Fragmentation
Fragmentation
AVANT-PROPOS
Dans le cadre d’une formation pratique et professionnelle, l’Université technologique
M’Siri Ier organise à chaque fin d’année académique organise un stage ouvrier et professionnelle
dans le but de concilier la théorie à la pratique, aux réalités minières et de permettre ainsi aux
étudiants de mieux assimiler les enseignements, les notions vues tout au long du cursus
académique.
C’est dans cet état d’esprit que nous avions effectué un stage professionnel allant du 08
novembre 2022 au 08 décembre 2022, au sein de la GECAMINES (GCM Sa) en sigle situé dans
le territoire de KAMBOVE.
Ce stage d’une durée de 1 Mois au sein de cette société nous a été d’une très grande
importance à notre égard car il nous a permis non seulement d’enrichir nos connaissances
professionnelles mais également de comprendre différents problèmes afin de mieux vivre dans
notre environnement tant quotidien que professionnel.
REMERCIEMENT bbb
A l’Éternel Dieu notre créateur, nous lui rendons grâce car il ne cesse de nous offrir sans
prix le souffle de vie, Lui en qui, repose notre postérité.
Je tiens à remercier tout le personnel de la société GECAMINES Sa pour l’encadrement,
l’assistance qu’ils n’ont cessés de nous fournir, pour toutes les connaissances et formation qu’on
a pu acquérir durant notre période de stage.
Nos remerciements s’adressent aux autorités de la GECAMINES Sa en l’occurrence : A
monsieur LUMBU ISAZU le directeur administratif ,monsieur EMMANUEL KANDURI le
directeur du siège de Kambove, monsieur KAHONDE (GSP/KVE) ai, monsieur SIMON
KABOBO (KVE/DCE/DIR), PAPA MAMBA et PAPA FREDY du département de la géologie
de nous avoir donné les nécessaires concernant la géologie monsieur NUMBI MAXIM chargé de
l’exploitation, PAPA KILENDA et PAPA OMBA MBUYU de la géologie, monsieur SYLVIN
MWATA du service de dispatch, monsieur BINENE KABUYA qui ont accepté de sacrifier
quelques-unes de leurs multiples occupations pour nous encadrer tout au long de notre période de
stage.
Par la même occasion, nous formulons des sincères éloges à tous les personnels de la
GECAMINES S.A siège de Kambove, plus particulièrement ceux du département de la
fragmentation , géologie et de l’exploitation pour leurs disponibilités et spontanéités avec
lesquelles ils nous fournissaient des réponses à l’une ou l’autre de nos questions.
Nous tenons à exprimer notre reconnaissance aux autorités académiques pour leurs efforts
consentis à notre égard, nous pensons au recteur de l’université M’Siri Ier entre autre : monsieur
le recteur Pr Dr Ir Gustave MUKOKO, le Secrétaire Général Administratif MR Mulwani ainsi
qu’au directeur de cabinet du recteur le Chef de travaux Guillaume MWABA.
A vous mes parents Jacques MUMBA et Clotilde NKUNDA pour le grand amour et
l’éducation et tous les sacrifices qu’ils n’ont cessé de consentir pour forger d’avantage ma
personnalité.
A vous mes frères et sœurs, amis et connaissances : LUKONA EDDY, MWEMA
NAOMIE, DIANE KITANDA, JEAN MARI KAHUKA, MISKA KIBWE,MAMAN LYLY,
ARIELLE KASONGO, JOSPIN, BI MWEMA, PASKO, BENITHA MAMBWE,ALDOUS
TSHIKALA
INTRODUCTION
Dans le cadre de notre formation d’ingénieur, la faculté des sciences appliquées prévoit à la
fin de chaque académique une période de stage bans le but de rallier l’abstrait au concret par les
connaissances acquises lors de notre formation et de l’adapter ainsi aux besoins de la société pour
impacter le développement et le progrès du pays.
Ayant effectué ce stage allant du 08 novembre au 08 décembre, il nous a été recommandé
de rédiger un rapport de stage dont la rédaction a pour finalité la compulsion des enseignements
tirés de la pratique journalière des taches ainsi que des divers entretiens avec les employés des
différents services de la mines.
Ce faisant, dans ce présent rapport nous essayerons d’y détailler aussi clairement que
possible les différentes sections visitées lors de notre passation de stage.
Hormis l’introduction et la conclusion, le présent rapport contiendra deux grands chapitres
à savoir :
Le chapitre premier qui donne un aperçu général sur la mine à ciel ouvert de
KAMFUNDWA ;
Le second chapitre parlera sur les activités effectuées aux différents départements de la
mine à ciel ouvert de KAMFUNDWA.
observe fréquemment aussi une végétation basse du type steppe sur les hauts plateaux et le long
des cours d’eau, on rencontre des galeries forestières [François, 1973].
R oan
(R 3.1)
Nous nous intéresserons encore plus au groupe du Roan et plus particulièrement au sous-
groupe des mines, auquel appartiennent les formations géologiques du site d’étude.
un grand axe vertical. Cette brèche est enrichie en cristaux de malachite massive, de chrysocole et
d’oxydes noirs.
Contrairement au premier type de brèche, le second est divisé en plusieurs parties qui
conservent leur stratification originale et celles qui sont hautement fracturées avec pratiquement
aucune stratification et donc pas des dépôts minéraux.
Les deux brèches minéralisées et non minéralisées se trouvent dans des zones de failles
transversales. La zone de faille hautement fracturée est liée au cœur du fragment plis et est riche
en malachite, chrysocole et en oxydes noirs.
Les directions des plans de stratification mesurées dans la brèche stratifiée varient de
NNE-SSW à ENE-WSW. Les roches du Kundelungu moins inclinés entourant le gisement sont
affectées par des failles sub-verticales.
І.1.2.3. Stratigraphie
L’échelle stratigraphique de Kamfundwa se présente du sommet à la base de la manière
ci-après :
Brèches ;
CMN : calcaire à minerai noir ;
SD : Shales Dolomitiques ;
RSC : Roches siliceuses cellulaires ;
RSF : Roches siliceuses feuilletées ;
SDB : Shales dolomitiques de base ;
Dstr : Dolomies stratifiées ;
RAT : Roches argilo-talqueuses ;
SDS : Shales dolomitiques supérieures ;
CalcSch : calcaires schisteux ;
Dol Dip : dolomie de la dipeta ;
RAT grise : Roches argilo-talqueuses grise ;
Ks : formation du kundelungu supérieur.
І.1.2.4. Tectonique
І.1.2.5. Minéralisation
L’ensemble d’écailles minéralisées s’étend sur une surface de 1,5km de longueur et de
largeur variant entre 200 à 900 mètres. Il comprend un grand nombre de blocs, répartis de façon
hétéroclite. Le minerai est en effet d’abord lié à l’agencement des écailles dans la brèche et
ensuite est distribué de manière assez variable au sein des écailles.
On observe en outre une grande variabilité des teneurs d’un bloc minéralisé à un autre et
même au sein de chaque entité. Il est dès lors nécessaire de conduire l’exploitation sur plusieurs
fronts en même temps, dans le but d’assurer une alimentation continue et une teneur aussi
homogène que possible, proche de la valeur souhaitable.
II.1.2 Forage
Le forage est la première étape de la fragmentation qui vient avant le minage et qui a pour but de
creuser des trous dans le massif rocheux à l’aide d’une sondeuse tout en respectant le piquetage.
A la mine de Kamfundwa on utilise deux sondeuses de marque ATLAS
Il est à savoir que la performance de l’engin de forage dépend de :
- L’état de l’engin
- La nature du terrain
- L’habileté de l’operateur
Pour une sondeuse la performance s’évalue en termes de mètre foré par heure de marche.
Le rendement d’une sondeuse est donné par :
Rth MF / HM ¿d/h)
Avec :
MF: Nombre de mètre foré
HM : les heures de marche de l’engin de forage.
Dans la mine de Kamfundwa nous avons les catégories de terrain suivantes
Catégorie de terrain tendre 2D ;
Catégorie de terrain 3D ;
Catégorie de terrain 3D*
II.1.3 Minage
Le minage est une opération qui consiste à désagréger le massif rocheux à l’aide de l’explosif
placé au fond du trou de mine.
Le minage se fait en quelque milliseconde, l’énergie de gaz entre en jeu, elle s’infiltre dans la
fissure créée par le choque pour aboutir à la fragmentation du massif rocheux et à son écoulement
Il existe deux types de minage :
- Le minage primaire
- Le minage secondaire
Cependant le minage secondaire n’a lieu que si après le minage primaire nous constatons un
grand nombre de gros blocs et les pieds de butte.
II.1.4 Etude des paramètres de fragmentation
Les paramètres de fragmentation ne sont rien d’autres que les paramètres de forage et ceux de
minage. Pour avoir une bonne fragmentation on doit tenir compte des paramètres suivants :
Les paramètres de forage
La maille de forage : qui est définie par l’expression suivante :
Sm =EXV
Avec : Sm : la surface de la maille de forage en m2
V : l’écartement entre deux trous d’une même frangée en m
E : la distance entre deux rangées en m
La surface de la maille varie avec la nature de terrain et la disposition des trous
Diamètre de forage en pousse (‘’)
C’est la grandeur de la circonférence d’un trou de mine, déterminée par le diamètre de l’outil
de forage dont on dispose. Ce paramètre trouve son importance dans l’influence du calcul des
autres paramètres principalement la maille de forage, par sa dimension
La profondeur du trou
La longueur du trou de mine dépend de l’avancement optimal à réaliser selon la production
annuelle planifiée, de la nature de la roche ainsi que l’engin de forage
Les paramètres de minage
Ici nous allons parler des paramètres qui entrent en jeu pour réaliser un bon minage :
La longueur du bourrage
L'utilisation de bourrage provenant des déblais de forage est une procédure généralement
acceptée pour contrôler le travail de l'explosif dans le massif rocheux. Un faible bourrage
permettra aux garder de l'explosion de se décharger, ce qui créer des problèmes de projection
dans l'air tout en réduisant l'efficacité du tir, tandis qu'un fort bourrage produira une faible
fragmentation de la roche au sommet de la charge. La longueur optimum de bourrage dépend
des propriétés de la roche et peut être de 0,67
Le bourrage minimal ne doit pas être inférieur à 1 mètre. Il est constitué des matériaux
adaptés remplissant la totalité du trou (bourres de papiers, d'argile ou de cuttings) ou par un
dispositif spécial et adapté à cet usage.
FIG 1 : le bourrage
Le mode de raccordement
A la mine de Kamfundwa il existe plusieurs modes de raccordement en tenant compte des
objectifs poursuivis
Le mode d’initiation
La Gécamines utilise le mode d’initiation par feu qui se réalise au mayen d’un mèche lente
(détonateur 6D), qui à pour but : la mise a feu et de permettre au bout de feu de s’éloigner du lot.
a) Calculs prévisionnels
Volume total à abattre
Vt = E X V X Ht X N en m3
Avec :
- Vt : volume total à abattre
- E X V : maille
- Ht : la hauteur de trou
- N : nombre de trous du lot
Ainsi, le volume total à abattre vaut : Vt =3.5 X 3.5 X 3.5 X 575=24653.125 m.5 X
575=24653.125m
La charge linéaire ou charge colonne est donnée par : le diamètre de trou au carré multiplier par
la densité de l’émulsion qui est de 1.15 le trou divisé par 1273
R/433 sur ces remblais on dépose les minerais pauvres ayant une teneur < a 2%
R/431 sur ces remblais on dépose les minerais riches ayant une teneur > a 2%
4. Minerais pauvres
R/01 sur ces remblais on dépose les minerais très pauvres ayant une teneur < a 1%
5. Stérile
R/0 Tous les stériles sont déposés sur ces remblais.
II.4.4 Types de plans
Tout travail de terrain, d’exploitation ou de prospection commence par un plan. C’est ainsi que
nous avons différents types de plans tant pour les géologues et les mineurs.
A. Plan de surface : C’est un vue qui affiche les relations spatiales en se basant sur les
schémas de surface et les niveaux du modèle.
B. Plan de niveau : C’est un dessin à l’échelle qui montre la relation entre une pièce, un
espace et une caractéristique physique vus de dessus.
C. Plan projet : C’est un plan qui montre la vraie situation de réserves minières et c’est un
design qui montre l’évolution de l’exploitation.
D. Plan topographie : C’est un plan qui montre le volume excaver journalierement ou
mensuellement par une entreprise x.
E. Plan de coupe : C’est un plan qui oriente l’exploitation selon le pandage d’un gisement
en exploitation.
F. Plan de battage : Celui-ci sert plus souvent la sélectivité de minerais et de stériles lors
d’une exploitation.
II.4.4 Calculs de réserves
II.4.4.1 Sur le plan
Le volume
V =S × h
Avec :
S : surface [en m2]
H : hauteur [en m]
La tonne sèche
Ts=V × d
Avec :
Ts : tonne sèche
V : volume [en m3]
d : densité
II.4.4.2 Sur le remblai
Pour trouver la tonne du minerai sur le remblai il faudra prendre la tonne sèche
multipliée par la teneur du minerai que contient le remblai autant de fois possible.
( Ts×Te )
T m¿
100
Avec :
Tm : tonnage minerai
Te : teneur
Ts : tonne sèche
II.4.4.3 Exemples
1. On extraie 11696 Tonne sèches, la teneur du cuivre est de 1,59% et 0,19% de cobalt.
Calculer la tonne du cuivre et du cobalt.
Solution
( Ts ×Ten )
Tmin=
100
Pour le cuivre
( 11696 × 1 ,59 )
Tmin= =185,9664
100
Pour le cobalt
( 11696 × 0 ,19 )
Tₘ= =22,2224
100
II.4.5 Calculs de la teneur moyenne de minerai
Avec :
Tem : la teneur moyenne du minerai
❑
∑
❑
Tₘ
Tₑm= ❑
×100
∑
❑
Tₛ
Premier jour
( 14529× 3 , 30 )
Tcu= =479.457
100
( 14529 ×0 , 10 )
Tco= =14.529
100
Deuxième jour
( 15894 ×3 , 00 )
Tcu= =476 , 82
100
( 15894 × 0 ,19 )
Tco= =30,1986
100
Troisième jour
( 77080 ×4 , 00 )
Tcu= =3083 , 2
100
( 77080 ×0 , 10 )
Tco= =77 , 08
100
Teneur moyenne
Cuivre
❑
∑
❑
Tₑm . cu=479.457+ 476 , 82+3083 , 2=4039,477
❑
∑
❑
Tₑm . co=14.529+30,1986+77 , 08=121,8076
❑
∑
❑
Tm
Tₑm= ❑
×100
∑
❑
Ts
4039,477
Tₑm .cu= ×100=3 ,76 %
107503
121,8076
Tₑm .co= × 100=0 ,11%
107503
II.1.1.2 Échantillonnage
I.1.1.2.1 Identification des minerais
Les minerais sont classées selon leur teneur et à chaque plage de teneur correspond à un remblai
bien spécifique, c’est ainsi que nous avons :
Le remblai R633 : minerais riche (CMN, RAT grise et les feuilletés) ;
Le remblai R635 : minerais pauvre ;
Le remblai R233 : un remblai pauvre (schiste, brèche et shales) ;
Le remblai R231 : un remblai riche ;
Le remblai R431 : un remblai riche (RSF et cellulaires) ;
Le remblai R433 : un remblai pauvre.
Le transport et
La mise en terril.
d. Le climat politique : Avant de débuter le projet on doit faire une étude sur la situation
politique du pays.
e. Le projet doit débuter du fond vers le haut.
Un chantier : c’est lieu où se déroule les activités liées au changement de la nature tels que : le
chargement, le transport, la mise en terrils, minage, …
C’est un temps qui prend une benne chargé du lieu de chargement vers le dépôt.
Exemple1
PELLE HITACH EX57
Volvo 170 Tchar : 1min et 14’
Temps d’aller : 9h 05 min
Temps de retour : 9h 28min
Volvo 170 n’a fait que 23 minutes comme temps de cycle de transport et la pelle n’a fait qu’une
minute et 14 secondes comme temps de chargement de la benne.
Exemple2
ADT 10 Tchar : 1min 19’
Temps d’aller : 9h 11 min
Temps de retour : 9h 48 min
ADT 10 n’a fait que 37 minutes comme temps de cycle de transport et la pelle n’a fait qu’une
minute et 19 secondes comme temps de chargement de la benne.
II.7 DEPARTEMENT DE KVE/MGC/DPT+ ALIMENTATION
II.7.1 DISPATCH EN MINE A CIEL OUVERT
Le dispatch est un service qui gère les taches de l’entreprise et son rôle est de recueillir les
données relatives à l’activité dans la mine, traiter et analyser les données afin de faire une
recommandation.
Les données habituellement recueillit sont :
Le volume des excavations réalisées ;
Le tonnage et la qualité des minerais extraits ;
L’affectation des engins miniers ;
Les performances des engins miniers ;
L’état des engins miniers ;
L’évolution des alimentations du concentrateur…
II.7.2 TYPES DE DISPATCH
Nous avons deux types de dispatch qui sont :
Dispatch informatisé ;
Dispatch non informatisé.
NB : Un dispatcheur doit connaitre :
CRITIQUES ET SUGGESTIONS
1. CRITIQUES
3. SUGGESTIONS
Comme suggestions :
L’approvisionnement selon les besoins, doit correspondre aux attentes du besoin pour un
meilleur rendement ;
L’approvisionnement des artifices et explosifs doivent se faire dans un bref délai ;
Ajout de moyen de transport.
CONCLUSION
Le stage au sein de la société Gécamines, a été d’une très grande importance pour nous et
très bénéfique à notre égard, car il nous a permis de concilier la théorie à la pratique. Ce stage
nous a permis de palper la vraie réalité sur le fonctionnement d’une mine souterraine. Sur ceux.
Nous pensons avoir suffisamment acquis des connaissances et des informations en rapport avec
une activité minière. Nous pensons également, que cette formation n’a pas seulement développé
notre aptitude à pouvoir intégrer un environnement professionnel, mais surtout à comprendre et à
réaliser les responsabilités auxquelles nous serons confrontées un jour en qualité d’ingénieur
Geomineur