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Gestion durable des écosystèmes pâturés

Le document traite de la gestion des écosystèmes pâturés en milieu extensif, en mettant en avant trois connaissances écologiques essentielles pour une gestion durable des prairies. Il aborde les interactions entre végétation et herbivores, la dynamique de la composition botanique, et la gestion du cycle de l'azote, tout en soulignant l'importance de concilier production et préservation de l'environnement. Les implications pour la recherche appliquée en moyenne montagne humide sont également discutées.

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Gestion durable des écosystèmes pâturés

Le document traite de la gestion des écosystèmes pâturés en milieu extensif, en mettant en avant trois connaissances écologiques essentielles pour une gestion durable des prairies. Il aborde les interactions entre végétation et herbivores, la dynamique de la composition botanique, et la gestion du cycle de l'azote, tout en soulignant l'importance de concilier production et préservation de l'environnement. Les implications pour la recherche appliquée en moyenne montagne humide sont également discutées.

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Gestion des écosystèmes pâturés en situations

extensives : apports de l’écologie fonctionnelle et


perspectives de recherches appliquées en moyenne
montagne humide
Pierre Loiseau, Frédérique Louault, Gérard L’Homme

To cite this version:


Pierre Loiseau, Frédérique Louault, Gérard L’Homme. Gestion des écosystèmes pâturés en situations
extensives : apports de l’écologie fonctionnelle et perspectives de recherches appliquées en moyenne
montagne humide. Annales de zootechnie, 1998, 47 (5-6), pp.395-406. �hal-00889740�

HAL Id: hal-00889740


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Revue

Gestion des écosystèmes pâturés en situations


extensives : apports de l’écologie fonctionnelle
et perspectives de recherches appliquées en moyenne
montagne humide

Pierre Loiseau
a Frédérique Louault
a Gérard L’Homme
b

" Inra, unité d’agronomic, fonctionnement et gestion de l’écosystètne prairial, Domaine de CrO
lël,
L
234, avenue du Brézet, 63039 Clermont-Ferrand cedex 2, France
h Enita Clermont-Ferrand, Marmilhat, Lcmpdcs, France

(Reçu le 24 avril 1998 ; accepté le 24 août 1998)

Abstract -

Management of grazed ecosystems in extensified conditions: Relevance of


functional ecology and research prospects, applied to moist middle mountains. According to
the situations encountered in extensified breeding farms, three important pieces of ecological
knowledge allow to understand grassland ecosystem dynamics, in order to settle sustainable
pasture management in both production and environmental aims. i) The interaction between
vegetation and herbivores must bc considered as well as the long term adaptation between
végétation status and stocking rate, or as the instantaneous modulation of grassland production
and structure under herbivore prédation, ii) The dynamics of botanical composition must be
represented in terms of sensitivity and resilience to perturbations or to management changes,
which condition primary phytomass production and accumulation. Extensifying grassland
management induces réversible effects on the seasonal dynamics of the phytomass, but
cumulativc negative effects on botanical composition. Species stratégies are involved in the
dynamics of the spatial structure and diversity of the vegetation. iii) The management of the
nitrogen cycle allows to manipulate in a long term the soil nitrogen supplying capacity, for
improving the percnnity of sowed swards, or making easier the control of the phytomass under
low stockingrates. The implications for N Icaching are discussed. © Elsevier / Inra

dynamics / management / grassland / grazing / biogeochemical cycle

Résumé— Compte tenu des situations rencontrées dans les fermes d’élevage extensives, trois fac-
teursécologiques expliquent la dynamique des écosystèmes prairiaux et s’appliquent à la mise au point
des systèmes de pâturage conciliant les objectifs de production et d’environnement. i) Les interactions

’!
Correspondance et tirés à part
Tél. : (33) 04 73 62 44 27 ; fax : (33) 04 73 62 44 57 ; e-mail : loiseauC![Link]
entre les états de végétation et les effets des herbivores doivent s’envisager depuis les lois d’équilibres
à long terme entre le chargement et la composition botanique jusqu’aux modifications instantanées
de la production et de la structure par la prédation. ii) La dynamique de la composition botanique doit
être caractérisée par la sensibilité et la résilience des prairies aux perturbations ou aux changements
de la gestion qui conditionnent notamment la production primaire et l’accumulation des phyto-
masses. L’extensification de la gestion induit des changements instantanés et réversibles des dyna-

miques saisonnières de phytomasses, mais des effets cumulatifs défavorables sur la composition
botanique. Les stratégies d’espèces doivent permettre de rendre compte de l’évolution de la structuration
spatiale et de la diversité des communautés. iii) La gestion du cycle de l’azote permet de manipuler
à long terme le pouvoir de fourniture des sols en azote, soit pour améliorer la pérennité des prairies
semées, soit pour faciliter le contrôle des phytomasses en conditions de cheptel limitant. Les impli-
cations pour le lessivage des nitrates sont discutées. © Elsevier / Inra

dynamique / gestion / prairie / pâturage / cycle biogéochimique

1. INTRODUCTION nous développerons quelques aspects essen-


tiels des mécanismes qui déterminent la
L’intensification des systèmes d’élevage valeur d’usage et la dynamique des prairies
et de pâturage a permis une augmentation selon leur gestion : i) les relations entre
très importante de la productivité herbagère végétation et herbivore, ii) l’évolution des
et animale au prix d’effets négatifs sur communautés végétales en condition de
l’environnement. L’enjeu pour le futur, en sous-exploitation et iii) les flux et bilans
développant des systèmes d’élevage plus d’azote dans les écosystèmes sol-peuple-
extensifs, est de gérer l’ensemble de l’espace ment prairial.
fourrager, en respectant à la fois les objectifs
et les contraintes de production et d’envi-
ronnement. Pour les systèmes intensifs, il 2. ÉQUILIBRE ENTRE
s’agit de limiter les effets négatifs sur l’envi- LA VÉGÉTATION ET L’HERBIVORE
ronnement. Pour les systèmes moins inten-
sifs, le problème consiste à concilier pro- Une production durable des systèmes de
duction et entretien de l’espace, en préser-
vant la diversité végétale et la propreté des
pâturage exige des quantités et qualités ingé-
rées suffisantes par animal pendant le séjour
eaux de drainage.
d’un groupe sur une parcelle. Cette exigence
Les objectifs de cette communication s’applique à l’ensemble des unités parcel-
sont de présenter un état des connaissances laires dont les fonctions complémentaires
écologiques et agronomiques en matière de sont organisées pour réguler le système four-
fonctionnement de l’écosystème pâturé et rager [4, 5, 19, 26]. Plusieurs critères dirigent
de dégager les perspectives de recherche les choix de gestion au sein de l’exploita-
appliquée qui contribueront à la mise au tion : la diversité écologique - naturelle ou
point de nouveaux modes de gestion des acquise - des différentes parcelles 19], les
espaces fourragers à l’échelle des unités de facilités d’exploitation liées à la structure
gestion (lots d’animaux et parcelles). Les foncière [28] et l’hétérogénéité interne des
contextes pris comme référence sont les parcelles, naturelle ou due à un regroupe-
prairies pérennes des régions d’élevage de ment foncier [8]. Une typologie basée sur
moyenne montagne. Compte tenu de la les fonctions agricoles et les caractéristiques
diversité des milieux et des fonctions des des parcelles distingue deux situations et
parcelles dans les exploitations extensives, problématiques de gestion :
1) Des parcelles riches, mécanisables et 2.1. Relation entre la composition
homogènes, qui fournissent l’essentiel des botanique et le chargement
ressources pâturées par les lots d’animaux dans un milieu donné
les plus exigeants et permettent de recons-
tituer les stocks. Une production de bonne Le chargement est le critère le plus global
qualité est obtenue par un taux élevé d’uti- pour estimer l’impact du troupeau sur la
lisation de la production. Un objectif essen- végétation et le milieu dans des situations
tiel est d’optimiser les entrées d’azote par à l’équilibre. Dans les montagnes d’estive
les engrais et par la fixation symbiotique extensives du Massif Central, Daget et Pois-
des légumineuses pour obtenir un meilleur sonnet [ 10] ont montré que le chargement
rapport entre les coûts et les bénéfices en animal était corrélé positivement à l’abon-
limitant les impacts environnementaux et dance des bonnes espèces fourragères. Cette
en pérennisant la capacités de production relation a permis d’élaborer un diagnostic
du milieu. de la valeur d’usage des communautés végé-
tales par un indice de valeur pastorale (VP)
2) Des parcelles de moindres aptitudes agro-
basé sur la composition botanique et sur une
nomiques, plus pauvres, éloignées ou hété-
rogènes, qui sont pâturées par des lots d’ani- expertise des espèces composantes des com-
munautés. L’indice de VP a été largement
maux moins exigeants ou en complément
utilisé dans les opérations de recherche-
par les lots principaux. Le taux de consom-
mation de la production est faible et variable développement en estives [29, 42]. L’ana-
dans l’espace et le temps. Les problèmes de lyse factorielle de la composition botanique
des communautés a fourni un champ
maîtrise des aptitudes pastorales se posent
d’hypothèses sur les relations à long terme
pour de telles parcelles, qu’elles soient entre la gestion et l’état des prairies [3, 12],
situées dans les milieux pauvres ou, dans dont la valeur prédictive a été démontrée
les milieux riches, gérés jusqu’alors de
par des études diachroniques en situation
manière plus intensive [4]. réelle chez les éleveurs [17, 31].
En
systèmes allaitants, les objectifs de
production sont atteints avec une faible arti- L’interprétation fonctionnelle de la cor-
rélation entre VP et chargement implique
ficialisation du milieu. Les interventions
une plasticité de la végétation et introduit
directes de l’éleveur sur le sol se réduisent
le concept de pouvoir améliorateur de l’her-
souvent à la gestion des fertilisants. Une
bivore sur sa pâture. Une approche expéri-
proportion importante des surfaces fourra- mentale a été réalisée en Auvergne dans les
gères est gérée essentiellement par herbi- années 1970 à 1980 [43] en imposant des
vore interposé. Dans ces conditions, le fonc-
tionnement et l’évolution de l’écosystème
chargements croissants à une même végé-
tation initiale. Les expériences ont démon-
prairial reposent sur des interactions entre tré que le chargement n’était pas seulement
les producteurs, les consommateurs et les une conséquence mais un déterminant de la
décomposeurs de matières organiques. Gérer VP. Pour un milieu et une conduite du pâtu-
un écosystème pâturé, revient à piloter ces
rage donnés, il existe un chargement Chm
interactions pour réaliser les objectifs que qui maximise les aptitudes fourragères de
sont la production animale et le maintien du la végétation. Dans des milieux initialement
milieu qui permet de la perpétuer. Les nou- pauvres, l’augmentation de la VP avec le
veaux objectifs d’agriculture durable impo-
chargement jusqu’à Chm s’explique par un
sent une meilleure connaissance des régu- effet positif de l’herbivore sur la disponibi-
lations internes responsables des propriétés lité en éléments nutritifs pour la croissance
adaptatives et évolutives des écosystèmes de l’herbe [45]. La diminution de la VP au
complexes. delà de Chm s’explique par un effet négatif
de la défoliaison sélective des meilleures De les territoires à entretenir pré-
plus,
espèces renforçant la compétitivité des indé- sentent une grande diversité selon les par-
sirables [l, 23, 301. celles. Les niveaux de chargement critiques
sont plus élevés dans les milieux riches que
dans les milieux pauvres. En conséquence,
2.2. Application à la répartition à un même chargement faible, les surfaces
d’un cheptel sur un territoire préalablement intensifiées de la SAU pose-
ront des problèmes de maîtrise plus aigus
À l’étage collinéen, une relation simi- que celle des anciens parcours situés sur les
laire entre la VP et le milieux pauvres. Au sein d’une parcelle
chargement a été pro-
posée [341 (figure I). Elle permet de rai- hétérogène soumise à une diminution du
sonner globalement la répartition sur le chargement, la dégradation de la végétation
territoire d’un cheptel limité, considéré risque d’être plus rapide dans les zones
comme outil d’entretien de la végétation riches ou dans les zones pauvres selon la
herbacée. À l’équilibre, Chm maximise la gestion du pâturage. Pour apprécier cette
valeur des surfaces entretenues mais mini- dynamique, il est nécessaire de mieux
mise leur étendue, laissant une grande par- connaître les lois de comportement des her-
tie du territoire à la forêt. Le plus fort rapport bivores en fonction de la répartition des res-
entre la qualité de la végétation à l’équilibre sources à l’intérieur des parcelles 1421.

et le chargement est obtenu pour une charge


critique d’intervention (Chc) qui maximise
la ressource fourragère sur l’ensemble du 2.3. Interaction entre production
territoire. Au chargement d’entretien de et exploitation
l’herbe (Che), la proportion de surface entre-
tenue est maximisée, mais la surface en forêt Dans un même milieu, la production ins-
est minimisée au prix d’une faible valeur tantanée sous pâturage varie dans une large
fourragère de la surface en herbe et de dif- mesure selon la gestion [ 15]. Les progrès
ficultés pour y contrôler le développement en écophysiologie des peuplements (Sous-
des espèces non fourragères. sana et al., présent ouvrage) permettent la
mesure et la modélisation de la croissance Ainsi, après une perturbation déclenchée
réelle des couverts défoliés selon les res- par une concentration locale du piétinement
sources en nutriments [40]. De nouvelles et des déjections du troupeau, l’élasticité de
possibilités sont ainsi offertes pour com- la production standard et de la composition
prendre et piloter les états de l’herbe pâturée botanique de parcours pauvres est supérieure
[ 141. Dans les expérimentations de pâturage à 5 ans. Dans la pratique, les éleveurs de la
à hauteur constante, un chargement iden- chaîne des Dômes appliquent ces perturba-
tique en animaux peut induire différentes tions tous les 3 à 5 ans, dans un but d’amé-
hauteurs et productions d’herbe [6, 36, 38]. lioration du parcours [33].
Aux faibles hauteurs d’herbe, la production Il est important de pouvoir caractériser
est limitée par l’indice foliaire et le taux de l’inertie de la végétation ou de formuler des
consommation de la production réelle est
diagnostics précoces de la tendance évolu-
important. À des hauteurs d’herbe élevées, tive, afin de maintenir la réversibilité par
la production est plus importante mais un une adaptation de la gestion. Dans le cas de
faible taux de consommation de la produc-
tion réduit la qualité du fourrage offert [40].] .
pratiques modifiant le facteur trophique, la
relation entre les variables de production et
La production primaire et son taux de de composition botanique de peuplements à
consommation pour un milieu et un char-
l’équilibre permet une interprétation des
gement donnés dépendent en partie de la dynamiques d’évolution [31]. Un apport fer-
gestion antérieure 140, 44], soulignant la tilisant ou un épuisement du sol par l’expor-
nécessité d’approches dynamiques. L’herbe tation provoquent une évolution plus rapide
est plus haute si le chargement est atteint à de la production que de la composition bota-
partir de pressions d’utilisation antérieures nique [33, 34]. La durée nécessaire à l’obten-
plus faibles. Anticiper ces situations permet tion d’un rapport conforme à l’équilibre tra-
en particulier aux éleveurs de raisonner les
duit l’inertie ou résilience de l’écosystème
techniques complémentaires d’intervention (5 ans pour les pelouses à Nardus stricta
mécanique capables de maîtriser une trop [25, 39]). Le rapport entre ces deux variables
forte accumulation de biomasse sur les pâtu-
comparé à leur rapport à l’équilibre traduit
rages extensifiés [9]. le sens de la dynamique instantanée d’un
écosystème face au facteur considéré.
3. DYNAMIQUE
DE L’ÉCOSYSTÈME PÂTURÉ 3.2. Application à la sous-exploitation
des milieux riches
3.1. Caractérisation sur l’exemple
du facteur trophique Une perturbation importante intervenant
sur un système à faible inertie peut provo-
Les perturbations qui affectent la réor- quer la disparition d’espèces fourragères
ganisation des écosystèmes consistent soit en [38!. En conditions de moyenne montagne
phénomènes temporaires caractérisés par en Auvergne, la composition botanique
leur fréquence et leur intensité [25, 51 ], soit d’une prairie extensifiée se dégrade par dis-
en modifications durables d’un facteur éco- parition des bonnes espèces fourragères
logique [21]. Le délai nécessaire pour le (Trifolium repens, Loliu
l11 perenne) et aug-
retour d’une variable d’état à l’état d’équi- mentation d’espèces moins bonnes (Elymus
libre initial après une perturbation instanta- sp.). À l’équilibre, le niveau de dégradation
née définit l’élasticité de cette variable face augmente avec le degré d’extensification
à la perturbation [24j. La variable est dura- (figure 2!<). La composition botanique d’une
blement modifiée dès que la durée moyenne prairie conduite alternativement de façon
entre deux perturbations excède l’élasticité. extensifiée et selon un itinéraire technique
d’entretien prend des valeurs intermédiaires La sous-exploitation modifie aussi
entre celles obtenues par les mêmes l’importance et la composition des phyto-
conduites pratiquées de façon continue masses qui conditionnent leur valeur d’usage

(figure 2b). La composition botanique est pour l’herbivore. La dynamique saisonnière


donc sensible aussi bien au degré d’exten- des stocks sur pied dépend essentiellement
sification qu’au nombre cumulé d’années de l’itinéraire technique de l’année en cours
de conduite extensifiée. et ne montre pas d’effets cumulés du nombre
d’années de traitement (figure 2b). La fauche
La sensibilité de la végétation aux per- et le pâturage d’arrière saison apparaissent
turbations résulte de régulations internes, donc comme des moyens puissants de
importantes à élucider, qui conditionnent la recréer des états d’herbe favorables à une
souplesse d’adaptation des prairies à la ges- augmentation de la pression de pâturage et
tion. L’identification des fonctions adapta- à une restauration à terme de la qualité bota-
tives des espèces responsables de leur com- nique des prairies dégradées par un sous-
pétitivité dans les communautés apparaît pâturage [9, 50].
nécessaire pour une compréhension de
Pratiquement, l’intensité d’exploitation
l’évolution, applicable à différents états ini-
se traduit donc de façon immédiate sur la
tiaux de communautés. En conséquence,
structure du peuplement, et à plus long terme
l’évolution botanique devra être considérée
sur l’évolution botanique. Les recherches
non plus en termes d’espèces, mais de
futures devront caractériser l’élasticité de
groupes d’espèces-type, distinguées par les
caractéristiques biologiques qui déterminent l’écosystème par rapport à ces deux
variables pour préciser les conditions de
leur comportement face au facteur actif :
réversibilité de la dynamique par la gestion.
physiologie, morphologie, cycle saisonnier. L’expertise classique de la valeur d’usage
Si les stratégies trophiques permettent de
de la prairie par les indices spécifiques devra
comprendre la dynamique des végétations alors être remplacée par des concepts de
soumises à des variations de la disponibi-
lité en minéraux, les stratégies clonales qui stratégie d’espèce.
déterminent l’architecture, l’intégration phy-
siologique et le cycle annuel des espèces 3.3. Rôle de l’hétérogénéité dans
[49] conditionnent fortement leur adapta-
tion à l’intensité d’exploitation. La compé- la dynamique des formations herbacées
tition pour la lumière [37] favorise le déve- Dans les parcelles exploitées en pâturage
loppement d’espèces à forte plasticité extensif, les stratégies de croissance et de
phénotypique. Les stratégies d’expansion morphogenèse des espèces végétales parti-
par rhizomes ou stolons sont favorisées avec cipent à l’hétérogénéisation de la structure
Ranunculu.s repens, Poa [Link], Agrostis verticale et horizontale du couvert. Le ren-
tenuis [37, 50) et Elyrrcus sp. (figure 2). Alors forcement du pouvoir compétitif des espèces
que la pérennité végétative est souvent pré- à capacité de déplacement horizontal et des
dominante dans les prairies bien gérées, la espèces capables de ports cespiteux se tra-
sous-exploitation renforce le rôle de la repro- duit par l’arrangement spatiotemporel des
duction par graine dans la dynamique de communautés en plusieurs faciès [22, 27,
végétation [36b]. En conséquence, les recon- 51, 52], dominés chacun par un nombre
versions d’usage peuvent se traduire par limité de stratégies adaptatives. Cette évo-
l’introduction d’espèces nouvelles, dépen- lution des communautés associe donc une
dant de l’environnement de l’écosystème et diminution de la diversité spécifique interne
susceptibles d’augmenter la diversité éco- aux faciès (a-diversité) à une augmentation

logique des espèces au sein de la commu- de la diversité en faciès ((3-diversité). Les


nauté [4]. conséquences de l’hétérogénéisation pour
la physionomie des prairies trouvent des conséquence, au voisinage de la
charge
applications en matière de diagnostic agro- d’entretien, la gestion de végétations
ces

nomique [ 18, 20].Les recherches futures doit viser le maintien de la dispersion spa-
auront à mieux comprendre cette dynamique tiale et temporelle des patchs. Le débrous-
de patchs, en particulier à préciser dans saillage mécanique instantané de surfaces
quelle mesure l’hétérogénéité du milieu trop importantes est à prohiber car une aug-
[38c] participe à la structuration spatiale de mentation trop rapide de la surface à pâturer
la végétation [49] ou en résulte. implique à moyen terme une augmentation
Dans les pâturages extensifs soumis à un de la surface en friche et des risques d’évo-
lution vers la forêt.
chargement constant, de nouvelles hypo-
thèses fondées sur les interactions entre
herbe et herbivore doivent fonder de futures
recherches sur l’apparition, la nature, le rôle 4. CYCLE DE L’AZOTE
et la gestion de l’hétérogénéité dans les éco- DANS L’ÉCOSYSTÈME PÂTURÉ
systèmes pâturés 171. Les hauteurs d’herbe
et les rapports de compétition entre faciès, La disponibilité en azote minéral condi-
induits par des facteurs internes à la végé- tionne i) la production de biomasse, ii) l’évo-
tation, sont modulables par des facteurs lution de la composition botanique, iii) les
externes tels que les préférences alimen- risques de pollution nitrique des eaux de
taires des animaux [1, 23] ou la sensibilité au ruissellement et de drainage. Dans les sys-
piétinement. De telles recherches devien- tèmes intensifiés, le niveau d’alimentation en
nent nécessaires pour une application aux azote est souvent caractérisé par celui de la
couverts extensifiés-sénescents. fertilisation minérale. En système extensif,
l’alimentation en azote dépend essentielle-
ment de la disponibilité des éléments bio-
3.4. Rôle de l’hétérogénéité gènes des sols. Une connaissance du cycle
dans la dynamique des formations de l’azote et de ses liaisons avec le cycle du
mixtes herbacées-ligneux carbone dans le système sol-peuplement
devient alors nécessaire pour mieux contrô-
À des niveaux de chargement voisins de ler les états de l’écosystème. Nous exami-
la charge d’entretien Che, les communau- nerons seulement quelques applications de

tés évoluent en complexes de synusies la gestion du bilan de l’azote au contrôle du


d’herbe et de ligneux temporellement et spa- pouvoir de fourniture en azote des sols et
tialement dépendantes [221. Les processus de la pollution nitrique des eaux de drai-
en cause dans la maintenance de ces for- nage.
mations sont à la fois de natures interne et
externe. Les premiers concernent la capa-
cité d’accumulation, la vitesse de vieillis- 4.1. Bilan environnemental de l’azote
sement puis de régénération des ligneux et et contrôle de la fertilité des sols
mettent en cause le cycle des éléments [52].
Les seconds interagissent par la plus ou Le bilan des flux d’entrée et de sortie
moins grande sensibilité des végétations aux d’azote les plus facilement mesurables du
actions physiques du climat (gel sur Saro- système pâturé (apports fertilisants et expor-
thamnu.s .scoparius [46]), de l’homme (feux) tations dans les produits animaux et végé-
et du troupeau (rajeunissement des landes taux) permet d’apprécier l’évolution des
à Calluna vulgari.s [32]). Faute d’une main- aptitudes du milieu [11, 16, 47], mais, selon
tenance par la gestion de cette dynamique les situations, il se répercute plus ou moins
cyclique, une évolution se déclenche vers sur les pertes d’azote ou sur le bilan azoté du
le boisement et la fermeture de l’espace. En sol. Dans les systèmes prairiaux fauchés,
pauvres en légumineuses et sujets à de coûts de renouvellement et réduit la pollu-
faibles pertes [ 13J, une diminution du bilan tion des nappes.
de l’azote réduit le pouvoir de fourniture en
azote du sol et restaure la diversité des prai-
ries intensifiées [41J. Dans les systèmes 4.2. Bilan de l’azote et risques
pâturés, un bilan négatif entraîne l’appau- de pertes en pâturage extensif
vrissement des terrains de parcours, dont la
En conditions de pâturage, l’essentiel des
capacité de production épigée est réduite de
pertes se produit par l’intermédiaire des pis-
4,8 à 2,8 tMS/ha/an en trente ans [31 ]. Dans
des prairies sans légumineuses, un régime de sats. Dans les pâturages intensifs, les pertes
fauche sans restitutions diminue de moitié par lessivage et par volatilisation ammo-
l’azote mobilisé dans les récoltes en 3 à niacale représentent respectivement en
7 ans selon l’état initial de la prairie (tableau I). moyenne 22 et 16 °!o de l’azote transitant
par les urines de l’herbivore [ 1 1Dans les
Inversement, les bilans positifs augmen- pâturages non fertilisés en azote, les pertes
tent à terme le bilan du sol, sa capacité de sont réduites par une diminution de la sur-
fourniture en azote à long terme et la capa- face de pissats résultant de la baisse du char-
cité ultérieure de production de la prairie. gement !53]. Les recherches devraient véri-
Ainsi, au bout de 4 ans, la production à fier si les pertes d’azote par lessivage sous
l’apport nul d’une prairie fauchée (Festuca un pissat sont proportionnelles à l’azote total

acea) recevant depuis le semis soit


/1
arundi disponible, somme de la fourniture du sol
150, soit 350 kgN/ha/an atteint respective- et de l’ensemble des apports. Dans ce cas,
ment 70 et 150 kgN/ha/an [35]. L’approche une diminution des apports d’azote miné-

par bilan permet de raisonner globalement ral et/ou de la fourniture en azote du sol
les fertilisations azotées capables de main- pourraient réduire les risques de pertes sous
tenir les capacités productives de la prairie. chaque pissat. Une extensification raison-
La réduction de la fréquence des retourne- née du pâturage doit donc être favorable
ments des prairies qui en résulte limite les pour l’environnement.
Cependant, il n’est pas certain que la iii) la détermination des comportements et
fourniture du sol en azote décroisse après des choix alimentaires des troupeaux dans
une diminution de l’exploitation ou un aban- les parcelles hétérogènes. Ces connaissances
don de prairies fertiles. Le déclenchement de sur les fonctionnements permettront de tes-
successions végétales secondaires s’accom- ter des modèles de dynamique d’écosys-
pagne souvent d’une augmentation de la tèmes complexes. La mise en relation des
disponibilité de l’azote [54]. Il en va de fonctionnements écologiques avec les struc-
même en cas de fauche ou de broyage avec tures de la végétation, et les caractéristiques
restitution sur place des phytomasses sous des sols permettra l’élaboration d’indica-
forme de mulch [41 ]. La diminution du char- teurs des valeurs d’usage et des propriétés
gement sans recours à la fauche exporta- dynamiques des prairies, et, par là, des
trice conduit à des bilans d’éléments voi- modalités d’interventions techniques qui
sins de zéro et provoque de faibles devront être testées expérimentalement pour
changements des caractéristiques des sols être intégrées dans les systèmes de pâtu-
[37]. Enfin, les recherches en cours confir- rage.
ment que le niveau de nutrition azotée des
espèces n’est pas diminué. Une partie plus
importante de l’azote mobilisé dans la crois- RÉFÉRENCES
sance des plantes étant recyclé de façon

interne, le défaut d’absorption qui en résulte [1]] Armstrong R.H., Grant S.A., Common T.G.,
pourrait provoquer au contraire un surcroît Beattie M.M., Controlled grazing studies on
Nardus grassland : effects of between-tussock
d’azote minéral disponible dans le sol. De
sward height and species of grazer on diet selec-
nouvelles recherches seront nécessaires pour tion and intake, Grass Forage Sci. 52 (1997)
mesurer les effets d’un faible taux de 219-231.1.
consommation sur le cycle de l’azote et ses [2J] Arnaud R., de Montard FX., Niqueux M., Essais
conséquences éventuelles pour la fertilité de fertilisation minérale sur pâturage et sur prai-
du sol, l’eutrophisation du milieu et le les- rie de fauche en montagne volcanique du Mas-
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lisation à partir des données recueillies dans une
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développer une approche écologique fonc- ment, Inra 23 (1991) 1-48.
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