INTRODUCTION
Le chant
Les instruments
La musique instrumentale ne s’écoute pas seule. Elle
accompagne des chansons ou des danses.
Certains instruments ne sont plus utilisés aujourd’hui ou se sont
transformés. On trouve la vièle, le luth, le tympanon, la harpe,
les flûtes, le chalumeau, le cor et l’orgue.
Les instruments sont surtout présents dans la musique profane,
très peu dans la musique religieuse. On différencie les « hauts
instruments », joués à l’extérieur et les « bas instruments »,
joués à l’intérieur.
Le chant religieux
Au Moyen-Âge, la religion chrétienne est très répandue et
beaucoup de prières sont chantées. C’est pourquoi la musique
religieuse occupe une place importante à cette époque. Après
les grandes invasions, chaque peuple a ses habitudes de chant
liturgique. Ces chants sont transmis par les moines et les
prêtres dans les monastères, les abbayes et les églises au
moment des cérémonies religieuses.
Au 6ème siècle, le pape Grégoire le Grand unifie le répertoire
des chants religieux afin de renforcer le pouvoir de l’Eglise. On
parle de chant grégorien.
Le chant grégorien est monodique : les moines chantent à
l’unisson, en latin, «a capella » c’est-à-dire sans
accompagnement instrumental.
Extrait du Dies Irae, chant grégorien (MP3 de 650 ko)
La musique au Moyen-Âge.
Dies irae pistes pour l'écoute (PDF de 39.8 ko)
La musique au Moyen-Âge.
Berlioz, songe d’une nuit de sabbat à partir de 3’30
Mozart, Requiem, Dies Irae
La musique profane
Ce sont des chansons populaires ou des danses instrumentales
interprétées dans les châteaux ou dans les village à l’occasion
de fêtes. Cette musique est transmise oralement.
A partir du 11ème siècle des musiciens compositeurs,
interprètes et enseignants parcourent le pays. Ils sont
appelés trouvères au nord de la Loire et s’expriment en langue
d’oïl. Ils sont nommés troubadours au sud de la Loire et
parlent la langue d’oc. Un troubadour célèbre est Guillaume IX,
comte de Poitiers et duc d’Aquitaine.
Les troubadours s’accompagnent de petits instruments faciles à
transporter comme le luth, la flûte ou le tambourin.
Leurs chansons ont pour thème l’amour d’un Seigneur pour une
dame inaccessible ou les exploits guerriers d’un vaillant
Seigneur.
Extrait de "Quan lo rius de la fontana", chant du troubadour Jaufre
Rudel (MP3 de 1.1 Mo)
La musique au Moyen-Âge.
"Quan lo rius de la fontana", pistes pour l'écoute (PDF de
13.7 ko)
La musique au Moyen-Âge.
"Quan lo riu..." première partie (MP3 de 602.6 ko)
La musique au Moyen-Âge.
"Quan lo riu..." deuxième partie (MP3 de 602.6 ko)
La musique au Moyen-Âge.
"Fontana", mélismes (MP3 de 58.4 ko)
La musique au Moyen-Âge.
Vidéo de Quan lo rius
Les partitions
Les partitions témoignant de cette période sont essentiellement
religieuses car seuls les moines notaient la musique.
La notation musicale évolue de signes approximatifs,
les neumes (du grec neuma = signe), au 8ème siècle à des
notes carrées au 12ème siècle. C’est un moine de cette
époque, Guido d’Arezzo qui invente le nom actuel des notes.
Guido D’Arezzo se base sur une hymne à St. Jean où la
première syllabe de chaque vers commence un ton plus haut :
UT queant laxis
RE sonare fibris
MI ra gestorum
FA muli tuorum
SOL ve polluti
LA bii reatum
Sancte Ioannes
Plus tard le nom UT sera remplacé par DO, plus facile à
prononcer.
Une pratique en éducation musicale
Des notions abordées : chant monodique/polyphonique,
pulsation/rythmes, accompagnement instrumental.
Des chants en lien avec la thématiqu