Modélisation Et Identification Des Systèmes
Modélisation Et Identification Des Systèmes
Département Electromécanique
Licence
Automatique
Dr : Seddik BENAHDOUGA
2015-2016
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
2
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
CHAPITRE 5 : Identification Paramétrique par les Méthodes des Moindres Carres Non
Récursifs (M.C.N.R) et Récursifs (M.C.R)........................................................................... 52
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Bibliographies .......................................................................................................................... 58
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
CHAPITRE 1
Introduction à la Modélisation et
l’Identification
[Link]
L’objectif principal d’un automaticien est de calculer la commande ou d’implémenter un
régulateur pour commander un système dynamique, mais avant d’arriver à ce point-là, il faut
d’abord élaborer une description mathématique de ce processus. Les différentes étapes d’un
automaticien pour la réalisation d’un système automatique ont :[1]
1-Etude technologique.
2-Variable de processus.
3-Modélisation de processus.
4- réalisation de la commande.
5-Validation de la commande.
Un processus est un système dynamique, c'est-à-dire un système évolutif pour lequel le temps
joue un rôle fondamental.
Dans le cas général un processus est un système traverse par des informations, d’énergie et de
matière, tout en étant soumis a des perturbations ayants l’une des trois formes précités.
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Perturbations
Informations Informations
Energies Energies
Système
Matières Matières
(Processus)
-Des entrées de perturbations, en général non contrôlables par l’utilisation et qui agissent
également sur le processus.
-Des sorties, sont des variables mesurables ou au moins détectables qui caractérisent l’action
du processus sur son environnement.
-Des variables d’états : variables internes du Sys d’ont l’action sur l’environnement n’est pas
nécessairement directement mais d’ont l’évolution du processus.
Un modèle de connaissance, est un modèle dont les caractéristiques et les équations ont été
établies en faisant appel à des modèles plus généraux mettant en œuvre les lois de la physique,
de la chimie, de la biologie…
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Les paramètres d’un tel système (modèle) ont alors une interprétation physique directe,
température, pression, courant … Ils sont beaucoup plus riches des significations que les
modèles de présentation, par contre ils sont en général difficiles à déterminer et mise en
œuvre complexe.
Les modèles ne permettent pas le plus souvent l’interprétation physique des phénomènes
étudiés, ils sont constitués d’un ensemble de relations mathématiques qui sont reliés dans un
domaine d’évolution donnée. Les paramètres de tels modèles peuvent n’avoir aucun sens
physique particulier connu [1].
Modélisation et Identification
Avantage : Avantage :
Les paramètres ont un sens physique. En effectuant des essais sur le système réel, les
signaux obtenus comportent des informations
complètes sur les caractéristiques internes du
Inconvénient :
système.
-Modèles complexes.
Inconvénient :
-modèles incomplets ( Lois de la présence d’un
Les paramètres du modèle n’ont pas un sens
phénomène non caractérisé ).
physique.
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CHAPITRE 2
2.1. Introduction
Afin de pouvoir étudier et améliorer les performances d'un système asservi il faut pouvoir établir
un modèle, à partir duquel nous pourrons réaliser des simulations. Pour cela, dans ce chapitre,
nous allons donner les différentes techniques de modélisation des systèmes électriques et
mécaniques. Les techniques utilisées consistent les méthodes à suivre pour établir les différentes
manières de représentation des modèles tels que les fonctions de transfert, les équations
différentielles et les équations d’états.
Il faut garder à l’esprit que l’ensemble de ces propriétés est déterminé par les lois physiques qui
gouvernent le système, le modèle construit sur la base des lois physiques, est appelé modèle de
connaissance.
Certaines propriétés (le gain statique, la structure notamment, etc) du système apparaissent plus
clairement si le modèle de connaissance est établi, ce qui permet par exemple de déterminer
précisément les modifications à entreprendre sur une installation afin de rendre l’asservissement
plus performant.
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2.1 Linéarité
Système linéaire : Un système est dit linéaire si la fonction qui décrit son comportement est elle-
même linéaire. Cette dernière vérifie alors les principes de proportionnalité et de superposition
:[2]
Principe de proportionnalité : si s(t) est la réponse à l'entrée e(t) alors A.s(t) est la réponse à
L’entrée A.e(t).
Principe de superposition : si s1(t) est la réponse à l'entrée e1(t) et s2(t) est la réponse à l'entrée
e2(t) alors [s1(t) + s2(t)] est la réponse à l'entrée [e1(t) + e2(t)].
e1(t) s1(t)
e1+e2 s1+s2
Système linéaire
Système linéaire
e2(t) s2(t)
Système linéaire
Nature de la sortie : pour un système linéaire la réponse en régime permanant est de même
nature que l'entrée. Par exemple si une entrée est sinusoïdale la sortie sera sinusoïdale.
Tout système linéaire continu peut être décrit par sa réponse impulsionnelle qui constitue un
modèle non paramétrique. Si u(t) et y(t) représentent respectivement l’entrée et la sortie du
système, alors, elles sont reliées par la relation de convolution suivante:
∞
𝑦𝑦(𝑡𝑡) = ℎ(𝑡𝑡) ∗ 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = ∫0 ℎ(𝜏𝜏)𝑢𝑢(𝑡𝑡 − 𝜏𝜏)𝑑𝑑𝑑𝑑 (2.1)
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La fonction de transfert G(s) d’un système dynamique linéaire est donnée par la transformée de
Laplace de sa réponse impulsionnelle :
Connaissant G(s), il est possible de calculer la réponse y(t) du système à toute entrée u(t) :
𝑌𝑌(𝑠𝑠) 𝒵𝒵{𝑦𝑦(𝑡𝑡)}
𝐺𝐺 (𝑠𝑠) = = (2.5)
𝑈𝑈(𝑠𝑠) 𝒵𝒵{𝑢𝑢(𝑡𝑡)}
𝑑𝑑 𝑛𝑛 𝑦𝑦 𝑑𝑑 𝑛𝑛 −1 𝑦𝑦 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑎𝑎 𝑛𝑛 . 𝑛𝑛 +𝑎𝑎 𝑛𝑛 −1 . 𝑛𝑛 −1 +⋯+𝑎𝑎 1 . +𝑎𝑎 0 .𝑦𝑦 (𝑡𝑡 )=
𝑑𝑑 𝑡𝑡 𝑑𝑑 𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑 𝑚𝑚 𝑢𝑢 𝑑𝑑 𝑚𝑚 −1 𝑢𝑢 𝑑𝑑𝑑𝑑
(2.6)
𝑏𝑏𝑚𝑚 . 𝑚𝑚 +𝑏𝑏𝑚𝑚 −1 . 𝑚𝑚 −1 +⋯+𝑏𝑏1 . +𝑏𝑏0 .𝑢𝑢(𝑡𝑡)
𝑑𝑑 𝑡𝑡 𝑑𝑑 𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑎𝑎 𝑛𝑛 .𝑆𝑆 𝑛𝑛 .𝑌𝑌 (𝑆𝑆 )+𝑎𝑎 𝑛𝑛 −1 .𝑆𝑆 𝑛𝑛 −1 .𝑌𝑌 (𝑆𝑆 )+⋯+𝑎𝑎 1 .𝑆𝑆 1 .𝑌𝑌 (𝑆𝑆 )+𝑎𝑎 0 .𝑌𝑌 (𝑆𝑆 )=
(2.7)
𝑏𝑏𝑚𝑚 .𝑆𝑆 𝑚𝑚 .𝑈𝑈(𝑆𝑆)+𝑏𝑏𝑚𝑚 −1 .𝑆𝑆 𝑚𝑚 −1 .𝑈𝑈(𝑆𝑆)+⋯+𝑏𝑏1 .𝑆𝑆 1 .𝑈𝑈(𝑆𝑆)+𝑏𝑏0 .𝑈𝑈(𝑆𝑆)
D’où :
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La représentation générale d’un système linéaire par des équations d’états donné par la forme
suivante :
Ce modèle fait intervenir un ensemble de variables intermédiaires: les variables d’état qui sont
rassemblées dans un vecteur dit vecteur d’état x(t).
L’état x(t) permet de prédire l’évolution du système à l’instant t lorsque u(t) et x(0) = x0 sont
donnés.
Les notions sont retrouvées pour les systèmes linéaires discrets qui réalisent une relation entre
une séquence d’entrée {u(kTe)}k∈N et la séquence de sortie correspondante {y(kTe)}k∈N . Te étant
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑘𝑘 ∈ ℕ
∞
�
𝑦𝑦𝑘𝑘 = ℎ𝑘𝑘 ∗ 𝑢𝑢𝑘𝑘 = � ℎ𝑖𝑖 . 𝑢𝑢𝑘𝑘−𝑖𝑖
𝑖𝑖=0
𝑁𝑁(𝑞𝑞 −1 ) 𝑌𝑌(𝑞𝑞)
𝐹𝐹 (𝑞𝑞 ) = = (2.10)
𝐷𝐷(𝑞𝑞 −1 ) 𝑈𝑈(𝑞𝑞)
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Que ce soit pour les systèmes linéaires continus ou discrets, les trois modèles sont équivalents.
On s’intéresse ici, à établir le modèle de connaissance d’un circuit RC Figure 2.1 (filtre passe-
bas d’ordre 1). Le signal d’entrée considéré est la tension ue(t) alors que le signal de sortie est la
tension us(t) aux bornes de la capacité (C)
i(t) R
ue(t) us(t)
C
ue − uC − u R = 0 ⇒ ue = uC + u R (2.12)
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u e (t ) = R.i (t ) + . i (t ).dt
1
C ∫
(2.13)
u s (t ) = . i (t ).dt
1
C ∫
ue (t ) = R.C. + u s (t )
du s
(2.14)
dt
Fonction de transfert
L’application de la transformée de Laplace sur l’équation (2.14) avec les conditions initiales
nulles donne :
du
∫[u e (t )] = R.C. ∫ s + ∫[u s (t )] (2.15)
dt
U e (s ) = R.C.S .U s ( s ) + U s (s ) (2.16)
U e (s ) 1
= FT 1 (2.17)
U e ( s ) R.C.s + 1
Equations d’états
.u e (t ) + u s (t )
. du s 1 1
x(t ) = A.x(t ) + B.u ⇒ =− (2.18)
dt R.C R.C
D’où
1 1
A=− et B =
R.C R.C
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Gain statique
Le gain statique du circuit RC étudié est par définition calculé lorsque l’on applique un
signal d’entrée ue(t) constant et que l’on mesure le signal de sortie us(t) lorsque t → ∞. Lorsque
us(t) est stabilisée à une valeur constante (pour t → ∞), on a:
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠 1 1
=0=− . 𝑢𝑢𝑠𝑠 (𝑡𝑡) + . 𝑢𝑢𝑒𝑒 (𝑡𝑡) (2.19)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑅𝑅.𝐶𝐶 𝑅𝑅.𝐶𝐶
D’où
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑡𝑡→∞ 𝑦𝑦(𝑡𝑡)
𝑘𝑘0 = � =1 (2.20)
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑡𝑡→∞ 𝑢𝑢(𝑡𝑡) 𝑢𝑢(𝑡𝑡)=𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑑𝑑𝑢𝑢 𝑢𝑢𝑠𝑠
1. Résolution de l’équation (2.18) sans second membre 𝑅𝑅𝑅𝑅 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑠𝑠 = − 𝑅𝑅𝑅𝑅
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Le second membre est une constante, donc la solution particulière up sera une constante :
up(t)= A.
𝑑𝑑𝑢𝑢 𝑝𝑝
D’où =0
𝑑𝑑𝑑𝑑
En remplaçant dans l’équation, on obtient :
du p
+ u p (t ) = E0 ⇔ A = E0 (2.23)
dt
Ainsi
u p (t ) = E0
La constante k est déterminé par la condition initiale𝑢𝑢𝑔𝑔 (0) = 𝑈𝑈0 , ce qui donne
Réponse indicielle
si 𝑢𝑢𝑒𝑒 (𝑡𝑡) = 1, la réponse indicielle du filtre passe-bas est esquissée sur la figure 2.3. Sa forme
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R y(t)=i(t)
ue(t)
L
u e (t ) = L. + R.i(t )
di
(2 .28)
dt
= − i (t ) + .u e (t )
di R 1 (2.29)
dt L L
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Schéma fonctionnel
Le modèle mathématique obtenu est représenté graphiquement sur la figure 2.5 suivante :
R/L
On s’intéresse ici à établir le modèle de connaissances (i.e. le modèle mathématique basé sur
les lois physiques gouvernant le comportement du système considéré) d’un circuit série RLC
(Fgure 2.6). Le signal d’entrée considéré est la tension ue(t) alors que le signal de sortie est la
tension us(t) aux bornes de la capacité.[2,3]
R L
i(t)
ue(t)
C us(t)
Mise en équations
(2.30)
ue (t ) = R.i (t ) + L. + . i (t ).dt
di 1
dt C ∫
Avec
u s (t ) = . i (t ).dt
1
C ∫ (2.31)
Les équations ci-dessus peuvent être remaniées afin de les présenter sous forme canonique, i.e.
sous une forme telle que l’on ait n équations différentielles d’ordre 1 :
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= − .i (t ) − .u s (t ) + .ue (t )
di R 1 1
dt L L L (2.32)
= .i (t )
du s 1
dt C
L’ordre d’un système dynamique linéaire, étant le nombre d’équation différentielle d’ordre 1
nécessaires à sa modélisation,
En notant que :
i (t ) = C.
du s
(2.33)
dt
Si la tension aux bornes du condensateur Vc= Us est la sortie du circuit.
d 2u s
ue (t ) = R.C. + L.C. 2 + u s (t )
du s
(2.34)
dt dt
Soit encore une équation différentielle d’ordre 2 :
d 2u s R du s
+ u s (t ) = ue (t )
1
2
+ .
dt L dt L.C (2.35)
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dus(t)/dt
di(t)/dt i(t)
ue(t) y(t)=us(t)
1/L 1/C
- -
R/L
1/L
L’usage de dérivateurs est à éviter, de tels éléments étant physiquement irréalisables. Dans
l’optique de la simulation des systèmes dynamiques tels que le circuit RLC étudié, il est
fortement recommandé de ne le représenter qu’avec des éléments physiquement réalisables.
+ +
– –
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Vs ( S ) CS + 1 / R1
F (S ) = = (2.38)
Ve ( S ) CS + 1 / R1 + 1 / R2
Ve Vc
Avec
Solution :
Par l’application des deux lois fondamentale de Kirchhoff (loi des mailles et loi des nœuds) on
trouve les équations de la forme suivante :
di dx1 (2.38)
v = L + v = L + x2
e
dt
c
dt
i = i + i ⇒ i = C dvc + vc = C dx2 + x2
c R
dt R dt R
1
0 − 1
x = L ⋅x + ⋅u y = [0 1] ⋅ x
1 1 L
0
−
C CR
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En utilisant la commande Matlab ode45 pour tracer la tension Vc aux bornes du condensateur,
cette commande à pour but de résoudre les équations différentielles d’ordre 1.
****************************************************************************
function dydt = RLC(t,y)
% la résolution du circuit électrique RLC
% représenté par les équations d’états.
%
r=10; c=1*10^-6; l=0.5;ve=15;
dydt = [-y(2)/l+ve/l; y(1)/c- y(1)/(c*r)];
***************************************************************
Maintenant pour exécuter et tracer la réponse du circuit en utilisant la syntaxe suivante :
16
14
12
10
tension Vc(V)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
time (s)
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m Rf
y(t)=v(t)
Lorsque une force F appliquée à une masse m, la relation entre la force et le mouvement de cette
masse est donnée par la deuxième loi de Newton :
= F (t ) − R f .v(t )
dv (2.39)
m.
dt
Rf
.v(t ) + .F (t )
dv 1 (2.40)
=−
dt m m
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Fonction de transfert
V (s ) 1
=
F (s ) (mS + R f ) (2.43)
La représentation graphique du modèle est donnée par le schéma fonctionnel de la figure 2.12
Rf/m
Gain statique
Réponse indicielle
La réponse indicielle la figure 2.16 peut être obtenue en résolvant l’équation différentielle
d’ordre 1. L’analogie avec la réponse correspondante du circuit RL.
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2.5
u(t)=F(t)
F 2
1.5 y(t)=v(t)
F/Rf
0.5
T=m/Rf
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
t(s)
K
F
M
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Fonction de transfert
On trouve :
mS 2 X ( S ) + BSX ( S ) + kX ( S ) = F ( S ) (2.48)
⇒ (mS 2 + BS + k ) X ( S ) = F ( S ) (2.49)
X (S ) 1 (2.50)
⇒ =
F ( S ) mS + BS + k
2
La Figure 2.15 ci-dessous, presente un système mécanique classique qui constitu par une masse
M relieé à un ressort de raideur k et un amortisseur de coéfficient d’amortissement Rf .
La force appliqueé F au système est considirée comme l’entrée, tandis que le déplacement x(t)
est la sortie du système. [3]
M Rf
F(t)
k
x(t)
Solution :
Par l’application de la deuxième loi de Newton et lorsque la sortie est donnée par le déplacement
x(t), on trouve une équation différentielle d’ordre 2:
(2.51)
− R f x − kx + F = Mx
Pour déterminer la fonction de transfert de ce système mécanique il faut comme on à
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
− R f SX ( s ) − kX ( S ) + F ( S ) = MS 2 X ( S ) (2.52)
⇒ (− R f S − k − MS 2 ) X ( s ) = − F ( S ) (2.53)
X (s) 1
⇒ = (2.54)
F ( S ) MS 2 + R f S + k
Les équations d’états de ce système présenté par la Fig données par la forme suivante:
0 1 0
x = k r k ⋅ x + 1 ⋅u
− M − d − M
(2.55)
M
Programme Matlab
***********************************************************************
% la simulation du système mécanique de la Figure 2.16
% la force est donnée par un échelon unitaire
m=1.0; % kg
Rf=0.1; % N.s.m-1
k=0.1; % N.m-1
Num = [1];
Den=[m Rf k];
step (Num, Den)
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Step Response
18
16
14
12
10
Amplitude
0
0 20 40 60 80 100 120 140
Time (seconds)
L’analogie présentée dans le tableau 2.1, englobe les éléments de base des systèmes mécaniques
et électriques. [3]
raideur, K Capacité, C
Tab 2.1: Analogies entre les systèmes mécaniques et les systèmes électriques
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CHAPITRE 3
28
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Cet ensemble doit être riche en données sur les entrées et les sorties afin de fournir le max
d’infos.
Le choix d’un modèle peut se faire à partir des lois physiques régissant le processus dont les
paramètres sont peu connus ou mal connus ou bien à partir des expériences sons connaissances
les variables.
Ces algorithmes permettent à partir de l’ensemble des données à déterminer les paramètres du
modèle candidat.[4]
Le choix d’un élément dans chacun de ces trois ensembles automatiquement à une opération
d’identification d’un processus qui se déroule en trois étapes :
L’algorithme donné par la figure 3.1 suivante englobe toutes les étapes dont on a besoin pour
réaliser l’identification :
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Connaissance à Expérience
priori
Algorithme d’identification
Paramètres
Utilisation du Validation
Modèle
Le choix de la classe de modèles est l’idée de choisir l’ensemble des modèles contenant le
modèle candidat équivalent au système.
30
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
On est amené donc à déterminer le vecteur θ qui minimise la fonction de coût (critère
d’équivalence)
b- Les méthodes non paramétriques : qui constituent les méthodes permettant soit de
calculer la réponse impulsionnelle h(θ) en utilisant le théorème de convolution ou les
fonctions de corrélation.
Ainsi dans une méthode pratique d’identification le critère d’équivalence est basé sur l’écart des
réponses indicielles.[4]
Toujours dans nombreuses méthodes d’identification le critère d’équivalence est bien formulé :
on est amené à minimiser une fonction de distance.
Si on minimise une fonction de distance entre le système et son modèle, on peut définir trois cas
possibles.
-Distance entre les sorties du système et son modèle : Erreur sur la sortie.
Il s’agit du type d’erreur le plus naturel pour comparer à instant t un processus et son modèle, ce
type d’erreur est donné par la Figure 3.2 suivante :
31
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
U y(t)
Système
(Processus)
e(t)= y(t)- ym(t)
Modèle
ym(t)
Fig 3.2: Ecart entre les sorties d’un syst et son modèle
-Distance entre les entrées du système et son modèle : Erreur sur l’entrée donnée par la figure 3.3
suivante.
U Système y(t)
Um(t)
(Processus) Modèle inverse
+
e(t)=U(t)-Um(t)
Erreur généralisée : ce type d’erreur englobe les deux types d’erreurs précédentes et donnée par
la figure 3.4 suivante.
+ ee(t)
y(t) um(t) -
u(t)
Système
Modèle inverse
(Processus)
ym(t)
+ es(t)
Modèle
-
Fig 3.4: Erreur généralisée
32
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Recherche de modèle en boucle ouverte : cette classe de recherche, où les paramètres sont
obtenus en une seule fois.
Recherche de modèle en boucle fermée : pour ce genre de recherche, on utilise l’erreur entre le
processus et le modèle pour améliorer le modèle afin qu’il soit le plus proche possible du
processus. Ce qui nous à permet à utiliser un système bouclé. La Figure 3.5 ci-dessous illustre
bien ce type de recherche.
u(t) y(t)
Système
Critère
ym(t)
Modèle
θ Mécanisme
d’ajustement
33
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
CHAPITRE 4
4.1. Introduction
Un système physique quelconque linéaire a un modèle mathématique par exemple ; la fonction
de transfert. Ce dernier, peut se calculer en établissant directement les lois physiques pour avoir
leurs modèles qui relient les entrée et les sorties du système à étudier. Ces modèles
mathématiques sont parfois très difficiles à établir car la majorité des systèmes physiques
étudiés, sont des systèmes complexes.
Les modèles déterminés par ces méthodes sont pas les modèles réels des systèmes étudiés, mais
donnent un comportement dynamique ressemble les vrais modèles mathématiques.
34
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
des cas. L’analyse qui suit va bien évidement porter sur des systèmes linéaires simples dont on
dégagera les caractéristiques essentielles.[3][5]
Un système du premier ordre est représenté par son gain et sa constante de temps τ . Sa fonction
de transfert est la suivante :
Y (s )
H (s ) =
1
= k0 . (4.1)
U (s ) 1 + s.τ
sa réponse à une variation brusque d’amplitude E est décrite par la réponse indicielle suivante :
y (t ) = k .E.1 − e τ
t
−
(4.2)
0
L’enregistrement de cette réponse donné par la Figure 4.1, permet d’obtenir immédiatement le
gain statique k0 du système en calculant le rapport y (∞ ) .
E
Step Response
1
0.9
0.8
y(t)
0.7
63% 0.6
Amplitude
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 T 5 10 15 20 25
Time (sec)
On remarquera que la méthode de la tangente à l’origine doit être évitée, car son tracé est
extrêmement subjectif et conduit à des valeurs fausses de la constant de temps.
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Lorsque la réponse temporelle d’un système présente des oscillations, cela signifie que sa
fonction de transfert possède des pôles conjugués complexes et qu’une partie au moins de celle-
ci peut s’écrire sous la forme d’un système d’ordre 2 tel que :
Y (s ) 1 (4.3)
H (s ) = =k.
U (s ) 2ζ s
0 2
1+ .s +
ω n ωn
Dans ce cas, la réponse à un saut d’amplitude E est décrite par l’expression suivante :
0
(4.4)
Dans laquelle on a :
1
c =
1−ζ 2
ω = ω . 1−ζ
0 n
2
ϕ = arccos(ζ )
L’analyse de cette réponse temporelle de la Figure 4.2, permet d’en déduire aisément les
éléments suivants :
y (∞ )
k =
0
(3.5)
E
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
D 2ζπ
ln = 1
D 2
1−ζ 2 (4.6)
D
ln 1
D
ζ = 2
D
ln 2
+ 4π 1 2
D 2
2π
ω = (4.7)
1−ζ
n 2
TP
Step Response
1.4
System: sys
Time (seconds): 1.11 System: sys
1.2 Amplitude: 1.37 Time (seconds): 3.32
D1 Amplitude: 1.05
1
D2
Tp
0.8
Amplitude
0.6
0.4
0.2
0
0 1 2 3 4 5 6
Time (seconds)
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Y (s ) e − sTr
H (s ) = = k . (3.8)
U (s ) (1+ sT ) 0 n
Mis à part le gain statique k0 dont on aura déterminé la valeur au préalable, les paramètres
permettant de représenter de tels systèmes se réduisent donc au nombre de trois :
la constante de temps T ;
l’ordre n du système ;
Step Response
0.04
0.035
0.03
0.025
0.02
Amplitude
0.015
0.01
0.005
0
tr t1
-0.005 t2
tu ta
-0.01
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5
Time (seconds)
Partant de la réponse indicielle théorique de la Figure 4.3 d’un système d’ordre n sans retard
pur, Strejc a calculé les temps caractéristiques Tu et Ta. Ces résultats ont été reportés dans le
tableau 4.1.
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
N y T T t
q
α = u
β = 99
y (∞ ) Ta
T
a
T
1 0 0 1 5
La méthode de Strejc consiste à mesurer sur la réponse indicielle ( Fig 3.4) du système les
temps caractéristiques t1 et Ta, puis d’en déduire Tu et Tr. une fois ceux-ci obtenus, il reste à
vérifier leur validité.
39
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Méthode
7- déterminer les ordres n possibles en ne conservant que les temps de retard admissibles ;
Lors de l’application de cette méthode, on notera que les paramètres n, T et Tr peuvent varier très
sensiblement pour un même système. On n’en déduira pas que la méthode est mauvaise. Car,
dans la mesure où l’on ne recherche qu’un modèle de représentation, l’essentiel est que la
réponse du modèle soit aussi proche que possible de la réponse du système étudié. On
n’oubliera cependant pas qu’une très bonne reproduction de la réponse mesurée peut être
obtenue avec des combinaisons assez différentes des paramètres de Strejc.
Détermination de modèle :
∆T + 7[C ] C
0
0
k = = = −3.33
∆Q − 2.1[1 / min ] 1 / min
0
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
3-le tracé de la tangente au point d’inflexion permet d’obtenir les temps caractéristiques de Strejc
t1=126[s], t2=348[s], d’où Ta= 222[s]
4- le tracé de la position des points d’inflexion pour n allant de 2 à 10 montre que tous ces ordres
sont possibles et que, dans ce domaine de variation de température, le système peut être
considéré linéaire.
Considérant qu’il doit exister un temps de retard inférieur à Trmax , mais plus grand que 0, on voit
que le tableau ne nous propose que modèles possibles : d’ordre 5 et 6.
Y (s ) e −35 s
H (s ) = =k . (4.9)
U (s ) (1+ 43.s )
5 0 5
Y (s ) e −17 s
H (s ) = =k . (4.10)
U (s ) (1+39.s )
6 0 6
T Tu T
N
u
T = t −T
r 1 u T remarque
T a
Ta
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Afin de mieux comprendre les relations existant entre les méthodes de Strejc et les systèmes
réels, appliquant cette méthode à des systèmes dont les transmitances sont connus exactement.
Les retards négatifs n’ayant aucune signification physique, on éliminera alors l’ordre 4. pour
n=3, le retard étant faible, on pourra ‘admettre nul. Il reste le choix entre les deux modèles
suivants :
Y (s ) e −1.66 s
(4.11)
H (s ) = = k .
U (s ) (1+5.48.s )
2 0 2
Y (s ) 1 (4.12)
H (s ) = = k .
U (s ) (1+ 4.s )
3 0 3
T Tu T
u
T = t −T
r 1 u T
N T a
T a
Si une analyse physique du système montre que celui-ci ne peut pas posséder de retard pur, on
choisira la représentation d’ordre trois. On remarque alors que la constante de temps T=4s n’est
autre que la valeur moyenne des trois constantes de temps du système réel. Ce système est en
très bonne liaison avec le système réel.
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Considérons un système décrit par 3 constantes de temps 0.7, 3.5 et 7 secondes. La mesure des
temps caractéristiques sur la réponse indicielle a donné : t1=2.1s, t2=16.4s et Ta=14.3s. a partir de
ces valeurs, on construit le tableau 4.4 d’identification suivant :
T Ta T
N
u
T = t −T
r 1 u T
T a
Ta
Les retards négatifs n’ayant aucune signification physique, le seul modèle possible est celui de
l’ordre 2 avec un retard :
Y (s ) e −0.62 s
H (s ) = =k. (4.13)
U (s ) (1+5.26.s )
2 0 2
Dans ce cas, où les constantes de temps sont très différentes, on voit que la modélisation de
Strejc a conduit à remplacer la constante de temps la plus petite par un retard Tr=0.62s et les
deux autres constantes de temps par une constante de temps égale à peu prés leur valeur
moyenne Tmoy=5.25s.
Si le système réel ne possède pas de retard pur, on peut remplacer le retard du modèle par une
constante de temps égale à Tr. pour cet exemple, on obtiendrait donc le modèle suivant :
Y (s ) 1 (4.14)
H (s ) = = k .
U (s ) (1 + 0.61s )(1+5.48.s )
2 0 2
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
1
F (s ) = (4.15)
∏ (1 + τ .s )
N n −1
k
k =0
τ
pour k=0,1,…,n-1
τ =
k
r
1 − k.
n −1
où
Tu
Ta , α = et δ = 1 − y N (Ta + Tu )
Ta
44
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Step Response
3.5
System: H
3 Time (sec): 683
Amplitude: 3.33
2.5
2
Amplitude
1.5
0.5
0
0 100 200 300 400 500 600 700
Time (sec)
Remarque :
Dans la plupart des cas, l’ordre du modèle donné par l’abaque, n’est pas entier. On donc
envisager plusieurs solutions.
-on garde l’ordre n non entier pour aboutir à un modèle non linéaire d’ordre fractionnaire
[oustaloup1983] ;
-on laisse α inchangé, on prend l’entier n1 le plus proche de n. ceci implique une nouvelle
valeur δ de δ et on admettra une erreur d’approximation égale à ∆ = δ − δ .
1 1
45
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
La méthode de Broîda est une méthode d'identification en boucle ouverte d'une réponse
indicielle expérimentale, qui consiste à assimiler la fonction de transfert d'un système d'ordre n à
celle du premier ordre affectée d'un retard pur τ.
Afin de déterminer des valeurs de ces paramètres, Broîda fait correspondre la réponse indicielle à
identifier et la fonction de transfert du 1er ordre affectée d'un retard en deux points t1 et t2
d'ordonnées correspondant à 28% et 40% de la valeur finale de la sortie du système.
et
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
ρA
A
Supposons que nous avons des mesures d’une caractéristique fréquentielle (expérimental) d’une
fonction de transfert données par la Figure 4.8.
Im
Re
H(jw)
b + b .s + b .s + ... + b .s 2 m
H ( jw) = 0 1 2 m
(4.19)
1 + a .s + ... + a .s 1 n
n
s = jw
m+n
min k = : Nombre de points minimums pour déterminer ai et bi d’une fonction de
2
transfert.
u (w ) + jv (w ) = (Re( jw ) + j Im( jw
b k b k
))(u (w ) + jv (w ))
k k a k a k
(4.21)
= [Re( jw ).u (w ) − Im( jw ).v (w )] +
k a k k a k
u (w ) = b − b w + b w + ...
2 4
b k 0 2 4
u (w ) = 1 − a w + a w + ...
2 4
a k 2 4 (4.23)
v (w ) = b w − b w + b w + ...
3 5
b k 1 k 3 k 5 k
v (w ) = a w − a w + a w + ... 3 5
a k 1 k 3 k 5 k
b +bs
H (s ) = 0 1 (4.24)
1+ a s + a s 1 2
2
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
b +bs
H (s ) = 0
= Re( jw ) + j Im( jw )
1 (4.25)
1+ a s + a s 2 k k
1 2
Le tableau 4.5 ci-dessous donné les différentes mesures fréquentielle pratique d’un système
linéaire.
K wk II ∠ 0 Re Im
Solution :
b + jb w
H (s ) = = Re( jw ) + j Im( jw
0 1 k
) (4.26)
1 − a w + ja w
2 k k
2 k 1 k
(4.27)
k 2 k 1 k 0
Application numérique :
1 1 1 1 2 1 1 1
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
1 2 1
1 2 1
− a 0.176 − a (0.6786) − b 0.6786 = 1.07
1 2
2
1
0.726 -0.6786^2 -1 0;
et B=[-3.605;1.377;0.26;1.07]T;
51
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
CHAPITRE 5
5.1. Introduction
Ce chapitre donne d’abord le principe général d’identification des modèles dynamiques des
procédés. Il présente ensuite la méthode d’identification paramétrique des procédés par la
méthode de moindres carrés non récursifs dans un premier temps, puis par la méthode des
moindres carrés récursifs.[4]
𝐵𝐵(𝑞𝑞 −1 ) 1
𝑦𝑦(𝑘𝑘) = 𝑢𝑢(𝑘𝑘) + 𝑒𝑒(𝑘𝑘) (5.1)
𝐴𝐴(𝑞𝑞 −1 ) 𝐴𝐴(𝑞𝑞 −1 )
Avec
𝑢𝑢(𝑘𝑘) : l’entrée du système à l’instant (k) ; 𝑒𝑒(𝑘𝑘) :le bruit blanc (gaussien)
𝑞𝑞 −1 : opérateur de retard
On suppose que touts les racines du polynôme 𝐴𝐴(𝑞𝑞 −1 ) sont à l’intérieur du cercle unité.
Remarque :
𝑞𝑞 −𝑑𝑑 𝐵𝐵(𝑞𝑞 −1 ) 1
𝑦𝑦(𝑘𝑘) = 𝑢𝑢(𝑘𝑘) + 𝑒𝑒(𝑘𝑘) (5.5)
𝐴𝐴(𝑞𝑞 −1 ) 𝐴𝐴(𝑞𝑞 −1 )
⇒ 𝑦𝑦(𝑘𝑘) + 𝑎𝑎1 𝑞𝑞 −1 𝑦𝑦(𝑘𝑘) + 𝑎𝑎2 𝑞𝑞 −2 𝑦𝑦(𝑘𝑘) + 𝑎𝑎3 𝑞𝑞 −3 𝑦𝑦(𝑘𝑘) + ⋯ + 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑞𝑞 −𝑛𝑛 𝑦𝑦(𝑘𝑘) =
𝑏𝑏1 𝑞𝑞 −1 𝑢𝑢(𝑘𝑘) + 𝑏𝑏2 𝑞𝑞 −2 𝑢𝑢(𝑘𝑘) + 𝑏𝑏3 𝑞𝑞 −3 𝑢𝑢(𝑘𝑘) + ⋯ + 𝑏𝑏𝑚𝑚 𝑞𝑞 −𝑚𝑚 𝑢𝑢(𝑘𝑘) + 𝑒𝑒(𝑘𝑘) (5.8)
⇒ 𝑦𝑦(𝑘𝑘) + 𝑎𝑎1 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 1) + 𝑎𝑎2 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 2) + 𝑎𝑎3 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 3) + ⋯ + 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 𝑛𝑛) =
𝑏𝑏1 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 1) + 𝑏𝑏2 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 2) + 𝑏𝑏3 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 3) + ⋯ + 𝑏𝑏𝑚𝑚 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 𝑚𝑚) + 𝑒𝑒(𝑘𝑘) (5.9)
⇒ 𝑦𝑦(𝑘𝑘) = −𝑎𝑎1 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 1) − 𝑎𝑎2 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 2) − 𝑎𝑎3 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 3) − ⋯ − 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 𝑛𝑛) +
𝑏𝑏1 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 1) + 𝑏𝑏2 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 2) + 𝑏𝑏3 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 3) + ⋯ + 𝑏𝑏𝑚𝑚 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 𝑚𝑚) + 𝑒𝑒(𝑘𝑘) (5.10)
⇒ 𝑦𝑦�(𝑘𝑘) = −𝑎𝑎�1 𝑦𝑦�(𝑘𝑘 − 1) − 𝑎𝑎�2 𝑦𝑦�(𝑘𝑘 − 2) − 𝑎𝑎�3 𝑦𝑦�(𝑘𝑘 − 3) − ⋯ − 𝑎𝑎�𝑛𝑛 𝑦𝑦�(𝑘𝑘 − 𝑛𝑛) +
𝑏𝑏�1 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 1) + 𝑏𝑏�2 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 2) + 𝑏𝑏�3 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 3) + ⋯ + 𝑏𝑏�𝑚𝑚 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 𝑚𝑚) (5.11)
La Figure 5.1, présente le principe d’identification des systèmes linéaires à base d’un critère des
moindres carrés.
53
Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Système à identifier
e
+ y
Processus +
𝑛𝑛
+
min 𝑗𝑗𝜃𝜃 = � 𝜀𝜀 2 (𝑘𝑘)
𝑘𝑘=𝑚𝑚
Modèle 𝑦𝑦� -
paramétrique
Etant donné N paires de mesures entrées/sorties sur le processus à identifier, on peut trouver les
paramètres θi permettant de minimiser le critère J.
Cette méthode consiste à développer l’écart quadratique moyen entre la sortie réelle du processus
(y(k)) et celle du modèle ( 𝒚𝒚𝑴𝑴 (𝒌𝒌) 𝒐𝒐𝒐𝒐 𝒚𝒚
�(𝒕𝒕) ). Le principe est d’ajuster les différents paramètres du
modèle pour que cet écart soit le minimum possible.[1][4][6]
La sortie du modèle à l’instant k connaissant la suite des entrées et peut s’écrire par :
𝑦𝑦(𝑘𝑘) = −𝑎𝑎1 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 1) − 𝑎𝑎2 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 2) − ⋯ − 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑦𝑦(𝑘𝑘 − 𝑛𝑛) + 𝑏𝑏1 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 1) +
𝑏𝑏2 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 2) … + 𝑏𝑏𝑚𝑚 𝑢𝑢(𝑘𝑘 − 𝑚𝑚) + 𝑒𝑒(𝑘𝑘) (5.13)
La méthode est basé sur des essais expérimentales, en excitant l’entrée u(t) du systèmes réel par
un signal bien définit ( par un Signal Binaire Pseudo Aléatoire SBPA), puis en sauvegardant la
sortie du système y(t). À partir de ces deux fichiers, on peut construire les matrices nécessaires
pour déterminer les paramètres du modèle.
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
𝑦𝑦(𝑁𝑁) = −𝑎𝑎1 𝑦𝑦(𝑁𝑁 − 1) − 𝑎𝑎2 𝑦𝑦(𝑁𝑁 − 2) − ⋯ − 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑦𝑦(𝑁𝑁 − 𝑛𝑛) + 𝑏𝑏1 𝑢𝑢(𝑁𝑁 − 1) +
𝑏𝑏2 𝑢𝑢(𝑁𝑁 − 2) + ⋯ + 𝑏𝑏𝑚𝑚 𝑢𝑢(𝑁𝑁 − 𝑚𝑚) + 𝑒𝑒(𝑁𝑁) (5.14)
𝑦𝑦(𝑛𝑛) = −𝑎𝑎1 𝑦𝑦(𝑛𝑛 − 1) − 𝑎𝑎2 𝑦𝑦(𝑛𝑛 − 2) − ⋯ − 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑦𝑦(0) + 𝑏𝑏1 𝑢𝑢(𝑛𝑛 − 1) + 𝑏𝑏2 𝑢𝑢(𝑛𝑛 −
2) + ⋯ + 𝑏𝑏𝑚𝑚 𝑢𝑢(𝑛𝑛 − 𝑚𝑚) + 𝑒𝑒(𝑛𝑛) (5.16)
⇒ 𝑌𝑌 = ∅. 𝜃𝜃 + 𝐸𝐸 (5.17)
Où ∅ est la matrice d’observation contient les mesures pratiques des deux fichiers entrée/sortie
Méthode d’estimation de 𝜽𝜽
Le minimum de J est obtenu en recherchant la valeur 𝜃𝜃 qui annule les dérivés partielles par
𝑑𝑑𝑑𝑑
rapport à chacune des composantes de 𝜃𝜃 soit = 0.
𝑑𝑑𝑑𝑑
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
𝑑𝑑𝑑𝑑
= −2∅𝑇𝑇 𝑌𝑌 + ∅𝑇𝑇 ∅𝜃𝜃 = 0 (5.22)
𝑑𝑑𝑑𝑑
L’algorithme des moindres carrés récursifs basé sur la minimisation d’un critère quadratique
∑ 𝜀𝜀 2 (𝑘𝑘) comme l’algorithme des moindres carrés non récursifs, mais cette fois-ci l’ajustement
des paramètres du modèle est en fonction des résultats de mesure à chaque instant de mesure t .
Où
Où 𝑦𝑦�0 (𝑡𝑡 + 1) représente la prédiction « a priori » dépendant des vecteurs des paramètres
estimés à l’instant t et
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
𝑦𝑦�(𝑡𝑡 + 1) = −𝑎𝑎�1 (𝑡𝑡 + 1)𝑦𝑦(𝑡𝑡) + 𝑏𝑏�1 (𝑡𝑡 + 1)𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝜃𝜃�(𝑡𝑡 + 1)𝑇𝑇 ∅(𝑡𝑡) (5.26)
�0 (𝑡𝑡 + 1)
𝜀𝜀 0 (𝑡𝑡 + 1) = 𝑦𝑦(𝑡𝑡 + 1) − 𝑦𝑦 (5.27)
L’objectif est de trouver un algorithme récursif qui minimise le critère des « moindres carrés » :
1
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝜃𝜃� (𝑡𝑡) = ∑𝑡𝑡𝑖𝑖=1 𝜀𝜀 2 (𝑡𝑡) = 𝜀𝜀 𝑇𝑇 𝜀𝜀 (5.29)
2
1
= ∑𝑡𝑡𝑖𝑖=1[𝑦𝑦(𝑖𝑖) − 𝜃𝜃�(𝑡𝑡)𝑇𝑇 ∅(𝑖𝑖 − 1)]2 (5.30)
2
La valeur de 𝜃𝜃�(𝑡𝑡) qui minimise le critère quadratique précédent s’obtient en cherchant la valeur
𝜕𝜕𝜕𝜕 (𝑡𝑡)
qui annule � :
𝜕𝜕𝜃𝜃 (𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝜕𝜕 (𝑡𝑡)
� (𝑡𝑡) = − ∑𝑡𝑡𝑖𝑖=1�𝑦𝑦(𝑖𝑖) − 𝜃𝜃�(𝑡𝑡)𝑇𝑇 ∅(𝑖𝑖 − 1)� ∅(𝑖𝑖 − 1) = 0 (5.31)
𝜕𝜕𝜃𝜃
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Modélisation et Identification des Systèmes Linéaires Licence Automatique
Bibliographies
[2]- M. Etique, ‘Cours Régulation automatique (REG)’, (HEIG-Vd), Filière Génie Electrique,
octobre 2005.
[3]- K. Devendre, ‘Modeling and Simulation of Systems Using Matlab’ CRC press 2010.
[4]- ID. Landau, ‘Identification et Commande des Systèmes’,Edition Hermes, Paris 1988.
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