RFC793 page - 1 - Postel
RFC : 793
Remplace : RFC 761
IENs: 129, 124, 112, 81, 55, 44, 40, 27, 21, 5
SPÉCIFICATION DU PROTOCOLE DE CONTROLE DE TRANSMISSION
Préface
Ce document décrit le protocole DoD Standard Transmission Control Protocol (TCP). Neuf
versions précédentes de la spécification ARPA TCP ont été éditées. Ce texte s'appuie très
fortement sur ces précédentes version. Ce texte réunit les contributions de nombreux
rédacteurs et développeurs. Cette édition clarifie plusieurs détails et supprime le principe
d'ajustement de taille de tampon, il décrit de nouveau le principe de courrier et l'entrée de
pile.
Jon Postel, éditeur
Table des matières
1. INTRODUCTION.................................................................................................................................2
1.1. Motivation.....................................................................................................................................2
1.2. Portée.............................................................................................................................................3
1.3. A propos de ce document..............................................................................................................3
1.4. Interfaces.......................................................................................................................................3
1.5. Fonctionnement.............................................................................................................................3
2. PHILOSOPHIE.....................................................................................................................................5
2.1. Éléments constitutifs du réseau.....................................................................................................5
2.2. Modèle de fonctionnement............................................................................................................5
2.3. Les hôtes........................................................................................................................................6
2.4. Interfaces.......................................................................................................................................6
2.5. Relations avec d'autres protocoles.................................................................................................7
2.6. Fiabilité de communication...........................................................................................................7
2.7. Établissement et rupture des connexions.......................................................................................7
2.8. Communication de données...........................................................................................................9
2.9. Priorité et Sécurité.........................................................................................................................9
2.10. Principe de robustesse...............................................................................................................10
3. SPECIFICATION FONCTIONNELLE.............................................................................................10
3.1. Format de l'en-tête.......................................................................................................................10
3.2. Terminologie...............................................................................................................................13
3.3. Numéros de séquence..................................................................................................................16
3.4. Établissement d'une connexion....................................................................................................21
3.5. Fermeture d'une connexion..........................................................................................................26
3.6. Priorité et Sécurité.......................................................................................................................27
3.7. Transfert de données....................................................................................................................28
3.8. Interfaces.....................................................................................................................................31
3.9. Traitement des événements.........................................................................................................36
GLOSSAIRE...........................................................................................................................................53
Références...............................................................................................................................................59
RFC793 page - 2 - Postel
1. INTRODUCTION
Le protocole TCP est défini dans le but de fournir un service de transfert de données de
haute fiabilité entre deux ordinateurs "maîtres" raccordés sur un réseau de type "paquets
commutés", et sur tout système résultant de l'interconnexion de ce type de réseaux.
Ce document décrit les fonctions exécutées par TCP, les programmes qui les implémentent,
et les interfaces entre ce dernier et les applications sensées utiliser ce service.
1.1. Motivation
La communication entre systèmes d'information joue un rôle croissant dans les domaines
militaires, institutionnels, scientifiques et commerciaux. Ce document prend en compte en
tout premier lieu les exigences du secteur militaire, en particulier les exigences de
fonctionnement avec des communications peu fiables et dans une situation de congestion du
réseau. La plupart de ces problèmes sont rencontrés aussi dans les domaines non militaires.
Au fur et à mesure que les réseaux de communication informatiques à caractère stratégiques
ou tactiques sont déployés, il devient essentiel de trouver un moyen d'interconnexion de ces
réseaux, et des standards de transmission de données permettant de supporter une vaste
gamme d'applications. Anticipant le besoin de tels standards, le député et sous-secrétaire
d'état à la recherche de la Défense Américaine a officialisé le protocole décrit ici en tant que
base pour la standardisation des processus d'intercommunication de données du
Département de la Défense Américaine (DoD).
TCP est un protocole sécurisé orienté connexion conçu pour s'implanter dans un ensemble
de protocoles multicouches, supportant le fonctionnement de réseaux hétérogènes. TCP
fournit un moyen d'établir une communication fiable entre deux tâches exécutées sur deux
ordinateurs autonomes raccordés à un réseau de données. Le protocole TCP s'affranchit le
plus possible de la fiabilité intrinsèques des couches inférieures de communication sur
lesquelles il s'appuie. TCP suppose donc uniquement que les couches de communication qui
lui sont inférieures lui procurent un service de transmission de paquet simple, dont la qualité
n'est pas garantie. En principe, TCP doit pouvoir supporter la transmission de données sur
une large gamme d'implémentations de réseaux, depuis les liaisons filaires câblées,
jusqu'aux réseaux commutés, ou asynchrones.
TCP s'intègre dans une architecture multicouche des protocoles, juste au-dessus du
protocole Internet IP. Ce dernier permet à TCP l'envoi et la réception de segments de
longueur variable, encapsulés dans un paquet Internet appelé aussi "datagramme". Le
datagramme Internet dispose des mécanismes permettant l'adressage d'un service TCP
source et un destinataire, quelles que soient leur position dans le réseau. Le protocole IP
s'occupe aussi de la fragmentation et du réassemblage des paquets TCP lors de la traversée
de réseaux de plus faibles caractéristiques. Le protocole IP transporte aussi les informations
de priorité, compartimentation et classification en termes de sécurité relatives aux segments
TCP. Ces informations se retrouvent alors transmises de bout en bout de la communication.
RFC793 page - 3 - Postel
Couches de protocoles
+-----------------------+
| Niveau supérieur |
+-----------------------+
| TCP |
+-----------------------+
| Protocole internet |
+-----------------------+
|Réseau de communication|
+-----------------------+
Figure 1
De grandes parties de ce document sont écrites dans un contexte où les implémentations
TCP sont concomitantes à d'autres protocoles de haut niveau dans la même machine.
Certains systèmes informatiques seront raccordés au réseau via un frontal qui accueillera les
fonctions TCP et IP, ainsi que les protocoles réseau de bas niveau. La spécification TCP
décrit une interface à destination des applications de niveau supérieur, y compris dans le cas
d'une architecture avec un frontal, pour autant que les protocoles "poste vers frontal" soient
implémentés.
1.2. Portée
TCP prétend fournir un service de communication de processus à processus, dans un
environnement réseau complexe. TCP est défini comme un protocole de communication
"host to host", c'est à dire de maître à maître (par opposition à "central à terminal").
1.3. A propos de ce document
Ce document spécifie en détail le comportement de toute implémentation TCP, tant dans ses
transactions avec les couches applicatives supérieures, qu'avec d'autres TCPs. Le reste de
cette section offre une vue d'ensemble des fonctions réalisées et des interfaces proposées.
La Section 2 résume le concept "philosophique" ayant aboutit au design TCP. La Section 3
décrit en détail les réactions de TCP face à divers événements (arrivée d'un nouveau
segment, appel d'utilisateur, erreurs, etc.) ainsi que le format détaillé des segments TCP.
1.4. Interfaces
TCP s'interface avec un processus utilisateur ou applicatif et un protocole de niveau inférieur
du type Internet Protocol.
L'interface avec les applicatifs consiste en un ensemble de commandes comme le ferait une
application à un système d'exploitation pour la manipulation de fichiers. Par exemple, on
trouvera des commandes pour établir et rompre une communication, pour envoyer ou
recevoir des données sur une connexion ouverte. Il est aussi prévu que TCP puisse
communiquer avec les applications sur un mode asynchrone. Bien qu'une grande liberté soit
laissé aux développeurs pour la constructions d'interfaces TCP pour un environnement
donné, des fonctionnalités minimales sont requises pour reconnaître la validité TCP de
l'implémentation.
L'interface entre TCP et les protocoles de couche base restent largement non spécifiés
excepté le fait qu'il doit y exister un mécanisme de transfert asynchrone de données. En
général, c'est le protocole inférieur qui est sensé fournir la définition de cette interface. TCP
assume un fonctionnement avec un large ensemble de protocoles réseau. Dans ce
document, nous nous limiterons au fonctionnement avec IP.
1.5. Fonctionnement
Comme notifié ci-avant, TCP est conçu pour fournir un service de transmission de données
RFC793 page - 4 - Postel
sécurisé entre deux machines raccordés sur un réseau de paquets. Pour pouvoir assurer ce
service même au dessus d'une couche de protocole moins fiable, les fonctionnalités
suivantes sont nécessaires :
Transfert de données de base
Correction d'erreur
Contrôle de flux
Multiplexage
Gestion de connexions
Priorité et Sécurité
Ces fonctionnalités sont décrites en grandes lignes dans les paragraphes qui suivent.
Transfert de données de base:
TCP est capable de transférer un flux continu de données entre deux ordinateurs, en
découpant ce flux en paquets ou datagrammes. En général, TCP décide de lui-même là où le
flux de données doit être coupé.
Parfois les utilisateurs ont besoin de savoir que toutes les données soumises à TCP ont bien
été émises. La fonction "push" a été prévue a cet effet. Pour s'assurer de la transmission
complète de données jusqu'à un point spécifié, l'utilisateur activera la fonction "push" de
TCP. Cette fonction oblige TCP à transmettre rapidement les données situées avant le point
spécifié vers le destinataire. Il n'est nul besoin de fournir un marqueur spécifique pour ce
point, dans la mesure ou le destinataire accepte ces données comme un transmission
normale.
Contrôle d'erreur:
TCP doit considérer et traiter les cas de données perdues, erronées, dupliquées, ou arrivées
dans le désordre à l'autre bout de la liaison Internet. Ceci est réalisé par l'insertion d'un
numéro de séquence, et par l'obligation d'émission d'un "accusé de réception" (ACK) par le
TCP destinataire. Si l'accusé de réception n'est pas reçu au bout d'un temps prédéfini, le
paquet sera réémis. Côté récepteur, les numéros de séquence sont utilisés pour reconstituer
dans le bon ordre le flux original, et éliminer les paquets dupliqués. L'élimination des erreurs
physiques de transmission se fait par encodage d'un Checksum à l'émission, recalcul de ce
Checksum par le destinataire, et élimination des paquets pour les quels les deux valeurs ne
correspondent pas.
Tant que TCP fonctionne correctement, et que le réseau Internet n'est pas saturé, aucune
faute de transmission ne devrait transparaître dans la communication. TCP est donc sensé
récupérer les erreurs de la transmission Internet.
Contrôle de flux:
TCP fournit un moyen au destinataire pour contrôler le débit de données envoyé par
l'émetteur. Ceci est obtenu en retournant une information de "fenêtre" avec chaque accusé
de réception indiquant la capacité de réception instantanée en termes de numéros de
séquence. Ce paramètre noté "window" indique le nombre d'octets que l'émetteur peut
envoyer avant une autorisation d'émettre ultérieure.
Multiplexage:
Pour permettre à plusieurs tâches d'une même machine de communiquer simultanément via
TCP, le protocole définit un ensemble d'adresses et de ports pour la machine. Un "socket"
est défini par l'association des adresses Internet source, destinataire, ainsi que les deux
adresses de port à chaque bout. Une connexion nécessite la mise en place de deux sockets.
Une socket peut être utilisée par plusieurs connexions distinctes.
RFC793 page - 5 - Postel
L'affectation des ports aux processus est établi par chaque ordinateur. Cependant, il semble
judicieux de réserver certains numéros de ports pour des services caractérisés et souvent
utilisés. Ces services standard pourront alors être atteints via ces ports "réservés".
L'affectation, l'utilisation et l'apprentissage des ports associés à d'autres services moins
courants ou propriétaires nécessitera l'utilisation de mécanismes plus dynamiques.
Connexions:
Les mécanismes de fiabilisation et de contrôle de flux décrits ci-dessus imposent à TCP
l'initialisation et la maintenance de certaines informations pour chaque communication. La
combinaison de ces informations, dont les sockets, les fenêtres, et les numéros de séquence
formeront ce que nous appelons une connexion. Chaque connexion est identifiée de manière
unique par sa paire de sockets, définissant chacun des deux sens de la communication.
Lorsque deux processus désirent communiquer, leur TCP respectifs doivent tout d'abord
négocier et établir une connexion (initialiser ces informations d'état de part et d'autre).
Lorsque la communication s'achève, elle sera fermée, en libérant ses ressources à d'autres
usages.
Dans la mesure où l'on considère que les ordinateurs, ainsi que le réseau Internet n'est pas
d'une fiabilité absolue, on utilise une méthode d'initialisation par négociation bilatérale basée
sur une horloge pour les numéros de séquence.
Priorité et Sécurité:
Les exploitants de TCP peuvent indiquer le degré de sécurité et la priorité de la
communication établie. TCP permet cependant de ne pas traiter ce besoin.
2. PHILOSOPHIE
2.1. Éléments constitutifs du réseau
L'environnement réseau est constitué de machines raccordées sur des réseaux, eux-mêmes
interconnectés par l'intermédiaire de routeurs. Ces réseaux peuvent être des réseaux locaux
(ex., Ethernet) ou réseaux étendus (ex., ARPAnet), mais sont dans tous les cas des réseaux
de type "à commutation de paquets" ou "asynchrones". Les éléments actifs qui consomme et
produisent des paquets sont appelés des processus. Un certain nombre de niveaux de
protocoles réseau, au niveau des machines ou des routeurs, permettent d'établir une chaîne
complète de communication entre les processus actifs de n'importe quelle machine.
Le terme paquet, générique, désigne les données d'une transaction unitaire entre un
processus et le réseau. Le format physique des données à l'intérieur du réseau est en dehors
du champ d'application de ce document.
Les "hosts" sont des ordinateurs raccordés au réseau, et, du point de vue de ce dernier, sont
les sources et destinations des paquets. Les processus sont identifiés comme les éléments
actifs dans ces machines (conformément à la définition courante de "programme en cours
d'exécution"). Les terminaux, fichiers, et autres périphériques d'entrée/sortie peuvent être
identifiés comme "éléments communicants" par l'intermédiaire d'un processus. De ce fait,
toute communication reste identifiée comme un échange inter-processus.
Comme un processus particulier doit pouvoir discerner des communications distinctes avec
d'autres processus, nous avons imaginé que chaque processus puisse disposer d'un certain
nombre de "ports" d'entrée sortie, chacun attribué à une communication unique avec un
autre processus.
RFC793 page - 6 - Postel
2.2. Modèle de fonctionnement
Les processus transmettent les données en faisant appel à TCP et en passant des tampons
de données comme arguments. TCP met en forme les données de ces tampons, les
segmente afin de les transférer au protocole Internet dans le but d'un acheminement vers le
TCP distant. Celui-ci reçoit les segments, les copie dans un tampon temporaire, et en avise
l'émetteur. Le protocole TCP incluse les information nécessaires à la "reconstruction" en bon
ordre des données originales.
Le modèle d'une communication Internet fait qu'il existe pour chaque TCP actif un module de
protocole Internet chargé de l'acheminement de données. Ce module Internet "encapsule" à
son tour les paquets TCP sous la forme de paquets Internet, transmis à un module Internet
distant via des "routeurs". Pour transmettre le paquet ainsi constitué à travers un réseau
local, une troisième couche de protocole, spécifique au réseau, est ajoutée.
Les paquets peuvent alors subir un grand nombre de transformations, fragmentation, ou
autres opérations pendant leur acheminement au module Internet distant.
A l'arrivée dans un routeur, le paquet Internet est "désossé", puis ses informations sont
examinées pour savoir vers quel réseau le paquet doit être acheminé. Un nouveau paquet
Internet est constitué, selon les spécifications du segment de réseau désigné, puis transmis
sur ce réseau.
Un routeur peut procéder à une segmentation plus fine des paquets, si le réseau en sortie n'a
pas les performances suffisantes pour véhiculer le paquet d'origine. Pour réaliser ceci, le
routeur exécute une nouvelle segmentation en "fragments". Ces mêmes fragments peuvent à
leur tour être redécoupés par un autre routeur sur le chemin. Le format de paquets
fragmentés est standardisé de sorte que le réassemblage est toujours possible, étape par
étape, jusqu'à restitution des données originales.
Le module Internet d'arrivée extrait le datagramme de niveau supérieur, pour nous, TCP
(après défragmentation du paquet si nécessaire) et le passe à la couche TCP.
Cette description rapide du protocole ignore certains détails. Le type de service en est un
d'importance. Celui-ci indique au routeur (ou au module Internet) quels paramètres de
service doivent être utilisés pour traverser la section suivante. L'un de ces paramètres est la
priorité du paquet. Un autre est le codage de sécurité du paquet, permettant aux réseaux
traitant des aspects de sécurité de discriminer les paquets conformément aux exigences de
sécurité établies.
2.3. Les hôtes
TCP est conçu sous la forme d'un module du système d'exploitation. L'utilisateur exploitera
ses fonctions comme une autre ressource système (ex. le système de fichiers). TCP pourra
lui-même invoquer d'autres ressources système, par exemple pour utiliser les structures de
données locales. Actuellement, l'interfaçage vers le réseau est implémentée sous la forme
d'un pilote de périphérique. TCP n'adresse pas le pilote directement, mais transfère le paquet
à IP qui prendra en charge à son tour les transactions avec le pilote.
Les mécanismes TCP n'interdisent pas l'implémentation de TCP dans un frontal. Cependant
le frontal devra disposer d'un protocole vis à vis du central permettant la prise en compte de
l'interface application vers TCP, telle que définie dans ce document.
2.4. Interfaces
L'interface TCP/application fournit l'accès à des commandes OPEN ou CLOSE pour
l'ouverture et la fermeture d'une communication, SEND ou RECEIVE pour l'émission ou la
réception de données, ou STATUS pour connaître l'état d'une communication. Ces
commandes seront appelées comme toute autre primitive système, par exemple celle qui
permet l'ouverture ou la fermeture de fichiers.
RFC793 page - 7 - Postel
L'interface TCP/Internet dispose de commandes pour recevoir et émettre des paquets vers
des modules TCP où qu'ils soient sur le réseau. Ces appels ont des paramètres tels
qu'adresses, type de service, priorité, sécurité, et autres informations de contrôle.
2.5. Relations avec d'autres protocoles
Le diagramme suivant montre la place de TCP dans la hiérarchie de protocoles:
+------+ +-----+ +-----+ +-----+
|Telnet| | FTP | |Voice| ... | | Niveau application
+------+ +-----+ +-----+ +-----+
| | | |
+-----+ +-----+ +-----+
| TCP | | RTP | ... | | Niveau machine
+-----+ +-----+ +-----+
| | |
+-------------------------------+
| Internet Protocol & ICMP | Niveau routeur
+-------------------------------+
|
+---------------------------+
| Local Network Protocol | Niveau réseau
+---------------------------+
Figure 2. Relations interprotocoles
TCP doit nécessairement supporter les niveaux de couches supérieures avec toute
l'efficacité requise. L'interfaçage de protocoles tels que Telnet ARPAnet ou THP AUTODIN II
doit demeurer aisée.
2.6. Fiabilité de communication
Un flux de donnée s'appuyant sur une connexion TCP doit être pouvoir considéré comme
"fiable".
La fiabilité de cette transmission s'appuie sur l'utilisation de numéros de séquence et sur un
mécanisme d'accusés de réception. Dans le concept, à chaque octet de données est attribué
un numéro de séquence. Le numéro de séquence du premier octet transmis dans un
segment est appelé le numéro de séquence du segment. Celui-ci est explicitement transmis
avec le segment. En retour, l'accusé de réception est constitué du numéro de séquence du
prochain octet à transmettre. Lorsque TCP transmet un segment contenant des données,
celui-ci est copié dans une pile de réémission et une temporisation est lancée; lorsque
l'accusé de réception est reçu, la copie dans la pile de retransmission est supprimée. Dans le
cas contraire, le paquet est réémis une nouvelle fois.
L'accusé de réception ne garantit pas que les données sont effectivement arrivées à
l'utilisateur final. Il indique simplement que le FTP destinataire à bien pris en charge ces
données, en vue de les transmettre à cet utilisateur.
Pour contrôler le débit de données entre les deux TCP, un mécanisme dit de "contrôle de
flux" est employé. Le TCP récepteur aménage une "fenêtre de réception" pour le TCP
émetteur. Cette "fenêtre" indique le nombre d'octets, à partir du numéro de séquence inscrit
dans l'accusé de réception, que le TCP distant est capable de recevoir.
2.7. Établissement et rupture des connexions
TCP indique un identificateur de port. Comme ces identificateurs sont choisis
indépendamment par chaque extrémité, ils peuvent se révéler identiques. L'adresse unique
d'une communication TCP est obtenue par la concaténation de l'adresse Internet avec
RFC793 page - 8 - Postel
l'identificateur du port sélectionné, constituant ainsi ce que l'on nome une "socket". Cette
socket est alors unique dans l'ensemble du réseau.
Une connexion de base est définie par un couple de sockets, l'un définissant l'émetteur,
l'autre le récepteur. Un socket peut devenir le destinataire ou la source pour plusieurs
sockets distinctes. La connexion est résolument bidirectionnelle, et prend la dénomination de
"full-duplex".
TCP est libre d'associer ses ports avec les processus exécutés sur sa machine. Cependant,
quelques règles ont été établies pour l'implémentation. Ont été définis un certain nombre de
sockets "réservés" que TCP ne doit associé qu'avec certains processus bien identifiés. Ceci
revient à dire que certains processus peuvent s'attribuer la propriété de certains ports, et ne
pourront initier de communication que sur ceux-ci. (Actuellement, cette "propriété" est issue
d'une implémentation locale, mais nous envisageons une commande utilisateur Request
Port, ou une autre méthode pour assigner automatiquement un ensemble de ports à une
application, par exemple en utilisant quelques bits de poids fort du numéro de port pour
coder l'application).
Une connexion est demandée par activation de la commande OPEN indiquant le port local et
les paramètres du socket distant. En retour, TCP répond par un nom local (court)
symbolique que l'application utilisera dans ses prochains appels. Plusieurs choses doivent
être retenues à propos des connexions. Pour garder la trace de cette connexion, nous
supposons l'existence d'une structure de données appelée Transmission Control Block
(TCB). Une des stratégies d'implémentation est de dire que le nom local donné est un
pointeur vers le TCB de cette connexion. La commande OPEN spécifie en outre si le
processus de connexion doit être effectué jusqu'à son terme, ou s'il s'agit d'une ouverture en
mode passif.
Une ouverture passive signifie que le processus de connexion se met en attente d'une
demande de connexion plutôt que de l'initier lui-même. Dans la plupart des cas, ce mode est
utilisé lorsque l'application est prête à répondre à tout appel. Dans ce cas, le socket distant
spécifié n'est composé que de zéros (socket indéfini). Le socket indéfini ne peut être passé à
TCP que dans le cas d'une connexion passive.
Un utilitaire désireux de fournir un service à un processus non identifié pourra initier une
connexion passive. Tout appelant effectuant une requête de connexion sur le socket local
sera reconnu. Il sera bon de garder en mémoire que ce socket est associé à ce service.
Les sockets "réservés" sont un bon moyen d'associer à priori des ports avec des applications
standard. Par exemple, le serveur "Telnet" est en permanence associé à un socket
particulier, d'autres étant réservés pour les transferts de fichiers, sessions de terminal distant,
générateur de texte, écho (ces deux pour des besoins de test), etc. Un socket peut être
réservé à la fonction de serveur de domaines, transcodant les "noms explicites" de services
en sockets Internet. Si le concept même de l'assignation à priori de sockets fait partie de
TCP, l'assignation concrète des sockets "réservés" est définie dans un autre document.
Les processus peuvent ouvrir une connexion passive et attendre qu'une connexion active les
impliquant provienne d'une autre machine. TCP aura la charge d'avertir l'application qu'une
communication est établie. Deux processus émettant au même moment une requête de
connexion l'un vers l'autre se retrouveront normalement connectés. Cette flexibilité est
indispensable pour assurer un bon fonctionnement du réseau composé d'éléments
totalement asynchrones.
Les deux cas de conclusion d'une communication impliquant une connexion passive et une
active sont les suivants. Soit le socket distant a été précisé lors de la requête de connexion
passive, auquel cas seule une requête de connexion du distant attendu vers le local peut
aboutir à l'établissement d'une communication. Soit le socket distant a été laissé indéfini, et
toute requête de connexion sur le socket local, d'où qu'elle vienne aboutit à une
communication valide. D'autres fonctionnalités permettront une acceptation sur
correspondance partielle entre sockets.
RFC793 page - 9 - Postel
Si plusieurs requêtes de connexion passive sont en attente (enregistrées dans la table de
TCBs) pour le même socket local, et qu'une demande de connexion active provient de
l'extérieur, le protocole prévoit de d'abord chercher s'il l'une des requêtes dont le socket
distant a été clairement exprimé correspond à celui de la demande. Si tel est le cas, ce
socket sera activé. Sinon, c'est une requête "indéfinie" qui sera activée.
La procédure de connexion utilise le bit de contrôle synchronisé (SYN) et suppose la
transmission de trois messages. Cet échange est appelé "négociation ternaire".
La connexion suppose le rendez-vous d'un segment marqué du bit SYN avec une requête
locale (TCB), chacun des deux étant créé par l'exécution d'une commande de connexion. La
correspondance entre le socket arrivé et le socket attendu détermine l'opportunité de la
connexion. Celle-ci ne devient réellement établie que lorsque les deux numéros de séquence
ont été synchronisés dans les deux directions.
La rupture d'une connexion suppose l'émission de segments, marqués du bit FIN.
2.8. Communication de données
Les données circulant dans la connexion ouverte doivent être vues comme un flux d'octets.
L'application indique dans la commande SEND si les données soumises lors de cet appel (et
toutes celles en attente) doivent être immédiatement émises par l'activation du flag PUSH.
Par défaut, TCP reste libre de stocker les données soumises par l'application pour les
émettre à sa convenance, jusqu'à ce que le signal PUSH soit activé. Dans ce dernier cas,
toutes les données non émises doivent être envoyées. Symétriquement, lorsque le TCP
récepteur voit le flag PUSH marqué, il devra passer immédiatement toutes les données
collectées à l'application destinataire.
Il n'y a à priori aucune corrélation entre la fonction PUSH et les limites des segments. Les
données d'un segment peuvent être le résultat d'une seule commande SEND, en tout ou
partie, ou celui de plusieurs appels SEND.
La fonction de la fonction push et du flag PUSH est de forcer la transmission immédiate de
toutes les données latentes entre les deux TCP. Il ne s'agit aucunement d'une fonction
d'enregistrement (Cf. langage Perl).
Il y a par contre une relation entre la fonction push et l'usage des tampons dans l'interface
TCP/application. Chaque fois qu'un flag PUSH est associé à des données stockées dans le
tampon de réception, celui-ci est intégralement transmis à l'application même s'il n'est pas
plein. Si le tampon est rempli avant qu'un flag PUSH soit vu, les données sont transmises à
l'application par éléments de la taille du tampon.
TCP dispose d'un moyen d'avertir l'application que, dans le flux de données qu'il est en train
de lire, au delà de la position de lecture courante, des données de caractère urgent sont
apparues. TCP ne définit pas ce que l'application est sensée faire lorsqu'elle est avisée de la
présence de ces données. En général, c'est l'implémentation de l'application qui traitera ces
données urgentes selon ses besoins propres.
2.9. Priorité et Sécurité
TCP utilise le champ "type de service" et les options de sécurité du protocole Internet pour
fournir les fonctions relatives à la priorité et la sécurité des communications TCP, sur un
principe de "détection". Tous les modules TCP ne fonctionneront pas nécessairement dans
un environnement sécurisé à plusieurs niveaux; certains pourront être limités à un
fonctionnement sans sécurité, d'autres ne pourront prendre en compte qu'un seul niveau à la
fois. Par conséquent, les implémentations TCP ne pourront répondre en termes de sécurité
qu'à un sous ensembles de cas du modèle sécurisé multi-niveaux.
Les modules TCP opérant dans un environnement sécurisé à plusieurs niveaux devront
RFC793 page - 10 - Postel
correctement renseigner les segments sortants en termes de sécurité, niveau de sécurité, et
priorité. De tels modules TCP doivent fournir aux applications supérieures telles que Telnet
ou THP une interface leur permettant de spécifier ces paramètres.
2.10. Principe de robustesse
Les implémentations TCP devront suivre un principe de base: soyez rigoureux dans ce que
vous émettez, soyez tolérants dans ce que vous recevez de l'extérieur.
3. SPECIFICATION FONCTIONNELLE
3.1. Format de l'en-tête
Les paquets TCP sont envoyés sous forme de datagrammes Internet. L'en-tête IP transmet
un certain nombre de paramètres, tels que les adresses Internet source et destinataires.
L'en-tête TCP est placée à la suite, contenant les informations spécifiques au protocole TCP.
Cette division permet l'utilisation de protocoles autres que TCP, au dessus de la couche IP.
En-tête TCP
0 1 2 3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
| Port source | Port destinataire |
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
| Numéro de séquence |
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
| Accusé de réception |
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
| Data | |U|A|P|R|S|F| |
| Offset| Réservé |R|C|S|S|Y|I| Fenêtre |
| | |G|K|H|T|N|N| |
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
| Checksum | Pointeur de données urgentes |
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
| Options | Padding |
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
| données |
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
Notez qu'une case représente une position de bit.
Port source: 16 bits
Le numéro de port de la source.
Port Destinataire: 16 bits
Le numéro de port du destinataire.
Numéro de séquence: 32 bits
Le numéro du premier octet de données par rapport au début de la transmission (sauf si SYN
est marqué). Si SYN est marqué, le numéro de séquence est le numéro de séquence initial
(ISN) et le premier octet à pour numéro ISN+1.
RFC793 page - 11 - Postel
Accusé de réception: 32 bits
Si ACK est marqué ce champ contient le numéro de séquence du prochain octet que le
récepteur s'attend à recevoir. Une fois la connexion établie, ce champ est toujours renseigné.
Data Offset: 4 bits
La taille de l'en-tête TCP en nombre de mots de 32 bits. Il indique là ou commence les
données. L'en-tête TCP, dans tous les cas à une taille correspondant à un nombre entier de
mots de 32 bits.
Réservé: 6 bits
Réservés pour usage futur. Doivent nécessairement être à 0.
Bits de contrôle: 6 bits (de gauche à droite):
URG: Pointeur de données urgentes significatif
ACK: Accusé de réception significatif
PSH: Fonction Push
RST: Réinitialisation de la connexion
SYN: Synchronisation des numéros de séquence
FIN: Fin de transmission
Fenêtre: 16 bits
Le nombre d'octets à partir de la position marquée dans l'accusé de réception que le
récepteur est capable de recevoir.
Checksum: 16 bits
Le Checksum est constitué en calculant le complément à 1 sur 16 bits de la somme des
compléments à 1 des octets de l'en-tête et des données pris deux par deux (mots de 16 bits).
Si le message entier contient un nombre impair d'octets, un 0 est ajouté à la fin du message
pour terminer le calcul du Checksum. Cet octet supplémentaire n'est pas transmis. Lors du
calcul du Checksum, les positions des bits attribués à celui-ci sont marqués à 0.
Le Checksum couvre de plus une pseudo en-tête de 96 bits préfixée à l'en-tête TCP. Cette
pseudo en-tête comporte les adresses Internet source et destinataires, le type de protocole
et la longueur du message TCP. Ceci protège TCP contre les erreurs de routage. Cette
information sera véhiculée par IP, et est donnée comme argument par l'interface
TCP/Réseau lors des appels d'IP par TCP.
+--------+--------+--------+--------+
| Adresse source |
+--------+--------+--------+--------+
| Adresse destinataire |
+--------+--------+--------+--------+
| zéro | PTCL | Longueur TCP |
+--------+--------+--------+--------+
La longueur TCP compte le nombre d'octets de l'en-tête TCP et des données du message,
en excluant les 12 octets du pseudo en-tête.
Pointeur de données urgentes: 16 bits
Communique la position d'une donnée urgente en donnant son décalage par rapport au
numéro de séquence. Le pointeur doit pointer sur l'octet suivant la donnée urgente. Ce
RFC793 page - 12 - Postel
champs n'est interprété que lorsque URG est marqué.
Options: variable
Les champs d'option peuvent occuper un espace de taille variable à la fin de l'en-tête TCP.
Ils formeront toujours un multiple de 8 bits. Toutes les options sont prises en compte par le
Checksum. Un paramètre d'option commence toujours sur un nouvel octet. Il est défini deux
formats types pour les options:
Cas 1: Option mono-octet.
Cas 2: Octet de type d'option, octet de longueur d'option, octets de valeurs d'option.
La longueur d'option prend en compte l'octet de type, l'octet de longueur lui-même et tous les
octets de valeur et est exprimée en octets.
Notez que la liste d'option peut être plus courte que ce que l'offset de données pourrait le
faire supposer. Un octet de remplissage (padding) devra être dans ce cas rajouté après le
code de fin d'options. Ce octet est nécessairement à 0.
TCP doit implémenter toutes les options.
Actuellement, les options définies (type indiqué en octal) sont :
Type Longueur Description
---- ------ -------
0 - Fin de liste d'option
1 - Nop
2 4 Taille de segment maximal
Définition des options spécifiques
Fin de liste d'options
+--------+
|00000000|
+--------+
Type=0
Ce code indique la fin du champ d'options. Sa position peut ne pas coïncider avec
l'indication du début du champ de données marqué dans l'Offset de données. Il doit être
placé après toutes les options, et non après chaque option. Il ne doit être utilisé que dans le
cas ou la fin des options ne coïncide pas avec le début du champ de données.
No-Operation
+--------+
|00000001|
+--------+
Type=1
Cette option peut être utilisée entre deux options, par exemple pour aligner le début d'une
option sur un début de mot de 16 bits. L'utilisation de ce séparateur n'est pas une obligation.
L'implémentation doit donc prévoir de pouvoir prendre en compte une option même au milieu
d'un mot.
RFC793 page - 13 - Postel
Taille maximale de segment
+--------+--------+---------+--------+
|00000010|00000100| Taille max. seg |
+--------+--------+---------+--------+
Type=2 Longueur=4
Donnée d'option : Taille maximale de segment: 16 bits
Si cette option est présente, elle communique à l'émetteur la taille maximale des segments
qu'il pourra envoyer. Ce champ doit être envoyé dans la requête de connexion initiale (avec
SYN marqué). Si cette option est absente, le segment pourra être pris de n'importe quelle
taille.
Bourrage (padding) : variable
Les octets de bourrage terminent l'en-tête TCP :
de sorte que le nombre d'octets de celle-ci soit toujours multiple de 4 (32 bits)
de sorte que le décalage (offset) de données marqué dans l'en-tête corresponde bien au
début des données applicatives.
3.2. Terminologie
Avant de préciser en profondeur le fonctionnement de TCP, nous devons tout d'abord
prendre quelques conventions sur la terminologie. La maintenance d'une connexion TCP
nécessite la mémorisation d'un certain nombre de variables. Nous avons prévu que ces
données soient enregistrées dans une structure nommée "Transmission Control Block" ou
TCB. Parmi les données enregistrées dans ce TCB, on trouvera les sockets local et distant,
les informations de sécurité et de priorité de la connexion, les pointeurs vers les tampons de
réception et d'émission, les pointeurs vers la pile de retransmission et vers le segment
courant. On y trouvera de plus quelques données relatives à la gestion des numéros de
séquence :
Variables de séquence d'émission
SND.UNA - "unacknowledge" - envoi sans accusé de réception
SND.NXT - "next" - envoi du suivant
SND.WND - "window" - envoi de la fenêtre
SND.UP - "urgent pointer" - pointeur de données urgentes
SND.WL1 - "window last 1" - dernier numéro de séquence de segment envoyé
SND.WL2 - "window last 2" - dernier accusé de réception
ISS - "initial send sequence" - premier numéro de séquence du message
Variables de séquence de réception
RCV.NXT - "next" - réception du suivant
RCV.WND - "window" - réception de fenêtre
RCV.UP - "urgent pointer" - pointeur de données urgentes
IRS - "initial receive sequence" - premier numéro de séquence en réception
Le diagramme suivant montre une vue des tampons d'émission et de réception et
l'implication des données de contrôle de séquence ainsi définis.
Visualisation de la séquence d'émission (vue à plat du tampon d'émission)
1 2 3 4
RFC793 page - 14 - Postel
----------|----------|----------|----------
SND.UNA SND.NXT SND.UNA
+SND.WND
1 - anciens numéros de séquence ayant été acquittés
2 - numéros de séquences non acquittés
3 - numéros de séquence autorisés pour une nouvelle émission
4 - futurs numéros de séquence non encore autorisés
On notera que la fenêtre d'émission donnée par le récepteur représente la portion de
l'espace de séquence noté 3. Les segments symbolisés en gras ont déjà été émis sur le
réseau, les autres segments n'ont pas encore été émis et sont toujours dans le tampon.
Visualisation de la séquence de réception (vue à plat du tampon de réception)
1 2 3
----------|----------|----------
RCV.NXT RCV.NXT
+RCV.WND
1 - numéros de séquence reçus et acquittés
2 - numéros de séquence autorisés en réception (fenêtre)
3 - numéros de séquences futurs non encore autorisés en réception
La fenêtre de réception est la portion de séquence notée 2. Les segments symbolisés en
gras ont déjà été reçus via le réseau. Les autres restent encore "à recevoir".
On trouvera enfin des variables dont les valeurs sont déduites des données inscrites dans le
segment courant.
Variables du segment courant
SEG.SEQ - "sequence" - numéro de séquence du segment courant
SEG.ACK - "acknowledge" - numéro de séquence inscrit dans l'accusé de réception
SEG.LEN - "length" - longueur du segment courant
SEG.WND - "window" - fenêtre inscrite dans le segment courant
SEG.UP - "urgent pointer" - pointeur de données urgentes du segment courant
SEG.PRC - "precedence" - valeur de priorité courante
Une connexion connaît plusieurs états durant sa durée de vie. Les états définis sont:
LISTEN, SYN-SENT, SYN-RECEIVED, ESTABLISHED, FIN-WAIT-1, FIN-WAIT-2, CLOSE-
WAIT, CLOSING, LAST-ACK, TIME-WAIT, et l'état fictif CLOSED. CLOSED est dit fictif car il
correspond à une situation où la connexion elle-même n'existe plus (son TCB non plus).
Nous donnons ci-dessous un descriptif rapide des états cités:
LISTEN - La connexion reste en attente d'une requête de connexion externe par un TCP
distant. Cet état est atteint après une demande de connexion passive.
SYN-SENT - La connexion se met en attente d'une requête de connexion, après avoir
envoyé elle-même une requête à un destinataire.
SYN-RECEIVED - Les deux requêtes de connexion se sont croisées. La connexion attend
confirmation de son établissement.
ESTABLISHED - La connexion a été confirmé de part et d'autre et les données peuvent
RFC793 page - 15 - Postel
transiter sur la voie de communication. C'est l'état stable actif de la connexion.
FIN-WAIT-1 - Sur requête de déconnexion émise par l'application, la connexion demande la
confirmation d'une requête de déconnexion qu'elle a elle-même émise vers le distant.
FIN-WAIT-2 - La connexion se met en attente d'une requête de déconnexion par le distant,
une fois reçue la confirmation de sa propre requête.
CLOSE-WAIT - La connexion se met en attente d'une requête de déconnexion émise par
l'application.
CLOSING - La connexion attend la confirmation de sa requête de déconnexion par le TCP
distant, lequel avait auparavant émis sa propre requête de déconnexion.
LAST-ACK - La connexion attend la confirmation de sa requête de déconnexion, émise suite
à une requête similaire à l'initiative du distant.
TIME-WAIT - Un temps de latence avant fermeture complète du canal, pour s'assurer que
toutes les confirmations ont bien été reçues.
CLOSED - La connexion n'existe plus. C'est un pseudo-état.
Le changement d'état d'une connexion TCP intervient sur réception d'un certain nombre de
signaux, appelée "événement". Les événements peuvent être des commandes émises par
l'application, OPEN, SEND, RECEIVE, CLOSE, ABORT, et STATUS; la réception d'un flag
dans un segment en provenance du distant SYN, ACK, RST et FIN; la fin d'une
temporisation.
Le diagramme suivant montre l'enchaînement des états, en fonction des événements reçus,
ainsi que les événements produits. Il occulte par contre le traitement des fautes, ainsi que
tous les autres événements qui ne sont pas en relation avec les changements d'état. Un
descriptif plus détaillé des événements et de leur fonctionnement sera exposé plus avant.
NOTA BENE : ce diagramme est un résumé et ne doit pas être compris comme une
spécification complète.
+---------+ ---------\ active OPEN
| CLOSED | \ -----------
+---------+<---------\ \ create TCB
| ^ \ \ snd SYN
passive OPEN | | CLOSE \ \
------------ | | ---------- \ \
create TCB | | delete TCB \ \
V | \ \
+---------+ CLOSE | \
| LISTEN | ---------- | |
+---------+ delete TCB | |
rcv SYN | | SEND | |
----------- | | ------- | V
+---------+ snd SYN,ACK / \ snd SYN +---------+
| |<----------------- ------------------>| |
| SYN | rcv SYN | SYN |
| RCVD |<-----------------------------------------------| SENT |
| | snd ACK | |
| |------------------ -------------------| |
+---------+ rcv ACK of SYN \ / rcv SYN,ACK +---------+
| -------------- | | -----------
| x | | snd ACK
| V V
RFC793 page - 16 - Postel
| CLOSE +---------+
| ------- | ESTAB |
| snd FIN +---------+
| CLOSE | | rcv FIN
V ------- | | -------
+---------+ snd FIN / \ snd ACK +---------+
| FIN |<----------------- ------------------>| CLOSE |
| WAIT-1 |------------------ | WAIT |
+---------+ rcv FIN \ +---------+
| rcv ACK of FIN ------- | CLOSE |
| -------------- snd ACK | ------- |
V x V snd FIN V
+---------+ +---------+ +---------+
|FINWAIT-2| | CLOSING | | LAST-ACK|
+---------+ +---------+ +---------+
| rcv ACK of FIN | rcv ACK of FIN |
| rcv FIN -------------- | Timeout=2MSL -------------- |
| ------- x V ------------ x V
\ snd ACK +---------+delete TCB +---------+
------------------------>|TIME WAIT|------------------>| CLOSED |
+---------+ +---------+
Diagramme d'état d'une connexion TCP
3.3. Numéros de séquence
Une notion fondamentale dans le design du protocole TCP est l'attribution à chaque octet de
données d'un numéro de séquence. Cette technique de "marquage" permet de confirmer
chaque octet individuellement. Le mécanisme d'acquittement est cumulatif, en ce sens que la
confirmation de l'octet de numéro de séquence X indique que tous les octets précédents ont
bel et bien été reçus. Ce mécanisme permet en outre l'élimination de toute donnée reçue en
double par le principe de retransmission de séquences en faute. La technique de numération
commence dès le premier octet de donnée, qui reçoit le numéro de séquence le plus faible.
Les autres octets sont numérotés en séquence par ordre croissant.
Un des points essentiels à se souvenir est que l'espace de numérotation de séquence est
fini, bien que très grand. Cet espace, codé sur 32 bits permet le comptage de 0 à 2**32 - 1
octets. Comme ce champ est de taille finie, toute opération arithmétique sur les numéros de
séquence doit se faire modulo 2**32. Cette arithmétique non signée permet de préserver la
continuité de numérotation, celle-ci repartant à 0 après la valeur 2**32 - 1. Toute opération
arithmétique opérée sur les numéros de séquence devra être programmée avec beaucoup
de précautions du fait de l'aspect cyclique de la numérotation, en particulier les
comparaisons de numéros de séquence aux alentours de la limite supérieure.
Les principales comparaisons de numéro de séquence par TCP ont pour fonction:
(a) de déterminer qu'un accusé de réception reçu concerne bien des données émises et non
encore confirmées.
(b) de déterminer que tous les numéros de séquence (donc, toutes les données) d'un
segment ont bien été reçues (par exemple, pour purger la pile de retransmission).
(c) de déterminer qu'un segment reçu contient bien des numéros de séquence (et donc des
données) attendues (c'est à dire que le principe de fenêtre de réception a bien été respecté
par l'émetteur).
En réponse à l'émission de données, TCP reçoit des "accusés de réception". La confirmation
de transmission doit s'appuyer sur les comparaisons suivantes:
RFC793 page - 17 - Postel
SND.UNA = dernier numéro de séquence non acquitté
SND.NXT = prochain numéro de séquence à émettre
SEG.ACK = valeur d'accusé de réception (prochain numéro de séquence attendu par le distant)
SEG.SEQ = premier numéro de séquence du segment
SEG.LEN = la taille des données en octets dans le segment (y compris pour des segments SYN et FIN)
SEG.SEQ+SEG.LEN-1 = dernier numéro de séquence du segment
Un nouvel accusé de réception (appelé "ack acceptable"), est un accusé de réception pour
lequel l'inégalité ci-dessous est vérifiée:
SND.UNA < SEG.ACK =< SND.NXT
Un segment ne peut être effacé de la pile de retransmission que si la somme de son numéro
de séquence (premier octet de donnée) et sa longueur est inférieure au numéro de séquence
du dernier accusé de réception reçu (ceci revient à dire en clair que l'acquittement doit
pointer une donnée au delà de la fin du segment).
Lorsque des données sont reçues, les conditions ou affectations suivantes doivent être
remplies:
RCV.NXT = numéro de séquence détecté sur le segment entrant. Doit être la limite gauche (ou
inférieure) de la fenêtre de réception.
RCV.NXT+RCV.WND-1 = plus grand numéro de séquence admis sur le segment entrant. Est la
limite droite (ou supérieure) de la fenêtre de réception.
SEG.SEQ = premier numéro de séquence du segment entrant
SEG.SEQ+SEG.LEN-1 = dernier numéro de séquence du segment entrant.
Un segment est considéré comme à l'intérieur de l'espace de réception si:
RCV.NXT =< SEG.SEQ < RCV.NXT+RCV.WND
et
RCV.NXT =< SEG.SEQ+SEG.LEN-1 < RCV.NXT+RCV.WND
Le premier test détermine si le premier octet des données du segment est dans la fenêtre. Le
deuxième test vérifie que le dernier octet de données du segment reçu est aussi à l'intérieur
de la fenêtre.
En pratique, cette vérification est un peu plus compliquée. Quatre cas d'acceptabilité sont
discernable, à cause de la possibilité d'une largeur 0 pour la fenêtre et d'une longueur nulle
de segment :
RFC793 page - 18 - Postel
Longueur Fenêtre Test
du segment de réception
------- ------- --------------------------------------
0 0 SEG.SEQ = RCV.NXT
0 >0 RCV.NXT =< SEG.SEQ < RCV.NXT+RCV.WND
>0 0 non acceptable
>0 >0 RCV.NXT =< SEG.SEQ < RCV.NXT+RCV.WND
ou RCV.NXT =< SEG.SEQ+SEG.LEN-1 < RCV.NXT+RCV.WND
Notez que lorsque la largeur de fenêtre est nulle, aucun segment excepté un acquittement
(sans données) ne peut être reçu. Il est donc possible à un TCP de maintenir une largeur de
fenêtre à zéro, tout en transmettant des données et recevant des accusés de réception.
Cependant, même lorsque la fenêtre à une largeur nulle, TCP doit examiner les champs RST
et URG pour tous les segments entrants.
Le mécanisme de numérotation nous permet en outre de protéger quelques informations de
contrôle. Ceci est réalisé en introduisant implicitement des flags de contrôle dans la
séquence (ou plus explicitement, attribuer un numéro de séquence à un contrôle).Ces
contrôles pourront alors être retransmis et acquittés sans confusion (ex., une instance unique
du contrôle sera traitée). Mais les informations de contrôle ne sont pas physiquement
transmises dans le champ de données, le seul à être numéroté. Il faudra donc mettre en
place une technique pour assigner ce numéro de séquence au contrôle. Les bits SYN et FIN
sont les seuls contrôles pouvant nécessiter cette protection. Ceux-ci ne sont émis que
pendant une phase d'établissement ou de rupture d'une connexion. Pour des raisons de
numérotation, SYN est toujours considéré arriver avant le premier octet de données du
segment dans lequel il est marqué. A l'inverse FIN est toujours considéré arriver après le
dernier octet du segment. La longueur du segment (SEG.LEN) prend en compte l'espace de
données ainsi que celui des contrôle. Lorsque SYN est marqué SEG.SEQ est alors le
numéro de séquence du associé au contrôle SYN.
Sélection du premier numéro de séquence
Le protocole n'impose pas de restrictions à l'établissement simultané de plusieurs
connexions identiques. Un connexion est définie par une paire de sockets. De nouvelles
instances d'une connexion peuvent être ouvertes. Le problème qui en découle est --
"comment TCP identifie les segments dupliqués lorsqu'ils arrivent d'instances différentes
d'une connexion?" Ce problème devient apparent lorsqu'une connexion s'ouvre et se ferme à
une cadence rapide, ou si une connexion se coupe par manque de mémoire et se rétablit par
la suite.
Pour éviter toute confusion, il faut éviter que les numéros de séquence utilisés par une
instance de connexion ne soient utilisés lorsque les mêmes numéros de séquence sont émis
sur le réseau par une autre instance. Ceci doit être assuré y compris si TCP se bloque et
perd toute connaissance des numéros de séquence qu'il utilisait. Lorsqu'une connexion est
établie, un générateur de numéro de séquence initial (ISN) est utilisé, qui génère un nouvel
ISN sur 32 bits. Ce générateur est basé sur une horloge (qui peut être virtuelle) 32 bit dont le
bit de poids faible est incrémenté environ toutes les 4 microsecondes. De ce fait, le cycle des
ISN dure environ 4,55 heures. Comme nous supposons qu'un segment ne peut être présent
dans le réseau plus longtemps que sa durée de vie maximale (Maximum Segment Lifetime =
MSL) et que MSL est inférieur à 4,55 heures, il est raisonnable de penser que l'ISN sera
unique.
Pour chaque connexion, on met en place un numéro de séquence d'émission et un numéro
RFC793 page - 19 - Postel
de séquence de réception. Le numéro initial d'émission (ISS) est choisi par le TCP émetteur,
le numéro de séquence initial de réception (IRS) est "appris" par le récepteur durant la phase
d'établissement.
Pour qu'une connexion puisse être considérée comme établie, les deux TCPs doivent
auparavant avoir pu synchroniser leurs numéros de séquence respectifs. Ceci est réalisé
grâce à l'émission de segments particuliers de synchronisation avec le bit SYN marqué et les
numéros de séquence initiaux. Par extension, les segments marqués du bit SYN seront
nommés aussi SYN. La solution demande donc un mécanisme pour "prendre" un numéro de
séquence initial, ainsi qu'un dialogue pour se communiquer les ISNs.
La solution consiste à faire envoyer par chaque extrémité son propre numéro de séquence
initiale, à charge de l'autre bout d'acquitter cette information.
1) A --> B SYN "mon numéro de séquence est X"
2) A <-- B ACK "ton numéro de séquence est X"
3) A <-- B SYN "mon numéro de séquence est Y"
4) A --> B ACK "ton numéro de séquence est Y"
Comme les étapes 2 et 3 peuvent être rassemblées dans le même segment, ce dialogue
s'appelle "ternaire".
Cet échange en trois étapes est nécessaire dans la mesure où le choix des numéros de
séquence initiaux ne dépend pas d'une horloge commune à l'ensemble du réseau, et les
diverses implémentations de TCP peuvent recourir à des méthodes diverses pour choisir un
ISN. Le récepteur d'un premier segment SYN n'a aucun moyen de déterminer qu'il ne s'agit
pas d'un ancien segment "perdu" sur le réseau, sauf s'il se "souvient" du dernier numéro de
séquence utilisé par la dernière connexion (ce qui n'est pas toujours possible). Il doit donc
demander à l'émetteur de vérifier ce segment SYN.
Savoir ne rien émettre
Pour être certain que TCP n'utilise pas un numéro de séquence déjà contenu dans un
segment "perdu" en cours de transmission sur le réseau, TCP doit attendre au moins la
durée d'un MSL (durée de vie maximale des segments) avant toute assignation d'un nouvel
ISN pour une nouvelle connexion ou sur récupération d'une connexion dont l'historique de la
numérotation de séquence a été perdue. Dans le cadre de cette spécification, MSL vaut 2
minutes. Cette valeur résulte de l'expérimentation, et est susceptible de changer si le besoin
s'en fait sentir. Notez que si un TCP est réinitialisé en ayant pu conserver l'historique de
séquence, alors cette attente ne sera pas nécessaire; il lui suffira de produire des numéros
de séquence supérieurs aux dernier émis.
Le concept de "silence" TCP
Cette spécification prévoit que des ordinateurs en faute ayant perdu toute trace des numéros
de séquence sur les connexions non fermées ne puisse émettre sur le réseau Internet des
segments TCP pendant au minimum la durée MSL. Dan ce qui suit, une explication détaillée
de cette spécification est fournie. Les développeurs implémentant TCP pourront toujours ne
pas tenir compte de ce principe, mais au risque de voir des anciens segments acceptés
comme nouveaux, ou des nouveaux rejetés car apparaissant comme des doubles d'anciens
segments.
TCPs consomme l'espace de numérotation des séquences chaque fois qu'un nouveau
segment est constitué et placé dans la pile d'émission du pilote de réseau. La détection de
doublons, et l'algorithme de séquence du protocole TCP s'appuie sur le champ de
numérotation fini en supposant que la séquence est suffisamment longue pour que tous les
segments, y compris toutes ses réémissions ou doublons aient été retirés du réseau avant
que la séquence ne reboucle. Sans ce principe, deux segments TCP pourraient se voir
RFC793 page - 20 - Postel
attribuer des plages de séquence superposées, provoquant une extrême difficulté au
récepteur pour savoir quelle donnée est ancienne et quelle donnée est récente. Souvenez
vous ici que dans une transmission normale, les segments successifs d'une transmission
utilisent des plages de séquence disjointes et contiguës.
En temps normal, TCP garde la trace du numéro de séquence à émettre, et du plus ancien
acquittement attendu. Ceci lui permet de ne pas utiliser un numéro de séquence attribué à un
segment en attente d'acquittement. Ceci ne garantit pas que d'anciens doublons de paquets
aient été totalement retirés du réseau. Le champ de numérotation a donc été choisi très
grand pour éviter qu'un paquet "fantôme" ne vienne perturber une réception. A 2
megabits/seconde, l'utilisation des 2**32 valeurs de l'espace de numérotation prend environ
4,5 heures. Comme la durée de vie d'un paquet dans le réseau ne peut excéder quelques
dizaines de secondes, on considère que cette protection est largement suffisante même
lorsque la vitesse de transmission atteint 10 megabits/seconde. A 100 megabits/seconde, le
cycle dure 5,4 minutes, ce qui peut paraître assez court, mais laisse encore une marge
raisonnable.
L'algorithme de détection de doublons et de séquencement de TCP peut cependant être mis
en défaut, dans le cas où TCP perd la mémoire du numéro de séquence qu'il utilisait pour les
dernières transmissions. Un exemple de ceci serait un TCP initiant toutes ses connexion au
numéro de séquence 0, puis sur faute et réinitialisation, rétablit une connexion (ex. en
exécutant l'analyse d'une demi connexion restée ouverte) et émet des paquets avec des
plages de séquences recoupant celles de paquets toujours en transit dans le réseau, et
provenant de la connexion avant la rupture. Lorsque cette synchronisation de séquence est
perdue, la spécification TCP recommande de respecter un délai de MSL secondes avant de
réemettre des segments sur la connexion, afin de permettre à tous les anciens segments
encore en transit d'être éliminés du réseau.
Même les ordinateurs avec horloge interne absolue, et utilisant cette horloge pour le choix
d'un ISN ne sont pas immunisés contre ce problème.
Supposons, pat exemple, qu'une connexion soit ouverte, disons, en partant du numéro de
séquence S. Supposons de plus que cette connexion est très peu chargée et qu'en plus, la
fonction de génération des numéros de séquence initiaux (ISN(t)) prenne comme base la
valeur du numéro de séquence, disons S1, du dernier segment émis par ce TCP sur une
connexion particulière, qui se trouve être cette celle-ci. Supposons enfin que l'ordinateur
redémarre et qu'une connexion soit restaurée. Le numéro de séquence initial repris sera S1
= ISN(t) -- le même numéro que celui du dernier paquet envoyé par l'instance précédente de
la connexion ! Pour peu que la récupération soit suffisamment rapide, tous les paquets sur le
réseau portant un numéro de séquence proche de S1 risquent d'être compris comme des
nouveau paquets, même s'ils proviennent de l'ancienne instance de la connexion.
Le problème est que l'ordinateur ayant eu la défaillance ne sait absolument pas combine de
temps celle-ci a duré, et par conséquent si des paquets de l'ancienne connexion ne se
trouvent pas encore en transit dans le réseau.
L'une des façons de se sortir de ce problème est d'imposer un silence d'au moins un MSL
après récupération sur faute - C'est la spécification dite de "silence TCP". Les
implémentation qui ne tiennent pas compte de ce temps de silence et l'ignorent risquent de
provoquer des confusions entre nouveaux et anciens segments dans les TCP récepteurs. Au
minimum, il est conseillé que les développeurs prévoient de laisser à l'utilisateur la possibilité
d'ignorer le temps de silence connexion par connexion, ou, encore mieux, de systématiser de
manière informelle ce fonctionnement. Bien évidemment, même lorsque l'attente TCP est
implémentée, elle n'est pas indispensable lorsque la défaillance intervient quelques MSL
après que la connexion ait cessé d'émettre.
Pour résumer: chaque segment occupe une plage de séquence à l'intérieur de l'espace de
numérotation, tous les numéros à l'intérieur de ces plages sont "occupés" pendant MSL
secondes. Après une défaillance, un bloc temporel est pris par la plage de séquence du
RFC793 page - 21 - Postel
dernier segment émis. Si une connexion reprend trop tôt, réémettant un segment utilisant un
numéro de séquence compris dans la plage de séquence précédente, il y aura risque pour le
récepteur de mal interpréter la séquence de segments et produire une erreur de
réassemblage de données.
3.4. Établissement d'une connexion
L'échange "ternaire" est la technique de négociation utilisée pour la connexion. Cette
procédure est habituellement initiée par un TCP vers un autre TCP. La procédure fonctionne
même si les deux TCP essaient de se connecter simultanément l'un à l'autre. Lorsqu'une
telle tentative simultanée survient, chaque TCP reçoit un segment "SYN" ne transportant
aucun accusé de réception après l'émission de son propre "SYN". Bien sûr, il restera toujours
le cas d'un segment "SYN" d'une ancienne connexion qui peut faire croire à TCP qu'un
établissement est en cours. Une bonne utilisation du segment de réinitialisation peut
résoudre cette ambiguïté.
Plusieurs exemples d'initialisation d'une connexion suivent. Aucun de ces exemples ne
montrent des segments d'initialisation transportant des données, ce qui est parfaitement
légitime, dans la mesure où TCP n'envoie pas de donnée tant qu'il n'est pas sûr de la
stabilité du canal (c'est-à-dire que TCP est sensé tamponner les données qui lui sont
transmises par l'application tant que l'état ESTABLISHED n'a pas été atteint). La négociation
"ternaire" réduit le risque de fausses connexions. L'implémentation des échanges entre la
mémoire et les messages apportera les informations nécessaires à cette vérification.
La transaction ternaire la plus simple est décrite en figure 7. Ces figures doivent être
interprétées de la façon suivante. Chaque ligne est numérotée pour référence. La flèche vers
la droite (-->) indique le départ d'un paquet TCP du TCP A vers le TCP B, ou l'arrivée en B
d'un segment issu de A. La flèche inverse (<--), la transmission dans le sens opposé.
L'ellipse (...) indique un segment toujours sur le réseau (retardé). Un "XXX" indique un
segment perdu, ou rejeté. Les commentaires apparaissent entre parenthèse. L'état TCP
représente l'état obtenu APRES le départ ou l'arrivée du segment (dont le contenu est
mentionné au centre de la ligne). Le contenu des segments est montré sous forme abrégée,
avec son numéro de séquence, les flags marqués, et le champ ACK. Les autres champs tels
qu'adresses, fenêtres, offset, etc. ne sont pas montrés par souci de clarté.
TCP A TCP B
1. CLOSED LISTEN
2. SYN-SENT --> <SEQ=100><CTL=SYN> --> SYN-RECEIVED
3. ESTABLISHED <-- <SEQ=300><ACK=101><CTL=SYN,ACK> <-- SYN-RECEIVED
4. ESTABLISHED --> <SEQ=101><ACK=301><CTL=ACK> --> ESTABLISHED
5. ESTABLISHED --> <SEQ=101><ACK=301><CTL=ACK><DATA> --> ESTABLISHED
Figure 7. Dialogue "ternaire" basique de connexion
En ligne 2 de la figure 7, TCP A émet une requête envoyant un segment SYN indiquant qu'il
utilisera des numéros de séquence à partir de 100. En ligne 3, TCP B renvoie sa requête
SYN tout en acquittant le SYN reçu de TCP A. Notez que le champ d'accusé de réception
indique que TCP B attend maintenant un numéro de séquence égal à 101, le SYN de la
première requête ayant consommé la valeur 100 suivant le principe du numérotage implicite
des contrôles.
En ligne 4, TCP A répond par un segment vide contenant l'accusé de réception au SYN de
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TCP B; En ligne 5 enfin, TCP A envoie des données. Notez alors que le numéro de
séquence de la ligne 5 est identique à celui de la ligne 4, car ACK n'occupe pas d'espace
dans la séquence (si c'était le cas, il nous faudrait acquitter les acquittements et on n'en
sortirait plus!).
L'établissement d'une double requête simultanée est légèrement plus complexe, comme cela
apparaît en figure 8. Chaque TCP bascule de l'état CLOSED vers SYN-SENT puis vers SYN-
RECEIVED et enfin vers ESTABLISHED.
TCP A TCP B
1. CLOSED CLOSED
2. SYN-SENT --> <SEQ=100><CTL=SYN> ...
3. SYN-RECEIVED <-- <SEQ=300><CTL=SYN> <-- SYN-SENT
4. ... <SEQ=100><CTL=SYN> --> SYN-RECEIVED
5. SYN-RECEIVED --> <SEQ=100><ACK=301><CTL=SYN,ACK> ...
6. ESTABLISHED <-- <SEQ=300><ACK=101><CTL=SYN,ACK> <-- SYN-RECEIVED
7. ... <SEQ=101><ACK=301><CTL=ACK> --> ESTABLISHED
Figure 8. Synchronisation d'une requête de connexion simultanée
La principale raison du dialogue "ternaire" est d'éviter que d'anciens paquets issus d'une
précédente tentative de connexion ne vienne perturber la nouvelle. Pour maîtriser ce cas de
figure, un message de contrôle spécial pour la réinitialisation, "reset", a été institué. Si le TCP
récepteur est dans un état non synchronisé (c'est à dire, SYN-SENT ou SYN-RECEIVED), il
peut retourner à l'état d'attente LISTEN sur réception d'une commande de réinitialisation
valable. Si TCP est dans l'un des états synchronisés (ESTABLISHED, FIN-WAIT-1, FIN-
WAIT-2, CLOSE-WAIT, CLOSING, LAST-ACK, TIME-WAIT), la commande de réinitialisation
casse la connexion et l'application en est alors informée. Nous verrons ce cas plus en détail
lorsque nous analyserons les connexion semi-ouvertes ou "demi-connexions".
TCP A TCP B
1. CLOSED LISTEN
2. SYN-SENT --> <SEQ=100><CTL=SYN> ...
3. (duplicate) ... <SEQ=90><CTL=SYN> --> SYN-RECEIVED
4. SYN-SENT <-- <SEQ=300><ACK=91><CTL=SYN,ACK> <-- SYN-RECEIVED
5. SYN-SENT --> <SEQ=91><CTL=RST> --> LISTEN
6. ... <SEQ=100><CTL=SYN> --> SYN-RECEIVED
7. SYN-SENT <-- <SEQ=400><ACK=101><CTL=SYN,ACK> <-- SYN-RECEIVED
8. ESTABLISHED --> <SEQ=101><ACK=401><CTL=ACK> --> ESTABLISHED
Figure 9. Récupération sur doublon d'un ancien SYN
RFC793 page - 23 - Postel
La figure 9 présente un cas simple de récupération sur réception d'un SYN échappé d'une
ancienne tentative. A la ligne 3, le doublon du SYN arrive au TCP B. TCP B n'a aucun moyen
de savoir s'il s'agit d'un doublon ou d'un segment valide, Il répond donc normalement
(ligne4). TCP A détecte que le champ d'accusé de réception est incorrect et renvoie une
commande "reset" en marquant le bit RST en renseignant le champ SEQ pour maintenir la
conformité du processus. TCP B, en recevant RST, revient à l'état LISTEN. Lorsque le SYN
valide arrive enfin à la ligne 6, la synchronisation se déroulez normalement. Si le segment
SYN de la ligne 6 était arrivé avant RST, un échange plus complexe aurait eu lieu, impliquant
des RST envoyés dans les deux directions.
Connexions semi-ouvertes et autres anomalies
On parle de connexion "demi-ouverte" lorsque l'un des TCP a fermé ou coupé brutalement la
connexion sans que l'autre extrémité n'en ait eu connaissance, ou si les deux extrémités se
retrouvent désynchronisées suite à une défaillance avec perte de mémoire. De telles
connexions vont déclencher l'opération de réinitialisation à la moindre tentative d'envoi de
données dans l'un ou l'autre sens. Cependant, une telle situation est considéré comme
inhabituelle ou du moins anormale, et la procédure de récupération ne sera pas toujours
invoquée.
Si la connexion n'existe plus au site A, alors une tentative d'émission de données du site B
va résulter en la réception d'un message de réinitialisation par le TCP du site B. Un tel
message indique au site B que quelque chose ne fonctionne pas, et qu'il serait plus sûr
d'arrêter la communication.
Supposez maintenant que deux applications A et B communiquent ensemble, et qu'une
défaillance quelconque provoque une perte de mémoire au niveau du TCP A. Suivant le
système d'exploitation qui supporte A, il se peut qu'il existe un mécanisme de récupération
d'erreur. Dans ce cas, et lorsque le TCP est rétabli, A va certainement vouloir renvoyer les
données à partir du début, ou à partir du point de récupération si cela lui est possible. En
conséquence de quoi A va certainement essayer de rouvrir (OPEN) la connexion de nouveau
ou essayer d'envoyer (SEND) des données sur la connexion qu'il croit encore ouverte. Dans
ce dernier cas, il recevra un message du type "connexion inexistante" du TCP local (A) TCP.
Dans l'intention de rouvrir la connexion, le TCP A va émettre un segment SYN. Ce scénario
conduit à l'exemple de la figure 10. Après le crash du TCP A, l'application tente de rouvrir la
connexion. TCP B, dans le même temps, pense toujours que la connexion est ouverte.
TCP A TCP B
1. (CRASH) (send 300,receive 100)
2. CLOSED ESTABLISHED
3. SYN-SENT --> <SEQ=400><CTL=SYN> --> (??)
4. (!!) <-- <SEQ=300><ACK=100><CTL=ACK> <-- ESTABLISHED
5. SYN-SENT --> <SEQ=100><CTL=RST> --> (Abort!!)
6. SYN-SENT CLOSED
7. SYN-SENT --> <SEQ=400><CTL=SYN> -->
Figure 10. Découverte d'une connexion semi-ouverte
RFC793 page - 24 - Postel
Lorsque le segment SYN arrive en ligne 3, TCP B, toujours synchronisé, et le segment reçu
se trouvant en dehors de la fenêtre de réception, répond par un acquittement indiquant
quelle séquence il s'attend à recevoir (ACK 100). TCP A s'aperçoit que cet accusé de
réception n'accuse rien du tout (puisqu'il est totalement désynchronisé). Il envoie donc un
reset (RST), ayant détecté une situation de connexion semi-ouverte. TCP B abandonne en
ligne 5. TCP A va continuer à tenter d'établir la connexion; le problème est alors résolu dans
la mesure où l'on revient à la procédure de base "ternaire" de la figure 7.
Une alternative intéressante apparaît dans le cas d'un crash de TCP A alors que TCP B
essaie d'envoyer des données sur ce qu'il pense être une connexion synchronisée. Ceci est
illustré en figure 11. Dans ce cas, les données arrivant au TCP A à partir de TCP B (ligne 2)
ne peuvent être accepté puisqu'aucune connexion n'existe, TCP A envoie donc un RST. RST
est acceptable par TCP B qui abandonne la connexion.
TCP A TCP B
1. (CRASH) (send 300,receive 100)
2. (??) <-- <SEQ=300><ACK=100><DATA=10><CTL=ACK> <-- ESTABLISHED
3. --> <SEQ=100><CTL=RST> --> (ABORT!!)
Figure 11. Découverte de connexion semi-ouverte par le côté actif
En figure 12, nous trouvons les deux TCPs A et B en état de connexion passive attendant un
SYN. Un doublon ancien arrivant au TCP B (ligne 2) réveille celui-ci. Un SYN-ACK est
renvoyé (ligne 3) et force TCP A à générer un RST (l'acquittement de la ligne 3 n'est pas
recevable). TCP B accepte la réinitialisation et retourne sagement dans l'état d'attente
LISTEN.
TCP A TCP B
1. LISTEN LISTEN
2. ... <SEQ=Z><CTL=SYN> --> SYN-RECEIVED
3. (??) <-- <SEQ=X><ACK=Z+1><CTL=SYN,ACK> <-- SYN-RECEIVED
4. --> <SEQ=Z+1><CTL=RST> --> (return to LISTEN!)
5. LISTEN LISTEN
Figure 12. Réinitialisation suite à réception d'un doublon sur deux connexions passives
Une grande variété de cas est possible, chacune résultant dans une procédure de
réinitialisation selon les règles qui suivent.
Génération d'un signal de réinitialisation
En règle générale, un signal de réinitialisation (RST) doit être émis sur toute réception d'un
segment qui ne répond visiblement pas aux exigences de la connexion ouverte. Ce message
ne doit pas être émis si il n'est pas certain que c'est le cas.
RFC793 page - 25 - Postel
On dénotera trois types de situations :
1. Si la connexion n'existe pas (CLOSED) alors un "reset" est envoyé sur toute réception d'un
segment sur cette connexion, excepté s'il s'agit lui-même d'un "reset". En particulier, des
segments SYN adressés à une connexion inexistante sont rejetés par ce moyen.
Si le segment entrant présente un accusé de réception, le segment RST émis récupère le
numéro de séquence du champ ACK de ce segment. Autrement le numéro de séquence du
"reset" est zéro et l'accusé de réception est fixé à la somme du numéro de séquence et de la
longueur de segment du segment entrant. La connexion demeure fermée.
2. Si la connexion est dans un état non synchronisé (LISTEN, SYN-SENT, SYN-
RECEIVED), et le segment entrant acquitte quelque chose qui n'a pas été encore envoyé
(ACK non recevable), ou le segment entrant est sur un niveau de sécurité ou un
compartiment de sécurité ne correspondant pas exactement à celui attendu pour la
connexion, un segment RST est émis.
Si notre propre segment SYN n'a pas été acquitté et le niveau de priorité du segment entrant
est supérieur à celui attendu, on pourra relever le niveau de priorité de la connexion (si
l'application et le système d'exploitation l'autorisent) ou émettre un "reset"; ou si le niveau de
priorité du segment entrant est inférieur à celui requis, on continuera à le traiter sans changer
sa propre priorité (si le TCP distant ne peut augmenter le niveau de priorité pour répondre à
nos exigences locales, cela sera signifié dans les prochains segments reçus, et la connexion
se fermera). Dans le cas ou notre segment SYN a été acquitté (peut être dans ce segment
entrant) le niveau de priorité doit correspondre exactement. Dans le cas contraire un "reset"
doit être émis.
Si le segment entrant présente un accusé de réception, le segment RST émis récupère le
numéro de séquence du champ ACK de ce segment. Autrement le numéro de séquence du
"reset" est zéro et l'accusé de réception est fixé à la somme du numéro de séquence et de la
longueur de segment du segment entrant. La connexion demeure dans le même état.
3. Si la connexion est dans un état synchronisé (ESTABLISHED, FIN-WAIT-1, FIN-WAIT-2,
CLOSE-WAIT, CLOSING, LAST-ACK, TIME-WAIT), tout segment non recevable (hors
fenêtre de réception, ou accusé de réception invalide) provoque l'émission d'un segment vide
contenant le numéro de séquence courant en émission et l'accusé de réception indiquant le
prochain numéro de séquence attendu en réception, et la connexion reste dans le même
état.
Si un segment entrant a un niveau de sécurité, ou compartiment, ou une priorité qui ne
correspond pas exactement à la sécurité, et compartiment, et priorité requise pour la
connexion, une réinitialisation est envoyée et la connexion se referme. L'accusé de réception
du segment RST est renseigné avec la valeur de l'accusé de réception du segment entrant.
Traitement sur réinitialisation
Dans tous les cas, excepté SYN-SENT, tous les segments de réinitialisation (RST) sont
validés en inspectant le champ SEQ. Une réinitialisation n'est reconnue que si elle intervient
dans la fenêtre de réception. Dans l'état SYN-SENT (correspondant à un RST reçu en
réponse à un segment SYN initial), le segment RST est considéré comme valide si son
champ ACK acquitte le message SYN auquel il répond.
Le récepteur d'un segment RST commence par le valider, puis change d'état. Si le récepteur
était dans l'état LISTEN, il l'ignore. Si le récepteur était dans l'état SYN-RECEIVED après
être sorti de l'état LISTEN, alors il revient dans l'état LISTEN. Dans tous les autres cas, la
connexion est abandonnée. L'application est informée de la rupture de la connexion.
RFC793 page - 26 - Postel
3.5. Fermeture d'une connexion
CLOSE est une opération signifiant "Je n'ai plus d'autre données à envoyer". La notion de
fermeture d'une communication bidirectionnelle peut être sujette à une interprétation
ambiguë. L'analyse à faire du côté réception n'est pas de la plus grande simplicité. Nous
avons choisi de l'expliquer de la façon la plus simple. L'application demandant la fermeture
peut continuer à recevoir jusqu'à être averti que l'autre extrémité à fermé à son tour la
connexion. Ainsi, un programme pourrait émettre plusieurs SEND suivi d'un CLOSE, et
ensuite continuer à recevoir des données jusqu'à ce que TCP lui signale que le distant a
fermé sa connexion. Du moins supposons nous que TCP le fera, même si aucune
commande RECEIVE ne reste pendante, et ce dès que l'autre extrémité ferme la connexion,
et permette à l'extrémité locale de terminer ses opérations proprement. TCP devra émettre
toutes les données qui lui auront été passées par l'application avant l'activation de la
commande CLOSE. Ainsi, une application peut sans problème fermer une connexion qui
continuera à émettre des données et lancer une autre tâche. Par contre il faudra toujours lire
les tampons de réception, jusqu'à ce que le TCP distant indique qu'il n'a plus de données à
envoyer.
On distingue trois cas de figure principaux:
1) L'application demande la fermeture au TCP en activant la commande CLOSE.
2) La connexion est rompue par le distant qui marque son flag FIN
3) Les deux applications coupent simultanément la connexion
Cas 1: L'application locale déclenche la déconnexion
Dans ce cas, un segment FIN est constitué et inscrit au bas de la pile d'émission. Aucune
commande SEND ne sera plus acceptée par TCP, celui-ci passant à l'état FIN-WAIT-1. Les
commandes RECEIVE restent acceptées dans cet état, la demi-connexion inverse
fonctionnant toujours. Tous les segments présents dans la pile, y compris le dernier segment
FIN seront retransmis jusqu'à acquittement. Lorsque le TCP a acquitté le FIN, et envoyé son
FIN propre, le local acquitte le FIN distant à son tour. Notez qu'un TCP recevant un segment
FIN peut l'acquitter, mais n'enverra son propre segment FIN que lorsque son application aura
exécuté la commande CLOSE.
Cas 2: TCP reçoit un segment FIN du distant
Si un segment FIN arrive inopinément par le réseau, TCP peut l'acquitter et avertit
l'application de la notification de fermeture. L'application émettra une commande CLOSE
après avoir pris ses dispositions, suite à laquelle TCP peut alors envoyer son propre FIN au
TCP distant, une fois toutes les données restantes émises. TCP attend alors l'acquittement
de ce FIN pour effacer le TCB de cette connexion. Si aucun acquittement ne survient après
un certain laps de temps, la connexion est coupée et l'application en est avisée.
Cas 3: les deux applications ferment simultanément
Une commande CLOSE simultanée aux deux extrémités provoque un échange de segments
FIN. Tous les segments de données restants, y compris le dernier FIN seront émis et
acquittés, chaque TCP pourra acquitter le segment FIN reçu. Les deux côtés, sur
acquittement, effaceront chacun le TCB de cette connexion.
RFC793 page - 27 - Postel
TCP A TCP B
1. ESTABLISHED ESTABLISHED
2. (Close)
FIN-WAIT-1 --> <SEQ=100><ACK=300><CTL=FIN,ACK> --> CLOSE-WAIT
3. FIN-WAIT-2 <-- <SEQ=300><ACK=101><CTL=ACK> <-- CLOSE-WAIT
4. (Close)
TIME-WAIT <-- <SEQ=300><ACK=101><CTL=FIN,ACK> <-- LAST-ACK
5. TIME-WAIT --> <SEQ=101><ACK=301><CTL=ACK> --> CLOSED
6. (2 MSL)
CLOSED
Figure 13. Séquence de fermeture normale
TCP A TCP B
1. ESTABLISHED ESTABLISHED
2. (Close) (Close)
FIN-WAIT-1 --> <SEQ=100><ACK=300><CTL=FIN,ACK> ... FIN-WAIT-1
<-- <SEQ=300><ACK=100><CTL=FIN,ACK> <--
... <SEQ=100><ACK=300><CTL=FIN,ACK> -->
3. CLOSING --> <SEQ=101><ACK=301><CTL=ACK> ... CLOSING
<-- <SEQ=301><ACK=101><CTL=ACK> <--
... <SEQ=101><ACK=301><CTL=ACK> -->
4. TIME-WAIT TIME-WAIT
(2 MSL) (2 MSL)
CLOSED CLOSED
Figure 14. Séquence de fermeture bilatérale
3.6. Priorité et Sécurité
Le propos de ce chapitre est de ne permettre l'établissement d'une connexion qu'entre deux
ports fonctionnant exclusivement avec les mêmes valeurs de sécurité et compartiment, et la
priorité la plus élevée des deux côtés.
Les paramètres de priorité et de sécurité utilisés dans TCP sont exactement ceux définis par
le protocole Internet (IP). Dans la présente spécification, le couple "sécurité/compartiment"
désigne l'ensemble des paramètres de sécurité d'IP dont le niveau de sécurité, le
compartiment, le groupe d'utilisateur, et les restrictions d'usage.
Une tentative de connexion avec des valeurs de sécurité/compartiment non concordantes, ou
un niveau de priorité plus faible devra être rejetée via un segment de réinitialisation "reset".
Le rejet d'une connexion uniquement du à une priorité plus faible ne pourra être exécuté
qu'après acquittement en bonne et due forme du segment SYN..
Notez qu'un module TCP travaillant à la priorité par défaut devra néanmoins surveiller la
priorité des segments entrants, et augmenter son niveau de priorité si requis.
Les paramètres de sécurité peuvent être exploités y compris en dehors d'un environnement
sécurisé (les valeurs indiquent des données non classifiées), Ainsi, les ordinateurs doivent
RFC793 page - 28 - Postel
toujours être en mesure, dans un environnement sécurisé, de lire les informations de
sécurité, même s'ils n'ont pas l'obligation de les transmettre.
3.7. Transfert de données
Une fois la connexion établie, les données peuvent commencer à être échangées dans des
segments. Ceux-ci pouvant être rejetés (erreur de Checksum), ou perdus dans le réseau
(congestion du réseau), TCP utilise un principe de retransmission (au bout d'une
temporisation) pour garantir l'acheminement de tous les segments de données. Ce principe
de retransmission peut conduire à la réception de "doublons". Comme il a été précisé dans
les paragraphes consacrés aux numéros de séquence, TCP effectue un certain nombre de
tests sur les séquences et les acquittements afin de déduire l'acceptabilité des données
reçues.
L'émetteur des données garde toujours en mémoire le prochain numéro de séquence à
utiliser dans la variable SND.NXT. Le récepteur garde en mémoire le prochain numéro de
séquence à recevoir dans la variable RCV.NXT. L'émetteur garde en mémoire la valeur du
plus ancien numéro de séquence non acquitté dans la variable SND.UNA. Si le flux de
données s'interrompt pendant un temps suffisant pour que tous les segments sur le réseau
soient parvenus à destination, ces trois valeurs doivent être égales.
Lorsque l'émetteur constitue un segment et le transmet, il incrémente la valeur de SND.NXT
(souvenez-vous: modulo 2**32 !). Lorsque le récepteur reçoit un segment, il incrémente la
valeur de RCV.NXT et envoie un acquittement. Lorsque l'émetteur reçoit cet acquittement, il
incrémente SND.UNA. L'écart moyen entre ces variables est une mesure du "temps de
propagation" à l'intérieur du réseau. A chaque fois, c'est la longueur du paquet qui est ajouté
à ces variables. Notez que dans un état ESTABLISHED tous les segments transporteront
l'information d'acquittement courant.
Le déclenchement d'une commande CLOSE impose l'utilisation de la fonction push, et l'ajout
final d'un segment FIN à la pile de transmission.
Temporisation de retransmission
Du fait de la grande variété de réseaux formant Internet, et l'emploi massif de connexions
TCP à travers ce réseau la valeur de temporisation de retransmission doit être déterminée
dynamiquement. Nous donnons ici un exemple de procédure permettant de définir cette
temporisation.
Exemple de procédure de calcul de temporisation de retransmission
Mesurer tout d'abord le temps entre l'envoi d'un octet de numéro de séquence particulier
(appelons le "marqueur") et la réception d'un acquittement englobant ce numéro de
séquence (les plages de séquence dans les deux segments n'ont pas à être identique). Ceci
mesure ce que nous appellerons le "temps de boucle" (RTT = Round Trip Time). Puis
calculez un "temps de boucle" corrigé (SRTT = Smoothed Round Trip Time), par la formule:
SRTT = ( ALPHA * SRTT ) + ((1-ALPHA) * RTT)
et enfin, calculer la temporisation de retransmission (RTO = Retransmission Time Out)
comme suit:
RTO = min[UBOUND,max[LBOUND,(BETA*SRTT)]]
où UBOUND est une valeur limite de la temporisation (ex. 1 minute), LBOUND une valeur
limite inférieure (ex.1 seconde), ALPHA le facteur de correction (ex. 0,8 à 0,9), et BETA est
RFC793 page - 29 - Postel
un facteur de variance du temps de propagation (ex., 1,3 à 2,0).
Transmission d'informations urgentes
L'objectif du mécanisme d'urgence de TCP est de fournir un moyen à l'application émettrice
d'inciter le récepteur à prendre en compte des données urgentes, et un moyen pour signaler
en retour que ces données urgentes ont bien été prise en compte par le récepteur.
Ce mécanisme permet de marquer un numéro de séquence particulier comme étant la fin
d'un bloc de données urgentes. Lorsque ce marqueur pointe sur un numéro de séquence
non encore reçu (RCV.NXT) par le TCP récepteur, ce dernier doit prévenir l'application de
passer en "mode d'urgence"; et lorsque le numéro de séquence reçu rattrape ce marqueur,
le TCP doit signifier à l'application de repasser en "mode normal". Si le pointeur d'urgence
est réactualisé en "mode d'urgence", l'application utilisatrice ne pourra en avoir
connaissance.
Ce mécanisme utilise un champ dédié dans chaque segment émis, appelé "pointeur urgent".
Le bit de contrôle URG indique que ce champ contient une information valide. Le TCP
récepteur ajoutera la valeur de ce champ au numéro de séquence du segment concerné
pour obtenir le "marqueur". Lorsque le bit URG n'est pas marqué, ce champs n'est pas
marqué, aucune mention d'urgence n'est contenue dans le segment.
Pour signifier l'état d'urgence, le segment émis doit au moins contenir un octet de données.
Si l'émetteur utilise de plus la fonction push, le temps de transmission des données urgentes
sera optimisé.
Gestion de la fenêtre de transmission
La fenêtre transmise dans chaque segment indique la plage de numéros de séquence que
l'émetteur de la fenêtre (celui qui reçoit les données) est prête à accepter. La taille de cette
fenêtre est en relation avec la taille disponible des tampons de données associés à cette
connexion.
Une grande taille de fenêtre encourage l'émission. Si le nombre de données reçues est
supérieur à ce que la fenêtre indique, les données hors fenêtre seront rejetées. Cette
déperdition entraîne un grand nombre de retransmissions et surcharge inutilement le réseau
et les TCP. L'usage d'une petite taille de fenêtre morcelle le débit en ajoutant un certain
retard supplémentaire au "temps de boucle", mais en limitant la surcharge du réseau due aux
retransmissions.
Le mécanisme instauré n'interdit pas à un TCP de signifier une largeur de fenêtre importante,
puis beaucoup plus mince dans le segment suivant sans avoir reçu pour autant la quantité de
données qui le justifie. Cette technique dit "d'étranglement de fenêtre," est fortement
déconseillée. Le principe de robustesse nous dicte qu'un TCP ne doit pas de lui même
étrangler une fenêtre, mais devra être préparé à accepter un tel comportement de la part
d'autres TCP.
Le TCP émetteur doit être prêt à accepter de l'application et à envoyer au moins un octet de
nouvelles données même lorsque la fenêtre de transmission est de largeur nulle. L'émetteur
devra retransmettre régulièrement le segment au TCP récepteur. L'intervalle recommandé
entre deux retransmissions, lorsque la largeur de fenêtre est nulle est d'environ 2 minutes.
Cette retransmission est essentielle pour s'assurer que la réouverture de la fenêtre par le
récepteur sera bien signifiée au TCP émetteur.
A l'autre bout, lorsque le TCP récepteur affiche une largeur de fenêtre nulle et qu'un segment
arrive, il doit nécessairement répondre an acquittant le segment, un bon moyen de confirmer
régulièrement le nouveau numéro de séquence attendu et la largeur de fenêtre courante
(zéro).
Le TCP émetteur met en forme les données afin de constituer des segments à émette tenant
dans l'espace de séquence autorisé par la fenêtre, et répète la même opération pour inscrire
RFC793 page - 30 - Postel
les copies de segments dans la pile de retransmission. Cette dernière opération n'est pas
obligatoire, mais cependant très utile.
Pour une connexion n'utilisant qu'un seul flux de données unidirectionnel (mais
nécessairement "ouverte" en bidirectionnel), la largeur de fenêtre est envoyée dans les
acquittements sous un numéro de séquence unique (un segment ACK ne "consomme" pas
d'espace de séquence). Il n'est donc pas possible de remettre dans l'ordre l'historique de la
largeur de fenêtre. Cela ne représente pas un problème critique, bien qu'il signifie que le TCP
émetteur puisse se baser sur d'anciennes valeurs de largeur de fenêtre lors d'une émission.
Une technique pour s'affranchir de ce problème est de toujours récupérer l'information de
fenêtre dans l'accusé de réception contenant le plus grand numéro de séquence (une
méthode indirecte de numérotation des segments ACK !).
La gestion de la largeur de fenêtre a une influence importante sur les performances de la
communication. Les commentaires qui suivent sont à destination des développeurs.
Suggestion pour gestion de la largeur de fenêtre
L'ouverture d'une toute petite fenêtre réduit les performances en augmentant le poids des en-
têtes par rapport aux données.
Côté récepteur: Une suggestion pour éviter des fenêtres trop petites est de ne différer
l'ouverture de la fenêtre jusqu'à ce qu'un certain pourcentage minimum X de l'espace total
des tampons alloués à la communication n'ait été libéré (X peut être pris entre 20 et 40%).
Côté émetteur: L'émetteur peut attendre que la fenêtre atteigne une certaine largeur avant de
commencer à envoyer des données. La fonction push permettra d'envoyer un reliquat de
données même si la largeur de fenêtre est inférieure à la limite choisie.
Notez qu'il n'est pas une bonne stratégie de retarder l'émission des acquittements, au risque
de provoquer des retransmissions inutiles et coûteuses en termes de performances. Une
stratégie est d'émettre des acquittements dès qu'un segment court arrive (sans modifier la
largeur de fenêtre), la largeur de fenêtre étant transmise dans les acquittements donnés pour
des segments de taille supérieure.
Le segment envoyé pour tester une largeur de fenêtre nulle peut conduire à une
"atomisation" de la transmission. Lorsque le segment testant cette information et contenant
un seul octet de données est accepté (à la réouverture de la fenêtre), il consomme un octet
du nouvel espace ouvert. Si l'émetteur envoie systématiquement autant de données qu'il
peut lorsque la fenêtre est ouverte, la transmission va se stabiliser en une succession de
petits et longs segments. Au fur et à mesure du temps, les variations de débit interne entre
les tampons et la connexion conduit à une séquence de segments courts et "pas si longs que
ça". Après un certain temps, la connexion est principalement constituée de segments courts.
La suggestion faite ici est que les implémentations de TCP doivent gérer attentivement la
variation de largeur de fenêtre, les versions les plus simplistes conduisant toujours à une
fragmentation excessive de la transmission.
3.8. Interfaces
Deux interfaces sont concernées dans ce chapitre: l'interface application/TCP et l'application
TCP/réseau (la dernière via le protocole de niveau inférieur). Nous définirons assez
précisément le protocole entre l'application et l'interface, et passerons sous silence l'interface
entre TCP et la couche inférieure, dans la mesure où celle-ci est parfaitement définie dans la
spécification de ce protocole. Dans le cas où ce protocole est IP, on remarquera quelques
paramètres communs à ces deux protocoles.
Interface application/TCP
La description à suivre des commandes à envoyer à TCP sera tout au plus une spécification
d'intention, dans la mesure où les ressources système et leur forme diffèrent
RFC793 page - 31 - Postel
considérablement d'un système à l'autre. Par conséquent, nous devons prévenir le lecteur
que différentes implémentations de TCP peuvent présenter des interfaces distinctes.
Cependant, il existera toujours un noyau de fonctions que TCP devra fournir à toute
application, afin d'assurer la compatibilité globale du système multicouches. Ce chapitre
décrit les commandes essentielles qu'un TCP se doit d'accepter.
Commandes applicatives vers TCP
Les paragraphes suivants décrivent les aspects fonctionnels de l'interface Application/TCP.
La notation utilisée est très proche de la syntaxe habituellement acceptée pour les appels de
fonctions par les langages de haut niveau, mais cet usage n'interdit pas l'utilisation d'appels
sous forme condensée (ex., SVC, UUO, EMT).
Les commandes de base décrites ici sont essentielles pour qu'un TCP puisse supporter une
communication inter-processus. Chaque implémentation concrète pourra adopter sa propre
syntaxe, et pourra y adjoindre des combinaisons ou fonctions partielles issues de ces
fonctions de base. Par exemple, certains utilisateurs souhaiteront qu'une premier appel à la
fonction SEND puisse automatiquement ouvrir la connexion (OPEN).
Dans son rôle d'intermédiaire de communication, TCP doit non seulement accepter des
commandes, mais doit retourner un certain nombre d'informations à l'application, soit en
réponse à une commande, soit de façon unilatérale. Ces dernières consistent en:
(a) une information générale sur la connexion (ex., interruptions, fermeture distante,
connexion sur tel socket passif en attente).
des réponses à des commandes applicatives, indiquant le succès ou l'échec pour telle ou
telle raison.
Convention : Dans la formulation des commandes qui suivent, nous adoptons la convention
de notation suivante pour les paramètres :
Les paramètres de type bit (sémaphores) sont notés en MAJUSCULE.
Les paramètres d'un autre type (adresse, entier, long, etc. sont notés en minuscule.
OPEN
Format:
OPEN (port_local, socket_distant, ACTIF/PASSIF [, tempo] [, priorité] [,
sécurité/compartiment] [, options]) -> nom_local
Nous supposons ici que le TCP local connaît l'identité du processus qu'il sert, et vérifiera que
ce processus est bien autorisé à ouvrir une connexion sur le socket spécifié. Suivant
l'implémentation de TCP, les identificateurs TCP et réseau d'adresse source seront soit
fournis par TCP soit par le protocole de routage (ex. IP). Ces considérations découlent d'une
réflexion sur la sécurité, dont le but est d'interdire à un TCP de se faire passer pour un autre.
De même, aucun processus ne peut se faire passer pour un autre sans la complicité des
couches inférieures.
Si le paramètre ACTIF/PASSIF est marqué "passif", TCP se mettra dans l'état LISTEN et
"écoutera" le réseau. Dans ce cas, le socket distant pourra soit être spécifié soit laissé
"indéfini". Si le socket est spécifié, seule une demande de connexion provenant de ce socket
pourra réveiller la connexion. Si le socket est laissé "indéfini", toute tentative de connexion
distante sur cette connexion sera prise en compte. Une connexion passive peut être rendue
active par l'envoi d'une commande SEND ultérieure.
Un bloc de contrôle de transmission (TCB) est créé, partiellement renseigné avec les
paramètres passés par la commande OPEN.
Sur commande OPEN active, TCP démarrera immédiatement la procédure de
synchronisation (c'est-à-dire, l'établissement).
Le paramètre de temporisation tempo, si précisé, permet de régler la limite maximale admise
RFC793 page - 32 - Postel
pour la transmission de données par TCP. Si les données n'ont pu être transmises au
destinataire avant ce temps, TCP aura la charge de couper la communication. La valeur par
défaut actuelle pour cette temporisation est de 5 minutes.
TCP ou un autre composant du système d'exploitation aura la charge de vérifier les droits de
l'application à ouvrir une communication sur la priorité, la sécurité et le compartiment
demandés. L'absence de paramètres à ce niveau implique l'utilisation des valeurs "par
défaut".
TCP ne pourra accepter de requête entrante que dans la mesure où les informations de
sécurité/compartiment correspondent exactement à celles précisées dans la commande
OPEN, et la priorité y est au moins égale ou supérieure.
La priorité choisie pour la connexion sera la valeur maximum entre celle précisée dans la
commande OPEN et celle arrivée par le réseau. Elle sera fixée pour toute la durée de vie de
la connexion. Certains développeurs voudront pouvoir donner à l'application le pouvoir de
négocier cette priorité. Par exemple, l'application pourra souhaiter de n'accepter la connexion
que sur le même niveau de priorité, ou souhaitera que toute augmentation du niveau de
priorité soit soumis à son approbation.
Un nom local sera retourné par TCP pour la connexion. Ce nom symbolique pourra être par
la suite utilisé comme raccourci dans les appels faits à cette connexion définie par la paire
<socket local, socket distant>.
SEND
Format: SEND (nom_local, adresse_tampon, compteur, PUSH, URGENT [, tempo])
Cet appel permet l'envoi des données contenues dans le tampon de taille compte débutant à
l'adresse_tampon sur la connexion définie par nom_local. Dans le cas général, si la
connexion n'a pas été ouverte auparavant, cette commande génère une erreur. Certaines
implémentations permettront l'usage direct de la commande SEND; celles-ci demanderont
les paramètres supplémentaires utiles à l'établissement préalable de la connexion. Si
l'application demanderesse n'est pas autorisée à ouvrir la connexion demandée, une erreur
sera retournée.
Si l'indicateur PUSH est marqué, les données doivent être émises sans attendre vers le
destinataire, et le flag PUSH du dernier segment TCP créé à partir de ce tampon sera
marqué. Dans le cas contraire, les données pourront être momentanément stockées par TCP
pour être assemblées à celles provenant des SEND suivants, si l'efficacité de la transmission
le demande.
Si l'indicateur URGENT est marqué, les segments envoyés au TCP distant auront le flag
URG marqué, indiquant la validité du "pointeur urgent". Le TCP récepteur signalera à
l'application distante l'état d'urgence tant que toutes les données urgentes n'ont pas été
récupérées par l'application destinataire. Le but de ce mécanisme et d'inciter l'application à
traiter ces données en priorité, et d'aviser le récepteur que toutes les données de ce type ont
été prises en compte. Le nombre de fois que le TCP émetteur signale le caractère d'urgence
n'est pas nécessairement le même que celui que l'application reçoit du TCP distant.
Si aucun socket distant n'a été spécifié dans la commande OPEN, et la connexion établie
malgré tout (ex. à la suite d'une requête de connexion quelconque arrivée sur ce socket),
alors le tampon désigné est envoyé vers ce socket "implicite". Les applications utilisant la
commande SEND sur une telle connexion n'ont pas le besoin de connaître la valeur du
socket distant.
Par contre, si une commande SEND est exécutée avant que le socket distant ait été
explicité, une erreur est retournée. L'application peut exécuter la commande STATUS pour
déterminer l'état de la connexion. Dans certaines implémentations TCP indiquera à
l'application lorsqu'une connexion passive "indéfinie" est explicitée.
RFC793 page - 33 - Postel
Lorsqu'une tempo est présente, la valeur courante de la temporisation définie à la commande
OPEN est remplacée par la nouvelle valeur.
Dans les implémentations les plus simples, la commande SEND ne rendra pas la main au
processus appelant tant que la transmission n'est pas achevée ou, à défaut, la temporisation
n'est pas écoulée. Cependant, cette technique simpliste provoque de nombreux temps morts,
voire blocages (par exemple, si les deux côtés d'une transmission essaient d'envoyer des
données avant de demander la première réception). Elle est donc déconseillée. Une
technique plus sophistiquée rendra la main immédiatement à l'application, de sorte qu'elle
continue son traitement concurrentiellement avec les routines d'entrées/sorties réseau, et, de
plus permettre le lancement de plusieurs émissions successives (une sorte de "batch"). Des
envois successifs seront traités dans ce cas sur le mode FIFO (premier arrivé premier servi),
et TCP devra aménager une pile pour ceux qu'il ne pourra traiter immédiatement.
Nous venons implicitement de définir une interface de type "asynchrone" dans laquelle une
commande SEND induit un SIGNAL ultérieur ou une pseudo interruption provenant du TCP.
Une autre alternative est de répondre immédiatement à l'application. Par exemple, TCP peut
donner un acquittement local immédiat en réponse à la commande SEND de l'application,
même si lui-même n'a pas encore reçu l'acquittement de réception par le distant, ni même
envoyé les données. Nous pouvons avec optimisme penser que le succès est quasi garanti.
Si nous avons été vraiment trop optimiste, la temporisation nous indiquera vite que nous
nous sommes trop avancé, et coupera la connexion. Une implémentation de ce type
(synchrone) ne pourra s'affranchir de quelques signaux asynchrones, mais ceci concernent
l'état global de la connexion, plutôt que des informations particulières sur les tampons.
Afin que l'application puisse distinguer les retours d'erreur ou de succès de multiples SENDs,
il paraît approprié d'ajouter à la réponse l'adresse du tampon concerné (celui qui aura été
transmis par la commande SEND correspondante).
La signalisation TCP vers application est décrite ci-après, indiquant le type d'information qui
doit être retourné à l'application appelante.
RECEIVE
Format: RECEIVE (nom_local, adresse_tampon, compte) -> compte, URGENCE, PUSH
Cette commande alloue un tampon de réception à la connexion spécifiée. Si la connexion n'a
pas été ouverte au préalable par une commande OPEN, ou l'application n'a pas l'autorisation
d'utiliser une telle connexion, une erreur sera renvoyée.
Dans une implémentation simpliste, la main ne sera pas redonnée à l'application tant que le
tampon n'aura pas été rempli, ou une erreur survenue. Ce schéma est malheureusement
souvent bloquant. Une implémentation plus sophistiquée consisterait à pouvoir mettre en
attente plusieurs commandes de réception. Les tampons associés se remplissent alors dès
que les segments concernés arrivent par le réseau. Cette stratégie permet un débit
d'information plus rapide, au prix d'un mécanisme plus élaboré (éventuellement asynchrone)
destiné à avertir l'application qu'une fonction push a été activée, ou que le tampon est plein.
Si une quantité de données suffisante est reçue avant qu'un flag PUSH n'apparaisse,
l'indicateur PUSH ne sera pas marqué dans la réponse à la commande RECEIVE. Le
tampon contiendra autant de données qu'il peut en contenir. Si un flag PUSH arrive du
réseau, le tampon sera retourné partiellement rempli, et l'indicateur PUSH marqué dans la
réponse.
Si des données urgentes sont présentées par le réseau, l'application en sera avertie
immédiatement par un signal asynchrone de l'interface TCP vers application. Cette dernière
doit passer en "mode urgent". Tant que l'indicateur URGENCE est marqué dans la réponse à
une commande RECEIVE, des données urgentes restent latentes dans les tampons de TCP.
Lorsque l'indicateur URGENCE n'est plus marqué, les dernières données urgentes ont été
transférées dans le tampon associé et l'application peut repasser en "mode normal". Notez
RFC793 page - 34 - Postel
que les données "normales" suivantes ne peuvent être transmises dans le même tampon
(mais seront disponibles via la commande RECEIVE suivante), à moins que la limite ne soit
clairement marquée.
Pour discriminer la réponse à plusieurs commandes RECEIVE en instance et pour s'assurer
que les tampons à récupérer ont été complètement remplis, la réponse émise sous forme de
signal, après réception, est accompagnée d'un pointeur sur le tampon et de la taille occupée
dans celui-ci.
D'autres implémentations de la commande RECEIVE peuvent directement adresser l'espace
mémoire alloué en interne par TCP au tampon de réception, ou encore mettre en place le
partage d'un tampon tournant par les deux partenaires.
CLOSE
Format: CLOSE (nom_local)
Cette commande demande la fermeture de la connexion spécifiée. Si la connexion n'existe
pas, ou l'application n'a pas l'autorisation nécessaire pour utiliser cette connexion, une erreur
est renvoyée. La fermeture de connexions est prévue pour se dérouler de façon "propre"
dans la mesure ou toutes les émissions en instance seront menées à leur terme (et
retransmises si nécessaire),selon les impératifs du contrôle de flux. Ainsi, il est légitime de
lancer plusieurs commandes SEND successives suivies d'une commande CLOSE, et de
considérer que le message a été correctement et complètement transmis. Il est aussi clair
que la communication doit être toujours "écoutée", afin de récupérer tout ce que le distant a à
transmettre. De ce fait, la commande CLOSE signifie "je n'ai plus rien à transmettre", et non
pas "je ne veux plus rien recevoir". Il peut arriver (notamment si le protocole au niveau
application n'est pas suffisamment complet) que le côté fermant la connexion ne puisse se
débarrasser de toutes ses données avant intervention de la temporisation. Dans ce cas, la
commande CLOSE revient à une commande ABORT, et TCP finit le travail de fermeture.
L'application doit pouvoir fermer la connexion à tout moment de sa propre initiative, ou en
réponse à des signaux venant de TCP (ex. signal de déconnexion distante, temporisation de
transmission écoulée, destination inaccessible).
Comme la fermeture d'une connexion demande un échange avec le TCP distant, celle-ci
peut rester dans l'état "encours de fermeture" (CLOSING) pendant un petit laps de temps.
Toute tentative de réouverture de cette connexion avant que TCP n'ait pu répondre à la
commande CLOSE générera une erreur.
L'exécution d'une commande CLOSE déclenche implicitement une fonction push.
STATUS
Format: STATUS (nom_local) -> état
Cette commande dépend de l'implémentation et peut être "oubliée" sans conséquence
majeure. L'information renvoyée est essentiellement issue des données du TCB associé à la
connexion.
Cette commande renvoie habituellement une structure de données comprenant les
information suivantes:
socket local,
socket distant,
nom local de la connexion,
fenêtre en réception,
fenêtre en émission,
état de la connexion,
RFC793 page - 35 - Postel
nombre de tampons attendant un acquittement,
nombre de tampons en attente de réception,
état d'urgence,
priorité,
sécurité/compartiment,
temporisation de transmission courante.
Suivant l'état courant de la connexion ou l'implémentation, certaines de ces données ne
peuvent être obtenues, ou significatives. Si l'application n'a pas l'autorisation pour adresse
cette connexion, une erreur est renvoyée. Ceci permet d'éviter de diffuser des informations
sur une connexion à une application non autorisée.
ABORT
Format: ABORT (nom_local)
Cette commande abandonne toutes les commandes SEND et RECEIVE en cours. Le TCB
est effacé, et un message d'abandon est envoyé au TCP distant. Suivant l'implémentation,
l'application recevra des indications en retour sur chacune des émissions et réceptions
abandonnées, ou simplement un acquittement global de l'abandon.
Messages TCP vers utilisateur
Il est prévu que le système d'exploitation fournisse un moyen pour que TCP puisse signaler
des événements de façon asynchrone à l'application qui l'utilise. Lorsque TCP envoie un tel
signal, des informations y prennent place. Il arrivera souvent qu'on y trouve un statut d'erreur.
Dans les autres cas, on y trouvera un rapport concernant le succès de telle ou telle
commande SEND, RECEIVE, ou autre.
Les information suivantes y apparaissent:
nom local de connexion Toujours
Libellé de la réponse Toujours
Adresse du tampon SEND & RECEIVE
compteur (taille reçue) RECEIVE
Indicateur PUSH RECEIVE
Indicateur URGENCE RECEIVE
Interface TCP vers couche inférieure
TCP effectue des appels vers une couche inférieure du protocole de communication,
chargée de "router" les segments. Les réseaux ARPAnet et Internet s'appuient sur le
protocole Internet (IP).
Lorsque le protocole de niveau inférieur est I, TCP ajoute aux segments deux informations: le
type de service et la durée de vie. TCP donne pour ces informations les valeurs suivantes:
Type de service = Priorité: routine, Delay: normal, Débit: normal, Fiabilité: normal; soit
00000000.
Durée de vie = une minute, soit 00111100.
Notez que la durée de vie maximale encodable pour un segment est de deux minutes. Par
cette information, nous indiquons de manière explicite que tout segment doit être détruit s'il
n'a pas été acheminé au bout d'une minute.
Si le protocole inférieur est IP (ou tout autre protocole disposant de cette fonction) et le
"routage retour" (vers la source) est exploité, L'interface doit permettre de communiquer le
RFC793 page - 36 - Postel
chemin pris. Ceci est fondamental pour que les adresses source et destinataire utilisées pour
le décodage du Checksum TCP soient bien les adresses originales de l'émetteur et celle de
l'expéditeur (et non l'adresse du dernier routeur par lequel a transité le message). Il est aussi
important de garder la trace du chemin pour permettre d'établir la connexion inverse.
Tout protocole sur lequel s'appuiera TCP doit pouvoir fournir l'adresse source, destinataire,
les champs de protocole, et une façon de déterminer la longueur "TCP length", lesquels
garantissent ainsi une compatibilité avec les services offerts par IP, et nécessaires au calcul
du Checksum.
3.9. Traitement des événements
Les procédures décrites dans ce chapitre ne sont qu'un exemple d'implémentation possible.
D'autres implémentations pourront s'appuyer sur des séquences différentes, mais seulement
en détail, et non dans l'intention.
Le principal de l'activité de TCP peut être caractérisé comme la réponse à des événements.
Les événements pouvant survenir peuvent être répartis en trois catégories : commandes de
l'application, arrivée de segments, et fins de temporisations. Ce chapitre décrit tout ce que
TCP exécute en réponse à chacun de ces événements. Dans la plupart des cas, le
traitement exigé dépend de l'état de la connexion.
Événements susceptibles de survenir:
Appels applicatifs Arrivée d'un segment Temporisations
OPEN SEGMENT ARRIVES USER TIMEOUT
SEND RETRANSMISSION TIMEOUT
RECEIVE TIME-WAIT TIMEOUT
STATUS
CLOSE
ABORT
Le modèle choisi pour l'interface TCP/application est celui où TCP répond immédiatement à
la commande, quitte à fournir un complément de réponse différé par le biais d'un événement
ou d'une pseudo-interruption. Dans tout ce qui suit, on nommera "réponse" la réponse
immédiate, et "signal" la réponse différée.
Les messages d'erreur sont indiqués sous leur forme explicite. Par exemple, une application
émettant une commande pour une connexion inexistante recevra le message d'erreur
"erreur: connexion inexistante".
Notez que dans tout ce qui suit, l'arithmétique utilisée pour les calculs sur les numéros de
séquence, numéros d'acquittement, fenêtres, etc., est modulo 2**32 (la taille de l'espace de
numérotation). Notez que le symbole "=<" signifie inférieur ou égal modulo 2**32.
Le traitement des segments entrants suppose qu'ils ont été au préalable validés en termes
de séquence (c'est-à-dire que leur plage de séquence est effectivement incluse dans la
fenêtre de transmission courante) et qu'ils sont de ce fait empilés, puis traités par ordre de
séquence.
Lorsqu'un segment reçu affiche une plage de séquence qui recoupe celle d'un segment
précédemment reçu, nous reconstituons ce segment en ne gardant que les "nouvelles"
données, et réajustons les paramètres de son en-tête en conséquence.
Notez enfin qu'en l'absence d'une mention explicite de changement d'état, TCP reste dans
l'état où il était avant l'événement.
RFC793 page - 37 - Postel
Commande OPEN
État précédent : CLOSED STATE (TCB inexistant)
Créer un nouveau bloc de contrôle de transmission (TCB) pour mémoriser les informations
sur l'état de la connexion.
Remplit l'identificateur du socket local, du socket distant, la priorité, la sécurité/compartiment,
et la temporisation "application". Certaines sous adresses du socket distant peuvent ne pas
être remplies lorsque la commande OPEN est exécutée en mode "passif". Celles-ci seront
explicitées lors de l'arrivée d'une requête de connexion via le réseau.
Vérifie les autorisations système pour la priorité et la sécurité
si non autorisée
Répondre "erreur: priorité non attribuée" ou "erreur: sécurité/compartiment non autorisé".
Retour
Si passive, entre dans le mode LISTEN. Retour
Si active,
si le socket distant est non spécifié, ou "indéfini",
Répondre "erreur: socket distant non spécifié".
Retour
si le socket distant est valide,
Composer un segment SYN. Choisir un numéro initial de séquence (ISS).
Emettre un segment SYN de forme <SEQ=ISS><CTL=SYN>.
Renseigner SND.UNA par l'ISS, SND.NXT par ISS+1,
Entrer en mode SYN-SENT.
Retour
si l'application n'a pas le droit d'accès au socket spécifié,
Répondre "erreur: connexion illégale pour cette application".
Retour
si manque de mémoire pour créer la connexion,
Répondre "erreur: ressources insuffisantes ".
Retour
État précédent : LISTEN
Si active
Si le socket distant est spécifié,
Changer la connexion de passive à active.
Choisir un ISS.
Envoyer un segment SYN.
Renseigner SND.UNA par l'ISS, SND.NXT par ISS+1.
Entrer dans l'état SYN-SEN. Des données arrivées par une première commande SEND
peuvent être envoyées dans le segment SYN ou empilées pour transmission après passage
à l'état ESTABLISHED. Le bit URG doit être marqué si spécifié dans le première
commande SEND.
Retour
Si manque de mémoire pour empiler cette commande,
Répondre "erreur: ressources insuffisantes".
Retour
Si le socket distant non spécifié ou "indéfini",
Répondre "erreur: socket distant non spécifié".
Retour
RFC793 page - 38 - Postel
État précédent :
SYN-SENT STATE
SYN-RECEIVED STATE
ESTABLISHED STATE
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
CLOSE-WAIT STATE
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Répondre "erreur: la connexion existe déjà".
Retour
Commande SEND
État précédent : CLOSED STATE (TCB inexistant)
Si l'application n'a pas l'autorisation d'accès à cette connexion,
Répondre "erreur: connexion illégale pour cette application".
Retour
Autrement
Répondre "erreur: connexion inexistante".
Retour
État précédent : LISTEN
Si manque de mémoire pour empiler les données,
Répondre "erreur: ressources insuffisantes".
Retour
Si le socket distant non spécifié ou "indéfini"
Répondre "erreur: socket distant non spécifié".
Retour
Si le socket distant est spécifié,
Passer la connexion de l'état passif à actif.
Choisir un ISS.
Émettre un segment SYN.
Renseigner SND.UNA par l'ISS, SND.NXT par ISS+1.
Entrer dans l'état SYN-SENT. Les données jointes peuvent être envoyées dans le segment SYN ou
empilées pour transmission après passage à l'état ESTABLISHED. Le bit URG doit être marqué
si spécifié dans le première commande SEND.
Retour
États précédents :
SYN-SENT STATE
SYN-RECEIVED STATE
RFC793 page - 39 - Postel
Si manque de mémoire pour empiler les données,
Répondre "erreur: ressources insuffisantes".
Retour
Empiler les données pour transmission une fois l'état ESTABLISHED établi.
Retour
États précédents :
ESTABLISHED STATE
CLOSE-WAIT STATE
Si manque de mémoire pour conserver les données,
Répondre "erreur: ressources insuffisantes".
Retour
Segmenter le tampon et l'envoie avec un acquittement (valeur = RCV.NXT).
Si l'indicateur URGENT est marqué, alors SND.UP <- SND.NXT-1 et le pointeur d'urgence
est activé dans les segments sortants.
Retour
États précédents :
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Répondre "erreur: connexion en fermeture" et ignorer les requêtes ultérieures.
Commande RECEIVE
État précédent : CLOSED STATE (TCB inexistant)
Si l'application n'a pas l'autorisation d'accès à cette connexion,
Répondre "erreur: connexion illégale pour cette application".
Retour
Autrement
Répondre "erreur: connexion inexistante".
Retour
États précédents :
LISTEN STATE
SYN-SENT STATE
SYN-RECEIVED STATE
Si manque de mémoire pour empiler cette requête,
Répondre "erreur: ressources insuffisantes".
Retour
Empiler la requête pour traitement une fois l'état ESTABLISHED établi.
États précédents :
RFC793 page - 40 - Postel
ESTABLISHED STATE
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
Si un nombre insuffisant de segments sont arrivés,
Empiler la requête.
Retour
Si manque de mémoire pour empiler cette requête,
Répondre "erreur: ressources insuffisantes".
Retour
Réassembler les segments empilés dans le tampon de réception et donner la réponse à
l'application. Marquer "push seen" (PUSH) le cas échéant.
Si RCV.UP pointe sur des données non encore reçues, notifier l'application de la présence de
données urgentes.
Lorsque TCP prend la responsabilité de passer des données à l'application, il doit envoyer un
acquittement à l'émetteur. La construction de cet acquittement est traitée ci-après aux
paragraphes concernant l'arrivée d'un segment.
État précédent : CLOSE-WAIT STATE
Comme le distant a déjà envoyé son segment FIN, la commande passe à l'application les
données encore stockées par TCP.
Si plus aucune donnée n'est à délivrer,
Répondre "erreur: déconnexion en cours".
Retour
Autrement toute les données restantes sont utilisables pour satisfaire la requête.
États précédents :
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Répondre "erreur: déconnexion en cours".
Retour
Commande CLOSE
État précédent : CLOSED STATE (TCB inexistant)
Si l'application n'a pas l'autorisation d'accès à cette connexion,
Répondre "erreur: connexion illégale pour cette application".
Retour
Autrement
Répondre "erreur: connexion inexistante".
Retour
État précédent : LISTEN
RFC793 page - 41 - Postel
Toute requête RECEIVE empilée provoque une sortie d'erreur
Répondre "erreur: déconnexion".
Effacer le TCB.
Passer la connexion à l'état CLOSED.
Retour
État précédent : SYN-SENT STATE
Efface le TCB et retourne "erreur: déconnexion" pour chaque requête SEND ou RECEIVE
latente.
État précédent : SYN-RECEIVED STATE
Si aucune commande SEND n'a été lancée et qu'il ne reste plus de données à transmettre
Constituer un segment FIN et l'émettre
Passer dans l'état FIN-WAIT-1
Retour.
Autrement
Empiler la requête en attente de passage dans l'état ESTABLISHED.
Retour.
État précédent : ESTABLISHED STATE
Place la requête en attente, le temps de segmenter toutes les requêtes SEND en attente,
forme un segment FIN et l'envoie. Passe la connexion à l'état FIN-WAIT-1 dans tous les
cas.
États précédents :
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
Strictement parlant, il s'agit d'une erreur et devrait provoquer une sortie "erreur:
déconnexion en cours". Une réponse "OK" serait aussi bien acceptable, jusqu'à ce que le
deuxième FIN soit émis (le premier segment Fin peut encore être retransmis).
État précédent : CLOSE-WAIT STATE
Placer la requête en attente, le temps de segmenter toutes les requêtes SEND en attente,
Former un segment FIN et l'envoie.
Passer la connexion à l'état CLOSING.
Retour.
États précédents :
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Retourner "erreur: déconnexion en cours".
Retour
RFC793 page - 42 - Postel
Commande : ABORT
État précédent : CLOSED STATE (TCB inexistant)
Si l'application n'a pas d'autorisation d'accès à cette connexion,
Répondre "erreur: connexion illégale pour cette application".
Retour
Autrement
Répondre"erreur: connexion inexistante".
Retour
État précédent : LISTEN
Toute requête RECEIVE en attente recevra un signal "erreur: abandon" en réponse.
Effacer le TCB.
Passer la connexion à l'état CLOSED.
Retour
État précédent : SYN-SENT STATE
Toute requête SEND ou RECEIVE en attente recevra un signal "erreur: abandon" en réponse.
Effacer le TCB.
Passer la connexion à l'état CLOSED.
Retour
États précédents :
SYN-RECEIVED STATE
ESTABLISHED STATE
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
CLOSE-WAIT STATE
Envoyer un segment de réinitialisation: <SEQ=SND.NXT><CTL=RST>
Toute requête SEND ou RECEIVE en attente recevra un signal "erreur: abandon" en réponse.
Libérer tous les tampons liés aux commandes RECEIVE et SEND en attente,
Supprimer les segments constitués excepté le segment RST ci-dessus.
Effacer le TCB.
Passer la connexion dans l'état CLOSED.
Retour
État précédent :
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Répondre "OK"
Effacer le TCB,
Passer la connexion en mode CLOSED.
Retour
RFC793 page - 43 - Postel
Commande STATUS
État précédent : CLOSED STATE (TCB inexistant)
Si l'application n'a pas d'autorisation d'accès à cette connexion,
"erreur: connexion illégale pour cette application".
Retour
Autrement
"erreur: connexion inexistante".
Retour
État précédent : LISTEN
Renvoie "état = LISTEN", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : SYN-SENT STATE
Renvoie "état = SYN-SENT", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : SYN-RECEIVED STATE
Renvoie "état = SYN-RECEIVED", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : ESTABLISHED STATE
Renvoie "état = ESTABLISHED", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : FIN-WAIT-1 STATE
Renvoie "état = FIN-WAIT-1", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : FIN-WAIT-2 STATE
Renvoie "état = FIN-WAIT-2", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : CLOSE-WAIT STATE
Renvoie "état = CLOSE-WAIT", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : CLOSING STATE
Renvoie "état = CLOSING", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : LAST-ACK STATE
Renvoie "état = LAST-ACK", et un pointeur sur le TCB. Retour
État précédent : TIME-WAIT STATE
Renvoie "état = TIME-WAIT", et un pointeur sur le TCB. Retour
RFC793 page - 44 - Postel
Arrivée réseau : SEGMENT ARRIVES
État précédent : CLOSED (c'est-à-dire, TCB n'existe pas)
Toutes les données du segment sont ignorées. Un segment RST est ignoré.. Un segment
autre que RST entraîne l'émission d'un segment RST en réponse. Le numéro de séquence et
l'accusé de réception sont renseignés de façon à ce que le segment soit acceptable par le
TCP qui a envoyé le segment erroné.
Si le bit ACK n'est pas marqué, <SEQ=0><ACK=SEG.SEQ+SEG.LEN><CTL=RST,ACK>
Si le bit ACK est marqué,
<SEQ=SEG.ACK><CTL=RST>
Retour
État précédent : LISTEN
Vérifier le marquage du bit RST
Un segment RST entrant sera ignoré. Retour.
Vérifier le marquage du bit ACK
Un accusé de réception reçu par une connexion à l'état LISTEN représente une faute. Un
segment RST acceptable doit être constitué pour tout acquittement hors contexte. Le RST
doit être constitué comme suit: <SEQ=SEG.ACK><CTL=RST> Retour.
Vérifier le marquage de SYN
Si le bit SYN est marqué,
vérifier la sécurité.
Si la donnée de sécurité/compartiment sur le segment entrant ne correspond pas exactement à
celle marquée dans le TCB,
envoi d'un segment RST au distant. : <SEQ=SEG.ACK><CTL=RST>
Retour.
Si SEG.PRC est supérieur à TCB.PRC (test de priorité)
• si non autorisé,
envoi d'un segment RST: <SEQ=SEG.ACK><CTL=RST>.
Retour
• si autorisé par le système et l'application TCB.PRC<-SEG.PRC.
Continuer
Si SEG.PRC est inférieur à TCB.PRC
continuer.
Renseigner RCV.NXT par SEG.SEQ+1, IRS par SEG.SEQ tous les autres contrôles et données
doivent être empilés pour traitement ultérieur. Un ISS doit être choisi et un segment SYN émis,
sous la forme: <SEQ=ISS><ACK=RCV.NXT><CTL=SYN,ACK>
Renseigner SND.NXT par ISS+1 et SND.UNA par ISS. Passer la connexion à l'état SYN-
RECEIVED. Tous les autres contrôle ou données seront examinés et traités dans l'état SYN-
RECEIVED, sauf SYN et ACK qui auront déjà été traités.
Si la connexion était totalement ou partiellement indéfinie, la connexion est alors explicitée à
ce moment.
RFC793 page - 45 - Postel
Autres données et contrôles
Tout autre contrôle ou segments portant des données (sans SYN) sont nécessairement
marqués en tant que ACK et seront donc écartés par le traitement des acquittements. Un
segment RST entrant ne peut pas être valide, car il ne peut correspondre à aucune émission
faite par cette instance de la connexion. Ce cas ne devrait jamais arriver. Si par hasard il se
produit, rejetez le segment. Retour.
État précédent : SYN-SENT
vérifier le marquage du bit ACK
Si ACK est marqué
• Si SEG.ACK =< ISS, ou SEG.ACK > SND.NXT,
envoyer un RST (sauf si le segment est lui même un RST auquel cas il doit être
ignoré et Retour) <SEQ=SEG.ACK><CTL=RST>
détruire le segment.
Retour.
• Si SND.UNA =< SEG.ACK =< SND.NXT l'acquittement est acceptable.
Vérifier le marquage du bit RST
Si RST est marqué
Si l'acquittement est conforme,
avertir l'application par "erreur: abandon distant",
détruire le segment,
passer la connexion en état CLOSED,
effacer le TCB
Retour.
Sinon (non ACK)
ignorer le segment.
Retour.
Vérifier la sécurité et la priorité
Si la valeur de sécurité compartiment ne correspond pas à celle inscrite dans le TCB,
Si ACK est marqué
Envoi d'un RST : <SEQ=SEG.ACK><CTL=RST>
Sinon
Envoi d'un RST : <SEQ=0><ACK=SEG.SEQ+SEG.LEN><CTL=RST,ACK>
Si ACK est marqué
Si la priorité dans le segment ne correspondre pas à celle inscrite dans le TCB
envoi d'un segment RST: <SEQ=SEG.ACK><CTL=RST>
sinon
Si la priorité du segment est supérieure à celle inscrite dans le TCB et
• si le système et l'application le permettent,
remonter la priorité de la connexion inscrite dans le TCB au niveau de celle
trouvée dans le segment
• Si il n'est pas autorisé de monter le niveau de priorité
envoyer un RST <SEQ=0><ACK=SEG.SEQ+SEG.LEN><CTL=RST,ACK>
RFC793 page - 46 - Postel
Si la priorité dans le segment est inférieure à celle inscrite dans le TCB
continuer.
Si un RST a été envoyé,
détruire le segment
Retour.
Vérifier le marquage du bit SYN
Cette étape ne peut être atteinte que si l'ACK est valide, ou il ne s'agit pas d'un ACK ni d'un segment
RST.
Si le bit SYN est marqué et les conditions de sécurité/compartiment et priorité sont
vérifiées
RCV.NXT prend la valeur SEG.SEQ+1,
IRS prend la valeur SEG.SEQ.
Si ACK est marqué : SND.UNA est incrémenté jusqu'à la valeur SEG.ACK
tous les segments de la pile de retransmission qui ont de ce fait été acquittés sont supprimés.
Si SND.UNA > ISS (notre propre SYN a été acquitté),
passer la connexion à l'état ESTABLISHED,
Émettre l'accusé de réception <SEQ=SND.NXT><ACK=RCV.NXT><CTL=ACK>
Les données et contrôles en attente dans la pile d'émission peuvent être transmis dans ce segment.
Si des données sont contenues dans le segment
Aller au pas 6 ci-après, où le bit URG est vérifié,
Sinon
Retour.
Autrement (notre SYN n'est pas encore acquitté)
passer en mode SYN-RECEIVED,
former un segment SYN,ACK sous la forme <SEQ=ISS><ACK=RCV.NXT><CTL=SYN,ACK> et
l'envoyer.
Si d'autres contrôles ou données sont présentes dans le segment, les empiler en attendant le passage
à l'état ESTABLISHED.
Retour.
Si aucun des bits SYN ou RST n'est marqué rejeter le segment et Retour.
Autrement,
États précédents :
SYN-RECEIVED STATE
ESTABLISHED STATE
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
CLOSE-WAIT STATE
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Tester le numéro de séquence
Les segments sont traités dans l'ordre de la séquence. Les premiers tests servent à éliminer
RFC793 page - 47 - Postel
les anciennes données dupliquées, les traitements suivants sont faits selon l'ordre des
SEG.SEQ. Si segment transporte des données dont une partie est ancienne et l'autre
nouvelle, seule la partie nouvelle sera prise en compte.
Il y a quatre cas d'acceptabilité des segments:
Longueur du Fenêtre de Test
Segment Réception
------- ------- -------------------------------------------
0 0 SEG.SEQ = RCV.NXT
0 >0 RCV.NXT =< SEG.SEQ < RCV.NXT+RCV.WND
>0 0 non acceptable
>0 >0 RCV.NXT =< SEG.SEQ < RCV.NXT+RCV.WND
Si RCV.WND vaut zéro, aucun segment ne peut être accepté, mais des dérogations doivent être
prévues pour des segments ACK, URG et RST valides.
Si le segment n'est pas acceptable,
s'il s'agit d'un segment RST
Jeter le segment
Retour.
sinon,
Émettre un acquittement <SEQ=SND.NXT><ACK=RCV.NXT><CTL=ACK>
Jeter le segment
Retour.
Dans la suite, nous traitons le cas d'un segment "idéal" de premier numéro de séquence
RCV.NXT et dont la longueur n'excède pas la largeur de la fenêtre. Il serait possible, si cette
longueur était supérieure, de découper ce segment en deux parties, l'une de longueur égale
à la largeur fenêtre (y compris pour les segments SYN et FIN), et traiter le segment
commençant à RCV.NXT. L'autre partie "hors fenêtre" serait alors empilée pour traitement
ultérieur.
Vérifier le bit RST,
État précédent : SYN-RECEIVED STATE
Si le bit RST est marqué
Si l'ouverture de connexion était passive (c'est-à-dire, était passée par un état LISTEN)
Retourne la connexion à l'état passif LISTEN. L'application n'en est pas nécessairement
avisée.
Si l'ouverture de la connexion était active (c'est-à-dire, étant passée par l'état SYN-SENT)
alors la requête de connexion a été refusée par le distant.
TCP signale à l'application "Connexion rejetée".
Passer la connexion à l'état CLOSED
supprimer le TCB.
Dans les deux cas,
Supprimer tous les segments de la pile de retransmission.
Retour.
États précédents :
ESTABLISHED
FIN-WAIT-1
FIN-WAIT-2
RFC793 page - 48 - Postel
CLOSE-WAIT
SI le bit RST est marqué
Signaler "erreur : abandon" pour toute commande SEND ou RECEIVE en instance.
Vider toutes les piles internes.
L'application peut de plus recevoir un signal "abandon" global.
Passer la connexion à l'état CLOSED,
Supprimer le TCB.
Retour
États précédents :
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT
Si le bit RST est marqué
passer la connexion à l'état CLOSED
Supprimer le TCB
Retour.
Vérifier la sécurité et la priorité
État précédent : SYN-RECEIVED
Si la valeur de sécurité/compartiment ne correspond pas exactement à celle inscrite dans le
TCB,
Émettre un segment RST
Retour.
État précédent : ESTABLISHED STATE
Si la valeur de sécurité/compartiment ne correspond pas exactement à celle inscrite dans le
TCB,
Émettre un segment RST
Signaler "erreur : abandon" pour toute commande SEND ou RECEIVE en instance.
Vider toutes les piles internes.
L'application peut de plus recevoir un signal "abandon" global.
Passer la connexion à l'état CLOSED,
Supprimer le TCB.
Retour.
Notez que ce test est placé après le test de séquence, afin d'éviter qu'un segment d'une ancienne
connexion entre ces deux ports, avec un niveau de priorité et de sécurité distinct ne vienne provoquer
l'abandon intempestif de la connexion courante.
Vérifier le bit SYN
États précédents :
SYN-RECEIVED
ESTABLISHED STATE
FIN-WAIT STATE-1
RFC793 page - 49 - Postel
FIN-WAIT STATE-2
CLOSE-WAIT STATE
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Si le segment SYN est dans la fenêtre, ce ne peut être qu'une erreur,
Émettre un RST,
Signaler "erreur : abandon" pour toute commande SEND ou RECEIVE en instance.
Vider toutes les piles internes.
L'application peut de plus recevoir un signal "abandon" global.
Passer la connexion à l'état CLOSED
Supprimer le TCB
Retour.
Le cas où le segment SYN n'est pas dans la fenêtre correspond à celui où un ACK a été
renvoyé dans le premier pas (vérification des numéros de séquence).
Vérifier le marquage du bit ACK
Si le bit ACK n'est pas marqué
Jeter le segment
Retour.
Si le bit ACK est marqué
État précédent : SYN-RECEIVED STATE
Si SND.UNA =< SEG.ACK =< SND.NXT
passer la connexion à l'état ESTABLISHED
continuer
Si l'accusé de réception n'est pas acceptable,
Émettre un RST : <SEQ=SEG.ACK><CTL=RST>
État précédent : ESTABLISHED STATE
Si SND.UNA < SEG.ACK =< SND.NXT
SND.UNA <- SEG.ACK.
Retirer de la pile de retransmission tous les segments acquittés.
Renvoyer un signal d'aquittement à l'application pour chaque commande SEND
complètement envoyée et acquittée (en renvoyant le tampon SEND avec la mention "OK").
Si le segment ACK est un doublon (SEG.ACK < SND.UNA)
Ignorer le segment
Si l'accusé de réception acquitte des données non encore émises (SEG.ACK > SND.NXT)
Émettre un ACK
Jeter le segment
Retour.
Si SND.UNA < SEG.ACK =< SND.NXT,
Remettre à jour la fenêtre d'émission
If (SND.WL1 < SEG.SEQ ou (SND.WL1 = SEG.SEQ et SND.WL2 =< SEG.ACK)),
RFC793 page - 50 - Postel
SND.WND <- SEG.WND,
SND.WL1 <- SEG.SEQ,
SND.WL2 <- SEG.ACK.
Notez que SND.WND représente un décalage relatif par rapport à SND.UNA, que SND.WL1
enregistre le numéro de séquence du dernier segment ayant servi à remettre SND.WND à jour, et que
SND.WL2 enregistre le numéro d'acquittement du dernier segment ayant permis de remettre
SND.WND à jour. Ce test permet d'éviter de considérer des segments "anciens" pour remettre à jour la
fenêtre.
État précédent : FIN-WAIT-1 STATE
En plus du traitement effectué pour l'état ESTABLISHED,
Si le segment FIN émis (local) a été acquitté
Passer la connexion à l'état FIN-WAIT-2
Continuer dans cet état.
État précédent : FIN-WAIT-2 STATE
En plus du traitement effectué pour l'état ESTABLISHED,
Si la pile de retransmission est vide
La commande CLOSE de l'application peut être acquittée ("OK"), mais le TCB doit rester
en place.
État précédent : CLOSE-WAIT STATE
Id. ESTABLISHED.
État précédent : CLOSING STATE
En plus du traitement effectué pour l'état ESTABLISHED,
Si le segment ACK acquitte le segment FIN émis (local)
Passer la connexion à l'état TIME-WAIT
Sinon
ignorer le segment.
État précédent : LAST-ACK STATE
Le seul événement attendu dans cet état est l'acquittement de notre segment FIN.
Dès que cet événement se produit,
Supprimer le TCB,
Passer la connexion à l'état CLOSED
Retour.
État précédent : TIME-WAIT STATE
Le seul segment attendu dans cet état est la retransmission du segment FIN distant.
Dès que cet événement se produit,
L'acquitter
RFC793 page - 51 - Postel
Relancer la temporisation de 2 MSL.
‘ Vérifier le bit URG
États précédents :
ESTABLISHED STATE
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
Si le bit URG est marqué
RCV.UP <- max(RCV.UP,SEG.UP),
Si le pointeur urgent (RCV.UP) pointe sur des données non consommées
• Si l'application n'est pas déjà dans le mode "urgent"
Signaler à l'application la présence de données urgentes.
États précédents :
CLOSE-WAIT STATE
CLOSING STATE
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT
Ce cas ne devrait pas se produire, car un segment FIN a été reçu du distant.
Ignorer l'URG.
’ Récupérer les données,
États précédents :
ESTABLISHED STATE
FIN-WAIT-1 STATE
FIN-WAIT-2 STATE
Une fois la connexion entrée dans l'état ESTABLISHED, il est possible de livrer des données dans les
tampons RECEIVE de l'utilisateur. Les données peuvent être extraites du segment et rangées dans le
tampon jusqu'à ce que celui-ci soit plein, ou le segment soit vide. Si le segment est vide (moins de
données arrivées que d'espace libre dans le tampon) et que le flag PUSH est marqué, alors l'application
en est informée lorsque le tampon lui est renvoyé.
Lorsque TCP prend la responsabilité de transmettre des données vers l'utilisateur, il est supposé
acquitter la réception de ces données.
Une fois que TCP a pris cette responsabilité, il doit avancer RCV.NXT du nombre d'octets acceptés, et
ajuste RCV.WND de façon à tenir compte de l'espace de tampon restant. La somme de RCV.NXT et
RCV.WND ne peut être réduit.
Reportez vous aux suggestions sur la gestion de fenêtre au paragraphe 3.7.
Envoyer un accusé de réception sous la forme: <SEQ=SND.NXT><ACK=RCV.NXT><CTL=ACK>
Cet accusé de réception pourra profiter de la transmission d'un segment d'émission, dans la mesure où
cela n'engendre pas un retard trop important.
États précédents :
CLOSE-WAIT STATE
CLOSING STATE
RFC793 page - 52 - Postel
LAST-ACK STATE
TIME-WAIT STATE
Ce cas ne devrait pas survenir, dans la mesure où un segment FIN a été reçu du côté distant. Ignorer
les données du segment dans ce cas.
“ vérifier le bit FIN,
Ne traitez pas le bit FIN si l'état est CLOSED, LISTEN ou SYN-SENT puisque SEG.SEQ
ne peut pas être validé
Jeter le segment
Retour.
Si le bit FIN est marqué,
signaler à l'application "déconnexion en cours"
renvoyez un message identique pour chaque RECEIVE en instance,
avancer RCV.NXT au delà de FIN,
envoyer un acquittement pour ce FIN.
Notez que ce FIN force le PUSH de tout segment non encore délivré à l'application.
États précédents :
SYN-RECEIVED STATE
ESTABLISHED STATE
Passer dans l'état CLOSE-WAIT.
Retour.
État précédent : FIN-WAIT-1 STATE
Si notre propre FIN a été acquitté (peut être dans ce segment), alors
Passer dans l'état TIME-WAIT,
Amorcer la temporisation d'attente
Arrêter toutes les autres temporisations;
Retour.
Sinon passer dans l'état CLOSING.
État précédent : FIN-WAIT-2 STATE
Passer dans l'état TIME-WAIT.
Amorcer la temporisation d'attente
Arrêter toutes les autres temporisations;
Retour.
État précédent : CLOSE-WAIT STATE
Reste dans l'état CLOSE-WAIT.
État précédent : CLOSING STATE
Reste dans l'état CLOSING.
État précédent : LAST-ACK STATE
RFC793 page - 53 - Postel
Reste dans l'état LAST-ACK.
État précédent : TIME-WAIT STATE
Reste dans l'état TIME-WAIT.
Relance de 2 MSL la temporisation.
Retour.
Temporisation : USER TIMEOUT
Dans tous les états, si la temporisation utilisateur s'écoule complètement,
Vider toutes les piles
Renvoyer "erreur: abandon sur non réponse" à l'application, en général, et pour chacune des
commandes en instance.
Supprimer le TCB
Passer à l'état CLOSED
Retour.
Temporisation : RETRANSMISSION TIMEOUT
Si la temporisation de retransmission expire pour un segment de la pile de retransmission,
Renvoyer de nouveau ce segment en tête de pile.
Réinitialiser la temporisation
Retour.
Temporisation : TIME-WAIT TIMEOUT
Lorsque la temporisation d'attente de déconnexion expire,
Supprimer le TCB
Passer dans l'état CLOSED
Retour.
GLOSSAIRE
1822
BBN Report 1822, "The Specification of the Interconnection of a Host and an IMP". La spécification de
l'interface entre un ordinateur et ARPAnet.
Accusé de réception
Le numéro de séquence indiqué dans le champ d'accusé de réception du segment entrant.
RFC793 page - 54 - Postel
ACK
Un bit de contrôle (acquittement) ne consommant pas d'espace séquence, indiquant que le
champ d'accusé de réception de ce segment indique le prochain numéro de séquence
attendu par l'émetteur de ce segment, acquittant implicitement tous l'espace de séquence
inférieur à ce nombre.
Adresse de destination
L'adresse de destination spécifie le numéro de la "branche" de réseau et le numéro de l'ordinateur cible sur
cette branche.
Adresse source
L'adresse Internet de la source, constituée d'une adresse réseau et de l'adresse de l'ordinateur sur ce réseau.
ARPAnet, message
L'unité de transmission entre un ordinateur et un IMP d'ARPAnet. La taille maximale du message est d'environ
1012 octets (8096 bits).
ARPAnet, paquet
Unité de transmission utilisée sur ARPAnet entre IMP. La taille maximale du paquet est de 126 octets (1008
bits).
Connexion
Une communication logique définie par une paire de sockets.
Datagramme
Un message envoyé sur un réseau de transmission de données à commutation de paquets.
Fenêtre d'émission
Représente la plage de séquence que le TCP distant est prêt à recevoir. Elle correspond à la valeur de fenêtre
reçue dans les segments transmis par le TCP distant. La plage de numéro de séquence qu'il est possible
d'émettre est nécessairement incluse dans l'intervalle [SND.NXT, SND.UNA + SND.WND - 1] et, en général
commence sur SND.NXT. (Les retransmissions de segments dans une plage de SND.UNA à SND.NXT sont
bien entendu acceptés).
Fenêtre de réception
Représente la plage de numéros de séquence (en réception) que TCP s'attend à recevoir. Ainsi, tout segment
dont la plage est incluse dans l'intervalle [RCV.NXT, RCV.NXT + RCV.WND - 1] est recevable. Tout segment
dont la plage est intégralement en dehors de cet intervalle est supposé être un doublon et est rejeté.
FIN
Un bit de contrôle (finis) occupant consommant un numéro de séquence, indiquant que l'émetteur n'enverra
plus de données ni de contrôles occupant de l'espace de séquence.
RFC793 page - 55 - Postel
Fragment
Une portion d'une unité de transmission de données, en particulier, un fragment Internet est une portion d'un
datagramme Internet.
FTP
Protocole de transfert de fichiers.
Header (en-tête)
Ensemble d'informations de contrôle placé en tête d'un datagramme, segment, fragment, paquet ou bloc de
données.
Host
Un ordinateur. Peut être source ou destination du point de vue d'un réseau de données. On distingue les Hosts
des stations de travail ou terminaux, lesquels ne sont pas autonomes et nécessitent justement les ressources
d'un Host.
Identification
Un champ du protocole IP. Cette valeur d'identification aide à recomposer les fragments d'un même
datagramme.
IMP
Interface Message Processor, le "routeur" du réseau ARPAnet.
Internet, adresse
Une adresse de 32 bits spécifiant l'adresse unique d'un host sur un réseau.
Internet, datagramme
L'unité d'échange de données entre la couche Internet et les couches supérieures comprenant l'en-tête Internet.
Internet, fragment
Une portion d'un datagramme Internet complété d'une en-tête Internet.
IP
Protocole Internet
IRS
Initial Receive Sequence. Le tout premier numéro de séquence attendu par un récepteur.
ISN
Initial Sequence Number. Le premier numéro de séquence utilisé lors d'une connexion, (ISS ou IRS). Choisi en
fonction d'une horloge.
RFC793 page - 56 - Postel
ISS
Initial Send Sequence. Le tout premier numéro de séquence émis par un émetteur.
Leader (en-tête)
Information de contrôle placé en tête d'un bloc de données. En particulier, dans ARPAnet, l'information de
contrôle de message ARPAnet à la hauteur de l'interface host/IMP.
Longueur de segment
La plage de numéro de séquence transmise par le segment, y compris les numéros consommés par certains
bits de contrôle.
Module
L'implémentation, généralement logicielle, d'une fonction particulière.
MSL
Maximum Segment Lifetime, Le temps pendant lequel un segment TCP peut exister à l'intérieur du réseau de
transmission. Arbitrairement : 2 minutes.
Numéro de séquence
Un index numérique servant à identifier un octet de données dans le flux de transmission. Cet index est calculé
sur 32 bits, et reboucle modulo 2**32.
Octet
Huit bits.
Options
Un champ d'option peut en contenir plusieurs, chacune des options pouvant avoir une longueur de plusieurs
octets. Les options sont à l'origine utilisées pour des fonctions de test; par exemple, pour véhiculer des
étiquettes temporelles. Les deux protocoles Internet Protocol et TCP disposent de champs d'option.
Paquet
Un paquet est un terme très général désignant très exactement une section d'un flux de données encapsulé
dans divers protocoles. En général, on parlera de paquet une entité physique, plutôt que logique. Mais l'usage
fait utiliser ce terme dans le cas le plus général.
Paquet local
L'unité de transmission dans un réseau local.
Pointeur de données urgentes
Un champ de contrôle qui n'a de signification que lorsque le bit URG est marqué. Ce champ communique le
numéro de séquence du dernier octet 'urgent' sur réception duquel l'application pourra repasser en mode
"normal".
RFC793 page - 57 - Postel
Port
La portion d'un socket qui définit l'entrée ou la sortie "logique" qu'utilise un processus pour véhiculer ses
données.
Processus
Un programme en cours d'exécution. Une source ou destination, du point de vue du réseau ou de toute autre
protocole de communication "host-to-host".
PUSH
Un bit de contrôle ne consommant pas d'espace séquence, indiquant que ce segment contient des données à
transférer immédiatement à l'utilisateur.
RCV.NXT
Prochain numéro de séquence à recevoir.
RCV.UP
Pointeur de données urgentes.
RCV.WND
Fenêtre de réception
RST
Un bit de contrôle (reset) ne consommant pas d'espace séquence, indiquant au récepteur que celui-ci doit
abandonner la connexion sans autre interaction ultérieure. Le récepteur doit déterminer, selon le numéro de
séquence et la valeur de l'accusé de réception, s'il doit prendre en compte cette demande ou l'ignorer. En
aucun cas la réception d'un segment RST n'entraîne une réponse du type RST.
RTP
Real Time Protocol: un protocole de communication inter-processus pour la transmission de données à
contraintes temporelles fortes.
SEG.ACK
Accusé de réception du segment.
SEG.LEN
Longueur du segment.
SEG.PRC
Valeur de priorité du segment.
SEG.SEQ
Séquence du segment.
RFC793 page - 58 - Postel
SEG.UP
Pointeur de données urgentes du segment.
SEG.WND
Fenêtre dans le segment.
Segment
Une unité logique de base, un segment TCP est l'unité de transmission entre deux agents TCP.
Séquence d'émission
Prochain numéro de séquence émis par l'émetteur. Il est initialisé par une fonction génératrice renvoyant un
numéro de séquence initial (ISN) et est incrémenté pour chaque octet ou bit de contrôle (certains seulement)
émis.
Séquence gauche
Le prochain numéro de séquence à être acquitté par le TCP récepteur (ou le numéro d'acquittement courant le
plus bas) parfois référencé comme le bord gauche de la fenêtre de transmission.
SND.NXT
Séquence à l'émission.
SND.UNA
Numéro de séquence du premier octet non acquitté.
SND.UP
Pointeur de données urgentes à l'émission.
SND.WL1
Numéro de séquence du dernier segment ayant servi à remettre à jour l'information de fenêtre.
SND.WL2
Numéro d'acquittement du dernier segment ayant servi à remettre à jour l'information de fenêtre.
SND.WND
Fenêtre d'émission.
Socket
Une adresse réseau constituée par la concaténation d'une adresse Internet avec un numéro de port TCP.
SYN
Un bit de contrôle consommant un numéro de séquence, utilisé pendant la phase d'initialisation de la connexion
pour indiquer à quel numéro de séquence la transmission de données débute.
RFC793 page - 59 - Postel
TCB
Transmission Control Block. La structure de données enregistrant les paramètres d'une connexion.
TCB.PRC
Le niveau de priorité d'une connexion.
TCP
Transmission Control Protocol: Un protocole de communication inter-processus fiabilisé dans un environnement
multiréseaux.
TOS
Type Of Service. Un champ IP indiquant le type de service du fragment IP.
URG
Un bit de contrôle ne consommant pas d'espace séquence, utilisé pour indiquer que des données urgentes sont
transportées par le segment. L'application réceptrice doit en être informée, basculer en mode "d'urgence", et y
rester tant que le numéro de séquence des données reste inférieur à la valeur du pointeur de données
urgentes.
Références
[1] Cerf, V., and R. Kahn, "A Protocol for Packet Network Intercommunication", IEEE
Transactions on Communications, Vol. COM-22, No. 5, pp 637-648, May 1974.
[2] Postel, J. (ed.), "Internet Protocol - DARPA Internet Program Protocol Specification", RFC
791, USC/Information Sciences Institute, September 1981.
[3] Dalal, Y. and C. Sunshine, "Connection Management in Transport Protocols", Computer
Networks, Vol. 2, No. 6, pp. 454-473 December 1978.
[4] Postel, J., "Assigned Numbers", RFC 790, USC/Information Sciences Institute,
September 1981.