Prof : FATHI
Etude analytique d’un extrait du chapitre 5 de La Boîte à merveilles
Support : « Je n’avais jamais… décolorées » pp : 78-80.
RÉSUMÉ
Tou
t le monde se prépare à célébrer Achoura. Au Msid, le fqih annonce aux élèves l'imminence de la
fête et leur demande de préparer cette occasion comme il se doit. Après avoir pris activement les
directives du Fqih, Sidi Mohammed rentre chez lui, mais il n'y trouve pas sa mère.
1-UN ÉVÈNEMENT MARQUANT
-Cette fête religieuse arrache Sidi Mohammed à son calvaire quotidien partagé entre la maison et
l'école coranique. Elle exerce un effet magique Sur le fqih, d'habitude sombre et autoritaire, qui
devient indulgent et sympathique. Le Msid, considéré d'ordinaire comme une prison, se
transforme en lieu serein et accueillant.
- Les élèves doivent célébrer cette fête dans la dignité et selon la coutume, ils doivent blanchir le
MSID a la chaux, apporter chacun la contenance d’un bol d'huile d’olive, changer les anciennes
nattes par des nattes neuves et mettre leurs parents au courant car le Fqih compte sur leur
générosité.
2- L’ANGOISSE DE LA SOLITUDE
La joie que ressent l'enfant entre les murs de l'école coranique est de courte durée se transforme
en appréhension et en inquiétude, Lorsqu'il rentre chez lui encore grisé de bonheur et remarque
que sa mère n'y est pas. C'est la première fois depuis le début du roman qu'il se trouve vraiment
seul. Cette expérience qui dure juste quelques instants, des « siècles» pour le narrateur, reste
profondément gravée dans sa mémoire. La solitude se ravive au fur et à mesure que passent les
minutes ; elle prend des proportions inquiétantes et déteint sur tous les objets qui meublent
l'espace. Le petit enfant ressent une grande frayeur, La délivrance pour lui n’arrive qu’avec le
retour de sa mère: « La pièce reprit son aspect de tous les jours.»
3- STYLE DE L’AUTEUR
• Figures de style:
Personnification: Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage
hostile. Ils s'amusèrent à m'effrayer
Hyperbole: Des siècles passèrent.