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Introduction aux réseaux IP

1
TABLE DES MATIÈRES

Table des matières


1 Introduction 3
1.1 Définition d’un réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Type de réseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.1 LAN...................................................... 3
1.2.2 MAN ..................................................... 4
1.2.3 WAN ..................................................... 4
1.2.4 Réseau poste à poste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.5 Un réseau client-serveur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

2 Structure des réseaux 6


2.1 Topologie physique des réseaux locaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.1 Topologie en étoile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1.2 Topologie en bus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1.3 Topologie en anneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1.4 Structure de réseau hybride . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2 Avantages et inconvénients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.1 Étoile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.2 Bus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.3 Anneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3 Les éléments d’un réseau LAN 9


3.1 Le concentrateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Le commutateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.3 Le routeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

4 Adressage IP 12
4.1 Adressage d’une machine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2 Anatomie d’une adresse IP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.3 Classes d’adresses IP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.4 IP publique, IP privée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.5 Masque de réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.6 Notation CIDR : Classless Inter-Domain Routing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

2/18
1 Introduction

1.1 Définition d’un réseau

Définition 1. Un réseau informatique est un regroupement d’ordinateurs et de périphériques qui se partagent des
ressources, des informations et du travail.

FIGURE 1 – Réseau domestique

1.2 Type de réseaux

1.2.1 LAN

Un LAN (Local Area Network), est un réseau local qui relie des ordinateurs et des périphériques situés à
proximité les uns des autres (dans un même bâtiment par exemple).

FIGURE 2 – Local Area Network

3/18
1.2 Type de réseaux

1.2.2 MAN

Un MAN (Metropolitan Area Network) ou réseau métropolitain est une association de réseaux locaux à l’échelle
d’une même ville ou même agglomération.

FIGURE 3 – Metropolitan Area Network

1.2.3 WAN

Un WAN (Wide Area Network) ou réseau longue distance, sert à relier des LAN et des MAN. Les réseaux WAN
peuvent être situés dans un même pays ou au niveau mondial.

FIGURE 4 – Wide Area Network

4/18
1.2 Type de réseaux

1.2.4 Réseau poste à poste

Un réseau poste à poste permet à tous les ordinateurs du réseau de partager leurs données et leurs
ressources. Chaque ordinateur contrôle ses propres informations et ses propres ressources. Le niveau de sécurité est
minimal. Il n’y a pas d’ordinateur central pour contrôler le réseau.

FIGURE 5 – Réseau poste-à-poste

1.2.5 Un réseau client-serveur

C’est un réseau qui utilise un serveur central pour délivrer des informations à d’autres ordinateurs appelés
clients. Le modèle client/serveur est particulièrement recommandé pour des réseaux nécessitant un grand niveau de
fiabilité.
Ses principaux atouts :
– des ressources centralisées,
– une meilleure sécurité,
– une administration au niveau serveur,
– un réseau évolutif.

FIGURE 6 – Réseau poste-à-poste

5/18
2 Structure des réseaux

2.1 Topologie physique des réseaux locaux

La topologie définit la structure du réseau. La définition de la topologie comprend 2 parties :

– La topologie physique, représentant la disposition effective des câbles (média).

FIGURE 7 – Topologie Physique

– La topologie logique, précisant la façon dont les hôtes accèdent au média.

FIGURE 8 – Topologie Logique


Les topologies physiques couramment utilisées sont la topologie en bus, la topologie en anneau, la topologie en
étoile.

6/18
2.1 Topologie physique des réseaux locaux

2.1.1 Topologie en étoile

Les ordinateurs sont disposés en étoile et ils sont tous reliés à un point central (Switch ou hub). C’est la
topologie la plus utilisée. Pour aller d’un ordinateur à l’autre, les informations doivent passer par le point central.

2.1.2 Topologie en bus

Tous les ordinateurs sont reliés à un support commun. Sur un réseau en bus, un seul ordinateur peut transférer
les informations au même moment.

2.1.3 Topologie en anneau

Les ordinateurs sont disposés de telle sorte que l’ensemble constitue une boucle fermée. Lorsqu’un ordinateur
reçoit les informations qui ne lui sont pas destinées, il les fait suivre à l’ordinateur situé juste après lui et ainsi de suite.

Il existe deux type de topologie en anneau


– Token Ring : topologie en anneau
– FDDI : topologie en double anneau

FIGURE 9 – Topologie étoile FIGURE 10 – Topologie bus FIGURE 11 – Topologie anneau

2.1.4 Structure de réseau hybride

Une structure de réseau hybride est un mélange de différentes structures de réseau. Un réseau hybride peut
par exemple reposer à la fois sur des structures en anneau, en étoile et en bus.

FIGURE 12 – Topologie hybride

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2.2 Avantages et inconvénients

2.2 Avantages et inconvénients

2.2.1 Étoile

Avantages
– Facilité d’ajout de stations
– Surveillance et gestion centralisée
– Une panne sur une station est sans incidence sur le reste du réseau.

Inconvénients
– Si le site central tombe en panne, tout le réseau est mis hors service

2.2.2 Bus

Avantages
– Économie de câble
– Mise en oeuvre facile
– Simple et fiable

Inconvénients
– Une coupure de câble affecte de nombreux utilisateurs.
– Problèmes difficiles à isoler.
– Ralentissement du trafic dans le cas de nombreuses stations.

2.2.3 Anneau

Avantages
– L’accès au réseau est équitable entre les stations
– Performances régulières, même avec un grand nombre de stations

Inconvénients
– Une panne sur un ordinateur peut affecter tout l’anneau
– La reconfiguration du réseau peut interrompre son fonctionnement

8/18
3 Les éléments d’un réseau LAN

3.1 Le concentrateur

Les concentrateurs (ou hub) sont des répéteurs multiports. Un répéteur classique possède généralement 2
ports et un concentrateur entre 4 et 24 ports. Chaque donnée qui arrive sur le port d’un Hub est répétée sur tous les
autres ports.

FIGURE 13 – Répéteur RJ45 FIGURE 14 – Concentrateur HP J3295A

Tous les équipements connectés à un même segment du réseau sont membres du même domaine de collision.
Une collision se produit lorsque plusieurs stations de travail envoient simultanément des données via les câbles du
réseau.
Un concentrateur augmente le domaine de collisions : cela signifie que plus le nombre d’équipements reliés au
hub est important, plus le risque de collisions est élevé. Dans ce cas, toutes les données sont altérées.

Concentrateurs en cascade
– Hub sans port « uplink » : Il est possible de connecter plusieurs hubs entre eux afin de concentrer un plus
grand nombre de machines, on parle alors de connexions en cascade. Il faut connecter les hubs à l’aide d’un
câble croisé.

– Hub avec port « uplink » : Aujourd’hui les concentrateurs sont, en général, dotés d’un port spécial appelé «
port uplink » permettant d’utiliser un câble droit pour connecter 2 hubs entre eux.

La plupart des hubs sont capables de croiser ou de décroiser automatiquement leurs ports selon qu’il est relié à
un hôte ou à un hub. (Ajustement automatique MDI/MDI-X)
Le hub travaille au niveau de la couche « physique » (Niveau 1 du modèle OSI)

FIGURE 15 – Représentation d’un concentrateur dans un schéma de principe

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3.2 Le commutateur

3.2 Le commutateur

Le commutateur (ou switch) est un pont multiports. Le switch analyse les trames arrivant sur ses ports d’entrée,
filtre les données et les dirige uniquement sur les ports concernés.

FIGURE 16 – Commutateur 48 ports HP2920

Les commutateurs peuvent accepter de nouvelles fonctionnalités comme les « réseaux virtuels ». Cela autorise
de nombreux utilisateurs à communiquer en parallèle via l’utilisation de circuits virtuels et de segments réseau dédiés,
dans un environnement exempt de toute collision. La bande passante disponible sur le média partagé s’en trouve
optimisée.
Le commutateur LAN diminue les domaines de collision mais tous les hôtes qui y sont connectés conti-nuent
d’appartenir au même domaine de broadcast.
Le Switch travaille au niveau de la couche « liaison de données » (Niveau 2 du modèle OSI). Il inspecte les
adresses MAC de source et de destination pour prendre la décision de l’aiguillage du paquet.

FIGURE 17 – Représentation d’un commutateur dans un schéma de principe

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3.3 Le routeur

3.3 Le routeur

Le routeur est un appareil qui permet d’interconnecter des réseaux entre eux. Il a pour rôle de choisir le meilleur
chemin pour transporter les paquets (données de couche 3), dans la direction appropriée.

FIGURE 18 – Routeur Cisco 891

Le routeur travaille au niveau de la couche « réseau » (Niveau 3 du modèle OSI). Il inspecte les adresses IP
pour choisir la route la plus pertinente pour aiguiller les informations.

FIGURE 19 – Représentation d’un routeur dans un schéma de principe

Remarque Sur les grands réseaux, les routeurs sont les équipements de régulation du trafic les plus importants. Ils
permettent à pratiquement n’importe quel type d’ordinateur de communiquer avec n’importe quel autre dans le monde.
Les routeurs ne laissent pas passer les trames broadcast.

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4 Adressage IP

4.1 Adressage d’une machine

Chaque hôte, (noeud d’un réseau TCP/IP impliqué dans le réseau) que ce soit une station de travail, un routeur
ou un serveur, doit avoir une adresse IP unique. Cette adresse ne dépend pas du matériel utilisé pour relier les
machines ensemble, c’est une adresse logique notée sous forme de : w.x.y.z
Exemple :
– [Link]
– [Link]
– [Link]

4.2 Anatomie d’une adresse IP


1. Une adresse IP est un nombre de 32 bits (8 bits = 1 octet donc 32 bits = 4 octets).
On trouve souvent cette adresse avec des valeurs décimales. On appelle cette notation le « décimal pointé ».
Mais il est possible de l’écrire sous forme binaire (c’est même parfois indispensable !).

Exemple : L’adresse [Link] correspond à la notation binaire :


212 . 217 . 0 . 1
1101 0100 . 1101 1001 . 0000 0000 . 0000 0001

2. Chaque nombre est compris entre 0 et 255, soit en binaire entre 00000000 et 11111111
3. Toute adresse IP est composée de deux parties distinctes :
– Une partie nommée Identificateur du réseau (Net-ID) située à gauche, elle désigne le réseau contenant les
ordinateurs.

– Une autre partie nommée Identificateur de l’hôte (Host-ID) située à droite et désignant les ordinateurs de ce
réseau.
4. Pour savoir où se situe la limite entre Net-ID et Host-ID, il faut connaitre le masque de sous-réseau.

Deux adresses particulières Parmi les adresses possibles, deux sont spécifiques et ne doivent pas être utilisées par
des machines :
– Tous les bits de la partie Host-ID sont à 0 : C’est l’adresse du réseau.
192 . 168 . 10 . 0
1100 0000 . 1010 1000 . 0000 1010 . 0000 0000
– Tous les bits de la partie Host-ID sont à 1 : C’est l’adresse de diffusion (broadcast) utilisée pour commu-niquer
avec toutes les machines du réseau.
192 . 168 . 10 . 255
1100 0000 . 1010 1000 . 0000 1010 . 1111 1111

Adresses non utilisées Certaines adresses réseaux ne sont pas utilisées pour adresser des machines. Il s’agit des
réseaux :
– 0.x.x.x : La première adresse [Link] désigne les réseaux inconnus.
– 127.x.x.x : Ce réseau désigne l’ordinateur lui-même (localhost = [Link]). Cette adresse est dite de
bouclage. Elle permet notamment d’effectuer des tests.

12/18
4.3 Classes d’adresses IP

4.3 Classes d’adresses IP

Les réseaux TCP/IP se divisent en trois grandes classes qui ont des tailles prédéfinies, ces 3 classes de réseau
sont notées A, B et C et se différencient par le nombre d’octets désignant le réseau.

Classe A Les adresses de classe A ont une partie réseau sur 8 bits, et une partie hôte sur 24 bits. Leur bit de poids le
plus fort est 0, ce qui permet de les distinguer des autres classes.
Net-ID Host-ID
0xxx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx
xxxx

Première adresse IP [Link]

Dernière adresse IP [Link]

Nombre de bits pour les réseaux 8−1=7

Nombre de réseaux possibles 27 − 2 = 126 (0.x.x.x et 127.x.x.x interdit)

Nombre de bits pour les stations 24

Nombre de stations possibles 224 − 2 = 16 777 214

Classe B Les adresses de classe B ont une partie réseau sur 16 bits, et une partie hôte sur 16 bits. Leurs 2 bits de
poids le plus forts est 10, ce qui permet de les distinguer des autres classes.
Net-ID Host-ID
10xx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx
xxxx xxxx

Première adresse IP [Link]

Dernière adresse IP [Link]

Nombre de bits pour les réseaux 16−2=14

Nombre de réseaux possibles 214 = 16 384

Nombre de bits pour les stations 16

Nombre de stations possibles 216 −2 = 65534

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4.3 Classes d’adresses IP

Classe C Les adresses de classe C ont une partie réseau sur 24 bits, et une partie hôte sur 8 bits. Leurs 3 bits de
poids le plus forts est 110, ce qui permet de les distinguer des autres classes.
Net-ID Host-ID
10xx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx
xxxx

Première adresse IP [Link]

Dernière adresse IP [Link]

Nombre de bits pour les réseaux 24−3=21

Nombre de réseaux possibles 221 = 2 097 152

Nombre de bits pour les stations 8

Nombre de stations possibles 28−2=254

Autres classes Il existe une classe D (qui commence par 1110) mais cette classe d’adresse n’est pas utilisée pour
adresser des machines individuelles. Ce sont des adresses appelées multicast qui permettent, par exemple, d’envoyer
de la vidéo sur plusieurs machines simultanément.

Première adresse IP [Link]

Dernière adresse IP [Link]

Enfin, les réseaux dont l’adresse commence par 11111 sont des réseaux de classe E. Ces adresses sont
réservées et donc ne sont pas utilisées pour adresser des machines.

Première adresse IP [Link]

Dernière adresse IP [Link]

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4.4 IP publique, IP privée

4.4 IP publique, IP privée

Le schéma ci-dessous présente un réseau local relié à Internet par un routeur. Ce routeur possède deux
adresses IP :
– Une IP publique, achetée ou fournie par le FAI.
– Une IP privée, librement paramétrée par l’administrateur du réseau local.

FIGURE 20 – Un réseau local connecté à internet par le biais d’un routeur

L’organisme gérant l’espace d’adressage public (adresses IP routables) est l’Internet Assigned Number
Authority (IANA).
La RFC 1918 définit un espace d’adressage privé permettant à toute organisation d’attribuer des adresses IP
aux machines de son réseau interne sans risque d’entrer en conflit avec une adresse IP publique allouée par l’IANA.

Ces adresses IP, dites non-routables (sur Internet), correspondent aux plages d’adresses suivantes :

Classe A [Link] à [Link]

Classe B [Link] à [Link]

Classe C [Link] à [Link]

En résumé Les adresses publiques sont utilisées sur Internet (et sont donc uniques) alors que les adresses privées ne
peuvent circuler sur Internet. Un modem-routeur connecté à Internet possède donc une IP privée (coté LAN) et un IP
publique (côté WAN).

15/18
4.5 Masque de réseau

4.5 Masque de réseau

Pour que le réseau Internet puisse router (ou acheminer) les paquets de données, il faut qu’il connaisse
l’adresse du réseau de destination. Pour déterminer cette adresse réseau à partir de l’adresse IP de destination, on
utilise le masque de sous-réseau.

Masque de sous-réseau par défaut A chaque classe d’adresses est associé un masque de sous-réseau par défaut, ou
netmask, qui est constitué de 32 bits. Le tableau suivant fournit les différents masques pour les trois classes
traditionnelles.

Classe A 1111 1111.0000 0000.0000 0000.0000 0000 [Link]

Classe B 1111 1111.1111 1111.0000 0000.0000 0000 [Link]

Classe C 1111 1111.1111 1111.1111 1111.0000 0000 [Link]

Un « ET » logique (bit-à-bit) appliqué entre le masque de sous-réseau et l’adresse IP permet d’obtenir l’adresse
d’un réseau correspondant.

Adresse IP 193 252 19 3

1100 0001 1111 1100 0001 0011 0000 0011

Masque de sous-réseau 255 255 255 0

1111 1111 1111 1111 1111 1111 0000 0000

Adresse du réseau 193 252 19 0

1100 0001 1111 1100 00010011 0000 0000

Ainsi, à l’aide du masque de réseau, on peut donc définir, pour toute adresse IP :
– L’adresse réseau associée (dans notre exemple : [Link]),
– La partie hôte associée (dans notre exemple : 3),
– L’adresse de diffusion (adresse de broadcast) associée qui désigne tous les hôtes de ce réseau (dans notre
exemple : [Link]).

Il existe dans les réseaux, trois types d’adresses :


– Les adresses locales (ex. [Link]) : Je parle directement à quelqu’un (unicast).
– Les adresses de broadcast (ex. [Link]) : Je parle à tout le monde (broadcast).
– Les adresses de multicast (ex. [Link]) : Je parle à un groupe restreint (multicast).

16/18
4.6 Notation CIDR : Classless Inter-Domain Routing

4.6 Notation CIDR : Classless Inter-Domain Routing

Notation La notation CIDR (Classless Inter-Domain Routing) est historiquement introduite après la notion de classe
d’adresse IP. Elle s’inscrit dans une intention d’outrepasser la limite implicitement fixée par la notion de classe en
termes de plages d’adresses disponibles dans les réseaux IPv4.
La notation initiale non-CIDR considère pour un réseau donné le couple formé par l’adresse et le masque dudit
réseau (ex : [Link] et [Link]).
En notation CIDR, une forme d’adressage équivalente est construite (ou obtenue, si l’on part de l’adresse en
notation initiale non-CIDR) par l’association de l’adresse du réseau (à l’instar de la notation initiale) et de la longueur
du préfixe binaire déterminant ledit réseau. Le préfixe binaire de la notation CIDR correspond au nombre des premiers
bits à 1 dans la forme binaire du masque du réseau de la notation initiale non CIDR.
En adressage IPv4, cela se concrétise par une forme décimale de 4 octets suivie d’un entier compris entre 0 et
32. En pratique, cette plage peut s’étendre de 1 à 31 afin de permettre un adressage des hôtes (Host-ID).

Exemples :
– On considère le réseau d’adresse (décimale) [Link] et de masque (décimal) [Link] en no-tation
initiale non-CIDR. Ledit masque comporte 16 bits à 1 ; ces 16 bits sont les 16 premiers bits du masque. En
notation CIDR, ce réseau est identifié par la forme décimale suivante : [Link]/16.

– De la même manière, le réseau d’adresse (décimale) [Link] et de masque (décimal) [Link]


pourra être identifié par la notation CIDR [Link]/24.

– Pour un réseau d’adresse (décimale) [Link] et de masque (décimal) [Link], la notation CIDR
sera [Link]/20.

FIGURE 21 – L’adresse du réseau [Link]/20 et sous masque de sous-réseau

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4.6 Notation CIDR : Classless Inter-Domain Routing

Exemple d’utilisation On considère le réseau d’adresse [Link] et de masque [Link]. On veut décou-per ce
réseau en 8 sous-réseaux. Pour chaque sous-réseau, on veut obtenir le masque et l’adresse.

Calcul du masque On veut découper le réseau en 8. Or 8 = 23. En conséquence, le masque de chaque sous-
réseau est obtenu en ajoutant 3 bits à 1 au masque initial. L’ancien masque [Link] comprend 16 bits à 1 suivis
de 16 bits à 0. Le nouveau masque comprendra donc 16 + 3 = 19 bits à 1 suivis de 13 bits à 0. Il correspond à
[Link].

Calcul du Net-ID de chaque sous réseau Le Net-ID de chaque sous-réseau sera constitué de 19 bits :
– Les 16 premiers bits seront ceux de l’écriture binaire du préfixe d’adresse 134.214 ;

– Les 3 bits suivants seront constitués du numéro du sous-réseau : 000 (0), 001 (1), 010 (2), 011 (3), 100 (4),
101 (5), 110 (6) ou 111 (7).

Calcul de l’adresse de chaque sous-réseau Pour obtenir l’adresse réseau, tous les bits du Host-ID sont
positionnés à 0. On obtient donc comme adresse pour chaque sous-réseau :

134.214.(000 00000).0 soit [Link]

134.214.(001 00000).0 soit [Link]

134.214.(010 00000).0 soit [Link]

134.214.(011 00000).0 soit [Link]

134.214.(100 00000).0 soit [Link]

134.214.(101 00000).0 soit [Link]

134.214.(110 00000).0 soit [Link]

134.214.(111 00000).0 soit [Link]

Obtention des adresses de broadcast Pour obtenir l’adresse de broadcast, on met à 1 tous les bits du
Host-ID. Les adresses de broadcast sont donc :

134.214.(000 11111).255 soit [Link]

134.214.(001 11111).255 soit [Link]

134.214.(010 11111).255 soit [Link]

134.214.(011 11111).255 soit [Link]

134.214.(100 11111).255 soit [Link]

134.214.(101 11111).255 soit [Link]

134.214.(110 11111).255 soit [Link]

134.214.(111 11111).255 soit [Link]

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