Livre 2
Livre 2
MOHAMMED MOUÇOUF
Année 2024-2025
Contents
1 Espaces Vectoriels 3
2 Espaces affines 15
4 Matrices 29
1
Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf
Espaces Vectoriels
3
Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf
Exercice 5.
1. Dans le R-ev E = R3 , soient les sous-espaces
F ∪ G est un sev de E ⇐⇒ F ⊆ G ou G ⊆ F.
Exercice 6. En utilisant la définition, montrer que les vecteurs u1 = (1, −1, i),
u2 = (−1, i, 1) et u3 = (i, 1, −1) engendrent le C-ev C3 .
Donner une condition nécessaire et suffisante sur α pour que u ∈ sev⟨v, w⟩.
2) G = {P ∈ R3 [X]/P (X − 1) = P (X 2 )}.
3) H = {u = (un ) ∈ RN /un + un+3 = 0}.
F = {(x, y, z, t) ∈ R4 /x + y + z + t = 0}
et
G = {(2a, −a, 0, a)/a ∈ R}.
et
G = {f ∈ F (R, R)/f (x) = ax + b, a, b ∈ R}.
vérifie f ∈ F .
4. En déduire que F (R, R) = F ⊕ G.
à p équations et n inconnues.
1. Montrer que
u ∈ sev⟨A⟩ ⇐⇒ (A∣u) est compatible
2. Montrer que
3. Montrer que
4. Montrer que
5. Montrer que
A est une base de E ⇐⇒(A∣v) admet une seule solution quelque soit
les paramètres m1 , . . . , mn
F = {v ∈ E/vB ∈ S},
c’est-à-dire :
v ∈ F ⇐⇒ vB est une solution de (S).
où les scalaires mi1 , . . . , mid sont les inconnues secondaires du système (T ).
(iii) Montrer que (w1 , . . . , wd ) est une base de F . En particulier, on a dim F =
dim(E) − rg((T )) qui est égal au nombre d’inconnues secondaires de (T ).
(iv) Que peut-on dire si aucune inconnue n’est secondaire?
Exercice 24. Pour chacune des familles de R2 suivantes, dire si elle est
génératrice, libre ou elle constitue une base de R2
1)) A1 = {(1, 2), (2, 1), (3, 3)}.
2) A2 = {(1, 2)}.
3) A3 = {(0, 0), (2, 1), }.
4) A4 = {(1, 2), (2, 1)}.
Exercice 28. Soient les vecteurs u1 = (1, −1, i), u2 = (−1, i, 1) et u3 = (i, 1, −1)
de C3 .
1. Montrer que B = (u1 , u2 , u3 ) est une base du C-ev C3 .
2. Déterminer les coordonnées du vecteur u = (i, 2 + 3i, 1 − i) dans la base B.
F = {(a + b − c, 2a + b, a − c + d, b + 3c)/a, b, c, d ∈ R}
Exercice 37. Soient F1 , . . . , Fn des sev d’un K-ev E. Montrer que les condi-
tions suivantes sont équivalentes :
1. La somme F1 + ⋯ + Fn est directe.
2. ∀p ∈ {2, . . . , n}, (F1 + ⋯ + Fp−1 ) ⋂ Fp = {0}.
3. ∀u1 ∈ F1 , . . . , ∀un ∈ Fn : u1 + ⋯ + un = 0 Ô⇒ u1 = ⋯ = un = 0.
w1 = (1, 1, 1, 3), w2 = (1, 2, −1, 2), w3 = (3, 4, 1, 8), w4 = (3, 5, −1, 7), w5 = (1, −1, 2, −2)
et C = {u1 , u2 , u3 } où
Exercice 40. Soit K un corps commutatif quelconque. Montrer que K[X] est
de dimension infinie.
Espaces affines
15
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Exercice 5.
1. Montrer que l’ensemble des solutions S d’un système d’équations linéaires
compatible à n inconnues (S) est un sous espace affine de Rn de direction
l’ensemble des solutions S0 du système homogène associé.
2. Généralement, si dim(E) = n, R = (A, B) un repère cartésien de E et (S)
un système d’équations linéaires compatible à n inconnues. Alors l’ensemble
F des points M = (x1 , . . . , xn )R tels que (x1 , . . . , xn ) ∈ S est un sous espace
Ð→
affine de E de direction F = {(x1 , . . . , xn )B /(x1 , . . . , xn ) ∈ S0 }.
Exercice 9.
1. Montrer que l’ensemble
Exercice 10.
Montrer que Si deux sous espaces affines d’un espace affine E sont parallèles,
alors ils sont disjoints ou égaux.
Exercice 12. Dans l’espace affine R3 muni de son repère canonique, montrer
que la droite D = D((1, 2, 0), Ð
→
u = (2, −1, 2)) est faiblement paralléle au plan
P ∶ 2x + 6y + z + 5 = 0 est perpendiculaire au plan P ′ ∶ −2x + y − 2z + 3 = 0.
Exercice 13. Dans l’espace affine R3 muni de son repère canonique, montrer
que le plan P ∶ 2x+6y+z+5 = 0 est perpendiculaire au plan P ′ ∶ −2x+y−2z+3 =
0.
Exercice 14.
1) Donner une équation de la droite D de R2 passant par P = (1, 3) dirigé
par Ð
→
u = (3, 5).
2) Donner une équation de la droite D′ de R2 passant par P = (1, 3) et
Q = (4, 2).
3) Déterminer l’angle que fait la droite D avec la droite D′ .
Exercice 15. Soit F le sous-espace affine de R3 passant par le point A(1, −1, 2)
est dont l’espace directeur est engendré par les vecteurs Ð
→
u = (1, 2, 3) et Ð
→
v =
(−1, −2, 1). Donnez un système d’équations cartésiennes de F .
Exercice 18. Déterminer hk,(a,b) (C((c, d), r)) et t(a,b) (C((c, d), r)).
Exercice 20.
1) On considère le corps K = Z/2Z muni de sa structure d’espace affine
canonique.
a) On considère les points A = (0, 0), B = (1, 0) et C = (0, 1) de l’espace
affine E = K 2 et soit F = {A, B, C}.
i) Montrer que les droites (AB), (AC) et (BC) sont contenues dans F .
ii) Montrer que F n’est pas un sous-espace affine de E.
2) Montrer que la réunion de deux sous-espaces affines de K est un sous-
espace affine de K.
3) Soit E un K-espace affine. Montrer que deux points distincts quelconques
de E n’ont jamais de milieu.
Exercice 21. Soit K un corps qui contient au moins trois éléménts et soit E
un K-espace affine.
Exercice 22. Soient les points pondérés (Ai , λi )1⩽i⩽k avec ∑ki=1 λi ≠ 0. Montrer
ÐÐ→ Ð →
qu’il existe un unique point G ∈ E tel que ∑ki=1 λi GAi = 0 . Dans ce cas on a
ÐÐ→
Ð→ ∑ki=1 λi OAi
OG = .
∑i=1 λi
k
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f (u1 ) = v1 , . . . , f (un ) = vn .
f ∶ E Ð→ F vérifiant f (ui ) = vi , ∀i ∈ I.
Exercice 7.
1. Montrer qu’il existe une application linéaire unique f de R3 dans R2 telle
que :
f (1, 0, 0) = (0, 1), f (1, 1, 0) = (1, 0), f (1, 1, 1) = (1, 1).
Exercice 8. Soit n ∈ N.
1. Montrer qu’il existe une unique application linéaire f ∶ Kn [X] Ð→ Kn [X]
telle que
f (X i ) = (iX + 1)i , 0 ≤ i ≤ n.
(S) ∶ a1 x1 + ⋯ + an xn = 0
a1 x1 + ⋯ + an xn = 0.
Exercice 13.
1. Soit E et F deux K-ev de même dimension n. Soit f ∶ E Ð→ F une
application linéaire. En uilisant le théorème du rang montrer les équivalences
suivantes :
(a) f est injective.
(b) f est surjective.
(c) f est bijective.
2. Donner un exemple montrant que le résultat de la question 1. est en général
faux en dimension infinie.
P {0} = P, P {1} = P ′
et si n ≥ 2
m
i
P {n} = ∑ ( )ai X i−n
i=n n
où (ni ) est le coefficient binomial, il est defini de la manière récurrente suiv-
ante :
m m m
( ) = 1, ( ) = 1, ( ) = m
0 m 1
et
m m−1 m−1
( )=( )+( )
n n n−1
fn ∶E Ð→ E
P z→ P {n}
(ii) Q{i} (a) = (mi)am−i pour tout i ≤ m et Q{i} (a) = 0 pour tout i > m.
i=0 ( i )a
(iii) Q = ∑m (X − a)i .
m m−i
Exercice 18. Soit f ∈ L(Rn ) telle que f 2 = f . Montrer que E = ker(f ) ⊕ Im(f ).
E = sev⟨f, g⟩.
Matrices
⎛1 2 3⎞
⎜ ⎟
⎛ 1 2 3 4⎞ ⎛0 3 1 1 ⎞ ⎜−1 5 3⎟
A= ;B = ;C = ⎜
⎜
⎟
⎟
⎝−1 5 3 4⎠ ⎝2 −5 3 −2⎠ ⎜0 2 4⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠
Exercice 5.
1. Montrer que (An )T = (AT )n .
⎛0 2 3⎞ ⎛0 0 3⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2. Soit A = ⎜0 0 3⎟ et B = ⎜0 0 3⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 0 ⎠ ⎝ 0 0 0⎠
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Calculer A3 et B 2 .
3. Montrer que si A est une matrice triangulaire (supérieure ou inférieure)
à diagonale nulle d’ordre m alors Am = 0.
⎛ 0 1⎞
Exercice 6. Soit A = . Montrer par récurrence que pour tout n ∈ N :
⎝−2 3⎠
⎛ 2 − 2n 2n − 1 ⎞
An = .
⎝2 − 2n+1 2n+1 − 1⎠
Am = am−1 Am−1 + ⋯ + a1 A + a0 In
où (m)
k sont les coefficients binomiaux et sont définis par la relation de récur-
rence suivante :
m m m
( ) = 1, ( ) = 1, ( ) = m
0 m 1
et
m m−1 m−1
( )=( )+( )
k k k−1
dite formule de Pascal.
⎛2 0 1⎞ ⎛0 0 1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
Exercice 9. Soient B = ⎜0 2 1⎟ et N = ⎜0 0 1⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠ ⎝ 0 0 0⎠
(i) Montrer que N 2 = 0 et que B − N = 2I3 .
(ii) Déterminer B n en remarquons que B = 2I3 + N et N × (2I3 ) = (2I3 ) × N.
⎛ x1 ⎞ ⎛b1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ x2 ⎟ ⎜b2 ⎟
X =⎜
⎜ ⎟
⎟ et B = ⎜
⎜ ⎟
⎟
⎜ ⋮ ⎟ ⎜⋮⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝xn ⎠ ⎝bb ⎠
AX = B.
f ∶ Mn (K) Ð→ Mn (K)
A z→ AT
S(K) = {A ∈ Mn (K)/AT = A}
Exercice 16. Soit A ∈ Mn,m (K), Q ∈ GLn (K) et P ∈ GLm (K). Posons
B = Q−1 AP . Montrer que A est B peuvent être interpréter comme matrices
d’une même application linéaire f . endéduire que rg(A) = rg(B).
a) Montrer que Oij (In ) = ∆ij , Oi (λ)(In ) = Di (λ) et Oij (α)(In ) = Tij (α).
b) Pour n = 4, retrouver T23 (2), T23 (2), D3 (2), D2 (5), ∆23 et ∆42 .
4) Montrer Oij (A) = ∆ij A, Oi (λ)(A) = Di (λ)A et Oij (α)(A) = Tij (α)A.
5) Montrer que les matrices Tij (α), Di (λ) et ∆ij sont inversible et déterminer
leurs inverses.
6) On considère la matrice augmentéé
B = [A∣In ]
[H∣D]
Montrer que OCij (Im ) = ∆ij , OCi(λ)(Im ) = Di (λ) et OCij (α)(Im ) = Tij (α)T =
Tji (α).
3) Montrer Oij (A) = A∆ij , Oi(λ)(A) = ADi (λ) et Oij (α)(A) = ATji (α).
5) On considère la matrice augmentéé
B = [A∣In ]
[H∣D]
Exercice 21. Dans l’espace vectoriel R3 on considère les vecteurs u1 = (1, 0, 1), u2 =
(0, 1, 1), u3 = (1, 1, 0), v = (−1, 3, 2)
1. Montrer que C = (u1 , u2 , u3 ) est une base de R3 .
g(x, y, z) = (−x + y, x − y, −x + z, −y + z)
⎛1 2 ⎞
Exercice 23. Soit A = et f l’application de M2 (R) dans M2 (R)
⎝−2 0 ⎠
définie par f (M) = AM.
1. Montrer que f est linéaire.
2. Déterminer la matrice de f dans la base canonique de M2 (R).
Exercice 25. Montrer que le rang d’une matrice A est égal à celui du système
homogène associé.
Déterminants de matrices et
applications
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:
⎛1 x0 x20 . . . xn0 ⎞
⎜ ⎟
⎜1 x1 x21 . . . xn1 ⎟
V (x0 , . . . , xn ) = ⎜
⎜
⎟
⎟
⎜⋮ ⋮ ... ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⎟
⎝1 xn x2n . . . xnn ⎠
1. Montrer que
RR R
RR1 x0 x20
RRR . . . xn−1 P (x0 ) RRRR
0
RR
RR1 x x2 P (x1 ) RRRR
R
det(V (x0 , . . . , xn )) = RRRR
. . . xn−1
1
RR
⋮ RRRR
1 1
RRR ⋮ ⋮
RRR RR
⋮ ... ⋮
RR1 xn x2 R
RR n . . . xn−1
n P (xn )RRRR
Exercice 8. Soit C = ((4, 0, 4), (2, 5, 1), (3, 10, 2)) une famille de vecteurs de
K 3.
1. Calculer detB (C) où B est la base canonique de K 3 .
2. Doner une condition nécessaire et suffisante pour que C soit une base de
K 3.
⎛3 −1 1⎞ ⎛ 3 2 −2⎞ ⎛ 13 −5 −2⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎛ 1 1⎞
A = ⎜2 0 1⎟ B = ⎜−1 0 1 ⎟ C = ⎜−2 7 −8⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
D=
⎝−1 1⎠
⎝1 −1 2⎠ ⎝1 1 0⎠ ⎝−5 4 7 ⎠
Exercice 2. Soit
⎛1 2 3 14⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 5 7⎟
A=⎜
⎜
⎟
⎟
⎜0 0 2 7⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 2⎠
A est-t-elle diagonalisable sur R, sur C?
⎛−1 −3 1 7⎞
⎛1 1 0⎞ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜−3 −1 7 1⎟
C = ⎜−1 8 9 ⎟ ⎜
D=⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎟
⎜−9 9 −7 3⎟
⎝ 0 −3 −3⎠ ⎜ ⎟
⎝−3 3 −9 5⎠
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Exercice 4.
1. Montrer que la matrice
⎛−1 1 0 ⎞
⎜ ⎟
A = ⎜ 0 −1 1 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 1 0 −1⎠
⎛1 a 1 ⎞
⎜ ⎟
A = ⎜0 1 b ⎟ ,
⎜ ⎟
⎝0 0 c ⎠
(a, b, c ∈ R).
1. Pour quelles valeurs de a, b, c, la matrice A est-elle diagonalisable sur R?
2. Diagonaliser A.
⎛ 5 2 −2⎞
⎜ ⎟
A = ⎜ 2 5 −2⎟
⎜ ⎟
⎝−2 −2 5 ⎠
Exercice 7.
1. Quelle condition nécessaire et suffisante les réels a1 , a2 , a3 , a4 doivent-ils
vérifier pour que la matrice suivante soit diagonalisable dans R
⎛0 0 0 a1 ⎞
⎜ ⎟
⎜0 0 0 a2 ⎟
A=⎜
⎜
⎟
⎟
⎜0 0 0 a3 ⎟
⎜ ⎟
⎝a1 a2 a3 a4 ⎠
⎛0 1 1⎞
⎜ ⎟
A = ⎜1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝1 1 0⎠
1. Diagonaliser A.
2. Trouver une solution X dans M3 (C) à l’équation X 2 = A. Indication :
trouver d’abord une solution Y dans M3 (C) à l’équation Y 2 = D où D est la
réduite diagonale de A.
⎛ 2 −3 1 ⎞
⎜ ⎟
A=⎜1 4 2⎟
⎜ ⎟
⎝−1 −4 −2⎠
I)
1. Soit C1 , C2 et C3 la 1ère , 2ème et 3ème colonne de B = A−(2+2i)I3 , (i2 = −1).
Vérifier que 2iC1 + C2 − C3 est une colonne nulle.
2. Sans faire de calcul :
-Justifier pourquoi λ1 = 2 + 2i est une valeur propre de A.
-En déduire un vecteur propre associé à λ1 .
3. Déterminer (sans calculer χA (X)) les autres valeurs propres de A.
4. En déduire que A est diagonalisable sur C.
II)
1. Déterminer χA (X) (en faisant un calcul direct ou en utilisant ce qui
précède).
2. En utisant le théorème de Cayley-Hamilton, déterminer la nième puis-
sance An de A (on pourra utilier l’écriture : λ1 = reiθ ).
4. Diagonaliser la matrice A puis déterminer d’une autre façon la nième
puissance An de A.
Exercice 2.
● On a 0 + 0 + i0 = 0, donc (0, 0, 0) ∈ E1 , alors E1 ≠ ∅.
Soient α ∈ C, u = (x, y, z) ∈ E1 et v = (x′ , y ′ , z ′ ) ∈ E1 . On a αu + v =
(αx + x′ , αy + y ′ , αz + z ′ ) et on a aussi
αx + x′ + αy + y ′ + i(αz + z ′ ) = α(x + y + iz) + x′ + y ′ + iz ′ = 0 + 0 = 0, donc
αu + v ∈ E1 . Par suite, E1 est un C-sev de C3 et donc un C-ev.
● On a x2 = 0 ⇐⇒ x = 0, donc E2 = {(x, y) ∈ R2 /x = 0}. Il est clair que
(0, 0) ∈ E2 et donc E2 ≠ ∅.
Soient α ∈ R, u = (x, y) ∈ E2 et v = (x′ , y ′ ) ∈ E2 . On a αx + x′ = 0 + 0 = 0, donc
αu + v ∈ E2 . Par suite, E2 est un R-sev de R2 et donc un R-ev.
● On a (0, 0, 0) = (0 + 0, 0 − 0 + 0, 0 + 3 × 0) ∈ E3 , donc (0, 0, 0) ∈ E3 , alors
E3 ≠ ∅.
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⎧
⎪
⎪
⎪ αx + x′ = (αa + a′ ) + (αb + b′ )
⎪
⎪
⎨ αy + y ′ = (αa + a′ ) − (αb + b′ ) + (αc + c′ )
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ αz + z = (αb + b ) + 3(αc + c )
⎪ ′ ′ ′
Exercice 3. Indications :
1) F1 n’est pas un R-sev de E car 0 ∈/ F1 .
2) Pour a = −1, on a f ∈/ E. Donc F2 ⊈ E, alors F2 n’est pas un R-sev de E.
3) F3 est un R-sev de E.
4) F4 est un R-sev de E.
Exercice 4.
1. Soit l’équation linéaire homogène (H) ∶ a1 x1 + ⋯ + ap xp = 0.
On a (0, . . . , 0) ∈ H, donc H ≠ ∅.
Soient α ∈ K, u = (x1 , . . . , xp ) ∈ H et v = (y1 , . . . , yp ) ∈ H.
On a αu + v = (αx1 + y1 , . . . , αxp + yp ). Or
a1 (αx1 +y1 )+⋯+ap (αxp +yp ) = α(a1 x1 +⋯+ap xp )+(a1 y1 +⋯+ap yp ) = 0+0 = 0.
(x1 , . . . , xp ) ∈ S ⇐⇒ (x1 , . . . , xp ) ∈ H1 ∩ . . . ∩ Hn ,
Exercice 5.
1. On a (0, 1, −1) ∈ F et (0, 1, 1) ∈ G. Donc (0, 1, −1) ∈ F ∪ G et (0, 1, 1) ∈
F ∪ G. Mais (0, 1, −1) + (0, 1, 1) = (0, 2, 0) ∈/ F ∪ G. Donc F ∪ G n’est pas un
sev de E.
2. Si F ⊆ G alors F ∪ G = G est un sev de E, et si G ⊆ F alors F ∪ G = F est
aussi un sev de E. Donc dans les deux cas on F ∪ G est un sev de E.
Réciproquement, Supposons que F ∪ G est un sev de E. Raisonnons par
l’absurde et supposons que F ⊈ G et G ⊈ F . Alors il existe u ∈ F et v ∈ G tels
que u /∈ G et v ∈/ F . Posons w = u + v. On a w ∈/ F car sinon, v = w − u serait
dans F . De la même façon w /∈ G car sinon, u = w − v serait dans G. Par
suite w ∈/ F ∪ G absurde.
1 −1 i a
0 i−1 1+i a+b
0 0 1 + i ic + b + 2a
Le tableau échelonné précédent montre bien que (S) est compatible quelque
soit les valeurs de a, b et c. En conclusion {u1, u2 , u3 } est une famille généra-
trice du C-ev C3 .
Exercice 8. On a
⎧
⎪
⎪
⎪ x + y = 1
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪ x + 2y = −1
(S) ⎨
⎪
⎪
⎪
⎪
x + 3y = a
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ x + 4y = b
1 3 a L3 − L1 → L3
L4 − L1 → L4
0 2 a−1 0 0 a+3
1 4 b 0 3 b−1 0 0 b+5
est donc compatible si et seuleument si
⎧
⎪
⎪ a + 3 = 0
⎨
⎪
⎪
⎩ b + 5 = 0
c’est-à-dire, a = −3 et b = −5.
Donc w = (1, −1, a, b) ∈ sev⟨u, v⟩ si et seulement si a = −3 et b = −5.
Exercice 9. On a
u ∈ sev⟨v, w⟩ ⇐⇒ ∃x, y ∈ R ∶ u = xv + yw
Or
−1 α
1 1−α
0 0 −α + 2
0 0 4α − 8
⎧
⎪
⎪ −α + 2 = 0
Il est donc clair que u ∈ sev⟨v, w⟩ ⇐⇒ ⎨ ⇐⇒ α = 2.
⎪
⎪
⎩ 4α − 8 = 0
Exercice 10.
1. Soient a, b ∈ R et supposons que sin(2x) = a sin(x) + b cos(x). Pour x = 0
π
on trouve que b = 0, donc sin(2x) = a sin(x). Pour x = 2 on trouve 0 = a,
donc sin(2x) = 0 impossible. La fonction sin(2x) n’est pas une combinaison
linéaire des fonctions sin(x) et cos(x).
2
2. Soient a, b, c ∈ R et supposons que arctan(x) = aex + be−x + c sin(x). Si
a > 0 alors lim aex + c sin(x) = +∞ car lim aex = +∞ et la fonction x z→
2 2
x→+∞ x→+∞
2
c sin(x) est bornée. Or lim be−x = 0, donc lim aex + be−x + c sin(x) = +∞
x→+∞ x→+∞
et ceci contredit le fait que lim arctan(x) = π2 . De la même façon on montre
x→+∞
qu’on ne peut pas avoir a < 0 et donc a = 0. Remplaçant a par 0, pour obtenir
arctan(x) = be−x + c sin(x). On donnant à x la valeur 0 on obtient b = 0 et
donc arctan(x) = c sin(x). Puisque lim arctan(x) existe alors lim c sin(x)
x→+∞ x→+∞
existe aussi. Or ceci n’est possible que morsque c = 0. Par suite arctan(x) = 0
ce qui est impossible. En conclusion arctan(x) n’est pas une combinaison
2
linéaire des fonctions ex , e−x et sin(x).
Exercice 11.
1. Soient α, β ∈ R tels que α sin(x) + β cos(x) = 0. Pour x = 0 on trouve
que β = 0 et donc α sin(x) = 0, alors α = 0. Par suite sin(x) et cos(x) sont
linéairement indépendants.
2. Soient α, β, γ ∈ R tels que αx + βex + γ sin(x) = 0. Pour x = 0 on trouve
que β = 0 et donc αx + γ sin(x) = 0. pour x = π on trouve α = 0 et donc γ = 0.
Par suite x, ex et sin(x) sont linéairement indépendants.
3. Soient α, β, γ ∈ R tels que α sin(x) + β cos(x) + γ sin(2x) = 0. Pour x = 0 on
π
trouve que β = 0 et donc α sin(x) + γ sin(2x) = 0. Pour x = 2 on trouve que
α = 0 et donc γ = 0. Par suite sin(x), cos(x) et sin(2x) sont linéairement
indépendants.
4. On raisonne par récurrence. Il est clair que si α, a ∈ R tels que αeax = 0
alors α = 0. Supposons que toute sous-famille de A de cardinal n est libre.
Soient a1 < a2 < ⋯ < an+1 des rélles quelconques et supposons que α1 ea1 x +
⋯ + αn+1 ean+1 x = 0 où α1 , a2 , . . . , αn+1 ∈ R. On a alors ean+1 x (α1 e(a1 −an+1 )x + ⋯ +
αn e(an −an+1 )x +αn+1 ) = 0, donc α1 e(a1 −an+1 )x +⋯+αn e(an −an+1 )x +αn+1 = 0. On fait
tendre x vers +∞ on remarquons que lim e(a1 −an+1 )x = ⋯ = lim e(a1 −an+1 )x =
x→+∞ x→+∞
0, on obtient αn+1 = 0 et Donc α1 ea1 x + ⋯ + αn ean x = 0. L’hypothèse de récur-
rence montre alors que α1 = ⋯ = αn = 0. Par suite ea1 x , . . . , ean+1 x sont
linéairement indépendants. La propriété est vraie pour n + 1 et donc vraie
pour tout n. On a montré que toute sous-famille finie de A est libre, donc A
est une famille libre.
5. On raisonne par récurrence. Il est clair que si α, a ∈ R tels que α∣x − a∣ = 0
alors α = 0. Supposons que toute sous-famille de B de cardinal n est li-
bre. Soient a1 < a2 < ⋯ < an+1 des rélles quelconques et supposons que
α1 ∣x−a1 ∣+⋯+αn+1 ∣x−an+1 ∣ = 0 où α1 , a2 , . . . , αn+1 ∈ R. On pose ǫ = an+1 −an
2 > 0.
On a
∣x−an+1 ∣ < ǫ Ô⇒ an+1 −ǫ < x Ô⇒ an+1 +an
2 < x, comme an < an+1 +an
2 , alors an < x
et donc a1 < a2 < ⋯ < an < x, par suite ∣x − a1 ∣ = x − a1 , . . . , ∣x − an ∣ = x − an .
Par conséquent, dans l’intervalle ouvert I =]an+1 − ǫ, an+1 + ǫ[ de centre an+1 ,
la fonction x z→ α1 ∣x − a1 ∣ + ⋯ + αn ∣x − an ∣ est une fonction affine elle donc
dérivable en an+1 . Or α1 ∣x − a1 ∣ + ⋯ + αn ∣x − an ∣ = −αn+1 ∣x − an+1 ∣, donc la
fonction x z→ −αn+1 ∣x − an+1 ∣ est dérivable en an+1 et ceci n’est possible que
si αn+1 = 0 car la fonction x z→ ∣x − an+1 ∣ n’est pas dérivable en an+1 . En
conclusion, α1 ∣x − a1 ∣ + ⋯ + αn ∣x − an ∣ = 0. L’hypothèse de récurrence montre
alors que α1 = ⋯ = αn = 0. Par suite ∣x − a1 ∣, . . . , ∣x − an+1 ∣ sont linéairement
indépendants. La propriété est vraie pour n + 1 et donc vraie pour tout n. On
a montré que toute sous-famille finie de B est libre, donc B est une famille
libre.
Exercice 12.
1. On a 0 + 0 + 0 = 0, donc (0, 0, 0) ∈ E, alors E ≠ ∅.
Soient a ∈ R et (x, y, z), (e, f, t) ∈ E. On a a(x, y, z) + (e, f, t) = (ax + e, ay +
f, az+t) et ax+e+ay + f +az+t = ax+e+ay +f +az+t = a(x+y +z)+(e+f +t) =
0 + 0. Donc a(x, y, z) + (e, f, t) ∈ E. Par suite, E est un R-sev de C3 .
2. On a i ∈ C et (i, i, 0) ∈ E. Mais i(i, i, 0) = (−1, −1, 0) ∈/ E. Donc E n’est pas
un C-sev de C3 .
3. Soit (x, y, z) ∈ C3 . Posons x = a + ib, y = c + id et z = e + if . on a
(x, y, z) ∈ E ⇐⇒ x + y + z = 0
⇐⇒ a + ib + c − id + e + if = 0
⇐⇒ a + c + e + i(b − d + f ) = 0
⇐⇒ a + c + e = 0 et b − d + f = 0
⇐⇒ a = −c − e et b = d − f
Donc les vecteurs (−1, 1, 0), (−1, 0, 1), (i, i, 0), (−i, i, 0) sont linéairement in-
dépendentes, par suite, forment une base de E et donc dim(E) = 4.
4. Posons B = ((−1, 1, 0), (−1, 0, 1), (i, i, 0), (−i, i, 0)). Posons x = a + ib, y =
c + id et z = e + if où (x, y, z) ∈ E. On a
Remarque.
⎧
⎪
⎪ a + c + e = 0
Une résolution par la méthode de Gauss du système ⎨
⎪
⎪
⎩ b − d + f = 0
donne directement une base de E.
Exercice 13.
1. Supposons que vm ∈ F = sev⟨Lm ∪H⟩ alors ∃u ∈ H alors ∃α1 , . . . , αs , β1 , . . . , βm−1 ∈
K et ∃w1 , . . . , ws ∈ H tels que vm = β1 v1 + ⋯ + βm−1 vm−1 + α1 w1 + ⋯ + αs ws . Les
scalaires α1 , . . . , αs ne sont pas tous nuls car dans le cas contraire L serait
liée. On sait alors que les deux familles L ∪ (H ∖ {u}) et Lm ∪ H engendrent
le même sous-espace vectoriel, c’est-à-dire, F = sev⟨L ∪ (H ∖ {u})⟩.
2. Il suffit d’appliquer le résultat de 1. à la famille libre R = {v}.
3. Soit v ∈ S. On a E = sev⟨G⟩ et v ≠ {0} alors ∃u ∈ G tel que E =
sev⟨{v} ∪ (G ∖ {u})⟩.
Posons G1 = G ∖ {u} et soit w ∈ L ∖ {v}. On a {v, w} est libre et w ∈
sev⟨{v} ∪ (G ∖ {u})⟩, alors ∃z ∈ G1 tel que E = sev⟨{v, w} ∪ (G1 ∖ {z})⟩.
On répète ce procédé jusqu’à obtenir E = sev⟨S ∪ Gm ⟩. Or Gm = ∅, donc
E = sev⟨S⟩.
4. Raisonnons par l’absurde. Supposons que m > n et que D est libre. Soit
S une partie de D telle que card(S) = n. alors d’après la question 3. On
a E = sev⟨S⟩. Puisuqe m > n, alors ∈ D ∖ S ≠ ∅. Soit v ∈ D ∖ S, alors
v ∈ E = sev⟨S⟩ et comme v /∈ S, alors S ∪ {v} est liée. Or S ∪ {v} ⊆ D, donc
D est aussi liée, absurde.
Exercice 14.
1) On a
u = (x, y, z) ∈ F ⇐⇒ x − y = 0 et 2x + z = 0
⇐⇒ y = x et z = −2x
⇐⇒ u = (x, x, −2x) = x(1, 1, −2)
Posons v = (1, 1, −2). Alors F = sev⟨v⟩, comme v ≠ (0, 0, 0), alors {v} est une
base de F .
2)On a Soit P ∈ R3 [X], alors P (X) = aX 2 + bX + c.
On a
P ∈ G ⇐⇒ P (X − 1) = P (X 2 )
⇐⇒ a(X − 1)2 + b(X − 1) + c = aX 4 + bX 2 + c
⇐⇒ a = b = 0
⇐⇒ P = c
v0 = 1, v1 = v2 = 0
w1 = 1, w0 = w2 = 0
t2 = 1, t0 = t1 = 0
Exercice 16.
1. Soit (x, y, z, t) ∈ F ⋂ G. Alors ∃a ∈ R tel que x = 2a, y = −a, z = 0 et t = a.
Comme (x, y, z, t) ∈ F , on a 2a − a + 0 + a = 0, donc 2a = 0, alors a = 0, d’où
(x, y, z, t) = (0, 0, 0, 0). Par suite, F ⋂ G = {(0, 0, 0, 0)} et sonc F et G sont
en somme directe.
2. on a
(x − 2a, y + a, z, t − a) ∈ F ⇐⇒ x − 2a + y + a + z + t − a = 0
1
⇐⇒ a = (x + y + z + t)
2
Exercice 17.
1. Il est clair que l’application nulle appartient à F et donc F ≠ ∅.
Exercice 18.
1. Supposons que u ∈ sev⟨S ∖ {u}⟩. On a évidemment sev⟨S ∖ {u}⟩ ⊆ sev⟨S⟩
puisque S ∖ {u} ⊆ S. Inversement, On a S ∖ {u} ⊆ sev⟨S ∖ {u}⟩ et u ∈
sev⟨S ∖{u}⟩, donc (S ∖{u})∪{u} ⊆ sev⟨S ∖{u}⟩, c’est-à-dire, S ⊆ sev⟨S ∖{u}⟩
et donc sev⟨S⟩ ⊆ sev⟨S ∖ {u}⟩. Par conséquent sev⟨S⟩ = sev⟨S ∖ {u}⟩.
Réciproquement, Supposons que sev⟨S⟩ = sev⟨S ∖ {u}⟩. Puisque u ∈ sev⟨S⟩,
alors u ∈ sev⟨S ∖ {u}⟩.
2. Raisonnons par contraposée. Supposons que u ∈ sev⟨S∖{u}⟩. Alors ∃u1 , . . . , un ∈
S ∖ {u} et ∃α1 , . . . , αn ∈ K tels que u = α1 u1 + ⋯ + αn un , donc {u, u1 , . . . , un }
est une partie de S qui est liée, D’où S elle aussi est liée.
Réciproquement, supposons que S est liée. Alors il existe une partie finie
A = {u1, . . . , un } de S qui est liée. Donc u ∈ A car sinon on aurait A ⊆ S ∖{u}
et S ∖ {u} serait liée. Supposons par exemple que u1 = u. Puisque A est liée,
il existe α1 , . . . , αn ∈ K non tous nuls tels que α1 u + α2 u2 + ⋯ + αn un = 0. On
ne peut pas avoir α1 = 0 car dans ce cas on aurait α2 u2 + ⋯ + αn un = 0 et donc
α2 , . . . , αn seront tous nuls puisque {u2 , . . . , un } ⊆ S ∖ {u} qui est libre. et les
scalaires α1 , . . . , αn serons alors tous nuls, et ceci contredit l’hypothèse faite
sur α1 , . . . , αn . Ceci montre alors que α1 ≠ 0 et donc u = − αα21 u2 − ⋯ − αn
α1 un ∈
sev⟨S ∖ {u}⟩.
Exercice 19.
1. Si A est libre, alors d’après l’exercice18 on a u ∈/ sev⟨A/{u}⟩ pour tout
u ∈ A. Réciproquement, raisonnons par contraposée. Supposons que ∃u ∈ A
tel que u ∈ sev⟨A/{u}⟩. Alors ∃u1 , . . . , un ∈ A tel que {u, u1 , . . . , un } est liée.
Donc la famille A est certainement liée puisque elle contient une famille liée.
2. Ce n’est que la contraposée de 1..
Exercice 20.
1. On a S ⊆ sev⟨A⟩ car les vecteurs de S sont tous des combinaisons linéaires
des vecteurs de A. Donc sev⟨S⟩ ⊆ sev⟨A⟩. Inversement, On a
1 α2 αn
v1 = u − v2 − ⋯ − vn ,
α1 α1 α1
On H est une famille échelonnée qui ne cotient pas 0, donc H est libre. On
a de plus card(H) = m et dim(E) = m, donc card(H) = dim(E). Donc H
est une famille libre telle que card(H) = dim(E), alors H est une base de E.
Posons L = H ∖ TA⋆ . On a alors E = sev⟨TA⋆ ⟩ ⊕ sev⟨L⟩ et puisque sev⟨TA⋆ ⟩ =
sev⟨A⟩, alors sev⟨L⟩ est un supplémentaire de sev⟨A⟩.
(d) Si A est libre on fait comme dans la question (c). On a E = sev⟨A⟩ ⊕
sev⟨L⟩, comme A est une base de sev⟨A⟩ et L est une base de sev⟨L⟩, alors
A ∩ L est une base de E. Par suite, la famille L complète A en une base de
E.
(e) et (f ) On commence par construire TA⋆ et TC⋆ , puis on considère la famille
D = (TA⋆ ∣TC⋆ ). On cherche TD et on voit s’il contient 0 ou non et si card(TD ) =
dim(E) ou non. Plus précisement, on a les équivalences suivantes :
Exercice 21.
1. On a
u ∈ sev⟨A⟩ ⇐⇒ ∃x1 , . . . , xn ∈ K ∶ x1 u1 + ⋯ + xn un = u
⇐⇒ ∃x1 , . . . , xn ∈ K ∶ x1 u1B + ⋯ + xn unB = uB
⇐⇒ (A∣u) est compatible
2. On a
6.
(i) Soit (S) le système d’équations linéaires dont les équations sont les con-
ditions de compatibilités du système échelonnée (T ) et dont les inconnues
sont m1 , . . . , mn . On a alors
v ∈ F ⇐⇒ vB ∈ S
⇐⇒ vB = mi1 w1B + ⋯ + mid wdB
⇐⇒ v = mi1 w1 + ⋯ + mid wd
Exercice 22.
1. On pose B1 = (u1 , . . . , un ), B2 = (v1 , . . . , vm ). Alors D = (u1 , . . . , un , v1 , . . . , vm ).
Puisque B1 ∪ B2 engendre F1 + F2 alors il en est de même de D.
2. Supposons que F1 et F2 sont en somme directe.
Soient α1 , . . . , αn , β1 , . . . , βm ∈ K tels que
α1 u1 + ⋯ + αn un + β1 v1 + ⋯ + βm um = 0.
On a α1 u1 + ⋯ + αn un ∈ F1 et β1 v1 + ⋯ + βm um ∈ F2 , donc nécessairement
α1 u1 + ⋯ + αn un = 0 et β1 v1 + ⋯ + βm um = 0. Comme B1 et B2 sont libres, on
a α1 = ⋯ = αn = β1 = ⋯ = βm = 0. Par suite D est une famille libre.
Réciproquement, Supposons que D est une famille libre. Soit u ∈ F1 et v ∈ F2
tels que u + v = 0. Puisque B1 est une base de F1 et B2 est une base de F2 , il
existe α1 , . . . , αn , β1 , . . . , βm ∈ K tels que u = α1 u1 + ⋯ + αn un et v = β1 v1 + ⋯ +
βm um . l’égalité u+v = 0 entraine alors que α1 u1 +⋯+αn un +β1 v1 +⋯+βm um = 0.
Comme D est libre, on a α1 = ⋯ = αn = β1 = ⋯ = βm = 0 et donc u = 0 et
v = 0. Par suite F1 et F2 sont en somme directe.
3. Puisque F1 + F2 = sev⟨D⟩, alors E = F1 + F2 si et seulement si D est une
famille génératrice de E.
On sait que E = F1 ⊕ F2 si et seulement si E = F1 + F2 et F1 et F2 sont
en somme directe. Par suite, E = F1 ⊕ F2 si et seulement si D et libre et
engendre E, c’est-à-dire, une base de E.
4. Si on remplace D par la famille B1 ∪ B2 , les résultats 2. et 3. ne restent
pas valables en général. Pour s’en convaincre” il suffit de considerer une
base (u, v, w) une base du R-ev R3 , B1 = (u, v) et B2 = (v, w). Il est clair que
F1 = sev⟨B1 ⟩ et F2 = sev⟨B2 ⟩ ne sont pas en somme directe puisque v ∈ F1 ∩F2
et v ≠ 0. Pourtant B1 ∪B2 = {u, v, w} est une famille libre. De la même façon,
on a B1 ∪B2 est une base de R3 sans que ce dernier ne soit une somme directe
de F1 et F2 .
et
E = F1 ⊕ F2 Ô⇒ B1 ∪ B2 est une base de E
Exercice 23.
1) On a
1 1 1 1 L3 − L1 → L3 1 1 1 1 1 1 1 1
1 −1 1 −1 ÐÐÐÐÐÐ→ 0 −2 0 −2 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 −2 0 −2
L2 − L1 → L2 2L3 − L2 → L3
1 0 1 1 0 −1 0 0 0 0 0 2
On a alors rg(A) = 3.
2) On a
1 1 0 1 1 1 0 1 1 1 0 1
L3 −2 L1 → L3 L4 + L2 → L4
1 −1 1 0 0 −2 1 −1 0 −2 1 −1
ÐÐÐÐÐÐÐ→ ÐÐÐÐÐÐ→
L2 − L1 → L2 L3 − L2 → L3
2 0 1 1 0 −2 1 −1 0 0 0 0
0 2 −1 1 0 2 −1 1 0 0 0 0
On a alors rg(B) = 2.
Exercice 24.
1)) A1 n’est pas libre car card(A1 ) = 3 > dim(R2 ).
On a rg(A1 ) = 2 = dim(R2 ), donc A1 est une famille génératrice de R2 .
2) On a card(A2 ) = 1 < dim(R2 ) donc A2 n’est pas une famille génératrice de
R2 .
A2 contient un seul vecteur et ce dernier est non nul, donc A1 est libre.
3) A3 est liée car elle contient le vecteur nul.
On a rg(A3 ) = 1 < dim(R2 ), donc A3 n’est pas une famille génératrice de R2 .
4) On a rg(A4 ) = card(A4 ) = 2 = dim(R2 ), donc A4 est une base de R2 .
On a
eA = (x, y, z) ⇐⇒ xu + yv + zw = e
⇐⇒ (2x + y − 2z, x + 3y + z, x + y + 3z) = (1, 1, 1)
⎧
⎪
⎪
⎪ 2x + y − 2z = 1
⎪
⎪
⇐⇒ ⎨ x + 3y + z = 1
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ x + y + 3z = 1
On trouve x = 95 , y = z = 91 . Par suite, eA = ( 59 , 19 , 91 ).
SA = (x, y, z) ⇐⇒ xP + yQ + zR = S
⇐⇒ xPC + yQC + zRC = SC
⇐⇒ (x, x − z, y + z) = (c, b, a)
⎧
⎪
⎪
⎪ x = c
⎪
⎪
⇐⇒ ⎨ x − z = b
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ y + z = a
⎧
⎪
⎪
⎪
⎪
x =c
⎪
⇐⇒ ⎨ z = c−b
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ y =a−c+b
Donc SA = (c, c − b, a − c + b).
Exercice 28.
1. Soit u = (a, b, c) ∈ C3 et soient x, y, z ∈ C. Ecrivons xu1 + yu2 + zu3 = u.
Si on traduit cette égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le système
linéaire suivant
⎧
⎪
⎪
⎪ x −y +iz = a
⎪
⎪
(S) ⎨ −x +iy +z = b
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ ix +y −z = b
Dire que (u1 , u2 , u3 ) est une base du C-ev C3 c’est équivalent à dire que (S)
est admet une seule solution quelque soit les valeurs de a, b et c.
Notons (S) est un système d’équations linéaires avec paramètres, et ces
paramètres sont a, b et c.
Considérons le tableu complet de (S) et appliquons la méthode de Gauss:
1 −1 i a L2 + L1 → L2 1 −1 i a
b ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 i − 1 1 + i a + b ÐÐÐÐÐÐ→
iL3 +,L1 → L3 L3 − L2 → L3
−1 i 1
i 1 −1 c 0 i−1 0 ic + a
1 −1 i a
0 i−1 1+i a+b
0 0 1 + i ic + b + 2a
Le tableau échelonné précédent montre bien que (S) admet une seule solu-
tion. En conclusion B = (u1 , u2 , u3 ) est une base du C-ev C3 .
2. Si on a = i, b = 2 + 3i, c = 1 − i dans le système (S) on trouve que
ic+b+2a
z= 1+i = 6i+3
1+i ,
a+b+(1+i)z
y= i−1 = 2i+1
1−i ,
x= a + y − iz = 15i−4
2 .
En conclusion, uB = ( 15i−4
2 , 1−i , 1+i ).
2i+1 6i+3
Exercice 29.
1. Soit P ∈ F , alors ∃a, b, c ∈ R ∶ P = (αX 2 + βX + γ)(aX 2 + bX + c), donc
deg(P ) ≤ 4, c’est-à-dire, P ∈ E. Par suite F ⊆ E.
On a (αX 2 + βX + γ)(0X 2 + 0X + 0) = 0 ∈ F , donc F est non vide.
Soit λ ∈ R et soient P (X) = (αX 2 + βX + γ)(aX 2 + bX + c) ∈ F et Q(X) =
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 1 2 1⎠ ⎝0 0 0 4 0 ⎠
⎛1 −2 1 0 0 ⎞ ⎛1 −2 1 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 0 ⎟ ⎜0 1 −2 1 0 ⎟ 1
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ 4 L5 → L5
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 1 −2 1 ⎟ L6 − 2L5 → L6 ⎜0 0 1 −2 1 ⎟ 41 L6 → L6
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐ→
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 0 12 −8⎟ ⎜0 0 0 12 −8⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 0 0 4 ⎟ ⎜0 0 0 0 4 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 0 0 8 ⎠ ⎝0 0 0 0 0 ⎠
⎛1 −2 1 0 0 ⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 0 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0 0 1 −2 1 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0 0 0 3 −2⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0 0 0 0 1 ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 0 0 ⎠
Posons w1 = P1 , w2 = P2 , w3 = P3 , w4 = 3X 3 −2X 4 , w5 = X 4 , alors (w1 , w2 , w3 , w4 , w5 )
est une base de H + G.
(iii) Dans la question (ii) nous avons considéré une base B1 de H et une
base B2 de G et leur juxtaposition D = (B1 ∣B2 ). Puis on a appliqué la méth-
ode de Gauss à la matrice L(D) pour obtenir une matrice échelonnée L(T ).
Par suite on peut trouver une base de H ∩ G en utilisant des relations de
dépendances entre les vecteurs de D obtenues à partir des lignes nulles de
L(T ). Dans notre cas il y a une seule ligne nulle. Pour cela notons Wi
(j)
le vecteur tel que (WiB ) est la ième ligne da la j ème matrice obtenue dans
(j)
On a
(6)
W6 =0
(5) (5)
W6 − 2W5 =0
(3W6 − W4 ) − 2(3W5 − 2W4 ) = 0
(4) (4) (4) (4)
Exercice 30.
1. Le raisonnement est analogue à celui de la question 1. de l’exercice29
2. Par un raisonnement analogue à la question 2. de l’exercice29, on trouve
:
Si (α, β, γ) = (0, 0, 0) alors F = {0}.
Si (α, β, γ) ≠ (0, 0, 0) alors dim(F ) = 2 et si on pose P = αX 3 + βX 2 + γX et
Q = αX 2 + βX + γ, alors (P, Q) est une base de F .
3.
(i) Par un raisonnement analogue à la question 2. de l’exercice29, on trouve
:
B1 = (P1 , P2 ) est une base de H où P1 = X(X − 1)2 = X 3 − 2X 2 + X et
P2 = (X − 1)2 = X 2 − 2X + 1.
B1 = (Q1 , Q2 ) est une base de G où Q1 = X(X + 1)2 = X 3 + 2X 2 + X et
Q2 = (X + 1)2 = X 2 + 2X + 1.
(ii) On considère les bases B1 et B2 et on applique la méthode de Gauss à
L(B1 ∣B2 )
⎛1 −2 1 0⎞ ⎛1 −2 1 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ L4 − L2 → L4
⎜0 1 −2 1⎟ L3 − L1 → L3 ⎜0 1 −2 1⎟
⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟Ð
⎟ ÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→
L3 − 4L2 → L3
⎜
⎜1 2 1 0⎟ ⎜0 4 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 1 2 1⎠ ⎝0 1 2 1 ⎠
⎛1 −2 1 0 ⎞ ⎛1 −2 1 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 −2 1 ⎟ 2L4 − L3 → L4 ⎜0 1 −2 1 ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 8 −4⎟ ⎜0 0 8 −4⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 4 0 ⎠ ⎝0 0 0 4 ⎠
On a alors rg(B1 ∣B2 ) = 4 = card(B1 ∣B2 ) = dim(E), alors (B1 ∣B2 ) est une base
de E et donc E = H ⊕ G.
Exercice 31.
1. On a
P1 = X 2 , donc P1C = (0, 0, 1).
P2 = (X − 1)2 = X 2 − 2X + 1, donc P2C = (1, −2, 1).
P3 (X) = (X + 1)2 = X 2 + 2X + 1, donc P3C = (1, 2, 1).
2. Considérons la matrice L(P1 , P2 )
⎛0 0 1⎞
⎝1 −2 1⎠
Donc (x, y, z) sont les solutions du système dont la matrice complète est
0 1 1 a
0 −2 2 b
1 1 1 c
On a
0 1 1 −3 1 0 0 4 −6 2
0 0 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 −2 2
2L1 + L2 → L1
0 −2 2 0 0
1 1 1 0 3 1 1 1 0 3
−3 −3
En résolvant le premier système, nous obtenons z = 2 ,y =z= 2 ,x = −y −z =
3, donc QB = (3, −3
2 , 2 ).
−3
Exercice 32.
1. Considérons le tableau complét du système (S) et appliquons la méthode
1 −1 1 2 0 1 −1 1 2 0
de Gauss (S) ≡ Ð→ (T ) ≡
2 1 3 −1 0 0 3 1 0 0
Les inconnues x, y sont principales et z, t sont secondaires. On a de plus
y= −1
3 z = (−3)−1 z = 3z et x = y − z − 2t = 2z − 2t.
Donc
F = {v ∈ E/vB = (2z − 2t, 3z, z, t), z, t ∈ K}.
Exercice 35.
1. On a
Exercice 36.
1. Soient p1 , . . . , pn une famille d’éléménts de P et soient s1 , . . . , sn ∈ Z et
t1 , . . . , tn ∈ N⋆ . Supposons que s1
t1 ln(p1 ) + ⋯ + stnn ln(pn ) = 0. Alors
n
s1 sn
∏ tj ( ln(p1 ) + ⋯ + ln(pn )) = 0,
j=1 t1 tn
donc
q1 ln(p1 ) + ⋯ + qn ln(pn ) = 0
où qi = si ∏ tj . Alors
j≠i
ln(pq11 × ⋯ × pqnn ) = 0,
Alors on a
∏ pi i = ∏ pj .
q j−q
i∈I j∈J
i∈I j∈J
admettra deux décompositions en nombres premiers. Donc On a I = ∅ ou
J = ∅.
n
Si J = ∅ alors = ∏ pqi i = 1, donc qi = 0 pour tout i ∈ {1, . . . , n}, alors ni = 0
i=1
pour tout i ∈ {1, . . . , n}.
n
Si I = ∅ alors = ∏ pj = 1, donc −qj = 0 pour tout j ∈ {1, . . . , n}, alors nj = 0
−qj
j=1
pour tout j ∈ {1, . . . , n}.
En conclusion les vecteurs ln(p1 ), . . . , ln(pn ) sont linéairement indépendants
sur Q. On a montré alors que toute sous-famille finie de P est libre, donc P
est une famille libre du Q-ev R.
2. La famille P est une famille libre infinie, donc R est un Q-ev de dimension
infinie.
Exercice 37.
1. ⇒ 2. Par définition La somme F1 + ⋯ + Fn est directe si tout élément u de
F1 + ⋯ + Fn s’écrit d’une manière unique sous la forme
u = u1 + ⋯ + un
avec u1 ∈ F1 , . . . , un ∈ Fn .
Soit u ∈ (F1 + ⋯ + Fp−1 ) ⋂ Fp avec p ∈ {2, . . . , n}. Alors u = u1 + ⋯ + up−1 +
0 + ⋯ + 0 = 0 + ⋯ + 0 + u + 0⋯ + 0, avec (u1 , . . . , up−1 , 0, . . . , 0) ∈ F1 × ⋯ × Fn et
(0, . . . , 0, up , 0, . . . , 0) ∈ F1 × ⋯ × Fn avec up = u. Or u s’écrit d’une manière
unique comme somme d’éléments de F1 , . . . , Fn , donc u = 0.
2. ⇒ 3. Soient u1 ∈ F1 , . . . , ∀un ∈ Fn et supposons que u1 + ⋯ + un = 0. Alors
F1 +⋯+Fn−1 ∋ u1 +⋯+un−1 = −un ∈ Fn , donc un ∈ (F1 +⋯+Fn−1 ) ⋂ Fn , par suite
un = 0. On a alors u1 + ⋯ + un−1 = 0 et donc le même raisonnement montre
que un−1 = 0. Ainsi de suite on montre que ui = 0 pour tout i ∈ {1, . . . , n}.
3. ⇒ 1. Soit u ∈ F1 + ⋯ + Fn et supposons que u = u1 + ⋯ + un et u = v1 + ⋯ + vn
avec u1 , v1 ∈ F1 , . . . , un , vn ∈ Fn . On a alors (u1 − v1 ) + ⋯ + (un − vn ) = 0, et
Exercice 38.
1. F est non vide car 0 ∈ F . Soient α ∈ C, P, Q ∈ C[X]. On a (αP + Q)(0) =
αP (0) + Q(0) = 0, (αP + Q)′ (0) = αP ′ (0) + Q′ (0) = 0v et (αP + Q)′ (1) =
αP ′ (1) + Q′ (1) = 0. Donc αP + Q ∈ F . alors F est un C-sev de C4 [X].
Cherchons une base de F .
1ère méthode ∶
Soit P ∈ F d’après la formule de Taylor on a
3
S = {(0, 0, − a3 − 2a4 , a3 , a4 )/a3 , a4 ∈ C}.
2
⎛1 0 0 0 0⎞ ⎛1 0 0 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 0 0 0⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ 3L +L → L ⎜0 1 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟ 4 5 4 ⎜ ⎟
On a L(D) = ⎜1 1 1 0 0⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜1 1 1 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 −2 0 1 ⎟ ⎜0 0 −6 4 0 ⎟
⎝0 0 0 4 −3⎠ ⎝0 0 0 4 −3⎠
On a clairement rg(D) = card(D) = dim(C4 [X]) = 5, alors C4 [X] = F ⊕ G.
Exercice 39.
1. Il suffit d’échelonner L(A) par des opérations de lignes. On a
⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 1 2 −1 2 ⎟ L2 − L1 → L2 ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟ L −3 L → L ⎜ ⎟ LL3−2
⎜ ⎟ 3 3 ⎜ ⎟ 4 L2 → L4
− L2 → L3
⎜ 3 4 1 8 ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→
1
⎜ ⎟ L4 −3 L1 → L4 ⎜ ⎟ L5 +2 L2 → L5
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 3 5 −1 7 ⎟ L5 − L1 → L5 ⎜ 0 2 −4 −2 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 1 −1 2 −2 ⎠ ⎝ 0 −2 1 −5 ⎠
⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ L ↔ L ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟ 5 3 ⎜ ⎟
⎜ 0 0 0 0 ⎟ ÐÐÐÐ→ ⎜ 0 0 −3 −7 ⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 0 0 0 ⎟ ⎜ 0 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 −3 −7 ⎠ ⎝ 0 0 0 0 ⎠
Posons alors v1 = (1, 1, 1, 3), v2 = (0, 1, −2, −1), v3 = (0, 0, −3, −7). Alors (v1 , v2 , v3 )
est une base du sev⟨S⟩.
2. Si on suit le chemin inverse du chemin que nous avons emprunté pour
échelonner la matrice L(A), on trouve que l’antécédent de v1 est w1 , celui
de v2 est w2 et celui de v3 est w5 . Donc B = (w1 , w2 , w5 ) est une base du
sev⟨S⟩, extraite de S.
3. Cherchons une base de G.
On a :
⎛ 2 1 7 ⎞
4 ⎛ 2 1 4 7 ⎞
⎜ ⎟ L2 − L1 → L2 ⎜ ⎟ L3 − L2 → L3
⎜ 2 2 0 2 ⎟ ⎜ 0 1 −4 −5 ⎟
L(C) = ⎜ ⎟Ð
⎟ 2LÐ4ÐÐÐÐÐ → ⎜ ⎟Ð
⎟ ÐÐÐÐÐÐ→
2L3 −3 L1 → L3 L4 −3 L2 → L4
⎜ ⎜
⎜ 3 2 2 3 ⎟ ⎜ 0 1 −8 −15 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
−3 L1 → L4
⎝ 3 3 −2 −2 ⎠ ⎝ 0 3 −16 −25 ⎠
⎛ 2 1 4 7 ⎞ ⎛ 2 1 4 7 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟.
⎟ ÐÐÐÐÐ→
L4 − L3 → L4
⎜ ⎜ ⎟
⎜ 0 0 −4 −10 ⎟ ⎜ 0 0 −4 −10 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 −4 −10 ⎠ ⎝ 0 0 0 0 ⎠
Posons f1 = (2, 1, 4, 7), f2 = (0, 1, −2, −1), f3 = (0, 0, 4, 10). Alors B ′ =
(f1 , f2 , f3 ) est une base de G.
On échelonne maintenant la juxtaposition des deux bases, c’est-dire (B∣B ′ ),
et ceci en utilisant des opérations sur les lignes :
⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞ ⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ −1 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 1 −2 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ L4 + L2 → L4 ⎜ ⎟
⎜ 0 0 3 7 ⎟ L4 −2 L1 → L4 ⎜ 0 0 3 7 ⎟ L5 − L2 → L5 ⎜ 7 ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ 0 0 3 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 2 1 4 7 ⎟ ⎜ 0 −1 2 1 ⎟ ⎜ 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 1 −2 −1 ⎟ ⎜ 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 0 0 ⎟
⎝ 0 0 4 10 ⎠ ⎝ 0 0 4 10 ⎠ ⎝ 0 0 4 10 ⎠
⎛ 1 1 1 3 ⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 1 −2 −1 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
ÐÐÐÐ→ ( ∗ ) ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜
L6 ↔ L4 3L4 −4 L3 → L4
⎜ 0 0 3 7 ⎟.
⎟
⎜ 0 0 0 2 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 0 0 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 0 0 ⎠
Donc les vecteurs (1, 1, 1, 3), (0, 1, −2, −1), (0, 0, 3, 7) et (0, 0, 0, 2) constituent
une base de F + G.
On a deux relations de dépendances : (f1 − 2v1 ) + v2 = 0 et donc f1 = 2v1 − v2
et f2 − v2 = 0 et donc f2 = v2 . Alors (f1 , f2 ) est une base de F ∩ G.
2. On a dim(F + G) = 4 = dim(R4 ). Donc F + G = R4 (car F + G est un sev
de R4 ).
3. F ∩ G ≠ {(0, 0, 0, 0)}, on n’a pas donc F ⊕ G = R4 .
Remarque.
1. Soient F = sev⟨A⟩ et G = sev⟨C⟩. Pour trouver une base de F + G Il
suffit de transformer la matrice L(A ∪ C) en une matrice échelonnée L(T )
en utilisant des opérations élémentaires sur les lignes.
2. Si A est une base de F et C est une base de G, alors dans ce cas on peut
considérer la famille D = (A∣C) pour trouver une base de F ∩ G.
Exercice 40. Raisonnons par l’absurde et supposons que K[X] est de dimen-
sion finie. Soit A = {P1 , . . . , Pn } une famille génératrice finie de K[X] et
considérons m = max{deg(P1 ), . . . , deg(Pn )}. Si
alors
et donc m + 1 ≤ m absurde.
Exercice 41.
1. On a:
⎛ 1 2 −1 ⎞ ⎛ 1 2 −1 ⎞
⎜ ⎟ L2 −2 L1 → L2 ⎜ ⎟
⎜ 2 4 −2 ⎟ ⎜ 0 0 0 ⎟
L(A) = ⎜ ⎟Ð
⎟ LÐÐÐÐÐÐ → ⎜ ⎟Ð
⎟ ÐÐÐ→
L3 −3 L1 → L3 L2 ↔ L4
⎜ ⎜
⎜ 3 1 2 ⎟ ⎜ 0 −5 5 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
4 − L1 → L4
⎝ 1 1 −1 ⎠ ⎝ 0 −1 0 ⎠
⎛ 1 2 −1 ⎞ ⎛ 1 2 −1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 −1 0 ⎟ L3 −5 L2 → L3 ⎜ 0 −1 0 ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 0 −5 5 ⎟ ⎜ 0 0 5 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 0 ⎠ ⎝ 0 0 0 ⎠
Donc rg(A) = 3.
On remarque que L(D) = L(A)T le transposée de L(A), alors rg(D) = rg(A) =
3.
2. On a rg(A) = dim(R3 ) donc A est une famille génératrice de R3 . A n’est
pas une famille libre car rg(A) ≠ card(A).
3. On a rg(D) = card(D), d’où D est une famille libre de R4 .
4. On considère la matrice échelonée ci-dessus, et on cherche l’antécédent de
la ligne nulle qui est évidemment la ligne 2. Si on enlève le vecteur v2 de la
famille A, obtient que {v1 , v3 , v4 } est une base de R4 extraite de A.
Exercice 42.
1. Soient α0 , . . . , αp ∈ K et supposons que α0 P0 + ⋯ + αn Pn = 0. Puisque les
polynômes P0 , . . . , Pn ont des degrés deux à deux distincts, alors deg(α0 P0 +
⋯+αn Pn ) = max{deg(α0 P0 ), . . . , deg(αn Pn )}. Donc max{deg(α0 P0 ), . . . , deg(αn Pn )} =
−∞. Or on sait aussi que si α ∈ K et P ∈ K[X], alors
⎧
⎪
⎪ deg(P ) si α ≠ 0
deg(αP ) = ⎨
⎪
⎪
⎩ −∞ si α = 0
5. Soit P ∈ Kn [X]. On a
Remarque.
1. Si K est un corps commutatif quelconque on définit (m )
n par la relation de
récurrence suivante :
m m m
( ) = 1, ( ) = 1, ( ) = m
0 m 1
et
m m−1 m−1
( )=( )+( )
n n n−1
dite formule de Pascal.
m m!
2. Si K est un corps de caractéristique 0, alors ( ) = . où on a
n n!(m − n)!
1
noté l’inverse z −1 de l’élément non nul z de K.
z
P (q)
3. Si K est un corps de caractéristique 0, alors P {q} = .
q!
√ √
Exercice 43. On a f1 (x) = 1+x 1−x =
√1+x car 1 + x ≥ 0 et 1 − x > 0. Donc
1−x
√ √
f1 (x) = √1+x√1+x = √1+x .
1−x 1+x 1−x2 √ √ √ √
De la même façon on a f2 (x) = 1−x
1+x = √1−x
1+x
= √1−x√1−x
1+x 1−x
= √1−x .
1−x2
Il est clair que f3 = 21 f1 + 21 f2 et donc rg{f1 , f2 , f3 , f4 } = rg{f1 , f2 , f4 }.
On a aussi f4 = 12 f1 − 21 f2 et donc rg{f1 , f2 , f4 } = rg{f1 , f2 }. Par suite, rg(A) =
rg{f1 , f2 }.
Soit a, b ∈ R tels que af1 + bf2 = 0. Alors pour tout x ∈] − 1, 1[ on a a √1+x
1−x2
+
b √1−x
1−x2
= 0. Donc pour tout x ∈] − 1, 1[ on a a(1 + x) + b(1 − x) = 0. Pour x = 0
1
on obtient a + b = 0 et pour x = 2 on obtient 3a + b = 0. en résolvant le système
à deux inconnues a + b = 0 et 3a + b = 0 on obtient a = b = 0. Donc {f1 , f2 } est
une famille libre. Par suite, rg{f1 , f2 } = 2 et donc rg(A) = 2.
Exercice 44.
1. On a P1,C = (0, 0, 1) et puisque P2 (X) = 1−2X +X 2 , alors P2,C = (1, −2, 1).
2. Considérons le tableau des coordonnées de P1 et P2
1 −2 1
.
0 0 1
1 −2 1
0 1 0 .
0 0 1
A + sev⟨Ð
→
u ⟩. On a alors A ∈ D.
Ð→
9. Vraie. Si A = B, on prend deux vecteurs Ð →
u et Ð→
v de E linéairement
indépendants et on considère le plan P = A + sev⟨Ð →
u ,Ð
→
v ⟩. On a bien A ∈ P.
Ð→ Ð → Ð→ Ð→
Si A ≠ B, alors AB ≠ 0 . on prend un vecteur u de E tel que AB et Ð
Ð
→ →
u sont
Ð→
linéairement indépendants et on considère le plan P = A + sev⟨Ð
→
u , AB⟩. On a
Ð→ Ð →
bien A ∈ P. On a aussi AB ∈ P , donc B ∈ P.
Ð→
10. Vraie. Soit A et B deux points distincts de D. Alors D = A + sev⟨AB⟩.
D’après la question 8., il existe un plan P qui contient A et B. D’après la
question 6., la droite D = (AB) ⊆ P.
11. Vraie. Soit B ∈ D et soit Ð →
u un vecteur directeur de D. On a A ∈/ D
Ð→ Ð → Ð→
donc BA ∈/ D = sev⟨Ð →
u ⟩, alors {Ð
→
u , BA} est libre. Soit P le plan P = B +
Ð→
sev⟨Ð
→u , BA⟩. On a A ∈ P et D ⊆ P.
Ð
→ Ð→
Soit Q un plan tel que A ∈ Q et D ⊆ Q. Alors A, B ∈ Q et Ð →
u ∈ Q. Alors BA ∈
Ð
→ Ð→
Q et on a B + sev⟨Ð →
u , BA⟩ ⊆ Q. Donc P ⊆ Q et puisque dim(Q) = dim(P),
alors Q = P. Par suite P est l’unique plan contenant A et D.
12. Vraie. Soient A, B et C trois points alignés de E. Soit D une droite qui
contient les point A, B et C. Soit P un plan contenant D. Alors A, B, C ∈ P.
13. Vraie. Si A ∈ D alors la réponse est la même que celle de la question 10..
Si A ∈/ D alors la réponse est la même que celle de la question 11..
14. Vraie si la direction de E et celle de F sont définis sur le même corps.
Ð
→ Ð
→ Ð→ Ð →
Soit E la direction de E et F celle de F . On sait que L = E × F est un
Ð→
espace vectoriel. Posons H = E × F et notons ∗ la loi externe sur E , ∆ celle
Ð
→
sur F et + celle sur L. On définit la loi externe + ∶ H × L Ð→ H en posant
(A, B) + (Ð
→
u ,Ð
→
v ) = (A ∗ Ð
→
u , B∆Ð
→
v ).
(A, B) + ((Ð
→
u ,Ð
→ →, Ð
v ) + (Ð
w
→
f )) = (A, B) + (Ð
→
u ∗Ð→, Ð
w → Ð
→
v ∆f )
Ð→
= (A ∗ (Ð
→
u ∗Ð→), B∆(Ð
w →
v ∆ f ))
Ð→
= ((A ∗ Ð
→
u)∗Ð →, (B∆Ð
w →
v )∆ f )
= (A ∗ Ð
→
u , B∆Ð
→ →, Ð
v ) + (Ð
w
→
f)
= ((A, B) + (Ð
→
u ,Ð
→ →, Ð
v )) + (Ð
w
→
f)
Exercice 2.
ÐÐ→ ÐÐ→
1. Il est clair que {AM /M ∈ F } ⊆ {MN /M, N ∈ F } puisque A ∈∈ F . Soient
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
M, N ∈ F . On a MN = −AM + AN ∈ {AM/M ∈ F }, donc {MN /M, N ∈ F } ⊆
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
{AM/M ∈ F }. Par suite, {AM /M ∈ F } = {MN /M, N ∈ F }.
ÐÐ→ Ð→
2. On a par définition l’implication M ∈ F Ô⇒ AM ∈ F .
ÐÐ→ Ð → Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð →
Soit M ∈ E tel que AM ∈ F . On a F = {AN/N ∈ F }. Comme AM ∈ F alors
ÐÐ→ ÐÐ→
il existe N ∈ F tel que AM = AN. Alors M = N et donc N ∈ F }.
Ð
→ Ð →
3. Supposons que F est un sous espace affine de E et prenant G = F la
ÐÐ→ Ð →
direction de F . On a F = {M ∈ E/AM ∈ F }. On a donc M ∈ F Ô⇒ M =
ÐÐ→ Ð
→ Ð
→ Ð
→
M + AM ∈ A + F , par suite, F ⊆ A + F . Soit M = A + Ð →
u ave Ð→u ∈ F . Il
ÐÐ→ ÐÐ→
existe N ∈ F tel que Ð→
u = AN . Puisque N = A + AN , alors M = N ∈ F . Donc
Ð
→ Ð
→
A + F ⊆ F et par suite F = A + F .
Ð→ Ð
→ Ð→
Réciproquement, supposons que F = A + G où G est un sev de E . Soit H =
ÐÐ→ Ð→ Ð
→
{MN /M, N ∈ F }. Montrons que H = G . Soit Ð →
u ∈ G , . On a A + Ð
→
u = B ∈ F,
Ð
→ Ð→ Ð
→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
donc u = AB ∈ H. Alors G ⊆ H. Soit M, N ∈ F . On a MN = −AM + AN .
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð →
De plus on a A + AN = N ∈ G, donc A + AN ∈ A + G , alors AN ∈ G . De
ÐÐ→ Ð → ÐÐ→ Ð → Ð→
la même façon on a AM ∈ G et donc MN ∈ G . Par suite H ⊆ G et donc
Ð
→ Ð
→
H = G . En conclusion, H est un sev de E et donc F est un sous-espace
Ð
→
affine de E de direction H = G .
Ð→
4. Si F est un sous-espace affine de E alors l’ensemble G est par définition
Ð
→ Ð
→
un sev de E . Réciproquement, supposons que pour un point A de F , G est
Ð
→
un sev de E .
ÐÐ→ Ð→ Ð→ Ð→
Soit M ∈ F , alors A + AM = M ∈ A + G , donc F ⊆ A + G . Soit Ð →
u ∈ G , alors
ÐÐ→ ÐÐ→
il existe M ∈ F tel que Ð→u = AM , donc A + Ð →
u = A + AM = M ∈ F . Donc
Ð→ Ð→
A + G ⊆ F . Par suite F = A + G . En conclusion, F est un sous-espace affine
de E.
φ ∶ E × E Ð→ F
A + (Ð
→
u +Ð
→
v ) = (A + Ð
→
u)+Ð
→
v.
Soient A, B ∈ E et soit Ð→
u tel que Φ(A, B) = Ð
→
u . On a alors Ð
→
u est l’unique
vecteur de F vérifiant B = A + Ð
→
u.
Le fait que F est la direction de E est immédiat d’après la définition d’un
espace affine.
Réciproquement, Supposons que E est muni d’une loi externe + vérifiant 1.
et 2.. Soit
φ ∶ E × E Ð→ F
M = x ∈ E ⇐⇒ x > 0
⇐⇒ x − 1 > −1
ÐÐ→
⇐⇒ AM ∈] − 1, +∞[
Exercice 5.
1. On a (S) est compatible donc S ≠ ∅. Fixons A = (α1 , . . . , αn ) ∈ S. Soit
M = (β1 , . . . , βn ) ∈ S et soit
a1 x1 + ⋯ + an xn = b
Exercice 6.
Exercice 7.
1) Supposons que A, B et C sont alignés. Alors il existe une droite D qui
contient les trois points A, B et C. Soit Ð→
u un vecteur directeur de D. On a
Ð→ Ð→ Ð → Ð→ Ð→
AB, AC ∈ D = sev⟨ u ⟩, donc il existe α, β ∈ R tels que AB = αÐ
Ð
→ →u et AC = β Ð
→
u.
Ð→ Ð→ Ð →
On a donc β AB − αAC = 0 .
Ð→ Ð→ → Ð→
Ð
Si A = B, alors {AB, AC} = { 0 , AC} est liée.
Ð→ Ð → Ð
→ Ð→ Ð→
Si A ≠ B, alors AB ≠ 0 , donc αÐ →
u ≠ 0 , d’où α ≠ 0 et puisque β AB − αAC =
Ð
→ Ð→ Ð→
0 , alors {AB, AC} est liée.
Ð→ Ð→
Dans tous les cas on a montré que {AB, AC} est liée. Réciproquement, sup-
Ð→ Ð→
posons que {AB, AC} est liée.
Si A = B alors on a seulement deux points A et C qui sont donc alignés.
Ð→ Ð → Ð→
Si A ≠ B, alors AB ≠ 0 . Soit D la droite A + sev⟨AB⟩ passant par A et de
Ð→ Ð→ Ð→
direction sev⟨AB⟩. Puisque {AB, AC} est liée, alors il existe α ∈ R tel que
Ð→ Ð→ Ð→ Ð →
AC = αAB. Donc AC ∈ D , alors C ∈ D. Par suite les points A, B et C sont
alignés.
Ð→ Ð→ Ð→
2) Supposons que {AB, AC, AD} est liée.
Ð→ Ð→
-Si {AB, AC} est liée, alors les points A, B et C sont alignés. Soit D une
droite qui contient A, B et C. Soit P un plan qui contient D et D. Alors P
contient A, B, C et D.
Ð→ Ð→ Ð→ Ð→
-Si {AB, AC} est libre. Soit P le plan P = A+sev⟨AB, AC⟩. On a A, B, C ∈ P.
Ð→ Ð→ Ð→ Ð→ Ð→
D’autre part, on a {AB, AC, AD} est liée et puisque {AB, AC} est libre,
Ð→ Ð→ Ð→
alors AC ∈ sev⟨AB, AC⟩ = P. Donc C ∈ P. Par suite, A, B, C et D sont
coplanaires.
Exercice 8.
1. le système
⎧
⎪
⎪
⎪ x + y = 1
⎪
⎪
(S) ⎨ 2x + y + z + t = 2
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ x + y + 2z − t = 1
est compatible F est l’ensemble des solutions d’un système d’équations linéaires
donc est un sous-espace affine de R4 . F est de direction l’esapace vectoriel
Ð
→
F = {(x, y, z, t) ∈ R4 /x + y = 0, 2x + y + z + t = 0 et x + y + 2z − t = 0}. Plus
Ð
→
précisement, on a F = (1, 0, 0) + F .
√
2. Posons D = {(x − 2y + z, y + z, 2x + 3y − z 2)/x, y, z ∈ R}. On a D est un
sev de R3 . On a aussi
√
A ∈ G ⇐⇒ ∃x, y, z ∈ R ∶ A = (x − 2y + z − 1, y + z, 2x + 3y − z 2)
√
⇐⇒ ∃x, y, z ∈ R ∶ A = (−1, 0, 0) + (x − 2y + z, y + z, 2x + 3y − z 2)
⇐⇒ A ∈ (−1, 0, 0) + D
Exercice 9. On a
Donc
Donc
H = {(a, b, c, d)R ∈ R3 [X]/(a, b, c, d) ∈ S}.
donc P = ( a6 )H .
Exercice 11.
Ð
→ Ð →
i) On a F = G . Supposons que F ⋂ G ≠ ∅ et soit A ∈ F ⋂ G. Alors F =
Ð→ Ð
→
A + F = A + G = G. Donc si F ⋂ G ≠ ∅ alors F = G.
Ð
→ Ð →
ii) On a F ⊆ G . Supposons que F ⋂ G ≠ ∅ et soit A ∈ F ⋂ G. Alors F =
Ð→ Ð
→
A + F ⊆ A + G = G. Donc si F ⋂ G ≠ ∅ alors F ⊆ G.
Exercice 16.
1. Soient hk,A et hk′ ,A′ deux homothéties d’un espace affine E. Soit M ∈ E
ÐÐ→
et posons hk′ ,A′ (M) = M ′ et hk,A ○ hk′ ,A′ (M) = M ′′ . Alors A′ + k ′ A′ M = M ′
ÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
et A + k AM ′ = M ′′ . On a A′ M ′ = k ′ A′ M, donc AM ′ = AA′ + k ′ A′ M et
ÐÐ→ ÐÐ→
par suite M ′′ = A + k AA′ + kk ′ A′ M . L’application hk,A ○ hk′ ,A′ (M) = M ′′
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→
admet donc un point fixe Ω ssi Ω = A + k AA′ + kk ′ A′ Ω, c’est-à-dire, AΩ =
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ Ð→ ÐÐ→
k AA′ + kk ′ A′ A + kk ′ AΩ et donc (1 − kk ′ )AΩ = (k − kk ′ )AA′ . Ce qui fait Ω
Ð→ ′ Ð
) Ð→′
existe si kk ′ ≠ 1, et il est définit par AΩ = (k−kk
1−kk ′ AA .
1er cas : kk ′ ≠ 1
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
On a M ′′ = A + k AA′ + kk ′ A′ M = A + k AA′ + kk ′ A′ Ω + kk ′ ΩM = Ω + kk ′ ΩM .
Donc hk,A ○ hk′ ,A′ = hkk′ ,Ω est une homothétie.
2ème cas : kk ′ = 1
u ○ hk,A (M) = tÐ
tÐ→ u est une translation.
→
u ○ tÐ
3. on vérifie facilement que tÐ→ v = tÐ
→ → v.
u +Ð
→
u où u = (k − 1)AA = 0 ,
stable par la loi ○. On a aussi hk,A ○ hk−1 ,A = tÐ→
donc hk,A ○ hk−1 ,A = idE . De la même façon, on a hk−1 ,A ○ hk,A = tÐ→ Ð
→
v où v =
Ð→ Ð →
(k −1 − 1)AA = 0 , donc hk−1 ,A ○ hk,A = idE . par suite, h−1
k,A ∈ T . On a aussi
t−1
→ = t−Ð
Ð
w
→ ∈ T . Comme T est évidement non vide, alors T est un sous-groupe
w
Exercice 17.
ÐÐ→′ Ð→ ÐÐ→′ ÐÐ→′ ÐÐ→
u (A) = A et tÐu (B) = B , alors AA = u = BB = BA + A B , Donc
1. On a tÐ→ ′ → ′ ′ ′
ÐÐ → Ð→
A′ B ′ = AB. Ce qui fait que ∣∣A′ B ′ ∣∣ = ∣∣AB∣∣.
ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð→
2. On a hk,C (A) = A′ et hk,C (B) = B ′ , alors CA′ = k CA et CB ′ = k CB. Donc
(A′i , λi )1≤i≤m .
Exercice 18.
Posons A = (c, d), alors
ÐÐ→ ÐÐ→
M = (x, y) ∈ C((c, d), r) ⇔ (x−a)2 +(y −b)2 = r 2 ⇔ ∣∣AM∣∣2 = r 2 ⇔ ∣∣AM∣∣ = r.
ÐÐ→
Donc C(A, r) est exactement égal à l’ensemble des points M tels que ∣∣AM∣∣ =
r.
Soit A′ = tÐ→ u (A) et A = hk,D (A). Donc A = tÐ → (A′ ) et A = h 1 ,D (A′′ ).
′′
ÐÐ→ ÐÐ→
−u k
t 1 ,D (C(A′′ , ∣k∣r)) ⊆ hk,D (C(A, r)), d’où C(A′′ , r) ⊆ hk,D (C(A, r)).
k
Exercice 19.
Ð
→
1. Soient F un sous espace affine de E et Ð
→
u un vecteur de E . Posons F ′ =
u (F ) et montrons que F est un sous espace affine qui est parallèle à F .
tÐ→ ′
Ð
→
Pour cela, on va montrer que F ′ = B + F où B est un point de F ′ .
u (A) ∈ F ,
On a F ≠ ∅ donc on peut fixer un point A dans F . Soit B = tÐ→ ′
Ð→ →
c’est-à-dire, AB = Ð
u
ÐÐ→ Ð → Ð→
u (N) = M, donc NM = u = AB. Alors
Soit M ∈ F ′ , alors ∃N ∈ F tel que tÐ→
ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð →
NB + BM = AB, d’où BM = AN. Or A, N ∈ F , donc AN ∈ F , par suite,
ÐÐ→ Ð → ÐÐ→ Ð
→ Ð
→
BM ∈ F . Comme M = B + BM , alors M ∈ B + F . Ce qui fait que F ′ ⊆ B + F .
Ð
→ ÐÐ→ Ð → ÐÐ→
Réciproquement, soit M ∈ B + F . Alors BM ∈ F , donc ∃N ∈ F tel que BM =
ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ →
AN , alors AB + BN = BM , d’où NM = AB = Ð u (N) = M.
u , c’est-à-dire, tÐ→
Ð
→
Par suite, M ∈ F ′ . Ceci montre bien que B + F ⊆ F ′ .
Ð
→
En conclusion, B + F = F ′ , et donc F ′ est un sous espace affine de E de
Ð
→
direction F . En particulier, F et F ′ sont parallèles.
2. Soient F un sous espace affine de E et hk,C l’homothétie de E de rapport
k et de centre C. F ′ = hk,C (F ) et montrons que F ′ est un sous espace affine
Ð
→
qui est parallèle à F . Pour cela, on va montrer que F ′ = B + F où B est un
point de F ′ .
On a F ≠ ∅ donc on peut fixer un point A dans F . Soit B = hk,C (A) ∈ F ′ ,
Ð→ Ð→ Ð→
c’est-à-dire, B = C + k CA et donc CB = k CA.
ÐÐ→ ÐÐ→
Soit M ∈ F ′ , alors ∃N ∈ F tel que hk,C (N) = M, donc CM = k CN . Alors
Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ Ð →
CB + BM = k CN , d’où BM = k CN − CB = k CN −k CA = k AN ∈ F . Comme
ÐÐ→ Ð
→ Ð
→
M = B + BM , alors M ∈ B + F . Ce qui fait que F ′ ⊆ B + F .
Ð→ ÐÐ→ Ð → ÐÐ→ Ð →
Réciproquement, soit M ∈ B + F . Alors BM ∈ F , donc k1 BM ∈ F , d’où
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→ Ð→
∃N ∈ F tel que k1 BM = AN , c’est-à-dire, BM = k AN. On a CM = CB +
ÐÐ→ Ð→ ÐÐ→ ÐÐ→
BM = k CA + k AN = k CN , c’est-à-dire, hk,C (N) = M. Par suite, M ∈ F ′ .
Ð→
Ceci montre bien que B + F ⊆ F ′ .
Ð
→
En conclusion, B + F = F ′ , et donc F ′ est un sous espace affine de E de
Ð→
direction F . En particulier, F et F ′ sont parallèles.
Exercice 20.
Exercice 21.
Exercice 23.
1. Supposons que (M1 , ..., Mn ) est affinement génératrice de E et soit Ð
→
u ∈ F.
ÐÐÐ→ Ð →
Soit M ∈ E tel que M1 M = u . Puisque M est un barycentre des points
c’est-à-dire,
Ð
→ α2 ÐÐÐ→ αn ÐÐÐ→
u = M1 M2 + ⋯ + M1 Mn .
β β
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
Par suite, (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est une famille génératrice de F .
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
Réciproquement, supposons que (M1 M2 , M1 M3 , . . . , M1 Mn ) est une famille
génératrice de F . Soit M ∈ E. Il existe α2 , . . . , αn ∈ R tels que
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
M1 M = α2 M1 M2 + ⋯ + αn M1 M2 .
Posons α1 = 1 − (α2 + ⋯ + αn ). On a
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→
M1 M = α2 (M1 M + MM2 ) + ⋯ + αn (M1 M + MM2 ).
Donc
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð→
α1 MM1 + α2 MM2 + ⋯ + αn MM2 = 0 .
Puisque
α1 + α2 + ⋯ + αn = 1 ≠ 0,
Supposons que α2 ≠ 0. On a
ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ ÐÐÐ→ Ð →
α2 M1 M2 + α3 (M1 M2 + M2 M3 ) + ⋯ + αn (M1 M2 + M2 Mn ) = 0
est une base de F . Soit Ai ∈ E l’unique point tel que Ai = A + Ðu→i , c’est-à-dire,
ÐÐ→ Ð ÐÐ→ ÐÐ→
AAi = u→i . La famille (AA1 , . . . , AAm ) est une base de F . D’après les ques-
tions 1. et 2., on a (A, A1 , . . . , Am ) est une base affine de E.
4.
a) Supposons que (λ0 , . . . , λm ) et (α0 , . . . , αm ) sont des coordonnées barycen-
triques de M dans la base affine (A, A1 , . . . , Am ). Soit µ = λ0 + ⋯ + λm et
γ = α0 + ⋯ + αm .
On a alors
et
Donc λi
µ = αi
γ , 1 ≤ i ≤ m. Alors λi = µγ αi , 1 ≤ i ≤ m. Posons β = µγ . On a
alors λi = βαi , 1 ≤ i ≤ m. Puisque λi = βαi , 1 ≤ i ≤ m, alors λ1 + ⋯ + λm =
β(α1 + ⋯ + αm ), donc µ − λ0 = β(γ − α0 ) = βγ − βα0 = µ − βα0. Alors λ0 = βα0 .
En conclusion, il existe β ∈ R⋆ tel que (λ0 , . . . , λm ) = β(α0 , . . . , αm ).
b) Soit M le barycentre des points pondérés (M1 , α1 ), . . . , (Mn , αn ) et soit B
un pont quelconque de E. Soit γ = α0 + ⋯ + αn et posons δi = λi
γ . On a
donc
ÐÐ→ δ1 ÐÐ→ δn ÐÐÐ→
BM = BM1 + ⋯ + BMn .
1 1
λ1 +⋯+λn γ
On a δ1 + ⋯ + δn = γ = γ = 1, alors M est aussi le barycentre des points
pondérés (M1 , δ1 ), . . . , (Mn , δn ). En conclusion, Tout point de E possède au
moins des coordonnées barycentriques normalisées.
Si (λ0 , . . . , λm ) et (α0 , . . . , αm ) sont des coordonnées barycentriques normal-
isées d’un même point, alors il existe β ∈ R⋆ tel que (λ0 , . . . , λm ) = β(α0 , . . . , αm ).
Donc λ0 + ⋯ + λm = β(α0 + ⋯ + αm ), alors 1 = β × 1, donc β = 1, par suite
(λ0 , . . . , λm ) = (α0 , . . . , αm ).
En conclusion, il y a existence et unicité des coordonnées barycentriques nor-
malisées.
f (au + v) = f (ax + x′ , ay + y ′, az + z ′ )
= (ax + x′ − ay − y ′ , ax + x′ − ay − y ′ + az + z ′ )
= (a(x − y) + x′ − y ′ , a(x − y + z) + x′ − y ′ + z ′ )
= (a(x − y), a(x − y + z)) + (x′ − y ′ , x′ − y ′ + z ′ )
= a(x − y, x − y + z) + (x′ − y ′ , x′ − y ′ + z ′ )
= af (u) + f (v).
où e1 = (1, 0, 0), e2 = (0, 1, 0), e3 = (0, 0, 1) sont les vecteurs de la base canon-
ique de E et u1 , u2 , u3 sont les vecteurs de F suivants : u1 = (1, 1), u2 =
f (au + v) = f (ax + x′ , ay + y ′ )
= (2(ax + x′ ), ax + x′ + ay + y ′ , ay + y ′ )
= (2ax + 2x′ , a(x + y) + x′ + y ′ , ay + y ′)
= a(2x, x + y, y) + (2x′ , x′ + y ′ , y ′ )
= af (u) + f (v).
f (e1 ) = u1 et f (e2 ) = u2
Donc ker(f ) = {(0, 0)}, par suite f est injective. On a f n’est pas bijective.
Exercice 3.
1. Soient α ∈ R, P, Q ∈ R2 [X]. On a
1 0 0
0 2 0
0 2 3
Donc
1 1 1 1 1
g −1 (eX 2 + f X + h) = eX 2 + (− e + f )X + e − f + h
3 3 2 3 2
Exercice 4.
1. Soient α ∈ R, P, Q ∈ R2 [X]. On a
fi ∶ Kui Ð→ F
αui Ð→ αvi , 1≤i≤n
c’est-à-dire, gi = fi ○ pi .
gi est linéaire car fi et pi le sont.
On a gi (ui ) = fi (pi (ui )) = fi (ui ) = vi . Si j ≠ i, on a gi (uj ) = fi (pi (uj )) =
fi (0) = 0.
Considérons l’application linéaire
f = f1 + ⋯ + fn ∶ E Ð→ F.
Exercice 6.
1. On a rg(A) = 2 = dim(E), donc A engendre E.
2. On a 2u1 + u2 = 2(1, 2) + (−1, 2) = (1, 6) = u3 , donc A est liée.
3. On a rg(u1 , u2 ) = 2 = dim(E), donc B = (u1 , u2 ) est une base E. Donc
il existe une unique application linéaire g ∶ E Ð→ E, telle que g(u1 = w1 et
g(u2) = w2 . On a g(u3 ) = g(2u1 +u2 ) = 2g(u1 )+g(u2 ) = 2w1 +w2 = (1, 6) = w3 .
Par suite, f existe et unique et on a f = g.
4. De la même façon, il existe une unique application linéaire h ∶ E Ð→ E,
telle que h(u1 = v1 et h(u2 ) = v2 . On a h(u3 ) = h(2u1 + u2 ) = 2f (u1 ) + h(u2 ) =
2v1 + v2 = (2, 1) ≠ v3 . si f existe alors on aura f = h, or h(u3 ) ≠ v3 impossible.
Par suite f n’existe pas.
4. On a G est une famille génératrice de E, donc G contient une base B de
E. Posons B = {ui /i ∈ J} où J ⊆ I. Posons D = {vi /i ∈ J} ⊆ H. Puisque B
est une base alors il existe et unique une application linéaire g ∶ E Ð→ F telle
que g(ui) = vi pour tout i ∈ J.
Soit j ∈ I ∖J et considérons les coordonnées ujB de uji dans la base B. Posons
ujB = (αji1 , . . . , αjin ), c’est à-dire, uj = αji1 ui1 + ⋯ + αjin uin avec i1 , . . . , in ∈ J.
On a alors
Où
(αji1 , . . . , αjin ) = ujB .
Remarque.
1. Dans l’exemple de la question 1., on a B(u1 , u2 ) est une base de E et on
a u3B = (2, 1). On a w3 = 2w1 + w2 pour cette raison f qui vérifie
existe et unique.
Alors que dans l’exemple de la question 2. on a v3 ≠ 2v1 + v2 , c’est pour cette
raison f qui vérifie
n’existe pas.
2. Dans la question 5., l’application f , si elle existe, ne dépend pas du choix de
la base B extraite de G. C’est-à-dire, si on utilise une autre base B ′ extraite
de G, alors on retrouve une application linéaire h qui coincide avec f sur G
qui engendre E, et donc h = f .
Exercice 7.
1. Considérons les vecteurs de R3
et les vecteurs de R2
f (X i ) = (iX + 1)i , 0 ≤ i ≤ n.
Exercice 9.
1. Soit B = (e1 , . . . , en ) la base canonique de E = K n . Alors il existe une
unique application linéaire f ∶ E Ð→ K telle que
f (ei ) = ai .
(S) ∶ a1 x1 + ⋯ + an xn = 0.
Exercice 10.
1. On a f (A) est une famille génératrice de sev⟨f (A)⟩. Donc f (A) contient
f ∶ sev⟨A⟩ Ð→ f (sev⟨A⟩)
induite par f à sev⟨A⟩ et f (sev⟨A⟩) est bijective. Donc dim(sev⟨A⟩) = dim(f (sev⟨A⟩)).
On a dim(sev⟨A⟩) = rg(A) et f (sev⟨A⟩) = sev⟨f (A)⟩, donc dim(f (sev⟨A⟩)) =
dim(sev⟨f (A)⟩) = rg(f (A)). Alors rg(f (A)) = rg(A).
Exercice 11.
1. On a rg(f ) = dim(f (E)) = rg(f (E)) ≤ rg(E) = dim(E) = n.
Si f est injective alors rg(f (E)) = rg(E), donc rg(f ) = n. Réciproquement,
supposons que rg(f ) = n. Soit f ∶ E Ð→ f (E) l’application induite par f à
f (E). Il est clair que f est surjective. Puisque dim(E) = rg(f ) = dim(f (E)),
alors f est bijective. Puisque ker(f ) = ker(f ) alors ker(f ) = {0}, donc f est
injective.
2. On a f (E) est un sev de F , donc dim(f (E)) ≤ dim(F ), alors rg(f ) ≤ m.
Si f est surjective alors f (E) = F , donc dim(f (E)) = dim(F ), alors rg(f ) =
m. Réciproquement, supposons que rg(f ) = m. Alors dim(f (E)) = dim(F ).
Comme f (E) est un sev de F , alors f (E) = F , c’est-à-dire, f surjective.
3. Montrons que. Soit (αf )(u) ∈ Im(αf ). On a (αf )(u) = f (αu) ∈ Im(f ),
donc Im(αf ) ⊆ Im(f ). Inversement, soit f (u) ∈ Im(f ). On a f (u) = (αf )( α1 u) ∈
Im(αf ), donc Im(f ) ⊆ Im(αf ). D’où (αf )(u) ∈ Im(αf ), donc rg(αf ) =
rg(f ).
Exercice 12.
1. On a ∀v ∈ E : f (v) = (f + g)(v) − g(v) ∈ Im(f + g) + Im(g). Donc Im(f ) ⊆
Im(f + g) + Im(g), alors
Exercice 13.
1. Montrons que (a) ⇐⇒ (b). On sait que
et
f est surjective ⇐⇒ Im(f ) = F ⇐⇒ dim(Im(f )) = dim(F ) = n
Par suite,
gij ∶ Kui Ð→ F
αui Ð→ αvj
donc
⎧
⎪
⎪ 0 si s ≠ i
fij (us ) = ⎨
⎪
⎪
⎩ vj si s = i
Montrons que la famille D = {fij /1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m} est une base de
L (E, F ).
Soit f ∈ L (E, F ). Posons
On a
Ô⇒ as1 = ⋯ = asm = 0
Exercice 15.
1. f0 et f1 sont évidemment linéaire. Soit n ≠ 0 et n ≠ 1. Soient P = a0 +
a1 X + ⋯ + am X m et Q = b0 + b1 X + ⋯ + bq X q . On suppose par exemple que
m ≤ q. Posons am+1 = ⋯ = aq = 0. Dans ce cas On a
P = a0 + a1 X + ⋯ + aq X q
et
P + Q = (a0 + b0 ) + (a1 + b1 )X + ⋯ + (aq + bq )X q .
On a alors
q
i
fn (P + Q) = ∑ ( )(ai + bi )X i−n
i=n n
q q
i i
= ∑ ( )ai X i−n + ∑ ( )bi X i−n
i=n n i=n n
=fn (P ) + fn (Q).
αfn (P )
a0 = ⋯ = am−1 = am+1 = ⋯ = as = 0
et
am = 1.
Soit 2 ≤ i ≤ m. On a
s
j
Q{i} = ∑ ( )aj X j−i,
j=i i
alors
m m
Q{i} = ( )am X m−i = ( )X m−i .
i i
D’autre part,
s
j s
Q{s} = ∑ ( )aj X j−s = ( )as X s−s = as = 0.
j=s s s
(vi) Soit s ≥ m. On a
m m
m
Q = ∑[( )am−i ](X − a)i = ∑ Q{i} (X − a)i .
i=0 i i=0
P = a0 Q0 + ⋯ + am Qm .
On a
Donc
P {i} (a) = a0 Q0 (a) + ⋯ + am Qm (a)
{i} {i}
alors
par suite
m m m
∑ P {i} (a)(X − a)i = a0 ∑ Q0 (a)(X − a)i + ⋯ + am ∑ Qm (a)(X − a)i
{i} {i}
d’où
m
∑ P {i} (a)(X − a)i = a0 Q0 + ⋯ + am Qm
i=0
En conclusion,
m
P = ∑ P {i} (a)(X − a)i .
i=0
Exercice 16.
1. On a
u ∈ ker(f n ) Ô⇒ f n (u) = 0
Ô⇒ f (f n (u)) = f (0) = 0
Ô⇒ f n+1 (u) = 0
Ô⇒ u ∈ ker(f n+1 ).
Exercice 17.
1. On a −f 2 + 3f = IdE , donc f ○ (−f + 3IdE ) = IdE , alors f est un automor-
phisme et son automorphisme réciproque est f −1 = −f + 3IdE .
2. Soit u ∈ E tel que f (u) = 2u. On a (f 2 − 3f + IdE )(u) = 0, donc f 2 (u) −
3f (u)+IdE (u) = 0, alors f (2u)−3f (u)+u = 0, par suite 2f (u)−3f (u)+u = 0,
donc −f (u) + u = 0, alors f (u) = u. Par suite 2u = u, donc u = 0. Donc 0 est
le seul vecteur de u vérifiant f (u) = 2u.
Exercice 19.
1. Soit a, b ∈ R tels que af +bg = 0. On a alors (af +bg)(0) = 0, donc a+b = 0.
On a aussi (af + bg)(ln(2)) = 0, donc 2a + 21 b = 0. On a donc a = b = 0. La
famille {f, g} est donc libre et alors une base de E. On a dim(E) = 2.
2. On a ψ(f ) = (1, e) et ψ(g) = (1, e−1 ). On a
1 e 1 e
ÐÐÐÐÐÐ→
L2 − L1 → L2
1 e−1 0 e−1 − e
Donc rg(ψ(f ), ψ(g)) = card(ψ(f ), ψ(g)) = 2 = dim(R2 ). Par suite, {ψ(f ), ψ(g)}
est une base de R2 . En conclusion l’image de la base {f, g} est une base de
R2 . Donc ψ est bijective.
3. a) On a ∀a, b ∈ R : ϕ(aex + be−x ) = aex − be−x ∈ E. Donc ϕ(E) ⊆ E, c’est-
à-dire, E est stable par ϕ.
7.4 Matrices
Exercice 1.
⎛0⎞
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 ⎟ ⎛ A1j ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
A MatB (ej ) = A ⎜ 1 ⎟ = ⎜ ⋯ ⎟ = Cj (A),
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎝
⎜0⎟
⎜ ⎟ Anj ⎠
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎝0⎠
donc
T
⎛0⎞
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜0⎟ ⎛ A1j ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatD (fi )T A MatB (ej ) = ⎜ 1 ⎟ ⎜⋯⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎝Anj ⎠
⎜0⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜⋯⎟
⎜ ⎟
⎝0⎠
alors
⎛ A1j ⎞
⎜ ⎟
MatD (fi )T A MatB (ej ) = (0 . . . 0 1 0 . . . 0) ⎜ ⋯ ⎟ = (Aij ) ∈ M1 (K).
⎜ ⎟
⎝Anj ⎠
Par exemple
MatD (f1 )T C MatB (e2 ) = (−1)
où D = (f1 , f2 , f3 , f4 ) la base canonique de R4 et D = (e1 , e2 , e3 ) la base
canonique de R3 .
Exercice 5.
1. On a (An )T = (A × ⋯ × A)T = AT × ⋯ × AT = (AT )n .
2. On a A3 = 03 et B 2 = 03 .
2. Soit A une matrice triangulaire supérieure à diagonale nulle. On a
Exercice 6. Posons
⎛ 2 − 2n 2n − 1 ⎞
U(n) = .
⎝2 − 2n+1 2n+1 − 1⎠
⎛2 − 2n+1 2n+1 − 1⎞
U(n + 1) = .
⎝2 − 2n+2 2n+2 − 1⎠
et
An+1 = An A = U(n)A
donc
⎛ 2 − 2n 2n − 1 ⎞ ⎛ 0 1⎞ ⎛2 − 2n+1 2n+1 − 1⎞
An+1 = = .
⎝2 − 2n+1 2n+1 − 1⎠ ⎝−2 3⎠ ⎝2 − 2n+2 2n+2 − 1⎠
Exercice 7. On a
Am = am−1 Am−1 + ⋯ + a1 A + a0 In
donc
Am − am−1 Am−1 − ⋯ − a1 A = a0 In
alors
A(Am−1 − am−1 Am−2 − ⋯ − a1 In ) = a0 In
d’où
A(a−1 − a−1 0 a1 In ) = In .
− ⋯ − a−1
m−1 m−2
0 A 0 am−1 A
0 (A
A−1 = a−1 m−1
− am−1 Am−2 − ⋯ − a1 In .
et
1 1
A + B = (A + B)1 = B + A = ( )A0 B 1 + ( )A1 B 0 .
0 1
Supposons que
m
m
(A + B)m = ∑ ( )Ak B m−k .
k=0 k
m m
m m
∑ ( )BAk B m−k = ∑ ( )Ak BB m−k
k=0 k k=0 k
m
m
= ∑ ( )Ak B m+1−k)
k=0 k
m
m
= ∑ ( )Ak B m−(k−1) .
k=0 k
On a alors
m+1
m + 1 k m−(k−1)
=∑( )A B
k=0 k
m+1
m + 1 k m+1−k
=∑( )A B
k=0 k
⎛2 0 1⎞ ⎛0 0 1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
Exercice 9. Soient B = ⎜0 2 1⎟ et N = ⎜0 0 1⎟.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠ ⎝0 0 0 ⎠
(ii) Déterminer B n en remarquons que
On a B = 2I3 +N et N ×(2I3 ) = (2I3 )×N. Donc d’après la formule du binôme
de Newton, on a
n n
n n
B n = (2I3 + N)n = ∑ ( )(2I3 )n−q × N q = ∑ ( )2n−q I3 × N q .
q=0 q q=0 q
donc
m
Dij = Cji = ∑ Ajk Bki.
k=1
On a
m m
Zij = ∑ Bik
T T
Akj = ∑ Bki Ajk .
k=1 k=1
Donc Cij = Zij , par suite C = Z.
Montrons que
A est inversible ⇐⇒ H = {(0, . . . , 0)}
Ô⇒: Voir cours.
⇐Ô Soit f ∶ K n Ð→ K n l’application linéaire canoniquement associée à la
matrice A, c’est-à-dire, MatB (f ) = A où B est la base canonique de K n .
Soit u ∈ K n tel que f (u) = 0. On a (f (u))B = AuB . Comme f (u) = 0, alors
(f (u))B = 0 et donc AuB = 0. Par suite uB ∈ H, donc uB = (0, . . . , 0), alors
u = 0. Par suite f est injective et donc bijective. Sa matrice A est donc
inversible.
Exercice 12.
1. Soit C et D deux matrices telles que AC = CA = In et AD = DA = In . On
a D = DIn = D(AC) = (DA)C = In C = C.
2. Posons C = A−1 . On a CA = AC = In , donc C −1 = A alors (A−1 )−1 = A.
3. Supposons que AB = In . Considérons l’équation BX = 0. On a A(BX) =
A0 = 0, donc (AB)X = 0, alors In X = 0, et X = 0. L’équation BX = 0 admet
la solution nulle comme seule solution, donc B est inversible. on a alors
Exercice 13.
1. Il est clair que 0n ∈ T1 (K) et αA + B ∈ T1 (K) pour tout α ∈ K et
A, B ∈ T1 (K). Donc T1 (K) est un K-sev de Mn (K).
2. Soit C = {Eij /1 ≤ i ≤ j ≤ n} où Eij est la matrice qui a 1 comme coeffi-
cient en (i, j). Soit A ∈ T1 (K), alors Aij = 0 pour tout 1 ≤ j ≤ i ≤ n, donc
A = ∑1≤i≤j≤n Aij Eij . En conclusion, C est une famille génératrice de T1 (K).
Comme la famille C est incluse dans une base, alors C est libre et donc une
base de T1 (K).
3. Le nombre total des matrices Eij est n2 , le nombre total des matrices Eii
est n, donc le nombre total des matrices Eij aves i ≠≠ j est n2 − n. Par suite,
n2 −n n(n+1)
le nombre total des matrices Eij avec 1 ≤ i ≤ j ≤ n est n + 2 = 2 . En
conclusion, dim(T1 (K)) = n(n+1)
2 .
4.
(i) Facile.
(ii) Il est clair que
A ∈ T1 (K) ⇐⇒ f (A) ∈ T2 (K)
Exercice 14.
1. S(K) = ker(f ) soit f l’endomorphisme de Mn (K) définie par f (A) =
AT − A et g l’endomorphisme de Mn (K) définie par f (A) = AT + A. On
a S(K) = ker(f ) et A(K) = ker(g), donc S(K), A(K) sont des K-sev de
Mn (K).
On vérifie facilement que T0 (K) est stable par combinaison linéaire et donc
un K-sev de Mn (K).
2. On a éviedemment, T0 (K) et D(K) sont des K-sev de T1 (K). Soit A ∈
T1 (K). Soit b ∈ T0 (K) telle que Bij = Aij si i < j et Bii = 0, et soit U ∈ D(K)
telle que Uii = Aii . On a A = B + U et donc A ∈ T0 (K) + D(K), alors T1 (K) =
T0 (K) + D(K). Soit A ∈ T0 (K) ∩ D(K). On a A est une matrice diagonale à
diagonale nulle, donc A = 0. En conclusion, T1 (K) = T0 (K) ⊕ D(K).
On a dim(T1 (K)) = dim(T0 (K)) + dim(D(K)), donc
n(n + 1) n(n − 1)
dim(T0 (K)) = −n = .
2 2
On a Eii ∈ S(K) et
donc Eij + Eji ∈ S(K). Aonc R ⊆ S(K). On a aussi A = ∑1≤i,j≤n Aij Eij . Alors
donc R est une famille génératrice de S(K). Montrons que R est libre et
donc une base de S(K).
Soient αi , βij ∈ K tels que
n
∑ αi Eii + ∑ βij (Eij + Eji ) = 0.
i=1 1≤i<j≤n
On a alors
n
∑ αi Eii + ∑ βij Eij + ∑ βij Eji = 0
i=1 1≤i<j≤n 1≤i<j≤n
Soit A ∈ Mn (K). Soit B telle que Bii = Aii et Bij = Bji = Aij , i ≠ j. Il est
clair que B ∈ S(K). Soit V = A = B On a Vii = Aii − Bii = 0 et si i < j on a
Vij = Aij − Bij = 0, donc V ∈ T0 (K) et on a A = B + V .
Donc
Mn (K) = S(K) ⊕ T0 (K).
5.
(i) Soit A ∈ Mn (K). On a 2 ≠ 0, donc 1
2 ∈ K. Posons B = A+AT
2 et U = A−AT
2 .
On a BT = B donc B ∈ S(K) et on a UT = AT −A
2 = −U, donc U ∈ A(K).
Comme A = B + U, alors Mn (K) = S(K) ⊕ A(K). D’autre part, soit A ∈
S(K) ∩ A(K). Alors AT = A = −AT , donc A = −A, alors 2A = 0. Comme
2 ≠ 0, alors A = 0. Par suite S(K) ∩ A(K) = {0}, et donc
(ii) On a
n(n + 1) n(n − 1)
dim(A(K)) = n2 − = .
2 2
On a alors
∑ βij Eij − ∑ βij Eji = 0
1≤i<j≤n 1≤i<j≤n
Exercice 15.
(i) On procède par récurrence sur n. Pour n = 1, on a
0
(A − B) ∑ Ak B n−1−k = (A − B)A0 B 0 = A − B.
k=0
Supposons que
0
An − B n = (A − B) ∑ Ak B n−1−k .
k=0
On a
n n−1
(A − B) ∑ Ak B n−k =(A − B) ∑ Ak B n−k + (A − B)An
k=0 k=0
n−1
=(A − B)B ∑ Ak B n−1−k + (A − B)An
k=0
=B(A − B ) + (A − B)An
n n
An + B n =An − (−B)n
n−1
=(A − (−B)) ∑ Ak (−B)n−1−k
k=0
n−1
=(A + B) ∑ (−1)n−1−k Ak B n−1−k
k=0
Exercice 16.
Exercice 17.
Exercice 18.
Exercice 19.
⎛2 −1⎞
MatB (f ) =
⎝1 3 ⎠
⎛0 2⎞
MatB (g) =
⎝1 2⎠
⎛2 1⎞
MatB (f + g) =
⎝2 5⎠
⎛0 2⎞ ⎛2 −1⎞ ⎛2 6⎞
MatB (g ○ f ) = = .
⎝1 2⎠ ⎝1 3 ⎠ ⎝4 5⎠
On a
⎛2 6⎞ ⎛x⎞ ⎛2x + 6y ⎞
= ,
⎝4 5⎠ ⎝y ⎠ ⎝4x + 5y ⎠
Exercice 21. Dans l’espace vectoriel R3 on considère les vecteurs u1 = (1, 0, 1), u2 =
(0, 1, 1), u3 = (1, 1, 0), v = (−1, 3, 2)
1. On a rg(C) = card(C) = 3 = dim(R3 ), donc C est une base de R3 .
2. On a v = −e1 + 3e2 + 2e3 , donc vB = (−1, 3, 2).
3. On considère l’application identité (pour retrouver facilement la for-
mule du changement de base)
MatC (v) = MatC (id(v)) = MatB,C (id)MatB (v) = MatC (id(B))MatB (v)
= MatC (B)MatB (v).
On a
⎛1 0 1⎞
⎜ ⎟
MatB (C) = ⎜0 1 1⎟
⎜ ⎟
⎝1 1 0⎠
On a
⎛1 0 1⎞ ⎛x⎞ ⎛a⎞ ⎧
⎪
⎪
⎪ x + z = a
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⎜0 1 1⎟ ⎜y ⎟ = ⎜ b ⎟ ⇐⇒ ⎨
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
y + z = b
⎝1 1 0 ⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ c ⎠ ⎪
⎪
⎪
⎩ x + y = c
⎧
⎪
⎪
⎪
1
2a − 21 b + 12 c = x
⎪
⎪ 1
⇐⇒ ⎨ − 2 a + 21 b + 12 c = y
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ 2a + 2b − 2c = z
1 1 1
⎛ 1 −1 1 ⎞ ⎛a⎞ ⎛x⎞
1⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⇐⇒ ⎜−1 1 1 ⎟ ⎜ b ⎟ = ⎜y ⎟
2⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 1 1 −1⎠ ⎝ c ⎠ ⎝ z ⎠
En conclusion,
⎛ 1 −1 1 ⎞
1⎜ ⎟
MatC (B) = ⎜−1 1 1 ⎟ .
2⎜ ⎟
⎝ 1 1 −1⎠
Donc
⎛ 1 −1 1 ⎞ ⎛−1⎞ ⎛−2⎞ ⎛−1⎞
1⎜ ⎟⎜ ⎟ 1 ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatC (v) = ⎜−1 1 1 ⎟ ⎜ 3 ⎟ = ⎜ 6 ⎟ = ⎜ 3 ⎟
2⎜ ⎟⎜ ⎟ 2 ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 1 1 −1⎠ ⎝ 2 ⎠ ⎝0⎠ ⎝0⎠
g(x, y, z) = (−x + y, x − y, −x + z, −y + z)
⎛−1 1 0⎞
⎜ ⎟
⎜ 1 −1 0⎟
⎜
MatB,C (g) = ⎜ ⎟.
⎟
⎜−1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 −1 1⎠
2. Soit u = (x, y, z) ∈ E
On a u ∈ ker(g) ⇐⇒ g(u) = 0 Donc
3. On a
⎛1 1 0⎞ ⎛2 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatB (B ′ ) = ⎜1 −1 0⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜1 −1 0⎟
L1 +L2 → L1
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝1 0 1⎠ ⎝1 0 1 ⎠
⎛1 0 −1 1⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟
MatC (C ) = ⎜
′
⎜
⎟
⎟
⎜0 0 −1 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 −1⎠
(E, B) / (F, C)
g
■■ ↻
■■
■■
■■ idF
g ■■■
■■
$
(F, C ′ )
MatB,C ′ (g) = MatC,C ′ (idF ) × MatB,C (g) = MatC ′ (C) × MatB,C (g).
⎛1 1 ⎞ ⎛x⎞ ⎛a⎞ ⎧
⎪
0 −1 ⎪
⎪ x − z + t = a
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⎜ ⎟ ⎜y ⎟ = ⎜ b ⎟ ⇐⇒ ⎪
⎨
y + z − t = b
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜z ⎟ ⎜ c ⎟ ⎪
⎪
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
− z = c
⎝0 ⎪
⎪
0 0 −1⎠ ⎝ t ⎠ ⎝d⎠ ⎪
⎩ − t = d
⎧
⎪
⎪
⎪
⎪
x = a −c +d
⎪
⎪
⎪
⎪ y = b +c −d
⇐⇒ ⎨
⎪
⎪
⎪
⎪
z = −c
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ t = −d
⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛a⎞ ⎛x⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⇐⇒ ⎜
⎜
⎟ ⎜ b ⎟ = ⎜y ⎟
⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ c ⎟ ⎜z ⎟
⎝0 0 0 −1⎠ ⎝d⎠ ⎝ t ⎠
⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛−1 1 0⎞ ⎛0 0 0⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 0⎟
MatB,C (g) = ⎜
⎜
⎟ ⎜ 1 −1 0⎟ = ⎜0
⎟⎜ ⎟ ⎜
⎟
⎟
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0 −1⎟
′
⎜ ⎟ ⎜−1 0 1⎟ ⎜1 ⎟
⎝0 0 0 −1⎠ ⎝ 0 −1 1⎠ ⎝0 1 −1⎠
↺
■■ O
■■
■■
■■ g
idE ■■■
■$
(E, B)
Par suite
⎛−1 1 0⎞ ⎛0 −2 0⎞
⎜ ⎟ ⎛1 1 0⎞ ⎜ ⎟
⎜ 1 −1 0⎟ ⎜ ⎟ ⎜0 2 0 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatB′ ,C (g) = ⎜ ⎟ ⎜1 −1 0⎟
⎟ ⎜ ⎟
⎜−1 0 1⎟ ⎜
=
⎜0 −1 1⎟
⎜ ⎟ ⎝1 0 1⎠ ⎜ ⎟
⎝ 0 −1 1⎠ ⎝0 1 1 ⎠
■■ ↻
■■
■■
■ g
g ■■■
■■
$
(F, C ′ )
On a g = g ○ idE . Donc
Par suite,
⎛0 0 0⎞ ⎛0 0 0 ⎞
⎜ ⎟ ⎛1 1 0 ⎞ ⎜ ⎟
⎜0 0 0⎟ ⎟ ⎜ 0 0 0⎟
MatB′ ,C ′ (g) = ⎜ ⎟⎜ ⎜ ⎟
⎜ ⎟⎜⎜ 1 −1 0⎟
⎟
=⎜ ⎟
⎜1 ⎟ ⎜ 0 1 −1⎟
⎜ 0 −1⎟
⎝1 0 1 ⎠ ⎜ ⎟
⎝0 1 −1⎠ ⎝0 −1 −1⎠
■■ ↻
■■
■■
■ idF
g ■■■
■■
$
(F, C ′ )
On a g = idF ○ g. Donc
MatB′ ,C ′ (g) = MatC,C ′ (idF ) × MatB′ ,C (g) = MatC ′ (C) × MatB′ ,C (g).
Par suite,
⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛0 −2 0⎞ ⎛0 0 0 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜0 2 0⎟ ⎜0 0 0 ⎟
MatB′ ,C ′ (g) = ⎜
⎜
⎟⎜
⎟⎜
⎟=⎜
⎟ ⎜
⎟
⎟
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜0 −1 1⎟ ⎜0 1 −1⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 ⎠ ⎝
0 0 −1 0 1 1 ⎠ ⎝ 0 −1 −1⎠
(E, B) (F, C)
g
/
idE ↺ idF
(E, B ′ ) (F, C ′ )
g
/
alors
MatB′ ,C ′ (g) × MatB′ (B) = MatC ′ (C) × MatB,C (g),
ou encore,
Par suite,
⎛1 0 −1 1 ⎞ ⎛−1 1 0⎞ ⎛0 0 0 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎛1 1 0 ⎞ ⎜ ⎟
⎜0 1 1 −1⎟ ⎜ ⎟ ⎟ ⎜ 0 0 0⎟
MatB′ ,C ′ (g) = ⎜ ⎟ ⎜ 1 −1 0⎟ ⎜ ⎜ ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜1 −1 0⎟
⎟ ⎜ ⎟
⎜−1 0 1⎟ ⎜
=
⎜0 0 −1 0 ⎟ ⎜0 1 −1⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎝1 0 1 ⎠ ⎜ ⎟
⎝0 0 0 −1⎠ ⎝ 0 −1 1⎠ ⎝0 −1 −1⎠
⎛1 2 ⎞
Exercice 23. Soit A = et f l’application de M2 (R) dans M2 (R)
⎝−2 0 ⎠
définie par f (M) = AM.
1. Soient α ∈ R, M, N ∈ M2 (R). On a f (αM + N) = A(αM + N) = αAM +
⎛ 1 2 ⎞ ⎛1 0 ⎞ ⎛ 1 0 ⎞
f (E11 ) = AE11 = = = E11 − 2E21
⎝−2 0 ⎠ ⎝0 0 ⎠ ⎝−2 0 ⎠
⎛1 2 ⎞ ⎛0 1 ⎞ ⎛0 1 ⎞
f (E12 ) = AE12 = = = E12 − 2E22
⎝−2 0 ⎠ ⎝0 0 ⎠ ⎝0 −2 ⎠
⎛ 1 2 ⎞ ⎛0 0 ⎞ ⎛2 0 ⎞
f (E21 ) = AE21 = = = 2E11
⎝−2 0 ⎠ ⎝1 0 ⎠ ⎝0 0 ⎠
⎛ 1 2 ⎞ ⎛0 0 ⎞ ⎛0 2 ⎞
f (E22 ) = AE22 = = = 2E21
⎝−2 0 ⎠ ⎝0 1 ⎠ ⎝0 0 ⎠
En conclusion,
⎛1 0 2 0⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 0 0⎟
MatB (f ) = ⎜
⎜
⎟
⎟
⎜−2 0 0 2⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 −2 0 0⎠
donc
m m m
f (X m )B = (( ), ( ), . . . , ( ), 0, . . . , 0).
0 1 m
Par suite
⎛(00) (10) (20) ⋯ (n0 )⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 (11) (21) ⋯ (n1 )⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
MatB (f ) = ⎜ ⋮ 0 (22) ⋯ (n2 )⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⋱ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⎟
⎝0 0 0 n ⎠
0 (n)
donc
m m m
g(X m )B = ((−1)m ( ), . . . , (−1)m−q ( ), . . . , ( ), 0, . . . , 0).
0 q m
Par suite
⎛(00) −(10) (20) ⋯ (−1)n (n0 ) ⎞
⎜ ⎟
⎜0 (11) −(21) (−1)n−1 (n1 )⎟
⎜ ⋯ ⎟
⎜ ⎟
MatB (g) = ⎜ ⋮ (22) (−1)n−2 (n2 )⎟
⎜ 0 ⋯ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⎟
⎝0 0 0 0 (nn) ⎠
donc
m m m
f (X m )B = (am ( ), am−1 ( ), . . . , a0 ( ), 0, . . . , 0).
0 1 m
Par suite
⎛(00) a(10) a2 (20) ⋯ an (n0 ) ⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 (11) a(21) an−1 (n1 )⎟
⎜ ⋯ ⎟
⎜ n ⎟
MatB (f ) = ⎜ ⋮ (22) a ( 2 )⎟
⎜ ⎟
0 ⋯ n−2
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⋱ ⎟
⎝0 0 0 0 (nn) ⎠
est une matrice triangulaire supérieure d’ordre n + 1. On a MatB (f ) = (aij )
où
⎧
⎪
⎪ 0 si j < i
aij = ⎨
⎪
⎩ a ( i−1 ) si j ≥ i
⎪ j−i j−1
De même façon on a
m
m
g(X m ) = (X − a)m = ∑ ( )(−a)m−q X q ,
i=0 q
donc
m m m
f (X m )B = ((−a)m ( ), (−a)m−1 ( ), . . . , (−a)0 ( ), 0, . . . , 0).
0 1 m
Par suite
⎛(00) −a(10) a2 (20) ⋯ (−a)n (n0 ) ⎞
⎜ ⎟
⎜0 (11) −a(21) ⋯ (−a)n−1 (n1 )⎟
⎜ ⎟
⎜ n−2 (n)⎟
MatB (f ) = ⎜ ⋮ ( 2
) (−a) ⎟
⎜ 0 ⋯ 2 ⎟
⎜ ⎟
2
⎜ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⎟
⎝0 0 0 0 (n)
n ⎠
est une matrice triangulaire supérieure d’ordre n + 1. On a MatB (f ) = (aij )
où
⎧
⎪
⎪ 0 si j < i
aij = ⎨
⎪
⎩ (−a) ( i−1 ) si j ≥ i
⎪ j−i j−1
Exercice 25.
Exercice 2.
1. Soit A ∈ Mn (Z). D’après la formule de Leibniz on a
donc
R RR
6 −2 120RRRR RRR1
RR RR
0 −1 144RRRR RR2
R
D = 14 RRRR
RR = 14m.
1 −8 156RRRR RR2
RR
RR RR
R RR2
4 −7 177RRRR RR
D’après la question 1., on a m ∈ Z, donc D est divisible par 14.
Exercice 3.
1. Posons P (X) = X n + an−1 X n−1 + ⋯ + a1 X + a0 . On a alors
RR R
RRR1 x0 x20 . . . xn−1 P (x0 ) RRRR
RR 0
RR
R
Cn +an−1 Cn−1 +⋯+a1 C2 +a0 C1 → Cn RRR1 x1 x1
2
. . . xn−1 P (x1 ) RRRR
det(V (x0 , . . . , xn )) ÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐÐ→ RR R RR
⋮ RRRR
1
RR ⋮ ⋮
RR ⋮ ... ⋮
RR
Facteur ∶ 1 RR RR
RR1 xn x2 (x ) RR
RR n . . . xn−1
n P n R
Donc
RR R
RR1 x0 x20
RR . . . xn−1 P (x0 ) RRRR
RR
0
RR
RRR1 x1 x21 . . . xn−1 P (x1 ) RRRR
det(V (x0 , . . . , xn )) = RRR RR
⋮ RRRR
1
RR ⋮ ⋮
RR ⋮ ... ⋮
RRR
RRR
RR1 xn x2n
R . . . xn−1
n P (xn )RRRR
De la même façon on a
=det(A).
Exercice 7. On a
=⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯⋯
=αn det((C1 (A) C2 (A) ⋯ Cn (A)))
=αn det(A)
RR R
Exercice 8.
RR4 2 3 RRR RR R RR R
RRR RRR RRR5 10RRRR RRR2 3 RRRR
R
1. On a detB (C) = RRR0 5 10RRR = 4 RRR R RR + 4 RR R
RR RR RR1 2 RRR RR5 10RRR = 20.
RR R RR RR R
RR RR
RRR4 1 2 RRRR R
2. On a C est une base de K 3 si et seulement si detB (C) ≠ 0. Or 20 = 22 × 5,
donc 20 ≠ 0 si et seulement si car(K) ≠ 2 et car(K) ≠ 5. Donc C est une
base de K 3 si et seulement si car(K) ≠ 2 et car(K) ≠ 5.
Exercice 9. On a
RR R
RRa b ⋯ b RRR
RR RR
RR R
RRR b a ⋱ ⋮ RRRR L1 +L2 +⋯+Ln → L1
Dn = RRR RR ÐÐÐÐÐÐÐÐÐ→
RR ⋮ ⋱ ⋱ b RRR
RR RR
RRR RRR Facteur ∶ 1
RR b ⋯ b aRR
R R
RR R
RRa + (n − 1)b a + (n − 1)b
RR a + (n − 1)b ⋯ a + (n − 1)bRRRR
RRR RRR
RR RR
RR
b a b ⋯ b RR C −C → C 2≤i≤n
RR RR i 1 i
RRR RR ÐÐÐÐÐÐÐÐÐ→
RR
⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮ RRR
RR RR
RR RR Facteur ∶ 1
RR
⋮ ⋱ ⋱ b RR
RRR RRR
R b ⋯ ⋯ b a RR
RR R
RRa + (n − 1)b
RR 0 ⋯ ⋯ 0 RRRR
RR RR
RRR b a−b ⋱ ⋮ RRRR
RR RR
RR ⋮ RRRR = (a + (n − 1)b)(a − b)n−1
RR ⋮ ⋱ ⋱
RRR RRR
0
RR 0 RRRR
RR ⋮ ⋮ ⋱ ⋱
RR RR
RR ⋯ 0 a − bRRRR
RR b 0
En conclusion,
Dn = (a + (n − 1)b)(a − b)n−1
⎧
⎪
⎪
⎪
⎪
2y + 3z + 14t = 0
⎪
⎪
⎪
⎪ 5z + 7t = 0
⎨ ⇐⇒ y = z = t = 0.
⎪
⎪
⎪
⎪
z + 7t = 0
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ t = 0
Donc u ∈ E(1) ⇐⇒ u = (x, 0, 0, 0) = x(1, 0, 0, 0). Par suite {(1, 0, 0, 0)} est
une base de E(1). Donc dim(E(1)) = 1 ≠ ma (1) = 2. A n’est donc pas
diagonalisable.
Exercice 3.
RRR R R R
RR−1 − X −3 1 7 RRRR RRRR−4 − X −3 1 7 RRRR
RR RR RR RR
RR −3 1 RRRR RRRR−4 − X −1 − X 1 RRRR
RRR −1 − X 7
RR = RR
7
RR =
On a χD (X) = RR RR RR 0 RR
RR −9 R R RR
RR 9 −7 − X 3 RR RR 9 −7 − X 3
RR
RR RR RR RRR
RRR −3 RRR RRR 0 RR
R 3 −9 5 − X R R 3 −9 5 − X
RR RR RR RR
RRR1 −3 1 7 RRR RRR1 −3 1 7 RRR
RR RR RR RR
RR1 −1 − X 1 RRR R R
RR0 2 − X −6 RRRR
RR 7 R 6
−(X +4) RRR RRR = −(X +4) RRR RRR =
RR0 RR RR0 RR
RR 9 −7 − X 3 RR RR 9 −7 − X 3 RR
RR RR RR RR
RR0 5 − X RRR R R
RR0 RR
RR 3 −9 R 3 −9 5 − X RR
RRR RRR RRR RRR
RR2 − X 6 −6 RR RR2 − X 6 0 RR
RR RR RR RR
−(X + 4) RRR 9 R −7 − X R
3 RRR = −(X + 4) RRR 9 R −7 − X −4 − X RRRR = (X +
RR RR RR RR
RR RR RR RR
RR 3 RR RR 3 RR
R −9 5 − X R R −9 −4 − X R
RR RR RR RR
RR2 − X RR RR2 − X RR
RR 6 0 RR RR 6 0 RR
RR RR RR R
4) RR 9
2 R −7 − X 1RR = (X +4) RR 6 R 2 R 2 − X 0RRRR = (X +4)2 [(2−X)2 −62 ] =
RR RR RR RR
RR R RR R
RR 3 1RRR RR 3 −9 1RRR
R R R R
−9
(X + 4)3 (X − 8).
Donc sp(D) = {−4, 8} et ma (−4) = 3, ma (8) = 1. On cherche une base de
E(−4), on trouve que {(1, 1, 0, 0)} est une base de E(−4). donc dim(E(−4)) =
1 ≠ ma (−4) = 3. Par suite D n’est pas diagonalisable. D est trigonalisable sur
R puisqu’elle est scindée sur R.
On a {(1, −1, −1, 1)} est une base de E(8). Posons v1 = (1, 1, 0, 0) et v2 =
(1, −1, −1, 1). On complète {v1 , v2 } en une base de R4 , par exemple par v3 = e1
et v4 = e3 (de la base canonique). On a Dv3 = (−1, −3, −9, −3) = −3v1 − 6v2 +
8v3 − 12v4 .
On a Dv4 = (1, 7, −7, −9) = −9v1 − 2v2 + 12v3 − 16v4 . Soit
⎛1 1 1 0 ⎞
⎜ ⎟
⎜1 −1 0 0⎟
⎜
P =⎜ ⎟
⎟
⎜0 −1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝0 1 0 0 ⎠
alors
⎛8 0 −3 −9 ⎞
⎜ ⎟
⎜0 −4 −6 −2 ⎟
⎜
P DP = ⎜ ⎟
⎟
−1
⎜0 0 ⎟
⎜ 8 12 ⎟
⎝0 0 −12 −16⎠
⎛ 8 12 ⎞
Posons D ′ = . On a χD′ (X) = (X + 4)2 . {w1 = (1, −1)} est une
⎝−12 −16⎠
base de ED′ (−4). On complete {w1} en une base de R2 , par exemple {w1 , w2 }
⎛ 1 1⎞ ⎛0 −1⎞
où w2 = (1, 0). Posons Q = , alors Q−1 = et donc Q−1 D ′ Q =
⎝−1 0⎠ ⎝1 1 ⎠
⎛−4 12 ⎞ ⎛I2 0 ⎞ ⎛−3 −6⎞ ⎛ 3 −3⎞
. Posons H = . On a I2 Q= . Donc
⎝ 0 −4⎠ ⎝ 0 Q⎠ ⎝−9 −2⎠ ⎝−7 −9⎠
⎛8 0 −3 −9 ⎞ ⎛8 0 3 −3⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 −4 −6 −2 ⎟
−1 ⎜
⎜0 −4 −7 −9⎟
H ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ = (P H)−1 D(P H)
⎟H = ⎜ ⎟
⎜0 0 ⎟ ⎜0 0 −4 12 ⎟
⎜ 8 12 ⎟ ⎜ ⎟
⎝0 0 −12 −16⎠ ⎝0 0 0 −4⎠
RR R
Exercice 4.
RR−1 − X
RR 1 0 RRRR
R RR
1. On a χA (X) = RRRR 0 −1 − X 1 RRRR = −(1 + X)3 + 1. On sait que
RR RR
RR R
RRR 1 0 −1 − X RRRR
Y 3 − 1 = (Y − 1)(Y − j)(Y − j), donc χA (X) = −X(X − (j − 1))(X − (j − 1))
est scindé à racines simples sur C, donc A est diagonalisable sur C.
2. Soit u = (x, y, z) ∈ C3 . On a
⎧
⎪
⎪
⎪ −x + y = 0
⎪
⎪
Au = 0 ⇐⇒ ⎨ −y + z = 0 ⇐⇒ x = y = z.
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ x−z = 0
Donc E(0) = {(x, x, x)/x ∈ C} et par suite {(1, 1, 1)} est une base de E(0).
⎧
⎪
⎪
⎪ −jx + y = 0 ⎧
⎪
⎪ ⎪
⎪ y = jx
(A − (j − 1)I3 )u = 0 ⇐⇒ ⎨ −jy + z = 0 ⇐⇒ ⎨
⎪
⎪ ⎪ z = j 2 x = jx
⎪
⎪
⎪ ⎩
⎪
⎩ x − jz = 0
Donc E(j − 1) = {(x, jx, jx)/x ∈ C} et par suite {(1, j, j)} est une base de
E(j − 1).
D’après l’exercice ??, on a {(1, j, j)} est une base de E(j − 1) car A est une
matrice réelle.
On pose alors
⎛1 1 1 ⎞
⎜ ⎟
P = ⎜1 j j ⎟
⎜ ⎟
⎝1 j j ⎠
On a
⎛1 1 1⎞ ⎛x⎞ ⎛x′ ⎞ ⎧
⎪
⎪
⎪
⎪
x + y + z = x′ E1
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎜1 j j ⎟ ⎜y ⎟ = ⎜y ′ ⎟ ⇐⇒ ⎨ x + jy + jz = y ′ E2
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⎝1 j j ⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ z ′ ⎠ ⎪
⎪
⎪
⎩ x + jy + jz = z E3
′
En conclusion,
P −1 AP = (1) ⊕ (j − 1) ⊕ (j − 1).
3 2
Remarque. On a j = j 3 = 1, j + j + 1 = j 2 + j + 1 = 0, j = j 2 , j + j + 1 = 0,
jj = 1.
Exercice 5.
1. On a χA (X) = −(X − 1)2 (X − c) est scindé sur R.
Si c ≠ 1 : alors c est une racine simple de χA (X) et donc ma (c) = mg (c) = 1.
On a donc A est diagonalisable si et seulement si rg(A − I3 ) = 3 − ma (1) =
⎛0 a 1 ⎞
⎜ ⎟
1. On a A − I3 = ⎜0 0 ⎟ et puisque c − 1 ≠ 0, donc rg(A − I3 ) =
⎜ b ⎟
⎝0 0 c − 1 ⎠
⎛0 a 1 ⎞
rg( ). Il est clair que rg(A − I3 ) = 1 ⇐⇒ b ∈ R et a = 0.
⎝0 0 c − 1 ⎠
Si c = 1 : alors 1 est une racine triple χA (X) et par suite A est diagonalis-
⎛0 a 1 ⎞
⎜ ⎟
able si et seulement si rg(A − I3 ) = 3 − 3 = 0. Or A − I3 = ⎜0 0 b ⎟ et donc
⎜ ⎟
⎝0 0 0 ⎠
rg(A − I3 ) ≠ 0.
En conclusion, A est diagonalisable si et seulement si c ≠ 1 et a = 0.
2. On a
⎛1 0 1⎞
⎜ ⎟
A = ⎜0 1 b ⎟ ,
⎜ ⎟
⎝0 0 c ⎠
où c ≠ 1 et b quelconque. Posons e1 = (1, 0, 0) et e2 = (0, 1, 0). Il est clair
que (e1 , e2 ) est une famille libre de vecteurs propres associés à 1, comme
dim(E(1)) = 2, alors (e1 , e2 ) est une base de E(1). Reste à chercher un
vecteur propre associé à c. On a
⎧
⎪ ⎧
⎪
⎪ (1 − c)x + z = 0 ⎪ z = (c − 1)x
(A − cI3 )U = 0 ⇐⇒ ⎨ ⇐⇒ ⎨
⎪ ⎪
⎩ (1 − c)y + bz = 0
⎪ ⎪
⎩ y = bx
Donc E(c) = {x(1, b, c−1)/x ∈ R}, comme (1, b, c−1) ≠ (0, 0, 0), alors {(1, b, c−
1)} est une base de E(c). Posons
⎛1 0 1 ⎞
⎜ ⎟
P = ⎜0 1 b ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 c − 1 ⎠
On a
⎛1 0 −1
⎞
⎜ −b ⎟
c−1
P = ⎜0 1
−1
⎟
⎜ c−1 ⎟
⎝0 0 1 ⎠
c−1
Exercice 6.
1. χA (X) = (X − 3)2 (X − 9).
⎛ 2 2 −2⎞
⎜ ⎟
On a A − 3I3 = ⎜ 2 2 −2⎟. Il est clair que (A − 3I3 )e1 = (A − 3I3 )e2 et
⎜ ⎟
⎝−2 −2 2 ⎠
(A−3I3 )e1 = −(A−3I3 )e3 . Donc (A−3I3 )(e1 −e2 ) = 0 et (A−3I3 )(e1 +e3 ) = 0,
alors e1 − e2 = (1, −1, 0) ∈ E(3) et e1 + e3 = (1, 0, 1) ∈ E(3). Il est clair que
les vecteurs u = e1 − e2 et v = e1 + e3 sont linéairement indépendents. Comme
dim(E(3)) ≤ ma (3) = 2, alors {u, v} est une base de E(3).
⎛−4 2 −2⎞
⎜ ⎟
On a A − 9I3 = ⎜ 2 −4 −2⎟
⎜ ⎟
. On a
⎝−2 −2 −4⎠
Exercice 7.
RR R
RR−X 0
RR a1 RRRR RR R RR R
a2 RRRR 0 a1 RRRR
0
RR RR RR−X 0 RR 0
RR 0 −X 0 a2 RR R
R R
R R R
R RR
A = RRRR RR = −X RRRR 0 −X RRR
R
RRR
R 2 RR .
RR
RR 0 RR RR a3 R
R
− a RR −X 0 a
RR
3 RR RR R RR
1
RR 0 −X a
RR RR a2 a3 a4 − X RRR RR 0 −X a3 RRR
RR
RRR a1 a2 a3 a4 − X RRRR RR RR RR RR
R R
RR R
RR 0
RR 0 a1 RRRR
R RR
Or −a1 RRRR−X 0 a2 RRRR = −a21 X 2 .
RR RR
RR R
RR 0 −X a3 RRR
R R
De la même façon on a
RR R
RR−X 0
RR a2 RRRR RRR−X R RR R
RRR RR
R RRR a3 RRRR RR 0 a2 RRR
R RRR = −X 3 + a X 2 + a2 X +
RR 0 −X R
a3 RR = −X RR R
R + a2 RR R
RR RR RR a3 a4 − X RRR RR−X a3 RRR 4 3
RR RR RR RR RR RR
RR a2 a3 a4 − X RR
R R
Faculté Des Sciences El Jadida 149 Année 2024-2025
Université Chouaı̈b Doukkali M. Mouçouf
a22 X.
En fin on trouve
Dans ce cas on a 0 est une racine simple de Q(X) et donc 0 est une racine
triple de χA (X) = X 3 (X − a4 ). On a rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 2 ⇐⇒ a3 ≠ 0 ou
a2 ≠ 0 ou a1 ≠ 0 et rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 1 ⇐⇒ a1 = a2 = a3 = 0.
Donc A est diagonalisable dans C ⇐⇒ 4 − rg(A) = 3 ⇐⇒ a1 = a2 = a3 = 0.
2ème cas : a21 + a22 + a23 ≠ 0
Dans ce cas on a 0 n’est pas une racine de Q(X) et donc 0 est une racine
double de χA (X) = X 2 Q(X)
1er sous-cas ∆ = 0
Danc ce cas on a Q(X) = (X − 2 )
a4 2
et donc χA (X) = X 2 (X − 2 ) ,
a4 2
0 et a4
2
sont doubles.
On a rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 2 et donc 4 − 2 = ma (0). On a
⎛− a24 0 0 a1 ⎞
⎜ ⎟
⎜ 0 −2 a4
0 a2 ⎟
a4 ⎜
A − I4 = ⎜ ⎟.
⎟
⎜ 0 a4
3⎟
⎜ ⎟
2 0 − 2 a
⎝ a1 a2 a3 a24 ⎠
2 I4 ) 2 I4 )
a4 a4
Il est clair que rg(A − ≥ 3 et donc 4 − rg(A − ≠ 2. Alors A n’est
pas diagonalisable dans C.
2ème sous-cas : ∆ ≠ 0
Dans ce cas Q(X) admet deux racines simples et donc χA (X) admet deux
racines simples et 0 double. Comme rg(A − 0I4 ) = rg(A) = 2 et donc 4 − 2 =
ma (0), alors A est diagonalisable dans C.
Exercice 8.
1. Posons P (X) = X n − 1. Il est clair que A = CP la matrice compagnon du
polynôme P . D’après le cours on a χA = (−1)n P (X).
2kπ
i
2. Les valeurs propres de A sont les racines nième de l’unité : λk = e n ,
0 ≤ k ≤ n − 1. A admet n valeurs propres deux à deux distinctes, alors A est
scindée à valeurs propres simples sur C, donc A est diagonalisable sur C.
⎛0 ⋯ ⋯ 0 1⎞ ⎛ x1 ⎞ ⎛ x1 ⎞ ⎧
⎪
⎪
⎪ xn = λk x1
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⎪
⎜1 ⋱ 0⎟ ⎜ ⎟ ⎜ x2 ⎟ ⎪
⎪
⎜ ⎟ ⎜ x2 ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
x1 = λk x2
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
3. On a ⎜0 ⋱ ⋱ ⋮⎟ ⎜ ⎟ = λk ⎜ ⋮ ⎟ ⇐⇒ ⎨ x2 = λk x3 ⇐⇒
⎜ ⎟⎜ ⋮ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⎜⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎟⎜ ⋮ ⎟ ⎜ ⋮ ⎟ ⎪
⎪
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
⋯ ⋯
⎝0 ⋯ 0 1 0⎠ ⎝xn ⎠ ⎝xn ⎠ ⎪
⎪
⎪
⎩ xn−1 = λk xn
⎧
⎪
⎪
⎪
⎪
xn = λk x1
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
xn−1 = λ2k x1
⎪
⎨ xn−2 = λ3k x1 ⇐⇒ xr+1 = λn−r k x1 , 0 ≤ r ≤ n − 1.
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⋯ ⋯
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ x1 = λnk x1 = x1
Donc {(1, λn−1
k , . . . , λk , . . . , λk )} est une base de E(λk ). Posons
n−r
⎛1 1 ⋯ 1 ⎞
⎜ ⎟
⎜1 λn−1 n−1 ⎟
P =⎜ ⎟
⋯ λn−1
⎜ ⎟
1
⎜⋮ ⋮ ⎟
⎜ ⋮ ⋯ ⎟
⎝1 λ1 ⋯ λn−1 ⎠
Exercice 9.
1. On a f (1) = 0; f (X) = X; f (X 2 ) = 2X 2 + 2 et f (X 3 ) = 3X 3 + 6X. Donc
⎛0 0 2 0⎞
⎜ ⎟
⎜0 1 0 6⎟
A=⎜
⎜
⎟
⎟
⎜0 0 2 0⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 0 3⎠
Exercice 10.
Exercice 11.
1. On a χA (X) = X 2 − 3X + 2 = (X − 1)(X − 2) est scindé à racines simples
⎛x⎞ ⎛0⎞
(A − I2 ) = ⇐⇒ −x + y = 0 et 3x + 2y = 0
⎝ y ⎠ ⎝0 ⎠
⇐⇒ x = y,
⎛x ⎞ ⎛0 ⎞
(A − 2I2 ) = ⇐⇒ −2x + y = 0 et 3x + y = 0
⎝y ⎠ ⎝0 ⎠
⇐⇒ −2x + y = 0.
⎛1 1⎞
P= .
⎝1 2⎠
On a det(P ) = 1, donc
⎛ 2 −1⎞
P −1 = .
⎝−1 1 ⎠
On a donc P −1 AP = D où
⎛1 0 ⎞
D= .
⎝0 2 ⎠
3. On a A = P DP −1, donc An = P D n P −1 . On a donc
⎛1 1⎞ ⎛1 0 ⎞ ⎛ 2 −1⎞
An =
⎝1 2⎠ ⎝0 2n ⎠ ⎝−1 1 ⎠
⎛1 2n ⎞ ⎛ 2 −1⎞
=
⎝1 2n+1 ⎠ ⎝−1 1 ⎠
⎛ 2 − 2n −1 + 2n ⎞
= .
⎝2 − 2n+1 −1 + 2n+1 ⎠
⎛ un ⎞
4. Posons Un = . on a
⎝un+1 ⎠
⎧
⎪
⎪ un+1 = un+1
⎨
⎪
⎪
⎩ un+2 = 3un + 3un+1
Donc Un+1 = AUn = An+1 U0 = An+1 ( 42 ). Par suite, un+1 = 4(2 − 2n+1 ) + 2(−1 +
2n+1 ) = 1 + 3.2n+1 .
On a un+4 = 1 + 3.2n .24 = un , donc (un ) est une suite périodique.
⎛un+1 ⎞ ⎛ 0 1 0 ⋯ 0 ⎞ ⎛ un ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜un+2 ⎟ ⎜ ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ un+1 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟=⎜ ⋮ ⋱ ⋱ 0 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⋮ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟ ⎜0 ⋯ ⋯ 0 1 ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⋮ ⎟
⎝un+p ⎠ ⎝a0 ⋯ ⋯ ⋯ ap−1 ⎠ ⎝un+p−1 ⎠
c’est-à-dire, Un+1 = AUn et donc
Un+1 = An+1 U0 .
Exercice 13.
I)
1. On vérifie facilement que 2iC1 + C2 − C3 = 0.
2. D’après 1. on a det(B) = 0, donc det(A − (2 + 2i)I3 ) = 0 et par suite
λ1 = 2 + 2i est une valeur propre de A.
Soit {e1 , e2 , e3 } la base canonique de R3 . Alors Be1 = C1 , Be2 = C2 et Be3 =
C3 . Donc 2iC1 + C2 − C3 = B(2ie1 + e2 − e3 ) = 0, alors (A − (2 + 2i)I3 )(2ie1 +
e2 − e3 ) = 0. Comme 2ie1 + e2 − e3 ≠ 0, alors v = 2ie1 + e2 − e3 est un vecteur
propre associé à λ1 .
3. On a A est une matrice à coefficients réelles, donc λ2 = λ1 = 2 − 2i est
aussi une valeure propre de A. On a tr(A) = λ1 + λ2 + λ3 = 2 + 4 − 2 = 4, donc
λ3 = 0.
4. Les valeurs propres de A sont simples, donc A est diagonalisables sur C.
II)
1. On a χA (X) = −X(X − 2 − 2i)(X − 2 + 2i).
2. On a χA (X) = −X 3 + 4X 2 − 8X. On fait la DE de X n par χA (X) :
X n = χA (X)Qn (X)+Rn (X) avec Rn (X) = an X 2 +bn X +cn avec an , bn , cn ∈ R.
On donne à X les valeurs 0, 2 + 2i et 2 − 2i on trouve
⎧
⎪
⎪
⎪ 0n = 0 = cn
⎪
⎪ n
⎨ λ1 = an λ21 + bn λ1
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
n 2
⎩ λ1 = an λ1 + bn λ1
⎧
⎪
⎪
⎪ 0n = 0 = cn
⎪
⎪
⎪ n−1
⎨ an =
λn−1 −λ1
⎪
1
⎪
⎪
λ1 −λ1
⎪
⎪
n−1
⎪
λ1 λ1 −λ1 λn−1
⎩ bn =
1
λ1 −λ1
√ π
On a λ1 = 2 2ei 4 , donc
⎧
⎪
⎪
⎪ 0n = 0 = cn
⎪
⎪ √
⎨ an = 12 (2 2)n−1 sin(n − 1) π4
⎪
⎪ √
⎪
⎪
⎪
⎩ bn = −4(2 2)n−2 sin(n − 2) π4
⎛ 0 −22 −6⎞
⎜ ⎟
A =⎜4
2
⎟
⎜ 5 5 ⎟
⎝−4 −5 −5⎠
, donc
⎛ 2bn −22an − 3bn −6an + bn ⎞
⎜ ⎟
A = (aij ) = ⎜ 4an + bn
n
5an + 2bn ⎟
⎜ 5an + 4bn ⎟
⎝−4an − bn −5an − 4bn −5an − 2bn ⎠
√
Posons θn = (n − 2) π4 . On a (n − 1) π4 = θn + π4 . Donc sin(n − 1) π4 = 2 (sin θn
2
+
cos θn ). Soit α, β ∈ R, alors
√
αan + βbn = (2 2)n−2 ((α − 4β) sin θn + α cos θn )
Posons
√
ψ(α, β) = (2 2)n−2 ((α − 4β) sin θn + α cos θn ).
On a alors
⎧ √
⎪
⎪
⎪
⎪
a11 = ψ(0, 2)
√
= −8(2 2)n−2 sin θn
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪ a12 = ψ(−22, −3) = (2 2)n−2 (−10 sin θn − 22 cos θn )
⎪
⎪ √
⎪
⎪
⎪
⎪ a13 = ψ(−6, 1) = (2 2)n−2 (−10 sin θn − 6 cos θn )
⎪
⎪
⎪ √
⎪
⎪
⎪
⎪ a21 = ψ(4, 1) = 4(2 2)n−2 cos θn
⎪
⎪ √
⎨ a22 = = (2 2)n−2 (−11 sin θn + 5 cos θn )
⎪
ψ(5, 4)
⎪
⎪ √
⎪
⎪ = (2 2)n−2 (−3 sin θn + 5 cos θn )
⎪
⎪
a23 = ψ(5, 2)
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
a31 = −a21
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪ a32 = −a22
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ a33 = −a23
⎛xn ⎞
⎜ ⎟
3. Posons Un = ⎜ yn ⎟. On a Un+1 = AUn , donc Un = An U0 . Alors
⎜ ⎟
⎝ zn ⎠
√ √
xn = a11 = −8(2 2)n−2 sin θn , yn = −zn = a21 = 4(2 2)n−2 cos θn
Exercice 14. Soient A, B ∈ Mp (K) semblables. Il existe dans ce cas une ma-
trice inversible H ∈ Mp (K) telle que A = H −1 BH. On a alors H −1 (B −
XIp )H = H −1 BH − H −1 XIp H = A − XIp , donc χA (X) = det(A − XIp ) =
det(H −1 (B − XIp )H) = det(H)−1 det(B − XIp ) det(H) = det(B − XIp ) =
χB (X).
⎛a b ⎞ ⎛a b ⎞
E={ ∈ M2 (R)/a + d = 0} et F = { ∈ M2 (R)/a + b + c + d = 0}
⎝ c d⎠ ⎝ c d⎠
x1 + x2 + x3 + x4 = 0
⎛x1 x2 ⎞
f (x1 , x2 , x3 , x4 ) = .
⎝x3 x4 ⎠
⎛1 −1 2 3⎞
⎜ ⎟
MatA,B (f ) = ⎜0 1 0 1⎟
⎜ ⎟
⎝2 −1 4 7⎠
et C = (w1 , w2 , w3 ).
(i) Monter que C est une base de F et déterminer les matrices MatB (C) et
MatC (B).
(ii) Déterminer la matrice MatA,C (f ).
ϕ(P ) = (X + 2)P ′ , P ∈ E.
f (x, y, z, t) = (x − y + z, y + z + t, 0, x + y + 3z + 2t).
⎛1 0 0⎞
⎜ ⎟
Exercice 3. On considère la matrice A = ⎜ 1 −1 −1⎟ .
⎜ ⎟
⎝−1 4 3 ⎠
1. Déterminer la matrice J telle que A = I3 + J et montrer que J 3 = 03 .
2. En utilisant la formule du binôme de Newton pour les matrices, exprimer
An en fonction de n, où n est un entier naturel non nul.
Exercice 1.
A)
On considère l’espace vectoriel E = R3 muni de sa base canonique B =
(e1 , e2 , e3 ). Soit
Exercice 2.
1. On 02 ∈ E, donc E ≠ ∅.
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
Soient α ∈ R, , ∈ E. On a
⎝ c d ⎠ ⎝ c′ d ′ ⎠
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞ ⎛αa + a′ αb + b′ ⎞
α + = .
⎝ c d⎠ ⎝ c′ d′ ⎠ ⎝ αc + c′ αd + d′ ⎠
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
Puisque αa + a′ + αd + d′ = α(a + d) + a′ + d′ = 0, alors α + ∈E
⎝ c d⎠ ⎝ c′ d′ ⎠
et donc E est un sev de M2 (R) et par suite un espace vectoriel.
On 02 ∈ F , donc F ≠ ∅.
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
Soient α ∈ R, , ∈ F . On a
⎝ c d ⎠ ⎝ c′ d ′ ⎠
αa + a′ + αb + b′ + αc + c′ + αd + d′ = α(a + b + c + d) + a′ + b′ + c′ + d′ = 0, alors
⎛a b ⎞ ⎛a′ b′ ⎞
α + ∈ F et donc F est un sev de M2 (R) et par suite un espace
⎝ c d ⎠ ⎝ c′ d ′ ⎠
vectoriel.
2. On a
⎛a b ⎞
A= ∈ E ⇐⇒d = −a
⎝ c d⎠
⎛a b⎞ ⎛1 0 ⎞ ⎛ 0 1⎞ ⎛0 0 ⎞
⇐⇒A = =a +b +c .
⎝ c −a⎠ ⎝0 −1⎠ ⎝ 0 0⎠ ⎝1 0 ⎠
⎛1 0⎞ ⎛0 1⎞ ⎛0 0 ⎞
Posons A1 = , A2 = , A3 = . Alors (A1 , A2 , A3 ) engen-
⎝0 −1⎠ ⎝0 0⎠ ⎝1 0 ⎠
dre E.
On a
⎛1 0 ⎞ ⎛0 1⎞ ⎛0 0⎞ ⎛0 0⎞ ⎛a b ⎞ ⎛0 0 ⎞
a +b +c = ⇐⇒ =
⎝0 −1⎠ ⎝0 0⎠ ⎝1 0⎠ ⎝0 0⎠ ⎝ c −a⎠ ⎝0 0⎠
⇐⇒a = b = c = 0.
⎛x1 x2 ⎞ ⎛0 0⎞
h(x1 , x2 , x3 , x4 ) = 02 ⇐⇒ = ⇐⇒ (x1 , x2 , x3 , x4 ) = (0, 0, 0, 0).
⎝x3 x4 ⎠ ⎝0 0⎠
Donc ker(h) = {(0, 0, 0, 0)}, alors h est injective. Par suite h est un isomor-
phisme.
5. Puisque h est un isomorphisme, alors dim(F ) = dim(G) = 3. Puisque
(u, v, w) est une base de G, alors (h(u), h(v), h(w)) est une base de F où
Exercice 1.
1. Soit u ∈ E et soit uA = (x, y, z, t). On a MatB (f (u)) = MatA,B (f )MatA (u).
Donc
⎛x⎞
⎛1 −1 2 3⎞ ⎜ ⎟ ⎛0⎞
⎜ ⎟ ⎜y ⎟
⎟=⎜ ⎟
f (u) = (0, 0, 0) ⇐⇒ ⎜0 1 0 1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ 0⎟
⎜ ⎟⎜⎜z ⎟ ⎜ ⎟
⎝2 −1 4 7⎠ ⎜ ⎟ ⎝0 ⎠
⎝t⎠
⎧
⎪
⎪
⎪
⎪
x − y + 2z + 3t = 0
⎪
⇐⇒ ⎨ + t = 0
⎪
y
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ 2x − y + 4z + 7t = 0
On a
1 −1 2 3 0 1 −1 2 3 0 1 −1 2 3 0
0 1 0 ÐÐÐÐÐÐÐ→ 0 0 1 0 ÐÐÐÐÐÐ→ 0
L3 −2 L1 → L3 L3 − L2 → L3
0 1 1 1 0 1 0 .
2 −1 4 7 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0
On a x, y sont principales et z, t sont secondaires. De plus
y = −t et x = y − 2z − 3t = −2z − 4t.
Donc (x, y, z, t) = (−2z − 4t, −t, z, t) = z(−2, 0, 1, 0) + t(−4, −1, 0, 1), par suite
f (u1 )B = (1, 0, 2); f (u2 )B = (−1, 1, −1); f (u3 )B = (2, 0, 4); f (u4 )B = (3, 1, 7).
On a
⎛1 0 2 ⎞ L2 + L1 → L2 ⎛1 0 2⎞ ⎛1 0 2⎞
⎜ ⎟ L3 −2 L1 → L3 ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜−1 1 −1⎟ L4 −3 L1 →L4 ⎜0 1 1⎟ L4 − L2 → L4 ⎜0 1 1⎟
⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟Ð ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟ ÐÐÐÐÐ→ ⎜ ⎟
⎜2 0 4⎟ ⎜0 0 0⎟ ⎜0 0 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝3 1 7⎠ ⎝0 1 1⎠ ⎝0 0 0⎠
Soit g1 et g2 les vecteurs de F tels que g1B = (1, 0, 2) et g2B = (0, 1, 1), c’est-
à-dire, g1 = v1 + 2v3 et g2 = v2 + v3 . Alors {g1 , g2 } est une base de Im(f ).
⎛a⎞
⎛1 −1 2 3⎞ ⎜ ⎟ ⎛ a − b + 2c + 3d ⎞
⎜ ⎟ ⎜b⎟⎟=⎜ ⎟
2. On a MatB (f (u)) = ⎜0 1 0 1⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟⎜⎜c⎟ ⎜ b+d ⎟
⎝2 −1 4 7⎠ ⎜ ⎟ ⎝2a − b + 4c + 7d⎠
⎝d ⎠
Donc f (u) = (a − b + 2c + 3d)v1 + (b + d)v2 + (2a − b + 4c + 7d)v3 .
3.(i) On a w1 = (2, 1, 0)B , w2 = (1, 1, 1)B , w3 = (3, 2, 0)B . De plus on a
⎛1 1 1 ⎞ ⎛ 1 1 1⎞
⎜ ⎟ L3 −2 L2 → L3 ⎜ ⎟
⎜2 1 0⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜ 2 1 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝3 2 0 ⎠ ⎝−1 0 0⎠
⎧
⎪ ⎧
⎪
⎛2 1 3⎞ ⎛x⎞ ⎛a⎞ ⎪
⎪ 2x + y + 3z = a ⎪
⎪ 2x + 3z = a − c
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪ ⎪
⎪
⎜1 1 2⎟ ⎜y ⎟ = ⎜ b ⎟ ⇐⇒ ⎨ x + y + 2z = b ⇐⇒ ⎨ x + 2z = b − c
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪ ⎪
⎪
⎝0 1 0 ⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ c ⎠ ⎪
⎪ ⎪
⎪
⎪
⎩ y = c ⎪
⎩ y = c
⎧
⎪ ⎛ 2 −3 1 ⎞ ⎛a⎞ ⎛x⎞
⎪
⎪ 2a − 3b + c = x
⎪
⎪ ⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⇐⇒ ⎨ c = y ⇐⇒ ⎜ ⎟⎜ ⎟ = ⎜ ⎟
⎜ 0 0 1 ⎟ ⎜ b ⎟ ⎜y ⎟
⎪
⎪
⎪
⎪ ⎝−1 2 −1⎠ ⎝ c ⎠ ⎝ z ⎠
⎪
⎩ −a + 2b − c = z
⎛ 2 −3 1 ⎞
⎜ ⎟
Donc MatC (B) = ⎜ 0 0 1 ⎟.
⎜ ⎟
⎝−1 2 −1⎠
(E, A) / (F, B)
f
❍❍ ↻
❍❍
❍❍
❍❍ idF
❍
f ❍❍❍
❍$
(F, C)
Par suite
⎛ 2 −3 1 ⎞ ⎛1 −1 2 3⎞ ⎛ 4 −6 8 10 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatA,C (f ) = ⎜ 0 0 1 ⎟ ⎜0 1 0 1⎟ = ⎜ 2 −1 4 7 ⎟ .
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝−1 2 −1⎠ ⎝2 −1 4 7⎠ ⎝−3 4 −6 −8⎠
⎛0 2 0 ⎞
⎜ ⎟
M = ⎜0 1 4 ⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 2 ⎠
On a rg(M) = 2.
2. On a Im(ϕ) = sev⟨ϕ(1), ϕ(X), ϕ(X 2 )⟩ = sev⟨X + 2, 2X 2 + 4X⟩. On a aussi
dim(Im(ϕ)) = rg(ϕ) = rg(M) = 2. Donc {X + 2, 2X 2 + 4X} est une famille
génératrice de Im(ϕ) telle que card{X + 2, 2X 2 + 4X} = dim(Im(ϕ)), alors
c’est une base de Im(ϕ).
On a dim(ker(ϕ)) = dim(E) − dim(Im(ϕ)) = 3 − 2 = 1. Puisque ϕ(1) = 0,
alors 1 ∈ ker(ϕ). Comme 1 ≠ 0 et dim(ker(ϕ)) = 1, alors {1} est une base de
ker(ϕ).
3. On a dim(E) = dim(ker(ϕ)) + dim(Im(ϕ)). Soit P ∈ ker(ϕ) ⋂ Im(ϕ).
Alors ∃a, b, c ∈ R, tels que P = a.1 = a et P = b(X + 2) + c(2X 2 + 4X). Donc
b(X + 2) + c(2X 2 + 4X) = a, alors 2b = a, 2c = 0 et b + 4c = 0, donc a = 0, alors
P = 0. Donc ker(ϕ) ⋂ Im(ϕ) = {0}. Par suite, E = ker(ϕ) ⊕ Im(ϕ).
4. On considère le tableau des coordonnées des vecteurs de C
−1 0 0
1 1 0.
2 0 1
5. On a
⎛−1 1 2⎞
⎜ ⎟
MatB (C) = ⎜ 0 1 0⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 1⎠
Par suite,
⎛−1 1 2⎞
⎜ ⎟
MatC (B) = ⎜ 0 1 0⎟ .
⎜ ⎟
⎝ 0 0 1⎠
Remarque : On a trouvé dans ce cas particulier que MatC (B) = MatB (C).
5. On a le diagramme commutatif suivant
(E, C) (E, C)
f
/
idE ↺ idE
(E, B) (E, B)
f
/
⎛−1 1 2⎞ ⎛0 2 0⎞ ⎛−1 1 2⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟⎜ ⎟
MatC (f ) = ⎜ 0 1 0⎟ ⎜0 1 4⎟ ⎜ 0 1 0⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟⎜ ⎟
⎝ 0 0 1⎠ ⎝0 0 2⎠ ⎝ 0 0 1⎠
⎛0 −1 8⎞
⎜ ⎟
= ⎜0 1 4⎟
⎜ ⎟
⎝0 0 2⎠
Exercice 2.
1. On a Im(f ) = sev⟨f (e1 ), f (e2 ), f (e3 ), f (e4 )⟩ avec f (e1 ) = (1, 0, 0, 1), f (e2 ) =
(−1, 1, 0, 1), f (e3 ) = (1, 1, 0, 3) et f (e4 ) = (0, 1, 0, 2). Pour determiner une
base de Im(f ) on échelonne le tableau des coordonées des vecteurs f (e1 ), f (e2 ), f (e3 ), f (e4 ),
1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1
−1 1 0 1 0 1 0 2 0 1 0 2
ÐÐÐÐÐÐ→ ÐÐÐÐÐÐ→
L2 + L1 → L2 L4 − L2 → L4
1 1 0 3 L3 − L1 → L3 0 1 0 2 L3 − L2 → L3 0 0 0 0
0 1 0 2 0 1 0 2 0 0 0 0
Posons w = (1, 0, 0, 1) et z = (0, 1, 0, 2), alors {w, z} est une base de Im(f ).
On a donc dim(Im(f )) = 2.
2. On a f (u) = (0, 0, 0, 0) et f (v) = (0, 0, 0, 0). Donc u, v ∈ ker(f ). On a aussi
dim(ker(f )) = dim(E) − dim(Im(f )) = 4 − 2 = 2.
On considère le tableau des coordonnées de u et v
−2 −1 1 0 −2L2 + L1 → L2 −2 −1 1 0
ÐÐÐÐÐÐÐ→ .
−1 −1 0 1 0 1 1 −2
On a alors rg(u, v) = card(u, v) = 2 = dim(ker(f )), donc {u, v} est une base
de ker(f ).
3. a) On a f (A) = (2, 2, 0, 6) = B.
b) Soit C ∈ F , alors f (C) = B, donc f (C) = f (A), c’est-à-dire, f (C−A) = 0E ,
donc C − A ∈ ker(f ), alors C ∈ A + ker(f ). Par suite, F ⊆ A + ker(f ). Ré-
ciproquement, Soit C ∈ A + ker(f ), alors C = A + g avec g ∈ ker(f ), donc
f (C) = f (A) + f (g) = f (A) = B, alors C ∈ F . Donc A + ker(f ) ⊆ F . Par
suite, F = A + ker(f ). En conclusion, F est le sous-espace affine passant par
A est de direction ker(f ).
Exercice 3.
⎛0 0 0⎞
⎜ ⎟
1. On a J = A − I3 = ⎜ 1 −2 −1⎟.
⎜ ⎟
⎝−1 4 2 ⎠
⎛ 0 0 0⎞
⎜ ⎟
2. On a J 2 = ⎜−1 0 0⎟
⎜ ⎟
⎝ 2 0 0⎠
⎛0 0 0⎞ ⎛ 0 0 0 ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟
J 3 = ⎜−1 0 0⎟ ⎜ ⎟ = 03 .
⎜ ⎟ ⎜ 1 −2 −1⎟
⎝2 0 0⎠ ⎝−1 4 2 ⎠
3. On a A = I3 + J, comme I3 × J = J × I3 , alors pour n ∈ Nast , on a An =
∑k=0 (k )I3n−k J k = ∑k=0 (k )J k . Comme j 3 = 0, alors pour tout k ≥ 3, on a
n n n n
J k = 0. Donc
n n n n(n − 1) 2
An = ( )J 0 + ( )J 1 + ( )J 2 = I3 + nJ + J ,
0 1 2 2
alors
⎛1 0 0 ⎞ ⎛0 0 0⎞ ⎛ 0 0 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ n(n − 1) ⎜ ⎟
A = ⎜0 1 0⎟ + n ⎜ 1 −2 −1⎟ +
n
⎜−1 0 0⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ 2 ⎜ ⎟
⎝0 0 1 ⎠ ⎝−1 4 2 ⎠ ⎝ 2 0 0⎠
⎛ 1 0 0 ⎞
⎜ n(3−n) ⎟
=⎜ −n ⎟
⎜ 2 1 − 2n ⎟
⎝n(n − 2) 4n 1 + 2n⎠
Exercice 1. A)
1. On a u1 = e1 − 2e2 , u2 = −e1 + 2e2 , u3 = 2e3 . Donc
alors
⎛ 1 −1 0⎞
⎜ ⎟
M = ⎜−2 2 0⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 0 2⎠
2.
⎛ 1 −1 0⎞ ⎛x⎞ ⎛ x − y ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
MatB (f (u)) = ⎜−2 2 0⎟ ⎜y ⎟ = ⎜−2x + 2y ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 0 2⎠ ⎝ z ⎠ ⎝ 2z ⎠
1 −2 0 1 −2 0
0 ÐÐÐÐÐÐ→ 0
L2 + L1 → L2
−1 2 0 0.
0 0 2 0 0 2
Il est clair que {u1 , u3 } est une base de Im(f ).
5.
1er méthode :
Soit w ∈ ker(f ) ⋂ Im(f ). on a w = a(1, 1, 0) = (a, a, 0) et w = b(1, −2, 0) +
c(0, 0, 2) = (b, −2b, 2c). Donc (a, a, 0) = (b, −2b, 2c), alors a = b, a = −2b et
c = 0. Par suite b = −2b et c = 0, alors b = 0 et c = 0, donc w = (0, 0, 0). Alors
ker(f ) ⋂ Im(f ) = {(0, 0, 0)}. Puisque de plus on a dim(ker(f ))+dim(Im(f )) =
dim(E), alors E = ker(f ) ⊕ Im(f ).
2ième méthode :
On échelonne le tableau des coordonnées des vecteurs u1 , u2 , v.
1 −2 0 1 −2 0
0 ÐÐÐÐÐÐ→ 0
L2 − L1 → L2
1 1 3 0.
0 0 2 0 0 2
On a alors rg(u1 , u2 , v) = card(u1 , u2 , v) = 3 = dim(E). Donc {u1 , u2 , v} est
une base de E. Puisque {u1 , u2 } est une base de Im(f ) et {v} est une base
de ker(f ), alors E = ker(f ) ⊕ Im(f ).
6. a) On a g(u) = f (u) − IdE (u) = f (u) − u = (x − y, −2x + 2y, 2z) − (x, y, z) =
(−y, −2x + y, z).
b) On a donc
⎧
⎪
⎪
⎪ −y = 0
⎪
⎪
u ∈ ker(g) ⇐⇒ ⎨ −2x + y = 0 ⇐⇒ x = y = z = 0 ⇐⇒ u = 0.
⎪
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ z = 0
Donc ker(g) = {(0, 0, 0)}.
On a g est injective et puisque E est de dimension finie alors g est surjetive.
Par suite, Im(g) = E.
B)
⎛1 1 3⎞
⎜ ⎟
1. On a MatB (C) = ⎜2 1 0⎟. On a
⎜ ⎟
⎝1 1 1⎠
⎛1 1 3 ⎞ ⎛1 1 3 ⎞
⎜ ⎟ L2 −2 L1 → L2 ⎜ ⎟
⎜2 1 0⎟ ÐÐÐÐÐÐÐ→ ⎜0 −1 −6⎟.
⎜ ⎟ L3 − L1 → L3 ⎜ ⎟
⎝1 1 1 ⎠ ⎝0 0 −2⎠
Alors rg(C) = card(C) = 3 = dim(E). Donc C est une base de E.
2.
⎛1 1 3⎞ ⎛x⎞ ⎛x′ ⎞ ⎧
⎪
⎪
⎪
⎪
x + y + 3z = x′
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ′⎟ ⎪
⎜2 1 0⎟ ⎜y ⎟ = ⎜y ⎟ ⇐⇒ ⎨
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎪
⎪
2x + y = y′
⎝1 1 1⎠ ⎝z ⎠ ⎝ z ′ ⎠ ⎪
⎪
⎪
⎩ x + y + z = z′
⎧
⎪
⎪
⎪ x + y + 3z = x′
⎪
⎪
⇐⇒ ⎨ − y − = y ′ − 2x′
⎪
6z
⎪
⎪
⎪
⎪
⎩ −2z = z ′ − x′
On a donc
1 1 1 1
z = x′ − z ′ = x′ + 0y ′ − z ′
2 2 2 2
y = 2x − y − 6z = −x − y + 3z ′
′ ′ ′ ′
1 3
x = x′ − y − 3z = x′ + y ′ − z ′
2 2
⎛ 21 1 −3
⎞ ⎛x′ ⎞ ⎛x⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2
Donc ⎜−1 −1 3 ⎟ ⎜y ′ ⎟ = ⎜ ⎟ Par suite,
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜y ⎟
⎝ 21 0 −1 ⎠ ⎝ ′ ⎠
2 z ⎝z ⎠
⎛ 21 1 −3
⎞
⎜ ⎟
2
MatC (B) = ⎜−1 −1 3⎟
⎜ ⎟
.
⎝ 21 0 −1 ⎠
2
❍❍ ↻
❍❍
❍❍
❍❍ idE
f ❍❍❍
❍$
(E, C)
⎛ 21 1 −3
⎞⎛ 1−1 0⎞ ⎛ −3 3
−3⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2 2 2
N = ⎜−1 −1 3⎟ ⎜−2 2 0⎟ = ⎜ 1 −1 6 ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 21 0 −1 ⎠ ⎝
2 0 0 2 ⎠ ⎝ 1
2
−1
2 −1 ⎠
(E,O B) / (E, B)
f
↻ ✈✈✈✈✈ ✈:
idE ✈
✈✈
✈✈✈ f
(E, C)
✈
(E, B) / (E, C)
f
↻ ✈✈✈✈✈
O ✈:
idE ✈✈
✈✈✈ f
✈✈
(E, C)
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2 2 2
L = ⎜ 1 −1 6 ⎟ ⎜2 1 0⎟ = ⎜ 5 6 9 ⎟
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 21 −1
2 −1 1 1 1⎠ ⎝ −3
⎠ ⎝ 2 −1 1 ⎠
2