Ecg2 TD25
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TD25
Révisions de probabilité
Variables discrètes
Exercice 25.1 (F)
Aux championnats du monde 2015 d’athlétisme, trois français figurent parmi les huit finalistes du
110m haies. D’après les commentateurs de la télévision française, « cette finale va être très serrée,
tous les finalistes sont du même niveau et ont les mêmes chances ».
Quelle est la probabilité qu’au moins un français figure sur le podium ?
2. On a obtenu « rouge » aux deux premiers lancers du dé. Quelle est la probabilité d’obtenir
« rouge » au troisième ?
3. On a obtenu « rouge » aux n premiers lancers du dé. Quelle est la probabilité pn que la pièce
soit tombée sur « pile » ?
1. Déterminer la loi de X.
1
2. Montrer que admet une espérance et la calculer.
X
1
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2. (F) Mêmes questions, si les tirages dans l’urne ont lieu sans remise.
• lorsque X = 0, le compteur affiche un nombre aléatoire compris entre 1 et n, tiré suivant une loi
uniforme U (J1, nK).
2. (a) Écrire une fonction Python d’en-tête def simulation(n,p) renvoyant une réalisation de
la variable Y .
(b) Écrire un script Python utilisant la fonction simulation et renvoyant une estimation de
E(Y ).
2
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i(n − 1) + n
2. En déduire que E(Xk+1 |[Xk = i]) = pour tout i ∈ J0, nK.
n+1
3. Exprimer E(Xk+1 ) en fonction de E(Xk ). En déduire une expression de E(Xk ) en fonction de
k.
2. Soient i et j deux entiers tels que 2 ≤ i < j ≤ n. Les variables aléatoires Xi et Xj sont-elles
indépendantes ? Déterminer Cov(Xi , Xj ).
n
3. On pose à présent Y = Xi . Que représente Y ? Déterminer son espérance.
X
i=2
3
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1. Déterminer la loi de U .
e λ p (1 − p)
−λ n k n−k
si 0 ≤ k ≤ n
∀(k, n) ∈ N2 , P (X = n, Y = k) = k!(n − k)!
0
sinon.
1. Vérifier que la relation ci-dessus définit bien une loi de probabilité sur N2 .
2. Déterminer la loi marginale de la variable aléatoire X, puis celle de la variable aléatoire Y . Les
variables aléatoires X et Y sont-elles indépendantes ?
• et ainsi de suite, jusqu’à la dernière carte Cn qui est donc distribuée de façon équiprobable entre
J1 , J2 , . . . , Jn .
On suppose l’expérience modélisée par un espace probabilisé fini (Ω, P ). On note Xn la variable
aléatoire égale au nombre de joueurs qui n’ont reçu aucune carte à la fin de la distribution.
4
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2. Pour tout i de [[1, n]], on note Bi la variable aléatoire qui vaut 1 si Ji n’a reçu aucune carte et 0
sinon. Déterminer la loi de Bi .
4. Donner la loi de X4 .
5. Montrer que pour tout i et j dans [[1, n]] tels que i < j :
(i − 1)(j − 2)
P ([Bi = 1] ∩ [Bj = 1]) = .
n(n − 1)
Variables à densité
Exercice 25.16 (F)
1
Soit X une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur ]0, 1[, et soit Y = .
X
Montrer que Y est une variable à densité et en déterminer une densité.
5. (a) Écrire une fonction Python d’en-tête def simulation(n) prenant en entrée un entier na-
turel n non nul, et renvoyant n réalisations de la variable Y .
(b) À l’aide de la fonction simulation, écrire une commande renvoyant une estimation de
E(Y ).
1. À l’aide d’une intégration par parties, montrer que pour tout A > 0 :
Z A Z A
S(t)dt = AS(A) + tf (t)dt.
0 0
Z +∞
2. Montrer que si X admet une espérance, alors : ∀A > 0, AS(A) ≤ tf (t)dt.
A
Z +∞
En déduire que l’intégrale S(t)dt est convergente et qu’elle est égale à E(X).
0
5
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Z +∞
3. Inversement, montrer que si S(t)dt est convergente, alors X admet une espérance et que
0
Z +∞
E(X) = S(t)dt.
0
ln U
1. Déterminer la loi de la variable aléatoire X = 1 + , où bxc désigne la partie entière de x.
ln q
2. À l’aide de la fonction rd.random(), écrire une fonction d’en-tête def simulation(p) prenant
en paramètre d’entrée un réel p ∈]0, 1[ et renvoyant une réalisation d’une variable Y ,→ G (p).
1. Soit N la variable aléatoire prenant pour valeur le plus petit entier n tel que [X ≤ n] est réalisé,
c’est-à-dire que : ∀ω ∈ Ω, N (ω) = min{n ∈ N, X(ω) ≤ n}. Déterminer la loi de N .
2. Soit M la variable aléatoire prenant pour valeur le plus grand entier n tel que [X ≥ n] est réalisé.
Montrer que N et M + 1 sont de même loi.
3. Donner une simulation en Python de la variable aléatoire M pour une valeur de λ entrée par
l’utilisateur.
1
∀x ∈ R, f (x) = e−|x| .
2
(a) Vérifier que f est bien une densité de probabilité.
(b) Déterminer la fonction de répartition de Z.
(c) (F) Soit Z1 et Z2 deux variables aléatoires indépendantes, suivant la loi exponentielle
bilatérale, déterminer une densité de V = Z1 + Z2 .
2. Dans cette question X et Y sont deux variables aléatoires indépendantes suivant toutes deux la
loi E (1). On pose W = X − Y .
6
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(e) On pose T = |W |. Déterminer la fonction de répartition de T et vérifier que T suit une loi
exponentielle dont on donnera le paramètre.
2. Soient a, b deux réels distincts strictement positifs, et soient X et Y deux variables aléatoires
indépendantes de densités respectives fa et fb .
Vecteurs aléatoires
Exercice 25.24 (F)
Soient X1 , . . . , Xn n variables indépendantes sur (Ω, A , P ) suivant la même loi géométrique de paramètre
p ∈]0, 1[. On note Z = min(X1 , . . . , Xn ).
Déterminer la loi de Z ainsi que son espérance si elle existe.
7
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1. Montrer que F est la fonction de répartition d’une variable aléatoire à densité X, et donner une
densité f de X.
On dit alors que X suit la loi de Weibull de paramètres a et b, et on note X ,→ W (a, b).
3. Déterminer la loi de X a .
k
4. Soit k ∈ N∗ . Montrer que X admet un moment d’ordre k et que E(X k ) = bk Γ 1 + .
a
a
x
On pourra utiliser le changement de variable t = .
b
En déduire l’espérance et la variance de X.
5. Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires i.i.d. suivant la loi W (a, b), et soit Yn = min(X1 , . . . , Xn ).
Montrer que Yn suit encore une loi de Weibull dont un précisera les paramètres.
1. Déterminer la loi de Zn .
N −1 n
k
2. Montrer que E(Zn ) = N − .
X
k=1
N
nN
3. Montrer que E(Zn ) ∼ .
N →+∞ n+1
i=1
k+` k
!
1. Vérifier que pour tout (k, `) ∈ N2 , P ([X = k] ∩ [Y = `]) = p (1 − p)` P (N = k + `).
k
2. On suppose que N suit la loi de Poisson de paramètre λ > 0. Montrer que les variables aléatoires
X et Y sont indépendantes.
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n=1
5. (a) Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N. En étudiant la sommabilité de la famille
(P (X = k))(k,n)∈I avec I = {(k, n) ∈ N2 , k > n}, montrer que X admet une espérance si,
et seulement si, la série P (X > n) converge, et qu’alors :
X
+∞
E(X) = P (X > n).
X
n=0
(b) En déduire que T admet une espérance finie et donner une formule exprimant celle-ci.
i=1
Soit X un vecteur aléatoire de Mk,1 (R) ayant pour composantes X1 , . . . , Xk tel que :
∀i ∈ J1, kK, P (X = ei ) = pi ,
On note E(X) la matrice colonne de Mk,1 (R) dont toutes les composantes sont les espérances E(X1 ), . . . , E(Xk ),
et V(X) la matrice carrée d’ordre k dont le coefficient à la ligne i et à la colonne j est Cov(Xi , Xj )
pour tout (i, j) ∈ J1, kK2 .
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p1 1
.. ..
4. On pose C = . , U = . et M = C × t U .
pk 1
Vérifier que Ik − M est la matrice d’un projecteur, et que V(X) et Ik − M ont le même rang.
En déduire le rang de V(X) ainsi que son noyau Ker(V(X)).
5. On munit Mk,1 (R) de son produit scalaire canonique h·, ·i, et on note F = Vect(U )⊥ . Montrer
que P ([X − E(X) ∈ F ]) = 1.
Un sous-espace vectoriel de Mk,1 (R) satisfaisant cette propriété est appelé support vectoriel de
X.
1. Montrer que la suite (Yn ) converge en loi vers une variable que l’on précisera.
Mn = max(U1 , . . . , Un ) et Xn = n(1 − Mn ).
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3. On considère une suite de variables aléatoires réelles (Xn )n∈N∗ à densité, à valeurs strictement
positives, mutuellement indépendantes, dont chacune a pour densité f.
n
On définit, pour tout n ∈ N∗ , les variables aléatoires Mn = max(X1 , · · · , Xn ) et Zn = .
Mn
(a) Déterminer, pour tout n de N∗ , la fonction de répartition FMn de Mn .
1 π
(b) Justifier que : ∀u ∈]0; +∞[, Arctan(u) + Arctan = et que Arctan(u) ∼ u.
u 2 u→0
2
n
x
(c) Montrer alors, pour tout n de N∗ : ∀x ∈]0; +∞[, P(Zn ≤ x) = 1 − 1 − Arctan .
π n
(d) En déduire que la suite de variables aléatoires (Zn )n∈N∗ converge en loi vers une variable
aléatoire à densité dont on reconnaîtra la loi.
i=1
Sn 1 1
Montrer que lim P − ≥√ existe et déterminer sa valeur.
n→+∞ n 2 n
1. Montrer que :
1
∀α > 0, P (|Xn − x| ≥ α) 6
4nα2
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2. Soit f : [0, 1] → R une fonction continue. On introduit Yn = f (Xn ) et on pose alors Bn (f )(x) =
E (Yn ). On définit ainsi une fonction Bn (f ) : [0, 1] → R.
3. Justifier qu’il existe M ∈ R tel que, pour tout x ∈ [0, 1], |f (x)| 6 M .
k k M
− f (x) P Xn =
X
f ≤
k∈J0,nK
n n 2nα2
| nk −x|>α
et que :
k k
− f (x) P Xn =
X
f ≤ ε.
k∈J0,nK
n n
| nk −x|≤α
(b) Conclure qu’il existe un entier n0 ≥ 1 tel que, pour tout n ≥ n0 :
2. Soit X une variable aléatoire réelle qui admet f pour densité (X suit une loi de Gompertz de
paramètre a). Quelle est la loi de la variable aléatoire eX ?
3. On veut estimer le paramètre a d’une loi de Gompertz à l’aide d’un échantillon (X1 , X2 , . . . , Xn )
de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant cette loi.
On pose Yn = eX1 + eX2 + · · · + eXn .
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(a) Montrer que Mn est une variable à densité, et en déterminer une densité.
(b) Mn est-il un estimateur sans biais de R ? Construire à partir de Mn un estimateur Mn0
sans biais de R.
(c) Calculer V (Mn0 ). Mn0 est-il convergent de R ?
i=1
que Tn soit le meilleur estimateur de m possible. On note pour cela f (λ) = V (Tn ) + (E(Tn ) − m)2 .
(a) Montrer que f admet un unique point critique λ∗ que l’on déterminera.
(b) Notons qλ la forme quadratique associée à la hessienne de f en λ ∈ Rn . Montrer que
∀λ ∈ Rn , ∀h ∈ Rn , qλ (h) ≥ 0.
(c) En déduire le meilleur choix possible de λ pour que f soit minimal. Quel est le biais dans
ce cas ?
Indication. Utiliser la formule de Taylor avec reste intégral pour déterminer la nature du
point critique λ∗ .
(a) Donner une condition nécessaire et suffisante sur λ pour que Tn soit un estimateur sans
biais de m.
(b) On suppose que Tn est sans biais. Comment choisir les coefficients λ1 , . . . , λn pour que f
soit minimal ?
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5 5
" r r #
1. À l’aide de l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que Yn − ; Yn + est un in-
n n
tervalle de confiance de p au niveau de confiance 0.95.
2. Montrer que (λUn − ln(n)) converge en loi vers une variable à densité X dont on précisera une
densité.
• la loi conditionnelle de X sachant [X > a] est la loi uniforme sur [a, 1].
1. Montrer que la variable aléatoire X est à densité, dont une densité fX est donnée par :
1
si 0 ≤ x ≤ a
2a
∀x ∈ R, fX (x) = 1 .
si a < x ≤ 1
2(1 − a)
0 sinon
2. Montrer que X admet une espérance et une variance et les calculer en fonction de a.
1 1
3. Établir que l’on a ≤ V [X] ≤ .
12 8
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4. On considère (Xi )i>1 une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes, toutes de
même loi que X.
n
1X
On note pour tout n ≥ 1, Xn = Xk .
n k=1
(a) Déterminer deux réels β et γ (β 6= 0) tels que Tn = βXn + γ soit un estimateur sans biais
de a.
(b) Montrer que Tn est un estimateur convergent de a.
1 1
(c) Soit α ∈ ]0, 1[. Montrer que Tn − √ , Tn + √ est un intervalle de confiance de a
2nα 2nα
au niveau de confiance 1 − α.
(d) On pose pour tout α ∈]0, 1[, uα = Φ−1 1 − α2 où Φ désigne la fonction de répartition de
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