Maths 5
Maths 5
3 INTERPOLATION POLYNÔMIALE 24
3.1 Méthode de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.1.1 Polynôme de Lagrange au point xi . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.1.2 Polynôme d’interpolation de Lagrange . . . . . . . . . . . . 25
3.2 Méthode de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.2.1 Di¤érences progressives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.2.2 Di¤érences divisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
1
3.2.3 Expression du reste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4 INTEGRATION NUMERIQUE 30
4.1 Formule de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.1.1 Formule des Trapèzes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.1.2 Formule de Simpson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2
Chapitre 1
3
1.1 Méthode de dichotomie (bissection ou biparti-
tion)
L’idée : Construction d’une suite d’intervalles de plus en plus petits contenants une
racine isolée de l’équation f (x) = 0:
Principe de la dichotomie :
Le principe de la dichotomie repose sur le théorème des valeurs intermédiaires suivant :
Théorème :
Soit f : [a; b] ! R une fonction continue,
Si f (a):f (b) 0, alors il existe au moins x 2 [a; b] tant que f (x ) = 0
Remarque : Si de plus f est injective, alors x est unique c’est à dire ; f strictement
monotone.
Exemple : Montre que f (x) = x3 + 2x 1 = 0 possède une seule racine positive
comprise entre 0 et 1:
- f est dé…nie continue sur [0; 1], puisque f est un polynôme.
0 2
- Pour tout x 2
9 [0; 1], f (x) = 3x + 2 > 0 =) f est strictement croissante sur [0; 1]
f (0) = 1 =
- =) f (0):f (1) < 0
f (1) = 2 ;
* Le théorème assure que f (x) admet une solution de plus f est strictement croissante
sur [0; 1] donc f admet une seule solution dans [0; 1] :
Algorithme : Soient a et b tel que x 2 [a; b] avec f (a):f (b) < 0 on pose a = a0 ,
b = b0 , On divise l’intervalle [a0 ; b0 ] en deux, et on construit l’intervalle [a1 ; b1 ] comme
a0 + b 0
suit : Pour x0 = (le milieu de [a0 ; b0 ]) on fait le test suivant :
2
Si f (a0 ):f (x0 ) < 0 alors [a0 ; x0 ] = [a1 ; b1 ]
Sinon [x0 ; b0 ] = [a1 ; b1 ]
Et de là, on itère le procédé pour obtenir une suite d’intervalle enboités : [an ; bn ]
an + b n
n = 1; 2; ::::: comme suit : On pose xn =
2
Si f (an ):f (xn ) < 0 alors [an ; xn ] = [an+1 ; bn+1 ]
4
Sinon [xn ; bn ] = [an+1 ; bn+1 ]
b a
On arrête le processus dès que bn an = est inférieur à la précision souhaitée
2n
(an ) est par construction un suite croissante, (bn ) une suite décroissante et
(an ; bn ) ! 0, les suites (an ) et (bn )sont adjecentes et donc elles admettent la même
n!+1
limite.
Critère d’arrêt : Soit n 2 N, nous avons :
b n an bn 1 an 1 b 0 a0
bn+1 an+1 = = 2
= ::: = n+1
2 2 2
et si x est la racine de f (x) = 0, nous aurons :
bn an b 0 a0
jx xn j bn+1 an+1 = = n+1
2 2
et donc, si on désire calculer une approximation xn de x avec une précision ", il su¢ t de
b 0 + a0
poser n+1 "
2
Ce qui revient à ce qu on aille dans les itérations jusqu’à ce que n véri…e l’intégralité :
b0 a0
ln
n " 1
ln 2
xn ' 0:5
5
1.2 Méthode du point …xe (approximations succes-
sives) :
Dé…nitions : Soit g : R ! R une application continue. On dit que x 2 R et un
point …xe de g si g(x ) = x
* L’équation f (x) = 0 peut être reformuler comme suit : x = g(x)
La résolution de f (x) = 0 peut être considérée comme détermination d’un point …xe
de la fonction g(x):
Remarque : Il existe plusieurs transformations de l’équation f (x) = 0 sous forme
g(x) = x. En prticulier x = x f (x)
f (x)
ou plus généralement x = x avec paramètre réel 6= 0:
Théorème du point …xe :
Supposons que f est dé…nie sur l’intervalle [a; b] et satisfait aux conditions suivantes :
1) g ([a; b]) [a; b] i:e : 8x 2 [a; b], a g(x) b
2) g est contractante i:e : 9k 2 R, 0 k < 1 tel que : 8x, y 2 [a; b] :
jg(x) g(y)j k jx; yj
Alors g admet un point …xe unique x 2 [a; b] : De plus, pour tout point x0 2 [a; b]
la suite (xn ) dé…nie par xn+1 = g(xn ) converge vers x
Remarque 1 : La condition (2) entraine :
1-La continuité de g dans [a; b]
2- En divisant l’inégalité par jx yj et en pasant à la limite y ! x, on obtient :
jg 0 (x)j k < 1 et ceci en supposant que g est dérivable au point x:
Remarque 2 : Si g est dérivable dans [a; b], alors g est contractante dans [a; b] si et
seulement si : il existe un réel k < 1 tel que pour tout x 2 ]a; b[ on ait jg 0 (x)j k
Remarque 3 : Supposons que la dérivée g 0 (x) garde son signe constant dans [a; b] et
que l’inégalité jg 0 (x)j k < 1 est véri…ée alors :
* Si la dérivée est positive, les approximations successives xn+1 = g(xn ) convergent
monotonement vers la solution x de l’équation x = g(x)
6
* Si la dérivée est négative, les approximations successives oscillent autour de la racine.
Critère d’arrêt : Soit f : [a; b] ! R satisfaisant aux hypothèses du théorème du
point …xe, et soit (xn ) la suite des approximations dé…nies par : xn+1 = g(xn ) , n = 1; 2; :::
pour n; m 2 N m > n
jxn xm j = jg(xn 1 ) g(xm 1 )j k jxn 1 xm 1 j et par récurrence :
jxn xm j k jxn 1 xm 1 j ::: k n jx0 xm nj k n jb aj
En passant à la limite sur m, on obtient : jxn xj k n jb aj
On désire calculer une approxiamtion xn de x avec décimales exactes, il su¢ t
d’arrêter les iterations à n véri…ant :
0; 5:10
ln
b a
n
ln k
Exemple :
g(x) = ln(x + 3)
1
l’inclusion : g 0 (x) = >0 8x 2 [1; 2] =) g est croisante =) 1; 39 ' g(1)
x+3
g(x) g(2) ' 1; 61
=) 8x 2 [1; 2] g(x) 2 [1; 2]
2 eme méthode : 1 x 2 =) 4 x+3 5 =) 1; 39 ' ln 4 ln x + 3 ln 5 ' 1; 61
La contraction : 8x 2 [1; 2] j g 0 (x)j k<1?
1 1 1
1 x 2 =) 4 x+3 5 =) 0:2 = = 0:25 =) j g 0 (x)j =
5 x+3 4
1
0:2 < 1
x+3
eme 1 0 1
2 méthode : g"(x) = 2 < 0 =) g (x) décroissante =) 0:2 = = g 0 (1)
(x + 3) 5
1
g 0 (x) g 0 (2) =
= 0:25
4
3 eme méthode : On a g 0 (x) > 0 et elle est décroissante sur [1; 2] ; donc le maximum
1
de la dérivée est donné par : max jg 0 (x)j = jg 0 (1)j = < 1
[1;2] 4
7
1.3 Méthode de Newton - Raphson ( ou de la tan-
gente)
Notons pas x une racine (exacte) recherchée et par x0 une valeur approchée de x :On
suppose que f est de classe C 2 au voisinage de x . Le developpement de Taylor d’ordre
deux de f nous donne :
0 f (2) ( )
f (x ) = f (x0 ) + f (x0 )(x x0 ) + (x x0 )2 où 2 (x ; x0 )
2
comme f (x ) = 0; en supposant f 0 (x0 ) 6= 0, on aura :
f (2) ( )
f (x0 ) + f 0 (x0 ):(x x0 ) + (x x0 )2 = 0
2
d’où
f (x0 ) f (2) ( )
x = x0 (x x0 )2 (1)
f 0 (x0 ) 2f 0 (x0 )
| {z }
R
f (x0 )
En négligeant le reste de R, la quantité x0 dans (1) qu’on notera x1 , constitue
f 0 (x0 )
alors une valeur approchée de x . En iterant le procédé, on trouve la formule :
f (xn )
xn+1 = xn n = 0; [Link] (2)
f 0 (xn )
Théorème :
si f 0 (x0 ) et f 00 (x) sont non nuls et gardent des signes constants pour x 2 [a; b],
alors la racine x de l’équation f (x) = 0 peut être calculer à l’aide de la méthode de
Newton-Raphson avec la précision aussi grande que l’on veut en partant de l’appro-
ximation initiale x0 2 [a; b] qui satisfait l’inégalité f (x):f 00 (x0 ) > 0
8
Exemple : f (x) = x + ln x ]0; 1[
Trouver la solution avec 2 décimales exactes
1
f 0 (x) = 1 + > 0 8x 2 ]0; 1[
x
1
f 00 (x) = 2 < 0 8x 2 ]0; 1[
x
On a f 0 et f 00 sont non nuls et gardent des signes constants
le choix de x0 : 9
f (0:5) = 0; 19 =
On prend x0 = 0:5 =) f (0:5):f 00 (0:5) > 0
00
f (0:5) = 4 ;
f (xn )
xn+1 = xn
f 0 (xn )
f (x0 ) x0 + ln x0 0:5 + ln 0:5
x1 = x0 = x0 = 0:5 = |{z}
0:56 438
f 0 (x0 ) 1 1
1+ 1+
x0 0:5
f (x1 ) x1 + ln x1 0:56438 + ln 0:56438
x2 = x1 = x1 = 0:56438 = |{z}
0:56 7 14
f 0 (x1 ) 1 1
1+ 1+
x1 0:56438
c ' 0:56
9
Chapitre 2
10
2.1 Méthodes directes
Dé…nition : Une méthode est dite directe si elle donne au bout d’un nombre …ni
d’opération une solution exacte du problème.
[A j b] ! [A0 j b0 ]
* Puis, on résoud le système A0 = b0 ( dont la solution est exactement la solution du
système AX = b):
Etapes : On pose A = A(1) et b = b(1)
1ere étape :
(1)
*Si a11 6= 0, on fait les a¤ectations suivantes :
(2) (1)
La ligne L1 est maintenue c’est à dire L1 = L1
(1)
(2) (1) ai1 (1)
Pour i = 2; n; Li = Li (1)
:L1 . On obtient alors :
0 a 11 1 0 1
(1) (1) (1) (1) (2) (2) (2) (2)
a11 a12 a1n j b1 a a12 a1n j b1
B C B 11 C
B (1) (1) (1) (1) C B C
B a21 a22 a2n j b2 C B 0 a(2) (2)
a2n j
(2)
b2 C
B C!B 22 C
B .. .. .. .. .. C B .. .. .. .. .. C
B . . . . j . C B . . . . j . C
@ A @ A
(1) (1) (1) (1) (2) (2) (2)
an1 an2 ann j bn 0 an2 ann j bn
A(1) j b(1) ! A(2) j b(2)
11
8
>
> (2) (1)
< a1j = a1j j = 1; n
où (1)
> (2) (1) ai1 (1)
>
: aij = aij :a
(1) 1j
i = 2; n ; j = 1; n
8 a11
>
> (2) (1)
< b1 = b1
et (1)
> (2) (1) ai1 (1)
>
: bi = bi b
(1) 1
i = 2; n
a11
(1) (1) (1)
*Si a11 = 0, on cherche une ligne Lp avec 2 p n telle que ap1 6= 0, puis on
(1) (1)
permute les lignes L1 et Lp , et on applique des transformations analogues à celles
(1)
correspondantes au cas a11 6= 0, étudié plus haut.
* Dans cette étape, on a annulé tous les coe¢ cients sous la diagonale de la 1ere colonne.
K eme étape :
(k)
* akk 6= 0, on fait les a¤ectations suivantes :
(k+1) (k)
L(1) = L1
(k+1) (k)
L(2) = L2
..
.
(k+1) (k)
Lk = Lk
(k)
(k+1) (k) aik (k)
Li = Li (k)
:Lk i = k + 1; n
8 akk
>
> (k+1) (k)
i = 1; k , j = 1; n
< aij = aij
avec : (k)
> (k+1) (k) aik (k)
>
: aij = aij a
(k) kj
i = k + 1; n , j = 1; n
akk
(k+1) (k)
et bi = bi i = 1; k
(k)
(k+1) (k) aik (k)
bi = bi :b
(k) k
i = k + 1; n
akk
(k) (k) (k) (k)
* akk = 0, on permute les lignes Lk et Lp où Lp est une ligne d’indice p avec
(k)
k+1 p n, telle que apk 6= 0, et on applique des transformations analogue à celles
(k)
corresponsantes au cas akk 6= 0 étudié plus haut.
12
Résolution de A0 X = b0 0 1
(n) (n) (n) (n)
a11 a12 a1n j b1
B C
B (n) (n) (n) C
B 0 a22 a2n j b2 C
On pose [A0 j b0 ] = A(n) j b(n) = B
B .. .. .. ..
C
.. C
B . . . . j . C
@ A
(n) (n)
0 0 ann j bn
Et 8delà : AX = b , A(1) X = b(1) , A(2) X = b(2) , ::: , A(n) X = b(n) , A0 X = b0
> 1
>
> x1 = 0 [b01 a012 x2 :::: a01n xn ]
>
> a11
>
> ..
>
< .
d’où : 1
>
> xn 1 = 0 b0n 1 a0n 1n xn
>
> a
>
> n 1n 1
>
> 1 0
: xn = 0 :bn
ann
On détermine xn puis xn 1 , etc jusqu’à l’obtension de x1 ( résolution par retour
arrière)
Remarques :
(k)
1) On appelle les coe¢ cients akk des pivots
2) La méthode de Gauss permet de calculer det A puisque det A = ( 1)p det A0 =
Y
n
(k)
p
( 1) akk où p est le nombre de permutations.
k=1
Exemple : Résoudre le système suivant par la méthose de Gauss
8 0 10 1 0 1
>
> x + x + 3x = 4 1 1 0 3 x1 4
>
> 1 2 4
B CB C B C
>
> B CB C B C
< 2x + x x3 + x4 = 1 B 2 1 1 1 C B x2 C B 1 C
1 2
,B
B
CB
CB
C=B
C B
C(forme
C
>
> 3x1 x2 x3 + 2x4 = 3 B 3 1 1 2 C B x3 C B 3 C
>
> @ A@ A @ A
>
>
: x + 2x + 3x x4 = 4 1 2 3 1 x4 4
1 2 3
matricielle)
0 1
1 1 0 3j4 ! L1
B C
B C
B 2 1 1 1j1 C ! L2
B C
B C
B 3 1 1 2 j 3 C ! L3
@ A
1 2 3 1j4 ! L4
a21 2
a11 = 1 6= 0 `21 = = = 2
a11 1
a31 3
`31 = = = 3
a11 1
13
a41 1
`41 = = =1
a11 1
0 0
L2 = `21 :L1 + L2 , L2 = 2(1 1 0 3 j 4) + (2 1 1 1 j 1) = (0 1 1 5j 7)
L03 = `31 :L1 + L3 , L03 = 3(1 1 0 3 j 4) + (3 1 1 2j 3) = (0 4 1
7j 15)
0
L
04 = `41 :L1 + L4 , L04 = 1(1
1 1 0 3 j 4) + ( 1 2 3 1 j 4) = (0 3 3 2 j 8)
1 1 0 3j4 ! L01 = L1
B C
B C
B 0 1 1 5j 7 C ! L02
B C
B C
B 0 4 1 7j 15 C ! L03
@ A
0 3 3 2j8 ! L04
(2)
(2) a32 4
a22 = 1 6= 0 `32 = (2)
= = 4
a22 1
(2)
a42 3
`42 = (2)
= =3
a(22) 1
L003 = `32 :L02 + L03 , L003 = 4(0 1 1 5j 7) + (0 4 1 7j 15) = (0 0
3 13 j 13)
L004 = `42 :L02 +L04
0 , L004 = 3(0
1 1 1 5j 7)+(0 3 3 2 j 8) = (0 0 0 13 j 13)
1 1 0 3j4 ! L01 = L1
B C
B C 00
B 0 1 1 5 j 7 C ! L2 = L02
B C
B C 00
B 0 0 3 13 j 13 C ! L3
@ A
00
0 0 0 13 j 13 ! L4
0 10 1 0 1 8
1 1 0 3 x x1 + x2 + 3x4 = 4
4 >
>
(1)
B CB 1 C B C >
>
B CB C B C >
>
B 0 1 1 5 C B x2 C B 7 C x2 x3 5x4 = 7 (2) <
B CB C=B C ()
B CB C B C >
B 0 0 3 13 C B x3 C B13 C >
> 3x3 + 13x4 = 13 (3)
@ A@ A @ A >
>
>
: 13x = 13
0 0 0 13 x4 13 4 (4)
0 1
(1) =) x4 = 1 1
B C
B C
(2) =) 3x3 = 0 =) x3 = 0 B 2 C
La solution est : X = B
B
C
C
(3) =) x2 = 2 B 0 C
@ A
(4) =) x1 = 1 1
14
Y
4
p 0 P
det A = ( 1) det A = ( 1) a0kk = ( 1)0 (1)( 1)(3)( 13) = 39
k=1
Théorème :
Si A est une matrice symétrique dé…nie positive, alors elle peut se décomposer
sous la forme : A = L:Lt où L est une matrice réelle triangulaire infèrieure.
Dé…nition :Une matrice est dite dé…nie positive si :8X 2 Rn ; X 6= 0Rn hAX; Xi > 0
où h:; :i est le produit scalaire dans Rn dé…ni par : Pour tout X et Y dans Rn on a
n
hX; Y i = xi yi = x1 y1 + x2 y2 + ::::: + xn yn
i=1
Algorithme de décomposition :
A…n d’obtenir les éléments lij de la matrice L, on multiplie les matrices L et Lt puis
on identi…e
8 les coe¢ cients respectifs dans l’égalité A = L:Lt pour obtenir les équations :
> p
>
> l11 = a11
>
> r
>
> i 1
>
< lii = aii 2
lik i = 2; n
k=1
1 j 1
>
>
>
> lij = (aij lik ljk ) i>j
>
> ljj k=1
>
>
: l =0 i<j
ij
n
Remarque :det A = det (L:Lt ) = det L: det Lt = (det L)2 = lil2
i=1
Exemple
8 :
0 10 1 0 1
>
> 2x1 + x2 x3 = 2 2 1 1 x 2
>
< B CB 1 C B C
B CB C B C
x1 + 3x2 + x3 = 4 () B 1 3 1 C B x2 C = B 4 C
>
> @ A@ A @ A
>
: x + x + 2x = 6
1 2 3 1 1 2 x3 6
A X = b
15
-A est symétrique car aij = aji 8i; j = 1; n
-A dé…nie positive
0 ? ?1
x
B 1 C
B C
8X 2 R3 ,X = B x2 C 6= 0R3 on a hAX; Xi > 0
@ A
x3
0 1 0 1
2x1 + x2 x3 z
B C B 1 C
B C B C
AX = B x1 + 3x2 + x3 C = B z2 C = Z
@ A @ A
x1 + x2 + 2x3 z3
3
(AX; X) = (Z; X) = zi xi = z1 x1 + z2 x2 + z3 x3 = (2x1 + x2 x3 )x1 + (x1 + 3x2 +
i=1
x3 )x2 + ( x1 + x2 + 2x3 )x3
= 2x21 + x1 x2 x1 x3 + x1 x2 + 3x22 + x2 x3 x1 x3 + x2 x3 + 2x23
= 2x21 + 3x22 + 2x23 + 2x1 x2 2x1 x3 + 2x2 x3
= (x1 + x2 )2 + (x1 + x3 )2 + (x1 + x3 )2 + x22 > 08X 2 R3 ; X 6= 0R3
=) A est dé…nie positive
d’où,0on peut décompose
1 A sous0la forme L:Lt 1 tq
l 0 0 l l l
B 11 C B 11 21 31 C
B C B C
L = B l21 l22 0 C Lt = B 0 l22 l32 C
@ A @ A
l31 l32 l33 0 0 l33
0 1 0 1
2
l l11 :l21 l11 :l31 2 1 1
B 11 C B C
B C B C
L:Lt = B l11 :l21 2
l21 2
+ l22 l21 :l31 + l22 :l32 C = B 1 3 1 C
@ A @ A
2 2 2
l11 :l31 l21 :l31 + l22 :l32 l13 + l23 + l33 1 1 2
2
p
l11 = 2 =) l11 = 2
p
p1 2
l11 :l21 = 1 =) l21 = 2
= 2
p
p1 = 2
l11 :l31 = 1 =) l31 = 2 2
p
2 2 10
l21 + l22 = 3 =) l22 = 2
p
l21 :l31 + l22 :l32 = 1 =) l32 = p3 = 3 10
10 10
p p
2 2 2 3 15
l13 + l23 + l33 = 2 =) l33 = p =
5 5
16
0 p 1 0 p p p 1
2 0 0 2 22 2
B p C B 2 C
B p C t B p
3 10 C
p
=) L = B 22 10
0 C L = B 0 10 C
@ p p
2
p A @ 2
p
10 A
2 3 10 15 15
0 0
02 p 10 5
1 0 1 0 1 5
2 0 0 y 2
B p C B 1 C B C
B 2 p10 C B C B C
LY = b =) B 2 0 C : B y2 C = B 4 C
@ p p
2
p A @ A @ A
2 3 10 15
y3 6
8 p 2 10 5
>
> 2y = 2 (1)
>
< p 1
1
p
=) 2y1 + 12 10y2 = 4 (2)
>
> 2
p p p
>
: 1 2y + 3 10y + 1 15y = 6 (3)
1 2 3
8 2 10
p
5
>
> (1) =) y1 = 2
>
< p p p p
=) (2) =) 22 2 + 210 y2 = 4 =) y2 = 3 510
>
> p p p p p p
>
: (3) =) 2 3 10 3 10 15 26 15
2
2 + 10 5
+ 5
y3 = 6 =) y3 = 15
0 p 1
2
B p C
B 3 10 C
=) Y = B 5 C
@ p A
26 15
15
0 p p p 10 1 0 p 1
2 2
2 2 2 CB 1 C
x 2
B B p C
B p
3 10 C
p B C B C
Lt X = Y =) B 0 10 C B x2 C = B 3 510 C
@ 2
p
10 A @ A @ p A
15 26 15
0 0 x3
8 p p p
5
p
15
>
> 2x + 2 x2 2 2
x = 2 (1)
>
< p 1 2 3
p p
=) 10 3 10 3 10
x 2 + x 3 = (2)
>
> 2 10 5
> p
: 15 x = 26 15
p
(3)
8 5 3 15
>
> (3) =) x3 = 26
>
< 3
p p p
=) (2) =) 2 x2 + 3 1010 ( 26
10
) = 3 10
=) x2 = 4
>
> p
3 5
p
>
: (1) =)
p
2
p
2
2( 26
3
) + ( 4) x 3 = 2 =) x3 = 22
0 2 1 2 3
22
B 3 C
B C
=)La solution est X = B 4 C
@ A
26
3
17
3 p 2 p
10
2 p
15
2
det A = det (L:Lt ) = det L: det Lt = (det L)2 = lil2 = 2 2 5
=3
i=1
On
8 suppose que les aii 6= 0 , 8i = 1; n
>
> a x + a12 x2 + ::: + a1n xn = b1
>
< 11 1
..
.
>
>
>
: a x + a x + ::: + a x = b
n1 1 n2 2 nn n n
Le principe de la méthode consiste à résoudre la ieme équation par rapport à l’inconnue
xi , on obtient alors le système équivalent :
8
>
> x1 = C1 + t12 x2 + t13 x3 + ::: + t1n xn
>
>
>
>
< x = C + t x + t x + ::: + t x
2 2 21 1 23 3 2n n
. (1’)
>
> ..
>
>
>
>
: x = C + t x + t x + ::: + t
n n n1 1 n2 2 nn 1 xn 1
bi
où Ci = i = 1; n
aii
aij
tij = j 6= i et aii 6= 0
aii
tii = 0 i = 1; n
Le système (1’) s’écrit sous forme matricielle comme suit : X = C + T X; et delà, en
partant d’une approximation initiale arbitraire X (0) ( en général, on prend X (0) = C), on
résoud le système X (K+1) = C + T X (K)
18
Exemple : 8
8 1 1
> >
> x=1 y z
>
> 4x1 + 2y + z = 4 >
> 2 4
< <
1
x + 2y = 2 =) y =1+ x
>
> >
> 2
> >
: 2x + y + 4z = 9 : z = 9 1x 1y
>
0 1 0 1 4 2 4
x 0
B 0 C B C
B C B C
Soit X (0) = B y0 C = B 0 C
@ A @ A
z0 0
8
> 1 (k) 1 (k)
>
> x(k+1) = 1 y z
>
< 2 4
1
X (K+1) = C + T X (K) =) y (k+1) = 1 + x(k)
>
> 2
>
: z (k+1) = 9 1 x(k) 1 y (k)
>
0 1 0 4 2 1 4
1 1
1 B 0
B C B 1 2 4 CC
B C
=) C = B 1 C T =B B 2 0 0 C
C
@ A @ 1 A
9 1
4 0
0 1 28 4
> 1 (0) 1 (0)
x(1) >
> x (1)
= 1 y z =1
B C >
< 2 4
B C 1
Pour trouver X (1) = B y (1) C =) y (1) = 1 + x(0) = 1
@ A >
> 2
>
> 9 1 (0) 1 (0) 9
z (1) : (1)
z = x y =
4 2 4 4
0 1 8
> 1 (1) 1 (1) 1
x (2) >
> x (2)
= 1 y z =
B C >
< 2 4 16
(2) B (2) C (2) 1 (1) 3
Pour trouver X = B y C =) y =1+ x =
@ A >
> 2 2
>
> 9 1 1 (1) 3
z (2) : z = (2)
x (1)
y =
4 2 4 2
La mèthode
0 de Jacobi consiste
1 à prendre
0 : A = M N où M = D,
1 0 N =L+U 1
a 0 0 0 0 0 0 a12 a1n
B 11 C B C B C
B C B C B ... .. C
B 0 a22 0 C B a21 0 0 C B 0 0 . C
D=B B .. .. . .
CL=B
.. C B .. ... ...
CU =B
C B .. .. ..
C
C
B . . . . C B . 0 C B . . . an 1n C
@ A @ A @ A
0 0 ann an1 ann 1 0 0 0 0
19
c’est à dire : AX = b () (M N )X = b () M X = N X + b ()
1 1
X=M
| {z N}X + M
| {z }b = T X + C
T C
1
donc TJ = M :N = D 1 (L + U ) et CJ = M 1
b = D 1b
Considérons
8 le système suivant :
> (b1 a12 y a13 z)
>
> x =
>
> a11
<
(b2 a21 x a23 z)
y=
>
> a22
>
> (b a31 x a32 y)
>
: z= 3
a33
à la première 0 itération,
1 on calcule à partir du vecteur initial :
x(0)
B C (b1 a12 y (0) a13 z (0) )
B C
X (0) = B y (0) C la valeur x(1) =
@ A a11
(0)
z
pour y on utilise x(1) et non x(0) c’est à dire :
(1)
20
8
>
> (k+1) y (k)
>
> x = 1
>
< 2(k+1)
x
> y 0(k+1) = 1 +
>
> 2
>
> 9 x (k+1)
y (k+1)
: z (k+1)
=
4 20 41 8
> 1 (0) 1 (0)
x (1) >
> x(1) = 1 y z =1
B C >
< 2 4
B C 1 (1) 3
Pour trouver X (1) = B y (1) C =) y (1) = 1 + x =
@ A >
> 2 2
>
z (1) : z (1) = 9
> 1 (1)
x
1 (1) 11
y =
4 2 4 8
0 1 8
> 1 (1) 1 (1) 3
x(2) >
> x(2) = 1 y z =
B C >
< 2 4 32
(2) B C 1 (2 61
Pour trouver X = B y (2) C =) y (2) = 1 + x =
@ A >
> 2 64
>
z (2) : z (2) = 9
> 1 (2) 1 (2)
x y =
54
4 2 4 256
21
Propositions :
Les méthodes de Jacobi et de G.S convergent si l’une des conditions suivantes est
véri…ée.
n
1) jjT jj` = max j tij j <1
j=1;n i=1
n
2) jjT jjm = max j tij j < 1
i=1;n j=1
r
n n
3) jjT jj = j tij j2 < 1
i=1j=1
Exemple :
0 1
1 1
B 0 6 4 C
B 1 1 C
T =B B 6 0
C
C
@ 1 2 A
1
0
2 4
1 1 1 1 1 1 2 5 3 3
jjT jj` = max( + ; + ; + ) = max( ; ; ) = < 1
6 2 6 4 4 2 3 12 4 4
1 1 1 1 1 1 5 2 3 3
jjT jjm = max( + ; + ; + ) = max( ; ; ) = < 1
s 6 4 6 2 2 4 12 3 4 4
2 2 2 2 2 2
1 1 1 1 1 1
jjT jj = 02 + + + + 02 + + + + 02 ' 0; 68 <
6 4 6 2 2 4
1
Théorème :
Soit A une matrice d’ordre n à valeurs dans R inversible et à diagonale
strictement dominante, c’est à dire :
jaii j > jaij j 8i = 1; n
j6=i
ou bien
jajj j > jaij j 8j = 1; n
i6=j
22
1 1 5 1 1 2 1 1 3
ja11 j = 1 > + = , ja22 j = 2 > + = , ja33 j = 3 > + =
6 4 12 6 2 3 2 4 4
ou bien
1 1 2 1 1 5 1 1 3
ja11 j = 1 > + = , ja22 j = 2 > + = , ja33 j = 3 > + =
6 2 3 6 4 12 4 2 4
Exemple 2 :
0 10 1 0 1
3 0 1 x1 1
B CB C B C
B CB C B C
B 1 3 1 C B x2 C = B 2 C
@ A@ A @ A
1 1 4 x3 3
1
Jacobi
0: TJ = D 1(L + U ) 0 CJ = 1 D 1 :b 0 1 0 1
1
3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
B C B 3 C B C B C
B C 1 B C B C B C
D = B 0 3 0 C D = B 0 13 0 C L = B 1 0 0 C U = B 0 0 1 C
@ A @ A @ A @ A
1
0 0 4 0 0 4
1 1 0 0 0 0
0 1 00 1 0 11 0 1
1 1
0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 3
B 3 C BB C B CC B C
B 1 C B B C B C C B 1 1 C
Tj = B 0 3 0 C BB 1 0 0 C+B 0 0 1 CC = B 3 0 3 C
@ A @@ A @ AA @ A
1 1 1
0 0 4
1 1 0 0 0 0 4 4
0
0 1 0 1 0 1
1 1
0 0 1
B 3 C B C B 3 C
B C B C B C
CJ = B 0 13 0 C B 2 C = B 23 C
@ A @ A @ A
1 3
0 0 4
3 4
1
G.S : TGS = (D L) U CGs = (D L) 1 b
00 1 0 11 1 0 1 0 1
1
3 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 3
BB C B CC B C B C
BB C B CC B C B 4 C
TGS = BB 0 3 0 C B 1 0 0 CC B 0 0 1 C=B 0 0 9 C
@@ A @ AA @ A @ A
0 0 4 1 1 0 0 0 0 0 0 367
00 1 0 11 1 0 1 0 1
1
3 0 0 0 0 0 1
BB C B CC B C B 3 C
BB C B CC B C B 7 C
CGs = BB 0 3 0 C B 1 0 0 CC B 2 C=B 9 C
@@ A @ AA @ A @ A
17
0 0 4 1 1 0 3 36
23
Chapitre 3
INTERPOLATION
POLYNÔMIALE
Introduction :
Soit y = f (x) une fonction dont on ne connait que les valeurs y qu’elle prend aux
(n+1) points distincts xi , i = 0; n. On a donc, yi = f (xi ); i = 0; n; les (xi ; yi ) pour i = 0; n
sont appelés points d’interpolation. Le problème d’interpolation consiste à trouver une
fonction appelée fonction d’interpolation qui appartient à une certaine classe de fonctions
et qui prend aux points d’interpolation les mêmes valeurs que f:
Dans notre cas, on considére que cette fonction appartient à l’ensemble des polynômes
de degré n, on écrit donc : yi = Pn (xi ), i = 0; n; Pn s’appelle polynôme d’interpolation
de f en x0 ; x1 ; :::::; xn :
Soeint a0 ; a1 ; :::; an les coe¢ cients d’un tel polynôme, s’il existe. On a alors
Pn (x) = a0 xn + a1 xn 1
+ :::: + an 1 x + an : Du fait que Pn (xi ) = yi , les coe¢ cients
8 n véri…ent le système :
a0 ; ::::a
>
> a0 xn0 + a1 xn0 1 + ::: + an 1 x0 + an
>
>
>
>
< a xn + a xn 1 + ::: + a x + a
0 1 1 1 n 1 1 n
> .
..
>
>
>
>
>
: a xn + a xn 1 + ::: + a x + a
0 n 1 n n 1 n n
24
xn0 x0n 1
x0 1
xn1 x1n 1
x1 1
.. .. .. ..
C’est un système linéaire du déterminant : 4 = . . . .
xnn 1 xnn 1
1 xn 1 1
xnn xnn 1
xn 1
* 4 est appelé le déterminant de Vander-Monde.
*4=
6 0 car les xi sont distinctes, d’où le polynôme d’interpolation existe et il est unique.
(x x1 )(x x2 ) (x ) x 12 8
L0 (x) = = 6 2 = x2 x+1
(x0 x1 )(x0 x2 ) 2
(0 ) 0
6 2
(x x0 )(x x2 ) (x 0) x 18 9
L1 (x) = = 2 = x2 x
(x1 x0 )(x1 x2 ) 2
( 0)
6 6 2
(x x0 )(x x1 ) (x 0) x 6 1
L2 (x) = = 6 = x2 x
(x2 x0 )(x2 x1 ) 2
( 0)
2 2 6
12 2 8 1 18 9 6 1
P2 (x) = y0 L0 (x)+y1 L1 (x)+y2 L2 (x) = 0( 2
x x+1)+ ( 2 x2 + x)+1 2
x2 x
2
2
321 x
P2 (x) = 2
2
2/ Calculer une approximation de sin 5 :
3 2 21
f ( ) = sin 5 w P2 ( ) = 2 ( ) : = 0:58
5 5 25 2 5
La valeur excte :f ( 5 ) = sin 5 = 0; 587
Dé…nition : Soient y0 ; y1 ; :::; yn les valeurs d’une fonction f (x) sur un ensemble de
points uniformement espacés : (xi , i = 0; n tant que xi+1 xi = h où x0 < x1 < :::: < xn )
On appelle di¤erence progressive d’ordre 1 l’expression :
yi = yi+1 yi i = 0; n 1
est une di¤érence progressive d’ordre 2
2
yi = yi+1 yi i = 0; n 2
Et en général, une di¤érence progressive d’ordre k :
k k 1 k 1
yi = yi+1 yi i = 0; n k
26
Théorème :
Si f (x) est un polynôme de degrè k tabulé sur un ensemble de points également
k k+1
espacés xi ; i = 0; n alors fi est une constante et fi = 0
2 3
y0 y0 y0
P3 (x) = y0 + (x x0 ) + 2
(x x 0 )(x x 1 ) + (x x0 )(x x1 )(x x2 )
1!h 2!h 3!h3
2 3 4
= 4+ (x 4) + 2 (x 4)(x 6) + (x 4)(x 6)(x 8)
1!:2 2! (2) 3! (2)3
1 3 9 2 71
= x x + x 10
12 8 21
27
3.2.2 Di¤érences divisées
Supposons que nous avons une fonction tabulée sur un ensemble de points xi qui ne
sont pas uniformement espacés.
Dé…nition : La 1ere DD de f (x) aux points xi et xi+1 est dé…nie par :
f (xi+1 ) f (xi )
[xi ; xi+1 ] =
xi+1 xi
ere
La 2 DD de f (x) aux points xi , xi+1 et xi+2 est dé…nie par :
[xi+1 ; xi+2 ] [xi ; xi+1 ]
[xi ; xi+1 ; xi+2 ] =
xi+2 xi
En général, la k ere DD (où DD d’ordre K) aux points xi ; xi+1 ; :::; xi+k est dé…nie par :
[xi+1 ; :::; xi+k ] [xi ; :::; xi+k 1 ]
[xi ; xi+1 ; :::; xi+k ] =
xi+k xi
Si une fonction f (x) prends les valeurs f (xi ) sur un ensemble de points xi (i = 0; n)
non uniformement espacés, alors :
P (x) = f (x0 ) + (x x0 ) [x0 ; x1 ] + (x x0 )(x x1 ) [x0 ; x1 ; x2 ] +
::: + (x x0 )::::(x xn 1 ) [x0 ; x1 ; ::::; xn ]
xi 3 2 5
Exemple : Soit le tabeau
yi 2 1 4
Utiliser la méthode de Newton pour construire un polynôme passant par ces points.
Solution :
xi yi 1ere DD 2ere DD
3 2
3
5
17
2 1
60
5
3
5 4
3
P (x) = f (x0 ) + (x x0 ) [x0 ; x1 ] + (x x0 )(x x1 ) [x0 ; x1 ; x2 ] = 2 + (x + 3) +
5
17 17 19 3
(x + 3)(x 2) = x2 x
60 60 60 2
28
3.2.3 Expression du reste
Théorème :
Soit [a; b] un intervalle contenant x0 ; x1 ; :::; xn : On suppose que f est (n + 1) fois
dérivable sur [a; b] (f 2 C n+1 [a; b], alors pour chaque x 2 [a; b], 9 2 [a; b] avec :
f (n+1) ( ) Y
n
f (n+1) ( )
E = f (x) Pn (x) = (x x0 )(x x1 ):::(x xn ) = (x xi )
(n + 1)! (n + 1)! i=0
Mn+1 Y
n
D’où jf (x) Pn (x)j (x xi ) tq Mn+1 = max f (n+1) (x)
(n + 1)! i=0 x2[a;b]
p
Exemple : Avec quelle précision peut on calculer 115 à l’aide de la formule de
p
Lagrange pour la fonction f (x) = x si les points d’interpolation sont : x0 = 100,
x1 = 121 , x2 = 144 ??
M3 Y
2
Solution : On a :jf (x) P2 (x)j (x xi ) où M3 = max jf 000 (x)j
3! i=0 x2[x0 ;x2 ]
Y
2
* (x xi ) = j(x 100) (x 121) (x 144)j = v(x) alors v(115) = 2610
i=0
p 1 1 000 3
* f (x) = x, f 0 (x) = p , f 00 (x) = 3 , f (x) = 5
2 x 4x 2 8x 2
3 1 3
Et delà : M3 = max jf 000 (x)j = : 5 = 10 5
x2[100;144] 8 [100] 2 8
3 1
Alors pour x = 115 : jf (115) P2 (115)j 10 5 2610 = 163; 125 10 5
'
8 3!
2
0; 16 10
Donc P2 (115) est une valeur approchée de f (115), calculée avec ( au moins) deux
décimales exactes
29
Chapitre 4
INTEGRATION NUMERIQUE
Introduction
La plupart des méthodes d’intégration numérique proviennent des formules d’inter-
Rb
polation polynômiale. Le calcul d’intégrale a f (x)dx d’une fonction f continue sur un
Rb
intervalle [a; b] est approché par le calcul exact de a P (x)dx où P (x) est le polynôme
d’interpolation de la fonction f en certains points xk pour k = 0; n
Exemple :
Z b
Rb Rb Rb Pn Pn Rb
a
f (x)dx ' a
P (x)dx = a
f (x i )L i (x)dx = f (x i ) L i (x)dx =) a
f (x)dx '
i=0 i=0 a
| {z }
Ai
P
n
Aif (xi )
i=0
30
Rb h
a
f (x)dx '
[y0 + 2y1 + 2y2 + ::: + 2yn 1 + yn ]
2
R b a
=) ab f (x)dx ' [f (a) + f (b)]
2
Interprétation géométrique
L’air limité par la courbe représentative de la fonction f sur l’intervalle [a; b] est
remplacé par l’air d’un trapèze.
Rb b a b a (b a) b a
a
f (x)dx ' (b a)f (a)+ (f (b) f (a)) = f (a)+ f (b) = (f (a)+
2 2 2 2
f (b))
Divisons l’intérvalle [a; b] en n parties égales [x0 ; x1 ] ; [x1 ; x2 ] ; ::::; [xn 1 ; xn ], et appli-
quons à chacune d’elles la formule des trapèzes, on a donc :
Rb h
a
f (x)dx ' [(y0 + y1 ) + (y1 + y2 ) + ::: + (yn 1 + yn )]
2
Rb h
=) a f (x)dx ' [y0 + 2y1 + 2y2 + ::: + 2yn 1 + yn ]
2
Exemple :
R4
Calculer I = 0 ex dx
I = ex c40 = e4 e0 = 53; 598150
Méthode des trapèzes avec 4 tranches :
h
I = [f (x) + 2f (x1 ) + 2f (x2 ) + 2f (x3 ) + f (x4 )]
2
31
b a 4 0
h= = =1
n 4
I = 21 [e0 + 2e1 + 2e2 + 2e3 + e4 ] = 57; 99195
(x x1 ) (x x2 ) (x x1 ) (x x2 )
L0 (x) = =
(x0 x1 ) (x0 x2 ) 2h2
(x x0 ) (x x2 ) (x x0 ) (x x2 )
L1 (x) = =
(x1 x0 ) (x1 x2 ) h2
(x x0 ) (x x1 ) (x x0 ) (x x1 )
L2 (x) = =
(x2 x0 ) (x2 x1 ) 2h2
après l’intégration, on a :
R x2 h R x2 4h R x2 h
x0
L 0 (x)dx = , x0
L 1 (x)dx = , x0
L2 (x)dx =
3 Rx 3 3
L’approximation d’ordre 2 de x02 f (x)dx est donnée par :
R x2 h 4h h
x0
f (x)dx ' f (x0 ) + f (x1 ) + f (x2 )
3 3 3
Cette formule est connue sous le nom de Formule de Simpson.
Interprétation géométrique
Au lieu de joindre par des segments de droites, les extrémités des données successives
comme on l’a fait dans les formules des trapèzes, dans la formule de Simpson on les fait
avec des arcs paraboles : On regroupe les points par trois (ici x1 ,x2 ,x3 )( en supposant
n paire) et on remplace la courbe par la parabole ayant les mêmes valeurs que f en ces
points.
32
Formule de Simpson généralisée
Pour calculer l’intégrale de f sur un intervalle [a; b], on divise cet intervalle en 2n
b a
sous-intervalles de longueur h = et on calcule successivement :
2n
R x2 h
x0
f (x)dx ' (f0 + 4f1 + f2 )
3
R x4 h
x2
f (x)dx ' (f2 + 4f3 + f4 )
3
..
.
R x2n h
x2n 1
f (x)dx ' (f2n 2 + 4f2n 1 + f2n )
3
D’où
R x2n h
x0
f (x)dx ' (f0 + 4f1 + 2f2 + 4f3 + 2f4 + ::: + 2f2n 2 + 4f2n 1 + f2n )
3
Exemple :
R4
Calculer I = 0 ex dx
Méthode Simpson à 4 tranches
b a 4 0
h= = =1
2n 2 2
h
I = [e0 + 4e1 + 2e2 + 4e3 + e4 ] ' 53; 863846
3
33