Solutions d'exercices de trigonométrie
Solutions d'exercices de trigonométrie
a
Exercice 65 Avec l’hypothèse a 6≡ π [2π] la quantité t = tan est bien définie.
2
• On a alors cos a = cos2 a2 − sin2 a2 , et donc :
a a 1 a 1 − t2
cos a = cos2 1 − tan2 = 1 − tan2 = ·
2 2 1 + tan2 a
2
2 1 + t2
• On a de même :
a a a a 2 tan a2 2t
sin a = 2 sin cos = 2 tan cos2 = a = ·
2 2 2 2 2
1 + tan 2 1 + t2
π
• En supposant a 6≡ 2 [π], alors tan a est défini, et l’on obtient directement :
2 tan a2 2t
tan a = 2 a = 1 − t2 ·
1 − tan 2
81
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✐ ✐
Remarque
π
π
Lorsque α = 2 , l’ensemble de solutions s’écrit aussi S = 2 + k π ; k ∈ ZZ .
Exercice 68 L’équation proposée sin θ = cos 2 θ est définie sur IR et s’écrit encore :
π
cos 2θ = cos −θ . (∗)
2
Par suite, un réel θ est solution de (∗) si, et seulement si :
π π π
• soit 2θ ≡ 2 − θ [2 π], ce qui donne 3θ ≡ 2 [2 π] ou encore θ ≡ 6 [ 23π ],
• soit 2θ ≡ − π2 + θ [2 π], ce qui donne θ ≡ − π2 [2 π].
La fonction θ 7→ sin θ − cos 2 θ étant de période 2 π , on peut caractériser l’ensemble S
des solutions de (∗) par son intersection avec [0, 2 π] qui est S0 = π6 , 56π , 3π 2 , ce
qui donne 3 points sur le cercle trigonométrique.
82
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Exercice 71
π
• Si θ = 2 + k π avec k ∈ ZZ, alors sin θ = ±1 et cos θ = 0 .
Par suite une telle valeur n’est pas solution.
• Supposons θ 6≡ π2 [π]. Alors on a cos θ 6= 0 et l’équation donnée est équivalente
√
à tan θ = 3 , dont l’ensemble des solutions est :
nπ o
S= + k π ; k ∈ ZZ .
3
83
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Exercice 73
• On pourrait diviser par cos θ et se ramener à une inéquation en tan θ , mais cela
oblige à discuter selon le signe de cos θ . Ici, ce n’est pas efficace.
• L’inéquation donnée s’écrit aussi :
√
√ 1 3
sin θ − 3 cos θ > 0 ou encore sin θ − cos θ > 0,
2 2
ce qui est équivalent à sin θ − π3 > 0 . Par suite θ en est solution si, et seulement
s’il existe k ∈ ZZ tel que θ − π3 ∈ [2k π, (2k + 1) π], ou encore :
π π
+ 2k π 6 θ 6 + (2k + 1) π.
3 3
Exercice 74
On en déduit immédiatement :
√
π π 1 π π 3
cos = sin = et sin = cos =
3 6 2 3 6 2
puis :
√
π √ π 3 1
tan = 3 et tan = =√ ·
3 6 3 3
Évidemment ces calculs doivent se faire à la vitesse de la lumière !
Remarque Avec un peu d’habitude, on sait qu’il suffit de choisir parmi quelques
√ √ √
valeurs : parmi 12 et 23 pour sin et cos, parmi 33 et 3 pour tan .
Pour choisir on peut par exemple utiliser :
• la croissance des fonctions sin et tan sur [0, π2 [ ,
• la décroissance de la fonction cos sur [0, π2 ].
Exercice 75 En utilisant un triangle rectangle dont les côtés de l’angle droit sont de
√
longueur 1 et donc l’hypoténuse de longueur 2 , on obtient immédiatement :
√
π π 2 1 π
cos = sin = = √ et tan = 1.
4 4 2 2 4
84
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Exercices
S'entra^ner et approfondir
1.1 Étant donné des réels a, b, c, d vérifiant ad − bc 6= 0 et c 6= 0, on considère
l’homographie (ou fonction homographique) f définie par :
IR \ − dc −→ IR
ax + b
x 7−→ ·
cx + d
β
1. Montrer qu’il existe α , β et γ tels que ∀x ∈ IR \ {−d/c} f (x) = α + · Un
x−γ
telle écriture s’appelle forme canonique de la fonction homographique.
2. En déduire que f est strictement monotone sur ]−∞, γ[ , puis sur ]γ, +∞[ .
1.2 Sans utiliser la mise sous forme canonique, montrer que l’homographie précédente est
strictement monotone sur tout intervalle inclus dans son domaine de définition.
Remarque Le résultat de cet exercice peut être utilisé sans justification pour prouver
une monotonie.
2ex + 1
1.3 Montrer que la fonction f : x 7→ ln est définie et monotone sur IR .
ex + 2
a
1.5 Pour a ∈ [−π, π], exprimer cos en fonction de cos a.
2
π
1.9 Déterminer la valeur exacte de cos ·
12
(On peut l’exprimer sans radicaux imbriqués.)
85
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✐ ✐
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x x x
1.11 Calculer la dérivée troisième de f : x 7→ cos x cos cos sin ·
2 4 4
6
2
1.12 Résoudre dans IR l’inéquation x − < 1.
x
√
1.13 Résoudre l’équation cos 2x + cos 12 x = 3 cos 5 x.
π
1.15 Déterminer la valeur exacte de cos ·
16
x−3
1.17 Déterminer lim √ √ ·
x→3 x−2− 4−x
√
1.18 Résoudre l’équation x + 1 = 3 x − 7.
tan x + tan 7 x
1.19 Déterminer la limite en 0 de f : x 7→ ·
tan 3x + tan 5x
86
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2ex + 1
1.3 La fonction f : x 7→ ln est définie sur IR car :
ex + 2
2 ex + 1
∀x ∈ IR ex + 2 > 0 et> 0.
ex + 2
Elle est monotone comme composée de trois fonctions monotones :
• la fonction exp (à valeurs positives),
• la fonction homographique IR+ −→ IR qui est monotone,
x 7−→ 2x+2
x+1
• la fonction ln .
On en déduit que f est monotone en tant que composée de trois fonctions monotones.
Comme f (0) = 0 et f (ln 2) = ln(5/4) > 0 , la fonction f est croissante.
Remarque Pour la monotonie, on peut évidemment dériver mais il est alors préfé-
rable d’écrire auparavant :
f (x) = ln(2ex + 1) − ln(ex + 2).
87
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
1 1 6
suite, on a tan2 x = 24 , ce qui entraîne tan x = √ = car sin et tan sont de
2 6 12
même signe sur [− π2 , π2 ]·
a 1
1.5 On a : cos2 2 = 2 (1 + cos a) .
q
a
Comme 2 ∈ [− π2 , π2 ], on a cos a2 > 0 et donc cos a2 = 1
2 (1 + cos a).
1.6 Pour x ∈ IR , on a :
D = sin 2 x − sin 4 x + sin 6 x = 2 sin x cos 3x + sin 6x
= 2 cos 3x (− sin x + sin 3 x) = 4 cos 3x sin x cos 2x.
Par suite, le quotient est défini sur ]0, π6 [ . Comme :
N = 1 − cos 2 x + cos 4 x − cos 6 x = 1 − cos 6 x − (cos 2 x − cos 4 x)
= 2 sin2 3x − 2 sin x sin 3x = 2 sin 3x (sin 3x − sin x) ,
on en déduit immédiatement :
1 − cos 2 x + cos 4 x − cos 6 x
∀x ∈ 0, π6 = tan 3 x.
sin 2 x − sin 4 x + sin 6 x
1.7 En factorisant chacun des deux membres, l’équation s’écrit :
x 3x 3x 3x 3x x 3x
sin sin = sin cos ou encore sin sin − cos = 0.
2 2 2 2 2 2 2
Par suite, un réel x est solution de l’équation donnée si, et seulement si :
• soit sin 32x = 0 , ce qui donne x = 2 k3 π avec k ∈ ZZ ;
• soit cos 32x = sin x2 = cos π2 − x2 , ce qui donne :
3x π x 3x π x
≡ − [2π] ou ≡ − + [2π]
2 2 2 2 2 2
ou encore :
π π
[π]
x≡ ou x ≡ − [2π].
4 2
L’ensemble des solutions de l’équation est donc
n o n π o
2kπ π
S= ; k ∈ ZZ ∪ + k π ; k ∈ ZZ ∪ − + 2 k π ; k ∈ ZZ .
3 4 2
88
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1.12 Le domaine de définition de l’équation est IR∗ . Comme la fonction u 7→ u3 est stric-
2
2
tement croissante, l’inéquation donnée est équivalente à : x − < 1. (∗)
x
Pour x ∈ IR∗ , on a :
2
2 2 2 x2 − x − 2 x2 + x − 2
x− −1= x− −1 x− +1 =
x x x x2
et :
x2 − x − 2 x2 + x − 2 = (x + 1) (x − 2) (x + 2) (x − 1) .
Par suite, l’inéquation donnée est équivalente à :
(x + 2) (x + 1) (x − 1) (x − 2) < 0,
ce qui donne comme ensemble de solutions S = ]−2, −1[ ∪ ]1, 2[.
89
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✐ ✐
1.13 Pour x ∈ IR , on a :
cos 2x + cos 12 x = 2 cos 7x cos 5x.
Par suite, l’équation donnée se décompose en :
• cos 5x = 0 , soit 5x = π2 + k π ou encore x = (2k + 1) 10
π
avec k ∈ ZZ.
√
• 2 cos 7x = 3 soit 7x = ± π6 + 2 k π ou encore x = ± 42 π
+ 2 k7 π avec k ∈ ZZ.
L’ensemble des solutions de l’équation est donc
n π o π 2kπ
S = (2k + 1) ; k ∈ ZZ ∪ ± + ; k ∈ ZZ .
10 42 7
√
π 1 2 2
1.15 En utilisant 2 cos2 ( a2 ) π
= 1 + cos a avec a = on trouve cos = 1+
4 8 2 2
p √
π π 2+ 2
et, comme cos > 0 , on a donc cos = · On en déduit :
8 8 2
p √
2 π 1 π 1 2+ 2
cos = 1 + cos = 1+ ·
16 2 8 2 2
q p
π π π π √
Par suite, comme ∈ − , , on a cos = 12 2 + 2 + 2 .
16 2 2 16
π π 3π
1.16 Pour x ∈ IR , posons f (x) = sin x sin x + sin x + sin x + ·
4 2 4
On a alors :
π π 3π
f (x) = sin x sin x + sin x + sin x + ·
4 2 4
π π
= sin x sin x + cos x cos x +
4 4
π π
= sin x cos x sin x + cos x +
4 4
1 1 π
= sin 2x sin 2x +
2 2 2
1
= sin 2x cos 2x
4
1
= sin 4x
8
et donc a = 8 répond au problème.
90
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✐ ✐
✐ ✐
√ √
1.17 Les deux quantités x − 2 et 4 − x sont simultanément définies lorsque x ∈ [2, 4].
• Leur différence s’annule pour x = 3 et seulement pour cette valeur puisque l’égalité
√ √
x − 2 = 4 − x entraîne (x − 2) = (4 − x) et donc x = 3 .
• Ainsi la fonction donnée est définie sur X = [2, 3[ ∪ ]3, 4].
√ √
En multipliant par la quantité conjuguée x − 2 + 4 − x , pour x ∈ X , on obtient :
√ √ √ √
(x − 3) x − 2 + 4 − x x−2+ 4−x
f (x) = = ·
2x−6 2
Par suite lim f (x) = 1 .
x→3
π π
1.19 Les quantités tan x, tan 7 x, tan 3x et tan 5x sont définies pour x ∈ ]− 14 , 14 [·
Pour x dans cet intervalle le dénominateur D vaut :
sin 3 x sin 5 x sin 8 x
D= + =
cos 3 x cos 5 x cos 3 x cos 5 x
π π
et ne s’y annule donc pas. Par suite, f est définie sur ]− 14 , 14 [·
Méthode 1 Une transformation analogue du numérateur donne :
π π cos 3 x cos 5 x
∀x ∈ ]− 14 , 14 [ f (x) =
cos x cos 7 x
ce qui entraîne immédiatement lim f (x) = 1 .
x→0
Méthode 2 On peut aussi diviser directement numérateur et dénominateur de f (x)
par x et, pour a ∈ IR , utiliser lim tanxax = lim sinxax = a.
x→0 x→0
91
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
1.22 • Méthode 1 : l’équation donnée est du second degré et, puisque (avec les notations
classiques) c/a < 0 , elle possède toujours deux racines réelles distinctes x1 < x2
qui sont en fait de signes contraires.
Comme f (1) = −m :
∗ si m < 0 , alors 1 est extérieur aux racines et x1 < 0 < x2 < 1 ; par suite,
l’équation possède une unique racine dans [0, 1] ;
∗ si m > 0 , alors 1 est intérieur aux racines et x1 < 0 < 1 < x2 ; par suite
l’équation ne possède aucune racine dans [0, 1] ;
∗ si m = 0 , alors l’équation possède une racine dans [0, 1] qui est 1 .
• Méthode 2 : Comme x = 0 n’est pas racine de l’équation donnée, cette équation
possède autant de racines que l’équation :
x2 − 1 1
m= =x− avec x ∈ ]0, 1].
x x
La fonction f : ]0, 1] −→ IR est dérivable, et :
1
x 7 → x−
−
x
1
∀x ∈ ]0, 1] f ′ (x) = 1 + ,
x2
ce qui donne le tableau de variations suivant :
x 0 1
0
f (x) ր
−∞
D’après ce tableau de variations :
∗ si m 6 0 l’équation donnée possède une racine dans ]0, 1] ;
∗ si m > 0 l’équation donnée ne possède aucune racine dans ]0, 1].
92
✐ ✐
✐ ✐
Chapitre 2 : Cal uls algebriques
P Q
I Symboles et . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
2 Changement d’indice . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
3 Regroupements de termes . . . . . . . . . . . . . . 101
4 Sommes télescopiques, produits télescopiques . . . 102
5 Quelques calculs remarquables . . . . . . . . . . . 104
6 Sommes doubles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
II Coefficients binomiaux, formule du binôme . . . . 109
1 Coefficient binomial . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
3 Interprétations du coefficient binomial . . . . . . . 111
4 Formule du binôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
III Systèmes linéaires, méthode du pivot . . . . . . . 113
1 Système de 2 équations à 2 inconnues . . . . . . . 113
2 Système de 2 équations à 3 inconnues . . . . . . . 116
3 Cas général : système de n équations à p inconnues 117
4 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
Démonstrations et solutions des exercices du cours . . 128
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
✐ ✐
I Symboles P
et Q
1 De nitions
Étant donné des nombres complexes a1 , . . . , an , il arrive fréquemment que
l’on ait besoin de considérer leur somme et/ou leur produit. Une première
possibilité est d’utiliser les notations suivantes :
• a1 + a2 + · · · + an pour désigner la somme des n nombres a1 , . . . , an ;
• a1 × a2 × · · · × an pour désigner le produit des n nombres a1 , . . . , an .
Dans les notations ci-dessus, il faut bien comprendre que si n vaut 1, alors la
somme et le produit considérés valent simplement a1 (l’écriture du terme a2
avant les points de suspension ne sert qu’à bien expliciter la liste utilisée).
Pour pallier cet inconvénient, on introduit les deux notations suivantes :
n
X
• ak pour désigner la somme de ces n nombres ;
k=1
n
Y
• ak pour désigner le produit de ces n nombres.
k=1
Exemple Étant donné un entier naturel n non nul, on appelle factorielle n, et l’on
note n!, le nombre entier :
n
Y
n! = 1 × 2 × · · · × (n − 1) × n = k.
k=1
On a ainsi 1! = 1 , 2! = 2 , 3! = 6 , 4! = 24 , 5! = 120 ,. . .
✐ ✐
✐ ✐
P Q
I Symboles et
865 P Q
Remarque Les notations ak (respectivement ak ) sous-entendent
k∈[[p,q]] k∈[[p,q]]
que l’ordre dans lequel on somme (respectivement on multiplie) les termes n’a
pas d’importance. C’est en effet le cas, du fait de la commutativité de l’addition
sur C (respectivement de la multiplication sur C).
Exemple En notant P20 l’ensemble des nombres premiers qui sont inférieurs à 20 , on
peut considérer leur somme en écrivant simplement :
X
k.
k∈P20
95
✐ ✐
Remarque Lorsque tous les éléments de la famille (ak )k∈I sont égaux, les
P Q
calculs de ak et ak sont immédiats. En effet, en notant alors n le
k∈I k∈I
nombre d’éléments de la famille, et α leur valeur commune, on a :
X Y
ak = α
|
+ ·{z
· · + α} = n α et ak = α
|
· · × α} = αn .
× ·{z
k∈I n termes k∈I n termes
Premieres
regles
de al ul
Les règles de calculs dans C permettent de se convaincre sans difficulté de la
validité des formules suivantes.
1. Séparation :
! !
X X X Y Y Y
(ak + bk ) = ak + bk et (ak bk ) = ak bk .
k∈I k∈I k∈I k∈I k∈I k∈I
Y Y X X
(λ ak ) = λn ak (ak + λ) = ak + n λ.
k∈I k∈I k∈I k∈I
et : ! ! ! !
q
Y r
Y q
Y r−1
Y q
Y
ak = ak ak = ak ak .
k=p k=p k=r+1 k=p k=r
96
✐ ✐
✐ ✐
P Q
I Symboles et
Remarques
• Cette dernière propriété est une généralisation de la relation de Chasles.
• On remarque que l’on peut la rendre valable dans le cas où I1 = ∅
ou I2 = ∅, et ceci en convenant que :
X Y
ak = 0 et ak = 1.
k∈∅ k∈∅
✞ ☎ Pn Pn p
p.128 Exercice 1 Que penser de l’égalité apk = ak ?
✝ ✆ k=1 k=1
✞ ☎
p.128 Exercice 2 (Produit des entiers pairs, produit des entiers impairs)
✝ ✆
Soit n ∈ IN.
1. Exprimer, à l’aide de n!, le produit An des entiers pairs compris entre 1 et 2n.
2. On note Bn le produit de tous les entiers impairs compris entre 1 et 2n + 1 .
En multipliant le numérateur et le dénominateur par An , montrer que :
(2n + 1)!
Bn = ·
2n n!
97
Chapitre 2. Cal uls algebriques
2 Changement d'indi e
Dans certaines situations il est intéressant de modifier l’indexation d’une
somme ou d’un produit.
✞ ☎ Pq
p.128 Exercice 3 Étant donné la somme S = ak , proposer un changement d’indice
✝ ✆ k=p
permettant d’obtenir une somme indexée à partir de 0 , et écrire cette somme.
n
X 2
Exemple Pour n > 2 , on souhaite calculer la somme S = ·
k(k + 2)
k=1
2 1 1
L’identité = − , valable pour tout k ∈ IN∗ , et donc pour
k(k + 2) k k+2
X n n
1 X 1
tout k ∈ [[1, n]], nous donne S = − ·
k k+2
k=1 k=1
et donc :
n
X n+2
1 X1
S= −
k k
k=1 k=3
n
! n
!
1 X1 X 1 1 1
= 1+ + − + + (car n > 2)
2 k k n+1 n+2
k=3 k=3
3 1 1
= − − ·
2 n+1 n+2
✞ ☎
p.128 Exercice 4 À l’avant dernière égalité du calcul précédent, quelle est la raison de la
✝ ✆
justification « n > 2 » ?
98
P Q
I Symboles et
Symetrisation
Dans certains calculs, il peut être judicieux d’inverser l’ordre dans lequel les
termes sont considérés.
✞ ☎ q
P
p.128 Exercice 5 Pour (p, q) ∈ IN2 tel que p 6 q , on considère une somme S = ak .
✝ ✆ k=p
Quel changement de variable effectuer pour inverser l’ordre de sommation :
1. tout en conservant une somme indexée de p à q ?
2. en se ramenant à une somme indexée de 0 à q − p ?
La formule donnant la somme des n premiers entiers est une parfaite illustra-
tion du principe de symétrisation.
Proposition 1
n
X n(n + 1)
Pour n ∈ IN, on a k= ·
k=1
2
S = 1 + 2 + ··· + (n − 1) + n
S = n + (n − 1) + ··· + 2 + 1
2S = (n + 1) + (n + 1) + ··· + (n + 1) + (n + 1)
n(n + 1)
On a donc 2 S = n(n + 1) , c’est-à-dire S = ·
2
99
Chapitre 2. Cal uls algebriques
5
✞ ☎
p.129 Exercice 6 Écrire la démonstration de la proposition précédente en utilisant le
✝ ✆ P
symbole , c’est-à-dire en écrivant 2S puis en inversant l’ordre de sommation
dans l’une des deux sommes.
✞ ☎
p.129 Exercice 7 Somme des termes d’une suite arithmétique. Soit a et b deux nombres
✝ ✆
complexes. Pour n ∈ IN, on note un = a + n b (autrement dit, la suite (un )n∈IN est
la suite arithmétique de premier terme a et de raison b ).
En s’inspirant de la démonstration précédente, montrer que pour (p, n) ∈ IN2 tel
que p 6 n, on a : Xn
up + un
uk = (n − p + 1) ·
2
k=p
100
P Q
I Symboles et
Remarques
1. Dans ce qui précède, les variables k et j intervenant dans les sommes
étant des variables muettes, on peut utiliser la même lettre avant et après
le changement d’indice. Ainsi, l’écriture :
q
X q−1
X
S= ak = ak+1
k=p k=p−1
est tout à fait correcte. Cependant, l’utilisation d’une nouvelle lettre per-
met de réduire les risques d’erreurs dans la détermination des nouvelles
bornes. Le plus souvent, on fait, de tête, les raisonnements suivants :
• « quand k vaut p, combien vaut j , . . . et quand k vaut q , combien
vaut j . . . »
• « quand k décrit l’ensemble I , alors j décrit l’ensemble . . . »
P
2. Bien que ce qui précède ne traite que du symbole , les mêmes considé-
Q
rations peuvent être faites à propos du symbole .
3 Regroupements de termes
Sele
tion des termes d'indi e pair ou impair
Dans ce qui suit, I désigne un ensemble fini d’entiers.
Dans certains cas, il est intéressant de traiter séparément les termes d’indices
pairs et ceux d’indices impairs.
P
Étant donné une somme S = ak , cela consiste à écrire :
k∈I
X X
S= ak + ak ,
k∈I1 k∈I2
où :
• l’ensemble I1 est l’ensemble des éléments de I qui sont impairs ;
• l’ensemble I2 est l’ensemble des éléments de I qui sont pairs.
Remarque Dans la décomposition précédente, l’écriture suivante est égale-
ment autorisée : X X
S= ak + ak .
k∈I k∈I
k impair k pair
✞ ☎
p.130 Exercice 9 On se place dans le cas où I = [[1, n]], avec n ∈ IN∗ , tout en gardant
✝ ✆
les notations précédentes.
1. Expliciter deux ensembles J1 et J2 qui sont tels que :
• lorsque j décrit J1 , alors 2j + 1 décrit I1 ;
• lorsque j décrit J2 , alors 2j décrit I2 .
2. En déduire l’écriture correspondante pour la somme S .
101
Chapitre 2. Cal uls algebriques
✞ ☎
p.131 Exercice 10 Soit n un entier naturel non nul. Calculer la somme :
✝ ✆
X2n k π
S= 2k cos ,
2
k=0
✞ ☎ n
Y 2n
Y
p.131 Exercice 11 Que penser de la formule suivante : a2p = aq ?
✝ ✆
p=1 q=2
Point méthode
Le plus souvent, pour mettre en évidence un regroupement de termes, il est
plus facile d’utiliser l’écriture avec les points de suspension. Effectuer une
sommation par paquets revient alors à placer les parenthèses aux endroits
pertinents.
= aq+1 − ap ,
102
P Q
I Symboles et
q
Y ak+1
• On appelle produit télescopique tout produit de la forme , où
k=p
ak
les ak sont supposés tous non nuls. La simplification d’un tel produit est
immédiat. De façon analogue au calcul précédent, on a :
q
Y ak+1 ap+1 ap+2 aq aq+1 aq+1
= · ··· · = ,
k=p
ak ap ap+1 aq−1 aq ap
✞ ☎
p.132 Exercice 14
✝ ✆
1 a b
1. Déterminer deux nombres a et b vérifiant : ∀k ∈ IN∗ = + ·
k(k + 1) k+1 k
n
X 1
2. Pour n ∈ IN∗ , en déduire une écriture simplifiée de S = ·
k(k + 1)
k=1
103
Chapitre 2. Cal uls algebriques
X
n
• À gauche, on reconnaît une somme télescopique : (k + 1)3 − k3 = (n + 1)3 − 1.
k=1
• À droite, on a :
n n n n n
X X X X X n(n + 1)
(3k2 + 3k + 1) = 3 k2 + 3 k+ 1=3 k2 + 3 + n.
2
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1
n
X n(n + 1)
En identifiant les deux membres, on obtient (n + 1)3 − 1 = 3 k2 + 3 + n.
2
k=1
En simplifiant, on obtient la formule souhaitée :
n
X n(n + 1)(2n + 1)
k2 = ·
6
k=1
✞ ☎
p.132 Exercice 15 Somme des cubes des n premiers entiers.
✝ ✆
En s’inspirant de la méthode de la démonstration précédente, montrer que :
n
X n(n + 1) 2
∀n ∈ IN k3 = ·
2
k=1
• Si de plus a 6= 1, alors on a :
n
X ap − an+1
ak = ·
k=p
1−a
104
P Q
I Symboles et
Démonstration.
• Pour a ∈ C et p 6 n on a :
n n
X X
(1 − a) ak = (ak − ak+1 ),
k=p k=p
Corollaire 4
Pour a 6= 1 et n ∈ IN, on a :
n
X 1 − an+1
ak = ·
k=0
1−a
Démonstration. On a :
n−1 n−1 n−1
X X X
(a − b) ak bn−1−k = ak+1 bn−1−k − ak bn−k = ak+1 bn−(k+1) − ak bn−k .
k=0 k=0 k=0
✞ ☎
p.132 Exercice 16 En utilisant la proposition 5, montrer que :
✝ ✆
2n
X
∀n ∈ IN∗ ∀(a, b) ∈ C2 a2n+1 + b2n+1 = (a + b) (−1)k ak b2n−k .
k=0
105
✐ ✐
6 Sommes doubles P
On appelle somme double une somme finie de la forme ai,j
(i,j)∈A
où (ai,j )(i,j)∈A est une famille de complexes doublement indexée.
On distingue plusieurs cas, suivant la forme de l’ensemble d’indexation A et
de la famille (ai,j )(i,j)∈A .
Le nombre total d’articles vendus dans l’année s’obtient alors en sommant tous les
termes du tableau, et s’écrit sous la forme de la somme double :
X
S= ai,j
(i,j)∈[[1,4]]×[[1,12]]
où ai,j désigne le nombre d’articles vendus par le i -ème vendeur lors du j -ème mois.
Comme il apparaît sur le tableau ci-dessus, on peut calculer cette somme :
• soit en sommant d’abord sur les lignes :
4 X
X 12
S= ai,j = 117 + 135 + 185 + 117 = 554 ;
i=1 j=1
106
✐ ✐
✐ ✐
P Q
I Symboles et
✞ ☎
p.133 Exercice 17 (Un cas particulièrement favorable)
✝ ✆
On suppose que l’ensemble d’indexation est un produit cartésien I ×J et qu’il existe
deux familles (bi )i∈I et (cj )j∈J telles que ∀(i, j) ∈ I × J ai,j = bi cj .
P P P
Montrer que l’on a alors ai,j = bi cj .
(i,j)∈I×J i∈I j∈J
✞ ☎ X
p.133 Exercice 18 Étant donné un entier naturel n, calculer i 2j .
✝ ✆
(i,j)∈[[0,n]]2
6 P
P 6
• S= ak,ℓ , ce qui revient à sommer ligne par ligne :
ℓ=1 k=ℓ
S = (2 + 14 + 3 + 10 + 11 − 4) + (−3 + 13 + 21 − 9 + 10)
+ (1 + 30 + 12 + 7) + (5 + 17 + 16) + (6 + 34) − 8 = 188.
Notation Une telle somme est appelée somme triangulaire, ce qui se com-
prend bien sur le tableau de l’exemple ci-dessus.
Par rapport au cas où l’ensemble d’indexation est un produit cartésien, une
somme triangulaire est plus délicate à manipuler, car, quand on l’écrit à l’aide
107
Chapitre 2. Cal uls algebriques
P
de deux symboles successifs, l’ensemble décrit par le second indice dépend
P
de la valeur du premier. L’interversion des symboles nécessite donc quelques
précautions.
Exemple Considérons, pour n ∈ IN∗ , une somme de la forme :
n X
X k
S= ak,ℓ . (⋆)
k=1 ℓ=1
n n
ℓ=k ℓ
ℓ=1 1
1 k n 1 k=ℓ k=n
k varie de 1 et à n, ℓ varie de 1 et à n,
et à k fixé, ℓ varie de 1 à k et à ℓ fixé, k varie de ℓ à n
✞ ☎ P P
n n+1−k
p.133 Exercice 19 Pour n ∈ IN∗ , on considère une somme de la forme S = ak,ℓ .
✝ ✆ k=1 ℓ=1
Représenter
P graphiquement l’ensemble d’indexation, et intervertir les deux sym-
boles .
✞ ☎ n
X
p.133 Exercice 20 Étant donné un entier naturel non nul n, on note S = i 2i .
✝ ✆
i=1
P
n P
i P
Après avoir vérifié que S = 2i , et en intervertissant les deux symboles ,
i=1 j=1
montrer que S = (n − 1)2 n+1
+ 2.
108
II CoeÆ ients binomiaux, formule du binome
^
n X
X n
✞ ☎ 1
p.134 Exercice 21 Pour n ∈ IN∗ , calculer la somme double Sn = ·
✝ ✆ j
k=1 j=k
109
Chapitre 2. Cal uls algebriques
2 Proprietes
Proposition 7
Étant donné deux entiers naturels n et p, on a :
! !
n n
• = si p 6 n,
p n−p
! ! !
n n−1 n−1
• = + si n > 1 et p > 1 (Relation de Pascal).
p p p−1
n
Principe de démonstration. Par le calcul, à partir de la définition de p
.
✞ ☎
p.134 Exercice 22 Montrer que, pour tous entiers naturels n et p, le coefficient bino-
✝ ✆
mial np est un entier.
Triangle de Pas al
La relation de Pascal nous offre une mé- 1 n=0
thode pour calculer les premiers coef-
1 1 n=1
ficients binomiaux, en construisant le
triangle de Pascal. Dans le triangle 1 2 1 n=2
ci-contre, où chaque coefficient est la
somme des deux coefficient situés au 1 3 3 1 n=3
dessus de lui, on peut lire à la ligne nu- 1 4 6 4 1 n=4
méro n les coefficients :
! ! ! ! 1 5 10 10 5 1 n=5
n n n n
, , ..., , .
0 1 n−1 n 1 6 15 20 15 6 1 n = 6
Les nombres encadrés dans le triangle ci-dessus correspondent à la relation :
! ! !
5 4 4
= + .
3 2 3
Remarque
0 1
1 1 1
Une autre présentation possible du tri-
angle de Pascal est celle ci-contre, qui 2 1 2 1
est parfois plus facile à utiliser, sur- 3 1 3 3 1
tout pour la lecture en colonne (c’est-à- 4 1 4 6 4 1
dire pour accéder à différentes valeurs
5 1 5 10 10 5 1
de np pour une valeur fixée de p).
6 1 6 15 20 15 6 1
n 0 p
1 2 3 4 5 6
110
II CoeÆ ients binomiaux, formule du binome
^
• ∀p ∈ IN∗ a0,p = 0 ;
111
Chapitre 2. Cal uls algebriques
Nombre de parties a p el
ements
dans un ensemble a n el
ements
Pour n et p entiers naturels, le coefficient binomial np peut également s’in-
terpréter comme le nombre de parties à p éléments dans un ensemble qui en
comporte n. De manière informelle, cela signifie qu’il y a np manières de
choisir p objets parmi n. La justification de tout ceci sera donnée dans le
chapitre 28 sur le dénombrement.
4 Formule du bin^ome
Proposition 8 (Formule du binôme de Newton)
Étant donné (a, b) ∈ C2 et n ∈ IN, on a :
n
!
X n p n−p
n
(a + b) = a b .
p=0
p
✞ ☎
p.136 Exercice 25 Soit n ∈ IN∗ .
✝ ✆
1. En reconnaissant une formule du binôme, montrer que :
n n n n
− + · · · + (−1) = 0.
0 1 n
X n X n
2. En déduire la valeur de et de .
k k
k∈[[0,n]] k∈[[0,n]]
k pair k impair
✞ ☎
p.137 Exercice 26 En utilisant la formule du binôme, démontrer que :
✝ ✆
∀x ∈ IR+ ∀n ∈ IN (1 + x)n > 1 + nx.
112
✐ ✐
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
Interpretation
geom
etrique
( as reel)
: interse tion de deux droites
Plaçons-nous dans le cas où les coefficients sont réels, et supposons
que (a, b) 6= (0, 0) et (c, d) 6= (0, 0). Munissons le plan d’un repère.
• Comme (a, b) 6= (0, 0), l’équation a x+b y = e peut être interprétée comme
l’équation d’une droite affine D1 .
• De même, comme (c, d) 6= (0, 0), l’équation c x + d y = f peut être inter-
prétée comme l’équation d’une droite affine D2 .
Ainsi, résoudre le système (S) revient à déterminer les points d’intersection
des droites D1 et D2 . Trois cas peuvent alors se présenter :
• Premier cas : les droites D1 et D2 sont sécantes. Alors, le système
possède une unique solution : les coordonnées du point d’intersection.
• Deuxième cas : les droites D1 et D2 sont confondues. Alors, le système
possède une infinité de solutions : tous les couples de coordonnées des
points de la droite.
• Troisième cas : les droites D1 et (D2 ) sont parallèles et non confondues.
Alors le système est incompatible, c’est-à-dire qu’il ne possède pas de
solution.
113
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Remarque
Pour savoir si les droites D1 et D2 sont parallèles, on peut considérer les
vecteurs ~n1 = (a, b) et ~n2 = (c, d), qui sont des vecteurs non nuls normaux
à D1 et D2 respectivement.
• On sait alors que les deux droites D1 et D2 sont parallèles si, et seulement
si, les vecteurs ~n1 et ~n2 sont colinéaires.
• Ces deux vecteurs sont colinéaires si, et seulement si, les couples (a, b)
et (c, d) sont proportionnels, c’est-à-dire si, et seulement si, a d − b c = 0.
Définition 2
La quantité a d − b c est appelée déterminant du système (S). On le
a b
note det(S) ou encore .
c d
Cas gen
eral
La caractérisation de l’unicité de la solution à l’aide de la non nullité du
déterminant, obtenue géométriquement dans le cas réel, est vraie dans le cas
général, comme l’énonce la proposition suivante.
Proposition 9
Le système :
(
ax + by = e
(S) :
cx + dy = f
possède une unique solution si, et seulement si, son déterminant est non nul.
Démonstration.
• Supposons que le déterminant du système (S) soit non nul, et montrons qu’il possède une
unique solution. Procédons par analyse-synthèse.
∗ Supposons que (x, y) soit solution du système. On a alors :
ax + by = e (E1 ) et cx+ dy = f (E2 ).
114
✐ ✐
✐ ✐
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
Notation Un tel système (S) de déterminant non nul est appelé système
de Cramer. On dit aussi de (S) qu’il est de Cramer.
e b a e
et ,
f d c f
✞ ☎ 5x + 3y = −2
p.137 Exercice 27 Résoudre le système suivant :
✝ ✆ 2x + y = 3.
115
Chapitre 2. Cal uls algebriques
✞ ☎
p.137 Exercice 28 On considère le système suivant, dépendant de paramètres λ et µ :
✝ ✆
λx + 3y = −2
(S) :
2x + y = µ.
Interpretation
geom
etrique
( as reel)
: interse tion de plans
Plaçons-nous dans le cas où les coefficients sont réels, et supposons que :
(a, b, c) 6= (0, 0, 0) et (d, e, f ) 6= (0, 0, 0).
Munissons l’espace d’un repère.
• Comme (a, b, c) 6= (0, 0, 0), l’équation a x + b y + c z = g peut être inter-
prétée comme l’équation d’un plan P1 .
• De même, comme (d, e, f ) 6= (0, 0, 0), l’équation d x + e y + f z = h peut
être interprétée comme l’équation d’un plan P2 .
Résoudre le système (S) revient alors à déterminer l’intersection des plans P1
et P2 .
• Si les deux plans ne sont pas parallèles, alors leur intersection est une droite.
Le système possède alors comme solutions tous les triplets de coordonnées
des points de cette droite.
116
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
• Si les deux plans sont confondus, alors le système possède comme solutions
tous les triplets de coordonnées des points du plan en question.
• Si les deux plans sont parallèles et non confondus, alors le système est
incompatible.
Remarques
1. Comme les vecteurs ~n1 = (a, b, c) et ~n2 = (d, e, f ) sont des vecteurs non
nuls normaux respectivement à P1 et P2 , les plans P1 et P2 sont paral-
lèles si, et seulement si, les vecteurs ~n1 et ~n2 sont colinéaires, c’est-à-dire si,
et seulement si, les triplets (a, b, c) et (d, e, f ) sont proportionnels.
Il n’y aura donc jamais existence et unicité de solution pour un tel système.
✞ ☎
p.138 Exercice 29 On considère le système suivant, que l’on souhaite résoudre dans IR :
✝ ✆
x+2y +3z = 3
(S) :
2 x + y + z = 1.
2. Résoudre (S).
✞ ☎
p.139 Exercice 30 On considère le système suivant, dépendant d’un paramètre λ ∈ IR :
✝ ✆
x+2y +3z = 3
(S) :
3 x + 6 y + 9 z = λ.
Résoudre (S) en discutant suivant la valeur du paramètre λ.
117
✐ ✐
Gen
eralit
es
Étant donné deux entiers naturels n et p non nuls, on appelle système linéaire
de n équations à p inconnues x1 , x2 ,. . . , xp tout système (S) du type :
a1,1 x1 + a1,2 x2 + · · · + a1,j xj + · · · + a1,p xp = b1
..
.
(S) : ai,1 x1 + ai,2 x2 + · · · + ai,j xj + · · · + ai,p xp = bi
..
.
an,1 x1 + an,2 x2 + · · · + an,j xj + · · · + an,p xp = bn
x1 − x2 = 1
Exemple Le système de trois équations à trois inconnues x2 − x3 = 1 n’est pas
x3 − x1 = 1
compatible puisque si (x1 , x2 , x3 ) était une solution, alors en sommant les trois équa-
tions on obtiendrait 0 = 3 .
x1 − x2 = 0
En revanche, le système homogène associé x2 − x3 = 0 admet, en plus du tri-
x3 − x1 = 0
plet (0, 0, 0), des solutions non nulles, comme par exemple le triplet (1, 1, 1).
118
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
Systeme
triangulaire
Certains systèmes linéaires sont « plus faciles » à résoudre que d’autres. Nous
présentons dans cette partie les systèmes triangulaires, dont la résolution est
particulièrement aisée.
On dit qu’un système est triangulaire s’il est de la forme suivante :
a1,1 x1 + a1,2 x2 + · · · + a1,i xi + · · · + a1,n−1 xn−1 + a1,n xn = b1
a2,2 x2 + · · · + a2,i xi + · · · + a2,n−1 xn−1 + a2,n xn = b2
..
.
ai,i xi + · · · + ai,n−1 xn−1 + ai,n xn = bi
..
.
an−1,n−1 xn−1 + an−1,n xn = bn−1
an,n xn = bn .
Autrement dit, un système triangulaire est un système carré (sic !) dont les
coefficients ai,j sont nuls lorsque i > j .
Notation Les coefficients ak,k sont appelés coefficients diagonaux.
Si les coefficients diagonaux sont tous non nuls, alors un tel système possède
une unique n-liste solution, que l’on détermine composante par composante,
en partant de la dernière équation et en remontant :
119
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
bn
• la dernière ligne nous donne la valeur de xn : xn = ;
an,n
• puis, l’avant-dernière ligne nous fournit la valeur de xn−1 :
1
xn−1 = (bn−1 − an−1,n xn ) ;
an−1,n−1
120
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
Pour modifier un système en un système qui lui est équivalent, nous nous au-
torisons les trois types d’opérations suivantes, que nous appelons opérations
élémentaires.
• Ajout à une ligne d’un multiple d’une autre
Étant donné λ un scalaire et i 6= j , on indiquera Li ← Li + λLj pour
signaler que l’on a modifié la ligne i en lui ajoutant la ligne j multipliée
par λ.
• Multiplication d’une ligne par un scalaire non nul
Étant donné un scalaire non nul µ, on indiquera Li ← µLi pour signaler
que l’on a modifié la ligne i en la multipliant par µ.
• Échange de deux lignes
On indiquera Li ↔ Lj pour signaler que l’on a échangé les lignes i et j .
Remarque En combinant les deux premières opérations, on obtient une autre
opération élémentaire de la forme Li ← α Li + β Lj , avec α 6= 0 et j 6= i.
Proposition 11
Toute opération élémentaire transforme un système en un système qui lui
est équivalent.
✞ ☎
Démonstration page 140
✝ ✆
Methode
du pivot de Gauss
La méthode du pivot consiste à effectuer sur un système une suite d’opérations
élémentaires pour le transformer en un système équivalent « plus simple ».
Dans ce qui suit, nous expliquons concrètement comment ramener la résolution
d’un système à p inconnues à celle d’un système à p − 1 inconnues.
Considérons un système linéaire (S) à n équations et p inconnues :
a1,1 x1 + a1,2 x2 + ··· ··· ··· ··· + a1,p xp = b1
a2,1 x1 + ··· ··· ··· ··· ··· ··· + a2,p xp = b2
.. .. ..
(S) : . . . .
.. .. ..
. . .
an,1 x1 + ··· ··· ··· ··· ··· ··· + an,p xp = bn
121
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
ã1,1 x1 + ã1,2 x2 + ··· ··· ··· ··· + ã1,p xp = b̃1
ã2,1 x1 + ··· ··· ··· ··· ··· ··· + ã2,p xp = b̃2
.. .. ..
. . .
.. .. ..
. . .
ãn,1 x1 + ··· · · · · · · · · · · · · · · · + ãn,p xp = b̃n .
â1,1 x1 + â1,2 x2 + ··· ··· ··· ··· + â1,p xp = b̂1
â2,2 x2 + ··· ··· ··· ··· + â2,p xp = b̂2
.. .. ..
. . .
.. .. ..
. . .
ân,2 x2 + ··· ··· ··· ··· + ân,p xp = b̂n .
122
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
4 Exemples
Premier exemple
On souhaite résoudre le système :
2x1 + x2 − 2x3 = 1
(S) : −2x1 − 2x2 + 3x3 = 1
3x − x − 2x = 5.
1 2 3
Choisissons le coefficient 2 devant x1 à la première ligne comme pivot. Ef-
fectuons les opérations L2 ← L2 + L1 et L3 ← 2L3 − 3L1 afin d’éliminer
l’inconnue x1 dans les deux dernières équations :
2x1 + x2 − 2x3 = 1
−x2 + x3 = 2
−5x2 + 2x3 = 7.
Remarque Nous avons préféré appliquer l’opération L3 ← 2L3 − 3L1 plutôt
3
que L3 ← L3 − L1 afin d’éviter l’apparition de fractions. En toute rigueur,
2
123
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
l’opération L3 ← 2L3 − 3L1 n’est pas une opération élémentaire ; elle est obte-
3
nue en réalisant successivement les opérations L3 ← L3 − L1 puis L3 ← 2L3 .
2
−x2 + x3 = 2
Le sous-système est de Cramer, car son déterminant
−5x2 + 2x3 = 7
−1 1
vaut = 3, et son unique solution est donnée par :
−5 2
1 2 1 1 −1 2
x2 = = −1 et x3 = = 1.
3 7 2 3 −5 7
La première équation du système (S ) nous donne alors x1 = 2.
L’unique solution du système (S) est donc le triplet (2, −1, 1).
Deuxieme
exemple
On souhaite résoudre le système :
2x1 + 2x2 − x3 = 1
(S) : x1 − x2 + 2x3 = 1
7x + x + 4x = 5.
1 2 3
• Afin d’obtenir un pivot plus simple, commençons par échanger les deux
premières lignes :
x1 − x2 + 2x3 = 1
(S) : 2x1 + 2x2 − x3 = 1
7x + x + 4x = 5.
1 2 3
124
✐ ✐
✐ ✐
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
Attention En général, il n’y a pas une unique manière de choisir les inconnues
principales et secondaires. Ainsi, dans la résolution précédente, et devant le
système :
x1 − x2 + 2x3 = 1
4x2 − 5x3 = −1,
on peut choisir de prendre x2 comme inconnue secondaire, et x1 et x3 comme
inconnues principales.
✞ ☎
p.140 Exercice 31 Finir la résolution du système précédent en choisissant cette fois-ci x2
✝ ✆
comme inconnue secondaire.
Troisieme
exemple : systeme
dependant
d'un parametre
On souhaite résoudre, en discutant suivant la valeur de a, le système suivant :
(a + 1) x1 + 2x2 − 4x3 = 2
(S) : −x1 + (a − 2) x2 + 2x3 = −1
x1 + x2 + (a − 3) x3 = 1.
Tel que le système apparaît, on peut être tenté de choisir le coefficient (a + 1)
devant x1 à la première ligne comme pivot. Cela n’est pas très pertinent car
125
✐ ✐
cela exige que a + 1 soit non nul, et nous contraint à traiter séparément le
cas a = −1. Nous préférons donc choisir un autre coefficient comme pivot, par
exemple le 1 devant x1 à la dernière ligne. Échangeons les lignes 1 et 3 :
x1 + x2 + (a − 3) x3 = 1
−x1 + (a − 2) x2 + 2x3 = −1
(a + 1) x
1 + 2x2 − 4x3 = 2,
puis effectuons les opérations L2 ← L2 + L1 et L3 ← L3 − (a + 1) L1 :
x1 + x2 + (a − 3) x3 = 1
(a − 1) x2 + (a − 1) x3 = 0
−(a − 1) x2 − (a − 1)2 x3 = −(a − 1).
1 1
e a pour déterminant
Ce système (S) = a − 2.
1 a−1
126
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
III Systemes
lineaires,
methode
du pivot
Point méthode
Lorsque l’on applique la méthode du pivot à un système dépendant de para-
mètres, on cherche en priorité des pivots dont on est sûr qu’ils sont non nuls,
de manière à retarder le plus possible les distinctions de cas sur les valeurs
des paramètres.
127
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Exercice 2
n
Y
1. Le produit des entiers pairs compris entre 1 et 2n s’écrit An = (2k).
k=1
Q
Les règles de calculs du symbole nous donnent alors :
n
Y
An = 2n k = 2n n! .
k=1
n
X n
1 1 X1
Exercice 4 L’égalité = 1+ + n’est valable que si n > 2 . En effet, pour
k 2 k
k=1 k=2
pouvoir sortir deux termes de la somme, il faut que celle-ci comporte au moins deux
termes. Pour n = 1 , l’égalité considérée devient :
X1 1
1 1 X1 3
=1+ + , c’est-à-dire 1 = ,
k 2 k 2
k=1 k=2
| {z } | {z }
=1 =0
128
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
pour S :
q
X
S= ap+q−j .
j=p
P
n
Exercice 6 Notons S = k . En effectuant le changement d’indice j = n − k + 1
k=1
dans la somme S , on a :
n
X
S= (n − j + 1).
j=1
Cela donne :
Xn n
X
2S = k+ (n − j + 1)
k=1 j=1
n
X n
X
= k+ (n − k + 1) (on renomme j en k dans la deuxième somme)
k=1 k=1
n
X
= (n + 1)
k=1
129
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Or, on a vu que pour tout j ∈ [[0, 2n]], on a a2n−j = −aj . On en déduit que :
2n
X 2n
X
S= (−aj ) = − aj = −S.
j=0 j=0
D’où S = 0 .
Exercice 9
1. • L’ensemble J1 est constitué des entiers j vérifiant l’encadrement :
1 6 2j + 1 6 n,
ou encore :
n−1
06j6 ·
2
On en déduit que J1 = [[0, ⌊(n − 1)/2⌋]].
• De même, l’ensemble J2 est constitué par les entiers j vérifiant :
1 6 2j 6 n,
autrement dit :
1 n
6j6 ·
2 2
On en déduit que J2 = [[1, ⌊n/2⌋]].
Remarque Des détails sur la notation ⌊·⌋ (qui désigne la partie entière), sont
donnés au chapitre 8, page 397.
2. On a alors :
⌊(n−1)/2⌋ ⌊n/2⌋
X X X X
S= a2j+1 + a2j = a2j+1 + a2j .
j∈J1 j∈J2 j=0 j=1
130
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Exercice 10 On remarque que tous les termes d’indice impair de la somme sont nuls,
k π
car pour k impair on a cos = 0 . On peut donc réécrire la somme en ne sommant
2
que les termes d’indice pair. Plus précisément, si l’on note I l’ensemble des entiers
pairs appartenant à l’intervalle [[0, 2n]], on a :
X k π
S= 2k cos .
2
k∈I
Remarque Si l’on veut être plus formel et éviter le recours aux points de suspension,
alors on peut écrire, en notant ak = (−1)k k :
2n
X n
X
ak = a2j−1 + a2j ,
k=1 j=1
131
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
132
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
P P P
Exercice 17 On a S = ai,j = b i cj .
(i,j)∈I×J i∈I j∈J
Dans la somme interne, bi est une constante que l’on peut mettre en facteur. On a
donc :
X X
S= bi cj .
i∈I j∈J
P
Mais désormais, dans la somme externe, c’est la quantité cj qui apparaît comme
j∈J
une constante, et que l’on peut donc mettre en facteur :
X X
S= cj bi .
j∈J i∈I
D’où le résultat.
Exercice 18 On a directement :
X n X
X n
i 2j = i 2j
(i,j)∈[[0,n]]2 i=0 j=0
X
n X
n
= i 2j
i=0 j=0
n (n + 1) n+1
= (2 − 1).
2
Exercice 19
n
P
L’interversion des symboles consiste ici
à faire d’abord varier ℓ , et ensuite k . On
constate qu’il faut faire varier ℓ de 1 à n,
puis k de 1 à n + 1 − ℓ . On a donc :
ℓ
n n+1−ℓ
X X
S= ak,ℓ .
ℓ=1 k=1
1
1 k =n+1−ℓ n
P
i P
n P
i
Exercice 20 À i fixé, on a 2i = i 2i , ce qui explique que S = 2i .
j=1 i=1 j=1
P
i P
i
Attention Ne pas confondre les sommes 2i et 2j . La première est une somme
j=1 j=1
constante, alors que l’autre est la somme des termes d’une suite géométrique.
L’ensemble d’indexation de cette somme est l’ensemble des couples (i, j) vérifiant :
16i6n et 1 6 j 6 i,
133
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
que l’on peut aussi voir comme l’ensemble des couples (i, j) vérifiant :
16j6n et j 6 i 6 n.
P P
n P
n
L’interversion des deux symboles donne donc S = 2i .
j=1 i=j
P
n
D’après la proposition 3 de la page 104, on a 2i = 2n+1 − 2j . Il en résulte que :
i=j
n
X n
X n
X
n+1 j n+1
S= (2 −2 )= 2 − 2j = n2n+1 − (2n+1 − 2) = (n − 1)2n+1 + 2.
j=1 j=1 j=1
Exercice 21 Sous cette forme le calcul paraît difficile, car, à k fixé, nous n’avons pas
n
X 1 P
d’expression simple pour la somme · Intervertissons donc les deux symboles :
j
j=k
Xn Xj
1
Sn = ·
j=1
j
k=1
j
X 1
Le calcul est alors simple, car à j fixé, on a simplement = 1 . On obtient :
j
k=1
n
X
Sn = 1 = n.
j=1
D’où le résultat.
134
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Exercice 23
Proposition 8 Montrons par récurrence que la formule est vraie pour tout n ∈ IN.
• La formule est évidemment vraie au rang 0 , car (a + b)0 = 1 = 00 a0 b0 .
135
✐ ✐
✐ ✐
Chapitre 2. Cal uls algebriques
n+1
n+1
Puis, la formule de Pascal et le fait que 0 = n+1 = 1 donnent :
n
X
n+1 n+1
n+1 n+1
n+1
(a + b) = 0 b + p ap bn−p+1 + n+1 an+1
p=1
n+1
X
n+1
= p ap bn−p+1 ,
p=0
P
n
n
P
n
n
k n−k
Exercice 24 En écrivant k = k 1 1 , la formule du binôme nous dit que
k=0 k=0
cette quantité vaut (1 + 1)n = 2n .
1376
Remarque Ce résultat s’interprète ainsi : il y a 2n parties dans un ensemble à n
éléments, ce qui sera revu au chapitre sur le dénombrement.
Exercice 25
1. On reconnaît la formule du binôme appliquée à (1 − 1)n , et l’on a (1 − 1)n = 0
puisque n > 1 .
Pn
n
P n
n
2. • De la relation précédente on déduit que k = k .
k=0 k=0
k pair k impair
Pn
n
Pn
n
Pn
n
• D’après l’exercice 24 on sait que k = k + k = 2n .
k=0 k=0 k=0
k pair k impair
Il en résulte que :
n
X n
X
n n
= = 2n−1 .
k k
k=0 k=0
k pair k impair
1381
Remarque Nous venons d’obtenir que dans un ensemble à n éléments, il y a autant
de parties de cardinal pair que de parties de cardinal impair.
Cela sera revu au chapitre sur le dénombrement.
136
✐ ✐
d’où le résultat.
Remarque Nous avons traité le cas n = 0 séparément afin de rendre licite l’écriture
Pn
n
k Pn
k
k
k x = 1 + nx + n x (dans le cas n > 1 ). Il se trouve que, comme le
k=0 k=2
terme nx est nul si n est nul, cette écriture est valable même dans ce cas.
5 3
Exercice 27 Le déterminant du système vaut = −1 . Ce déterminant étant
2 1
non nul, le système est de Cramer, et les formules de Cramer nous donnent son unique
solution (11, −19).
Exercice 28
λ 3
1. Le déterminant du système vaut = λ − 6.
2 1
137
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Le système est donc de Cramer si, et seulement si, λ 6= 6 . L’unique solution est
alors le couple (x, y), avec :
−2 3 λ −2
µ 1 −2 − 3µ 2 µ λµ + 4
x= = et y= = ·
λ−6 λ−6 λ−6 λ−6
2. Plaçons-nous dans le cas où λ = 6 . Le système devient alors :
6x + 3y = −2
2x + y = µ.
Les deux équations sont alors proportionnelles si, et seulement si, µ = −2/3 .
• Si µ 6= −2/3 , le système est incompatible.
• Si µ = −2/3 , alors le système est équivalent à l’équation 6x + 3y = −2 .
∗ Un couple (x, y) est alors solution si, et seulement si :
−2 − 3y 1 y
x= =− − ·
6 3 2
Dans cette relation, on peut donner à y n’importe quelle valeur, puis en
déduire la valeur de x associée. Cela mène au paramétrage suivant de l’en-
semble des solutions du système :
n 1 y o
− − , y ; y ∈ IR ·
3 2
∗ On peut donner un autre paramétrage de l’ensemble des solutions, en disant
qu’un couple (x, y) est solution si, et seulement si :
2
y = − − 2x,
3
ce qui mène au paramétrage suivant de l’ensemble des solutions :
n 2 o
x, − − 2 x ; x ∈ IR ·
3
Exercice 29
1. Comme les triplets (1, 2, 3) et (2, 1, 1) sont non proportionnels, les deux équations
du système (S) correspondent géométriquement à deux plans non parallèles, dont
l’intersection est donc une droite. En notant M = (x0 , y0 , z0 ) un point de cette
droite et ~u = (xu , yu , zu ) un vecteur directeur, la droite est l’ensemble des points
de la forme M + λ~u , avec λ ∈ IR, ce qui mène à l’ensemble des solutions de (S) :
(x0 + λxu , y0 + λyu , z0 + λzu ) ; λ ∈ IR .
2. Pour tout choix de la valeur de z , le triplet (x, y, z) est solution du système (S) si,
et seulement si, le couple (x, y) est solution du système :
x+2y = 3−3z
e :
(S)
2 x + y = 1 − z.
138
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
3 − 3z 2 1 3 − 3z
1−z 1 z−1 2 1−z 5(1 − z)
x= = et y= = ·
−3 3 −3 3
On en déduit qu’un triplet (x, y, z) ∈ IR3 est solution du système (S) si, et
z−1 5(1 − z)
seulement si, x = et y = , ce qui nous donne l’ensemble des
3 3
solutions suivant :
n z − 1 5(1 − z) o
, , z ; z ∈ IR ,
3 3
qui s’interprète géométriquement comme un paramétrage de la droite passant par
1 5 1 5
le point − , , 0 et dirigée par le vecteur ,− ,1 .
3 3 3 3
Exercice 30 Comme les triplets (1, 2, 3) et (3, 6, 9) sont proportionnels, les deux équa-
tions du système (S) s’interprètent géométriquement comme deux plans parallèles.
Ces deux plans sont alors disjoints (c’est-à-dire d’intersection vide) ou confondus.
Pour savoir dans quel cas on se trouve (disjoints ou confondus), il s’agit de regarder
si leurs équations sont proportionnelles ou non. On constate que ces deux équations
sont proportionnelles si, et seulement si, λ = 9 .
• Si λ 6= 9 , alors le système est incompatible.
• Si λ = 9 , alors le système se réduit à la seule équation :
x + 2 y + 3 z = 3.
On peut alors présenter l’ensemble des solutions de plusieurs façons :
∗ par une équation :
{(x, y, z) ∈ IR3 | x + 2y + 3z = 3},
∗ par paramétrisation, ce qui se fait par exemple en exprimant x en fonction
de y et z :
{(3 − 2y − 3z, y, z) ; (y, z) ∈ IR2 }.
• Réciproquement, si (x1 , . . . , xp ) est une solution de (S), il est facile de voir qu’en
notant (h1 , . . . , hp ) = (x1 − ω1 , . . . , xp − ωp ), on a :
∗ (x1 , . . . , xp ) = (ω1 + h1 , . . . , ωp + hp ) ;
139
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
D’où le résultat.
e un système obtenu à partir de (S) par
Proposition 11 Soit (S) un système linéaire et (S)
e ont les mêmes solutions.
une opération élémentaire. Montrons que (S) et (S)
• Si l’opération réalisée est un échange de deux lignes, c’est évident.
• Supposons que l’opération réalisée soit du type Li ← Li +λLj (avec λ ∈ IK et i 6= j ).
∗ e
Montrons que toute solution (x1 , . . . , xp ) de (S) est encore solution de (S).
e sauf éventuellement la i -ème sont vérifiées (car ce
Toutes les équations de (S)
e qui est :
sont les mêmes que celles de (S)). Quant à la i -ème équation de (S),
ai,1 x1 + · · · + ai,p xp +λ (aj,1 x1 + · · · + aj,p xp ) = bi + λ bj ,
| {z } | {z }
= bi = bj
elle est également vérifiée.
∗ e est éga-
Réciproquement, le point précédent nous donne que toute solution de (S)
e à (S) en appliquant
lement solution de (S), en remarquant que l’on passe de (S)
l’opération élémentaire Li ← Li − λLj .
• Le cas où l’opération est du type Li ← µLi (avec µ 6= 0 ) se traite de la même
e à (S) étant
manière que le cas précédent (l’opération permettant de passer de (S)
1
alors Li ← Li ).
µ
Remarque Il n’est pas évident que l’ensemble solution obtenu soit le même que
précédemment (même si c’est bien sûr le cas). Cela met en évidence qu’en général, il
y a plusieurs façons d’écrire l’ensemble des solutions d’un système linéaire.
En fait, choisir les inconnues secondaires revient à choisir une façon de paramétrer
l’ensemble solution.
140
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Exercices
S'entra^ner et approfondir
P
n
2.1 Pour n ∈ IN∗ , calculer Sn = k(k + 1).
k=1
2.2 Une autre méthode pour calculer la somme des n premiers entiers.
Pn Pn
Pour n ∈ IN, en calculant (k + 1)2 − k 2 = (2k + 1) de deux manières
k=1 k=1
P
n
différentes, retrouver la valeur de k.
k=1
4n
X
2.3 Pour n ∈ IN, calculer la somme S = ik k .
k=1
(
P
n P
n j si j 6 i
2.4 Pour n ∈ IN, calculer Sn = min(i, j), où min(i, j) =
i=0 j=0 i sinon.
n
X n−1
X
ak bk = an Bn − (ak+1 − ak ) Bk .
k=0 k=0
n
X
n
2.8 Pour n ∈ IN, calculer k .
k
k=0
141
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
142
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
2.2 On a :
P
n P
n P
n P
n
• d’une part, (2k + 1) = 2 k+ 1=2 k+n;
k=1 k=1 k=1 k=1
P
n
• d’autre part, (k + 1)2 − k 2 = (n + 1)2 − 1 (somme télescopique).
k=1
2.3 Écrivons :
On constate qu’en regroupant les termes quatre par quatre, chaque paquet de quatre
valant 2 − 2i .
Comme il y a en tout n paquets, la somme vaut simplement (2 − 2i) n.
Puis :
n n
1 X 2 2n + 1 X n (n + 1) (2n + 1) 2n + 1 n (n + 1)
Sn = − i + i=− + × ·
2 i=0 2 i=0
12 2 2
n(n + 1)(2n + 1)
En simplifiant, il vient Sn = ·
6
143
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
2n
X X
On a donc R(x) = ai bj xk .
k=0 (i,j)∈[[0,n]]2
i+j=k
Remarque
2n X
X
• Pour alléger l’écriture, on se contente souvent d’écrire R(x) = ai bj xk .
k=0 i+j=k
• En convenant que ai = 0 si i ∈
/ [[0, n]] et que bj = 0 si j ∈
/ [[0, n]], on peut aussi
XX
2n k
écrire R(x) = ai bk−i xk .
k=0 i=0
n−1
X
= an Bn + (ak − ak+1 ) Bk ,
k=0
144
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
12
X
12 12
2.7 La formule du binôme donne (3x − 7y) = (3x)k (−7y)12−k .
k
k=0
Le terme qui nous intéresse est celui correspondant à k = 4 dans le somme ci-dessus.
Le coefficient de x4 y 8 est donc 34 (−7)8 12 6 8
4 , ou encore, en simplifiant : 3 ×5×7 ×11 .
X
m+n
m+n p
2.9 • D’une part, la formule du binôme donne (1 + x)m+n = x .
p=0
p
• D’autre part, on a :
m
! n
X m i X n
(1 + x)m+n = (1 + x)m (1 + x)n = x xj .
i=0
i j=0
j
Pour k ∈ [[0, m + n]] fixé, l’identification des coefficients devant xk (dans les deux
X p
m+n m n
développements obtenus pour (1 + x)m+n ) donne = , ce
p k p−k
k=0
qui est la formule souhaitée.
Remarque Cette formule sera obtenue par une autre méthode dans le chapitre de
dénombrement (cf. exercice 25 de la page 1381).
145
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
• Si b 6= 0 et a ∈
/ {1, −2} , alors le système (S)e est triangulaire. Dans ce cas, il
possède une unique solution, que l’on obtient en déterminant successivement z , y
puis x :
a−b ab + b − 2 a−b
, , .
(a + 2)(a − 1) b(a + 2)(a − 1) (a + 2)(a − 1)
e devient :
• Si a = 1 , alors le système (S)
x + by + z = 1
0 = b−1
0 = b − 1.
Alors, le système est compatible si, et seulement si, b = 1 , auquel cas on est
ramené à la seule équation x + y + z = 1 , qui possède l’ensemble solution suivant :
(1 − y − z, y, z) ; (y, z) ∈ IR2 ·
e devient :
• Si a = −2 , alors le système (S)
x + by − 2z = 1
−3by + 3z = b−1
0 = b + 2.
Alors, le système est
compatible si, et seulement si, b = −2 , auquel cas on est ra-
x − 2y − 2z = 1
mené au système qui possède comme ensemble
6y + 3z = −3.
solution : n z+1 o
z, − , z ; z ∈ IR .
2
146
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Comme les deux dernières équations sont proportionnelles à la deuxième, elles sont
inutiles, et le système est équivalent à :
x − 3y + 2z + t = −2
10y − 3z = 8.
147
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Chapitre 3 : Nombres omplexes
Nombres omplexes 3
Un peu d'histoire Dans son Ars Magna (1545) Jérôme Cardan (1501-1576)
a donné une formule permettant d’exprimer algébriquement la racine réelle de
l’équation x3 + p x + q = 0 dans le cas où −∆ = 4 p3 + 27 q 2 > 0, racine qui
vaut alors :
v s v s
u u
u q −∆ u q −∆
t
3 t
3
x= − + + − − (cf. exercices 3.27 et 3.28)
2 108 2 108
Bombelli a, par la suite, eu l’audace de vouloir appliquer cette formule à l’équa-
tion x3 = 15 x + 4 pour laquelle on a ∆ = 121 × 108 et il a imaginé un nombre
√
que l’on noterait aujourd’hui −1 dont le carré est égal à −1. Il obtient ainsi :
q √ q √
3 3
x = 2 + 11 −1 + 2 − 11 −1.
√
En utilisant avec ce −1 les mêmes règles de calcul que dans IR, il trouve :
√ 3 √
2 + −1 = 2 + 11 −1
√ √
et donc x = 2 + −1 + 2 − −1 = 4, qui est racine de l’équation donnée.
√
En revanche, l’application systématique des règles usuelles de calcul à −1
peut mener à des incompatibilités telles que :
√ q √ √ √ 2
1 = 1 = (−1) × (−1) = −1 × −1 = −1 = −1
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
• les complexes dont la partie réelle est nulle sont appelés imaginaires
purs ; z est donc imaginaire pur si, et seulement s’il existe y ∈ IR tel
que z = i y .
Consequen
es
• Il est alors immédiat que l’on a :
∀(z, z ′ ) ∈ C2 Re(z + z ′ ) = Re z + Re z ′ et Im(z + z ′ ) = Im z + Im z ′ .
• Le complexe 0 + 0 i se note simplement 0. Un nombre complexe z est nul
s’il est égal à 0, ce qui est encore équivalent à Re z = Im z = 0.
• Tout complexe z 6= 0 possède un inverse (pour la multiplication) car,
si x = Rez et y = Im z , alors :
x y
z −1 = 2 − 2 i vérifie z z −1 = z −1 z = 1.
x +y 2 x + y2
On peut trouver z −1 en cherchant x′ et y ′ vérifiant le système :
x x′ − y y ′ = 1 et x y ′ + y x′ = 0,
mais la proposition 4 de la page 155 donnera une méthode plus efficace.
1. On pourra trouver pages 876 et 1144 deux constructions effectives de C .
151
✐ ✐
✐ ✐
✐ ✐
Proposition 1
z + z̄ z − z̄
Pour tout z ∈ C, on a : Re z = Im z = et z̄ = z .
2 2i
Point méthode
On a donc une caractérisation aisée des réels et des imaginaires purs :
• le complexe z est réel si, et seulement si, z = z̄ ;
• le complexe z est imaginaire pur si, et seulement si, z = − z̄ .
C’est souvent plus efficace que de mettre z sous la forme x + i y .
Représentation géométrique
Il est indispensable dès maintenant d’utiliser le support du plan usuel. Ce plan
étant muni d’un repère orthonormal direct (O,~ı, ~), tout point M est carac-
−−→
térisé par un unique couple de coordonnées (x, y) vérifiant OM = x~ı + y ~.
• le complexe z = x + i y est alors appelé
affixe de M ; y
152
✐ ✐
✐ ✐
I L'ensemble des nombres omplexes
✞ ☎
p.174 Exercice 1 (Représentation géométrique)
✝ ✆
• Représenter sur un même dessin les points M1 , M−1 , Mi et M−i .
• Si z est un complexe, que peut-on dire des points Mz et Mz̄ ?
Des règles de calcul sur les complexes et sur les composantes des vecteurs du
plan, on déduit immédiatement que, pour tout z1 ∈ C, z2 ∈ C et λ ∈ IR :
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→
OM z1 + OM z2 = OM z1 +z2 et λ OM z1 = OM λz1 .
Proposition 2
Le conjugué d’une somme (respectivement d’un produit, d’un quotient) de
nombres complexes est la somme (respectivement le produit, le quotient) des
conjugués.
Principe de démonstration.
• Pour la somme et le produit faire le calcul à l’aide des parties réelles et imaginaires.
• Pour le quotient, poser u = z1 /z2 et utiliser le résultat précédent avec z1 = u z2 .
✞ ☎
Démonstration page 174
✝ ✆
Point méthode
Les règles de calcul précédentes permettent de calculer des conjugués souvent
bien plus efficacement qu’en utilisant les parties réelle et imaginaire.
✞ ☎
p.174 Exercice 2 Soit n ∈ IN, (a0 , . . . , an ) ∈ IRn+1 et la fonction polynomiale P définie,
✝ ✆
P
n P
n
sur C, par P : z 7→ ak z k . Montrer que ∀z ∈ C P (z) = ak z̄ k = P (z̄).
k=0 k=0
✞ ☎
p.174 Exercice 3 Soit (n, m) ∈ IN2 , (a0 , . . . , an ) ∈ IRn+1 et (b0 , . . . , bm ) ∈ IRm+1 .
✝ ✆
P
n
ak z k
Pm
k=0
Lorsque z ∈ C et bk z 6= 0 , on pose R(z) = P
k
m ·
k=0 bk z k
k=0
P
n
ak z̄ k
k=0
Montrer que l’on a alors R(z) = P
m = R(z̄).
bk z̄ k
k=0
153
Chapitre 3. Nombres omplexes
Définition 2
Pour tout z ∈ C, le module de z est le réel positif noté |z| défini par :
√ q
|z| = z z̄ = (Re z)2 + (Im z)2 .
Point méthode
Pour calculer |z| ou l’utiliser, ne pas vous ruer systématiquement sur la
p √
formule |z| = (Re z)2 + (Im z)2 , penser aussi à |z| = z z̄ .
✞ ☎ z−i
p.174 Exercice 4 Soit z ∈ C \ {−i} . Montrer que ∈ IR si, et seulement si, |z| = 1 .
✝ ✆ 1−iz
✞ ☎
p.175 Exercice 5 (Représentation géométrique)
✝ ✆
1. Si z1 ∈ C et z2 ∈ C, vérifier que |z1 − z2 | est la distance des points Mz1 et Mz2 .
2. Soit ω ∈ C et r ∈ IR∗+ donnés.
• Dessiner l’ensemble des points Mz tels que |ω − z| = r .
• Dessiner l’ensemble des points Mz tels que |ω − z| 6 r .
Proposition 3
Pour tout complexe z , on a :
• |z| = |z̄|,
• z = 0 si, et seulement si, |z| = 0,
• Re z 6 Re z 6 |z| et Im z 6 Im z 6 |z|.
q ✞ ☎
Principe de démonstration. Utiliser |z| = Re z 2 + Im z 2 . Démonstration page 175
✝ ✆
✞ ☎
p.175 Exercice 6 Pour z ∈ C, montrer que Re z = |z| si, et seulement si, z ∈ IR+ .
✝ ✆
154
I L'ensemble des nombres omplexes
Proposition 4
1 z̄
Pour tout complexe z non nul, on a = 2 , ainsi que :
z |z|
1
|z| = 1 si, et seulement si, = z̄ .
z
Principe de démonstration. Toutes ces relations sont des réécritures de l’égalité zz = |z|2 .
✞ ☎
Démonstration page 175
✝ ✆
155
Chapitre 3. Nombres omplexes
✞ ☎ Pn Pn
p.176 Exercice 7 Soit n ∈ IN et (z0 , . . . , zn ) ∈ Cn+1 . Montrer que zk 6 |zk |.
✝ ✆ k=0 k=0
Interprétation géométrique
Pour z1 ∈ C et z2 ∈ C, les deux inégalités précé- N = Mz1 +z2
dentes (et leurs conditions d’égalité) se retiennent
b
y
aisément à l’aide d’un dessin. Mz2
−−−−→ b
156
I L'ensemble des nombres omplexes
Proposition 9
• Le produit de deux éléments de U est élément de U.
• L’inverse de tout élément de U est élément de U.
Définition 3
Si θ est réel, on note eiθ le nombre complexe défini par eiθ = cos θ + i sin θ.
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Remarque Lorsque θ = 0, alors on a eiθ = 1 ; ainsi, cette nouvelle définition
est donc compatible avec la valeur que donne en 0 la fonction exponentielle
déjà connue sur IR .
Proposition 10
• Pour tout θ ∈ IR, on a |eiθ | = 1 et donc eiθ ∈ U.
• Réciproquement, pour z ∈ U, il existe θ ∈ IR tel que z = eiθ .
• Si θ et ϕ sont deux réels, on a eiθ = eiϕ si, et seulement si, θ ≡ ϕ [2π].
Proposition 11
Pour θ ∈ IR et ϕ ∈ IR, on a :
1 eiθ
eiθ × eiϕ = ei(θ+ϕ) e−iϕ = et = ei(θ−ϕ) .
eiϕ eiϕ
Principe de démonstration.
• La première relation est conséquence directe des formules d’addition vues en trigonométrie.
✞ ☎
• Les autres découlent immédiatement de la première. Démonstration page 177
✝ ✆
✞ ☎
p.177 Exercice 9 (Représentation géométrique) Soit θ et ϕ deux réels donnés.
✝ ✆
• Comment définir géométriquement le point Uθ d’affixe eiθ ?
• Que peut-on dire des points Uθ , Uπ−θ , Uπ+θ et U−θ ?
π π
Représenter les points d’affixe ei 2 , eiπ et e−i 2 .
• Comment peut-on construire Uθ+ϕ à partir de Uθ et ϕ ?
157
Chapitre 3. Nombres omplexes
Point méthode
Si l’on écrit la formule précédente sous la forme :
(cos θ + i sin θ) (cos ϕ + i sin ϕ) = cos(θ + ϕ) + i sin(θ + ϕ),
cela permet, en développant et en identifiant parties réelles et imaginaires,
de retrouver, de tête, les formules d’addition, et donc de les assurer.
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5 Formule de Moivre
Proposition 12 (Formule de Moivre)
n
Pour θ ∈ IR et n ∈ ZZ, on a eiθ = einθ ou encore, par définition de eiθ :
158
I L'ensemble des nombres omplexes
✞ ☎ i π πh
p.178 Exercice 13 Soit θ un réel de l’intervalle − , ·
✝ ✆ 10 10
sin 5θ
1. Exprimer tan 5θ = en fonction de cos θ et de sin θ .
cos 5θ
2. En divisant le numérateur et le dénominateur par cos5 θ , en déduire une expres-
sion de tan 5θ en fonction de tan θ .
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✞ ☎
p.178 Exercice 14 (Approfondissement) Soit n ∈ IN et θ ∈ IR .
✝ ✆
n
1. Avec la formule du binôme, développer (cos θ + i sin θ) .
2. En déduire :
n
⌊2⌋
X
p n
cos nθ = (−1) cosn−2p θ sin2p θ (a)
p=0
2p
⌊ n−1
X 2 ⌋
p n
sin nθ = (−1) cosn−(2p+1) θ sin2p+1 θ. (b)
p=0
2p + 1
6 Formules d'Euler
Proposition 13 (Formules d’Euler)
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
Pour θ ∈ IR, on a cos θ = et sin θ = ·
2 2i
Point méthode
Ces « formules » sont évidentes par définition de eiθ , et il suffit de visualiser
la relation eiθ = cos θ + i sin θ ainsi que celle obtenue en changeant θ en −θ
pour les retrouver immédiatement.
159
Chapitre 3. Nombres omplexes
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Étant donné deux entiers naturels m et n, linéariser cosm θ sinn θ c’est
trouver K , partie finie de N , ainsi que des familles (Ak )k∈K et (Bk )k∈K
telles que :
X
∀θ ∈ IR cosm θ sinn θ = (Ak cos kθ + Bk sin k θ).
k∈K
On dit alors que l’on a exprimé la fonction θ 7→ cosm θ sinn θ comme une
combinaison linéaire des fonctions θ 7→ cos kθ et θ 7→ sin kθ .
Point méthode
Les formules d’Euler sont intéressantes pour linéariser les expressions trigo-
nométriques. Cette opération peut être très utile pour trouver une primitive
ou des dérivées successives.
✞ ☎
p.180 Exercice 17 Donner deux méthodes pour linéariser cos4 θ .
✝ ✆
✞ ☎
p.180 Exercice 18 Soit θ ∈ IR et z = 1 + e2iθ .
✝ ✆
Mettre eiθ en facteur dans z et en déduire une expression simple de Re(z 100 ).
Point méthode
En utilisant les formules d’Euler, on peut factoriser une expression de la
θ1 +θ2
forme eiθ1 ± eiθ2 en mettant en facteur ei 2 . Cela peut-être utile :
• pour simplifier des puissances ;
• pour factoriser des expressions de la forme cos p ± cos q et sin p ± sin q
en les considérant comme les parties réelles ou imaginaires de eip ± eiq .
160
I L'ensemble des nombres omplexes
✞ ☎
p.180 Exercice 19 Soit θ1 et θ2 deux réels ainsi que n ∈ IN.
✝ ✆
Si z = eiθ1 + eiθ2 , donner une expression simplifiée de Re(z n ).
✞ ☎
p.180 Exercice 20 Soit p ∈ IR et q ∈ IR.
✝ ✆
1. En utilisant cos p + cos q = Re eip + eiq , montrer que :
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p + q p − q
cos p + cos q = 2 cos cos ·
2 2
2. Montrer de même que :
p − q p + q
cos p − cos q = −2 sin sin ·
2 2
3. Factoriser de même sin p − sin q ainsi que sin p + sin q .
✞ ☎ Pn
p.181 Exercice 21 Pour n ∈ IN et θ ∈ ]0, 2π[ , on pose Sn = cos k θ .
✝ ✆ k=0
P
n cos n θ2 sin (n+1)θ
2
Simplifier Σn = eikθ et en déduire Sn = ·
k=0 sin θ2
Pourquoi a-t-on supposé θ 6= 0 et θ 6= 2π ?
Principe de démonstration.
z
1. Il suffit de s’intéresser à |z|
, ce que l’on peut écrire car . . .
2. Le module de z = r eiθ est facile à calculer.
3. Comme |z| = r0 6= 0 il s’agit en fait de l’égalité de deux exponentielles.
✞ ☎
Démonstration page 181
✝ ✆
161
Chapitre 3. Nombres omplexes
Définition 4 (Forme trigonométrique d’un complexe non nul)
Soit z ∈ C∗ .
• Tout réel θ tel que z = |z| eiθ est appelé un argument de z .
• On appelle forme trigonométrique de z toute écriture de la forme :
z = |z| (cos θ + i sin θ) = |z| eiθ avec θ ∈ IR.
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Attention
• Le module d’un nombre complexe est défini de façon unique ; tout com-
plexe, même 0, possède un module.
• En revanche, on ne parle d’argument que pour un complexe non nul, et un
tel argument n’est défini que modulo 2π .
• Bien que 0 n’ait pas d’argument, on peut quand-même écrire 0 = r eiθ ,
avec r = 0 et θ un réel quelconque.
Remarque D’après ce qui précède, tout complexe z non nul admet un unique
argument dans l’intervalle ]−π, π]. On l’appelle argument principal de z .
Representation
geom
etrique
Lorsqu’un nombre complexe z est mis sous y
forme trigonométrique z = r eiθ , alors, comme Mz
on le voit sur la figure ci-contre, les réels r et θ Im z
forment un couple de coordonnées polaires r
de Mz , ce qui signifie que r = OMz et que θ est
θ
\−−→ x
une mesure de l’angle ~ı, OM z . O Re z
✞ ☎
p.181 Exercice 22 (Transformation de a cos x + b sin x).
✝ ✆
Soit a et b des réels non tous deux nuls. En utilisant la forme trigonométrique du
complexe a+i b , retrouver la factorisation de a cos x+b sin x vue dans l’exercice 63
de la page 60.
162
I L'ensemble des nombres omplexes
Point méthode
θ1 +θ2
Si z = eiθ1 ± eiθ2 , alors la mise en facteur de ei 2 permet de mettre
facilement en évidence le module et un argument de z .
✞ ☎
p.182 Exercice 23 Soit θ ∈ [0, π] et z = 1 + e2iθ .
✝ ✆
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1. Factoriser z puis en étudier module et argument.
2. Comparer avec une autre méthode.
Cal uls usuels Il est aisé de calculer des produits, des quotients et des
puissances de nombres complexes non nuls écrits sous forme trigonométrique.
En effet, pour θ1 ∈ IR et θ2 ∈ IR, si z1 = |z1 | eiθ1 et z2 = |z2 | eiθ2 , alors :
• on a z1 z2 = |z1 | eiθ1 |z2 | eiθ2 = |z1 | |z2 | eiθ1 eiθ2 = |z1 | |z2 | ei(θ1 +θ2 ) ;
z1 |z1 | i(θ1 −θ2 )
• on a de même = e ;
z2 |z2 |
• pour tout n ∈ ZZ, on a z1n = |z1 |n einθ1 .
On en déduit le corollaire suivant.
Corollaire 15
Soit z1 ∈ C∗ et z2 ∈ C∗ , d’arguments respectifs θ1 et θ2 . Alors :
• z1 z2 est non nul, et le réel θ1 + θ2 est un argument de z1 z2 ;
z1 z1
• est non nul, et le réel θ1 − θ2 est un argument de ;
z2 z2
6 0, et le réel n θ1 est un argument de z1n .
• si n ∈ ZZ, alors z1n =
8 Exponentielle omplexe
Dans cette partie, on suppose connues les propriétés de la fonction exponen-
tielle réelle étudiée en Terminale.
Définition 5
Pour tout z ∈ C, on appelle ez , ou encore exp z , lire « exponentielle
de z », le nombre complexe ez = eRe z ei Im z .
163
Chapitre 3. Nombres omplexes
Proposition 16
′ ′
• Si z et z ′ sont deux complexes, alors on a ez+z = ez ez .
• Pour tout z ∈ C, on a ez 6= 0 et (ez )−1 = e−z .
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Principe de démonstration.
• Faire le calcul en introduisant les parties réelles et imaginaires de z et z ′ .
✞ ☎
• Conséquence immédiate du point précédent. Démonstration page 182
✝ ✆
Proposition 17
Soit a un nombre complexe non nul.
• Il existe (au moins) un complexe z tel que ez = a.
• Si z0 est un nombre complexe vérifiant ez0 = a, alors pour tout z ∈ C,
on a ez = a si, et seulement s’il existe k ∈ ZZ tel que z = z0 + 2i k π.
Rappel :
• On sait que tout réel strictement positif a possède deux racines carrées qui
√ √ √
sont a et − a ; rappelons que a désigne la racine positive de a.
• Le réel 0 ne possède qu’une seule racine carrée qui est 0.
Proposition 18
Tout complexe non nul admet exactement deux racines carrées opposées.
✞ ☎
Démonstration page 182
✝ ✆
Principe de démonstration. Écrire z = r eiθ et chercher Z sous la forme Z = ρ ei ϕ .
164
II Resolution
d'equations
dans C
Attention On ne sait pas, dans C, privilégier l’une des deux racines d’un
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complexe z , contrairement à ce qui se passe lorsque z ∈ IR+ où l’on choi-
sit, parmi les deux racines carrées de z , celle qui est positive que l’on note
√
alors z . Par suite :
√
• il est impossible d’utiliser la notation z pour un complexe z quelconque ;
• il faut donc parler d’une (article indéfini) racine carrée de z et non pas de
la (article défini) racine carrée de z .
Méthode algébrique. L’utilisation de formes trigonométriques donne fa-
cilement les expressions des racines carrées d’un nombre complexe non nul
quelconque mais on a parfois besoin d’exprimer une racine de z sous forme
algébrique, i.e. sans utilisation de ligne trigonométrique. On a vu ci-dessus
comment faire lorsque z ∈ IR. Supposons donc z 6∈ IR et prenons z = x + iy
avec x ∈ IR et y ∈ IR∗ . Soit Z = X + i Y avec (X, Y ) ∈ IR2 tel que Z 2 = z .
• On en déduit :
∗ par égalité des parties réelles, X 2 − Y 2 = x ; (i)
p
∗ par égalité des modules, X2
+Y = + ; 2 x2 y2 (ii)
∗ par égalité des parties imaginaires, 2 X Y = y (iii)
(comme y = 6 0, cela entraîne X 6= 0 et Y 6= 0).
Par somme et différence de (i) et (ii), on obtient X 2 et Y 2 , et donc X
et Y au signe près, soit quatre possibilités puisque X 6= 0 et Y 6= 0.
• D’après (iii) le produit X Y est du signe de y et il existe donc seulement
deux couples (X, Y ) vérifiant ces trois conditions, couples que l’on peut
alors exprimer en fonction de x et de y .
• Bien que n’utilisant que des conditions nécessaires (implications), le rai-
sonnement précédent donne toutes les racines de z puisqu’il en donne au
plus deux et que l’on sait qu’il en existe exactement deux.
✞ ☎
p.183 Exercice 24
✝ ✆
1. Déterminer sous forme algébrique les racines carrées de z = 1 + i .
2. Les donner sous forme trigonométrique et en déduire des expressions algébriques
π π
de cos et sin , i.e. n’utilisant que les quatre opérations et des racines carrées.
8 8
165
Chapitre 3. Nombres omplexes
Resolution
de l'equation
du se ond degre
De nition Soit a ∈ C∗ , b ∈ C et c ∈ C. Mettre le trinôme a z 2 + b z + c sous
forme canonique, c’est déterminer deux complexes α et β tels que :
∀z ∈ C a z 2 + b z + c = a (z + α)2 + β.
Proposition 19
Soit a ∈ C∗ , b ∈ C et c ∈ C ainsi que l’équation :
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a z 2 + b z + c = 0. (E)
On note ∆ = b2 − 4 a c son discriminant.
• Si ∆ 6= 0, alors en appelant δ une racine carrée de ∆, l’équation (E)
−b + δ −b − δ
admet deux racines distinctes : z1 = et z2 = ·
2a 2a
b
• Si ∆ = 0, alors l’équation (E) admet une racine double z0 = − ·
2a
Corollaire 20
Soit a, b et c trois réels, a étant non nul, ainsi que l’équation :
a z 2 + b z + c = 0. (E)
On note ∆ = b2 − 4 a c son discriminant.
• Si ∆ > 0, alors (E) a deux racines réelles distinctes
√ √
−b + ∆ −b − ∆
z1 = et z2 = ·
2a 2a
b
• Si ∆ = 0, alors (E) a une racine double réelle z0 = − ·
2a
• Si ∆ < 0, alors (E) a deux racines complexes distinctes conjuguées :
√
−b + i −∆
z1 = et z2 = z1 .
2a
166
II Resolution
d'equations
dans C
✞ ☎
p.184 Exercice 26 Étant donné un réel θ , résoudre l’équation z 2 − 2z cos θ + 1 = 0 .
✝ ✆
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absolues lorsque l’équation dépend de paramètres !
Principe de démonstration.
• Si l’on sait que z1 et z2 sont les racines, alors les formules donnant les racines permettent
de conclure.
✞ ☎
• Pour la réciproque, développer le produit a (z − z1 ) (z − z2 ) . Démonstration page 184
✝ ✆
Point méthode
On utilise la proposition précédente sous plusieurs formes.
• Si l’on sait que z1 et z2 sont les racines de l’équation a z 2 + b z + c = 0,
alors on peut simplifier toute expression symétrique en z1 et z2 , et l’éva-
luer en fonction de z1 + z2 et z1 z2 , et donc de a, b et c, sans avoir à
expliciter z1 et z2 .
• Si z1 et z2 sont les racines de l’équation a z 2 + b z + c = 0, et si l’on
connaît une de ces racines, alors on peut facilement en déduire l’autre.
• Si l’on connaît deux complexes s et p, et si l’on cherche z1 et z2 tels
que z1 + z2 = s et z1 z2 = p, alors une façon élégante et efficace de faire
est de dire que z1 et z2 sont les racines de l’équation z 2 − s z + p = 0.
✞ ☎
p.185 Exercice 27 Soit z1 et z2 les deux racines de l’équation z 2 − z + 4 = 0 .
✝ ✆
Exprimer z12 + z22 − z1 z2 en fonction de z1 + z2 et de z1 z2 , et en déduire sa valeur.
167
Chapitre 3. Nombres omplexes
✞ ☎
p.185 Exercice 28 Dire pourquoi les racines de l’équation z 2 − 2 z cos θ + 1 = 0 peuvent
✝ ✆
maintenant être qualifiées de racines évidentes.
✞ ☎
p.185 Exercice 29 Résoudre l’équation z 2 − (1 + a + a2 ) z + a (1 + a2 ) = 0 , où a ∈ C.
✝ ✆
univ.scholarvox.com:Université de Paris:2110307554:88828536:81.194.22.198:1593989560
Dans toute cette partie, n désigne un entier naturel non nul.
Définition 7
• Si z ∈ C, on appelle racine n-ième de z tout Z ∈ C tel que Z n = z .
• Les racines n-ièmes de 1 sont encore appelées racines n-ièmes de
l’unité.
Ra ines n -iemes
de l'unite
Notation L’ensemble des racines n-ièmes de l’unité est noté Un .
✞ ☎
p.185 Exercice 30
✝ ✆
1. Vérifier que Un est non vide.
2. Montrer que le produit de deux éléments de Un est élément de Un .
3. Montrer que l’inverse de tout élément de Un est élément de Un .
Proposition 22
Il existe exactement n racines n-ièmes de l’unité, qui sont les complexes :
2kπ
ξk = ei n = (ξ1 )k , avec k ∈ [[0, n − 1]].
De plus un complexe z = eiϕ avec ϕ réel vérifie z n = 1 si, et seulement si, n ϕ ≡ 0 [2π] ce qui
équivaut à :
2k π
∃ k ∈ ZZ n ϕ = 2k π ou encore à ∃k ∈ ZZ ϕ= ·
n
2kπ
• À tout entier relatif k , associons le complexe ξk = ei n .
D’après ce qui précède, l’ensemble des racines n -ièmes de 1 est l’ensemble {ξk | k ∈ ZZ } .
Soit k un entier relatif. La division euclidienne de k par n permet de trouver t ∈ [[0, n − 1]]
et q ∈ ZZ tels que k = n q + t . On a alors :
2tπ
ξk = ei( n
+2q π)
= ξt .
L’ensemble des racines n -ièmes de 1 est donc l’ensemble ξt ; t ∈ [[0, n − 1]] .
168
II Resolution
d'equations
dans C
• Pour terminer, vérifions qu’il y a exactement n racines n -ièmes, c’est-à-dire que les nombres
complexes ξ0, ξ1 , . . . , ξn−1 sont distincts deux à deux.
2k π 2ℓ π
Soit k et ℓ deux entiers de [[0, n − 1]] tels que ξk = ξℓ ; on a alors ≡ [2π] , et il
n n
2k π 2ℓ π
existe donc un entier relatif q tel que = + 2q π , soit encore k − ℓ = n q .
n n
Comme k et ℓ sont deux entiers de l’intervalle [[0, n−1]] , leur différence ne peut être multiple
de n que si k et ℓ sont égaux.
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Proposition 23
Soit n un entier supérieur ou égal à 2.
• Si ξ est une racine n-ième de l’unité différente de 1, on a :
1 + ξ + ξ 2 + · · · + ξ n−1 = 0.
Principe de démonstration. Pour le premier point, remarquer qu’il s’agit d’une somme des
termes d’une progression géométrique.
Le second s’en déduit en prenant, pour ξ , le ξ1 de la proposition précédente.
✞ ☎
Démonstration page 185
✝ ✆
✞ ☎
p.185 Exercice 31
✝ ✆
• Représenter les images des racines cubiques (racines 3 -ièmes) de 1 .
• Si j = exp( 2i3π ), que vaut 1 + j + j 2 ?
✞ ☎
p.186 Exercice 33 Résoudre l’équation z 2 − z + 1 = 0 .
✝ ✆
Ra ines n -iemes
d'un nombre omplexe
Proposition 24
Si Z0 est une racine n-ième de z , l’ensemble des racines n-ièmes de z est :
{Z0 ξ ; ξ ∈ Un } .
✞ ☎
Démonstration page 186
✝ ✆
169
Chapitre 3. Nombres omplexes
Point méthode
Pour trouver toutes les racines n-ièmes de z , il suffit donc d’en exhiber une
et de la multiplier par toutes les racines n-ièmes de l’unité.
✞ ☎
p.186 Exercice 34 Pour n ∈ IN, résoudre l’équation z 2n+1 + 1 = 0 .
✝ ✆
univ.scholarvox.com:Université de Paris:2110307554:88828536:81.194.22.198:1593988275
Corollaire 25
Soit un entier naturel n =
6 0 et un complexe z 6= 0 de module r et d’argu-
ment θ , le complexe z admet n racines n-ièmes qui sont les complexes :
1 θ 2kπ
Zk = r n ei( n + n
)
avec k ∈ [[0, n − 1]].
✞ ☎
p.186 Exercice 35 Déterminer les racines cinquièmes de 1 + i .
✝ ✆
170
III Appli ations geom
etriques
Point méthode
Pour exprimer b−a b−a
c−a ∈ IR ou c−a ∈ i IR , penser à utiliser le conjugué de cette
quantité (cf. méthodes page 152 et page 153).
✞ ☎
p.186 Exercice 36 Soit A et B deux points distincts du plan, d’affixes respectives a et b .
✝ ✆
Montrer qu’un point M d’affixe z appartient au cercle Γ de diamètre [AB] si, et
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seulement si :
2 z z̄ − (a + b) z − (a + b) z̄ + a b + a b = 0.
−−→ −−→
Rappel : M ∈ Γ si, et seulement si, les vecteurs M A et M B sont orthogonaux.
✞ ☎
p.187 Exercice 37 Soit A1 , A2 et A3 trois points du cercle trigonométrique, deux à deux
✝ ✆
distincts, d’affixes respectives a1 , a2 et a3 . Soit H un point quelconque d’affixe h.
1. Montrer que (A1 H) ⊥ (A2 A3 ) si, et seulement si, (a1 − h) − ā1 − h a2 a3 = 0 .
2. Montrer que H ∈ (A2 A3 ) si, et seulement si, (a2 − h) + ā2 − h a2 a3 = 0 .
Translations, homotheties
Définition 8
La translation de vecteur ~u est l’application du plan dans lui-même qui, à
−−−→
tout point M , associe l’unique point M ′ tel que M M ′ = ~u .
Proposition 28
Soit ~u un vecteur du plan et a son affixe. La translation de vecteur ~u est
représentée dans le plan complexe par l’application C −→ C
z 7−→ z + a.
✞ ☎
Démonstration page 187
✝ ✆
171
Chapitre 3. Nombres omplexes
Proposition 29
L’homothétie de centre Ω, d’affixe ω , et de rapport λ est représentée dans
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le plan complexe par l’application C −→ C
z 7−→ ω + λ (z − ω).
✞ ☎
Démonstration page 187
✝ ✆
✞ ☎
p.187 Exercice 38 Donner la représentation complexe de la symétrie par rapport à un
✝ ✆
point A d’affixe a.
Rotations
Soit Ω un point du plan et θ ∈ IR.
Définition 10
La rotation de centre Ω et d’angle θ est l’applica-
M′
tion du plan dans lui-même qui transforme Ω en Ω,
et tout point M 6= Ω en l’unique point M ′ tel que :
−−→ −−→ −−→
\ −−→ θ M
kΩM k = kΩM ′ k et (ΩM , ΩM ′ ) ≡ θ [2π].
Ω
Proposition 30
La rotation r de centre Ω, d’affixe ω , et d’angle θ est représentée dans le
plan complexe par l’application C −→ C
z 7−→ ω + eiθ (z − ω).
✞ ☎
Démonstration page 187
y ✝ ✆
Exemple A1
A2 Soit n ∈ IN∗ et z un complexe non nul. En dé-
signant par (Zk )k∈[[0,n−1]] les racines n-ièmes
2π
n A0 de z et par (Ak )k∈[[0,n−1]] leurs images, on a :
172
III Appli ations geom
etriques
Similitudes dire tes
Définition 11
On appelle similitude directe du plan toute application du plan dans lui-
même représentée dans le plan complexe par z 7→ a z+b, avec (a, b) ∈ C∗ ×C.
339
Remarques Comme dans le cas des fonctions réelles, on définit la composée
de deux applications F et G du plan par G ◦ F : M 7→ G F (M ) .
• Il est alors aisé de prouver que la composée des deux similitudes directes
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est une similitude directe.
• D’après les propositions précédentes, on voit que translations, homothéties
et rotations sont des similitudes directes. Par suite il en est de même de
toutes leurs composées.
Exemple Une similitude directe conserve les angles et les rapports des distances.
Soit une similitude représentée par z 7→ a z + b . Considérons A1 , A2 , A3 et A4 , des
points tels que A1 6= A2 et A3 6= A4 . Notons z1 , z2 , z3 et z4 leurs affixes respectives
ainsi que z1′ , z2′ , z3′ et z4′ les affixes de leurs images A′1 , A′2 , A′3 et A′4 . On a alors :
z4′ − z3′ z4 − z3
z2′ − z1′ = a (z2 − z1 ) et z4′ − z3′ = a (z4 − z3 ) et donc ′ − z′ = z − z ·
z 2 1 2 1
d A′3 , A′4 d A3 , A4
• Par égalité des modules, on déduit = ·
d A′1 , A′2 d A1 , A2
−−−→\ −−−→ \
−−−→ −−−→
• Par comparaison des arguments, on déduit : (A′1 A′2 , A′3 A′4 ) ≡ (A1 A2 , A3 A4 ) [2π].
Proposition 31
Soit a ∈ C∗ , b ∈ C et F la similitude du plan représentée par z 7→ a z + b.
• Si a = 1, alors l’application F est la translation de vecteur d’affixe b.
• Si a 6= 1, alors l’application F admet un unique point invariant Ω,
appelé centre de la similitude. En désignant par α un argument de a,
l’application F s’écrit alors F = H ◦ R = R ◦ H , avec :
∗ R la rotation de centre Ω et d’angle α,
∗ H l’homothétie de centre Ω et de rapport |a|.
Le réel |a| est appelé rapport de la similitude et α une mesure de
l’angle de la similitude.
✞ ☎
Démonstration page 187
✝ ✆
Remarque Avec les notations de la proposition précédente :
• si a ∈ IR∗ , l’application F est l’homothétie de centre Ω et de rapport a ;
• si |a| = 1 et a 6= 1, l’application F est la rotation de centre Ω et d’angle α.
Symetries
Proposition 32
L’application z 7→ z̄ représente la symétrie du plan par rapport à la
droite (O,~ı).
✞ ☎
Démonstration page 188
✝ ✆
173
Chapitre 3. Nombres omplexes
y y
Mi
b
b
Mz
M−1 M1
b b
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O x O x
b
b Mz̄
M−i
Les points Mz et Mz̄ sont évidemment symétriques par rapport à l’axe Ox.
Proposition 2
Soit deux complexes z1 = x1 + i y1 et z2 = x2 + i y2 avec (x1 , x2 , y1 , y2 ) réels.
1. Alors, z1 + z2 = x1 + x2 + i (y1 + y2 ) = x1 + x2 − i (y1 + y2 ) = z1 + z2 .
2. De même :
z1 z2 = x1 x2 − y1 y2 + i (x1 y2 + x2 y1 )
= x1 x2 − y1 y2 − i (x1 y2 + x2 y1 ) = z1 z2 .
z−i
Exercice 4 Soit z ∈ C \ {−i} . Alors ∈ IR si, et seulement si :
1−iz
z−i z−i z̄ + i
= =
1−iz 1−iz 1 + i z̄
174
Démonstrations et solutions des exercices du cours
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Exercice 5
1. Posons z1 = x1 + i y1 et z2 = x2 + i y2 avec x1 , y1 , x2 et y2 réels. Par définition
du module, on a alors :
p
|z1 − z2 | = (x1 − x2 )2 + (y1 − y2 )2 = d Mz1 , Mz2 .
2. Représentations graphiques :
y y
r r
Ω Ω
O x O x
Cercle Mz ; |ω − z| = r Disque Mz ; |ω − z| 6 r
Exercice 6
• Si z ∈ IR+ , on a évidemment Re z = z = |z|, et donc Re z = |z|.
• Supposons Re z = |z|. En posant x = Re z et y = Im z , l’égalité Re z = |z|
entraîne alors x2 + y 2 = x2 et donc y = 0 . On en déduit :
x = Re z = |z| > 0
Par suite, z = x est élément de IR+ .
Proposition 4 Soit z ∈ C∗ .
• On a alors z̄ =
6 0 et donc |z|2 6= 0 .
z 1 z̄
Par suite la relation zz = |z|2 peut s’écrire z = 1 ce qui donne = 2 ·
|z|2 z |z|
1
• La relation |z| = 1 qui s’écrit encore 1 = |z|2 = zz est équivalente à = z̄ .
z
175
Chapitre 3. Nombres omplexes
Proposition 5 Soit z1 ∈ C et z2 ∈ C .
2
• On a immédiatement |z1 z2 |2 = z1 z2 z1 z2 = z1 z1 × z2 z2 = |z1 | |z2 | .
Comme |z1 z2 | et |z1 | |z2 | sont des réels positifs on en déduit |z1 z2 | = |z1 | |z2 |.
z1 z1
• En supposant z2 6= 0 on a z1 = z2 et donc |z1 | = |z2 |.
z2 z2
On en déduit le résultat en divisant par |z2 | qui est non nul.
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Exercice 7 Montrons par récurrence sur n ∈ IN :
P
n P
n
Hn « Pour tout (z0 , . . . zn ) ∈ Cn+1 , on a zk 6 |zk |. »
k=0 k=0
176
Démonstrations et solutions des exercices du cours
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Enfin, la dernière relation est une conséquence immédiate des deux premières.
Exercice 9
• D’après ce que l’on a vu en trigonométrie, Uθ est le point du cercle trigonométrique
−→\ −−→
tel que Ox, OUθ ≡ θ [2π].
• On en déduit immédiatement les symétries existant entre les divers points Uθ ,
Uπ−θ , Uπ+θ et U−θ , comme on le voit, ci-dessous, sur le dessin de gauche.
π π
Les points d’affixe ei 2 , eiπ , e−i 2 sont représentés sur le dessin de droite.
y y π
ei 2 = i
b
ei(π−θ) eiθ
θ eiπ = −1 b
O x O x
ei(π+θ) e−iθ
b
π
e−i 2 = −i
• Le point Uθ+ϕ se déduit de Uθ par une rotation de centre O et d’angle ϕ.
Exercice 11
1. La formule du binôme de Newton nous donne :
5
(cos θ + i sin θ) = cos5 θ + 5 i cos4 θ sin θ − 10 cos3 θ sin2 θ
− 10 i cos2 sin3 θ + 5 cos θ sin4 θ + i sin5 θ.
177
Chapitre 3. Nombres omplexes
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4. En identifiant les parties imaginaires de la première relation, on a :
sin 5θ = 5 cos4 θ sin θ − 10 cos2 sin3 θ + sin5 θ
Exercice 12
1. La formule de Moivre nous donne :
cos 6 θ = Re(cos θ + i sin θ)6
= cos6 θ − 15 cos4 θ sin2 θ + 15 cos2 θ sin4 θ − sin6 θ
= cos6 θ − 15 cos4 θ (1 − cos2 θ) + 15 cos2 θ (1 − cos2 θ)2 − (1 − cos2 θ)3
= 32 cos6 θ − 48 cos4 θ + 18 cos2 θ − 1.
2. Supposons qu’il existe une fonction f telle que sin 6θ = f (sin θ) pour tout θ ∈ IR .
On a alors :
√
f 22 = f sin π4 = sin 32π = −1
√
f 22 = f sin 34π = sin 92π = 1
ce qui est impossible. Par suite, il n’existe pas de telle fonction.
Exercice 13
π π
1. Comme θ ∈ ]− 10 , 10 [ , on a 5θ ∈ ]− π2 , π2 [ ; ainsi tan θ et tan 5θ sont définis et :
sin 5θ 5 cos4 θ sin θ − 10 cos2 sin3 θ + sin5 θ
tan 5θ = = ·
cos 5θ cos5 θ − 10 cos3 θ sin2 θ + 5 cos θ sin4 θ
2. En divisant numérateur et dénominateur par cos5 θ , on obtient :
5 tan θ − 10 tan3 θ + tan5 θ
tan 5θ = ·
1 − 10 tan2 θ + 5 tan4 θ
Exercice 14
1. En utilisant la formule de Moivre et la formule du binôme, on a :
n
X
n n
cos nθ + i sin nθ = (cos θ + i sin θ) = cosn−k θ (i sin θ)k .
k
k=0
178
Démonstrations et solutions des exercices du cours
2. Les termes réels de cette somme correspondent aux valeurs paires de l’indice, de
la forme k = 2p, l’entier p vérifiant p 6 n2 , c’est-à-dire p 6 ⌊ n2 ⌋·
En identifiant les parties réelles de l’égalité ci-dessus, on obtient :
n
⌊2⌋
X
p n
cos nθ = (−1) cosn−2p θ sin2p θ. (a)
p=0
2p
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Les termes imaginaires de la somme correspondent aux valeurs impaires de l’in-
dice k , de la forme k = 2p + 1 avec p vérifiant 2p + 1 6 n, c’est-à-dire p 6 ⌊ n−1
2 ⌋·
π
3. En supposant nθ 6≡ 2 [π], on peut écrire :
⌊ n−1
P2 ⌋
p n
(−1) 2p+1 cosn−(2p+1) θ sin2p+1 θ
sin nθ p=0
tan nθ = = ·
cos nθ ⌊n
P2⌋
p n
(−1) 2p cosn−2p θ sin2p θ
p=0
π
Si, de plus, θ 6≡ 2 [π], en divisant numérateur et dénominateur par cosn θ , on a :
⌊ n−1
P2 ⌋
(−1)p n
2p+1 tan2p+1 θ
sin nθ p=0
tan nθ = = ·
cos nθ n
⌊P
2⌋
p n
(−1) 2p tan2p θ
p=0
179
Chapitre 3. Nombres omplexes
Exercice 16
En partant d’une formule d’Euler, la formule du binôme nous donne :
(eiθ + e−iθ )5
cos5 θ =
25
1
= 5 e5iθ + 5 e3iθ + 10 eiθ + 10 e−iθ + 5 e−3iθ + e−5iθ
2
1
= (cos 5θ + 5 cos 3θ + 10 cos θ).
32
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Exercice 17 On peut utiliser :
(eiθ +e−iθ )4
• soit la méthode précédente, en développant 24 ,
• soit l’égalité cos θ = (cos θ) ce qui est, ici, un peu plus rapide.
4 2 2
1 + cos 2θ
Comme cos2 θ = , on a :
2
2
4 1 + cos 2θ 1
cos θ = = 1 + 2 cos 2θ + cos2 2θ .
2 4
1 + cos 4θ
En utilisant cos2 2θ = , on obtient :
2
1 1 3
cos4 θ = cos 4 θ + cos 2θ + ·
8 2 8
Exercice 18 On peut écrire :
z = 1 + e2iθ = eiθ e−iθ + eiθ = 2 cos θ eiθ .
On en déduit z 100 = 2100 (cos θ)100 e100 iθ et donc :
Re(z 100 ) = 2100 (cos θ)100 cos(100 θ).
Exercice 19
On a :
z = ei(
θ1 +θ2
2 ) ei( θ1 −θ
2
2
) + e−i( θ1 −θ
2
2
) = 2 cos θ1 − θ2 ei( θ1 +θ
2
2
).
2
et donc : n
θ1 − θ2
en i( 2 ) .
θ1 +θ2
z n = 2n cos
2
θ1 −θ2 n
On en déduit Re(z n ) = 2n cos 2 cos n θ1 +θ
2
2
·
n
Attention Ici, le module de z est 2n cos θ1 −θ
2
2
mais il est inutile d’en parler pour
le calcul que nous avons fait ci-dessus.
Exercice 20
p+q
1. En mettant en facteur ei 2 , on obtient :
p+q
p−q −p+q
p+q
p−q
eip + eiq = ei 2 ei 2 + ei 2 = 2 ei 2 cos 2 · (a)
En prenant la partie réelle, on en déduit :
p+q
p−q
cos p + cos q = 2 cos 2 cos 2 ·
180
Démonstrations et solutions des exercices du cours
p+q
2. En mettant en facteur ei 2 , on obtient :
p−q
i p+q −p+q p+q
p−q
eip − eiq = e 2 ei 2 − ei 2 = 2 i ei 2 sin 2 · (b)
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sin p + sin q = 2 sin p+q
2 cos p−q
2
θ θ θ θ
1 − ei(n+1)θ ei(n+1) 2 e−i(n+1) 2 − ei(n+1) 2 in θ2 sin(n + 1) 2
= = e ·
1 − eiθ θ
ei 2
θ θ
e−i 2 − ei 2 sin θ2
On en déduit immédiatement :
1 − ei(n+1)θ cos n θ2 sin(n + 1) 2θ
Sn = Re = ·
1 − eiθ sin 2θ
Pour θ = 0 ou θ = 2π , on ne peut pas utiliser la méthode précédente puisque eiθ = 1 .
Dans ce cas on trouve directement Sn = n + 1
Proposition 14
1. Comme z 6= 0 et donc |z| 6= 0 , on peut donc poser u = z/|z|.
On a alors |u| = 1 , et la proposition 10 de la page 157 nous dit qu’il existe θ0 ∈ IR
tel que u = eiθ0 . Le résultat est alors immédiat en prenant r0 = |z|.
2. Si z = r eiθ alors on a |z| = |r| |eiθ | = |r| puisque |eiθ | = 1 .
Comme r ∈ IR+ , on a r = |r| = |z|.
3. Soit θ tel que z = |z| eiθ = |z| eiθ0 .
Comme |z| 6= 0 , on a alors eiθ0 = eiθ et la proposition 10 de la page 157 nous dit
qu’il existe k ∈ ZZ tel que θ = θ0 + 2kπ , ou encore θ ≡ θ0 [2π].
Exercice 22 Par hypothèse, le complexe a + i b est non nul. En appelant r son module
et θ l’un de ses arguments, on peut écrire :
a cos x + b sin x = r cos θ cos x + r sin θ sin x,
181
Chapitre 3. Nombres omplexes
ce qui donne :
a cos x + b sin x = r cos(x − θ)
ou encore :
π
a cos x + b sin x = r cos(x − θ) = r sin(x + θ′ ) avec θ′ = − θ.
2
Exercice 23
1. On a z = 1 + e2iθ = eiθ e−iθ + eiθ = 2 cos θ eiθ .
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Si θ ∈ [0, π2 [ alors cos θ > 0 , donc |z| = 2 cos θ et un argument de z est θ .
Si θ ∈ ] π2 , π[ alors cos θ < 0 , donc |z| = −2 cos θ et un argument de z est θ + π .
π
Si θ = 2 alors z = 0 et il n’a pas d’argument.
2. En utilisant la trigonomérie élémentaire on peut écrire :
z = 1 + cos 2θ + i sin 2θ
= 2 cos2 θ + 2i sin θ cos θ
= 2 cos θ (cos θ + i sin θ)
Proposition 16
• Si l’on pose x = Re z , y = Im z , x′ = Re z ′ et y ′ = Im z ′ , alors on a :
′ ′ ′
ez+z = e(x+x )+i (y+y )
′ ′
= ex+x ei (y+y ) définition de l’exponentielle complexe
′ ′
= ex ex eiy eiy propriétés de l’exponentielle réelle et de t 7→ eit
′ ′ ′
= ex eiy ex eiy = ez ez .
182
Démonstrations et solutions des exercices du cours
Exercice 24
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2
X −Y2 =√ 1
et X Y > 0.
X2 + Y 2 = 2
Par somme et différence des deux équation, on déduit :
√ √
2 1+ 2 2 −1 + 2
X = et Y = ·
2 2
Comme 2 X Y = 2 > 0 , les racines carrées de 1 + i sont :
s s s s
√ √ √ √
1+ 2 −1 + 2 1+ 2 −1 + 2
Z1 = +i et Z2 = −Z1 = − −i ·
2 2 2 2
√ π π
2. Comme 1 + i = 2 ei 4 , les racines carrées de 1 + i s’écrivent aussi ±21/4 ei 8 .
π π
Puisque cos > 0 , on a Z1 = 21/4 ei 8 , et donc :
8
s √ p √ p √
π 1+ 2 2+ 2 π 2− 2
cos = √ = et de même sin = ·
8 2 2 2 8 2
• Supposons ∆ =
6 0 ; en notant δ une racine carrée de ∆, on a :
2 !
2 b δ 2
b−δ b+δ
az + bz + c = a z+ − 2 =a z+ z+ ·
2a 4a 2a 2a
−b + δ −b − δ
L’équation (E) admet donc deux racines distinctes : et ·
2a 2a
2
b
• Supposons ∆ = 0 ; alors a z + b z + c = a z +
2
et (E) admet une racine
2a
b
double z0 = − ·
2a
183
Chapitre 3. Nombres omplexes
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Le signe de u v entraîne que les deux racines de ∆ sont ± (1 + 2i).
(3+4 i)±(1+2i)
Par suite les racines de l’équation donnée sont 2 c’est-à-dire :
2 + 3 i et 1 + i.
Proposition 21
• Si z1 et z2 sont les deux racines de l’équation, en utilisant les formules donnant les
racines d’une équation du second degré on obtient facilement :
b c
z1 + z2 = − et z1 z2 = ·
a a
b c
• Réciproquement, si z1 + z2 = − et z1 z2 = , alors :
a a
a (z − z1 ) (z − z2 ) = a z 2 − (z1 + z2 ) z + z1 z2 = a z 2 + b z + c
et donc l’équation a z 2 + b z + c = 0 a pour racines z1 et z2 (éventuellement égales
si z1 = z2 ).
184
Démonstrations et solutions des exercices du cours
Exercice 27 On a :
z12 + z22 − z1 z2 = (z1 + z2 )2 − 3 z1 z2 = 12 − 3 × 4 = −11.
Exercice 28 Les racines de l’équation z 2 −2 z cos θ+1 sont les deux nombres complexes
dont la somme est 2 cos θ et le produit 1 .
D’après les formules d’Euler, on sait que ce sont eiθ et e−iθ .
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z 2 − (1 + a + a2 ) z + a (1 + a2 ) = 0
sont a et 1 + a2 .
Exercice 30
1. Parmi les racines n-ièmes de l’unité, il y a évidemment 1 .
2. Si z1 et z2 sont deux éléments de Un , alors (z1 z2 )n = z1n z2n = 1 , et donc z1 z2
est un élément de Un .
3. Si z est élément de Un alors :
n
1 1
z 6= 0 et = n = 1,
z z
1
ce qui prouve que est un élément de Un .
z
Proposition 23
1 − ξn
• Comme ξ =
6 1, on a 1 + ξ + ξ 2 + · · · + ξ n−1 = , ce qui vaut 0 car ξ n = 1 .
1−ξ
• Comme n > 2 , on a ξ1 =
6 1 et la somme S des racines n-ième de l’unité s’écrit :
S = 1 + ξ1 + ξ2 + · · · + ξn−1 = 1 + ξ1 + ξ12 + · · · + ξ1n−1 = 0.
Exercice 31
Mj y
b
• Comme les racines cubiques de l’unité sont
2i π 4 i π 2π
M1
1, j = exp et j 2 = exp 3
b
3 3 O x
les images de ces racines, M1 , Mj et Mj 2 ,
forment le triangle équilatéral ci-contre.
b
Mj 2
• Comme j est une racine cubique de l’unité, différente de 1 , on a :
1 + j + j 2 = 0.
Exercice 32
2
• Le complexe ξ = exp( i6π ) = j est un élément de U6 .
Mais l’ensemble de ses puissances, qui est égal à {1, j, j 2 } , est différent de U6 qui
contient 6 éléments.
• Toutefois, la somme 1 + ξ + ξ 2 + · · · + ξ n−1 vaut toujours 0 puisque ξ 6= 1 .
185
Chapitre 3. Nombres omplexes
Proposition 24
• Dans le cas où z = 0 , le résultat est évident puisque le nombre complexe 0 a une
seule racine n-ième qui est 0 , et que {Z0 ξ ; ξ ∈ Un } = {0} .
• Supposons donc z = 6 0 . Comme Z0n = z , l’équation Z n = z s’écrit aussi Z n = Z0n .
n
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Z
Étant donné que Z0 6= 0 , elle est équivalente à = 1.
Z0
Par suite, on a Z n = z si, et seulement si :
Z
∃ξ ∈ Un =ξ ou encore ∃ξ ∈ Un Z = ξ Z0 .
Z0
Exercice 34 On remarque que −1 est une solution évidente. Les solutions sont donc
les opposées des racines (2n + 1)-ièmes de l’unité.
√ iπ
Exercice 35 Comme 1 + i = 2 e 4 , l’ensemble des ses racines cinquièmes est :
π
1 i 20 + 2kπ
2 e
10 5 ; k ∈ [[0, 4]] .
186
Démonstrations et solutions des exercices du cours
Exercice 37
a1 −h
1. La relation (HA1 ) ⊥ (A2 A3 ) se traduit par a3 −a2 ∈ i IR, c’est-à-dire :
a1 − h ā1 − h
+ = 0.
a3 − a2 ā3 − ā2
Comme A2 et A3 sont sur le cercle trigonométrique, on a |a2 | = |a3 | = 1 , et
donc :
1 1
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a2 − a3
ā3 − ā2 = − = ·
a3 a2 a2 a3
On en déduit aisément la relation demandée, en simplifiant par a2 − a3 , qui est
non nul puisque A2 =
6 A3 .
a2 −h
2. La relation H1 ∈ A2 A3 se traduit par a3 −a2 ∈ IR , c’est-à-dire :
a2 − h ā2 − h̄
− = 0.
a3 − a2 ā3 − ā2
On termine comme dans la question précédente.
Exercice 38
• Une telle symétrie est une homothétie de centre a et de rapport −1 . Elle est donc
représentée par f : z 7→ a − (z − a) = 2 a − z.
• On peut aussi dire que, si a, z et z ′ sont les affixes respectives de A, de M et
de son symétrique M ′ , on a a = 21 (z + z ′ ), soit z ′ = 2a − z .
Proposition 31
• Lorsque a = 1 , c’est le résultat de la proposition 28 de la page 171.
• Supposons a = 6 1 . Un point M d’affixe z est invariant par F si, et seulement si, z
b
vérifie l’équation z = az + b , qui a pour unique solution car a 6= 1 .
1−a
b
L’unique point invariant par F est donc le point Ω d’affixe z0 = ·
1−a
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Chapitre 3. Nombres omplexes
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z1 − z0 = eiα (z − z0 ) et z2 − z0 = |a| (z1 − z0 )
ce qui donne :
z2 − z0 = |a| eiα (z − z0 ) = a (z − z0 ).
Le complexe z2 est donc l’affixe du point F (M ), ce qui montre l’égalité F = H ◦ R .
On montre de même l’égalité F = R ◦ H .
M + M′
Proposition 32 Si M et M ′ sont les deux points d’affixes z et z̄ , on a ∈ (O,~ı)
2
−−−→′
et M M colinéaire à ~ . Donc M ′ est le symétrique de M par rapport à (O,~ı).
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