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Université Chouaı̈b Doukkali

Faculté des Sciences

MOHAMMED MOUÇOUF

Exercices Corrigés d’Algèbre 2


MIP

Année 2024-2025
Contents

1 Espaces Vectoriels 3

2 Espaces affines 15

3 Les applications linéaires 23

4 Matrices 29

5 Déterminants de matrices et applications 39

6 Diagonalisation des matrices 43

7 Corrigés des exercices 49


7.1 Espaces Vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
7.2 Espaces affines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
7.3 Les applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
7.4 Matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
7.5 Déterminants de matrices et applications . . . . . . . . . . . . 141
7.6 Diagonalisation des matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144
7.7 Quelques examens des années précédentes . . . . . . . . . . . . 158

1
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Chapter 1

Espaces Vectoriels

Exercice 1. Soit K un corps commutatif. L’ensemble K 2 muni des lois suiv-


antes est-il in K-espace vectoriel?
1) (x, y) + (x′ , y ′ ) = (y + y ′ , x + x′ ) et α(x, y) = (αx, αy).
2) (x, y) + (x′ , y ′ ) = (x + x′ , y + y ′ ) et α(x, y) = (αx, y).
3) (x, y) + (x′ , y ′ ) = (x + x′ , y + y ′ ) et α(x, y) = (αx, 0).

Exercice 2. Les ensembles suivants, munis de leurs opérations usuelles, sont-


ils des espaces vectoriels?
E1 = {(x, y, z) ∈ C3 /x + y + iz = 0}, E2 = {(x, y) ∈ R2 /x2 = 0},
E3 = {(x + y, x − y + z, y + 3z)/x, y, z ∈ R}, E4 = {(x, y) ∈ R2 /xy ≥ 0},
E5 = {P ∈ Q[X]/P (X + 1) = 3P (X − 1) + P (X)},
E6 = {P ∈ R[X]/P (2) = 0}, E7 = {P ∈ R[X]/ deg(P ) = 2},
E8 est l’ensemble des fonctions de classe C 1 sur R,
E9 est l’ensemble des fonctions bornées sur R,
E10 est l’ensemble des fonctions monotones sur R,
E11 = {(un ) ∈ RN /(un )est stationnaire}.

Exercice 3. On considère l’ensemble E des fonctions numériques définies


continues sur I = [0, 1]. On sait que E est un R-sev de l’ensemble H des
fonctions numériques définies sur I. Préciser parmi les ensembles suivants
ceux qui sont des sous-espaces vectoriels de E:
1) F1 = {f ∈ E/f (2) = f (0) + 3}.

3
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2) F2 = {f ∈ H/f (x) = ax si x > 21 et f (x) = ∣a∣x si x ≤ 21 , a ∈ R}.


3) F3 = {f ∈ E/x2 f (3) (x) − f (x) = 0}.
4) F4 = {f ∈ E/ ∫0 f (t)dt = 0}.
1

Exercice 4. Soit K un corps commutatif quelconque.


1. Montrer que l’ensemble des solutions d’une équation linéaire homogène à
p inconnues sur le corps K est un K-sev de K p .
2. En déduire que l’ensemble des solutions d’un système linéaire homogène à
n équations à p inconnues sur le corps K est un K-sev de K p .

Exercice 5.
1. Dans le R-ev E = R3 , soient les sous-espaces

F = {(x, y, z) ∈ R3 /x + y + z = 0} et G = {(x, y, z) ∈ R3 /x + y − z = 0}.

Montrer que F ∪ G n’est pas un sev de E.


2. Soit E un K-ev où K un corps quelconque. Soient F et G deux sev de E.
Montrer que

F ∪ G est un sev de E ⇐⇒ F ⊆ G ou G ⊆ F.

Exercice 6. En utilisant la définition, montrer que les vecteurs u1 = (1, −1, i),
u2 = (−1, i, 1) et u3 = (i, 1, −1) engendrent le C-ev C3 .

Exercice 7. En utilisant la définition, montrer que les vecteurs u1 = (1, 2, 3, 1),


u2 = (2, 4, 1, 1) et u3 = (−1, −2, 2, −1) sont linéairement indépendants sur le
corps R.

Exercice 8. Dans R4 on considère les vecteurs u = (1, 1, 1, 1) et v = (1, 2, 3, 4).


Déterminer a et b pour que w = (1, −1, a, b) ∈ sev⟨u, v⟩.

Exercice 9. Soit α ∈ R. On considère les vecteurs de R4 suivants :

u = (α, 1 − α, α − 1, α − 7), v = (−1, 0, 1, 2), w = (0, 1, −3, 1).

Donner une condition nécessaire et suffisante sur α pour que u ∈ sev⟨v, w⟩.

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Exercice 10. Dans le R-ev RR des fonctions de R dans R :


1. la fonction sin(2x) est-t-elle une combinaison linéaire des fonction sin(x)
et cos(x)?
2
2. la fonction arctan(x) est-t-elle une combinaison linéaire des fonction ex ,
e−x et sin(x)?

Exercice 11. Dans le R-ev RR des fonctions de R dans R :


1. Étudier l’indépendance linéaire des vecteurs sin(x) et cos(x).
2. Étudier l’indépendance linéaire des vecteurs x, ex , et sin(x).
3. Étudier l’indépendance linéaire des vecteurs sin(x), cos(x) et sin(2x).
4. Montrer que la famille A = {eax /a ∈ R} est libre.
5. Montrer que la famille B = {∣x − a∣/a ∈ R} est libre.

Exercice 12. On considère l’ensemble E = {(x, y, z) ∈ C3 /x + y + z = 0}.


1. Montrer que E est un R-sev de C3 .
2. Montrer que E n’est pas un C-sev de C3 .
3. Déterminer une base B et la dimension du R-espace vectoriel E.
4. Déterminer les coordonnées du vecteur (2, i, i − 2) dans la base B.

Exercice 13. Soit G = {u1 , . . . , un } une famille génératrice d’un K-ev E et


soit L = {v1 , . . . , vm } une famille libre de E.
1. Posons Lm = L ∖ {vm } et soit H une partie quelconque de E. Montrer que
si vm ∈ F = sev⟨Lm ∪ H⟩ alors ∃u ∈ H tel que F = sev⟨L ∪ (H ∖ {u})⟩.
2. En particulier, Montrer que si v ≠ 0 et si v ∈ F = sev⟨H⟩ alors ∃u ∈ H tel
que F = sev⟨{v} ∪ (H ∖ {u})⟩.
3. On suppose que m ≥ n. Soit S une sous-famille quelconque de L de cradi-
nale n. Montrer que E = sev⟨S⟩.
4. En déduire le résultat suivant (vu dans le cours) : soit D une famille de
vecteur de E. Alors on a

card(D) > n ⇒ D est liée.

Exercice 14. Déterminer une base des espaces vectoriels suivants :


1) F = {{(x, y, z) ∈ R3 /x − y = 2x + z = 0}.

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2) G = {P ∈ R3 [X]/P (X − 1) = P (X 2 )}.
3) H = {u = (un ) ∈ RN /un + un+3 = 0}.

Exercice 15. Montrer que si E et F sont deux K-ev de bases respectives


(u1 , . . . , un ) et (v1 , . . . , vm ), alors ((u1 , 0F ), . . . , (un , 0F ), (0E , v1 ), . . . , (0E , vm ))
est une base du K-ev E × F . En déduire que dim(E × F ) = dim(E) + dim(F ).

Exercice 16. Dans R4 on considère les sous-espaces vectoriels

F = {(x, y, z, t) ∈ R4 /x + y + z + t = 0}

et
G = {(2a, −a, 0, a)/a ∈ R}.

1. Démontrer que F et G sont en somme directe.


2. Soit (x, y, z, t) ∈ R4 . Déterminer a ∈ R tel que le vecteur (x − 2a, y + a, z, t −
a) ∈ F .
3. En déduire que R4 = F ⊕ G.

Exercice 17. Dans l’espace vectoriel des fonctions numériques F (R, R) on


considère les sous-ensembles suivants

F = {f ∈ F (R, R)/f (0) = f (1) = 0}

et
G = {f ∈ F (R, R)/f (x) = ax + b, a, b ∈ R}.

1. Démontrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels de F (R, R).


2. Démontrer que F et G sont en somme directe.
3. Soit h ∈ F (R, R). Déterminer a, b ∈ R tels que la fonction f définie pour
tout x ∈ R par
f (x) = h(x) − (ax + b)

vérifie f ∈ F .
4. En déduire que F (R, R) = F ⊕ G.

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Exercice 18. Soit E un K-ev et S une famille quelconque d’éléments de E.


Soit u ∈ S.
1. Montrer que

u ∈ sev⟨S ∖ {u}⟩ ⇐⇒ sev⟨S⟩ = sev⟨S ∖ {u}⟩.

2. On suppose que S ∖ {u} est libre. Montrer que

u ∉ sev⟨S ∖ {u}⟩ ⇐⇒ S est libre.

Exercice 19. Soit E un K-ev et A une famille quelconque d’éléments de E.


1. Montrer que A est libre si et seulement si u /∈ sev⟨A/{u}⟩ pour tout u ∈ A;
c’est à dire, aucun vecteur de A n’est combinaison linéaire (finie) des autres
vecteurs de A.
2. Montrer que A est liée ssi il existe u ∈ A tel que u ∈ sev⟨A/{u}⟩; c’est à
dire, u est une combinaison linéaire (finie) des autres vecteurs de A.

Exercice 20. Soit E un K-ev de dimension m et soit B = (f1 , . . . , fm ) une


base queconque de E. Soit A = {v1 , . . . , vn } une famille quelconque d’éléments
de E.
1. Soient α1 , . . . , αn ∈ K avec α1 ≠ 0.
On pose u = α1 v1 + ⋯ + αn vn et S = {u, v2 , . . . , vn }.
Montrer que sev⟨A⟩ = sev⟨S⟩.
Conclusion : le sev sev⟨v1 , . . . , vn ⟩ ne change pas si on remplace un vecteur
vi par un autre vecteur de la forme αvi + ∑j≠i αj vj avec α ≠ 0.
2. On suppose que E est de dimension finie. On considère la matrice L(A)
dont les lignes sont constituées par les coordonnées des vecteurs de A dans
la base B. Soient T1 , T2 et T3 des familles de vecteurs de E. On suppose que
les matrices L(T1 ), L(T2 ) et L(T3 ) sont obtenues en transformant la matrice
L(A) suivant les opérations élémentaires sur les lignes suivantes :

L(A) ÐÐÐÐÐÐÐ→ L(T1 )


Li ↔ Lj

L(A) ÐÐÐÐÐÐÐ→ L(T2 ), λ ≠ 0


λLi → Li

L(A) ÐÐÐÐÐÐ→ L(T3 ), i ≠ j


Li + αLj → Li

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(i) Montrer que sev⟨A⟩ = sev⟨T1 ⟩ = sev⟨T2 ⟩ = sev⟨T3 ⟩.


(ii) En déduire que si T est une famille de vecteurs de E dont la matrice
L(T) est obtenue à partir de L(A) à l’aide d’un nombre fini d’opérations
élémentaires sur les lignes, alors sev⟨A⟩ = sev⟨T ⟩.
3. On dit qu’une famille finie H de vecteurs de E est échelonnée si la matrice
L(H) est échelonnée. Montrer que si H est échelonnée alors H ∖ {0} est une
base du K-sev sev⟨H⟩.
4. En utilisant les résultats des questions 1., 2. et 3., En déduire ce qui suit :
(a) une méthode facile qui serve à déterminer rg(A) et une base du K-sev
sev⟨A⟩.
(b) une méthode facile qui serve à déterminer une base du K-sev sev⟨A⟩
extraite de A.
(c) une méthode facile qui serve à déterminer un supplémentaire de sev⟨A⟩
dans E.
(d) une méthode facile qui serve à compléter une famille libre A en une base
de E.
(e) une méthode facile qui serve à voir si les sev sev⟨A⟩ et sev⟨C⟩ sont en
somme directe ou non.

Exercice 21. Soit E un K-ev de dimension p et B une base de E. Soient


A = {u1 , . . . , un } une famille de vecteurs de E et v = (m1 , . . . , mn ) un vecteur
quelconque de E. Considérons le système d’équations linéaires suivant

(A∣v) ∶ x1 u1B + ⋯ + xn unB = vB

à p équations et n inconnues.
1. Montrer que
u ∈ sev⟨A⟩ ⇐⇒ (A∣u) est compatible

2. Montrer que

A est une famille libre ⇐⇒ (A∣0) admet une seule solution

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3. Montrer que

A est une famille liée ⇐⇒ (A∣0) admet au moins deux solutions

4. Montrer que

A est une famille génératrice de E ⇐⇒(A∣v) est compatible quelque soit


les paramètres m1 , . . . , mn

5. Montrer que

A est une base de E ⇐⇒(A∣v) admet une seule solution quelque soit
les paramètres m1 , . . . , mn

6. On appelle équations cartésiennes d’un sev F de E dans la base B la donné


d’un système (S) d’équations linéaires (nécessairement homogène) tel que

F = {v ∈ E/vB ∈ S},

c’est-à-dire :
v ∈ F ⇐⇒ vB est une solution de (S).

(i) On Suppose que F = sev⟨A⟩ est un sev de E. Par la méthode de Gauss on


cherche un système échelonné (T ) qui est équivalent à (A∣v).
Soit (S) le système d’équations linéaires dont les équations sont les conditions
de compatibilités du système échelonnée (T ).
(i) Dire pourquoi (S) est un système d’équations cartésiennes de F dans la
base B.
(ii) Montrer qu’il existe des vecteurs w1 , . . . , wd de E tels que

F = {mi1 w1 + ⋯ + mid wd /mi1 , . . . , mid ∈ K}

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où les scalaires mi1 , . . . , mid sont les inconnues secondaires du système (T ).
(iii) Montrer que (w1 , . . . , wd ) est une base de F . En particulier, on a dim F =
dim(E) − rg((T )) qui est égal au nombre d’inconnues secondaires de (T ).
(iv) Que peut-on dire si aucune inconnue n’est secondaire?

Exercice 22. Soit E un K-ev de dimension finie. Soient F1 et F2 deux sev de


E de base B1 et B2 . On note D = (B1 ∣B2 ) la famille obtenue en adjoignant
à B1 les éléménts de B2 .
1. Montrer que F1 + F2 = sev⟨D⟩.
2. Montrer que F1 et F2 sont en somme directe si et seulement si D est une
famille libre.
3. Montrer que E = F1 ⊕ F2 si et seulement si D est une base de E.
4. Les résultats des questions 2. et 3. restent-ils valables si on remplace D
par B1 ∪ B2 ?

Exercice 23. Déterminer le rang des familles de vecteurs de R4 :


1) A = {u, v, w} avec u = (1, 1, 1, 1), v = (1, −1, 1, −1) et w = (1, 0, 1, 1).
2) B = {u, v, w, t} avec u = (1, 1, 0, 1), v = (1, −1, 1, 0), w = (2, 0, 1, 1) et
t = (0, 2, −1, 1).

Exercice 24. Pour chacune des familles de R2 suivantes, dire si elle est
génératrice, libre ou elle constitue une base de R2
1)) A1 = {(1, 2), (2, 1), (3, 3)}.
2) A2 = {(1, 2)}.
3) A3 = {(0, 0), (2, 1), }.
4) A4 = {(1, 2), (2, 1)}.

Exercice 25. Dans E = R3 on considère les vecteurs u = (2, 1, 1), v = (1, 3, 1)


et w = (−2, 1, 3). Montrer que la famille A = (u, v, w) est une base de E et
déterminer les coordonnées du vecteur e = (1, 1, 1) dans cette base.

Exercice 26. Dans E = R2 [X] on considère les vecteurs P = X + 1, Q = X 2


et R = X 2 − X. Montrer que la famille A = (P, Q, R) est une base de E et
déterminer les coordonnées du vecteur S = aX 2 + bX + c dans cette base.

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Exercice 27. Soit E un espace vectoriel de dimension finie n et soient F et


G deux sous-espaces vectoriels de E tels que dim(F ) + dim(G) > n. Montrer
que F ⋂ G ≠ {0}.

Exercice 28. Soient les vecteurs u1 = (1, −1, i), u2 = (−1, i, 1) et u3 = (i, 1, −1)
de C3 .
1. Montrer que B = (u1 , u2 , u3 ) est une base du C-ev C3 .
2. Déterminer les coordonnées du vecteur u = (i, 2 + 3i, 1 − i) dans la base B.

Exercice 29. Soit E = R4 [X] et soit F = {(αX 2 βX +γ)(aX 2 +bX +c)/a, b, c ∈


R} où α, β, γ sont des réels donnés.
1. Montrer que F est un R-sev de E.
2. Déterminer suivant les valeurs de α, β, γ la dimension ainsi qu’une base
de F .
3. On pose H = {(X − 1)2 (aX 2 + bX + c)/a, b, c ∈ R} et G = {(X + 1)2 (aX 2 +
bX + c)/a, b, c ∈ R}.
(i) Déterminer une base de H et une base de G.
(ii) Déterminer une base de H + G.
(iii) Déterminer une base de H ∩ G.

Exercice 30. Soit E = R3 [X] et soit F = {(αX 2 + βX + γ)(aX + b)/a, b ∈ R}


où α, β, γ sont des réels donnés.
1. Montrer que F est un R-sev de E.
2. Déterminer suivant les valeurs de α, β, γ la dimension ainsi qu’une base
de F .
3. On pose H = {(X −1)2 (aX +b)/a, b ∈ R} et G = {(X +1)2 (aX +b)/a, b ∈ R}.
(i) Déterminer une base de H et une base de G.
(ii) Montrer que E = H ⊕ G.

Exercice 31. Dans E = R2 [X] on considère les vecteurs P1 , P2 et P3 tels que


P1 = X 2 , P2 = (X − 1)2 et P3 (X) = (X + 1)2 .
1. Déterminer les coordonnées de P1 et P2 dans la base canonique C =
(1, X, X 2 ) de E.
2. Calculer rg(P1 , P2 ) et en déduire que la famille {P1 , P2 } est libre.

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3. Montrer qu’on peut compléter la famille {P1 , P2 } en une base de E en


ajoutant le vecteur P3 .
4. Déterminer les coordonnées des vecteurs Q(X) = −3 et P (X) = 3X 2 + 1
dans la base B = (P1 , P2 , P3 ).

Exercice 32. On considère le corps K = Z/5Z et soit B = (v1 , v2 , v3 , v4 ) une


base quelconque du K-ev E = K 4 . Soit F le K-sev de E d’équations cartési-
ennes dans la base B le système suivant


⎪ x − y + z + 2t = 0



⎩ 2x + y + 3z − t = 0
1. Déterminer tous les vecteurs de F .
2. Déterminer une base C de F , dim(F ) et le cardinal de F .
3. Compléter C par des vecteurs de B en une base de E.

Exercice 33. On considère les R-sev de R3 suivants :


F = sev⟨u, v⟩ et G = sev⟨w, z⟩ où

u = (1, 1, 1), v = (2, −1, 0), w = (1, 0, 1), z = (−1, 2, 1, )

Déterminer une base de F + G.

Exercice 34. On considères les vecteurs u = (1, 0, −1, 2) et v = (2, 1, 1, 0) de


R4 . Déterminer des équations cartésiennes de F = sev⟨u, v⟩.

Exercice 35. On considère le R-sev F de R4 suivant :

F = {(a + b − c, 2a + b, a − c + d, b + 3c)/a, b, c, d ∈ R}

1. Déterminer une base de F .


2. En déduire que F = R4 .

Exercice 36. On considèrere la famille P = {p ∈ N/p est premier} et on pose


H = {ln(p)/p ∈ P }.
1. Montrer que H est une famille libre du Q-ev R.
2. En déduire que R est un Q-ev de dimension infinie.

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Exercice 37. Soient F1 , . . . , Fn des sev d’un K-ev E. Montrer que les condi-
tions suivantes sont équivalentes :
1. La somme F1 + ⋯ + Fn est directe.
2. ∀p ∈ {2, . . . , n}, (F1 + ⋯ + Fp−1 ) ⋂ Fp = {0}.
3. ∀u1 ∈ F1 , . . . , ∀un ∈ Fn : u1 + ⋯ + un = 0 Ô⇒ u1 = ⋯ = un = 0.

Exercice 38. Dans le C-ev C4 [X] on considère l’ensemble F = {P ∈ C4 [X]/P (0) =


P ′ (0) = P ′ (1) = 0}.
1. Montrer que F est un C-sev de C4 [X], et donner une base de F .
Montrer que le sev G = sev⟨1, X, 1 +X +X 2 ⟩ est un supplémentaire de F dans
C4 [X].

Exercice 39. On considère les deux familles de vecteurs de R4 suivantes :


A = {w1, w2 , w3 , w4 , w5 } où

w1 = (1, 1, 1, 3), w2 = (1, 2, −1, 2), w3 = (3, 4, 1, 8), w4 = (3, 5, −1, 7), w5 = (1, −1, 2, −2)

et C = {u1 , u2 , u3 } où

u1 = (2, 1, 4, 7), u2 = (2, 2, 0, 2), u3 = (3, 2, 2, 3), u4 = (3, 3, −2, −2).

Posons F = sev⟨A⟩ et G = sev⟨C⟩.


1. Déterminer une base du sev⟨A⟩.
2. Déterminer une base du sev⟨A⟩ extraite de A.
3. Trouver une base de F + G et une base de F ∩ G.
4. En déduire que F + G = R4 .
5. A-t-on F ⊕ G = R4 ?

Exercice 40. Soit K un corps commutatif quelconque. Montrer que K[X] est
de dimension infinie.

Exercice 41. Dans R3 on considère la famille A de vecteurs v1 = (1, 2, −1),


v2 = (2, 4, −2), v3 = (3, 1, 2) et v4 = (1, 1, −1).
Dans R4 on considère la famille D de vecteurs u1 = (1, 2, 3, 1), u2 = (2, 4, 1, 1)
et u3 = (−1, −2, 2, −1).

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1. Calculer rg(A) et en déduire rg(D).


2. Montrer que A est une famille génératrice de R3 qui n’est pas libre.
3. Montrer que D est une famille libre de R4 .
4. Déterminer une base de R3 extraite de A.
5. Compléter D en une base de R4 .
Exercice 42. Soit A = {P0 , . . . , Pn } une famille de polynômes de K[X]. On
suppose que deg(Pi ) = i pour tout i ∈ {0, . . . , n}.
1. En utilisant la définition, montrer que A est libre.
2. En déduire que A est une base de Kn [X].
3. En Considérons la base C = (X n , . . . , X, 1) de Kn [X] et la matrice L(D)
où D = {Pn , . . . , P0 }, calculer rg(A) et en déduire d’une autre façon que A
est une base de Kn [X].
4. En déduire que pour tout a ∈ K, la famille

B = (1, X − a, (X − a)2 , . . . , (X − a)n )

est une base de Kn [X].


5. On suppose que K est de caractéristique 0. Soit P ∈ Kn [X]. Déterminer
les coordonnées de P dans la base B.
6. Même question que 5. en supposons que K est un corps quelconque.
Exercice 43. Dans E = R2 [X] on considère les vecteurs P1 , P2 tels que
P1 = X 2 , P2 = (X − 1)2 . Soit F = sev⟨P1 , P2 ⟩.
1. Déterminer les coordonnées de P1 et P2 dans la base canonique C =
(1, X, X 2 ) de E.
2. Calculer rg(P1 , P2 ) et en déduire que la famille {P1 , P2 } est une base de
F.
3. Compléter la famille {P1 , P2 } en une base de E.
4. En déduire un supplémentaire de F dans E.
Exercice 44. Dans F (] − 1, 1[, R) on considère les vecteurs
√ √
1+x 1−x 1 x
f1 (x) = , f2 (x) = , f3 (x) = √ , et f4 (x) = √ .
1−x 1+x 1−x2 1 − x2
Quel est le rang de la famille A = {f1 , f2 , f3 , f4 }?

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Chapter 2

Espaces affines

Exercice 1. Soient E et F deux espaces affines quelconques et soit G un espace


vectoriel. Les propositions suivantes sont-elles vraies ou fausses ? Justifier.
1. Si A ∈ E alors {A} est un sous espace affine de E.
2. Un espace affine de dimension 0 est un point.
3. Un sous-espace vectoriel de G est un sous-espace affine de G.
4. Un sous-espace affine de G est un sous-espace vectoriel de G.
Ð

5. Un sous-espace affine de G passant par 0 est un sous-espace vectoriel de
G.
6. Soient H et T deux sous-espaces affines de E de même dimension. Si
H ⊆ T alors H = T
7. Si H est un sous-espace affine de E et si A et B sont deux points distincts
de H alors la droite (AB) est contenue dans H.
8. On suppose que dim(E) ≥ 1. Si A ∈ E alors il existe au moins une droite
D de E qui passe par A.
9. On suppose que dim(E) ≥ 2. Si A, B ∈ E alors il existe au moins un plan
P de E qui passe par A et B.
10. On suppose que dim(E) ≥ 2. Si D est une droite de E alors il existe au
moins un plan P de E qui contient D.
11. On suppose que dim(E) ≥ 2. Si D est une droite de E et A un point de E
qui n’appartient pas à D, alors il existe un unique plan P de E qui contient

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D et qui passe par A.


12. On suppose que dim(E) ≥ 2. Trois points alignés sont coplanaires.
13. On suppose que dim(E) ≥ 2. Si A ∈ E et D une droite de E alors A et D
sont coplanaires.
14. E × F est un espace affine.
15. L’image d’un sous-espace vectoriel de G par une translation est un sous-
espace vectoriel de G.

Exercice 2. Soit E un espace affine et soit F une partie non vide de E.


Ð

1. On suppose que F un sous espace affine de E de direction F et soit A un
point quelconque de F . Montrer que
ÐÐ→ ÐÐ→
{AM /M ∈ F } = {MN /M, N ∈ F }
Ð

et donc l’ensemble F ne dépend pas du point A.
Ð

2. On suppose que F un sous espace affine de E de direction F et soit A un
point de F . Montrer que
ÐÐ→ Ð→
M ∈ F ⇐⇒ AM ∈ F .

3. Montrer que F est un sous espace affine de E si et seulement si il existe


Ð
→ Ð
→ Ð→
A ∈ F et un sous-espace vectoriel G de E tel que F = A + G .
Ð

Dans ce cas, G est la direction de F .
4. En déduire que F est un sous-espace affine de E si et seulement si il existe
Ð→ ÐÐ→
un point A de F tel que l’ensemble G = {AM /M ∈ F } est un sous-espace
Ð

vectoriel de E .

Exercice 3. Soient E un ensemble non vide et F un espace vectoriel. Montrer


que E est un espace affine de direction F si et seulement si E est muni d’une
loi externe + qui à un couple (A, Ð

u ) de E × F associe un élément A + Ð

u de
E vérifiant les axiomes suivantes :
1. ∀A ∈ E, ∀Ð →
u ,Ð→
v ∈ F, A + (Ð

u +Ð→
v ) = (A + Ð

u)+Ð

v
2. ∀A, B ∈ E, ∃!Ð

u ∈ F, B = A + Ð

u
Dans ce cas, E est de direction F .

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Exercice 4. La partie E = {x ∈ R/x > 0} de R est-elle un sous-espace affine


de R?

Exercice 5.
1. Montrer que l’ensemble des solutions S d’un système d’équations linéaires
compatible à n inconnues (S) est un sous espace affine de Rn de direction
l’ensemble des solutions S0 du système homogène associé.
2. Généralement, si dim(E) = n, R = (A, B) un repère cartésien de E et (S)
un système d’équations linéaires compatible à n inconnues. Alors l’ensemble
F des points M = (x1 , . . . , xn )R tels que (x1 , . . . , xn ) ∈ S est un sous espace
Ð→
affine de E de direction F = {(x1 , . . . , xn )B /(x1 , . . . , xn ) ∈ S0 }.

Exercice 6. Soit E un espace affine.


1) Montrer que par deux points distincts de E, il passe une droite et une
seule.
2) Montrer que par trois points non-alignés de E, il passe un plan et un seul.

Exercice 7. Montrer que


Ð→ Ð→
1) les points A, B et C sont alignés si et seulement si la famille {AB, AC}
est liée.
2) les points A, B, C et D sont coplanaires si et seulement si la famille
Ð→ Ð→ Ð→
{AB, AC, AD} est liée.

Exercice 8. Montrer que


1. L’ensemble F = {(x, y, z, t) ∈ R4 /x+y = 1, 2x+y +z +t = 2 et x+y +2z −t = 1}
est un sous espace affine de R4 .

2. L’ensemble G = {(x − 2y + z − 1, y + z, 2x + 3y − z 2)/x, y, z ∈ R} est un sous
espace affine de R3 .

Exercice 9.
1. Montrer que l’ensemble

H = {P ∈ R3 [X]/4P (X) = P (X + 1) + XP ′ (X) + Q(X)}

est un sous espace affine de R3 [X] où Q(X) = 1 + X + 2X 2 .


2. Déterminer un repère cartésien H de H et la dimension de H.

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3. Soit P = aX 3 + bX 2 + cX + d ∈ H. Déterminer les coordonnées de P dans


le repère H.

Exercice 10.
Montrer que Si deux sous espaces affines d’un espace affine E sont parallèles,
alors ils sont disjoints ou égaux.

Exercice 11. Montrer que


i) Si F et G sont parallèles, alors F et G sont confondus ou bien leur inter-
section est vide.
ii) Si F est faiblement parallèle à G, alors F est contenu dans G ou F ne
rencontre pas G.

Exercice 12. Dans l’espace affine R3 muni de son repère canonique, montrer
que la droite D = D((1, 2, 0), Ð

u = (2, −1, 2)) est faiblement paralléle au plan
P ∶ 2x + 6y + z + 5 = 0 est perpendiculaire au plan P ′ ∶ −2x + y − 2z + 3 = 0.

Exercice 13. Dans l’espace affine R3 muni de son repère canonique, montrer
que le plan P ∶ 2x+6y+z+5 = 0 est perpendiculaire au plan P ′ ∶ −2x+y−2z+3 =
0.

Exercice 14.
1) Donner une équation de la droite D de R2 passant par P = (1, 3) dirigé
par Ð

u = (3, 5).
2) Donner une équation de la droite D′ de R2 passant par P = (1, 3) et
Q = (4, 2).
3) Déterminer l’angle que fait la droite D avec la droite D′ .

Exercice 15. Soit F le sous-espace affine de R3 passant par le point A(1, −1, 2)
est dont l’espace directeur est engendré par les vecteurs Ð

u = (1, 2, 3) et Ð

v =
(−1, −2, 1). Donnez un système d’équations cartésiennes de F .

Exercice 16. Soit E un K-espace affine quelconque.


1) Déterminer la composée de deux homothéties de E.
2) Déterminer la composée d’une homothétie de E et d’une translation de E.

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3) La composée de deux translations


4) Montrer que l’ensemble T des translations et des homothéties de E est
un groupe, généralement non commutatif, pour la loi ○ de composition des
applications.
5) Soit A un point fixée de E. Montrer que l’ensemble H des homothéties de
E de centre A est un sous-groupe commutatif de T .

Exercice 17. Soit E un espace affine euclidien.


1) Montrer que les translations conserve les distances.
2) Montrer que les homothéties de rapport k multiplient les distances par ∣k∣.
3) Montrer que les translations et les homothéties conservent les barycentres.

Exercice 18. Déterminer hk,(a,b) (C((c, d), r)) et t(a,b) (C((c, d), r)).

Exercice 19. Soit E un espace affine quelconque.


1. Montrer que l’image d’un sous espace affine de E par une translation de E
est un sous espace affine de E parallèle à ce sous-espace affine.
2. Montrer que l’image d’un sous espace affine de E par une homothétie de
E est un sous espace affine de E parallèle à ce sous espace affine.

Exercice 20.
1) On considère le corps K = Z/2Z muni de sa structure d’espace affine
canonique.
a) On considère les points A = (0, 0), B = (1, 0) et C = (0, 1) de l’espace
affine E = K 2 et soit F = {A, B, C}.
i) Montrer que les droites (AB), (AC) et (BC) sont contenues dans F .
ii) Montrer que F n’est pas un sous-espace affine de E.
2) Montrer que la réunion de deux sous-espaces affines de K est un sous-
espace affine de K.
3) Soit E un K-espace affine. Montrer que deux points distincts quelconques
de E n’ont jamais de milieu.

Exercice 21. Soit K un corps qui contient au moins trois éléménts et soit E
un K-espace affine.

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1) Soit F un sous-ensemble non vide de E. Montrer que F est un sous-espace


affine de E si et seulement si (AB) ⊆ F pour tous points A, B ∈ F .
2) Soient E1 et E2 deux sous-espaces affines de E. Montrer que E1 ⋃ E2 est
un sous-espace affine de E si et seulement si E1 ⊆ E2 ou E2 ⊆ E1 .

Exercice 22. Soient les points pondérés (Ai , λi )1⩽i⩽k avec ∑ki=1 λi ≠ 0. Montrer
ÐÐ→ Ð →
qu’il existe un unique point G ∈ E tel que ∑ki=1 λi GAi = 0 . Dans ce cas on a
ÐÐ→
Ð→ ∑ki=1 λi OAi
OG = .
∑i=1 λi
k

où O est un point quelconque.

Exercice 23. (Bases affines)


Soit E un espace affine de direction F .
1. Une famille (M1 , ..., Mn ) de points de E est dite affinement génératrice
lorsque tout point de E peut s’exprimer comme barycentre des Mi .
Montrer que (M1 , ..., Mn ) est affinement génératrice si et seulement si la
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
famille de vecteurs (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est génératrice.
2. Une famille (M1 , ..., Mn ) de points de E est dite affinement libre lorsqu’aucun
des points Mi ne peut s’exprimer comme barycentre des autres points.
Montrer que (M1 , ..., Mn ) est affinement libre si et seulement si la famille de
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
vecteurs (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est libre.
3. Une famille (M1 , ..., Mn ) de points de E est dite une base affine lorsqu’elle
est affinement génératrice et libre.
a) Montrer que si (A0 , ..., Am ) est une base affine de E de dimention m, alors
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
(A0 , A0 A1 , A0 M2 , . . . , A0 Am ) est un repère cartésien de E.
b) Réciproquement, si (A, Ð 1 u→, . . . , Ð
m

u ) est un repère cartésien de E, alors en
posant Ai = A + Ð
u→i , la famille (A, A1 , . . . , Am ) est une base affine.

””Ainsi, une base affine fournit naturellement des repères


cartésien””

4. Soit (A0 , ..., Am ) est une base affine de E et soit M un point de E. Si M


est le barycentre des (Ai , λi ), on dit que (λ0 , . . . , λm ) sont les coordonnées

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barycentriques du point M dans la base affine (A0 , ..., Am ).


a) Montrer que si (λ0 , . . . , λm ) et (α0 , . . . , αm ) sont des coordonnées barycen-
triques de M alors il existe β ∈ R⋆ tel que (λ0 , . . . , λm ) = β(α0 , . . . , αm ).
b) Il y a unicité des coordonnées barycentriques si on impose ∑ λi = 1. Dans
ce cas les coordonnées sont dites normalisées.

””Ainsi, on peut repérer les points de E de manière différente


que le repérage en coordonnées cartésiennes””

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Chapter 3

Les applications linéaires

Exercice 1. Soit f une application de E dans F . Parmis les applications ci-


dessous, trouver celles qui sont linéaires. Puis, pour ces dernières, déterminer
le noyau et l’image et préciser si elles sont injectives, surjectives ou bijectives.
(1) E = F = R, f (x) = cos(x).
(2) Soit (a, b) ∈ R2 donné. E = F = R, f (x) = ax + b.
(3) E = R2 , F = R3 , f (x, y) = (x − y, x + y, xy).
(4) E = R3 , F = R2 , f (x, y, z) = (x − y, x − y + z).
(5) E = R2 , F = R3 , f (x, y) = (2x, x + y, y).

Exercice 2. Soit f ∶ R2 [X] Ð→ R3 définie par f (P ) = (P (−1), P (0), P (1)).


Montrer que f est un isomorphisme.

Exercice 3. Soit f ∶ R2 [X] Ð→ R[X] définie par f (P ) = (X + 1)P ′ + P .


1. Montrer que f est linéaire.
2. Montrer que R2 [X] est stable par f .
3. Montrer que l’application g induite par f à R2 [X] est un automorphisme
et calculer g −1 .

Exercice 4. Soit f ∶ R2 [X] Ð→ R3 définie par f (P ) = (P (0), P ′ (1), P ′′ (2)).


1. Montrer que f est linéaire et déterminer ker(f ).
2. En déduire que f est un isomorphisme et déterminer son isomorphisme
réciproque.

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Exercice 5. Soient E et F deux K-ev et B = {u1, . . . , un } une base de E.


Soient v1 , . . . , vn n vecteurs quelconque de F . En utilisant les projections
pi ∶ E Ð→ kui , montrer qu’il existe une unique application linéaire
f ∶ E Ð→ F telle que

f (u1 ) = v1 , . . . , f (un ) = vn .

Exercice 6. Dans E = R2 on considère les vecteurs u1 = (1, 2), u2 = (−1, 2), u3 =


(1, 6), v1 = (1, −1), v2 = (0, 3), v3 = (1, 0), w1 = (1, 3), w2 = (−1, 0), w3 = (1, 6).
Soit A = {u1 , u2 , u3 }.
1. Montrer que A est une famille génératrice du R-ev E.
2. Vérifier que u3 = 2u1 + u2 et en déduire que A n’est pas une base de E.
3. Montrer qu’il existe une unique application linéaire f ∶ E Ð→ E telle que

f (u1 ) = w1 , f (u2 ) = w2 , f (u3 ) = w3 .

4. Montrer qu’il n’existe pas d’application linéaire f ∶ E Ð→ E vérifiant

f (u1 ) = v1 , f (u2 ) = v2 , f (u3 ) = v3 .

5. Soient E et F deux K-espaces vectoriels et soient G = {ui /i ∈ I} une


famille génératrice de E et H = {vi /i ∈ I} une famille quelconque de vecteurs
de E de même cardinalité que G.
(i) Donner une condition nécessaire et suffisante sur les vecteurs vi pour qu’il
existe une application linéaire

f ∶ E Ð→ F vérifiant f (ui ) = vi , ∀i ∈ I.

(ii) Dire pourquoi si f existe elle est unique.

Exercice 7.
1. Montrer qu’il existe une application linéaire unique f de R3 dans R2 telle
que :
f (1, 0, 0) = (0, 1), f (1, 1, 0) = (1, 0), f (1, 1, 1) = (1, 1).

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2. Déterminer le noyau et l’image de f .

Exercice 8. Soit n ∈ N.
1. Montrer qu’il existe une unique application linéaire f ∶ Kn [X] Ð→ Kn [X]
telle que
f (X i ) = (iX + 1)i , 0 ≤ i ≤ n.

2. Montrer que f est un automorphisme de Kn [X].

Exercice 9. Soit K un corps commutatif quelconque et n ∈ N∗ .


1. Soient a1 , . . . , an des éléments non tous nuls de K. En utilisant le résultat
de l’exercice 5 (voir aussi cours III), montrer que l’ensemble S des solutions
du système homogène

(S) ∶ a1 x1 + ⋯ + an xn = 0

est un sev de dimension n − 1 de K n , c’est-à-dire S est un hyperplan de K n .


2. Réciproquement, Soit H un hyperplan quelconque de K n .
(i) Montrer l’existence d’une application linéaire f ∶ K n Ð→ K telle que
H = ker(f ).
(ii) En déduire l’existence d’une famille d’éléments a1 , . . . , an non tous nuls
de K tels que H est l’ensemble des solutions du système homogène

a1 x1 + ⋯ + an xn = 0.

Exercice 10. Soit f ∶ E Ð→ F une application linéaire et soit A une famille


finie de E.
1. Montrer que rg(f (A)) ≤ rg(A).
2. Montrer que si f est bijective alors rg(f (A)) = rg(A).

Exercice 11. Soit E un K-ev de dimension n et F un K-ev de dimension m.


Soit f ∶ E Ð→ F une application linéaire. Alors
1. rg(f ) ≤ n avec égalité si et seulement si f est injective.
2. rg(f ) ≤ m avec égalité si et seulement si f est surjective.
3. Soit α ∈ K, α ≠ 0. On a rg(αf ) = rg(f ).

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Exercice 12. Soit E un K-ev de dimension finie et soient f et g deux endo-


morphismes de E. Alors
1. ∣rg(f ) − rg(g)∣ ≤ rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g).
2. rg(f ○ g) ≤ min(rg(f ); rg(g))
3. Si f est injectif alors rg(f ○ g) = rg(g).
4. Si g est surjectif alors rg(f ○ g) = rg(f ).

Exercice 13.
1. Soit E et F deux K-ev de même dimension n. Soit f ∶ E Ð→ F une
application linéaire. En uilisant le théorème du rang montrer les équivalences
suivantes :
(a) f est injective.
(b) f est surjective.
(c) f est bijective.
2. Donner un exemple montrant que le résultat de la question 1. est en général
faux en dimension infinie.

Exercice 14. Soit E un K-ev de dimension n et F un K-ev de dimension m.


Montrer que dim(L (E, F )) = nm.

Exercice 15. Soit K un corps quelconque et soit E = K[X]. Pour tout n ∈ N


et tout P = a0 + a1 X + ⋯ + am X m ∈ K[X], on pose

P {0} = P, P {1} = P ′

et si n ≥ 2
m
i
P {n} = ∑ ( )ai X i−n
i=n n

où (ni ) est le coefficient binomial, il est defini de la manière récurrente suiv-
ante :
m m m
( ) = 1, ( ) = 1, ( ) = m
0 m 1
et
m m−1 m−1
( )=( )+( )
n n n−1

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dite formule de Pascal.


P {n} est appelé l’hyperdérivée d’ordre n de P . On considère l’application suiv-
ante

fn ∶E Ð→ E
P z→ P {n}

1. Montrer que fn est un endomorphime de E.


2. On Considère le monôme Q = X m . Soit a ∈ K. Montrer que
(i)
m
Q{i} (X) = ( )X m−i pour tout i≤m
i
et
Q{s} (X) = 0 pour tout s > m.

(ii) Q{i} (a) = (mi)am−i pour tout i ≤ m et Q{i} (a) = 0 pour tout i > m.
i=0 ( i )a
(iii) Q = ∑m (X − a)i .
m m−i

(vi) Q = ∑si=0 Q{i} (a)(X − a)i pour tout s ≥ m.


3. En déduire que pour tout a ∈ K et tout P = a0 + a1 X + ⋯ + am X m ∈ K[X],
on a
m
P (X) = ∑ P {i} (a)(X − a)i .
i=0

C’est la formule de Taylor de P .

Exercice 16. Soit f ∈ L(E). Montrer que :


1. ker(f n ) ⊆ ker(f n+1 ) et Im(f n+1 ) ⊆ Im(f n ) ∀n ∈ N.
2. ker(f ) = ker(f 2 ) ⇐⇒ ker(f ) ⋂ Im(f ) = {0E }

Exercice 17. Soit E = Rn et f ∈ L(Rn ) telle que f 2 − 3f + IdE = 0.


1. Montrer que f est un automorphisme et déterminer son automorphisme
réciproque en fonction de f et IdE .
2. Existe-t-il u ∈ E tel que f (u) = 2u?

Exercice 18. Soit f ∈ L(Rn ) telle que f 2 = f . Montrer que E = ker(f ) ⊕ Im(f ).

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Exercice 19. On considère les fonctions réelles f et g définies par :

∀x ∈ R, f (x) = ex , g(x) = e−x .

Soit E le sous-espace vectoriel de F (R, R) engendré par f et g.

E = sev⟨f, g⟩.

1. Déterminer une base et la dimension de E.


2. Soit ψ ∶ E Ð→ R2 l’application linéaire définie par ψ(h) = (h(0), h(1)).
Montrer que ψ est bijective.
3. Soit ϕ ∶ E Ð→ F (R, R) l’application linéaire définie par ϕ(h) = h′ la
dérivée de h.
a) Montrer que E est stable par ϕ.
b) Soit φ ∶ E Ð→ E l’application induite par ϕ à E. Calculer φ2 . En déduire
que φ est un automorphisme.

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Chapter 4

Matrices

Exercice 1. On considère les matrices suivantes

⎛1 2 3⎞
⎜ ⎟
⎛ 1 2 3 4⎞ ⎛0 3 1 1 ⎞ ⎜−1 5 3⎟
A= ;B = ;C = ⎜



⎝−1 5 3 4⎠ ⎝2 −5 3 −2⎠ ⎜0 2 4⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠

Calculer A + B, 2A, AC.

Exercice 2. Soient A ∈ Matn,m (K), A = (Aij ) 1≤i≤n , B = (e1 , . . . , em ) la base


1≤j≤m
canonique de K m et D = (f1 , . . . , fn ) la base canonique de K n . Montrer que
MatD (fi )T A MatB (ej ) = Aij .

Exercice 3. Soit A = diag(a1 , . . . , am ) une matrice diagonale. Montrer An =


diag(an1 , . . . , anm ).

Exercice 4. Montrer que si AB = BA alors Am B m = (AB)m pour tout entier


naturel m.

Exercice 5.
1. Montrer que (An )T = (AT )n .
⎛0 2 3⎞ ⎛0 0 3⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2. Soit A = ⎜0 0 3⎟ et B = ⎜0 0 3⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 0 ⎠ ⎝ 0 0 0⎠

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Calculer A3 et B 2 .
3. Montrer que si A est une matrice triangulaire (supérieure ou inférieure)
à diagonale nulle d’ordre m alors Am = 0.

⎛ 0 1⎞
Exercice 6. Soit A = . Montrer par récurrence que pour tout n ∈ N :
⎝−2 3⎠

⎛ 2 − 2n 2n − 1 ⎞
An = .
⎝2 − 2n+1 2n+1 − 1⎠

Exercice 7. Soit A une matrice carrée d’ordre n à coefficient dans un corps


K. On suppose que

Am = am−1 Am−1 + ⋯ + a1 A + a0 In

où a0 , . . . , am−1 ∈ K avec a0 ≠ 0.


Montrer que A est inversible et déterminer son inverse.

Exercice 8. Soient A, B ∈ Mn (K) où K est un corps quelconque. On suppose


que AB = BA. Montrer que pour tout m ∈ N on a
m
m
(A + B)m = ∑ ( )Ak B m−k
k=0 k

où (m)
k sont les coefficients binomiaux et sont définis par la relation de récur-
rence suivante :
m m m
( ) = 1, ( ) = 1, ( ) = m
0 m 1
et
m m−1 m−1
( )=( )+( )
k k k−1
dite formule de Pascal.

Remarque. Si la caractéristique de K est nulle, alors


m m!
( )= .
k k!(m − k)!

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Exemple : supposons que K = Z/7Z.


On veut calculer (52) et (12
3
).
On a 2 < 7 et 5 − 2 = 3 < 7, donc 2! ≠ 0 et 3! ≠ 0, par suite
5 5!
( )=
2 2!3!
or (2!)−1 = 2−1 = 4 et (3!)−1 = 6−1 = 6, 5! = 5 × 4 × 3 × 2 = (−2) × 4 × (−1) = 8 = 1.
Donc
5
( ) = 1 × 4 × 6 = 4 × (−1) = −4 = 3.
2
3 ) on ne peut pas le calculer comme on a fait pour (2), car on a
Pour (12 5

12 − 3 = 9 > 7, et donc 9! = 0. Pour calculer (12)


3 on doit utiliser la formule de
Pascal.
On a (12 ) (12) (11) (12) (11) (11) (10)
3 = 2 + 2 = 1 + 1 + 1 + 1 = 12 + 11 + 11 + 10 = 2.

⎛2 0 1⎞ ⎛0 0 1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
Exercice 9. Soient B = ⎜0 2 1⎟ et N = ⎜0 0 1⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠ ⎝ 0 0 0⎠
(i) Montrer que N 2 = 0 et que B − N = 2I3 .
(ii) Déterminer B n en remarquons que B = 2I3 + N et N × (2I3 ) = (2I3 ) × N.

Exercice 10. Montrer les résultas suivants


1. (A + B)T = AT + B T
2. (αA)T = αAT .
3. (AB)T = B T AT .

Exercice 11. Soient A une matrice carrée d’ordre n,

⎛ x1 ⎞ ⎛b1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ x2 ⎟ ⎜b2 ⎟
X =⎜
⎜ ⎟
⎟ et B = ⎜
⎜ ⎟

⎜ ⋮ ⎟ ⎜⋮⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝xn ⎠ ⎝bb ⎠

Soit (H) le système d’équations linéaires homogène dont l’écriture matricielle


AX = 0 et (S) le système d’équations linéaires dont l’écriture matricielle

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AX = B.

Montrer que A est inversible ⇐⇒H = {(0, . . . , 0)}


⇐⇒(S) a une seule solution

Exercice 12. Soient A, B ∈ Mn (K). Alors on a les résultas suivants


1. Montrer que l’inverse de A s’il existe elle est unique.
2. Montrer que (A−1 )−1 = A.
3. Montrer que
AB = In ⇐⇒ BA = In .

4. Montrer que si A et B sont inversible alors la matrice AB est inversible


et on a (AB)−1 = B −1 A−1 .
5. Montrer que si A est inversible alors la matrice AT est inversible et on a
(AT )−1 = (A−1 )T .
6. Montrer que si A est inversible alors la matrice Am est inversible pour
tout m ∈ N et on a (Am )−1 = (A−1 )m .

Exercice 13. Soient T1 (K) = {A ∈ Mn (K)/A est triangulaire supérieure} et


T2 (K) = {A ∈ Mn (K)/A est triangulaire inférieure} et soit D(K) = {A ∈
Mn (K)/A est diagonale}
1. Montrer que T1 (K) est un K-sev de Mn (K).
2. Déterminer une base de T1 (K).
3. En déduire la dimension de T1 (K).
4. Soit f l’endomorphisme

f ∶ Mn (K) Ð→ Mn (K)
A z→ AT

(i) Montrer que f est un automorphisme de Mn (K).


(iii) Montrer que f (T1 (K)) = T2 (K).
(iii) En déduire une base et la dimension de T2 (K).

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5. Montrer que T1 (K) + T2 (K) = Mn (K).


6. Montrer que T1 (K) ∩ T2 (K) = D(K).
7. En déduire que D(K) est un K-sev de Mn (K) et déterminer sa dimension.
8. Déterminer une base de D(K).

Exercice 14. Soient

S(K) = {A ∈ Mn (K)/AT = A}

l’ensemble des matrices symétriques et

A(K) = {A ∈ Mn (K)/AT = −A}

l’ensemble des matrices antisymétriques.

D(K) = {A ∈ Mn (K)/A est diagonale}

T1 (K) = {A ∈ Mn (K)/A est triangulaire supérieure}


T0 (K) = {A ∈ Mn (K)/A est triangulaire supérieure à diagonale nulle}

1. Montrer que S(K), A(K) et T0 (K) sont des K-sev de Mn (K).


2. Montrer que T1 (K) = T0 (K) ⊕ D(K). En déduire la dimension de T0 (K)
et une base de T0 (K).
3. Déterminer une base de S(K) et En déduire sa dimension.
4. Montrer que Mn (K) = S(K) ⊕ T0 (K).
5. On suppose que K n’est pas de caractéristique 2.
(i) Montrer que Mn (K) = S(K) ⊕ A(K).
(ii) En déduire la dimension de A(K).
(iii) Déterminer une base de A(K).
6. On suppose que K est un corps de caractéristique 2. Montrer que S(K) =
A(K) et en déduire la dimension de A(K).

Exercice 15. On suppose que AB = BA.


(i) Montrer que
n−1
∀n ∈ N⋆ ∶ An − B n = (A − B) ∑ Ak B n−1−k .
k=0

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(ii) En déduire que


n−1
pour tout entier impair n ∶ An + B n = (A + B) ∑ (−1)n−1−k Ak B n−1−k .
k=0

Exercice 16. Soit A ∈ Mn,m (K), Q ∈ GLn (K) et P ∈ GLm (K). Posons
B = Q−1 AP . Montrer que A est B peuvent être interpréter comme matrices
d’une même application linéaire f . endéduire que rg(A) = rg(B).

Exercice 17. Soit α, λ ∈ K, λ ≠ 0. On considère les matrice suivantes

Tij (α) = In + αEij , i ≠ j

Di (λ) = λEii + In − Eii


∆ij = Eij + Eji + In − Eii − Ejj
1) Pour n = 4, déterminer T23 (2), T23 (2), D3 (2), D2 (5), ∆23 et ∆42 .
2) Montrer que TijT = Tji , Di (λ)T = Di (λ) et ∆Tij = ∆ij .
3) Soit A ∈ Mn,m (K). On considère les opérations élémentaires sur les lignes
suivantes :
ÐÐÐÐÐÐÐ→ Oij (A)
Li ↔ Lj
Oij ∶ A
Oi(λ) ∶ A ÐÐÐÐÐÐÐ→ Oi (λ)(A),
λLi → Li
λ≠0
Oij (α) ∶ A ÐÐÐÐÐÐ→ Oij (α)(A), i ≠ j
Li + αLj → Li

a) Montrer que Oij (In ) = ∆ij , Oi (λ)(In ) = Di (λ) et Oij (α)(In ) = Tij (α).
b) Pour n = 4, retrouver T23 (2), T23 (2), D3 (2), D2 (5), ∆23 et ∆42 .
4) Montrer Oij (A) = ∆ij A, Oi (λ)(A) = Di (λ)A et Oij (α)(A) = Tij (α)A.
5) Montrer que les matrices Tij (α), Di (λ) et ∆ij sont inversible et déterminer
leurs inverses.
6) On considère la matrice augmentéé

B = [A∣In ]

On utilise les opérations élémentaires O1 , . . . , Os sur les lignes de B pour


trouver une matrice de la forme

[H∣D]

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où H est de la forme


⎛Ir 0⎞
H= .
⎝ 0 0⎠
a) Montrer que Os (In )⋯O1 (In )A = H et Os (In )⋯O1 (In ) = D.
b) En déduire que :
(i) DA = H.
(ii) rg(A) = r.
(iii) Si A ∈ Mn (K), alors A est inversible si et seulement si H = In .
(iv) Si A ∈ Mn (K) et si A est inversible alors A−1 = D.
c) Application: Soit
⎛2 1 −4⎞
⎜ ⎟
A = ⎜3 3 −5⎟
⎜ ⎟
⎝4 5 −2⎠
Déterminer A−1 .

Exercice 18. Soit α, λ ∈ K, λ ≠ 0.


2) Soit A ∈ Mn,m (K). On considère les opérations élémentaires sur les
colonnes suivantes :

ÐÐÐÐÐÐÐ→ OCij (A)


Li ↔ Lj
OCij ∶ A
OCi (λ) ∶ A ÐÐÐÐÐÐÐ→ OCi(λ)(A),
λLi → Li
λ≠0
OCij (α) ∶ A ÐÐÐÐÐÐ→ OCij (α)(A), i ≠ j
Li + αLj → Li

Montrer que OCij (Im ) = ∆ij , OCi(λ)(Im ) = Di (λ) et OCij (α)(Im ) = Tij (α)T =
Tji (α).
3) Montrer Oij (A) = A∆ij , Oi(λ)(A) = ADi (λ) et Oij (α)(A) = ATji (α).
5) On considère la matrice augmentéé

B = [A∣In ]

On utilise les opérations élémentaires OC1, . . . , OCs sur les colonnes de B


pour trouver une matrice de la forme

[H∣D]

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où H est de la forme


⎛Ir 0⎞
H= .
⎝ 0 0⎠
a) Montrer que AOC1 (Im )⋯OCs (Im ) = H et OC1 (Im )⋯OCs (Im ) = D.
b) En déduire que :
(i) AD = H.
(ii) rg(A) = r.
(iii) Si A ∈ Mn (K), alors A est inversible si et seulement si H = In .
(iv) Si A ∈ Mn (K) et si A est inversible alors A−1 = D.
c) Application: Soit
⎛2 1 −4⎞
⎜ ⎟
A = ⎜3 3 −5⎟
⎜ ⎟
⎝4 5 −2⎠
Déterminer A−1 .

Exercice 19. Soit A ∈ Mn,m (K).


1) Montrer que ∃P ∈ GLn (K) telle que P A = H où H ∈ Mn,m (K) de la
forme
⎛Ir 0⎞
H= .
⎝ 0 0⎠

2) En déduire que rg(A) = rg(AT ).

Exercice 20. Soient f et g les deux endomorphismes de K 2 définis par

f (x, y) = (2x − y, x + 3y) et g(x, y) = (2y, x + 2y).

1. Déterminer les matrices de f et g dans la base canonique de K 2 .


2. Déterminer les applications linéaires f + g, g ○ f , f ○ g et f ○ f ainsi que
leurs matrices dans la base canonique de K 2 .

Exercice 21. Dans l’espace vectoriel R3 on considère les vecteurs u1 = (1, 0, 1), u2 =
(0, 1, 1), u3 = (1, 1, 0), v = (−1, 3, 2)
1. Montrer que C = (u1 , u2 , u3 ) est une base de R3 .

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2. Déterminer les coordonnées de v dans la base canonique B = (e1 , e2 , e3 ) de


R3 .
3. Déterminer les coordonnées de v dans la base C.

Exercice 22. Soit g l’application linéaire de E = R3 dans F = R4 définie par

g(x, y, z) = (−x + y, x − y, −x + z, −y + z)

Soient B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de E et C = (f1 , f2 , f3 , f4 ) la base


canonique de F .
1. Déterminer la matrice de g dans les bases B et C.
2. Déterminer ker(g) et Im(g).
3. Montrer que B ′ = (e1 + e2 + e3 , e1 − e2 , e3 ) est une base de E et C ′ =
(f1 , f2 , g(e1 ), g(e2 )) est une base de F .
4. Déterminer la matrice de g dans les bases B et C ′ .
5. Déterminer la matrice de g dans les bases B ′ et C.
6. Déterminer la matrice de g dans les bases B ′ et C ′ .

⎛1 2 ⎞
Exercice 23. Soit A = et f l’application de M2 (R) dans M2 (R)
⎝−2 0 ⎠
définie par f (M) = AM.
1. Montrer que f est linéaire.
2. Déterminer la matrice de f dans la base canonique de M2 (R).

Exercice 24. Soit E = Rn [X] et B la base canonique de E. Soit f ∶ E Ð→ E


l’application linéaire définie par f (P ) = P (X + 1).
1. Déterminer MatB (f ).
2. Montrer que f est inversible d’inverse l’application g ∶ E Ð→ E définie par
g(P ) = P (X − 1).
3. En déduire que la matrice MatB (f ) est inversible, et calculer son inverse.
4. Remplacer R par un corps quelconque K et 1 par a ∈ K.

Exercice 25. Montrer que le rang d’une matrice A est égal à celui du système
homogène associé.

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Chapter 5

Déterminants de matrices et
applications

Exercice 1. Calculer les déterminants suivants :


RR R RR R
RR RR RR RR RR 1 −1 −2 3 RRR RR 3 −1 2 0 RRR
RR1 −1 −2RRR RR1 −1 −2RR R
RR R
R R
RR RR
RR RRR RR RR RR−1 4 2 1 RRR RR−2 4 2 2 RRR
R R R R RRR RR RRR
A = RRRR0 4 2 RRR B = RRRR2 4 2 RRRR C = RRRR RR D = RRR R
RR RR RR RR RR 5 1 3 −2RR RR 1 1 2 −2RRR
RR RR RR RR RR RR RR RR
RRR0 0 3 RRR RRR3 5 3 RRR RRR RRR RRR R
RR 3 1 0 −2RR RR 4 5 1 0 RRRR
R R R R
Exercice 2.
1. Montrer que si A ∈ Mn (Z), alors det(A) ∈ Z.
2. Sachant que

1620 = 14 × 120, 2016 = 14 × 144, 2184 = 14 × 156, 2478 = 14 × 177

Montrer, sans le calculer, que le détreminant suivant est divisible par 14 :


RR R
RR1
RR 6 −2 0RRRR
RRR RR
R2 0 −1 6RRRR
D = RRRR RR
RR2
RRR 1 −8 4RRRR
RR
RR R
RR2
R 4 −7 8RRRR

Exercice 3. Soient x0 , . . . , xn ∈ K et P (X) ∈ K[X] un polynôme unitaire de


degré n. On considère la matrice suivante appelée matrice de Vandermonde

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:
⎛1 x0 x20 . . . xn0 ⎞
⎜ ⎟
⎜1 x1 x21 . . . xn1 ⎟
V (x0 , . . . , xn ) = ⎜



⎜⋮ ⋮ ... ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⎟
⎝1 xn x2n . . . xnn ⎠
1. Montrer que
RR R
RR1 x0 x20
RRR . . . xn−1 P (x0 ) RRRR
0
RR
RR1 x x2 P (x1 ) RRRR
R
det(V (x0 , . . . , xn )) = RRRR
. . . xn−1
1
RR
⋮ RRRR
1 1
RRR ⋮ ⋮
RRR RR
⋮ ... ⋮
RR1 xn x2 R
RR n . . . xn−1
n P (xn )RRRR

2. En déduire la valeur de det(V (x0 , . . . , xn )) (indication : considérer le


polynôme P (X) = (X − x0 )⋯(X − xn−1 )).
3. Donner une condition nécessaire et suffisante pour que la matrice V (x0 , . . . , xn )
soit inversible.

Exercice 4. Soit E = Dn (K) l’espace vectoriel des matrices diagonales d’ordres


n. Soit D ∈ E une matrice dont les coefficients diagonaux sont deux-à-deux
distincts. Démontrer que B = (In , D, D 2 , . . . , D n−1 ) est une base de E.

Exercice 5. Soit A ∈ Mn (Q) une matrice inversible. Montrer que A−1 ∈


Mn (Q).

Exercice 6. Soit A ∈ Mn (C) et soit A la matrice dont les coefficients sont


les conjugués de ceux de A. Montrer que det(A) = det(A).

Exercice 7. Soit A ∈ Mn (K) et α ∈ K. Montrer que det(αA) = αn det(A).

Exercice 8. Soit C = ((4, 0, 4), (2, 5, 1), (3, 10, 2)) une famille de vecteurs de
K 3.
1. Calculer detB (C) où B est la base canonique de K 3 .
2. Doner une condition nécessaire et suffisante pour que C soit une base de
K 3.

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Exercice 9. Soit a, b ∈ R. Calculer le déterminant suivant :


RRR RR
RRa b ⋯ b RRR
RR R
RR b a ⋱ ⋮ RRR
RRR RRR
Dn = RR R
RR ⋮ ⋱ ⋱ b RRR
RR RR
RR R
RRR b ⋯ b aRRRR
R R

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Chapter 6

Diagonalisation des matrices

Exercice 1. Déterminer les polynômes caractéristiques et les valeurs propres


des matrices suivantes sur R puis sur C :

⎛3 −1 1⎞ ⎛ 3 2 −2⎞ ⎛ 13 −5 −2⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎛ 1 1⎞
A = ⎜2 0 1⎟ B = ⎜−1 0 1 ⎟ C = ⎜−2 7 −8⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
D=
⎝−1 1⎠
⎝1 −1 2⎠ ⎝1 1 0⎠ ⎝−5 4 7 ⎠

Exercice 2. Soit
⎛1 2 3 14⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 5 7⎟
A=⎜



⎜0 0 2 7⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 2⎠
A est-t-elle diagonalisable sur R, sur C?

Exercice 3. Etudier les possibilités de diagonalisation sur R des matrices


suivantes
⎛ 5 2 −3⎞ ⎛ 2 −4 4⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
A=⎜0 4 0⎟ B = ⎜−4 −8 4⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝−1 −2 7 ⎠ ⎝ 4 4 3⎠

⎛−1 −3 1 7⎞
⎛1 1 0⎞ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜−3 −1 7 1⎟
C = ⎜−1 8 9 ⎟ ⎜
D=⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎟
⎜−9 9 −7 3⎟
⎝ 0 −3 −3⎠ ⎜ ⎟
⎝−3 3 −9 5⎠

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Exercice 4.
1. Montrer que la matrice

⎛−1 1 0 ⎞
⎜ ⎟
A = ⎜ 0 −1 1 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 1 0 −1⎠

est diagonalisable sur C.


2. Diagonaliser A.

Exercice 5. On considère la matrice

⎛1 a 1 ⎞
⎜ ⎟
A = ⎜0 1 b ⎟ ,
⎜ ⎟
⎝0 0 c ⎠

(a, b, c ∈ R).
1. Pour quelles valeurs de a, b, c, la matrice A est-elle diagonalisable sur R?
2. Diagonaliser A.

Exercice 6. On considère la matrice de M3 (R) suivante

⎛ 5 2 −2⎞
⎜ ⎟
A = ⎜ 2 5 −2⎟
⎜ ⎟
⎝−2 −2 5 ⎠

1. Calculer le polynôme caractéristique de A.


2. Trouver une matrice inversible P tel que P −1 AP = diag(3, 3, 9).

Exercice 7.
1. Quelle condition nécessaire et suffisante les réels a1 , a2 , a3 , a4 doivent-ils
vérifier pour que la matrice suivante soit diagonalisable dans R

⎛0 0 0 a1 ⎞
⎜ ⎟
⎜0 0 0 a2 ⎟
A=⎜



⎜0 0 0 a3 ⎟
⎜ ⎟
⎝a1 a2 a3 a4 ⎠

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2. Quelle condition nécessaire et suffisante les complexes a1 , a2 , a3 , a4 doivent-


ils vérifier pour que la matrice A soit diagonalisable dans C.

Exercice 8. On considère la matrice carrée d’ordre n ≥ 1


⎛0 ⋯ ⋯ 0 1⎞
⎜ ⎟
⎜1 0⎟
⎜ ⋱ ⎟
⎜ ⎟
A = ⎜0 ⋮⎟
⎜ ⋱ ⋱ ⎟
⎜ ⎟
⎜⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎟
⎜ ⎟
⎝0 ⋯ 0 1 0⎠

1. Montrer que χA = (−1)n (X n − 1).


2. Montrer que A est diagonalisable sur C.
3. Trouver une matrice inversible P et une matrice diagonale D telles que
P −1 AP = D.

Exercice 9. Soit f l’endomorphisme du R-espace vectoriel E = R3 [X] défini


par f (P ) = XP ′ + P ′′.
1. Déterminer la matrice A de f dans la base canonique de E. En déduire le
polynôme caractéristique χf de f .
2. Dire pourquoi f est diagonalisable puis le diagonaliser.

Exercice 10. On considère la matrice de M3 (C) suivante

⎛0 1 1⎞
⎜ ⎟
A = ⎜1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝1 1 0⎠

1. Diagonaliser A.
2. Trouver une solution X dans M3 (C) à l’équation X 2 = A. Indication :
trouver d’abord une solution Y dans M3 (C) à l’équation Y 2 = D où D est la
réduite diagonale de A.

Exercice 11. On considère la matrice


⎛0 1 ⎞
A=
⎝3 3 ⎠

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à coefficients dans Z/5Z.


1. Montrer que A est diagonalisable.
2. Diagonaliser A.
3. Calculer An , n ∈ N.
4. On considère la suite (un )n∈N définie par :

u0 = 4, u1 = 2, un+2 = 3un+1 + 3un .

Calculer un et en déduire que la suite (un ) est périodique.

Exercice 12. Soit f ∈ End(R4 [X]) défini par f (P ) = XP ′ − P .


1. Montrer que la base canonique de R4 [X] est une base de diagonalisation
de f . En déduire sp(f ) et χf .

Exercice 13. On considère la matrice

⎛ 2 −3 1 ⎞
⎜ ⎟
A=⎜1 4 2⎟
⎜ ⎟
⎝−1 −4 −2⎠

I)
1. Soit C1 , C2 et C3 la 1ère , 2ème et 3ème colonne de B = A−(2+2i)I3 , (i2 = −1).
Vérifier que 2iC1 + C2 − C3 est une colonne nulle.
2. Sans faire de calcul :
-Justifier pourquoi λ1 = 2 + 2i est une valeur propre de A.
-En déduire un vecteur propre associé à λ1 .
3. Déterminer (sans calculer χA (X)) les autres valeurs propres de A.
4. En déduire que A est diagonalisable sur C.
II)
1. Déterminer χA (X) (en faisant un calcul direct ou en utilisant ce qui
précède).
2. En utisant le théorème de Cayley-Hamilton, déterminer la nième puis-
sance An de A (on pourra utilier l’écriture : λ1 = reiθ ).
4. Diagonaliser la matrice A puis déterminer d’une autre façon la nième
puissance An de A.

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3. Système de suites récurrentes :

Calculer en fonction de n les nombres xn , yn et zn définis par les relations


récurrentes :



⎪ xn+1 = 2xn − 3yn + zn


⎨ yn+1 = xn + 4yn + 2zn





⎩ zn+1 = −xn − 4yn − 2zn
avec x0 = 1, y0 = 0 et z0 = 0.

Exercice 14. Montrer que le polynôme caractéristique est un invariant de


similitude.

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Chapter 7

Corrigés des exercices

7.1 Espaces Vectoriels


Exercice 1.
1) K 2 n’est pas un K-ev car n’admet pas un élément neutre pour la loi +.
En effet, supposons que (a, b) est un élément neutre. On a (0, 0) + (a, b) =
(b, a) = (0, 0) donc a = b = 0. Or (1, 0) + (0, 0) = (0, 1) ≠ (1, 0), absurde.
2) K 2 n’est pas un K-ev car 0(1, 1) = (0, 1) ≠ (0, 0).
3) K 2 n’est pas un K-ev car 1(1, 1) = (1, 0) ≠ (1, 1).

Exercice 2.
● On a 0 + 0 + i0 = 0, donc (0, 0, 0) ∈ E1 , alors E1 ≠ ∅.
Soient α ∈ C, u = (x, y, z) ∈ E1 et v = (x′ , y ′ , z ′ ) ∈ E1 . On a αu + v =
(αx + x′ , αy + y ′ , αz + z ′ ) et on a aussi
αx + x′ + αy + y ′ + i(αz + z ′ ) = α(x + y + iz) + x′ + y ′ + iz ′ = 0 + 0 = 0, donc
αu + v ∈ E1 . Par suite, E1 est un C-sev de C3 et donc un C-ev.
● On a x2 = 0 ⇐⇒ x = 0, donc E2 = {(x, y) ∈ R2 /x = 0}. Il est clair que
(0, 0) ∈ E2 et donc E2 ≠ ∅.
Soient α ∈ R, u = (x, y) ∈ E2 et v = (x′ , y ′ ) ∈ E2 . On a αx + x′ = 0 + 0 = 0, donc
αu + v ∈ E2 . Par suite, E2 est un R-sev de R2 et donc un R-ev.
● On a (0, 0, 0) = (0 + 0, 0 − 0 + 0, 0 + 3 × 0) ∈ E3 , donc (0, 0, 0) ∈ E3 , alors
E3 ≠ ∅.

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Soient α ∈ R, u = (x, y, z) ∈ E3 et v = (x′ , y ′ , z ′ ) ∈ E3 . Alors ∃a, b, c ∈ R,



⎪ ⎧


⎪ x = a+b ⎪
⎪ x = a′ + b′

⎪ ⎪

∃a′ , b′ , c′ ∈ R tels que ⎨ y = a − b + c et ⎨ y = a′ − b′ + c′ On a alors

⎪ ⎪


⎪ ⎪


⎩ z = b + 3c ⎪
⎩ z = b + 3c
′ ′




⎪ αx + x′ = (αa + a′ ) + (αb + b′ )


⎨ αy + y ′ = (αa + a′ ) − (αb + b′ ) + (αc + c′ )




⎩ αz + z = (αb + b ) + 3(αc + c )
⎪ ′ ′ ′

Donc les réels a” = αa + a′ , b” = αb + b′ et c” = αc + c′ vérifient







αx + x′ = a” + b”

⎨ αy + y ′ = a” − b” + c”





⎩ αz + z = b” + 3c”

Ceci montre bien que αu + v ∈ E3 . Par suite, E3 est un R-sev de R3 et donc


un R-ev.
On peut aussi raisonner de la façon suivante:
Soient α ∈ R, u = (x + y, x − y + z, y + 3z) ∈ E3
et v = (x′ + y ′ , x′ − y ′ + z ′ , y ′ + 3z ′ ) ∈ E3 .
On a αu + v = ((αx + x′ ) + (αy + y ′ ), (αx + x′ ) − (αy + y ′ ) + (αz + z ′ ), (αy + y ′ ) +
3(αz + z ′ )), donc αu + v ∈ E3 .
● On a (2, 0) ∈ E4 et (−1, −3) ∈ E4 , mais (2, 0) + (−1, −3) = (1, −3) ∈/ E4 . Donc
E4 n’est pas un R-sev de R2 et donc E4 muni de ses opérations usuelles n’est
pas un R-ev.
● Notons 0 le polynôme nule. On a 0(X + 1) = 3 × 0(X − 1) + 0(X), donc
0 ∈ E5 , alors E5 ≠ ∅.
Soient α ∈ Q, P, Q ∈ E5 . On a (αP + Q)(X + 1) = αP (X + 1) + Q(X + 1) =
α(P (X − 1) + P (X)) + Q(X − 1) + Q(X) = αP (X − 1) + Q(X − 1) + αP (X) +
Q(X) = (αP + Q)(X − 1) + (αP + Q)(X). Donc αP + Q ∈ E5 . Par suite, E5
est un Q-sev de Q[X] et donc un Q-ev.
● On vérifie facilement que E6 est un R-sev de R[X] et donc un R-ev.
● On a 0 /∈ E7 , donc E7 n’est pas un R-sev de R[X], par suite, E7 muni de
ses opérations usuelles n’est pas un R-ev.
● La fonction nulle est de classe C 1 et donc appartient à E8 , par suite E8 ≠ ∅.

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On sait que si f et g sont de classe C 1 alors αf + g est aussi de classe C 1


pour tout réel α. Donc E8 est un R-sev de l’ensembles F(R, R) des fonctions
numériques et donc un R-ev.
● La fonction nulle est bornée et donc appartient à E9 , par suite E9 ≠ ∅.
Soient α ∈ R, f, g ∈ E9 . Alors ∃M, N ∈ R, ∀x ∈ R on a ∣f (x)∣ ≤ M et
∣g(x)∣ ≤ N. On a alors
∣(αf + g)(x)∣ = ∣αf (x) + g(x)∣ ≤ ∣αf (x)∣ + ∣g(x)∣ = ∣α∣∣f (x)∣ + ∣g(x)∣ ≤ ∣α∣M + N.
Donc αf + g ∈ E9 . Alors E9 est un R-sev de F(R, R) et donc un R-ev.
● Soit f la fonction défini par f (x) = x et g la fonction défini par g(x) = ex .
Il est clair que f, g ∈ E10 . Considérons la fonction (g − f )(x) = ex − x. On a
(g − f )′ (x) = ex − 1 n’est pas de signe constant sur R. Alors g − f n’est ni
croissante ni décroissante sur R, et donc g − f ∈/ E10 . Ceci montre bien que
E10 n’est pas un R-sev de F(R, R), par suite, E10 muni de ses opérations
usuelles n’est pas un R-ev.
● la suite nulle est stationnaire et donc appartient à E11 . Donc E11 ≠ ∅.
Soient α ∈ R, (un ), (vn ) ∈ E11 . Alors ∃M1 , M2 ∈ R, ∃m1 , m2 ∈ N tels que
pour tout n ≥ m1 on a un = M1 et pour tout n ≥ m2 on a vn = M2 . Soit
M = αM1 + M2 et m = max m1 , m2 . Si n ≥ m alors n ≥ m1 et n ≥ m2 ,
donc un = M1 et vn = M2 , ce qui entraine αun + vn = αM1 + M2 = M. D’où
α(un ) + (vn ) ∈ E11 . Par suite, E11 est un R-sev de RN et donc un R-ev.

Exercice 3. Indications :
1) F1 n’est pas un R-sev de E car 0 ∈/ F1 .
2) Pour a = −1, on a f ∈/ E. Donc F2 ⊈ E, alors F2 n’est pas un R-sev de E.
3) F3 est un R-sev de E.
4) F4 est un R-sev de E.

Exercice 4.
1. Soit l’équation linéaire homogène (H) ∶ a1 x1 + ⋯ + ap xp = 0.
On a (0, . . . , 0) ∈ H, donc H ≠ ∅.
Soient α ∈ K, u = (x1 , . . . , xp ) ∈ H et v = (y1 , . . . , yp ) ∈ H.
On a αu + v = (αx1 + y1 , . . . , αxp + yp ). Or
a1 (αx1 +y1 )+⋯+ap (αxp +yp ) = α(a1 x1 +⋯+ap xp )+(a1 y1 +⋯+ap yp ) = 0+0 = 0.

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Donc αu + v ∈ E. En conclusion, E est un K-sev de K p .


2. Soit (S) un système linéaires homogènes à n équations à p inconnues.
On sait alors (S) est la conjonction de n équations linéaires homogènes
(H1 ), . . . , (Hn ).
Il est clair que (x1 , . . . , xp ) est une solution de (S) si et seulement si (x1 , . . . , xp )
est solution simultanément des équations H1 , . . . , Hn .
Ceci veut dire que

(x1 , . . . , xp ) ∈ S ⇐⇒ (x1 , . . . , xp ) ∈ H1 ∩ . . . ∩ Hn ,

et donc S = H1 ∩ . . . ∩ Hn . Comme d’après la question 1. les ensembles


H1 , . . . , Hn sont des K-sev de K p , alors il en est de même de S.

Exercice 5.
1. On a (0, 1, −1) ∈ F et (0, 1, 1) ∈ G. Donc (0, 1, −1) ∈ F ∪ G et (0, 1, 1) ∈
F ∪ G. Mais (0, 1, −1) + (0, 1, 1) = (0, 2, 0) ∈/ F ∪ G. Donc F ∪ G n’est pas un
sev de E.
2. Si F ⊆ G alors F ∪ G = G est un sev de E, et si G ⊆ F alors F ∪ G = F est
aussi un sev de E. Donc dans les deux cas on F ∪ G est un sev de E.
Réciproquement, Supposons que F ∪ G est un sev de E. Raisonnons par
l’absurde et supposons que F ⊈ G et G ⊈ F . Alors il existe u ∈ F et v ∈ G tels
que u /∈ G et v ∈/ F . Posons w = u + v. On a w ∈/ F car sinon, v = w − u serait
dans F . De la même façon w /∈ G car sinon, u = w − v serait dans G. Par
suite w ∈/ F ∪ G absurde.

Exercice 6. Soit u = (a, b, c) ∈ C3 et soient x, y, z ∈ C. Ecrivons xu1 + yu2 +


zu3 = u. Si on traduit cette égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le
système linéaire suivant





x −y +iz = a

(S) ⎨ −x +iy +z = b





⎩ ix +y −z = b
Dire que u1 , u2 et u3 engendrent le C-ev C3 c’est équivalent à dire que (S)
est compatible quelque soit les valeurs de a, b et c.

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Notons (S) est un système d’équations linéaires avec paramètres, et ces


paramètres sont a, b et c.
Considérons le tableu complet de (S) et appliquons la méthode de Gauss:
1 −1 i a L2 + L1 → L2 1 −1 i a
b ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 i − 1 1 + i a + b ÐÐÐÐÐÐ→
iL3 +,L1 → L3 L3 − L2 → L3
−1 i 1
i 1 −1 c 0 i−1 0 ic + a

1 −1 i a
0 i−1 1+i a+b
0 0 1 + i ic + b + 2a
Le tableau échelonné précédent montre bien que (S) est compatible quelque
soit les valeurs de a, b et c. En conclusion {u1, u2 , u3 } est une famille généra-
trice du C-ev C3 .

Exercice 7. Soient α, β, γ ∈ R. Ecrivons αu1 +βu2 +γu3 = 0. Si on traduit cette


égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le système linéaire suivant





α +2β −γ = 0



⎪ 2α +4β −2γ = 0
(S) ⎨




3α +β +2γ = 0




⎩ α +β −γ = 0

En utilisant la méthode de Gauss on obtient S = {(0, 0, 0)}. Donc α = β = γ =


0, alors u1 , u2 et u3 sont linéairement indépendants sur le corps R.

Exercice 8. On a

w = (1, −1, a, b) ∈ sev⟨u, v⟩ ⇐⇒ ∃x, y ∈ R ∶ xu + yv = w


⇐⇒ ∃x, y ∈ R ∶ x(1, 1, 1, 1) + y(1, 2, 3, 4) = (1, −1, a, b)
⇐⇒ ∃x, y ∈ R ∶ (x + y, x + 2y, x + 3y, x + 4y) = (1, −1, a, b)



⎪ x + y = 1




⎪ x + 2y = −1
⇐⇒ ∃x, y ∈ R ∶ ⎨




x + 3y = a




⎩ x + 4y = b

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Donc w = (1, −1, a, b) ∈ sev⟨u, v⟩ si et seulement si le système




⎪ x + y = 1




⎪ x + 2y = −1
(S) ⎨




x + 3y = a




⎩ x + 4y = b

est compatible. Considérons le tableau complet de ce système et utilisons la


méthode de Gauss
1 1 1 1 1 1 1 1 1
L3 −2 L2 → L3
1 2 −1 0 1 −2 0 1 −2
ÐÐÐÐÐÐ→ ÐÐÐÐÐÐÐ→ Le sydtème (S)
L2 − L1 → L2 L4 −3 L2 → L4

1 3 a L3 − L1 → L3
L4 − L1 → L4
0 2 a−1 0 0 a+3
1 4 b 0 3 b−1 0 0 b+5
est donc compatible si et seuleument si



⎪ a + 3 = 0



⎩ b + 5 = 0

c’est-à-dire, a = −3 et b = −5.
Donc w = (1, −1, a, b) ∈ sev⟨u, v⟩ si et seulement si a = −3 et b = −5.

Exercice 9. On a

u ∈ sev⟨v, w⟩ ⇐⇒ ∃x, y ∈ R ∶ u = xv + yw

Or

u = xv + yw ⇐⇒ xv = (−1, 0, 1, 2) + y(0, 1, −3, 1) = (α, 1 − α, α − 1, α − 7)


⇐⇒ (−x, y, x − 3y, 2x + y) = (α, 1 − α, α − 1, α − 7)



⎪ −x = α




⎪ y = 1−α
⇐⇒ (S) ⎨




x −3y = α − 1




⎩ 2x +y = α − 7

On voit clairement que u ∈ sev⟨v, w⟩ si et seulement si (S) est compatible.

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Après avoir échelonné le tableau complet de (S), on trouve le tableau suivant

−1 α
1 1−α
0 0 −α + 2
0 0 4α − 8


⎪ −α + 2 = 0
Il est donc clair que u ∈ sev⟨v, w⟩ ⇐⇒ ⎨ ⇐⇒ α = 2.


⎩ 4α − 8 = 0
Exercice 10.
1. Soient a, b ∈ R et supposons que sin(2x) = a sin(x) + b cos(x). Pour x = 0
π
on trouve que b = 0, donc sin(2x) = a sin(x). Pour x = 2 on trouve 0 = a,
donc sin(2x) = 0 impossible. La fonction sin(2x) n’est pas une combinaison
linéaire des fonctions sin(x) et cos(x).
2
2. Soient a, b, c ∈ R et supposons que arctan(x) = aex + be−x + c sin(x). Si
a > 0 alors lim aex + c sin(x) = +∞ car lim aex = +∞ et la fonction x z→
2 2

x→+∞ x→+∞
2
c sin(x) est bornée. Or lim be−x = 0, donc lim aex + be−x + c sin(x) = +∞
x→+∞ x→+∞
et ceci contredit le fait que lim arctan(x) = π2 . De la même façon on montre
x→+∞
qu’on ne peut pas avoir a < 0 et donc a = 0. Remplaçant a par 0, pour obtenir
arctan(x) = be−x + c sin(x). On donnant à x la valeur 0 on obtient b = 0 et
donc arctan(x) = c sin(x). Puisque lim arctan(x) existe alors lim c sin(x)
x→+∞ x→+∞
existe aussi. Or ceci n’est possible que morsque c = 0. Par suite arctan(x) = 0
ce qui est impossible. En conclusion arctan(x) n’est pas une combinaison
2
linéaire des fonctions ex , e−x et sin(x).

Exercice 11.
1. Soient α, β ∈ R tels que α sin(x) + β cos(x) = 0. Pour x = 0 on trouve
que β = 0 et donc α sin(x) = 0, alors α = 0. Par suite sin(x) et cos(x) sont
linéairement indépendants.
2. Soient α, β, γ ∈ R tels que αx + βex + γ sin(x) = 0. Pour x = 0 on trouve
que β = 0 et donc αx + γ sin(x) = 0. pour x = π on trouve α = 0 et donc γ = 0.
Par suite x, ex et sin(x) sont linéairement indépendants.
3. Soient α, β, γ ∈ R tels que α sin(x) + β cos(x) + γ sin(2x) = 0. Pour x = 0 on

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π
trouve que β = 0 et donc α sin(x) + γ sin(2x) = 0. Pour x = 2 on trouve que
α = 0 et donc γ = 0. Par suite sin(x), cos(x) et sin(2x) sont linéairement
indépendants.
4. On raisonne par récurrence. Il est clair que si α, a ∈ R tels que αeax = 0
alors α = 0. Supposons que toute sous-famille de A de cardinal n est libre.
Soient a1 < a2 < ⋯ < an+1 des rélles quelconques et supposons que α1 ea1 x +
⋯ + αn+1 ean+1 x = 0 où α1 , a2 , . . . , αn+1 ∈ R. On a alors ean+1 x (α1 e(a1 −an+1 )x + ⋯ +
αn e(an −an+1 )x +αn+1 ) = 0, donc α1 e(a1 −an+1 )x +⋯+αn e(an −an+1 )x +αn+1 = 0. On fait
tendre x vers +∞ on remarquons que lim e(a1 −an+1 )x = ⋯ = lim e(a1 −an+1 )x =
x→+∞ x→+∞
0, on obtient αn+1 = 0 et Donc α1 ea1 x + ⋯ + αn ean x = 0. L’hypothèse de récur-
rence montre alors que α1 = ⋯ = αn = 0. Par suite ea1 x , . . . , ean+1 x sont
linéairement indépendants. La propriété est vraie pour n + 1 et donc vraie
pour tout n. On a montré que toute sous-famille finie de A est libre, donc A
est une famille libre.
5. On raisonne par récurrence. Il est clair que si α, a ∈ R tels que α∣x − a∣ = 0
alors α = 0. Supposons que toute sous-famille de B de cardinal n est li-
bre. Soient a1 < a2 < ⋯ < an+1 des rélles quelconques et supposons que
α1 ∣x−a1 ∣+⋯+αn+1 ∣x−an+1 ∣ = 0 où α1 , a2 , . . . , αn+1 ∈ R. On pose ǫ = an+1 −an
2 > 0.
On a
∣x−an+1 ∣ < ǫ Ô⇒ an+1 −ǫ < x Ô⇒ an+1 +an
2 < x, comme an < an+1 +an
2 , alors an < x
et donc a1 < a2 < ⋯ < an < x, par suite ∣x − a1 ∣ = x − a1 , . . . , ∣x − an ∣ = x − an .
Par conséquent, dans l’intervalle ouvert I =]an+1 − ǫ, an+1 + ǫ[ de centre an+1 ,
la fonction x z→ α1 ∣x − a1 ∣ + ⋯ + αn ∣x − an ∣ est une fonction affine elle donc
dérivable en an+1 . Or α1 ∣x − a1 ∣ + ⋯ + αn ∣x − an ∣ = −αn+1 ∣x − an+1 ∣, donc la
fonction x z→ −αn+1 ∣x − an+1 ∣ est dérivable en an+1 et ceci n’est possible que
si αn+1 = 0 car la fonction x z→ ∣x − an+1 ∣ n’est pas dérivable en an+1 . En
conclusion, α1 ∣x − a1 ∣ + ⋯ + αn ∣x − an ∣ = 0. L’hypothèse de récurrence montre
alors que α1 = ⋯ = αn = 0. Par suite ∣x − a1 ∣, . . . , ∣x − an+1 ∣ sont linéairement
indépendants. La propriété est vraie pour n + 1 et donc vraie pour tout n. On
a montré que toute sous-famille finie de B est libre, donc B est une famille
libre.

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Exercice 12.
1. On a 0 + 0 + 0 = 0, donc (0, 0, 0) ∈ E, alors E ≠ ∅.
Soient a ∈ R et (x, y, z), (e, f, t) ∈ E. On a a(x, y, z) + (e, f, t) = (ax + e, ay +
f, az+t) et ax+e+ay + f +az+t = ax+e+ay +f +az+t = a(x+y +z)+(e+f +t) =
0 + 0. Donc a(x, y, z) + (e, f, t) ∈ E. Par suite, E est un R-sev de C3 .
2. On a i ∈ C et (i, i, 0) ∈ E. Mais i(i, i, 0) = (−1, −1, 0) ∈/ E. Donc E n’est pas
un C-sev de C3 .
3. Soit (x, y, z) ∈ C3 . Posons x = a + ib, y = c + id et z = e + if . on a

(x, y, z) ∈ E ⇐⇒ x + y + z = 0
⇐⇒ a + ib + c − id + e + if = 0
⇐⇒ a + c + e + i(b − d + f ) = 0
⇐⇒ a + c + e = 0 et b − d + f = 0
⇐⇒ a = −c − e et b = d − f

Donc (x, y, z) = (−c−e+id−if, c+id, e+if ) = c(−1, 1, 0)+e(−1, 0, 1)+d(i, i, 0)+


f (−i, 0, i).
On a donc E = sev⟨(−1, 1, 0), (−1, 0, 1), (i, i, 0), (−i, i, 0)⟩.
De plus on a

c(−1, 1, 0) + e(−1, 0, 1) + d(i, i, 0) + f (−i, 0, i) = (0, 0, 0) Ô⇒ (x, y, z) = (0, 0, 0)


Ô⇒ a + ib = c + id = e + if = 0
Ô⇒ c = e = d = f = 0

Donc les vecteurs (−1, 1, 0), (−1, 0, 1), (i, i, 0), (−i, i, 0) sont linéairement in-
dépendentes, par suite, forment une base de E et donc dim(E) = 4.
4. Posons B = ((−1, 1, 0), (−1, 0, 1), (i, i, 0), (−i, i, 0)). Posons x = a + ib, y =
c + id et z = e + if où (x, y, z) ∈ E. On a

(2, i, i − 2) = c(−1, 1, 0) + e(−1, 0, 1) + d(i, i, 0) + f (−i, 0, i) ⇐⇒ (2, i, i − 2) = (x, y, z)


⇐⇒ a + ib = 2, c + id = i,
e + if = i − 2
Ô⇒ c = 0, e = −2, d = 1, f = 1.

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Ce qu’on peut montrer directement sans uitliser la question 3.. En effet,

(2, i, i − 2) = c(−1, 1, 0) + e(−1, 0, 1) + d(i, i, 0) + f (−i, 0, i)


⇐⇒ −c − e + i(d − f ) = 2, c + id = i, e + if = i − 2
⇐⇒ c = 0, e = −2, d = 1, f = 1.

En conclusion, (2, i, i − 2)B = (0, −2, 1, 1).

Remarque.


⎪ a + c + e = 0
Une résolution par la méthode de Gauss du système ⎨


⎩ b − d + f = 0
donne directement une base de E.

Exercice 13.
1. Supposons que vm ∈ F = sev⟨Lm ∪H⟩ alors ∃u ∈ H alors ∃α1 , . . . , αs , β1 , . . . , βm−1 ∈
K et ∃w1 , . . . , ws ∈ H tels que vm = β1 v1 + ⋯ + βm−1 vm−1 + α1 w1 + ⋯ + αs ws . Les
scalaires α1 , . . . , αs ne sont pas tous nuls car dans le cas contraire L serait
liée. On sait alors que les deux familles L ∪ (H ∖ {u}) et Lm ∪ H engendrent
le même sous-espace vectoriel, c’est-à-dire, F = sev⟨L ∪ (H ∖ {u})⟩.
2. Il suffit d’appliquer le résultat de 1. à la famille libre R = {v}.
3. Soit v ∈ S. On a E = sev⟨G⟩ et v ≠ {0} alors ∃u ∈ G tel que E =
sev⟨{v} ∪ (G ∖ {u})⟩.
Posons G1 = G ∖ {u} et soit w ∈ L ∖ {v}. On a {v, w} est libre et w ∈
sev⟨{v} ∪ (G ∖ {u})⟩, alors ∃z ∈ G1 tel que E = sev⟨{v, w} ∪ (G1 ∖ {z})⟩.
On répète ce procédé jusqu’à obtenir E = sev⟨S ∪ Gm ⟩. Or Gm = ∅, donc
E = sev⟨S⟩.
4. Raisonnons par l’absurde. Supposons que m > n et que D est libre. Soit
S une partie de D telle que card(S) = n. alors d’après la question 3. On
a E = sev⟨S⟩. Puisuqe m > n, alors ∈ D ∖ S ≠ ∅. Soit v ∈ D ∖ S, alors
v ∈ E = sev⟨S⟩ et comme v /∈ S, alors S ∪ {v} est liée. Or S ∪ {v} ⊆ D, donc
D est aussi liée, absurde.

Exercice 14.

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1) On a

u = (x, y, z) ∈ F ⇐⇒ x − y = 0 et 2x + z = 0
⇐⇒ y = x et z = −2x
⇐⇒ u = (x, x, −2x) = x(1, 1, −2)

Posons v = (1, 1, −2). Alors F = sev⟨v⟩, comme v ≠ (0, 0, 0), alors {v} est une
base de F .
2)On a Soit P ∈ R3 [X], alors P (X) = aX 2 + bX + c.
On a

P ∈ G ⇐⇒ P (X − 1) = P (X 2 )
⇐⇒ a(X − 1)2 + b(X − 1) + c = aX 4 + bX 2 + c
⇐⇒ a = b = 0
⇐⇒ P = c

Donc G = sev⟨1⟩, alors {1} est une base de G.


3) Soit v, w, t ∈ H tels que

v0 = 1, v1 = v2 = 0

w1 = 1, w0 = w2 = 0

t2 = 1, t0 = t1 = 0

(ce sont les conditions initiales des suites v, w et t).


Montrons que {v, w, t} est base de H.
Soit u ∈ H. Posons u0 = a, u1 = b, u2 = c. Posons e = av + bw + ct. On a

e0 = av0 + bw0 + ct0 = a, e1 = av1 + bw1 + ct1 = b, e2 = av2 + bw2 + ct2 = c.

Montrons que u = e. On a u0 = e0 , u1 = e1 , u2 = e2 . Soit n ≥ 3 et supposons


que un = en .
On a un−2 + un+1 = 0 donc un+1 = −un−2 et en−2 + en+1 = 0 donc en+1 = −en−2 .
Par hypothèse de récurrence on a un−2 = en−2 , donc un+1 = en−1 . Par suite

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pour tout n ∈ N on a un = en . Donc u = e = av + bw + ct. On conclut que


B = {v, w, t} est une famille génératrice de H.
Montros que B est libre. Soit α, β, γ ∈ R tels que αv + βw + γt = 0 la suite
nulle.
On a αv0 + βw0 + γt0 = 0, donc α × 1 + β × 0 + γ × 0 = 0, alors α = 0.
De la même façon on a βw1 + γt1 = 0, donc β × 1 + γ × 0 = 0, alors β = 0 et
donc γt = 0 par suite γt2 = γ = 0
Donc B est une famille libre et donc une base de H.

Exercice 15. Soit (u, v) ∈ E × F . Comme u ∈ E, alors ∃α1 , . . . , αn ∈ K tels


que u = α1 u1 + ⋯ + αn un . De la même façon, ∃β1 , . . . , βm ∈ K tels que v =
β1 v1 + ⋯ + βm vm .
Alors (u, v) = (α1 u1 + ⋯ + αn un , β1 v1 + ⋯ + βm vm ),
donc (u, v) = α1 (u1 , 0F ) + ⋯ + αn (un , 0F ) + β1 (0E , v1 ) + ⋯ + βm (0E , vm ).
Par suite ((u1 , 0F ), . . . , (un , 0F ), (0E , v1 ), . . . , (0E , vm )) est une base du K-ev
E × F . Il est clair que dim(E × F ) = dim(E) + dim(F ).

Exercice 16.
1. Soit (x, y, z, t) ∈ F ⋂ G. Alors ∃a ∈ R tel que x = 2a, y = −a, z = 0 et t = a.
Comme (x, y, z, t) ∈ F , on a 2a − a + 0 + a = 0, donc 2a = 0, alors a = 0, d’où
(x, y, z, t) = (0, 0, 0, 0). Par suite, F ⋂ G = {(0, 0, 0, 0)} et sonc F et G sont
en somme directe.
2. on a

(x − 2a, y + a, z, t − a) ∈ F ⇐⇒ x − 2a + y + a + z + t − a = 0
1
⇐⇒ a = (x + y + z + t)
2

3. Soit (x, y, z, t) ∈ R4 . Soit a = 12 (x+y+z+t), alors u = (x−2a, y+a, z, t−a) ∈ F .


on a donc (x, y, z, t) = u + (2a, −a, 0, a) ∈ F + G. Donc E = F + G. Comme
F ⋂ G = {(0, 0, 0, 0)}, on a E = F ⊕ G.

Exercice 17.
1. Il est clair que l’application nulle appartient à F et donc F ≠ ∅.

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Soient α ∈ R et f, g ∈ F . On a (αf + g)(0) = αf (0) + g(0) = 0 + 0 = 0 et


(αf + g)(1) = αf (1) + g(1) = 0 + 0 = 0. Donc αf + g ∈ F . Par suite, F est un
sous-espace vectoriel de F (R, R).
Si on prend a = b = 0 on voit bien que l’application nulle appartient à G et
donc G ≠ ∅.
Soient α ∈ R et f, g ∈ G. Alors ∃a, b, c, d ∈ R tels que ∀x ∈ R on a f (x) = ax+b
et g(x) = cx + d.
On a (αf + g)(x) = α(ax + b) + (cx + d) = (αa + c)x + (αb + d). Donc αf + g ∈ G.
Par suite, G est un sous-espace vectoriel de F (R, R).
2. Soit f ∈ F ⋂ G. Puisque f ∈ G, il existe a, b ∈ R tels que f (x) = ax + b.
Comme f ∈ F . Alors f (0) = b = 0 et f (1) = a = 0. Donc ∀x ∈ R on a
f (x) = 0x + 0 = 0. Alors f = 0 et donc F ⋂ G = {0}.
3. Soit h ∈ F (R, R). Posons f (x) = h(x)−(ax+b). On a f ∈ F si et seulement
si h(0) − b = 0 et h(1) − a − b = 0, c’est-à-dire, b = h(0) et a = h(1) − b =
h(1) − h(0).
4. Soit h ∈ F (R, R) et soit g la fonction définie pour tout x ∈ R par g(x) =
(h(1) − h(0))x + h(0).
D’aprés la question 3. on a f = h − g ∈ F . Donc h = f + g ∈ F + G. Alors
F (R, R) = F + G. Comme F ⋂ G = {0}, alors F (R, R) = F ⊕ G.

Exercice 18.
1. Supposons que u ∈ sev⟨S ∖ {u}⟩. On a évidemment sev⟨S ∖ {u}⟩ ⊆ sev⟨S⟩
puisque S ∖ {u} ⊆ S. Inversement, On a S ∖ {u} ⊆ sev⟨S ∖ {u}⟩ et u ∈
sev⟨S ∖{u}⟩, donc (S ∖{u})∪{u} ⊆ sev⟨S ∖{u}⟩, c’est-à-dire, S ⊆ sev⟨S ∖{u}⟩
et donc sev⟨S⟩ ⊆ sev⟨S ∖ {u}⟩. Par conséquent sev⟨S⟩ = sev⟨S ∖ {u}⟩.
Réciproquement, Supposons que sev⟨S⟩ = sev⟨S ∖ {u}⟩. Puisque u ∈ sev⟨S⟩,
alors u ∈ sev⟨S ∖ {u}⟩.
2. Raisonnons par contraposée. Supposons que u ∈ sev⟨S∖{u}⟩. Alors ∃u1 , . . . , un ∈
S ∖ {u} et ∃α1 , . . . , αn ∈ K tels que u = α1 u1 + ⋯ + αn un , donc {u, u1 , . . . , un }
est une partie de S qui est liée, D’où S elle aussi est liée.
Réciproquement, supposons que S est liée. Alors il existe une partie finie
A = {u1, . . . , un } de S qui est liée. Donc u ∈ A car sinon on aurait A ⊆ S ∖{u}

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et S ∖ {u} serait liée. Supposons par exemple que u1 = u. Puisque A est liée,
il existe α1 , . . . , αn ∈ K non tous nuls tels que α1 u + α2 u2 + ⋯ + αn un = 0. On
ne peut pas avoir α1 = 0 car dans ce cas on aurait α2 u2 + ⋯ + αn un = 0 et donc
α2 , . . . , αn seront tous nuls puisque {u2 , . . . , un } ⊆ S ∖ {u} qui est libre. et les
scalaires α1 , . . . , αn serons alors tous nuls, et ceci contredit l’hypothèse faite
sur α1 , . . . , αn . Ceci montre alors que α1 ≠ 0 et donc u = − αα21 u2 − ⋯ − αn
α1 un ∈
sev⟨S ∖ {u}⟩.

Exercice 19.
1. Si A est libre, alors d’après l’exercice18 on a u ∈/ sev⟨A/{u}⟩ pour tout
u ∈ A. Réciproquement, raisonnons par contraposée. Supposons que ∃u ∈ A
tel que u ∈ sev⟨A/{u}⟩. Alors ∃u1 , . . . , un ∈ A tel que {u, u1 , . . . , un } est liée.
Donc la famille A est certainement liée puisque elle contient une famille liée.
2. Ce n’est que la contraposée de 1..

Exercice 20.
1. On a S ⊆ sev⟨A⟩ car les vecteurs de S sont tous des combinaisons linéaires
des vecteurs de A. Donc sev⟨S⟩ ⊆ sev⟨A⟩. Inversement, On a

1 α2 αn
v1 = u − v2 − ⋯ − vn ,
α1 α1 α1

donc v1 est une combinaison linéaire des vecteurs de S, alors v1 ∈ sev⟨S⟩.


Comme v2 , . . . , vn ∈ sev⟨S⟩, alors A ⊆ sev⟨S⟩ et donc sev⟨A⟩ ⊆ sev⟨S⟩. En
conclusion, sev⟨A⟩ = sev⟨S⟩.
2. (i) l’égalité sev⟨A⟩ = sev⟨T1 ⟩ est dû au fait que le sev sev⟨A⟩ ne change pas
si on change l’ordre des vecteurs de la famille A.
On a T2 = {v1 , . . . , vi−1 , λvi , vi+1 , . . . , vn } et T3 = {v1 , . . . , vi−1 , vi −αvj , vi+1 , . . . , vn }.
Donc les égalités sev⟨A⟩ = sev⟨T2 ⟩ et sev⟨A⟩ = sev⟨T3 ⟩ sont des conséquences
immédiates de la question 1..
En conclusion, on a sev⟨A⟩ = sev⟨T1 ⟩ = sev⟨T2 ⟩ = sev⟨T3 ⟩.
(ii) la transformation de la matrice L(A) en la matrice L(T ) peut se faire
en appliquant de manière successive les opérations élémentaires sur les lignes
de la matrice L(A). Donc d’après la question (ii), on va certainement avoir

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l’égalité sev⟨A⟩ = sev⟨T ⟩.


3. Supposons que H ∖ {0} = {w1 , . . . , wp } et notons H ⋆ cet ensemble
Soient x1 , . . . , xp ∈ K. Ecrivons l’égalité x1 w1 + ⋯ + xp wp = 0. Si on traduit
cette égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le système linéaire ho-
mogène dont la matrice des coefficients est L(H ⋆ )T = C(H ⋆ ), la matrice
dont les colonnes sont constituées par les coordonnées des vecteurs de H ⋆
dans la base B qui donc correspond à un système linéaire homogène compat-
ible dont tous les inconnues sont principales. Ce système admet donc comme
seule solution la solution nulle. Donc x1 = ⋯ = xp = 0. Par suite H ⋆ est une
famille libre et donc une base du K-sev sev⟨H ⋆ ⟩ = sev⟨H⟩.
4. Dans cette question, si A est une famille finie de vecteurs de E, on note TA
une famille échelonnée de vecteurs de E dont la matrice L(TA ) est obtenue
en effectuant des opérations élémentaires sur les lignes de la matrice L(A).
(a) On commence par chercher chercher TA puis on remarque que rg(A) =
rg(TA ). Donc rg(A) est exactement égal au nombre des vecteurs non nuls de
TA . On a de plus TA⋆ est une base de sev⟨A⟩.
(b) Remarquons d’abord que les opérations élémentaires sont inversibles et
l’inverse de chaque opération élémentaire est une opération élémentaire de
même type. Plus précisement on a :

L(A) ÐÐÐÐÐÐÐ→ L(T ) ÐÐÐÐÐÐÐ→ L(A)


Li ↔ Lj Li ↔ Lj

L(A) ÐÐÐÐÐÐÐ→ L(T ) ÐÐÐÐÐÐÐ→ L(A)


λLi → Li L → Li
λ i

L(A) ÐÐÐÐÐÐ→ L(T ) ÐÐÐÐÐÐ→ L(A)


Li + αLj → Li Li − αLj → Li

Considérons la matrice L(TA⋆ ). Soit L(H) la matrice obtenue à partir de


L(TA⋆ ) en suivant le chemin inverse de celui utiliser pour transformer L(A)
en L(TA ). On a d’une part, card(TA⋆ ) = card(H) et sev⟨TA⋆ ⟩ = sev⟨H⟩. Comme
dim(sev⟨TA⋆ ⟩) = card(TA⋆ ), alors on a aussi dim(sev⟨H⟩) = card(H) et donc
H est une base de sev⟨H⟩ = sev⟨A⟩. Pour conclure il suffit de remarquer que
H ⊆ A.

Remarque. On remarque qu’on peut trouver facilement H en déterminant


les lignes de L(A) qui sont antécédents des lignes nulles de L(TA ) par la

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transformation L(A) Ð→ L(TA ), puis on élimine de A les vecteurs associés


à ses lignes.

(c) On considére une famille échelonnée TA qui associée à A. Puis on


considère la matrice échelonnée L(TA⋆ ), et on compléte cette matrice par des
lignes de la formes (0, . . . , 0, 1, 0 . . . , 0) pour avoir une matrice échelonnée
L(H) qui a m lignes et m colonnes. Maintenant on cherche les vecteurs de
la base B qui correspondent au lignes (0, . . . , 0, 1, 0 . . . , 0) par lesquelles on a
complété L(TA⋆ ) et ceci en remarquant que

f1 = (1, 0, . . . , 0)B , f2 = (0, 1, 1, 0, . . . , 0)B , . . . , fm = (0, . . . , 0, 1)B .

On H est une famille échelonnée qui ne cotient pas 0, donc H est libre. On
a de plus card(H) = m et dim(E) = m, donc card(H) = dim(E). Donc H
est une famille libre telle que card(H) = dim(E), alors H est une base de E.
Posons L = H ∖ TA⋆ . On a alors E = sev⟨TA⋆ ⟩ ⊕ sev⟨L⟩ et puisque sev⟨TA⋆ ⟩ =
sev⟨A⟩, alors sev⟨L⟩ est un supplémentaire de sev⟨A⟩.
(d) Si A est libre on fait comme dans la question (c). On a E = sev⟨A⟩ ⊕
sev⟨L⟩, comme A est une base de sev⟨A⟩ et L est une base de sev⟨L⟩, alors
A ∩ L est une base de E. Par suite, la famille L complète A en une base de
E.
(e) et (f ) On commence par construire TA⋆ et TC⋆ , puis on considère la famille
D = (TA⋆ ∣TC⋆ ). On cherche TD et on voit s’il contient 0 ou non et si card(TD ) =
dim(E) ou non. Plus précisement, on a les équivalences suivantes :

sev⟨A⟩ + sev⟨C⟩ = sev⟨A⟩ ⊕ sev⟨C⟩ ⇐⇒ 0 /∈ TD

E = sev⟨A⟩ ⊕ sev⟨C⟩ ⇐⇒ 0 ∈/ TD et card(TD ) = dim(E)

Remarque. D’après la formule de Grassmann, le nombre des lignes nulles de


la matrice L(TD ) est égal exactement à la dimension de sev⟨A⟩ ∩ sev⟨C⟩.

Exercice 21.

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1. On a

u ∈ sev⟨A⟩ ⇐⇒ ∃x1 , . . . , xn ∈ K ∶ x1 u1 + ⋯ + xn un = u
⇐⇒ ∃x1 , . . . , xn ∈ K ∶ x1 u1B + ⋯ + xn unB = uB
⇐⇒ (A∣u) est compatible

2. On a

A est libre ⇐⇒ (∀x1 , . . . , xn ∈ K ∶ x1 u1 + ⋯ + xn un = 0 Ô⇒ x1 = ⋯ = xn = 0)


⇐⇒ (∀x1 , . . . , xn ∈ K ∶ x1 u1B + ⋯ + xn unB = 0B Ô⇒ x1 = ⋯ = xn = 0)
⇐⇒ (0, . . . , 0) est l’unique solution de (A∣0).

Comme (A∣0) est un système homogène, il admet au moins le n-uplet (0, . . . , 0)


comme solution alors :

A est libre ⇐⇒ (A∣0) admet une seule solution

3. Ce n’est que la contraposée de 2..


4. Soit v un vecteur quelconque de E et posons vB = (m1 , . . . , mn ). On a alors

A est une famille génératrice de E ⇐⇒ ∀v ∈ E ∶ v ∈ sev⟨A⟩


⇐⇒ ∀v ∈ E ∶ (A∣v) est compatible
⇐⇒ (A∣v) est compatible quelque soit
les paramètres m1 , . . . , mn

5. Soit v un vecteur quelconque de E et posons vB = (m1 , . . . , mn ). On a alors

A est une base de E ⇐⇒ ∀v ∈ E, ∃!(x1 , . . . , xn ) ∈ K n ∶ x1 u1 + ⋯ + xn un = v


⇐⇒ ∀v ∈ E, ∃!(x1 , . . . , xn ) ∈ K n ∶ x1 u1B + ⋯ + xn unB = vB
⇐⇒ (A∣v) admet une seule solution quelque soit
les paramètres m1 , . . . , mn

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6.
(i) Soit (S) le système d’équations linéaires dont les équations sont les con-
ditions de compatibilités du système échelonnée (T ) et dont les inconnues
sont m1 , . . . , mn . On a alors

v ∈ F ⇐⇒ (A∣v) est compatible


⇐⇒ vB est une solution de (S).

Par suite (S) est un système d’équations cartésiennes de F dans la base B.


(ii) Soient mi1 , . . . , mid les inconnues secondaires du système (S). On sait
qu’il existe des vecteurs w1 , . . . , wd ∈ E les solutions de (S) s’écrivent sous la
forme mi1 w1B +⋯+mid wdB et que S = {mi1 w1B +⋯+mid wdB /mi1 , . . . , mid ∈ K}.
Or on a

v ∈ F ⇐⇒ vB ∈ S
⇐⇒ vB = mi1 w1B + ⋯ + mid wdB
⇐⇒ v = mi1 w1 + ⋯ + mid wd

En conclusion, F = {mi1 w1 + ⋯ + mid wd /mi1 , . . . , mid ∈ K}.


(iii) Il est clair que (w1 , . . . , wd ) est une famille génératrice de F . Montrons
que cette famille est libre.
Considérons d’abord le système (T ′ ) obtenu à partir de (T ) en remplaçant
les inconnues principales par 0. On a évidement (T ′ ) est échelonnée comme
(T ). De plus (T ′ ) est un système à d inconnues et toutes ses inconnues sont
principales, Donc T ′ = {(0, . . . , 0)}.
Maintenant supposons que x1 w1 + ⋯ + xd wd = 0. Alors (x1 , . . . , xd ) est une
solution de (T ′ ), donc x1 = ⋯ = xd = 0. Par suite (w1 , . . . , wd ) est une famille
libre et donc une base de F .
On a alors dim(F ) = d. or d est le nombre d’inconnues secondaires de (T ),
donc dim(F ) = n − rg((T )) = dim(E) − rg((T )).
(iv) Si tous les inconnues sont principales alors T = {(0, . . . , 0)} et donc
F = {0}.

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Exercice 22.
1. On pose B1 = (u1 , . . . , un ), B2 = (v1 , . . . , vm ). Alors D = (u1 , . . . , un , v1 , . . . , vm ).
Puisque B1 ∪ B2 engendre F1 + F2 alors il en est de même de D.
2. Supposons que F1 et F2 sont en somme directe.
Soient α1 , . . . , αn , β1 , . . . , βm ∈ K tels que

α1 u1 + ⋯ + αn un + β1 v1 + ⋯ + βm um = 0.

On a α1 u1 + ⋯ + αn un ∈ F1 et β1 v1 + ⋯ + βm um ∈ F2 , donc nécessairement
α1 u1 + ⋯ + αn un = 0 et β1 v1 + ⋯ + βm um = 0. Comme B1 et B2 sont libres, on
a α1 = ⋯ = αn = β1 = ⋯ = βm = 0. Par suite D est une famille libre.
Réciproquement, Supposons que D est une famille libre. Soit u ∈ F1 et v ∈ F2
tels que u + v = 0. Puisque B1 est une base de F1 et B2 est une base de F2 , il
existe α1 , . . . , αn , β1 , . . . , βm ∈ K tels que u = α1 u1 + ⋯ + αn un et v = β1 v1 + ⋯ +
βm um . l’égalité u+v = 0 entraine alors que α1 u1 +⋯+αn un +β1 v1 +⋯+βm um = 0.
Comme D est libre, on a α1 = ⋯ = αn = β1 = ⋯ = βm = 0 et donc u = 0 et
v = 0. Par suite F1 et F2 sont en somme directe.
3. Puisque F1 + F2 = sev⟨D⟩, alors E = F1 + F2 si et seulement si D est une
famille génératrice de E.
On sait que E = F1 ⊕ F2 si et seulement si E = F1 + F2 et F1 et F2 sont
en somme directe. Par suite, E = F1 ⊕ F2 si et seulement si D et libre et
engendre E, c’est-à-dire, une base de E.
4. Si on remplace D par la famille B1 ∪ B2 , les résultats 2. et 3. ne restent
pas valables en général. Pour s’en convaincre” il suffit de considerer une
base (u, v, w) une base du R-ev R3 , B1 = (u, v) et B2 = (v, w). Il est clair que
F1 = sev⟨B1 ⟩ et F2 = sev⟨B2 ⟩ ne sont pas en somme directe puisque v ∈ F1 ∩F2
et v ≠ 0. Pourtant B1 ∪B2 = {u, v, w} est une famille libre. De la même façon,
on a B1 ∪B2 est une base de R3 sans que ce dernier ne soit une somme directe
de F1 et F2 .

Remarque. On doit noter que les implications suivantes sont vraies:

F1 et F2 sont en somme directe Ô⇒ B1 ∪ B2 est libre

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et
E = F1 ⊕ F2 Ô⇒ B1 ∪ B2 est une base de E

C’est leurs réciproques qui sont fausses en général

Exercice 23.
1) On a
1 1 1 1 L3 − L1 → L3 1 1 1 1 1 1 1 1
1 −1 1 −1 ÐÐÐÐÐÐ→ 0 −2 0 −2 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 −2 0 −2
L2 − L1 → L2 2L3 − L2 → L3

1 0 1 1 0 −1 0 0 0 0 0 2
On a alors rg(A) = 3.
2) On a
1 1 0 1 1 1 0 1 1 1 0 1
L3 −2 L1 → L3 L4 + L2 → L4
1 −1 1 0 0 −2 1 −1 0 −2 1 −1
ÐÐÐÐÐÐÐ→ ÐÐÐÐÐÐ→
L2 − L1 → L2 L3 − L2 → L3

2 0 1 1 0 −2 1 −1 0 0 0 0
0 2 −1 1 0 2 −1 1 0 0 0 0
On a alors rg(B) = 2.

Exercice 24.
1)) A1 n’est pas libre car card(A1 ) = 3 > dim(R2 ).
On a rg(A1 ) = 2 = dim(R2 ), donc A1 est une famille génératrice de R2 .
2) On a card(A2 ) = 1 < dim(R2 ) donc A2 n’est pas une famille génératrice de
R2 .
A2 contient un seul vecteur et ce dernier est non nul, donc A1 est libre.
3) A3 est liée car elle contient le vecteur nul.
On a rg(A3 ) = 1 < dim(R2 ), donc A3 n’est pas une famille génératrice de R2 .
4) On a rg(A4 ) = card(A4 ) = 2 = dim(R2 ), donc A4 est une base de R2 .

Exercice 25. On calcul le rang de la famille A. Pour cela on considère le


tableau des coordonnées de ces vecteurs et on applique la méthode de Gauss
1 3 1 L3 +2 L1 → L3 1 3 1 1 3 1
1 1 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 −5 −1 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 −5 −1
L2 −2 L1 → L2 5L3 +7 L2 → L3
2
−2 1 3 0 7 5 0 0 18
On a rg(A) = card(A) = dim(E). Donc A est une base de E.

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On a

eA = (x, y, z) ⇐⇒ xu + yv + zw = e
⇐⇒ (2x + y − 2z, x + 3y + z, x + y + 3z) = (1, 1, 1)



⎪ 2x + y − 2z = 1


⇐⇒ ⎨ x + 3y + z = 1





⎩ x + y + 3z = 1
On trouve x = 95 , y = z = 91 . Par suite, eA = ( 59 , 19 , 91 ).

Exercice 26. Soit C = (1, X, X 2 ) la base canonique de E. on a PC = (1, 1, 0), QC =


(0, 0, 1) et RC = (0, −1, 1). On cherche rg(A). le tableau de coordonnées suiv-
ant est échelonné
1 1 0
0 −1 1
0 0 1
donc rg(A) = card(A) = 3 = dim(E). Donc A est une base de E.
On a

SA = (x, y, z) ⇐⇒ xP + yQ + zR = S
⇐⇒ xPC + yQC + zRC = SC
⇐⇒ (x, x − z, y + z) = (c, b, a)



⎪ x = c


⇐⇒ ⎨ x − z = b





⎩ y + z = a





x =c

⇐⇒ ⎨ z = c−b





⎩ y =a−c+b
Donc SA = (c, c − b, a − c + b).

Exercice 27. On a F +G est un sev de E donc dim(F +G) ≤ n, donc dim(F )+


dim(G) > dim(F + G). D’après la formule de Grassmann on a dim(F ⋂ G) =
dim(F ) + dim(G) − dim(F + G). Donc dim(F ⋂ G) > 0, alors F ⋂ G ≠ {0}.

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Exercice 28.
1. Soit u = (a, b, c) ∈ C3 et soient x, y, z ∈ C. Ecrivons xu1 + yu2 + zu3 = u.
Si on traduit cette égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le système
linéaire suivant



⎪ x −y +iz = a


(S) ⎨ −x +iy +z = b





⎩ ix +y −z = b
Dire que (u1 , u2 , u3 ) est une base du C-ev C3 c’est équivalent à dire que (S)
est admet une seule solution quelque soit les valeurs de a, b et c.
Notons (S) est un système d’équations linéaires avec paramètres, et ces
paramètres sont a, b et c.
Considérons le tableu complet de (S) et appliquons la méthode de Gauss:
1 −1 i a L2 + L1 → L2 1 −1 i a
b ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 i − 1 1 + i a + b ÐÐÐÐÐÐ→
iL3 +,L1 → L3 L3 − L2 → L3
−1 i 1
i 1 −1 c 0 i−1 0 ic + a

1 −1 i a
0 i−1 1+i a+b
0 0 1 + i ic + b + 2a
Le tableau échelonné précédent montre bien que (S) admet une seule solu-
tion. En conclusion B = (u1 , u2 , u3 ) est une base du C-ev C3 .
2. Si on a = i, b = 2 + 3i, c = 1 − i dans le système (S) on trouve que
ic+b+2a
z= 1+i = 6i+3
1+i ,
a+b+(1+i)z
y= i−1 = 2i+1
1−i ,
x= a + y − iz = 15i−4
2 .
En conclusion, uB = ( 15i−4
2 , 1−i , 1+i ).
2i+1 6i+3

Exercice 29.
1. Soit P ∈ F , alors ∃a, b, c ∈ R ∶ P = (αX 2 + βX + γ)(aX 2 + bX + c), donc
deg(P ) ≤ 4, c’est-à-dire, P ∈ E. Par suite F ⊆ E.
On a (αX 2 + βX + γ)(0X 2 + 0X + 0) = 0 ∈ F , donc F est non vide.
Soit λ ∈ R et soient P (X) = (αX 2 + βX + γ)(aX 2 + bX + c) ∈ F et Q(X) =

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(αX 2 + βX + γ)(eX 2 + f X + g) ∈ F . On a λP (X) + Q(X) = (αX 2 + βX +


γ)(λaX 2 + λbX + λc) + (αX 2 βX + γ)(eX 2 + f X + g) = (αX 2 βX + γ)((λa +
e)X 2 + (λb + f )X + (λc + g)). Comme λa + e ∈ R, λb + f ∈ R et λc + g ∈ R,
alors λP + Q ∈ F et donc F est un R-sev de E.
2. On a

P ∈ F ⇐⇒∃a, b, c ∈ R ∶ P (X) = (αX 2 + βX + γ)(aX 2 + bX + c)


⇐⇒∃a, b, c ∈ R ∶ P (X) = a(αX 4 + βX 3 + γX 2 ) + b(αX 3 + βX 2 + γX)+
c(αX 2 + βX + γ)
⇐⇒∃a, b, c ∈ R ∶ P (X) = aP (X) + bQ(X) + cR(X)

où P (X) = αX 4 + βX 3 + γX 2 , Q(X) = αX 3 + βX 2 + γX et R = αX 2 + βX + γ.


Donc F = sev⟨P, Q, R⟩.
Considérons maintenant la matrice L(R, Q, P ) et appliquons la méthode du
pivot de Gauss
⎛γ β α 0 0 ⎞
⎜ ⎟
⎜0 γ β α 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 γ β α⎠
On calcluler le rang de cette matrice. Pour cela on doit distinguer les dif-
férents cas selon les valeurs des paramètres α, β et γ.
1er cas : α = β = γ = 0,
Dans ce cas on a F = {0} sa base est ∅ et dim(F ) = 0.
2ème cas : γ ≠ 0,
Dans ce cas on a rg(P, Q, R) = 3 = card({P, Q, R}), donc {P, Q, R} est une
base de F et on a dim(F ) = 3.
2ème cas : γ = 0,
⎛0 β α 0 0 ⎞
⎜ ⎟
La matrice L(R, Q, P ) devient ⎜0 0 β α 0 ⎟ Si β ≠ 0 alors rg(P, Q, R) =
⎜ ⎟
⎝0 0 0 β α ⎠
3 = card({P, Q, R}), donc {P, Q, R} est une base de F et on a dim(F ) = 3.
Si β = 0 et α ≠ 0 ≠ 0 on a aussi rg(P, Q, R) = 3 = card({P, Q, R}), donc
{P, Q, R} est une base de F et on a dim(F ) = 3.
En conclusion,

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Si (α, β, γ) = (0, 0, 0) alors F = {0}


Si (α, β, γ) ≠ (0, 0, 0) alors {P, Q, R} est une base de F .
3. On a (X − 1)2 = X 2 − 2X + 1. Donc on prend α = 1, β = −2, γ = 1 on trouve
que B1 = (P1 , P2 , P3 ) est une base de H où

P1 = X 4 − 2X 3 + X 2 = X 2 (X − 1)2 , P2 = X 3 − 2X 2 + X = X(X − 1)2 ,


P3 = X 2 − 2X + 1 = (X − 1)2 .

On a (X + 1)2 = X 2 + 2X + 1. Donc on prend α = 1, β = 2, γ = 1 on trouve que


B2 = (Q1 , Q2 , Q3 ) est une base de G où

Q1 = X 4 + 2X 3 + X 2 = X 2 (X + 1)2 , Q2 = X 3 + 2X 2 + X = X(X + 1)2 ,


Q3 = X 2 + 2X + 1 = (X + 1)2 .

4. Soit D = (B1 ∣B2 ) et on applique la méthode du pivot de Gauss L(D) =


⎛1 −2 1 0 0⎞ ⎛1 −2 1 0 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 0⎟ ⎜0 1 −2 1 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ L4 − 4L2 → L4
⎜0 0 1 −2 1⎟ L4 − L1 → L4 ⎜0 ⎟ L5 − L2 → L5
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ 0 1 −2 1 ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜1 2 1 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 0⎟ ⎜ 0 4 0 0 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 2 1 0⎟ ⎜ 0 1 2 1 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 1 2 1 ⎠ ⎝ 0 0 1 2 1⎠
⎛1 −2 1 0 0⎞ ⎛1 −2 1 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 0⎟ ⎜0 1 −2 1 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ 5 − 2L4 → L5
⎜0 0 1 −2 1⎟ L6 − L3 → L6 ⎜0 0 1 −2 1 ⎟ 3L
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ Ð3L
⎟ ÐÐÐÐÐÐ→
6 − L4 → L6
⎜ ⎟ L4 − 8L3 → L4 ⎜
⎜0 0 8 −4 0⎟ L − 4L → L ⎜0 0 0 12 −8⎟
⎜ ⎟ 5 5 ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 4 0 0⎟ ⎜0 0 0 8 −4⎟
3

⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 1 2 1⎠ ⎝0 0 0 4 0 ⎠
⎛1 −2 1 0 0 ⎞ ⎛1 −2 1 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 0 ⎟ ⎜0 1 −2 1 0 ⎟ 1
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ 4 L5 → L5
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 1 −2 1 ⎟ L6 − 2L5 → L6 ⎜0 0 1 −2 1 ⎟ 41 L6 → L6
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐ→
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 0 12 −8⎟ ⎜0 0 0 12 −8⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 0 0 4 ⎟ ⎜0 0 0 0 4 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 0 0 8 ⎠ ⎝0 0 0 0 0 ⎠

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⎛1 −2 1 0 0 ⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 0 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0 0 1 −2 1 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0 0 0 3 −2⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0 0 0 0 1 ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 0 0 ⎠
Posons w1 = P1 , w2 = P2 , w3 = P3 , w4 = 3X 3 −2X 4 , w5 = X 4 , alors (w1 , w2 , w3 , w4 , w5 )
est une base de H + G.
(iii) Dans la question (ii) nous avons considéré une base B1 de H et une
base B2 de G et leur juxtaposition D = (B1 ∣B2 ). Puis on a appliqué la méth-
ode de Gauss à la matrice L(D) pour obtenir une matrice échelonnée L(T ).
Par suite on peut trouver une base de H ∩ G en utilisant des relations de
dépendances entre les vecteurs de D obtenues à partir des lignes nulles de
L(T ). Dans notre cas il y a une seule ligne nulle. Pour cela notons Wi
(j)

le vecteur tel que (WiB ) est la ième ligne da la j ème matrice obtenue dans
(j)

l’échelonnement de L(D) faite dans la question (ii).

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On a

(6)
W6 =0
(5) (5)
W6 − 2W5 =0
(3W6 − W4 ) − 2(3W5 − 2W4 ) = 0
(4) (4) (4) (4)

(4) (4) (4)


3W6 − 6W5 + 3W4 =0
− W3 ) − 6(W5 − 4W3 ) + 3(W4 − 8W3 ) = 0
(3) (3) (3) (3) (3) (3)
3(W6
(3) (3) (3) (3)
3W6 − 6W5 + 3W4 − 3W3 =0
− W2 ) + 3(W4 − 4W2 ) − 3W3
(2) (2) (2) (2) (2) (2)
3W6 − 6(W5 =0
(2) (2) (2) (2) (2)
3W6 − 6W5 + 3W4 − 3W3 − 6W2 =0
− W1 ) − 3W3
(1) (1) (1) (1) (1) (1)
3W6 − 6W5 + 3(W4 − 6W2 =0
(1) (1) (1) (1) (1) (1)
3W6 − 6W5 + 3W4 = 3W1 + 6W2 + 3W3
3Q3 − 6Q2 + 3Q1 = 3P1 + 6P2 + 3P3
Q3 − 2Q2 + Q1 = P1 + 2P2 + P3
= X 4 − 2X 2 + 1

En conclusion, {P1 + 2P2 + P3 } est une base de H ∩ G.

Exercice 30.
1. Le raisonnement est analogue à celui de la question 1. de l’exercice29
2. Par un raisonnement analogue à la question 2. de l’exercice29, on trouve
:
Si (α, β, γ) = (0, 0, 0) alors F = {0}.
Si (α, β, γ) ≠ (0, 0, 0) alors dim(F ) = 2 et si on pose P = αX 3 + βX 2 + γX et
Q = αX 2 + βX + γ, alors (P, Q) est une base de F .
3.
(i) Par un raisonnement analogue à la question 2. de l’exercice29, on trouve
:
B1 = (P1 , P2 ) est une base de H où P1 = X(X − 1)2 = X 3 − 2X 2 + X et
P2 = (X − 1)2 = X 2 − 2X + 1.
B1 = (Q1 , Q2 ) est une base de G où Q1 = X(X + 1)2 = X 3 + 2X 2 + X et

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Q2 = (X + 1)2 = X 2 + 2X + 1.
(ii) On considère les bases B1 et B2 et on applique la méthode de Gauss à
L(B1 ∣B2 )
⎛1 −2 1 0⎞ ⎛1 −2 1 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ L4 − L2 → L4
⎜0 1 −2 1⎟ L3 − L1 → L3 ⎜0 1 −2 1⎟
⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟Ð
⎟ ÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→
L3 − 4L2 → L3

⎜1 2 1 0⎟ ⎜0 4 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 1 2 1⎠ ⎝0 1 2 1 ⎠
⎛1 −2 1 0 ⎞ ⎛1 −2 1 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 ⎟ 2L4 − L3 → L4 ⎜0 1 −2 1 ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 8 −4⎟ ⎜0 0 8 −4⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 4 0 ⎠ ⎝0 0 0 4 ⎠
On a alors rg(B1 ∣B2 ) = 4 = card(B1 ∣B2 ) = dim(E), alors (B1 ∣B2 ) est une base
de E et donc E = H ⊕ G.

Exercice 31.
1. On a
P1 = X 2 , donc P1C = (0, 0, 1).
P2 = (X − 1)2 = X 2 − 2X + 1, donc P2C = (1, −2, 1).
P3 (X) = (X + 1)2 = X 2 + 2X + 1, donc P3C = (1, 2, 1).
2. Considérons la matrice L(P1 , P2 )

⎛0 0 1⎞
⎝1 −2 1⎠

On voit clairement que rg(P1 , P2 ) = 2 = card({P1 , P2 }), donc {P1 , P2 } est


libre.
3. Considérons la matrice L(P1 , P2 , P3 ) et appliquons la méthode du pivot de
Gauss
⎛0 0 1 ⎞ ⎛0 0 1⎞
⎜ ⎟ L2 − L3 → L2 ⎜ ⎟
⎜1 −2 1⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜0 −4 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝1 2 1 ⎠ ⎝1 2 1⎠
On a alors une matrice échelonnée à 3 pivots. Donc rg(P1 , P2 , P3 ) = 3 =
card({P1 , P2 , P3 }) = dim(E). Par suite {P1 , P2 , P3 } est une base de E qui est
obtenue en complétant la famille {P1 , P2 } par P3 .

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4. Soit H ∈ E et supposons que HC = (a, b, c). On a alors

HB = (x, y, z) ⇐⇒ H = xP1 + yP2 + zP3


⇐⇒ HC = xP1C + yP2C + zP3C
⇐⇒ x(0, 0, 1) + y(1, −2, 1) + z(1, 2, 1) = (a, b, c).

Donc (x, y, z) sont les solutions du système dont la matrice complète est

0 1 1 a
0 −2 2 b
1 1 1 c

On a
0 1 1 −3 1 0 0 4 −6 2
0 0 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 −2 2
2L1 + L2 → L1
0 −2 2 0 0
1 1 1 0 3 1 1 1 0 3
−3 −3
En résolvant le premier système, nous obtenons z = 2 ,y =z= 2 ,x = −y −z =
3, donc QB = (3, −3
2 , 2 ).
−3

En résolvant le deuxième système, nous obtenons z = 21 , y = z = 12 , x = 3−y−z =


2, donc PB = (2, 12 , 12 ).

Exercice 32.
1. Considérons le tableau complét du système (S) et appliquons la méthode
1 −1 1 2 0 1 −1 1 2 0
de Gauss (S) ≡ Ð→ (T ) ≡
2 1 3 −1 0 0 3 1 0 0
Les inconnues x, y sont principales et z, t sont secondaires. On a de plus
y= −1
3 z = (−3)−1 z = 3z et x = y − z − 2t = 2z − 2t.
Donc
F = {v ∈ E/vB = (2z − 2t, 3z, z, t), z, t ∈ K}.

2. Cherchons une base de F . On a

v ∈ F ⇐⇒ ∃z, t ∈ K ∶ vB = (2z − 2t, 3z, z, t) = z(2, 3, 1, 0) + t(−2, 0, 0, 1)

Soient v et w les vecteurs de E tels que vB = (2, 3, 1, 0) et wB = (−2, 0, 0, 1),


c’est-à-dire, v = 2v1 +3v2 +v3 et w = −2v1 +v4 . Puisuqe z et t sont les inconnues

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secondaires du système (T ) alors la famille C = (v, w) est une base de F .


IL est clair que card(F ) = 25 et dim(F ) = 2.
3. Considérons la matrice L(C) dans la base B. On a
⎛ 2 3 1 0⎞ ⎛2 3 1 0 ⎞
Ð→
⎝−2 0 0 1⎠ ⎝0 3 1 1 ⎠
On peut donc compléter C en une base de E par les vecteurs v3 et v4 .

Exercice 33. On a F = sev⟨u, v⟩ et G = sev⟨w, z⟩, donc F + G = sev⟨u, v, w, z⟩.


Pour chercher une base de F + G on considère la matrice L(u, v, w, z) et on
applique la méthode du pivot de Gauss
⎛ 1 1 1⎞ ⎛1 1 1 ⎞ ⎛1 1 1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ 3L3 − L2 → L3 ⎜ ⎟
⎜ 2 −1 0⎟ L2 −2 L1 → L2 ⎜0 −3 −2⎟ L4 + L2 → L4 ⎜0 −3 −2⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 1 0 1⎟ LL3 −+ LL1 → L3 ⎜0 −1 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ 4 1 → L4 ⎜ 0 ⎟ ⎜ 0 0 2 ⎟
⎝−1 2 1⎠ ⎝0 3 2 ⎠ ⎝0 0 0 ⎠
Posons f = (1, 1, 1), h = (0, 3, 2), g = (0, 0, 2). Alors (f, h, g) est une base de
F + G.

Exercice 34. Posons A = {u, v}. On a w(m1 , m2 , m3 ; m4 ) ∈ F ⇐⇒ (A∣v)est compatible.





⎪ x + 2y = m1




⎪ y = m2
Or (A∣v) ⎨




−x + y = m3




⎩ 2x = m4
On construit la matrice augmentée de (A∣v) et on applique la méthode de
Gauss
1 2 m1 1 2 m1
0 1 m2 0 1 m2
Ð→
−1 1 m3 0 0 m1 + m3 − 3m2
2 0 m4 0 0 m4 − 2m1 + 4m2
Considérons alors le système


⎪ x1 − 3x2 + x3 = 0
(S) ⎨


⎩ −2x1 + 4x2 + x4 = 0

Alors (S) est un système d’équations cartésiennes de F .

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Exercice 35.
1. On a

(a + b − c − d, 2a + b, a − c + b + d, b + 3c) =a(1, 2, 1, 0) + b(1, 1, 1, 1)


+ c(−1, 0, −1, 3) + d(−1, 0, 1, 0).

Posons u1 = (1, 2, 1, 0), u2 = (1, 1, 1, 1), u3 = (−1, 0, −1, 3) et u4 = (−1, 0, 1, 0).


On voit bien que A = {u1 , u2 , u3 , u4 } engendre F .
Pour chercher une base de F il suffit d’échelonner la matrice L(A). On a
⎛ 1 2 1 0⎞ ⎛1 2 1 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 1 1 1 1⎟ L2 − L1 → L2 ⎜0 −1 0 1⎟ LL34 +2 L2 → L3
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→
+2 L2 → L4
L(A) = ⎜
⎜−1 0 −1 3⎟ L3 + L1 → L3 ⎜0 2 0 3⎟
⎜ ⎟ L4 + L1 → L4 ⎜ ⎟
⎝−1 0 1 0⎠ ⎝0 2 2 0 ⎠
⎛1 2 1 0⎞ ⎛1 2 1 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 −1 0 1⎟ L3 ↔ L4 ⎜0 −1 0 1⎟
⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐ→ ⎜ ⎟
⎜0 0 0 5⎟ ⎜0 0 2 2⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 2 2⎠ ⎝0 0 0 5⎠
On a alors textrg(A) = card(A) = 4, donc A est une base de F .
2. On a dim(F ) = dim(R4 ) et F est un sev de R4 , alors F = R4 .

Exercice 36.
1. Soient p1 , . . . , pn une famille d’éléménts de P et soient s1 , . . . , sn ∈ Z et
t1 , . . . , tn ∈ N⋆ . Supposons que s1
t1 ln(p1 ) + ⋯ + stnn ln(pn ) = 0. Alors
n
s1 sn
∏ tj ( ln(p1 ) + ⋯ + ln(pn )) = 0,
j=1 t1 tn

donc
q1 ln(p1 ) + ⋯ + qn ln(pn ) = 0

où qi = si ∏ tj . Alors
j≠i
ln(pq11 × ⋯ × pqnn ) = 0,

donc pq11 × ⋯ × pqnn = 1. Soit

I = {i ∈ {1, . . . , n}/qi ≥ 0} et J = {1, . . . , n} ∖ I.

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Alors on a
∏ pi i = ∏ pj .
q j−q

i∈I j∈J

On ne peut pas avoir I ≠ ∅ et J ≠ ∅ car sinon le nombre = ∏ pqi i = ∏ pj


−qj

i∈I j∈J
admettra deux décompositions en nombres premiers. Donc On a I = ∅ ou
J = ∅.
n
Si J = ∅ alors = ∏ pqi i = 1, donc qi = 0 pour tout i ∈ {1, . . . , n}, alors ni = 0
i=1
pour tout i ∈ {1, . . . , n}.
n
Si I = ∅ alors = ∏ pj = 1, donc −qj = 0 pour tout j ∈ {1, . . . , n}, alors nj = 0
−qj

j=1
pour tout j ∈ {1, . . . , n}.
En conclusion les vecteurs ln(p1 ), . . . , ln(pn ) sont linéairement indépendants
sur Q. On a montré alors que toute sous-famille finie de P est libre, donc P
est une famille libre du Q-ev R.
2. La famille P est une famille libre infinie, donc R est un Q-ev de dimension
infinie.

Exercice 37.
1. ⇒ 2. Par définition La somme F1 + ⋯ + Fn est directe si tout élément u de
F1 + ⋯ + Fn s’écrit d’une manière unique sous la forme

u = u1 + ⋯ + un

avec u1 ∈ F1 , . . . , un ∈ Fn .
Soit u ∈ (F1 + ⋯ + Fp−1 ) ⋂ Fp avec p ∈ {2, . . . , n}. Alors u = u1 + ⋯ + up−1 +
0 + ⋯ + 0 = 0 + ⋯ + 0 + u + 0⋯ + 0, avec (u1 , . . . , up−1 , 0, . . . , 0) ∈ F1 × ⋯ × Fn et
(0, . . . , 0, up , 0, . . . , 0) ∈ F1 × ⋯ × Fn avec up = u. Or u s’écrit d’une manière
unique comme somme d’éléments de F1 , . . . , Fn , donc u = 0.
2. ⇒ 3. Soient u1 ∈ F1 , . . . , ∀un ∈ Fn et supposons que u1 + ⋯ + un = 0. Alors
F1 +⋯+Fn−1 ∋ u1 +⋯+un−1 = −un ∈ Fn , donc un ∈ (F1 +⋯+Fn−1 ) ⋂ Fn , par suite
un = 0. On a alors u1 + ⋯ + un−1 = 0 et donc le même raisonnement montre
que un−1 = 0. Ainsi de suite on montre que ui = 0 pour tout i ∈ {1, . . . , n}.
3. ⇒ 1. Soit u ∈ F1 + ⋯ + Fn et supposons que u = u1 + ⋯ + un et u = v1 + ⋯ + vn
avec u1 , v1 ∈ F1 , . . . , un , vn ∈ Fn . On a alors (u1 − v1 ) + ⋯ + (un − vn ) = 0, et

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comme u1 − v1 ∈ F1 , . . . , un − vn ∈ Fn , alors u1 − v1 = 0, . . . , un − vn = 0, et donc


u1 = v1 , . . . , un = vn .

Exercice 38.
1. F est non vide car 0 ∈ F . Soient α ∈ C, P, Q ∈ C[X]. On a (αP + Q)(0) =
αP (0) + Q(0) = 0, (αP + Q)′ (0) = αP ′ (0) + Q′ (0) = 0v et (αP + Q)′ (1) =
αP ′ (1) + Q′ (1) = 0. Donc αP + Q ∈ F . alors F est un C-sev de C4 [X].
Cherchons une base de F .
1ère méthode ∶
Soit P ∈ F d’après la formule de Taylor on a

P (X) =P (0) + P ′ (0)X + P ′′ (0)X 2 + P (3) (0)X 3 + P (4) (0)X 4


=P ′′ (0)X 2 + P (3) (0)X 3 + P (4) (0)X 4 .

On a donc P ′ (X) = 2P ′′(0)X + 3P (3) (0)X 2 + 4P (4) (0)X 3 et par suite P ∈ F


si et seulement si 2P ′′(0) + 3P (3) (0) + 4P (4) (0) = 0, c’est-à-dire, P (4) (0) =
− 21 P ′′ (0) − 34 P (3) (0). Par suite P ∈ F si et seulement si
1 3P (3) (0) 4
P (X) =P ′′ (0)X 2 − P ′′(0)X 4 + P (3) (0)X 3 − X
2 4
1 1
= − P ′′ (0)(−2X 2 + X 4 ) + P (3) (0)(4X 3 − 3X 4 ),
2 4
comme − 21 P ′′ (0), 14 P (3) (0) ∈ C, alors C = {X 4 − 2X 2 , 4X 3 − 3X 4 } engendre
F . Soit B la base canonique de C4 [X]. On a (X 4 − 2X 2 )B = (0, 0, −2, 0, 1) et
(4X 3 − 3X 4 )B = (0, 0, 0, 4, −3). Ilest clair que rg(C) = card(C) et donc C est
libre. Par suite C est une base de F .
2èmeméthode ∶
Soient P = a0 + a1 X + a2 X 2 + a3 X 3 + a4 X 4 ∈ C4 [X]. On a

⎪ ⎧


⎪ P (0) = 0 ⎪
⎪ a0 = 0

⎪ ′ ⎪

P ∈ F ⇐⇒ ⎨ P (0) = 0 ⇐⇒ ⎨ a1 = 0

⎪ ⎪



⎪ ′ (1) = 0 ⎪


⎩ P ⎩ a1 + 2a2 + 3a3 + 4a4 = 0



⎪ a0 = 0


⇐⇒ ⎨ a1 =

0




⎩ 2a2 + 3a3 + 4a4 = 0

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L’ensemble des solutions de ce système est

3
S = {(0, 0, − a3 − 2a4 , a3 , a4 )/a3 , a4 ∈ C}.
2

On a (0, 0, − 32 a3 − 2a4 , a3 , a4 ) = − 12 a3 (0, 0, 3, −2, 0) + a4 (0, 0, −2, 0, 1). Comme


a3 et a4 sont les inconnues secondaires du système (S), alors (0, 0, 3, −2, 0)
et (0, 0, −2, 0, 1) constituent une base de S et donc les vecteurs 0 + 0X + 3X 2 −
2X 3 + 0X 4 = 3X 2 − 2X 3 et 0 + 0X − 2X 2 + 0X 3 + X 4 = X 4 − 2X 2 constituent
une base de F .
1ère méthode ∶
Il est clair que la famille R = (1, X, 1 + X + X 2 ) est échelonnée dans la base
canonique (car L(R) est un certain type de matrice échelonnée) et ne con-
tient pas 0. Donc R est une famille libre et par suite c’est une base de G.
Donc dim(G) = 3.
On a P ∈ F si et seulement si ∃α, β ∈ C tels que P = α(3X 2 − 2X 3 ) + β(X 4 −
2X 2 ).
On a P ∈ G si et seulement si ∃γ, δ, η ∈ C tels que P = γ + δX + η(1 + X + X 2 ).
Donc
P ∈ F ∩ G ⇐⇒ α(3X 2 − 2X 3 ) + β(X 4 − 2X 2 ) = γ + (δ + η)X + η(1 + X + X 2 )
⇐⇒ γ + (η + δ)X + (η + 3α + 2β)X 2 + 2αX 3 − βX 4 = 0



⎪ −β = 0







2α = 0

⇐⇒ ⎨ η + 3α + 2β = 0






⎪ η+δ = 0




⎩ γ = 0
⇐⇒ α = β = γ = δ = η = 0
⇐⇒ P = 0.
Donc F ∩ G = {0}, comme dim(F ) + dim(G) = 2 + 3 = dim(C4 [X]) alors
C4 [X] = F ⊕ G.
2ème méthode ∶ On a C est une base de F et R est une base de G. On considère
D = (C∣R) puis la matrice L(D) dans la base canonique.

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⎛1 0 0 0 0⎞ ⎛1 0 0 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 0 0 0⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ 3L +L → L ⎜0 1 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟ 4 5 4 ⎜ ⎟
On a L(D) = ⎜1 1 1 0 0⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜1 1 1 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 −2 0 1 ⎟ ⎜0 0 −6 4 0 ⎟
⎝0 0 0 4 −3⎠ ⎝0 0 0 4 −3⎠
On a clairement rg(D) = card(D) = dim(C4 [X]) = 5, alors C4 [X] = F ⊕ G.

Exercice 39.
1. Il suffit d’échelonner L(A) par des opérations de lignes. On a
⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 1 2 −1 2 ⎟ L2 − L1 → L2 ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟ L −3 L → L ⎜ ⎟ LL3−2
⎜ ⎟ 3 3 ⎜ ⎟ 4 L2 → L4
− L2 → L3
⎜ 3 4 1 8 ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→
1

⎜ ⎟ L4 −3 L1 → L4 ⎜ ⎟ L5 +2 L2 → L5
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 3 5 −1 7 ⎟ L5 − L1 → L5 ⎜ 0 2 −4 −2 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 1 −1 2 −2 ⎠ ⎝ 0 −2 1 −5 ⎠
⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ L ↔ L ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟ 5 3 ⎜ ⎟
⎜ 0 0 0 0 ⎟ ÐÐÐÐ→ ⎜ 0 0 −3 −7 ⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 0 0 0 ⎟ ⎜ 0 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 −3 −7 ⎠ ⎝ 0 0 0 0 ⎠
Posons alors v1 = (1, 1, 1, 3), v2 = (0, 1, −2, −1), v3 = (0, 0, −3, −7). Alors (v1 , v2 , v3 )
est une base du sev⟨S⟩.
2. Si on suit le chemin inverse du chemin que nous avons emprunté pour
échelonner la matrice L(A), on trouve que l’antécédent de v1 est w1 , celui
de v2 est w2 et celui de v3 est w5 . Donc B = (w1 , w2 , w5 ) est une base du
sev⟨S⟩, extraite de S.
3. Cherchons une base de G.
On a :
⎛ 2 1 7 ⎞
4 ⎛ 2 1 4 7 ⎞
⎜ ⎟ L2 − L1 → L2 ⎜ ⎟ L3 − L2 → L3
⎜ 2 2 0 2 ⎟ ⎜ 0 1 −4 −5 ⎟
L(C) = ⎜ ⎟Ð
⎟ 2LÐ4ÐÐÐÐÐ → ⎜ ⎟Ð
⎟ ÐÐÐÐÐÐ→
2L3 −3 L1 → L3 L4 −3 L2 → L4
⎜ ⎜
⎜ 3 2 2 3 ⎟ ⎜ 0 1 −8 −15 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
−3 L1 → L4

⎝ 3 3 −2 −2 ⎠ ⎝ 0 3 −16 −25 ⎠

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⎛ 2 1 4 7 ⎞ ⎛ 2 1 4 7 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟.
⎟ ÐÐÐÐÐ→
L4 − L3 → L4
⎜ ⎜ ⎟
⎜ 0 0 −4 −10 ⎟ ⎜ 0 0 −4 −10 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 −4 −10 ⎠ ⎝ 0 0 0 0 ⎠
Posons f1 = (2, 1, 4, 7), f2 = (0, 1, −2, −1), f3 = (0, 0, 4, 10). Alors B ′ =
(f1 , f2 , f3 ) est une base de G.
On échelonne maintenant la juxtaposition des deux bases, c’est-dire (B∣B ′ ),
et ceci en utilisant des opérations sur les lignes :
⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ −1 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 1 −2 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ L4 + L2 → L4 ⎜ ⎟
⎜ 0 0 3 7 ⎟ L4 −2 L1 → L4 ⎜ 0 0 3 7 ⎟ L5 − L2 → L5 ⎜ 7 ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ 0 0 3 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 2 1 4 7 ⎟ ⎜ 0 −1 2 1 ⎟ ⎜ 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 0 0 ⎟
⎝ 0 0 4 10 ⎠ ⎝ 0 0 4 10 ⎠ ⎝ 0 0 4 10 ⎠
⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
ÐÐÐÐ→ ( ∗ ) ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜
L6 ↔ L4 3L4 −4 L3 → L4
⎜ 0 0 3 7 ⎟.

⎜ 0 0 0 2 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 0 0 ⎠
Donc les vecteurs (1, 1, 1, 3), (0, 1, −2, −1), (0, 0, 3, 7) et (0, 0, 0, 2) constituent
une base de F + G.
On a deux relations de dépendances : (f1 − 2v1 ) + v2 = 0 et donc f1 = 2v1 − v2
et f2 − v2 = 0 et donc f2 = v2 . Alors (f1 , f2 ) est une base de F ∩ G.
2. On a dim(F + G) = 4 = dim(R4 ). Donc F + G = R4 (car F + G est un sev
de R4 ).
3. F ∩ G ≠ {(0, 0, 0, 0)}, on n’a pas donc F ⊕ G = R4 .

Remarque.
1. Soient F = sev⟨A⟩ et G = sev⟨C⟩. Pour trouver une base de F + G Il
suffit de transformer la matrice L(A ∪ C) en une matrice échelonnée L(T )
en utilisant des opérations élémentaires sur les lignes.

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2. Si A est une base de F et C est une base de G, alors dans ce cas on peut
considérer la famille D = (A∣C) pour trouver une base de F ∩ G.

Exercice 40. Raisonnons par l’absurde et supposons que K[X] est de dimen-
sion finie. Soit A = {P1 , . . . , Pn } une famille génératrice finie de K[X] et
considérons m = max{deg(P1 ), . . . , deg(Pn )}. Si

X m+1 = α1 P1 (X) + ⋯ + αn Pn (X),

alors

deg(X m+1 ) = deg(α1 P1 (X) + ⋯ + αn Pn (X)) ≤ max{deg(P1 ), . . . , deg(Pn )}

et donc m + 1 ≤ m absurde.

Exercice 41.
1. On a:
⎛ 1 2 −1 ⎞ ⎛ 1 2 −1 ⎞
⎜ ⎟ L2 −2 L1 → L2 ⎜ ⎟
⎜ 2 4 −2 ⎟ ⎜ 0 0 0 ⎟
L(A) = ⎜ ⎟Ð
⎟ LÐÐÐÐÐÐ → ⎜ ⎟Ð
⎟ ÐÐÐ→
L3 −3 L1 → L3 L2 ↔ L4
⎜ ⎜
⎜ 3 1 2 ⎟ ⎜ 0 −5 5 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
4 − L1 → L4

⎝ 1 1 −1 ⎠ ⎝ 0 −1 0 ⎠
⎛ 1 2 −1 ⎞ ⎛ 1 2 −1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 −1 0 ⎟ L3 −5 L2 → L3 ⎜ 0 −1 0 ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 −5 5 ⎟ ⎜ 0 0 5 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 0 ⎠ ⎝ 0 0 0 ⎠
Donc rg(A) = 3.
On remarque que L(D) = L(A)T le transposée de L(A), alors rg(D) = rg(A) =
3.
2. On a rg(A) = dim(R3 ) donc A est une famille génératrice de R3 . A n’est
pas une famille libre car rg(A) ≠ card(A).
3. On a rg(D) = card(D), d’où D est une famille libre de R4 .
4. On considère la matrice échelonée ci-dessus, et on cherche l’antécédent de
la ligne nulle qui est évidemment la ligne 2. Si on enlève le vecteur v2 de la
famille A, obtient que {v1 , v3 , v4 } est une base de R4 extraite de A.

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5. La matrice L(A) est constituée des colonnes de D et les opérations util-


isées sont des opérations sur les lignes. Donc On ne peut pas appliquer la
méthode décrite dans l’exercice 20 à L(A) pour compléter D en une base de
R4 .
Dans ce cas on utilise une autre méthode. Cette derniere consiste à consid-
érer les lignes nulles da la matrice échelonnée puis chercher la position de
l’origine de chacune de ces lignes dans la matrice initiale et ceci on ne
considérant que les permutations sur les lignes utilisées. Alors les
vecteurs ui dont les indices i correspondent aux positions trouvées complé-
tent D en une base de E.
Il est clair qu’on peut compléter D par e2 = (0, 1, 0, 0) pour obtenir une base
de R4 .

Exercice 42.
1. Soient α0 , . . . , αp ∈ K et supposons que α0 P0 + ⋯ + αn Pn = 0. Puisque les
polynômes P0 , . . . , Pn ont des degrés deux à deux distincts, alors deg(α0 P0 +
⋯+αn Pn ) = max{deg(α0 P0 ), . . . , deg(αn Pn )}. Donc max{deg(α0 P0 ), . . . , deg(αn Pn )} =
−∞. Or on sait aussi que si α ∈ K et P ∈ K[X], alors


⎪ deg(P ) si α ≠ 0
deg(αP ) = ⎨


⎩ −∞ si α = 0

Donc l’égalité max{deg(α0 P0 ), . . . , deg(αn Pn )} = −∞ entraine que α0 P0 =


⋯ = αn Pn = 0 et par suite α0 = . . . , αn = 0. En conclusion, A est libre.
2. Il est clair que A est une famille de vecteurs de Kn [X]. Comme A est
libre et card(A) = dim(Kn [X]), alors A est une base de Kn [X].
3. Considérons la base C = (X n , . . . , X, 1) de Kn [X]. Puisque deg(P0 ) <
deg(P1 ) < ⋯ < deg(Pn ), la matrice L(Pn , . . . , P0 ) est échelonnée et la famille
{Pn , . . . , P0 } ne contient pas 0, alors rg(Pn , . . . , P0 ) = card{Pn , . . . , P0 } = n+1.
Donc rg(A) = n + 1.
On a rg(A) = card(A) = dim(Kn [X]), donc A est une base de Kn [X].
4. Posons P0 = 1, P1 = X − a, . . . , Pn = (X − a)n . Il est claire que deg(Pi ) = i
et donc B est une base de Kn [X].

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5. Soit P ∈ Kn [X]. On a

PB = (x0 , x1 , . . . , xn ) ⇐⇒ P (X) = x0 + x1 (X − a) + ⋯ + xn (X − a)n .

D’après la formule de Taylor pour les polynômes on sait que

P (2) (a) P (n) (a)


P (X) = P (a) + P ′ (a)(X − a) + (X − a)2 ⋯ + (X − a)n .
2! n!
1
où on a noté m l’inverse m−1 de l’élément non nul m de K. Par suite,

P (2) (a) P (n) (a)


PB = (P (a), P ′ (a), ,..., ).
2! n!

6. Dans un corps quelconque la formule de Taylor usuelle ne reste pas valable


car le factoriel d’un entier peut prendre la valeur 0. Cependant on peut utiliser
la formule de taylor générale qui est valable quelque soit le corps commutatif
K.
Formule de Taylor
On pose P {0} = P , P {1} = P ′
et si P (X) = a0 + a1 X + ⋯ + am X m alors
m
i
P {q} = ∑ ( )ai X i−q
i=q q

où (qi ) est le coefficient binomial.


P {q} est appelé l’hyperdérivée d’ordre q de P .
On a alors le résultat suivant

P (X) = P (a) + P ′ (a)(X − a) + P {2} (a)(X − a)2 ⋯ + P {n} (a)(X − a)n .

En appliquant ce résultat au polynôme P (X) = a0 + a1 X + ⋯ + an X n ∈ Kn [X],


on trouve
PB = (P (a), P ′ (a), P {2} (a), . . . , P {n} (a)).

Remarque.
1. Si K est un corps commutatif quelconque on définit (m )
n par la relation de

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récurrence suivante :
m m m
( ) = 1, ( ) = 1, ( ) = m
0 m 1
et
m m−1 m−1
( )=( )+( )
n n n−1
dite formule de Pascal.
m m!
2. Si K est un corps de caractéristique 0, alors ( ) = . où on a
n n!(m − n)!
1
noté l’inverse z −1 de l’élément non nul z de K.
z
P (q)
3. Si K est un corps de caractéristique 0, alors P {q} = .
q!
√ √
Exercice 43. On a f1 (x) = 1+x 1−x =
√1+x car 1 + x ≥ 0 et 1 − x > 0. Donc
1−x
√ √
f1 (x) = √1+x√1+x = √1+x .
1−x 1+x 1−x2 √ √ √ √
De la même façon on a f2 (x) = 1−x
1+x = √1−x
1+x
= √1−x√1−x
1+x 1−x
= √1−x .
1−x2
Il est clair que f3 = 21 f1 + 21 f2 et donc rg{f1 , f2 , f3 , f4 } = rg{f1 , f2 , f4 }.
On a aussi f4 = 12 f1 − 21 f2 et donc rg{f1 , f2 , f4 } = rg{f1 , f2 }. Par suite, rg(A) =
rg{f1 , f2 }.
Soit a, b ∈ R tels que af1 + bf2 = 0. Alors pour tout x ∈] − 1, 1[ on a a √1+x
1−x2
+
b √1−x
1−x2
= 0. Donc pour tout x ∈] − 1, 1[ on a a(1 + x) + b(1 − x) = 0. Pour x = 0
1
on obtient a + b = 0 et pour x = 2 on obtient 3a + b = 0. en résolvant le système
à deux inconnues a + b = 0 et 3a + b = 0 on obtient a = b = 0. Donc {f1 , f2 } est
une famille libre. Par suite, rg{f1 , f2 } = 2 et donc rg(A) = 2.

Exercice 44.
1. On a P1,C = (0, 0, 1) et puisque P2 (X) = 1−2X +X 2 , alors P2,C = (1, −2, 1).
2. Considérons le tableau des coordonnées de P1 et P2

1 −2 1
.
0 0 1

Ce tableau est échelonné et on a rg{P1 , P2 } = 2.


On a donc rg{P1 , P2 } = card{P1 , P2 }, alors {P1 , P2 } est une famille libre et

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donc une base de F .


3. Le tableau suivant est échelonné

1 −2 1
0 1 0 .
0 0 1

Donc rg{P1 , P2 , X} = card{P1 , P2 , X} = 3 = dim(E), alors {P1 , P2 , X} est une


base de E.
4. Puisque {P1 , P2 , X} est une base de E, alors E = sev⟨P1 , P2 ⟩ ⊕ sev⟨X⟩ =
F ⊕ sev⟨X⟩ et donc le sous-espace vectoriel sev⟨X⟩ est un supplémentaire de
F dans E.

7.2 Espaces affines


Exercice 1.
Ð

1. Vraie. Si A ∈ E alors {A} = {A} + { 0 } est un sous espace affine de E de
Ð→
direction { 0 }.
Ð

2. Vraie. Soit F un espace affine de dimension 0 et soit F sa direction. Alors
Ð
→ Ð→ Ð→
F ≠ ∅. Soit A ∈ F . On a dim(F ) = 0, donc F = { 0 }, alors F = A+{ 0 } = {A}
est un point.
Ð
→ Ð

3. Vraie. Soit F un sev de G. On a 0 ∈ F et on a aussi F = 0 + F , F est
un sous-espace affine de G.
4. Fausse. Considérons G = R2 et soit D la droite d’équation y = 2x + 1. On
a D est un sous-espace affine de G qui n’est pas un sev de G.
Ð
→ → Ð
Ð →
5. Vraie. Soit F un sous-espace affine de G tel que 0 ∈ F . On a F = 0 + F =
Ð

F , donc F est un sev de G.
Ð
→ Ð

6. Vraie. Soit A ∈ H. Alors A ∈ T et donc H = A + H et T = A + T . Puisque
Ð→ Ð → Ð
→ Ð
→ Ð
→ Ð →
H ⊆ T , alors H ⊆ T . Comme dim( H) = dim( T ), on a H = T et donc
Ð
→ Ð

H = A+ H =A+ T =T .
Ð→ Ð →
7. Vraie. On a A, B ∈ H, alors AB ∈ H. On a aussi la droite (AB) = A +
Ð→ Ð→ Ð → Ð→
sev⟨AB⟩ et puisque sev⟨AB⟩ ⊆ H, alors (AB) ⊆ A + H = H.
Ð

8. Vraie. Soit Ð→
u un vecteur non nul quelconque de E . Soit D la droite D =

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A + sev⟨Ð

u ⟩. On a alors A ∈ D.
Ð→
9. Vraie. Si A = B, on prend deux vecteurs Ð →
u et Ð→
v de E linéairement
indépendants et on considère le plan P = A + sev⟨Ð →
u ,Ð

v ⟩. On a bien A ∈ P.
Ð→ Ð → Ð→ Ð→
Si A ≠ B, alors AB ≠ 0 . on prend un vecteur u de E tel que AB et Ð
Ð
→ →
u sont
Ð→
linéairement indépendants et on considère le plan P = A + sev⟨Ð

u , AB⟩. On a
Ð→ Ð →
bien A ∈ P. On a aussi AB ∈ P , donc B ∈ P.
Ð→
10. Vraie. Soit A et B deux points distincts de D. Alors D = A + sev⟨AB⟩.
D’après la question 8., il existe un plan P qui contient A et B. D’après la
question 6., la droite D = (AB) ⊆ P.
11. Vraie. Soit B ∈ D et soit Ð →
u un vecteur directeur de D. On a A ∈/ D
Ð→ Ð → Ð→
donc BA ∈/ D = sev⟨Ð →
u ⟩, alors {Ð

u , BA} est libre. Soit P le plan P = B +
Ð→
sev⟨Ð
→u , BA⟩. On a A ∈ P et D ⊆ P.
Ð
→ Ð→
Soit Q un plan tel que A ∈ Q et D ⊆ Q. Alors A, B ∈ Q et Ð →
u ∈ Q. Alors BA ∈
Ð
→ Ð→
Q et on a B + sev⟨Ð →
u , BA⟩ ⊆ Q. Donc P ⊆ Q et puisque dim(Q) = dim(P),
alors Q = P. Par suite P est l’unique plan contenant A et D.
12. Vraie. Soient A, B et C trois points alignés de E. Soit D une droite qui
contient les point A, B et C. Soit P un plan contenant D. Alors A, B, C ∈ P.
13. Vraie. Si A ∈ D alors la réponse est la même que celle de la question 10..
Si A ∈/ D alors la réponse est la même que celle de la question 11..
14. Vraie si la direction de E et celle de F sont définis sur le même corps.
Ð
→ Ð
→ Ð→ Ð →
Soit E la direction de E et F celle de F . On sait que L = E × F est un
Ð→
espace vectoriel. Posons H = E × F et notons ∗ la loi externe sur E , ∆ celle
Ð

sur F et + celle sur L. On définit la loi externe + ∶ H × L Ð→ H en posant

(A, B) + (Ð

u ,Ð

v ) = (A ∗ Ð

u , B∆Ð

v ).

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(⋆) On a H est non vide puisque E et F le sont.


(⋆⋆) On a

(A, B) + ((Ð

u ,Ð
→ →, Ð
v ) + (Ð
w

f )) = (A, B) + (Ð

u ∗Ð→, Ð
w → Ð

v ∆f )
Ð→
= (A ∗ (Ð

u ∗Ð→), B∆(Ð
w →
v ∆ f ))
Ð→
= ((A ∗ Ð

u)∗Ð →, (B∆Ð
w →
v )∆ f )
= (A ∗ Ð

u , B∆Ð
→ →, Ð
v ) + (Ð
w

f)
= ((A, B) + (Ð

u ,Ð
→ →, Ð
v )) + (Ð
w

f)

(⋆ ⋆ ⋆) Soient (A, B) et (C, D) deux éléments de H. Il existe un unique


Ð
→ Ð

vecteur Ð

u ∈ E et un unique vecteur Ð

v ∈ F tels que C = A ∗ Ð

u et D = B∆Ð →
v.
On a alors (C, D) = (A ∗ Ð

u , B∆Ð

v ) = (A, B) + (Ð

u ,Ð

v ), de plus (Ð

u ,Ð

v ) est
l’unique vecteur de L vérifiant cette égalité.
En conclusion, H est un espace affine de direction L.
14. Fausse. Soit D la droite de G = R2 d’équation y = x et soit Ð

u = (1, 2). On
u (D) = D la droit d’équation y = x + 1. en
a D est un sev de G. On a aussi tÐ→ ′

effet, soit A = (x, x) ∈ D, alors tÐ→


u (D)(A) = B = (x + 1, y + 2). Puisque y = x,

alors y + 2 = (x + 1) + 1, donc B ∈ D ′ . Alors tÐ→


u (D) ⊆ D . Soit B = (c, d) ∈ D .
′ ′

u (B) = (c − 1, d − 2), alors


Alors d = c + 1, donc d − 2 = c − 1. Puisque t−Ð→
u (B) ∈ D, donc B ∈ tÐ
u (D). Donc tÐ
u (D) ⊆ D . Par suite tÐ
u (D) = D .
t−Ð→ → → ′ → ′

Puisque (0, 0) /∈ D ′ , alors D ′ n’est pas un sev de G.

Exercice 2.
ÐÐ→ ÐÐ→
1. Il est clair que {AM /M ∈ F } ⊆ {MN /M, N ∈ F } puisque A ∈∈ F . Soient
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
M, N ∈ F . On a MN = −AM + AN ∈ {AM/M ∈ F }, donc {MN /M, N ∈ F } ⊆
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
{AM/M ∈ F }. Par suite, {AM /M ∈ F } = {MN /M, N ∈ F }.
ÐÐ→ Ð→
2. On a par définition l’implication M ∈ F Ô⇒ AM ∈ F .
ÐÐ→ Ð → Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð →
Soit M ∈ E tel que AM ∈ F . On a F = {AN/N ∈ F }. Comme AM ∈ F alors
ÐÐ→ ÐÐ→
il existe N ∈ F tel que AM = AN. Alors M = N et donc N ∈ F }.
Ð
→ Ð →
3. Supposons que F est un sous espace affine de E et prenant G = F la
ÐÐ→ Ð →
direction de F . On a F = {M ∈ E/AM ∈ F }. On a donc M ∈ F Ô⇒ M =
ÐÐ→ Ð
→ Ð
→ Ð

M + AM ∈ A + F , par suite, F ⊆ A + F . Soit M = A + Ð →
u ave Ð→u ∈ F . Il

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ÐÐ→ ÐÐ→
existe N ∈ F tel que Ð→
u = AN . Puisque N = A + AN , alors M = N ∈ F . Donc
Ð
→ Ð

A + F ⊆ F et par suite F = A + F .
Ð→ Ð
→ Ð→
Réciproquement, supposons que F = A + G où G est un sev de E . Soit H =
ÐÐ→ Ð→ Ð

{MN /M, N ∈ F }. Montrons que H = G . Soit Ð →
u ∈ G , . On a A + Ð

u = B ∈ F,
Ð
→ Ð→ Ð
→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
donc u = AB ∈ H. Alors G ⊆ H. Soit M, N ∈ F . On a MN = −AM + AN .
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð →
De plus on a A + AN = N ∈ G, donc A + AN ∈ A + G , alors AN ∈ G . De
ÐÐ→ Ð → ÐÐ→ Ð → Ð→
la même façon on a AM ∈ G et donc MN ∈ G . Par suite H ⊆ G et donc
Ð
→ Ð

H = G . En conclusion, H est un sev de E et donc F est un sous-espace
Ð

affine de E de direction H = G .
Ð→
4. Si F est un sous-espace affine de E alors l’ensemble G est par définition
Ð
→ Ð

un sev de E . Réciproquement, supposons que pour un point A de F , G est
Ð

un sev de E .
ÐÐ→ Ð→ Ð→ Ð→
Soit M ∈ F , alors A + AM = M ∈ A + G , donc F ⊆ A + G . Soit Ð →
u ∈ G , alors
ÐÐ→ ÐÐ→
il existe M ∈ F tel que Ð→u = AM , donc A + Ð →
u = A + AM = M ∈ F . Donc
Ð→ Ð→
A + G ⊆ F . Par suite F = A + G . En conclusion, F est un sous-espace affine
de E.

Exercice 3. Supposons que E est un espace affine de direction F . Soit

φ ∶ E × E Ð→ F

l’application telle que:


1. ∀A, B, C ∈ E, Φ(A, B) + Φ(B, C) = Φ(A, C)
2.∀Ω ∈ E, ∀Ð

u ∈ F, ∃!M ∈ E, Φ(Ω, M) = Ð→
u.
On définit une loi externe + en posons pour A ∈ E et Ð

u ∈F : A+Ð

u = B où
Ð

B est l’unique point de E vérifiant Φ(A, B) = u .
Soient A ∈ E et Ð →
u ,Ð

v ∈ F . Posons A + (Ð →
u +Ð→v ) = B, (A + Ð

u) +Ð→
v = C
Ð
→ Ð

A + u = D. Il est clair que D + v = C.
On a alors Φ(A, D) = Ð →
u , Φ(D, C) = Ð

v et Φ(A, B) = Ð→
u +Ð

v . Donc Φ(A, B) =
Φ(A, D)+Φ(D, C), or Φ(A, C) = Φ(A, D)+Φ(D, C). Donc Φ(A, B) = Φ(A, C)
alors B = C. Par suite,

A + (Ð

u +Ð

v ) = (A + Ð

u)+Ð

v.

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Soient A, B ∈ E et soit Ð→
u tel que Φ(A, B) = Ð

u . On a alors Ð

u est l’unique
vecteur de F vérifiant B = A + Ð

u.
Le fait que F est la direction de E est immédiat d’après la définition d’un
espace affine.
Réciproquement, Supposons que E est muni d’une loi externe + vérifiant 1.
et 2.. Soit
φ ∶ E × E Ð→ F

l’application définit par Φ(A, B) = Ð



u l’unique vecteur de F tel que B = A+ Ð

u,
c’est-à-dire, B = A + Φ(A, B).
Soient ∀A, B, C ∈ E. On a A + (Φ(A, B) + Φ(B, C)) = (A + Φ(A, B)) +
Φ(B, C) = B + Φ(B, C) = C = A + Φ(A, C). Donc A + (Φ(A, B) + Φ(B, C)) =
A + Φ(A, C), alors Φ(A, B) + Φ(B, C) = Φ(A, C).
Soient A ∈ E et Ð→
u ∈ F . Posons B = A + Ð

u . On a B est l’unique élément de E
Ð

vérifiant Φ(A, B) = u . En conclusion E est un espace affine de direction F .

Remarque. Soit A ∈ E et soit Ð →


u ∈ F l’unique vecteur tel que A + Ð→
u = A. On
Ð→ Ð
→ Ð
→ Ð→ Ð

a d’après 1. A + ( u + u ) = (A + u ) + u = A + u . Donc d’après l’unicité de
Ð
→ Ð
→ Ð

u , on en déduit que Ð→
u =Ð →
u +Ð→u et donc Ð→
u = 0 . Par suite A + 0 = A.
ÐÐ→
Exercice 4. Posons A = 1 ∈ E et posons F = {AM/M ∈ E} = {x − 1/x ∈
]0, +∞[}. On a

M = x ∈ E ⇐⇒ x > 0
⇐⇒ x − 1 > −1
ÐÐ→
⇐⇒ AM ∈] − 1, +∞[

Donc F =] − 1, +∞[. On a 2 ∈ F , −4 ∈ R et −4 × 1 = −8 ∈/ F . Donc F n’est pas


un sev de R. Par suite, E n’est pas un sous-espace affine de R.

Exercice 5.
1. On a (S) est compatible donc S ≠ ∅. Fixons A = (α1 , . . . , αn ) ∈ S. Soit
M = (β1 , . . . , βn ) ∈ S et soit

a1 x1 + ⋯ + an xn = b

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une des équations de (S). On a alors a1 α1 +⋯+an αn = b et a1 β1 +⋯+an βn = b,


donc a1 (β1 −α1 )+⋯+an (βn −αn ) = 0. Par suite (β1 −α1 , . . . , βn −αn ) ∈ S0 . Donc
M = A+(β1 −α1 , . . . , βn −αn ) ∈ A+S0 . Alors S ⊆ A+S0 . Réciproquement, soit
(γ1 , . . . , γn ) ∈ S0 , alors a1 γ1 +⋯+an γn = 0, donc a1 (α1 +γ1 )+⋯+an (αn +γn ) = b,
alors A + (γ1 , . . . , γn ) ∈ S. Alors A + S0 ⊆ S et donc S = A + S0 . Puisque S0
est un sev de Rn , alors S est un sous-espace affine de Rn de direction S0 .
2. On a (S) est compatible donc S ≠ ∅. Fixons (α1 , . . . , αn ) ∈ S. Alors F est
aussi non vide et on a B = (α1 , . . . , αn )R ∈ F . On a

M = (β1 , . . . , βn )R ∈ F ⇐⇒ (β1 , . . . , βn ) ∈ S = (α1 , . . . , αn ) + S0


⇐⇒ (β1 − α1 , . . . , βn − αn ) ∈ S0
Ð

⇐⇒ (β1 − α1 , . . . , βn − αn )B ∈ F
ÐÐ→ Ð →
⇐⇒ BM ∈ F
Ð
→ ÐÐ→ Ð→
Par suite F = {BM/M ∈ F }. D’autre part, On (0, . . . , 0)B ∈ F car (0, . . . , 0) ∈
Ð
→ Ð

S0 . Donc F ≠ ∅. Soient α ∈ R et (δ1 , . . . , δn )B , (λ1 , . . . , λn )B ∈ F . On a
α(δ1 , . . . , δn )B +(λ1 , . . . , λn )B = (αδ1 +λ1 , . . . , αδn +λ)B . Puisque (αδ1 +λ1 , . . . , αδn +
Ð
→ Ð→ Ð→
λn ) ∈ S0 , alors α(δ1 , . . . , δn )B + (λ1 , . . . , λn )B ∈ F . Donc F est un sev de E .
Ð

En conclusion, F est un sous-espace affine de E de direction F .

Exercice 6.

Exercice 7.
1) Supposons que A, B et C sont alignés. Alors il existe une droite D qui
contient les trois points A, B et C. Soit Ð→
u un vecteur directeur de D. On a
Ð→ Ð→ Ð → Ð→ Ð→
AB, AC ∈ D = sev⟨ u ⟩, donc il existe α, β ∈ R tels que AB = αÐ
Ð
→ →u et AC = β Ð

u.
Ð→ Ð→ Ð →
On a donc β AB − αAC = 0 .
Ð→ Ð→ → Ð→
Ð
Si A = B, alors {AB, AC} = { 0 , AC} est liée.
Ð→ Ð → Ð
→ Ð→ Ð→
Si A ≠ B, alors AB ≠ 0 , donc αÐ →
u ≠ 0 , d’où α ≠ 0 et puisque β AB − αAC =
Ð
→ Ð→ Ð→
0 , alors {AB, AC} est liée.
Ð→ Ð→
Dans tous les cas on a montré que {AB, AC} est liée. Réciproquement, sup-
Ð→ Ð→
posons que {AB, AC} est liée.
Si A = B alors on a seulement deux points A et C qui sont donc alignés.

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Ð→ Ð → Ð→
Si A ≠ B, alors AB ≠ 0 . Soit D la droite A + sev⟨AB⟩ passant par A et de
Ð→ Ð→ Ð→
direction sev⟨AB⟩. Puisque {AB, AC} est liée, alors il existe α ∈ R tel que
Ð→ Ð→ Ð→ Ð →
AC = αAB. Donc AC ∈ D , alors C ∈ D. Par suite les points A, B et C sont
alignés.
Ð→ Ð→ Ð→
2) Supposons que {AB, AC, AD} est liée.
Ð→ Ð→
-Si {AB, AC} est liée, alors les points A, B et C sont alignés. Soit D une
droite qui contient A, B et C. Soit P un plan qui contient D et D. Alors P
contient A, B, C et D.
Ð→ Ð→ Ð→ Ð→
-Si {AB, AC} est libre. Soit P le plan P = A+sev⟨AB, AC⟩. On a A, B, C ∈ P.
Ð→ Ð→ Ð→ Ð→ Ð→
D’autre part, on a {AB, AC, AD} est liée et puisque {AB, AC} est libre,
Ð→ Ð→ Ð→
alors AC ∈ sev⟨AB, AC⟩ = P. Donc C ∈ P. Par suite, A, B, C et D sont
coplanaires.

Exercice 8.
1. le système



⎪ x + y = 1


(S) ⎨ 2x + y + z + t = 2





⎩ x + y + 2z − t = 1
est compatible F est l’ensemble des solutions d’un système d’équations linéaires
donc est un sous-espace affine de R4 . F est de direction l’esapace vectoriel
Ð

F = {(x, y, z, t) ∈ R4 /x + y = 0, 2x + y + z + t = 0 et x + y + 2z − t = 0}. Plus
Ð

précisement, on a F = (1, 0, 0) + F .

2. Posons D = {(x − 2y + z, y + z, 2x + 3y − z 2)/x, y, z ∈ R}. On a D est un
sev de R3 . On a aussi


A ∈ G ⇐⇒ ∃x, y, z ∈ R ∶ A = (x − 2y + z − 1, y + z, 2x + 3y − z 2)

⇐⇒ ∃x, y, z ∈ R ∶ A = (−1, 0, 0) + (x − 2y + z, y + z, 2x + 3y − z 2)
⇐⇒ A ∈ (−1, 0, 0) + D

Par suite G = (−1, 0, 0) + D et donc G est un sous-espace affine de R3 de


direction D.

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Exercice 9. On a

P (X + 1) + XP ′ (X) = a(X + 1)3 + b(X + 1)2 + c(X + 1) + d


+ 3aX 3 + 2bX 2 + cX
= aX 3 + 3aX 2 + 3aX + a + bX 2 + 2bX + b
+ cX + c + d + 3aX 3 + 2bX 2 + cX
= 4aX 3 + (3a + 3b)X 2 + (3a + 2b + 2c)X + a + b + c + d

Donc

P ∈ H ⇐⇒ 4aX 3 + 4bX 2 + 4cX + 4d = 4aX 3 + (3a + 3b)X 2 + (3a + 2b + 2c)X


+ a + b + c + d + 1 + X + 2X 2
⇐⇒ (3a − b + 2)X 2 + (3a + 2b − 2c + 1)X + a + b + c − 3d + 1 = 0



⎪ 3a − b = −2


⇐⇒ (S) ⎨ 3a + 2b − 2c = −1





⎩ a + b + c − 3d = −1
Soit C = (X 3 , X 2 , X, 1) la base canonique de R3 [X] et soit R = (0, C) le
repère de R3 [X] défini par le point 0 et la base C. On a alors

P = (a, b, c, d)R ∈ H ⇐⇒ (a, b, c, d) ∈ S.

Donc
H = {(a, b, c, d)R ∈ R3 [X]/(a, b, c, d) ∈ S}.

D’autre part, Le système (S) est échelonné sans conditions de compatibilité,


donc (S) est compatible. Par suite, H est un sous-espace affine de R3 [X] de
Ð

direction l’espace vectoriel H = {(a, b, c, d)R ∈ R3 [X]/3a − b = 3a + 2b − 2c =
a + b + c − 3d = 0}.
On résout le système (S) par la méthode de Gausss. Il est clair que d, c et
b sont des inconnues principales et a est une inconnue secondaire, et on a
b = 3a+2, c = 29 a+ 52 et d = 17
Donc (a, b, c, d) = (0, 2, 52 , 11
11
6 a+ 6 . 6 )+a(1, 2, 2 , 6 )
9 11

On considère le point A = (0, 2, 52 , 11 Ð→


6 )R = 2X 2 X + 6 et le vecteur u =
25 11

6(1, 2, 9 , 11 ) = 6X 3 + 12X 2 + 27X + 11. On a alors H = (A, {Ð


2 6 C

u }) est un

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repère cartésien de H. Il clair que dim(H) = 1.


3. Soit P = aX 3 + bX 2 + cX + d ∈ H. On a alors (a, b, c, d) = (0, 2, 25 , 11 6 )+
Ð→ a Ð →
a(1, 2, 2 , 6 ), donc (a, b − 2, c − 2 , d − 6 ) = 6 (6, 12, 27, 11). Alors AP = 6 u et
9 11 5 11 a

donc P = ( a6 )H .

Exercice 10. Soient F et G seux sous-espaces affines de E tels que F et G sont


Ð
→ Ð →
parallèles. On a alors F = G . Supposons que F ⋂ G ≠ ∅ et soit A ∈ F ⋂ G.
Ð
→ Ð

dans ce cas on a F = A + F = A + G = G, c’est-à-dire, F = G.

Exercice 11.
Ð
→ Ð →
i) On a F = G . Supposons que F ⋂ G ≠ ∅ et soit A ∈ F ⋂ G. Alors F =
Ð→ Ð

A + F = A + G = G. Donc si F ⋂ G ≠ ∅ alors F = G.
Ð
→ Ð →
ii) On a F ⊆ G . Supposons que F ⋂ G ≠ ∅ et soit A ∈ F ⋂ G. Alors F =
Ð→ Ð

A + F ⊆ A + G = G. Donc si F ⋂ G ≠ ∅ alors F ⊆ G.

Exercice 12. Façile

Exercice 13. Façile

Exercice 14. Façile

Exercice 15. Façile

Exercice 16.
1. Soient hk,A et hk′ ,A′ deux homothéties d’un espace affine E. Soit M ∈ E
ÐÐ→
et posons hk′ ,A′ (M) = M ′ et hk,A ○ hk′ ,A′ (M) = M ′′ . Alors A′ + k ′ A′ M = M ′
ÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
et A + k AM ′ = M ′′ . On a A′ M ′ = k ′ A′ M, donc AM ′ = AA′ + k ′ A′ M et
ÐÐ→ ÐÐ→
par suite M ′′ = A + k AA′ + kk ′ A′ M . L’application hk,A ○ hk′ ,A′ (M) = M ′′
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→
admet donc un point fixe Ω ssi Ω = A + k AA′ + kk ′ A′ Ω, c’est-à-dire, AΩ =
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ Ð→ ÐÐ→
k AA′ + kk ′ A′ A + kk ′ AΩ et donc (1 − kk ′ )AΩ = (k − kk ′ )AA′ . Ce qui fait Ω
Ð→ ′ Ð
) Ð→′
existe si kk ′ ≠ 1, et il est définit par AΩ = (k−kk
1−kk ′ AA .
1er cas : kk ′ ≠ 1
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
On a M ′′ = A + k AA′ + kk ′ A′ M = A + k AA′ + kk ′ A′ Ω + kk ′ ΩM = Ω + kk ′ ΩM .
Donc hk,A ○ hk′ ,A′ = hkk′ ,Ω est une homothétie.
2ème cas : kk ′ = 1

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ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→


Dans ce cas on a M ′′ = A+k AA′ +A′ M , c’est-à-dire, AM ′′ = k AA′ +A′ A+AM ,
ÐÐÐ→ ÐÐ→
et donc MM ′′ = (k−1)AA′ . Ce qui fait que hk,A ○hk′ ,A′ = tÐ→
u est la translastion
ÐÐ→
de vecteur Ð

u = (k − 1)AA′ .
2. Soient hk,A et tÐ→ u une homothétie et une translation de E. On a tÐ u ○

ÐÐ→ Ð
→ ÐÐ→
hk,A (M) = tÐ→
u (A + k AM ) = A + u + k AM . L’application tÐ u ○ hk,A admet donc

Ð→ Ð→
un point fixe Ω ssi Ω = A + Ð →
u + k AΩ, c’est-à-dire, (1 − k)AΩ = Ð→u . Ce qui fait
Ð→ 1 Ð

Ω existe si k ≠ 1, et il est défini par AΩ = 1−k u.
1er cas : k ≠ 1
Ð→ ÐÐ→ Ð→ Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→
u ○ hk,A (M) = A + u + k AM = A + u + k AΩ + k ΩM = Ω + k ΩM . Donc
On a tÐ→
u ○ hk,A = hk,Ω est une homothétie.
tÐ→
2ème cas : k = 1
→ ÐÐ→
Ð ÐÐ→ Ð→ Ð

u ○ hk,A (M) = A + u + AM = A + AM + u = M + u = tÐ
On a tÐ→ u (M). Donc

u ○ hk,A (M) = tÐ
tÐ→ u est une translation.

Maintenant on considère l’application hk,A ○ tÐ→ ′ Ð



u . Posons M = M + u , c’est-
ÐÐÐ→ → ÐÐ→′ ÐÐ→
à-dire, MM ′ = Ð u (M) = hk,A (M ) = A + k AM = A + k AM +
u . On a hk,A ○ tÐ→ ′
ÐÐÐ→ ÐÐ→
k MM ′ = A + k Ð

u + k AM = t Ð→ ○ h (M), donc h ○ tÐ→ = t Ð→ ○ h (M).
ku k,A k,A u ku k,A

u ○ tÐ
3. on vérifie facilement que tÐ→ v = tÐ
→ → v.
u +Ð

4. Montrons que T est un sous-groupe de l’ensemble des applications bijectives


de E sur E.
On a tÐ→ = idE , donc idE ∈ T . On a d’après les questions 1. et 2., T est
Ð→ Ð→ Ð →
0

u où u = (k − 1)AA = 0 ,
stable par la loi ○. On a aussi hk,A ○ hk−1 ,A = tÐ→
donc hk,A ○ hk−1 ,A = idE . De la même façon, on a hk−1 ,A ○ hk,A = tÐ→ Ð

v où v =
Ð→ Ð →
(k −1 − 1)AA = 0 , donc hk−1 ,A ○ hk,A = idE . par suite, h−1
k,A ∈ T . On a aussi
t−1
→ = t−Ð
Ð
w
→ ∈ T . Comme T est évidement non vide, alors T est un sous-groupe
w

de l’ensemble des applications bijectives de E sur E et par conséquent est


groupe.
5. Façile.

Exercice 17.
ÐÐ→′ Ð→ ÐÐ→′ ÐÐ→′ ÐÐ→
u (A) = A et tÐu (B) = B , alors AA = u = BB = BA + A B , Donc
1. On a tÐ→ ′ → ′ ′ ′
ÐÐ → Ð→
A′ B ′ = AB. Ce qui fait que ∣∣A′ B ′ ∣∣ = ∣∣AB∣∣.
ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð→
2. On a hk,C (A) = A′ et hk,C (B) = B ′ , alors CA′ = k CA et CB ′ = k CB. Donc

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ÐÐ→′ ÐÐ→′ Ð→ Ð→ ÐÐ→ Ð→


CB −CA = k CB−k CA, alors A′ B ′ = k AB. Ce qui fait que ∣∣A′ B ′ ∣∣ = ∣k∣∣∣AB∣∣.
3. Soit G le barycente des points (Ai , λi )1≤i≤m .
ÐÐ→ ÐÐ→
u (G) = G . Alors ∑i=1 λi G Ai = ∑i=1 λi GAi = 0 car
u (Ai ) = Ai et tÐ
′ ′ m ′ ′ m
Posons tÐ→ →
ÐÐ → ÐÐ→
G′ A′i = GAi . Donc G′ est le barycente des points (A′i , λi )1≤i≤m .
Soit G le barycente des points (Ai , λi )1≤i≤m .
ÐÐ→ ÐÐ→
Posons hk,C (Ai ) = A′i et hk,C (G) = G′ . Alors ∑m
i=1 λi G Ai = ∑i=1 λi k GAi =
′ ′ m
ÐÐ→ ÐÐ → ÐÐ→
k ∑m ′ ′ ′
i=1 λi GAi = 0 car G Ai = k GAi . Donc G est le barycente des points

(A′i , λi )1≤i≤m .

Exercice 18.
Posons A = (c, d), alors
ÐÐ→ ÐÐ→
M = (x, y) ∈ C((c, d), r) ⇔ (x−a)2 +(y −b)2 = r 2 ⇔ ∣∣AM∣∣2 = r 2 ⇔ ∣∣AM∣∣ = r.
ÐÐ→
Donc C(A, r) est exactement égal à l’ensemble des points M tels que ∣∣AM∣∣ =
r.
Soit A′ = tÐ→ u (A) et A = hk,D (A). Donc A = tÐ → (A′ ) et A = h 1 ,D (A′′ ).
′′

ÐÐ→ ÐÐ→
−u k

On a M ∈ tÐ→ (C(A, r)) ⇔ ∃N ∈ C(A, r) ∶ tÐ→ (N) = M ⇒ AN = A′ M ⇒


ÐÐ→ ÐÐ→
u u

∣∣A′ M ∣∣ = ∣∣AN∣∣ = r ⇒ M ′ ∈ C(A′ , r).


u (C(A, r)) ⊆ C(A , r).
Donc tÐ→ ′

De la même façon, tÐ→ (C(A′ , r)) ⊆ C(A, r) et donc tÐ


−u u ○tÐ
→ → (C(A′ , r)) ⊆ tÐ
−u u (C(A, r)),

d’où C(A′ , r) ⊆ tÐ→


u (C(A, r)).

u (C(A, r)) = C(A , r).


En conclusion, tÐ→ ′
ÐÐ→ ÐÐÐ→
On a M ∈ hk,D (C(A, r)) ⇔ ∃N ∈ C(A, r) ∶ hk,D (N) = M ⇒ k AN = A′′ M ⇒
ÐÐÐ→ ÐÐ→
∣∣A′′M ∣∣ = ∣∣k AN∣∣ = ∣k∣r ⇒ M ∈ C(A′′ , ∣k∣r).
Donc hk,D (C(A, r)) ⊆ C(A′′ , ∣k∣r).
De la même façon, h 1 ,D (C(A′′ , ∣k∣r)) ⊆ C(A, ∣k∣
1
∣k∣r) = C(A, r) et donc hk,D ○
k

t 1 ,D (C(A′′ , ∣k∣r)) ⊆ hk,D (C(A, r)), d’où C(A′′ , r) ⊆ hk,D (C(A, r)).
k

En conclusion, hk,D (C(A, r)) = C(A′′ , ∣k∣r).

Exercice 19.
Ð

1. Soient F un sous espace affine de E et Ð

u un vecteur de E . Posons F ′ =
u (F ) et montrons que F est un sous espace affine qui est parallèle à F .
tÐ→ ′
Ð

Pour cela, on va montrer que F ′ = B + F où B est un point de F ′ .
u (A) ∈ F ,
On a F ≠ ∅ donc on peut fixer un point A dans F . Soit B = tÐ→ ′

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Ð→ →
c’est-à-dire, AB = Ð
u
ÐÐ→ Ð → Ð→
u (N) = M, donc NM = u = AB. Alors
Soit M ∈ F ′ , alors ∃N ∈ F tel que tÐ→
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð →
NB + BM = AB, d’où BM = AN. Or A, N ∈ F , donc AN ∈ F , par suite,
ÐÐ→ Ð → ÐÐ→ Ð
→ Ð

BM ∈ F . Comme M = B + BM , alors M ∈ B + F . Ce qui fait que F ′ ⊆ B + F .
Ð
→ ÐÐ→ Ð → ÐÐ→
Réciproquement, soit M ∈ B + F . Alors BM ∈ F , donc ∃N ∈ F tel que BM =
ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ →
AN , alors AB + BN = BM , d’où NM = AB = Ð u (N) = M.
u , c’est-à-dire, tÐ→
Ð

Par suite, M ∈ F ′ . Ceci montre bien que B + F ⊆ F ′ .
Ð

En conclusion, B + F = F ′ , et donc F ′ est un sous espace affine de E de
Ð

direction F . En particulier, F et F ′ sont parallèles.
2. Soient F un sous espace affine de E et hk,C l’homothétie de E de rapport
k et de centre C. F ′ = hk,C (F ) et montrons que F ′ est un sous espace affine
Ð

qui est parallèle à F . Pour cela, on va montrer que F ′ = B + F où B est un
point de F ′ .
On a F ≠ ∅ donc on peut fixer un point A dans F . Soit B = hk,C (A) ∈ F ′ ,
Ð→ Ð→ Ð→
c’est-à-dire, B = C + k CA et donc CB = k CA.
ÐÐ→ ÐÐ→
Soit M ∈ F ′ , alors ∃N ∈ F tel que hk,C (N) = M, donc CM = k CN . Alors
Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð →
CB + BM = k CN , d’où BM = k CN − CB = k CN −k CA = k AN ∈ F . Comme
ÐÐ→ Ð
→ Ð

M = B + BM , alors M ∈ B + F . Ce qui fait que F ′ ⊆ B + F .
Ð→ ÐÐ→ Ð → ÐÐ→ Ð →
Réciproquement, soit M ∈ B + F . Alors BM ∈ F , donc k1 BM ∈ F , d’où
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→
∃N ∈ F tel que k1 BM = AN , c’est-à-dire, BM = k AN. On a CM = CB +
ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→
BM = k CA + k AN = k CN , c’est-à-dire, hk,C (N) = M. Par suite, M ∈ F ′ .
Ð→
Ceci montre bien que B + F ⊆ F ′ .
Ð

En conclusion, B + F = F ′ , et donc F ′ est un sous espace affine de E de
Ð→
direction F . En particulier, F et F ′ sont parallèles.

Exercice 20.

Exercice 21.

Exercice 22. Façile.

Exercice 23.
1. Supposons que (M1 , ..., Mn ) est affinement génératrice de E et soit Ð

u ∈ F.
ÐÐÐ→ Ð →
Soit M ∈ E tel que M1 M = u . Puisque M est un barycentre des points

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M1 , ..., Mn , alors pour tout point A ∈ E il existe α1 , . . . , αn ∈ R tels que β =


α1 + ⋯ + αn ≠ 0 et
ÐÐ→ α1 ÐÐ→ αn ÐÐÐ→
AM = AM1 + ⋯ + M1 Mn .
β β
Si on prend A = M1 on obtient
ÐÐÐ→ α2 ÐÐÐ→ αn ÐÐÐ→
M1 M = M1 M2 + ⋯ + M1 Mn ,
β β

c’est-à-dire,
Ð
→ α2 ÐÐÐ→ αn ÐÐÐ→
u = M1 M2 + ⋯ + M1 Mn .
β β
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
Par suite, (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est une famille génératrice de F .
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
Réciproquement, supposons que (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est une famille
génératrice de F . Soit M ∈ E. Il existe α2 , . . . , αn ∈ R tels que
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
M1 M = α2 M1 M2 + ⋯ + αn M1 M2 .

Posons α1 = 1 − (α2 + ⋯ + αn ). On a
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
M1 M = α2 (M1 M + MM2 ) + ⋯ + αn (M1 M + MM2 ).

Donc
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð→
α1 MM1 + α2 MM2 + ⋯ + αn MM2 = 0 .

Puisque
α1 + α2 + ⋯ + αn = 1 ≠ 0,

alors M est le barycentre du points pondérés (M1 , α1 ), (M2 , α2 ), . . . , (Mn , αn ).


Par suite la famille (M1 , ..., Mn ) est affinement génératrice de E.
2. Supposons que (M1 , ..., Mn ) est affinement libre. Soient α2 , . . . , αn ∈ R tels
que
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð →
α2 M1 M2 + ⋯ + αn M1 Mn = 0 .

Supposons que α2 ≠ 0. On a
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð →
α2 M1 M2 + α3 (M1 M2 + M2 M3 ) + ⋯ + αn (M1 M2 + M2 Mn ) = 0

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Posons α1 = −α2 − ⋯ − αn . Alors


ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð →
α1 M2 M1 + α3 M2 M3 + ⋯ + αn M2 Mn = 0 .

Puisque α1 + α3 + ⋯ + αn = −α2 ≠ 0, alors M2 est un barycentre des points


M1 , M3 , . . . , Mn , absurde. Donc α2 = 0. Par suite
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð →
α3 M1 M3 + ⋯ + αn M1 Mn = 0 .

De la même façon on montre que α3 = 0. Ainsi de suite, on a alors α2 = ⋯ =


ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
αn = 0. Par suite la famille (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est libre.
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
Réciproquement, supposons que (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est une famille
libre. Puisque M1 , ..., Mn jouent des rôlrs symétriques, il suffit de montrer
que M1 n’est pas un barycentre des points pondérés M2 , . . . , Mn .
Supposons que M1 est un barycentre des points pondérés (M2 , α2 ), . . . , (Mn , αn ).
On a alors β = α2 + ⋯ + αn ≠ 0 et
→ ÐÐÐ→ α1 ÐÐÐ→ α2 ÐÐÐ→
Ð αn ÐÐÐ→
0 = M1 M1 = M1 M1 + M1 M2 + ⋯ + M1 Mn ,
β β β
Donc
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð →
α2 M1 M2 + ⋯ + αn M1 Mn = 0 ,

alors α2 = ⋯ = αn = 0, donc β = 0, absurde. Par suite M1 n’est pas un barycen-


tre des points M2 , . . . , Mn .
3.
a) Soit (A0 , ..., Am ) est une base affine de E. D’après les questions 1. et 2., on
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
a (A0 A1 , A0 M2 , . . . , A0 Am ) est une base de F . Par suite (A0 , A0 A1 , A0 M2 , . . . , A0 Am )
est un repère cartésien de E.
b) Supposons que (A, Ð u→, . . . , Ð
1 u→) est un repère cartésien de E. alors (Ð
m u→, . . . , Ð
1 u→)
m

est une base de F . Soit Ai ∈ E l’unique point tel que Ai = A + Ðu→i , c’est-à-dire,
ÐÐ→ Ð ÐÐ→ ÐÐ→
AAi = u→i . La famille (AA1 , . . . , AAm ) est une base de F . D’après les ques-
tions 1. et 2., on a (A, A1 , . . . , Am ) est une base affine de E.
4.
a) Supposons que (λ0 , . . . , λm ) et (α0 , . . . , αm ) sont des coordonnées barycen-
triques de M dans la base affine (A, A1 , . . . , Am ). Soit µ = λ0 + ⋯ + λm et

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γ = α0 + ⋯ + αm .
On a alors

ÐÐ→ λ0 Ð→ λ1 ÐÐ→ λm ÐÐ→


AM = AA + AA1 + ⋯ + AAm
µ µ µ
λ1 ÐÐ→ λm ÐÐ→
= AA1 + ⋯ + AAm ,
µ µ

et

ÐÐ→ α0 Ð→ α1 ÐÐ→ αm ÐÐ→


AM = AA + AA1 + ⋯ + AAm
γ γ γ
α1 ÐÐ→ αm ÐÐ→
= AA1 + ⋯ + AAm .
γ γ

Donc λi
µ = αi
γ , 1 ≤ i ≤ m. Alors λi = µγ αi , 1 ≤ i ≤ m. Posons β = µγ . On a
alors λi = βαi , 1 ≤ i ≤ m. Puisque λi = βαi , 1 ≤ i ≤ m, alors λ1 + ⋯ + λm =
β(α1 + ⋯ + αm ), donc µ − λ0 = β(γ − α0 ) = βγ − βα0 = µ − βα0. Alors λ0 = βα0 .
En conclusion, il existe β ∈ R⋆ tel que (λ0 , . . . , λm ) = β(α0 , . . . , αm ).
b) Soit M le barycentre des points pondérés (M1 , α1 ), . . . , (Mn , αn ) et soit B
un pont quelconque de E. Soit γ = α0 + ⋯ + αn et posons δi = λi
γ . On a

ÐÐ→ λ1 ÐÐ→ λn ÐÐÐ→


BM = BM1 + ⋯ + BMn ,
γ γ

donc
ÐÐ→ δ1 ÐÐ→ δn ÐÐÐ→
BM = BM1 + ⋯ + BMn .
1 1
λ1 +⋯+λn γ
On a δ1 + ⋯ + δn = γ = γ = 1, alors M est aussi le barycentre des points
pondérés (M1 , δ1 ), . . . , (Mn , δn ). En conclusion, Tout point de E possède au
moins des coordonnées barycentriques normalisées.
Si (λ0 , . . . , λm ) et (α0 , . . . , αm ) sont des coordonnées barycentriques normal-
isées d’un même point, alors il existe β ∈ R⋆ tel que (λ0 , . . . , λm ) = β(α0 , . . . , αm ).
Donc λ0 + ⋯ + λm = β(α0 + ⋯ + αm ), alors 1 = β × 1, donc β = 1, par suite
(λ0 , . . . , λm ) = (α0 , . . . , αm ).
En conclusion, il y a existence et unicité des coordonnées barycentriques nor-
malisées.

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7.3 Les applications linéaires


Exercice 1.
(1) On a f (0) = cos(0) = 1. Puisque f (0) ≠ 0 alors f ne peut pas étre une
application linéaire.
(2) On a f (0) = b, donc si b ≠ 0, f ne peut pas être linéaire. Si b = 0, alors
f (x) = ax. On a dans ca ce cas ∀α ∈ R, ∀x, y ∈ R, f (αx + y) = a(αx + y) =
αax + ay = αf (x) + f (y). Donc f est une application linéaire.
Si a = 0 : alors ∀x ∈ R on a f (x) = 0, donc f n’est ni injective ni surjective.
Si a ≠ 0 : on a f (x) = 0 Ô⇒ ax = 0 Ô⇒ x = 0, donc ker(f ) = {0}. Par
suite f est un endomorphisme injective, par suite f est bijective car R est de
dimension finie.
(3) On a 2f (1, 1) = 2(0, 2, 1) = (0, 4, 2) et f (2(1, 1)) = f (2, 2) = (0, 4, 4).
Donc f (2(1, 1)) ≠ 2f (1, 1), alors f n’est pas une application linéaire.
(4) Montrons que f est une application linéaire.
1er méthode :
Soient a ∈ R et u = (x, y, z), v = (x′ , y ′ , z ′ ) ∈ E. On a

f (au + v) = f (ax + x′ , ay + y ′, az + z ′ )
= (ax + x′ − ay − y ′ , ax + x′ − ay − y ′ + az + z ′ )
= (a(x − y) + x′ − y ′ , a(x − y + z) + x′ − y ′ + z ′ )
= (a(x − y), a(x − y + z)) + (x′ − y ′ , x′ − y ′ + z ′ )
= a(x − y, x − y + z) + (x′ − y ′ , x′ − y ′ + z ′ )
= af (u) + f (v).

Donc f est une application linéaire.


2eme méthode : On a f (x, y, z) = (x−y, x−y +z) = x(1, 1)+y(−1, −1)+z(0, 1).
Il est clair que f est une application linéaire. Plus précisement, f est l’unique
application linéaire de E dans F telle que

f (e1 ) = u1 , f (e2 ) = u2 et f (e3 ) = u3

où e1 = (1, 0, 0), e2 = (0, 1, 0), e3 = (0, 0, 1) sont les vecteurs de la base canon-
ique de E et u1 , u2 , u3 sont les vecteurs de F suivants : u1 = (1, 1), u2 =

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(−1, −1), u3 = (0, 1).


On a dim(E) > dim(F ) alors f n’est pas injective.
On a Im(f ) = sev⟨f (e1 ), f (e2 ), f (e3 )⟩ = sev⟨u1 , u2 , u3 ⟩. On a 2 = dim(F ) ≥
rg(u1 , u2 , u3 ) ≥ rg(u1 , u3 ) = 2, donc dim(Im(f )) = dim(F ), alors Im(f ) = F .
Donc f est surjective. On a f n’est pas bijective.
(5) Montrons que f est une application linéaire.
1er méthode :
Soient a ∈ R et u = (x, y), v = (x′ , y ′ ) ∈ E. On a

f (au + v) = f (ax + x′ , ay + y ′ )
= (2(ax + x′ ), ax + x′ + ay + y ′ , ay + y ′ )
= (2ax + 2x′ , a(x + y) + x′ + y ′ , ay + y ′)
= a(2x, x + y, y) + (2x′ , x′ + y ′ , y ′ )
= af (u) + f (v).

Donc f est une application linéaire.


2eme méthode : On a f (x, y) = (2x, x + y, y) = x(2, 1, 0) + y(0, 1, 1). Il est
clair que f est une application linéaire. Plus précisement, f est l’unique
application linéaire de E dans F telle que

f (e1 ) = u1 et f (e2 ) = u2

où e1 = (1, 0), e2 = (0, 1) sont les vecteurs de la base canonique de E et u1 , u2


sont les vecteurs de F suivants : u1 = (2, 1, 0), u2 = (0, 1, 1).
On a dim(F ) > dim(E) alors f n’est pas surjective.
Soit u = (x, y). on a

u ∈ ker(f ) ⇐⇒ f (u) = (0, 0)


⇐⇒ (2x, x + y, y)
⇐⇒ 2x = 0, x + y = 0 et y = 0
⇐⇒ x = y = 0

Donc ker(f ) = {(0, 0)}, par suite f est injective. On a f n’est pas bijective.

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Exercice 2. Soient α ∈ R, P, Q ∈ R2 [X]. On a f (αP +Q) = ((αP +Q)(−1), (αP +


Q)(0), (αP + Q)(1)) = α(P (−1), P (0), P (1)) + (Q(−1), Q(0), Q(1)). Donc
f (αP + Q) = αf (P ) + f (Q). Par suite, f est une application linéaire. On a
dim(R2 [X]) = dim(R3 ) < +∞, donc por montrer que f est un isomorphisme
il suffit de montrer que f est injective. Soit P ∈ ker(f ). Alors f (P ) = (0, 0, 0),
donc P (−1) = 0, P (0) = 0 et P (1) = 0, d’où P admet trois racines distinctes.
Comme deg(P ) ≤ 2, alors P = 0. Par suite ker(f ) = {0}, donc f est injective
et donc un isomorphisme.

Exercice 3.
1. Soient α ∈ R, P, Q ∈ R2 [X]. On a

f (αP + Q) = (X + 1)(αP + Q)′ + (αP + Q)


= (X + 1)(αP ′ + Q′ ) + (αP + Q)
= α[(X + 1)P ′ + P ] + (X + 1)Q′ + Q
= αf (P ) + f (Q).

Donc f est une application linéaire.


2. Soit P ∈ R2 [X]. On a deg(P ) ≤ 3, donc deg(P ′ ) ≤ 2, alors deg((X +
1)P ′ ) ≤ 3. Puisque deg((X + 1)P ′ + P ) ≤ max(deg((X + 1)P ′ ), deg(P )), alors
deg(f (P )) ≤ 3, par suite, f (P ) ∈ R2 [X]. On a alors f (R2 [X]) ⊆ R2 [X],
c’est-à-dire, R2 [X] est stable par f .
3. Puisque R2 [X] est stable par f , alors g est un endomorphisme de R2 [X].
Pour montrer que g est un automorphisme, il suffit de considérer une base
B de R2 [X] et de montrer que g(B) est une base de R2 [X] car l’espace vec-
toriel R2 [X] est de dimension finie.
On a g(1) = 1 et g(X) = X + 1 + X = 2X. On a aussi g(X 2 ) = (X + 1)(2X) +
X 2 = 3X 2 + 2X. Considérons le tableau des coordonnées dans la base canon-
ique de B = (1, X, X 2 ) de ces trois vecteurs

1 0 0
0 2 0
0 2 3

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Ce tableau est échelonné et on a rg(g(1), g(X), g(X 2 )) = card(g(1), g(X), g(X 2 )) =


3 = dim(R2 [X]), donc g(B) est une base de R2 [X], par suite g est un au-
tomorphisme. Pour déterminer g −1 on considère deux polynômes P = aX 2 +
bX + c ∈ R2 [X] et Q = eX 2 + f X + h ∈ R2 [X] tels que g(P ) = Q. On a
g(P ) = (X + 1)(2aX + b) + aX 2 + bX + c, donc g(P ) = 3aX 2 + 2(a + b)X + b + c.
Donc





3a = e

⎨ 2(a + b) = f





⎩ b+c = h

On trouve alors que






1
a = 3e


⎨ b = − 31 e + 12 f





⎩ c =
1 1
3e − 2f +h

Donc
1 1 1 1 1
g −1 (eX 2 + f X + h) = eX 2 + (− e + f )X + e − f + h
3 3 2 3 2

Exercice 4.
1. Soient α ∈ R, P, Q ∈ R2 [X]. On a

f (αP + Q) = ((αP + Q)(0), (αP + Q)′ (1), (αP + Q)′′ (2))


= (αP (0) + Q(0), αP ′ (1) + Q′ (1), αP ′′ (2) + Q′′ (2))
= α(P (0), P ′ (1), P ′′ (2)) + (Q(0), Q′ (1), Q′′ (2))
= αf (P ) + f (Q).

Donc f est une application linéaire.


Soit P = aX 2 + bX + c ∈ ker(f ). On a f (P ) = (0, 0, 0), donc P (0) = P ′ (1) =
P ′′(2) = 0. Puisque P (0) = 0 alors c = 0. Comme P ′ (1) = 0 et P ′′(2) = 0, alors
2a + b = 0 et 2a = 0 =. Donc a = 0 et b = 0. Alors P = 0 et donc ker(f ) = {0}.
2. On a ker(f ) = {0}, donc f est injective. Puisque

dim(R2 [X]) = dim(R3 ) < +∞,

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alors f est un isomorphisme.


Soit P = aX 2 + bX + c ∈ R2 [X] et (s, t, r) ∈ R3 . On a

f (P ) = (s, t, r) ⇐⇒ (c, 2a + b, 2a) = (s, t, r)


⇐⇒ c = s, 2a + b = tet2a = r
1
⇐⇒ a = r, b = t − retc = s
2
1
⇐⇒ (a, b, c) = ( r, t − r, s)
2
1 2
⇐⇒ P = rX + (t − r)X + s.
2
En conclusion, f −1 (s, t, r) = 21 rX 2 + (t − r)X + s.

Exercice 5. On a {u1, . . . , un } est une base de E, donc E = Ku1 ⊕ ⋯ ⊕ Kun .


Soit

fi ∶ Kui Ð→ F
αui Ð→ αvi , 1≤i≤n

fi est une application, car

αui = βui Ô⇒ α = β Ô⇒ αvi = βvi Ô⇒ fi (αui ) = fi (βui ).

de plus fi est évidemment linéaire.


Soit gi l’application

gi ∶ E ÐÐÐÐ→ Kui ÐÐÐÐ→ F


pi fi

c’est-à-dire, gi = fi ○ pi .
gi est linéaire car fi et pi le sont.
On a gi (ui ) = fi (pi (ui )) = fi (ui ) = vi . Si j ≠ i, on a gi (uj ) = fi (pi (uj )) =
fi (0) = 0.
Considérons l’application linéaire

f = f1 + ⋯ + fn ∶ E Ð→ F.

On a f (ui) = f1 (ui ) + ⋯ + fn (ui ) = fi (ui ) = vi . On a alors montré l’existence


de f .

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Soit g ∶ E Ð→ F une application linéaire telle que g(ui) = vi . On a alors


g(ui) = f (ui ) pour tout ui ∈ B. Comme B est une famille génératrice de E,
alors g = f . D’où l’unicité de f .

Exercice 6.
1. On a rg(A) = 2 = dim(E), donc A engendre E.
2. On a 2u1 + u2 = 2(1, 2) + (−1, 2) = (1, 6) = u3 , donc A est liée.
3. On a rg(u1 , u2 ) = 2 = dim(E), donc B = (u1 , u2 ) est une base E. Donc
il existe une unique application linéaire g ∶ E Ð→ E, telle que g(u1 = w1 et
g(u2) = w2 . On a g(u3 ) = g(2u1 +u2 ) = 2g(u1 )+g(u2 ) = 2w1 +w2 = (1, 6) = w3 .
Par suite, f existe et unique et on a f = g.
4. De la même façon, il existe une unique application linéaire h ∶ E Ð→ E,
telle que h(u1 = v1 et h(u2 ) = v2 . On a h(u3 ) = h(2u1 + u2 ) = 2f (u1 ) + h(u2 ) =
2v1 + v2 = (2, 1) ≠ v3 . si f existe alors on aura f = h, or h(u3 ) ≠ v3 impossible.
Par suite f n’existe pas.
4. On a G est une famille génératrice de E, donc G contient une base B de
E. Posons B = {ui /i ∈ J} où J ⊆ I. Posons D = {vi /i ∈ J} ⊆ H. Puisque B
est une base alors il existe et unique une application linéaire g ∶ E Ð→ F telle
que g(ui) = vi pour tout i ∈ J.
Soit j ∈ I ∖J et considérons les coordonnées ujB de uji dans la base B. Posons
ujB = (αji1 , . . . , αjin ), c’est à-dire, uj = αji1 ui1 + ⋯ + αjin uin avec i1 , . . . , in ∈ J.
On a alors

g(uj ) = αji1 g(ui1 ) + ⋯ + αjin g(uin ) = αji1 vi1 + ⋯ + αjin vin .

Revenons à f . Si f existe alors on aura f (ui ) = g(ui ) pour tout ui ∈ B, et


comme B est une famille génératrice de E, alors f = g et ceci n’est possible
que si f (uj ) = g(uj ) pour tout j ∈ I ∖ J, c’est-à-dire,

vj = f (uj ) = g(uj ) = αji1 vi1 + ⋯ + αjin vin .

En conclusion, f existe si et seulement si les conditions suivantes sont sat-


isfaites :
∀j ∈∈ I ∖ J ∶ vj = αji1 vi1 + ⋯ + αjin vin ,

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Où
(αji1 , . . . , αjin ) = ujB .

2. Il est clair d’après 1. que si f existe alors f = g et donc f est unique.

Remarque.
1. Dans l’exemple de la question 1., on a B(u1 , u2 ) est une base de E et on
a u3B = (2, 1). On a w3 = 2w1 + w2 pour cette raison f qui vérifie

f (u1 ) = w1 , f (u2 ) = w2 , f (u3 ) = w3

existe et unique.
Alors que dans l’exemple de la question 2. on a v3 ≠ 2v1 + v2 , c’est pour cette
raison f qui vérifie

f (u1 ) = v1 , f (u2 ) = v2 , f (u3 ) = v3

n’existe pas.
2. Dans la question 5., l’application f , si elle existe, ne dépend pas du choix de
la base B extraite de G. C’est-à-dire, si on utilise une autre base B ′ extraite
de G, alors on retrouve une application linéaire h qui coincide avec f sur G
qui engendre E, et donc h = f .

Exercice 7.
1. Considérons les vecteurs de R3

u1 = (1, 0, 0), u2 = (1, 1, 0), u3 = (1, 1, 1)

et les vecteurs de R2

v1 = (0, 1), v2 = (1, 0), v3 = (1, 1).

Considérons le tableau des coordonnées des vecteurs u1 , u2 et u3 dans la base


canonique de R3
1 0 0
1 1 0
1 1 1

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Ce tableau est échelonné et on a rg(u1 , u2 , u3 ) = card(u1 , u2 , u3 ) = 3 = dim(R3 ),


donc les vecteurs u1 , u2 et u3 constituent une base de R3 , par suite il existe
une application linéaire unique f de R3 dans R2 telle que

f (u1 ) = v1 , f (u2 ) = v2 , f (u3 ) = v3

2. Puisque {u1, u2 , u3 } engendre R3 , alors {f (u1 ), f (u2 ), f (u3 )} engendre


Im(f ). Donc (v1 , v2 , v3 ) est une famille génératrice de Im(f ). Il est clair
que v1 , v2 engendrent R2 , donc Im(f ) = R2 .
D’après le théorème du rang on a dim(R3 ) = dim(ker(f ))+dim(Im(f )), donc
3 = dim(ker(f )) + 2, alors dim(ker(f )) = 1. On a v3 − v2 − v1 = (0, 0), donc
f (u3 )−f (u2 )−f (u1 ) = (0, 0), alors f (u3 −u2 −u1 ) = (0, 0). Soit u = u3 −u2 −u1 =
(−1, 0, 1), alors u ∈ ker(f ) Puisque u ≠ (0, 0, 0) et dim(ker(f )) = 1, alors {u}
est une base de ker(f ). Donc ker(f ) = sev⟨u⟩.

Exercice 8. On a B = (1, X, . . . , Xn ) est une base de E, donc il existe un


unique endomorphisme f ∶ E Ð→ E tel que

f (X i ) = (iX + 1)i , 0 ≤ i ≤ n.

2. On a deg((iX + 1)i ) = i, 0 ≤ i ≤ n., donc C = {(iX + 1)i /0 ≤ i ≤ n} est une


base de E. Puisque f (B) = C (l’image de la base B de E est une base de E),
alors f est un automorphisme de E.

Exercice 9.
1. Soit B = (e1 , . . . , en ) la base canonique de E = K n . Alors il existe une
unique application linéaire f ∶ E Ð→ K telle que

f (ei ) = ai .

Soit u = (α1 , . . . , αn ). On a u = α1 e1 + ⋯αn en . Par suite f (u) = α1 f (e1 ) +


⋯αn f (en ) = α1 a1 + ⋯αn an . Donc

u ∈ ker(f ) ⇐⇒a1 α1 + ⋯an αn = 0


⇐⇒(α1 , . . . , αn ) ∈ S
⇐⇒u ∈ S

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En conclusion, S = ker(f ) est un sev de E.


D’autre part, soit i ∈ {1, . . . , n} tel que ai ≠ 0. On a f (ei ) = ai , donc f ( axi ei ) =
x pour tout x ∈ K, d’où f est surjective.
D’après le théorème du rang, on a dim(E) = dim(ker(f ))+dim(Im(f ). Donc
n = dim(S) + 1, alors dim(S) = n − 1.
2. (i) Soit F un sev supplémentaire de H. On sait que dim(F ) = n−(n−1) = 1.
Donc il existe v ∈ E, v ≠ 0 tel que F = Kv. On a {v} est une base de F et
{1} est une base de K, alors il existe un isomorphisme g ∶ F Ð→ K tel que
g(v) = 1.
Soit p2 ∶ H ⊕ F Ð→ F la projection sur F parallèlement à H. Posons f =
g ○ p2 ∶ E Ð→ K. On a

u ∈ ker(f ) ⇐⇒g ○ p2 (u) = 0


⇐⇒g(p2 (u)) = 0
⇐⇒p2 (u) = 0
⇐⇒u ∈ H

Par suite, H = ker(f ).


(ii) Posons f (ei ) = ai ∈ K. On a ker(f ) = H ≠ E, donc f n’est pas nulle,
puisque B est une famille génératrice de E, alors il existe i tel que f (ei ) ≠ 0,
c’est-à-dire, ai ≠ 0. D’autre part, on a

u = (α1 , . . . , αn ) ∈ H ⇐⇒u ∈ ker(f )


⇐⇒f (u) = 0
⇐⇒α1 f (e1 ) + ⋯αn f (en )
⇐⇒a1 α1 + ⋯an αn = 0
⇐⇒u ∈ S

Donc H = S où S est l’ensemble de solutions du système homogène

(S) ∶ a1 x1 + ⋯ + an xn = 0.

Exercice 10.
1. On a f (A) est une famille génératrice de sev⟨f (A)⟩. Donc f (A) contient

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une base B de sev⟨f (A)⟩. Supposons que B = {f (u1), . . . , f (un )} où C =


{u1, . . . , un } ⊆ A. Puisque f (C) = B est libre alors C est une famille libre de
sev⟨A⟩. Donc

rg(f (A)) = card(B) = card(C) ≤ dim(sev⟨A⟩) = rg(A).

2. Si f est injective alors l’application

f ∶ sev⟨A⟩ Ð→ f (sev⟨A⟩)

induite par f à sev⟨A⟩ et f (sev⟨A⟩) est bijective. Donc dim(sev⟨A⟩) = dim(f (sev⟨A⟩)).
On a dim(sev⟨A⟩) = rg(A) et f (sev⟨A⟩) = sev⟨f (A)⟩, donc dim(f (sev⟨A⟩)) =
dim(sev⟨f (A)⟩) = rg(f (A)). Alors rg(f (A)) = rg(A).

Exercice 11.
1. On a rg(f ) = dim(f (E)) = rg(f (E)) ≤ rg(E) = dim(E) = n.
Si f est injective alors rg(f (E)) = rg(E), donc rg(f ) = n. Réciproquement,
supposons que rg(f ) = n. Soit f ∶ E Ð→ f (E) l’application induite par f à
f (E). Il est clair que f est surjective. Puisque dim(E) = rg(f ) = dim(f (E)),
alors f est bijective. Puisque ker(f ) = ker(f ) alors ker(f ) = {0}, donc f est
injective.
2. On a f (E) est un sev de F , donc dim(f (E)) ≤ dim(F ), alors rg(f ) ≤ m.
Si f est surjective alors f (E) = F , donc dim(f (E)) = dim(F ), alors rg(f ) =
m. Réciproquement, supposons que rg(f ) = m. Alors dim(f (E)) = dim(F ).
Comme f (E) est un sev de F , alors f (E) = F , c’est-à-dire, f surjective.
3. Montrons que. Soit (αf )(u) ∈ Im(αf ). On a (αf )(u) = f (αu) ∈ Im(f ),
donc Im(αf ) ⊆ Im(f ). Inversement, soit f (u) ∈ Im(f ). On a f (u) = (αf )( α1 u) ∈
Im(αf ), donc Im(f ) ⊆ Im(αf ). D’où (αf )(u) ∈ Im(αf ), donc rg(αf ) =
rg(f ).

Exercice 12.
1. On a ∀v ∈ E : f (v) = (f + g)(v) − g(v) ∈ Im(f + g) + Im(g). Donc Im(f ) ⊆
Im(f + g) + Im(g), alors

dim(Im(f )) ≤ dim(Im(f + g) + Im(g)) ≤ dim(Im(f + g)) + dim(Im(g)),

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c’est-à-dire, rg(f ) ≤ rg(f + g) + rg(g). Donc rg(f ) − rg(g) ≤ rg(f + g).


De la même façon, on a rg(g) − rg(f ) ≤ rg(g + f ) = rg(f + g). En conclusion,

∣rg(f ) − rg(g)∣ ≤ rg(f + g).

On a ∀v ∈ E : (f + g)(u) = f (u) + g(u) ∈ Im(f ) + Im(g), donc Im(f + g) ⊆


Im(f ) + Im(g), alors

dim(Im(f + g)) ≤ dim(Im(f ) + Im(g)) ≤ dim(Im(f )) + dim(Im(g)).

Par suite rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g). D’où le résultat.


2. D’après l’exercice 10, on a

rg(f ○ g) = rg((f ○ g)(E)) = rg(f (g(E))) ≤ rg(g(E)) = rg(g),

donc rg(f ○ g) ≤ rg(g). D’autre part, on a (f ○ g)(E) = f (g(E)), et puisque


g(E) ⊆ E, alors f (g(E)) ⊆ f (E). Donc dim(f (g(E))) ≤ dim(f (E)), alors
rg(f ○ g) ≤ rg(f ).
En conclusion, rg(f ○ g) ≤ min(rg(f ); rg(g)).
3. On a rg(f ○g) = dim(f (g(E))). Puisque f est injective, alors dim(f (g(E))) =
dim(g(E)) = rg(g). Donc rg(f ○ g) = rg(g).
4. rg(f ○ g) = dim(f (g(E))). Puisque g est surjective, alors g(E) = E, donc
rg(f ○ g) = dim(f (E)) = rg(f ).

Exercice 13.
1. Montrons que (a) ⇐⇒ (b). On sait que

f est injective ⇐⇒ ker(f ) = {0E } ⇐⇒ dim(ker(f )) = 0

et
f est surjective ⇐⇒ Im(f ) = F ⇐⇒ dim(Im(f )) = dim(F ) = n

D’après le théorème du rang, On a

dim(E) = dim(ker(f )) + dim(Im(f )).

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Par suite,

f est injective ⇐⇒ dim(ker(f )) = 0


⇐⇒ dim(Im(f )) = dim(E) = n
⇐⇒ dim(Im(f )) = dim(F )
⇐⇒ f est surjective

On a donc (a) ⇐⇒ (b). Alors (a) ⇐⇒ (b) ⇐⇒ (a) et (b) ⇐⇒ (c).


2. Considérons l’application dérivée D ∶ R[X] Ð→ R[X]. On a D(1) = 0
donc D n’est pas injective. Soit P ∈ R[X] et soit Q un primitif de P . Alors
D(Q) = P . Donc D est surjective. En conclusion, D est surjective mais non
injective.

Exercice 14. Soit B = (u1 , . . . , un ) une base de E et C = (v1 , . . . , vm ) une base


de F . On a
E = Ku1 ⊕ ⋯ ⊕ Kun .

Considérons l’application linéaire

gij ∶ Kui Ð→ F
αui Ð→ αvj

Soit fij l’application

fij ∶ E ÐÐÐÐ→ Kui ÐÐÐÐ→ F


pi gij

c’est-à-dire, fij = gij ○ pi .


On a fij (us ) = gij (pi (us )). Puisque


⎪ 0 si s ≠ i
pi (us ) = ⎨


⎩ ui si s = i
alors


⎪ gij (0) si s ≠ i
fij (us ) = ⎨

⎩ gij (ui ) si s = i

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donc


⎪ 0 si s ≠ i
fij (us ) = ⎨


⎩ vj si s = i
Montrons que la famille D = {fij /1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m} est une base de
L (E, F ).
Soit f ∈ L (E, F ). Posons

f (u1 ) = a11 v1 + ⋯ + a1m vm


f (u2 ) = a21 v1 + ⋯ + a2m vm
⋮ ⋮
f (un ) = an1 v1 + ⋯ + anm vm

Soit g ∶ E Ð→ F l’application linéaire

g =a11 f11 + ⋯ + f1m v1m + ⋯ + an1 fn1 + ⋯ + fnm vnm


= ∑ aij fij .
1≤i≤n
1≤j≤m

On a

g(us ) = ∑ aij fij (us )


1≤i≤n
1≤j≤m
m
= ∑ asj fsj (us )
j=1
m
= ∑ asj vj = f (us )
j=1

Par suite g = f . Donc D est une famille génératrice de L (E, F ).


Montrons que D est libre. On a

∑ aij fij = 0 Ô⇒ ∑ aij fij (us ) = 0


1≤i≤n 1≤i≤n
1≤j≤m 1≤j≤m
m
Ô⇒ ∑ asj vj = 0
j=1

Ô⇒ as1 = ⋯ = asm = 0

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Donc ∀s ∈ {1, . . . , n} : as1 = ⋯ = asm = 0. Par suite, D est libre.


En conclusion, D est une base de L (E, F ).
Comme card(D) = nm, alors dim(L (E, F )) = nm

Exercice 15.
1. f0 et f1 sont évidemment linéaire. Soit n ≠ 0 et n ≠ 1. Soient P = a0 +
a1 X + ⋯ + am X m et Q = b0 + b1 X + ⋯ + bq X q . On suppose par exemple que
m ≤ q. Posons am+1 = ⋯ = aq = 0. Dans ce cas On a

P = a0 + a1 X + ⋯ + aq X q

et
P + Q = (a0 + b0 ) + (a1 + b1 )X + ⋯ + (aq + bq )X q .

On a alors
q
i
fn (P + Q) = ∑ ( )(ai + bi )X i−n
i=n n
q q
i i
= ∑ ( )ai X i−n + ∑ ( )bi X i−n
i=n n i=n n

=fn (P ) + fn (Q).

Soit α ∈ K. On a αP = αa0 + αa1 X + ⋯ + αam X m , donc


m
i
fn (αP ) = ∑ ( )(αai )X i−n
i=n n
m
i
=α ∑ ( )(ai )X i−n
i=n n

αfn (P )

Par suite fn est endomorphisme de E.


2. (i) Soit s > m et posons

a0 = ⋯ = am−1 = am+1 = ⋯ = as = 0

et
am = 1.

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Il est clair que


Q = a0 + a1 X + ⋯ + as X s .

Soit 2 ≤ i ≤ m. On a
s
j
Q{i} = ∑ ( )aj X j−i,
j=i i

alors
m m
Q{i} = ( )am X m−i = ( )X m−i .
i i
D’autre part,
s
j s
Q{s} = ∑ ( )aj X j−s = ( )as X s−s = as = 0.
j=s s s

(ii) Se déduit facilement de (i).


(iii) On a d’après la formule du binôme de Newton,
m
m
Q = X m = (X − a + a)m = ∑ ( )am−i (X − a)i .
i=0 i

(vi) Soit s ≥ m. On a
m m
m
Q = ∑[( )am−i ](X − a)i = ∑ Q{i} (X − a)i .
i=0 i i=0

Puisque Q{i} (a) = 0 pour tout i > m, alors


s
Q = ∑ Q{i} (X − a)i .
i=0

3. Soit P = a0 + a1 X + ⋯ + am X m . Posons Qi = X i , donc

P = a0 Q0 + ⋯ + am Qm .

On a

P {i} = fi (P ) = a0 fi (Q0 ) + ⋯ + am fi (Qm ) = a0 Q0 + ⋯ + am Qm .


{i} {i}

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Donc
P {i} (a) = a0 Q0 (a) + ⋯ + am Qm (a)
{i} {i}

alors

P {i} (a)(X − a)i = a0 Q0 (a)(X − a)i + ⋯ + am Qm (a)(X − a)i


{i} {i}

par suite
m m m
∑ P {i} (a)(X − a)i = a0 ∑ Q0 (a)(X − a)i + ⋯ + am ∑ Qm (a)(X − a)i
{i} {i}

i=0 i=0 i=0

d’où
m
∑ P {i} (a)(X − a)i = a0 Q0 + ⋯ + am Qm
i=0

En conclusion,
m
P = ∑ P {i} (a)(X − a)i .
i=0

Exercice 16.
1. On a

u ∈ ker(f n ) Ô⇒ f n (u) = 0
Ô⇒ f (f n (u)) = f (0) = 0
Ô⇒ f n+1 (u) = 0
Ô⇒ u ∈ ker(f n+1 ).

Donc ker(f n ) ⊆ ker(f n+1 ).


On a

u ∈ Im(f n+1 ) Ô⇒ ∃v ∈ E, f n+1 (v) = u


Ô⇒ ∃v ∈ E, f n (f (v)) = u
Ô⇒ u ∈ Im(f n ).

Donc Im(f n+1 ) ⊆ Im(f n ).


2. Supposons que ker(f ) = ker(f 2 ) et Soit u ∈ ker(f ) ⋂ Im(f ). On a u ∈
Im(f ), donc il existe v ∈ E tel que f (v) = u. Puisque u ∈ ker(f ), alors

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f (u) = 0, donc f 2 (v) = 0, alors v ∈ ker(f 2 ), d’où v ∈ ker(f ), par suite,


f (v) = 0 et donc u = 0. En conclusion, ker(f ) ⋂ Im(f ) = {0E }.
Supposons que ker(f ) ⋂ Im(f ) = {0E }. Soit u ∈ ker(f 2 ), alors f 2 (u) = 0,
donc f (f (u)) = 0, c’est-à-dire, f (u) ∈ ker(f ) et puisque f (u) ∈ Im(f ), alors
f (u) ∈ ker(f ) ⋂ Im(f ), donc f (u) = 0, d’où u ∈ ker(f ). On a donc montré
que ker(f 2 ) ⊆ ker(f ). Puisque l’inclusion ker(f ) ⊆ ker(f 2 ) est toujours vraie,
alors ker(f ) = ker(f 2 ).

Exercice 17.
1. On a −f 2 + 3f = IdE , donc f ○ (−f + 3IdE ) = IdE , alors f est un automor-
phisme et son automorphisme réciproque est f −1 = −f + 3IdE .
2. Soit u ∈ E tel que f (u) = 2u. On a (f 2 − 3f + IdE )(u) = 0, donc f 2 (u) −
3f (u)+IdE (u) = 0, alors f (2u)−3f (u)+u = 0, par suite 2f (u)−3f (u)+u = 0,
donc −f (u) + u = 0, alors f (u) = u. Par suite 2u = u, donc u = 0. Donc 0 est
le seul vecteur de u vérifiant f (u) = 2u.

Exercice 18. On a f 2 = f , donc ker(f 2 ) = ker(f ), alors; d’après l’exercice 16,


on a ker(f ) ∩ Im(f ) = {0}. D’autre part, d’après le théorème du rang, on
dim(E) = dim(ker(f )) + dim(Im(f )). Par suite E = ker(f ) ⊕ Im(f ).

Exercice 19.
1. Soit a, b ∈ R tels que af +bg = 0. On a alors (af +bg)(0) = 0, donc a+b = 0.
On a aussi (af + bg)(ln(2)) = 0, donc 2a + 21 b = 0. On a donc a = b = 0. La
famille {f, g} est donc libre et alors une base de E. On a dim(E) = 2.
2. On a ψ(f ) = (1, e) et ψ(g) = (1, e−1 ). On a

1 e 1 e
ÐÐÐÐÐÐ→
L2 − L1 → L2

1 e−1 0 e−1 − e

Donc rg(ψ(f ), ψ(g)) = card(ψ(f ), ψ(g)) = 2 = dim(R2 ). Par suite, {ψ(f ), ψ(g)}
est une base de R2 . En conclusion l’image de la base {f, g} est une base de
R2 . Donc ψ est bijective.
3. a) On a ∀a, b ∈ R : ϕ(aex + be−x ) = aex − be−x ∈ E. Donc ϕ(E) ⊆ E, c’est-
à-dire, E est stable par ϕ.

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b) On a φ2 (f ) = φ(f ′ ) = f ′′ = f et φ2 (g) = g ′′ = g. Donc φ2 = idE . On a alors


φ est un automorphisme et φ−1 = φ.

7.4 Matrices
Exercice 1.

Exercice 2. Soit A = (Aij ) 1≤i≤n . On a


1≤j≤m

⎛0⎞
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 ⎟ ⎛ A1j ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
A MatB (ej ) = A ⎜ 1 ⎟ = ⎜ ⋯ ⎟ = Cj (A),
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎝
⎜0⎟
⎜ ⎟ Anj ⎠
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎝0⎠

donc
T
⎛0⎞
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0⎟ ⎛ A1j ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatD (fi )T A MatB (ej ) = ⎜ 1 ⎟ ⎜⋯⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎝Anj ⎠
⎜0⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎝0⎠
alors
⎛ A1j ⎞
⎜ ⎟
MatD (fi )T A MatB (ej ) = (0 . . . 0 1 0 . . . 0) ⎜ ⋯ ⎟ = (Aij ) ∈ M1 (K).
⎜ ⎟
⎝Anj ⎠
Par exemple
MatD (f1 )T C MatB (e2 ) = (−1)
où D = (f1 , f2 , f3 , f4 ) la base canonique de R4 et D = (e1 , e2 , e3 ) la base
canonique de R3 .

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Exercice 3. Se démontre facilement par récurrence.

Exercice 4. Montrons d’abord que Am B = BAm . On a

Am B = AA⋯AAB = AA⋯ABA = ABA⋯AA = BA⋯A = BAm .

Montrons par récurrence que Am B m = (AB)m pour tout entier naturel m.


Pour m = 0 et m = 1, on a rien à démontrer. Supposons que Am B m = (AB)m .
On a

(AB)m+1 = AB(AB)m = ABAm B m = AAm BB m = Am+1 B m+1 .

Exercice 5.
1. On a (An )T = (A × ⋯ × A)T = AT × ⋯ × AT = (AT )n .
2. On a A3 = 03 et B 2 = 03 .
2. Soit A une matrice triangulaire supérieure à diagonale nulle. On a

Aij = 0 pour tout 1 ≤ j ≤ i ≤ m.

Soit B = (e1 , . . . , em ) la base canonique de K m et soit f l’endomorphisme de


K m tel que MatB (f ) = A.
On a
f (ei+1 ) = A1i+1 e1 + ⋯ + Ami+1 em = A1i+1 e1 + ⋯ + Aii+1 ei

car Ai+1i+1 = Ai+2i+1 = ⋯ = Ami+1 = 0. Donc f (ei+1 ) ∈ sev⟨e1 , . . . , ei ⟩. Par suite


f s (ei+1 ) ∈ sev⟨f s−1 (e1 ), . . . , f s−1 (ei )⟩. Puisque f (e1 ) = 0 alors f m (e1 ) = 0. On
a f 2 (e2 ) ∈ sev⟨f (e1 )⟩ = 0, donc f 2 (e2 ) = 0 alors f m (e2 ) = 0. De la même
façon, f 3 (e3 ) ∈ sev⟨f 2 (e1 ), f 2 (e2 )⟩ = 0, donc f 3 (e3 ) = 0.
Supposons que f m (e1 ) = f m (e2 ) = ⋯ = f m (em−1 ) = 0. On a f m (em ) ∈
sev⟨f m (e1 ), . . . , f m (em−1 )⟩ = 0, donc f m (em ) = 0. Par suite, f m (e1 ) = . . . =
f m (em ) = 0, Comme B est une famille génératrice de K m , alors f m = 0 et
donc Am = 0.
Soit D une matrice triangulaire inférieure à diagonale nulle. On a D T est
une matrice triangulaire supérieure à diagonale nulle, donc (D T )m = 0, alors
(D m )T = 0, d’où D m = 0.

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Exercice 6. Posons

⎛ 2 − 2n 2n − 1 ⎞
U(n) = .
⎝2 − 2n+1 2n+1 − 1⎠

On a U(0) = I2 = A0 , U(1) = A. Supposons que U(n) = An . On a

⎛2 − 2n+1 2n+1 − 1⎞
U(n + 1) = .
⎝2 − 2n+2 2n+2 − 1⎠

et
An+1 = An A = U(n)A

donc

⎛ 2 − 2n 2n − 1 ⎞ ⎛ 0 1⎞ ⎛2 − 2n+1 2n+1 − 1⎞
An+1 = = .
⎝2 − 2n+1 2n+1 − 1⎠ ⎝−2 3⎠ ⎝2 − 2n+2 2n+2 − 1⎠

Par suite An+1 = U(n + 1).


En conclusion, pour tout n ∈ N : An = U(n).

Exercice 7. On a
Am = am−1 Am−1 + ⋯ + a1 A + a0 In

donc
Am − am−1 Am−1 − ⋯ − a1 A = a0 In

alors
A(Am−1 − am−1 Am−2 − ⋯ − a1 In ) = a0 In

d’où
A(a−1 − a−1 0 a1 In ) = In .
− ⋯ − a−1
m−1 m−2
0 A 0 am−1 A

En conclusion, A est une matrice inversible et on a

0 (A
A−1 = a−1 m−1
− am−1 Am−2 − ⋯ − a1 In .

Exercice 8. On procède par récurrence sur m: Pour m = 0 ou m = 1 on a


effectivement
0
In = (A + B)0 = ( )A0 B 0
0

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et

1 1
A + B = (A + B)1 = B + A = ( )A0 B 1 + ( )A1 B 0 .
0 1

Supposons que

m
m
(A + B)m = ∑ ( )Ak B m−k .
k=0 k

Puisque AB = BA, alors BAk = Ak B et donc

m m
m m
∑ ( )BAk B m−k = ∑ ( )Ak BB m−k
k=0 k k=0 k
m
m
= ∑ ( )Ak B m+1−k)
k=0 k
m
m
= ∑ ( )Ak B m−(k−1) .
k=0 k

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On a alors

(A + B)m+1 =(A + B)(A + B)m


m
m
=(A + B) ∑ ( )Ak B m−k
k=0 k
m m
m m
=A ∑ ( )Ak B m−k + B ∑ ( )Ak B m−k
k=0 k k=0 k
m m
m m
= ∑ ( )Ak+1 B m−k + ∑ ( )BAk B m−k
k=0 k k=0 k
m m
m m
= ∑ ( )Ak+1 B m−k + ∑ ( )Ak B m−(k−1)
k=0 k k=0 k
m+1 m
m m
=∑( )Ak B m−(k−1) + ∑ ( )Ak B m−(k−1)
k=1 k − 1 k=0 k
m
m m
=( )Am+1 B 0 + ∑ ( )Ak B m−(k−1) +
m k=1 k − 1
m
m k m−(k−1) m
∑ ( )A B + ( )A1 B m+1
k=1 k 0
m
m + 1 m+1 0 m m
=( )A B + ∑ (( ) + ( ))Ak B m−(k−1) +
m+1 k=1 k − 1 k
m + 1 1 m+1
( )A B
0
m + 1 m+1 0 m m + 1 k m−(k−1)
=( )A B + ∑ ( )A B +
m+1 k=1 k
m + 1 1 m+1
( )A B
0
m + 1 1 m+1 m m + 1 k m−(k−1)
=( )A B +∑( )A B +
0 k=1 k
m + 1 m+1 0
( )A B
m+1

m+1
m + 1 k m−(k−1)
=∑( )A B
k=0 k
m+1
m + 1 k m+1−k
=∑( )A B
k=0 k

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⎛2 0 1⎞ ⎛0 0 1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
Exercice 9. Soient B = ⎜0 2 1⎟ et N = ⎜0 0 1⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠ ⎝0 0 0 ⎠
(ii) Déterminer B n en remarquons que
On a B = 2I3 +N et N ×(2I3 ) = (2I3 )×N. Donc d’après la formule du binôme
de Newton, on a
n n
n n
B n = (2I3 + N)n = ∑ ( )(2I3 )n−q × N q = ∑ ( )2n−q I3 × N q .
q=0 q q=0 q

Or N 2 = 0, donc N s = 0 pour tout s ≥ 2. Alors


n n
B n = (2I3 + N)n = ( )2n I3 × N 0 + ( )2n−1 I3 × N 1 = 2n I3 × N 0 + n2n−1 I3 × N 1 .
0 1
On a
⎛2 n 0 0 ⎞
⎜ ⎟
2n I3 × N 0 = ⎜ 0 2n 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 2n ⎠
et
⎛2n−1 0 0 ⎞ ⎛0 0 1⎞ ⎛0 0 2n−1 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ n−1 ⎟
2n−1 I3 × N 1 = ⎜ 0 2n−1 0 ⎟ ⎜ ⎟=⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜0 0 1 ⎟ ⎜0 0 2 ⎟
⎝ 0 0 2n−1 ⎠ ⎝0 0 0⎠ ⎝0 0 0 ⎠
En conclusion,

⎛2n 0 0 ⎞ ⎛0 0 2n−1 ⎞ ⎛2n 0 2n−1 n⎞


⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
B n = ⎜ 0 2n 0 ⎟ + n ⎜0 0 2n−1 ⎟ = ⎜ 0 2n 2n−1 n⎟ .
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 2n ⎠ ⎝0 0 0 ⎠ ⎝ 0 0 2n ⎠
Exercice 10.
1. Posons C = AT +B T et D = (A+B)T . On a Dij = Aji +Bji = ATij +BijT = Cij ,
donc D = C.
2. Posons C = (αA)T . On a αA = (αAij ), donc Cij = αAji = αATij , donc
C = αAT .
3. Supposons que A est d’ordre n × m et B est d’ordre m × p. Posons C = AB
et D = C T et Z = B T AT . On a
m
Cij = ∑ Aik Bkj ,
k=1

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donc
m
Dij = Cji = ∑ Ajk Bki.
k=1
On a
m m
Zij = ∑ Bik
T T
Akj = ∑ Bki Ajk .
k=1 k=1
Donc Cij = Zij , par suite C = Z.

Exercice 11. Remarquons (H) est le système homogène associé au sytème


(S) et donc on a l’équivalence

H = {(0, . . . , 0) ⇐⇒ (S) a une seule solution.

Montrons que
A est inversible ⇐⇒ H = {(0, . . . , 0)}
Ô⇒: Voir cours.
⇐Ô Soit f ∶ K n Ð→ K n l’application linéaire canoniquement associée à la
matrice A, c’est-à-dire, MatB (f ) = A où B est la base canonique de K n .
Soit u ∈ K n tel que f (u) = 0. On a (f (u))B = AuB . Comme f (u) = 0, alors
(f (u))B = 0 et donc AuB = 0. Par suite uB ∈ H, donc uB = (0, . . . , 0), alors
u = 0. Par suite f est injective et donc bijective. Sa matrice A est donc
inversible.

Exercice 12.
1. Soit C et D deux matrices telles que AC = CA = In et AD = DA = In . On
a D = DIn = D(AC) = (DA)C = In C = C.
2. Posons C = A−1 . On a CA = AC = In , donc C −1 = A alors (A−1 )−1 = A.
3. Supposons que AB = In . Considérons l’équation BX = 0. On a A(BX) =
A0 = 0, donc (AB)X = 0, alors In X = 0, et X = 0. L’équation BX = 0 admet
la solution nulle comme seule solution, donc B est inversible. on a alors

BA = (BA)BB −1 = B(AB)B −1 = BIn B −1 = BB −1 = In .

4. On a (AB)(B −1 A−1 ) = ABB −1 A−1 = AIn A−1 = AA−1 = In , donc (AB)−1 =


B −1 A−1 .

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5. On a (AT )(A−1 )T = (A−1 A)T = InT = In , donc (AT )−1 = (A−1 )T .


6. On a AA−1 = A−1 A, donc (Am )(A−1 )m = (AA−1 )m = Inm = In , donc
(Am )−1 = (A−1 )m .

Exercice 13.
1. Il est clair que 0n ∈ T1 (K) et αA + B ∈ T1 (K) pour tout α ∈ K et
A, B ∈ T1 (K). Donc T1 (K) est un K-sev de Mn (K).
2. Soit C = {Eij /1 ≤ i ≤ j ≤ n} où Eij est la matrice qui a 1 comme coeffi-
cient en (i, j). Soit A ∈ T1 (K), alors Aij = 0 pour tout 1 ≤ j ≤ i ≤ n, donc
A = ∑1≤i≤j≤n Aij Eij . En conclusion, C est une famille génératrice de T1 (K).
Comme la famille C est incluse dans une base, alors C est libre et donc une
base de T1 (K).
3. Le nombre total des matrices Eij est n2 , le nombre total des matrices Eii
est n, donc le nombre total des matrices Eij aves i ≠≠ j est n2 − n. Par suite,
n2 −n n(n+1)
le nombre total des matrices Eij avec 1 ≤ i ≤ j ≤ n est n + 2 = 2 . En
conclusion, dim(T1 (K)) = n(n+1)
2 .
4.
(i) Facile.
(ii) Il est clair que
A ∈ T1 (K) ⇐⇒ f (A) ∈ T2 (K)

donc f (T1 (K)) = T2 (K).


(iii) Puisque f est un automorphisme et puisque f (T1 (K)) = T2 (K), alors
dim(T2 (K)) = dim(T1 (K)) = n(n+1)
2 .
D’autre part, on a D = f (C) est une base de T2 (K), or f (Eij ) = Eji , donc
D = {Eij /1 ≤ j ≤ i ≤ n}.
5. Soit A ∈ Mn (K). Posons soit B la matrice de T1 (K) telle que Bij = Aij si
i ≤ j et soit U la matrice de T2 (K) telle que Uij = Aij si j < i et Uii = 0. On
a alors A = B + U et donc A ∈ T1 (K) + T2 (K). Par suite, T1 (K) + T2 (K) =
Mn (K).
6. Soit A ∈ T1 (K) ∩ T2 (K). Si i ≠ j, alors i < j ou j < i, donc Aij = 0 si
A ∈ T2 (K) ou Aij = 0 si A ∈ T1 (K), donc les deux cas on a Aij 0. Par suite,
A ∈ D(K). Donc T1 (K) ∩ T2 (K) ⊆ D(K). Puisque D(K) ⊆ T1 (K) ∩ T2 (K),

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alors T1 (K) ∩ T2 (K) = D(K).


7. D(K) est un l’intersection de deux K-sev de Mn (K), donc c’est un K-sev
de Mn (K). On a dim(D(K)) = n(n+1)
2 + n(n+1)
2 − n2 = n.
8. H = {Eii /1 ≤ i ≤ n} est une base de D(K).

Exercice 14.
1. S(K) = ker(f ) soit f l’endomorphisme de Mn (K) définie par f (A) =
AT − A et g l’endomorphisme de Mn (K) définie par f (A) = AT + A. On
a S(K) = ker(f ) et A(K) = ker(g), donc S(K), A(K) sont des K-sev de
Mn (K).
On vérifie facilement que T0 (K) est stable par combinaison linéaire et donc
un K-sev de Mn (K).
2. On a éviedemment, T0 (K) et D(K) sont des K-sev de T1 (K). Soit A ∈
T1 (K). Soit b ∈ T0 (K) telle que Bij = Aij si i < j et Bii = 0, et soit U ∈ D(K)
telle que Uii = Aii . On a A = B + U et donc A ∈ T0 (K) + D(K), alors T1 (K) =
T0 (K) + D(K). Soit A ∈ T0 (K) ∩ D(K). On a A est une matrice diagonale à
diagonale nulle, donc A = 0. En conclusion, T1 (K) = T0 (K) ⊕ D(K).
On a dim(T1 (K)) = dim(T0 (K)) + dim(D(K)), donc

n(n + 1) n(n − 1)
dim(T0 (K)) = −n = .
2 2

Soit L = {Eij /1 ≤ i < j ≤ n}. On a L ⊆ T0 (K) et card(L) = n(n−1)


2 . Puisque L
est libre alors L est une base de T0 (K).
3. On a A ∈ S(K) ⇐⇒ Aij = Aji .
Soit
R = {Eii /1 ≤ i ≤ n} ∪ {Eij + Eji/1 ≤ i < j ≤ n}.

On a Eii ∈ S(K) et

(Eij + Eji )T = EijT + Eji


T
= Eji + Eij = Eij + Eji,

donc Eij + Eji ∈ S(K). Aonc R ⊆ S(K). On a aussi A = ∑1≤i,j≤n Aij Eij . Alors

A = ∑ Aii Eii + ∑ Aij (Eij + Eji ),


1≤i≤n 1≤i<j≤n

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donc R est une famille génératrice de S(K). Montrons que R est libre et
donc une base de S(K).
Soient αi , βij ∈ K tels que
n
∑ αi Eii + ∑ βij (Eij + Eji ) = 0.
i=1 1≤i<j≤n

On a alors
n
∑ αi Eii + ∑ βij Eij + ∑ βij Eji = 0
i=1 1≤i<j≤n 1≤i<j≤n

donc αi = 0, 1 ≤ i ≤ n et βij = 0, 1 ≤ i < j ≤ n. Par suite R est libre.


On a
n2 − n n(n + 1)
dim(S(K)) = card(R) = n + = .
2 2

4. Soit A ∈ S(K) ∩ T0 (K) On a Aii = 0, Aij = Aji et Aij = 0, 1 < j < i ≤ n.


Donc A = 0. Donc
S(K) ∩ T0 (K) = {0}.

Soit A ∈ Mn (K). Soit B telle que Bii = Aii et Bij = Bji = Aij , i ≠ j. Il est
clair que B ∈ S(K). Soit V = A = B On a Vii = Aii − Bii = 0 et si i < j on a
Vij = Aij − Bij = 0, donc V ∈ T0 (K) et on a A = B + V .
Donc
Mn (K) = S(K) ⊕ T0 (K).

5.
(i) Soit A ∈ Mn (K). On a 2 ≠ 0, donc 1
2 ∈ K. Posons B = A+AT
2 et U = A−AT
2 .
On a BT = B donc B ∈ S(K) et on a UT = AT −A
2 = −U, donc U ∈ A(K).
Comme A = B + U, alors Mn (K) = S(K) ⊕ A(K). D’autre part, soit A ∈
S(K) ∩ A(K). Alors AT = A = −AT , donc A = −A, alors 2A = 0. Comme
2 ≠ 0, alors A = 0. Par suite S(K) ∩ A(K) = {0}, et donc

Mn (K) = S(K) ⊕ A(K).

(ii) On a
n(n + 1) n(n − 1)
dim(A(K)) = n2 − = .
2 2

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(iii) Soit J = {Eij − Eji/1 ≤ i < j ≤ n}. On a

(Eij − Eji )T = EijT − Eji


T
= Eji − Eij = −(Eij − Eji )

donc Eij −Eji ∈ A(K). Par suite J ⊆ A(K). On a card(J) = n2 −n


2 = dim(A(K)).
Montrons que J est libre et donc une base de A(K).
Soient βij ∈ K tels que

∑ βij (Eij − Eji) = 0.


1≤i<j≤n

On a alors
∑ βij Eij − ∑ βij Eji = 0
1≤i<j≤n 1≤i<j≤n

Donc βij = 0, 1 ≤ i < j ≤ n. Par suite, J est libre.


6. On a car(K) = 2 donc AT = −AT , par suite S(K) = A(K). On a alors
n(n+1)
dim(A(K)) = dim(S(K)) = 2 .

Exercice 15.
(i) On procède par récurrence sur n. Pour n = 1, on a
0
(A − B) ∑ Ak B n−1−k = (A − B)A0 B 0 = A − B.
k=0

Supposons que
0
An − B n = (A − B) ∑ Ak B n−1−k .
k=0

On a
n n−1
(A − B) ∑ Ak B n−k =(A − B) ∑ Ak B n−k + (A − B)An
k=0 k=0
n−1
=(A − B)B ∑ Ak B n−1−k + (A − B)An
k=0

=B(A − B ) + (A − B)An
n n

=An B − B n+1 + An+1 − An B


=An+1 − B n+1

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Donc Pour tout n ∈ N⋆ on a


0
An − B n = (A − B) ∑ Ak B n−1−k .
k=0

(ii) Soit n un entier impair. On a (−B)n = −B n , donc

An + B n =An − (−B)n
n−1
=(A − (−B)) ∑ Ak (−B)n−1−k
k=0
n−1
=(A + B) ∑ (−1)n−1−k Ak B n−1−k
k=0

Exercice 16.

Exercice 17.

Exercice 18.

Exercice 19.

Exercice 20. Soit B = (e1 , e2 ) la base canonique de K 2 .


1. On a f (e1 ) = (2, 1), f (e2 ) = (−1, 3). Donc

⎛2 −1⎞
MatB (f ) =
⎝1 3 ⎠

g(e1 ) = (0, 1), f (e2 ) = (2, 2). Donc

⎛0 2⎞
MatB (g) =
⎝1 2⎠

2. On a (f + g)(x, y) = (2x + y, 2x + 5y) et

⎛2 1⎞
MatB (f + g) =
⎝2 5⎠

⎛0 2⎞ ⎛2 −1⎞ ⎛2 6⎞
MatB (g ○ f ) = = .
⎝1 2⎠ ⎝1 3 ⎠ ⎝4 5⎠

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On a
⎛2 6⎞ ⎛x⎞ ⎛2x + 6y ⎞
= ,
⎝4 5⎠ ⎝y ⎠ ⎝4x + 5y ⎠

donc g ○ f (x, y) = (2x + 6y, 4x + 5y).

Exercice 21. Dans l’espace vectoriel R3 on considère les vecteurs u1 = (1, 0, 1), u2 =
(0, 1, 1), u3 = (1, 1, 0), v = (−1, 3, 2)
1. On a rg(C) = card(C) = 3 = dim(R3 ), donc C est une base de R3 .
2. On a v = −e1 + 3e2 + 2e3 , donc vB = (−1, 3, 2).
3. On considère l’application identité (pour retrouver facilement la for-
mule du changement de base)

id ∶ (R3 , B) Ð→ (R3 , C).

MatC (v) = MatC (id(v)) = MatB,C (id)MatB (v) = MatC (id(B))MatB (v)
= MatC (B)MatB (v).

On a
⎛1 0 1⎞
⎜ ⎟
MatB (C) = ⎜0 1 1⎟
⎜ ⎟
⎝1 1 0⎠
On a

⎛1 0 1⎞ ⎛x⎞ ⎛a⎞ ⎧


⎪ x + z = a
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎜0 1 1⎟ ⎜y ⎟ = ⎜ b ⎟ ⇐⇒ ⎨
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

y + z = b
⎝1 1 0 ⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ c ⎠ ⎪


⎩ x + y = c




1
2a − 21 b + 12 c = x

⎪ 1
⇐⇒ ⎨ − 2 a + 21 b + 12 c = y





⎩ 2a + 2b − 2c = z
1 1 1

⎛ 1 −1 1 ⎞ ⎛a⎞ ⎛x⎞
1⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⇐⇒ ⎜−1 1 1 ⎟ ⎜ b ⎟ = ⎜y ⎟
2⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 1 1 −1⎠ ⎝ c ⎠ ⎝ z ⎠

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En conclusion,
⎛ 1 −1 1 ⎞
1⎜ ⎟
MatC (B) = ⎜−1 1 1 ⎟ .
2⎜ ⎟
⎝ 1 1 −1⎠
Donc
⎛ 1 −1 1 ⎞ ⎛−1⎞ ⎛−2⎞ ⎛−1⎞
1⎜ ⎟⎜ ⎟ 1 ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatC (v) = ⎜−1 1 1 ⎟ ⎜ 3 ⎟ = ⎜ 6 ⎟ = ⎜ 3 ⎟
2⎜ ⎟⎜ ⎟ 2 ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 1 1 −1⎠ ⎝ 2 ⎠ ⎝0⎠ ⎝0⎠

Exercice 22. Soit g l’application linéaire de E = R3 dans F = R4 définie par

g(x, y, z) = (−x + y, x − y, −x + z, −y + z)

Soient B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de E et C = (f1 , f2 , f3 , f4 ) la base


canonique de F .
1. g(e1 ) = (−1, 1, −1, 0), g(e2 ) = (1, −1, 0, −1), g(e3 ) = (0, 0, 1, 1), donc

⎛−1 1 0⎞
⎜ ⎟
⎜ 1 −1 0⎟

MatB,C (g) = ⎜ ⎟.

⎜−1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 −1 1⎠

2. Soit u = (x, y, z) ∈ E
On a u ∈ ker(g) ⇐⇒ g(u) = 0 Donc

u ∈ ker(g) ⇐⇒(−x + y, x − y, −x + z, −y + z) = (0, 0, 0, 0)







−x + y = 0



⎪ x − y = 0
⇐⇒ ⎨ ⇐⇒ x = y = z




−x + z = 0




⎩ − y + z = 0

Donc ker(g) = {(x, x, x)/x ∈ R}.


On a Im(g) = {g(x, y, z)/(x, y, z) ∈ E} = {(−x + y, x − y, −x + z, −y + z)/x, y, z ∈
R}

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3. On a

⎛1 1 0⎞ ⎛2 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatB (B ′ ) = ⎜1 −1 0⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜1 −1 0⎟
L1 +L2 → L1

⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝1 0 1⎠ ⎝1 0 1 ⎠

Donc rg(B ′ ) = card(B ′ ) = 3 = dim(E), alors B ′ est une base de E.


On a

⎛1 0 −1 1⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟
MatC (C ) = ⎜




⎜0 0 −1 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 −1⎠

est une matrice échelonnée de rang 4, Donc rgC ′ = card(C ′ ) = 4 = dim(F ),


alors C ′ est une base de F .
4. On considère le diagramme commutatif suivant (pour retrouver facile-
ment la formule du changement de base)

(E, B) / (F, C)
g

■■ ↻
■■
■■
■■ idF
g ■■■
■■
$ 
(F, C ′ )

c’est-à-dire, g = idF ○ g. Donc

MatB,C ′ (g) = MatC,C ′ (idF ) × MatB,C (g) = MatC ′ (C) × MatB,C (g).

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On doit chercher MatC ′ (C) = MatC (C ′ )−1 . On a

⎛1 1 ⎞ ⎛x⎞ ⎛a⎞ ⎧

0 −1 ⎪
⎪ x − z + t = a
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎜ ⎟ ⎜y ⎟ = ⎜ b ⎟ ⇐⇒ ⎪

y + z − t = b
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜z ⎟ ⎜ c ⎟ ⎪

⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

− z = c
⎝0 ⎪

0 0 −1⎠ ⎝ t ⎠ ⎝d⎠ ⎪
⎩ − t = d





x = a −c +d



⎪ y = b +c −d
⇐⇒ ⎨




z = −c




⎩ t = −d
⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛a⎞ ⎛x⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⇐⇒ ⎜

⎟ ⎜ b ⎟ = ⎜y ⎟
⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ c ⎟ ⎜z ⎟
⎝0 0 0 −1⎠ ⎝d⎠ ⎝ t ⎠

Alors MatC (C ′ )−1 = MatC ′ (C) et on a alors

⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛−1 1 0⎞ ⎛0 0 0⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 0⎟
MatB,C (g) = ⎜

⎟ ⎜ 1 −1 0⎟ = ⎜0
⎟⎜ ⎟ ⎜


⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 −1⎟

⎜ ⎟ ⎜−1 0 1⎟ ⎜1 ⎟
⎝0 0 0 −1⎠ ⎝ 0 −1 1⎠ ⎝0 1 −1⎠

5. On considère le diagramme commutatif suivant (pour retrouver facile-


ment la formule du changement de base)

(E, B ′■) / (F, C)


g


■■ O
■■
■■
■■ g
idE ■■■
■$
(E, B)

c’est-à-dire, g = g ○ idE . Donc

MatB′ ,C (g) = MatB,C (g) × MatB′ ,B (idE ) = MatB,C (g) × MatB (B ′ ).

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Par suite

⎛−1 1 0⎞ ⎛0 −2 0⎞
⎜ ⎟ ⎛1 1 0⎞ ⎜ ⎟
⎜ 1 −1 0⎟ ⎜ ⎟ ⎜0 2 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatB′ ,C (g) = ⎜ ⎟ ⎜1 −1 0⎟
⎟ ⎜ ⎟
⎜−1 0 1⎟ ⎜
=
⎜0 −1 1⎟
⎜ ⎟ ⎝1 0 1⎠ ⎜ ⎟
⎝ 0 −1 1⎠ ⎝0 1 1 ⎠

6. Si on veut utiliser la question 4.. On Considère le diagramme cummutatif


suivant
(E, B ′■) / (E, B)
idE

■■ ↻
■■
■■
■ g
g ■■■
■■
$ 
(F, C ′ )

On a g = g ○ idE . Donc

MatB′ ,C ′ (g) = MatB,C ′ (g) × MatB′ ,B (idE ) = MatB,C ′ (g) × MatB (B ′ ).

Par suite,

⎛0 0 0⎞ ⎛0 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎛1 1 0 ⎞ ⎜ ⎟
⎜0 0 0⎟ ⎟ ⎜ 0 0 0⎟
MatB′ ,C ′ (g) = ⎜ ⎟⎜ ⎜ ⎟
⎜ ⎟⎜⎜ 1 −1 0⎟

=⎜ ⎟
⎜1 ⎟ ⎜ 0 1 −1⎟
⎜ 0 −1⎟
⎝1 0 1 ⎠ ⎜ ⎟
⎝0 1 −1⎠ ⎝0 −1 −1⎠

Si on veut utiliser la question 5.. On Considère le diagramme cummutatif suiv-


ant
(E, B ′■) / (F, C)
g

■■ ↻
■■
■■
■ idF
g ■■■
■■
$ 
(F, C ′ )

On a g = idF ○ g. Donc

MatB′ ,C ′ (g) = MatC,C ′ (idF ) × MatB′ ,C (g) = MatC ′ (C) × MatB′ ,C (g).

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Par suite,

⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛0 −2 0⎞ ⎛0 0 0 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜0 2 0⎟ ⎜0 0 0 ⎟
MatB′ ,C ′ (g) = ⎜

⎟⎜
⎟⎜
⎟=⎜
⎟ ⎜


⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜0 −1 1⎟ ⎜0 1 −1⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 ⎠ ⎝
0 0 −1 0 1 1 ⎠ ⎝ 0 −1 −1⎠

Si on ne veut pas utiliser ni la question 4. ni la question 5.. On Considère le


diagramme cummutatif suivant

(E, B) (F, C)
g
/

idE ↺ idF
 
(E, B ′ ) (F, C ′ )
g
/

On a g ○ idE = idF ○ g. Donc

MatB′ ,C ′ (g) × MatB,B′ (idE ) = MatC,C ′ (idF ) × MatB,C (g),

alors
MatB′ ,C ′ (g) × MatB′ (B) = MatC ′ (C) × MatB,C (g),

ou encore,

MatB′ ,C ′ (g) = MatC ′ (C) × MatB,C (g) × MatB (B ′ )

Par suite,

⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛−1 1 0⎞ ⎛0 0 0 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎛1 1 0 ⎞ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎟ ⎜ 0 0 0⎟
MatB′ ,C ′ (g) = ⎜ ⎟ ⎜ 1 −1 0⎟ ⎜ ⎜ ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜1 −1 0⎟
⎟ ⎜ ⎟
⎜−1 0 1⎟ ⎜
=
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜0 1 −1⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎝1 0 1 ⎠ ⎜ ⎟
⎝0 0 0 −1⎠ ⎝ 0 −1 1⎠ ⎝0 −1 −1⎠

⎛1 2 ⎞
Exercice 23. Soit A = et f l’application de M2 (R) dans M2 (R)
⎝−2 0 ⎠
définie par f (M) = AM.
1. Soient α ∈ R, M, N ∈ M2 (R). On a f (αM + N) = A(αM + N) = αAM +

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AN = αf (M) + f (N). Donc f est linéaire.


2. Soit B = (E11 , E12 , E21 , E22 ) la base canonique de M2 (R). On a

⎛ 1 2 ⎞ ⎛1 0 ⎞ ⎛ 1 0 ⎞
f (E11 ) = AE11 = = = E11 − 2E21
⎝−2 0 ⎠ ⎝0 0 ⎠ ⎝−2 0 ⎠

⎛1 2 ⎞ ⎛0 1 ⎞ ⎛0 1 ⎞
f (E12 ) = AE12 = = = E12 − 2E22
⎝−2 0 ⎠ ⎝0 0 ⎠ ⎝0 −2 ⎠

⎛ 1 2 ⎞ ⎛0 0 ⎞ ⎛2 0 ⎞
f (E21 ) = AE21 = = = 2E11
⎝−2 0 ⎠ ⎝1 0 ⎠ ⎝0 0 ⎠

⎛ 1 2 ⎞ ⎛0 0 ⎞ ⎛0 2 ⎞
f (E22 ) = AE22 = = = 2E21
⎝−2 0 ⎠ ⎝0 1 ⎠ ⎝0 0 ⎠
En conclusion,
⎛1 0 2 0⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 0 0⎟
MatB (f ) = ⎜



⎜−2 0 0 2⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 −2 0 0⎠

Exercice 24. Soit E = Rn [X] et B la base canonique de E. Soit f ∶ E Ð→ E


l’application définie par f (P ) = P (X + 1).
1. Soit m ∈ {0, . . . , n}. On a
m
m
f (X m ) = (X + 1)m = ∑ ( )X q ,
i=0 q

donc
m m m
f (X m )B = (( ), ( ), . . . , ( ), 0, . . . , 0).
0 1 m
Par suite
⎛(00) (10) (20) ⋯ (n0 )⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 (11) (21) ⋯ (n1 )⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
MatB (f ) = ⎜ ⋮ 0 (22) ⋯ (n2 )⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⋱ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⎟
⎝0 0 0 n ⎠
0 (n)

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est une matrice triangulaire supérieure d’ordre n + 1. On a MatB (f ) = (aij )


où


⎪ 0 si j < i
aij = ⎨ j−1

⎩ ( i−1 ) si j ≥ i

2. On a (g ○ f )(P ) = g(P (X + 1)) = P (X + 1 − 1) = P (X) et (f ○ g)(P ) =


f (P (X − 1)) = P (X − 1 + 1) = P (X). Donc g ○ f = f ○ g = idE . Par suite, f
est inversible d’inverse g
3. Puisque f est inversible d’inverse g, alors la matrice MatB (f ) est inversible
et on a MatB (f )−1 = MatB (g).
Déterminons la matrice MatB (g). Soit m ∈ {0, . . . , n}. On a
m
m
g(X m ) = (X − 1)m = ∑ ( )(−1)m−q X q ,
i=0 q

donc

m m m
g(X m )B = ((−1)m ( ), . . . , (−1)m−q ( ), . . . , ( ), 0, . . . , 0).
0 q m

Par suite
⎛(00) −(10) (20) ⋯ (−1)n (n0 ) ⎞
⎜ ⎟
⎜0 (11) −(21) (−1)n−1 (n1 )⎟
⎜ ⋯ ⎟
⎜ ⎟
MatB (g) = ⎜ ⋮ (22) (−1)n−2 (n2 )⎟
⎜ 0 ⋯ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⎟
⎝0 0 0 0 (nn) ⎠

est une matrice triangulaire supérieure d’ordre n + 1. On a MatB (g) = (bij )


où


⎪ 0 si j < i
bij = ⎨

⎩ (−1) ( i−1 ) si j ≥ i
⎪ j−i j−1

4. (Supplémentaire) Remplacer R par un corps quelconque K et 1 par a ∈ K.


Si a = 0, alors f = idE . Supposons que a ≠ 0. On raisonne de la même manière
que précédement. On a l’application f ∶ E Ð→ E l’application définie par
f (P ) = P (X + a) est linéaire et inversible d’inverse l’application f ∶ E Ð→ E

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l’application définie par f (P ) = P (X − a).


Soit m ∈ {0, . . . , n}. On a
m
m
f (X ) = (X + a) = ∑ ( )am−q X q ,
m m
i=0 q

donc
m m m
f (X m )B = (am ( ), am−1 ( ), . . . , a0 ( ), 0, . . . , 0).
0 1 m
Par suite
⎛(00) a(10) a2 (20) ⋯ an (n0 ) ⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 (11) a(21) an−1 (n1 )⎟
⎜ ⋯ ⎟
⎜ n ⎟
MatB (f ) = ⎜ ⋮ (22) a ( 2 )⎟
⎜ ⎟
0 ⋯ n−2
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⋱ ⎟
⎝0 0 0 0 (nn) ⎠
est une matrice triangulaire supérieure d’ordre n + 1. On a MatB (f ) = (aij )
où


⎪ 0 si j < i
aij = ⎨

⎩ a ( i−1 ) si j ≥ i
⎪ j−i j−1

De même façon on a
m
m
g(X m ) = (X − a)m = ∑ ( )(−a)m−q X q ,
i=0 q

donc
m m m
f (X m )B = ((−a)m ( ), (−a)m−1 ( ), . . . , (−a)0 ( ), 0, . . . , 0).
0 1 m
Par suite
⎛(00) −a(10) a2 (20) ⋯ (−a)n (n0 ) ⎞
⎜ ⎟
⎜0 (11) −a(21) ⋯ (−a)n−1 (n1 )⎟
⎜ ⎟
⎜ n−2 (n)⎟
MatB (f ) = ⎜ ⋮ ( 2
) (−a) ⎟
⎜ 0 ⋯ 2 ⎟
⎜ ⎟
2
⎜ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⎟
⎝0 0 0 0 (n)
n ⎠
est une matrice triangulaire supérieure d’ordre n + 1. On a MatB (f ) = (aij )
où


⎪ 0 si j < i
aij = ⎨

⎩ (−a) ( i−1 ) si j ≥ i
⎪ j−i j−1

Exercice 25.

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7.5 Déterminants de matrices et applications


Exercice 1. A = 12, B = 6, C = −187 et D = −224.

Exercice 2.
1. Soit A ∈ Mn (Z). D’après la formule de Leibniz on a

det(A) = ∑ ε(σ)Aσ(1)1 Aσ(2)2 ⋯Aσ(n)n .


σ∈Sn

Puisque Aij ∈ Z et ε(σ) ∈ Z, alors det(A) ∈ Z.


2. On a
RR R RR R R R
RR1
RR 6 −2 0RRRR RR1
RR 6 −2 1620RRRR RRRR1 6 −2 14 × 120RRRR
RR RR R RR RR RR
RRR2 0 −1 6RRRR C4 −10C3 +102 C2 +103 C1 → C4 RRRR2 0 −1 2016RRRR RRRR2 0 −1 14 × 144RRRR
RR RR ÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐ→ RR RR = RR RR
RR2 1 −8 4RRRR RR2 1 −8 2184RRRR RRRR2 1 −8 14 × 156RRRR
RR RR
RR RR RR RR RR RR
RRR RRR RRR R R R
Facteur ∶ 1
RR2 4 −7 8RR RR2 4 −7 2478RRRR RRRR2 4 −7 14 × 177RRRR

donc
R RR
6 −2 120RRRR RRR1
RR RR
0 −1 144RRRR RR2
R
D = 14 RRRR
RR = 14m.
1 −8 156RRRR RR2
RR
RR RR
R RR2
4 −7 177RRRR RR
D’après la question 1., on a m ∈ Z, donc D est divisible par 14.

Exercice 3.
1. Posons P (X) = X n + an−1 X n−1 + ⋯ + a1 X + a0 . On a alors
RR R
RRR1 x0 x20 . . . xn−1 P (x0 ) RRRR
RR 0
RR
R
Cn +an−1 Cn−1 +⋯+a1 C2 +a0 C1 → Cn RRR1 x1 x1
2
. . . xn−1 P (x1 ) RRRR
det(V (x0 , . . . , xn )) ÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐ→ RR R RR
⋮ RRRR
1
RR ⋮ ⋮
RR ⋮ ... ⋮
RR
Facteur ∶ 1 RR RR
RR1 xn x2 (x ) RR
RR n . . . xn−1
n P n R
Donc
RR R
RR1 x0 x20
RR . . . xn−1 P (x0 ) RRRR
RR
0
RR
RRR1 x1 x21 . . . xn−1 P (x1 ) RRRR
det(V (x0 , . . . , xn )) = RRR RR
⋮ RRRR
1
RR ⋮ ⋮
RR ⋮ ... ⋮
RRR
RRR
RR1 xn x2n
R . . . xn−1
n P (xn )RRRR

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2. Considérons le polynôme P (X) = (X − x0 )⋯(X − xn−1 ) qui est de degré n.


On a P (x0 ) = ⋯ = P (xn−1 ) = 0. D’après la question 1. on a
RR RR
RR1 x0 RR
RRR x20 . . . xn−1
0 0 RRR
RR1 x 0 RRRR
RR x21 . . . xn−1
RR 1 1
RR
det(V (x0 , . . . , xn )) = RRRR ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ RRRR
RR RR
...
RR R
RR1 xn−1 x2n−1 . . .
RR xn−1 0 RRRR
RRR
n−1
RR
RR1 xn x2n . . . xn−1
n P (xn )RRRR
alors
RR RR
RR1 x0 RR
RR x20 . . . xn−1 RR
RRR RRR
0

RR1 x1 x21 . . . xn−1 RR


det(V (x0 , . . . , xn )) = P (xn ) RR R RR
RR
1
RR ⋮ RR
RRR ⋮ ⋮ ... ⋮
RRR
RR R
RR1 xn−1 x2n−1 n−1 RRR
R . . . xn−1
c’est-à-dire,

det(V (x0 , . . . , xn )) = ∏ (xn − xm ) det(V (x0 , . . . , xn−1 ))


0≤m<n

De la même façon on a

det(V (x0 , . . . , xn−1 )) = ∏ (xn−1 − xm ) det(V (x0 , . . . , xn−2 ))


0≤m<n−1

. Ainsi de suite, on trouve aors que

det(V (x0 , . . . , xn )) = ∏ (xj − xi ).


0≤i<j≤n

3. On a V (x0 , . . . , xn ) est inversible si et seulement si det(V (x0 , . . . , xn )) ≠ 0.


Donc V (x0 , . . . , xn ) est inversible si et seulement si xi ≠ xi pour tout i ≠ j.

Exercice 4. Posons D = diag(α1 , . . . , αn ). Donc D i = diag(α1i , . . . , αni ). Soit


C = (E11 , . . . , Enn ). On sait que C est une base de E. Cherchons la matrice
MatC (B). On a
InC = (1, . . . , 1)
et
DCi = (α1i , . . . , αni ).
Donc MatC (B) = V (α1 , . . . , αn ). Comme αi ≠ αj pour tout i ≠ j, alors
MatC (B) est inversible et donc B est une base de E.

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Exercice 5. On a Q est un corps, donc Com(A) ∈ Mn (Q) et det(A) ∈ Q.


Puisque det(A) ≠ 0, alors 1
det(A) Com(A)
T ∈ Mn (Q), c’est-à-dire, A−1 ∈
Mn (Q).

Exercice 6. Soit A ∈ Mn (C). D’après la formule de Leibniz on a

det(A) = ∑ ε(σ)Aσ(1)1 Aσ(2)2 ⋯Aσ(n)n


σ∈Sn

= ∑ ε(σ)Aσ(1)1 Aσ(2)2 ⋯Aσ(n)n


σ∈Sn

=det(A).

Exercice 7. On a

det(αA) = det((αC1 (A) αC2 (A) ⋯ αCn (A)))

=α det((C1 (A) αC2 (A) ⋯ αCn (A)))


=α2 det((C1 (A) C2 (A) ⋯ αCn (A)))

=⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯
=αn det((C1 (A) C2 (A) ⋯ Cn (A)))

=αn det(A)

RR R
Exercice 8.
RR4 2 3 RRR RR R RR R
RRR RRR RRR5 10RRRR RRR2 3 RRRR
R
1. On a detB (C) = RRR0 5 10RRR = 4 RRR R RR + 4 RR R
RR RR RR1 2 RRR RR5 10RRR = 20.
RR R RR RR R
RR RR
RRR4 1 2 RRRR R
2. On a C est une base de K 3 si et seulement si detB (C) ≠ 0. Or 20 = 22 × 5,
donc 20 ≠ 0 si et seulement si car(K) ≠ 2 et car(K) ≠ 5. Donc C est une
base de K 3 si et seulement si car(K) ≠ 2 et car(K) ≠ 5.

Exercice 9. On a
RR R
RRa b ⋯ b RRR
RR RR
RR R
RRR b a ⋱ ⋮ RRRR L1 +L2 +⋯+Ln → L1
Dn = RRR RR ÐÐÐÐÐÐÐÐÐ→
RR ⋮ ⋱ ⋱ b RRR
RR RR
RRR RRR Facteur ∶ 1
RR b ⋯ b aRR
R R

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RR R
RRa + (n − 1)b a + (n − 1)b
RR a + (n − 1)b ⋯ a + (n − 1)bRRRR
RRR RRR
RR RR
RR
b a b ⋯ b RR C −C → C 2≤i≤n
RR RR i 1 i
RRR RR ÐÐÐÐÐÐÐÐÐ→
RR
⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮ RRR
RR RR
RR RR Facteur ∶ 1
RR
⋮ ⋱ ⋱ b RR
RRR RRR
R b ⋯ ⋯ b a RR
RR R
RRa + (n − 1)b
RR 0 ⋯ ⋯ 0 RRRR
RR RR
RRR b a−b ⋱ ⋮ RRRR
RR RR
RR ⋮ RRRR = (a + (n − 1)b)(a − b)n−1
RR ⋮ ⋱ ⋱
RRR RRR
0
RR 0 RRRR
RR ⋮ ⋮ ⋱ ⋱
RR RR
RR ⋯ 0 a − bRRRR
RR b 0
En conclusion,
Dn = (a + (n − 1)b)(a − b)n−1

7.6 Diagonalisation des matrices


Exercice 1.
On a χA (X) = −(X − 2)2 (X − 1) et donc spR = spC = {1, 2}
On a χB (X) = −(X − 1)3 et donc spR = spC = {1}.
On a χC (X) = −(X − 9)3 et donc spR = spC = {9}.
On a χD (X) = (X − 1)2 + 1 et donc spR = ∅ et spC = {1 + i, 1 − i}.

Exercice 2. On a χA (X) = (X − 1)2 (X − 2)2 . Donc sp(A) = {1, 2}. Soit


u = (x, y, z, t). On a u ∈ E(1) ⇐⇒ (A − I4 )(u) = 0 ⇐⇒






2y + 3z + 14t = 0



⎪ 5z + 7t = 0
⎨ ⇐⇒ y = z = t = 0.




z + 7t = 0




⎩ t = 0

Donc u ∈ E(1) ⇐⇒ u = (x, 0, 0, 0) = x(1, 0, 0, 0). Par suite {(1, 0, 0, 0)} est
une base de E(1). Donc dim(E(1)) = 1 ≠ ma (1) = 2. A n’est donc pas
diagonalisable.

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Exercice 3.
RRR R R R
RR−1 − X −3 1 7 RRRR RRRR−4 − X −3 1 7 RRRR
RR RR RR RR
RR −3 1 RRRR RRRR−4 − X −1 − X 1 RRRR
RRR −1 − X 7
RR = RR
7
RR =
On a χD (X) = RR RR RR 0 RR
RR −9 R R RR
RR 9 −7 − X 3 RR RR 9 −7 − X 3
RR
RR RR RR RRR
RRR −3 RRR RRR 0 RR
R 3 −9 5 − X R R 3 −9 5 − X
RR RR RR RR
RRR1 −3 1 7 RRR RRR1 −3 1 7 RRR
RR RR RR RR
RR1 −1 − X 1 RRR R R
RR0 2 − X −6 RRRR
RR 7 R 6
−(X +4) RRR RRR = −(X +4) RRR RRR =
RR0 RR RR0 RR
RR 9 −7 − X 3 RR RR 9 −7 − X 3 RR
RR RR RR RR
RR0 5 − X RRR R R
RR0 RR
RR 3 −9 R 3 −9 5 − X RR
RRR RRR RRR RRR
RR2 − X 6 −6 RR RR2 − X 6 0 RR
RR RR RR RR
−(X + 4) RRR 9 R −7 − X R
3 RRR = −(X + 4) RRR 9 R −7 − X −4 − X RRRR = (X +
RR RR RR RR
RR RR RR RR
RR 3 RR RR 3 RR
R −9 5 − X R R −9 −4 − X R
RR RR RR RR
RR2 − X RR RR2 − X RR
RR 6 0 RR RR 6 0 RR
RR RR RR R
4) RR 9
2 R −7 − X 1RR = (X +4) RR 6 R 2 R 2 − X 0RRRR = (X +4)2 [(2−X)2 −62 ] =
RR RR RR RR
RR R RR R
RR 3 1RRR RR 3 −9 1RRR
R R R R
−9
(X + 4)3 (X − 8).
Donc sp(D) = {−4, 8} et ma (−4) = 3, ma (8) = 1. On cherche une base de
E(−4), on trouve que {(1, 1, 0, 0)} est une base de E(−4). donc dim(E(−4)) =
1 ≠ ma (−4) = 3. Par suite D n’est pas diagonalisable. D est trigonalisable sur
R puisqu’elle est scindée sur R.
On a {(1, −1, −1, 1)} est une base de E(8). Posons v1 = (1, 1, 0, 0) et v2 =
(1, −1, −1, 1). On complète {v1 , v2 } en une base de R4 , par exemple par v3 = e1
et v4 = e3 (de la base canonique). On a Dv3 = (−1, −3, −9, −3) = −3v1 − 6v2 +
8v3 − 12v4 .
On a Dv4 = (1, 7, −7, −9) = −9v1 − 2v2 + 12v3 − 16v4 . Soit

⎛1 1 1 0 ⎞
⎜ ⎟
⎜1 −1 0 0⎟

P =⎜ ⎟

⎜0 −1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝0 1 0 0 ⎠

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alors
⎛8 0 −3 −9 ⎞
⎜ ⎟
⎜0 −4 −6 −2 ⎟

P DP = ⎜ ⎟

−1
⎜0 0 ⎟
⎜ 8 12 ⎟
⎝0 0 −12 −16⎠

⎛ 8 12 ⎞
Posons D ′ = . On a χD′ (X) = (X + 4)2 . {w1 = (1, −1)} est une
⎝−12 −16⎠
base de ED′ (−4). On complete {w1} en une base de R2 , par exemple {w1 , w2 }
⎛ 1 1⎞ ⎛0 −1⎞
où w2 = (1, 0). Posons Q = , alors Q−1 = et donc Q−1 D ′ Q =
⎝−1 0⎠ ⎝1 1 ⎠
⎛−4 12 ⎞ ⎛I2 0 ⎞ ⎛−3 −6⎞ ⎛ 3 −3⎞
. Posons H = . On a I2 Q= . Donc
⎝ 0 −4⎠ ⎝ 0 Q⎠ ⎝−9 −2⎠ ⎝−7 −9⎠

⎛8 0 −3 −9 ⎞ ⎛8 0 3 −3⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 −4 −6 −2 ⎟
−1 ⎜
⎜0 −4 −7 −9⎟
H ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ = (P H)−1 D(P H)
⎟H = ⎜ ⎟
⎜0 0 ⎟ ⎜0 0 −4 12 ⎟
⎜ 8 12 ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 −12 −16⎠ ⎝0 0 0 −4⎠

RR R
Exercice 4.
RR−1 − X
RR 1 0 RRRR
R RR
1. On a χA (X) = RRRR 0 −1 − X 1 RRRR = −(1 + X)3 + 1. On sait que
RR RR
RR R
RRR 1 0 −1 − X RRRR
Y 3 − 1 = (Y − 1)(Y − j)(Y − j), donc χA (X) = −X(X − (j − 1))(X − (j − 1))
est scindé à racines simples sur C, donc A est diagonalisable sur C.
2. Soit u = (x, y, z) ∈ C3 . On a



⎪ −x + y = 0


Au = 0 ⇐⇒ ⎨ −y + z = 0 ⇐⇒ x = y = z.





⎩ x−z = 0
Donc E(0) = {(x, x, x)/x ∈ C} et par suite {(1, 1, 1)} est une base de E(0).



⎪ −jx + y = 0 ⎧

⎪ ⎪
⎪ y = jx
(A − (j − 1)I3 )u = 0 ⇐⇒ ⎨ −jy + z = 0 ⇐⇒ ⎨

⎪ ⎪ z = j 2 x = jx


⎪ ⎩

⎩ x − jz = 0

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Donc E(j − 1) = {(x, jx, jx)/x ∈ C} et par suite {(1, j, j)} est une base de
E(j − 1).
D’après l’exercice ??, on a {(1, j, j)} est une base de E(j − 1) car A est une
matrice réelle.
On pose alors
⎛1 1 1 ⎞
⎜ ⎟
P = ⎜1 j j ⎟
⎜ ⎟
⎝1 j j ⎠

On a

⎛1 1 1⎞ ⎛x⎞ ⎛x′ ⎞ ⎧




x + y + z = x′ E1
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎜1 j j ⎟ ⎜y ⎟ = ⎜y ′ ⎟ ⇐⇒ ⎨ x + jy + jz = y ′ E2
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎝1 j j ⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ z ′ ⎠ ⎪


⎩ x + jy + jz = z E3

Comme P est inversible alors ce système est compatible et on a :


E1 + E2 + E3 = x′ + y ′ + z ′ , donc x = 13 x′ + 31 y ′ + 31 z ′ .
E1 + jE2 + jE3 = x′ + jy ′ + jz ′ , donc y = 31 x′ + 3j y ′ + 3j z ′ .
E1 + jE2 + jE3 = x′ + jy ′ + jz ′ , donc z = 13 x′ + 3j y ′ + 3j z ′ .
Par suite
⎛1 1 1⎞
1⎜ ⎟
−1
= ⎜1 j j ⎟
⎜ ⎟
P
3
⎝1 j j ⎠

En conclusion,
P −1 AP = (1) ⊕ (j − 1) ⊕ (j − 1).

3 2
Remarque. On a j = j 3 = 1, j + j + 1 = j 2 + j + 1 = 0, j = j 2 , j + j + 1 = 0,
jj = 1.

Exercice 5.
1. On a χA (X) = −(X − 1)2 (X − c) est scindé sur R.
Si c ≠ 1 : alors c est une racine simple de χA (X) et donc ma (c) = mg (c) = 1.
On a donc A est diagonalisable si et seulement si rg(A − I3 ) = 3 − ma (1) =

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⎛0 a 1 ⎞
⎜ ⎟
1. On a A − I3 = ⎜0 0 ⎟ et puisque c − 1 ≠ 0, donc rg(A − I3 ) =
⎜ b ⎟
⎝0 0 c − 1 ⎠
⎛0 a 1 ⎞
rg( ). Il est clair que rg(A − I3 ) = 1 ⇐⇒ b ∈ R et a = 0.
⎝0 0 c − 1 ⎠
Si c = 1 : alors 1 est une racine triple χA (X) et par suite A est diagonalis-
⎛0 a 1 ⎞
⎜ ⎟
able si et seulement si rg(A − I3 ) = 3 − 3 = 0. Or A − I3 = ⎜0 0 b ⎟ et donc
⎜ ⎟
⎝0 0 0 ⎠
rg(A − I3 ) ≠ 0.
En conclusion, A est diagonalisable si et seulement si c ≠ 1 et a = 0.
2. On a
⎛1 0 1⎞
⎜ ⎟
A = ⎜0 1 b ⎟ ,
⎜ ⎟
⎝0 0 c ⎠
où c ≠ 1 et b quelconque. Posons e1 = (1, 0, 0) et e2 = (0, 1, 0). Il est clair
que (e1 , e2 ) est une famille libre de vecteurs propres associés à 1, comme
dim(E(1)) = 2, alors (e1 , e2 ) est une base de E(1). Reste à chercher un
vecteur propre associé à c. On a

⎪ ⎧

⎪ (1 − c)x + z = 0 ⎪ z = (c − 1)x
(A − cI3 )U = 0 ⇐⇒ ⎨ ⇐⇒ ⎨
⎪ ⎪
⎩ (1 − c)y + bz = 0
⎪ ⎪
⎩ y = bx

Donc E(c) = {x(1, b, c−1)/x ∈ R}, comme (1, b, c−1) ≠ (0, 0, 0), alors {(1, b, c−
1)} est une base de E(c). Posons

⎛1 0 1 ⎞
⎜ ⎟
P = ⎜0 1 b ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 c − 1 ⎠

On a
⎛1 0 −1

⎜ −b ⎟
c−1
P = ⎜0 1
−1

⎜ c−1 ⎟
⎝0 0 1 ⎠
c−1

Et donc P −1 AP = (1) ⊕ (1) ⊕ (c).

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Exercice 6.
1. χA (X) = (X − 3)2 (X − 9).
⎛ 2 2 −2⎞
⎜ ⎟
On a A − 3I3 = ⎜ 2 2 −2⎟. Il est clair que (A − 3I3 )e1 = (A − 3I3 )e2 et
⎜ ⎟
⎝−2 −2 2 ⎠
(A−3I3 )e1 = −(A−3I3 )e3 . Donc (A−3I3 )(e1 −e2 ) = 0 et (A−3I3 )(e1 +e3 ) = 0,
alors e1 − e2 = (1, −1, 0) ∈ E(3) et e1 + e3 = (1, 0, 1) ∈ E(3). Il est clair que
les vecteurs u = e1 − e2 et v = e1 + e3 sont linéairement indépendents. Comme
dim(E(3)) ≤ ma (3) = 2, alors {u, v} est une base de E(3).
⎛−4 2 −2⎞
⎜ ⎟
On a A − 9I3 = ⎜ 2 −4 −2⎟
⎜ ⎟
. On a
⎝−2 −2 −4⎠

⎛−4 2 −2⎞ ⎛x⎞ ⎛0⎞


⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
(x, y, z) ∈ E(9) ⇐⇒ ⎜ 2 −4 −2⎟ ⎜y ⎟ = ⎜0⎟ ⇐⇒ (x, y, z) = (y, y, −y) = y(1, 1, −1).
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝−2 −2 −4⎠ ⎝ z ⎠ ⎝0⎠

Par suite, {w = (1, 1, −1)} est une base de E(9).


⎛1 1 1⎞
⎜ ⎟
Posons alors P = ⎜−1 0 1⎟ , alors P −1 AP = diag(3, 3, 9)
⎜ ⎟
⎝0 1 −1⎠

Exercice 7.
RR R
RR−X 0
RR a1 RRRR RR R RR R
a2 RRRR 0 a1 RRRR
0
RR RR RR−X 0 RR 0
RR 0 −X 0 a2 RR R
R R
R R R
R RR
A = RRRR RR = −X RRRR 0 −X RRR
R
RRR
R 2 RR .
RR
RR 0 RR RR a3 R
R
− a RR −X 0 a
RR
3 RR RR R RR
1
RR 0 −X a
RR RR a2 a3 a4 − X RRR RR 0 −X a3 RRR
RR
RRR a1 a2 a3 a4 − X RRRR RR RR RR RR
R R
RR R
RR 0
RR 0 a1 RRRR
R RR
Or −a1 RRRR−X 0 a2 RRRR = −a21 X 2 .
RR RR
RR R
RR 0 −X a3 RRR
R R
De la même façon on a
RR R
RR−X 0
RR a2 RRRR RRR−X R RR R
RRR RR
R RRR a3 RRRR RR 0 a2 RRR
R RRR = −X 3 + a X 2 + a2 X +
RR 0 −X R
a3 RR = −X RR R
R + a2 RR R
RR RR RR a3 a4 − X RRR RR−X a3 RRR 4 3
RR RR RR RR RR RR
RR a2 a3 a4 − X RR
R R
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a22 X.
En fin on trouve

χA (X) = X 4 − a4 X 3 − (a21 + a22 + a23 )X 2 = X 2 [X 2 − a4 X − (a21 + a22 + a23 )].

1. Supposons que a1 , a2 , a3 , a4 ∈ R. On cherche les racines du polynôme Q(X) =


X 2 − a4 X − (a21 + a22 + a23 ). On a ∆ = a24 + 4(a21 + a22 + a23 ) ≥ 0.
∗ On a ∆ = 0 ⇐⇒ a4 = a3 = a2 = a1 = 0 ⇐⇒ A = 0.
∗ On a 0 est une racine de Q(X) ⇐⇒ a21 + a22 + a23 = 0 ⇐⇒ a1 = a2 = a3 =
0 ⇐⇒ Q(X) = X(X − a4 ).
∗ On a 0 est une racine simple de Q(X) ⇐⇒ a1 = a2 = a3 = 0 et a4 ≠ 0
∗ On a 0 est une racine double de Q(X) ⇐⇒ a1 = a2 = a3 = a4 = 0 ⇐⇒ A = 0.
1er cas : a1 = a2 = a3 = 0.
1er sous-cas a4 = 0
Dans ce cas A = 0 qui est une matrice diagonale et donc diagonalisable.
2ème sous-cas : a4 ≠ 0.
Dans ce cas on a 0 est une racine simple de Q(X) et donc 0 est une racine
triple de χA (X) = X 3 (X −a4 ). On a rg(A−0I4 ) = rg(A) = 1, donc 4−rg(A) =
3 = ma (0), alors A est diagonalisable.
2ème cas : a1 ≠ 0 ou a2 ≠ 0 ou a3 ≠ 0
Dans ce cas on a 0 n’est pas une racine de Q(X) et donc 0 est une racine dou-
ble de χA (X) = X 2 Q(X). Comme ∆ > 0, alors les deux autres valeurs propres
de A sont simples. On a rg(A−0I4 ) = rg(A) = 2, donc 4 −rg(A) = 2 = ma (0),
alors A est diagonalisable.
En résumé la matrice A est diagonalisable dans R pour tous les réels a1 , a2 , a3 , a4 .
2. On suppose que a1 , a2 , a3 , a4 ∈ C.
1er cas : a21 + a22 + a23 = 0
1er sous-cas a4 = 0
Dans ce cas on a 0 est une racine double de Q(X) et donc 0 est une racine
d’ordre 4 de χA (X) = X 4 . Alors A est diagonalisable ⇐⇒ il existe une matrice
inversible P telle que A = P diag(0, 0, 0, 0)P −1 = 0 ⇐⇒ a1 = a2 = a3 = a4 = 0.
2ème sous-cas : a4 ≠ 0

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Dans ce cas on a 0 est une racine simple de Q(X) et donc 0 est une racine
triple de χA (X) = X 3 (X − a4 ). On a rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 2 ⇐⇒ a3 ≠ 0 ou
a2 ≠ 0 ou a1 ≠ 0 et rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 1 ⇐⇒ a1 = a2 = a3 = 0.
Donc A est diagonalisable dans C ⇐⇒ 4 − rg(A) = 3 ⇐⇒ a1 = a2 = a3 = 0.
2ème cas : a21 + a22 + a23 ≠ 0
Dans ce cas on a 0 n’est pas une racine de Q(X) et donc 0 est une racine
double de χA (X) = X 2 Q(X)
1er sous-cas ∆ = 0
Danc ce cas on a Q(X) = (X − 2 )
a4 2
et donc χA (X) = X 2 (X − 2 ) ,
a4 2
0 et a4
2
sont doubles.
On a rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 2 et donc 4 − 2 = ma (0). On a

⎛− a24 0 0 a1 ⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 −2 a4
0 a2 ⎟
a4 ⎜
A − I4 = ⎜ ⎟.

⎜ 0 a4
3⎟
⎜ ⎟
2 0 − 2 a
⎝ a1 a2 a3 a24 ⎠

2 I4 ) 2 I4 )
a4 a4
Il est clair que rg(A − ≥ 3 et donc 4 − rg(A − ≠ 2. Alors A n’est
pas diagonalisable dans C.
2ème sous-cas : ∆ ≠ 0
Dans ce cas Q(X) admet deux racines simples et donc χA (X) admet deux
racines simples et 0 double. Comme rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 2 et donc 4 − 2 =
ma (0), alors A est diagonalisable dans C.

Remarque. Le cas réel est un cas particulier du résultat suivant :


Toute matrice réelle symétrique est diagonalisable.

Exercice 8.
1. Posons P (X) = X n − 1. Il est clair que A = CP la matrice compagnon du
polynôme P . D’après le cours on a χA = (−1)n P (X).
2kπ
i
2. Les valeurs propres de A sont les racines nième de l’unité : λk = e n ,
0 ≤ k ≤ n − 1. A admet n valeurs propres deux à deux distinctes, alors A est
scindée à valeurs propres simples sur C, donc A est diagonalisable sur C.

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⎛0 ⋯ ⋯ 0 1⎞ ⎛ x1 ⎞ ⎛ x1 ⎞ ⎧


⎪ xn = λk x1
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪


⎜1 ⋱ 0⎟ ⎜ ⎟ ⎜ x2 ⎟ ⎪

⎜ ⎟ ⎜ x2 ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

x1 = λk x2
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
3. On a ⎜0 ⋱ ⋱ ⋮⎟ ⎜ ⎟ = λk ⎜ ⋮ ⎟ ⇐⇒ ⎨ x2 = λk x3 ⇐⇒
⎜ ⎟⎜ ⋮ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎜⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎟⎜ ⋮ ⎟ ⎜ ⋮ ⎟ ⎪

⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⋯ ⋯
⎝0 ⋯ 0 1 0⎠ ⎝xn ⎠ ⎝xn ⎠ ⎪


⎩ xn−1 = λk xn





xn = λk x1






xn−1 = λ2k x1

⎨ xn−2 = λ3k x1 ⇐⇒ xr+1 = λn−r k x1 , 0 ≤ r ≤ n − 1.







⋯ ⋯




⎩ x1 = λnk x1 = x1
Donc {(1, λn−1
k , . . . , λk , . . . , λk )} est une base de E(λk ). Posons
n−r

⎛1 1 ⋯ 1 ⎞
⎜ ⎟
⎜1 λn−1 n−1 ⎟
P =⎜ ⎟
⋯ λn−1
⎜ ⎟
1
⎜⋮ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋯ ⎟
⎝1 λ1 ⋯ λn−1 ⎠

Alors P −1 AP = (1) ⊕ (λ1 ) ⊕ ⋯ ⊕ (λn−1 ).


(r−1)n+n−r (r−1)n n−r
Remarque. Posons qk = λn−1 r rn−r
k . On a qk = λk = λk = λk λk =
λn−r
k . Donc
⎛1 1 ⋯ 1 ⎞
⎜ ⎟
⎜1 q1 ⋯ qn−1 ⎟
P =⎜



⎜⋮ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋯ ⎟
⎝1 q1n−1 n−1 ⎠
⋯ qn−1
est une matrice de vandermonde.

Exercice 9.
1. On a f (1) = 0; f (X) = X; f (X 2 ) = 2X 2 + 2 et f (X 3 ) = 3X 3 + 6X. Donc

⎛0 0 2 0⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 0 6⎟
A=⎜



⎜0 0 2 0⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 3⎠

Faculté Des Sciences El Jadida 152 Année 2024-2025


Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

On a alors χf (Z) = Z(Z − 1)(Z − 2)(Z − 3).


2. On a χf est scindé à racines simples sur R, donc f est diagonalisable.
On a 0, 1, 2 et 3 sont la valeurs propres de f et elles sont simples, alors
dim(E(0)) = dim(E(1)) = dim(E(2)) = dim(E(3)) = 1. Puisque f (1) = 0,
alors {1} est une base de E(0). de la méme façon on a {X} est une base de
E(1).
On a f (X 2 ) = 2X 2 + 2 et f (1) = 0, donc f (X 2 + 1) = 2X 2 + 2 = 2(X 2 + 1), par
suite {X 2 + 1} est une base de E(2).
On a f (X 3 ) = 3X 3 + 6X et f (3X) = 3X, donc f (X 3 + 3X) = 3X 3 + 9X =
3(X 3 + 3X), par suite {X 3 + 3X} est une base de E(3).
En conclusion, B = (1, X, X 2 + 1, X 3 + 3X) est une base de diagonalisation
de f .

Remarque. Soit P = a0 +a1 X +a2 X 2 +a3 X 3 . On a P ∈ E(3) ssi f (P ) = 3P . on


a f (P ) = a0 f (1) + a1 f (X) + a2 f (X 2 ) + a3 f (X 3 ) = a1 + a2 (2X 2 + 2) + a3 (3X 3 +
6X) = 3P ssi 3a0 = 2a2 , 3a1 = a1 + 6a3 , 3a2 = 2a2 et 3a3 = 3a3 ssi a0 = a2 = 0
et a1 = 3a3 .
Donc E(3) = {3aX + aX 3 /a ∈ R}, Il est clair que {X 3 + 3X} est une base de
E(3).
On peut aussi utiliser la matrice A :
⎛x⎞ ⎛−3 0 2 0⎞ ⎛x⎞ ⎛0⎞ ⎧
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎜y ⎟ ⎜ 0 −2 0 6⎟ ⎜y ⎟ ⎜0⎟ ⎪


−3x + 2z = 0
⎜ ⎟
On a (A−3I4 ) ⎜ ⎟ = 0 ⇐⇒ ⎜ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎟ ⎜ ⎟ = ⎜ ⎟ ⇐⇒ ⎨ ⎪
−2y + 6t = 0
⎜z ⎟ ⎜ 0 0 −1 0⎟ ⎜ z ⎟ ⎜0⎟ ⎪

⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎝t⎠ ⎝ 0 0 0 0⎠ ⎝ t ⎠ ⎝0⎠ ⎩ z = 0


⎪ x=z = 0
⇐⇒ ⎨


⎩ y = 3t
Soit alors C la base canonique de E. On a PC = (0, 3t, 0, t) ⇐⇒ P = 3tX+tX 3 .
Donc E(3) = {3tX + tX 3 /t ∈ R} et par suite {3X + X 3 } est une base de E(3).
De la même façon on peut trouver les bases de E(0), E(1) et E(2).

Exercice 10.

Exercice 11.
1. On a χA (X) = X 2 − 3X + 2 = (X − 1)(X − 2) est scindé à racines simples

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sur K. Donc A est diagonalisable.


2. Posons On a

⎛x⎞ ⎛0⎞
(A − I2 ) = ⇐⇒ −x + y = 0 et 3x + 2y = 0
⎝ y ⎠ ⎝0 ⎠
⇐⇒ x = y,

car 3x + 2x = 0. Donc {(1, 1)} est une base de E(1).


On a

⎛x ⎞ ⎛0 ⎞
(A − 2I2 ) = ⇐⇒ −2x + y = 0 et 3x + y = 0
⎝y ⎠ ⎝0 ⎠
⇐⇒ −2x + y = 0.

Donc {(1, 2)} est une base de E(2).


On considère donc la matrice

⎛1 1⎞
P= .
⎝1 2⎠

On a det(P ) = 1, donc
⎛ 2 −1⎞
P −1 = .
⎝−1 1 ⎠
On a donc P −1 AP = D où
⎛1 0 ⎞
D= .
⎝0 2 ⎠
3. On a A = P DP −1, donc An = P D n P −1 . On a donc

⎛1 1⎞ ⎛1 0 ⎞ ⎛ 2 −1⎞
An =
⎝1 2⎠ ⎝0 2n ⎠ ⎝−1 1 ⎠
⎛1 2n ⎞ ⎛ 2 −1⎞
=
⎝1 2n+1 ⎠ ⎝−1 1 ⎠
⎛ 2 − 2n −1 + 2n ⎞
= .
⎝2 − 2n+1 −1 + 2n+1 ⎠

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⎛ un ⎞
4. Posons Un = . on a
⎝un+1 ⎠


⎪ un+1 = un+1



⎩ un+2 = 3un + 3un+1
Donc Un+1 = AUn = An+1 U0 = An+1 ( 42 ). Par suite, un+1 = 4(2 − 2n+1 ) + 2(−1 +
2n+1 ) = 1 + 3.2n+1 .
On a un+4 = 1 + 3.2n .24 = un , donc (un ) est une suite périodique.

Remarque. On appelle suite récurrente linéaire, d’ordre p, à valeur dans un


corps K toute suite (un ), un ∈ K définie par une relation de récurence de la
forme
un+p = a0 un + ⋯ + ap−1 un+p−1
où a0 , . . . , ap−1 sont fixés dans K. Une telle suite et entièrement déterminée
par la donnée des p premiers termes u0, . . . , up−1 .
Dans ce cas, le polynôme P (X) = X p − ap−1 X p−1 − ⋯ − a0 est appelé polynôme
caractéristique de la suite (un ).
Soit CP la matrice compagnant du polynôme P . Soit A = CPT . et posons
Un = ( un+p−1 ). Il clair que
un

⎛un+1 ⎞ ⎛ 0 1 0 ⋯ 0 ⎞ ⎛ un ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜un+2 ⎟ ⎜ ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ un+1 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟=⎜ ⋮ ⋱ ⋱ 0 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⋮ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟ ⎜0 ⋯ ⋯ 0 1 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⋮ ⎟
⎝un+p ⎠ ⎝a0 ⋯ ⋯ ⋯ ap−1 ⎠ ⎝un+p−1 ⎠
c’est-à-dire, Un+1 = AUn et donc

Un+1 = An+1 U0 .

En conclusion, soit L la dernière ligne de An+1 , alors un+p = LU0 .

Exercice 12. Soit B = (1, X, X 2 , X 3 ) la base canonique de R4 [X]. On a


f (1) = −1, f (X) = 0, f (X 2 ) = X 2 et f (X 3 ) = 2X 3 . Donc B est une base
de diagonalisation de f . On a sp(f ) = {−1, 0, 1, 2} et χf (Y ) = Y (Y + 1)(Y −
1)(Y − 2).

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Exercice 13.
I)
1. On vérifie facilement que 2iC1 + C2 − C3 = 0.
2. D’après 1. on a det(B) = 0, donc det(A − (2 + 2i)I3 ) = 0 et par suite
λ1 = 2 + 2i est une valeur propre de A.
Soit {e1 , e2 , e3 } la base canonique de R3 . Alors Be1 = C1 , Be2 = C2 et Be3 =
C3 . Donc 2iC1 + C2 − C3 = B(2ie1 + e2 − e3 ) = 0, alors (A − (2 + 2i)I3 )(2ie1 +
e2 − e3 ) = 0. Comme 2ie1 + e2 − e3 ≠ 0, alors v = 2ie1 + e2 − e3 est un vecteur
propre associé à λ1 .
3. On a A est une matrice à coefficients réelles, donc λ2 = λ1 = 2 − 2i est
aussi une valeure propre de A. On a tr(A) = λ1 + λ2 + λ3 = 2 + 4 − 2 = 4, donc
λ3 = 0.
4. Les valeurs propres de A sont simples, donc A est diagonalisables sur C.
II)
1. On a χA (X) = −X(X − 2 − 2i)(X − 2 + 2i).
2. On a χA (X) = −X 3 + 4X 2 − 8X. On fait la DE de X n par χA (X) :
X n = χA (X)Qn (X)+Rn (X) avec Rn (X) = an X 2 +bn X +cn avec an , bn , cn ∈ R.
On donne à X les valeurs 0, 2 + 2i et 2 − 2i on trouve




⎪ 0n = 0 = cn

⎪ n
⎨ λ1 = an λ21 + bn λ1





n 2
⎩ λ1 = an λ1 + bn λ1




⎪ 0n = 0 = cn


⎪ n−1
⎨ an =
λn−1 −λ1

1



λ1 −λ1


n−1


λ1 λ1 −λ1 λn−1
⎩ bn =
1
λ1 −λ1

√ π
On a λ1 = 2 2ei 4 , donc




⎪ 0n = 0 = cn

⎪ √
⎨ an = 12 (2 2)n−1 sin(n − 1) π4

⎪ √



⎩ bn = −4(2 2)n−2 sin(n − 2) π4

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Comme An = χA (A)Qn (A) + Rn (A), alors An = an A2 + bn A. On a

⎛ 0 −22 −6⎞
⎜ ⎟
A =⎜4
2

⎜ 5 5 ⎟
⎝−4 −5 −5⎠

, donc
⎛ 2bn −22an − 3bn −6an + bn ⎞
⎜ ⎟
A = (aij ) = ⎜ 4an + bn
n
5an + 2bn ⎟
⎜ 5an + 4bn ⎟
⎝−4an − bn −5an − 4bn −5an − 2bn ⎠

Posons θn = (n − 2) π4 . On a (n − 1) π4 = θn + π4 . Donc sin(n − 1) π4 = 2 (sin θn
2
+
cos θn ). Soit α, β ∈ R, alors

αan + βbn = (2 2)n−2 ((α − 4β) sin θn + α cos θn )

Posons

ψ(α, β) = (2 2)n−2 ((α − 4β) sin θn + α cos θn ).

On a alors
⎧ √




a11 = ψ(0, 2)

= −8(2 2)n−2 sin θn




⎪ a12 = ψ(−22, −3) = (2 2)n−2 (−10 sin θn − 22 cos θn )

⎪ √



⎪ a13 = ψ(−6, 1) = (2 2)n−2 (−10 sin θn − 6 cos θn )


⎪ √



⎪ a21 = ψ(4, 1) = 4(2 2)n−2 cos θn

⎪ √
⎨ a22 = = (2 2)n−2 (−11 sin θn + 5 cos θn )

ψ(5, 4)

⎪ √

⎪ = (2 2)n−2 (−3 sin θn + 5 cos θn )


a23 = ψ(5, 2)







a31 = −a21




⎪ a32 = −a22





⎩ a33 = −a23

⎛xn ⎞
⎜ ⎟
3. Posons Un = ⎜ yn ⎟. On a Un+1 = AUn , donc Un = An U0 . Alors
⎜ ⎟
⎝ zn ⎠
√ √
xn = a11 = −8(2 2)n−2 sin θn , yn = −zn = a21 = 4(2 2)n−2 cos θn

Faculté Des Sciences El Jadida 157 Année 2024-2025


Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

Exercice 14. Soient A, B ∈ Mp (K) semblables. Il existe dans ce cas une ma-
trice inversible H ∈ Mp (K) telle que A = H −1 BH. On a alors H −1 (B −
XIp )H = H −1 BH − H −1 XIp H = A − XIp , donc χA (X) = det(A − XIp ) =
det(H −1 (B − XIp )H) = det(H)−1 det(B − XIp ) det(H) = det(B − XIp ) =
χB (X).

7.7 Quelques examens des années précédentes

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Université Chouaib Doukkali Année Universitaire 2022/23


Faculté des Sciences - EL JADIDA Niveau : SMIA2
Département de Mathématiques Algèbre 3

Épreuve d’algèbre 3 Session normale


Durée 1h30’

Exercice 1. Montrer que l’ensemble H = {(x, x2 , x3 )/x ∈ R} engendre le


R-espace vectoriel R3 .

Exercice 2. On considère les ensembles suivants :

⎛a b ⎞ ⎛a b ⎞
E={ ∈ M2 (R)/a + d = 0} et F = { ∈ M2 (R)/a + b + c + d = 0}
⎝ c d⎠ ⎝ c d⎠

Soit G le R-sous-espace vectoriel de R4 d’équation cartésienne

x1 + x2 + x3 + x4 = 0

1. Montrer que E et F sont des R-espaces vectoriels.


2. Déterminer une base et la dimension de E.
3. Déterminer une base et la dimension de G.
4. Soit f ∶ R4 Ð→ M2 (R) l’application linéaire définie par

⎛x1 x2 ⎞
f (x1 , x2 , x3 , x4 ) = .
⎝x3 x4 ⎠

(i) Montrer que f (G) = F .


(ii) Montrer que l’application h ∶ G Ð→ F induite par f de G dans F , définie
par h(u) = f (u), est un isomorphisme.
5. En déduire une base et la dimension de F .

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Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

Université Chouaib Doukkali Année Universitaire 2022/23


Faculté des Sciences - EL JADIDA Niveau : SMIA2
Département de Mathématiques Algèbre 3

Épreuve d’algèbre 3 Session de Rattrapage


Durée 1h30’

Exercice 1. Soient E et F deux espaces vectoriels sur le corps R. On suppose


que A = (u1 , u2 , u3 , u4 ) est une base de E, et B = (v1 , v2 , v3 ) est une base de
F . Soit f ∶ E Ð→ F l’application linéaire telle que

⎛1 −1 2 3⎞
⎜ ⎟
MatA,B (f ) = ⎜0 1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝2 −1 4 7⎠

1. Déterminer une base de ker(f ) et une base de Im(f ).


2. Soit u ∈ E tel que uA = (a, b, c, d). Écrire f (u) comme combinaison linéaire
de v1 , v2 et v3 .
3. Soit
w1 = 2v1 + v2 , w2 = v1 + v2 + v3 , w3 = 3v1 + 2v2

et C = (w1 , w2 , w3 ).
(i) Monter que C est une base de F et déterminer les matrices MatB (C) et
MatC (B).
(ii) Déterminer la matrice MatA,C (f ).

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Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

Université Chouaib Doukkali Année Universitaire 2023/24


Faculté des Sciences - EL JADIDA Niveau : MIP et IA
Département de Mathématiques Algèbre 2

Épreuve d’algèbre 2 Session normale


Durée 1h30’

Exercice 1. Soit ϕ l’endomorphisme de E = R2 [X] défini par :

ϕ(P ) = (X + 2)P ′ , P ∈ E.

1. Déterminer la matrice M = MatB (ϕ) de ϕ dans la base canonique B =


(1, X, X 2 ) de E et calculer son rang.
2. Déterminer une base de Im(ϕ) et une base de ker(ϕ).
3. Montrer que E = ker(ϕ) ⊕ Im(ϕ).
4. Soient P1 = −1, P2 = 1 + X et P3 = 2 + X 2 . Montrer que C = (P1 , P2 , P3 ) est
une base de E
5. Déterminer la matrice N = MatC (ϕ) de ϕ dans la base C.

Exercice 2. On considère l’espace vectoriel E = R4 muni de sa base canonique


B = (e1 , e2 , e3 , e4 ). Soit f l’endomorphisme de E défini par

f (x, y, z, t) = (x − y + z, y + z + t, 0, x + y + 3z + 2t).

1. Déterminer une base de Im(f ) et sa dimension.


2. Vérifier que u = (−2, −1, 1, 0) et v = (−1, −1, 0, 1) sont des vecteurs de
ker(f ) et déterminer une base de ker(f ).
3. On considère les points A = (1, 0, 1, 1) et B = (2, 2, 0, 6) de l’espace affine
E.
a) Vérifier que f (A) = B.
b) Soit F l’image réciproque de l’ensemble {B}, c’est-à-dire, F = f −1 ({B}).
Montrer que F est un sous-espace affine de E et déterminer sa direction.

Faculté Des Sciences El Jadida 161 Année 2024-2025


Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

⎛1 0 0⎞
⎜ ⎟
Exercice 3. On considère la matrice A = ⎜ 1 −1 −1⎟ .
⎜ ⎟
⎝−1 4 3 ⎠
1. Déterminer la matrice J telle que A = I3 + J et montrer que J 3 = 03 .
2. En utilisant la formule du binôme de Newton pour les matrices, exprimer
An en fonction de n, où n est un entier naturel non nul.

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Université Chouaib Doukkali Année Universitaire 2023/24


Faculté des Sciences - EL JADIDA Niveau : MIP et IA
Département de Mathématiques Algèbre 2

Épreuve d’algèbre 2 Session Rattrapage


Durée 1h30’

Les calculatrices ne sont pas autorisées. Aucun document, aucun support


de cours n’est autorisé.

Exercice 1.
A)
On considère l’espace vectoriel E = R3 muni de sa base canonique B =
(e1 , e2 , e3 ). Soit

u1 = (1, −2, 0), u2 = (−1, 2, 0), u3 = (0, 0, 2)

et f l’endomorphisme de E défini par la donnée des images des vecteurs de


la base B :

f (e1 ) = u1 , f (e2 ) = u2 , f (e3 ) = u3 .

1. Exprimer u1 , u2 , u3 en fonction de e1 , e2 et e3 . En déduire la matrice


M = MatB (f ) de f dans la base B.
2. Soit u = (x, y, z) ∈ R3 . Calculer f (u).
3. Trouver une base de ker(f ).
4. Trouver une famille génératrice de Im(f ) puis déduire une base de Im(f ).
5. Montrer que E = ker(f ) ⊕ Im(f ).
6. On considère l’endomorphisme de E defini par g = f − IdE où IdE désigne
l’identité de E.
a) Soit u = (x, y, z) ∈ R3 . Calculer g(u).
b) Déterminer ker(g) puis déduire Im(g).
B)

Faculté Des Sciences El Jadida 163 Année 2024-2025


Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

On considère la famille de vecteurs C = (w1 , w2 , w3 ) où

w1 = (1, 2, 1), w2 = (1, 1, 1), w3 = (3, 0, 1).

Déterminer les matrices suivantes :


1. La matrice MatB (C) de C dans la base B et montrer que C est une base
de E.
2. La matrice MatC (B) de B dans la base C.
3. La matrice N = MatB,C (f ) de f dans les bases B et C.
4. La matrice H = MatC,B (f ) de f dans les bases C et B.
5. La matrice L = MatC (f ) de f dans la base C.

Faculté Des Sciences El Jadida 164 Année 2024-2025


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Université Chouaib Doukkali Année Universitaire 2022/23


Faculté des Sciences - EL JADIDA Niveau : SMIA2
Département de Mathématiques Algèbre 3

Un corrigé de l’épreuve d’algèbre 3


Session normale
Exercice 1. On prend x = 1 pour trouver le vecteur u = (1, 1, 1), x = −1 pour
trouver le vecteur v = (−1, 1, −1) et x = 2 pour trouver le vecteur (2, 4, 8).
On a
⎛1 −1 2⎞ L2 − L1 → L2 ⎛1 −1 2⎞
⎜ ⎟ L3 − L1 → L3 ⎜ ⎟
⎜1 1 4⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜0 2 2⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝1 −1 8⎠ ⎝0 0 6⎠
Donc rg{u, v, w} = dim(R3 ) = 3, par suite {u, v, w} engendre R3 . Puisque
u, v, w ∈ H, alors H engendre R3 .

Remarque. Soit B la base canonique de R3 .


Soit u = (x, x2 , x3 ), v = (y, y 2, y 3 ), w = (z, z 2 , z 3 ). On a
⎛x y z⎞
⎜ ⎟
MatB (u, v, w) = ⎜x2 y 2 z 2 ⎟.
⎜ ⎟
⎝x3 y 3 z 3 ⎠
RR RR RR R
RRR x y z RRR RR 1 1 1 RRR
RRR RRR R
RRR RRR
Donc detB (MatB (u, v, w)) = RRx y z RR = xyz RR x y z RRRR.
R 2 2 2 R R
RR R RR R
RR 3 3 3 RRR RR 2 2 2 RRR
RRRx y z RRR RRRx y z RRR
Ce dernier déterminant est de Vandermonde, il est donc non nul si et seule-
ment si x ≠ y, x ≠ z et y ≠ z.
On a donc (u, v, w) est une base de R3 ⇐⇒ detB (MatB (u, v, w)) ≠ 0 ⇐⇒ .
x ≠ 0, y ≠ 0, z ≠ 0, x ≠ y, x ≠ z et y ≠ z

Exercice 2.
1. On 02 ∈ E, donc E ≠ ∅.
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
Soient α ∈ R, , ∈ E. On a
⎝ c d ⎠ ⎝ c′ d ′ ⎠

Faculté Des Sciences El Jadida 165 Année 2024-2025


Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞ ⎛αa + a′ αb + b′ ⎞
α + = .
⎝ c d⎠ ⎝ c′ d′ ⎠ ⎝ αc + c′ αd + d′ ⎠
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
Puisque αa + a′ + αd + d′ = α(a + d) + a′ + d′ = 0, alors α + ∈E
⎝ c d⎠ ⎝ c′ d′ ⎠
et donc E est un sev de M2 (R) et par suite un espace vectoriel.
On 02 ∈ F , donc F ≠ ∅.
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
Soient α ∈ R, , ∈ F . On a
⎝ c d ⎠ ⎝ c′ d ′ ⎠
αa + a′ + αb + b′ + αc + c′ + αd + d′ = α(a + b + c + d) + a′ + b′ + c′ + d′ = 0, alors
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
α + ∈ F et donc F est un sev de M2 (R) et par suite un espace
⎝ c d ⎠ ⎝ c′ d ′ ⎠
vectoriel.
2. On a

⎛a b ⎞
A= ∈ E ⇐⇒d = −a
⎝ c d⎠
⎛a b⎞ ⎛1 0 ⎞ ⎛ 0 1⎞ ⎛0 0 ⎞
⇐⇒A = =a +b +c .
⎝ c −a⎠ ⎝0 −1⎠ ⎝ 0 0⎠ ⎝1 0 ⎠

⎛1 0⎞ ⎛0 1⎞ ⎛0 0 ⎞
Posons A1 = , A2 = , A3 = . Alors (A1 , A2 , A3 ) engen-
⎝0 −1⎠ ⎝0 0⎠ ⎝1 0 ⎠
dre E.
On a

⎛1 0 ⎞ ⎛0 1⎞ ⎛0 0⎞ ⎛0 0⎞ ⎛a b ⎞ ⎛0 0 ⎞
a +b +c = ⇐⇒ =
⎝0 −1⎠ ⎝0 0⎠ ⎝1 0⎠ ⎝0 0⎠ ⎝ c −a⎠ ⎝0 0⎠

⇐⇒a = b = c = 0.

Donc (A1 , A2 , A3 ) est libre et par suite une base de E. On a dim(E) = 3.


2. Le système x1 +x2 +x3 +x4 = 0 est échelonné et on a x1 principale et x2 , x3 , x4
secondaires. On a x1 = −x2 − x3 − x4 . Donc (x1 , x2 , x3 , x4 ) = x2 (−1, 1, 0, 0) +
x3 (−1, 0, 1, 0) + x4 (−1, 0, 0, 1) = x2 u + x3 v + x4 w où

u = (−1, 1, 0, 0), v = (−1, 0, 1, 0), w = (−1, 0, 0, 1).

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Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

On a (u, v, w) est une base de G et dim(G) = 3.


⎛x1 x2 ⎞
4.(i) On a : (x1 , x2 , x3 , x4 ) ∈ G ⇐⇒ x1 +x2 +x3 +x4 = 0 ⇐⇒ ∈ E ⇐⇒
⎝x3 x4 ⎠
f (x1 , x2 , x3 , x4 ) ∈ F. Donc f (G) = F .
(ii) On a h(G) = f (G) = F donc h est surjective. De plus on a

⎛x1 x2 ⎞ ⎛0 0⎞
h(x1 , x2 , x3 , x4 ) = 02 ⇐⇒ = ⇐⇒ (x1 , x2 , x3 , x4 ) = (0, 0, 0, 0).
⎝x3 x4 ⎠ ⎝0 0⎠

Donc ker(h) = {(0, 0, 0, 0)}, alors h est injective. Par suite h est un isomor-
phisme.
5. Puisque h est un isomorphisme, alors dim(F ) = dim(G) = 3. Puisque
(u, v, w) est une base de G, alors (h(u), h(v), h(w)) est une base de F où

⎛−1 1⎞ ⎛−1 0⎞ ⎛−1 0⎞


h(u) = , h(v) = , h(w) =
⎝ 0 0⎠ ⎝ 1 0⎠ ⎝ 0 1⎠

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Université Chouaib Doukkali Année Universitaire 2022/23


Faculté des Sciences - EL JADIDA Niveau : SMIA2
Département de Mathématiques Algèbre 3

Un corrigé de l’épreuve d’algèbre 3 Session de Rattrapage


Durée 1h30’

Exercice 1.
1. Soit u ∈ E et soit uA = (x, y, z, t). On a MatB (f (u)) = MatA,B (f )MatA (u).
Donc

⎛x⎞
⎛1 −1 2 3⎞ ⎜ ⎟ ⎛0⎞
⎜ ⎟ ⎜y ⎟
⎟=⎜ ⎟
f (u) = (0, 0, 0) ⇐⇒ ⎜0 1 0 1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0⎟
⎜ ⎟⎜⎜z ⎟ ⎜ ⎟
⎝2 −1 4 7⎠ ⎜ ⎟ ⎝0 ⎠
⎝t⎠





x − y + 2z + 3t = 0

⇐⇒ ⎨ + t = 0

y




⎩ 2x − y + 4z + 7t = 0

On a
1 −1 2 3 0 1 −1 2 3 0 1 −1 2 3 0
0 1 0 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 0 1 0 ÐÐÐÐÐÐ→ 0
L3 −2 L1 → L3 L3 − L2 → L3
0 1 1 1 0 1 0 .
2 −1 4 7 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0
On a x, y sont principales et z, t sont secondaires. De plus
y = −t et x = y − 2z − 3t = −2z − 4t.
Donc (x, y, z, t) = (−2z − 4t, −t, z, t) = z(−2, 0, 1, 0) + t(−4, −1, 0, 1), par suite

ker(f ) = {u ∈ E/uA = z(−2, 0, 1, 0) + t(−4, −1, 0, 1), z, t ∈ R}.

Soit h1 le vecteur de E tel que h1 = (−2, 0, 1, 0)A et h2 le vecteur de E tel que


h2 = (−4, −1, 0, 1)A , c’est-à-dire, h1 = −2u1 + u3 et h2 = −4u1 − u2 + u4 . On a
{h1 , h2 } est une base de ker(f ).
On sait que Im(f ) = sev⟨f (u1 ), f (u2 ), f (u3 ), f (u4 )⟩. De plus on a

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f (u1 )B = (1, 0, 2); f (u2 )B = (−1, 1, −1); f (u3 )B = (2, 0, 4); f (u4 )B = (3, 1, 7).
On a
⎛1 0 2 ⎞ L2 + L1 → L2 ⎛1 0 2⎞ ⎛1 0 2⎞
⎜ ⎟ L3 −2 L1 → L3 ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜−1 1 −1⎟ L4 −3 L1 →L4 ⎜0 1 1⎟ L4 − L2 → L4 ⎜0 1 1⎟
⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟
⎜2 0 4⎟ ⎜0 0 0⎟ ⎜0 0 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝3 1 7⎠ ⎝0 1 1⎠ ⎝0 0 0⎠
Soit g1 et g2 les vecteurs de F tels que g1B = (1, 0, 2) et g2B = (0, 1, 1), c’est-
à-dire, g1 = v1 + 2v3 et g2 = v2 + v3 . Alors {g1 , g2 } est une base de Im(f ).
⎛a⎞
⎛1 −1 2 3⎞ ⎜ ⎟ ⎛ a − b + 2c + 3d ⎞
⎜ ⎟ ⎜b⎟⎟=⎜ ⎟
2. On a MatB (f (u)) = ⎜0 1 0 1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟⎜⎜c⎟ ⎜ b+d ⎟
⎝2 −1 4 7⎠ ⎜ ⎟ ⎝2a − b + 4c + 7d⎠
⎝d ⎠
Donc f (u) = (a − b + 2c + 3d)v1 + (b + d)v2 + (2a − b + 4c + 7d)v3 .
3.(i) On a w1 = (2, 1, 0)B , w2 = (1, 1, 1)B , w3 = (3, 2, 0)B . De plus on a

⎛1 1 1 ⎞ ⎛ 1 1 1⎞
⎜ ⎟ L3 −2 L2 → L3 ⎜ ⎟
⎜2 1 0⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ 2 1 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝3 2 0 ⎠ ⎝−1 0 0⎠

Alors rg(C) = card(C) = dim(F ) = 3, donc C est une base de F .


⎛2 1 3⎞
⎜ ⎟
On a MatB (C) = ⎜1 1 2⎟. Cherchons MatC (B) = MatB (C)−1 . On a
⎜ ⎟
⎝0 1 0⎠


⎪ ⎧

⎛2 1 3⎞ ⎛x⎞ ⎛a⎞ ⎪
⎪ 2x + y + 3z = a ⎪
⎪ 2x + 3z = a − c
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪ ⎪

⎜1 1 2⎟ ⎜y ⎟ = ⎜ b ⎟ ⇐⇒ ⎨ x + y + 2z = b ⇐⇒ ⎨ x + 2z = b − c
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪ ⎪

⎝0 1 0 ⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ c ⎠ ⎪
⎪ ⎪


⎩ y = c ⎪
⎩ y = c

⎪ ⎛ 2 −3 1 ⎞ ⎛a⎞ ⎛x⎞

⎪ 2a − 3b + c = x

⎪ ⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⇐⇒ ⎨ c = y ⇐⇒ ⎜ ⎟⎜ ⎟ = ⎜ ⎟
⎜ 0 0 1 ⎟ ⎜ b ⎟ ⎜y ⎟



⎪ ⎝−1 2 −1⎠ ⎝ c ⎠ ⎝ z ⎠

⎩ −a + 2b − c = z

⎛ 2 −3 1 ⎞
⎜ ⎟
Donc MatC (B) = ⎜ 0 0 1 ⎟.
⎜ ⎟
⎝−1 2 −1⎠

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(ii) On a le diagrame commutatif suivant

(E, A) / (F, B)
f

❍❍ ↻
❍❍
❍❍
❍❍ idF

f ❍❍❍
❍$ 
(F, C)

c’est-à-dire, f = idF ○ f . Donc

MatA,C (f ) = MatB,C (idF )MatA,B (f )


= MatC (idF (B))MatA,B (f )
= MatC (B)MatA,B (f ).

Par suite

⎛ 2 −3 1 ⎞ ⎛1 −1 2 3⎞ ⎛ 4 −6 8 10 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatA,C (f ) = ⎜ 0 0 1 ⎟ ⎜0 1 0 1⎟ = ⎜ 2 −1 4 7 ⎟ .
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝−1 2 −1⎠ ⎝2 −1 4 7⎠ ⎝−3 4 −6 −8⎠

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Faculté des Sciences - EL JADIDA Niveau : MIP et IA
Département de Mathématiques Algèbre 2

Un corrigé de l’épreuve d’algèbre 2


Session normale
Exercice 1.
1. On a ϕ(1) = 0, ϕ(X) = X + 2 et ϕ(X 2 ) = 2X 2 + 4X. Donc

⎛0 2 0 ⎞
⎜ ⎟
M = ⎜0 1 4 ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 2 ⎠

On a rg(M) = 2.
2. On a Im(ϕ) = sev⟨ϕ(1), ϕ(X), ϕ(X 2 )⟩ = sev⟨X + 2, 2X 2 + 4X⟩. On a aussi
dim(Im(ϕ)) = rg(ϕ) = rg(M) = 2. Donc {X + 2, 2X 2 + 4X} est une famille
génératrice de Im(ϕ) telle que card{X + 2, 2X 2 + 4X} = dim(Im(ϕ)), alors
c’est une base de Im(ϕ).
On a dim(ker(ϕ)) = dim(E) − dim(Im(ϕ)) = 3 − 2 = 1. Puisque ϕ(1) = 0,
alors 1 ∈ ker(ϕ). Comme 1 ≠ 0 et dim(ker(ϕ)) = 1, alors {1} est une base de
ker(ϕ).
3. On a dim(E) = dim(ker(ϕ)) + dim(Im(ϕ)). Soit P ∈ ker(ϕ) ⋂ Im(ϕ).
Alors ∃a, b, c ∈ R, tels que P = a.1 = a et P = b(X + 2) + c(2X 2 + 4X). Donc
b(X + 2) + c(2X 2 + 4X) = a, alors 2b = a, 2c = 0 et b + 4c = 0, donc a = 0, alors
P = 0. Donc ker(ϕ) ⋂ Im(ϕ) = {0}. Par suite, E = ker(ϕ) ⊕ Im(ϕ).
4. On considère le tableau des coordonnées des vecteurs de C

−1 0 0
1 1 0.
2 0 1

Ce tableau est échelonné de rang 3, donc rg(C) = card(C) = 3 = dim(E).


Alors C est une base de E.

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5. On a
⎛−1 1 2⎞
⎜ ⎟
MatB (C) = ⎜ 0 1 0⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 1⎠

. On doit chercher MatC (B).


On a

⎛−1 1 2⎞ ⎛x⎞ ⎛x′ ⎞ ⎧




⎪ −x + y + 2z = x′
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

⎜ 0 1 0⎟ ⎜y ⎟ = ⎜y ′ ⎟ ⇐⇒ ⎨
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

y = y′
⎝ 0 0 1⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ z ′ ⎠ ⎪


⎩ z = z′



⎪ −x′ + y ′ + 2z ′ = x


⇐⇒ ⎨ y′ = y





⎩ z′ = z
⎛−1 1 2⎞ ⎛x′ ⎞ ⎛x⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⇐⇒ ⎜ 0 1 0⎟ ⎜y ′ ⎟ = ⎜y ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 1⎠ ⎝ z ′ ⎠ ⎝ z ⎠

Par suite,
⎛−1 1 2⎞
⎜ ⎟
MatC (B) = ⎜ 0 1 0⎟ .
⎜ ⎟
⎝ 0 0 1⎠

Remarque : On a trouvé dans ce cas particulier que MatC (B) = MatB (C).
5. On a le diagramme commutatif suivant

(E, C) (E, C)
f
/

idE ↺ idE
 
(E, B) (E, B)
f
/

On a idE ○f = f ○idE , donc MatC,B (idE )×MatC (f ) = MatB (f )×MatC,B (idE ),


alors MatB (C) × MatC (f ) = MatB (f ) × MatB (C). Par suite, MatC (f ) =

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MatC (B) × MatB (f ) × MatB (C). En conclusion,

⎛−1 1 2⎞ ⎛0 2 0⎞ ⎛−1 1 2⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟⎜ ⎟
MatC (f ) = ⎜ 0 1 0⎟ ⎜0 1 4⎟ ⎜ 0 1 0⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟⎜ ⎟
⎝ 0 0 1⎠ ⎝0 0 2⎠ ⎝ 0 0 1⎠

⎛0 −1 8⎞
⎜ ⎟
= ⎜0 1 4⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠

Exercice 2.
1. On a Im(f ) = sev⟨f (e1 ), f (e2 ), f (e3 ), f (e4 )⟩ avec f (e1 ) = (1, 0, 0, 1), f (e2 ) =
(−1, 1, 0, 1), f (e3 ) = (1, 1, 0, 3) et f (e4 ) = (0, 1, 0, 2). Pour determiner une
base de Im(f ) on échelonne le tableau des coordonées des vecteurs f (e1 ), f (e2 ), f (e3 ), f (e4 ),
1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1
−1 1 0 1 0 1 0 2 0 1 0 2
ÐÐÐÐÐÐ→ ÐÐÐÐÐÐ→
L2 + L1 → L2 L4 − L2 → L4

1 1 0 3 L3 − L1 → L3 0 1 0 2 L3 − L2 → L3 0 0 0 0
0 1 0 2 0 1 0 2 0 0 0 0
Posons w = (1, 0, 0, 1) et z = (0, 1, 0, 2), alors {w, z} est une base de Im(f ).
On a donc dim(Im(f )) = 2.
2. On a f (u) = (0, 0, 0, 0) et f (v) = (0, 0, 0, 0). Donc u, v ∈ ker(f ). On a aussi
dim(ker(f )) = dim(E) − dim(Im(f )) = 4 − 2 = 2.
On considère le tableau des coordonnées de u et v
−2 −1 1 0 −2L2 + L1 → L2 −2 −1 1 0
ÐÐÐÐÐÐÐ→ .
−1 −1 0 1 0 1 1 −2
On a alors rg(u, v) = card(u, v) = 2 = dim(ker(f )), donc {u, v} est une base
de ker(f ).
3. a) On a f (A) = (2, 2, 0, 6) = B.
b) Soit C ∈ F , alors f (C) = B, donc f (C) = f (A), c’est-à-dire, f (C−A) = 0E ,
donc C − A ∈ ker(f ), alors C ∈ A + ker(f ). Par suite, F ⊆ A + ker(f ). Ré-
ciproquement, Soit C ∈ A + ker(f ), alors C = A + g avec g ∈ ker(f ), donc
f (C) = f (A) + f (g) = f (A) = B, alors C ∈ F . Donc A + ker(f ) ⊆ F . Par
suite, F = A + ker(f ). En conclusion, F est le sous-espace affine passant par
A est de direction ker(f ).

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Exercice 3.
⎛0 0 0⎞
⎜ ⎟
1. On a J = A − I3 = ⎜ 1 −2 −1⎟.
⎜ ⎟
⎝−1 4 2 ⎠
⎛ 0 0 0⎞
⎜ ⎟
2. On a J 2 = ⎜−1 0 0⎟
⎜ ⎟
⎝ 2 0 0⎠
⎛0 0 0⎞ ⎛ 0 0 0 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟
J 3 = ⎜−1 0 0⎟ ⎜ ⎟ = 03 .
⎜ ⎟ ⎜ 1 −2 −1⎟
⎝2 0 0⎠ ⎝−1 4 2 ⎠
3. On a A = I3 + J, comme I3 × J = J × I3 , alors pour n ∈ Nast , on a An =
∑k=0 (k )I3n−k J k = ∑k=0 (k )J k . Comme j 3 = 0, alors pour tout k ≥ 3, on a
n n n n

J k = 0. Donc
n n n n(n − 1) 2
An = ( )J 0 + ( )J 1 + ( )J 2 = I3 + nJ + J ,
0 1 2 2
alors

⎛1 0 0 ⎞ ⎛0 0 0⎞ ⎛ 0 0 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ n(n − 1) ⎜ ⎟
A = ⎜0 1 0⎟ + n ⎜ 1 −2 −1⎟ +
n
⎜−1 0 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ 2 ⎜ ⎟
⎝0 0 1 ⎠ ⎝−1 4 2 ⎠ ⎝ 2 0 0⎠

⎛ 1 0 0 ⎞
⎜ n(3−n) ⎟
=⎜ −n ⎟
⎜ 2 1 − 2n ⎟
⎝n(n − 2) 4n 1 + 2n⎠

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Département de Mathématiques Algèbre 2

Un corrigé de l’épreuve d’algèbre 2


Session de Rattrapage

Exercice 1. A)
1. On a u1 = e1 − 2e2 , u2 = −e1 + 2e2 , u3 = 2e3 . Donc

f (e1 ) = e1 − 2e2 + 0e3

f (e2 ) = −e1 + 2e2 + 0e3

f (e3 ) = 0e1 + 0e2 + 2e3

alors
⎛ 1 −1 0⎞
⎜ ⎟
M = ⎜−2 2 0⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 2⎠
2.
⎛ 1 −1 0⎞ ⎛x⎞ ⎛ x − y ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatB (f (u)) = ⎜−2 2 0⎟ ⎜y ⎟ = ⎜−2x + 2y ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 2⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ 2z ⎠

donc f (u) = (x − y, −2x + 2y, 2z).







x − y = 0 ⎧

⎪ ⎪ x=y
3. u ∈ ker(f ) ⇐⇒ ⎨ −2x + 2y = 0 ⇐⇒ ⎨

⎪ ⎪



⎪ ⎩ z=0
⎩ 2z = 0
Donc ker(f ) = {(x, x, 0)/x ∈ R} = {x(1, 1, 0)/x ∈ R} = sev⟨(1, 1, 0)⟩.
Posons v = (1, 1, 0). Puisque v ≠ (0, 0, 0), alors {v} est une base de ker(f ).
4. On a Im(f ) = sev⟨f (e1 ), f (e2 ), f (e3 )⟩ = sev⟨u1 , u2 , u3 ⟩.
Pour determiner une base de Im(f ) on échelonne le tableau des coordonées
des vecteurs u1 , u2 , u3 ,

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1 −2 0 1 −2 0
0 ÐÐÐÐÐÐ→ 0
L2 + L1 → L2
−1 2 0 0.
0 0 2 0 0 2
Il est clair que {u1 , u3 } est une base de Im(f ).
5.
1er méthode :
Soit w ∈ ker(f ) ⋂ Im(f ). on a w = a(1, 1, 0) = (a, a, 0) et w = b(1, −2, 0) +
c(0, 0, 2) = (b, −2b, 2c). Donc (a, a, 0) = (b, −2b, 2c), alors a = b, a = −2b et
c = 0. Par suite b = −2b et c = 0, alors b = 0 et c = 0, donc w = (0, 0, 0). Alors
ker(f ) ⋂ Im(f ) = {(0, 0, 0)}. Puisque de plus on a dim(ker(f ))+dim(Im(f )) =
dim(E), alors E = ker(f ) ⊕ Im(f ).
2ième méthode :
On échelonne le tableau des coordonnées des vecteurs u1 , u2 , v.
1 −2 0 1 −2 0
0 ÐÐÐÐÐÐ→ 0
L2 − L1 → L2
1 1 3 0.
0 0 2 0 0 2
On a alors rg(u1 , u2 , v) = card(u1 , u2 , v) = 3 = dim(E). Donc {u1 , u2 , v} est
une base de E. Puisque {u1 , u2 } est une base de Im(f ) et {v} est une base
de ker(f ), alors E = ker(f ) ⊕ Im(f ).
6. a) On a g(u) = f (u) − IdE (u) = f (u) − u = (x − y, −2x + 2y, 2z) − (x, y, z) =
(−y, −2x + y, z).
b) On a donc



⎪ −y = 0


u ∈ ker(g) ⇐⇒ ⎨ −2x + y = 0 ⇐⇒ x = y = z = 0 ⇐⇒ u = 0.





⎩ z = 0
Donc ker(g) = {(0, 0, 0)}.
On a g est injective et puisque E est de dimension finie alors g est surjetive.
Par suite, Im(g) = E.
B)
⎛1 1 3⎞
⎜ ⎟
1. On a MatB (C) = ⎜2 1 0⎟. On a
⎜ ⎟
⎝1 1 1⎠

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⎛1 1 3 ⎞ ⎛1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ L2 −2 L1 → L2 ⎜ ⎟
⎜2 1 0⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜0 −1 −6⎟.
⎜ ⎟ L3 − L1 → L3 ⎜ ⎟
⎝1 1 1 ⎠ ⎝0 0 −2⎠
Alors rg(C) = card(C) = 3 = dim(E). Donc C est une base de E.
2.
⎛1 1 3⎞ ⎛x⎞ ⎛x′ ⎞ ⎧




x + y + 3z = x′
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ′⎟ ⎪
⎜2 1 0⎟ ⎜y ⎟ = ⎜y ⎟ ⇐⇒ ⎨
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪

2x + y = y′
⎝1 1 1⎠ ⎝z ⎠ ⎝ z ′ ⎠ ⎪


⎩ x + y + z = z′



⎪ x + y + 3z = x′


⇐⇒ ⎨ − y − = y ′ − 2x′

6z




⎩ −2z = z ′ − x′

On a donc
1 1 1 1
z = x′ − z ′ = x′ + 0y ′ − z ′
2 2 2 2
y = 2x − y − 6z = −x − y + 3z ′
′ ′ ′ ′

1 3
x = x′ − y − 3z = x′ + y ′ − z ′
2 2
⎛ 21 1 −3
⎞ ⎛x′ ⎞ ⎛x⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2
Donc ⎜−1 −1 3 ⎟ ⎜y ′ ⎟ = ⎜ ⎟ Par suite,
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜y ⎟
⎝ 21 0 −1 ⎠ ⎝ ′ ⎠
2 z ⎝z ⎠

⎛ 21 1 −3

⎜ ⎟
2
MatC (B) = ⎜−1 −1 3⎟
⎜ ⎟
.
⎝ 21 0 −1 ⎠
2

3. On considère le diagramme commutatif suivant

(E, B)❍ / (E, B)


f

❍❍ ↻
❍❍
❍❍
❍❍ idE
f ❍❍❍
❍$ 
(E, C)

c’est-à-dire, f = idE ○ f . Donc

MatB,C (f ) = MatB,C (idE ) × MatB (f ) = MatC (B) × MatB (f ).

Faculté Des Sciences El Jadida 177 Année 2024-2025


Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf

⎛ 21 1 −3
⎞⎛ 1−1 0⎞ ⎛ −3 3
−3⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2 2 2
N = ⎜−1 −1 3⎟ ⎜−2 2 0⎟ = ⎜ 1 −1 6 ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 21 0 −1 ⎠ ⎝
2 0 0 2 ⎠ ⎝ 1
2
−1
2 −1 ⎠

4. On considère le diagramme commutatif suivant

(E,O B) / (E, B)
f

↻ ✈✈✈✈✈ ✈:
idE ✈
✈✈
✈✈✈ f
(E, C)

On a f = f ○ idE , donc MatC,B (f ) = MatB (f ) × MatC,B (idE ) = MatB (f ) ×


MatB (C).
⎛ 1 −1 0⎞ ⎛1 1 3⎞ ⎛−1 0 3 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
H = ⎜−2 2 0⎟ ⎜2 1 0⎟ = ⎜ 2 0 −6⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 2⎠ ⎝1 1 1⎠ ⎝ 2 2 2 ⎠

5. On considère le diagramme commutatif suivant

(E, B) / (E, C)
f

↻ ✈✈✈✈✈
O ✈:
idE ✈✈
✈✈✈ f
✈✈
(E, C)

On a f = f ○ idE , donc MatC (f ) = MatB,C (f ) × MatC,B (idE ) = MatB,C (f ) ×


MatB (C).
⎛ −3 3
−3⎞ ⎛1 1 3⎞ ⎛ −3 −3 2 ⎞
−15

⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2 2 2
L = ⎜ 1 −1 6 ⎟ ⎜2 1 0⎟ = ⎜ 5 6 9 ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 21 −1
2 −1 1 1 1⎠ ⎝ −3
⎠ ⎝ 2 −1 1 ⎠
2

Faculté Des Sciences El Jadida 178 Année 2024-2025

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