Prof : FATHI
Lecture analytique: chapitre: II.
-Objectif séquentiel :
-Etudier les enjeux d'un roman autobiographique (témoigner d'une époque, critiquer).
-Comprendre l'état d'âme et les sentiments du narrateur.
-Repérer la concrétisation de l'ethnographie dans le texte.
-Passage:
-"Le Mardi, jour néfaste... vos souffrances." p.p. : 20-22.
-Situation:
-Ce passage est extrait du chapitre II du roman autobiographique « La Boite à merveilles » de
l’écrivain marocain «Ahmed Sefrioui ». Il se situe après la dispute de Lalla Zoubida, la mère du
narrateur avec Rahma, la femme du fabricant de charrues, une voisine.
-Type de texte: Narratif-descriptif.
-Lieux cités: Le Msid, la maison du narrateur, le sanctuaire de Sidi Boughaleb.
-Personnages: Le narrateur, le Fkih, Lalla Zoubida et Lalla Aicha.
-Axes de lecture:
- A-La rude journée de Mardi au Msid:
-Le narrateur qualifie le jour du Mardi de couleur de cendre. Le fait d'y penser lui donne un gout
d’amertume. Par ailleurs, la nuit qui précède le « Mardi» est pour lui un vrai cauchemar.
-(" Les femmes échevelées menaçaient...") ---- Etat d'âme torturé.
- Quatre raisons font du Mardi un jour néfaste : la récitation des versets coraniques, le regard
coléreux du Fkih, les coups de la baguette du cognassier et l’appréhension du soir consacré à la
révision.
-Même champ lexical que celui du chapitre 1er chapitre : à la solitude et la tristesse du narrateur
s'ajoutent: le dégout, le gout d'amertume, la peur, la crainte, la souffrance et la torture morale et
surtout la torture physique provoquée par le Fkih.
-Le portrait du Fkih est dévalorisant: un homme dur, au regard perçant et terrifiant.
-B- La visite de Lalla Aicha:
-Lalla Aicha est une ancienne voisine de Lalla Zoubida. C'est son amie intime.
-Lalla Zoubida souffre de céphalée. Lalla Aicha lui propose de visiter un Fkih pour guérir ses maux de
tète (un Fqih « dont les talismans faisaient miracle »)
-Elle la conseilla de visiter le sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb afin de guérir son fils des maux dus
au mauvais œil (« si tu lui faisais boire de l’eau du sanctuaire, il retrouverait sa gaîté et sa force .»)
– Lalla Zoubida paraissait, au début, hésitante, mais Lalla Aicha a réussi à la convaincre de l’utilité de
visiter le sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb (« Pour la convaincre Lalla Aïcha parla longuement… »,
«C’est Dieu qui m’envoie pour te secourir.»)
-L'auteur évoque les superstitions qui sévissaient dans la société marocaine traditionnelle: le mauvais
œil, le maraboutisme, la voyance---- il fait une critique.
-L'auteur a employé des mots arabes dans le texte:
-Le Msid, Fkih, Lalla---- But: insérer le texte dans son contexte marocain pour créer un effet du
réel.