énergie
et des technologies avancées. Ainsi nous nous intéressons à quantifier le CO 2 provenant de
chacune des sources d’énergie constituant notre système hybride, et cela en nous basant sur des
modèles trouvées la littérature.
4.5.1 Générateurs Diesel
La quantité du CO2 émis par les générateur diesels provient principalement de leur
installation et de la combustion de carburant, sa quantité en g peut être exprimée comme suit
[58] :
𝑁𝐺𝐸𝑁,𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙
𝐷𝐺,𝑖𝑛𝑠𝑡
𝐶𝑂2𝑒 = ∑ 𝛿 𝐷𝐺,𝑖𝑛𝑠𝑡 (𝑁𝑅𝑒𝑚𝑝,𝑗 + 1) 𝑃𝐷𝐺.𝑛𝑜𝑚,𝑗 (4.15)
𝑗=1

8760
𝑑𝑖𝑒𝑠𝑒𝑙
𝐶𝑂2𝑒 = ∑ 𝛿 𝑑𝑖𝑒𝑠𝑒𝑙 𝑞𝐷𝐺 (𝑡) (4.16)
𝑡=1

𝐷𝐺 𝐷𝐺,𝑖𝑛𝑠𝑡 𝑑𝑖𝑒𝑠𝑒𝑙
𝐶𝑂2𝑒 = 𝐶𝑂2𝑒 + 𝐶𝑂2𝑒 (4.17)
Où δDG,inst (g/kW) étant les émissions de CO2 associées aux générateurs diesel installés au ieme
remplacement, et δdiesel (g/l) étant les émissions de CO2 par litre de diesel consommé.

83
Chapitre 4 : Dimensionnement et optimisation du système hybride PV/Diesel

4.5.2 Champ photovoltaïque


Du CO2 est émis par l’installation du champ photovoltaïque et par les diffèrent
composants (panneaux, onduleurs, etc.), et on peut ces émissions par la relation suivante [58] :
𝑃𝑉
𝐶𝑂2𝑒 = 𝑁𝑃𝑉 . 𝑃𝑆𝑇𝐶 (𝛿 𝑃𝑉,𝑖𝑛𝑠𝑡 + 𝛿 𝑃𝑉 ) + 𝑁𝑂𝑛𝑑 . 𝑃𝑂𝑛𝑑 . 𝛿 𝑂𝑛𝑑 . (𝑁𝑅𝑒𝑚𝑝,𝑂𝑛𝑑 + 1) (4.18)
Avec δPV,inst et δPV (g/Wc) sont respectivement le CO2 lié à l’installation et la fabrication
des panneaux PV, et δOnd (g/W) représente les émission CO2 dues à la fabrication des onduleurs
[58].
4.6 Taux de pénétration solaire
Le taux de pénétration solaire dépend à la fois de la puissance crête du champ PV donc
de l’ensoleillement et de la charge à alimenter. Le système ayant le taux de pénétration solaire
maximal le plus élevé est celui issu de la minimisation du LCOE.
4.6.1 Taux de pénétration en puissance de L’installation par le PV
𝑃𝑆𝑇𝐶
𝑇𝑝𝑝 = 100 ∗ 𝑁𝑃𝑉 (4.19)
max(𝑃𝐿 )
Rappelons que PSTC est la puissance maximale qu’un panneau phonolitique peut délivrer.
4.6.2 Taux de pénétration en énergie de l’installation par le PV
∑8760
𝑡=1 𝑃𝑃𝑉−𝑎𝑣𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒,𝑡
𝑇𝑝𝑒−𝑃𝑉−𝑎𝑣𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒 = 100 ∗ (4.20)
∑8760
𝑡=1 𝑃𝐿,𝑡

4.6.3 Taux de pénétration en énergie de la production par le PV


∑8760
𝑡=1 𝑃𝑃𝑉−𝑢𝑠𝑒𝑑,𝑡
𝑇𝑝𝑒−𝑃𝑉−𝑢𝑠𝑒𝑑 = 100 ∗ (4.21)
∑8760
𝑡=1 𝑃𝐿,𝑡

4.7 Taux de la charge auxiliaire


∑8760
𝑡=1 𝑃𝑑𝑖𝑓𝑓,𝑡
𝑇𝑝𝑒−𝑑𝑖𝑓𝑓 = 100 ∗ (4.22)
∑8760
𝑡=1 𝑃𝐿,𝑡

4.8 Conclusion

L’étude des coûts fait intervenir des paramètres dont les valeurs peuvent être soit
fluctuantes, soit imprécises. Il s’agit par exemple du coût du carburant qui peut varier en
fonction de l’éloignement du site, des subventions octroyées sur le gasoil, de la fluctuation du
cours du pétrole sur le marché international, il s’agit aussi des coûts d’achats des modules PV
qui varient suivant la technologie choisie (amorphe, monocristallin, poly-cristallin). Aussi, il
convient également, de prendre en considération l’option « intégration des charges auxiliaire »
dans la stratégie de fonctionnement du système et ce, en vue de faire fonctionner les groupes
électrogènes à leurs puissances nominales.
Le chapitre suivant va porter sur la présentation des résultats de ces stratégies adoptées
dans cette étude, ainsi que le calcul du coût et l’optimisation économique relative aux
différentes typologies de l’hybridation.

84
Chapitre 5 :
Discussions des résultats de
l’application
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

5 Chapitre 5 : discussions des résultats de l’application


5.1 Introduction
L’étude de dimensionnement est toujours confrontée à des critères essentiels tels que le
gisement solaire, le fonctionnement des groupes électrogènes et la demande énergétique de la
charge. Le dimensionnement d’une installation hybride Photovoltaïque-Diesel revient à
déterminer le nombre nécessaire de modules photovoltaïques utilisés ainsi que le nombre de
générateurs intervenants à chaque pas de temps (une heure dans cette application).
L’objectif de notre travail est de maintenir un niveau de fiabilité élevé avec un coût
minimal grâce à un dimensionnement optimal de système hybrides (Photovoltaïque-Diesel).
Pour cette raison on présente une méthode de dimensionnement optimal d’un système hybride
de production d’électricité de grande puissance alimentant la localité de Tin Alkoum située à
Djanet, Algérie.
On détermine par un travail sur Matlab, les dimensions des différents composants du
système, permettant la minimisation du coût.
5.2 Caractéristique de la localité de Tin Alkoum
L'Algérie est un pays nord-africain couvrant une superficie totale de 2,382 millions km²,
compte actuellement environ 1541 communes, réparties dans 548 daïras dont seulement 58
wilayas. Le Sahara couvre la majorité du territoire algérien situé dans le sud du pays et couvre
près de 86% de sa superficie, constituée de dix-neuf wilayas strictement sahariennes parmi elles
on trouve Djanet. La wilaya de Djanet est constituée de deux communes : Bordj El Haouas et
Djanet. Dans cette dernière on trouve le village Tin Alkoum (figure 5.1) situé à 24,59°N et
10,21°E. Tin Alkoum est l'un des trois postes de contrôle de la frontière entre l'Algérie et la
Libye, c’est une petite localité ne disposant pas de banque, ni de caisse populaire, ni de structure
de microfinance. Les trois principales activités de la localité sont par ordre d’importance
l’agriculture, l’élevage et le petit commerce.

Figure 5. 1 : localisation de Tin Alkoum, Djanet, Algérie

86
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

La localité de Tin Alkoum n’a pas accès au réseau électrique national Algérien. La
principale énergie consommée est produite par de groupes électrogènes diesel et distribuée
par un mini-réseau et ainsi alimente un nombre limité de consommateurs.

Figure 5. 2 : Vue de la centrale diesel de Tin Alkoum

5.3 Ressources solaire et demande énergétique


5.3.1 Les ressources solaires de Tin Alkoum
Les figures 5.3 et 5.4 représentent l’évolution journalière sur une décennie (2007-2016)
de l’irradiation solaire globale sur un plan incliné G(t) ainsi que la température ambiante T(t)
au niveau de la localité de Tin Alkoum. Ces données d’ensoleillement et de température sont
prises du site Photovoltaïc Geographical Information System.

Figure 5. 3 : Irradiation solaire dans la localité de Tin Alkoum (2007-2016)

87
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

Figure 5. 4 : Température horaires dans la localité de Tin Alkoum (2007-2016)

On peut constater à travers la figure 5.5 représentant, l’évolution journalière de


l’irradiation solaire et la température ambiante, que cette localité est dotée d’un très fort
éclairement solaire avec un pic atteignant les 1012 W/ m². De manière générale, la localité de
Tin Alkoum possède un éclairement considérable, ce qui la rend très favorable à l’implantation
de centrales solaire photovoltaïques.

1200 35

1000 30
25
800
W/m2

20

600
15
400
10
200 5
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 101112131415161718192021222324
t(h)

Irradiation (W/m2) Température (C°)

Figure 5. 5 : Ensoleillement global et profil de température dans la localité de Tin Alkoum


(2007-2016)

Cependant, sur cette même figure, le profil de température indique des températures
assez élevées, la plupart du temps supérieures ou égale à 25°C pendant les heures
d’ensoleillement et pouvant évoluer jusqu’à 32°C. La température moyenne de cette décennie
choisie est de 25.5°C. Sachant que la variation de la température a un impact considérable sur
le rendement des cellules PV [59,60], cette aspect a été pris en considération dans cette étude,

88
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

en adoptant un modèle de puissance PV qui prend en compte l’impact de la température sur les
performances du système PV. Ainsi, le modèle considéré est le modèle de « Fuentes » déjà
présenté dans le chapitre 3 (Equation (3.39)).
Notons que le module PV pris pour notre étude, à une puissance de 380 Wc aux
conditions standards de fonctionnement à savoir : 1000W/m2 et 25 °C.

Figure 5. 6 : Puissance horaire produite par un panneau photovoltaïque


La Fig. 5. 6 présente l’évolution de la puissance horaire journalière produite par le module PV
choisi. Elle a la forme d’une cloche avec un pic de 380W. Cette puissance varie linéairement
avec l’irradiation solaire et la température cellule T c.

5.3.2 La demande énergétique à Tin Alkoum


La figure 5.7 présente le profil de charge horaire en 2019 de la localité de Tin Alkoum.
Le maximum de puissance demandée est aux alentours de 1100 kW. La demande annuelle en
énergie à Tin Alkoum est donc estimée à environ 4.415 GWh par an.

89
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

Figure 5. 7 : profil de charge électrique horaire de la localité de Tin Alkoum en 2019


La figure 5.8 présente le profil de charge mensuel en 2019 de la localité de Tin Alkoum.
On note une évolution rampante de la charge à partir de mois d’avril induisant une hausse
drastique de la pointe qui atteint son maximum en mois de juillet.

900

800

700

600
la charge (kW)

500

400

300

200

100

0
Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec

Figure 5. 8 : profil de charge électrique mensuelle de la localité de Tin Alkoum en 2019


A Tin Alkoum, entre 06 h et 11 h du matin, les activités prédominantes sont l’agriculture
et l’élevage. L’énergie est demandée majoritairement pour le fonctionnement de l’école
primaire existant au niveaux de la localité, ainsi que les petits espaces économiques (boutique,
ateliers artisanaux, etc.). Par contre, à partir de 12 h jusqu’au 18 h, l’utilisation des climatiseurs
suite à l’augmentation de la température, engendre une demande élevée de la charge. Enfin, à
partir de 18 h, pendant que la majeure partie de la population retourne dans les foyers, plusieurs
points économiques et centres de santé restent en activité et on enregistre aussi quelques coins
d’animations nocturnes d’où l’augmentation de la demande.

90
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

700

600

500
Charge (kW)
400

300

200

100

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
t(h)

Figure 5. 9: profil de charge électrique moyenne de la localité de Tin Alkoum en 2009 sur 24h

5.4 Optimisation de la conception du système hybride PV/Diesel sans batteries de


stockage
Afin de dimensionner de façon optimale le système hybride nous allons étudier
différents critères technico-économiques et leurs évolutions par rapport à la puissance
maximale du champ PV, pour cela nous tenons à définir les différents paramètres qui nous ont
permis d’évaluer les critères susmentionnés
Les tableaux suivants présentent les différents paramètres nécessaires à l’évaluation technico-
économique de notre application [31, 58] :
Tableau 5.1 : paramètres économiques d’optimisation

Facteur d’acquisition du PV apv 3.5 €/Wc


bpv 0.03
Facteur d’acquisition des DG aDG 2.6 €/W
bDG 0.72
Facteur d’acquisition des onduleurs aOnd 1.4 €/W
bOnd 0.27
Taux d’actualisation e 11%
Taux d’inflation i 4%
Coût de maintenance unitaire mDG 0.06 €/kW
Coût du gasoil Cf 0.9 €/l

91
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

Tableau 5.2 : Paramètres techniques d’optimisation.

Système
Durée de vie du système n 25ans
PV
Puissance maximale d’un module PV PSTC 385 Wc
Coefficient de variation du rendement en fonction de la température γ 0.390%
Taux de maintenance des modules PV mPV 2%
Durée de vie du champ PV ℓPV 25 ans
Onduleur
Puissance nominale d’un onduleur POnd 20440 W
Taux de maintenance des onduleurs mOnd 1%
Durée de vie d’un onduleur ℓOnd 10 ans

Tableau 5.3 : Différents paramètres des générateurs diésel.

L’application Puissance Puissance Durée de Facteurs de


apparente nominale vie consommation
(kVA) (kW) (heures) spécifique (l/kWh)
Un seul générateur 1650 1200 80000 a 0,21258824
Diesel b 0,0179951
Trois générateurs 700 507 60000 a 0,21705882
identiques b 0,01235294
Trois générateurs 1000 727 60000 a 0,25719921
non identiques b 0,01183432
550 400 60000 a 0,2385
b 0,01825
350 254 60000 a 0,23149606
b 0,01574803

A partir des différents modelés décrit auparavant nous estimons les critères technico-
économiques qui peuvent nous permettre d’effectuer le choix de la meilleure combinaison afin
d’obtenir
5.4.1 Résultats relatifs aux critères technico-économiques
5.4.1.1 Consommation en carburant
La réduction de la quantité de carburant consommée est l’un des objectifs principaux de
l’hybridation, d’où l’intérêt de présenter son évolution dans la figure qui suit.

92
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

Figure 5.10 : Evolution de la consommation en carburant du kWh par rapport à la puissance


du champ PV dans les différents cas
Nous remarquons que pour les 4 cas la consommation ne fait que diminuer vu que la
puissance PV augmente et peut donc participer à alimenter une important part la charge limitant
ainsi le nombre d’heures de fonctionnement des différents générateurs diesel.
L’existence d’une charge auxiliaire engendre une augmentation de consommation en
carburant importante pour les cas des générateurs identiques contrairement pour es générateurs
de puissances différentes on remarque que les deux courbes son très proches, et c’est d’ailleurs
ces systèmes à générateurs non identiques qui consomment moins de carburant pour alimenter
la même charge.

5.4.1.2 Taux de pénétration en énergie de la production PV


Comptabiliser l’apport du PV à alimenter la charge et très important dans l’étude d’un
système hybride il nous permet de connaitre réellement le degré d’exploitation de la ressource
solaire

93
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

Figure 5.11 : Evolution du taux de pénétration en énergie de la production PV par rapport à la


puissance du champ PV dans les différents cas
La fig. 5.11 nous permet de constater que la charge auxiliaire n’influe pas sur le taux de
pénétration en énergie de la production PV, mais les systèmes à générateurs de tailles
différentes présentent toujours de meilleurs résultats avec des taux plus important atteignant les
35% contre un taux maximal de près de 30% pour les systèmes à générateurs identiques.

5.4.1.3 Les émissions CO2


Actuellement, les producteurs d’énergie sont appelé à réduire les émissions CO 2 en
provenance des différents centrales de production ainsi nous étudions ces émissions dans le cas
de notre système

Figure 5.12 : Evolution des quantités de CO2 émises par kWh produit par rapport à la
puissance du champ PV dans les différents cas.
Nous remarquons (Fig.5.12) bien que l’évolution des quantités de CO2 émises par kWh
produit, à la même allure que celle de la consommation en carburant, du fait que le CO2 provient
principalement de la combustion du carburant, ainsi que la présence de la charge auxiliaire

94
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

induit a une hausse de ces émissions particulièrement pour le système a générateurs de


puissances égales. On constate également, que les systèmes à générateurs non identiques
émettent moins de CO2.
5.4.1.4 Taux d’énergie consommée par la charge auxiliaire
Sachant que la charge auxiliaire est utilisée rien que pour éviter de faire fonctionner le
générateur diesel au-dessous d’une limite inférieure de près de 30% sa puissance nominale
limitant ainsi son usure, néanmoins cette charge est une considérée comme contrainte par
rapport au producteur et ne doit dépasser les 5% de l’énergie totale demandée par la charge
principale.

Figure 5.13 : Evolution du taux d’énergie consommée par la charge auxiliaire en fonction de
la puissance du champ PV dans les différents cas.
Comme présenté dans la figure ci-dessus le taux d’énergie consommée par la charge auxiliaire
répond à la condition de ne pas dépasser la limite de 5%, en effet pour le cas de l’utilisation
des générateurs à puissances égales le maximum est de 4.75% qui est 5 fois plus important
que le maximum enregistré pour le cas où les générateurs sont de différentes puissance, qui ne
dépasse pas 0.95%.
5.4.1.5 Levelized Cost of Energy LCOE

Le “Levelized Cost of Energy” qui représente le cout du kWh produit, est un critère de
rentabilité économique très important dans la mesure où il nous permet de la technologie de
production adaptée aux moyens financiers disponibles, dans ce contexte nous allons suivre son
évolution en fonction de la puissance du champ PV afin de déterminer la meilleure combinaison
PV-Diesel.

95
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

Figure 5.14 : Evolution du Levelized Cost of Energy en fonction de la puissance du champ PV


dans les différents cas.
Il est à constater que les différentes courbes présentent des minimums correspondant a
aux meilleurs combinaisons pour chaque typologie de système.
Dans le cas de l’utilisation de générateurs identiques l’absence d’une charge auxiliaire
engendre une baisse du cout. En ajoutant la charge auxiliaire un cout minimal de 0.245 €/kWh
est obtenu pour une puissance de 616 kW, en son absence le cout baisse à 0.239 €/kWh pour
une même puissance de 616 kW.
Pour des générateurs de puissance différentes, l’influence de la charge auxiliaire est très
limitée, et des couts de 0.208 €/kWh et de 0.209 €/kWh sont enregistré respectivement pour
l’élimination et ajout de la charge auxiliaire pour une puissance du champ PV de 577.5 kW.
5.4.2 Choix de combinaisons optimales
En nous basant sur les différents critères présentés précédemment nous pouvant à
présent choisir des combinaisons optimales pour les différents cas à savoir : générateurs
identiques/non identiques, avec/ sans charge auxiliaire. Ainsi, nous considérons que le critère
qui nous permet d’effectuer le choix est le Levelized Cost Of Energy qui pour :
- Le cas de générateurs identiques, les couts minimaux sont de 0.245 €/kWh et 0.239
€/kWh avec et sans charge auxiliaire pour une puissance PV de 616 kW, un taux de
pénétration en énergie de près de 19.74% et des émissions CO 2 de 900g/kWh et une
consommation en carburant avoisinant 1millions de litres.
- Le cas de générateurs à puissances différentes, les couts sont réduits à 0.208 €/kWh
et 0.209 €/kWh pour l’élimination et ajout de la charge auxiliaire respectivement avec
une puissance du champ PV de 577.5 kW, un taux de pénétration en énergie de près de
22.51% et une consommation en carburant réduite qui ne dépasse pas 950 mille litres
impliquant ainsi une réduction des émissions CO2 à moins de 840g/kWh.

96
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

5.5 Mise en évidence de la stratégie de gestion d’énergie dans le SHPE sans batterie
de stockage
Afin de vérifier la stratégie élaborée dans le chapitre 4 nous allons présenter dans ce qui
suit, tenant compte des combinaisons optimales des différents typologies (générateurs
identiques/non identiques, avec/sans charge auxiliaire et hybride/monosource) les bilans de
puissances produites et demandées par les charges afin de confirmer la satisfaction continuelle
des charges et ce, pour toutes les combinaisons. Pour se faire nous prenons la journée de 07
juillet comme exemple.
A noter que dans ce qui suit PLoad est la puissance appelée par la charge, Pcharge aux est la
puissance consommée par la charge auxiliaire, PGDi est la puissance produite par le ieme
générateur diesel s’ils sont à puissances égales, P P GD, PM GD et PG GD sont les puissances
produites par les générateurs diesel de petite, moyenne et grande puissance respectivement, P PV
est la puissance produite par le générateurs PV et P charge est la puissance totale fournie à la
charge.
5.5.1 Un seul générateur diesel

Figure 5.15 : Puissance produite par un seul générateur pour satisfaire la demande
en présence de la charge auxiliaire
Nous remarquons que la charge est satisfaite par le générateur diesel sans alimenter la
charge auxiliaire car la puissance demandée dépasse la puissance minimale du générateur diesel
qui est de 400kW.

97
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

5.5.2 Trois générateurs identiques

Figure 5.16 : les puissances produites par les sources et les puissances consommées par les
charges en utilisant 3 générateurs identiques : (a) système diesel sans charge auxiliaire, (b)
système diesel avec charge auxiliaire, (c) système hybride sans charge auxiliaire et (d)
système hybride avec charge auxiliaire

Il est à constater que le branchement de la charge auxiliaire se fait lorsqu’un générateur


diesel est contraint de produit moins que sa puissance minimale de 152.1 kW. On note
également, que dans le cas de l’hybridation le générateur PV réduit la production par le diesel
pour assurer l’alimentation de la charge principale, tout en maintenant au moins un générateur
diesel en marche afin de pouvoir assurer le contrôle de la tension et la fréquence de notre réseau
local, vu qu’il est considéré comme la source « maitre » dans notre configuration « single
master ».

98
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

5.5.3 Trois générateurs non identiques

Figure 5.17 : les puissances produites par les sources et les puissances consommées par les
charges en utilisant 3 générateurs non identiques : (a) système diesel sans charge auxiliaire,
(b) système diesel avec charge auxiliaire, (c) système hybride sans charge auxiliaire et (d)
système hybride avec charge auxiliaire

Comme pour le cas précédent, la charge auxiliaire est alimentée en électricité dans le
seul but d’éviter le fonctionnement des générateurs Diesel au-dessous de leurs puissances
minimales.
A chaque heure, l’équilibre des puissances actives demandée et produite est maintenu
et on peut le constater d’après la figure où Pcharge= PLoad . Leurs courbes sont bien confondues.
Pour l’hybridation, on remarque bien que lorsque le générateur PV délivre une puissance on
réduit la puissance produite par les générateurs diesel et garder au minimum un générateur DG
afin de réguler la tension et la fréquence du réseau.

99
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

5.6 Comparaison des résultats


Tableau 5.4 : tableau récapitulatif englobant les déférentes configurations du système et critère technique et économique d’optimisation

Un seul
Générateurs Identiques Générateurs Non Identique
générateur
Système
Système Diesel Système Hybride Système Diesel Système Hybride
Diesel
Sans Avec Sans Avec Sans Avec Sans Avec Avec
charge charge charge charge charge charge charge charge charge
auxiliaire auxiliaire auxiliaire auxiliaire auxiliaire auxiliaire auxiliaire auxiliaire auxiliaire
PSTC (Wc) 385 385 385 385 385 385 385 385 385
NPV 0 0 1600 1600 0 0 1500 1500 0
NPV .PSTC
0 0 616 616 0 0 577.5 577.5 0
(kWc)
POnd (W) 20440 20440 20440 20440 20440 20440 20440 20440 20440
Système Solaire

NOnd 0 0 32 32 0 0 30 30 0
CI, PV (M€) 0 0 1.80 1.80 0 0 1.69 1.69 0
CI,Ond (k€) 0 0 62.79 62.79 0 0 58.87 58.87 0
CM, PV (k€) 0 0 4.43 4.43 0 0 4.15 4.15 0
CR, Ond (k€) 0 0 49.80 49.80 0 0 46.69 46.69 0
CO2ePV (t) 0 0 219.77 219.77 0 0 206.03 206.03 0
PPV,Used
0 0 871.87 871.87 0 0 994.22 994.22 0
(MW)
PPV,Avaible
0 0 1431.74 1431.74 0 0 1342.26 1342.26 0
(MW)

100
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

727 727 727 727


PDG.nom (kW) 507 507 507 507 400 400 400 400 1200
254 254 254 254
Cons. en
carb.
Système diesel

1.22 1.28 0.98 1.02 1.08 1.09 0.84 0.85 1.20


(million de
l)
CI, DG (€) 102.89 102.89 102.89 102.89 294.88 294.88 294.88 294.88 130.96
CM, DG (€) 901.02 901.02 775.86 775.86 839.1 839.1 739.02 739.02 525.6
CF, DG
1.10 1.15 0.89 0.92 0.98 0.99 0.76 0.77 1.09
(M€)
CR, DG (€) 203.37 203.37 170.72 170.72 148.13 148.13 128.88 128.88 112.09
CO2eDG (t) 4952.13 5122.07 4070.07 4171.46 4282.49 4312.77 3487.56 3500.98 4768.27
Tpe-PV-Used
0 0 19.74 19.74 0 0 22.51 22.51 0
(%)
Tpe-PV- Avaible
0 0 32.42 32.42 0 0 30.40 30.40 0
(%)
Taux

Tpp (%) 0 0 56.25 56.25 0 0 52.73 52.73 0


Tpe-DG (%) 100 104.75 80.25 83.09 100 100.94 77.48 77.89 107.17
Tpe-diff (%) 0 4.75 0 2.83 0 0.94 0 0.41 7.17

101
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

Pdiff (MW) 0 209.92 0 125.24 0 41.61 0 18.44 316.84

CI (k€) 0.308 0.308 1866.47 1866.47 0.294 0.294 1749.82 1749.82 0.130

CM (€) 901.02 901.02 5207.63 5207.63 839.1 839.1 4893.81 4893.81 525.6
Système entier

CF (M€) 1.10 1.15 0.89 0.92 0.98 0.99 0.76 0.77 1.09

CR (€) 203.37 203.37 49973.43 49973.43 148.13 148.13 46818.92 46818.92 112.09

LCC (M€) 13.18 13.76 12.61 12.95 11.72 11.82 10.98 11.03 12.97

LCOE (€) 0.250 0.261 0.239 0.245 0.222 0.224 0.208 0.209 0.246

CO2e (t) 4952.13 5122.07 4289.84 4391.23 4282.49 4312.77 3693.60 3707.02 4768.27
CO2e, unit
1121.62 1160.11 971.61 994.58 969.95 976.81 836.57 839.61 1079.97
(g/kWh)

102
Chapitre 5 : Discussions des résultats de l’application

5.7 Conclusion :
D’après l’étude comparative faite dans le tableau 5.4 nous constatons que le système
qui présente les meilleures performances est celui à trois générateurs de puissances différentes
hybridé avec un champ PV. Ce dernier est d’une puissance de 577.5 kWc produite par 1500
modules et faisant fonctionner 30 onduleur de puissance unitaire de 20440 W. Pour ce SHPE
nous avons un LCOE de 0.208 €/kWh, un taux de pénétration en énergie de la production PV
de 22.51 % en consommant 840 mille litres de carburant et émettant 836.37 g/kWh de CO2.
Les performances de ce système sont légèrement meilleures que celles d’un même
système comportant une charge auxiliaire vu que nous avons permis le fonctionnement des
générateurs au-dessous de leur puissances minimale et cela peut être pénalisé par un coût de
maintenance élevé.
Les systèmes hybrides avec les différentes configurations sont nettement meilleurs que
ceux a générateurs diesel uniquement en effet ils sont plus économiques (LCOE réduit), moins
polluants (moins d’émission CO2) en préservant les sources d’énergie fossile (baisse de
consommation en carburant) et en exploitant les ressources d’énergies renouvelable (solaire
photovoltaïque) pour assurer l’alimentation d’une population donnée en électricité de manière
continuelle er avec une haute fiabilité.

103
Conclusion général
Conclusion générale

Conclusion générale
L’objectif de ce travail effectué dans le cadre d’un projet de fin d’études est de
dimensionner un système hybride de production d’énergie (SHPE) en combinant une source
d’énergie conventionnelle (générateurs diesel) avec une source d’énergie renouvelable (solaire
photovoltaïque), et ceci en optimisant les différents paramètres techniques, économiques et
écologiques afin d’aboutir à un système satisfaisant.
Dans ce contexte, nous avons réalisé une étude statistique pour évaluer le gisement
solaire en Algérie en mettant l’accent sur la région du grand sud qui est la plus ensoleillée avec
des conditions climatiques avantageuses en plus de son importante surface, ce qui permet la
réalisation de plusieurs centrales à base de l’énergie solaire. Comme nous avons présenté les
différentes réalisations mises en service par le gouvernement algérien dans l’objectif de
promouvoir les énergies renouvelables.
Nous nous sommes intéressés aux différents moyens d’approvisionnement en électricité
des sites isolés, la décentralisation de la production de l’énergie est assez répandue, car elle est
considérablement plus économique que le raccordement au réseau de ces population d’où
l’utilisation des centrales diesel, des micros turbines à gaz, des systèmes autonomes d’énergie
renouvelable (éolien, PV, CSP,..) et les systèmes hybrides qui alimentent la charge en utilisant
deux/plusieurs sources d’énergie conventionnelles et/ou renouvelables. Nous avons illustré les
différentes configurations des SHPEs tout en expliquant l’intérêt de combiner des sources
d’énergie.
Par la suite l’intérêt s’est porté sur le choix de la configuration d’un SHPE PV-Diesel
destiné à alimenter une charge de grande puissance sans avoir recours à l’utilisation de batterie
de stockage. Pour ensuite présenter les différents modèles des composants constituants ce
système à savoir les modules PV et les générateurs diesel en expliquant les raisons de
l’hybridation.
Nous avons ensuite proposé des stratégies de fonctionnement pour les systèmes
d’alimentation en considérant les différents cas possibles (générateurs identiques/non
identiques, avec/ sans charge auxiliaire, système hybride/non hybride), et défini quelques
paramètres technico-économiques relatifs à l’optimisation de notre SHPE ; le Life Cycle Cost,
le Levelized Cost Of Energy, les émissions CO2, la consommation en carburant, les différents
taux de pénétration de l’installation PV.
Pour finir nous avons réalisé une simulation en vue de valider les stratégies de
fonctionnement pour ainsi dimensionner le SHPE en tenant compte d’un profil de charge d’un
site situé aux sud de l’Algérie, et en considérant une multitude de paramètres techniques et
économiques d’optimisation qui nous ont permis d’effectuer le choix de la meilleurs
combinaison PV-Diesel adapté à notre étude. Finalement nous avons abouti à des résultats
concordants avec la réalité qui peuvent être pris en considération dans le cadre de la réalisation
de centrales hybrides au grand sud algérien vu que la combinaison PV-Diesel est appropriée à
ces régions ayant une irradiation solaire élevée. En raison de la disponibilité de la ressource
solaire en Algérie en plus du développement réalisé en matière de la production de l’énergie en
utilisant les modules photovoltaïques. De plus la réalisation de ces SHPEs sera plus fiable et
plus rentable que les systèmes photovoltaïques autonomes ou les systèmes à générateurs diesel
seuls.

105
Conclusion générale

Pour conclure, nous précisons que le système optimal est celui à base de générateurs
diesel de puissances différentes fonctionnant en parallèle avec un champs PV de moindre
puissance, en considérant les groupes électrogènes comme le seul « maitre » de notre système
à single master chargé de maintenir l’équilibre des puissances et de là imposer une tension et
une fréquence de fonctionnement à l’ensemble du réseau alimenté par la centrale. Ce type de
SHPE s’avère réalisable et peut donner suite à l’hybridation de plusieurs centrales diesel
actuellement en service dans le sud du pays.
Pour l’avenir nous envisageons de définir une fonction objective à minimiser en
considérant diffèrent critères tels que le Levelized Cost of energy et la consommation en
carburant et le résoudre en faisant appel à certaines méthodes encore plus avancées comme les
métaheuristique et les appliquer sur des systèmes à taux de pénétration du PV encore plus élevé
(high penetration systems) avec stockage.

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111
Annexe
Annexe

Annexe
 Les générateurs choisis
 Cas d’un seul générateur
S=1650 kVA, P=1200 kW.

113
Annexe

114
Annexe

 Cas de trois générateurs identiques


S=700 kVA, P=507 kW.

115
Annexe

116
Annexe

 Cas des générateurs non identiques :


S=350 kVA, P=254 kW.

117
Annexe

118
Annexe

S=550 kVA, P=400 kW.

119
Annexe

120
Annexe

S=1000 kVA, P=707 kW.

121
Annexe

122
Annexe

 Facteurs de consommation des groupes électrogènes :


On obtient les deux facteurs de consommation à partir de la courbe de la consommation du fuel
en fonction de la puissance tel que :
Δ𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒
a est la pente de la courbe : 𝑎 = Δ𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (l/kWh)

b est le rapport de consommation pour une puissance nulle et la puissance maximale de


𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑛0
générateur : 𝑏 = (l/kWh)
𝑃𝐷𝐺

 Cas d’un seul générateur


On prend un générateur de puissance 1650 kVA dont sa consommation est donnée par le tableau
et la courbe suivants :

Puissance (kW) Consommation (l/h) 300


consomation (l/h)

300 85.3764706 250


600 154.729412 200
900 221.4 150
1200 276.705882 100
50
0
a=0.21258824 l/kWh 300 600 900 1200
puissance (kW)
b=0.0179951 l/kWh
La consommation de fuel en fonction de sa puissance pour le générateur de Pn=1200 kW.
 Cas des générateurs identiques
Les générateurs prisent dans ce cas est de 700 kVA

600
consommation (l/h)

500
Puissance (kW) Consommation (l/h)
400
253.5 71.2
300
380.25 103.8
200
507 136.4
100
0
a= 0.25719921 l/kWh 253.5 380.25 507
Puissance (kW)
b= 0.01183432 l/kWh
La consommation de fuel en fonction de sa puissance pour le générateur de Pn=707 kW.

123
Annexe

 Cas des générateurs non identiques


Les générateurs prisent pour ce cas sont : 350 kVA, 500 kVA et de 1000 kVA

 Petit générateur 70

consommation (l/h)
60
50
Puissance (kW) Consommation (l/h) 40
30
127 33.4
20
190.5 48.1
10
254 63.5 0
0 100 200 300
a= 0.23149606 l/kWh puissance (kW)
b= 0.01574803 l/kWh
La consommation de fuel en fonction de sa puissance pour le générateur de Pn=254 kW.

 Générateur moyen
120
consommation (l/h)

100
80
Puissance (kW) Consommation (l/h)
200 55 60

300 79.8 40
400 102.7 20
0
a= 0.2385 l/kWh 200 300 400
puissance (kW)
b= 0.01825 l/kWh
La consommation de fuel en fonction de sa puissance pour le générateur de Pn=400 kW

 Grand générateur

200
consommation (l/h)

Puissance (kW) Consommation (l/h)


150
181.75 50.2485294
363.5 91.0888235 100
545.25 127.331912
50
727 166.782353
0
0 200 400 600 800
a= 0.21705882 l/kWh
puissance (kW)
b= 0.01235294 l/kWh
La consommation de fuel en fonction de sa puissance pour le générateur de Pn=727 kW

124
Annexe

 Le choix des onduleurs

125
Annexe

126
Annexe

 Le choix des panneaux photovoltaïques


PSTC=380, 𝛾 = 0.39% , NOCT=800 W/m2, STC=1000 W/m2

127
Annexe

128

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