Electrification Rurale au Bénin: EESS
Electrification Rurale au Bénin: EESS
PAYS : BENIN
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1. INTRODUCTION
La vision du secteur de l’électricité est de faire du Bénin une économie émergente disposant
des services énergétiques de qualité, en quantité suffisante et aux conditions optimales de coûts
et de sécurité des approvisionnements.
L’électricité joue un rôle crucial dans la fourniture de services sociaux de base, dont l’éducation
et la santé, où le manque d’énergie constitue souvent un obstacle à la stérilisation, à
l’approvisionnement en eau et à sa purification, à l’assainissement et l’hygiène, ainsi qu’à la
réfrigération des médicaments essentiels. L’électricité peut également faire tourner des
machines qui viennent en appui aux opportunités génératrices de revenus, par exemple pour le
pompage de l’eau dans l’agriculture, la transformation agroalimentaire, la fabrication de
vêtements et les industries légères.
Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique de l’Etat visant l’efficacité
opérationnelle du système électrique existant et l’accroissement de l’accès aux services de
l’énergie moderne, la SBEE a sollicité et obtenu un appui de la Banque Africaine de
Développement (BAD) pour le financement du Projet d’Electrification Rurale (PERU) dans 19
communes du Bénin.
La mise en œuvre d’un tel projet doit prendre en compte les aspects environnementaux et
sociaux en vue de préserver au mieux l’environnement biophysique et socioéconomique pour
un développement durable et harmonieux.
Selon, la loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin (loi 98-030 du 12 février 1999),
« nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations, des plans, des
projets et programmes ou la construction d’ouvrages sans suivre la procédure d’étude d’impact
sur l’environnement, lorsque cette dernière est exigée par les lois et règlements ». Ainsi,
conformément à cette loi ; à son décret d’application n°2017-332 du 06 juillet 2017 et aux
exigences de la Banque Africaine de Développement (BAD) en matière d’environnement, la
SBEE a entrepris de réaliser une Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique (EESS)
du Projet d’Electrification Rurale (PERU) dans 19 communes du Bénin.
Les programmes et projets financés par la BAD doivent se conformer à ses politiques et
directives environnementales et sociales, mais également au cadre politique, législatif et
réglementaire du pays concerné. Le PERU, a été classé en catégorie 1 et fait donc l’objet d’une
évaluation environnementale et sociale stratégique (EEES), afin de minimiser les impacts et
effets négatifs potentiels, et bonifier les avantages des activités prévues.
Cette étude permettra ainsi d’identifier, de décrire et d’évaluer les impacts potentiels de la
réalisation de ce projet sur les milieux physiques, humains et socio-économiques et, par la suite
de proposer des mesures permettant soit, d’éviter, de compenser ou d’atténuer les effets négatifs
sur l’environnement biophysique et socio-économique.
2. OBJECTIFS DE L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
STRATEGIQUE (EESS)
L’EESS s’applique aux tous premiers stades de la formulation des politiques, plans et
programmes de développement. C’est un outil qui permet de garantir l’intégration harmonieuse
du programme dans son environnement, une maximisation de ses effets positifs et une
minimisation des effets négatifs.
L’EESS permet également de s’assurer que la sélection, l’évaluation et l’approbation des sous-
projets et leur mise en œuvre sont conformes aux lois et réglementations environnementales et
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aux engagements des pays et conformes aux politiques de la Banque en matière de sauvegarde
environnementale. Elle permet aussi de déterminer la classe des sous projets ainsi que de
décider s’il faut mener des Etudes d’Impact Environnemental et Social (EIES), des plans de
réinstallation éventuellement ou appliquer tout juste des mesures simples de mitigation ou si le
sous-projet peut être exécuté sans aucune étude ou actions particulières. En outre, l’EESS
définit le cadre de suivi et de surveillance ainsi que les mesures et dispositions institutionnelles,
les besoins en formation, de renforcement des capacités et autre assistance à prendre avant,
pendant et après la mise en œuvre du programme.
Toutefois, il est important de préciser que l’EESS ne se substitue pas aux études d’impact sur
l’environnement, cependant en tant qu’outil d’aide à la prise de décision, elle contribue
largement à l’optimisation des politiques et programmes de développement.
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Le projet d’électrification rurale dans 19 communes du Bénin va consister entre autres à
l’extension, la densification et la réhabilitation du réseau électrique dans les communes
d’Abomey- Calavi, Ouidah, Aplahoué, Dassa- Zoumè, Glazoué, Savalou, Ségbana, Gogounou,
Bassila, Copargo, Ouaké, Tanguiéta, Zakpota, Covè, Akpro-Missérété, Sèmè-Kpodji, Djidja,
Savè et Adjarra. Ce Projet de la SBEE va avoir des retombées notables (négatives comme
positives) sur l’environnement naturel et social.
Conformément aux lois et règlement en vigueur au Bénin, tout aménagement, opération,
installation, plan, projet, programme, ou construction d’ouvrage est soumis à une procédure
d’étude de leurs incidences potentielles sur les milieux et populations. Cette disposition est
également une exigence de la Banque Africaine de Développement (BAD).
3.1. Description des activités du projet
Le Projet d’Electrification Rurale (PERU) vise l'amélioration de l’accès des populations à
l’électricité de qualité à moindre coût à travers l’extension et la densification du réseau
électrique, ainsi que la réalisation des branchements des clients en milieu urbain et périurbain.
3.2. Situation géographique du projet
Le projet couvre 76 localités réparties dans 19 communes et huit (8) Départements du Bénin.
Le tableau ci-dessous indique la liste des localités cibles du projet.
Tableau 1 : Liste des localités ciblées par le projet
N° DEPARTEMENTS COMMUNES LOCALITES CONCERNEES PAR
LE PROJET
1 ALIBORI GOGOUNOU Gbanin, Nassabara
SEGBANA Batazi, Lemanfarani, Korowi,
Toumbou
2 ATACORA TANGUIETA Goro- Bani, Djidjiré- Béri,
Tchoutchoubou
3 ATLANTIQUE ABOMEY-CALAVI Gbétagbo, Tokan, Womey.
OUIDAH Acadjamey, Adounko, Ahouicodji
4 COLLINES DASSA-ZOUME Tré, Zongo, Quartier Latin
SAVALOU Dénou, Afossouclinnou, Vodjé
GLAZOUE Zongo, Affecia, Ayedero, Ogoudako,
Hlasoe
SAVE Madina, dépôt, Savè Nouveau,
Boubourou
5 COUFFO APLAHOUE Avézodohoui, Kpakomey, Ouchihoué,
Gbofoly, Lonvihoué et Ouatchi,
Shihoudéhoué
6 DONGA BASSILA Bassila1, Camp- Pionnet, Kikélé,
Frignon.
COPARGO Kpabégou, Daloua, Toungoli, Madina,
Zongo, Kpanakouna
OUAKE Kassoua- Alla, Koukoulounda, Sobité
et Sonaté, Sonaholou, Tchaladé, Zone
triangulaire
7 OUEME ADJARRA Drogbo, Agbota, Godossou, Sota
AKPRO- Akpro- Missérété, Akpro- Hanzoumè,
MISSERETE Akpankamè
4
SEME-KPODJI Houegbego Adiyeme, Moudokome,
Okoun Sèmè, Awanou
8 ZOU ZA-KPOTA Zakpota- centre, Za- Agbogbomè, Za-
Zoumè, Za- Kékéré
COVE Toué, Atchihoué, Vemè
DJIDJA Yé, Sovlegni, Hounvi, Zinkanmey
Source: Tdr
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loi-cadre sur l’environnement; le Décret n°2017-332 du 06 juillet 2017 portant organisation des
procédures d’évaluation environnementale au Bénin.
Le cadre législatif (les lois) et réglementaire (les décrets et arrêtés) du secteur énergétique du
Bénin et pertinent pour le projet sont les suivants:
L’Accord international portant la Code Bénino-Togolais de l’Électricité (CBTE) (ratifié
par la loi n° 2005-01 du 12 janvier 2005 et la loi n° 2006-005 du 03 juillet 2006;
Loi n°2006-16 du 27 mars 2007 portant code de l’électricité en République du Bénin;
Loi n°93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts en République du Bénin;
Loi n° 2002-16 du 28 Octobre 2004 portant régime de la Faune en République du
Bénin;
Loi N°2010-44 du 24 novembre 2010 portant gestion de l’Eau en République du Bénin;
Loi N° 97-029 du 15 Janvier 1999 portant organisation des communes;
Loi n°2007 - 20 portant protection du patrimoine culturel et du patrimoine naturel à
caractère culturel en République du Bénin;
Loi N° 87-015 du 21 septembre 1987 portant le Code de l’hygiène publique;
loi 2013-01 du 14 août 2013 portant Code Foncier et Domanial en République du Bénin
et ses décrets d’application;
La Loi 2013-01 est complétée par le décret, 2015-013 du 29 janvier 2015 portant
composition et fonctionnement type des commissions d’enquête de commodo et
incommodo et d’indemnisation en matière d’expropriation pour cause d’utilité
publique;
Loi portant code du Travail (loi n°98-004 du 27 Janvier 1998) et la loi n°2017‐05 du
29 août 2017 fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la
main-d'œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin;
Décret n°96-271 du 2 juillet 1996 portant application du régime forestier;
Décret n° 2011-394 du 28 Mai 2011 fixant les modalités de conservation et de gestion
durable de la faune et de ses habitats;
Décret n°2001-094 du 20 février 2001 fixant les normes de qualité de l’eau potable;
Décret n°2001-109 du 04 août 2001 fixant les normes de qualité des eaux résiduaires;
Décret n°2001-294 du 05 août 2001 portant réglementation du bruit;
Décret n°2001-110 du 4 avril 2001 portant fixation des normes de qualité de l’air;
Décret n°2003-332 du 27 août 2003 portant gestion des déchets solides;
Décret n°2003-330 du 27 août 2003 portant gestion des huiles usagées;
4.3. Cadre légal international
4.3.1. Conventions, accords et traités internationaux
Les dispositions législatives et règlementaires se trouvent renforcées par les engagements
internationaux pris par le Bénin à travers la ratification de nombreuses conventions régionales
et internationales en matière de protection de l’environnement. Les plus directement liées à la
mise en œuvre du projet ont résumés dans le tableau ci-dessous.
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Tableau 2 : Conventions et accords multilatéraux ratifiés par le Bénin
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N° CONVENTIONS /ACCORDS RATIFICATION/ PORTEE
SIGNATURE
devra être admise à l'emploi ou au travail dans une profession quelconque.
Ce qui prend bien compte de la lutte contre la traite des enfants.
05 Convention sur l’inspection du 11 Juin 2001 Il s’agit de la Convention n° 81 sur l'inspection du travail qui intègre le
travail Béni à l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Cette convention
oblige chaque Membre de l'Organisation internationale du Travail pour
lequel la présente convention est en vigueur doit avoir un système
d'inspection du travail dans les établissements industriels. Cette convention
est indispensable pour un projet qui induit des travaux impliquant la main
d’œuvre.
06 Convention sur les zones humides, 20 janvier 2000 Cette convention qui protège les zones humides et particulièrement
habitats des oiseaux d’eau – l’habitat des oiseaux vise à enrayer leur dégradation ou disparition,
Convention Ramsar aujourd'hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi
que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative. Le Bénin
dispose de deux zones RAMSAR 1017 et 1018 dont la lagune de Porto-
Novo fait partie intégrante.
07 Convention relative à la coopération 16 janvier 1997 Elle constitue le cadre juridique pour toute action nationale et/ou régionale
en matière de protection et de mise menée en coopération tendant à la protection et au développement du
en valeur du milieu marin et des milieu marin et des zones côtières de la région. C'est un accord-cadre qui,
zones côtières de l’Afrique de au même titre que toute convention internationale relative à
l’Ouest et du centre l'environnement marin, énumère, les sources de pollution marine
susceptibles d'être maîtrisées. Elle définit également les aspects de gestion
de l'environnement marin qui appellent des efforts de coopération.
08 Convention cadre des Nations unies 30 juin 1994 La ratification de cette convention-cadre de Rio est un acte politique par
sur les changements climatiques lequel la République du Bénin s’est engagée, au côté des autres Nations du
monde, à assurer sa part de responsabilité en matière d’atténuation des
émissions de gaz à effet de serre et en matière de développement de
mesures d’adaptation des populations aux effets des changements
climatiques.
09 Convention cadre des Nations unies 30 juin 1994 Cette convention est en lien avec la précédente en ce qui concerne les
sur la désertification changements climatiques auxquels n’échappent pas le Bénin.
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N° CONVENTIONS /ACCORDS RATIFICATION/ PORTEE
SIGNATURE
10 Convention sur la diversité 30 juin 1994 Cette convention est un traité international juridiquement contraignant qui
biologique a trois principaux objectifs : la conservation de la diversité biologique ;
l’utilisation durable de la diversité biologique ; le partage juste et équitable
des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Son but
général est d’encourager des mesures qui conduiront à un avenir durable.
11 Convention relative à la 1er avril 1986 La ratification de cette convention fait reconnaitre qu’il est important que
conservation des espèces les espèces migratrices soient conservées et que les Etats de l'aire de
migratrices appartenant à la faune répartition conviennent, chaque fois que possible et approprié, de l'action à
sauvage entreprendre à cette fin; elles accordent une attention particulière aux
espèces migratrices dont l'état de conservation est défavorable et prennent
individuellement ou en coopération les mesures appropriées et nécessaires
pour conserver ces espèces et leur habitat. Cette convention est importante
d’autant plus que nous avons en présence des sites RAMSAR.
12 Convention sur la responsabilité 30 janvier 1986 La présente Convention s’applique exclusivement: a) aux dommages de
civile pour les dommages dus à la pollution survenus: i) sur le territoire, y compris la mer territoriale, d’un
pollution par les hydrocarbures État contractant, et ii) dans la zone économique exclusive d’un État
contractant établie conformément au droit international ou, si un État
contractant n’a pas établi cette zone, dans une zone située au-delà de la mer
territoriale de cet État et adjacente à celle-ci, déterminée par cet État
conformément au droit international et ne s’étendant pas au-delà de 200
milles marins des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur
de la mer territoriale; b) aux mesures de sauvegarde, où qu’elles soient
prises, destinées à éviter ou à réduire de tels dommages. Nous prenons en
compte cette convention puisque, les sites de distribution électrique
possèdent des cuves d’hydrocarbures
13 Convention sur la protection du 14 septembre 1982 Aux fins de la présente Convention sont considérés comme "patrimoine
patrimoine mondial, culturel et culturel" : − les monuments: œuvres architecturales, de sculpture ou de
naturel peinture monumentales, éléments ou structures de caractère archéologique,
inscriptions, grottes et groupes d'éléments, qui ont une valeur universelle
exceptionnelle du point de vue de l'histoire, de l'art ou de la science, − les
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N° CONVENTIONS /ACCORDS RATIFICATION/ PORTEE
SIGNATURE
ensembles: groupes de constructions isolées ou réunies, qui, en raison de
leur architecture, de leur unité, ou de leur intégration dans le paysage, ont
une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l'histoire, de l'art
ou de la science, − les sites: œuvres de l'homme ou œuvres conjuguées de
l'homme et de la nature, ainsi que les zones y compris les sites
archéologiques qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de
vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique.
14 Convention sur le droit 16 mai 1968 Il s’agit de la Convention n° 98 sur le droit d'organisation et de négociation
d’organisation et de négociation collective de 1949. Les travailleurs doivent bénéficier d'une protection
collective adéquate contre tous actes de discrimination tendant à porter atteinte à la
liberté syndicale en matière d'emploi.
15 Convention sur l’égalité de 16 mai 1968 Il s’agit de la Convention n° 100 sur l'égalité de rémunération de 1951. Aux
rémunération fins de la présente convention :
(a) le terme rémunération comprend le salaire ou traitement ordinaire,
de base ou minimum, et tous autres avantages, payés directement ou
indirectement, en espèces ou en nature, par l'employeur au travailleur en
raison de l'emploi de ce dernier ;
(b) l'expression égalité de rémunération entre la main-d'œuvre
masculine et la main-d'œuvre féminine pour un travail de valeur égale se
réfère aux taux de rémunération fixés sans discrimination fondée sur le
sexe.
16 Convention sur l’abolition du travail 22 mai 1961 C’est la Convention concernant l'abolition du travail forcé, entrée en
forcé vigueur : 17 janv. 1959. Tout Membre de l'Organisation internationale du
Travail qui ratifie la présente convention s'engage à prendre des mesures
efficaces en vue de l'abolition immédiate et complète du travail forcé ou
obligatoire tel qu'il est décrit à l'article 1 de la présente convention. Cette
convention montre que le Bénin a aboli le travail forcé.
17 Convention concernant la 22 mai 1961 Cette Convention porte sur la discrimination en matière d'emploi et de
discrimination (emploi et profession et est entrée en vigueur le 15 juin 1960.
profession)
10
N° CONVENTIONS /ACCORDS RATIFICATION/ PORTEE
SIGNATURE
Tout Membre pour lequel la présente convention est en vigueur s'engage à
formuler et à appliquer une politique nationale visant à promouvoir, par des
méthodes adaptées aux circonstances et aux usages nationaux, l'égalité de
chances et de traitement en matière d'emploi et de profession, afin
d'éliminer toute discrimination en cette matière.
18 Convention sur le travail forcé 12 déc. 1960 La Convention concernant le travail forcé ou obligatoire est entrée en
vigueur le 01 mai 1932. Cette convention engage le Bénin à supprimer
l'emploi du travail forcé ou obligatoire sous toutes ses formes dans le plus
bref délai possible.
19 Convention sur la liberté syndicale 12 déc. 1960 Cette Convention concernant la liberté syndicale et la protection du droit
et la protection du droit syndical syndical est entrée en vigueur le 04 juillet 1950. Les organisations de
travailleurs et d'employeurs ont le droit d'élaborer leurs statuts et
règlements administratifs, d'élire librement leurs représentants, d'organiser
leur gestion et leur activité, et de formuler leur programme d'actions. Les
autorités publiques doivent s'abstenir de toute intervention de nature à
limiter ce droit ou à en entraver l'exercice légal. Cette convention permet
aux travailleurs des entreprises d’avoir un syndicat pour défendre leurs
intérêts.
20 Convention sur le travail de nuit 12 déc. 1960 La Convention concernant le travail de nuit des femmes occupées dans
(femmes) l'industrie (révisée en 1948) est entrée en vigueur le 27 février 1951. Les
femmes, sans distinction d'âge, ne pourront être employées pendant la nuit
dans aucune entreprise industrielle, publique ou privée, ni dans aucune
dépendance d'une de ces entreprises, à l'exception des entreprises où sont
seuls employés les membres d'une même famille.
21 Convention sur le travail de nuit des 12 déc. 1960 Il s’agit de la Convention n°090. Les enfants de moins de dix-huit ans ne
enfants (industrie) devront pas être employés ou travailler la nuit dans les entreprises
industrielles, publiques ou privées, ou dans leurs dépendances, sauf dans le
cas où lorsque les besoins de leur apprentissage ou de leur formation
professionnelle l'exigent dans les industries ou occupations déterminées qui
nécessitent un travail continu, l'autorité compétente, après consultation des
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N° CONVENTIONS /ACCORDS RATIFICATION/ PORTEE
SIGNATURE
organisations d'employeurs et de travailleurs intéressées, pourra autoriser
l'emploi, pendant la nuit, d'enfants de seize ans révolus, mais de moins de
dix-huit ans.
22 Convention sur le droit 12 déc. 1960 Il s’agit de la Convention n°11. Tout Membre de l'Organisation
d’association internationale du Travail ratifiant la présente convention s'engage à assurer
à toutes les personnes occupées dans l'agriculture les mêmes droits
d'association et de coalition qu'aux travailleurs de l'industrie, et à abroger
toute disposition législative ou autre ayant pour effet de restreindre ces
droits à l'égard des travailleurs agricoles.
23 Directive UEMOA/CEDEAO 10 Décembre 1999 Intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié
Système d'Echange d’Energie 12 Janvier 2006 (Octroi du de l'électricité en vue d'assurer, à moyen et long terme, un
Electrique en Afrique de l'Ouest statut d’institution) approvisionnement en énergie électrique régulier, fiable et à un coût
(EEEAO) ou (WAPP) West African compétitif aux populations des Etats membres de la CEDEAO.
Power Program
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4.3.1. Politiques de sauvegarde de la Banque Africaine de Développement (BAD)
Les sauvegardes environnementales et sociales de la Banque Africaine de Développement du
Système de Sauvegarde Intégré (SSI) sont la pierre angulaire des mesures de soutien de la
Banque à la croissance économique et à la durabilité environnementale en Afrique. Il s’agit
d’un ensemble de cinq exigences de sauvegardes opérationnelles (SO) que les clients de la BAD
doivent respecter dans des contextes de risques et d’impacts environnementaux et sociaux :
Sauvegarde opérationnelle 1 : Évaluation environnementale et sociale – Cette SO primordiale
régit le processus de détermination de la catégorie environnementale et sociale d’un projet et
les exigences de l’évaluation environnementale et sociale qui en découlent.
Sauvegarde opérationnelle 2 : Réinstallation involontaire, acquisition de terres, déplacements
de populations et indemnisation. Cette SO consolide les conditions et engagements politiques
énoncés dans la politique de la Banque sur la réinstallation involontaire et intègre un certain
nombre d’améliorations destinées à accroître l’efficacité opérationnelle de ces conditions.
Sauvegarde opérationnelle 3 : Biodiversité, ressources renouvelables et services éco-
systémiques – Cette SO vise à conserver la diversité biologique et à promouvoir l’utilisation
durable des ressources naturelles. Elle traduit également les engagements politiques contenus
dans la politique de la Banque en matière de gestion intégrée des ressources en eau et les
exigences opérationnelles de ces conditions.
Sauvegarde opérationnelle 4 : Prévention et contrôle de la pollution, des matières
dangereuses et utilisation efficiente des ressources– Cette SO couvre toute la gamme d’impacts
liés à la pollution, aux déchets et aux substances dangereuses, y compris l’inventaire des gaz à
effet de serre, pour lesquels des conventions internationales sont en vigueur ainsi que des
normes complètes spécifiques au milieu industriel ou régional, qui sont appliquées par d’autres
banques multilatérales de développement.
Sauvegarde opérationnelle 5 : Conditions de travail, santé et sécurité– Cette SO définit les
exigences de la Banque envers ses emprunteurs ou ses clients concernant les conditions des
travailleurs, les droits et la protection contre les mauvais traitements ou l’exploitation. Elle
assure également une meilleure harmonisation avec la plupart des autres banques multilatérales
de développement.
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Comme énoncé précédemment le milieu d’étude a été réparti en deux zones. Les soixante-seize
(76) localités urbaines et périurbaines concernent huit (08) départements et dix-neuf (19)
communes.
Les milieux récepteurs de la partie septentrionale concernent les localités de Gbanin, Nassabara,
Batazi, Lemanfarani, Korowi, Toumbou, Goro- bani, Djidjiré- Béri, Tchoutchoubou, Camp-
Pionnet, Kikélé, Frignon, Bassila 1, Daloua, Kpabégou, Toungoli, Madina, Zongo,
Kpanakouna, kassoua- Alla, Koukoulounda, Sobité et Sonaté, Sonaholou, Tchaladé et Zone
triangulaire.
Dans la région méridionale, le projet couvre les localités de Gbétagbo, Tokan, Aïtchédji, Agori,
Maria- Gléta, Womey, Hêvié, Tré, Zongo, Quartier latin, Dénou, Afossouclindou, Vodjè,
Madina, Dépôt, Savè nouveau, Kpadai, Avézodohoui, Kpakomey, Ouchihoué, Gbofoly,
Lovihoué et Ouatchi, Shihoudéhoué, Sota, Godossou, Agboto, Drogbo, Dossouvié, Kpadovié,
Malanhoui, Akpro- Missérété, Akpro- Hanzoumè, Akpankanmè, Zakpota- centre, Za-
Agbogbomè, Za- Zoumè et Za- kékéré.
5.1.2. Composantes biophysiques des secteurs récepteurs du projet
Situé dans la zone intertropicale, le Bénin présente un climat chaud et humide. Au cours de la
période de fin novembre à mi-janvier, l’harmattan y souffle et est très fort dans le Nord du
Bénin. Selon les travaux de Boko (1988), Afouda (1990) et de Houndénou (1999), du point de
vue de la répartition pluviométrique, le Bénin méridional connaît quatre séquences saisonnières
à savoir :
- une grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars ;
- une grande saison de pluies de mi-mars à mi-juillet ;
- une petite saison sèche de mi-juillet à mi-septembre ;
- une petite saison de pluies de mi-septembre à mi-novembre.
Quant au Bénin central, il connaît un climat de transition (Boko, 1988 ; Afouda, 1990)
intermédiaire entre celui subéquatorial à deux saisons humides et celui tropical de type
soudanien. A la différence du Bénin méridional qui a un régime bimodal, le Bénin central
connaît soit une pluviométrie unimodale, soit une pluviométrie bimodale. Dans le Bénin central,
le changement ou l’alternance du régime d’humidité (unimodal ou bimodal) constitue dans une
certaine mesure un facteur naturel limitant pour le développement des activités socio-
économiques, notamment l’agriculture.
Selon les travaux de Boko (1988), d’Afouda (1990) et de Houndénou (1999), du point de vue
de la répartition pluviométrique, le Moyen Benin et le Bénin supérieur connaissent deux
séquences saisonnières à savoir :
- une grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars ;
- une grande saison de pluies de mi-mars a mi-novembre.
Sur le plan pédologique, le Bénin est caractérisé essentiellement par des sols ferralitiques,
ferrugineux tropicaux lessivés, sols ferrugineux tropicaux appauvris. A ces types de sols,
s’ajoutent les sols des secteurs de dépression dominés par les vertisols et les sols hydromorphes.
Ces sols sont de texture argilo-sableuse. Leur profil comporte un ensemble d’horizons sableux
et sablo-limoneux de 30 à 70 cm d’épaisseur. Ils sont chimiquement très riches et possèdent des
réserves minérales très satisfaisantes pouvant supporter encore l’agriculture sur plusieurs
décennies (CENAP, 1982).
Les différents types de sols rencontrés sur l’ensemble des dix départements du milieu d’étude
sont :
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Les sols ferrugineux tropicaux
Les sols ferralitiques
Les sols hydromorphes ou sols noirs (vertisols)
Le réseau hydrographique des départements concernés a des impacts sur le cycle hydrologique,
la disponibilité et la qualité de la ressource en eau (Vissin, 2007 ; Atchadé, 2014). Ainsi, il
détermine les pratiques agricoles et les stratégies d’adaptation mises en oeuvre dans le milieu.
La partie septentrionale et plus précisément le département de l’Atacora dispose du fleuve
Pendjari qui est un réseau hydrographique très important.
Dans la partie méridionale du Bénin, les cours d’eaux les plus importants sont : l’Ouémé, le
Zou et le Mono. Le fleuve Ouémé qui constitue le plus important cours d’eau, est drainé par
des cours d’eau à régime saisonnier. Ce sont pour la plupart des affluents et sous affluents de
l’Ouémé et du Zou. Parmi, ces affluents, on peut citer : Dohon, Loto, Etéwi et Anyaho. Et à
Savalou, les principaux cours d’eau sont Agbado, Okrou, Gbogui et Tchagbaté.
Le couvert végétal au Bénin est caractérisé par la savane boisée, des îlots de forêts et des
galeries forestières. Dans le département de l’Atacora on note la présence du Parc Pendjari et
la zone cynégétique. A cela s’ajoute les forêts classées de Natitingou et de Kouandé.
Dans la partie méridionale, domaine de transition guinéo-soudanien, précisément du district
phytogéographique du Zou (Sinsin et Kampmann, 2010). La végétation est composée de
galeries forestières, forêts sèches semi-décidues et décidues, savanes boisées, savanes arborées,
arbustives ou herbeuses, savanes saxicoles (Akoègninou et al. 2006 ; Yédomonhan et al. 2008
; Yabi, 2008).
Les galeries forestières sont constituées des espèces comme : Hexalobus crispiflorus, Pouteria
alnifolia, Berlinia grandiflora, Cola gigantea, Lecaniodiscus cupanioides, Napoleona vogelii,
Pterocarpus santalinoides. Elles sont cependant en voie de dégradation à cause de
l’exploitation du bois et des activités agricoles (Yabi, 2008). Dans les forêts denses, on retrouve
: Antarisafricana, Pterocarpuserinaceus, Vitex doniana, Anogeisusleiocarpus, Afzelia
africana, Khaya senegalensis, Adansoniadigitata (baobab), Parkiabiglobosa (néré),
Danielliaoliveri (copalier africain), Prosopisafricana (Prosopis) Lophiralanceolata, etc.
Dans les savanes, les espèces rencontrées sont Nauclea latifolia (pêcher de guinée),
Newbouldialaevis (Hysope africaine), Afzeliaafricana (Haricot acajou), Panicum maximum
(herbe de guinée), Detarium microcarpum, Erythrophleum africana, Borasus aethiopum,
Pennisetumpolystachyon (herbe à éléphant) de la basse strate très préférée par la faune.
Certaines espèces ont été introduites, avec par endroits des plantations de Tectona grandis
(tecks) et de palmiers à huile. Mais, les contraintes climatiques et les actions anthropiques en
cours constituent une menace sur les formations végétales naturelles. L’augmentation des
températures et la mauvaise répartition des précipitations modifient le cycle biologique des
espèces. Les interrelations entre les espèces sont menacées. Aussi assiste-t-on à une disparition
progressive des forêts qui affectera certainement les paramètres climatiques (Sinsin et
Kampmann, 2010).
La protection des espaces forestiers et le reboisement devraient permettre de piéger une quantité
importante de carbone dans le sol, et peut atténuer à terme le changement climatique
On distingue plusieurs strates à savoir :
- une strate arborescente dominée par Daniellia oliveri et Parkia biglobosa ;
- une strate arbustive constituée de : Pericopsis laxiflora, Hymenocardia acida,
Crossopteryx febrifuga, Pterocarpus erinaceus, Vitex doniana ;
- etc.
15
La zone septentrionale, est dominée par les savanes herbeuses, savane arbustive, savane
arborée, savane boisée, forêt claire. Ce secteur est dominé par des essences protégées,
notamment : Vitellaria paradoxum, Parkia biglobosa, Lannea microcarpa, Adansonia digitata,
Tamarindus indica et Faidherbia albida. Les espèces les plus fidèles sont : Parkia biglobosa,
Butyrospermum parkii, Adansonia digitara, Isoberlinia doka, Burkea africana, Anogeissus
leiocarpus, Khaya senegalensis, Burkea africana, Khaya senegalensis, Monotes kerstinguii,
Anogeissus leiocarpus, Lophira allata, Pterocarpus, Parinari, Detarium. On distingue
également des formations artificielles qui sont des plantations forestières.
Dans le secteur sud, la steppe arbustive du Nord fait progressivement place vers le Sud à une
steppe arborée et à la savane. Les espèces courantes de ce secteur sont : Acacia laeta, Acacia
nilotica varadansoni, Acacia senegal, Balanites aegyptiaca, Bauhinia rufescens, Boscia
salicifolia, Capparis tomentosa, Commiphora, etc. Les taux de régression des formations
végétales au Bénin ont été partout significatifs au cours des deux dernières décennies. La
dégradation des formations forestières est due à la pratique de l’agriculture itinérante sur brûlis,
aux feux de végétation et incendies de forêts, au prélèvement incontrôlé du bois (bois-énergie,
carbonisation, bois d’œuvre, etc.) et aux pratiques agropastorales.
5.2. Caractéristiques socio-économiques des milieux récepteurs du projet
Selon les données de l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE,
2013), les populations des milieux récepteurs du projet d’électrification sont en pleine
croissance démographique. Ainsi, le projet touchera une population globale de 401 350
habitants dont 199 820 hommes et 202 946 femmes (RGPH 4), repartie dans les 76 localités
bénéficiaires du projet.
5.2.2. Groupes socio-culturels dans le secteur récepteur
Autant de groupes socio-culturels cohabitent dans les localités bénéficiaires du projet PERU.
Les départements de l’Atacora et de la Donga sont majoritairement peuplés des Bariba (59,4
%), les Yom-Lokpa, les Bètammaribè (26,2 %) et les Fon (06,7 %). On y retrouve également
quelques minorités comme les Mahi (2,8 %), les yoruba (0,6 %) et les Peulh (0,2 %). Les autres
groupes socio-culturels représentent 3,9 % de la population de ces départements.
Dans les départements du Zou et des Collines les groupes socio-culturels majoritaires sont les
Fons et apparentés (53 %), les Yoruba et apparentés (40,8 %). On y retrouve également
quelques minorités comme les Mahi (2,8 %), les Adja 3,2 %) et les Peulh (0,2 %).
Plusieurs groupes socio-culturels cohabitent dans le département de l’Atlantique, de l’Ouémé
et du Couffo. On retrouve en majorité des Aïzo et apparentés (50,5 %) et des Fons (36,4 %).
On y rencontre aussi d’autres minorités comme les Peulh (3,4 %), les otamari (3,4 %), les Lokpa
(1,4 %), les Bariba (0,6 %), les Dendi (0,4 %). Par ailleurs, les autres groupes socio- culturels
non définis y font 2,2 %.
5.2.3. Activités économiques des populations
Les activités économiques qui occupent le plus grand nombre d’actifs dans les localités
bénéficiaires du projet PERU sont l’agriculture (47 %), le commerce (29 %), la pêche (11 %),
l’élevage (5 %), le transport terrestre (4 %) et fluvial (1 %), et. En plus de ces activités
s’ajoutent, la chasse, et quelques activités industrielles (3 %).
L’agriculture est caractérisée par le développement des cultures vivrières (sorgho, mil, maïs,
niébé, riz, igname, etc.) ; lesquelles sont associées à d’autres telles que les légumineuses.
L’élevage de gros bétail est également répandu et est pratiqué par les Peulhs. Le mode
d’exploitation des terres reste encore traditionnel (culture itinérante sur brûlis) et les principales
16
spéculations rencontrées dans les systèmes de cultures sont le coton, le maïs, le riz, le
sorgho/mil, l’igname, le manioc, la patate douce, le niébé, le soja, l’arachide et quelques
cultures maraîchères.
Par ailleurs, dans le secteur primaire, l’agriculture y est prépondérante et conserve à elle seule
24,1% du PIB. Elle reste une source importante de devises, malgré la faiblesse de la
productivité, la non mécanisation, la non maîtrise de l’eau, la mauvaise organisation des filières,
l’insuffisance de l’encadrement technique, le manque d’infrastructures, l’absence quasi totale
de financement des activités de production et la faible diversification des cultures d’exportation.
La production industrielle est dominée par l’industrie alimentaire, l’industrie textile et la
cimenterie. Les BTP et l’Energie qui constituent une base indispensable pour le développement
industriel participent très peu à la formation du PIB avec respectivement 0,9% et 3,9% du PIB,
sur la période 1995–2005. L’insuffisance des capacités entrepreneuriales et managériales,
l’insuffisance d’investisseurs dans le secteur, le faible niveau d’exploitation et de valorisation
des ressources locales, l’inadaptation de l’environnement institutionnel et réglementaire
constituent les principaux problèmes qui entravent le développement industriel du pays.
Les activités du tertiaire reposent essentiellement sur le commerce qui reste largement tributaire
de l’état des relations avec le grand voisin, le Nigeria. Ce secteur reste confronté à des difficultés
de relance telles que l’inadéquation et/ou l’insuffisance des textes législatifs et réglementaires,
le développement à un rythme inquiétant de la contrebande, le déficit de coordination des
actions des différentes structures nationales impliquées dans le processus de développement des
échanges.
Les autres services, notamment les services de transport sont peu performants en raison d’un
environnement difficile caractérisé par l’état défectueux des infrastructures de transports.
5.2.4. Indicateurs de pauvreté dans le milieu récepteur
Le niveau de pauvreté et les caractéristiques des habitations sont les principaux indicateurs
considérés pour l’analyse des indicateurs socio-économiques des milieux récepteurs.
5.2.4.1. Pauvreté monétaire dans le secteur récepteur du projet
Dans l'approche monétaire, l'indicateur de niveau de vie retenu est le revenu du ménage. Il est
défini comme la somme des revenus, en espèces et en nature, qui, en règle générale, sont de
nature récurrente et sont perçus régulièrement par le ménage ou par ses membres, à intervalles
de temps inférieurs ou égaux à un an. Cependant, les difficultés pour recueillir des estimations
fiables sur le revenu incitent les statisticiens à se tourner vers la consommation finale qui est
souvent mieux appréhendée sur le plan statistique. Un autre argument qui milite également pour
l'utilisation de la consommation comme indicateur du niveau de vie, tient au fait que c'est la
consommation qui procure du bien-être et non le revenu.
La pauvreté monétaire se rapporte à une consommation en deçà d’un seuil jugé minimal pour
satisfaire les besoins de base. Au Bénin, les seuils de pauvreté ont été déterminés à partir des
Enquêtes Modulaires Intégrées sur les Conditions de Vie des Familles (EMICoV). Elles ont été
réalisées en 2011 et 2015 pour toutes les Communes du pays suivant les méthodes fondées sur
les besoins alimentaires (2400 kilocalories par équivalent adulte et par jour) et pour les besoins
non alimentaires.
En 2011, la pauvreté monétaire est en moyenne de 36,2 par équivalent adulte dans tous les
départements concernés par ce projet contre 40,08 par équivalent adulte pour tout le Bénin. En
2015, ce seuil est passé à 36,02 par équivalent adulte pour tous les départements concernés. Les
écarts constatés au niveau des seuils de pauvreté dans ces différents départements s’expliquent
par les disparités régionales.
17
Par ailleurs, de fortes disparités régionales de la pauvreté monétaire existent jusqu’en 2015. En
effet, sept départements sur huit ont connu une incidence supérieure à la moyenne nationale.
Ainsi, la pauvreté a touché plus de 40% de la population dans les départements de l’Alibori
(46,83%), l’Atacora (42,33%), l’Atlantique (41,34%), des Collines (47,20%), du Couffo
(49,31%), de la Donga (42,48%) et du Zou (42,80%). A l’opposé, le département de l’Ouémé
a connu une incidence de pauvreté en dessous de la moyenne nationale avec une incidence de
plus de douze points en moins par rapport au niveau national. Par ailleurs, il faut noter une
accentuation aussi bien de l’écart entre l’indicateur du niveau de vie et le seuil de pauvreté, que
des inégalités parmi les pauvres dans tous les départements.
Par ailleurs, l’incidence de pauvreté monétaire est estimée à 35,1 % pour le Bénin dont 39,1 %
en milieu rural et 30,8 % en milieu urbain. Il faut souligner que cette pauvreté se manifeste
différemment dans les Communes bénéficiaires du projet PERU. Aussi, la pauvreté est-elle
prononcée en milieu périurbain qu’en milieu urbain.
On remarque aussi une forte disparité entre les Communes bénéficiaires du projet
d’électrification périurbaine et rurale en matière de niveau de pauvreté monétaire. De 2011 à
2015, la plupart des Communes bénéficiaires du projet d’électrification périurbaine et rurale
ont connu un indice de pauvreté fort et moyen.
5.2.4.2. Pauvreté non monétaire dans les secteurs récepteurs du projet
La pauvreté non monétaire a connu une baisse substantielle de 9 points, passant de 39,6 % en
2007 à 30,85 % en 2009. Cette baisse résulte des différentes actions menées par le
Gouvernement au cours de la période 2007- 2009 pour l'amélioration de l'accès des populations
aux services sociaux de base. Ces actions concernent notamment, la construction des points
d'eau et des infrastructures scolaires. La pauvreté non monétaire se réfère aux conditions de vie
et au patrimoine des familles. Compte tenu des données disponibles, seuls les aspects liés à
l’éducation, à la santé, à l’eau et à l’assainissement ont été présentés.
Education
Le niveau d’instruction d’une population est un élément important qui contribue à
l’amélioration des conditions de vie non seulement du ménage mais aussi de la société toute
entière. Mieux, l’éducation est un facteur déterminant de la pauvreté. L’analyse de la
scolarisation se base sur le taux brut de scolarisation et l’indice de parité entre fille et garçon.
Le premier traduit la capacité d’un système éducatif à accueillir les enfants d’âges scolarisables
et le second reflète l’état de la scolarisation des filles par rapport aux garçons.
Les résultats montrent que 48,1 % de la population n’ont aucun niveau d’instruction et 51,2 %
de la population ont moins de 5 ans d’années d’étude. La répartition par sexe des personnes
n’ayant aucun niveau d’instruction indique que 42,4 % de la population masculine n’a aucun
niveau d’instruction contre 55,6 % au niveau de la population féminine.
Globalement quelques soient les variables d’identification (milieu/sexe), on compte peu
d’individus ayant atteint un niveau d’instruction élevée (secondaire et supérieur). En effet, le
taux d’instruction diminue considérablement lorsqu’on tend vers le niveau supérieur (33,7 %
pour le niveau primaire et 1,9 % pour le supérieur).
Les départements concernés voire les communes ont un taux élevé de non instruits qui varie
entre 81,4 % et 66,8 %. Globalement, l’ensemble du milieu récepteur du projet est caractérisé
par un faible taux net de scolarisation (88,55 %) selon EMICoV (2011).
Santé
18
L’accès aux soins de santé par les populations des localités situées dans l’emprise des lignes à
construire est insuffisant (EMICoV, 2011). Le taux moyen d’accès aux soins de santé dans ces
localités est de 26,72 %. Ainsi, les populations du secteur d’étude notamment en zone rurale
ont un accès insuffisant aux soins de santé primaire. De même, en zone rurale, dans toutes les
localités, on note une grande insuffisance de personnel soignant et d’infrastructures sanitaires.
Ce qui favorise la prévalence dans ces localités, de plusieurs affections.
5.2.3. Habitat
L’habitat dans les secteurs du projet est essentiellement de type plus ou moins dispersé en zone
périurbaine et groupé dans les chefs-lieux des arrondissements. Dans ces localités, on distingue
trois catégories d’habitations à savoir :
les habitations traditionnelles ;
les habitations semi-modernes ; et
les habitations modernes.
5.2.4. Problématique de la gestion de l’électricité
Le secteur de l’énergie électrique au Bénin a enregistré, de façon cyclique et particulièrement
ces dix (10) dernières années (2003 à 2013), des crises plus ou moins importantes. Elles sont
dues essentiellement à des pénuries chroniques d’énergie électrique, se traduisant par des
coupures régulières du courant électrique connues désormais sous le vocable de « délestages »,
qui affectent gravement toutes les activités socio-économiques (PROJET ACE-WA, 2016).
La consommation d'électricité par tête d’habitant également très faible était de l’ordre de 110
kWh/d’habitant/an. On note une forte dépendance énergétique du Bénin vis-à-vis de l’extérieur
; 90% de l’électricité consommée en 2012 provenant de l’extérieur (Nigéria, Ghana et la Cote
d’Ivoire). La production nationale d’électricité est essentiellement faite à partir des centrales
thermiques et représente 8,45 % de la demande totale en 2015 (MERPMDER, 2015).
Le bilan énergétique au Bénin se caractérise par une consommation d’énergie relativement
faible et marquée par une prédominance des usages traditionnels de la biomasse-énergie avec
forte émission de carbone. La consommation énergétique du Bénin était de 3344 ktep en 2010,
soit environ 0,4 tep/habitant. Cette consommation énergétique est largement inférieure à la
moyenne mondiale qui est de 1,7 tep/habitant. La consommation du bois de feu et du charbon
de bois représente environ 59,5 % de l’énergie finale totale consommée en 2010, les produits
pétroliers 38,3 % et l’électricité 2,2 %. Mais en 2012, la consommation du bois de feu et du
charbon de bois représentait environ 48,8 % de l’énergie finale totale consommée, les produits
pétroliers 49,1 % et l’électricité 2,1 % ((MERPMDER, 2015).
Le taux d’accès des populations à l’électricité, particulièrement dans les zones rurales reste
encore faible. De 2009 à 2010, le taux national d’électrification est passé de 26,52 % en 2009
à 27,36 en 2010. En 2014, le taux d’électrification national était de 31 % avec 58 % en milieu
urbain et 6,7 % en milieu rural. En 2015, ce taux d’électrification national était également de
31 % dont 58,4 % en milieu urbain et 6,5 % en milieu rural (PROJET ACE-WA, 2016).
5.2.5. Enjeux environnementaux et sociaux du projet
Les enjeux environnementaux identifiés sont liés aux éléments sensibles dans la zone
d’influence du projet et aux contraintes que peut créer ce dernier dans le cadre de mise en œuvre
du projet. L’identification de ces enjeux va permettre de connaître les composantes du milieu
qui méritent une attention particulière.
Les enjeux les plus pertinents qui se dégagent de ce projet peuvent être classés en plusieurs
catégories, à savoir :
19
Sur le plan environnemental, il s’agit de :
la conservation de la diversité biologique (faune et flore) ;
la dégradation continue du cadre de vie (déboisement, les mauvaises conditions
d’hygiène et d’assainissement) notamment dans les agglomérations environnantes des
sites visés par le projet ;
la dégradation et perte des espèces végétales ;
la conservation de la qualité de l’air, du sol et de l’eau ;
etc.
Sur le plan socio-économique, les enjeux les plus pertinents sont :
la préservation des biens matériels et immatériels ;
la protection des droits et dignité des personnes susceptibles d’être affectées par le projet
;
la préservation des pieds d’arbres et ou plantations situées dans l’emprise du projet ;
la sauvegarde des biens et des habitations situées sur l’emprise du projet ;
la conservation des mœurs et de la divinité présente sur l’emprise du projet ;
les risques de pertes des biens et perturbations des activités de groupes de personnes
habitants ou ayant des activités dans les zones d’influence du projet ;
la gestion de la santé et la sécurité des employés et des populations riveraines ;
le risque des IST/SIDA dû aux brassages entre des étudiants, les ouvriers et la
population locale ;
la gestion de la santé et la sécurité des employés et des populations riveraines ;
les risques d’accident liés aux travaux d’excavation, de manipulation de divers matériels
et équipements, à circulation des engins au cours de la phase de construction et
d’exploitation ;
etc.
Sur le plan politique
Le Bénin est parti des textes internationaux pour élaborer des politiques et stratégies au plan
national. Les enjeux politiques majeurs liés à ce projet se résument aux éléments suivants :
la préservation des zones humides qui sont d’une importance capitale pour le milieu ;
la conservation de la biodiversité ;
la lutte contre la dégradation et la pollution des sols et des eaux ;
la conservation du couvert végétal ;
le maintien et/ou l’amélioration du cadre de vie des populations.
D’une manière générale, les travaux d’installation des poteaux électriques notamment la
construction de la ligne pourraient provoquer des modifications négatives dans les fonctions du
milieu à travers les différentes dégradations qu’il aura engendré et auxquelles il faut trouver des
mesures d’atténuations ou de compensations. En effet, dans la droite ligne du principe
d’anticipation et de celui de précaution, il est souligné au point huit (8) du préambule de la
Convention de Rio de 1992 sur la Diversité biologique que : « il importe au plus haut point
d’anticiper et de prévenir les causes de la réduction ou de la perte de la biodiversité et s’y
attaquer ».
La même Convention édite en son principe 15 que : « pour protéger l’Environnement, des
mesures de précaution doivent être largement appliquées par les Etats selon leurs capacités. En
cas de risque de dommage grave et irréversible, l’absence de certitude scientifique absolue ne
20
doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de la mesure effective visant à
prévenir la dégradation de l’Environnement ».
21
BASES VARIANTES OU OPTIONS
D’ANALYSE 1ERE OPTION : LE 2EME OPTION :
DES PROJET TEL QUE CONSTRUCTION DE LIGNES
VARIANTES OU PROPOSE MOYENNES TENSION (HTA),
OPTIONS DE LIGNES MIXTES ET DES
LIGNES BT AVEC
MODIFICATION DES
ITINERAIRES INITIALEMENT
PROPOSES.
Au plan technique Projet techniquement Projet techniquement difficile à
maîtrisable du point de vue réaliser en zone périurbaine non lotie.
gestion des chantiers en zone
périurbaine lotie.
Au plan financier Coûts de projet beaucoup Coûts de projet élevés ou très élevés,
moins élevés, plus non maîtrisables avec plus de
maîtrisables. difficultés à boucler le financement.
Au plan de Projet à étendue plus grande Projet à envergure moins étendue et
développement prenant en compte beaucoup strictement réservé aux localités ayant
plus de localités et de ce fait présenté de plan de lotissement
couvrant beaucoup de appliqué.
populations bénéficiaires Projet contribuant à une amélioration
Projet contribuant à une modérée du taux de couverture.
amélioration significative du
taux de couverture.
Avantages Moins de populations en Plus de populations en situation
économiques situation d’accès à l’énergie d’accès à l’énergie électrique
électrique Projet contribuant à une modeste
Projet contribuant à une plus couvrant une couverture de
grande couverture d’énergie l’électricité
électrique.
Impacts Impacts plus ou moins Impacts moins importants parce que
environnementaux importants dus à la non le réseau à construire aura à
et sociaux ouverture de certaines voies suivre les voies urbaines et
en zone périurbaine devant périurbaines déjà existantes.
entraîner plus de destructions
et d’expropriations de biens.
Difficultés Exploitation parfois non Exploitation plus maîtrisable des
d’exploitation maîtrisable des installations installations.
en zone périurbaine non Maîtrise du taux de pertes technique
lotie. et non technique.
Possibilité d’augmentation
du taux de pertes technique
et non technique en zone
périurbaine.
La variante de base (construction de lignes aériennes Moyennes Tension HTA (15 ; 20 ou 33
kV), mixtes (BT et MT) et Basse Tension (BT) offre plus d’avantages. Ces avantages sont entre
autres, la réalisation des études de faisabilité technique et avant-projet des emprises des voies
aux réseaux et voies diverses initialement proposées, l’existence des poteaux électriques et de
lignes moyennes tension HTA dans certaines emprises initialement proposées, l’évitement et
22
ou la destruction des forêts naturelles. Cependant quelques arbres à valeur économique et
habitations seront impactés.
Cette analyse et choix de variante très sommaire devra être approfondie au cours des
études environnementales et sociales détaillées en optimisant le réseau de façon à réduire
significativement les impacts sur les ressources naturelles et les habitations.
23
PHASE PREPARATOIRE
Impacts négatifs sur les milieux physiques et biologiques
Dégradation et compactage du sol
Dégradation de la qualité de l’air et pollution sonore
Pollution sonore
Modification du paysage
Dégradation du couvert végétal (perte de 3.363 pieds d’arbres) et les habitats fauniques
Impact sur la faune
Impact sur le milieu humain et sur les activités socioéconomiques
Sécurité et santé
Perte des terres cultivable et plantations
PHASE DE CONSTRUCTION
Impact sur le milieu biophysique
Dégradation et compactage du sol
Dégradation de la qualité de l’air et pollution sonore
Modification du paysage
Dégradation des habitats fauniques
Impact sur le milieu humain et sur les activités socioéconomiques
Sécurité et santé
Risque d’électrocution
PHASE D’EXPLOITATION
Milieu humain
Risques d’incendies et d’explosion au niveau du transformateur
Risque de pollution par des transformateurs hors d’usage
24
de prévention sont faites de manière à éviter leur répétition selon les différentes composantes
du projet.
Les risques et dangers liés à la phase de construction se résument aux :
risques d’accidents de travail ;
risques d’accidents de circulation ;
risques d’explosion ou d’incendie d’un transformateur ;
risque d’électrisation et d’électrocution (ouvriers lors des travaux de câblages ou
populations lors de l’utilisation de l’électricité ;
risques liés aux circulations et aux déplacements de camions et d’engins de chantier ;
risques liés à la manutention manuelle ou mécanisée ;
risques de morsures de serpent lors du débroussaillage ;
risques liés aux effondrements et aux chutes d’objets lors des montages et démontages
;
risques de contamination par des produits chimiques ;
risques liés au bruit et aux vibrations.
Les mesures de prévention et de gestion des risques et dangers liés à la phase de
construction des lignes électriques sont :
la création d’emprise ou de couloir de passage pour les lignes pour des raisons
d’entretien technique et de sécurité des populations. Il s’agit d’une servitude de passage
d’une largeur dépendant du niveau de tension de la ligne ;
les limitations d’accès au site ;
le respect de l’application des instructions environnementales et sociales particulières
destinées aux entreprises chargées de l’exécution des travaux et intégrées d’avance aux
DAO;
la fourniture et l'exigence du port d’équipement de protection individuelle au personnel
ouvrier ;
la limitation de la vitesse de circulation et sensibiliser les conducteurs d’engins et
camions de transport des matériaux sur le respect du code de la route ;
la sensibilisation des populations de la zone d’implantation sur les dangers liés à la
présence de la ligne ;
etc.
En phase d’exploitation, les risques proviennent essentiellement des sources ci- après :
les effets mécaniques ;
les effets du champ électrique ;
les effets du champ magnétique ;
etc.
Les risques d’accidents d’origine mécanique concernent :
les risques d’accidents et de dangers liés aux activités d’entretien et de maintenance ;
les risques liés aux effondrements d’ouvrages et aux chutes d'objets électriques comme
les câbles
les risques d’incendies des transformateurs ;
les risques d’explosions des transformateurs ;
les risques de contamination du sol par les huiles de refroidissement des transformateurs
;
etc.
25
Les risques pour la sécurité des populations d’origine électrique lorsqu’il y a un contact
direct avec le courant se résument aux :
risques de brûlures au contact des conducteurs ;
risques d’électrocution ;
risques d’électrocution par contact direct avec les conducteurs sous tension. Le contact
direct peut provoquer des brûlures dont la gravité dépend du temps de contact avec le
conducteur électrique ;
risques d’électrocution liés aux surtensions d'origines atmosphériques par temps
d’orage ;
risques d’électrocution des habitants situés sous l’emprise de la ligne ;
etc.
Les zones à risque sont le voisinage immédiat (quelques mètres) des poteaux de la ligne
électrique. En cas de choc de foudre sur le poteau, les câbles de garde, le courant de foudre
s'écoulera dans la prise de terre du poteau le plus proche du point d'impact. Cela comporte deux
risques :
- l’effet de pas : le phénomène est directement analogue à un choc de foudre direct au
sol. Si le sol est mauvais conducteur, un gradient de potentiel au sol important peut
apparaître à proximité d’un pylône foudroyé ;
- la tension de toucher : pour s’en prémunir, il suffit de garder une distance de sécurité
de quelques mètres avec le pylône pour éviter un contact direct ou un amorçage. Le
risque est l'électrocution par contact avec les conducteurs. Ce risque est évité en
respectant des distances de sécurité suffisantes imposées par l'arrêté technique. Ces
distances imposées ont été fixées en ajoutant des marges de sécurité et en tenant compte
de l'affectation des terrains surplombés.
- risques de tension induite et induction électromagnétique. Concrètement, la présence
d'une ligne électrique générera (à distance) une charge électrique. A titre d'exemple, une
personne touchant un objet chargé subira un choc électrique, résultant de la "tension
induite" se déchargeant dans le sol. La présence d'une ligne à proximité d'installations
métalliques (clôture, hangar, etc.) impose la prise en charge d'aménagements
spécifiques de mise à la terre pour toutes ces installations.
Les mesures de prévention et de gestion des risques et dangers liés à la phase
d’exploitation. En phase d'exploitation, la gestion des risques repose essentiellement sur :
la prise de mesures de sécurité sur les sites du projet ;
la maîtrise de la mise en œuvre d’un plan d’urgence ;
les informations disponibles auprès des sapeurs-pompiers et des institutions en charge
de la sécurité et la santé au travail et sur les chantiers et de celles en charge de gérer les
catastrophes ;
les limitations d’accès au site ;
le respect des consignes et des prescriptions de sécurité ;
le plan de gestion des risques mis en vigueur (protection du personnel, formation des
employés, simulation des situations d’urgence, ...)
les installations des systèmes de surveillance, d’arrêt d’urgence, de lutte contre les
incendies, système de communication ;
les mesures d’intervention et les actions envisagées par scénario d’accident ;
la mise en place un plan de mesures d’urgence en cas d’accident.
Les mesures de sécurité dans les postes de transformation électrique
26
Dans les postes de transformation, il faudra des mesures de sécurité consistant à assurer :
un système approprié de liaison à la terre (SLT) tant en BT, MT qu’en HTA ;
un système de surveillance des transformateurs pour éviter les incendies et les
explosions ;
un système approprié de gestion des huiles usagées de refroidissement des
transformateurs.
Le système de dispositifs de protection et de sécurité à savoir les coupe-circuits, fusibles et les
court-circuits, les disjoncteurs et interrupteurs automatiques à déclenchement thermique contre
les surcharges, magnétiques contre les court- circuits et différentiel contre les courants de fuite
(protection de personne).
27
Tableau 4 : Synthèse des impacts et mesures proposées pour le projet
Activités du Impacts positifs (a) Impacts négatifs (b) Importance Mesures d’atténuation Mesures de
Projet de l’impact maximisation
1. Phase préparatoire
1.1. Installation 1.1. a.1. Création d’emploi et 1.1. b.1. Perte de 3.363 Forte 1.1.b.1.1. Organiser au moins 1.1.a.1.1. À
des chantiers, mise amélioration du niveau de revenu pieds d’arbres à vocation 03 séances d’information et de compétence égale,
en place et de certaines personnes, en économique sensibilisation des populations donner la priorité de
stockage de tout le particulier des jeunes des localités locales sur le démarrage des la main d’œuvre
matériel de concernées travaux et les dispositions utiles locale
montage et de à prendre
l'outillage 1.1.b.1.2. Obtenir l’autorisation
nécessaire à la de l’Inspection forestière avant
construction des tout coupe d’arbre
réseaux, amenée 1.1.b.1.3. Indemniser les
des engins sur les propriétaires des 75 pieds
chantiers, d’arbres à vocation économique
libération de affectés par le projet
l’emprise et 1.1.b.1.4. Planter en
piquetages pour la compensation, 3.363 pieds
matérialisation des d’espèces végétales à croissance
emplacements des rapide dans le département
poteaux. concernées
1.1. b.2. Emission de 1.1. b.2.1 Sensibiliser les
poussière avec pollution populations riveraines sur les
Moyenne
de la qualité de l’air mesures de protection contre le
soulèvement de poussière ;
1.1.b.2.2. Sensibiliser les
Moyenne conducteurs de véhicule sur le
respect du code de conduite
28
Activités du Impacts positifs (a) Impacts négatifs (b) Importance Mesures d’atténuation Mesures de
Projet de l’impact maximisation
1.1. b.3. Pollution par le 1.1.b.3.1. Respecter les normes
bruit et les vibrations des Faible béninoises en matière de
engins et machinerie pollution sonore
lourdes 1.1. b.3.2. Utiliser des engins en
Faible
bon état de fonctionnement
1.1. b.4. Compactage du 1.1. b.4.1. Utiliser des engins en
Faible
sol bon état de fonctionnement
1.1. b.5. Production et 1.1. b.5.1. Prévoir des bacs à
rejets des déchets liquides ordures pour récupérer ces
Moyenne
et solides déchets et s’abonner à une
structure de collecte
1.1.b.5.2. Gérer les déchets
Moyenne conformément aux dispositions
en vigueur
2. Phase de construction
2.1. Réalisation 2.1. a.1. Création d’emploi et 2.1.a.1.1. Donner la
des fouilles pour la amélioration du niveau de revenu priorité de la main
pose des poteaux, de certaines personnes, en Forte d’œuvre non
transport des particulier des jeunes des localités qualifiée à la
équipements concernées population locale.
29
Activités du Impacts positifs (a) Impacts négatifs (b) Importance Mesures d’atténuation Mesures de
Projet de l’impact maximisation
(poteaux et 2.1. b.1. Accident de travail 2.1.b.1.1. Doter les travailleurs
équipements (blessure corporelle) et de d’EPI (Équipement de
électromagnétique circulation Protection Individuelle) et
s) et Implantation veiller à leur port effectif
des poteaux 2.1.b.1.2. Doter le chantier
électriques d’une boîte de pharmacie
2.1.b.1.3. Baliser ou protéger les
Forte
fouilles exécutées
2.1.b.1.4. Remblayer les fouilles
non utilisées après
l’implantation des poteaux
2.1.b.1.5. Sensibiliser les
conducteurs de véhicule sur le
respect du code de conduite
2.1. b.2. Nuisances sonore 2.1.b.2.1. Respecter les normes
par le bruit et les vibrations béninoises en matière de
des engins et machinerie Faible pollution sonore
lourdes 2.1. b.2.2. Utiliser des engins en
bon état de fonctionnement
2.1. b.3. Compactage du 2.1. b.3.1. Utiliser des engins en
Faible
sol. bon état de fonctionnement
2.1.b.4. Augmentation du 2.1. b.4.1.Sensibiliser les
taux des risques d’infection usagers et les populations sur les
Forte
(IST et MST/VIH SIDA) risques d’infection (IST et
MST/VIH SIDA)
2.2. Montage des 2.2. a.1. Création d’emploi et 2.2.a.1.1. Donner la
armements et amélioration du niveau de revenu priorité de la main
Forte
accessoires de de certaines personnes, en d’œuvre qualifiée à
lignes, Mise en la population locale.
30
Activités du Impacts positifs (a) Impacts négatifs (b) Importance Mesures d’atténuation Mesures de
Projet de l’impact maximisation
place des particulier des jeunes des localités 2.2. b.1. Compactage du 2.2. b.1.1. Limiter le
conducteurs concernées sol. Faible compactage du sol au strict
aériens, pose des minimum
postes de 2.2. b.2. Pollution par le 2.2.b.2.1. Respecter les normes
transformation bruit et les vibrations des béninoises en matière de
électriques et des engins et machinerie pollution sonore
IACM ; pose des lourdes 2.1. b.2.2. Utiliser des engins en
lampadaires Faible bon état de fonctionnement
d'éclairage public ; 2.2.b.2.3. Doter les travailleurs
Réalisation des d’EPI (Équipement de
terres du neutre Protection Individuelle) et
des réseaux BT et veiller à leur port effectif
des masses des 2.2. b.3. Augmentation du 2.2.b.3.1. Sensibiliser les
équipements HTA taux des risques d’infection usagers et les populations sur les
Forte
(IST et MST/VIH SIDA) risques d’infection (IST et
MST/VIH SIDA)
2.2.b.4. Accident de travail Forte 2.2.b.4.1. Doter les travailleurs
(blessure corporelle et d’EPI (Équipement de
chute) Protection Individuelle) et
veiller à leur port effectif
2.1. b.4.2. Doter le chantier
d’une boîte de pharmacie
2.3. Contrôle et 2.3. a.1. Création d’emploi et Forte 2.3.a.1.1. Donner la
vérification des amélioration du niveau de revenu priorité de la main
travaux exécutés, de certaines personnes, en d’œuvre qualifiée à
essais de particulier des jeunes des localités la population locale.
fonctionnement, concernées
31
Activités du Impacts positifs (a) Impacts négatifs (b) Importance Mesures d’atténuation Mesures de
Projet de l’impact maximisation
tous les travaux de 2.3. b.1. Accident de travail Forte 2.3. b.1.1. Doter les travailleurs
remaniement (blessure corporelle et d’EPI (Équipement de
chute) Protection Individuelle) et
veiller à leur port effectif
2.3. b.1.1. Doter le chantier
d’une boîte de pharmacie
2.4. Repli du 2.4. a.1. Création d’emploi et Forte 2.4.a.1.1. Donner la
matériel et amélioration du niveau de revenu priorité de la main
nettoyage des de certaines personnes, en d’œuvre non
chantiers particulier des jeunes des localités qualifiée à la
concernées population locale.
2.4. b.1. Rejets des déchets Forte 2.4. b.1.1. Prévoir des bacs à
liquides et solides ordures pour récupérer les
déchets liquides et solides
2.4. b.1.2. Évacuer les déchets
solides et liquides
conformément à la législation
en vigueur
3. Phase d’exploitation
3.1. Mise en 3.1. a.1.1.
service des Accompagner les
installations 3.1. a.1. Amélioration du niveau groupements
Forte
électriques de revenu des populations locales villageois dans
l’exercice de leurs
activités
32
Activités du Impacts positifs (a) Impacts négatifs (b) Importance Mesures d’atténuation Mesures de
Projet de l’impact maximisation
3.1. a.2.1
Subventionner des
3.1.a.2. Augmentation du nombre frais de branchement
Moyenne
d’abonnés pour la SBEE (compteurs
électriques) au
réseau électrique
3.1. a.3.1. Prévoir
3.1. a.3. Développement de
l’extension de la BT
l’éclairage public et amélioration Forte
dans tous les
des conditions sécuritaires
quartiers du village
3.1. b.1. Risques Forte 3.1. b.1.1. Sensibiliser les
d’électrocution populations sur les risques
d’électrocution
3.2. Entretien et la 3.2.b.1. Risques Forte 3.2.b.1.1. Sensibiliser les
maintenance des d’électrocution populations et les ouvriers sur
installations les risques d’électrocution
3.2.b.1.2. Mettre en place un
mécanisme de suivi et de
surveillance des transformateurs
et autres équipements
électriques pour éviter les
incendies et les explosions
33
11. MESURES D’ATTENUATION DES IMPACTS NEGATIFS POTENTIELS
Confère le précédent tableau
34
L’Entreprise a la responsabilité d’appliquer effectivement et efficacement les prescriptions
environnementales et sociales. Elle établira en début de chantier un plan de protection de
l’environnement qui lui permettra d’exécuter de façon concrète les mesures préconisées dans
le PGES projet. Ce plan sera approuvé par la Mission de Contrôle et la SBEE après vérification
de sa conformité au PGES projet.
Pour être plus opérationnelle, il est recommandé à l’Entreprise de disposer en son sein d’un
«expert environnementaliste» qui aura la responsabilité de veiller au respect des clauses
techniques environnementales après avoir répertorié les contraintes environnementales les plus
délicates sur son chantier, d’intégrer la surveillance environnementale dans le journal de
chantier, et de servir d’interlocuteur avec l’ABE sur les questions environnementales.
12.2.3. Rôle de bureau de contrôle
En plus du contrôle traditionnel des travaux, le Bureau de Contrôle recruté par le Maître
d’ouvrage sera, quant à lui, chargé de contrôler sur le chantier le respect de l’application des
mesures environnementales. Il est responsable au même titre que l’Entreprise de la qualité de
l’environnement dans les zones d’influence du Projet.
Pour mener à bien cette activité de surveillance environnementale, le bureau de contrôle aura
en son sein un Expert environnementaliste. Sous la responsabilité du chef de mission de
contrôle, ce dernier veillera à la mise en œuvre effective du PCGES et ce, en concertation avec
les services techniques locaux (Direction Départementale de l’Energie, Direction
Départementale du Cadre de Vie, etc.) et les Autorités locales.
En cas de nécessité, le Chef de la Mission de Contrôle peut modifier les méthodes de travail
afin d’atteindre les objectifs de protection des milieux biophysique et socio-économique, sans
pour autant perturber le calendrier global d’exécution des travaux.
La Mission de Contrôle fournira mensuellement un rapport faisant état de ses activités et la
mise en œuvre des mesures consignées dans le cahier des charges environnementales. Le
rapport devra indiquer tout problème d’ordre environnemental survenu durant la période de
surveillance.
12.2.4. Rôle du Comité de Suivi
Sous la direction de la SBEE, le Comité de suivi élaborera, sur la base des directives du rapport
d’étude d’impact environnemental approfondi, un plan de suivi qui portera sur les impacts les
plus préoccupants du Projet, dans le but de mettre en exergue les effets réels sur une composante
environnementale et de valider les appréhensions exposées dans l’étude d’impact. Ce comité
travaillera en étroite collaboration avec la Mission de Contrôle qui assure la surveillance et le
suivi quotidiens et qui, contractuellement a le pouvoir de contraindre l’Entreprise à corriger les
défaillances éventuelles relevées.
12.2.5. Rôle et responsabilité des Communes
Les autorités locales sont concernées par la mise en œuvre des mesures. Elles devront intervenir
en termes de soutien organisationnel. Elles appuieront la SBEE dans l’organisation des diverses
réunions relatives à la mise en œuvre des mesures.
Par ailleurs, les autorités communales constituent des acteurs intermédiaires incontournables
entre la SBEE et les administrés. Ces autorités participeront à toutes les discussions et
négociations entre la SBEE et les populations locales. La principale responsabilité des autorités
communales dans l’exécution du plan est le suivi de la mise en œuvre des actions d’atténuation
consignées dans le plan de gestion environnementale et sociale.
35
12.2.6. Suivi et Contrôle effectués par l’Agence Béninoise pour l’Environnement
L’Agence Béninoise pour l’Environnement dispose d’un mandat national de contrôle et de suivi
des PCGES et il est proposé que l’exécution des mesures du plan de gestion soit placée sous sa
surveillance.
Coût de mise en
Nombre de
N° Nature des indemnisations œuvre du PGES
biens affectés
(FCFA)
Indemnité pour la perte des arbres
1 3 363 27 898 333
à vocation économique
Coût de reboisement des arbres à
2 3 363 4 962 167
vocation économique
Coût d’information et de
4 15 000 000
sensibilisation
Sous –total 1 47 860 500
Divers et imprévus budgétisés à
5 - 957 210
2% du coût ci-dessus
Budget spécifique de suivi de la
6 Forfait 4 500 000
mise en œuvre des mesures
COUT GLOBAL 53 317 710
36
Tableau 6 : Calendrier de mise en œuvre des mesures environnementales et sociales
Chronogramme
Phase
Phase
prépa
Moyen de Phase des travaux d'exploit
INDICATE RESPONS ratoir
ACTIVITES Durée Fréquence communic ation
URS ABLES e
ation
2020 2021 2022
Après
T
T1 T2 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2022
3
Organiser des
séances -
d’information et de ABERME ; 3 fois Radios
Nombre de
sensibilisation des (pendant la locales et
séances de
populations locales 4 semaines - phase rencontre
sensibilisatio
sur le démarrage Entreprises préparatoire d'échanges
n réalisée
des travaux et les en charge ) avec la
dispositions utiles des travaux population
à prendre
2 fois (au
À compétence Nombre début des
Entreprise
égale, donner la d’ouvriers phases Radios
2 semaines en charge
priorité de la main locaux préparatoire locales
des travaux
d’œuvre locale recrutés s et des
travaux)
Lettre à
Obtenir - 1 fois (au
Nombre l'Inspection
l’autorisation ABERME ; début de la
d’arbres Forestière
auprès de 6 semaines phase
autorisés à de chaque
l’administration - préparatoire
être coupé départemen
forestière avant Entreprises du projet)
t concerné
37
Chronogramme
Phase
Phase
prépa
Moyen de Phase des travaux d'exploit
INDICATE RESPONS ratoir
ACTIVITES Durée Fréquence communic ation
URS ABLES e
ation
2020 2021 2022
Après
T
T1 T2 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2022
3
tout abattage en charge
d’arbres des travaux
38
Chronogramme
Phase
Phase
prépa
Moyen de Phase des travaux d'exploit
INDICATE RESPONS ratoir
ACTIVITES Durée Fréquence communic ation
URS ABLES e
ation
2020 2021 2022
Après
T
T1 T2 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2022
3
de contrôle
des travaux
-
Sensibiliser les Entreprises
conducteurs de en charge
3 fois (1 fois
véhicule sur le des travaux
pendant la
respect de bonnes Nombre de ;
phase Séances de
pratiques de séances de
6 semaines préparatoire sensibilisati
sécurité routière sensibilisatio -
et 2 fois lors on
(limitation de n organisées Directions
de la phase
vitesse, pose de départeme
des travaux)
panneaux de ntales du
signalisation) Transport
Terrestre
39
Chronogramme
Phase
Phase
prépa
Moyen de Phase des travaux d'exploit
INDICATE RESPONS ratoir
ACTIVITES Durée Fréquence communic ation
URS ABLES e
ation
2020 2021 2022
Après
T
T1 T2 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2022
3
- heures et
Séances de
nombre de Toute la
sensibilisati
décibel durée des Lors des
Respecter les on des
autorisés phases Entreprise phases
normes béninoises ouvriers et
respectés ; préparatoire en charge préparatoire
en matière de des
et des des travaux s et des
pollution sonore conducteur
- Absence de travaux du travaux
s de
plaintes projet
véhicules
justifiées
Prévoir des bacs à
ordures pour
Sur toute la
récupérer les Pendant les
durée des
déchets solides et Nombre de phases Entreprises
phases
liquides puis bacs à ordure préparatoire en charge
préparatoire
s’abonner à une disponibles et des des travaux
s et des
structure de travaux
travaux
collecte pour leur
évacuation
Séances de
Doter les Nombre Au début
sensibilisati
travailleurs d’EPI d’EPI Entreprises des phases
on des
(Équipement de disponibles 2 semaines en charge préparatoire
ouvriers à
Protection et réellement des travaux s et des
l'utilisation
Individuelle) et utilisés; travaux
des EPI
40
Chronogramme
Phase
Phase
prépa
Moyen de Phase des travaux d'exploit
INDICATE RESPONS ratoir
ACTIVITES Durée Fréquence communic ation
URS ABLES e
ation
2020 2021 2022
Après
T
T1 T2 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2022
3
veiller à leur port
effectif
Au début
Disponibilité
Doter le chantier Entreprises des phases
d’une boite à
d’une boîte de 2 semaines en charge préparatoire
pharmacie
pharmacie des travaux s et des
bien équipée
travaux
Après
Nombre de Avant réalisation
Baliser ou protéger Entreprises Séances de
fouilles l'implantati des fouilles
les fouilles en charge formation
balisées ou on des (au début de
exécutées des travaux des ouvriers
protégées poteaux la phase des
travaux)
41
Chronogramme
Phase
Phase
prépa
Moyen de Phase des travaux d'exploit
INDICATE RESPONS ratoir
ACTIVITES Durée Fréquence communic ation
URS ABLES e
ation
2020 2021 2022
Après
T
T1 T2 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2022
3
Nombre de
Organiser au
campagnes
moins trois (03)
de
campagnes de 1 fois
sensibilisatio Entreprises Séances de
sensibilisation des pendant la
n exécuté en charge sensibilisati
ouvriers et des phase
des travaux on des
populations sur les 6 semaines préparatoire
Nombre de ; ouvriers et
risques d’infection et 2 fois lors
séances de des
(IST et MST/VIH de la phase
distribution ABERME populations
SIDA) et de des travaux
gratuite de
maladies
préservatifs
respiratoires
exécuté
2 fois (1 fois
au début de
Sensibiliser les Nombre de Radios
Entreprises la phase des
populations et les campagnes locales et
en charge travaux et 1
ouvriers sur les de 4 semaines séances de
des travaux fois au début
risques sensibilisatio sensibilisati
;ABERME de la phase
d’électrocution n exécuté on
d'exploitatio
n)
42
Chronogramme
Phase
Phase
prépa
Moyen de Phase des travaux d'exploit
INDICATE RESPONS ratoir
ACTIVITES Durée Fréquence communic ation
URS ABLES e
ation
2020 2021 2022
Après
T
T1 T2 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2022
3
Mettre hors
1 fois Séance de
tension les charges Absence Entreprise
(pendant la sensibilisati
électriques en d’électrocuti 1 semaine en charge
phase des on des
phase de montage on des travaux
travaux) ouvriers
de la ligne
Subventionner les
Pendant
frais de Intermédiat
Nombre toute la
branchement ion sociale
d'abonnés phase ABERME
(compteurs à travers
souscrits d'exploitati
électriques) au ONG
on
réseau électrique
43
15. CONCLUSION
L'Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique permet de disposer d’une première
évaluation des enjeux et des impacts positifs et négatifs ainsi que les risques environnementaux
et sociaux du projet. Dans les cas d’impacts négatifs avérés et d’importance majeure, des
mesures d’atténuation ont été envisagées et proposées.
L’évaluation montre que le projet ne présente pas, a priori, d’impact pouvant empêcher sa mise
en œuvre mais que des études approfondies devront être menées en amont des travaux pour
préciser le tracé.
Les retombées positives du projet vont, à moyen et long terme, renforcer le développement
socio-économique local et départemental, voire de tout le pays. Ainsi, les impacts positifs du
projet se traduisent donc en termes socio‐économiques, d’emplois, d’amélioration du cadre et
des conditions de vie des populations concernées.
Les impacts négatifs significatifs identifiés durant la phase de travaux sont globalement
d’importance moyenne. Les impacts considérés comme majeurs concernent ici la destruction
d’une partie du couvert végétal, le risque de fuite de SF6 et d’émission de GES, l’importance
des nuisances sonores (notamment en milieu urbain où les travaux se cumulent aux nuisances
existantes), la destruction de certains milieux importants pour la biodiversité, le déplacement
temporaire d’activités économiques, les risques d’accidents pour la population et les ouvriers
liés aux chantiers eux-mêmes et à la circulation des engins et véhicules.
En phase d’exploitation, les impacts négatifs sont globalement d’importance négligeable à
mineure. Certains impacts sont néanmoins considérés comme majeurs : le risque de fuite de
SF6 et d’émission de GES lors de la maintenance des équipements, et les incidences des lignes
aériennes en zones périurbaines sur la fragmentation des écosystèmes.
La mise en œuvre des mesures préconisées pourra minimiser ou réduire les impacts négatifs
identifiés.
Il convient de souligner que ces résultats restent sommaires dans la mesure où l’intégrité du
projet n’est pas encore connue. Ils serviront de bases pour les études environnementales et
sociales détaillées.
Les mesures décrites ici pourront être détaillés dans le rapport d’étude approfondie et le PCGES
projet mis en œuvre avec la participation du personnel d’encadrement des chantiers, des
travailleurs locaux et de la population. Pour ce faire, des sessions de formation devraient être
prévues à tous les niveaux (formation du personnel d’encadrement aux bonnes pratiques de
chantier, sensibilisation des travailleurs occasionnels et des populations locales avant le début
des travaux aux différents risques qu’ils encourent, etc.).
44
CONTACTS
M. Francis TCHEKPO
Directeur Général de l’ABERME
Tél : +229 97 89 50 98
Email : [email protected]
Sylvain SEKLOKA
Directeur de l’Electrification Rurale (DERU) à l'ABERME
Tél : +229 97 28 75 50
Email : [email protected]
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