En route vers le BAC --- sujets d’annales
L’équilibre d’estérification-hydrolyse
Correction
Sujet 1 Bac STL SPCL --- Métropole juin 2013
COMPARAISON DES PROTOCOLES
1. Concernant la synthèse par chauffage à reflux.
1.1. D’après les coefficients de l’équation de la réaction d’estérification, 1 mole d’acide réagit avec 1
mole d’alcool : donc 0,14 mol d'alcool réagit avec 0,14 mol d'acide éthanoïque ; l’acide éthanoïque est
donc en excès de 0,35-0,14 = 0,21 mol.
1.2. Si la réaction était totale, on devrait obtenir 0,14 mol d’ester :
m ester = n ester Mester = 0,14 130 = 18,2 g
mester m 18,2
ester = → Vester = ester = = 21 mL ; Le volume théorique d’ester est de 21 mL
Vester ester 0,87
Vexp érimentale 15,5
Rendement de la réaction : rend = = = 0,74 = 74%
Vthéorique 21
Dans le cas d’un mélange equimolaire, le rendement est de 67% : en utilisant un réactif en excès, on
augmente le rendement.
2. Concernant la synthèse par micro-ondes.
2.1. Dans le montage à reflux, la température du milieu réactionnel atteint 120 °C ; dans le micro-onde
cette température atteint 180°C, soit 60°C de plus.
2.2. Le document 5 indique qu’une augmentation de dix degrés permet de diviser par deux le temps de
réaction. Donc une augmentation de 60°C permet de diviser le temps par 2
2700
A 120° C, la synthèse dure 45 min = 2700 s A 130° C, la synthèse dure = 1350 s
2
1350 675
A 140° C, la synthèse dure = 675s A 150° C, la synthèse dure = 337,5 s
2 2
337,5 168,75
A 160° C, la synthèse dure = 168,75 s A 170° C, la synthèse dure = 84,375 s
2 2
84,375
A 180° C, la synthèse dure = 42,2 s
2
2.3. Moyenne des résultats : R = 92 %
2,9
UR = t = 2,3 = 2 % ; R = (92 ± 2) % → 90 % R 94 %
n 10
3. Consommation d’énergie.
3.1. Énergie consommée lors du chauffage à reflux (puissance de 250 W pendant 45 min)
E = P t = 250 45 60 = 675 000 J = 6,8.105 J
3.2. Énergie consommée lors du chauffage à reflux (puissance de 1000 W pendant 42 s)
E = P t = 1000 40 = 40 000 J = 4,0.104 J
4. En partant d'un mélange équimolaire, le rendement de la réaction avec four à micro-onde est très
supérieur à celui de la réaction avec montage à reflux. De plus il n'est pas nécessaire d'utiliser un réactif
en excès.
La synthèse par micro-ondes, permet d’économiser l’énergie.
Sujet 2 Bac STL SPCL --- Métropole juin 2014
Synthèse d’un arôme
1. Pour réaliser une synthèse, on utilise un montage à
reflux (Montage 1). Le chauffage permet d’accélérer la
réaction.
2. Quantité de matière initiale d’éthanol :
méthanol Véthanol 50 0,805
néthanol = = éthanol = =
Méthanol Méthanol 46
0,88 mol
Quantité de matière initiale d’acide benzoïque :
macidel 3,00
nacidel = = = 2,46.10-2 mol
Macide 122
La réaction se faisant mole à mole, on constate que l’éthanol est en excès :
2,46.10-2 mol d’acide benzoïque réagit avec 2,46.10-2 mol d’éthanol
3. L’excès d’un réactif permet de déplacer l’équilibre dans le sens de la formation du réactif voulu : on
augmente le rendement de la synthèse.
4. Rendement de la réaction :
Il se forme 2,46.10-2 mol d’ester soit une masse :
mester = nester Mester = 2,46.10−2 150 = 3,69 g
masse exp érimentale 2,25
rend = = = 0,61 = 61%
masse théorique 3,69
Sujet 3 Bac STL SPCL --- Métropole juin 2015
1. Equation du dosage :
RCO2H + HO- = RCO2- + H2O
A l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques
nacide = nHO− = Cb VbE = 1,0 16,2.10−3 = 1,6.10-2 mol
2. Un volume de 5,0 mL du mélange réactionnel contient 1,6.10-2 mol. Le mélange réactionnel de 100
mL contient donc, une quantité d’acide de :
1,6.10 −2 100
n AC = = 0,32 mol
5
2
UV UVbE UC b
2 2
3. Un AC = n AC + +
V VbE Cb
Un AC = 0,32 (3.10 ) + (6.10 ) + (3.10 )
−3 2 −3 2 −2 2
= 1,37.10-2 mol
nAc = (0,32 ± 0,01) mol → 0,31 mol n Ac 0,33 mol
4. La valeur donnée dans le tableau du document 2 (0,33 mol) est incluse dans l’intervalle trouvé dans
la question 2.1.3. : les deux sont donc compatibles.
Sujet 4 Bac S --- juin 2010
1) L’arôme ananas du commerce.
1.1. butanoate d’éthyle
4 C du « coté du = O »
2 C du « coté du – O »
1.2.a. Le butanoate d’éthyle à extraire est en solution aqueuse, il faut un solvant non miscible avec l’eau
(donc pas l’éthanol).
La solubilité du butanoate d’éthyle doit être plus grande dans le solvant extracteur que dans l’eau, et elle
doit être la plus élevée possible. On choisit le dichlorométhane.
1.2.b. Le dichlorométhane est plus dense que l’eau, il constitue la phase
inférieure (phase organique).
Après agitation, le butanoate d’éthyle est passé en grande partie dans le
dichlorométhane.
Il peut en rester un peu dans la phase aqueuse.
2) Synthèse du butanoate d’éthyle au laboratoire.
2.1. Le montage de chauffage à reflux est le montage [Link] permet de chauffer le mélange
réactionnel tout en évitant les pertes de matière.
2.2.
éthanol + acide butanoïque = butanoate d’éthyle + eau
O O
CH3 – CH2 – OH + CH3 CH2 CH2 C = CH3 CH2 CH2 C + H2O
OH O CH2 CH3
2.3. Cette réaction d’estérification est lente et limitée.
n(ester)expérimentale
2.4. Rendement (%) = 100
n(ester)maximale
0,133
(%) = 100 = 66,5 = 67 % avec deux chiffres significatifs.
0,20
2.5. Avec 0,50 mol d’acide et 0,20 mol d’alcool, le mélange n’est plus stœchiométrique. L’acide est
dorénavant en excès, ce qui favorise la réaction en sens direct. On obtient davantage d’ester, le
rendement va augmenter.
3) Chromatographie sur couche mince
3.1. Une chromatographie sur couche mince permet de
séparer les constituants d’un mélange et de les identifier.
3.2. Le solvant utilisé dans la cuve est appelé éluant.
3.3. Les solutions S1 et S2 ont conduit à l’apparition d’une
tache à la même hauteur que celle du butanoate d’éthyle.
Elles contiennent cet ester.
La chromatographie montre deux taches pour la solution S2. Celle-ci contient une autre espèce chimique
que l’ester
La solution S1 contient quatre espèces chimiques dont l’ester.
x
3.4. Rf =
h
3,3
Pour le butanoate d’éthyle Rf = = 0,80.
4,1
Sujet 5 Bac S --- juin 2013
A.1. L’estérification est réalisée avec un montage de chauffage à reflux. Le chauffe-ballon permet d’agir
sur le facteur cinétique qu’est la température et ainsi de modifier la durée de la réaction.
Le réfrigérant à boules condense d’éventuelles vapeurs nocives, maintenant constant le volume du
milieu réactionnel.
A.2. Le protocole proposé a pour objectif d’étudier la cinétique de la réaction d’estérification.
La diminution de la température augmente fortement la durée de réaction.
Ainsi lors de l’étape 1, les réactifs en contact ne réagissent quasiment pas. On choisit l’instant de début
de réaction.
Lors de l’étape 2, la réaction d’estérification au sein du prélèvement qui pourrait se poursuivre est
bloquée par le refroidissement. Le titrage reflètera bien la composition du système chimique à la date du
prélèvement.
A.3. Calculons les quantités de matière des réactifs, afin de déterminer le réactif limitant.
m m .V
ρ= soit m = ρ.V ; n = donc n = (avec ρ en [Link]-1 et V en mL)
V M M
Quantité de matière d’alcool initiale : On a introduit un volume V = 44,8 mL d’alcool.
0,81×44,8
n= = 0,49 mol d’alcool
74
Quantité de matière d’acide initiale : On a introduit un volume V’ = 28 mL d’acide.
1,05×28
n' = = 0,49 mol d’acide
60
Réactif limitant : Le mélange réactionnel est équimolaire (il contient la même quantité de chaque réactif),
ainsi les proportions stœchiométriques de l’équation de la réaction sont respectées. Il n’y a pas de
réactif en excès, ni en défaut.
D’après l’équation de la réaction, une mole d’acide fournit une mole d’ester.
On obtiendrait 0,49 mol d’ester si la réaction était totale.
B/
La comparaison des courbes relatives aux variantes 1
et 3, montre qu’en augmentant la température on obtient, en
une même durée, une plus grande quantité d’ester.
La comparaison des courbes relatives aux variantes 1
et 2, montre que la catalyseur permet d’obtenir, en une
même durée, une plus grande quantité d’ester.
La comparaison des courbes relatives aux variantes 4 et 5, montre que l’excès de butan-1-ol permet
d’obtenir davantage d’ester.
Sujet 6 Bac S --- juin 2013
Partie A : Identification des molécules A et B
1. Propriétés des molécules A et B.
1.1. Dans les deux molécules A et B, on reconnaît le groupe caractéristiques ester, la fonction
chimique ester y est donc présente.
1.2. La molécule A se nomme éthanoate de 3-méthylbutyle.
1.3. Les deux molécules ont la même formule brute : C7H14O2, mais des formules semi-développées
différentes. Les molécules A et B sont des molécules isomères.
2. Séparation des molécules A et B par
distillation fractionnée.
2.1.
2.2. La distillation fractionnée permet de
séparer des espèces chimiques dont les
températures d’ébullition sont
différentes ; ainsi il sera possible de
séparer A de B.
B se vaporise en premier à 133°C. À
cette température, A reste dans le ballon.
Remarque : la faible différence entre les températures d’ébullition nécessitera d’utiliser une grande
colonne de Vigreux.
3. Identification des molécules A et B à l’aide de la spectroscopie RMN du proton 1H.
La multiplicité des signaux dépend du nombre n d’atomes hydrogène portés par les atomes de carbone
voisins. Le nombre de pics dans un signal est égal à n+1.
HA émet un signal comportant 1 pic : c’est un singulet
HB émet un signal comportant 3 pics : c’est un triplet
HC émet un signal comportant 6 pics : c’est un sextuplet
HD émet un signal comportant 4 pics : c’est un quadruplet
Le spectre 1 présente un singulet or aucun atome H de la molécule B ne donne de singulet. Ce spectre 1
correspond à la molécule A.
Le spectre 2 présente un sextuplet de déplacement chimique δ ≈ 2,4 ppm qui correspond aux HC et qui
est en conformité avec le tableau de données (CH–COOR).
La molécule B correspond au spectre 2.
Partie B : Synthèse de la molécule A
1. Analyse du protocole.
1.1. Le produit manquant est de l’eau H2O.
1.2. L’acide sulfurique est un catalyseur. Il permet de réduire la durée de réaction.
1.3. La molécule A est moins soluble dans l’eau salée que dans l’eau, et moins soluble dans l’eau froide
que dans l’eau à 20°C. Ainsi l’ajout d’eau salée glacée permet d’extraire la molécule A de la phase
aqueuse.
1.4. Comme expliqué précédemment la molécule A est essentiellement dans la phase organique.
L’eau est essentiellement dans la phase aqueuse.
Les ions sont dans la phase aqueuse.
Le 3-méthylbutan-1-ol en excès est dans la phase organique puisqu’il possède une très faible solubilité
dans l’eau salée froide.
L’acide éthanoïque, possédant une forte solubilité dans l’eau salée froide, est dans la phase aqueuse.
La phase située au-dessus est la moins dense, il s’agit de la phase organique dont tous les constituants
ont des densités inférieures à 1.
1.5. L’effervescence est due à la réaction entre l’acide éthanoïque CH3COOH(aq) et la base
hydrogénocarbonate HCO3–(aq) apportée par la solution d’hydrogénocarbonate de sodium.
HCO3–(aq) + CH3COOH(aq) → CO2(g),H2O(l) + CH3COO–(aq)
Du dioxyde de carbone CO2 gazeux est libéré.
2. Calcul du rendement :
2.1. Quantité de matière de 3-méthylbutan-1-ol :
malcool alccol Valccol 0, 811, 00 20, 0
nalcool = = = = 0,18 mol de 3-méthylbutan-1-ol
Malcool Malcool 88
Quantité de matière d’acide éthanoïque :
macide acide Vacide 1, 05 1, 00 30, 0
nacide = = = = 0,53 mol d’acide éthanoïque
Macide Macide 60
nA
2.2. D’après l’énoncé, rendement :r =
nlimitant
Il se forme 0,18 mol d’ester d’après les coefficients de l’équation (l’acide est en excès)
mester = nester Mester = 0,18 130 = 23,4 g d’ester
mester 23,4
Volume d’ester : Vester = = = 26,9 mL
ester 0,87
Volume d'ester expérimental 18,1
Rendement : rendement = = = 0,67 = 67%
Volume d'ester théorique 26,9