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Préface d'un recueil de poèmes naturels

Ce recueil de poèmes explore la relation entre l'homme et la nature à travers des thèmes tels que l'automne, les fleuves, les arbres et les fruits. Chaque poème évoque des émotions variées, allant de la paix à la mélancolie, tout en célébrant la beauté et la majesté des paysages naturels. L'auteur invite le lecteur à ressentir la force apaisante de la nature à travers ces œuvres poétiques.

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Préface d'un recueil de poèmes naturels

Ce recueil de poèmes explore la relation entre l'homme et la nature à travers des thèmes tels que l'automne, les fleuves, les arbres et les fruits. Chaque poème évoque des émotions variées, allant de la paix à la mélancolie, tout en célébrant la beauté et la majesté des paysages naturels. L'auteur invite le lecteur à ressentir la force apaisante de la nature à travers ces œuvres poétiques.

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Préface :

Les poèmes que j’ai choisis ont tous un point commun : ils ont un lien avec la nature. La
nature, cet élément magique et surprenant qui peut à la fois calmer une humeur maussade et nous
faire rêver d’un passé glorieux. La nature, ce thème parfait pour écrire les poèmes grâce à sa
douceur et ses milieux enchanteurs.

Ce recueil de poèmes m’inspire la paix, la tranquillité mais aussi la beauté, l’éclat et la majesté de
la nature. De ses grands arbres, en passant par ses paysages aux cours d’eau magnifique pour en
arriver à ses fruits juteux et sucrés, la nature est pleine de surprises.

Le premier poème, Octobre, nous présente l’automne, ses couleurs chatoyantes et ses paysages
calmes.
Le second, Le Fleuve, nous parle de la grandeur du fleuve. L’auteur fait un lien avec la mythologie
pour raconter son lien avec le cours d’eau.
Le poème Au Platane nous parle de cet arbre majestueux.
Dans le poème Les Grenades, le poète nous parle de ce fruit. Le poème rappelle l’été par le biais
des grenades.
Pour terminer, dans le poème Ombre des bois, le poète nous raconte une balade en forêt alors qu’il
ne se sent pas bien.

Prenez le temps de lire ces poèmes, ressentez la force et l’apaisement de la nature et savourez cet
instant.
OCTOBRE :

C'est en vain que je vois les arbres toujours verts.


Qu'une funèbre brume l'ensevelisse, ou que la longue sérénité du ciel l'efface, l'an n'est pas
d'un jour moins près du fatal solstice. Ni ce soleil ne me déçoit, ni l'opulence au loin de la contrée ;
voici je ne sais quoi de trop calme, un repos tel que le réveil est exclu. Le grillon à peine à
commencé son cri qu'il s'arrête ; de peur d'excéder parmi la plénitude qui est seul manque du droit
de parler, et l'on dirait que seulement dans la solennelle sécurité de ces campagnes d'or il soit licite
de pénétrer d'un pied nu. Non, ceci qui est derrière moi sur l'immense moisson ne jette plus la même
lumière, et selon que le chemin m'emmène par la paille, soit qu'ici je tourne le coin d'une mare, soit
que je découvre un village, m'éloignant du soleil, je tourne mon visage vers cette lune large et pâle
qu'on voit pendant le jour.
Ce fut au moment de sortir des graves oliviers, où je vis s'ouvrir devant moi la plaine
radieuse jusqu'aux barrières de la montagne, que le mot d'introduction me fut communiqué. Ô
derniers fruits d'une saison condamnée ! Dans cet achèvement du jour, maturité suprême de l'année
irrévocable. C'en est fait.
Les mains impatientes de l'hiver ne viendront point dépouiller la terre avec barbarie. Point
de vente qui arrachent, point de courantes gelées, points d'eaux qui noient. Mais plus tendrement
qu'en mai, ou lorsque l'insatiable juin adhère à la source de la vie dans la possession de la douzième
heure, le Ciel sourit à la Terre avec un ineffable amour. Voici, comme un cœur qui se sépare de l'épi,
le fruit quitte l'arbre, la Terre fait tout, la mort desserre une main trop pleine ! Cette parole qu'elle
entend maintenant est plus sainte que celle du jour de ses noces, plus profonde, plus tendre, plus
riche : C'en est fait ! L'oiseau dort, l'arbre s'endort dans l'ombre qui l'atteint, le soleil au niveau du
sol le couvre d'un rayon égal, le jour est fini, l'année est consommée. À la céleste interrogation cette
réponse amoureusement C'en est fait est répondue.

Connaissance de l’Est
Paul Claudel
LE FLEUVE :

Pour expliquer le fleuve avec l'eau autre chose, pas autre chose que l'immense pente
irrésistible !
Et pas autre chose pour carte et pour idée que tout de suite ! et cette décoration sur-le-champ
de l'immédiat et du possible !
Pas d'autre programme que l'horizon et la mer prodigieusement là-bas !
Et cette complicité du relief avec le désir et avec le poids !
Pas d’autre violence que la douceur, et patience que continuité, et outil que l'intelligence, et
pas d'autre liberté
Que ce rendez-vous en avant de moi sans cesse avec l'ordre et la nécessité !
Et pas ce pied qui succède au pied, mais une masse qui s'accroît et qui s'appesantit et qui
marche,
Un continent tout entier avec moi, la terre prise de pensée qui s'étrangle et qui s'est mise en
marche !
Sur tous les points de son bassin qui est le monde par toutes les fibres de son aire
Le fleuve pour le rencontrer à provoqué toutes sortes de sources nécessaires,
Soit le torrent sous les rocs à grand bruit, soit ce fil du haut des monts virginal qui brille à
travers l'ombre sainte,
Soit le profond marais odorant d'où une liqueur trouble suinte,
L'idée essentielle à perte de vue enrichie par la contradiction et l'accident
Et l'artère en son cours magistral insoucieuse des fantaisies de l'affluent.
Il fait marcher à l'infini les moulins, et les cités l'une à l'autre par lui se deviennent
intéressantes et explicables.
Il traîne avec puissance derrière lui tout un monde illusoire et navigable.
Et la dernière barre, aussi bien que la première et toutes les autres à la suite, il n'y a pas à
douter.
Que, volonté de toute la terre en marche derrière lui, il n'arrive à la surmonter.

Ô Sagesse jadis rencontrée ! C'est donc toi sans la susse devant moi qui marchais aux jours
de mon enfance,
Et qui lorsque je trébuchais et tombais m'attendais avec tristesse et indulgence,
Pour aussitôt peu à peu, le chemin, le reprendre avec une autorité invincible !
C'était toi à l'heure de mon salut, ce visage, je dis toi, haute vierge, la première que j'ai
rencontrée dans la Bible !
C'est toi comme une autre Azarias qui avait pris charge de Tobie,
Et qui ne t'es point lassée de ce troupeau faite d'une seule brebis.
Que de pays ensemble parcourus ! Que de hasards et que d'années !
Et après une longue séparation la joie de ces retrouvailles inopinées !
Maintenant le soleil est si bas que je pourrais le toucher avec ma main,
Et l'ombre que tu fais est si longue qu'elle trace comme un chemin,
A perte de vue derrière toi identifiée avec ton vestige !
Qui tient les yeux levés sur toi ne craint point l'hésitation ou le vertige.
Que ce soit la forêt ou la mer, ou le brouillard même et la pluie et le divers aspect de ta
contrée,
Tout à la vision de ta face devient connaissable et doré.
Et moi, je t'ai suivie partout, ainsi qu'une mère honorée.

Pages de prose, Paul Claudel


AU PLATANE:

Tu penches, grand Platane, et te proposes nu,


Blanc comme un jeune Scythe,
Ma ta candeur est prise, et ton pied retenu,
Par la force du site.

Ombre retentissante en qui le même azur


Qui t'emporte, s'apaise
La noire mère astreint ce pied natal et pur
À qui la fange pèse.

De ton front voyageur les vents ne veulent pas ;


La terre tendre et sombre,
Ô Platane, jamais ne laissera d'un pas
S'émerveiller ton ombre !

Ce front n'aura d'accès qu'aux degrés lumineux


Où la sève l'exalte ;
Tu peux grandir, candeur, mais non rompre les nœuds
De l'éternelle halte !

Pressens autour de toi d'autres vivants liés


Par l'hydre vénérable ;
T'es pareils sont nombreux, des pins aux peupliers,
De l’yeuse à l'érable,

Qui, par les morts saisis, les pieds échevelés


Dans la confuse cendre,
Sentent les fuir les fleurs, et leurs spermes ailés
Le cours léger descendre.

Le tremble pur, le charme, et ce hêtre formé


De quatre jeunes femmes,
Ne cessent de battre un ciel toujours fermé,
Vêtus en vain de rames.

Ils vivent séparés, ils pleurent confondus


Dans une seule absence,
Et leurs membres d´argent sont vainement fendus
À leur douce naissance.

Quand l’âme lentement qu’ils expirent le soir


Vers l’Aphrodite monte,
La vierge doit dans l’ombre, en silence, s’asseoir,
Toute chaude de honte.

Elle se sent surprendre, et pâle, appartenir


À ce tendre présage
Qu’une présente chair tourne vers l’avenir
Par un jeune visage. . .
Mais toi, de bras plus purs que les bras animaux,
Toi qui dans l’or les plonges,
Toi qui formes au jour le fantôme des maux
Que le sommeil fait songes,

Haute profusion de feuilles, trouble fier


Quand l’âpre tramontane
Sonne, au comble de l’or, l’azur du jeune hiver
Sur tes harpes, Platane,

Ose gémir!. . . Il faut, ô souple chair du bois,


Te tordre, te détordre,
Te plaindre sans rompre, et rendre aux vents la voix
Qu’ils cherchent en désordre!

Flagelle-toi!. . . Parais l’impatient martyr


Qui soi-même s’écorche,
Et dispute à la flamme impuissante à partir
Ses retours vers la torche!

Afin que l’hymne monte aux oiseaux qui naîtront,


Et que le pur de l’âme
Fasse frémir d’espoir les feuillages d’un tronc
Qui rêve de la flamme,

Je t’ai choisi, puissant personnage d’un parc,


Ivre de ton tangage,
Puisque le ciel t’exerce, et te presse, ô grand arc,
De lui rendre un langage!

Ô qu’amoureusement des Dryades rival,


Le seul poète puisse
Flatter ton corps poli comme il fait du Cheval
L’ambitieuse cuisse!. . .

-Non, dit l’arbre. Il dit: Non ! par l’étincellement


De sa tête superbe,
Que la tempête traite universellement
Comme elle fait une herbe!

Charmes
Paul Valéry
LES GRENADES

Dures grenades entr’ouvertes


Cédant à l’excès de vos grains,
Je crois voir des fronts souverains
Éclatés de leurs découvertes!

Si les soleils par vous subis,


Ô grenades entre-bâillées
Vous ont fait d’orgueil travaillées
Craquer les cloisons de rubis,

Et que si l’or sec de l’écorce


À la demande d’une force
Crève en gemmes rouges de jus,

Cette lumineuse rupture


Fait rêver une âme que j’eus
De sa secrète architecture.

Charmes
Paul Valéry
OMBRE DES BOIS

Je suis tout à la tristesse de ma vie perdue dans les bois que le vent berce.

Je suis tout à la détresse de ma vie sans but dans l’ombre des bois touffus.

Mon bonheur est d’y frémir, je m’y sens perdu. Tout ajoute à ma tristesse.

Je le dis, j’ai du plaisir dans les bois touffus qu’aucun sentier ne traverse.

Ballades françaises,
Paul Fort

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