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VALORISATION ENERGETIQUE ET ENVIRONNEMENTALE DES DECHETS


PAPIERS ET CARTONS

Thesis · September 2021

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1 author:

Dzokom Alexis
University of Maroua
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Republic of Cameroon
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Paix – Travail – Patrie ****
**** Ministry of Higher Education
Ministère de l’Enseignement Supérieur ****
**** The University of Maroua
Université de Maroua ****
B.P./P.O. Box : 46 Maroua
**** National Advanced School of
Tel: +237 22620890/22292852
Ecole Nationale Supérieure Engineering of Maroua
Fax: +237-22291541/22293112
Polytechnique de Maroua Email : [email protected] ****
******** Site: http://www.enspm.univ- PhD Program in engineering
Unité des formations Doctorales en maroua.cm/ sciences
sciences de l’Ingénieur

THESE
VALORISATION ENERGETIQUE ET ENVIRONNEMENTALE DES
DECHETS PAPIERS ET CARTONS

ENERGY AND ENVIRONNEMENTAL RECOVERY OF WASTES PAPERS AND CARDBOARD

Thèse présentée et soutenue publiquement le 24 Septembre 2021 à 15 H 30 à l’Ecole Nationale


Supérieure Polytechnique de Maroua (ENSPM) de l’Université de Maroua

En vue de l’obtention du

DOCTORAT/ Ph.D.
Par
DZOKOM Alexis
Master en Sciences de l’Ingénieur
Option : Génie de l’Environnement

Devant le jury composé de :


Fonction Noms et Prénoms Grades Affiliation
Président NGO BUM Elisabeth Professeur Université de Maroua
NGAKOU Albert Professeur Université de Ngaoundéré
Rapporteurs
SOUARE KONSALA Maitre de Conférence Université de Maroua
Directeur DJOULDE DARMAN Roger Maitre de Conférence Université de Maroua
NSOUANDELE Jean Luc Dit Bouerdjila Maitre de Conférence Université de Maroua
Membres
GOUDOUM Augustin Maitre de Conférence Université de Maroua

i
DEDICACE

A
Tous ceux qui me sont chers (es)

ii
REMERCIEMENTS
Je ne puis entamer la rédaction du présent mémoire sans exprimer ma sincère gratitude à tous ceux
qui ont contribué de près ou de loin, à la réalisation de ces travaux ; je pense particulièrement :
Au Pr. Roger DARMAN DJOULDE, mon père académique, qui m’a accueilli dans son laboratoire
et a encadré ces travaux de recherche. Il a su me faire confiance pour gérer ce projet de recherche
et a toujours été présent dans les moments opportuns. Je tiens à souligner ses grandes qualités tant
sur le plan scientifique que sur le plan humain. Les quatre années passées à ses côtés ont été
formatrices et extrêmement enrichissantes. Vous êtes mon père sur le plan psycho-intellectuel. Vos
enseignements et surtout celui qui m’a amené à être un homme de valeur plutôt qu’un être à la
quête du succès, resteront à tout jamais gravés dans mon cœur et mon esprit. Encore merci, Prof. !
Au Dr Joël KODA TIZE dont les charges administratives et académiques n’ont empêché ni
amoindries l’implication aussi bien dans la conception, le suivi et la correction de ce travail.
A tous les enseignants du Département des Sciences Environnementales de l’Ecole Nationale
Supérieure Polytechnique de l’Université de Maroua qui n’ont ménagé aucun effort en participant
aux différents séminaires de suivi du déroulement des travaux de ce projet de recherche. Leurs
remarques, et leurs conseils ont été déterminants aussi bien pour l’orientation que pour la
finalisation de ce travail.
A tous les enseignants du Département des Energies Renouvelables et du Département de
l’Agriculture, Elevage et Produits dérivés de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de
Maroua qui n’ont ménagé aucun effort en participant aux différents séminaires de suivi du
déroulement des travaux de cette thèse. Leurs remarques, et leurs conseils ont été déterminants
aussi bien pour l’orientation que pour la finalisation de ce travail.
Aux autres enseignants de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de l’Université de Maroua
dont les conseils et critiques ont permis d’améliorer la qualité du présent travail : sentez-vous
remercié !!!
Aux grands frères, Professeur Bouba Kidakou Antoine, Docteur Kaladzavi et à Monsieur Bouba
Haman. Merci pour les encouragements sans cesse émises à mon endroit et les divers appuis dont
le fruit est l’aboutissement de ce travail. Merci infiniment grands frères !!!
A mes camarades de l’UFD_SI de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Maroua et ceux
de l’Université de Maroua en général, dont l’aide a été précieuse aussi bien pour leurs critiques
constructives que par les encouragements et les corrections apportées à la finalisation de cette thèse.
A la grande communauté du Mayo-Tsanaga en général, et la grande famille Sakatai en particulier,
merci pour tout le soutien moral et matériel qu’ils n’ont cessé de m’accorder.

iii
Résumé
Le problème de gestion de déchets papier-cartons présente une pollution locale, due à la présence
des alliages métalliques ayant servi de reliure et potentiellement dangereux pour l’environnement
et la santé humaine, et une pollution diffuse, due à la présence des encres également potentiellement
dangereux pour l’environnement et la santé humaine. Non maitrisé, cette gestion pourrait être un
véritable problème dans les villes des pays en voie de développement. Dans un contexte où les
quantités de déchets papier-cartons suivent la croissance démographique et que le bois-énergie
diminuent du fait de la désertification et déforestation, le présent travail vise globalement à
proposer une alternative écologique à la coupe du bois de chauffe par la valorisation énergétique
des déchets papiers et cartons afin de contribuer à l’amélioration de la gestion des déchets solides
et à la lutte contre la désertification.
La quantification du flux de papier carton dans la ville de Maroua via l’usage d’une méthodologie
hypothético-déductive a porté sur une quantité globale de 81,7 tonnes de papiers de seconde
génération rejetés vers la nature pendant tous les services dans la ville de Maroua entre 2019-2020.
Pendant la même période, le recyclage des déchets papiers et cartons pour la production des
briquettes pourrait faire économiser entre les importations des matières à base de papiers et le gain
de séquestration de CO2, plus de 125 487,47 tonnes de CO2 à une ville sahélienne telle que celle de
Maroua. La fabrication des briquettes combustibles par un procédé mécanique a permis de
déterminer leurs caractéristiques physiques d’où il ressort que leur densité moyenne est de
1,12±0,40 avec un rapport surface/volume moyen de 3595,88±19,90mm-1. Leurs caractérisations
chimiques a permis de déterminer le taux d’humidité moyen à sec de 4,00±0,02%, et un taux de
carbones fixes moyen de l’ordre de 33,24±1,31%. Le pouvoir calorifique moyen mesuré pour les
combustible prétraité et optimisés est de 41,18±6,34MJ/Kg tandis que le pouvoir calorifique moyen
mesuré pour les combustibles prétraité mais non-optimisés est de 12,65MJ/Kg. Les briquettes
composées de papier-cartons (90-98%) et plastique (2-10%) émettent du CO (1300-2110ppm), CO2
(0-1,99%) en présence de l’oxygène (18,4-25%) en dessous de la norme : donc elles sont non
polluantes pour l’environnement. Avec 81,7 tonnes des déchets papiers-cartons produits par an, il
pourrait être produit 102,14 tonne de briquettes combustible, faisant préserver environ 153,2 tonnes
de bois de cuisson. Le bénéfice économique est garanti lorsque les briquettes combustibles à base
de papier carton désencrés sont vendues à 60 FCFA/kg avec un profit journalier de 11 484
FCFA/Jour.
Mots clés : Valorisation, quantification, prétraitement, blanchiment, désencrage, flux, papier-
carton de seconde génération, tri, combustibles, économie des ressources.

iv
Abstract
The problem of paper and cardboard waste management presents local pollution, due to the
presence of metal alloys used as binding and potentially dangerous for the environment and human
health, and diffuse pollution, due to the presence of inks also potentially dangerous for the
environment and human health. Not mastered, this management could be a real problem in the
cities of developing countries. In a context where the quantities of paper and cardboard waste
follow the population growth and that wood fuel is decreasing due to desertification and
deforestation, this work generally aims to propose an ecological alternative to the cutting firewood
by recovering energy from paper and cardboard waste to contribute to the improvement of solid
waste management and the fight against desertification. The quantification of the flow of paper and
cardboard in the city of Maroua using a hypothetical-deductive methodology focused on a total
quantity of 81.7 tons of paper second generation rejected towards nature during all services in the
city of Maroua between 2019-2020. During the same period, the recycling of paper and cardboard
waste to produce briquettes could save between imports of raw materials
of papers and the gain in CO2 sequestration, more than 125,487.47 tons of CO2 in a sahelian city
such as that of Maroua. The manufacture of fuel briquettes by a mechanical process
allowed to determine their physical characteristics from which it emerges that their average density
is 1.12 ± 0.40 with an average surface area/volume ratio of 3595.88 ± 19.90 mm-1 . Their chemical
characterizations made it possible to determine the rate dry average humidity of 4.00 ± 0.02%, and
an average fixed carbon content of the order of 33.24 ± 1.31%. The average calorific value
measured for pre-treated and optimized fuels is 41.18 ± 6.34 MJ/Kg while the average calorific
value measured for fuels pretreated but not optimized is 12.65MJ / Kg. Briquettes made from paper
and cardboard (90-98%) and plastic (2-10%) emit CO (1300-2110ppm), CO2 (0-1.99%) in the
presence oxygen (18.4-25%) below the standard: therefore they are non-polluting for
the environment. With 81.7 tons of paper and cardboard waste produced per year, it could be
produces 102.14 tons of fuel briquettes, preserving around 153.2 tons of wood
Cooking. The economic benefit is guaranteed when the fuel briquettes based on deinked cardboard
paper are sold at 60 FCFA / kg with a daily profit of 11,484 FCFA / Day.

Keywords: Valuation, quantification, pre-treatment, bleaching, deinking, flow, paper-second


generation cardboard, sorting, fuels, saving resources.

v
Table des matières
DEDICACE……………………………………………………………………………………………………………ii
REMERCIEMENTS………………………………………………………………………………………………….iii
Résumé ………………………………………………………………………………………………………………..iv
Abstract………………………………………………………………………………………………………………...v
LISTE DES TABLEAUX……………………………………………………………………………………………..ix
LISTE DES GRAPHIQUES………………………………………………………………………………………....xiii
LISTE DES PHOTOS………………………………………………………………………………………………..xvi
LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES………………………………………………………………………...xvii
INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………………………………………….1
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE……………………………………………………………………..5
1-1- Historique et organisations autour de la question des déchets solides ............................................... 6
1-2- Fabrication du papier et du carton .................................................................................................... 7
1-2-1- Matières de base consommées par l'industrie papetière : le bois................................................ 7
1-2-2- Fabrication des pates ................................................................................................................ 11
1-3- Procédé de la fabrication papetière .................................................................................................. 22
1-3-1- Transformation de la pâte en papier ......................................................................................... 23
1-3-2- Traitements de la feuille ........................................................................................................... 24
1-4- Procédé de la fabrication du carton.................................................................................................. 26
1-5- Production et utilisations des déchets ............................................................................................. 28
1-5-1- Production de pâte en utilisant le chlore élémentaire, ou des substances chimiques générant du
chlore élémentaire ............................................................................................................................... 28
1-6- Valorisations des déchets ................................................................................................................. 31
1-6-1- Apports en énergie des déchets ................................................................................................ 31
1-6-2- Apports environnementales des déchets ................................................................................... 31
1-7- Briquettes combustibles à base des déchets ..................................................................................... 33
1-7-1- Procédés de fabrication des briquettes combustibles à base des déchets ................................. 33
1-7-2- Impacts positifs des briquettes combustibles............................................................................ 34
1-8- Toxicités inhérentes à l’usage des briquettes combustibles ............................................................. 36
1-8-1- Doses admissibles..................................................................................................................... 36
1-8-2- Problème lié à l’utilisation énergetique des déchets papiers et cartons .................................... 39
CHAPITRE 2 : EVALUATION QUANTITATIVE DES DECHETS PAPIER ET CARTON ET LEURS ETUDES
D’IMPACT DANS LA VILLE DE MAROUA………………………………………………………………………40
2-1- Introduction...................................................................................................................................... 41
2-2- Matériels et Méthode ....................................................................................................................... 41

vi
2-2-1- Collecte des données auprès de la population d’étude ............................................................. 42
2-2-2- Modélisation du flux de matières papiers et carton suivant la méthodologie Eurostat 2001 ... 56
2-2-3- Estimation des gisements des déchets papiers et cartons ......................................................... 57
2-2-4- Etude d’impact et analyse du cycle de vie des gisements des déchets papiers et cartons ........ 59
2-3- Résultats et discussion ..................................................................................................................... 64
2-3-1- Etat des lieux de la production des déchets papiers dans la ville de Maroua ........................... 64
2-3-2- Estimation quantitative des papiers de seconde génération dans les ménages ......................... 68
2-3-3- Modélisation du flux de matières papiers et carton .................................................................. 75
2-3-4- Compilation des calculs du flux global des données pratiques sur les déchets papiers dans la
ville de Maroua entre 2019-2020 ........................................................................................................ 94
2-4- Etude de la performances environnementales et analyse du cycle de vie des déchets papiers et
carton dans la ville de Maroua............................................................................................................... 104
2-4-1- Analyse des impacts du potentiel durable des déchets papiers dans la ville de Maroua ........ 104
Conclusion partielle du chapitre 2 ......................................................................................................... 110
CHAPITRE 3 : PRETRAITEMENT DES DECHETS PAPIERS-CARTONS……………………………………...112
3-1- Introduction.................................................................................................................................... 113
3-2- Matériel et méthodes...................................................................................................................... 114
3-2-1- Méthode de prétraitement de papiers cartons ......................................................................... 114
3-3- Résultats et Discussions ................................................................................................................. 130
3-3-1- Tri et catégorisation ............................................................................................................... 130
3-3-2- Essai de détermination du temps de trempage ........................................................................ 130
3-3-3- Macération proprement dit ..................................................................................................... 132
3-4- Estimation du cycle de vie des déchets papiers et cartons ............................................................. 151
3-4-1- Influence du battement sur les pulpes fibreuses ..................................................................... 152
3-4-2- Influence du séchage sur les fibres recyclées ......................................................................... 154
3-4-3- Propriétés des fibres issues du papier recyclé ........................................................................ 155
3-4-4- Estimation du cycle de vie des briquettes combustibles a base des déchets papiers et cartons
........................................................................................................................................................... 156
3-5- Caractérisation physique des briquettes combustibles ................................................................... 157
3-5-1- Test de densité des briquettes ................................................................................................. 157
3-5-2- Le taux d’humidité ................................................................................................................. 159
3-6- Caractérisation chimique des briquettes combustibles .................................................................. 161
3-6-1- Le taux de matière volatile ..................................................................................................... 161
3-6-2- Le taux de carbone fixe .......................................................................................................... 161

vii
3-6-3- Le taux de cendre.................................................................................................................... 162
3-7- Pouvoir calorifique mesuré des combustibles prétraités ................................................................ 163
3-8- Estimation du potentielle énergétique annuelle générée des combustibles de forme cubique à base
du papier/carton de seconde génération dans la ville de Maroua .......................................................... 164
3-8-1- Modélisation de la récupération de l’énergie des papiers/cartons de seconde génération dans la
ville de Maroua .................................................................................................................................. 165
3-8-2- Composition des cendres issues de l’incinération du papier ................................................. 167
Conclusion partielle du chapitre 3…………………………………………………………………………………...169
CHAPITRE 4 : PRODUCTION ET CARACTERISATION DES BRIQUETTES COMBUSTIBLES A BASE DES
DECHETS PAPIERS CARTONS ET IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX……………………………………..171
4-1- Introduction.................................................................................................................................... 172
4-2- Matériel et méthodes...................................................................................................................... 173
4-2-1- Préparation des autres intrants de fabrication des briquettes combustible ............................. 173
4-2-2- Procédé de fabrication et de caractérisation des briquettes .................................................... 175
4-3- Résultats et discussion ................................................................................................................... 188
4-3-1- Fabrication de la briquette proprement dite ............................................................................ 188
4-3-2- Caractérisations et Identification de la qualité des briquettes combustibles .......................... 193
4-3-3- Impacts d’une unité de fabrication des briquettes combustibles ............................................ 219
Conclusion partielle du chapitre 4 .... ……………………………………………………………………………228
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................................................. 230
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE ................................................................................................................. 234
ANNEXES .......................................................................................................................................................... 266

viii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1.1 : Composition moyen du bois (en % de la matière sèche solide) du bois léger (scots pine) et du bois dur
(silver birch) ............................................................................................................................................................ 8
Tableau 1.2: Agents de blanchissements mécaniques des pâtes (Walger, 2016). ................................................. 19
Tableau 1.3 : Taux de collecte des déchets solides ménagers dans quelques villes africaines .............................. 29
Tableau 1.4 : Extrapolations typologique du tonnage des déchets sur 10 ans ....................................................... 30
Tableau 1.5 : Facteurs d’émission relatifs à l’efficacité des bio-carburant ........................................................... 36
Tableau 1.6 : Exemple de compositions d’un charbon dans un stock typique ...................................................... 38
Tableau 2.7 : Récapitulatif des critères de l’échantillonnage pour l’enquête auprès des ménages sur la consommation
des différents types de papier dans la ville de Maroua .......................................................................................... 54
Tableau 2.8 : Axes d’exploitation des papiers visités ........................................................................................... 55
Tableau 2.9 : Récapitulatif des acteurs indirects liés aux activités d’approvisionnement en papier dans la ville de
Maroua ...………………………………………………………………………………………………………….65
Tableau 2.10 : Récapitulatif des acteurs directs de la production et consommation des déchets papiers ............. 66
Tableau 2.11 : Projections de la population pour les années entre 2018-2020 (tonnes) ........................................ 67
Tableau 2.12 : Consommation du papier carton entre 2018-2020 de la population de Maroua (kilogrammes) ... 71
Tableau 2.13 : Pourcentages des consommations du papier carton entre 2018-2020(%) ..................................... 73
Tableau 2.14 : Productions par habitant pour l’années 2020 (tonnes) .................................................................. 74
Tableau 2.15 : Répartition des quantités de déchets par les habitants ................................................................... 75
Tableau 2.16 : Poids des types d’emballage à base de papiers-cartons les plus courants et leur conversion de dépense
…………………………………………………………………………………………………………....76
Tableau 2.17 : Poids des types de sacs en papiers-cartons les plus courants ........................................................ 77
Tableau 2.18 : Poids des types d’emballage en cartons les plus courants ............................................................. 77
Tableau 2.19: Poids des importations estimées vers la ville de Maroua ............................................................... 78
Tableau 2.20 : Répartition des composants du flux des importations ................................................................... 78
Tableau 2.21: : Acquisitions et production des papiers par les services administratifs ......................................... 79
Tableau 2.22 : : Acquisitions et production des déchets papiers (Kg) par les petites et moyennes entreprises et industries
……………………………………………………………………………………………………………80
Tableau 2.23 : Acquisitions et production des déchets papiers (Kg) par les organisations privées ...................... 81
Tableau 2.24 : : Acquisitions et production des déchets papiers de la population des établissements d’enseignement
scolaires, académiques et professionnels .............................................................................................................. 82
Tableau 2.25 :........................................................................................................................................................ 84
Tableau 2.26 : Analyse du flux théorique des papiers de seconde génération dans les ménages (de [2-5] personnes)
entre 2019-2020 .................................................................................................................................................... 85
Tableau 2.27: Analyse du flux théorique des rejets vers la nature, des papiers de seconde génération dans les ménages
(de [2-5] personnes) entre 2019-2020 ................................................................................................................... 85
Tableau 2.28 : Flux moyen des apports de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua ..................... 85
Tableau 2.29 : Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération pendant les périodes
atypiques (pendant les services et évènements spéciaux) dans la ville de Maroua ............................................... 86

ix
Tableau 2.30: Flux moyen aboutissant aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature pendant les services
dans la ville de Maroua ......................................................................................................................................... 86
Tableau 2.31: Flux moyen des apports de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua ...................... 87
Tableau 2.32: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua88
Tableau 2.33: Flux moyen aboutissant aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature pendant les services
dans la ville de Maroua ......................................................................................................................................... 88
Tableau 2.34 : Flux moyen des apports de papiers de seconde génération des organisations privées dans la ville de
Maroua 89
Tableau 2.35: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua89
Tableau 2.36: Flux moyen sensé aboutir aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature pendant les services
par les organisations privées dans la ville de Maroua ........................................................................................... 90
Tableau 2.37: Flux moyen des apports de papiers de seconde génération des organisations privées dans la ville de
Maroua 91
Tableau 2.38: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua91
Tableau 2.39: Flux moyen sensé aboutir aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature pendant les services
par les organisations privées dans la ville de Maroua ........................................................................................... 91
Tableau 2.40 : Flux moyen des apports de papiers de seconde génération des établissements hospitaliers dans la ville
de Maroua ............................................................................................................................................................. 92
Tableau 2.41: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua93
Tableau 2.42: Flux moyen sensé aboutir aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature pendant les services
par les établissements hospitaliers dans la ville de Maroua .................................................................................. 93
Tableau 2.43 : Poids des importations intérieures et nationales ............................................................................ 94
Tableau 2.44: Flux moyen global sensé aboutir l’évaluation des rendements dans les locaux des services rendu par
l’usage de papiers de seconde génération pendant les services dans la ville de Maroua ....................................... 95
Tableau 2.45: Flux moyen global sensé aboutir à l’estimation quantitative des rejets de papiers de seconde génération
dans la nature pendant les services dans la ville de Maroua ................................................................................. 99
Tableau 2.46 : Quantité de polluant issu du nettoyage du déchets papier ........................................................... 105
Tableau 2.47: Prix des déchets métalliques vendus par le secteur informel ....................................................... 106
Tableau 2.48 : Emissions des papiers cartons non traité incinérés ...................................................................... 106
Tableau 2.49 : Analyse des impacts majeurs ...................................................................................................... 107
Tableau 2.50 : Poids des importations estimées vers la ville de Maroua (kg de CO 2) ........................................ 108
Tableau 3.51: Catégorie des matières premières préparées ................................................................................. 115
Tableau 3.52: Quantités de papiers dilacérés ...................................................................................................... 116
Tableau 3.53: Papiers et carton utilisés lors de l’étude ....................................................................................... 117
Tableau 3.54 : Relation entre temps d’imbibition et poids de l’échantillon de papier ........................................ 131
Tableau 3.55 : Répartition massique et proportionnée des différents papiers à désencrer et formulation pour la
fabrication des briquettes combustibles .............................................................................................................. 133
Tableau 3.56 : Détermination du temps de macération du papier ....................................................................... 135
Tableau 3.57: Quantité de polluant issu du stade préliminaire de nettoyage du dechet papier ........................... 137
Tableau 3.58 : Dosage de l’acide sulfurique ....................................................................................................... 138

x
Tableau 3.59: Conductivité en fonction du % de la solution de l’acide sulfurique ajoutée ................................ 138
Tableau 3.60 : Triplite Volume-pH-Temps de l’acide acétique .......................................................................... 140
Tableau 3.61 : Conductivité en fonction du % de la solution de l’acide acétique ............................................... 140
Tableau 3.62: Dosage de la soude ....................................................................................................................... 142
Tableau 3.63: Dosage de solution basique .......................................................................................................... 143
Tableau 3.64: Triplite Volume-pH-Temps de l’hypochlorite de sodium (NaClO) ............................................. 145
Tableau 3.65: Dosage de l’oxychlorure de sodium ............................................................................................. 146
Tableau 3.66: Mesure du pH et de la conductivité .............................................................................................. 148
Tableau 3.67: Mesure de la MES, DBO5, DCO, COT ........................................................................................ 150
Tableau 3.68: Alteration de la feuille de papier séché aux températures de 80°C durant un octuple essais de recyclage
…………………………………………………………………………………………………………..152
Tableau 3.69: Hornification de la feuille de papier séché aux températures de 80°C, 1000°C, 120°C durant un octuple
essais de recyclage .............................................................................................................................................. 154
Tableau 3.70 : Degré moyen de polymérisation .................................................................................................. 156
Tableau 3.76: Pouvoir calorifique mesuré des combustibles à base de papiers prétraités .................................. 163
Tableau 3.77: Scenarii de quantification de l’énergie à partir des briquettes combustibles ................................ 167
Tableau 3.78 : Répartition des différents éléments minéraux dans les cendres des déchets papiers et dans les cendres
de bois selon Augusto, et al. 2008 ....................................................................................................................... 168
Tableau 3.79 : Illustration de la variation des compositions de cendres issues de différentes essences ............. 169
Tableau 4.80: Préparation des déchets plastiques ............................................................................................... 173
Photo 4.10: a) Sable de 0,25mm apres tamisage ; b) Sable de 1mm apres tamisage .......................................... 174
Tableau 4.81: Sables réduits en particules .......................................................................................................... 174
Tableau 4.82: Argiles réduits en particules ......................................................................................................... 175
Tableau 4.83: Moyenne des données relatives aux rapports surface/volume ...................................................... 194
Tableau 4.84: Moyenne des densités des briquettes combustibles ...................................................................... 195
Tableau 4.85: Moyenne des masses volumiques squelettiques (ρsq) des broyats ................................................ 196
Tableau 4.86: Moyennes des masses volumiques apparentes des broyats (ρapp) des broyats .............................. 196
Tableau 4.87: Porosité des briquettes .................................................................................................................. 197
Tableau 4.88: Test de stabilité des briquettes...................................................................................................... 198
Tableau 4.89: Taux d’humidité brute moyen des briquettes ayant subi un désencrage complet ......................... 200
Tableau 4.90: Moyenne de taux de matière volatile complètement désencrer .................................................... 200
Tableau 4.91: Moyenne des taux de carbone fixe ............................................................................................... 201
Tableau 4.93: Moyenne des résistances à l’eau................................................................................................... 204
Tableau 4.94: Moyenne des tests de combustion des briquettes combustibles ................................................... 205
Tableau 4.95: Pouvoir calorifique mesuré des combustibles à base de papiers non prétraités ............................ 207
Tableau 4.96: Pouvoir calorifique mesuré des combustibles optimisés .............................................................. 208
Tableau 4.97: Comparaison des pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à base de la biomasse à
ceux des briquettes à base de papier-cartons ....................................................................................................... 209

xi
Tableau 4.98: Comparaison des pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à base de la biomasse à
ceux des briquettes à base de papier-cartons ....................................................................................................... 210
Tableau 4.99: Pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à base de la biomasse à ceux des briquettes à
base de papier-cartons ......................................................................................................................................... 211
Tableau 4.101: Normes et recommandations pour les concentrations respirables dans l’air .............................. 219
Tableau 4.102: Estimation de l’impact terrien d’une mini-usine de fabrication des briquettes combustibles .... 220
Tableau 4.103: Estimation des empreintes écologiques terriens d’une mini-usine de fabrication des briquettes
combustibles ....................................................................................................................................................... 222
Tableau 4.104: Estimation de la biocapacité d’une mini-usine de fabrication des briquettes combustibles ....... 223
Tableau 4. 105: Potentiel de productions volumiques des briquettes combustibles ............................................ 226
Tableau 4.106: Variations de la production des briquettes combustibles durant une année de collecte dans la ville de
Maroua …………………………………………………………………………………………………………..226
Tableau 4.107: Charges totales annuelles de la mini usine de fabrication des briquettes combustibles ............. 227
Tableau 4.108: Gains économiques maximales liés à la vente des briquettes combustibles à base des papier carton
…………………………………………………………………………………………………………..228

xii
LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 2.1: Quantité moyenne globales relatives aux flux directs et indirects du papier-carton pendant les services
divers dans la ville de Maroua (kilogrammes) entre 2019-2020 ........................................................................... 98
Graphique 2.2: Quantité moyenne de rejets vers la nature du papier de seconde génération pendant les services divers
dans la ville de Maroua (kilogrammes) entre 2019-202 ...................................................................................... 101
Graphique 2.3: Quantité globale des matières en papiers-cartons entrant et sortant réelle pendant les services divers
dans la ville de Maroua (kilogrammes) entre 2019-2020 .................................................................................... 103
Graphique 3.4 : Temps d’imbibition et poids de l’échantillon de papier ............................................................ 132
Graphique 3.5 : Temps de macération des papiers et cartons de seconde génération ......................................... 136
Graphique 3.6 : Variation du pH en fonction du temps ...................................................................................... 138
Graphique 3.7 : Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du H2SO4 .............................. 139
Graphique 3.8 : Variation du pH en fonction du volume de solution.................................................................. 140
Graphique 3.9 : Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du CH3COOH ....................... 141
Graphique 3.10: Variation du pH en fonction du temps ..................................................................................... 143
Graphique 3.11: Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du NaOH .............................. 144
Graphique 3.12: Variation du pH en fonction du volume de solution................................................................. 146
Graphique 3.13: Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du NaClO ............................. 147
Graphique 3.15 : Quantité de chaleur moyenne annuelle générée par les briquettes combustibles à base de papiers de
seconde génération générée par les ménages avec le nombre de personnes compris entre [2-5] entre 2019-2020 par
arrondissement. ................................................................................................................................................... 165
Graphique 4.16: Moyenne des forces de compactage requis lors du briquetage ................................................. 189
Graphique 4.17: Moyenne des volumes des briquettes combustibles fabriquées................................................ 190
Graphique 4.18: Moyenne des temps de séchage des briquettes combustibles fabriquées ................................. 192
Graphique 4.19: Moyenne des masses des briquettes combustibles fabriquées .................................................. 193
Graphique 4.20: Ratio de relaxation moyen (ou Δ Volume moyen) ................................................................... 194
Graphique 4.21: Relation entre la force de compression et le nombre de failles générées sur les briquettes combustible
…………………………………………………………………………………………………………..198
Graphique 4.22: Relation entre l’indice de résistance aux chocs (IK)et le Coefficient de corrélation et intervalle de
confiance (%) générées sur les briquettes combustibles ..................................................................................... 199
Graphique 4.23: Taux de matières organiques volatiles des briquettes combustibles à base de papier-carton ... 201
Graphique 4.24: Taux de carbone fixe des briquettes combustibles à base de papier-carton désencrés ............. 202
Graphique 4.26: Relation entre le pourcentage d’inclusion et la différence d’imbibition d’eau des briquettes
combustibles à base de papier-carton .................................................................................................................. 204
Graphique 4.27: Tests de combustion des briquettes combustibles .................................................................... 205
Graphique 4.28: Pertes de masse des briquettes combustibles ............................................................................ 206
Graphique 4.30: Comparaison des pouvoirs calorifiques des bois tropicaux à ceux des briquettes à base de papier-
cartons …………………………………………………………………………………………………………..211
Graphique 4.31: Comparaison des pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à base de la biomasse à
ceux des briquettes à base de papier-cartons ....................................................................................................... 212

xiii
Graphique 4.33: Comparaison des pouvoirs calorifiques des briquettes combustibles à base de papier-cartons et leurs
masses volumiques .............................................................................................................................................. 213
Graphique 4.34: Comparaison des pouvoirs calorifiques des briquettes combustibles à base de papier-cartons et leurs
masses volumiques .............................................................................................................................................. 214
Graphique 4.35: Diagramme de la relation entre la teneur en [CO2], en [O2] et en excès d'air........................... 217

xiv
LISTE DES FIGURES
Figure 1.1: Schéma de la structure hiérarchique du bois, de la fibre à la composition moléculaire, illustré par Per
Hoffmann (Coucharriere, 2000 ; Walger, 2016) ..................................................................................................... 7
Figure 1.2: Structure de la cellulose (Walger, 2016)............................................................................................... 8
Figure 1.3 : Modèle de polymère de la lignine chez le peuplier, tel qu’estimé par l’analyse NMR d’une lignine isolée
d’un peuplier sauvage. ............................................................................................................................................ 9
Figure 1.4: Schéma de la fabrication de la pâte thermomécanique (Olek, et al., 2002) ........................................ 13
Figure 1.5: Schéma de la fabrication de la pâte chimicothermomécanique .......................................................... 13
Figure 1.6: Schéma du défibrage et du désencrage des produits papiers-cartons par flottation (Olek, et al., 2002)16
Figure 1.7: Schéma de fabrication du papier ......................................................................................................... 23
Figure 1.8: Schéma du Calandrage ou Satinage .................................................................................................... 24
Figure 1.9: Schéma du Super calandrage .............................................................................................................. 24
Figure 1.10: Schéma du Crêpage .......................................................................................................................... 25
Figure 1.11 : Schéma de la Sulfurisation .............................................................................................................. 26
Figure 2.12: Localisation des arrondissements du Diamaré .................................................................................. 45
Figure 2.13: Modélisation du flux de matières papiers et carton dans la ville de Maroua .................................... 56
Figure 3.15 : Bilan carbone ................................................................................................................................. 109
Figure 3.16: Exemple méthodologique d'un concept global d'installation pour prétraiter du dechet de papier carton
destiné à la production des briquettes combustibles............................................................................................ 119
Figure 3.17: Schéma générale du model de récupération énergetique ................................................................ 129
Figure 3.18 : Changement dans les structures fibreuses (Weise et Paulapuro, 1996) ; Contraction fibreuse à leurs
surfaces de contact .............................................................................................................................................. 154
Figure 3.19: Modèle de séchage de Scallan ........................................................................................................ 155
Figure 4.22 : Processus simple de production de briquettes par voie humide ..................................................... 176
Figure 4.23: a) -Test de la force de compression des briquettes et condition d’apparition des clivages ; b) -Test de la
force de compression axiale des briquettes et condition d’apparition des clivages ............................................. 180
Figure 4.24: Disposition des combustibles en forme pyramidale ....................................................................... 215
Figure 4.25: Impacts directs d’une unité de fabrication des briquettes combustibles sur la végétation .............. 224

xv
LISTE DES PHOTOS

Photo 3.1: a) Sable de 0,25mm apres tamisage ; b) Sable de 1mm apres tamisage ............................................ 174
Photo 3.2: a) Argile apres trituration et près à être tamiser ; b) Argiles de différentes tailles de particules (0,25mm,
1mm et 2mm) ...................................................................................................................................................... 174
Photo 3.3: a) Pâtes de papier après prise de masse ; b) Pâte à papier dans la moule ; c) Compactage de la pâte de papier ;
d) Echantillon de briquette combustible humide à la sortie du moule. ............................................................... 177
Photo 3.4: Bombe calorimétrique ayant servi à la prise de données calorimétriques mesurées .......................... 185
Photo 3.5: a) Briquettes à base du papier de bureau et d’impression (100%) prétraité aux solutions alcalines ; b)
Briquette à base de mélange de papiers et cartons (50%-50%) prétraité aux solutions acides............................ 191
Photo 3.6: Briquettes à température ambiante à base: a) du papier de bureau et d’impression, de carton (100%) ; b) de
mélange de papiers et cartons (95%) - sable (3%) sans ou avec pour liant l’argile ou la gomme arabique (2%) ; c) de
mélange de papiers et/ou cartons (98%) - plastique (1,5%) sans ou avec pour liant la gomme arabique (0,5%) 191
Photo 4.11: Tri par catégorie de papiers-cartons ................................................................................................. 115
Photo 4.12: Broyage et prise de masse des broyats ............................................................................................. 117
Photo 4.13: Types de papiers mis en pâte dans des bocaux ................................................................................ 118
Photo 4.14: Macération du papier ....................................................................................................................... 120
Photo 4.15: Process de mis en pâte du papier carton .......................................................................................... 121
Photo 4.16: a) Avant blanchiment de la pâte du papier carton ; b) Apres blanchiment de la pâte du papier ...... 123
Photo 4.18: Blancheurs finales obtenues en milieu alcalin ................................................................................. 146

xvi
LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES

% : Pourcentage
3 R: Réduire/Réutiliser/Recycler
°C: Degré Celsius
ACGH: American Conference of Governmental Industrial Hygienists
ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie
AFNOR : Association Française de Normalisation
AIE : Agence Internationale de l’Energie
AOX : Adsorbable Organic Halogen
APUR : Association des Producteurs et des Utilisateurs de papiers et cartons Recyclés
BIT : Bureau International du Travail
BUCREP : Bureau Central des Recensement et des Etudes de la Population
CAPI: Computer Assisted Personal Interviewing
C-C: Liaisons Carbone-Carbone
CD-Rom: Compact Disc Read Only Memory
CIE LAB: International Commission on Illumination Lightness Axis green-red opponent colors
and B blue-yellow opponent axis
CO2 : Dioxyde de Carbone
COT : Carbone Organique Total
CNC : Combustibles Non Classés
CTP : Centre Technique du Papier/ADEME
DBO5 : Demande Biologique en Oxygène en 5jours
DCO : Demande Chimique en Oxygène
DPs : Degré de polymérisation
DTPA: Diethylene Triamine Pentaacetic Acid)
EAMAU : Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme
ECF : Elemental chlorine-free séquences
ELA : Emballages pour Liquide Alimentaires et assimilés
EMR : Emballages Ménagers Récupérés

xvii
EUR : Euro
EXP: Exportations
FAO: Food and Agriculture Organizations
FCFA : Franc des Colonies Françaises d’Afrique
GES : Gaz à effet de serre
GICAM : Groupement Inter patronal du Cameroun
Hab: Habitant
HCB: Hexachlorobenzene
IDLH: Immediately Dangerous to life or Health concentration value
IK : Indice de Résistance aux Chocs
INC : Incombustibles Non Classés
IMP : Importations
IRC : Indice de Résistance à l’Impact
ISO: International Standard Organizations
Kg: Kilogrammes
MARPP : Méthode Active de Recherche et de Planification Participation
MES : Matière En Suspension
MODECOM : Méthode de caractérisation des ordures Ménagères
MINFOF : Ministère des Forêts et Faunes
MINEPDED : Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du développement
durable
m3 : Mètre cube
Mpa : Méga pascal
MOV : Matières Organique Volatiles
mg/m3 : milligramme par mètre cube d’air
MINEBASE : Ministère de l’Enseignement de Base
MINSUP : Ministère de l’Enseignement Supérieur
MINFI : Ministère des Finances
MINATD : Ministère d’Administration Territorial et de la Décentralisation
MINRESI : Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation

xviii
MINPLADAT : Ministère du Plan, du Développement et de l’Aménagement du Territoire
MINSANTE : Ministère de la Santé Publique
MINESEC : Ministère de l’Enseignement secondaire
NCB: Name of Codified Combustible Briquette
NIOSH: National Institute for Occupational Safety and Health
OSAV : Office fédérale de le sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires
ONG : Organisations Non Gouvernementales
O.N.E.M. : Office Nationale de l’Emploi
ONGI : Organisations Non Gouvernementales Internationales
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
OM: Ordure Menagère
OSHA: Occupational Safety and Health Administration
PCDD: Polychlorodibenzo-p-dioxines
PCDF: Polychlorodibenzo dibenzofuranes
PCB : Polychlorobiphényles
PED : Pays en développement
PEL : Permissible Exposure Limit
pH : Potentiel d’Hydrogene
PME : Petite et Moyenne Entreprise
PMI : Petite et Moyenne Industrie
PNUE : Programme des Nations Unis pour l’Environnement
ppm : parts par million de parts d’air (en volume)
RGPH : Recensement General de la Population Humaine
RPTO : Rendement en Papiers Total
RTD : Rendement du Travail Domestique
STEL: Short-Term Exposure Limit
TLV: Threshod Limit Value
TAP : Total en Apport de Papiers
TCF: Totally chlorine- free
TDI: Tolerable Daily Intake

xix
TEQ : Toxic Equivalent Quantity
TPE : Total de Papiers Exigée
TPC : Total de Papiers Consommé
TWA : Time Weighted Average
UC : Unité Consommateur
UFD_SI : Unité de Formation Doctorale en Sciences de l’Ingenieur
UV : Ultra-Violet
UVC : Unité de Vente Consommateur
USD: United States Dollar

xx
0
INTRODUCTION GENERALE

1
Les grands problèmes environnementaux contextualisé dans le cadre de ce travail sont entre
autres :
- la production des déchets urbains. Les déchets sont à la fois une source de nuisances
pour l’environnement et un gisement important pour la récupération des matières premières (Aoun
et Bouaoun, 2008). De toutes les techniques de traitement existantes, la valorisation des déchets
est celle qui donne une seconde vie aux déchets suivant les contextes.
- la surexploitation de bois énergie. Dans les zones d’approvisionnement de la ville
de Maroua en bois de feu (Madjina, Songonyé, Ngambarou et Kinguériwa) le recul de la brousse
est net (Madi et al., 2003). Le bois-énergie reste ainsi l'une des formes d'énergie les plus utilisées
par habitant au Cameroun avec 586 kg/hab (Madi, et al., 2003). Cependant cette consommation ne
précise ni le lieu, ni les formes, ni les consommateurs de cette source d’énergie ; ce qui ne saurait
faciliter une planification de cette source d'énergie (Njomgang, 2002).
La production des déchets urbains est une source majeure de pollution qui pose des
problèmes au niveau environnemental et sanitaire (Aoun et Bouaoun, 2008). A Yaoundé
(Cameroun) la production des déchets est de 0,85 kg/hab/jour (Ngnikam, 2000), dans la ville de
Nouakchott (Mauritanie) elle est de 0,21 kg/hab/jour (Aloueimine, et al, 2005 a et b). A
Lomé(Togo), la moyenne nationale se situe autour de 0,68 kg/hab/j selon Koledzi et al. (2011).
Aux Etats-Unis la moyenne nationale est de 1,80 kg/hab/jour selon O.N.E.M. (2001).

Sur le plan énergétique, la surexploitation de bois énergie a causé un élargissement du cercle


de déforestation autour des villes de Maroua et Garoua, entrainant de l’érosion et une baisse de la
productivité agricole (Madi, et al., 2003 ; Folefack et Abou, 2009). Le Cameroun est un pays
potentiellement riche en ressources énergétiques et plus particulièrement en bois-énergie dont les
ménages dépendent étroitement (Pouna, 1999 ; Madi, et al., 2003). Cependant, la valorisation
énergétique des déchets papiers et cartons peut être considérée comme une alternative au bois de
chauffe. En effet comme le papier est bien un sous-produit du bois et peut avoir les mêmes
caractéristiques énergétiques que le bois et par là devenir par le biais des activités de recyclage une
alternative à la coupe de bois de chauffe. En effet il s’agit d’une réutilisation d’élément dérivé des
végétaux, en principe non polluant, provenant des végétaux forestiers (arbres) dans un cycle de
production énergétique. Néanmoins, afin de s’assurer que ce recyclage se fasse de façon sécuritaire,
nous optons pour l’association de ces divers types de dérivée afin de :
- Diminuer la pression anthropique sur le couvert végétal ;

2
- Diminuer la production de certains gaz à effet de serre (CO2, O2, etc) ;
- Réduire l’empreinte écologique des activités énergétiques ;
- Produire des biocombustibles sans effet néfaste sur la santé humaine.
Du point de vue économique, le mot « dechet » est un bien qui n’a, à priori, aucune valeur
marchande et sa nullité de valeur reste cependant relative car les déchets des uns peuvent servir de
matières premières secondaires pour la fabrication d’autres produits voire même des biens pour
d’autres personnes ou communautés tant dans les pays développés ou industrialisés que dans ceux
en développement selon l’expression « les résidus des uns font le bonheur des autres » (Aloueimine,
2006). Pour la valorisation des résidus de bois issus de l’exploitation artisanale des forêts
communautaires au Cameroun, Malnoury (2014) indique que l’estimation du prix de vente des
résidus des débités déclassés en scieries des lattes, chevrons, planches, bastaings est de 15 000
FCFA/m3, celui des tiges abattues et abandonnées est de 10 000 FCFA/m3, tandis que celui du
charbon de bois est de 2 000 FCFA/sac de 45 kilogrammes (environ 45FCFA/Kilogrammes). Les
enquêtes menées par Madi (2012) indiquent que le prix moyen du bois de feu à Maroua, qui est
passé de 12,5 F/kg en 1991 à 32,5 F/kg en l’an 2000, tandis que Folefack et Abou (2009)
observèrent que dans la même ville qu’en 2007, le prix moyen est de 145 Francs CFA par tas, de
217 Francs CFA par tronc et de 365 Francs CFA par fagot.

L’un des problèmes est celui de savoir le prétraitement le moins coûteux à adapter pour le
cas de cette étude afin de rendre les sous-produits du process rentable pour l’environnement. Par
ailleurs, le problème est celui d’améliorer la performance des briquettes combustibles à base de la
pâte à papier prétraité de manière à avoir un bon pouvoir calorifique proche de celui du bois. La
problématique qui se dégage est celui de la valorisation environnementale et énergétique des
déchets papiers cartons de manière rentable. En d’autres termes, les déchets papiers et cartons
valorisables en tant que combustibles, sont-ils sans nuisance sur l’environnement ? Cette
problématique pourrait être abordé en allant de l’estimation quantitative dudit dechet à sa
valorisation en un combustible moins polluant.

La principale question qui se dégage serait alors celle de savoir si la valorisation


énergétique des déchets papiers et cartons liés à d’autres matières premières secondaires peut-
elle être menée sans nuisance sur l’environnement ?

3
Par conséquent, nous proposons de décliner la précédente question principale en question
spécifiques :

Quelle est le flux des déchets papiers et cartons dans la ville de Maroua et son impact
environnementale ?
Il s’agit ici d’acquérir une estimation quantitative des déchets papiers et cartons par l’évaluation
du flux des entrées et des sorties des matières en papiers-cartons dans la ville de Maroua et l’étude
de leurs impacts sur l’environnement d’une part et sur l’économique d’autre part.

Peut-on améliorer leur utilisation par des prétraitements et quelles sont les caractéristiques des
différents types des briquettes combustibles à base de ces types de déchets dépollués ?
Il s’agit de prétraiter les déchets papiers et cartons, de recycler les sous-produits de ce prétraitement,
et la production des pâtes à papiers exempte de polluant et bénéfique pour l’environnement.

Quel est le potentiel environnemental des déchets papiers-cartons ?


L’idée consiste à déterminer la performance énergétique en termes de pouvoir calorifique de la
pâte à papier valorisée. Sur le plan environnemental, il s’agit de déterminer l’impact écologique et
socio-économique (bilan carbone, empreinte écologique, …) d’une unité de production des
briquettes combustibles à base des déchets papiers recyclés.
L’objectif général de cette thèse est de proposer une alternative écologique à la coupe de
bois de chauffe par la valorisation énergétique des déchets papiers et cartons afin de contribuer à
l’amélioration de la gestion des déchets solides et à la lutte contre la désertification.
Plus spécifiquement, il s’agit de :
 Evaluer quantitativement le flux des déchets papiers et cartons dans la ville de Maroua et
étudier leur impact sur l’environnement ;
 Prétraiter les déchets papiers et cartons et évaluer leur qualité et leur capacité de recyclage
thermo-écologique ;
 Produire des briquettes combustibles à base des déchets papiers et cartons prétraités
(c’est-à-dire, débarrassés de polluants potentiellement dangereux, mais recyclables) et de
déterminer leur impact environnemental.

4
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE

5
1-1- Historique et organisations autour de la question des déchets solides
Hippocrate (460 – 377 av. J.C.), enseignait que l’homme est indissociable de son milieu et
que pour son bien-être, l’homme devait veiller sur la qualité de son environnement (air, eau, sol)
(Ngambi., 2015).
En 1994, au sommet de la terre organisé à Rio de Janeiro, la recherche de nouvelles
solutions aux problèmes environnementaux a amené de nombreux pays à travers le monde et des
pays africains particulièrement, à y participer. L’un des enjeux était de proposer des outils de travail
aux gouvernements, aux Organisations Non Gouvernementales et aux particuliers. Concernant le
volet « gestion des déchets », il a été élaboré un programme dénommé « Agenda 21 local », dont
il est proposé en son chapitre 21, des stratégies préventives basées sur la minimisation des déchets,
la réutilisation, le recyclage, la promotion du traitement des déchets, l’extension des services en
matière de déchets, etc. (Ngambi., 2015). Mais, d’après le même auteur, citant d’autres auteurs
ayant travaillés dans le même domaine, les difficultés de natures variées telles que les insuffisances
institutionnelle, organisationnelle, technologique et financière comme dans les autres pays
d’Afrique subsaharienne rendent le système peu opérant (Sidi, 2006 ; ADEME, 2004 ; Enda, 2003
; Matejka et Anja, 2005). Ce n’est qu’en 2004 que le gouvernement camerounais mettra en place
un Comité Interministériel regroupant les ministères techniques dont le rôle est la prise des
décisions, la planification et la coordination des projets sur les déchets afin d’essayer d’apporter
des solutions au problème des déchets (Ngambi., 2015).
Depuis plus de dix ans, de nombreuses études réalisées dans les villes africaines montrent que
les stratégies adoptées par les Etats pour gérer les déchets urbains sont peu efficaces (Ngambi.,
2015, Onibokun, 2001 ; Tini., 2003 ; Ngnikam, 2000 ; Tezanou, et al., 2001 ; Ngambi, 2008 ;
Bontianti, et al., 2008 ; Lawson, et al., 2008 ; Diawara ,2009 ; Mérino, 2010 ; Sotamenou, 2012).
Au Cameroun, pour renforcer les politiques de gestion des déchets, l’Etat a créé un cadre juridique
ainsi que les institutions pour mettre en pratique les stratégies définies (Ngambi, 2015).
La Stratégie Nationale de Gestion des Déchets (2007-2015), dont un des axes porte sur la
valorisation des déchets, s’illustre jusqu’à présent par des résultats peu satisfaisants. Les projets de
valorisation des déchets restent mal connus par les populations et négligés par les pouvoirs publics
(Ngambi, 2015). D’où de nous interroger sur la productivité des déchets et les possibilités de
valorisation des déchets dans allant dans le sens d’une économie circulaire.

6
1-2- Fabrication du papier et du carton

1-2-1- Matières de base consommées par l'industrie papetière : le bois


Le bambou, le chanvre, le lin, le bois sont les matières de base nécessaires à la fabrication
du papier et du carton, dont les fibres végétales contiennent la cellulose, présente dans toutes les
plantes supérieures dans des proportions différentes (Olek, et al., 2002) :
• 95 % dans le coton ;
• de 60 à 90 % dans le lin et le chanvre ;
• environ 50 % dans le bois.
a- Carbohydrates
Les fibres vierges proviennent soit des plantes saisonnières soit du bois (Walger, 2016). La
cellulose est un composant majeur du produit fabriqué (papiers, cartons et textiles) à partir de ces
végétaux (Olek, et al., 2002).
Assise de la parois cellulaire Structure fibrillaire

Figure 1.1: Schéma de la structure hiérarchique du bois, de la fibre à la composition moléculaire,


illustré par Per Hoffmann (Coucharriere, 2000 ; Walger, 2016)
Les principaux constituants chimiques du bois sont les trois polymères : cellulose,
hémicelluloses et lignine (Walger, 2016). Du même auteur, les composés mineurs sont les

7
différents types d’extrait, pour la plupart des composés organiques et la part du composé minéral
est généralement autour de 1% dans les espèces des bois utilisés pour l’extraction des pulpes.
Tableau 1.1 : Composition moyen du bois (en % de la matière sèche solide) du bois léger
(scots pine) et du bois dur (silver birch) (Walger, 2016)
Bois léger Bois dur
Cellulose 40 40
Hemicelluloses 25-30 30-35
Lignine 25-30 20-25
Autres <5 <5
Les carbohydrates (cellulose et hémicelluloses) sont les constituants majeurs du bois et est
présents dans l’une ou l’autre des formes amorphes et cristallines tandis que les hémicelluloses
sont exclusivement amorphes (Walger, 2016).
a1- La Cellulose
D’après Olek, et al. (2002), les fibres du bois sont composées de 45 à 50 % de cellulose qui
est elle-même composée de macromolécules constituées par la polymérisation d'une molécule
élémentaire : le glucose. Du même auteur, il ressort que la cellulose est ainsi constituée
exclusivement de carbone, d'oxygène et d'hydrogène et les macromolécules groupées parallèlement
en faisceaux forment les filaments micellaires qui, rassemblés en grand nombre donnent naissance
aux fibrilles
La cellulose est un composant majeur du produit fabriqué (papiers, cartons et textiles) à
partir de ces végétaux (Olek, et al., 2002). La Cellulose est un polymère du β-D-glucopyranose liée
par le pont β (1→4) -glycosidique, tel que présenté dans la figure suivante (Walger, 2016).

Figure 1.1: Structure de la cellulose (Walger, 2016).


Son degré de polymérisation (DP) atteint 10,000 dans le bois original et diminue drastiquement de
l’ordre de 500-2,000 dans les pulpes traitées chimiquement (Walger, 2016 ; Halma, et al., 2015).
Le produit fabriqué devient ainsi, du fait même de sa composition, une ressource cellulosique
directement exploitable après sa récupération ; il ne faut pas chercher à extraire la cellulose du
produit récupéré mais préparer son entrée dans un procédé de fabrication (Olek, et al., 2002).

8
a2- Hémicellulose
D’après Olek, et al. (2002), les fibres du bois sont composées de 20 à 30 % d'hémicellulose,
ayant une composition chimique très voisine de la cellulose, et est combinée à la cellulose et
partiellement à la lignine. Les hémicelluloses sont des hétéropolysaccharides avec des unités
construites composes des sucres neutres (hexoses, pentoses), méthylés, acétylés et constitué de
l’acide uronique (Walger, 2016). L’hémicellulose permet d'unir les filaments micellaires de
cellulose pour former les fibrilles (Olek, et al., 2002).
D’après plusieurs auteurs, le sucre élémentaire dans la chaine hemicellulosiques du bois
sont le xylose, arabinose, mannose, glucose et galactose, avec des moyennes de degré de
polymérisation (DPs) allant de 50 à 300.
a3- Lignine
Une lignine est un polymère amorphe fabriqué à partir du phenylpropane (C9) sans une
structuration systématique, mais avec différent types de structures phénoliques libres ou estérifiées
que les alcools p-hydroxycinamyl qui sont liés par des liaisons simples entre eux, mais aussi par
des liaisons C-C (Walger, 2016; Halma, et al., 2015).
Les fibres du bois sont composées de 20 à 30 % de lignine qui est composée comme la
cellulose et l'hémicellulose de carbone, d'oxygène et d'hydrogène et dont le rôle est d’assurer la
soudure entre les fibres en conférant aux plantes leur rigidité (Olek, et al., 2002).

Figure 1.3 : Modèle de polymère de la lignine chez le peuplier, tel qu’estimé par l’analyse NMR
d’une lignine isolée d’un peuplier sauvage. (Walger, 2016 ; Vladut, et al., 2011)

9
Les structures ligniniques sont les alcools trans-coniferyl (guaiacyl), les alcools trans-
sinapyl (syringyl) et les alcools trans-p-coumaryl (Walger, 2016). Du même auteur, les structures
ligniniques du bois dur consiste en la liaison les uns aux autres des unités type de guaiacyl et de
syringyl (telle que le montre la figure suivante), tandis que les lignines issues du bois léger sont
élaborées au-delà de 90% d’unités de guaiacyl.
b- Carbohydrates recommandés pour les produits papiers-cartons récupérés
Les produits papiers-cartons récupérés contiennent les fibres cellulosiques issues des deux
familles d’arbres principalement utilisées (Olek, et al., 2002). Du même auteur, les fibres
cellulosiques de récupération, obtenues à partir des papiers et des cartons récupérés auprès de leurs
détenteurs, peuvent ainsi retourner dans le cycle de la production du papier-carton en remplacement
total ou partiel des fibres cellulosiques extraites du bois, tel qu’un papier-carton recyclé soit
composé au minimum de 50 % de fibres de récupération.
Le papier recyclé est graduellement de plus en plus important pour le développement
durable de l’industrie papetière du point de vu environnementales (Cabalova, et al., 2011). Par
exemple, l’Association des Producteurs et des Utilisateurs de papiers et cartons Recyclés (APUR),
indique la proportion de fibres cellulosiques de récupération utilisée dans le procédé de fabrication
ou de transformation et pour garantir l’authenticité de l’information donnée au consommateur et
afin de s’assurer de la conformité avec son cahier des charges, l’association propose (Olek, et al.,
2002) :
- 60% de fibres cellulosiques de récupération pour un pourcentage minimum de 50 % et un
maximum de 69 %
- 80% de fibres cellulosiques de récupération pour un pourcentage minimum de 70 % et un
maximum de 89 %
- 100% de fibres cellulosiques de récupération pour un pourcentage minimum de 90 %
c- Autres constituants du bois
D'autres substances présentes en faible quantité dans le bois mais qui vont influencer le traitement
papetier : les matières résineuses, les matières minérales (calcium, sodium, potassium) et d'autres
matières organiques (Olek, et al., 2002). Some organic compounds can be extracted by hot water
and some organic solvents.
Beaucoup de composants organiques peuvent être extraite grâce à l’eau chaude et à certains
solvants organiques et ces extraits peuvent être classé en huile volatil, en résine de bois, en graisses

10
en acides (Coucharriere, 2000 ; Walger, 2016). Du même auteur, les composés inorganiques sont
contenus dans de la cendre obtenue après incinération du bois, d’où se retrouvent plusieurs
minéraux tels : le calcium (qui est le plus important), le potassium, le magnésium, le manganèse,
le fer, le sodium, etc.

1-2-2- Fabrication des pates


La biotransformation du déchet doit en effet conduire à la formation d’un produit résiduel
qui permettra de réduire son impact environnemental en conditions d’enfouissement (Soyez et
Plickert, 2002). Pour produire une tonne de pâte à papier (100% cellulose), il faut deux tonnes de
bois, au moins 60 000 litres d’eau, des produits chimiques et de la chaleur (Nicolas et Magali,
2001) :

- Pour le papier blanc sans bois (100% de cellulose), l’on utilise 2 tonnes de matière
première, 16 MWh d’énergies et plus de 60 m3 d’eau ;
- Pour le papier recyclé à 75% désencrés, l’on utilise 1,4 tonnes (dont 75% recyclé) de
matière première, 11 MWh d’énergies et 15 m3 d’eau ;
- Pour le papier recyclé à 100%, non désencrés et non blanchi, l’on utilise 1,1 tonnes
(dont 100% recyclé) de matière première, 8 MWh d’énergies et 10 m3 d’eau ;
La pâte est ensuite blanchie, ce qui entraîne de nouvelles pollutions de l’air et de l’eau
(Nicolas et Magali, 2001) or, la conservation de l’environnement est et demeure une préoccupation
majeure de tous les peuples de la Terre (ADEME, 2000).
La préparation de la pâte à papier qui consiste en l'extraction des fibres cellulosiques du
bois est l’étape précédant toute fabrication papetière et la pâte désigne ici la matière constituée de
fibres cellulosiques en suspension fluide (Olek, et al., 2002). Du même auteur, Ces fibres
cellulosiques sont dénommées fibres cellulosiques vierges, n’ayant jamais été utilisées auparavant
pour la fabrication de pâtes ou de papiers-cartons. Les principales méthodes permettent l’extraction
des fibres sont :
1-2-2-1- Fabrication des pâtes par la méthode mécanique
La « pâtes mécaniques » est regroupé en un certain nombre de pâtes dont le procédé de
fabrication est majoritairement mécanique (Olek, et al., 2002). Pour produire cette pate (pulpe)
mécanique, les fibres de bois sont séparées mécaniquement par chaque broyage des rondins du bois
avec un tourneur à pate ou par affinage du copeau du bois avec un disque de broyage (Walger,

11
2016). Les pâtes mécaniques sont appelées pâtes à haut rendement car les procédés permettent
d'obtenir un très bon rendement du bois, de 90 à 95 %, et elles conservent les éléments constitutifs
du bois : cellulose, hémicellulose et lignine (Olek, et al., 2002).
Pâte de meule : D’apres Olek, et al. (2002), le bois (bois des résineux) est utilisé sous forme de
rondins qui sont râpés sur une meule abrasive ou défibreur et la pâte obtenue présente des fragments
de fibres, toujours liés par la lignine, des bûchettes (gros éléments de fibres accolées), des fibres
longues, des fibres courtes et des éléments fins.
. Ce procédé de base peut être amélioré par action de la température et de la pression et la
chaleur dégagée aide au ramollissement de la lignine lorsque la meule est humidifiée afin de (Olek,
et al., 2002) :
• la refroidir ce qui empêche le bois de brûler ;
• laver sa surface et entraîner la pâte produite.
Pâte de raffineur : Les « agressions mécaniques » étant moindres que pour la préparation de la
pâte de meule, l'obtention de la pâte de raffineur fait intervenir un procédé dérivé du précédent qui
consiste à réduire des rondins en copeaux (bois de feuillus) dans une coupeuse, suivi du défibrage
réalisé dans des défibreurs à disque (Olek, et al., 2002).
Pâte thermomécanique : D’après Olek, et al. (2002), pour obtenir cette pâte, le procédé utilise le
bois des résineux sous forme de copeaux, étuvés à la vapeur et qui facilite la séparation des fibres
et le défibrage a ensuite lieu dans un défibreur sous pression.

Source : De CTP - ADEME. Energie et environnement dans l'industrie papetière. (Mai 1996)

12
Figure 1.4: Schéma de la fabrication de la pâte thermomécanique (Olek, et al., 2002)

Pâte chimico-thermomécanique : Ayant pratiquement les mêmes étapes que le procédé


thermomécanique, il se différencie de ce dernier procédé par l’exécution d’une imprégnation
chimique en présence de soude et de bisulfite de soude à une température toujours supérieure à
100°C pour faciliter le défibrage suivant le schéma (Olek, et al., 2002) :

Source : CTP - ADEME. Energie et environnement dans l'industrie papetière. (Mai 1996.)
Figure 1.5: Schéma de la fabrication de la pâte chimicothermomécanique (Olek, et al., 2002)
En sommes, étant peu résistantes, du fait du déchiquetage des fibres, mais d’une bonne
opacité, ces pâtes issues de la méthode mécanique permettent la production de pâtes qui s’intègrent
dans la fabrication (Olek, et al., 2002) :
- du papier journal ;

- du papier pour magazine ;

- à moindre échelle des papiers à usage graphique (édition, bureau, écriture, enveloppe, affiche,
imprimante) ;
- du carton plat ;

- des papiers sanitaires et domestiques.

Les procédés mécaniques, conduits dans des conditions humides aux températures entre 100 –
120°C, sont susceptibles de ramollir la lignine qui permet aux fibres d’être séparés (Walger, 2016).
Du même auteur, la pâte mécanique n’atteint pas un niveau de brillance élevé : leur état de brillance

13
initiale est d’habitude aux environs de 55-65%, selon la norme ISO (bois léger issus des forêts
amincissantes ou du copeau de bois issus des scieries).
En outre, le procédé de base purement mécanique permet d'obtenir la pâte de meule, les autres
procédés font intervenir des paramètres thermiques ou chimiques.
1-2-2-2- Fabrication des pâtes par la méthode chimique
Le bois est en effet « cuit » par différents procédés chimiques avec des réactifs qui sont
utilisés pour dissocier les différents constituants du bois, dissolvant la lignine et libérant les fibres
de cellulose, qui fait chuter le rendement du bois à 50 % environ (Olek, et al., 2002). Du même
auteur, la fabrication des pâtes chimiques consiste à éliminer tout ou partie des composants non
cellulosiques. Le processus de mise en pâte dans le procédé chimique est divisé en procédé acide
(sulfite acide et pâte bisulfite) et en procédé alcalin (soda-AQ and kraft pulping) (Walger, 2016).
La méthode chimique permet de conserver les fibres entières ce qui permet par la suite d’obtenir
des papiers résistants d’où la fabrication (Olek, et al., 2002) :
• du papier kraft ;

• de papiers impression-écriture ;

• de certains papiers d'emballages.

Du même auteur, la fabrication de pâtes chimiques est effectuée suivant :


• le procédé alcalin (ou procédé kraft) ;

• le procédé acide.

Le procédé alcalin est le procédé le plus communément utilisé pour la cuisson de copeaux
de bois à une température de 100 à 175°C dans des lessiveurs continus ou discontinus pendant deux
à cinq heures suivant la nature du bois (Olek, et al., 2002). Le procédé alcalin produit
principalement de la pâte à papier et à carton (Walger, 2016). La soude caustique fut développée
en 1851 par Hugh Burgess et Charles Watt en Angleterre, et avait été remplacé par le sulfate de
sodium, qui s’ajoute à la cuisson de la liqueur d’hydroxyde de sodium et le sulfite de sodium et
produit de la pâte dure (Das, 2011 ; Walger, 2016). La pâte Kraft avait été breveté en 1884 par
Dahl (Walger, 2016).

Le procédé acide est un procédé qui diffère du procédé alcalin par la nature de l’agent
chimique qu’est le bisulfite d'ammonium (ou de magnésium) utilisé pendant la cuisson de la pâte

14
et dont le lavage et le classage de la pâte sont ensuite effectués de la même façon que pour le
procédé alcalin (Olek, et al., 2002). Le procédé acide de fabrication des pâtes est dédié aux pâtes
spéciales alors que le procédé alcalin produit des pâtes pour papiers et cartons (Walger, 2016). Le
procédé acide (cuisson longue de cinq heures) donne au papier des caractéristiques mécaniques
plus faibles surtout en déchirure, mais la pâte est plus claire, se raffine plus vite et se blanchit plus
facilement sans chlore (Olek, et al., 2002). Du même auteur, il ressort que pour des raisons
environnementales, elle n’est presque plus utilisée, sauf pour les papiers très raffinés comme les
ingraissables, ou encore pour les ouates de cellulose car elle apporte souplesse, douceur et possède
des qualités d'absorption.

Durant la cuisson de la pâte dure, deux phénomènes se produisent : le premier est la


fragmentation de la lignine en produits solides et le second est la re-condensation de ces fragments
soit avec d’autres fragments ligneux ou avec certains carbohydrates (Halma, 2015 ; Walger, 2016).
Le reste de la lignine dans la pâte après la cuisson de la pâte est appelé lignine résiduelle tel qu’il
était à diverses formes depuis la lignine originelle du bois. La lignine résiduelle est celle la plus
colorée dans la pâte kraft. En plus, la fissure des structures phénoliques à partir de la lignine peut
conduire à la formation des quinones colorées et l’action de l’ion hydrosulfite avec le groupe
methoxyde de la lignine tend à former un groupe mercaptan méthyl (Walger, 2016).
1-2-2-3- Fabrication des pâtes par la méthode mi-chimique qui combinent les autres
procédés.
Les pâtes mi-chimiques sont généralement produites à partir des copeaux de bois (de
feuillus) qui subissent un traitement mécanique de défibrage, un traitement chimique modéré et un
traitement thermique (cuisson) avec un rendement qui se situe entre 70 et 80 % (Olek, et al., 2002).
Du même auteur, il se produit une extraction de la lignine (délignification) qui permet d’éliminer
50 % de la lignine du bois.

1-2-2-4- Fabrication des pâtes à partir de produits papiers-cartons récupérés


La préparation des produits papiers-cartons récupérés a pour but la mise en suspension des
fibres et l'élimination des contaminants présents (Olek, et al., 2002).

15
Source : CTP - ADEME. Energie et environnement dans l'industrie papetière. Mai, 1996
Figure 1.6: Schéma du défibrage et du désencrage des produits papiers-cartons par flottation (Olek,
et al., 2002)
Le défibrage dans l'eau des produits papiers-cartons récupérés à lieu (Olek, et al., 2002) :
• soit dans un pulpeur. C'est une cuve cylindrique dans laquelle un rotor crée de fortes
turbulences qui désagrègent les produits papiers-cartons récupérés.

• soit dans un tambour en rotation et légèrement incliné, facilitant ainsi l’évacuation des
matières indésirables (plastiques, CD-Rom, détritus, etc.).

L’auteur indique qu’en sortie de pulpeur ou de tambour, une pré-épuration permet d'éliminer les
impuretés grossières grâce à des tamis vibrants, des classeurs à fentes et à trous et des épurateurs
centrifuges. Le défibrage des papiers-cartons encrés, même suivi d'une épuration très poussée ne
permet d'obtenir qu'une pâte grise, plus ou moins foncée, et l'utilisation de cette pâte dans la
fabrication de certains papiers (papiers à usage graphique, papiers sanitaires blancs) n'est possible
qu'en éliminant cette coloration due à l'encre.
Le désencrage par flottation permet de désencrer un papier nécessairement dans un premier
temps en décrochant les particules d'encres, facilité lors de l'étape de défibrage en agissant pour
cela sur différents paramètres (Olek, et al., 2002) :
• la quantité et la nature des produits chimiques ajoutés (voir ci-après) ;
• le pH ;
• la température ;
• le temps de contact, etc.
16
D’apres Olek, et al. (2002), les produits chimiques intervenant dans le désencrage de la pâte à
papier sont les suivants :
• la soude caustique est employée pour améliorer le détachement de l'encre en élevant ; le
pH et en faisant gonfler les fibres ;
• un surfactant permet de stabiliser les particules d'encre décrochées en solution et empêche
qu'elles soient redéposées sur les fibres ;
• le silicate de sodium séquestre certains ions métalliques présents dans l'eau
(essentiellement les ions calcium et magnésium). En l'absence de ce produit, les ions
métalliques formeraient des dépôts insolubles en réagissant avec le surfactant ;
• le peroxyde d'hydrogène et un agent séquestrant sont utilisés pour maintenir un niveau de
blancheur de la pâte. Celle-ci a tendance à jaunir du fait de l'action de la soude caustique
sur la lignine.

1-2-2-5- Autres traitements pour épurer la pâte : le blanchiment


a) -Conditions de blanchiment
Les stades de la formation du peroxyde sont souvent précédés par l’étape de la chélation
(Q), obligatoirement pour la sensibilité du H2O2 au ions métaux. Généralement, ces étapes
interviennent dans les 30 dernières minutes aux températures entre 60-70°C (Gierer et Reitberger,
1992 ; Walger, 2016), avec pour demande additionnelle de 0,2% DTPA (diethylene triamine
pentaacetic acid) (Walger, 2016). Le silicate de sodium est utilisé pour stabiliser le H2O2, et est
hydrolysé dans une solution aqueuse suivant l’équation (Walger, 2016) :
𝑆𝑖O3N𝑎2 + 2 𝐻2O → 2 N𝑎O𝐻 + 𝑆𝑖O3𝐻2 (1.1)
L’acide Silicique SiO3H2 est partiellement colloïdal et est apte à absorber certains ions
métalliques, tellement pour prévenir la décomposition de H2O2 et provoque l’oxydation des
radicaux (Walger, 2016). D’après le même auteur, l’hydrolyse du silicate libère aussi les ions
hydroxyde, donc contribue à l’élévation puis au tamponnage du pH du milieu des réactions.
Le sulfate de magnésium est aussi utilisé comme agent protecteur du glucose pendant
chaque blanchiment mécanique et chimique de la pâte. Beaucoup d’action sont citées pour
expliquer leurs bénéfices : en milieu alcalin, ou en forme d’ions semi-colloïdal Mg2+, Mg(OH)2 qui
est la forte forme complexe qui coparticipe avec un ion métal de transition, et ainsi à la stabilisation
du peroxyde d’hydrogène (Janzen et Blackburn, 1968).

17
D’après Walger (2016), au terme de l’alcalinisation, l’optimum du dosage de l’hydroxyde de
sodium peut être désigné pour des doses données de H2O2. Généralement, 2% de H2O2 sont mis
ensemble avec 1 à 2% de NaOH (Walger, 2016). Cependant, d’apres le même auteur, les variations
des conditions de blanchiment dépendent des types de pâtes, spécialement si elles sont celles des
pâtes chimiques ou mécaniques.

b) -Blanchiment de la fibre vierge


L’étape P est considérée comme la phase complémentaire dans la phase de blanchiment
ECF. Par ailleurs, c’est la phase de blanchiment TCF qui est la séquence majeure. Le peroxyde
d’hydrogène possède trois phases possibles pendant le blanchiment (Walger, 2016) :
- Eclairage (conservation de la lignine lors du blanchiment) à travers l’action du HOO
- Pendant la phase Classique P
- Délignification via le renforcement de O (phase OP) ou via 𝐻O•, O2• − et la formation de l’O2
- Extraction via le renforcement de E (phases EP et EOP)

c) -Blanchiment mécanique de la pâte préalablement souillée


Lors du blanchiment mécanique de la pâte, l’objectif final est d’atteindre une très grande
sélectivité en série afin d’extraire les chromophores qui soutiendraient un grand rendement de la
pâte (Walger, 2016). Le même auteur dit que la lignine est retenue et décolorée pendant la phase
d’éclaircissement ou du blanchiment de la lignine retenue qui est d’habitude réalisée par
l’application de la phase oxydative à température limitée (en dessous de 70°C), et parfois par
l’application du dithionite de sodium. L’un et l’autre, le peroxyde d’hydrogène et la dithionite de
sodium sont apte de réagir avec le carbonyle chromophore de lignine pour les décolorer sans les
extraire de la pâte.
Les séquences de blanchiment avec le dioxyde de chlorine au lieu de la molécule de chlorine
sont appelées des séquences élémentaires de chlorine libres (Elemental chlorine-free séquences :
ECF). Ils sont devenus dominant ces deux dernières décennies : tant il est vrai que 5% des pâtes
blanchies furent à base des séquences élémentaires de chlorine libres (Elemental chlorine-free
séquences : ECF) en 1990, ils représentaient plus de 75% de pâte blanchies en 2002 (64 millions
de tonnes sur le plan mondial) (Hachem, et al.,2001 ; Walger, 2016), et cette valeur tend vers 93%
en 2012 (Zhu, 1996 ; Walger, 2016). Lorsqu’il n’y a pas de chloration chimique utilisée dans les
séquences de blanchiment, l’on l’appelle chloration libre totale (Totally chlorine-free (TCF)). Ces

18
séquences ont été développé pour des raisons écologiques tels qu’ils font éviter la formation des
halogènes organiques absorbables (AOX, as for Adsorbable Organic Halogen). Ils demeurent
mineurs parce qu’ils sont considérés plus petit que les séquences du ECF pour une délignification
complete et non en tant que sélective, avec des pâtes commerciales typiques ayant une petite
viscosité au même niveau de clarté (Oakes et Gratton, 1998 ; Walger, 2016).
L’inconvénient de la présence de la lignine est l’occurrence du retour de la couleur avec le
temps et le fait que des facteurs tels que la lumière UV, l’humidité et la chaleur accélère cet effet
de jaunissement (Oakes et Gratton, 1998 ; Reitberger et Gierer, 1988 ; Walger, 2016).
Tableau 1.2: Agents de blanchissements mécaniques des pâtes (Walger, 2016).
Etapes chimiques Symboles Action Avantages Inconvénients
des étapes
(Phases)
Peroxyde P Décoloration de la Gestion facilitée Coût du process chimiques très
d’hydrogène(𝐻2O2) lignine originelle des liquides faible élevé3 : 500€/t en 2012-2013,
par oxydation1, coût du capital3, source : Arkema
effet clarifié2 blanchissement
des lignines
maintenu
Dithionite de sodium Y Ruban colorant², Coût du capital Coût du process chimiques très
Na2S2O3 réduction et très faible élevé3 : 1150 €/t en 2016,
décoloration des Source : Norske Skog
lignines Golbey)
originelle1 Polluant2
Décomposition rapide1
Gain en éclat limité 4
Sources : 1Reitberger et Gierer, 1988. 3
Ghosh, et al., 2012.
4
²Gierer et Reitberger, 1992 Swaminathan, et al., 2003

Avec la dithionite de sodium (hydrosulfite), à un Niveau légèrement acide (pH entre 4-6),
l’ion dithionite est décomposé en radical ionique de dioxyde de souffre, lequel est pourtant l’espèce
active (Walger, 2016). Ils peuvent être apte à réagir sur les quinones et aussi, peuvent détruire les
structures types de coniferaldehy (Gierer, et al., 1993 ; Walger, 2016). Le dioxyde de soufre
réducteur est aussi présent et complémentaire. Cependant, la dithionite de sodium est un polluant
chimique qui inhibe Sulfure de dioxyde SO2, d’autres réducteurs sont aussi davantage présents lors
du traitement biologique aérobique des eaux usées (Gierer et Reitberger, 1992 ; Hobbs et Abbot,
1992 ; Walger, 2016).

19
d) -Blanchiment chimique de la pâte préalablement souillée : Decomposition acide de l'eau
oxygénée par les ions métaux
Le peroxyde d’hydrogène (H-O-O-H) ou eau oxygénée est un puissant oxydant avec un
pouvoir oxydation de l’atome d’oxygène. Sa dissociation en milieu aqueux se fait selon l’équation :
𝐻2O2 ⇌ 𝐻OO− + 𝐻+ (1.2)
H2O2 est un acide très faible avec un pKA de 11.75 à 20°C et 11.6 à 25°C, et sa dissociation
devient facile lorsque la température augmente (Pearce, 2003 ; Naqvi, et al., 2012 ; Walger, 2016).
HOO-, l’anion perhydroxyl est un nucléophile puissant et est considéré comme une espèce
importante et necessaire aux réactions de blanchissement par la peroxyde et participe aussi à la
délignification en tant que complément à d’autres espèces oxygénées à température élevée (Walger,
2016). Toutefois, la décomposition de l’eau oxygénée est régie par l’équation de désaltération par
disproportionation :
2 𝐻2O2 → O2 + 2 𝐻2O (1.3)
L’eau oxygénée est facilement décomposée et ce phénomène est catalysé par les métaux et corps
alcalins en formant des radicaux oxydatifs libres intermédiaires qui peuvent dégrader la cellulose ;
ainsi, l’ion métal qui est naturellement présent dans le bois et subsiste en partie dans la pâte est apte
à oxyder ou réduire chaque molécule de 𝐻2O2, suivant les équations : (Walger, 2016).
(a) 2 Men++ 𝐻2O2 → 2 Me(n−1) ++ O2+ 2 𝐻+
(1.4)
(b) 2 Me (n-1)+
+ 𝐻2O2 + 2H → 2 Me + 2 𝐻2O
+ n+

Où Me est l’abréviation de “Métal” et Men+ et Me(n−1)+sont les métaux sous leurs formes ioniques
Les équations suivantes montrent la formation de trois radicaux possibles liées à la réaction Fenton
(Walger, 2016).
(c) 𝐻2O2+Me (n-1)+ → HO- + HO.+ Men+ (Reaction Fenton)
(d) 𝐻2O2 + HO. → 𝐻2O + HOO. (1.5)
(e) HOO..→ O.-2 +𝐻 +

Une autre voie d’oxydation du métal est régie par l’équation montrant la formation du métal O2•- à
un pH alcalin (Pearce, 2003 ; Walger, 2016) :
(f) Men++ 𝐻OO-+HO- →Me(n−1) ++ O.-2+ 𝐻2O
Décomposition alcaline
Le H2O2 se décompose en présence des corps alcalins tel que montré par les équations
suivantes (Oakes et Gratton, 1998 ; Walger, 2016) :

20
(g) H2O2 + HO- → 𝐻2O + 𝐻OO- (Formation des formes reactives HOO-)
(1.6)
(h) 𝐻OO- +H2O2 → 𝐻2O + O2 + HO-
L’équation (h) concerne les radicaux intermédiaires. La voie de la formation mécanique de ces
radicaux est dans les équations suivantes (Naqvi, et al., 2012 ; Walger, 2016) :
(i) 𝐻OO- + H2O2 → 𝐻2O + O2 .- + 𝐻O . (1.7)
(j) O2 .- + 𝐻O .→ O2 + HO -
(la formation des O2 en présence des O2 et 𝐻O .)
.-

L’équation (j) pourrait donc représenter la fin de la chaine de réactions de composition, où diverses
réactions alternées se produiraient telles que celles décrites dans les équations (k) et (l) (Naqvi, et
al., 2012 ; Walger, 2016) :
(k) H2O2 +O2 .- → 𝐻O .+ 𝐻O- + O2
(1.8)
(l) HOO- + 𝐻O .→ H2O + O2 .-
Enfin, dans les conditions alcalines, des auteurs ont proposés des séquences de réactions pour la
décomposition de l’eau oxygénée catalysé par les métaux : la formation du 𝐻O . et du O2 .- via les
mécanismes Fentons correspondent aux équations (m) et (p) suivant par la formation du Men+ par
O2 .- de l’équation (m) et dans la phase terminale de l’équation (j) (Walger, 2016)
Men+ + O2 .- → Me(n-1)++ O2 (1.9)
Naturellement, plusieurs facteurs au-delà d’autres ions alcalins et métaux, dirige la décomposition
du H2O2 (Walger, 2016)
Autres traitements spécifiques
Beaucoup de papiers contiennent des adjuvants, introduits dans la pâte au niveau des cuviers
de mélange, qui leur confèrent des propriétés particulières (Olek, et al., 2002). D’apres le même
auteur, les adjuvants sont répartis en trois catégories :
• les charges minérales ;
• les adjuvants proprement dits ;
• les agents de collage.
Lagercrantz et Forshult, 1968, indique qu’initialement, les réactions de formation dans un milieu
aqueux du H2O2 par des réactions de photolyses (équation (n)), sont les mêmes que celle de la
décomposition thermique, par exemple, le H2O et le O2. En fait, la photolyse de l’eau oxygénée est
suivie par la réaction des équations (o) et (p), qui donne une combinaison des réaction (j).
hv
(n) H2O2 2 𝐻O . (Photolyse H2O2)
(1.10)
(o) H2O2 +HO .→ 𝐻2O .+ 𝐻OO.

21
H2O2 +HOO .→ O2 + 𝐻2O +𝐻O . (Réaction de Haber-Weiss) (1.11)
L’eau oxygénée peut aussi rencontrer des ruptures thermique, telles que décrites par l’équation
suivante (Oakes et Gratton, 1998 ; Walger, 2016) :
énergie
HOO- + H2O2 HOO .+ 𝐻O . + HO- (Scission de la liaison H-O) (1.12)
Diverses voies de décompositions décrites montrent la faible stabilité relative de l’eau
oxygénée concernant la lumière, les impuretés des métaux, la température, les corps alcalins, etc.
(Walger, 2016). C’est alors que pour éviter sa décomposition durant son stockage, l’eau oxygénée
doit être gardée dans un lieu réfrigéré, à l’abri de la lumière dans des endroit étanche propre. Il est
parfois ajouté de l’acide phosphorique (qui est très stable à un pH de 3) (Oakes et Gratton, 1998).

1-3- Procédé de la fabrication papetière


L’appellation « papier » désigne les matériaux fibreux dont le grammage est inférieur à 225
grammes par mètre carré ; pour les grammages supérieurs à 225 grammes par mètre carré, le
terme employé sera celui du « carton » (Olek, et al., 2002). Du même auteur, les résines cationiques
sont des supports sur lesquels on greffe des groupements moléculaires chargés positivement et
certains papiers « lourds » peuvent cependant atteindre 300 g/m², tandis que de la même façon, le
grammage de certains cartons peut être inférieur à 225 g/m². Ainsi, les pâtes obtenues par
l'ensemble des méthodes sont :

• soit acheminées directement vers la table de fabrication du papier. Dans ce cas, la pâte
est dite « intégrée » ;

• soit commercialisées sous forme de plaques solides contenant de 70 à 90 % de matière


sèche vers les usines à papier, où elles sont remises en solution aqueuse dans des pulpeurs.
Dans ce cas, la pâte est dite « marchande ».

La fabrication du papier se fait ainsi de différentes façons (Olek, et al., 2002) :


• l’industrie fabrique elle-même la pâte à papier dont elle a besoin pour la fabrication
papetière. Elle fait alors appel au marché pour se procurer les matières de base dont elle a
besoin ;

• l’industrie se fournit en pâte marchande vierge ou recyclée car elle ne dispose pas d’unité
de fabrication de pâte à papier. Dans ce cas, elle fait appel au marché national ou à
l’importation.

22
1-3-1- Transformation de la pâte en papier
Selon Olek, et al. (2002), les pâtes, avant d'être envoyées sur la machine à papier, subissent d'abord
un raffinage et une épuration suivant les étapes :

- L'opération de raffinage permet, par action mécanique sur les fibres en milieux aqueux, de
modifier leurs caractéristiques, en particulier leur aptitude aux liaisons interfibres et donc à la
résistance du papier et une fois atteint le degré de raffinage voulu, la suspension fibreuse
contenant plus de 99 % d'eau est envoyée dans des cuviers où on ajoute éventuellement des
colles, colorants et charges.

- L'eau est évacuée à travers la toile par gravité et sous l'action d'organes d'égouttage (rouleaux,
racles) c’est-à-dire en sortie de toile où le taux d’humidité est de l’ordre de 80 %.

- Au niveau de la section des presses, la feuille qui a quitté la toile est comprimée entre une série
de rouleaux recouverts de feutres absorbants où le taux d’humidité passe alors à 55 % à la sortie
des presses.

- La feuille de papier est acheminée dans la sécherie constituée de tambours de fonte chauffés où
elle est maintenue contre les sécheurs grâce à un feutre lourd ou une toile de séchage composée
de coton et de fibres artificielles. Le taux d’humidité est ramené à 10 %, taux normal du papier
sec.

Source : CTP - ADEME. Energie et environnement dans l'industrie papetière. Mai, 1996.
Figure 1.7: Schéma de fabrication du papier (Olek, et al., 2002)

23
1-3-2- Traitements de la feuille
Les traitements mécaniques que les feuilles subissent à la sortie de la toile de séchage sont (Olek,
et al., 2002) :

- Le frictionnage qui consiste à sécher la feuille humide contre la surface humide d'un cylindre
chauffé. Le papier est alors comprimé et frictionné. Ces papiers sont brillants sur une seule
face.

- Le calandrage ou satinage qui consiste aussi en une compression et une friction du papier
mais ici le « repassage » est effectué sur des calandres. Ces calandres comprennent entre douze
et vingt-quatre rouleaux alternativement faits de métal et de cellulose comprimée. Le papier est
poli et brillant.

Source : O2 France - Emballage Digest - L'environnement magazine.


Les matériaux d'emballage - Réglementation,
technique et environnement. 1995.
Figure 1.8: Schéma du Calandrage ou Satinage (Olek, et al., 2002)

- Le super calandrage ou glaçage où le papier peut subir un calandrage à hautes températures,


hautes pressions et avec un nombre de rouleaux plus important. Ce papier est très brillant.

Source : O2 France - Emballage Digest - L'environnement magazine.


Les matériaux d'emballage - Réglementation,
technique et environnement. 1995.
Figure 1.9: Schéma du Super calandrage (Olek, et al., 2002)

24
- Le crêpage d’où le papier encore humide est décollé du cylindre à l'aide d’une racle. Le crêpage
rend le papier plus doux, plus souple, plus élastique.

Source : O2 France - Emballage Digest - L'environnement magazine.


Les matériaux d'emballage - Réglementation,
technique et environnement. 1995.
Figure 1.10: Schéma du Crêpage (Olek, et al., 2002)

- L’apprêtage qui concerne des papiers qui sont passés à la lisse c’est-à-dire au travers d’un
dispositif mécanique constitué de plusieurs rouleaux qui effectue une compression de la feuille.
Ce traitement est réalisé en fin de sécherie afin d’obtenir un aspect plus uni et plus uniforme
sur les deux faces.

Les traitements chimiques que les feuilles subissent à la sortie de la toile de séchage sont (Olek, et
al., 2002) :

- Le couchage où l’on effectue un dépôt sur la feuille d’un mince revêtement de particules
minérales (généralement de kaolin et de carbonate de calcium). Ce traitement améliore le rendu
et la finesse des impressions.

- La sulfurisation (composé d’un mélange de pâte au sulfate et au bisulfite) effectuée apres


formation du papier consiste à le tremper dans l’acide sulfurique. L’acide solubilise la surface
des fibres de cellulose qui se soudent entre elles. Le papier est ensuite lavé à l’eau pure. L’acide
présent dans les eaux de lavage est reconcentré et régénéré pour une utilisation future. Le papier
sulfurisé a des propriétés d’imperméabilité aux corps gras, d’anti-adhérence ainsi qu’une très
grande résistance à l’état humide.

25
Source : O2 France - Emballage Digest - L'environnement magazine.
Les matériaux d'emballage - Réglementation,
technique et environnement. 1995.
Figure 1.11 : Schéma de la Sulfurisation (Olek, et al., 2002)

- Le paraffinage d’où le papier souvent préalablement traité, est soit enduit à sa surface soit
imprégné de paraffine. Le papier paraffiné est utilisé pour l’emballage alimentaire pour ses
caractéristiques adaptées : sans odeur ni goût et non toxique, ce papier représente une barrière
pour les liquides et les vapeurs.

En fin de machine, la feuille de papier peut être enroulée en une bobine « mère » qui sera
découpée en rames ou en bobines « filles » plus adaptées à une utilisation ultérieure du papier
qui, fabriqué, peut ensuite être expédié sur les différents marchés ou être destiné à la fabrication
du carton (Olek, et al., 2002).

1-4- Procédé de la fabrication du carton


Olek, et al. (2002) appellent « carton », les matériaux fibreux de fort grammage, supérieur à 225
grammes par mètre carré, par nature très proche du papier, et dont les procédés de fabrication en
sont similaires. Deux méthodes sont utilisées pour la fabrication du carton (Olek, et al., 2002) :
• soit à partir de la pâte à papier avec ou sans addition d'autres substances. Ce carton est
fabriqué suivant la méthode multi jets. Cette méthode associe de trois à sept jets de pâtes de
composition identique ou différente. Chaque jet fibreux est formé individuellement grâce à un
dispositif autonome. L'association des jets se fait par pressage. La feuille obtenue est envoyée dans
la machine à carton qui comporte les mêmes sections qu'une machine à papier, mais elle est adaptée
à de plus forts grammages. La fabrication consiste alors à rechercher le meilleur ensemble de

26
propriétés spécifiques à l'utilisation du produit cartonné en combinant des jets de pâtes offrant par
exemple une bonne imprimabilité sur la surface et une rigidité intérieure.
• soit à partir de feuilles de papier. Le carton est obtenu par contrecollage de feuilles de
papier sec au moyen d'une matière adhésive telle que l'amidon ou une résine synthétique. Une
feuille de papier est enroulée autour d'un tambour jusqu'à l'épaisseur désirée puis on la coupe selon
une génératrice. La production est effectuée feuille à feuille. La feuille de carton est ici homogène.
Un autre type de carton est obtenu par contrecollage de feuilles de papier : le carton ondulé est un
matériau d'emballage composé de deux à sept feuilles de papiers ondulé lors d’une des étapes de
transformation du papier (Olek, et al., 2002). Cet auteur indique que le carton comporte trois types
de feuilles de papier :
 les couvertures : feuilles planes extérieures qui assurent une résistance de
l’emballage aux agressions mécaniques et climatiques et constituent un support
d'impression ;

 les médianes : feuilles planes intérieures ;

 les cannelures : feuilles cannelées qui accroissent la rigidité, la flexion, l'élasticité à


l'écrasement et la résistance à la compression.

Le carton ondulé est fabriqué sur une onduleuse en plusieurs étapes (Olek, et al., 2002) :
 fabrication de la cannelure : le papier cannelure est ondulé entre deux cylindres cannelés
sous l'effet de la température, de l'humidité, de la pression ;

 fabrication du carton ondulé simple face : la couverture est appliquée sur les crêtes enduites
de colle du papier cannelé. Le carton ondulé est acheminé vers des bobineuses ou vers la
partie double face ;

 fabrication du carton ondulé double face : un, deux ou trois ondulés simple face sont collés
à une couverture pour former du carton ondulé double face, double-double face ou triple
cannelure. Le carton ondulé est ensuite engagé sur une table chauffante pour la prise de la
colle

27
1-5- Production et utilisations des déchets

1-5-1- Production de pâte en utilisant le chlore élémentaire, ou des substances chimiques


générant du chlore élémentaire
Les procédés principaux pour la fabrication de produits à base de pâte et de papier
comprennent la manipulation et la préparation de matières premières, le stockage (et la
conservation pour les produits autres que le bois), la séparation de l’écorce, la mise en copeaux,
l’enlèvement de résidus agricoles et des nœuds, puis la fabrication de la pâte, le traitement et le
blanchiment si nécessaire ; finalement, la fabrication du papier ou du carton (PNUE, 2008).

Selon le même auteur, parmi les substances chimiques inscrites à la Convention de


Stockholm, seuls des Polychlorodibenzo-p-dioxines et dibenzofuranes ont été identifiés comme
étant produits au cours de la fabrication de la pâte à papier à l’aide de chlore élémentaire. Des 17
congénères Polychlorodibenzo-p-dioxines et dibenzofuranes (PCDD/PCDF) contenant du chlore
dans les positions 2,3,7,8, seuls deux congénères (à savoir le 2,3,7,8-TCDD et le 2,3,7,8-TCDF)
ont été identifiés comme étant peut-être produits au cours du blanchiment chimique utilisant du
chlore tandis que la plus grande partie de la formation des 2,3,7,8-TCDD et 2,3,7,8-TCDF a lieu
pendant l’étape C du blanchiment, par la réaction du chlore avec les précurseurs des PCDD et
PCDF. Les polychlorobiphényles (PCB) et l’hexachlorobenzène (HCB) ne sont pas formés pendant
le blanchiment de la pâte (PNUE, 2008).
1-5-1-1- Production des déchets
Les déchets solides regroupent toute la variété des espèces chimiques minérales ou
organiques, naturelles ou synthétiques, seules ou en mélange (Jung, 2013).

En Afrique subsaharienne, le problème des gestions de déchets produits est loin d’être un
problème spécifique aux espaces urbains camerounais (Ngambi, 2015). D’apres le même auteur,
le tableau 3 reflète le malaise de plusieurs villes africaines.

28
Tableau 1.3 : Taux de collecte des déchets solides ménagers dans quelques villes africaines
Villes Population Croissance démographique Part des déchets collectés
annuelle (%) (%)
N’djamena 800 000 5 15-20
Nouakchott 611 883 3,75 20-30
Yaoundé 1 720 000 6,8 43
Nairobi 2 312 000 4,14 30-45
Lomé 1 000 000 6,5 42,1
Source : Sotamenou, et al. (2007), Ngambi (2006) pour Yaoundé ; Rotich, et al. (2006) pour
Nairobi ; EAMAU (2002) pour Lomé ; Doublier (2003) pour N’djamena ; Ould Tourad, et
al. (2003) pour Nouakchott d’après Ngambi (2015).

Pour faire face à leurs problèmes d’insalubrité, les populations ont développé des
comportements peu recommandables pour se débarrasser de leurs déchets tel : le rejet des ordures
dans les caniveaux et les cours d’eau, l’entassement des immondices sur la chaussée, l’incinération
à ciel ouvert… (Ngambi, 2015). Ces comportements se sont malheureusement amplifiés, devenant
de fait, un vrai fléau social dans la plupart des villes africaines (Bemb, 2009).

L’essai du tri des déchets réalisé par Dzokom (2015) dans la ville de Maroua a permis
d’obtenir des données quantifiées ci-dessous, ayant conduits à faire des extrapolations théoriques
sur dix ans. En considérant les valeurs obtenues comme étant les moyennes pouvant être obtenue
par type de déchets sur 10 ans, les déchets susceptibles d’être générer dans la ville de Maroua sont
consignés dans le tableau 4 :

29
Tableau 1.4 : Extrapolations typologique du tonnage des déchets sur 10 ans (Dzokom, 2015)
TYPES DECHETS

Restes de nourriture
(bouses, os, carences
Bouteilles plastiques

Papiers et cartons et

Déchets hospitaliers
Déchets métalliques
(Aluminium, fer…)
Emballage, sachets

Bouteilles en verre

Déchets végétaux

Déchets animaux
et sacs plastiques

vestimentaires

d’animaux…)

électroniques
assimiler

Déchets

Déchets
TONNAGES
Tonnages/tour
102,1

271,9

307,2

900,6

324,1

105,7

352,3
64,3

42,5

63,9

20,5
Tonnages/1jour

10807,0
1225,6

3263,6

3686,6

3888,7

4227,8
771,6

509,8

766,8

245,5
1269
Tonnages/6mois

1977684,6
142757,1

597235,1

674644,1

711635,8

140324,4

773694,7
12256,2

93286,1

44930,2
232227
Tonnages/ an
1194470,3

1349288,3

3955369,3

1423271,5

1547389,4
285514,2

186572,2

280648,8

89860,3
464454
2451,2

1-5-1-2- Déchets organiques


D’après les études menées par Dzokom (2015), les résultats de l’essai du tri en fonction de
chaque type de déchets lui ont permis de faire la typologie des déchets rencontrés et de déterminer
les proportions organique et inorganique.
Du tableau 2, nous déduisons que la part des déchets organiques constituée des déchets
végétaux (35,24%), des déchets animaux (12,68%) et des restes de nourritures (2,50%) ; soit
approximativement 50,43% du total des déchets collectés par jour dans la ville de Maroua.

1-5-1-3- Déchets inorganiques


Le travail de caractérisation des déchets, de par leur nature délicate et complexe,
compliquée le plus souvent par leur hétérogénéité et les problèmes d’échantillonnage qui leurs sont
inhérents, joue un rôle majeur dans les domaines de valorisation énergétique, dont les produits
réutilisables par les populations, rendraient auprès de cette dernière la procédure d’acceptation des
dits déchets plus fluide (Dzokom, 2015).

30
Ainsi, d’après le tableau 2, nous déduisons que la part des déchets inorganiques constituée
des emballages, sachets et sacs plastiques (4,03%), des bouteilles plastiques (2,54%), des bouteilles
verres (1,67%), des déchets vestimentaires (12,12%), des déchets électroniques (4,17%), des
déchets métalliques (13,89%) et des papiers-cartons et assimilés (10,73%) ; soit
approximativement 49,16% du total des déchets collectés par jour dans la ville de Maroua.
Les papiers- cartons et assimilés représentant environ 27,92% des déchets inorganiques fera le
premier objectif spécifique de notre étude.

1-6- Valorisations des déchets

1-6-1- Apports en énergie des déchets


Les technologies (pyrolyse et gazéification intégrées) de traitements thermiques de déchets
en version intégrée permettent une valorisation directe en électricité via turbines ou moteurs à gaz
et présentent un intérêt particulier puisqu’elles permettent de fournir l’électricité aux populations
de manière économique en valorisant leurs déchets (Jung, 2013).

Tous les déchets sont potentiellement valorisables en fonction de leur nature chimique, de leurs
propriétés mécaniques, physico-chimiques ou de leur pouvoir calorifique (PCI) (Dzokom, 2016).
Dans le cas des déchets solides, lorsqu’ils sont hétérogènes, chaque catégorie de déchets, voire
chaque fraction au sein d’une catégorie, doit être envisagée pour effectuer le choix d’une voie de
traitement (Jung, 2013), qui se doit d’être éco compatible.

De tel traitement se doit d’apporter une plus-value à l’économie locale, profitables à tous,
tout en centrant la préservation de l’environnement au cœur des politiques de développement des
populations (Dzokom, 2016). D’après le même auteur, les déchets ne devront plus avoir pour seule
définition, un « objet à abandonner », mais ils pourraient avoir des secondes vies à travers des
réutilisations multiples. Précédant la combustion des déchets extraits des ordures ménagères qui
sont majoritairement d’origine organique et inorganiques, le conditionnement de ces derniers passe
par le tri, le broyage, le séchage… qui sont des procédés mécaniques.

1-6-2- Apports environnementales des déchets


L’absence de séparation à la source, des papiers et cartons mélangés à des déchets humides
venant des cuisines, ou quand des déchets végétaux, destinés à être compostés ou fermentés,
risquent d’être mélangés à des déchets dangereux venant de petites industries (PNUE, 2008).

31
Selon une étude menée sur les trois secteurs les plus consommateurs de matières premières
en Europe, le transport, l’alimentation et la construction (ils représentent à eux seuls 80% de
l’utilisation des ressources), le scénario circulaire permettrait de lutter contre la détérioration de la
biosphère en diminuant la consommation de matières premières de 32% d’ici 2030 (Kerstenne,
2016.). D’après le même auteur, cette réduction de la consommation entrainera une diminution
des émissions de CO2 de 48% d’ici 2030 par rapport à la situation de 2012, contre 31% selon le
modèle linéaire.

L’économie circulaire est « un système économique d’échange et de production qui, à tous


les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de
l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien
être des individus » (ADEME, 2014).

Le secteur agricole a de tout temps utilisé des déchets, en particulier ceux de sa propre
activité. Des filières plus larges se sont développées avec le compostage de la fraction organique
des ordures ménagères, l’épandage des boues de stations d’épuration ou bien encore l’alimentation
animale (déchets alimentaires, farines…) (Jung, 2013). L’usage des cendres permettrait aussi de
diminuer les émissions des gaz à effet de serre en agriculture, ce qui pourrait éventuellement donner
droit à des crédits (Herbert et Breton, 2008). Certains déchets tel que le sable, la chaux, les cendres
… sont utilisées également comme amendements minéraux ou pour améliorer les propriétés des
sols de culture (Jung, 2013).

D’après plusieurs auteurs, les cendres permettent de corriger l’acidité du sol et fournissent des
éléments nutritifs aux plantes en ayant des rendements généralement supérieurs à l’usage de la
chaux agricole naturelle, car, pour Herbert et Breton (2008), la valeur moyenne des cendres est
estimée entre 20 et 65 $/tm (bh).

D’après le PNUE (2008), il est nécessaire qu’il ait présence de carbone, d’oxygène, d’hydrogène
et de chlore, que ce soit sous forme élémentaire, organique ou minérale. Le même auteur précise
qu’à un moment dans le procédé de synthèse, le carbone doit avoir une structure aromatique, que
cela soit sous forme de précurseur ou bien générée par une réaction chimique.

D’après le Secrétariat de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants


(2008), il existe deux voies par lesquelles ces composés peuvent être synthétisés : à partir de

32
précurseurs tels que des phénols chlorés, ou par des synthèses de novo à partir de structures
carbonées dans les cendres volantes, le charbon actif, la suie ou de plus petites molécules provenant
d’une combustion incomplète. Selon le même auteur, dans de mauvaises conditions de
combustion, des Polychlorodibenzo-p-dioxines et dibenzofuranes (PCDD/PCDF) peuvent être
formés pendant le procédé de combustion lui-même.

La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières des déchets dangereux et
leur élimination a été adoptée en 1989 et fixe des obligations pour les pays qui en sont Parties,
parmi lesquelles, en particulier, le devoir de : réduire la production de déchets dangereux ; d’assurer
que les installations d’élimination appropriées sont disponibles, et d’assurer une gestion
écologiquement rationnelle des déchets (PNUE, 2008).
Le Secrétariat de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (2008)
indique que le recyclage de papier et de carton peut créer dans beaucoup de cas un revenu positif,
ou bien peut s’avérer au moins meilleur marché que le transport et l’élimination de ces matériaux
ensemble avec d’autres déchets.

1-7- Briquettes combustibles à base des déchets

1-7-1- Procédés de fabrication des briquettes combustibles à base des déchets


Fabriquer les briquettes combustibles, c’est opéré un process de densification de la
biomasse dont la densité serait susceptible d’être réduite à une moyenne comprise entre 1000-1200
kg/m3 à cause des pertes de masse et le volume serait réduit entre 8-10 fois (Okey, 2016 ; Kaliyan
et Morey, 2009 ; Wakchaure et Indira, 2009). D’après Suhatini, et al., (2011), le procédé de
fabrication des briquettes combustibles peut être classé suivant leur composition en biomasse et la
présence ou non de liant. De manière générale, dans la fabrication des briquettes, l’on observe :
- la première opération qui est le déchiquetage ou le broyage des déchets combustibles.

- la deuxième opération consiste à mélanger les différents types de déchets et de liants pour
obtenir une consistance et une valeur calorifique optimales. Ainsi, pour le papier, nous le ferons
macérer avant de presser les briquettes.

- la troisième opération consiste à comprimer les briquettes ;

- la quatrième opération est le séchage dans des abris à claire voie. Selon les conditions de
séchage, le temps nécessaire pour obtenir des briquettes sèches peut aller de quelques jours à

33
plusieurs mois. La qualité de séchage accroît la valeur calorifique des briquettes et permet
d'économiser du combustible. Les briquettes doivent donc être fabriquées longtemps avant
l'emploi. Le séchage idéal, respectueux de l’environnement doit pouvoir se faire sans utilisation
d’autres types de combustible. Ainsi, la seule technologie de séchage naturel, quoique onéreux en
temps, est celui réalisable dans des aires bien aérées et protégées de la pluie.

1-7-2- Impacts positifs des briquettes combustibles


Avec l’augmentation de la population mondiale, l’urbanisation rapide des espaces,
l’augmentation du niveau de la mer et la diminution des ressources, la transformation des déchets
en énergie s’est établie comme une option technologique durable pour promouvoir la baisse du
carbone qui a été longtemps augmenté par d’autres types de technologie d’énergie renouvelable
(Amoo et Fagbenle, 2013). Particulièrement, les déchets organiques issus de la biomasse ont eu un
regain d’attention en tant que source d’énergie renouvelable qui peut contribuer à la réduction des
émissions des gaz à effet de serre que pour la sécurité (Szyszlak, et al., 2012 ; Eddine et Salah,
2012)

1-7-2-1- Impacts environnementaux des briquettes combustibles


L’usage des briquettes comme source alternative de carburant solide dans plusieurs
applications tant dans les chaudières qu’en industries a pris une place prépondérante (Wang, et al.,
2014, 2016). Dans un pays comme l’Afrique du sud, la mine de charbon et les process de
fabrication du charbon génèrent environ 10 millions de tonnes de déchets provenant de la poussière
de charbon fine, devenant de fait une source de pollution majeure en l’absence d’un système de
management adéquat ; mais, beaucoup d’initiative concernant la fabrication des briquettes à base
de la poussière de charbon a été exploré pour donner naissance à d’autres sources de bio-carburant
solide (Manyuchia, 2018 ; Venter et Naude, 2015; Ibeto, et al., 2016 ; Kim, et al., 2001).

D’après Onuegbu et al. (2011), si la biomasse n’est pas bien gérée dans l’environnement, elle
devient une source de pollution d’air et de l’eau. Or, à l’état actuelle des limitations par rapport aux
énergie fossiles, les travaux de recherches ont opté pour la mise en place de process conventionnel
de fabrication des charbons, ainsi, biomasse et autres déchets sont réduit à d’autres formes de
combustibles solides énergétiquement vertes, respectueuses de l’environnement tel que les
briquettes combustible (Onuegbu, et al.,2011).

34
Une gestion appropriée de tous les déchets végétaux contribue à la réduction des problèmes
globaux environnementaux (Dhillon et Wuelhlisch, 2013 ; Kim et Dale, 2003 ; Lakó et al., 2008 ;
Thomas et Malczewski, 2007), à travers la préservation et la conservation des forêts. Ainsi, la
diversité des déchets issus de la biomasse végétale à l’état originel présente une combustion
impossible ou avec émission des fumées inacceptables telle qu’il est nécessaire de les transformer
en briquettes combustibles ou en petits morceaux traités avant usage (Spirchez, et al., 2018).

1-7-2-2- Impacts économiques des briquettes combustibles


Considérant le papier comme un résidu de déchet végétal, et en tant que déchets ayant une
part importante de résidu lignocellulosique, ils peuvent être transformés en source de combustibles
renouvelables tels les briquettes, dont la combustion serait sans émission nocive de fumée
comparativement à d’autres biocarburants solides tels que le charbon (Prasertsan et Sajakulnukit,
2006).

D’après Spirchez, et al. (2018), transformer un déchet végétal en briquettes combustibles amène
à améliorer certaines de leurs caractéristiques à travers l’augmentation de leur densité, c’est-à-dire
que sa densité serait entre 170-200 kg/m3 s’il est transformé en boules et boulets, entre 900-1000
kg/m3 s’il est transformé en briquettes et entre 1100-1200 kg/m3 s’il est transformé en pellet
(morceaux de bois). Cette opération ferait augmenter l’énergie contenue dans la biomasse par unité
de volume, notamment sa densité calorifique (Spirchez, et al., 2018). Par ailleurs, l’usage des
déchets végétaux contribue à la préservation des forêts lorsqu’ils remplacent le bois, et facilement
manipulable comparativement aux bois et charbon écologique (Spirchez, et al., 2018). D’après le
même auteur, environ 5 million de tons des biomasses lignocellulosiques transformés en briquettes
et en charbon écologique sont utilisés en Europe en 2010, pour un coût de 80-300 Euro/tonne,
majoritairement sous forme de pellets que sous forme de briquettes.

1-7-2-3- Impacts sociaux des briquettes combustibles

Compte tenu du fait que les déchets végétaux n’ont pas de plus-value véritablement
quantifiée au même titre que le bois ou qu’il est très faiblement quantifiable sans un process
l’associant au bois même dans sa transformation, les transformer donc en briquettes résulterait alors
d’une action consistant à élever la valeur du produit final, facilement manipulable et transportable
(Spirchez, et al., 2018).

35
Pays à très fortes démographie en Afrique, le milieu rural nigérians, dépend exclusivement des
biocarburants solides (charbons, bois de chauffe, et débris végétaux) en tant que source d’énergie
durant des décennies passées ; C’est alors que la recherche du bois occupe la majeure partie du
temps des femmes et des enfants, accentuant ainsi la désertification et la déforestation suivi d’une
dégradation de l’environnement (Onuegbu, et al., 2011). Du même auteur, les usagers ruraux de ce
type de bioénergie sont alors appelés à utiliser d’autres sources d’énergie domestiques.

Le plus grand défi pour les humains serait d’assurer la maintenance des parcs et des arbres dans les
espaces verts pour séquestrer les polluants diffus (Spirchez, et al., 2018). Par ailleurs, s’ils ne sont
pas constamment bien gérés, les déchets pourraient être indiscutablement transformé en une source
de désastre via la pollution de l’environnement (Spirchez, et al., 2018 ; Ciubotă, et al., 2008 ;
Gavrilescu, 2008 ; Jehlickova et Morris, 2007).

1-8- Toxicités inhérentes à l’usage des briquettes combustibles


La combustion des biocarburants solides est un processus complexe qui consiste en des réactions
hétérogènes et homogènes consécutives, et dont la durée de chaque réaction dépend des dimensions
et des propriétés du comburant, de la température de la réaction et des conditions du processus de
combustion (Christoforou et Fokaides, 2019).
D’après Tenkrát, et al. (2015), en comparant les facteurs d’émission des briquettes à base du papier,
il ressort qu’ils sont similaires à d’autres combustibles tels qu’ils sont décrits dans le tableau
suivant :
Tableau 1.5 : Facteurs d’émission relatifs à l’efficacité des bio-carburant (Tenkrát, et al., 2015)
Combustibles Efficacités énergétiques (g/MJ)
CO NOx SO2 COT TZL
Briquettes papiers 0,6 0,07 < 0,01 0,07 0,02
Briquettes papier-charbon 0,65 0,08 < 0,01 0,06 0,01
Briquettes papier-bois 1,62 0,04 < 0,01 0,21 0,01
Boulette de papier 7,04 0,35 < 0,01 1,55 0,01
Boulette papier-charbon 9,33 0,08 < 0,01 1,73 0,02
Briquettes à base du bois 1,98 0,04 < 0,01 0,20 0,04

1-8-1- Doses admissibles


La dose d’ingestion quotidienne (TDI) est la quantité d’ingestion par kg pondéral par jour
d’un composé chimique jugé ne pas donner lieu à des manifestations d’effets sur la santé si une
telle quantité est prise chaque jour pendant la durée d’une vie, tandis que pour déterminer le TEQ

36
d’un mélange, la quantité de chacun des membres toxiques de la famille est multipliée par un
facteur de pondération par rapport à la substance la plus toxique : le 2,3,7,8 TCDD (PNUE, 2008).
La TDI établie par l’OMS en 1998 pour les composés chimiques contribuant au TEQ a été
fixée à 1-4 pg/kg pondéral/jour2 et en 2001, le Comité d’Experts conjoint FAO/OMS sur les additifs
alimentaires a fixé une dose mensuelle admissible provisionnelle (PTMI) de 70 pg/kg
pondéral/mois, ce qui s’approche de 2,3 pg/kg corporel/jour (PNUE, 2008).
La co-combustion des biomasses avec du carburant fossile est considéré comme une option
attractive à court terme pour l’utilisation de la biomasse dans l’industrie de l’énergie, offrant un
avantage dans la mise à disposition des déchets dérivés et la réduction du coût du carburant
(Froment, et al., 2013 ; Atimtay et Varol, 2009 ; Li, et al., 2015). Le process nécessite l’addition
de la biomasse à du carburant fossile pour rendre le système très flammables (Froment, et al.,
2013). D’après Froment, et al. (2013), ce système de co-combustion peut être catégorisé comme
suit :
- La co-combustion directe, qui est simpliste, moins coûteux et plus pratiquée met en exergue
la transformation de la biomasse en charbon avant leur mise à feu dans la fournaise
- La co-combustion indirecte met en exergue la gazéification de la biomasse avant la mise à feu
du produit dérivé sous forme de gaz lié au charbon dans un bruleur. Cette méthode nécessitant
un équipement additionnel est plus coûteuse que la combustion directe ; par ailleurs, elle
nécessite beaucoup de variété et un grand pourcentage de biomasse à utiliser ;
- La co-combustion parallèle, qui nécessite la combustion de la biomasse dans un « combustor »
et un bruleur séparément et l’utilisation de la vapeur produite, contenu dans les charbons des
plantes au sein d’un système de génération de puissance énergétique. Cette méthode demande
un grand pourcentage de consommation de biomasse
La contribution nette de la combustion de la biomasse dans l’émission du CO2 est l’une des
conséquences de la nécessité de réduction des émissions fossiles de CO2 et le développement du
process de transformation concernant l’élimination des dérivées des déchets qui aurait un avantage
positif pour la réduction du prix du carburant (Froment, et al., 2013 ; Gayan, et al., 2004 ; Li, et al.,
2007). Par ailleurs, à cause de la faible densité d’énergie et la grande quantité de matière volatile,
les propriétés de la combustion de la biomasse sont significativement différentes de celles des
charbons, limitant ainsi le ratio substitution de la biomasse par du charbon en co-combustion dans
des chaudières (Li, et al., 2007). D’après Froment, et al. (2013), il s’agit :

37
- d’entrevoir un aperçu sur les espèces végétales qui peuvent relâcher le plus de particule
inorganique lors du traitement thermique de la biomasse ;
Tableau 1.6 : Exemple de compositions d’un charbon dans un stock typique (Dupont, et al., 2010)
Paille de blé Miscanthus Bois de Conifère
H2O % 9,7 10,40 17,70
Ash 550°C 6,7 1,70 0,50
Ash 815°C 6 1,80 0,50
% de
C 46,5 49,40 51,30
matière
H 5,57 5,65 6,05
sèche
O (calculaté) 41,45 43,04 42,10
N 0,48 0,11 < 0,01
S total 1900 1600, 00 240,00
Cl total 700 500,00 340,00
F total 46 29,00 57,00
As < 0,1 < 0,1 5,70
Pb < 0,1 < 0,1 1,00
Cd <1 <1 < 0,4
mg/kg
Cr 8 4,00 1,00
Cu 3 2,00 3,00
Ni 8 4,00 2,00
Hg < 0,1 < 0,1 < 0,05
Zn 11 10,00 8,00
B 33 11,00 2,00
SiO2 58,3 55,60 10,80
Al2O3 0,3 3,90 4,40
Fe2O3 0,3 1,80 2,10
TiO2 < 0,1 0,30 0,40
CaO 7,1 10,70 32,40
% du poids
MgO 1,8 4,00 9,90
des cendres
K2O 16,8 5,80 7,90
Na2O 0,3 0,90 1,00
SO3 2,9 3,70 2,80
P2O5 3 1,50 4,10
MnO2 0,2 0,20 1,70
Total 91 88,40 77,50
– d’identifier les éléments et les espèces qui peuvent être considérées comme étant
problématique à cause de leur composant dans divers process ;
– les chlorites ou les sulfates qui peuvent provoquer la corrosion ;
– les espèces qui se condensent en particule liquide ou solide qui peuvent se connecter à
des tubes verticalement ;
– les phases liquides qui dirigent les réactions dans ou avec les lits de matériaux et peut
entrainer une agglomération, etc. ;
Froment, et al. (2013) dit que la spéciation des éléments inorganiques émis dépend :

38
– de la température du process, de la dépendance vis à vis de la pression qui est souvent de
second ordre ;
– de la pression partielle en oxygène (degré de combustion, la faiblesse de la gazéification
de la pyrolyse) ;
– de la quantité d’élément inorganique eux même.
Selon le même auteur à ce sujet, les littératures les données accessibles sont orientées sur :
– le processus de combustion (avec une prise en considération de la pollution
atmosphérique) ;
– l’agglomération dans le processus du lit fluidisé (mais pour la combustion seulement);
– seulement, les très récents résultats sont disponibles sur la volatilité et/ou la condensation
dans le processus de gazéification, particulièrement pour les process à haute température.

1-8-2- Problème lié à l’utilisation énergétique des déchets papiers et cartons


La gestion des déchets urbains solides représente, aujourd’hui et dans les années à venir, le
défi majeur auquel les pays en développement ont à faire face (Aloueimine, 2006).
La valeur du pouvoir calorifique inférieur diminue avec l’augmentation de la teneur en eau
dans les déchets (Aloueimine, 2006). Sans apport extérieur d’énergie, les déchets peuvent être
incinérés lorsqu’ils ont un PCI (pouvoir calorifique inférieur) supérieur à 1200 kcal/kg (Ngnikam,
2002 ; Aloueimine, 2006). Les principaux constituants dont l’apport en PCI est déterminant, sont
les plastiques, le cuir et le caoutchouc, les textiles, le bois et le papier carton avec un apport de 30
; 21 ; 18 ; 13 et 9 % respectivement (Aloueimine, 2006).

39
CHAPITRE 2 : EVALUATION QUANTITATIVE DES DECHETS PAPIER
ET CARTON ET LEURS ETUDES D’IMPACT DANS LA VILLE DE
MAROUA

40
2-1- Introduction
Dans les pays sahéliens en générale et au Cameroun en particulier, le recyclage du papier
carton semble susciter peu d’intérêt du fait de sa perception erronée comme étant peu dangereux.
Les déchets de papiers et de carton sont produits par toutes les entreprises. Mais, d’après le
document de Stratégie Nationale de Gestion des Déchets au Cameroun (période 2007 – 2015),
quatre branches d’activités concentrent à elles seules 80% de tout le gisement de papier ; Il s’agit
de l’éducation (125 tonnes par mois), le commerce (69 tonnes par mois), l’administration (47
tonnes par mois), les banques et les assurances (36 tonnes par mois). Quant aux cartons, leur
production reste relativement faible (93 tonnes par mois). Ils sont produits dans les commerces (52
tonnes par mois), les banques et assurances (24 tonnes par mois) (Stratégie Nationale de Gestion
des Déchets au Cameroun, 2015).

Dans un contexte d’optimisation de gestion économe et durable des ressources, des


problèmes inhérents au changement climatique, à la crise énergétique et à la résurgence de certaines
maladies, le présent chapitre a pour objectif d’estimer le flux des déchets papiers et carton produits
dans la ville de Maroua.
La quantification et la caractérisation des déchets solides municipaux permettent de connaître ce
qu’il y a à gérer (Mizero, et al., 2015). Avant d’aborder les théories sur lesquelles s’appuient cette
partie de la thèse, il semble important de mieux connaître quantitativement les papiers et cartons
dans la ville de Maroua, puis de déterminer leur potentiel en termes d’impact écologique,
économique et social.
Il a été conçu des enquêtes de manière à ce que l’erreur quadratique moyenne d’une
estimation, les effets des erreurs sur l’analyse et l’évaluation des données soit établie (Lyberg,
2012).

2-2- Matériels et Méthode


Le matériel principal de notre étude est le papier (et/ou carton) récupérés et répertoriés de la
manière suivante :
 les caisses cartons de récupération, mêlés, etc. ;
 les journaux, magazines, papiers de bureau, etc. ;
 les rognures et chutes des industries de transformation du papier et des imprimeries ;
 les krafts ;

41
 les papiers-cartons spéciaux comprenant les ELA et les EMR.
ELA : Emballages pour Liquide Alimentaires et assimilés, sorte 5.03 de la norme EN 643 : 2001,
qui regroupent les emballages types brique pour le lait et le jus de fruit ou les emballages complexes
en cellulose moulée (boîtes à œufs). (Olek, et al., 2002)

EMR : Emballages Ménagers Récupérés, qui sont généralement destinés à la production de papiers
pour caisses en carton telle que boîte pliante en carton, caisses en carton ondulé, sacs en papier,
etc. (Olek, et al., 2002)

Ainsi, le tri sélectif de la matière première s’est fait manuellement de manière sécurisée, grâce aux
équipements de protection individuels (caches nez, gants…). La fourche, la pioche, les râteaux, les
fouilles ordures, les pelles, les brouettes et des sacs sont des outils qui nous ont permis de collecter
et de manipuler cette matière première (Dzokom, 2015).

2-2-1- Collecte des données auprès de la population d’étude


La Méthode Active de Recherche et de Planification Participation (MARPP) utilisée dans le cadre
de ce travail a consisté aux entretiens plus ou moins structurés. Cet outil de collecte de données
socio-économiques a pour objectif de faire obtenir des informations en présentiel, individuellement
ou en petits groupes, à travers une série de question posée. Les informations recueillies sont
consignées dans une fiche tenant lieu de guide des conversations avec pour possibilité, le
réajustement des questions au cours de l’entretient. Cette méthode de collecte des données a été
conduite essentiellement lors des intenses activités d’utilisation du papier dans les sites de
production des déchets : les secrétariats, les ménages, les établissements scolaires, les
établissements universitaires, les centres de formation, les bibliothèques, les boutique, les hôpitaux,
les administrations (etc) en vue de déterminer la quantité et la qualité (couleurs, aspect visuelle,
état du papier...) des déchets et/ou des matières destinés à être considéré comme tel.

2-2-1-1- Validation du protocole, étapes de terrain et types d’entretiens sur le terrain


i)-Validation du protocole de l’enquête par le comité directeur de thèse
Les trois grands rendez-vous institutionnels ont permis d’affiner l’outil de descente sur le terrain :
Tout d’abord, la fiche d’enquête est présentée au comité de direction de thèse qui a analysé et
vérifié l’opportunité de réaliser l’opération au vu des besoins d’information et des enquêtes
statistiques publiques déjà existantes, afin d’éviter les doublons. Après cette étape, le test papier de
l’enquête est réalisé. Le second rendez-vous extrêmement important est le passage devant le jury
42
de validation de sujet. La dernière étape a été celle de la supervision qui est chargée de veiller au
respect de la loi qui régit une enquête et celle d’Informatique et libertés qui prévoit la protection
de la vie privée des enquêtés.
i1) - Pré-tests techniques des questionnaires
La préparation d’une enquête est soumise à deux tests sur le terrain et se clôt par une
répétition générale (Pietri, 2009) :

Le test papier
Le premier est le test « Pen And Papier Interviewing (PAPI) » ou « test papier ». Il a été
précédé de groupes de discussions dits focus group, qui sont des tests plus informels qui permettent
de valider un protocole, de s’assurer qu’un sujet sensible (les consommables de protection intime
féminine fabriqués à base de papier par exemple, …) peut être accepté par les enquêtés. Ce test
papier a eu lieu en général après le passage devant un jury et avant le passage devant le comité de
direction de la thèse. Les focus group et le test papier sont essentiels (Asian Development Bank,
2019). En fait, un questionnaire d’enquête n’est jamais tout à fait identique au précédent, même
lorsqu’on doit assurer une certaine continuité dans les données recueillies (Green and Pietri, 1974).
Ce test est donc un premier rendez-vous entre enquêtés et enquêteurs. Il permet quelques premiers
ajustements et donne une mesure du temps que prendra la passation du questionnaire. Il permet
également d’affiner la version finale du questionnaire. Une fois cette étape passée, le questionnaire
a été validé et peut en théorie être informatisé. Cette étape revient à traduire le questionnaire sous
un format électronique qui est dynamique : les réponses aux questions orientent le questionnement
de façon adaptée du fait des spécifications et des filtres (Pietri, 2009). Le questionnaire est alors
considéré comme définitif et offre la garantie que les moyens informatiques engagés le seront à
bon escient : on parle de data model de l’enquête (Asian Development Bank, 2019).
Simulation du test Capi
Le deuxième test « Computer Assisted Personal Interviewing (CAPI) » est le test Capi. Il
est l’étape décisive de la mise au point de l’enquête. A ce stade, tout ce qui constitue une enquête
est en effet prêt, notamment le questionnaire sous format informatique, encapsulé sous CAPI. Cette
étape nécessite les spécifications du questionnaire (un questionnaire et tous les filtres, liens et
contrôles qui le définissent) (Arnaud, 2005) définit par le concepteur. Ces spécifications permettent
de gérer toutes les situations d’enquête, le suivi de la collecte et les éléments permettant de
rémunérer les enquêteurs (Asian Development Bank, 2019).

43
ii)- Types d’entretiens
La recherche bibliographique a servi de base à ce travail et la collecte, le traitement et l’analyse
des données primaires ont été faits par différentes approches selon l’information recherchée. Il
s’agit :

- des entretiens informels (conversations en présentiel ou téléphonique en guise de prise de


contact et/ou prise de vue générale par rapport aux informations disponibles, sans prise de
note, avec pour but d’établir le premier contact) auprès des acteurs sous forme d’un
diagnostic organisationnel permettant d’avoir des informations générales sur le papier utilisé
dans sa globalité ;
- des entretiens formels auprès des représentants des ménages ( chef de famille ou représentant
du chef de famille), des organisations gouvernementales ( secteur de la haute administration
locale, secteur de l’enseignement, secteur hospitalier) et non gouvernementales ( secteur
commercial et bancaire, secteur associatif et organisations non gouvernementales
internationales, secteur hospitalier), en vue d’obtenir les informations sur le fonctionnement
de l’acquisition (flux) du papier et les attentes au niveau de chaque maillon de la chaine
d’utilisateur du papier

2-2-1-2- Zone d’étude


La Communauté urbaine de Maroua a été créée par Décret n°2008/017. Elle est constituée des trois
communes d’arrondissement suivantes :
- La Commune d’arrondissement de Maroua 1er dont le siège est à Domayo ;
- La Commune d’arrondissement de Maroua 2ème dont le siège est à Doualaré ;
- La Commune d’arrondissement de Maroua 3ème dont le siège est à Founangué (en cours de
transfert vers Douggoi).

44
Figure 2.12: Localisation des arrondissements du Diamaré (Anguedjo, 2016)

a) - Etapes des enquêtes de terrain


La quantité d’informations à communiquer dépend du type d’outils d’enquête utilisés et des étapes
de l’enquête. Spécifiquement, il s’agit :

- d’une première enquête auprès des vendeurs, des prestataires et des livreurs des matières en
papiers et carton portant principalement sur leurs activités, leur logique d’action, leur
organisation et leurs difficultés. Pendant ces rencontres, des pesées ont été effectuées sur une
période d’environ 3 mois afin d’obtenir les poids moyens du papier en vue de l’application
de la méthode de conversion des dépenses lors des enquêtes sur les consommations
familiales, pour ensuite déterminer la quantité (flux) des importations et des exportations ;
- d’une deuxième enquête auprès des consommateurs que sont les secrétariats publiques et
privés, les Organisations Non Gouvernementales, les services publiques et privées, les
Etablissements scolaires et universitaires, les Etablissements hospitaliers (etc), a porté sur les
processus d’approvisionnement local en papiers et cartons. Les données recueillies ont

45
permis de ressortir l’extraction locale utilisée, l’extraction locale non utilisée et les types
d’usage en papier. L’extraction locale utilisée représente la quantité de matière fait à base de
papier-carton réellement utilisée à l’intérieure d’une entité. L’extraction locales non utilisé
est quantité de matière fait à base de papier en réserve ou acheté mais non utilisée lors des
activités à l’intérieure d’une entité. Les enquêtes auprès des écoles ont été nécessaires pour
la collecte de statistiques indiquant l’incidence du travail des enfants à l’école, sur la
fréquentation et les résultats scolaires des enfants, ainsi que leur aptitude à générer les déchets
papiers cartons (Verma, 2009). Selon le même auteur, les questionnaires d’enquête par
établissement sont normalement administrés sur les lieux de travail, que ce soit en usine ou
dans une unité de production à domicile qui utilise des travailleurs rémunérés, et cherche à
obtenir des informations concernant l’unité de production, l’accent étant mis sur les déchets
papiers et cartons. Afin d’appréhender convenablement le flux du papier et autre matière en
papier et carton dans la ville de Maroua, deux aspects ont été abordés : la qualité et la quantité.
L’aspect qualitatif donne une idée sur le flux du type de papier-carton. Un certain nombre de
répondants ont été sollicités pour un entretien qualitatif (Delaunay, 2009). Elle s’est limitée
au comptage, 24 heures sur 24 heures pendant une semaine, des échantillons
d’individu choisi de manière aléatoire, et leurs activités avec différents types de papier
(couleur et aspect du papier format utilisé, aspect vieux ou non des cartons, moment d’usage,
périodicité, etc) ont été étudié minutieusement. Le but était d’établir les habitudes de
consommations des matières en papiers afin de comprendre le flux de déchets par type de
papiers-cartons produit. Il n’était en aucun cas question d’intercepter les échantillons
d’individu afin de ne perturber ou modifier les données du flux. C’est ainsi qu’à des postes
de collecte des données, le pourcentage des utilisateurs du papier en fonction des tranches
d’âge (de femmes, d’enfants, d’hommes, de vieux, de jeunes, d’adultes et d’adolescent) et
celui des actions menées avec du papier ont été enregistrés.

Le principe du second aspect de cette enquête était la quantification systématique, c’est-à-


dire le comptage de type de matière en papier et carton utilisés par tranche horaire pendant
une période donnée. Ce comptage s’est fait couramment et de manière exhaustive 24heures
sur 24heure pendant des périodes entre [07-90[jours du papier et carton dans un échantillon
d’individu dans la ville de Maroua, cela dépendamment de leurs activités quotidiennes.

46
- d’une troisième enquête qui a été mené auprès des ménages afin de recueillir les données sur
les consommations et les différentes formes d’usage du papier et carton dans la ville de
Maroua. Elle a concerné les ménages à revenus différents. Un certain nombre de répondants
ont été sollicités pour un entretien qualitatif. L'objectif était double : d'une part, vérifier les
données des questionnaires et par là-même évaluer la qualité de l'enquête, d'autre part
contextualiser de façon plus précise les informations recueillies (Delaunay, 2009).

2-2-1-1- L’arrondissement de Maroua 1er


i)- Situation géographique et administrative
La Commune d’arrondissement de Maroua 1er est située dans la région de l’Extrême Nord,
Département du Diamaré. Elle a été créée par Décret Présidentiel N° 2007/117 du 24 Avril 2007
portant création de la Commune de Maroua 1er et dont le ressort territorial couvre l’arrondissement
de Maroua 1er. La Commune compte quatre (04) chefferies de 2e degré (Katoual, Salak, Zokok
Laddéo et Meskine) en milieu rural et un espace urbain qui se réfère traditionnellement au lamidat
de Maroua situé dans la Commune de Maroua 2ème. Ces entités traditionnelles comptent 119
villages ayant à leur tête des Djaouros dont : 28 dans le canton de Katoual, 19 dans le canton de
Zokok Laddéo, 23 dans le canton de Salak, 37 dans le canton de Meskine et 12 quartiers constituent
l’espace urbain. Ces villages ont été regroupés en quinze (15) pôles de développement. Elle couvre
une superficie de 660 Km² limitée au Nord par les arrondissements de Maroua 2ème et de Meri ; au
Sud par les arrondissements de Mindif et de Moutourwa ; à l’Est par l’arrondissement de Maroua
3ème; et à l’Ouest par les arrondissements de Gazawa et de Doukoula.
La morphologie de la Commune d’arrondissement de Maroua 1er est relativement plane perturbée
par quelques montagnes à l’instar de la colline de Makabaye. Cette situation ne permet pas
facilement le ruissellement des eaux dans certaines zones. Le climat de Maroua 1er est de type
soudano-sahélien caractérisé par deux saisons : une saison des pluies, de plus en plus courte, aux
précipitations mal réparties dans le temps et dans l’espace, elle dure généralement 4 à 5 mois ; et
une saison sèche qui dure 7 à 8 mois. Les amplitudes thermiques journalières ont atteints 47°C en
Mars 2013 alors que la différence entre la température moyenne des mois les plus chauds (mars-
avril) et celles des mois les plus froids (juin-décembre) est de l’ordre de 10°C. L’amplitude
thermique journalière atteint parfois 20°C. Ces incertitudes climatiques contribuent pour beaucoup
à la dégradation du cadre et conditions de vie des communautés.

47
Les sols du milieu sont très diversifiés. On y trouve des sols à texture argileux ; des sols dits «
hardé », nus et très lessivés ; les sols à texture sablo argileux, sablo limoneux le long des bords des
mayos. La Commune d’arrondissement de Maroua 1er est traversée par deux (02) mayo : Le mayo
Tsanaga qui prend sa source dans les montagnes du département du Mayo Tsanaga et Le Mayo
Kaliao qui prend sa source dans les montagnes de Meri et ses environs. Ces cours d’eau sont
irréguliers et à sec pendant une bonne partie de l’année. Leur écoulement de surface ne dure que
trois à quatre mois au cours de la saison de pluies (de juillet à octobre). Ils traversent la Commune
et se divisent en plusieurs petits mayo que sont la mayo de Ziling ; de Mayel, de Denges dji. Dans
la ville de Maroua 1er, les abords des rues sont bordés de grands arbres (à dominance le Neem) qui
gardent leur feuillage même pendant la période la plus rude de la saison sèche. Ce qui donne à
Maroua 1er un aspect de ville sous couvert végétal. Cependant, ces plantations ont besoin d’être
mieux gérées et étendues. En effet, la croissance de la population de Maroua 1er a des conséquences
inévitables sur la dégradation de son environnement physique : les forêts qui servaient de rempart
contre les vents violents et de réserve nourricière pour la population disparaissent progressivement.
2-2-1-2- Caractéristiques démographiques, socio-culturelles et économiques
La Commune d’arrondissement de Maroua 1er connait depuis une décennie, une croissance
importante de sa population. La population est passée de 60 000 en 2005 (RGPH, 2005) à 171 832
habitants en 2014. Cette augmentation est liée d’une part à un taux d’accroissement annuel de 3,2%
et d’autre part à la création de l’université de Maroua. Cette croissance démographique de la
population de Maroua 1er a des conséquences inévitables sur la flore : les forêts qui servaient de
rempart contre les vents violents et de réserve nourricière pour la population qui disparaissent
progressivement. L’occupation des terres par les cultures et l’habitat et, surtout, la demande en
bois-énergie sont ainsi responsables d’une situation de plus en plus déplorable (avancée du désert,
insécurité alimentaire).
Bien que la Commune d’arrondissement de Maroua 1er soit un carrefour (au centre de plusieurs
activités), il s’observe tout de même des mouvements des populations vers les autres Communes à
l’instar : des deux Communes sœurs que sont Maroua 2 et 3 et celles de Mokolo, de Mindif, de
Dargala, de Mora, de Banki, de Garoua, Yagoua, tout cela pour des raisons différente s comme les
visites, les études, l’approvisionnement en produits divers (agricoles, élevage (peaux de bêtes),
manufacturés…), l’administration, les loisirs.

48
Le centre-ville de Maroua 1er est semblable à un damier avec des constructions modernes de toute
sorte. En allant vers la périphérie, les maisons sont construites de manière désordonnée, bien que
parfois modernes, sans respect du plan d’urbanisation du fait peut-être du non traçage de cette
partie de la ville. Certains quartiers de la ville tels que Palar, Makabaye, Ziling et Ngassa
ressemblent aux zones rurales avec des habitations archaïques et présentant toutes formes de
difficultés pour leur urbanisation.
Le commerce est l’activité dominante de la ville. Il existe plusieurs formes de commerce et dans
tous les domaines : les grossistes, les semi-grossistes, les détaillants et les ambulants. A côté des
boutiques parsemées dans la ville et les grands foyers (Miskine, Salak et Katoual), ouverts 24h sur
24, deux marchés permanents et quatre marchés périodiques existent dans la Commune. Les
produits de première nécessité (sucre, sel, savons) et d’équipement divers sont vendus sur ces
marchés. L’activité artisanale est assez développée au sein des communautés avec la fabrication
et la confection des chaussures, bijoux, chapeaux, canaris, calebasses, paniers, tamtams, tambours,
mortiers et le matériel agricole artisanal (les manches des houes, des machettes…). A cela, s’ajoute
le tissage des nattes et autres tenues traditionnelles. Ceci ne cesse d’attirer des touristes par milliers
et constitue de véritables sources de revenus pour la population. A cet effet, des centres artisanaux
sont créés pour faciliter la production et la commercialisation des objets d’art. En plus, le secteur
est en pleine reforme par la constitution d’un répertoire des artisans puis leur professionnalisation.
En outre, Maroua 1er a en son sein un bureau de création d’entreprise.
La Commune d’arrondissement de Maroua 1er dispose de quatre marchés dans le milieu urbain,
de deux marchés périodiques dans la zone rurale (Salak, le samedi et Meskine, le mercredi) et de
deux marchés à bétail. Véritables lieux d’échanges, ces marchés souffrent de l’insuffisance
d’infrastructures (boutique, comptoir/hangar, point d’eau et latrine).
2-2-1-3- Problématiques environnementales et sociales
La mise en œuvre du Projet dans la Commune d’arrondissement de Maroua 1er doit accorder une
attention aux problèmes d’érosion des berges du fleuve Mayo Tsanaga, des inondations qui sont
responsables régulièrement de dégâts importants à la suite de la montée des eaux du fleuve, la
gestion des déchets alors que l’accès à certains quartiers reste difficile pour l’entreprise en charge
de la gestion des déchets, mais aussi des constructions anarchiques qui ne sont pas de nature à
faciliter l’accès des populations aux services de base.

49
2-2-2- L’arrondissement de Maroua 2ème
2-2-2-1- Situation géographique et administrative
La Commune d’arrondissement de Maroua 2ème est une unité administrative du département du
Diamaré, région de l’Extrême-Nord Cameroun. Elle est née par décret N° 2007/117 du 24 avril
2007, à la suite de l’éclatement de la Commune urbaine de Maroua en trois communes
d’arrondissement et s’étend sur une superficie de 500 km². Elle est limitée :
- Au Sud par la commune de Maroua 1er
- À l’Est par les communes de Maroua 3ème et de Pétté
- Au Nord par les communes de Mora et de Tokombéré
- Au Nord-est par la commune de Pétté
- Au Nord-ouest et à l’Ouest par la commune de Méri.
2-2-2-2- Caractéristiques démographiques, socio-culturelles et économiques
En référence au Recensement General de la Population Humaine (2005), la population de la
Commune d’arrondissement de Maroua 2ème est estimée à environ 108 902 habitants dont 54 538
hommes et 54 364 femmes. La Commune d’arrondissement de Maroua 2ème, du fait qu’elle se
trouve dans la capitale régionale de l’Extrême -Nord, est un espace cosmopolite et de brassage des
peuples et des cultures. On y retrouve des personnes d’horizon divers, de toutes les cultures et
religions. Toutefois, les ethnies majoritaires qu’on y retrouve sont les Peuhls, les Guiziga, les
Mofou, les Bornoua, et les Haoussas.
Les principales religions pratiquées sont l’Islam, le Christianisme et l’Animisme, dans une
cohabitation pacifique. L’organisation sociale est bâtie autour des chefferies traditionnelles dont
les leaders sont craints et respectés. C’est eux qui assurent la sécurité et la paix dans leurs
circonscriptions de commandement. Comme toutes les autres collectivités de Maroua, Maroua 2ème
est sous la tutelle du Lamidat de Maroua, structure traditionnelle de 1er degré. Il y’a ensuite les
chefferies de 2ème degré ou lawanats, elles-mêmes, constituées des chefferies de 3ème degré qui sont
placées sous l’autorité des Djaouros. Les familles sont le plus souvent regroupées par ethnies ou
par conditions de vie sociale.
L’agriculture est la principale activité économique et porte essentiellement sur les cultures vivrières
(sorgho de saison des pluies, le sorgho de contre saison, arachides, sésame, niébé, etc.), les cultures
de rentes (oignons, maïs, coton), les tubercules (patate, manioc) ainsi que quelques fruitiers
(mangues, goyaves, citrons, anacardes). Les techniques culturales sont archaïques, et pratiquées
avec du matériel rudimentaire. Cette agriculture est sujette la plupart de temps aux conditions

50
naturelles défavorables et aux intempéries. Les produits de cette activité sont destinés à
l’autoconsommation et à la commercialisation.
Le commerce est l’autre l’activité dominante des populations de la ville. Elle concentre à elle seule
près de 67% de la population urbaine. A côté des nombreuses boutiques parsemées le long des
routes et des quartiers, la Commune abrite le plus grand marché de la ville de Maroua. On y pratique
aussi l’élevage, les races élevées étant : les bovins, ovins, caprins, la volaille et les porcins. On
pratique également dans l’espace communal l’élevage non conventionnel (chevaux, ânes).
L’artisanat est en plein essor dans la partie urbaine de la commune de Maroua 2ème. On y rencontre
des tanneurs, des maroquiniers, des forgerons qui fabriquent des haches, des couteaux, des
faucilles, etc. ; des potiers qui fabriquent des canaris ; des tisserands qui fabriquent des nattes et
tout autre objet d’art en paille. On y trouve les produits de la sculpture, les produits de menuiserie,
les produits de couture, de la poterie, les nattes, les sékko et toutes les commodités faites à base de
peaux diverses (chaussures, sacs, porte-monnaie, …). Il existe un Centre Artisanal qui offre un
espace d’exposition-vente de tous les produits d’art disponibles.
2-2-2-3- Problématiques environnementales et sociales
A l’image de la ville de Maroua de manière générale, la Commune d’arrondissement de Maroua
2ème fait face à des problèmes importants d’assainissement et d’inondations. Située au pied des
montagnes qui entourent la ville, elle fait face régulièrement à des problèmes d’éboulement des
pans de montagnes à la suite de fortes pluies qui créent des problèmes et des difficultés pour les
populations des quartiers tels que Doualaré.
S’il est vrai que l’action du Programme de Développement Urbain et de l’Eau (PDUE) a contribué
considérablement à un désenclavement de la zone et à la réduction des inondations et des maladies
hydriques, à travers notamment la construction de voiries, de drains et dalots, les populations
continuent de faire face à un ensemble de difficultés. La mise en œuvre du Projet de Développement
des Villes Inclusives (PDVI) doit alors accorder une attention particulière aux problèmes suivants:
- L’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique ;
- L’accès à l’éducation et à la santé ;
- Le chômage et l’oisiveté des jeunes, qui les rendent vulnérables à l’enrôlement aux activités
criminogènes observées depuis plusieurs mois dans la région de l’extrême -nord en général
et la ville de Maroua en particulier, victime plusieurs fois d’attentats terroristes de type
kamikaze ;
- L’assainissement, avec notamment l’absence de latrines dans la plupart des habitations ;
51
- Les inondations ;
- L’enclavement de certaines zones qui restent difficiles d’accès (le quartier Lowol Diga
notamment).
2-2-3- L’arrondissement de Maroua 3ème
2-2-3-1- Situation géographique et administrative
La Commune d’arrondissement de Maroua 3ème née par décret présidentiel N° 2007/117 du 24 avril
2007, à la suite de l’éclatement de la Commune urbaine de Maroua en trois communes
d’arrondissement, est une unité administrative du département du Diamaré, région de l’Extrême -
Nord Cameroun. Elle est constituée de deux parties : la zone rurale constituée de 20 villages et la
zone urbaine constituée de 07 grands quartiers (Founangue, Douggoi, Doursoungo, Louggeo,
Sarare, Ouro Lope, OuroBikordi). Elle s’étend sur une superficie de 2980 km² et sa population est
actuellement estimée à environ 86 574 habitants dont 38 681 en zone urbaine et 47 893 en zone
rurale. Elle est limitée :
- Au Nord par la Commune d’arrondissement de Maroua 2ème ;
- A l’Ouest par la Commune d’arrondissement de Maroua 1er ;
- Au Sud par la Commune de Mindif ;
- A l’Est par la Commune de Bogo.
2-2-3-2- Caractéristiques démographiques, socio-culturelles et économiques
La population de la Commune d’arrondissement de Maroua 3ème est estimée d’après le
RGPH de 2005 à environ 86 574 habitants. Soit une densité de 29,05 habitants au km². Le taux
d’accroissement de cette population est évalué à 3,4 % par an. À ceci s’ajoute l’explosion
démographique due à l’ouverture de l’université de Maroua depuis 2009, cette population est
aujourd’hui estimée à 180 000 habitants. La Commune d’arrondissement de Maroua 3ème qui fait
partie intégrante de la chefferie de 1er degré de Maroua est un creuset de diverses ethnies et religions
qui cohabitent pacifiquement. On y trouve des peulhs, des Kanouri (bornois), des Guiziga, des
Massa, des Mousgoum, des Mofou. Quant aux religions, on peut les classer en trois grandes
chapelles ainsi qu’il suit par ordre d’importance : Islam, christianisme et animisme.
L’activité agricole reste la principale occupation de la commune. Les principales cultures
rencontrées sont :
 Les céréales tel que : sorgho de saison sèche, sorgho de saison de pluie et le maïs
représentant une proportion d’environ 65% des emblavures ;
 Les autres cultures tels que : les arachides, le niébé et le sésame, représentent 15% ;
52
 Le coton reste la seule culture destinée à l’exportation et représente environ 20 %.
Les autres produits vivriers sont prioritairement destinés à la consommation, et quelque fois à la
vente, puisque la vente de ces derniers permet parfois aux paysans de satisfaire leurs besoins
économiques. L’élevage bovin, ovin, caprin et de la volaille complète les revenus agricoles. Selon
les statistiques de la Commune, les espèces bovines sont estimées à 5 000 têtes, les petits ruminants
se comptent à 9 472 têtes et la volaille à 8000 têtes. Outre les élevages locaux, les transhumants
provenant des différentes zones de la région telle que le Nigéria, le Niger, et le Tchad exploitent
les pâturages de cette Commune. Les zones inondables demeurent un lieu de pâturage des animaux
pendant une bonne partie de la saison sèche.
Le commerce a toujours été une activité qui a contribué à la prospérité de ceux qui s’y livrent dans
cette Commune. Il concerne près de 50% de la population active.
2-2-3-3- Problématiques environnementales et sociales
La Commune d’arrondissement de Maroua 3ème fait face comme l’ensemble de la ville, à des
problèmes importants d’assainissement et d’inondations. De plus, cette zone continue de faire
partie des espaces de la ville ayant le moins accès aux services urbains de base. Certains quartiers
sont en effet mal lotis et on observe des constructions anarchiques qui rendent leur accès difficile
des problèmes de gestion des déchets et des inondations. Une attention particulière doit aussi être
accordée à la question de chômage et d’oisiveté des jeunes, qui sont vulnérables aux tentatives
d’enrôlement des organisations criminelles.

2-2-3-4-Délimitation des zones d’enquête : visite des axes d’exploitation ou de


transformations du papier dans la ville de Maroua
L’échantillon de 100 ménages a été construit sur la base d’une combinaison entre les données
démographiques disponibles à partir des unités de planification participative des communes de
Maroua Ier, Maroua IIème et Maroua IIIème, et les données sur l’accessibilité géographique au niveau
urbain de Maroua, donnant la répartition de la population par village autour des institutions
représentant la population d’étude. La réalisation d’une enquête auprès des ménages a été de ce fait
standardisée (Pietri, 2009) et la répartition des ménages enquêtés dans la ville de Maroua est
représentée dans le tableau suivant :

53
Tableau 2.7 : Récapitulatif des critères de l’échantillonnage pour l’enquête auprès des ménages
sur la consommation des différents types de papier dans la ville de Maroua
Paramètres de l’échantillonnage Nombre de Nombre de Effectif de la
Arrondissement Type de Nom du questionnaires questions population
ménage quartier arrêtés par (statistique
arrondissement 2005)
après le test
CAPI
Maroua 1er Pauvre Makabay 12 34 171 832
Revenu moyen Djarengol 11
Revenu élevé Domayo 11
Maroua 2eme Pauvre Lawol 11 33 108 902
diga
Revenu moyen Zokok 11
Revenu élevé Doualaré 11
Maroua 3eme Pauvre Ouro lopé 11 33 180 000

Revenu moyen Sararé 11


Revenu élevé Founangé 11
Total 100 100 460 734
Source : Investigation de terrain via le test CAPI, Dzokom, 2019
Avec Type de ménage à Pauvre : Revenu moyen mensuel ≤ 100 000 FCFA
Type de ménage à Revenu élevé : Revenu moyen mensuel ≥250 000 FCFA
Type de ménage à Revenu moyen : Revenu moyen mensuel ]100 000-250 000[FCFA

Il est également fréquent que l’on recueille des informations dans le secteur concernant le
niveau de revenus des ménages, la pauvreté, les activités économiques majeures, l’emploi
saisonnier, l’alphabétisation et la disponibilité des services et infrastructures publiques (écoles,
structures médicales, système de transports, eau, électricité, opportunités de loisirs) (Verma, 2009).
D’après Verma, (2009), les enquêtes au niveau communautaire recueillent habituellement
des informations provenant des administrateurs et autres dirigeants de la communauté pour obtenir
un profil culturel, démographique et socio-économique de celle-ci, ainsi que d’autres
caractéristiques qui peuvent être corrélées au déchets papiers et cartons dans la région. Elles
peuvent être utiles pour identifier les principales variables liées directement ou indirectement à la
présence des déchets papiers et cartons dans la communauté. A l’aide des moyens de déplacements
(à pied, vélos, motos…), les sites d’exploitation du papier ont été visités et ont été consignés dans
le tableau suivant et leur impact ont été évalués.

54
Tableau 2.8 : Axes d’exploitation des papiers visités
Principaux axes Position par Localités Activités menées
rapport au centre-
ville de Maroua
Maroua-Garoua Sud de Maroua Domayo-Djarengol- Secrétariat bureautique,
Pitoaré-Makabaye administration
Maroua-Meri Nord de Maroua Doualaré-Zokok- Emballage,
Baoliwol conditionnement
Maroua-Bogo Est de Maroua Founangué-Sararé- Emballage,
Ouro lopéré conditionnement
Source : Investigation de terrain via le test CAPI, Dzokom, 2019

2-2-1-3- Echantillon aléatoire stratifié de la population d’étude et méthode de « conversion


des dépenses » liée aux déchets papiers-cartons produits
L’échantillon aléatoire stratifié a été employé pour minimiser les fluctuations de certaines variables
lorsqu’il s’agit d’une population hétérogène. Le critère de stratification a été basé sur une relation
étroite avec la variable étudiée de telle manière que chaque partie ou strate, les fluctuations de la
variable (par exemple : niveau de vie, production de déchets papiers, taille des ménages) soient
minimales. Après cette stratification, l’échantillonnage aléatoire (simple ou systématique) est alors
fait dans chaque strate.

Par ailleurs, l’effectif de la population en l’an i a été estimé en s’inspirant de la formule de


progression géométrique :
𝑃𝑖 = 𝑃2005 × (1 + 0,027)𝑖+2005 (2.1)
Dans cette formule, Pi est l’effectif de la population urbaine de l’année i projetée à partir du
Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2005 avec un taux d’accroissement annuel
de 2,7%, P2005 est la population du Cameroun en 2005. Cette méthode a servi pour la conversion
des dépenses de consommation de papier-cartons en volume de déchets papiers produits.
La conversion des dépenses consiste à diviser par tête d’habitant le volume de déchets papiers pour
une période donnée par le prix moyen du kilogramme de déchets papiers carton de la même période.

La quantité des déchets papiers produits par an et par habitant a été estimée en s’inspirant de la
formule de progression géométrique développée par Mizero, (2015) :
𝑄×100
q= (2.2)
Te×Pi

Dans cette formule : Pi est l’effectif de la population urbaine de l’année i projetée à partir du
Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2005 avec un taux d’accroissement annuel
55
de 2,7%, q est la quantité de déchets produits par habitant par an en kg et Q est la quantité en kg de
déchets évacués par an

2-2-2- Modélisation du flux de matières papiers et carton suivant la méthodologie Eurostat


2001
La méthode proposée par Eurostat est une méthode de comptabilité des flux de matières et
définit comment obtenir des indicateurs permettant de mesurer le découplage entre la croissance
économique et la pression sur l’environnement des activités humaines. (Athanassiadis, 2015).

Reste du monde Extractions


intérieures Extraction
Importation Internationale utilisées intérieures
inutilisées

Flux indirect lié à Economie de Maroua Exportations internationales

ENVIRONNEMENT
l’Importation Production
Recyclage/Valorisation
Autres régions Emission dans l’environnement
Consommation
Importations inter-
régionales Matières d’équilibrages
Addition nette
au stock de
Flux Indirect lié aux bien durables Exportations inter-régionales
Importations

Figure 2.13: Modélisation du flux de matières papiers et carton dans la ville de Maroua

La méthodologie Eurostat 2001 propose de séparer l’ensemble des flux en cinq catégories
: extractions locales, importations, rejets vers la nature (eau, air et sol), exportations et extractions
locales non utilisées à l’échelle d’une ville (Morris, 2016). Deux frontières principales peuvent être
identifiées pour les flux de matières, définissant ainsi différents types de flux.
La première frontière entre l’environnement et l’économie, permet de distinguer
(Athanassiadis, 2015) :
• les flux entrant dans l’économie et les flux sortant de l’économie. Les flux entrants sont
constitués par différentes ressources physiques (les matières premières, les produits semi-finis, les
produits finis) qui sont utilisés dans l’économie pour produire des biens et pour satisfaire les
besoins des consommateurs. Les flux sortant sont constitués par des émissions physiques dans
l’environnement (ex. : polluants atmosphériques, effluents liquides, déchets solides) et les
exportations ;

56
• les flux de matières utilisés sont distingués des flux inutilisés par l’économie. Les flux
inutilisés sont extraits de l’environnement, mais n’entrent pas dans les activités économiques (pour
la production ou la consommation). Ils comprennent, par exemple, les terres de découverture des
mines et des carrières ou la biomasse récoltée, mais qui ne sera pas utilisée par les activités
économiques. Ils n’ont habituellement aucune valeur économique.
La deuxième frontière entre l’économie nationale/régionale et les autres économies permet
de différencier (Athanassiadis, 2015) :
• les flux intérieurs (régionaux pour la Région de l’Extrême Nord) des flux étrangers : ce
qui indique l’origine des matières, si elles ont été extraites sur le territoire étudié ou si elles ont été
importées.
• les flux de matières directs et indirects : ils sont liés au cycle de vie des produits. Les flux
directs représentent le poids-même des produits sans prendre en compte le cycle de vie. En
revanche, les flux indirects de matières comprennent les matières premières nécessaires pour
produire un bien (semi-fini ou fini) et les extractions/récoltes inutilisées, prenant part au cycle de
vie d’un produit, mais n’étant pas physiquement importées ou exportées.
L’expression « flux indirects » fait référence uniquement aux flux de matières liés aux
importations et exportations. La comptabilité des flux indirects associés aux importations et
exportations repose sur une approche dénommée du berceau-aux-frontières.
Cette méthode a été adaptée au cours de cette étude afin de déterminer les quantités de
matières en papiers qui entrent et sortent de la ville de Maroua, les quantités utilisés ou non utilisés
sur place, la quantité de déchets papiers et cartons conséquente aux activités menées. L’adaptation
de cette méthode au contexte de Maroua a nécessité de mettre en œuvre la comptabilité des flux de
matières papiers avec pour objectif principal de faciliter la réalisation d’analyses de flux de
matières dans la ville de Maroua.

2-2-3- Estimation des gisements des déchets papiers et cartons


2-2-3-1- Tonnage des déchets papiers et cartons
Une aire de pesé et de tri des déchets papiers et carton a été aménagée grâce à l’étalage d’une bâche
solide sur le sol ou sur une table, dans chaque lieu de collecte de donnée. Une fois sur site, les
déchets identifiés par des étiquettes que nous apposons sur des contenants (sacs, bassines, caisse
en carton, …) à déchets papiers cartons ont été pesés avec une balance électrique de 150kg de
portée et précision de 0,05kg. Après la pesée de chaque contenant de déchets papiers et cartons, il

57
a été ouvert et vidé des déchets qu’il contient. Ainsi, les déchets papiers et cartons collectés dans
chaque strate ont été trié et séparé afin de les classer par catégorie, et de les quantifier via des pesés.

Le tonnage a été calculé par la multiplication du volume et de la masse spécifique des déchets
papiers en s’inspirant de la formule développée par Mizero, (2015) :
Q=V×ρ (2.3)
Où : Q : la quantité en kg des déchets papiers collectés évacués par an
V : le volume en m3 des déchets papiers collectés par an calculé précédemment
ρ : la masse volumique en kg/m3 du déchet solide égal au rapport poids sur volume.

2-2-3-2- Estimation du volume


Dans les sites, en présence des gisements, l’estimation du volume (m3) de déchets papier et
carton enlevés par an a été effectuée à partir du volume du bac à ordure en utilisant la formule
développée par Mizero, (2015) :
𝑛
𝑉 = [∑ (𝐻𝑖 × 𝐿𝑖 × 𝑙𝑖 )] × 365 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 (𝑒𝑛 𝑚3 ) (2.4)
𝑖=1

D’où :
Si i=1 à 9 alors i=1 et n=9 ;
n = est la fréquence de déversement des déchets au site de la décharge pendant 9 jours ;
H : Hauteur maximale du niveau des déchets dans le bac (ou tout autre contenant) en m ;
L : Longueur du bac (ou tout autre contenant) en m ;
l : largeur du bac (ou tout autre contenant) en m.

2-2-3-3- Taux d’enlèvement


La quantité des déchets produits est la quantité de papiers utilisés ou effectivement consommée (ou
extraction locale utilisée) déduite des approvisionnements en papiers-cartons dans une unité de
production ou une entité donnée. La quantité des déchets évacués est la somme des quantités de
papiers exportés et des papiers qui se retrouvent dans les poubelles. Le taux d’enlèvement de
déchets papiers (Te) est le rapport entre déchets papiers évacués et les déchets papiers produits
dans une zone bien déterminée (Mizero, 2015) :
𝑫é𝒄𝒉𝒆𝒕𝒔 𝒔𝒐𝒍𝒊𝒅𝒆𝒔 é𝒗𝒂𝒄𝒖é𝒔
𝑻𝒆 = 𝑫é𝒄𝒉𝒆𝒕𝒔 𝒔𝒐𝒍𝒊𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒊𝒕𝒔 (%) (2.5)

58
2-2-3-4- Estimation du poids des emballages papiers-cartons récupérables des gisements de
déchets
Le référentiel du Conseil français de l’Emballage (2010), adopté par le Groupement Inter
patronal du Cameroun(GICAM) est basé sur le système complet de l'emballage. Cependant, les
éléments retournables ou réutilisables fabriqués en matières à base du papier tels les palettes sont
exclues. Les outils sont :
- des données de poids généralement accessibles par pesée à l’aide d’une balance de précision
10-3 grammes,
- des données de contenu en recyclé disponibles sur les fiches techniques des fournisseurs,
- des données de palettisation, généralement mentionnées dans les catalogues commerciaux.
L’intérêt de calculer le poids des emballages vise à fournir la part une idée de la quantité de
déchets cartons d’emballage pourrait être généré dans la ville de Maroua. Le référentiel gère les
couples produit-emballage en colonne afin d’ajouter d'autres analyses de couples produit-
emballage, il suffit d’insérer une nouvelle colonne. Cette opération a été réalisée sur une fiche
d’enquête. Il peut y avoir autant de composants que possible. Dans le cas où l’Unité Consommateur
(UC) est aussi l’Unité de Vente Consommateur (UVC), il est demandé de ne remplir que la partie
« données d’entrée » de l’Unité Consommateur (Conseil français de l’Emballage, 2010)

2-2-4- Etude d’impact et analyse du cycle de vie des gisements des déchets papiers et cartons
2-2-4-1- Etude d’impact : Approche « dommages »
Cette approche considère 12 catégories de dommage (Goedkoop and Spriensma, 1999) :
- Effets cancérigènes sur l'homme ;
- Effets sur les capacités respiratoires des hommes dus aux substances organiques ;
- Effets sur les capacités respiratoires des hommes dus aux substances inorganiques ;
- Dommages à la Santé dus aux changements climatiques ;
- Dommages à la Santé dus aux radiations ionisantes ;
- Dommages à la Santé dus à la déplétion de la couche d'ozone ;
- Dommages à la Qualité des Écosystèmes dus aux émissions écotox ;
- Dommages à la Qualité des Écosystèmes dus aux effets combinés de l'acidification et de
l'eutrophisation ;
- Dommages à la Qualité des Écosystèmes dus à l'occupation du territoire ;
- Dommages à la Qualité des Écosystèmes dus à la transformation du territoire ;

59
- Dommages aux Ressources dus à l'extraction des minerais ;
- Dommages aux Ressources dus à l'extraction des combustibles fossiles.
Les indicateurs de catégorie sont les suivants :
- pour les premières 6 catégories (dommages à la Santé), le nombre d'années de vie perdus
(YLL, Years of Life Lost) et le nombre d’années de vie pendant lesquels la santé est affectée (YLD,
Years of Life Disability) combinés dans l’indice DALY (Disability Adjusted Life Years),
- pour les catégories de dommages à la Qualité des Ecosystèmes :
− la fraction de plantes vasculaires qui ont potentiellement disparu dans une certaine aire
(PDF Potentially Disappeared Fraction of Species) à cause de l'acidification,
l'eutrophisation et l'utilisation du territoire induites par l’émission marginale de substance
inventoriée,
− le pourcentage d’organismes exposé à une concentration plus élevée du PNEC suite à
l’émission marginale de substance inventoriée (PAF Potentially Affected Fraction of
Species).
Le PAF étant ensuite transformé en PDF en le divisant par 10,
- pour les catégories de dommages aux Ressources, la qualité des ressources après exploitation,
exprimée par l'énergie supplémentaire qu'il sera nécessaire de produire pour continuer à extraire
dans le futur la même quantité de ressources inventoriée actuellement.
Ces indicateurs sont quantifiés par le moyen de modèles de caractérisation qui analysent le devenir
des substances dans l'environnement, les effets sur les cibles et les dommages induits par rapport à
une émission unitaire de substance. Afin d'obtenir le résultat de dommage pour chaque catégorie,
on multiplie les quantités inventoriées par ces indicateurs :
𝐼𝑐 = ∑𝑛𝑖 𝑚𝑖 × 𝑑𝑜𝑚𝑚𝑎𝑔𝑒𝑐,𝑖 (2.6)
Avec :
Ic = impact relatif à la catégorie de dommage c issus de l'émission de n substances, [DALY] ou [PDF.m2.an] ou [MJ] ;
mi = masse de substance i inventoriée dans le processus du cycle de vie du scénario considéré, [kg]
dommag c, i = résultat de l'indicateur de catégorie de dommage c relatif à la substance i, [DALY/kg] ou [PDF.m2.an/kg]
ou [MJ/kg]

i)- Evaluation quantitative des déchets métalliques


Les quantités des métaux ont été obtenues lors du tri sélectif sur 01 kilogramme de chaque type de
papier-carton. Il a été dépiécé des documents et des emballages afin de séparer la matière papier
de l’alliage ayant servi à la reliure. Il a été ainsi déterminé le poids et le pourcentage équivalent de
métal par rapport aux déchets papiers et carton. Après avoir enlevé les papiers, les polluants en fer

60
répertoriés ont été classé en : reliures en métal (agrafés), les fils d’attaches, les reliures Wire-O, les
reliures à vis, les crocs de soudures pour carton et papier kraft, les agrégats de colle, le sable. Ces
diverses catégories des métaux ont été pesées. Puis il a été déduit et estimé la quantité par
kilogramme de déchets papiers
ii)-Analyse des fumeroles issues de la combustion de déchets : Impacts écologiques
Les papiers ont été enroulés afin de former des rouleaux. Ces rouleaux placés latéralement dans la
chambre de combustion ont été allumés et consumé. A l’aide d’un analyseur de fumée placé à la
sortie de la cheminé d’un four artisanal, il a été mesuré les constituant des fumées. Les émissions
du papier incinéré que nous avons analysé ont été répertoriées suivant les valeurs des éléments :
Dioxyde de carbone (CO2), Monoxyde du carbone (CO), Méthane (CH4), NO2, SO2, Cendre et
poussière. Les données obtenues ont été comparé à la norme des gaz respirables définis par le
« National Institute for Occupationnel Safety and Health (NIOSH) »
iii)- Analyse des cendres issues de l’incinération du papier
Les cendres issues de l’incinération des déchets ont été analysées en laboratoire. Les compositions
chimiques des CF et des scories ont été établies par la technique de fluorescence X. Les résultats
de cette analyse ont été répertoriés.

iv)- Bilan carbone de la valorisation des déchets papiers et cartons : Calcul de type input-
output étendu à l’environnement
L’empreinte carbone d’une population représente l’ensemble des émissions de gaz à effet
de serre (GES) associées à sa consommation, que les produits ou services concernés soient
fabriqués sur son territoire ou importés.
L’analyse input-output étendue à l’interface entre économie et environnement s’inspire également
de travaux menés par Leontief au cours des années 1970 et pour lesquels il combina tableaux input
-output ou tableaux entrées-sorties (TES) et statistiques environnementales physiques. Cette
méthode d’analyse s’appuie sur l’équilibre comptable entre offre et demande décrit par le tableau
d’entrées-sorties de la comptabilité d’un territoire. L’offre est composée de la production intérieure
(P) et des importations (M). Elle permet de satisfaire la demande, qui se compose des
consommations intermédiaires (CI) des entreprises (matières premières, produits semi -finis et
services qu’elles utilisent, ainsi que des produits finis qu’elles revendent) et de la demande finale
(DF). Cette dernière comprend la consommation de produits finis et de services, l’investissement
61
(équipement des entreprises, logement des ménages) et les exportations. Le calcul input-output a
visé à estimer la masse de GES associée chaque demande finale pour chacune des grandes
catégories de produits (biens et services) identifiés. Les calculs formulés par les équations ci-
dessous sont présentés dans un fichier au format Excel.
 Les émissions issues de la production intérieure
Sur cette base, le calcul des émissions (E) de GES (ou tout autre pression environnementale)
associé à la demande finale est réalisé à l’aide de l’introduction dans l’équation de Leontief des
intensités émettrices de chacune de branches (𝑒𝑗𝑑 = 𝐸𝑗𝑑 /𝑃j) considérées.
Sur le périmètre de la seule production intérieure (hors importations), le calcul consiste donc à
Introduire les intensités émettrices des branches (𝑒𝑗𝑑 = 𝐸𝑗𝑑 /𝑃j) dans l’équation (2.7) :
−𝟏
𝑬−𝒅 = (𝒆𝒅𝒋 )(𝟏 − 𝑨𝒅 ) (𝑫𝑭𝒅 ) (2.7)
Avec [𝐴𝑑] consommations intermédiaires issues de la production intérieure
À chaque FCFA de la demande finale du produit i est donc attribué un contenu en GES directement
émis par la branche j pour la production de ce FCFA, ainsi que les GES qui y sont indirectement
imputables via les consommations intermédiaires de la branche j, plus celles des branches
fournissant cette dernière, et ainsi de suite jusqu’à l’étape située la plus en amont du processus,
c’est-à-dire la production des matières premières.
À ce stade, les émissions associées aux consommations intermédiaires importées et aux
importations pour usage final ne sont pas prises en compte.

 Les émissions associées aux importations


Afin d’estimer les émissions associées aux importations, il convient de tenir compte de la structure
productive des pays exportateurs, ainsi que de l’intensité émettrice de leur branche. Dans ce but, le
calcul de ces émissions s’appuie sur l’introduction d’information statistiques spécifiques aux pays
(p) exportateurs – structure de l’appareil productif ([𝐼 − 𝐴𝑝] −1) et intensités émettrices des branches
(𝑒𝑗𝑝 = 𝐸𝑗𝑝 /𝑃j) – dans une équation construite de façon analogue à celle qui porte sur la production
intérieure (équation (2.7)) :

𝒑
𝑬𝒎,𝒑 = (𝒆𝒋 ) (𝟏 − 𝑨𝒑 )−𝟏 (𝑴) (2.8)

Avec la production intérieure (P) : 𝑃 = 𝐶𝐼 𝑑 + 𝐷𝐹 𝑑 et les importations (M)𝑀 = 𝐶𝐼 𝑚 + 𝐷𝐹 𝑚 ,


utilisées en partie à des fins productives (CI𝑑 et CIm) et en partie pour usage final (DF𝑑 et DFm)

62
On remplace alors les importations (𝑀) par ce à quoi elles sont équivalentes dans l’équation 2.9
𝒑
𝑬𝒎,𝒑 = (𝒆𝒋 ) [𝟏 − 𝑨𝒑 ]−𝟏 ([𝑨𝒎 ][𝟏 − 𝑨𝒅 ]−𝟏 (𝑫𝑭𝒅 ) + (𝑫𝑭𝒎 )) (2.9)

Pour faciliter le calcul, on peut également, dans le second terme de l’équation, séparer le calcul des
émissions associées aux importations pour consommation intermédiaire, de celui des émissions
associées aux importations pour usage finale.

𝒑 𝒑
𝑬𝒎,𝒑 = (𝒆𝒋 ) [𝟏 − 𝑨𝒑 ]−𝟏 ([𝑨𝒎 ][𝟏 − 𝑨𝒅 ]−𝟏 (𝑫𝑭𝒅 ) + (𝒆𝒋 ) [𝟏 − 𝑨𝒑 ]−𝟏 (𝑫𝑭𝒎 )) (2.10)

Émissions des consommations Émissions des importations


Intermédiaires importées pour usage final
𝒑
Dans cette dernière équation, l’élément(𝒆𝒋 ) [𝟏 − 𝑨𝒑 ]−𝟏 , que l’on retrouve dans chacune des

parties du second terme, correspond aux contenus en GES associés directement et indirectement à
la production de chacun des différents biens et services, dans les conditions économiques et
techniques du pays p considéré.

Dans la première partie du second terme, l’élément [𝑨𝒎 ][𝟏 − 𝑨𝒅 ]−𝟏 correspond au contenu en
importations de la production intérieure.

2-2-3-5- Analyse des données statistiques


L’analyse statistique a donné une idée de la précision de l’estimation, éventuellement sous
la forme d’un intervalle de confiance. Les estimations ne sont pas souvent exactes car toutes les
exploitations des matières papiers-cartons n’ont pas été toutes visitées.

La précision d’une enquête est la mesure de la confiance en ce qui concerne le résultat, ou


l’échelle possible des erreurs provoquées par l’échantillonnage. La méthode statistique descriptive
par le logiciel Excel à partir des tableaux croisés dynamiques des données recueillies relatives aux
divers flux de papiers et cartons a rendu possible d’acquérir les effectifs, les pourcentages (en
terme de taux d’enlèvement), les moyennes de certaines valeurs quantifiées inhérents aux flux
entrant sortant de l’économie, aux flux de matières directes et indirectes à base du papier-carton,
aux flux intérieurs dans divers secteur d’activité de la ville de Maroua. Les analyses effectuées ont
donné les valeurs telles que les sommes, moyenne, fréquence, écart-type, variances… Ces erreurs
sont inévitables. Grace à cette méthode d’analyse des données statistiques et en fonction des
objectifs de quantification visés, les résultats ont été présentés en trois parties à savoir :

63
- L’état des lieux de la production des déchets papiers dans la ville de Maroua ;

- L’évaluation des impacts des activités d’utilisation du papier dans la ville de Maroua ;

- Discussion et recommandation

2-3- Résultats et discussion

2-3-1- Etat des lieux de la production des déchets papiers dans la ville de Maroua
Des enquêtes de terrain, il ressort que la notion de déchet papiers-cartons est subjective. Un
déchet est un résidu que les hommes jugent inutile dans un contexte donné. Les déchets papiers
sont des éléments recyclables. C’est pour ces raisons que parfois le déchet papiers-cartons est aussi
appelé papiers-cartons de secondes générations.

2-3-1-1- Chaine des acteurs liés aux productions et aux consommations de papier
L’organisation structuré ou non des acteurs intervenant dans les importations et les exportations
des matières à base des papiers et cartons a fait l’objet de la mise en place d’une chaine.

64
Tableau 2.9 : Récapitulatif des acteurs indirects liés aux activités d’approvisionnement en papier
dans la ville de Maroua
ACTEURS INDIRECTS
Type Statut Dénomination Rôle des acteurs en utilisant
d’organisation du papier
Organisation Délégations MINESEC Travaux d’enseignement et de
gouvernementale régionales et recherche
départementales MINEPDED Travaux de protection de la
nature
MINEBASE Travaux d’enseignement et de
recherche
MINESUP Travaux d’enseignement et de
recherche
MINFI Travaux d’encaissement et de
décaissement financière
MINATD Travaux de coordination des
activités des services
administratifs
MINRESI Travaux de recherche
MINPLADAT Travaux de planification
MINSANTE Travaux des soins hospitaliers
Collectivités Communauté Travaux d’administration
Territoriales urbaine territoriale locale
Communes Travaux d’administration
rurales territoriale locale
Organisation Organisations Associations Gestion communautaire
non techniques d’appui Organisations Appuis à la gestion
gouvernementale et de recherche/ Non communautaire, la gestion des
développement Gouvernementales sources d’énergie alternative
Nationales au bois-énergie
Organisations Appuis à la gestion
Non communautaire, la gestion des
Gouvernementales sources d’énergie alternative
Internationales au bois-énergie
Organisations Appuis à la gestion
Non communautaire, la gestion des
Gouvernementales sources d’énergie alternative
Locales au bois-énergie
Organisations PME/PMI Prestataire de service dans le
commerciales domaine du papier
d’approvisionnement Centres et Vente du papier, prestation de
prestataires service dans la livraison du
commerciaux papier
Source : Investigation de terrain via le test Computer Assisted Personal Interviewing (CAPI), Dzokom, 2019

65
Ces acteurs sont principalement divisés en deux groupes : les acteurs directs (tableau 2.9) et les
acteurs indirects (tableau 2.10), selon qu’ils soient en contact direct ou indirect avec les activités
liées aux papiers.

Tableau 2.10 : Récapitulatif des acteurs directs de la production et consommation des déchets
papiers

Maillon Catégorie d’acteur Usage

Producteur Administrateurs Dossiers, services divers


Industriels et prestataires dans Construction avec du ciment, …
le domaine du bâtiment
Journalistes, PME/PMI Production et vente des journaux,
dossiers, services divers
Etudiants et élèves Etudes en milieux scolaire et
universitaire
Intermédiaires Vendeurs ambulants Emballages des produits de grande
consommation
Vendeurs à poste fixe Emballages/conditionnement des
produits de grande consommation
Consommateurs Boulangers Emballages des produits de pâtisserie
Artisans Emballages des produits artisanaux
Vendeur des consommables Emballages des produits alimentaires
alimentaires (beignet, viande,
poisson)
Boutiquiers Emballages des produits de grande
consommation
Ménagères Emballages des produits et
consommables familiales, allume
feu, etc
2-3-1-2- Population d’étude enquêtée
i)- Données recueillies auprès des ménages
L’intervalle d’âge de la population enquêtée est compris entre [7-60[ans. L’échantillonnage
de la population d’étude par arrondissement a permis de solliciter 1290 personnes dans les ménages
à Maroua 1er, 500 personnes dans les ménages à Maroua 2ème et 1360 personnes dans les ménages
à Maroua 3ème. 69,77% ont répondu aux questionnaires à Maroua 1er, et respectivement 67% et
71,15% à Maroua 2ème et Maroua 3ème ont également répondu.

66
Tableau 2.11 : Projections de la population pour les années entre 2018-2020 (tonnes)
Milieu de Consommation Nourrissons Enfant [3- Adolescent Femme
résidence totale de la [0-2] ans 10] ans [11-15[ans
Année
population de
Maroua
Pop.Urbains 337 781 12 687 12 687 150 561 16 365
2020
Pop. Ruraux 291 435 13 115 11 658 134 060 14 571
Pop.Urbains 327 307 12 708 12 293 145 892 15 857
2019
Pop. Ruraux 282 398 12,708 11,296 129 903 14 119
Pop.Urbains 353 762 8 649 8 408 93 583 41 966
2018
Pop. Ruraux 194 905 8 366 8 133 90 525 40 595
Source : BUCREP (Bureau Central des Recensement et des Etudes de la
Population), RGPH, 2005, extrait des projections de la population pour les
années 2005 à 2020,
Avec Pop.Urbains : Population milieux urbains
Pop.Ruraux : Population milieux ruraux

ii)- Données recueillies auprès de la population scolaire et universitaire


La population scolaire de Maroua a été établie dépendamment de l’appartenance de
l’établissement à un arrondissement. Ainsi, il a été enquêté à Maroua Ier, 7 collèges et 5 lycées, 2
collèges et 3 lycées à Maroua IIème tandis que 2 collèges et 5 lycées à Maroua IIIème.
L’échantillonnage de la population scolaire et universitaire par niveau d’étude a permis de solliciter
910 personnes pendant les jours avec et sans activités de haut usage de papiers dont 56,48 % ont
répondu. Dans le 1er et 2nd cycles de l’enseignement général, 368 personnes ont répondu sur une
population de 630 enquêtées. Dans le 1er et 2nd cycles de l’enseignement technique, 34 personnes
ont répondu sur une population de 70 enquêtées. Dans le 1er, 2nd et 3ème cycle de l’enseignement
supérieur et professionnel, 53,33% personnes des 210 personnes enquêtées ont répondu aux
questionnaires.

iii)- Données recueillies auprès des administrations publiques et privées


L’échantillonnage de la population d’étude dans l’administration publique a permis de
solliciter les organisations publiques et privées. De nombre de personnes à qui les questionnaires
ont été adressé pendant les jours avec et/ou sans activités de haut usage de papiers, 42,31 % de
personnes ont consenti à répondre aux sollicitations, soit 50% dans les services préfectoraux,
45,45% dans les services régionaux et 36,36% dans les services départementaux.

L’échantillonnage de la population d’étude dans les services privés nous a amenés à


solliciter services administratifs et technico-productifs de ce secteur. De nombre de personnes à
qui les questionnaires ont été adressées durant les périodes avec et sans activités de haut usage de

67
papiers (évènement sollicitant l’usage d’importante quantité de papier, 51,09 % personnes ont
consenti à répondre, soit 47,83% dans les Organisations Non Gouvernementales Internationales,
47,37% dans les Organisations Non Gouvernementales Nationales, 87,5% dans les Organisations
Non Gouvernementales Locales.

iv)- Données recueillies auprès des services commerciaux


L’échantillonnage de la population d’étude dans les services commerciaux a permis de
solliciter les services administratifs de ce secteur durant les périodes avec et sans activités à haut
usage de papiers et dont le chiffre d’affaire majoritaire est compris entre [100 000-5 000 000].
55,29 % personnes ont consenti à répondre, soit 60% dans le secteur alimentaire, 52,5% dans le
secteur de la construction, 36,67% dans le secteur de l’habillement, 90% dans le secteur du matériel
de bureau et consommables livresques.

iv)- Données recueillies auprès des services hospitaliers


L’échantillonnage de la population d’étude des services hospitaliers à fait solliciter 75% de
répondants dans les services administratifs des secteurs pédiatriques, 100% de répondants dans les
secteurs épidémiologiques, 83,33% de répondants dans le secteur de la pharmacie, 66,67% de
répondants dans le secteur de fourniture des consommables bureautiques en milieux hospitaliers.
Ces milieux hospitaliers ont une capacité d’accueil des malades compris entre [10-50].
Globalement, 80% de personnes ont consenti à répondre aux sollicitations, pendant les jours avec
ou sans évènements impliquant l’usage intensif du papier.

2-3-2- Estimation quantitative des papiers de seconde génération dans les ménages
Des données recueillies du terrain dans une population de [2-5] personnes par ménage lors du
dépouillement des réponses aux questionnaires recueillis, il ressort que la quantité de papier utilisé
par jour diffère selon que l’on soit en milieux urbains qu’en milieux ruraux.

2-3-2-1- Quantité des déchets papiers générés par la population infantile de la tranche d’âge
[0-4] ans

Dans la population infantile de la tranche d’âge [0-4] ans, le papier consommé est constitué
de lingette jetable en papier pour bébé dont le poids unitaire moyen est 7,5 grammes tant en milieu
urbain qu’en milieu rural. Avec une fréquence d’utilisation globale moyenne de 5 fois par jour
(OSAV, 2016), il est consommé en moyenne 37,5 grammes de lingette en papier jetable par jour,

68
soit environ 13,7 kilogrammes de lingette jetable par an. D’après les mères consultées lors de cette
étude, il y a souvent un reste correspondant à 25% des acquisitions des matériaux en papier-carton
pour la population infantile de la tranche d’âge [0-4] ans dans les ménages qui reste non utilisé.
Donc la quantité de déchet évacué serait alors d’environ 10,27 kilogrammes/nourrissons/an.

2-3-2-2- Quantité des déchets papiers générés par la population infantile de la tranche d’âge
[5-10] ans

Dans la population de la tranche d’âge de [5-10] ans, le papier consommé est constitué
essentiellement des cahiers scolaires, des livres et du papier hygiénique. Des enquêtes menées, il
ressort que le poids d’un cartable varie selon que l’on soit dans le secteur public ou le secteur privé.
Globalement, l’on a en moyenne au primaire, 1,59 kilogramme au niveau 1, 2,65 kilogrammes au
niveau 2 et 5,14 kilogrammes au niveau 3. Des enquêtes menées soutenues par l’avis des
pédagogues consultés, pour des enfants de la tranche d’âge [5-10], le poids moyen d’un cahier (de
200 pages) est de 100 grammes, celui d’un livre (de 100-200 pages) est de 500 grammes et le papier
hygiénique a un poids moyen de 70 grammes. Ainsi, en considérant qu’il est consommé en
moyenne 5 cahiers, 5 livres et 5 papiers hygiéniques par enfant et par an à chaque niveau à l’école
primaire, les calculs effectués montrent que chaque enfant en milieu urbain pourrait consommer en
moyenne 3,35 kilogrammes de matière en papier par an. Le poids d'un cartable ne devrait pas
dépasser 10 % du poids du collégien (Ribot, 2002) et 7% d’un écolier au primaire (Troussier et
Balagué, 1988.), soit une moyenne globale de 8,5% du poids d’un enfant de la tranche d’âge [5-
10] ans. D’après le Bureau Central des Recensement et des Etudes de la Population (BUCREP,
2019), pour les enfants de la tranche d’âge [5-10] ans, le poids moyen est de 29,1 kilogrammes.
Ainsi, le poids du cartable par an est de 2,91 kilogrammes et le poids du rouleau du papier
hygiénique serait de 0,35 Kilogrammes : soit une consommation théorique de 3,26 kilogrammes
par enfant et par an. Des enquêtes de terrain, en milieu rural, hormis l’usage du papier hygiénique,
la consommation de matière à base du papier d’écriture et d’imprimerie est le même qu’en milieu
rural, soit environ 2,91 kilogrammes par enfant et par an en moyenne. De l’avis des experts
pédagogues consultés lors des enquêtes, il y un reste globale correspondant à 20% des acquisitions
des matériaux en papier-carton pour la population de la tranche d’âge [5-10] ans dans les ménages,
inhérent aux taux moyens de couverture des programmes scolaires annuelles. La quantité de déchet
moyen évacué serait alors d’environ 2,608 kilogrammes/enfant/an en milieu urbain et 2.328

69
kilogrammes/enfant/an en milieu rural, soit une moyenne générale de 2,468
kilogrammes/enfant/an.

2-3-2-3- Quantité des déchets papiers générés par la population adolescente de la tranche
d’âge [11-15] ans

Dans la population adolescente de la tranche d’âge [11-15[ans, le papier consommé est


constitué essentiellement des cahiers, des livres, de papiers format A4, du papier hygiénique en
milieu urbain, tandis qu’en milieu rural, la quantité de papier hygiénique est négligeable. Pour les
adolescents de sexes féminins, en plus des matières citées précédemment, les serviettes hygiéniques
à base de papier sont aussi consommées. Ainsi, il a été évalué qu’un adolescent consomme en
moyenne 6 cahier (dont l’unité possède entre 100-200 pages), 6 livres (dont l’unité possède entre
100-200 pages), 50 format A4, 5 rouleaux papiers hygiéniques et 12 serviettes hygiéniques.
D’après Park, et al. (2019), une protection intime féminine fabriquée à base de papier et du coton
pèse en moyenne 8,29grammes et selon Kim et al. (2019), la fréquence d’utilisation des serviettes
hygiéniques en papier serait de 7,5 fois par jour avec le nombre moyen de jours que durent les
règles par mois, estimé par Société française de gynécologie à [5-6] jours par mois, soit une
moyenne de 5,5 jour par mois.
Donc, en moyenne, 4,69 kilogrammes de matière en papier est consommé par an par adolescent de
sexe masculin. Le sexe féminin utilise en moyenne 8,79kilogrammes par an par adolescente de la
matière en papier, avec une marge restante correspondant à 15% des acquisitions des matériaux en
papier-carton pour la population cette tranche d’âge [11-15] par ans dans les ménages non utilisé.
La quantité de déchet moyen évacué serait alors d’environ 3,99 kilogrammes/adolescent
masculin/an et 7,47 kilogrammes/adolescent féminin/an, avec une moyenne pour les deux sexes de
5,73 kilogrammes/adolescent/an.

2-3-2-4- Quantité des déchets papiers générés par la population des femmes de la tranche
d’âge supérieur à 15 ans

Des enquêtes menées auprès des femmes de la tranche d’âge supérieur à 15 ans, il est
consommé en moyenne 341,96grammes de serviette hygiénique à base de papier par cycle
menstruelle, soit, 4,1 kg par an. Les autres matières en papier couramment utilisés par le genre
féminin se déclinent à : 15,5 grammes par jour de mouchoirs en papiers jetables évalués ; 12
rouleaux de papier hygiénique évalués à 4,2 kilogrammes par an ; environ 145grammes par jour

70
du papier et autres emballages générés en tant que déchets papiers et carton issus des achats divers.
En somme, chaque femme consomme en moyenne 66,88 kilogrammes de matériaux à base de
papier carton et assimilé par an. Mais, selon les réponses récoltées auprès des femmes, il ressort
que, en moyenne, 56,5 kilogrammes est la quantité de matière en papiers réellement consommée,
dépendamment de certains aléas spécifiques aux femmes. Il se dégage alors une marge restante
correspondant à environ 15% des acquisitions des matériaux en papier-carton non utilisé par la
population cette tranche d’âge supérieur à 15 ans, par an, dans les ménages. La quantité de déchet
moyen évacué serait alors d’environ 56,85 kilogrammes/femme/an.

2-3-2-5- Quantité des déchets papiers générés par la population de sexe masculin de la
tranche d’âge supérieur à 15 ans

Chez les personnes de sexe masculin de la tranche d’âge supérieur à 15 ans, il ressort que les
matières en papier consommé fréquemment sont du papier d’écriture (format toutes catégories
confondues), du papier hygiénique, des mouchoirs jetables, etc. Des enquêtes menées, il ressort
que 25,5 grammes de déchets papiers d’écriture sont généré par jour, 11,51 grammes de papier
hygiénique par jour, environ 104,4grammes par jour du papier et autres emballages générés en tant
que déchets papiers et carton issus des achats divers. En somme, chaque individu de sexe masculin
consomme en moyenne 51,61 kilogrammes de matériaux à base de papier carton et assimilé par an
avec une marge restante correspondant à 18% (environ 9,29 kilogrammes) des acquisitions des
matériaux en papier-carton non utilisé par la population de cette tranche d’âge supérieur à 15 ans,
par ans, dans les ménages.
Tableau 2.12 : Consommation du papier carton entre 2018-2020 de la population de Maroua
(kilogrammes)
Milieu de Totale de la Nourrissons Enfant [3- Adolescent Femme ≥
Année
résidence population [0-2] ans 10] ans [11-15[ans 15ans
P.D. Urbains 7 947 176,26 130 295,49 31 311,52 862 714,53 930 350,25 2020
P.D. Ruraux 6 856 766,11 134 691,05 28 771,94 768 163,8 828 361,35
P.D. Urbains 7 700 748,17 130 511,16 30 339,12 835 961,16 901 470,45
2019
P.D. Ruraux 6 644 147,18 130 511,16 27 878,53 744 344,19 802 665,15
P.D. Urbains 8 323 170,83 88 825,23 20 750,94 536 230,59 2 385 767,1 2018
P.D. Ruraux 4 585 646,88 85 918,82 20 072,24 518 708,25 2 307 825,75
Avec P.D. Urb. : Production déchets papiers des milieux urbains
P.D. Rur. : Production papiers déchets des milieux ruraux

La quantité de déchet moyen évacué serait alors d’environ 42,32 kilogrammes/homme/an. Des
données qui précèdent, la quantité moyenne globale de déchets papiers et cartons produite est

71
d’environ 23,53kilogrammes/individu/an. D’après les données recueillies auprès du BUCREP
(2019), la population projetée à Maroua, telle que la montre le tableau 2.11, indique que la
production des déchets issus des matériaux à base des déchets papiers et cartons entre [2018-2020]
serait de14 803,94 tonnes en 2018, 14 344,89 tonnes en 2019 et 18 518,60 tonnes (ce qui représente
30% des extractions locales non utilisée) en 2020 :

Le flux de déchets papiers-cartons générés en région bruxelloise indique que 115 500 tonnes en
2011 ont été récupérés (Athanassiadis, 2015). Les flux de papiers/cartons en France représentent 7
millions de tonnes (Observatoire régional des déchets, 2015). Au Nigeria, 300 tonnes de papiers
sont consommées par an (Obiora, et al., 2019), tandis que 500 000 tonnes de papiers sont
consommées chaque année au Maroc (Chambre de commerce du Maroc, 2015).
Les flux de déchets papiers/cartons collectés en 2010 en Egypte représentent 114 803 Kg
(Zaki, and Khial, 2014). Les flux de déchets papiers/cartons collectés annuellement avoisinent les
150 000 tonnes à Kenya (Chandaria, 2012)
En 2018, 89,37% des déchets papiers et carton étaient émis par les hommes en milieu urbain tandis
que 50,33% étaient émis par les femmes en milieu rural. Ces données indiquent simplement qu’à
ce moment, les femmes habitantes des milieux ruraux utilisaient beaucoup de papiers et avaient
une forte capacité d’émission de déchets papiers cartons que les hommes, tandis qu’en milieux
urbains, les matériaux fabriqués à base de papier-cartons étaient plus utilisés par les hommes que
par les femmes.

En 2019, 75,36% des déchets papiers et carton étaient émis par les hommes en milieu urbain tandis
que 11,71% étaient émis par les femmes et 74,34% des déchets papiers et carton étaient émis par
les hommes en milieu rural tandis que 12,08 % étaient émis par les femmes dans le même milieu.

En 2020, 75,40% des déchets papiers et carton étaient émis par les hommes en milieu urbain tandis
que 11,70% étaient émis par les femmes et 74,34% des déchets papiers et carton étaient émis par
les hommes en milieu rural tandis que 12,08 % étaient émis par les femmes dans le même milieu.
Ces données indiquent simplement qu’à ce moment (2019-2020), les femmes habitantes des
milieux ruraux et urbains utilisaient moins de matière à base de papiers et avaient une faible
capacité d’émission de déchets papiers cartons que les hommes, tandis que ces derniers utilisaient
beaucoup de matériaux fabriqués à base de papier-cartons. Cela s’explique par le fait qu’au moment

72
des enquêtes, les hommes avaient délocalisés leur lieu de travail pour les ménages pendant les
moments de confinement dû au Corona virus en 2019.
Tableau 2.13 : Pourcentages des consommations du papier carton entre 2018-2020(%)
Milieu de Homme ≥15 Nourrissons Enfant Adolescent Femme≥15
Année
résidence ans [0-2] ans [3-10] ans [11-15[ans ans
P.D.
75,40 1,64 0,39 10,85 11,70
Urbains
2020
P.D.
74.34 1,96 0,42 11,20 12,08
Ruraux
P.D.
75,36 1,69 0,39 10,85 11,71
Urbains
2019
P.D.
74,34 1,96 0.42 11,20 12,08
Ruraux
P.D.
89.37 1,07 0,25 6,44 2,87
Urbains
2018
P.D.
36.05 1,87 0,44 11,31 50,33
Ruraux
Avec Pourcentage déchets urbains (P.D. Urb. : Production déchets papiers des milieux urbains)
Pourcentage déchets ruraux (P.D. Rur. : Production papiers déchets des milieux ruraux)
L’usage des matériaux à base de papier-carton est fonction de la croissance démographique et du
type d’activité économique menée dans un milieu donné. Il faut cependant souligner que la période
2019-2020 correspond à une période de crise sanitaire due au Corona virus, accompagné par une
crise économique et une baisse d’activité sans précèdent. D’où les disparités constatées dans les
valeurs obtenues montrant clairement la baisse intense d’activité impliquant l’usage des matériaux
à base de papier-carton par les femmes, qui sont majoritairement dans les ménages.

73
Tableau 2.14 : Productions par habitant pour l’années 2020 (tonnes)
Consommation de la population milieux urbains/ an (kilogrammes)
Période de la Moyenne Nourrissons [0- Enfant [3-10] Adolescent [11- Femme Homme Signification Maximum Minimum
récolte des consommation 2] ans ans 15[ans
données totale de la
population de
Maroua
Activité avec 27,86 ± 03,21 10, 72± 01,50b 02,61± 01,11c 05,70± 00,38a 56,73± 00,65b 63,35± 01,02a 27,9b 63 02
usage intensif 24,44± 03,26 11,02± 00,89 a,b
02,45± 00,8 a,b
05,84± 00,44 a
57,34± 00,53 a
65,01± 01,03 a
24,4 ab
65 02
de papier-
a b,c b b b b
carton 26,31± 00,89 09, 89± 00,75 02,71± 01,25 06,21± 01,26 56,48± 00,25 64,97± 00,81 26,3 64 02
c a a b d a
Activité avec 22,34± 00,89 08, 54± 00,75 01,89± 00,25 04,97± 00,27 51,97± 00,55 60,92± 01,11 22,3 60 01
usage non- 17,36± 00,89 05,97± 00,75 b
02,15± 01,05 b
04,84± 00,21 d
53,79± 00,99 a
61,12± 00,81 b
17,4 b
61 02
intensif de
c a b a a a
papier-carton 16,78± 01,43 09, 72± 00,90 01,91± 01,75 05,01± 00,24 52,62± 00,75 62,18± 01,51 16,8 62 01
Population milieux ruraux
Activité avec 24,07± 00,59 09,57± 00,80 a 02,33± 00,61d 05,13± 00,42 a,b 51,99± 00,35a 57,21± 00,35b 24,1a 57 02
usage intensif 20,76± 00,47 07,19± 00,51 a
01,86± 00,45 a
06,65± 00,38 b
41,34± 00,41 b
45,34± 00,15 b
20,8 b
45 01
de papier-
a b b a a a
carton 22,32± 00,31 07,43± 00,73 02,31± 00,38 05,21± 00,86 49,86± 00,25 65,54± 00,75 22,3 65 02
b b a b a,b b
Activité avec 18,86± 00,83 05,11± 00,59 01,68± 00,93 04,54± 00,83 37,78± 00,62 35,34± 00,55 18,9 35 01
usage non- 14,75± 00,17 04,64± 00,71 a,b
01,53± 00,43 a
03,85± 00,57 b
43,79± 00,91 a,b
38,12± 00,95 a,b
14,7 ab
38 01
intensif de
b,c a,b a a b a
papier-carton 19,63± 00,87 06,89± 00,85 01,61± 00,83 03,91± 00,32 29,94± 00,85 32,18± 00,45 19,6 32 01
a
F (ndl : 4, 15) 0,97 NS 7,75*** 4,47** 09,87*** 11,56*** 17,98*** 24,1 57 02
F (ndl: 3,76) 4,37***
***= Significatif à 1 ‰ ; **= Significatif à 1 %.
a,b,c,d: Les valeurs moyennes suivies de la même lettre dans la même colonne ne diffèrent pas significativement à P < 0,0001 (test de Duncan)

74
i) - Taux d’enlèvement des déchets aux seins de la population d’étude
De manière générale, le taux officiel de collecte et d’évacuation des déchets solides dans
les villes varie entre 15 et 40 %, ainsi 60 à 85% reste dans les quartiers (Document de Stratégie
Nationale De Gestion Des Déchets, 2007). Au Cameroun, le taux d’enlèvement (ou collecte) des
déchets moyens est entre 30% et 45%, (Sotamenou, 2010 ; Ngnikam, et al., 2011) avec une
moyenne nationale de 37,5%.
Nous adoptons cette moyenne dans le cadre de ce travail pour la ville de Maroua. La quantité des
déchets papiers produits par an/habitant/ménages de la ville de Maroua est repartie dans le tableau
suivant :
Tableau 2.15 : Répartition des quantités de déchets par les habitants
Année Quantité de déchets Pourcentage de Quantité de déchets
évacués vers la nature déchets évacués vers produits vers la nature par
par habitant la nature par habitant (kilogramme)
(kilogramme) habitant (%)
2018 4, 841 37,50 12, 908
2019 5, 379 37,49 14, 345
2020 5, 551 37,49 14, 804

2-3-3- Modélisation du flux de matières papiers et carton


Dans le cadre de ce travail, la comptabilité des flux de matières définit comment obtenir
des indicateurs permettant de mesurer le découplage entre la croissance économique et la pression
sur l’environnement des activités humaines.

2-3-2-1- Flux du papier-carton entrant dans l’économie : les importations


Lors des enquêtes de terrain, la répartition des papiers et cartons utilisés par les fabricants
pour la vente de leur produit à l’import-export (sachets, sacs, barquettes…) ont été référencé et des
tarifs de conversion des dépenses a été déduit de l’Unité de Consommateur à l’International.

i) - Poids des emballages de produits


La répartition des déchets papiers et cartons évacuée lors des transactions dans la ville de Maroua
se présente comme suit :

75
Tableau 2.16 : Poids des types d’emballage à base de papiers-cartons les plus courants et leur
conversion de dépense (ou Unité Consommateur en FCFA)
Code Poids de Tarifs par Famille de Nombre Poids Poids
système l’emballage (g) Unité produits total d’emballage d’emballage
international Consommateur emballés rejeté journalier annuel
en FCFA par jour (g) moyen
importé
(Kg)
P120301 Poids par unité < 5 1,05 Emballage 700 3 500 1277,50
de service et
P120302 Poids par unité 1,90 95 950 346,75
d'expédition
entre 5 et 15
P120303 Poids par unité 5,05 43 1397,5 510,09
entre 15 et 50
P120304 Poids par unité >50 9,57 100 5000 1825
P121306 Poids par unité ≤30 3,60 Emballages 160 4800 1752
P121307 Poids par unité >30 9,83 pour les 30 900 328,5
vins et
spiritueux
P120601 Poids par unité < 5 1,18 Autres 20 100 365
P120602 Poids par unité 2,49 emballages 25 250 91,25
entre 5 et 15 pour produit
P120603 Poids par unité 7,01 et service 115 3737,5 1364,19
entre 15 et 50
P120604 Poids par unité >50 13,31 230 11500 4197,50
TOTAL 32 135 11 729,27

En France, 76 kg/hab. d’emballages ménagers à base de papier sont mis annuellement sur le marché
tandis que, en 2012, 35 kg/hab. d’emballages ménagers ont été recyclés en Île-de-France, soit 436
700 tonnes recyclées (Observatoire régional des déchets de France, 2015). Leurs poids sont
référencés au Cameroun comme présenter dans le tableau 2.14 :

76
Tableau 2.17 : Poids des types de sacs en papiers-cartons les plus courants
Type Poids Dimensions (cm) Nombre Poids Poids
unitaire (Largeur(B) × total d’emballage d’emballage
(g) Hauteur(A) rejeté journalier annuel (kg)
×profondeur(C)) par jour (g)
Aliment de bétail
25 kg 148 50×70×13 21 3108 1134,42
50 kg 228 60×93×13 7 1596 582,54
Ciment
50 kg 150 51×62×12 78 11700 4270,50
Plâtre
25 kg 109 40×48×11 16 1744 636,56
25 kg 154 50×54×14 3 462 168,63
Produits chimiques
50 kg 228 60×61×17 2 456 166,44
Minéraux
25 kg 175 40×70×14 3 525 191,62
TOTAL 19 590,99 7150,71
Les boites en carton ondulés se présentent sous d’innombrables types, dimensions, exécutions, etc.
S’agissant du type rencontré le plus couramment, les données fournies ici ont trait à une boite de
type Américain dont les variables sont les dimensions de la boite et l’épaisseur du carton utilisé.
Ainsi, les paramètres de base suivants ont été retenus :
- ondulation simple 450 grammes/mètre carré
- ondulation double 840 grammes/mètre carré
- ondulation triple 1 370 grammes/mètre carré
Tableau 2.18 : Poids des types d’emballage en cartons les plus courants
Type de Poids (Longueur + Hauteur Nombre Poids Poids
carton (gr) Largeur) (cm) total d’emballage d’emballage
(cm) évacué journalier annuel
par jour (gr) (Kg)
Boites en carton ondulé
Ondulation 950 80 50 250 237 500 86 687,5
simple
Ondulation 7250 135 70 170 1 232 500 449 862,5
double
Ondulation 10800 130 70 34 367 200 134 028
triple
Boites en carton lisse
Boite de 875 40 x 30 35 110 96 250 35 131,25
dimensions
Boite de 1600 60 x 40 42,5 210 336 000 122 640
dimensions
TOTAL 2 269 450 828 349,250
Source : Service des douanes extrême nord Cameroun (2019)

77
ii) - Poids des importations
Des données recueillies auprès du secrétariat des services des douanes de la région de l’extrême
nord Cameroun, les importations de matière à base de papiers et carton et leurs dérivés ayant été
déclaré en douane par les prestataires ont été globalement répertorié dans le tableau 2.17 :
Tableau 2.19: Poids des importations estimées vers la ville de Maroua
Code Libellés Importation Importation Importation 2020
2018 2019
Poids % Poids % Poids %
(Tonnes) (Tonnes) (Tonnes)
48 Papiers et cartons 6497,82 81,10 5059,20 82,61 5670,12 83,31
48.02 Papiers et cartons (Matières 1053,84 13,15 905,28 14,78 923,11 13,56
premières)
48.04 Papiers et cartons (Matières 144,45 1,80 111,01 1,81 161,15 2,37
premières)
48.05 Papiers et cartons (Matières 86,12 1,07 1,10 0,03 8,2 0,12
premières)
48.10 Papiers et cartons (Matières 90,82 1,13 3,12 0,05 9,22 0,13
premières)
49 Produits de l’imprimerie et 36,81 0,49 6,11 0,09 13,33 0,19
l’édition
40.01 Livres et brochures 23,78 0,29 7,18 0,12 12,80 0,19
49.02 Journaux et périodique 78 0,97 31 0,51 8 0,12
TOTAL 8011,64 100 6124 100 6805,93 100

Des investigations réalisées auprès des services de la direction régionale des douanes de
Maroua, des prestataires de service, des commerçants, des journalistes, des services de la poste etc,
il ressort que les ressources physiques en papier carton qui entre dans la ville de Maroua en
moyenne est évalué à 7974,83 kilogrammes en 2018, 6117,80 kilogrammes en 2019 et 6792,60
kilogrammes en 2020. Ces matières en papiers-cartons importés et qui finissent comme déchets
sont repartis dans le tableau 2.20:
Tableau 2.20 : Répartition des composants du flux des importations
Matières premières Produits semi-finis Produits finis
Année
Poids Pourcentage Poids Pourcentage Poids Pourcentage
(kilogrammes) (%) (kilogrammes) (%) (kilogrammes) (%)
2018 1375,23 17,24 6497,82 81,48 101,78 1,28
2019 1020,42 16,68 5059,20 82,70 38,18 0,62
2020 1101,68 16,22 5670,12 83,47 20,80 0,31

78
Du tableau 2.20, il ressort que dans la ville de Maroua, les produits semis finis à base de papier
carton sont plus importés que les autres matières. Ceci s’explique par la floraison des activités
économiques et commerciale. Cet état de fait fut constaté plus entre 2019-2020 qu’en 2018.
2-3-3-2- Flux sortant de l’économie
i) Rejets vers l’environnement et exportation des papiers provenant des secteurs
administratifs entre 2019-2020
Le suivi pendant trois mois (juillet-septembre) lors des enquêtes auprès des échantillons du
secteur de l’administration, a permis de déterminer la quantité moyenne de papiers destiné à être
exporté et à être conduit en poubelle.

Tableau 2.21: Acquisitions et production des papiers par les services administratifs
SERVICES PUBLIC Quantité moyenne de pendant Quantité moyenne de papiers
les services ordinaires (Kg) exportés pendant les services et
évènements spéciaux (Kg)
Jour Semaine An Jour Semaine An
Services Papiers importés 844,97
préfectoraux Papiers utilisés sur place 0,05 0,25 13 0,5 2,5 130
Papiers exportés 2, 24 12, 15 631,69 20, 66 102,29 5 318, 87
Papiers rejetés 0,16 0,78 40,56 0,54 2,71 140,92
Délégations Papiers importés 2534,91
régionales Papiers utilisés sur place 0,05 0,25 13 0,6 3 156
Papiers exportés 2,61 13,07 679,47 24,11 120,38 6259, 76
Papiers rejetés 0,01 0,03 1,56 0,26 1,28 6,40
Délégations Papiers importés 1689,94
départementa Papiers utilisés sur place 0,05 0,25 13 0,6 3 156
les Papiers exportés 2,66 13,30 691,66 24,96 69,68 3623, 35
Papiers rejetés 0,10 0,51 26,52 0,86 4,3 223,6

Pendant les périodes de services ordinaires, la quantité exportée est évalué à environ 2002,82
kilogrammes, inférieure à la quantité moyenne de papiers cartons générés pendant les services et
évènements spéciaux (périodes de fin de semestre, trimestre,) évalué à environ 15 201,98
kilogrammes. Des données recueillis des enquêtes dans les services administratifs indique que 5
069, 82 kilogrammes sont importés et 5 274,92 kilogrammes sont consommés dans les services,
reparties dans le tableau 2.21.

Analyser le flux de papiers exporté dans les services d’administration et de bureautique


entre 2019-2020 consiste à déterminer les moyennes annuelles des papiers exportées qui représente
41,18% dans les délégations régionales, 34,99% dans les services préfectoraux et 23,83% dans les
délégations départementales.

79
L’évaluation des déchets a consisté à déduire des importations locales, la quantité qui reste
dans les locaux après usage (extraction locale utilisée ou non) et surtout la quantité exportée hors
de la ville. Pour y arriver, il a été nécessaire d’établir un préalable en indiquant : l’importation, la
quantité qui est utilisé ou non et la quantité évacuée vers les poubelles ou la nature. Le flux des
rejets des déchets papiers entre 2019-2020 a permis de déduire en moyennes une variation
journalière entre 0,16-0,54 kilogrammes dans les services préfectoraux, entre 0,01-0,26
kilogrammes dans les délégations régionales et 0,1-0,86 kilogrammes dans les délégations
départementales.

ii)- Production des déchets papiers dans les secteurs des PME et PMI entre 2019-2020
Le suivi pendant deux semaines lors des enquêtes auprès des échantillons du secteur des
PME et PMI, a permis de déterminer la quantité moyenne de papiers destiné à être exporté et à être
conduit en poubelle.

Tableau 2.22 : Acquisitions et production des déchets papiers (Kg) par les petites et moyennes
entreprises et industries
SERVICES Quantité moyenne de pendant Quantité moyenne de papiers
les services ordinaires (Kg) exportés pendant les services et
évènements spéciaux (Kg)
Jour Semaine An Jour Semaine An
Papiers importés 565, 54
Papiers utilisés sur place 0,17 1 52 0,83 5 260
Papiers exportés 0,02 0,15 7,80 0,13 0,79 41,08
Papiers rejetés 0,21 1,30 67,6 1,52 9,13 474,76
Pendant les périodes de services ordinaires, les quantités exportées sont évaluées à environ 7,80
kilogrammes, inferieure à la quantité moyenne de papiers cartons générés pendant les services et
évènements spéciaux (période de production intensif par exemple, …) évalué à environ 41,08
kilogrammes. Des données recueillis des enquêtes dans les services des PME/PMI, 565,54
kilogrammes/an sont importés et 5 274,92 kilogrammes/an sont consommés dans les services,
reparties dans le tableau 2.22.
Analyser le flux pratique des papiers de seconde génération à la lumière des données
recueillies dans les secteurs des PME et PMI entre 2019-2020 consiste à déterminer l’extraction
locale et surtout la quantité de papier-carton rejetée dans les poubelles. La production moyenne
annuelle des déchets papiers pendant les périodes ordinaires représente 14,24% de la part émise en
période à évènements spéciaux. Or, selon l’observatoire régional des déchets d’ile de France

80
(2015), les commerces franciliens produisent plus de 1,25 million de tonnes de papiers/cartons
(emballages) valorisables.

En effet, pendant les périodes à évènement spéciaux, les ventes des produits et services sont
intenses et se font tant en gros qu’en détail tandis que pendant les périodes ordinaires, les ventes
dans les boutiques se font beaucoup plus en détails, impliquant le déballage avant la vente, par
conséquent, l’accumulation des papiers-cartons déchets peu quantitativement élevé dans les
marchés et boutiques.

iii)- Production des déchets papiers dans le secteur des organisations privées entre 2019-2020
Lors des investigations, 23 services des O.N.G. Internationales (Organisation Non
Gouvernementale Internationale), 19 services des O.N.G. Nationales (Organisation Non
Gouvernementale Nationale) et 04 services des O.N.G. Locales (Organisation Non
Gouvernementale locale) ont répondu aux questionnaires qui leur ont été adressés.
La quantité moyenne annuelle de papiers-cartons générée dans les organisations privées
entre 2019-2020, pendant les périodes de services ordinaires avec environ 749 kilogrammes,
inférieure à la quantité moyenne de papiers cartons générés pendant les services et évènements
spéciaux (avec environ 3 027 kilogrammes). L’analyser du flux de papiers exporté pour les services
dans les Organisations Non Gouvernementales entre 2019-2020 consiste à déterminer les
moyennes annuelles des papiers exportées qui représente 19,84 % pendant les périodes ordinaires
tandis que, 80,16% pendant les périodes des activités intenses.
Tableau 2.23 : Acquisitions et production des déchets papiers (Kg) par les organisations privées
SERVICES Quantité moyenne de Quantité moyenne de papiers
pendant les services exportés pendant les services
ordinaires (Kg) et évènements spéciaux (kg)
Jour Semaine An Jour Semaine An
Organisation Papiers importés 1 531, 24
Non Papiers utilisés sur place 8,85 53,1 2761,2 9,99 59,99 3 119, 58
Gouvernementale Papiers exportés 0, 74 4,44 230,88 2,47 14,82 770,70
Internationale Papiers rejetés 5,64 33,86 1760, 62 19,75 118,50 6162,16
Organisation Papiers importés 1020,82
Non Papiers utilisés sur place 4,57 27,41 1425,32 5,25 31,49 1637,48
Gouvernementale Papiers exportés 0, 36 2,20 114,4 1,67 10,02 521,04
Nationale Papiers rejetés 1,04 6,24 324,32 7,28 43,66 2270,27
Organisation Papiers importés 510.41
Non Papiers utilisés sur place 1,40 7,01 364,52 3,18 15,91 827,32
Gouvernementale Papiers exportés 0, 20 1,01 52,52 1,44 7,2 374,40
Locale Papiers rejetés 0,52 3,12 162,19 2,08 12,47 648,65

81
L’évaluation des déchets a consisté à déduire des importations locales, la quantité qui reste
dans les locaux après usage (extraction locale utilisée ou non) et surtout la quantité exportée hors
de la ville. Pour y arriver, il a été nécessaire d’établir un préalable en indiquant respectivement :
l’importation (évaluées 3062,47 kilogrammes), les quantités qui sont utilisées ou non (évaluées
entre 827,32-3 119,58 kilogrammes) et la quantité évacuée vers les poubelles ou la nature.
Le flux des rejets des déchets papiers entre 2019-2020 a permis de déduire en moyennes une
variation journalière entre 0,52-2,08 kilogrammes dans les Organisations Non Gouvernementales
Locales, entre 1,04-7,28 kilogrammes dans les Organisations Non Gouvernementales Nationales
et 5,64-19,75 kilogrammes dans les Organisations Non Gouvernementales Internationales.

iv)- Production des déchets papiers dans les établissements d’enseignement dans la ville de
Maroua entre 2019-2020
Les enquêtes menées auprès de 700 personnes des enseignements secondaires et 210
services des enseignements professionnels et supérieurs révèlent que la quantité moyenne annuelle
des importations de papiers-cartons dans les secteurs de l’enseignement entre 2019-2020 est de
179,25 kilogrammes, tandis que 35,76 kilogrammes de papiers et carton sont exportés.
Tableau 2.24 : Acquisitions et production des déchets papiers de la population des établissements
d’enseignement scolaires, académiques et professionnels
Etablissement Quantité moyenne de papiers Quantité moyenne de papiers
collectés pendant les périodes collectés pendant des
ordinaires (période sans évènements spéciaux (Période
évènement) dans les avec évènement) dans les
établissements scolaires établissements scolaires
Jour Semaine An Jour Semaine An
Secondaires Papiers importés 39,58
Générales Papiers utilisés sur place 0,05 0,24 8,65 0,28 1,41 50,88
Papiers exportés 0,11 0,57 20,52 0,20 0,99 8,76
Papiers rejetés 0,04 0,17 6,28 0,40 1,99 17,51
Secondaires Papiers importés 39,99
Techniques Papiers utilisés sur place 0,04 0,20 7,35 0,39 1,96 70,51
Papiers exportés 0,03 0,15 5,47 0,05 0,23 8,26
Papiers rejetés 0,02 0,12 4,35 0,08 0,42 15,13
Secondaires Papiers importés 46,87
Privés Papiers utilisés sur place 0,06 0,30 10,78 0,28 1,41 50 ,86
Papiers exportés 0,03 0,13 4,65 0,05 0,26 9,56
Papiers rejetés 0,03 0,15 5,28 0,09 0,46 16,54
Supérieur et Papiers importés 52,81
Professionnel Papiers utilisés sur place 0,02 0,09 3,15 0,17 0,87 31,26
Papiers exportés 0,03 0,14 5,12 0,05 0,26 9,18
Papiers rejetés 0,05 0,23 8,28 0,12 0,62 22,33

82
La quantité moyenne annuelle de papiers-cartons générée comme déchets dans les établissements
d’enseignement entre 2019-2020 (de septembre 2019 à Juin 2020), par les élèves, pendant les
périodes de services ordinaires (périodes de 09 mois de cours) avec environ 27 kilogrammes, est
inférieure à la quantité moyenne de papiers cartons générés pendant les services et évènements
spéciaux (périodes 02 semaines des évaluations) avec environ 149,5 kilogrammes. En France, 5
tonnes par an de papiers graphiques (livres, cahiers,) est mises sur le marché (Observatoire régional
des déchets de France, 2015).
Analyser le flux des déchets papiers à la lumière des données recueillies dans les secteurs
des établissements d’enseignement entre 2019-2020 consiste à déterminer la quantité de papier
utilisé (extraction locale) et surtout la quantité de papier-carton rejetée dans les poubelles. La
quantité moyenne annuelle des déchets papiers pendant la période des cours sans évènement spécial
(évaluation par exemple, …) représente 20,25 % la part des déchets papiers en période d’évaluation
(c’est-à-dire pendant les 2 à 3 semaines du temps des examens, évaluations et concours séquentiels
et trimestriels)

En effet, pendant les périodes d’évaluation, les réalisations des projets d’examens,
d’évaluations et de concours séquentiels et trimestriels sont intenses et se font au gré de gros recourt
aux papiers-cartons en grandes quantités que par temps ordinaire, avant et pendant ces évènements.

v)- Production des déchets papiers dans les établissements hospitaliers dans la ville de
Maroua entre 2019-2020
La quantité moyenne annuelle de papiers-cartons générée dans les établissements hospitaliers entre
2019-2020, par les différents services, pendant les périodes de services ordinaires (périodes
typiques sans affluence majeure) avec environ 64 grammes, est inférieure à la quantité moyenne
de papiers cartons générés pendant les services et évènements spéciaux (périodes atypiques à
affluence maximum) avec environ 213 grammes.

Analyser le flux des déchets papiers à la lumière des données recueillies dans les secteurs
hospitaliers entre 2019-2020 consiste à déterminer l’extraction locale et surtout la quantité de
papier-carton rejetée dans les poubelles. Une moyenne annuelle des déchets papiers généré pendant
la période sans activité à fort usage de papiers représente 29,85%. Pendant la période à fort usage
de papiers (c’est-à-dire pendant les temps des épidémies, des pics de périodes de certaines maladies
saisonnières), l’émission des déchets peut être évalué à 89,13%.

83
Tableau 2.25 : Acquisitions et production des déchets papiers dans les établissements hospitalier
(grammes)
Quantité moyenne de papiers
Quantité moyenne de papiers
collectés pendant des
collectés pendant les périodes
évènements spéciaux
ordinaires (période sans
Etablissement (Période avec évènement)
évènement) dans les
dans les établissements
établissements scolaires
scolaires
Jour Semaine An Jour Semaine An
Papiers importés 55,91
Services Généraux Papiers utilisés sur place 0,07 0,36 18,65 0,18 0,90 47,04
Papiers exportés 0,09 0,47 24,52 0,09 0,48 24,93
Papiers rejetés 0,01 0,06 3,28 0,02 0,12 6,25
Papiers importés 34,87
Secteur pédiatrique Papiers utilisés sur place 0,05 0,25 13,16 014 0,69 35,72
Papiers exportés 0,01 0,06 3,22 0,02 0,09 4,93
Papiers rejetés 0,02 0,10 5,28 0,07 0,35 18,19
Papiers importés 40,77
Secteur épidémiologique Papiers utilisés sur place 0,04 0,22 11,25 0,13 0,64 33,21
Papiers exportés 0,01 0,06 3,12 0,04 0,20 10,34
Papiers rejetés 0,02 0,12 6,21 0,08 0,39 20,27
Papiers importés 47,11
Secteur pharmacie Papiers utilisés sur place 0,01 0,05 2,65 0,23 1,18 61,27
Papiers exportés 0,002 0,01 0,52 0,01 0,06 2,94
Papiers rejetés 0,03 0,14 7,38 0,07 0,37 19,25
Papiers importés 61,18
Secteur consommable Papiers utilisés sur place 0,05 0,24 12,31 0,22 1,11 57,98
bureautique en milieux
hospitaliers Papiers exportés 0,03 0,16 8,12 0,12 0,61 31,53
Papiers rejetés 0,009 0,04 2,28 0,10 0,52 27,02
En effet, pendant les périodes à fort usage de papiers, les réalisations des projets de traitements
intensifs dans les hôpitaux sont intenses et se font au gré de gros recourt aux produits dont
l’emballage est à base de papiers-cartons, et le rapport administratif et hiérarchique en grandes
quantités que par temps ordinaire, avant et pendant les traitements lors de ces évènements.

2-3-3-3- Flux de matières directs et indirects


i)- Dans les ménages avec le nombre de personnes compris entre [2-5] entre 2019-2020
Enfin, nous évaluons les extractions locales, les extractions locales non utilisées et la
quantité de papier-carton rejetée dans la nature. Déterminer la quantité de papiers-cartons qui sera
pratiquement comptabilisé et déversée dans la nature consiste à savoir également la part du total
de papier-carton consommé calculé, l’extraction locale qui correspond au papier-carton consommé
et l’extraction locale (domestique) inutilisée.

84
Tableau 2.26 : Analyse du flux théorique des papiers de seconde génération dans les ménages
(de [2-5] personnes) entre 2019-2020
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (KILOGRAMMES)
Total en Apport de Papiers (TAP) 22 350,96
Total de Papiers Exigée (TPE) 30 442,36
Total de Papiers Consommé (TPC) 27 761,06

Du tableau suivant, il ressort que les rejets vers la nature (déchets) représentent une part plus
importante que les extractions locales inutilisées.

Tableau 2.27: Analyse du flux théorique des rejets vers la nature, des papiers de seconde
génération dans les ménages (de [2-5] personnes) entre 2019-2020
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (KILOGRAMMES)
Importations 37 082,2
Exportations 1 658,5
Extractions locales 19 830,2
Extractions locales non utilisées 1 215,76
Rejets vers la nature (eau, air et sol) 14 377,8
En somme, la quantité de papier de seconde génération générée réellement est plus élevée que celle
générée théoriquement. Mais, l’extraction locale réelle serait plus faible que celle estimée
théoriquement.

ii)- Dans les secteurs administratifs bureaucratiques publics entre 2019-2020


Le flux moyen de papiers de seconde génération pendant les services publics dans la ville
de Maroua (grammes) est déterminé par le Total en Apport de Papiers (TAP) représentant les
dotations administratives qui est environ de 4,4 tonnes, du Total de Papiers Exigée pour les travaux
hors des temps ordinaires (TPE) évalué à environ 5,3 tonnes, du Total de Papiers Consommé (TPC)
qui représente la quantité de papier utilisé lors de toutes les transactions administratives, évalué à
5,15 tonnes.
Tableau 2.28 : Flux moyen des apports de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua
(grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (grammes)
Total en Apport de Papiers (TAP) 4 399 720
Total de Papiers Exigée (TPE) 5 278 665.6
Total de Papiers Consommé (TPC) 5 151 076,73

85
Le flux moyen de rendement en papiers de seconde génération pendant les services dans la
ville de Maroua (grammes) est déterminé par les Exportations (EXP) représentant les dépêches, les
courriers, les rapports administratifs et autres, qui est environ de 3,7 kilogrammes, des Importations
(IMP) des papiers-cartons pour les travaux hors des temps ordinaires et évènementiel évalué à
environ 5,07 tonnes, du Poids des Echanges Physique (PEP) qui représente la quantité inférentielle
(c’est-à-dire qui lie la quantité de papier présent à la quantité échangé à l’avenir) de papier utilisée
lors de toutes les transactions administratives, évalué à 5,07 tonnes. Le Rendement du Travail
Domestique (RTD) qui correspond à la différence entre le Total de Papier Consommé. La Reserve
Additionnelle Net (excédents en périodes exceptionnelle) est la différence entre le Poids des
Echanges Physiques et le Rendement en Papiers Total : elle équivaut à 3,7 tonnes. Le Rendement
en Papiers Total (RPTO) qui somme le Rendement du Travail Domestique, l’Extraction
Domestique Inutilisée et l’Exportation équivaut à 4,6 tonnes.

Tableau 2.29 : Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération pendant
les périodes atypiques (pendant les services et évènements spéciaux) dans la ville de Maroua
(grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportation (EXP) 3 742,2
Importation (IMP) 5 069 823,73
Poids des Echanges Physique (PEP) 5 066 081,53
Rendement du Travail Domestique (RTD) 3 732 111,07
Rendement en Papiers Total (RPTO) 4 611 056,67
Déterminer la quantité de papiers-cartons qui sera pratiquement déversée dans la nature consiste à
savoir l’extraction locale qui est également la part du total de papier-carton consommée calculée
(équivalent à 5,15 tonnes) et l’extraction locale (domestique) inutilisée qui correspondrait aux
emballages (papiers et cartons ayant servi d’emballage, les restes des objets à base de papiers-
cartons divers) dont la valeur évaluée serait d’environ 124 kilogrammes.
Tableau 2.30: Flux moyen aboutissant aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature
pendant les services dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (grammes)
Importations 5 069 823,73
Exportations 3 742,2
Extractions locales 5 151 076,73
Extractions locales non utilisées 123 846,67
Rejets vers la nature (eau, air et sol) 208 841,87

86
Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) est constitué de la différence entre les importations et la
quantité de papiers-cartons ayant été usité c’est-à-dire, la somme des extractions locales (papiers
consommés et éventuellement les dossiers expirés), de celles inutilisées et des exportations. Sa
valeur serait d’environ 209 kilogrammes.

iii)- Dans les secteurs des PME et PMI entre 2019-2020


Le flux moyen de papiers de seconde génération pendant les services publics dans les
secteurs des PME et PMI dans la ville de Maroua (grammes) est déterminé par le Total en Apport
de Papiers (TAP) représentant les tous les produits à base de papier carton qui est environ de 482
kilogrammes, le Total de Papiers Exigée pour les travaux tant à l’intérieur que hors de la ville
pendant les temps ordinaires (TPE) évalué à environ 524 kilogrammes, du Total de Papiers
Consommé (TPC) qui représente la quantité de papier utilisé lors de toutes les transactions
commerciales, évalué à 448 kilogrammes.
Tableau 2.31: Flux moyen des apports de papiers de seconde génération dans la ville de Maroua
(grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (grammes)
Total en Apport de Papiers (TAP) 482 378
Total de Papiers Exigée (TPE) 523 957,2
Total de Papiers Consommé (TPC) 448 156,8

Le flux moyen relatif au rendement en papiers de seconde génération pendant les services dans la
ville de Maroua (grammes) est déterminé par les Exportations (EXP) représentant les commandes
des produits à base du papier carton et autres, qui est environ de 41 kilogrammes, des Importations
(IMP) des papiers-cartons pour les travaux hors de la ville pendant les temps ordinaires et
évènementiel évalué à environ 565 kilogrammes, du Poids des Echanges Physique (PEP) qui
représente la quantité inférentielle (c’est-à-dire qui lie la quantité de papier présent à la quantité
échangé à l’avenir) de papier utilisée lors de toutes les transactions commerciales, évalué à environ
524 kilogrammes. . La Reserve Additionnelle Net (excédents en périodes exceptionnelle) est la
différence entre le Poids des Echanges Physiques et le Total des Apports en Papiers. Le Rendement
du Travail Domestique (RTD) qui correspond à la différence entre le Total de Papier Consommé :
elle équivaut à 406 kilogrammes. Le Rendement en Papiers Total (RPTO) qui somme le Rendement
du Travail Domestique, l’Extraction Domestique Inutilisée et l’Exportation équivaut à 455
kilogrammes.

87
Tableau 2.32: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la
ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportation (EXP) 41 579,2
Importation (IMP) 565 536,4
Poids des Echanges Physique (PEP) 523 957.2
Rendement du Travail Domestique (RTD) 406 577,6
Rendement en Papiers Total (RPTO) 455 514,8
Déterminer la quantité de papiers-cartons qui sera pratiquement déversée dans la nature consiste à
savoir l’extraction locale qui est également la part du total de papier-carton consommée calculée
(équivalent à 448 kilogrammes) et l’extraction locale (domestique) inutilisée qui correspondrait
aux emballages (papiers et cartons ayant servi d’emballage, les restes des objets à base de papiers-
cartons divers) dont la valeur évaluée serait d’environ 34 kilogrammes.
Tableau 2.33: Flux moyen aboutissant aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature
pendant les services dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportations 41 579,2
Importations 565 536,4
Extractions locales 448 156,8
Extractions locales non utilisées 34 221,2
Rejets vers la nature (eau, air et sol) 41579, 2

iv)- Dans les organisations privées entre 2019-2020


Le flux moyen de papiers de seconde génération pendant les services publics dans les
secteurs des organisations privées dans la ville de Maroua (grammes) est déterminé par le Total en
Apport de Papiers (TAP) représentant tous les produits à base de papier carton qui est environ de
3 811 kilogrammes, le Total de Papiers Exigée pour les travaux tant à l’intérieur que hors de la
ville pendant les temps ordinaires (TPE) évalué à environ 3 847 kilogrammes, du Total de Papiers
Consommé (TPC) qui représente la quantité de papier utilisé lors de toutes les transactions
commerciales, évalué à 3 119 kilogrammes.

Le flux moyen relatif au rendement en papiers de seconde génération pendant les services
dans la ville de Maroua (grammes) est déterminé par les Exportations (EXP) représentant les
commandes des produits à base du papier carton et autres, qui est environ de 771 kilogrammes, des
Importations (IMP) des papiers-cartons pour les travaux hors de la ville pendant les temps
ordinaires et évènementiel évalué à environ 3 062 kilogrammes, du Poids des Echanges Physique

88
(PEP) qui représente la quantité inférentielle (c’est-à-dire qui lie la quantité de papier présent à la
quantité échangé à l’avenir) de papier utilisée lors de toutes les transactions, évalué à environ 2 291
kilogrammes.

Tableau 2.34 : Flux moyen des apports de papiers de seconde génération des organisations privées
dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Total en Apport de Papiers (TAP) 3 811 515,07
Total de Papiers Exigée (TPE) 3 846 963,47
Total de Papiers Consommé (TPC) 3 119 584

La Reserve Additionnelle Net (excédents en périodes exceptionnelle) est la différence entre


le Poids des Echanges Physiques et le Total des Apports en Papiers. Le Rendement du Travail
Domestique (RTD) qui correspond à la différence entre le Total de Papier Consommé : elle
équivaut à 4 639 kilogrammes. Le Rendement en Papiers Total (RPTO) qui somme le Rendement
du Travail Domestique, l’Extraction Domestique Inutilisée et l’Exportation équivaut à 5 410
kilogrammes.

Tableau 2.35: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la
ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportation (EXP) 770 705,87
Importation (IMP) 3 062 472,4
Poids des Echanges Physique (PEP) 2 291 766,53
Rendement du Travail Domestique (RTD) 4 639 332,54
Rendement en Papiers Total (RPTO) 5 410 038,41

Déterminer la quantité de papiers-cartons qui sera pratiquement déversée dans la nature consiste à
savoir l’extraction locale qui est également la part du total de papier-carton consommée calculée
(équivalent à 771 kilogrammes) et l’extraction locale (domestique) inutilisée qui correspondrait
aux emballages (papiers et cartons ayant servi d’emballage, les restes des objets à base de papiers-
cartons divers) dont la valeur évaluée serait d’environ 22 kilogrammes.

89
Tableau 2.36: Flux moyen sensé aboutir aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature
pendant les services par les organisations privées dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportations 770 705,87
Importations 3 062 472,4
Extractions locales 3 119 584
Extractions locales non utilisées 21 663,2
Rejets vers la nature (eau, air et sol) 849 480, 67

Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) est constitué de la différence entre les importations et la
quantité de papiers-cartons ayant été usité c’est-à-dire, la somme des extractions locales (papiers
consommés et éventuellement les dossiers expirés), de celles inutilisées et des exportations. Sa
valeur serait d’environ 849 kilogrammes égalant la valeur des exportations des produits utilisant
du papiers-cartons.

v)-Dans les établissements d’enseignement dans la ville de Maroua entre 2019-2020


Le flux moyen de papiers de seconde génération pendant les services publics dans les
secteurs des établissements scolaires et académiques dans la ville de Maroua (grammes) est
déterminé par le Total en Apport de Papiers (TAP) représentant tous les produits à base de papier
carton qui est environ de 209,5 kilogrammes, le Total de Papiers Exigée pour les travaux tant à
l’intérieur que hors de la ville pendant les temps ordinaires (TPE) évalué à environ 239
kilogrammes, du Total de Papiers Consommé (TPC) qui représente la quantité de papier utilisé lors
de toutes les transactions commerciales, évalué à 203 kilogrammes.

Le flux moyen relatif au rendement en papiers de seconde génération pendant les services dans la
ville de Maroua (grammes) est déterminé par les Exportations (EXP) représentant les copies et
autres documents (dossiers), qui est environ de 36 kilogrammes, des Importations (IMP) des
papiers-cartons pour les travaux pendant les temps ordinaires et évènementiel évalué à environ 179
kilogrammes, du Poids des Echanges Physique (PEP) qui représente la quantité inférentielle (c’est-
à-dire qui lie la quantité de papier présent à la quantité échangé à l’avenir) de papier utilisée lors
de toutes les transactions, évalué à environ 143 kilogrammes.

90
Tableau 2.37: Flux moyen des apports de papiers de seconde génération des organisations privées
dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Total en Apport de Papiers (TAP) 209 526,76
Total de Papiers Exigée (TPE) 239 273,45
Total de Papiers Consommé (TPC) 203 507,46

La Reserve Additionnelle Net (excédents en périodes exceptionnelle) est la différence entre le


Poids des Echanges Physiques et le Total des Apports en Papiers. Le Rendement du Travail
Domestique (RTD) qui correspond à la différence entre le Total de Papier Consommé : elle
équivaut à 21 019 kilogrammes. Le Rendement en Papiers Total (RPTO) qui somme le Rendement
du Travail Domestique, l’Extraction Domestique Inutilisée et l’Exportation équivaut à 21054
kilogrammes.

Tableau 2.38: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la
ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportation (EXP) 35 757,99
Importation (IMP) 179 246,67
Poids des Echanges Physique (PEP) 143 488,68
Rendement du Travail Domestique (RTD) 21 018 714,08
Rendement en Papiers Total (RPTO) 21 054 472,07

Déterminer la quantité de papiers-cartons qui sera pratiquement déversée dans la nature consiste à
savoir l’extraction locale qui est également la part du total de papier-carton consommée calculée
(équivalent à environ 209 kilogrammes) et l’extraction locale (domestique) inutilisée qui
correspondrait aux emballages (papiers et cartons ayant servi d’emballage, les restes des objets à
base de papiers-cartons divers) dont la valeur évaluée serait d’environ 5,5 kilogrammes.
Tableau 2.39: Flux moyen sensé aboutir aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature
pendant les services par les organisations privées dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportations 35 757,99
Importations 179 246,67
Extractions locales 209 526,76
Extractions locales non utilisées 5 477,90
Rejets vers la nature (eau, air et sol) 71 515,98

91
Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) est constitué de la différence entre les importations
et la quantité de papiers-cartons ayant été usité c’est-à-dire, la somme des extractions locales
(papiers consommés et éventuellement les dossiers expirés), de celles inutilisées et des
exportations. Sa valeur serait d’environ 71,5 kilogrammes nettement supérieure à la valeur des
exportations des papiers-cartons.

vi) - Dans les établissements hospitaliers dans la ville de Maroua entre 2019-2020
Le flux moyen (grammes) de papiers de seconde génération pendant les services publics
dans les secteurs des établissements hospitaliers dans la ville de Maroua est déterminé par le Total
en Apport de Papiers (TAP) représentant tous les produits à base de papier carton qui est environ
293,6 kilogrammes, le Total de Papiers Exigée pour les travaux tant à l’intérieur que hors de la
ville pendant les temps ordinaires (TPE) évalué à environ 309,9 kilogrammes, du Total de Papiers
Consommé (TPC) qui représente la quantité de papier utilisé lors de toutes les transactions
commerciales, évalué à 235 kilogrammes.

Tableau 2.40 : Flux moyen des apports de papiers de seconde génération des établissements
hospitaliers dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Total en Apport de Papiers (TAP) 293 584,1
Total de Papiers Exigée (TPE) 309 892,3
Total de Papiers Consommé (TPC) 235 220,6

Le flux moyen relatif au rendement en papiers de seconde génération pendant les services des
établissements hospitaliers dans la ville de Maroua (grammes) est déterminé par les Exportations
(EXP) représentant les emballages des médicaments, les papiers utilisés pour les ordonnances et
autres documents (dossiers), qui est environ de 75 kilogrammes, des Importations (IMP) des
papiers-cartons pour les travaux pendant les temps ordinaires et évènementiel évalué à environ 230
kilogrammes, du Poids des Echanges Physique (PEP) qui représente la quantité inférentielle (c’est-
à-dire qui lie la quantité de papier présent à la quantité échangé à l’avenir) de papier utilisée lors
de toutes les transactions, évalué à environ 155,1 kilogrammes. La Reserve Additionnelle Net
(excédents en périodes exceptionnelle) est la différence entre le Poids des Echanges Physiques et
le Total des Apports en Papiers. Le Rendement du Travail Domestique (RTD) qui correspond à la
différence entre le Total de Papier Consommé : elle équivaut à 374 kilogrammes. Le Rendement

92
en Papiers Total (RPTO) qui somme le Rendement du Travail Domestique, l’Extraction
Domestique Inutilisée et l’Exportation équivaut à 459,2 kilogrammes.

Tableau 2.41: Flux moyen aboutissant aux rendements de papiers de seconde génération dans la
ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportation (EXP) 74 671,7
Importation (IMP) 229 840,5
Poids des Echanges Physique (PEP) 155 168,8
Rendement du Travail Domestique (RTD) 373 635,9
Rendement en Papiers Total (RPTO) 459 235,7

Déterminer la quantité de papiers-cartons qui sera pratiquement déversée dans la nature consiste à
savoir l’extraction locale qui est également la part du total de papier-carton consommée calculée
(équivalent à environ 235,2 kilogrammes) et l’extraction locale (domestique) inutilisée qui
correspondrait aux emballages (papiers et cartons ayant servi d’emballage, les restes des objets à
base de papiers-cartons divers) dont la valeur évaluée serait d’environ 11 kilogrammes.

Tableau 2.42: Flux moyen sensé aboutir aux rejets de papiers de seconde génération dans la nature
pendant les services par les établissements hospitaliers dans la ville de Maroua (grammes)
DONNEES DU FLUX QUANTITÉ (GRAMMES)
Exportations 74 671,7
Importations 229 840,5
Extractions locales 235 220,6
Extractions locales non utilisées 10 928,1
Rejets vers la nature (eau, air et sol) 90 979,9

Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) est constitué de la différence entre les importations et la
quantité de papiers-cartons ayant été usité c’est-à-dire, la somme des extractions locales (papiers
consommés et éventuellement les dossiers expirés), de celles inutilisées et des exportations. Sa
valeur serait d’environ 91 kilogrammes nettement supérieure à la valeur des exportations des
papiers-cartons.

2-3-3-4- Flux intérieurs à la ville de Maroua


Les flux des importations à l’intérieur de la ville de Maroua ont été comparés au flux national
importé, afin de déterminer la différence des flux. Il ressort qu’entre 2019-2020, il serait consommé
environ 40,35 kilogrammes par jour en milieu urbain et environ 29,55 kilogrammes par jour en

93
milieu rural. Soit 25,5 tonnes de papier carton aurait été consommé entre décembre 2019 et
décembre 2020.

Tableau 2.43 : Poids des importations intérieures et nationales


Code Libellés Poids Poids
Importation Nationale Importation vers Maroua
2020 (kilogramme) 2020 (kilogramme)
48 Papiers et cartons 92859 5670,12
48.02 Papiers et cartons (Matières 17905 923,11
premières)
48.04 Papiers et cartons (Matières 114411 161,15
premières)
48.05 Papiers et cartons (Matières 8601 8,2
premières)
48.10 Papiers et cartons (Matières 9083 9,22
premières)
49 Produits de l’imprimerie et 6001 13,33
l’édition
40.01 Livres et brochures 2718 12,80
49.02 Journaux et périodique 431 8
TOTAL 252 009 6805,93

De la différence des flux constatés, il ressort que la grande partie des importations dans la ville de
Maroua sont exportés ailleurs et qu’une quantité inférieure aux flux national n’est pas utilisée sur
le territoire de la ville de Maroua

2-3-4- Compilation des calculs du flux global des données pratiques sur les déchets papiers
dans la ville de Maroua entre 2019-2020

Dans la ville de Maroua, le flux global (kilogrammes) de papiers de seconde génération


pendant les services publics et usagers est déterminé par des calculs compellatifs simples.

Dans les ménages, les flux les plus élevés sont ceux du Total en Apport de Papiers (TAP), du Total
de Papiers Exigée (TPE), du Total de Papiers Consommé (TPC) et des exportations dont le pic est
majeur (37 082 kilogrammes), tandis que les Importations et les Rendements du Travail
Domestique par rapport aux autres milieux enquêtés.

Dans le secteur de l’administration et de la bureautique, tous les flux sont plus ou moins au même
niveau. Le flux le plus élevés est celui du Total de Papiers Exigée (TPE) (5 278 kilogrammes),

94
tandis que les Exportations sont très faibles (04 kilogrammes) par rapport aux autres milieux
enquêtés.
Tableau 2.44: Flux moyen global sensé aboutir l’évaluation des rendements dans les locaux des
services rendu par l’usage de papiers de seconde génération pendant les services dans la ville de
Maroua (kilogrammes)
Flux quantitatif Ménage Secteur Secteur PME et Organisation Etablissements
(kilogrammes) bureaucratique enseignement PMI Privée (O N G hospitaliers
Internationale, O
N G Nationale, O
N G Locale)
Total en Apport de 22 351 4 399 209 482 3 811 293
Papiers (TAP)
Total de Papiers 30 442 5 278 239 523 3 847 310
Exigée (TPE)
Total de Papiers 27 761 5 151 203 448 3 119 235
Consomme (TPC)
Exportation (EXP) 37 082 4 36 41 771 75
Importation (IMP) 1 658 5 069 179 565 3 062 230
Poids des Echanges 19 830 5 066 143 524 2 292 155
Physique (PEP)
Rendement du Travail 1 216 3 732 21 018 406 4 639 374
Domestique (RTD)

Rendement en Papiers 14 378 4 611 21 054 455 5 410 459


Total (RPTO)

Dans le secteur enseignement, les Rendements en Papiers Total (RPTO) et les Rendements du
Travail Domestique des papiers-cartons de seconde génération sont plus élevés. Le flux le plus
élevés est celui du Rendements en Papiers Total (RPTO) évalué à 21 054 kilogrammes : ceci se
traduirait par le ravitaillement quasi constant des usagers en papier et carton. Les Exportations sont
très faibles (36 kilogrammes) par rapport aux autres milieux enquêtés.
Dans le secteur commercial des PME et PMI, tous les flux sont relativement plus ou moins au
même niveau. Le flux le plus élevés est celui des Importations (IMP) (565 kilogrammes), tandis
que les Exportations des papiers-cartons de seconde génération sont très faibles, soit 41
kilogrammes.
Dans le secteur des organisations privées (O N G Internationale, O N G Nationale, O N G Locale),
les Rendements en Papiers Total (RPTO) sont plus élevés (5410 kilogrammes) suivi du Rendement
du Travail Domestique des papiers-cartons de seconde génération (4639 kilogrammes). Les
Exportations des papiers-cartons de seconde génération sont très faibles, soit 771 kilogrammes.

95
Dans le secteur hospitalier, les Rendements en Papiers Total (RPTO) et les Rendements du Travail
Domestique des papiers-cartons de seconde génération sont plus élevés. Le flux le plus élevés est
celui du Rendements en Papiers Total (RPTO) évalué à 459 kilogrammes : ceci se traduit par le
ravitaillement quasi constant des usagers en produits à base de papier et carton. Les Exportations
sont très faibles (75 kilogrammes) par rapport aux autres milieux enquêtés.

Globalement, le flux du Rendement Total en Papiers de seconde génération pendant les


services dans la ville de Maroua est le plus élevé, soit environ 46 tonnes, représentant les
emballages, des contenants, les papiers utilisés pour divers usages et autres documents (dossiers).

Le Total de Papier Exigé (TPE) représente le deuxième flux généré dans la ville de Maroua.
Ce flux est dû au Total des Apports en Papiers-cartons soutenu par un important flux des
importations pendant les périodes où la production des papiers cartons de seconde génération est
maximum. Sa valeur globale serait alors d’environ 41 tonnes.

Le Total de Papier Consommé (TPC) représente le quatrième flux le plus généré dans la
ville de Maroua. Ce flux est due au retranchement des exportations de la totalité des Papiers-cartons
exigés non soutenu par le flux des exportations pendant les périodes où la production des papiers
cartons de seconde génération est n’est pas généré de manière optimale. Sa valeur globale serait
alors d’environ 37 tonnes.

Le Total en Apport de Papiers (TAP) représente le cinquième flux le plus généré dans la
ville de Maroua. Ce flux est représentatif de la totalité des Papiers-cartons utilisé dans les locaux
soutenus par le flux des importations pendant les périodes où la production des papiers cartons de
seconde génération est générée de manière optimale. Sa valeur globale serait alors d’environ 31,5
tonnes.

Le Rendement du Travail Domestique (RTD) représente le sixième flux le plus généré dans
la ville de Maroua. Il correspond à la différence entre le Total de Papier Consommé et la Reserve
Additionnelle Net (excédents en périodes exceptionnelle). Sa valeur globale serait alors d’environ
31,4 tonnes.

Enfin, le Poids des Echanges Physique (PEP) qui représente le septième flux le plus généré
dans la ville de Maroua. C’est aussi la quantité différenciée (c’est-à-dire qui lie la quantité de papier
présent à la quantité échangé à l’avenir) utilisée lors de toutes les transactions, est évalué à environ

96
28,01 tonnes. Il correspond plus exactement au poids des échanges entre les importations et des
exportations des produits à base de papier-carton de seconde génération.

97
RENDEMENT EN PAPIERS TOTAL (RPTO)
Variables globales des flux directs et indirects de papiers-cartons

RENDEMENT DU TRAVAIL DOMESTIQUE (RTD)

POIDS DES ECHANGES PHYSIQUE (PEP)


dans la ville de Maroua

IMPORTATION (IMP)

EXPORTATION (EXP)

TOTAL DE PAPIERS CONSOMME (TPC)

TOTAL DE PAPIERS EXIGÉE (TPE)

TOTAL EN APPORT DE PAPIERS (TAP)

0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 35 000 40 000 45 000 50 000
Valeurs des données (kilogrammes)

Graphique 2.1: Quantité moyenne globales relatives aux flux directs et indirects du papier-carton pendant les services divers dans la
ville de Maroua (kilogrammes) entre 2019-2020

98
2-3-5- Analyse pratique du flux global des déchets papiers-cartons entre 2019-2020

Globalement, le flux des Rejets Total en Papiers de seconde génération vers la nature (eau,
air et sol) pendant les services dans la ville de Maroua est le plus élevé, soit environ 81,7 tonnes,
représentant les emballages, des contenants, les papiers utilisés et inutilisés pour divers usages et
autres documents (dossiers).

Tableau 2.45: Flux moyen global sensé aboutir à l’estimation quantitative des rejets de papiers de
seconde génération dans la nature pendant les services dans la ville de Maroua (kilogrammes)

Ménages Secteur Secteur PME Organisations Etablissements


bureaucratique enseignement et privées (O N G hospitaliers
PMI Internationale, O
N G Nationale, O
N G Locale)
Exportation 37 082 4 36 41 771 75
(EXP)
Importation 1 658 5 069 179 565 3 062 230
(IMP)
Extractions 27 761 5 151 203 448 3 119 235
locales
Extractions 9 321 5 147 167 407 2 348 160
locales non
utilisées
Rejets vers la 72 506 5 233 227 331 3 176 240
nature (eau,
air et sol)

Dans les ménages, tous les flux sont les plus élevés que ceux des autres secteurs enquêtés. Les
Exportation (EXP) dans les ménages représentent 97,56% du Total en Exportation. Les Importation
(IMP) dans les ménages représentent 15,40% du Total en Importation. Les Extractions locales
(ExtraLo) dans les ménages représentent 75,12% du Total en Extractions locales (ExtraLo). Les
Extractions locales non utilisées (ExtraLoI) dans les ménages représentent 53,11% du Total en
Extractions locales non utilisées(ExtraLoI). Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) des ménages
représentent 88,73% du Total en Rejets vers la nature (eau, air et sol).

Dans le secteur de l’administration et de la bureautique, les Exportation (EXP) très faible


représentent 0,01% du Total en Exportation entre 2019-2020. Les Importation (IMP) dans le même
secteur représentent 47,1% du Total en Importation. Les Extractions locales (ExtraLo) représentent
13,95% du Total en Extractions locales (ExtraLo). Les Extractions locales non utilisées (ExtraLoI)
représentent 29,33% du Total en Extractions locales non utilisées(ExtraLoI). Les Rejets vers la
nature (eau, air et sol) représentent 6,40% du Total en Rejets vers la nature (eau, air et sol).

99
Dans le secteur enseignement, les Exportation (EXP) très faible représentent 0,09% du Total en
Exportation entre 2019-2020. Les Importation (IMP) dans le même secteur représentent 1,66% du
Total en Importation. Les Extractions locales (ExtraLo) représentent 0,55% du Total en Extractions
locales (ExtraLo). Les Extractions locales non utilisées (ExtraLoI) représentent 0,95% du Total en
Extractions locales non utilisées(ExtraLoI). Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) représentent
0,28% du Total en Rejets vers la nature (eau, air et sol).

Dans le secteur commercial des PME et PMI, les Exportation (EXP) très faible représentent 0,11%
du Total en Exportation entre 2019-2020. Les Importation (IMP) dans le même secteur représentent
0,05% du Total en Importation. Les Extractions locales (ExtraLo) représentent 1,21% du Total en
Extractions locales (ExtraLo). Les Extractions locales non utilisées (ExtraLoI) représentent 2,32%
du Total en Extractions locales non utilisées(ExtraLoI). Les Rejets vers la nature (eau, air et sol)
représentent 0,40% du Total en Rejets vers la nature (eau, air et sol).

Dans le secteur des organisations privées (O N G Internationale, O N G Nationale, O N G Locale),


les Exportation (EXP) très faible représentent 2,03% du Total en Exportation entre 2019-2020. Les
Importation (IMP) dans le même secteur représentent 28,45% du Total en Importation. Les
Extractions locales (ExtraLo) représentent 8,45% du Total en Extractions locales (ExtraLo). Les
Extractions locales non utilisées (ExtraLoI) représentent 13,38% du Total en Extractions locales
non utilisées(ExtraLoI). Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) représentent 3,89% du Total en
Rejets vers la nature (eau, air et sol).

Dans le secteur hospitalier, les Exportation (EXP) très faible représentent 0,20% du Total en
Exportation entre 2019-2020. Les Importation (IMP) dans le même secteur représentent 2,14% du
Total en Importation. Les Extractions locales (ExtraLo) représentent 0,64% du Total en Extractions
locales (ExtraLo). Les Extractions locales non utilisées (ExtraLoI) représentent 0,91% du Total en
Extractions locales non utilisées(ExtraLoI). Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) représentent
0,30% du Total en Rejets vers la nature (eau, air et sol).

100
Etablissements hospitaliers

Organisation PRIVEE (O N G Internationale, O N G NATIONALE, O N G Locale)


SECTEURS D'ACTIVITÉS ÉTUDIÉS

PME et PMI

Secteur enseignement

Secteur administratif et bureaucratique

Ménages

0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000

VALEURS DES DONNÉES RELATIVES AUX FLUX ENTRANT ET SORTANT DES DEHETS PAPIERS-CARTONS DANS LA VILLE DE MAROUA
(KILOGRAMMES)
Rejets vers la nature (eau, air et sol) Extractions locales non utilisées Extractions locales Importation (IMP) Exportation (EXP)

Graphique 2.2: Quantité moyenne de rejets vers la nature du papier de seconde génération pendant les services divers dans la ville de
Maroua (kilogrammes) entre 2019-202

101
Déterminer le total de la quantité de papiers-cartons qui sera pratiquement déversée dans la nature
consiste à savoir l’extraction locale qui est également la part du total de papier-carton consommée
calculée (équivalent à environ 37 tonnes) et l’extraction locale (domestique) inutilisée qui
correspondrait aux emballages (papiers et cartons ayant servi d’emballage, les restes des objets à
base de papiers-cartons divers) dont la valeur évaluée serait d’environ 17,5 tonnes.
Les Importations totales des matières en papier-cartons à Maroua s’évaluent à 10,8 tonnes (soit
16,5% du flux entrant), inferieures aux résultats obtenus de l’économie en Île-de-France qui se
caractérise par un volume des importations à hauteur de 145 Mégatonnes (soit 67% du flux entrant)
et 8,6 tonnes/habitant en Wallonie (Athanassiadis, 2015). L’Exportation des matières en papier-
cartons à Maroua s’évaluent à 38 tonnes (soit 31,74% du flux sortant) supérieures aux résultats
obtenus de l’économie en Île-de-France dont l’exportation est importante (soit 31 % du flux sortant)
et 12 tonnes/habitant en Wallonie (Athanassiadis, 2015)

Globalement, les Rejets vers la nature (eau, air et sol) sont constitués de la différence entre les
importations et la quantité de papiers-cartons ayant été usité c’est-à-dire, la somme des extractions
locales (papiers consommés et éventuellement les dossiers expirés), de celles inutilisées et des
exportations. Sa valeur serait d’environ 81,7 tonnes pendant les périodes avec usage intensif des
matières à base de papier-carton et 65,2 tonnes pendant les périodes sans activités d’envergure. Ces
rejets, dans tous les cas, sont nettement supérieurs à la valeur des exportations des papiers-cartons
mais inférieur aux rejets des déchets en Wallonie en 2011, chiffré à 16tonnes/habitants
(Athanassiadis, 2015). A Mohammedia (Maroc), la portion des déchets carton et papier est de 8670
tonne/an soit 11,03% (El Maguiri, et al., 2016)

Un habitant de la ville de Maroua produit théoriquement en moyenne 1,3 gramme/jour soit 1,2
gramme/jour en milieu rural et 2,4grammes/jour en milieu urbain tandis qu’un habitant de
Bujumbura produit en moyenne 0,6 Kg de déchets municipaux par jour dont 6% (36g) sont des
papiers-cartons (Mizero, et al., 2015). Il est consommé théoriquement 25,5 kilogrammes/an de
papiers-carton consommé entre 2019-2020 dans un ménage d’au moins 5 personnes à Maroua
tandis que 16,6% papier dans 0,13 kg/habitant urbain/jour à Ogbomosho (Nigeria) (Obiora, et al.,
2019, Afon, 2007). Au Caire en Egypte, les papier-cartons représentent 10% des déchets (Mohamed

102
et Nanis, 2015), 5,4% de carton et 5,2% du papier par an dans une ville Sud-africaine (Liebenberg,
2017), 150 tonnes/an à Nairobi de papier sont collectés par Chandaria Industries (2012).

81 709
100 000
Quantité en tonnes

80 000 65 255
38 009 36 917
60 000
38 009 36 917 17 570
10 763
40 000
17 550
10 763
20 000

0
Importations Exportations Extractions Extractions Rejets vers la
locales locales non nature (eau, air
utilisées et sol)
Flux globaux entrant et sortant de matière en papier-cartons dans la ville de

Quantité mésurée (tonnes) Quantité estimée (tonnes)

Graphique 2.3: Quantité globale des matières en papiers-cartons entrant et sortant réelle pendant
les services divers dans la ville de Maroua (kilogrammes) entre 2019-2020

La présente étude avait pour objectif la détermination des flux de matières en papiers-carton
et d’énergie cruciaux dans la ville de Maroua, ainsi que les secteurs économiques stratégiques pour
une transition du territoire vers l’économie circulaire. La méthode utilisée était la méthode Eurostat
excluant les consommations en eau ainsi que les échanges inter-régionaux. Les aspects socio-
économiques n’ont pas été pris en compte.

La figure 2.12 reprend les différents flux de matières en papiers-cartons dans la ville de Maroua en
tonne par habitant. Cette image des flux de matières mobilisés à Maroua reprend l’extraction
intérieure (constitué essentiellement des minéraux), les importations de matières premières
jusqu’au produits finis en papiers-cartons, les flux cachés liés aux importations, les exportations
dans les autres contré frontalière à Maroua et le reste du Monde ainsi que les matières d’équilibrage
(autres flux émis dans l’environnement) permettant d’équilibrer le bilan.

103
Matières mobilisées par Maroua en 2019 en tonnes/habitant

Extractions Extraction
Reste du monde intérieures
intérieures
utilisées inutilisées
37 T/hbt 6,8 T/hab
Importation
Internationale3,9 T/hab Exportations

ENVIRONNEMENT
internationales 38 T/hab
Economie de Maroua
Production
Flux indirect lié à
Recyclage/Valorisation
l’Importation 6,8 T/hab
Consommation Emission dans
Autres régions l’environnement 81,7/hab
Importations inter-
régionales
Addition nette
au stock de Matières d’équilibrages
bien durables
40,9T/hbt
Flux Indirect lié aux Exportations inter-
Importations régionales

Figure 2.14: Flux de matières à Maroua pour l’année 2020 en tonne

2-4- Etude des performances environnementales et analyse du cycle de vie des déchets
papiers et carton dans la ville de Maroua

2-4-1- Analyse des impacts du potentiel durable des déchets papiers dans la ville de Maroua
2-4-1-1- Evaluation quantitative des déchets de ferraille
Les quantités de ferrailles obtenues lors du tri sélectif est équivalent à 123,2 g/kg (soit 12,32%) de
déchets papiers et carton. Après avoir enlevé les papiers, les polluants en fer répertoriés sont les
reliures métaux (agrafé) (22,4 g/kg), des fils d’attaches (18,3g/kg), reliure Wire-O (12,6g/kg),
reliure à vis (21,2g/kg), crocs de soudures pour carton (12,3g/kg), agrégat de colle (19,7g/kg), sable
(16,7). Les données détaillées ont été consignés dans le tableau suivant :

104
Tableau 2.46 : Quantité de polluant issu du nettoyage des déchets papier
Catégories Quantité Quantité Quantité Quantité Quantité Quantité Quantité
reliure fils reliure reliure à crocs de agrégat sable
métal d’attaches / Wire-O / vis/ soudures de colle (g/kg)
(agrafé) / kilogramme kilogramme kilogramme pour (g/kg)
kilogramme de papier de papier de papier carton
de papier (g/Kg) (g/Kg) (g/Kg) kraft
(g/Kg) (g/Kg)
Papiers 4,9 2,8 4,2 8 1,8 9,1 5,4
d’impression,
de bureau,
journaux et
assimilés
Papiers 7,3 3,7 3,1 4,7 2,7 4,8 1,7
d’impression
et cahiers
pour élèves
Emballages 8,9 9 ,9 4,1 3,6 4,9 3,7 3,7
papiers
Carton et 1,3 1,9 1,2 4,9 2,9 2,1 5,9
assimilés
TOTAL 22,4 18,3 12,6 21,2 12,3 19,7 16,7

Les différents polluants obtenus sont des métaux parfois enrobés de métaux lourds. Les métaux
lourds présentent divers effets indésirables sur la santé humaine et animale et même pour
l’environnement de manière plus globale (Meou et Le Clerc, 1999 ; Report, 2002 ; François, 2004
et Aloueimine, 2006) :
- Le cobalt est peu toxique mais bioaccumulable. Dans les déchets, il provient principalement
de l’encre utilisée dans les constituants de la fraction papier (emballage papier, brochures,
magazines, etc.) et des colorants utilisés dans le textile.

- La toxicité du cuivre se manifeste par des gastro-entérites avec nausées et des irritations
intestinales. Dans les ordures ménagères, il provient des catégories papier et cartons (encre,
agrafes, trombone, vernis…), des textiles (colorants, fermetures, boutons, …), des métaux
(fils électriques, tuyaux, robinet, …), des spéciaux (aérosols) et éventuellement des fines
(agrafes, trombones, boutons, …).

- La toxicité du plomb se manifeste par des troubles du système nerveux, en particulier chez
l’enfant, et l’affection du foie et des reins. On le trouve dans les papiers et cartons (encres
d’imprimerie), les combustibles non classés (stabilisants dans les caoutchoucs) et les déchets
spéciaux (aérosols), les vernis et peintures.

105
- Le zinc est peu toxique. Outre les métaux, ses sources dans les ordures ménagers sont les
catégories de papier cartons (encres), de textiles (fermetures et boutons) textiles sanitaires
(crème de soin pour bébé à base d’oxyde de zinc), déchets spéciaux (piles, batteries, aérosols)

Du point de vue économique, par extrapolation, pour une quantité annuelle de déchets papiers-
cartons de 81713kg, il pourrait être extrait 10 067,04 kg de polluant d’origine métallique.
L’activité de tri est réalisée par Dzokom (2015), à la décharge de Yonkolé à Maroua permis de
déterminer les prix des objets métalliques récupérables, regroupés dans le tableau suivant :
Tableau 2.47: Prix des déchets métalliques vendus par le secteur informel
Objets métalliques recyclables Prix par kilogramme (FCFA)
Fer (acier et assimilé) 50
Aluminium (inox et assimilé) 600
Cuivre (et assimilé) 2000
Autres alliages 500-10 000
Les 10,06tonnes de métaux extraits pourraient fournir un gain allant de 503 352,08 FCFA à 100
670 416 FCFA. Du point de vue social, ce gain à lui seul est susceptible de générer de l’emploi
pour 1à 35 jeunes recycleurs dans le domaine des métaux. Du point de vue écologique, cette même
quantité de métaux serait préservée.

2-4-1-2- Impacts écologiques


Les émissions du papier incinéré dans un four artisanal que nous avons analysé ont été répertoriées
dans le tableau suivant :
Tableau 2.48 : Emissions des papiers cartons non traité incinérés
Matériaux émissions Quantité de gaz produit par Norme des concentrations
les fumées (ppm) dans le gaz (ppm)1
Dioxyde de carbone (CO2) 100 320,07 40 000-880 000
Monoxyde du carbone (CO) 4 265,7 10-30 000
Méthane (CH4) 462,65 600 000-850 000
NO2 190 285 0-825 000
SO2 68 10-70
Poussières 100 162 /
Cendre 290 235,7 /
1: NIOSH: National Institute for Occupational Safety and Health

106
D’après Ba’a (2011), 364,200 kg de déchets papier peut produire 616,7 GJ comme énergie
nécessaire à la combustion des gaz rentrant dans les émissions.
Ainsi, l’analyse des impacts des déchets papiers cartons dans la ville de Maroua a permis de les
répertorié dans le tableau 2.47 :
Tableau 2.49 : Analyse des impacts majeurs
Caractéris Importa Qualité Probabilité Probabilité Réversi Durée Intensit Etendue
tiques nce (Négative, d’occurren d’évite bilité d’apparit é (Locale,
(majeur, positive) ce Ment (Oui, (Oui, ion (Forte, diffuse)
mineur) (Probable, Non) Non) (Court Moyen
Certain) terme, ne,
Moyen faible)
Impacts terme,
Long
terme)
Pollution Mineur - Certain Oui Oui Court Moyenn Locale,
de l’air terme, e
Dégradatio Mineur - Probable Oui Oui Moyen Faible Locale et,
n du sol. terme, diffuse
Maladies Majeur + Certain Oui Oui Court et Moyenn Locale
respiratoir Long e
es terme
Création Majeur + Certain Oui Oui Court et Forte Locale
d’emplois Long
terme
Pollution Majeur + Certain Oui Oui Court et Moyenn Locale et
de l’eau Moyen e diffuse
terme,
Pollution Mineur - Certain Oui Oui Court er, Faible Locale
du sol Long et
terme diffuse
A- Bilan carbone de la valorisation des déchets papiers et cartons
A1- Les émissions associées aux importations
Les importations de matière à base de papiers et carton et leurs dérivés importé et ayant été
déclaré en douane par les prestataires ont été répertorié dans le tableau suivant. Comme il n’est pas
possible en pratique de mesurer exactement les émissions de GES de chaque élément entrant dans
un processus de production ou dans une activité quelconque, le bilan carbone utilise des facteurs
d’émission pour estimer les émissions de GES.
On appelle facteurs d’émission les chiffres permettant de convertir chaque donnée en émission de
GES (exprimée en kilo ou tonne équivalent CO2). En supposant que les produits de l’imprimerie et
l’édition, les livres et brochures et les journaux et périodique soit fait à base du papier non recyclé, l’on a

107
le facteur d’émission du papier qui est de 2 kg de CO2 par kg de papier tandis que le facteur
d’émission du papier recyclé est de 1,3 kg de CO2 par kg de papier (ADEME, 2011).
En supposant que le papier importé à Maroua soit du papier recyclé, les émissions de CO2 par la
ville pour l’importation du papier entre 2018-2020 est répertorié dans le tableau suivant :
Tableau 2.50 : Poids des importations estimées vers la ville de Maroua (kg de CO2)
Libellés Emissions liées Emissions liées Emissions liées
aux importations aux importations aux importations
de de de
2018 (kg de CO2) 2019 (kg de CO2) 2020 (kg de CO2)
Papiers et cartons 8 447,16 6576,96 7 371,15
Papiers et cartons (Matières premières) 1 369,92 1 176,86 1 200,04
Papiers et cartons (Matières premières) 187,78 144,31 209,49
Papiers et cartons (Matières premières) 111,95 1,43 10,66
Papiers et cartons (Matières premières) 118,06 4,05 11,98
Produits de l’imprimerie et l’édition 73,62 12,22 26,66
Livres et brochures 47,56 14,36 25,6
Journaux et périodique 156 62 16
TOTAL 10 512,05 7 992,19 8 871,58
Pour l’année 2020, l’importation du papier fait émettre à la ville de Maroua 8 871,58 kg de
CO2. Or le recyclage des déchets papiers et carton pour la production des briquettes combustibles pourrait
faire économiser 125 496,34tonnes/an du CO2 : soit une différence entre les importations et le gain
de séquestration de CO2 de 125 487,47tonnes de CO2. Ce qui amène à conclure que le recyclage
des déchets papiers et cartons est extrêmement bénéfique pour l’environnement du point de vue
bilan carbone. Ces résultats contrastent avec ceux de Pro-carton (2011), dans le cadre d’une
approche « du berceau à la porte », les émissions de 964 kg/tonne de CO2 fossile par tonne de
cartonnages sont considérablement compensées par le chiffre de -730 kg de séquestration de CO2
biogénique.

A2- Emissions issues de la production intérieure


Le calcul des émissions des gaz à effet de serre (ou tout autre pression environnementale)
est associé à la demande finale et des intensités émettrices considérées. Sur le périmètre de la
production intérieure (hors importations), le calcul a consisté à introduire les intensités émettrices:
Considérant globalement qu’un arbre à maturité séquestre minimalement en moyenne 167 kg de

108
CO2 par an, la valorisation de 81 713 Kg de déchets papier permettant de faire préserver en
moyenne environ 513 arbres d’Azadirachta indica, plants ornementaux le plus résilient et adapté
aux contextes climatiques de Maroua. Ainsi, il est possible de faire fixer au minimum en moyenne
85 705,78 kilogrammes de CO2 par hectare (biomasse aérienne uniquement), augmentant le
potentiel de séquestration du couvert végétale de la ville de Maroua de 125 496,34tonnes/an du
CO2 soit environ 343,82tonnes de carbone par jour.

Figure 3.15 : Bilan carbone des émissions de CO2 issues de la production intérieure à la ville de
Maroua
Par ailleurs, la consommation par ménage du bois énergie est de 204 kg par mois soit une
consommation journalière par personne de 1,65 kg pour les ménages de la ville de Maroua utilisant
109
uniquement du bois de feu et qui sont supposés préparer les repas trois fois par jour d’une part et
d’autre part, en incluant tous les ménages utilisant diverses sources d’énergie (bois, gaz et pétrole),
soit 1,25 kg/personne/jour la consommation du bois (Madi, et al., 2007). Il est estimé à 266,45 kg
par mois de bois sec (de chauffage) consommé dans la région de l’Extrême nord en zone urbaine
(Minfof, 2014). Cette consommation contribue à libérer 133,225kg de CO2 dans l’atmosphère, soit
4,441kg de CO2/jour/ménage. Il a été estimé à 56,03 FCFA/kg le prix du bois par Minfof (2014).
Le recyclage des vieux déchets papiers et cartons pourrait faire économiser au moins 14930
FCFA/mois aux ménages en zone urbaine dans la région de l’Extrême nord Cameroun. Par
conséquent, la région pourrait revendre du CO2 sur le marché carbone à raison de 179 160
FCFA /ménage/an. À ce stade, les émissions associées aux consommations intermédiaires
importées et aux importations pour usage final ne sont pas prises en compte.

Conclusion partielle du chapitre 2


Notre étude dont l’objectif était d’évaluer quantitativement les déchets papiers et cartons produits
dans la ville de Maroua, nous a amenés à quantifier leur apport dans la chaine d’opération du
recyclage. La collecte a été réalisée dans les trois arrondissements de la ville de Maroua en
regroupant les papiers-cartons collectés par catégorie suivant la norme NF ISO 14021.
Globalement, le flux des Rejets Total en Papiers de seconde génération vers la nature (eau, air et
sol) pendant les services dans la ville de Maroua est le plus élevé, soit environ 81,7 tonnes et 65,2
tonnes pendant les périodes sans activités majeurs. Ces quantités représentent les emballages, des
contenants, les papiers utilisés et inutilisés pour divers usages et autres documents (dossiers). Les
Rejets vers la nature (eau, air et sol) par les ménages représentent 88,73% du Total en Rejets vers
la nature (eau, air et sol), 6,40% dans le secteur de l’administration et de la bureautique, 0,28%
dans le secteur enseignement, 0,40% dans le secteur commercial des PME et PMI, 3,89% dans le
secteur des organisations privées (O N G Internationale, O N G Nationale, O N G Locale) et 0,30%
dans le secteur hospitalier.

En définitif, chaque mode de traitement du papier (ou cartons) présente des avantages et des
inconvénients et il n’existe pas de panacée. Il faut déterminer le mode de traitement le plus adapté
au contexte socio-économique local. L’accumulation de déchets provoque des inquiétudes pour la
santé et l’environnement. Non traité, l’impact majeur serait l’apparition des maladies respiratoires
et la pollution locale ou diffuse des eaux.

110
Les impacts positifs majeurs du recyclage des déchets papiers-cartons seraient la création des
emplois descentes et la réduction des émissions globales des gaz à effet de serre. Pour l’année 2020,
le recyclage des déchets papiers et carton pour la production des briquettes combustibles pourrait
faire économiser 125 496,34tonnes/an du CO2 : soit une différence entre les importations et le gain
de séquestration de CO2 de 125 487,47tonnes de CO2. Ce qui amène à conclure que le recyclage
des déchets papiers et cartons est extrêmement bénéfique pour l’environnement du point de vue
bilan carbone.

111
CHAPITRE 3 : PRETRAITEMENT DES DECHETS PAPIERS-CARTONS

112
3-1- Introduction
Les meilleures techniques disponibles pour réduire les déchets consistent à minimiser la
production des déchets solides et à récupérer, recycler et valoriser ces matières chaque fois que
possible. Le recyclage fait partie d’un système global comprenant différentes étapes toutes
interdépendantes les unes des autres. En effet, le processus de gestion des déchets ménagers permet
la gestion des produits usagés qui sont le fruit de la consommation finale des ménages et des
entreprises (Revipac, 2008). Les fabriques de pâtes et papiers opèrent des systèmes de traitement
des eaux pour réduire les rejets à l’environnement et respecter la réglementation en vigueur
(Larouche, 2015). Ainsi, un système de recyclage performant, en termes d’organisation de la
collecte et du tri, fournit un flux rigide de matière à recycler. Le flux de produits usagés a
historiquement été traité comme un tout à éliminer sans aucune autre opération. Ce tout doit ensuite
faire l’objet de traitements car il est nécessaire, en effet, de résoudre le problème posé par la
génération de ces produits que l’on n’a pas souhaité produire. La caractérisation de ces composés
au sein de l’effluent s’effectue grâce à des mesures globales de la pollution (Boudrant, et al., 1994)
: les matières en suspension, les matières organiques et les composés azotés. Elles définissent un
équivalent de la pollution commun à tous les composés de l’effluent (Cindy,2007). Le problème
serait celui des émissions de fumées nocives lors de leur combustion et de la présence des éléments
chimiques, en trace ou non tels que : le cobalt dans les emballages papiers, brochures, magazines ;
le cuivre dans les encres, agrafes, trombone, vernis ; le plomb et le zinc dans les encres
d’imprimerie ; l’arsenic provient principalement du verre ; le bore, utilisé dans la fabrication des
détergents, est présent dans toutes les catégories et son apport provient majoritairement des cartons,
plastiques, éléments fins et des putrescibles ; le manganèse provient principalement des déchets
spéciaux (piles) ; l’aluminium- des complexes et des textiles ; et le molybdène- des plastiques et
des métaux (Meou et Le Clerc, 1999 ; Report, 2002 ; François, 2004 ; Aloueimine, 2006) . Ces
éléments chimiques dangereux rendraient impropres à tous usages complémentaires les papiers-
carton s’ils ne sont pas enlevés de ces derniers.

Le procédé de désencrage des vieux papiers imprimés est celui qui consiste à transformer
lesdits papiers en une suspension pâteuse, puis à éliminer l’encre de cette suspension en deux
phases I et II distincte et successive suivi d’un epaississage avant d’utiliser la pâte dans le circuit
de la valorisation (Galland, 2001). Les principales étapes dans la fabrication des produits à base de
pâte et de papier sont le tri, la manipulation et la préparation des matières premières. L’élimination

113
des ions métalliques peut être réalisée par un traitement à l'acide à température ambiante de la pâte
à papier (Devenyns, et al., 2002). Des mêmes auteurs, ces traitements en milieu acide éliminent
non seulement les ions métalliques nuisibles mais également les ions de métaux alcalino-terreux
tels que le magnésium et le calcium qui ont un effet stabilisant sur les réactifs peroxydés mis en
œuvre et un effet bénéfique sur les qualités optiques et mécaniques de la pâte à papier.

Il faut noter que, dans le cadre de ce travail, le terme « papiers et cartons de seconde
génération » désigne la pâte à papier ayant été prétraitée, c’est-à-dire, débarrasser des polluant
de manière à le rendre sans danger pour la santé humaine et l’environnement.

L’objectif majeur de ce chapitre est de prétraiter les déchets papiers en les dissociant les fibres
utiles des particules grossières, des encres et des colorants ayant servis à la coloration et à l’écriture
sur ces papiers en vue de produire des briquettes de meilleures qualités qui répondraient le mieux
aux différents critères environnementaux et socio-économique sus énumérés.

3-2- Matériel et méthodes


3-2-1- Méthode de prétraitement de papiers cartons
3-2-1-1- Tri et catégorisation
Utilisant la méthodologie développée par ADEME (2000), le tri très sélectif de la matière
première se fait préférentiellement manuellement, grâce aux équipements de protection individuels
(caches nez, gants…). La fourche, la pioche, les râteaux, les fouilles ordures, les pelles ont servi à
fouiller et à séparer le papier des gisements organiques. Les brouettes et des sacs sont des outils
qui ont permis de collecter, de transporter et de stocker cette matière première (Dzokom, 2017). La
catégorisation des déchets papiers et cartons est une étape qui consiste à les trier et à les classer
suivant leur origine, couleur, taille, épaisseur, consistance ou poids, composition de matières, ….
De manière générale, la catégorisation des papiers cartons a consisté à déterminer deux grandes
classes : du papier à impression et du papier carton d’emballage. Les papiers d’impression
comprennent des papiers formats A4, des cahiers de couleur blanche, cahiers de couleur bleu-vert,
cahiers de couleur jaune, cahiers de couleur orange.

114
Photo 3.1: Tri par catégorie de papiers-cartons

Les papiers carton d’emballage comprennent des chemises cartonnées, des sous-chemises, des
enveloppes A4, des cartons double couches, des cartons tri-couches, des cartons quatricouches, des
cartons quinta-couches et les papiers kraft. Le tri s’est fait suivant la couleur, le nombre de page
imbibé d’encre, le type d’encre et l’état de désintégration du papier et carton de seconde génération.
Les papiers et cartons de seconde génération sont collectés des poubelles de l’Ecole Nationale
Supérieure Polytechnique de l’Université de Maroua-Cameroun. Ces déchets papiers et cartons ont
été imprimé majoritairement au recto-verso (à 85% du poids), puis découpés en petit morceau de
0,4×29,7cm² avec une paire de ciseau ou une machine à déchirer du papier C-320 en petit morceau
de 0,6 x 29.7 cm².

Tableau 3.51: Catégorie des matières premières préparées


Quantité de Quantités
Polluants
Catégorie Couleurs matières matière triée d’échantillon
contenus sur la
de matière premières pour l’étude mis à imbibition
matière première
(kg) (kg)
Cahiers blancs 2,59 0,57
Encres, agrafes,
Cahiers bleus verts 2,15 0,54
Papier à trombone, résidus
Cahiers jaunes 3,86 0,42
impression vernis, encres
Cahiers orange 2,68 0,56
d’imprimerie
Formats A4 3,98 0,52
Chemises cartonnées 1,08 0,36
Sous-chemises 2,59 0,57
Enveloppes A4 2,15 0,54
Cartons double Encres, agrafes,
Papier 3,86 0,42
couches trombone, résidus
carton
Cartons tri-couches vernis, encres 2,68 0,56
d’emballage
Cartons quatricouches d’imprimerie, sable 3,58 0,52
Cartons quinta-
3,86 0,42
couches
Papiers kraft 2,68 0,56

115
Suite au tri, le papier format A4 majoritaire, a été choisi pour le désencrage. La détermination du
poids de chaque catégorie de papier et cartons en fonction de leur composition, du temps
d’imbibition de chaque type de papier via un test de trempage et même du pourcentage
d’incorporation de la matière première dans le biochar.
3-2-1-2- Réduction de la taille de papiers
La réduction de la taille de papiers en des petits morceaux a été inspirée de la méthodologie
développée par ADEME (2014), concernant la réduction de la taille des déchets solides. Les
déchets papiers-cartons ont réduit manuellement à l’aide d’une paire de ciseau, suivi de leur mise
en bocaux en vue d’une mise en pâte ultérieure. Il a été dilacéré en des morceaux de matières de
largeurs suivants :
o Largeurs matières fines (<4mm) ;
o Largeurs matières (<6 mm) ;
o Largeurs matières (<8 mm)
Leurs valeurs ont été consignées dans le tableau suivant :
Tableau 3.52: Quantités de papiers dilacérés
Quantité de matières Poids total
de la
Catégorie de Diamètres Diamètres Diamètres matière
Matière première
matière fines moyens (<6 majeurs (<8 utilisé lors
(<4mm) mm) mm) de l’étude
(Kg)
Cahiers blancs (gr) 0,34 0,34 0,34 1,020
Cahiers bleus verts (gr) 0,34 0,34 0,34 1,020
Papier à
Cahiers jaunes (gr) 0,37 0,37 0,38 1,120
impression
Cahiers orange 0,35 0,35 0,34 1,045
Formats A4 0,33 0,34 0,33 1,010
Chemises cartonnées 0,34 0,34 0,34 1,025
Sous-chemise 0,34 0,34 0,34 1,025
Enveloppe 0,34 0,34 0,34 1,025
Papier
Cartons bicouches 0,34 0,34 0,34 1,025
carton
Cartons tri couches 0,34 0,34 0,34 1,025
d’emballage
Cartons quatricouches 0,34 0,34 0,34 1,025
Cartons quintacouche 0,34 0,34 0,34 1,025
Papiers krafts 0,34 0,34 0,34 1,025
Ensuite lesdits morceaux ont été broyé afin d’obtenir une pâte de papier plus ou moins fine, à l’aide
d’un mixeur suivi de leur pesage immédiat

116
Photo 3.2: Broyage et prise de masse des broyats

Le broyage (ou mixage) des vieux papiers imprimés et leurs mis en suspension a été réalisé à l’aide
d’un mixeur électrique utilisé en cuisine. Le réglage dans un premier temps a été effectué à 8
tour/seconde du rotor pendant 1 minute 30 secondes. Dans un second temps, la vitesse de broyage
du mixeur a été réduite à 4 tour/seconde du rotor pendant 2minutes. Ainsi, il a été obtenu une pâte
à papier de taille broyat plus ou moins fine ˃ 1 millimètre, taille mesurée par un tamis de taille de
maille supérieure à 1milimètre/millimètre. Les pâtes de papiers pour briquettes combustibles
respectant les normes environnementales sont particulièrement sensibles aux impuretés et exigent
des pâtes propres (Commission européenne, 2001). C'est pourquoi une installation moderne de
désencrage en vue de la fabrication de briquettes combustibles comporte souvent les deux types de
désencrage, par flottation et par lavage, car ils sont complémentaires.

Cette étape vise aussi à faire gonfler la pâte afin d’opérer un déliage entre la pâte le polluant (encre)
et la pâte de papier.
Tableau 3.53: Papiers et carton utilisés lors de l’étude
Matière première Quantité de Quantité de Quantité de Poids total de la
particules particules <6 particules <8 matière utilisé
fines <4mm mm (gr) mm (gr) lors de l’étude
(gr) (gr)
Papier journaux et 500 500 500 1500
assimilés
Papiers de bureaux 500 500 500 1500
Cartons ondulés 500 500 500 1500
Cartons non ondulés 500 500 500 1500
L’essorage est une étape qui consiste à faire passer dans un tamis de taille de maille 0,25
millimètre/millimètre afin de séparer définitivement la pâte à papier de la solution qui surnage le
mélange. L'amélioration éventuelle de la blancheur dépend de la matière première et du

117
prétraitement de la pâte. Finalement, la pâte est entreposée dans les cuviers de stockage ou de
mélange.

Photo 3.3: Types de papiers mis en pâte dans des bocaux


Dans les cuviers de mélange, on ajoute les adjuvants nécessaires et l'on règle la consistance de la
pâte pour faciliter la formation de la briquette combustible. Dans des bocaux, des échantillons de
la pâte à papier ont été stocké à des fins d’utilisation ultérieure de l’étude. Le schéma
méthodologique représenté dans la figure 3.15, illustre un exemple possible de conception d'une
installation pour désencrer les papiers formats A4.

118
Figure 3.16: Exemple méthodologique d'un concept global d'installation pour prétraiter du déchet
de papier carton destiné à la production des briquettes combustibles

3-2-1-3- Désencrage du papier journal et papier d'impression-écriture simple


i) - Stade préliminaire et temps de trempage
Le lavage préliminaire suivant la méthodologie développée par la Commission européenne,
(2001) a permis de séparer la pâte fibreuse des indésirables (alliages métalliques et plastiques,
sables,…). La détermination du temps de trempage de chaque échantillon de papier et carton se fait
dépendamment de son temps d’imbibition suivant un volume d’échantillon donné : pour chaque
type de papier, les papiers ont été découpés en quelques morceaux de 20mm/mm, pesé, sur lequel
il a été apposé quelques gouttes d’eau. Puis, grâce à un chronomètre, il a été déterminé le temps de
passage des gouttes d’eau (entre 5-10 millilitres) et leur apparition de l’autre côté des feuilles

119
empilées. Ceci a permis de déterminer le temps d’imbibition (c’est-à-dire, temps nécessaire pour
que le papier soit ramolli) de chaque type de papier dépendamment de leur poids.

Ensuite, afin d’obtenir le temps nécessaire pour la macération des papiers cartons mis à macération,
il a été mis sur pied une formule afin de déterminer le temps de macération suivant l’équation :
Y= (poids de l’unité/surface de contact de l’unité) x + ln (e10(quantité d’eau)), (3.1)

Avec x = Nombre de feuille de la matière première mis en imbibition


Y = temps d’imbibition

Photo 3.4: Macération du papier

Le trempage (ou macération) facilite la déformation du papier carton, la libération de


polluant grossier (et des encrages) et le travail de déchiquetage, broyage, pressage. Le désencrage
par combinaison de la flottation et du lavage convient pour les particules de papiers d'une taille de
5 à 100 µm, mis à imbibition dans le cadre de ce travail. Le premier lavage a été fait avec une
solution de chlorure de sodium (NaCl). Pour ce faire, on utilisera une balance électronique de
précision 0,1 grammes et des pièces de verreries telles que la pipette, la burette ou encore la fiole
jaugée… (de précision de 5 à 10 millilitres).

Puis, s’en est suivi le traitement au peroxyde d’hydrogène (H2O2, 3%) pour libérer les agents
polluants d’origine lipidiques de grosse taille (les huiles, …) de la lignine du papier (pendant 4
heures) ;

Ensuite s’en est suivi le traitement à l’eau pour élever le niveau de nettoyage des dépolluants aux
encres et métaux (pendant 4 heures).

120
Les particules d'encre d'une taille inférieure à cette taille optimale pour le désencrage par flottation
peuvent être éliminées par lavage (Commission européenne, 2001). Outre les encres, les charges
et les particules fines sont également éliminées au lavage. Celui-ci est souvent exécuté en plusieurs
étapes avec de l'eau à contre-courant, c'est-à-dire que le filtrat de la seconde étape sert à diluer la
pâte dans le stade préliminaire.

3-2-1-4- Blanchiment des déchets papiers cartons suivant la méthode Galland (2001)
Avant d'être stocké, la pâte est blanchie à l'aide de produits chimiques. Pour le blanchiment, il est
utilisé dans le cadre de ce travail, du peroxyde d'hydrogène (H2O2), de l'acide acétique (CH3COOH)
ou de l'acide sulfurique (H2SO4, 0,5 mole/litre), de la soude (NaOH, 0,5 mole/litre) et de
l’oxychlorure de sodium (NaOCl, 0,5 mole/litre) et quelquefois d'agents de chélation. Ces produits
chimiques, mis en solution avec un agent tensio-actif (savon liquide), sont ajoutés directement dans
le dispositif de dispersion pour conserver ou améliorer le degré de blancheur. La réaction
proprement dite a lieu dans une tour de blanchiment garantissant un temps de séjour suffisant.
Le lavage de la pâte de papier a consisté à ajouter de la solution acide ou basique à la pâte à papier
lors du broyage afin de délier complètement l’encre de la fibre.

Photo 3.5: Process de mis en pâte du papier carton. a) Papiers dilacérés ; b) Broyage du papier
dans un mixeur ; c) Prise de masse de la pâte

Les ions métalliques ayant un effet nuisible sont des ions de métaux de transition dont, entre autres,
le manganèse, le cuivre et le fer qui catalysent des réactions de décomposition des réactifs
peroxydés (Devenyns et al., 2002). Lors de la trituration, le papier se sépare en différents
constituants : fibres, charges, encres et contaminants (Pelletier, 1992). Le broyage (ou mixage) des
vieux papiers imprimés et leurs mis en suspension a été réalisé à l’aide d’un mixeur électrique
utilisé en cuisine. Ainsi, il a été obtenu une pâte à papier de taille broyat plus ou moins fine ˃ 1
millimètre, taille mesurée par un tamis de taille de maille supérieure à 1milimètre/millimètre.

121
L’essorage à travers un tamis de taille de maille 0,25 millimètre/millimètre afin de séparer
définitivement la pâte à papier de la solution qui surnage le mélange.

i)- PHASE 1 : Lavage à la solution acide suivant la méthode Galland (2001)


La première phase a pour but de décrocher et d’éliminer l’encre des papiers imprimés avec
des encres à eau. Elle a consisté à faire le lavage à l’aide d’une solution acide (S1) constitué de
12,5mililitre du peroxyde d'hydrogène (H2O2), et de 37,5 millilitres de la solution acide (H2SO4,
CH3COOH, 0,5 mole/litre, de pH entre 4-8). Cette solution a été portée à 50°C. 100 milligrammes
de la pâte à papier dans le pulpeur a subi l’adjonction de 50 millilitres de la solution (S 1). Puis
l’ajout de l’agent tensio-actif de manière continue dans le mixeur (pulpeur) a permis de favoriser
le décrochage de l’encre et la flottation ultérieure. Après 30 minutes, il a été ajouté 2mililitres
d’acide phosphorique, dans le but de complexer les ions métalliques, susceptible de favoriser
l’action de l’agent de blanchiment qui sera éventuellement incorporé à la phase 2. Le décrochage
de l’encre est suivi d’une dilution, puis d’une élimination de l’encre par flottation sélective avec
l’encre séparé mais concentré sous forme de mousse. Un des gros désavantages de ces procédés en
milieu acide est donc qu'ils ne sont pas sélectifs vis-à-vis de certains ions métalliques c’est à dire.
Vis-à-vis des ions de métaux de transition nuisibles (Devenyns et al., 2002).
La pâte ainsi partiellement désencrés est épaissie et l’eau résultant de cet epaississage étant recyclée
et réintroduite dans le circuit au niveau de la dilution.
ii)- PHASE 2 : Lavage à la solution basique suivant la méthode Galland (2001)
La deuxième phase a pour but de décrocher et d’éliminer totalement l’encre de l’ensemble
des papiers à recycler et plus spécifiquement l’élimination de l’encre des papiers imprimés selon
les procédés plus traditionnels, offset, héliogravure, typographie. La première phase interagit avec
la deuxième phase alcaline pour permettre l’élimination des particules d’encre conventionnelle
(offset, typographique, héliogravure).
La pâte partiellement désencrés et épaissie (par filtration) à une concentration de 15%, a eu
adjonction de solution alcaline dilué dans du peroxyde d’hydrogène donnant lieu à une solution
alcaline (S2) constitué de 12,5mililitre du peroxyde d'hydrogène (H2O2), et de 37,5 millilitres de la
base (NaOH ou NaOCl, 0,5 mole/litre, de pH entre 7-14). Cette solution a été portée à 50°C dans
une étuve. 100 milligrammes de la pâte à papier dans le pulpeur ont subi l’adjonction de 50
millilitres de la solution (S2, de pH 8,7 et de conductivité 280µS). Puis l’ajout de l’agent de
blanchiment qui est le H2O2 de manière continue dans le mixeur (pulpeur), et ce de 1 à 2% en poids

122
de pâte sèche, et additionnée de manière traditionnelle a permis de favoriser le décrochage de
l’encre et la flottation ultérieure. Après environ 140 minutes de stockage, il a été ajouté 2mililitres
d’acide phosphorique, dans le but de complexer les ions métalliques, susceptible de favoriser
l’action de l’agent de blanchiment qui sera éventuellement incorporé à la phase 2. Le décrochage
de l’encre des imprimeries offset, héliogravure, typographie est suivi d’une dilution, puis d’une
élimination de l’encre par flottation sélective avec l’encre séparé mais concentré sous forme de
mousse. On ajoute alors du savon liquide couramment utilisés pour le désencrage, et destinés à
accentuer le caractère hydrophobe de l’encre ainsi décrochée, et à favoriser son élimination
ultérieure par flottation.
La pâte subit une dilution, puis une nouvelle flottation sélective au cours de laquelle les encres
résiduelles décrochées sont éliminées sous forme de mousse. L’encre issue de la phase 2 peut être
éliminée par lavage et l’eau résultant de ce lavage est recyclée après flottation. La pâte ainsi
désencrés subit un nouvel epaississage avant d’être introduite dans le circuit d’utilisation de la pâte.

b
a

Photo 3.6: a) Avant blanchiment de la pâte du papier carton ; b) Apres blanchiment de la pâte du
papier
iii)- Mesure du niveau de blanchiment et de la couleur de la pâte suivant la méthode CIE LAB
(1992).
Le système Compagnie LAB a établi pour la mesure de couleur et blancheur l’usage de
trois filtres de lumière appropriés : le filtre 9 qui est le filtre colorimétrique rouge à 700nm, le filtre
10 qui est le filtre colorimétrique vert à 500nm, le filtre 11 qui est le filtre colorimétrique vert à
450nm (Pelletier, 1992). L’usage des calculs mathématiques sont effectués à partir des valeurs de
réflectance de ces filtres pour obtenir en phase 1 les stimuli X, Y et Z tels que :
X= (0,782RF9+0,198RF11) ; (3.2)
Y=RF10 ; (3.3)
Z=1,181RF11. (3.4)
Les valeurs de X, Y et Z permettent alors d’évaluer les coordonnées de couleur L*, a* et
b* du système standard CIE tel (Pelletier, 1992) :
123
Luminosité : L*= [(116) (Y/100)1/3] -16 (3.5)
Teinte vert-rouge : a*=500[(X/98,041)1/3- (Y/100)1/3] (3.6)
Teinte bleu-jaune : b*= 200[(Y/100)1/3- (Z/118,103)1/3] (3.7)

Ces coordonnées permettent de quantifier les teintes du papier à partir du graphe CIE LAB
(Pelletier, 1992).
L’axe vertical L* représente la luminosité qui varie du noir au blanc. L’axe horizontal a* représente
du vert au rouge (négatif à positif). L’axe horizontale b* représente le déplacement du bleu au jaune
(négatif à positif). Des coordonnées a* et b* près de zéro et la luminosité (L*) la plus élevée
possible sont recherchées pour le papier journal. Généralement, la coordonnée a* se situe près de
l’axe central pour le papier journal.

3-2-1-5- Traitement de l'eau souillé du process via la méthode Lifestraw


Dans le cas d'un désencrage par lavage, on peut réduire la consommation totale d'eau en recyclant
aussi l'eau de lavage. Il faut éliminer les solides du filtrat dans une unité de flottation séparée.
S’inspirant de l’approche méthodologique de Lifestraw, un dispositif à deux étages a été conçu. Le
premier étage constitué d’un tamis dont le fond a été couvert d’un tissu et d’une couche de charbon
actif, d’épaisseur 1 à 3 centimètres, permis de retenir les polluants minéraux toxiques issus d’eau
de lavage. Le second étage constitué d’un tamis recouvert au fond d’un tissu et d’une couche de
produit à base d’iode (constitué de sel iodé (200 milligramme/gramme), de squelette broyé de
poisson maquereau (350 milligramme/gramme) et de coquillage d’œuf (450
milligramme/gramme)) d’une épaisseur de 1 à 3 centimètre. L’eau qui transite au travers des deux
tamis a permis de traiter au maximum l’eau souillée. Ce dispositif a permis de recycler l’eau
ensuite dans le process.
Après la décantation de l’eau du process, il a été clarifié dans une unité de micro-flottation qui a
permis d’obtenir :
- Un liquide surnageant coloré, récupérable et valorisable en milieu textile ;
- Une boue de papier qui est épaissie et envoyée pour épuration et égouttage.

3-2-1-6- Epuration finale et égouttage de la pâte liquide inspirée de la méthode Commission


européenne (2001)
La pâte liquide très diluée passe ensuite par différents types d’épurateurs fins. On peut utiliser des
filtres à disque (tamis) et des presses à vis pour l'égouttage. L'épaississement de manière à atteindre
la consistance requise mais aussi pour assurer la séparation de la pâte de l'eau blanche.

124
Photo 3.7 : Papier macéré et cuvier d’égouttage

3-2-1-7- Gestion des refus et des boues


Le traitement des papiers de récupération produit des quantités variables de diverses sortes de rejets
et de boues qui doivent être gérés. Ceux-ci sont traités dans le circuit de traitement des boues et des
rejets. Il est possible de réduire la quantité de résidus à envoyer à la décharge si l'on recueille, pour
les traiter ensemble, les mêmes types de déchets. La récupération des fibres contribue aussi à
réduire la quantité de déchets.

3-2-1-8- Analyse du cycle de vie des gisements des déchets papiers et cartons

i)-Influence du battement sur les pulpes fibreuses suivant l’approche méthodologique


développée par Cabalova, et al., (2011)
Les mesures chimiques sur les pulpes sont essentielles et interviennent en améliorant les
habilités à établir des liaisons entre les fibres et des connaissances complètes par rapport aux
améliorations des mesures des présentes opinions sur l’altération des fibres se sont faits dans le
temps (Cabalova, et al., 2011). Il a été découpé des portions de feuilles de papiers qui ont été racolé
entre elle jusqu’à atteindre une longueur de 01 mètre (représentant la longueur de départ). Puis, ces
papiers ont été trempés dans de l’eau légèrement salée (0,05mole/l) pendant 4 heures. S’en suivi
les battements (ou trituration) pendant 02 minutes. La pâte de papier obtenue a été étalée sur une
plateforme, pressé afin d’être transformer en une feuille de papier. Cette nouvelle feuille a été
séchée. A chaque étape, il a été effectué des prises de données afin d’analyser l’influence du
battement sur les fibres à diverses températures. Cette opération a été répétée 08 fois, suivant les
températures de 80°C, 100°C, 120°C.

Les milieux et l’extrême influence du dispositif des battements sur les pulpes ont été défini et des
connaissances sur les changements simultanés des variétés, telle la dénaturation fibreuse interne et

125
externe, la diminution ou le découpage des fibres et la formation des formes plus petites (Kang &
Paulapuro, 2006 ; Cabalova, et al., 2011).

ii)- Influence du séchage sur les fibres recyclées suivant l’approche méthodologique
développée par Cabalova, et al., (2011)
Le séchage est un procédé qui est accompagné par une fermeture partielle et irréversible
des petits pores dans les structures fibreuses de manière à augmenter la résistance à l’enflure durant
le nouveau trempage (Cabalova, et al., 2011). Du même auteur, il ressort que le séchage qui a un
caractère anisotropique, avec une grande influence sur les propriétés du papier produites à base des
fibres secondaires. L’importance du cisaillage est formalisée dans les nœuds interfibrillaires, dans
les fibres et entre les effets des propriétés mécaniques dans le papier sec, c’est alors qu’il devient
important de comprendre la perte de la force de liaison du séchage chimique des fibres.
C’est dans ce sens que Dang (2007) caractérisait la destruction (Hornification) comme étant le
pourcentage de réduction de la capacité de rétention de l’eau dans les pulpes asséchées.
Hornification = [(WRV0-WRV1) /WRV0]. 100 [%], (3.8)
Où : WRV0 – est la capacité de rétention de l’eau des pulpes vierges ;
WRV1 – est la capacité de rétention de l’eau des pulpes rebordant après séchage.

iii)- Plan d’estimation du cycle de vie des briquettes combustibles à base des déchets papiers
et cartons
A un stade accéléré du vieillissement du papier journal, la dégradation de la cellulose
provoque la diminution du degré moyen de la polymérisation qui est engendré à son tour par deux
facteurs suivant l’équation (Cabalova, et al., 2011) :
DP = LODP + DP01.e-k1.t + DP02.e-k2.t, (3.9)
Où LODP est le dégrée d’égalisation de la polymérisation ;
DP est le dégrée de polymérisation
Il y a le premier grand facteur qui diminution rapidement durant huit jours, et un second facteur
qui est plus petit et lent et la plus lente diminution dominante après huit jours de l’accélération du
vieillissement dans l’équation. Le nombre de nœud de scission pourront être bien décrit dans
l’équation suivante (Cabalova, et al., 2011) :
DPo
– 1 = n0. (1-e-k.t), (3.10)
DPt

Où n0 est le nombre initial de nœud disponible pour la dégradation

126
3-2-1-9- Caractérisations physico-chimiques et qualité des briquettes combustibles
Les principales caractéristiques des briquettes sont : le pouvoir calorifique mesuré des
briquettes combustibles, le taux d’humidité, le taux de cendre, etc. La plupart de ces
caractéristiques dépend directement ou indirectement des facteurs de production susmentionnés
L’approche méthodologique de Demirbaş et Fatih 2010 a permis de déterminer la densité
des combustibles. D’après Kers J. et al. (2010), plus la densité est élevée, plus le ratio
énergie/volume est élevé. Ainsi, les produits de densité élevée sont désirables lorsqu’on les destine
au transport, au stockage ou à la manutention. Kers J. et al. (2010) indique que la densité des
briquettes à base des bio-déchets dépend de la densité du bio-déchet originaire, de pression
appliquée lors de la fabrication de la briquette et par extension, de la température et du temps. Il
fut établi alors la formule :
mN
ρN =
VN
(3.11)
Où VN est le volume de la briquette et mN est la masse de la briquette.
Le taux d’humidité exprime la teneur en eau et influe fortement sur le PCI des briquettes,
de même que sur leur facilité d’allumage. Dans le cadre de ce travail, il a été inspiré par les procédés
méthodologiques de mesure développés par Tobiasson et Coll (1991). Antonio et al. (2014) ont
conclu que les conditions environnementales et la taille des particules incluses dans les briquettes
combustibles déterminent leur équilibre en humidité. Cette teneur évaluée en pourcentage est
déterminée dépendamment de la teneur en composant constituant la briquette. Cette teneur est
déterminante pour établir les conditions de stockage et de combustibilité à long terme. A une
certaine valeur du taux d’humidité, il y aura une perte d’énergie calorifique par l’évaporation de la
vapeur d’eau lors de la combustion, hormis le fait que le combustible ne soit pas stockable pendant
longtemps (Dzokom A., 2017). Le taux d’humidité est obtenu par la formule suivante :
Mhumide −Msèche
W(0⁄0) = × 100 (3.12)
Mhumide

Avec : W : taux d’humidité ; M humide : masse de l’échantillon ; M sèche : masse obtenue après chauffage
à 105°C à l’étuve.
Le protocole BS EN 14,774-1, pour la détermination de la valeur des matières volatiles d’un
combustible consiste à peser l’échantillon sec puis à le faire chauffer sous azote, à une température
comprise entre 890° et 910°C pendant 7 minutes dans un creuset avec couvercle et a de nouveau
le peser. La matière volatile d’un combustible est la partie de la Matière Organique qui s’échappe
sous forme de gaz pendant sa combustion. Le taux de matières organiques volatiles MOV (ou taux

127
de matières volatiles) est le gage de l’inflammabilité du combustible (Dzokom A., 2017). Pour le
déterminer, il a été réalisé deux parts pesantes chacune 1 gramme des briquettes combustibles, puis
ils ont été introduits dans une étuve pour séchage. Une part a été séchée pendant 7 minutes à la
température de 895°C, tandis que l’autre part a été calciné pendant 7 minutes à la température de
899°C. Après, il a été effectué de nouvelles pesées pour déterminer les masses à sec des
échantillons calcinés. Les valeurs trouvées ont permis de déterminer le taux de matière volatile
d’un échantillon de briquettes combustibles. Les matières volatiles sont déterminées par la perte de
poids subie par le charbon maintenu pendant 7 minutes à 890°C dans un four à moufle. Les
particules volatiles d’un combustible sont les poussières de la matière organique qui s’échappe
sous forme gazeuse pendant sa combustion. Le taux de particules volatiles d’un combustible est le
gage de son inflammabilité. La formule suivante permet de calculer le taux de matières volatiles :
(M895°C −M899°C )
MOV = × 100 (3.13)
Msèche

Avec : MOV : Taux de matières volatiles, M895°C : Masse obtenu après chauffage à 895°C, M 899°C : masse obtenue
après chauffage 899°C
Pour déterminer le taux de carbone fixe, le protocole BS EN 14,774-1 a été utilisé. Il a été
réalisé deux parts pesants chacune 1 gramme des briquettes combustibles, puis ils ont été introduits
dans une étuve pour calcination. Le taux de carbone fixe est la part relative de carbone continue
dans une matière. Élément indispensable dans la composition des briquettes et autres combustibles,
le carbone fixe à un grand potentiel énergétique. C’est la quantité de carbone restante après
élimination des matières volatiles, des cendres et de l’humidité. Une part a été calcinée pendant 10
minutes à la température de 550°C, tandis que l’autre part a été calcinée pendant 10 minutes à la
température de 850°C. Après, nous avons effectué de nouvelles pesées pour déterminer les masses
après calcination, des échantillons calcinés. Les valeurs trouvées nous ont permis de déterminer le
taux de carbone fixe de chaque échantillon de briquettes combustibles. Le carbone fixe est un
élément indispensable dans la composition des briquettes du bois et du charbon combustible, car
ayant un grand potentiel énergétique. Il est évalué en mesurant la quantité de carbone restante
après élimination des matières volatiles, des cendres et de l’humidité. Le taux de carbone fixe a
été calculé avec la formule suivante :
Cf (%) = 100-(Hsec+Mce850°C+ Mv550°C) (3.14)
Il est différent de carbone total qui est la somme du carbone fixe et le carbone contenu dans la
partie volatilisée.

128
Le taux de cendres représente la quantité des matières minérales contenues dans un
combustible. Il est important pour l’appréciabilité du combustible du fait que quand il est très élevé,
ces cendres deviennent obstacle à la progression de la combustion. Ainsi, il est important
d’apprécier ces cendres en leur finalité, de ménager la chambre de combustion, en vue d’éviter que
ces cendres ne deviennent un obstacle à la progression de la combustion. Pour le déterminer, il a
été réalisé deux parts pesants chacune 1 gramme des briquettes combustibles, puis il a été introduit
une part dans l’étuve pour calcination à 850°C pendant 10 minutes. Les valeurs trouvées ont permis
de déterminer le taux de cendres par échantillon de briquettes combustibles. La cendre est
essentiellement constituée des éléments chimiques dosable que sont la silice (SiO2), le phosphore,
le soufre à majorités que l’on peut retrouver dans la briquette. Dans le cadre de ce travail, le taux
de cendres par la quantité des matières minérales de très petite taille contenues dans un combustible
et libéré après la combustion complète, sous l’effet de la chaleur à des températures élevées. Le
résultat est obtenu en appliquant la formule développée par la méthode standard ASTM Standard
E711-87 (2004) :
M
A(0⁄0) = M850°C × 100 (3.15)
sèche

Avec : A, M 850°C : masse de la poudre obtenue après incinération à 850°C, M sèche : masse sèche de
l’échantillon.
3-2-1-10- Modélisation de la récupération de l’énergie des déchets papiers.
L’optimisation de l’énergie modélisée consiste à fournir la possibilité de modélisation du process
d’émission de la valeur énergétique du déchet papier. De manière générale, nous entendons
concevoir un model illustré par le diagramme suivant :

X Y
Récupération d’énergie

Emission

Figure 3.17: Schéma générale du model de récupération énergétique (Bat’a, 2008) modifié
Le présent model met en évidence le ratio entre la quantité de papier entrant dans une ville et la
quantité de déchet papier récupérable sous forme d’énergie à l’échelle d’une zone de collecte
(Bat’a, 2008). Il sera utilisé pour les calculs des valeurs des paramètres représentés par :
- X qui est la valeur utilisable pour générer de l’énergie calorifique. Cette valeur
sera comparée à celle du bois énergie consommé dans les secteurs d’activité de
la zone de collecte des déchets papiers ;

129
- Y est l’énergie produite. Elle sera comparée à la charge énergétique en fin du
process.
- La récupération de l’énergie dans le process pourrait être modélisée par
l’intensité de l’importation et exportation du papier des pays (villes) voisins (es)
de la ville de Maroua. Ainsi, il sera pris en compte la distance lors du transport,
la carburation ou énergie déployée lors du dit transport comparée à l’énergie
utilisé lors de la fabrication des briquettes combustibles à base du papier pour
voir l’impact directe du papier sur l’environnement ;
- Les émissions en termes de gaz à effet de serre sur l’environnement.
La théorisation de notre model s’inspire de celle développée par le mathématicien allemand Petri
Nets (1962) pour l’étude théorique des systèmes dynamiques parallèles, stipule que l’arrangement
de cinq paramètres (P, T, I-, I+, z0) se fait tel que :
- P= {p1, p2, …, pn} est l’ensemble des décharges nulles limitées des zones de
collectes des déchets papiers ; (3.16)
- T = {t1, t2, …, tm} est l’ensemble des décharges nulles limitées des zones de
collectes intermédiaires des déchets papiers ; (3.17)
- I et I est une fonction incidente P x T → N0 ;
- +
(3.18)
- z0: P → N0 est le point de marquage initial. (3.19)
Où l’ensemble P et T sont disjoint P∩T = 0,

3-3- Résultats et Discussions

3-3-1- Tri et catégorisation


Lors du tri, il a été récupéré 37,74 kg/t de papier-cartons. Les papiers récupérés désencrables
(papier journal et papier de presse magazine) environ 15,26 kg/t et les papiers carton d’emballage
représente 22,48 kg/t (les papiers mixtes triés et cartons, gros de magasins, …). Suite au tri, le
papier format A4 majoritaire, a été choisi pour le désencrage. Ces résultats sont inférieurs à ceux
de la Commission européenne, (2011) qui indique que pour pouvoir exploiter efficacement les
papiers récupérés (50-100 kg/t papier) il faut les recueillir, les trier et les classer par types de qualité
appropriés, car ils contiennent entre 70-80% de teneur en substances organiques

3-3-2- Essai de détermination du temps de trempage


En prenant quelques échantillons, il a été déterminé le temps d’imbibition à l’eau salé pour
pouvoir déduire le temps de macération d’un échantillon de papier donné : le test de trempage a
permis de déterminer le temps d’imbibition moyen qui est de 21 minutes 23 secondes.

130
Tableau 3.54 : Relation entre temps d’imbibition et poids de l’échantillon de papier
Surface Nombre
Poids de Surface de de Temps total de
Matières Quantité
l’unité contact de contact d’imbibition feuille de
premières d’eau (ml)
(kg) l’unité (cm²) total (seconde) papiers
(cm²) imbibé
Cahiers 31 mn 11 S
0,000259 1,51 11
blancs
Cahiers 18 mn 44 S
0.002154 2 12
bleus verts
Cahiers 3 mn 15 S
0.073846 3 12
jaunes (2X2)
400
Cahiers 20 8 mn 23 S
0.068901 4 12
orange
8 mn 16 S
Formats A4 0.058734 5 10
Chemises 55 mn 09 S
0.050841 1 1
cartonnées

Le temps de passage de la goutte d’eau (temps d’imbibition de 3minutes 15 secondes) d’un côté
vers un autre coté le moins élevé fut constaté sur des cahiers de composition de couleur jaune,
utilisé en milieu scolaire et universitaire et dont le poids fut le plus élevé de tous les échantillons
de l’expérience. Des cahiers de composition utilisés en milieu universitaire et scolaire, il ressort
que pour un poids moyen de 36,25 grammes, il faut en moyenne un temps d’imbibition de 15
minutes. Les chemises cartonnées ont révélé un temps d’imbibition plus élevé de 55 minutes 09
secondes tandis que le papier format A4, de poids de 58,7grammes a révélé un temps d’imbibition
de 8minutes 16 secondes.

131
Graphique 3.4 : Temps d’imbibition et poids de l’échantillon de papier

3-3-2- Macération proprement dit


3-3-2-1- Procédé de macération de la pâte à papier au stade préliminaire
La solution de macération au stade préliminaire préparé est une solution à base d’eau et de
sel NaCl. Il a été pesé 25 grammes de NaCl (1 mol/dm3) qui a été dissoute dans 500 millilitres
d’eau distillée (H2O2). Pour obtenir une solution de 4 litres de NaCl, il a été pesé 200 grammes de
NaCl qui a été dilué dans 4litres d’eau. Puis, s’en est suivi le trempage des déchets papiers cartons.
Il a été mené aussi un trempage à l’eau simple.
Il ressort que, le prétraitement préliminaire avec la solution du NaCl fait obtenir un poids
d’échantillon humide après mis à imbibition plus élevé que ceux ayant été trempé dans de l’eau.
Ainsi, l’on déduit que les déchets papiers, constitués des fibres cellulosiques absorbe fortement la
solution saline plus que ceux mis dans l’eau.

132
Tableau 3.55 : Répartition massique et proportionnée des différents papiers à désencrer et formulation pour la fabrication des briquettes
combustibles
Poids Poids
Quantit Quantité
d’échantillo d’échantillo Quantité
é de Quantités Quantité de
Noms de n humide n humide Quantité de Temps
matière d’échantillo d’eau solution
Catégorie Matières codes du après mis à après mis à d’eau solution d’imbibiti
triée n sec mis à préparée de NaCl
de matière premières combustibl imbibition imbibition absorbé de NaCl on
pour imbibition au début préparée
e dans la dans l’eau e (l) absorbée (heure)
l’étude (kg) (l) au début
solution de (kg) (l)
(kg) (l)
NaCl (kg)
Formats
CB1100 3,58 0,52 4 4 2,91 2,01 2,39 2,99 72
A4(100%)
Cahiers
blancs CB²100 2,59 0,57 4 4 3,02 2,02 2,45 3,15 76
(100%)
Cahiers bleus
Papier à CB3100 2,15 0,54 4 4 2,96 2,10 2,42 3,11 74
verts (100%)
impression
Cahiers
jaunes CB4100 3,86 0,42 4 4 2,77 2,01 2,35 2,91 73
(100%)
Cahiers
orange CB5100 2,68 0,56 4 4 3,00 2,32 2,44 3,02 74
(100%)
Chemises
cartonnées CB6100 1,08 0,36 4 4 2,46 2,04 2,10 2,96 94
(100%)
Sous-
chemises CB7100 2,59 0,57 4 4 3,02 2,00 2,45 2,77 96
Papier
(100%)
carton
Enveloppes
d’emballag CB8100 2,15 0,54 4 4 2,96 2,11 2,42 3,00 97
A4(100%)
e
Cartons
double
couches CB9100 3,86 0,42 4 4 2,77 2,03 2,35 2,46 92
(carton
ondulé

133
simple face)
(100%)
Cartons tri-
couches
(carton
CB10100 2,68 0,56 4 4 3,00 2,10 2,44 3,02 91
ondulé
double face)
(100%)
Cartons
quatricouches
(carton
ondulé CB11100 3,58 0,52 4 4 2,94 2,34 2,42 2,96 93
double-
double face)
(100%)
Cartons
quinta-
couches
CB12100 3,86 0,42 4 4 2,77 2,11 2,35 2,98 96
(carton
ondulé triple
face) (100%)
Papiers kraft
CB13100 2,68 0,56 4 4 3,02 2,05 2,46 2,91 98
(100%)

134
D’après la relation : Normalité = Molarité × Nombre d’équivalents, une solution de NaCl à 0,1 M
: Normalité = 0,1×1 = 0,1 N où le NaCl se dissocie en une seule étape :
NaCl →Na + + Cl - (3.20)
1M→1N
Ainsi, par le même procédé de dissociation, il a été préparé conséquemment 5 litres d’une
solution de NaCl (0,1mole/litre) ayant servi au trempage et à la macération des déchets papiers-
cartons. La macération consiste à mettre à tremper les déchets papiers et cartons imbibés d’encre,
après déchiquetage, dans une bassine ou dans un fût rempli d’eau salé (NaCl ; 0,1mole/litre)
pendant une durée d’au moins 48 heures en vue de favoriser le déliage des particules, à température
comprise entre 25-40°C.
Tableau 3.56 : Détermination du temps de macération du papier
Nombre
de feuille
Quantité
Poids de la Temps de
de Surface de Quantit
Matières Caractéristiqu de matière macératio
Catégories matières contact de é d’eau
premières es l’unit première n
première l’unité (cm) (litres)
é (kg) mis en (Heures)
s (kg)
imbibitio
n
Tout venant, (29,7X21,0
0,004
Formats A4 imprimé au 226 1,020 5) 7,24 72,42
5
recto 625,185
Papiers Cahiers 0,033
d’impressio 33 1,120 6,74 67,02
jaunes 9 (27,3X20)
n, de
Cahiers Tout venant, 0,047 546
bureau, 22 1,045 5,34 53,40
orange imprimé au 5
journaux et
Cahiers recto-verso, 12 0,037
assimilés 27 1,010 (29,7X21,0 4,54 45,40
blancs pages 4
5)
Cahiers
0.041 25 1,025 625,185 5,34 53,40
bleus verts
Sous 0,047 (32,1X22,5)
56 1,120 6,74 67,40
chemise 5 722,25
Chemises 0,018 (32,1X22,5)
56 1,020 7,24 72,41
cartonnées 2 722,25
0,018 (32,1X22,5)
Enveloppe 56 1,020 7,24 72,24
2 722,25
Cartons 0,033 (27,3X20)
33 1,120 6,74 67,40
bicouches Tout venant, 9 546
Emballages imprimé au (29,7X21,0
Cartons tri 0,047
papiers- recto 22 1,045 5) 5,34 53,40
couches 5
carton et 625,185
assimilés Cartons (29,7X21,0
0,037
quatricouche 27 1,010 5) 4,54 45,40
4
s 625,185
Cartons
(32,1X22,5)
quintacouch 0,041 25 1,025 5,34 53,40
722,25
e
Tout venant,
Papiers 0,047 (32,1X22,5)
imprimé au 56 1,120 6,74 67,40
krafts 5 722,25
recto

135
La macération du papier consiste à laisser imbiber une plus ou moins grande quantité de papier
dans l’eau afin de le ramollir (favorisant le détachement entre les fibres…) et de favoriser le
désencrage de ce dernier. Mais, il a été mis en avant les paramètres essentiels de l’eau salé utilisée
pour la macération des papiers. Ainsi, nous avons pu déduire le pH moyen autour de 7,1 tandis
que la conductivité moyenne est de 170 µS.
Les résultats permettent de déduire que les feuilles de papiers blancs (assimilables au format A4)
utilisés couramment dans les services ont une vitesse macération moyen de 2,416 gr/min tandis
que le papier format A4 lui-même a une vitesse moyenne de macération de 7,337 gr/min. Les
emballages papier-cartons ont révélé une vitesse moyenne de 0.045 gr/min. Des différents temps
de macération calculés, les plus élevés (72 heures environ), sont ceux constatés sur les formats A4,
les chemises cartonnées et les enveloppes grand format. De ces données, il ressort que le temps
moyen de macération de papier et cartons est de 61,38 heures, c’est-à-dire 02 jours 13 heures. Ces
résultats sont plus élevés que ceux obtenus pour le papier vierge qui, immergé dans l’eau pour une
période de 12 heures, permet de faciliter sa désintégration lors de trituration (Pelletier, 1992).

80 73 73 73
67 68 68 68
70
60 54 54 54 54
Temps (heure)

50 46 46

40
30
20
10
0

Type de papiers cartons

Graphique 3.5 : Temps de macération des papiers et cartons de seconde génération (Heure)

Le liquide obtenu au stade préliminaire de la macération fut de couleur qui tend vers le noir. Cette
couleur est attribuable aux diverses encres de couleur utilisés lors des impressions de ces papiers.
Après avoir enlevé les papiers mis en imbibition, les dépôts au fond du contenant était pourvu des
136
agrafes, des agrégats de colle, des résidus de sables dont les masses ont été consignés dans le
tableau suivant :

Tableau 3.57: Quantité de polluant issu du stade préliminaire de nettoyage du déchet papier
Traitement Catégories de Quantité de Quantité Quantité Quantité
préliminaire déchets matières premières d’agrafe agrégat de sable (g)
(kg) (g) colle (g)
Papiers
d’impression, de
5,22 25,9 29,2 25,4
bureau, journaux
Solution du
et assimilés
NaCl
Emballages
papiers-carton et 8,48 41,3 23,1 25,9
assimilés
Papiers
d’impression, de
5,22 29,2 31,7 27,8
bureau, journaux
Eau (H2O) et assimilés
Emballages
papiers-carton et 8,48 47,1 29,4 27,2
assimilés
L’ajout du peroxyde d’hydrogène a permis d’obtenir la libération des métaux en réagissant
avec la solution de NaCl précédente. Ainsi, la séparation des indésirables a été obtenu au maximum
via le traitement préliminaire à la solution de NaCl qu’avec de l’eau.

3-3-3- Désencrage de la pâte à papier

3-3-3-1-) – PHASE 1 : Prétraitements aux solutions acides


La première phase a pour but de décrocher et d’éliminer l’encre des papiers imprimés avec
des encres à eau.

i)-Traitement à l’acide sulfurique


Dans un premier temps, la préparation de la solution a consisté à faire le lavage à l’aide
d’une solution acide (S1) à base de 12,5mililitre du peroxyde d'hydrogène (H2O2), et de 37,5
millilitres de la solution acide (H2SO4, 0,5 mole/litre, de pH initial 2,3). Cette solution a été portée
à une température de 50°C. L’adjonction de l’acide sulfurique au peroxyde d’hydrogène a permis
de faire varier les volumes du mélange en fonction du temps afin d’obtenir les diverses variations
de pH de la solution S1.

137
Tableau 3.58 : Dosage de l’acide sulfurique
Volume 100 102 104 105 155 190 195 197 198 199 200
solution
acide
sulfurique
(ml)
pH 2,3 2,6 2,9 3,6 4,1 4,8 5,7 6,4 6,8 6,8 6,9
Temps 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330
(Seconde)
Les différents essais de dosage ont permis d’établir la courbe de variation de pH en fonction du
temps à partir des données suivantes :

350

300

250
Temps (secondes)

200

150

100

50

0
2,3 3,8 3,9 4,9 5,1 5,8 5,9 6,4 6,8 6,8 6,9
pH

Graphique 3.6 : Variation du pH en fonction du temps


Les pH de ces solutions établies ont permis ainsi de déterminer l’influence du pH sur le
désencrage de la pâte à papier. Ainsi, le mélange de la solution avec la pâte en suspension a donné
une solution pâteuse(S2) à pH 5, dans un pulpeur en milieu acidifié par de l’acide sulfurique dont
2g (2% de papier carton sec) ont été dilué dans de 100 millilitres d’eau oxygénée. Ensuite, il a été
déterminé la conductivité de la solution acidifiée consigné dans le tableau suivant :

Tableau 3.59: Conductivité en fonction du % de la solution de l’acide sulfurique ajoutée


Pourcentage
de H2SO4 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
ajouté (%)
Conductivité
137 149 169 171 175 208 239 253 178 162 157
(µS)

La conductivité très élevée de nos solutions nous montre que le solvant obtenu est fortement ionisé
à 70% de H2SO4.

138
100 milligrammes de la pâte à papier dans le pulpeur ont subi l’adjonction de 50 millilitres de la
solution (S1) d’acide sulfurique. Puis l’ajout de l’agent tensio-actif de manière continue dans le
mixeur (pulpeur) a permis de favoriser le décrochage de l’encre et la flottation ultérieure. Après
30 minutes, il a été ajouté 2mililitres d’acide phosphorique, dans le but de complexer les ions
métalliques, susceptible de favoriser l’action de l’agent de blanchiment qui sera éventuellement
incorporé à la phase 2. Le décrochage de l’encre est suivi d’une dilution, puis d’une élimination
de l’encre par flottation sélective avec l’encre séparé mais concentré sous forme de mousse. La
pâte ainsi partiellement désencrés est épaissie à 18% et l’eau résultant de cet epaississage étant
recyclée et réintroduite dans le circuit au niveau de la dilution. On introduit alors un agent tensio-
actif avec un pH de 8,7. La température du traitement est de 45°C. La dilution du mélange ainsi
constitué soumise à une flottation en milieu acide (pH=5) a permis d’établir la variation de la
blancheur en fonction du pH, avec un pH (7) maximal avec une blancheur de 45 et au pH (2)
minimal avec une blancheur de 14.
8 50

7 44 45 45
42 43 43
39 40
6
pH de la solution acide

Niveau de blanchiment
37
35 35
5 30
4 26 25
7 7 7
3 20
6 6
16 5 15
2 14
4 4
3 3 10
1 2 5
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Numero des essais

pH H2SO4 ajouté Niveau de blancheur obtenu avec H2SO4

Graphique 3.7 : Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du H2SO4

Ces résultats sont similaires à ceux obtenus par Galland


ii)-Traitement à l’acide acétique

La préparation de la solution de lavage à l’acide acétique a consisté à faire le lavage à l’aide


d’une solution acide (S1) à base de 12,5mililitre du peroxyde d'hydrogène (H2O2), et de 37,5
millilitres de la solution acide (CH3COOH ; 0,5 mole/litre ; de pH initial 2,9 ; 0,1 N). Cette solution
139
a été portée à une température de 50°C. L’adjonction de l’acide acétique au peroxyde d’hydrogène
a permis de faire varier les volumes du mélange en fonction du temps afin d’obtenir les diverses
variations de pH de la solution S1.
Tableau 3.60 : Triplite Volume-pH-Temps de l’acide acétique
Volume solution 100 102 104 105 155 190 195 197 198 199 200
acide acétique
(ml)
Ph 2,3 2,6 2,7 2,9 2,9 5,5 6,9 7,8 8,8 8,9 9,1
Temps 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330
(Seconde)
Les différents essais de dosage nous amenèrent à établir la courbe de variation de pH en fonction
du temps à partir des données suivantes :
250

200
VOLUME (ML)

150

100

50

0
2,3 2,6 2,7 2,9 2,9 5,5 6,9 7,8 8,8 8,9 9,1
PH

Graphique 3.8 : Variation du pH en fonction du volume de solution (ml)


Les pH de ces solutions établies ont permis ainsi de déterminer l’influence du pH sur le
désencrage de la pâte à papier. Ainsi, le mélange de la solution avec la pâte en suspension a donné
une solution pâteuse(S2) à pH 5, dans un pulpeur en milieu acidifié par de l’acide acétique dont
2g (2% de papier carton sec) ont été dilué dans de 100 millilitres d’eau oxygénée. Ensuite, il a été
déterminé la conductivité de la solution acidifiée consigné dans le tableau suivant :
Tableau 3.61 : Conductivité en fonction du % de la solution de l’acide acétique
Pourcentage
de
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
CH3COOH
ajouté (%)
Conductivité
157 159 164 167 169 228 259 153 148 142 137
(µS)

140
La conductivité très élevée de nos solutions nous montre que le solvant obtenu est fortement ionisé
à 60% de CH3COOH.
100 milligrammes de la pâte à papier dans le pulpeur ont subi l’adjonction de 50 millilitres de la
solution (S1) d’acide acétique. Puis l’ajout de l’agent tensio-actif de manière continue dans le
mixeur (pulpeur) a permis de favoriser le décrochage de l’encre et la flottation ultérieure. Après
30 minutes, il a été ajouté 2milligrammes de charbon actif solide, dans le but de complexer les
ions métalliques, susceptible de favoriser l’action de l’agent de blanchiment qui sera
éventuellement incorporé à la phase 2. Le décrochage de l’encre est suivi d’une dilution, puis d’une
élimination de l’encre par flottation sélective avec l’encre séparé mais concentré sous forme de
mousse. La pâte ainsi partiellement désencrés est épaissie et l’eau résultant de cet epaississage
étant recyclée et réintroduite dans le circuit au niveau de la dilution. On introduit alors un agent
tensio-actif avec un pH de 8,7. La température du traitement est de 45°C. La dilution du mélange
ainsi constitué et soumise à une flottation en milieu acide (pH=5) a permis d’établir la variation de
la blancheur en fonction du pH. Le pH (9) maximal avec une blancheur de 45 et au pH (2) minimal
avec une blancheur de 10.
10 50
9 45 45 45
43
8 39 39 39 40

Niveau de blanchiment
7 35 35
pH de CH3COOH

6 30
5 25 25
9 9
4 19 8 8 20
7
3 6 15
13
2 10 10
3 3 3 3
1 2 5
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Numero des essais

pH CH3COOH ajouté Niveau de blancheur obtenu avec CH3COOH

Graphique 3.9 : Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du CH3COOH

Ces résultats sont similaires à ceux obtenus par Galland (2001) qui obtint une blancheur de
45 par le même process.

141
3-3-3-2- PHASE II : Prétraitement aux solutions alcalines
i)-Traitement à la soude (NaOH)
La deuxième phase a pour but de décrocher et d’éliminer totalement l’encre de l’ensemble
des papiers à recycler et plus spécifiquement l’élimination de l’encre des papiers imprimés selon
les procédés plus traditionnels, offset, héliogravure, typographie. La première phase interagit avec
la deuxième phase alcaline pour permettre l’élimination des particules d’encre conventionnelle
(offset, typographique, héliogravure).
Dans un premier temps, la préparation de la solution a consisté à préparer une solution
basique (S2) à base de 12,5mililitre du peroxyde d'hydrogène (H2O2), et de 37,5 millilitres de la
solution basique (NaOH, 0,5 mole/litre, de pH initial 8,3). Le mélange a été porté à une température
de 50°C. L’adjonction de la soude (NaOH) au peroxyde d’hydrogène a permis de faire varier les
volumes du mélange en fonction du temps afin d’obtenir les diverses variations de pH de la
solution S2. Cette solution a été portée à 50°C dans une étuve.
Tableau 3.62: Dosage de la soude
Volume
solution 100 102 104 105 155 190 195 197 198 199 200
basique (ml)
pH 8,3 8,6 8,9 9,6 10,1 10,8 11,7 12,4 12,8 13,8 13,9
Temps
30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330
(Seconde)

Le traitement de la pâte issu du désencrage à l’acide acétique a permis de constater le même résultat
que celui mené avec l’acide sulfurique. L’ajustement du mélange pâteux à pH=8,8 dans un pulpeur
en milieu basique par 2g de soude (2% de papier carton sec) en le diluant dans de l’eau oxygénée
[100-540] millilitres a permis de relever des différents essais de dosage, la courbe de variation de
pH en fonction du temps à partir des données suivantes :

142
250

200

150
Volumes

100

50

0
8,3 8,6 8,9 9,6 10,1 10,8 11,7 12,4 12,8 13,8 13,9
pH

Graphique 3.10: Variation du pH en fonction du temps

Les pH de ces solutions établies ont permis ainsi de déterminer l’influence du pH sur le
désencrage de la pâte à papier. Ainsi, le mélange de la solution avec la pâte en suspension a donné
une solution pâteuse(S2) à pH 8,8, dans un pulpeur en milieu basique par de la soude dont 2g (2%)
de papier carton sec ont été dilué dans 100 millilitres d’eau oxygénée. Ensuite, il a été déterminé
la conductivité de la solution basique consigné dans le tableau suivant :
Tableau 3.63: Dosage de solution basique
Volume
solution 100 102 104 105 155 190 195 197 198 199 200
basique (ml)
Conductivité
373 347 306 301 315 298 289 253 248 232 157
(µS)
Temps
30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330
(Seconde)

La conductivité très élevée de nos solutions nous montre que le solvant obtenu est
fortement ionisé à 70% de NaOH. 100 milligrammes de la pâte à papier dans le pulpeur ont subi
l’adjonction de 50 millilitres de la solution (S2, de pH 8,7 et de conductivité 280µS). Puis l’ajout
de l’agent de blanchiment qui est le H2O2 de manière continue dans le mixeur (pulpeur), et ce de
1 à 2% en poids de pâte sèche, et additionnée de manière traditionnelle a permis de favoriser le
décrochage de l’encre et la flottation ultérieure.
Après environ 140 minutes de stockage, il a été ajouté 2mililitres d’acide phosphorique,
dans le but de complexer les ions métalliques, susceptible de favoriser l’action de l’agent de

143
blanchiment. Le décrochage de l’encre des imprimeries offset, héliogravure, typographie est suivi
d’une dilution, puis d’une élimination de l’encre par flottation sélective avec l’encre séparé mais
concentré sous forme de mousse. On ajoute alors du savon liquide couramment utilisés pour le
désencrage, et destinés à accentuer le caractère hydrophobe de l’encre ainsi décrochée, et à
favoriser son élimination ultérieure par flottation. La pâte subit une dilution, puis une nouvelle
flottation sélective au cours de laquelle les encres résiduelles décrochées sont éliminées sous forme
de mousse. On introduit alors un agent tensio-actif avec un pH de 8,7 et dont la conductivité est
de 280µS.
16 50

14 44 45 45
42 43
39 40
12 37 37

Niveau de blanchiment
35 35
10 30
pH NaOH

8 25 26 26 25
14 14
13 20
6 12 12
11
10 10 15
9 9
4 8
10
2 5
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Numero des essais

pH NaOH ajouté Niveau de blancheur obtenu avec NaOH

Graphique 3.11: Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du NaOH

La température du traitement est de 45°C. Nous diluons alors le mélange ainsi constitué, et
nous soumettons ce mélange dilué à une flottation en milieu basique (pH=8). La pâte ainsi
désancrée subit un nouvel epaississage avant d’être introduite dans le circuit d’utilisation de la
pâte. La blancheur obtenue est de 45. Ces résultats sont similaires à ceux obtenus par Galland
(2001) qui obtint une blancheur de 45 par le même process.
ii)- Traitement à l’hypochlorite de sodium (NaClO)
Le but étant de décrocher et d’éliminer totalement l’encre de l’ensemble des papiers à
recycler et plus spécifiquement l’élimination de l’encre des papiers imprimés selon les procédés

144
plus traditionnels, offset, héliogravure, typographie, l’interaction entre la première phase et la
deuxième phase alcaline permet l’élimination des particules d’encre conventionnelle.
Dans un premier temps, la préparation de la solution a consisté à préparer une solution
basique (S’2) à base de 12,5mililitre du peroxyde d'hydrogène (H2O2), et de 37,5 millilitres de la
solution basique (NaClO, 2,6% du chlore, 0,5 mole/litre, de pH initial 11,3). Le mélange a été
porté à une température de 50°C. L’adjonction de l’hypochlorite de sodium (NaClO) au peroxyde
d’hydrogène a permis de faire varier les volumes du mélange en fonction du temps afin d’obtenir
les diverses variations de pH de la solution S2[11,3-13,8]. Cette solution a été portée à 50°C dans
une étuve.
Tableau 3.64: Triplite Volume-pH-Temps de l’hypochlorite de sodium (NaClO)
Volume solution
100 101 105 160 178 180 185 190 195 198 200
basique (ml)
pH 11,3 11,6 12,7 12,8 12,9 13,1 13,3 13,5 13,7 13,8 13,8
Temps
30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330
(Seconde)

Le traitement basique de la pâte issu du désencrage à l’acide acétique a permis de constater


le même résultat que celui mené avec l’acide sulfurique dans les mêmes conditions expérimentales.
L’ajustement du mélange pâteux à pH=8,8 dans un pulpeur en milieu basique par 2g de soude (2%
de papier carton sec) en le diluant dans de l’eau oxygénée [100-540] millilitres. Après environ 140
minutes de stockage, il a été ajouté 2miligrammes, dans le but de complexer les ions métalliques,
susceptible de favoriser l’action de l’agent de blanchiment. Le décrochage de l’encre des
imprimeries offset, héliogravure, typographie est suivi d’une dilution, puis d’une élimination de
l’encre par flottation sélective avec l’encre séparé mais concentré sous forme de mousse. On ajoute
alors du savon liquide couramment utilisés pour le désencrage, et destinés à accentuer le caractère
hydrophobe de l’encre ainsi décrochée, et à favoriser son élimination ultérieure par flottation. La
pâte subit une dilution, puis une nouvelle flottation sélective au cours de laquelle les encres
résiduelles décrochées sont éliminées sous forme de mousse. Les différents essais de dosage nous
amenèrent à établir la courbe de variation de pH en fonction du temps à partir des données
suivantes :

145
250

200
Volume (ml)

150

100

50

0
11,3 11,6 12,7 12,8 12,9 13,1 13,3 13,5 13,7 13,8 13,8
pH

Graphique 3.12: Variation du pH en fonction du volume de solution (ml)


Ensuite, nous déterminions la conductivité de la solution basique. Ainsi, nous obtenions le
tableau suivant :
Tableau 3.65: Dosage de l’oxychlorure de sodium
Volume
solution 100 101 105 160 178 180 185 190 195 198 200
basique (ml)
Conductivité
157 159 164 167 169 228 261 273 148 142 137
(µS)
Temps
30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330
(Seconde)

La conductivité très élevée de nos solutions nous montre que le solvant obtenu est
fortement ionisé à 70% de NaClO. 100 milligrammes de la pâte à papier dans le pulpeur ont subi
l’adjonction de 50 millilitres de la solution (S2, de pH 8,7 et de conductivité 157µS). Puis l’ajout
de l’agent de blanchiment qui est le H2O2 de manière continue dans le mixeur (pulpeur), et ce de
1 à 2% en poids de pâte sèche, et additionnée de manière traditionnelle a permis de favoriser le
décrochage de l’encre et la flottation ultérieure.

Photo 3.8: Blancheurs finales obtenues en milieu alcalin

146
L’introduction d’un agent tensio-actif avec un pH de 8,7 et dont la conductivité est de
280µS et dont la température du traitement est de 45°C a permis de diluer le mélange ainsi
constitué, en créant une flottation en milieu basique (pH=10).

60 16
55 57
53 14
Niveau de blancheur

50 48 49 49
45 45 12

pH NaClO
40 39 10
30 33 8
30
13 13 13 13 13 14 14 14 14
20 11 12 6
4
10 2
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Numeros des essais

pH NaClO ajouté Niveau de blancheur obtenu avec NaClO ajouté

Graphique 3.13: Niveaux de blanchiment de la pâte à papier en fonction des pH du NaClO


La pâte ainsi désencrés subit un nouvel epaississage avant d’être introduite dans le circuit
d’utilisation de la pâte. La blancheur obtenue est de 50. On introduit alors un agent tensio-actif
(savon liquide avec un pH de 8,7). La température du traitement est de 45°C.

a b

Photo 3.9: Papier format A4 désencrés a) humide ; b) séché


Une flottation a permis de créer un milieu basique (Ph entre [11-14]). La pâte ainsi désencrés subit
un nouvel epaississage et la blancheur obtenue est de 57. Ces résultats sont similaires à ceux
obtenus par Galland (2001) qui obtint une blancheur de 45 par le même process La blancheur
finale des pâtes mécaniquement blanchies n’excède pas 80 à 85% car toutes les liaisons C=O ne
sont pas détruits (Marlin, 2007).

En sommes, le process du prétraitement des matières de seconde génération papiers-cartons


et plastiques a permis de déterminer que le NaCl a permis d’obtenir un blanchiment (>50%) plus

147
élevé que celui mené avec d’autres solutions chimiques. En phase I, le désencrage avec le H2SO4
a permis d’observer le blanchiment minimal (26%) de la pâte au pH de 3, tandis que le blanchiment
maximal (45%) a été observé au pH de la solution ramené à 7. Le désencrage avec le CH3COOH
a permis d’observer le blanchiment minimal (39%) de la pâte au pH de 6, tandis que le blanchiment
maximal (45%) a été observé au pH de la solution ramené à 9. En phase II, l’introduction d’une
solution basique à base de la soude (NaOH, 15%), du peroxyde d’hydrogène (25%) sur la pâte
désencrés à l’acide acétique (CH3COOH) a permis de désencrés la pâte à 45% tandis que le
traitement à l’acide acétique (CH3COOH) suivi du traitement au NaOCl (3%) et du peroxyde
d’hydrogène (1%) a permis d’obtenir un blanchiment de l’ordre de 50%.

3-3-3-3- Qualité des eaux usées du process


i)- Minéralisations des boues
Les boues primaires ont une teneur en eau élevée à la sortie du système de traitement (Olivier,
2007). La composition finale des boues varie en fonction des intrants, des procédés de fabrication
et des systèmes de traitement utilisés (Primeau, 2014). Ces boues sont riches en matière organique
(C) car elles sont principalement composées de cellulose et de lignine.
Tableau 3.66: Mesure du pH et de la conductivité
Traitement aux solutions acides
Boues primaires Boues secondaires Boues mixtes

pH 3,1 5,2 6,9


T°C 20 20 20
Conductivité en µS/cm 172 267 168
Résistivité ohm.cm 5813,95 3745,39 5952,38
Minéralisation en mg/L 132,27 205,32 129,19
Traitement aux solutions basiques
Paramètres Boues primaires Boues secondaires Boues mixtes
pH 13,5 13,4 12,8
T°C 20 20 20
Conductivité en µS/cm 164 238 178
Résistivité en ohm.cm 6097,56 4201,68 5617,97
Minéralisation en mg/L 155,31 183,02 136,88
Désencrage complet
Paramètres Boues primaires Boues secondaires Boues mixtes
pH 6,5 7,4 9,8
T°C 20 20 20
Conductivité en µS/cm 231 364 290
Résistivité ohm.cm 4329,00 2747,25 3448,27
Minéralisation en mg/L 177,64 260,62 223,01
148
La minéralisation de la pâte à papier obtenue varie entre [129,19 - 260,62] mg/l. Ces résultats sont
similaires à ceux de obtenus pour les boues primaires par Primeau, (2014), Thacker, (2006), Bird
et Talberth, (2008) et Likon et Trebše, (2012). Les boues primaires contiennent aussi des matières
minérales tels le carbonate de calcium (CaCO3), l’argile, et le dioxyde de titane, ainsi que des
cendres (Primeau, 2014 ; Thacker, 2006 ; Bird and Talberth, 2008 ; Likon and Trebše, 2012). Ces
boues contiennent donc peu d’éléments fertilisants et se dégradent très lentement (NCASI, 1999a
; Olivier, 2007).
A la sortie du traitement secondaires, les bio solides sont plutôt liquides avec une siccité de l’ordre
de 0.5 à 2 % (Xu and Lancaster, s. d.). Ils contiennent peu de fibres et sont principalement
composés de biomasses microbiennes (NCASI, 2000). La biomasse papetière est non pathogène
(Bird and Talberth, 2008), bien que constituée de bactéries du genre Klebsiella faiblement
pathogènes et naturellement présentes dans l’environnement.

ii)- Demande en oxygène des boues


Les boues primaires et secondaires à la sortie des systèmes de traitement sont composées
principalement d’eau (Primeau, 2014). Les paramètres qui ont été étudiés à 20°C sont le pH, la
conductivité, la résistivité, la minéralisation, la MES, la DBO5, la DCO, la COT. Les matières en
suspension (MES) obtenues par filtration varie entre ]1210-2320[mg/l. Ces valeurs sont
supérieures à celles des effluents urbains [250 – 600] mg/l (Thomas, 1995 ; Copp, 2002 ; Canler
et Perret, 2004)

149
Tableau 3.67: Mesure de la MES, DBO5, DCO, COT
Traitement acides Traitement basiques Désencrage complet
Boues Boues Boues Boues Boues Boues
Paramètres
primaires secondaires primaires secondaires primaires secondaires
MES (mg.
2224 1270 2120 1280 2320 1210
L-1)
DBO5(mg.
622 120 572 112 630 152
L-1)
DCO (mg.
2110 1766 2324 1676 2689 1876
L-1)
COT (mg.
2210 1095 2231 1225 2125 1445
L-1)
𝑫𝑩𝑶𝟓
0,29 0,07 0,25 0,06 0,23 0,08
𝑫𝑪𝑶
𝑫𝑩𝑶𝟓
0,28 0,11 0,26 0,09 0,29 0,10
𝑪𝑶𝑻
𝑫𝑪𝑶
3,39 14,72 4,06 14,96 4,26 12,34
𝑫𝑩𝑶𝟓
𝑫𝑪𝑶
0,95 1,61 1,04 1,37 1,26 1,29
𝑪𝑶𝑻
Avec la combinaison des traitements primaire et secondaire, les solides en suspension et DBO5
sont finalement retirés dans une proportion allant de 70 à 95 % (Primeau, 2014). Les boues
primaires sont ceux à l’entrée du premier tamis et les boues secondaires sont ceux à la sortie du
second tamis.
Les matières en suspension (MES) constituent l’ensemble des particules minérales et/ou
organiques présentes dans une eau naturelle ou polluée. Obtenu par filtration, le taux du MES varie
entre]1210-2320[mg/l. Ces valeurs sont supérieures à celles des effluents urbains [250 – 600] mg/l
(Thomas, 1995 ; Copp, 2002 ; Canler et Perret, 2004), mais inférieures à celles des usines de
fabrication du papier [1800 – 4200] mg/l (Gupta, 1997 ; Dutta, 1999 ; Bajpai, 2000).
La DCO, comprise entre]1676-2689[mg/l, a permis d’apprécier la concentration en matières
organiques ou minérales, dissoutes ou en suspension dans l’eau, au travers de la quantité
d’oxygène nécessaire à leur oxydation chimique totale. Ces valeurs sont comprises entre [1200 –
10000] mg/l pour les fabrications de pâtes (Dilek and Gokcay, 1994 ; Bajpai, 2000 ; Rohella, et
al., 2001)
La détermination de la DBO, comprise entre]112-630[mg/l, a permis d’évaluer la concentration
des polluants organiques dans les entrées et sorties du dispositif de filtration, c’est-à-dire à mesurer
le rendement. Ces valeurs sont comprises entre [150 - 5000] mg/l déterminées pour la fabrication

150
de pâtes (Dilek and Gokcay., 1994 ; Bajpai, 2000 ; Rohella, et al., 2001) et inferieure à 690mg/l
déterminées en papeterie (Cindy, 2007)
Cependant la totalité du carbone organique est comptabilisée lors de la détermination du COT
([1095-2231] mg/l). Ces valeurs sont supérieures à [200 – 1200] mg/l obtenues pour les effluents
urbains (Thomas, 1995 ; Copp, 2002 ; Canler et Perret, 2004), mais inferieures à 2510mg/l pour
les industries papetières (Cindy, 2007) et comprises entre [1200 – 10000] déterminées pour la
fabrication de pâtes (Dilek and Gokcay., 1994 ; Bajpai, 2000 ; Rohella, et al., 2001)

iii)- L’incidence des rapports de demande en oxygène des boues


Le rapport DBO5/COT compris entre [0,09 – 0,29] est relativement proche de celui des eaux usées
urbaines varie de 1,0 à 1,6 tandis que le rapport DBO5/DCO compris entre [0,06 – 0,29] est
relativement inferieure à celui des eaux domestiques non traitées varie de 0,4 à 0,8, indique aussi
que la pâte à papier dans le cas de cette étude est partiellement biodégradable.
Le rapport DCO/COT entre [0,95 – 1,61] est une indication du faible taux d’oxydation des produits
organiques car inférieur à 5,33 correspondant aux produits avec un faible taux d’oxydation
(CREPA, 2007). Le rapport DCO/DBO5 entre [3,39 – 14,96] est une indication de la présence
d’une grande proportion de matières n’est pas biodégradable. Une valeur importante de ce rapport
(supérieure à [1,5-4]) indique qu’une grande partie de la matière organique n’est pas biodégradable
et, dans ce cas, il est préférable d’envisager un traitement physico-chimique (CREPA, 2007).

3-4- Estimation du cycle de vie des déchets papiers et cartons


Cabalova, et al. (2011) indique que l’usage des fibres secondaires de manière répétée
entraine la libération des propriétés du papier altéré due à la détérioration des fibres durant le
recyclage quand plusieurs altérations sont irréversibles.
Les pires propriétés des fibres recyclées comparées aux fibres primaires pourraient être
causées par l’Hornification mais aussi par diminution des propriétés hydrauliques des surfaces des
fibres pendant le séchage inhérent à la redistribution ou la migration des résines et des acides gras
en surface (Nazhad et Paszner, 1994 ; Nazhad, 2005 ; Cabalova, et al., 2011).
Le papier recyclé est de plus en plus utilisé pas seulement comme emballage des aliments
de consommation à court terme (papiers journaux, papiers hygiéniques, emballages des matériaux
etc.), mais aussi dans la production du papier de qualité supérieure qui puisse servir comme moyen

151
d’héritage culturel. L’étude de l’altération du papier recyclé dans un vieil process est par
conséquent important, mais l’information dans la littérature est absente (Cabalova, et al., 2011).
Le recyclage est une autre forme de vieillissement du papier et cela provoque l’altération du papier,
qui résulte en une dégradation de leurs propriétés physiques et mécanique.
Le recyclage engendre la destruction chimique, thermique, biologique et mécanique, ou
leur combinaison (Milichovský, 1994 ; Geffertová, et al., 2008). Les effets du vieillissement du
papier sont la dégradation de la cellulose, de l’hémicellulose et de la macromolécule limnique, la
diminution de la petite fraction moléculaire, la diminution du degré de polymérisation mais aussi
la diminution des propriétés optiques et mécaniques (El Ashmawy et al., 1974 ; Valtasaari et
Saarela, 1975 ; Lauriol, et al., 1987 ; Bansa, 2002 ; Havermans, 2003 ; Dupont et Mortha, 2004 ;
Kučerová et Halajová, 2009 ; Čabalová, et al., 2011).
La cellulose en tant que polymère nature le plus abondant sur Terre est aussi important en
tant que matière organique renouvelable. La dégradation de la cellulose issue du papier est
spécifiquement importante pour les archives et les musées où le vieillissement dans différente
conditions réduisent les propriétés mécaniques et détériore la qualité optique du papier conservé,
des livres et autres œuvres d’arts par exemple.

3-4-1- Influence du battement sur les pulpes fibreuses


L’altération moyenne des déchets papiers et cartons est de 65,06 cm / recyclage. Les mesures des
longueurs sur les pulpes sont essentielles et interviennent en améliorant leurs habilités à établir des
liaisons entre les fibres. Des résultats obtenus il ressort qu’à 80°C, l’altération est plus élevée
(534,5 cm) tandis qu’on constate qu’elle est moins élevée (506,5 cm) à 100°C avec une moyenne
de recyclage de 8 fois.
Tableau 3.68: Altération de la feuille de papier séché aux températures de 80°C durant un octuple
essai de recyclage
Longueur moyenne d’altération des papiers cartons (cm)
à 80°C à 100°C à 120°C Nombre de recyclage
Moyenne 534.5 506.5 520.5 8
Dépendamment du nombre recyclage qui va de 0 à 8, il a été trouvé que les altérations
extrêmes moyenne ont été trouvés après 0 recyclage telles que :
-à 80°C, l’altération moyenne maximale est 915 cm après 0 recyclage tandis que l’altération
moyenne minimale est 185 cm après 0 recyclage ;

152
-à 100°C, l’altération moyenne maximale est 885 cm après 0 recyclage tandis que
l’altération moyenne minimale est 125 cm après 0 recyclage ;
-à 120°C, l’altération moyenne maximale est 905 cm après 0 recyclage tandis que
l’altération moyenne minimale est 155 cm après 0 recyclage.
1000
Longueurs des alterations (cm)

900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Nombre de recyclage

A 80°C A 100°C A 120°C

Graphique 3.14: Altération de la longueur de la feuille de papier séchée aux températures de 80,
100 et 120 °C durant un octuple essai de recyclage
Ces résultats ne sont pas éloignés de ceux obtenus par Cabalova, et al. (2011). Ces mesures
sur l’altération des fibres se sont faites dans le temps. Les milieux et l’extrême influence du
dispositif des battements sur les pulpes ont été défini et des connaissances sur les changements
simultanés des variétés, telle la dénaturation fibreuse interne et externe, la diminution ou le
découpage des fibres et la formation des formes plus petites (Kang et Paulapuro, 2006 ; Cabalova,
et al., (2011). D’après Cabalova, et al. (2011) :
 La libération et la désintégration des structures cellulaires affiliées avec une forte
tuméfaction exprimée comme une défibrillation et déstratification (fentes coaxiales au milieu
des couches des parois secondaires, favorisant la pénétration de l’eau intermembranaire entre
les couches et la plasticité des fibres) interne.
 La défibrillation externe et l’écorçage en surface des fibres avec pour particularité
des attaques complètes des structures primaires et les couches externes des structure
secondaires. Simultanément des couches externes, il y a scission des fibres, microfibrilles,
nano fibrilles en des macromolécules cellulosiques et hemicellulosiques.
 Le raccourcissement des fibres à quelques endroits de manière raisonnable en
accord avec la cargaison, plus communément à des endroits de faibles liaisons.

153
 Simultanément, l’ultime effet de l’abattement aussi extrême qu’il soit prend place.
Il y a de faibles habilités aux liaisons et leurs influences sur la porosité du papier et le
dégagement libre des souches.
Scallan et Tigerstrom, (1991) et Cabalova, et al. (2011), observèrent le coefficient d’élasticité des
longs fibres pulpeuses pendant le recyclage où la diminution de la flexibilité fut mise en évidence
lorsque le dégrée d’abattement diminuait, en même temps qu’avec l’augmentation de la vitesse de
drainage des faibles récoltes des pulpes.

3-4-2- Influence du séchage sur les fibres recyclées


Il ressort de nos expériences que le séchage qui a un caractère anisotropique, a une grande
influence sur les propriétés du papier produites à base des fibres secondaires.
Tableau 3.69: Hornification de la feuille de papier séché aux températures de 80°C, 1000°C,
120°C durant un octuple essai de recyclage
WRV0 WRV1 A Hornification WRV2 A Hornification WRV3 A Hornification
80°C 1 100°C 2 120°C 3
1000 534,5 46,9 506,5 55 520,5 53,6
L’importance du cisaillage est formatée dans les nœuds interfibrillaires, dans les fibres et entre les
effets des propriétés mécaniques dans le papier sec. C’est alors qu’il devient important de
comprendre la perte de la force de liaison du séchage chimique des fibres. Pendant le séchage, la
part des structures fibreuses déterminées, c’est-à-dire la microfibre cellulosique devient attachée
et imbriquée tel que le montre la figure suivante (Ackerman, et al., 2000).

Figure 3.18 : Changement dans les structures fibreuses (Weise et Paulapuro, 1996) ; Contraction
fibreuse à leurs surfaces de contact (Ackerman, et al., 2000)

D’après les études menées par Bouchard et Douek (1994) ; Maloney, et al. (1998) ; Cabalova, et
al. (2011), l’Hornification n’affecte pas le caractère cristallin de la cellulose ou le dégrée d’ordre
dans la structure hémi cellulosique.

154
Figure 3.19: Modèle de séchage de Scallan (Laivins et Scallan, 1993) montrant que
l’Hornification empêche la structure sèche en A de s’étendre complètement à la structure humide
en D. au lieu d’une croissance partielle seulement en B, il peut être possible de créer un pont
hydrogène entre les microfibres après un séchage initial (Kato & Cameron, 1999)

Dans les figures 16 et 17, la phase A représentait la fibre kraft avant séchage alors que dans la
phase B, l’assèchement a commencé à produire des changements morphologiques dans la matrice
de la structure fibreuse à environ 30% de la part solide et leurs structures fibreuses lamellaires
commencent à se rapprocher des autres à cause des forces capillaires, où le lumen tombe
(Cabalova, et al., 2011). Selon cet auteur, avec un séchage additionnel, les espaces entre les
lamelles continuent la phase de contraction en C où il y a trop de vide dans les structures lamellaires
de la structure cellulaire de la structure fibreuse de toute la cellule. Vers la fin du séchage en phase
D, la suppression d’eau survient dans la structure fine de la structure fibreuse et la fibre kraft se
rétrécit considérablement et uniformément durant cette phase de séchage c’est à dire jusqu’à 75-
80% du volume solide de manière irréversible (Cabalova, et al., 2011).

3-4-3- Propriétés des fibres issues du papier recyclé


Les propriétés basiques de l’origine de l’humidité fibreuse changent pendant le processus
du séchage des pulpes et ils ne sont régénérés complètement dans la phase de bordage et de
battement (Cabalova, et al., 2011). Selon le même auteur, les mêmes paramètres sont propices
pour décrire les propriétés des fibres secondaires et des fibres vieillissant tout comme pour les
propriétés des fibres primaires.
Les résultats expérimentaux obtenus en utilisant des déchets papiers montrent que les fibres
secondaires ont des propriétés très différentes des fibres originelles. Le recyclage suivant la fibre
provoque la formation des mixtures non homogènes extrêmes de beaucoup de vieilles fibres.

155
A l’optimum d’usage des fibres secondaires, il est mieux de prendre en compte leurs
propriétés altérées après plusieurs répétitions. Avec la diminution du nombre du cycle d’usage, les
fibres changent irréversiblement, périssent avec leurs propriétés. Le bordage et le battement
entrainent l’absorption d’eau, la tuméfaction des fibres et la régénération partielle des propriétés
de la fibre originelle. Cependant, la répétition des battements et du séchage à des cycles multiples
de production entrainent une baisse graduelle de la propension à la tuméfaction qui influence
l’habilité des fibres à se lier. Avec cette baisse du nombre de cycle, les fibres sont raccourcies et
cette altération exprime les propriétés du papier. Cette diminution des possibilités de liaisons et
des propriétés mécaniques apporte une amélioration des propriétés utilitaires telles qu’entre eux,
il y ait une grande vitesse d’assèchement, une légère diffusion augmentant les propriétés buvardes
du papier, l’opacité et la stabilité de la dimension du papier. Les plus grandes altérations des
propriétés des fibres sont aux premières loges des trois cycles. La propriété taille de la force dépend
des types de fibres (Geffertová, et al., 2008).

3-4-4- Estimation du cycle de vie des briquettes combustibles a base des déchets papiers et
cartons
3-4-4-1- Estimation du cycle de vie des briquettes combustibles à base des déchets papiers et
cartons
De notre étude, il ressort que l’influence du recyclage et du vieillissement a eu un impact
attribuable à une diminution du dégrée de polymérisation de 27,1% à la température de 80°C. A
100°C, la diminution du dégrée de polymérisation a été de 27,2% par rapport au poids de la fibre
d’origine. Le dégrée de polymérisation a connu une réduction de de 21,1% suite à l’altération à la
température de séchage de 120°C.
Tableau 3.70 : Degré moyen de polymérisation
Dégrée Constante
Dégrée de Dégrée de Nombre
d’égalisation de Température k (durée
polymérisation polymérisation initial de
la (t) du
(DP) initiale nœud (n0)
polymérisation recyclage)
(DPt)
(LODP)
27,1% 7,1% 20% 2,8 (3) 80 8
27,2% 9,1% 18,1% 2,9 (3) 100 8
21,1% 6,5% 14,6% 3,2 120 8

Selon Cabalova, et al. (2011), l’influence simultanée du recyclage et du vieillissement avait un


impact similaire sur la température de à 80°C (avec une di munition de 27,5%) et 100°C (avec une

156
diminution de 27,6%) par rapport au poids de la pulpe d’origine, et une réduction de l’altération
où à la température de 120°C (avec une diminution de 21,5%).
Le vieillissement du papier recycle provoque la diminution du dégrée de polymérisation, mais le
papier reste avec des meilleures propriétés (Cabalova, et al., 2011). Les résultats obtenus nous
amène à conclure qu’après 08 recyclage, les déchets papiers deviennent moins performant quant à
leurs usages pour la production des briquettes

3-5- Caractérisation physique des briquettes combustibles

3-5-1- Test de densité des briquettes


La densité moyenne générale des briquettes réalisées est de 1,12±0,04. De manière
détaillée, il ressort de notre étude que :

157
Tableau 3.71: Détails des densités moyennes des briquettes combustibles réalisées à base des papiers prétraités aux solutions acides
Densités des briquettes combustibles réalisées à base des papiers prétraités
Solutions acides Solutions Solutions acides Signification Maximum Minimum
basiques et alcalines
Papier 100% 0,97±0,49 a 0,92±0,90 e 1,27±0,22 f 1,05a 1,27 0,92
Emballage 100% 0,91±0,25 c 1,14±0,45 d 1,32±0,76 b 1.12a 1,32 0,90
Emballage +Papier (50%-50%) 0,92±0,11 d 0,98±0,17 b 1,18±0,34 a 1.03c 1,20 0,92
Papier + Sable _1mm (95%+5%) 0,92±0,19 a 0,98±0,19 f 1,28±0,22 c 1.06b 1,28 0,92
Emballage + Sable_1mm (95%+5%) 0,81±0,45 a 1,11±0,45 g 1,54±0,10 d 1.15g 1,54 0,81
Papier + Argile (95%-5%) 1,11±0,21 e 1,04±0,44 h 1,32±0,21 e 1.16e 1,32 1,11
Carton + Argile (95 %-5%) 1,50±0,10 c 1,90±0,35 a 1,73±0,51 a 1.57a 1,90 1,50
Papier + Plastique (98%-2%) 1,23±0,31 f 1,63±0,13 a 1,43±0,13 f 1.43f 1,63 1,23
Carton + Plastique (98%-2%) 1,51±0,22 a 1,62±0,24 d 1,32±0,44 g 1.48d 1,62 1,32
Moyenne 1,12±0,03a 1,12±0,04 b 1,37±0,41 g 1.20c 1,37 1,12
F (ndl : 4, 15) 0,81 NS 7,75*** 4,47** 09,87***
***= Significatif à 1 ‰ ; **= Significatif à 1 %.
a, b, c, d : Les valeurs moyennes suivies de la même lettre dans la même colonne ne diffèrent pas significativement à P < 0,0001 (test de Duncan)
e, f, g : Les valeurs moyennes suivies de la même lettre dans la même colonne ne diffèrent pas significativement à P < 0,0001 (test de Newman-
Keuls)

158
Les briquettes combustibles fabriquées à base de papiers prétraités aux solutions acides et les
briquettes combustibles fabriquées à base de papiers prétraités aux solutions basiques ont la même
moyenne. Cela est attribué aux hasards de l’échantillonnage.
Tandis que le nombre d’échantillon mis en exergue est 30 (voir tableau 3.53), les briquettes
combustibles fabriquées à base de papiers prétraités aux solutions acides (ou basiques) et les
briquettes combustibles fabriquées à base de papiers prétraités aux solutions acides et alcalines à la
fois, possèdent un écart d= 0,25. Par conséquent, les briquettes combustibles fabriquées à base de
papiers prétraités aux solutions acides (ou basiques) suit alors une loi normale de moyenne 1,12 et
d’écart-type 0,35 et les briquettes combustibles fabriquées à base de papiers prétraités aux
solutions acides et alcalines à la fois suit alors une loi normale de moyenne 1,37 et d’écart-type 0,41.
Puisque les briquettes combustibles fabriquées à base de papiers prétraités aux solutions acides (ou
basiques) et les briquettes combustibles fabriquées à base de papiers prétraités aux solutions acides
et alcalines sont indépendantes et que 0,25 suit également une loi normale, E(D)=0 et V(D) ≥0.
La plus faible densité (0,81) a été constatée sur les briquettes (emballage + particule de
sable de taille de 1mm) fabriquées à base de papiers prétraités aux solutions acides tandis que la
plus grande densité (1,90) est celle de la briquette (carton + argile) fabriqué à base de papiers
prétraités avec une solution alcaline. Les briquettes à base du papier ayant subi un désencrage
complet ont des densités plus proches de la moyenne générale de la densité (1,12) des briquettes.
La faible densité des briquettes obtenues serait alors attribuable à sa composition, au prétraitement
subi et à l’état des fibres dans la pâte, liées à d’autres matières (plastiques, sables et argiles) ayant
favorisée sa décomposition moléculaire partielle.
Par ailleurs, les densités des briquettes à base des feuilles mortes de Neem associées à des
tiges de sorgho varient de 0,17 à 0,50 avec une moyenne de 0,33±0,08 (Dzokom A., 2017). Okia
et al. (2016), ont montré que les densités des briquettes combustibles sont dépendantes de la force
de compression et de la pression exercées lors du compactage. Selon eux, pour des faibles valeurs
de densités comprises entre 0,413 et 0,469 sont dus au faible usage de la pression de 1Mpa lors du
compactage.

3-5-2- Le taux d’humidité


L’humidité brute que nous avons obtenue est de 37,99±0,79 % tandis que l’humidité à sec
qui est la teneur en eau des briquettes combustibles après séchage à l’étuve à 105ºC pendant 24
heures a une valeur moyenne de 3,79±0,09%. Le taux d’humidité à sec moyen des combustibles à

159
base de papiers prétraités aux solutions acides vaut 2,02±0,36%, tandis que le taux d’humidité à
sec moyen des combustibles à base de papiers prétraités aux solutions basiques vaut 2,85±0,43%.
Le taux d’humidité brute le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible NBC 7,
fait à base de papiers traité avec la solution basique, avec un taux d’humidité de 7,63% tandis que
le taux d’humidité à sec le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible NBC 6, fait à
base de papiers traité avec la solution basique, qui vaut 6,49%. Le taux d’humidité brute le plus
faible fut celui de la briquette NBC 16, fait à base de papiers traité avec la solution acide, avec
2,42% tandis que le taux d’humidité à sec le plus Faible, fait à base de papiers traité avec la solution
acide, est de 1,72%, constaté pour la briquette combustible NBC 14.
Tizé et al. (2020) affirme, concernant les briquettes combustibles à base de papier (80%)
lié à l’argile (20%) que, le taux d’humidité est de 7%, très proche de celui du charbon qui est de
7,28%. Antonio et al. (2014) ont conclu après leurs travaux que les conditions environnementales
et la taille des particules incluses dans les briquettes combustibles déterminent leur équilibre en
humidité. Ce qui veut dire qu’au-delà des valeurs moyennes, il y aura une perte d’énergie
calorifique par l’évaporation de la vapeur d’eau lors de la combustion, hormis le fait que le
combustible ne soit pas stockable pendant longtemps. Les valeurs obtenues sont représentées dans
la figure suivante :
L’élimination complète d’eau imbiber dans la briquette n’est pas assuré par le séchage d’où la
présence d’humidité dans la briquette après séchage : c’est pour cela que l’humidité présente est
le taux d’humidité brute.
Tableau 3.72: Taux d’humidité brute moyen des briquettes ayant subi un désencrage complet
Combustibles à Masse de l’échantillon Masse de l’échantillon Taux
base de papiers humide (gr) séché à l’air ambiant d’humidité
prétraités aux (gr) brute
Solutions acides 11,20±0,01 4,32±0,07 3.87±0.41 b
Solutions basiques 08,31±0,04 4,21±0,05 4.18±0.53 d
a, b, c, d : Les valeurs moyennes suivies de la même lettre dans la même colonne ne diffèrent pas
significativement à P < 0,0001 (test de Duncan)

Pour une combustion effective de la briquette lors de l’usage, il nous faut contrôler ce
paramètre car la reprise d’humidité rendrait la combustion quasi-impossible. Pour le déterminer,
nous avons pesé les briquettes combustibles, puis nous les avons introduits dans une étuve pour

160
séchage pendant 24 heures à la température de 107°C. Après 24 heures, nous avons effectué de
nouvelles pesées pour déterminer les masses à sec des briquettes combustibles. Les valeurs
trouvées nous ont permis de déterminer la teneur en eau c’est-à-dire l’humidité à sec des briquettes
combustibles.
A une certaine valeur du taux d’humidité, il y aura une perte d’énergie calorifique par
l’évaporation de la vapeur d’eau lors de la combustion, hormis le fait que le combustible ne soit
pas stockable pendant longtemps (Dzokom A., 2017).

3-6- Caractérisation chimique des briquettes combustibles

3-6-1- Le taux de matière volatile


Le taux de matière volatile des briquettes combustibles obtenus à une valeur moyenne
35,02±1,81 %. Le taux de matière volatile le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible
NBC 26 (correspondant à celui des papiers journaux et assimilés (50%) lié à argile (50%)) avec
un taux de 66,67%, tandis que le taux le plus faible de matière volatile fut celui de la briquette
NBC 9 (correspondant à celui des cartons tri couches ondulés à 100%) avec un taux de 30,29 %.
Le taux de matière volatile moyen des combustibles à base de papiers prétraités aux
solutions acides vaut 33,21±3,12%, tandis que le taux de matière volatile moyen des combustibles
à base de papiers prétraités aux solutions basiques vaut 36,79±2,14%.
Tableau 3.73: Moyenne de taux de matière volatile complètement désencrer
Combustibles à Masse obtenue Masse obtenue Taux de matières
base de papiers après chauffage à après chauffage à organiques
prétraités aux 895°C (gr) 899°C (gr) volatiles (MOV) (%)
Solutions acides 10,01±0,03 6,50±0,09 33.21±3.12% b
Solutions basiques 08,21±0,02 6,21±0,07 36.79±2.14% c
a, b, c, d : Les valeurs moyennes suivies de la même lettre dans la même colonne ne diffèrent pas
significativement à P < 0,0001 (test de Duncan)

3-6-2- Le taux de carbone fixe


Élément indispensable dans la composition des briquettes et autres combustibles, le carbone fixe
à un grand potentiel énergétique. Le carbone fixe est un élément indispensable dans la composition
des briquettes du bois et du charbon combustibles, car ayant un grand potentiel énergétique. Il est
évalué en mesurant la quantité de carbone restante après élimination des matières volatiles, des
cendres et de l’humidité.

161
Tableau 3.74: Moyenne des taux de carbone fixe
Combustibles à base Masse obtenue après Masse obtenue après Taux de
de papiers prétraités chauffage à 850°C (gr) chauffage 550°C (gr) carbone fixe
aux (%)
Solutions acides 6,37±0,08 10,00±0,01 37.00±6.0a
Solutions basiques 5,47±0,08 09,20±0,08 39.99±9.0d
a, b, c, d : Les valeurs moyennes suivies de la même lettre dans la même colonne ne diffèrent pas
significativement à P < 0,0001 (test de Duncan)

Le taux de carbone fixe par briquettes combustibles obtenus c’est-à-dire, le potentiel


énergétique moyen est de 33,24±1,31 %. Le taux de carbone fixe le plus élevé a été constaté pour
la briquette combustible NBC 8 avec un potentiel énergétique de 47,17% tandis que le taux le plus
faible fut celui de la briquette NBC 23 avec un potentiel énergétique de 20,27%.
Le taux de carbone fixe moyen des combustibles à base de papiers prétraités aux solutions
acides vaut 37,00±6,00%, tandis que le taux de carbone fixe moyen des combustibles à base de
papiers prétraités aux solutions basiques vaut 39,99±9,00%.
Il est différent de carbone total qui est la somme du carbone fixe et le carbone contenu dans la
partie volatilisée

3-6-3- Le taux de cendre


Le taux de cendres par briquettes combustibles obtenus à une valeur moyenne de 6,57±0,49
%. Le taux de cendres le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible NBC 10
(correspondant à celui des cartons quatricouches ondulés à 100%) avec des taux respectifs de
8,15% tandis que le taux le plus faible de cendres fut celui de la briquette NBC 8 (correspondant
à celui des cartons bicouches non ondulés à 100%) avec un taux de 1,99%.
Le taux de cendre moyen des combustibles à base de papiers prétraités aux solutions acides
vaut 5,43±0,32%, tandis que le taux de cendre moyen des combustibles à base de papiers prétraités
aux solutions basiques vaut 4,59±0,73%.
Le taux de cendres représente la quantité des matières minérales contenues dans un
combustible. Il est important pour l’appréciabilité du combustible du fait que quand il est très
élevé, ces cendres deviennent obstacle à la progression de la combustion. Ainsi, il est important
d’apprécier ces cendres a pour finalité, de ménager la chambre de combustion, en vue d’éviter que
ces cendres ne deviennent un obstacle à la progression de la combustion.

162
Tableau 3.75: Moyenne des taux de cendres
Combustibles à base Masse de l’échantillon Masse obtenue après Taux de
de papiers prétraités séché à l’air ambiant chauffage à 850°C (gr) cendres (%)
aux (gr)
Solutions acides 10,02±0,08 0,66±0,02 5.43±0.32 a
Solutions basiques 11,11±0,09 0,41±0,11 4.59±0.73 b
a, b, c, d : Les valeurs moyennes suivies de la même lettre dans la même colonne ne diffèrent pas
significativement à P < 0,0001 (test de Duncan)

Dans le cadre de ce travail, le taux de cendres est la quantité des matières minérales de très petite
taille contenues dans un combustible et libéré après la combustion complète, sous l’effet de la
chaleur à des températures élevées.

3-7- Pouvoir calorifique mesuré des combustibles prétraités


La moyenne des températures nécessaires à la détermination du pouvoir calorifique étant
de 00,39°C, le deuxième terme, 3,28 litres correspond à la quantité de vapeur d'eau qui se forme à
partir du calorimètre. La moyenne des masses de l’échantillon mis dans la bombe calorimétrique
est 0,44 grammes.
Tableau 3.76: Pouvoir calorifique mesuré des combustibles à base de papiers prétraités
Echantillons Pouvoir Pouvoir calorifique Pouvoir
calorifique mesuré mesuré des calorifique mesuré
des combustibles combustibles des combustibles
désencrés aux désencrés aux complétement
solutions acides solutions basiques désencrés (MJ/kg)
(MJ/kg) (MJ/kg)
Papier (100%) 17,63 18,87 18,53
Carton (100%) 19,51 20,65 20,51
Papier (50%) -carton (50%) 18,21 18,95 18,66
Papier (95%) -Sable (05%) 4,12 4,97 4,80
Carton (95%) -Sable (05%) 3,67 3,65 3,20
Papier (98%) -plastique 21,52 21,94 22,52
(02%)
Carton (98%) -plastique 21,77 21,90 21,60
(02%)
MOYENNES 15,20 15,85 15,69

Les combustibles ayant des pouvoirs calorifiques les plus faibles sont ceux fabriqués avec du
papier (95%)-sable (5%) et carton (95%)-sable (5%). Le tableau 4.77 présente les variations des
valeurs (entre [3,20-22,52] MJ/Kg) du pouvoir calorifique des échantillons des briquettes produits
dans le cadre de cette étude. Or, le papier a un pouvoir calorifique inferieur qui oscille entre 2400

163
KJ/Nm3 (humide)-3500 KJ/Nm3 (sec), le carton 2300 KJ/Nm3 (humide)-3800 KJ/Nm3 (sec) et le
plastique en mélange 5500 KJ/Nm3 (humide)-7400 KJ/Nm3 (sec). (Norme INC05-01-04, 2004)

De manière générale, il en ressort que le carton mis ensemble avec une autre matière (sable
(98%) ou plastique (2%)) a un pouvoir calorifique qui augmente alors que le mélange du papier
avec d’autres matériaux (papier (98%)sable (2%) ou plastique (2%)) contribue à la diminution de
leur pouvoir calorifique. Ce qui indique que l’association du carton au sable (5%) ou plastique
(2%), pourrait contribuer à améliorer leur pouvoir calorifique, mieux que l’association du papier
avec le sable (5%) ou le plastique (2%). Or, à l’état pur, les briquettes à base de cartons prétraités
(100%) ont un pouvoir calorifique plus élevé (20,51MJ/Kg) que ceux du papier (100%) qui est
plus faible (18,53MJ/Kg).

Les pouvoirs calorifiques obtenus dans le cadre de ce travail sont inférieurs à ceux des
papiers et cartons non prétraités, mais supérieure à 13,15MJ/Kg, obtenues par Tizé, et al., (2020)
pour des briquettes à base de papier (80%) lié à l’argile (20%). Cependant, ce pouvoir calorifique
est nettement inférieur à celui du charbon qui varie entre 29-35 MJ/Kg (Fick, 2013).

Le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes combustibles est de 15,69
MJ/Kg. Le pouvoir calorifique le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible constituée
du papier (98%)-plastique (02%) avec un pouvoir calorifique de 22,51 MJ/Kg tandis que le plus
faible (3,20MJ/Kg) fut celui de la briquette à base du carton (95%)-sable (05%).

3-8- Estimation du potentielle énergétique annuelle générée des combustibles de forme


cubique à base du papier/carton de seconde génération dans la ville de Maroua
Avec une production annuelle moyenne de 81713,24 ± 0015,76 kilogrammes, la ville de Maroua
présente un gisement pour faire produire 1 829 420,56± 457 052,63 briquettes combustibles dont
les masses seraient comprises entre [11-19] grammes.

164
ARRONDISSEMENT
MAROUA 3ÈME 6 204 353
RURAL
19 086 960

9 849 908
URBAIN
30 302 081
ARRONDISSEMENT

5 472 803
MAROUA 2ÈME

RURAL
16 836 434

5 846 706
URBAIN
17 986 703

5 140 355
ARRONDISSEMENT

RURAL
MAROUA 1ER

15 813 695

72 610 356
URBAIN
22 337 720

0 10 000 000 20 000 000 30 000 000 40 000 000 50 000 000 60 000 000 70 000 000 80 000 000

QUANTITE DE CHALEUR DE VAPORISATION D'EAU ANNUELLE GENEREE DANS LES BRIQUETTES


QUANTITE DE CHALEUR D’ECHAUFFEMENT D'EAU ANNUELLE GENEREE DANS LES BRIQUETTES

Graphique 3.15 : Quantité de chaleur moyenne annuelle générée par les briquettes combustibles
à base de papiers de seconde génération générée par les ménages avec le nombre de personnes
compris entre [2-5] entre 2019-2020 par arrondissement. (Kilojoules)

De ces briquettes combustibles pourraient être générées une quantité de chaleur d’échauffement
moyenne de 122 371,09 ±000 599,94 Mégajoules, tandis que la chaleur de vaporisation de l’eau
pouvant être générée par les briquettes combustibles aurait une moyenne de 39 777, 59 ± 00 051,
23 Mégajoules.

3-8-1- Modélisation de la récupération de l’énergie des papiers/cartons de seconde


génération dans la ville de Maroua
3-8-1-1- Conception théorique

De nos jours, la majeure partie des études recommandent l’usage de l’énergie issue du papier via
leur recyclage. Ceci sous-entend la possibilité de modélisation d’un process de récupération de
l’énergie issue du papier carton. Le process à modéliser peut-être illustré comme suit :

165
Figure 3.20: Schéma générale du model de récupération énergétique (Bat’a, 2008) modifié

3-8-1-2- Modélisation de l’énergie issue des papiers/cartons de seconde génération


Entre 2019-2020, les importations (entrées) de papiers dans la ville de Maroua ont été calculées
précédemment dans le chapitre 2 dont la valeur est 10 763 tonnes. Lors de nos travaux, il a été
stocké des combustibles ayant des masses comprises entre [11-19] grammes avec une moyenne
générale en masse de 13,91±2,66 grammes tandis que la chaleur de vaporisation de l’eau dans les
briquettes combustibles, source d’émission de fumée a une moyenne de 1563,14±237,45 J, la perte
de chaleur qui pourrait générer sera de 4271,27±648,83 Kilojoules avec une température moyenne
des fumées de l’ordre de 90,3°C. La quantité d’énergie de cuisson utilisable serait alors 15
226210451,47±530,73 Kilojoules.

Figure 3.21: Schéma générale du model de récupération énergétique dans la ville de Maroua entre
2019-2020
Dans un scenario où la combinaison des énergies implique par exemple la transformation des
chaleurs issues de ces importations en puissance électrique et en quantités de chaleur de cuisson,

166
en adoptant que des conversions soit faites efficacement, il peut être produit 3 720, 869 MJ de
quantité de chaleur d’échauffement moyenne ou même 2,322 ×1031electron-volts de charge
électrique.

Considérons le scenario ou les importations de papier de seconde génération dans la ville soient
destinées à x% à la production de l’électricité et y% à la production des combustibles, nous
obtenons les données suivantes :

Tableau 3.77: Scenarii de quantification de l’énergie à partir des briquettes combustibles


Quantités de chaleur de Puissance électrique Tension électrique
Scenarii
cuisson (J) (Wattheure) (électronvolts)
X%=60% 2232520 620,144 1,393×1025
Scenario A
Y%=40% 1488350 413,430 9,289×1024
X%=58% 2158100 599,472 1,346×1025
Scenario B
Y%=42% 1562760 434,100 9,754×1024
X%=56% 2083680 578,800 1,300×1025
Scenario C
Y%=44% 1637180 454,772 1,022×1025
Scenario X%=54% 2009270 558,130 1,254×1025
D Y%=46% 1711590 475,442 1,068×1025
X%=52% 1934850 537,458 1,208×1025
Scenario E
Y%=48% 1786080 496,133 1,115×1025
X%=50% 1860430 516,786 1,161×1025
Scenario F
Y%=50% 1860430 516,786 1,161×1025

3-8-2- Composition des cendres issues de l’incinération du papier


Les déchets papiers et cartons ont des teneurs en microéléments et notamment en métaux
lourds plus élevé que celui du bois. Le plus élevé est la concentration du bore (B : 300mg/g) tandis
que le plus faible est celui du mercure (Hg : 0,1µg/g). Dès que la biomasse initiale contient des
bois traités ou des déchets, les teneurs en microéléments et notamment en métaux lourds
augmentent rapidement dans les cendres, à la différence des cendres provenant de bois

167
Tableau 3.78 : Répartition des différents éléments minéraux dans les cendres des déchets papiers
et dans les cendres de bois selon Augusto, et al. 2008
Macroéléments Moyenne Moyenne Microéléments Moyenne Moyenne
en mg/g dans la dans les en µg/g dans le bois dans les
cendre le cendres des déchets
bois déchets papiers
papiers
C 250 253 As 10 13
N 1 1,2 Cu 70 30
P 3 5 Zn 300 220
K 30 80 B 100 300
Ca 200 250 Mo 10 120
Mg 15 17 Cd 3 15
S 10 8 Cr 35 50
Na 3 5 Co 10 20
Fe 10 15 Pb 70 250
Al 20 11 Hg . 0,1
Si 80 84 Ni 20 36
Mn 5 6 Se 5 10

D’après Deleuze, et al. (2012), les cendres peuvent être vues sous trois aspects lorsqu’elles
sont épandues sur des sols cultivés ou forestiers :
- Le premier est un effet sur le pH, type amendement4, avec une équivalence indicative
de 2 tonnes de cendres pour 1 tonne de carbonate de calcium.
- Le second est une fertilisation en éléments minéraux, principalement en potassium,
calcium et magnésium (et oligo-éléments comme le bore), sous forme de sels dissous
ou de carbonates. Mais l’apport d’azote est quant à lui négligeable, et celui de
phosphore assez faible (de l’ordre de 1 %) ;
- Enfin, les cendres peuvent apparaître comme une source de pollution5, généralement
faible, a fortiori s’agissant de cendres issues de bois « propres », avec des traces de
métaux lourds sous forme complexe et donc peu biodisponibles.

168
Tableau 3.79 : Illustration de la variation des compositions de cendres issues de différentes
essences (Pitman, 2006), avec par exemple des différences marquées entre des espèces de même
genre utilisé pour la fabrication des papiers et cartons (Deleuze, et al., 2012)
Macro Déchets Pinus Résineux Pinus Betula Feuillus Quercus
éléments papiers sylvestris Pinus sp ables pubescens Quercus alba
en mg/g cartons rubra
Al 11 1-18 4,7 - 3 6,8 ND
Ca 250 600 290 700 500 366 314
Fe 15 3-15 5,8 - 7 - 0,9
K 80 300 162,5 300 400 60,8 102,5
Mg 17 120 70,3 90 90 52 75,7
Mn 6 70 40,4 90 90 14,9 1,4
Na 5 3-22 0,6 - 7 0,8 ND
P 5 30 8,4 20 40 15,6 5,6
S 8 - 10,7 - 100 18 12,1
Si 84 - ND - 90 ND 1,3
ND = non détecté
"-" =données non disponibles
Ainsi, la variabilité des cendres s’explique par la présence dans l’eau des minéraux, la
fraction des charbons imbrulés et les particules du sol. En effet, la cendre contient 25% environ
d’eau et cet eau est ajoutée au facteur d’extinction de la cendre qui retient les particules
poussiéreuses et transforme les formes oxydées (CaO et K2O), conformément à la réaction
exothermique, en forme hydroxyde (Ca(OH)2 et KOH), grâce à une courte réaction chimique
(Hébert et Breton, 2008).
D’après Deleuze, et al. (2012), le risque de pollution, qui focalise le plus souvent les débats sur
les cendres, peut être aisément maîtrisé sous deux conditions :
- N’utiliser que des cendres de bois sans adjuvant ;
- Assurer la traçabilité à long terme des épandages.

Conclusion partielle du chapitre 3


Le prétraitement en phase préliminaire a consisté à faire un nettoyage préalable des papiers
déchets, à les ramollir et permettre la libération des métaux et autres polluants grossiers (agrafe,
trombone, colles, etc) il ressort que le prétraitement préliminaire au sel (NaCl) a permis de libérer
plus de polluant que celui réalisé avec de l’eau du robinet. Le rapport DCO/DBO5 compris entre
[3,39 – 14,96], est indication de la présence d’une grande proportion de matières est partiellement
biodégradable et nous a permis d’envisager un traitement physico-chimique (CREPA, 2007).

169
En phase I, le désencrage avec le H2SO4 a permis d’observer le blanchiment minimal (26) de la
pâte au pH de 3, tandis que le blanchiment maximal (45) a été observé au pH de la solution ramené
à 7. Le désencrage avec le CH3COOH a permis d’observer le blanchiment minimal (39) de la pâte
au pH de 6, tandis que le blanchiment maximal (45) a été observé au pH de la solution ramené à
9.

En complément à la phase I, l’épaississement de la pâte a été fait à une concentration de 18%. En


phase II, l’introduction d’une solution basique à base de la soude (NaOH, 15%), du peroxyde
d’hydrogène (25%) sur la pâte désencrés à l’acide acétique (CH3COOH) a permis de désencrés la
pâte à un niveau de blanchiment (45) tandis que le traitement à l’acide acétique (CH3COOH) suivi
du traitement au NaClO (3%) et du peroxyde d’hydrogène (1%) a permis d’obtenir un blanchiment
de l’ordre de 50. L’introduction d’une solution basique à base l’hypochlorite de sodium (eau de
javel (NaClO, 9,6%)) et du peroxyde d’hydrogène (25%) sur la pâte désencrés à l’acide sulfurique
(H2SO4) a permis de désencrés la pâte à un niveau de blanchiment (45) tandis que le traitement à
l’acide sulfurique (H2SO4) suivi du traitement au NaClO (3%) et du peroxyde d’hydrogène (1%)
a permis d’obtenir un blanchiment de l’ordre de 50.

170
CHAPITRE 4 : PRODUCTION ET CARACTERISATION DES
BRIQUETTES COMBUSTIBLES A BASE DES DECHETS PAPIERS
CARTONS ET IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX

171
4-1- Introduction
Une briquette est un bloc de charbon compressé, une biomasse ou poussière de charbon qui est
utilisée comme combustible (Onuegbu, 2010). Une briquette se doit d’être conçue et améliorée
afin de répondre aux exigences qui puissent garantir la non pollution de l’environnement et dont
les restes résiduels pourraient rentrés dans d’autres types de valorisation sans dangers notoires.

Une briquette de bio-charbon est un type de combustible solide, fabriqué par compaction
du charbon réduit en très petite particule de la biomasse, du liant et d’un agent fixateur du souffre
(Patomsok, 2008). Or, auparavant, il était de coutume de fabriquer des combustibles artificiels en
forme de granulés ou de briquettes à base des résidus du bois, des branches élaguées, des sciures
de bois, de la poudre de charbon, de la tonte du gazon, des débits végétaux. Mais, il n’y avait pas
encore été envisagé la fabrication des combustibles à base du déchet papier prétraité lié à d’autres
(déchets) matières prétraitées qui, en jouant le rôle de liant et d’amélioration du pouvoir calorifique
dans des conditions normales, serait bon marché et abondant. Les briquettes combustibles à base
des papiers de seconde génération devront être moins fumant et les restes résiduels ne devraient
être que de la poussière de cendre sans danger majeur pour l’environnement. Ainsi, le système de
production de la cendre par combustion de la cellulose contenue dans les déchets tel que voulu est
(Kubota, et al., 2002) :

- Où, dans un déchet solide, la quantité de cellulose (35-97% par poids de matière) et la
matière organique (3-75% par poids de matière) et a 50-75% de l’humidité brute du poids
total de la cellulose contenue dans le déchet ;

- Où, le ratio entre les poids du carburant (substance) liquide et la cellulose solide présentent
dans les déchets sont égaux (1 :1,5-1 :1,9)

- Où la viscosité kinematique du carburant liquide est plus petite que les valeurs comprises
entre 50-170 à 50° C.

Des diverses formes (cubique et cylindrique) à donner aux briquettes, il a été privilégié ceux ayant
de bonne valeur calorifique.

L’objectif de cette partie du travail a été de mettre au point des briquettes de meilleures qualités
qui répondraient le mieux aux différents critères environnementaux et socio-économique sus
énumérés.

172
Ainsi, il sera opportun de déterminer leurs caractéristiques physico-chimiques permettant
d’apprécier leur combustibilité et inflammabilité, et de réaliser une évaluation d’impacts
environnementale et socio-économique de la production des briquettes par des usagers, pouvant
donner une valeur plus intéressante à l’économie des ressources végétales.

4-2- Matériel et méthodes


Le papier carton prétraité au chapitre précèdent est le principal matériel de cette étude.

4-2-1- Préparation des autres intrants de fabrication des briquettes combustible


4-2-1-1- Déchets plastiques
La Méthode Williams, (1949) a permis de faire la préparation de la matière première. Le présent
travail amena à d’adopter un système qui permis d’identifier et de trier simultanément trois
fractions différentes de déchets de matières plastiques :
 Polyéthylène basse densité (0.92 - 0.94 g/cm3, procédé haute pression)

 Polyéthylène basse densité (0.87 - 0.94 g/cm3, procédé basse pression)

 Polypropylène PP (0.90 - 0.91 g/cm3)


Tableau 4.80: Préparation des déchets plastiques
Matière première Quantité Quantité de Quantité de Poids total de la
de fil fil <6 mm fil <8 mm matière utilisé
<4mm (gr) (gr) lors de l’étude
(gr) (gr)
Plastique (PE<60 µm) 5 5 5 15
Plastique (PE˃60 µm) 5 5 5 15
Plastique (PE˃60 µm) 5 5 5 15
Plastique (PP<60 µm) 5 5 5 15
Plastique (PP˃60 µm) 5 5 5 15

Ainsi, le tri très sélectif de la matière première se fait préférentiellement manuellement, grâce aux
équipements de protection individuels (caches nez, gants…).

4-2-1-2- Sables
La préparation du sable a consisté à ramasser du sable dans les bergers du cours d’eau du mayo-
Tsanaga, puis à le tamiser à travers trois mailles (0,25mm/mm, 1mm/mm et 2mm/mm). Nous
obtenons alors des particules de tailles différentes :

173
Photo 4.10: a) Sable de 0,25mm après tamisage ; b) Sable de 1mm après tamisage
Apres tamisage, les particules du sable de différentes tailles ont fait un poids total de 540,3 ± 103
grammes
Tableau 4.81: Sables réduits en particules
Matière première Diamètre Diamètre Diamètre Poids total de la
particules particules particules (<2 matière utilisé
fines (<1 mm) mm) lors de l’étude
(<0,25mm)
Quantité sable préparée 134,3 221,5 184,5 540,3
(grammes)

4-2-1-3- Argile
La préparation de l’argile a consisté à faire triturer de l’argile, puis à le tamiser à travers trois
mailles (0,25mm/mm, 1mm/mm et 2mm/mm). Nous obtenons alors des particules de taille
différente :

Photo 4.11: a) Argile après trituration et près à être tamiser ; b) Argiles de différentes tailles de
particules (0,25mm, 1mm et 2mm)
Apres tamisage, les particules d’argile de différentes tailles ont fait un poids total de 721,4 ± 120
grammes

174
Tableau 4.82: Argiles réduits en particules
Matière première Diamètre Diamètre Diamètre Poids total de la
particules fines particules (<1 particules (<2 matière utilisé
(<0,25mm) mm) mm) lors de l’étude
Quantité argile 186,8 264,7 269,9 721,4
préparée (grammes)

4-2-2- Procédé de fabrication et de caractérisation des briquettes


La Méthode Onuegbu et al., (2010) et la Méthode Williams et Bredik, (1947) ont été utilisé
pour la fabrication de la briquette combustible. La pression requise dans le process de compaction
renseigne sur le fait que les particules de charbon et de biomasse s’imbriquent et s’adhèrent les
uns aux autres tels que les briquettes produites ne se séparent distinctement ni pendant le transport,
ni pendant le stockage et encore moins pendant la combustion (Onuegbu, et al., 2010). Bien que
toutes les technologies soient simples et facilement accessibles, dans le cadre de ce travail, nous
utiliserons le processus de fabrication des briquettes à partir des presses à pistons manuelles et
artisanal. Le but étant de rendre le process accessible aux populations démunies.
4-2-2-1- Etapes de fabrication des briquettes
Les processus de production des briquettes impliquent diverses étapes. Le procédé de production
des briquettes de papier-carton issu des déchets ménagers et assimilé, par voie humide à partir de
procédés simples, non mécanisés et sans carbonisation est illustré par la figure suivante.

175
Mélange à d’autres matières

Figure 4.22 : Processus simple de production de briquettes par voie humide (Lacour, et al., 2016)

Quand il est possible de fabriquer les briquettes entièrement avec un seul type de papier, il
se trouvent plus indiqué et plus pratique d’utiliser les trois types de papier et la combinaison de
mixture préférable qui pourrait être celui de faire avec 70% environ des papier non absorbant, 15%
des papiers absorbant et 15% des papiers semi absorbant. Il existe 2 types de liants : des liants
organiques et des liants minéraux. Les premiers ont la propriété de brûler avec la biomasse
combustible mais sont en revanche souvent à l’origine de dégagement de fumée. Quant aux liants
minéraux, ce sont principalement des argiles, qui ne brulent pas, mais présentent l’avantage de
retarder la combustion et ainsi de prolonger l’efficacité du combustible. En général, ces minéraux
se retrouvent à la fin de la combustion au niveau des cendres dont ils augmentent la masse (Lacour,
et al., 2016). Dans le cadre de ce travail, les liants ajoutés dans le but d’améliorer la cohésion de
la briquette sont l’argile et la gomme arabique.

176
Photo 4.12: a) Pâtes de papier après prise de masse ; b) Pâte à papier dans la moule ; c)
Compactage de la pâte de papier ; d) Echantillon de briquette combustible humide à la sortie du
moule.
Okia, et al. (2016) ont montré que les densités des briquettes combustibles sont
dépendantes de la force de compression et de la pression exercées lors du compactage. Selon eux,
pour des faibles valeurs de densités comprises entre 0,413 et 0,469, il a été utilisé lors du
compactage une faible pression de 1Mpa. Là encore, cette étape de pressage/démoulage peut être
effectuée manuellement ou mécaniquement et le système de presse à utiliser dépend très fortement
des combustibles (Dahlam et Forst, 2001), que l’on souhaite réaliser, du tonnage à produire, de la
forme à donner aux briquettes et des matériaux utilisés. Même après pressage, filtration et
démoulage, les briquettes obtenues doivent être mises à sécher pour réduire encore davantage leur
taux d’humidité, augmenter leur pouvoir calorifique et leur inflammabilité, avant de les stocker.
Le séchage se fait en général directement au soleil quand la pluviométrie est faible ou bien sous
un abri en saison pluvieuse. Les briquettes humides doivent être séchées pendant 5 à 7 jours selon
l’ensoleillement avant d’être destinées à la combustion et pour la réussite du séchage, il faut éviter
de trop manipuler les briquettes afin d’éviter leur dégradation (Dzokom, 2018). Après séchage, le
stockage doit avoir lieu dans un endroit sec et, il faut noter que plus les diamètres des matériaux
sont petits (particules ou briquettes), plus leur séchage est facilité.

177
4-2-2-2- Caractérisations physico-chimiques et qualité des briquettes combustibles
Les principales caractéristiques des briquettes sont : le pouvoir calorifique mesuré des
briquettes combustibles, le taux d’humidité, la masse volumique, les dimensions, l’indice de
résistance à l’impact (IRC), la résistance à l’eau, le ratio de relaxation, la vitesse de mise à feu, la
durée de combustion, le taux de cendre, etc. La plupart de ces caractéristiques dépend directement
ou indirectement des facteurs de production susmentionnés

Déterminer les dimensions des briquettes consiste à déterminer la longueur, la largeur (ou
le diamètre pour les briquettes de forme cylindrique) et la hauteur. Grâce à la détermination des
dimensions et le calcul simple des surfaces et volumes, en vue de déterminer la taille des particules
susceptibles de produire des meilleures briquettes pour la combustion, les briquettes combustibles
étant composées des matériaux d’origine végétale, et que la combustion des végétaux est très
dépendante de leur rapport surface/volume (Tihay, 2007), nous avons décidé de déterminer leur
rapport surface /volume pour savoir la taille des meilleures briquettes susceptibles de produire de
mieux bruler.
Les briquettes combustibles étant composées des végétaux, et que la combustion des
végétaux est très dépendante de leur rapport surface/volume (Tihay, 2007), nous avons décidé de
déterminer leur rapport surface /volume.

D’après Kers, et al. (2010), plus la densité est élevée, plus le ratio énergie/volume est élevé.
Ainsi, les produits de densité élevée sont désirables lorsqu’on les destine au transport, au stockage
ou à la manutention.

Kers, et al. (2010) indique que la densité des briquettes à base des bio-déchets dépend de la densité
du bio-déchet originaire, de pression appliquée lors de la fabrication de la briquette et par
extension, de la température et du temps. Il fut établi alors la formule :
𝒎𝑵
𝝆𝑵 = (4.1)
𝑽𝑵

Où VN est le volume de la briquette et mN est la masse de la briquette.

La masse volumique squelettique (ρsq) des broyats est déterminé grâce à l’éprouvette
graduée de 10ml, d’une balance dont la précision est de 0,1gramme et de 3 millilitres d’éthanol
(96%). Après avoir pesé (mbroyat) 0,1grammes de broyat sec de papier prétraité, il est déposé dans
un tube à essai, puis, il y est ajouté de l’éthanol (96%) à l’aide de la pipette jusqu’à ce que le
volume du mélange atteigne 10 millilitres. Puis, il est déduit de la pipette, le volume de l’éthanol
178
(Vethanol= (Vinitial- Vfinal) ayant servi à l’imbibition du broyat de papier. Le volume total (Vtotal) est
celui du mélange du broyat et de l’éthanol contenu dans le tube à essai. Les masses volumiques
squelettiques moyennes obtenues lors des essais ont été calculé suivant la formule (Dzokom,
2017):
𝒎𝒃𝒓𝒐𝒚𝒂𝒕
𝝆𝒔𝒒 = (𝑽 (4.2)
𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 −𝑽é𝒕𝒉𝒂𝒏𝒐𝒍 )

La masse volumique apparente des broyats est mesuré à l’aide d’un tube à essai ou d’une
éprouvette, d’une balance dont la précision est de 0,001 grammes. Sa mesure consiste à peser le
broyat et à déterminer le volume qu’il occupe à l’aide d’un tube à essai ou d’une éprouvette. Le
rapport entre la masse et le volume donne la masse volumique apparente ou densité volumique
apparente. Les masses volumiques apparentes (ρapp) moyennes obtenues sont consignés dans un
tableau excell.
La détermination de la porosité des briquettes, réalisées en laboratoire, consiste à
déterminer le rapport entre le volume d’air présent dans les broyats (Volume squelettique -Volume
apparent de briquette) et le volume squelettique de la briquette combustible. Sa formule est donnée
par la relation :
𝝆𝒂𝒑𝒑
𝜶𝒃 = 𝟏 − (4.3)
𝝆𝒔𝒒

Avec αb : porosité ; ρapp : masse volumique apparente ; ρsq : masse volumique squelettique

L’indice de résistance à l’impact (IRC) ou Test de stabilité des briquettes ou stabilité de la


briquette est déterminé par les tests de compression subis par la briquette suivant la méthode de
Suparin et al. (2008). La force de compression d’une briquette dans sa position cylindrique est
déterminée par l’apparition des failles lors de sa compression (Kers, et al., 2010). Selon cet auteur,
la briquette est placée dans des manches arrondies où elle est progressivement compressée par des
forces ascendantes jusqu’à l’apparition des failles. Des pressions axiales ne révèlent pas de grande
faille.

179
Figure 4.23: a) -Test de la force de compression des briquettes et condition d’apparition des
clivages ; b) -Test de la force de compression axiale des briquettes et condition d’apparition des
clivages (Kers, et al., 2010).

Le taux d’humidité exprime la teneur en eau et influe fortement sur le PCI des briquettes,
de même que sur leur facilité d’allumage. Cette teneur évaluée en pourcentage est déterminée
dépendamment de la teneur en composant constituant la briquette. Cette teneur est déterminante
pour établir les conditions de stockage et de combustibilité à long terme. L’élimination complète
d’eau imbiber dans la briquette n’est pas assuré par le séchage d’où la présence d’humidité dans
la briquette après séchage : c’est pour cela que l’humidité présente est le taux d’humidité brute.
Pour une combustion effective de la briquette lors de l’usage, il faut contrôler ce paramètre car la
reprise d’humidité rendrait la combustion quasi-impossible. Pour le déterminer, il faut peser les
briquettes combustibles, puis il faut les introduire dans une étuve pour séchage pendant 24 heures
à la température de 107°C. Après 24 heures, de nouvelles pesées pour déterminer les masses à sec
des briquettes combustibles sont effectués. Les valeurs trouvées ont permis de déterminer la teneur
en eau c’est-à-dire l’humidité à sec des briquettes combustibles. A une certaine valeur du taux
d’humidité, il y aura une perte d’énergie calorifique par l’évaporation de la vapeur d’eau lors de
la combustion, hormis le fait que le combustible ne soit pas stockable pendant longtemps
(Dzokom, 2017). Le taux d’humidité est obtenu via la formule suivante :
𝑴 𝐡𝐮𝐦𝐢𝐝𝐞 −𝑴𝒔𝒆𝒄𝒉𝒆
𝑾(𝟎⁄𝟎) = × 𝟏𝟎𝟎 (4.4)
𝑴𝒉𝒖𝒎𝒊𝒅𝒆

Avec : W : taux d’humidité ; M humide : masse de l’échantillon ; M sèche : masse obtenue après chauffage
à 105°C à l’étuve.

Les matières volatiles d’un combustible est la partie de la Matière Organique qui s’échappe
sous forme de gaz pendant sa combustion. Le taux de matières organiques volatiles MOV (ou taux
de matières volatiles) est le gage de l’inflammabilité du combustible (Dzokom, 2017). Le protocole

180
BS EN 14,774-1, pour la détermination de cette valeur consiste à peser l’échantillon sec puis à le
faire chauffer sous azote, à une température comprise entre 890° et 910°C pendant 7 minutes dans
un creuset avec couvercle et à de nouveau le peser. Pour le déterminer, il a été réalisé deux parts
pesantes chacune 1 gramme des briquettes combustibles, puis ils ont été introduits dans une étuve
pour séchage. Une part a été séchée pendant 7 minutes à la température de 895°C, tandis que
l’autre part a été calciné pendant 7 minutes à la température de 899°C. Après, il a été effectué de
nouvelles pesées pour déterminer les masses à sec des échantillons calcinés. Les valeurs trouvées
ont permis de déterminer le taux de matière volatile d’un échantillon de briquettes combustibles.
Les matières volatiles sont déterminées par la perte de poids subie par le charbon maintenu pendant
7 minutes à 890°C dans un four à moufle. Les particules volatiles d’un combustible sont les
poussières de la matière organique qui s’échappe sous forme gazeuse pendant sa combustion. Le
taux de particules volatiles d’un combustible est le gage de son inflammabilité. La formule
développée par la méthode standard ASTM Standard E711-87 (2004) permet de calculer le taux
de matières volatiles :
(𝑴𝟖𝟓𝟎°𝑪 −𝑴𝟖𝟗𝟗°𝑪 )×𝟏𝟎𝟎
𝑴𝑶𝑽 = 𝑴𝒔è𝒄𝒉𝒆
(4.5)
Avec : MOV : Taux de matières volatiles, M895°C : Masse obtenu après chauffage à 895°C, M 899°C : masse obtenue
après chauffage 899°C

Le taux de carbone fixe est la part relative de carbone continue dans une matière. Élément
indispensable dans la composition des briquettes et autres combustibles, le carbone fixe à un grand
potentiel énergétique. C’est la quantité de carbone restante après élimination des matières volatiles,
des cendres et de l’humidité. Pour le déterminer, le protocole BS EN 14,774-1 a été utilisé. Il a été
réalisé deux parts pesants chacune 1 gramme des briquettes combustibles, puis ils ont été introduits
dans une étuve pour calcination. Une part a été calcinée pendant 10 minutes à la température de
550°C, tandis que l’autre part a été calcinée pendant 10 minutes à la température de 850°C. Après,
nous avons effectué de nouvelles pesées pour déterminer les masses après calcination, des
échantillons calcinés. Les valeurs trouvées nous ont permis de déterminer le taux de carbone fixe
de chaque échantillon de briquettes combustibles. Le carbone fixe est un élément indispensable
dans la composition des briquettes du bois et du charbon combustible, car ayant un grand potentiel
énergétique. Il est évalué en mesurant la quantité de carbone restante après élimination des
matières volatiles, des cendres et de l’humidité. Le taux de carbone fixe développé par la méthode
standard ASTM Standard E711-87 (2004) permet de le calculer via la formule suivante :

181
Cf (%) = 100-(Hsec+Mce850°C+ Mv550°C)
(4.6)

Il est différent de carbone total qui est la somme du carbone fixe et le carbone contenu dans la
partie volatilisée.

Le taux de cendres représente la quantité des matières minérales contenues dans un


combustible. Il est important pour l’appréciabilité du combustible du fait que quand il est très
élevé, ces cendres deviennent obstacle à la progression de la combustion. Ainsi, il est important
d’apprécier ces cendres en leur finalité, de ménager la chambre de combustion, en vue d’éviter que
ces cendres ne deviennent un obstacle à la progression de la combustion. Pour le déterminer, il a
été réalisé deux parts pesants chacune 1 gramme des briquettes combustibles, puis il a été introduit
une part dans l’étuve pour calcination à 850°C pendant 10 minutes. Les valeurs trouvées ont
permis de déterminer le taux de cendres par échantillon de briquettes combustibles. La cendre est
essentiellement constituée des éléments chimiques dosable que sont la silice (SiO2), le phosphore,
le soufre à majorités que l’on peut retrouver dans la briquette. Dans le cadre de ce travail, le taux
de cendres par la quantité des matières minérales de très petite taille contenues dans un combustible
et libéré après la combustion complète, sous l’effet de la chaleur à des températures élevées. Le
résultat est obtenu en appliquant la formule développée par la méthode standard ASTM Standard
E711-87 (2004) :
A (%)=M 850ºC×100/M sèche (4.7)

Avec : A, M 850°C : masse de la poudre obtenue après incinération à 850°C, M sèche : masse sèche
de l’échantillon.

Le test d’immersion simple que l’on fait subir au combustible pour caractériser le potentiel
de résistance aux aléas thermiques et environnementale du lieu de stockage dans les briquettes
combustibles. Il a pour but de déterminer la capacité d‘absorption d’eau par la briquette. Il consiste
à mesurer le diamètre du combustible avant et après l’immersion afin de déterminer la différence
d’imbibition d’eau et le pourcentage d’inclusion des matériaux dans la briquette (Olorunnisola,
2007). Pour le déterminer, il a été réalisé un test d’immersion simple des briquettes combustibles,
dont le but est de déterminer leur capacité d‘absorption d’eau. Ensuite, il a été mesuré et calculé
le volume de chaque combustible avant et après l’immersion afin de déterminer la différence
d’imbibition d’eau et le pourcentage d’inclusion des matériaux dans la briquette. Les valeurs

182
trouvées ont permis de déterminer la résistance à l’eau de chaque échantillon de briquettes
combustibles. La résistance à l’eau d’un échantillon de briquettes combustibles représente la
capacité d‘absorption d’eau (ou prise d’humidité) par la briquette. Elle s’exprime en centimètres
cube (cm3) (Dzokom, 2017).

4-2-2-3- Inflammabilité et combustion des briquettes combustibles


Il permet de calculer le pouvoir calorifique de la briquette par la détermination de la
température de combustion, de la durée de combustion et la masse du combustible après
combustion complète (Toufik, 2012). Le but est d’apprécier la combustion des briquettes produites
en comparant le temps mis par ces briquettes pour bouillir une même quantité d’eau, le temps de
consumation mais aussi de faire des observations visuelles sur les fumées, les cendres et les odeurs
en comparaison avec le charbon du bois (Dzokom, 2017).

Inspiré de la méthode Valette (1988), le délai d’inflammabilité déterminé grâce à un


montage réalisé avec une potence, une règle graduée, cursive en porcelaine servant de support. La
détermination des délais d’inflammabilité a consisté à déterminer le temps nécessaire pour que,
placé à une distance entre 2 et 4 cm, la source de flamme puisse entraîner la prise du feu de la
matière papiers-cartons qui lui est exposée. Puis, il a été fixé le nombre de test afin de déterminer
la durée maximale par test. Ainsi, en considérant une plage de temps fixe, il a été réalisé plusieurs
tests et il a été déterminé les délais d’inflammation moyenne de chaque briquette.
L’Inclinaison du front de flamme (α) sur les briquettes combustibles a été réalisée à l’aide
d’une règle graduée, d’une source d’allumage du feu, de la potence, des cursives en porcelaine,
des isolants etc., (Dzokom, 2017) :

- La hauteur de la flamme susceptible de nos informer sur les briquettes aptes à une bonne
capacité à entretenir la flamme à l’allumage et de déduire les briquettes favorables à un
bon démarrage de l’inflammation.

- La longueur de la flamme susceptible de nos informer sur la composition et l’aptitude des


briquettes à entretenir la flamme vive et de déduire les briquettes favorables à une longue
durée d’inflammation.

4-2-2-4- Détermination de la capacité calorifique des échantillons de briquettes combustibles


La mesure du pouvoir calorique s’est faite suivant la méthode développée par le centre d’expertise
en analyse environnementale du Québec (2014). La capacité calorifique de la bombe et du

183
réservoir a été calculée à partir d'un test fait avec de l'acide benzoïque. Les préalables suivants ont
été établi, à savoir :

− Installer la tête de la bombe comprenant l’électrode à anneau sur son support et placer un
fil d'allumage d'environ 10 cm entre les deux électrodes de la bombe.

− Verser 1,0 ml de la solution de NaOH 5N (Solution d’hydroxyde de sodium 5,0N préparée


en transférant 50ml de la solution de NaOH 10 N dans un ballon de 100 ml et compléter au trait
de jauge avec de l’eau. La solution de NaOH est utilisée uniquement pour capter les halogènes
s’ils doivent être mesurés. Si aucune autre analyse que la valeur calorifique n’est demandée, 1
ml d’eau peut être utilisé) pour capter les vapeurs dans la base de la bombe.

− Dans une capsule, peser précisément une pastille d’acide benzoïque (environ 1 g).

− Déposer la capsule sur l'électrode à anneau et placer le fil d'allumage de façon à ce qu'une
longueur d'au moins 2 mm trempe dans l'échantillon. Le fil d'allumage ne doit pas toucher à la
capsule. Insérer immédiatement la tête de la bombe sur la base et fermer à l'aide de l'anneau en
vissant à la main fermement, mais sans forcer. Manipuler la bombe avec soin pour éviter que
l'échantillon ne s'échappe de la capsule.

− Installer la bombe dans l’étau et admettre 30 atm d'oxygène.

− Verser 1,8 litre d'eau dans le réservoir du calorimètre en utilisant un cylindre gradué.

− À l'aide des pinces, introduire la bombe dans le réservoir du calorimètre. L'eau doit couvrir
le dessus de la bombe en excès d'au moins 1 cm.

− Fixer les fils de la boîte de mise à feu sur la tête de la bombe. Après 10 secondes, vérifier
l'étanchéité de la bombe en s'assurant qu'aucune bulle d'air ne s'échappe de la bombe.

− Installer le couvercle du calorimètre, le thermocouple et la courroie d’entraînement de


l’agitateur.

− Attendre que la température de l’eau soit stable.

− Noter la température initiale (T°i) à ± 0,02 °C.

− Appuyer sur le bouton de mise à feu. Ne pas placer la tête ou les bras au-dessus de la
bombe ; c'est le moment où une bombe affaiblie pourrait céder.
184
− Après la mise à feu, la température augmente et atteint un maximum après environ 10
minutes.

− Noter la température finale (T°f) à ± 0,02 °C.

− Retirer la courroie et le couvercle du calorimètre.

− Détacher les fils de la boîte de mise à feu. Retirer la bombe du réservoir du calorimètre et
la porter sous la hotte. Dévisser la valve de sortie d'air de façon que les gaz s'évacuent en plus
d'une minute. Si d’autres analyses sont requises, dévisser le couvercle de la bombe, rincer la
capsule, les électrodes et l’intérieur de la bombe avec de l’eau. Transférer les eaux de rinçage
dans un ballon de 100 ml et compléter au trait de jauge avec de l’eau.

− Nettoyer la bombe avec du savon et rincer avec de l’eau entre deux échantillons.

− Changer l’eau du réservoir du calorimètre entre chaque échantillon.

− La bombe doit être inspectée visuellement à chaque utilisation afin de vérifier l'usure des
pièces. Si une pièce est usée, elle doit être remplacée avant de réutiliser la bombe.

Photo 4.13: Bombe calorimétrique ayant servi à la prise de données calorimétriques mesurées

Le pouvoir calorifique des échantillons est mesuré par l’équation suivante :

[𝟏𝟎𝟎𝟎×(𝑻°𝒇−𝑻°𝒊)×𝑾−[𝑯𝒉×𝒂]
P.C. = (4.8)
𝒃

Où P.C. : pouvoir calorifique de l'échantillon (kJ/kg) ;


T°f : température finale maximum de l'eau dans le réservoir après la mise à feu (°C) ;
185
T°i : température initiale de l'eau dans le réservoir avant la mise à feu (°C) ;
W : capacité calorifique du calorimètre [constante de l'appareil déterminée avec l'acide benzoïque
(kJ/°C)] ;
Hh : pouvoir calorifique de l'huile minérale (kJ/kg) ;
b : poids de l'échantillon (g) ;
a : poids de l'huile (g).
La chaleur de combustion de l’échantillon est mesurée en faisant la combustion de 0,5 g
d’échantillon préalablement homogénéisé, mélangé avec 0,5 g d’huile minérale.

4-2-2-5- Tests de combustion des briquettes combustibles


Le test de combustion dont la méthodologie inspirée de celle de Testo SE & Co. KGaA (2018) a
permis de déterminer :
- La durée de combustion de chaque briquette combustible grâce à un allume gaz jetable comme
source de flamme, un chronomètre ;
- La masse du combustible (cendres) postcombustion mesurée avec une balance à précision de
0,001 gr;
- Les pertes de masse
Chaque essai a été répété trois fois. Lors des essais, il a été utilisé une casserole appelé cocotte
minutes pour limiter les pertes de chaleur et d’eau par évaporation lors de la cuisson (Dzokom,
2017).

4-2-2-5-1- Démarche d’évaluation d’impacts de la fumée


La tenue au feu a été opérante grâce à la disposition des combustibles en forme pyramidale. Cette
disposition requiert des briquettes en formes de buchette, plus ou moins paralellipedique. Cette
disposition a permis d’obtenir une meilleure combustion des combustions sans émission de fumé.
Des tests de qualité fumée prise grâce à un analyseur de fumée et d’un four à cheminé, a permis
de déterminer les températures des fumées selon la disposition du combustible.
On entend par "fumées", les gaz produits par la combustion d'un combustible avec un
comburant (Michotte, 2013).

Le coefficient d’air (λ) peut être déterminé d’après les concentrations en CO, en CO₂ et en O₂
dans les gaz de combustion des briquettes combustibles à base des déchets papiers et cartons.
Ainsi pour notre étude, ce coefficient calculé à partir de la formule développée par Testo SE et
Co. KGaA, (2018) montre que :
186
2 𝑂
𝜆 = 1 + 21−𝑂 (4.9)
2

Où O₂ : valeurs mesurées (ou calculées) dans les gaz de combustion.

La formule de Siegert est l’équation la plus connue des formules de calcul de rendement de
combustion. Elle est valable uniquement pour les combustions exemptes de CO. Son écriture
simplifiée est :

𝑡𝐹 −𝑡𝐴
𝑅𝑔 = 100 − 𝜆 ( ) (4.10)
𝐶𝑂2

Dans laquelle : tF est la température des fumées en °C; tA est la température ambiante ou de l’air
de combustion en °C; CO2 est le taux de CO2 en % ; Rg est le rendement en % ; λ est un coefficient
dépendant du type de combustible et de l’excès d’air.

4-2-2-6- Démarche d’évaluation d’impacts d’une unité de fabrication des briquettes combustibles

4-2-2-6-1- Identification et description des impacts


La méthodologie de calcul la plus à jour est l’édition 2011 utilisant 6000 donnés par ans et par
pays (National Footprint Accounts, 2011 Edition www.footprintnetwork.org). La mise en œuvre
des « National Footprint Accounts » utilisant une base de données à travers des modèles, est décrite
dans le guide des « National Footprint Accounts » (Kitzes et al. 2008) et dans un article décrivant
la méthode développée par Borucke et al. (2013). Kitzes et al. (2009) ont mené un programme de
recherche pour l’amélioration de cette méthodologie.
Dans le cadre de ce travail, l’identification et la description de l’impact doit permettre :
- de définir les domaines d’impacts environnementaux et les réorientations à leur donner ;
- de déterminer par extrapolation l’empreinte écologique de la mise en place des usines de
fabrication des briquettes combustibles en utilisant la formule :
𝑔ℎ𝑎
𝐹𝐸𝑄( ⁄ℎ𝑎𝑀) 1 𝑔ℎ𝑎
EE=ΣQuantité(t)× 𝑡
𝑅𝑀( ⁄ℎ𝑎𝑀)
= ΣQuantité(t)×𝑅𝑀(𝑡 ×FR (ℎ𝑎𝑀⁄ℎ𝑎)× 𝐹𝐸𝑄( ⁄ℎ𝑎𝑀); (4.11)
⁄ℎ𝑎𝑀)

Avec :
o ΣQuantité(t), la quantité de biomasse utilisée ;
o FEQ, le facteur d’équivalence des sols primaires qui vaut 2,19 hag/ha (Source : GFN, 2004) et divisée
par le rendement mondial (RM) qui vaut 1,0 (Source : Rapport Planète Vivante, 2004) ;
o FR, le facteur de rendement.

187
- de déterminer la consommation, la production et le commerce des briquettes combustibles à
base du papier dans la ville de Maroua en utilisant la formule :
EEC = EEP + EEI - EEE (4.12)
Où EEC est l’empreinte écologique de la consommation, l’EEP est l’empreinte écologique de
la production et EEI et EEE sont les empreintes de flux de marchandises importées et exportées,
respectivement.
- de déterminer la biocapacité d’une unité de fabrication des briquettes combustibles ;
BC =A×YF×EQF (4.13)
Où BC est la biocapacité, A est la surface disponible pour un type donné d’utilisation des
terres, le YF et le EQF sont le facteur de rendement et le facteur d’équivalence, respectivement,
pour le type d’utilisation des terres
- d’établir l’utilité économique de la mise en place des usines de fabrication des briquettes
combustibles en termes de coût de production, de gain économique et d’offre d’emploi ;
- sur le plan social, la fabrication des briquettes combustibles permettrait d’améliorer la qualité
d’apport en énergie de cuisson à moindre coût, accessible à tous.

4-3- Résultats et discussion

4-3-1- Fabrication de la briquette proprement dite


Le briquetage consiste à mettre la pâte à papier dans un moule afin de l’agglomérer, de le
compacter et de lui donner une forme nécessaire aux usages ultérieurs. Cette étape sert à procurer
à la pâte la forme qui sied pour le rendre opérationnel sur le plan pratique. Ainsi, il a été réalisé
plusieurs échantillons.
Le moulage est une mise en forme du matériau trempé dans des moules. Il a été utilisé une
série de force de pression entre 10-16MPa pour le compactage de la pâte dans la moule. Ainsi, la
moyenne des forces employées est 12,67±1,84 MPa. Le maximum de force employée fut 16 MPa,
pour la confection des briquettes à base des mélanges d’emballages, du sable et de la gomme
arabique. Ceci serait dû à l’alliage des différents constituants. Le minimum de force utilisée 10
MPa, a été constaté lors de la confection des briquettes à base d’un mélange d’emballage et de
papiers.

188
20
Pression ( MPa)

15

10

Briquette composée

Graphique 4.16: Moyenne des forces de compactage requis lors du briquetage (MPa)
D’après Ajimotokan, et al. (2019), il est généralement requis au minimum, une force de
5MPa pour le compactage des briquettes à base du charbon pendant 5 minutes avec une presse
hydraulique. La force de compactage se situe généralement entre 30-50 MPa lorsqu’on utilise une
presse à levier manuel telle que fabriqué par Ben Bryant (2010). La force nécessaire au compactage
des briquettes combustibles à base des feuilles mortes d’Azadirachta indica liées aux tiges séchées
de Sorghum sp. est estimable à une valeur inférieure à 1Mpa (Dzokom A., 2017).
Le moule utilisé ici est en acier, de forme cubique (100mm×37mm×41mm). Ce moule a produit
des briquettes de volume moyen de 110 011,23 ± 4231,05 mm3. La briquettes la plus volumineuse
qui a été réalisée est celle constituée de papier ou carton et du plastique (95%+5%) avec pour
volume 156,98 cm3 tandis que la moins volumineuse est celle constituée de carton (50%) et
d’argile (50%), avec pour volume 101,04cm3.

189
Volumes des briquettes combustibles

0
20
40
60
80
100
120
140
160

Papier format A4 100%


Papier imprimé de couleur blanc 100%
Papier imprimé de couleur bleu-vert…
Papier imprimé de couleur jaune 100%

Taux d’humidité
Papier imprimé de couleur orange 100%
Chemise cartonée 100%

après séchage d’environ 47%.


Enveloppe 100%
Carton bicouche (non ondulé) 100%
Carton tricouche ondulé 100%
Carton quatricouche ondulé 100%
Carton quintacouche ondulé 100%
Papier kraft 100%
Chemise cartonée + papier (50% + 50%)
Enveloppe + papier (50% + 50%)
Carton bicouche (non ondulé) + papier…
Carton tricouche ondulé + papier (50%…
Carton quatricouche ondulé + papier…
Carton quintacouche ondulé + papier…
Papier kraft + papier (50% + 50%)
Papier format A4 + sable(1mm)…
Papier format A4 + sable(1mm) +…
Formulations des briquettes combustibles

Papier journaux et assimilé +…


Carton + sable (1mm) (95%+5%)
Carton + sable (1mm) + gomme…
Papier format A4 + argile (95%+5%)
Papier journaux et assimilé + argile…
Carton + argile (95%+5%)
Papier format A4 + plastique (95%+5%)
Papier journaux et assimilé + plastique…
Carton + plastique (95%+5%)

à papier moulée au soleil pendant un certain temps, ou dans un dispositif de séchage adéquat.
Graphique 4.17: Moyenne des volumes des briquettes combustibles fabriquées (dm3)

Le séchage consiste à faire évaporer tout l’eau imbibée dans le papier en exposant la pâte
arabique (2%) ont des taux d’humidité après séchage maximalement moyen de 57 % alors que les
séchage varie entre 47-57 %. Les briquettes à bases de papiers (90%)-sable (8%) et gomme

190
Le taux d’humidité moyen après séchage de 50,73±8,28 %. Le taux d’humidité après

briquettes à bases des mélanges de carton (95%)-plastiques (5%) ont connu des taux d’humidité
Photo 4.14: a) Briquettes à base du papier de bureau et d’impression (100%) prétraité aux
solutions alcalines ; b) Briquette à base de mélange de papiers et cartons (50%-50%) prétraité aux
solutions acides.
Même après pressage et démoulage, les briquettes obtenues doivent être mises à sécher
pour réduire encore davantage leur taux d’humidité, augmenter leur pouvoir calorifique et leur
inflammabilité, avant de les stocker (Lacour, et al., 2016).

Photo 4.15: Briquettes à température ambiante à base : a) du papier de bureau et d’impression, de


carton (100%) ; b) de mélange de papiers et cartons (95%) - sable (3%) sans ou avec pour liant
l’argile ou la gomme arabique (2%) ; c) de mélange de papiers et/ou cartons (98%) - plastique
(1,5%) sans ou avec pour liant la gomme arabique (0,5%)

Lors du séchage, la robustesse et la non friabilité de la briquette indiquait la fin du séchage.


Il a été constaté une durée de séchage moyenne de 8,40±2,04 jours. La durée du séchage varie
entre 7-14 jours. Les briquettes à bases de papiers (100%), d’emballages papiers (100%) et du
mélange emballage (50%)-carton (50%) ont des durées de séchage minimalement moyenne de 7
jours à l’ombre alors que les briquettes à bases des mélanges de carton (95%)-plastiques (05%)
ont connu un temps de séchage long d’environ 14 jours. Mais, les briquettes à base de papier
prétraité uniquement à la phase I (phase acide) du désencrage ont un temps de séchage de séchage
de 7,7±0,4jours. Alors que les briquettes à base de papier prétraité à de la base uniquement ont un
temps de séchage de 9,6±0,2jours.

191
Après séchage, le stockage doit avoir lieu dans un endroit sec et, il faut noter que plus les
dimensions des matériaux sont petites (particules ou briquettes), plus leur séchage est facilité.

14
Temps de sechage (jours)

12
10
8
6
4
2

Carton + sable (1mm)…


Carton quatricouche ondulé…

Carton quintacouche ondulé +…


Chemise cartonée + papier…

Carton tricouche ondulé +…


Carton quatricouche ondulé +…

Papier kraft + papier (50% +…


Papier format A4 +…
Papier format A4 +…

Papier format A4 + argile…


Carton bicouche (non ondulé)…

Carton bicouche (non ondulé)…

Carton + sable (1mm) +…


Enveloppe + papier (50% +…

Papier journaux et assimilé +…

Papier journaux et assimilé +…


Carton quintacouche ondulé…

Papier journaux et assimilé +…


Papier imprimé de couleur…
Papier imprimé de couleur…
Papier imprimé de couleur…
Papier imprimé de couleur…

Papier format A4 + plastique…


0
Carton tricouche ondulé 100%

Papier kraft 100%


Papier format A4 100%

Carton + argile (95%+5%)


Chemise cartonée 100%
Enveloppe 100%

Carton + plastique (95%+5%)


Formulation des briquettes combustibles

Graphique 4.18: Moyenne des temps de séchage des briquettes combustibles fabriquées (jours)

Ainsi, le stockage des combustibles à base de papiers cartons prétraités aux solutions basiques ont
des masses comprises entre [11-19] grammes avec une moyenne générale en masse de 13,91±2,66
grammes. Les briquettes à base de papiers prétraités aux solutions acides uniquement ont des
masses comprises entre [13-17] grammes avec un poids moyen de 14,26±0,6 grammes.
Les plus lourds des briquettes combustibles pesaient en moyenne 22,2±0,7 grammes et étaient
incorporées de papiers-carton, sable, argile et gomme arabique tandis que les plus légers pèsent en
moyenne 11,25±0,71grammes et étaient constitués de papier-carton et plastique.

192
Valeurs des données
40 29 29
26 26 23 23 15 22 26 17 27 19
13 14
12 14 22 16
17 11 11 11
20

Noms de code des briquettes combustibles

Masse briquette humide apres sortie de moule (gramme)


Masse briquette séchée à température ambiante apres sortie de moule (gramme)

Graphique 4.19: Moyenne des masses des briquettes combustibles fabriquées (gramme)
3-3-2- Caractérisations et Identification de la qualité des briquettes combustibles
Les principales caractéristiques des briquettes sont : le pouvoir calorifique, le taux
d’humidité, la porosité, la résistance à l’eau, le ratio de relaxation, la tenue au feu, la durée de
combustion, le taux de cendre…La plupart de ces caractéristiques dépend directement ou
indirectement des facteurs de production susmentionnés

4-3-2-1- Caractérisation physique des briquettes combustibles


i)- Dimensions : Le ratio de relaxation
Déterminer les dimensions des briquettes consiste à déterminer la longueur, la largeur (ou les
côtés) et la hauteur pour les briquettes de forme cubique.

Photo 4.16: Dimensionnement des briquettes combustibles

193
La combustion des végétaux est très dépendante de leur rapport surface/volume (Tihay, 2007).
Déterminer le rapport surface /volume (avec volume= Δ Volume) pour savoir la taille des
meilleures briquettes susceptibles de mieux bruler est nécessaire.
RATIO DE RELAXATION OU ΔVOLUME (M3)

80 74

60 47 45 49
37 36
40 27 30 28 26 30 26 27
21 20 17 23 20 20 20 20 20 19 22
14 18 15
20 10 10 6
0

NCB 17
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7
NCB 8
NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16

NCB 18
NCB 19
NCB 20
NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24
NCB 25
NCB 26
NCB 27
NCB 28
NCB 29
NCB 30
NOM DE CODE DES BRIQUETTES

Graphique 4.20: Ratio de relaxation moyen (ou Δ Volume moyen) m3


Le ratio de relaxation ou Δ Volume renseigne à suffisance sur la capacité des briquettes à
reprendre ou pas du volume lors des manutentions, du stockage, de l’exposition aux aléas
climatiques etc. La variation des volumes est comprise entre [6-74] mm3 pour une moyenne
générale de 5110,43 ± 28,52mm3.

Tableau 4.83: Moyenne des données relatives aux rapports surface/volume


Surface Volume moyen Surface Volume moyen de Ratio de Rapport
moyen de la briquette après moyenne de la briquette relaxation où surface /
briquette séchage à l’air la briquette séchée à l’étuve à Δ Volume ΔVolume
sèche (mm²) ambiant (mm3) séchée à 105°C (mm3) (mm3) (ρb en m-1)
l’étuve à
105°C (mm²)
192,47±58,89 110 011,23 ± 1837,65±30,37 104900,80 5110,43±28,52 3595,88±
4231,05 ±4002,53 19,90
Pour affiner l’étude des combustibles, la détermination de la surface de chaque briquette à
partir desquelles il a été déterminé en moyenne 1837,65±30,37 mm². Ce résultat n’est pas éloigné
de celui qui a été déterminé par Dzokom (2017), pour des briquettes à base des feuilles mortes
d’Azadirachta indica liés aux tiges séchées de Sorghum sp. et dont la surface moyenne générale
fut 20,89±2,99 cm².

194
Le volume moyen des combustibles après séchage à l’air ambiant fut 110 011,23 ± 4231,05
mm3. Ces valeurs sont comparables à celles obtenues par Dzokom, (2017) sur des briquettes à base
des feuilles mortes d’Azadirachta indica liés aux tiges séchées de Sorghum sp. telles que le volume
moyen des combustibles fut 94,67±21,19 cm3.
Selon Tihay (2007), les rapports surface-volume des broyats se situent entre 6000 et 7350
m−1 alors que ceux des végétaux non broyés, utilisés sont compris entre 3500 et 8290 m−1. Pour
les briquettes fabriquées à base du papier-carton, le rapport surface-volume (3595,88± 19,90 m-1)
correspond à celui des végétaux non broyés utilisés compris entre 3500 et 8290 m−1. Le broyage
a eu tendance à unifier les rapports surface-volume tels que, la moyenne des rapports
surface/volume nettement dans l’intervalle déterminé par Tihay (2007) concernant les végétaux
(Pinus strobus, Picea abies, Epicea picea, Betula pendula, Castanea sativa, Populus alba, Populus
tremula,,…) utilisés pour la fabrication du papier. Par ailleurs, d’après Tihay (2007), les végétaux
ayant le plus grand rapport surface-volume ont tendance à mieux bruler. En fixant que seules les
briquettes dont le rapport est supérieur à cette 3595,88 m-1 brulerons le mieux, il ressort alors que
11 briquettes combustibles sur les 30 fabriquées, à savoir : NBC 02, NBC 05, NBC 06, NBC 07,
NBC 08, NBC 13, NBC 15, NBC 20, NBC 21, NBC 26, NBC 27 et NBC 30. Ces combustibles
ont un rapport surface/volume moyen de 3937,34±59,28 m−1, ce qui est supérieur à la moyenne
générale des rapports surface/volume. L’on peut supposer a priori que les briquettes combustibles
bruleront mieux que leurs broyats du papier.

ii)- Test de densité des briquettes


La densité moyenne générale des briquettes réalisées est de 1,22±0,01. D’après Kers, et al,.
(2010), plus la densité est élevée, plus le ratio énergie/volume est élevé. Ainsi, les produits de
densité élevée sont désirables lorsqu’on les destine au transport, au stockage ou à la manutention.
Du même auteur, la densité des briquettes à base des bio-déchets dépend de la densité du bio-
déchet originaire, de la pression appliquée lors de la fabrication de la briquette et par extension, de
la température et du temps.

Tableau 4.84: Moyenne des densités des briquettes combustibles


Masse moyenne générale briquette Volume briquette après Densité des
séchée à température ambiante après séchage à l’air ambiant briquettes
sortie de moule (gramme) (mm3)
13, 45 ± 0,01 110 011,23 ± 4231,05 1,22 ±0,01

195
iii)- Masse volumique et porosité
Les masses volumiques squelettiques moyennes obtenues pour les pâtes de papiers ayant
subi le prétraitement physique lors des essais sont entre 327-621 kg/m3. Ces valeurs (327-621
kg/m3) sont inférieures à la masse volumique du papier format A4 (21×29,7cm) qui est d’environ
734,6 kg/m3 (Norme ISO 534-2005) et aux valeurs entre 831-937 kg/m3 obtenues par Tihay (2007)
pour les masses volumiques squelettiques des broyats des feuilles ou aiguilles entière des végétaux.

Tableau 4.85: Moyenne des masses volumiques squelettiques (ρsq) des broyats
Masse broyat Volume éthanol Volume total Différence volumique Masse volumique
(M Broyat) gr (Vethanol) ml (Vtotal) ml (Vtotal – Vethanol) ml squelettique (ρsq)
Kg/m3
20,37±0,49 80±0 123,97±5,71 43,97±5,71 450 ± 70,71

Pour expliquer ces différences, il est nécessaire d’indiquer que la masse volumique
squelettique qui est obtenue en excluant du volume les pores du matériau et les espaces vides entre
les particules du broyat, fait intervenir au décompte final, la structure morphologico-physiologique
des pâtes de papiers. Dans le cas des pâtes de papiers, celles-ci ont une masse volumique
squelettique moyenne 450 ± 70,71 Kg/m3.
La masse volumique varie suivant la taille des particules. Les valeurs les plus élevées des
masses volumiques apparentes des particules sont celles des pâtes de papiers (ayant une taille < à
0,25mm/mm) et qui a été utilisé pour la fabrication des briquettes NCB 28, dont la valeur est de
768,85 ± 103,61 kg /m3.

Tableau 4.86: Moyennes des masses volumiques apparentes des broyats (ρapp) des broyats
Masse apparente des Volumique apparente des Masse volumique apparente des
broyats mesurée (gr) broyats mesuré (ml) broyats (ρapp) Kg/m3
143,66±6,48 168,32±5,71 860,30 ± 95,34

Les autres particules ont les leurs comprise entre 564,75-768,85 kg/m3. Les particules ayant une
taille < à 1mm/mm et qui a été utilisé pour la fabrication des briquettes NCB 4, ont la plus petite
masse volumique apparente moyenne qui est de 564,75±23,32 kg/m3. La valeur maximale (768,85
kg/m3) est supérieure à la masse volumique du papier format A4(21×29,7cm) qui est d’environ
734,6 kg/m3 (Norme ISO 534-2005), mais inferieures aux valeurs entre 831-937 kg/m3 obtenues
par Tihay (2007) pour les masses volumiques des broyats des feuilles ou aiguilles entière des
végétaux (Pinus strobus, …).

196
La porosité la plus élevé est celles des briquettes combustibles NCB 10, soit 0,86, tandis
que la plus faible valeur est celle obtenue pour les briquettes combustibles NCB 19, NCB 18, NCB
24 et NCB 30, soit -0,70 : ce qui indique que ces dernières sont plus poreuses.
Tableau 4.87: Porosité des briquettes
Masse volumique apparente Masse volumique ρapp /ρsq Porosité (αb)
des broyats (ρapp) Kg/m3 squelettique (ρsq) Kg/m3
860,30 ± 95,37 450 ± 70,71 141,47 ± 29,26 -0.275±0,083

Les broyats des tiges de Sorgho donnent des valeurs négatives, soit -0,52 pour les particules ayant
pour taille 40 µm et -0,18 pour les particules ayant pour taille 80 µm, ce qui signifie que ces derniers
sont très faiblement poreux et présente peu de vide lorsqu’on l’utilise pour fabriquer les briquettes
combustibles (Dzokom, 2017). Du point de vu de la structure compacte des briquettes, les pâtes
de papiers étudiés sont donc plus compactables et recommandables pour la fabrication des
briquettes combustibles.
iv)- Indice de résistance aux chocs (IRC) ou Test de stabilité des briquettes
La stabilité de la briquette est déterminée par les tests de compression subis par la briquette.
Dans le cadre ce travail, après avoir fait subir des tests de chocs aux briquettes combustibles ayant
0 nombre de failles sont considérées comme durable. La moyenne générale des nombres de failles
obtenue est de 1,3± 0,65. Les briquettes à base de papier carton prétraité avec une solution acide
ont un nombre de faille moyen de 1,26± 0,23 tandis que les briquettes à base de papier carton
prétraité avec une solution alcaline ont un nombre de faille moyen de 1,32± 0,34. Les briquettes à
base de papier carton complètement désencrés lors des deux phases indiquent que le grand nombre
de failles est observé pour les briquettes combustibles NBC 4, NBC 5, NBC 6, NBC 11, NBC 12,
NBC 13, NBC 17, NBC 18, NBC 19, NBC 24, NBC 25 et NBC 26 ayant une composition faite
des particules de grosse taille (±˃1mm/mm à 50%) et de petite taille (± <1mm/mm à 33%), ceci
expliquant de fait la friabilité particulière de cette briquette. Étant donné que les résultats du graphe
sont ceux des briquettes combustibles qui ont été soumises à une force comprise entre 9-16 kg.m².
s², les briquettes les plus dures ayant 0 nombre de failles sont les NCB 14 NCB 21 NCB 28. Les
briquettes moyennement dures ayant 01 faille sont majoritaires. Ainsi l’on constate que c’est la
texture du combustible qui détermine la stabilité de la briquette combustible variable selon la force
pressante.

197
18
16
14
Valeurs des données

12
10
8 16 16
14 13 12 14 14 13 12 12 13 12 12 14 13 12 12 13 12
6 12 12 12 12 12 12
10 11 11 9 9
4
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7
NCB 8
NCB 9

NCB 18

NCB 27
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16
NCB 17

NCB 19
NCB 20
NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24
NCB 25
NCB 26

NCB 28
NCB 29
NCB 30
Noms de code des briquettes combustibles

Force de compression en kg.m².s² Nombre de failles apparues

Graphique 4.21: Relation entre la force de compression et le nombre de failles générées sur les
briquettes combustible

La durabilité des briquettes est fonction de la force de liaison entre les particules qui les
composent et les valeurs de durabilité considérées comme bon pour la manutention et le stockage
sont comprises entre 80-90% (Okia, et al., 2016). Ainsi, la force de presse est alors moyennement
élevée (< 1mm pour une force < 12N).
Tableau 4.88: Test de stabilité des briquettes
Rayon Force de Energie en Nombre de Indice de Coefficient de
(mm) compression Joule failles résistance aux corrélation et
en kg.m².s² apparues chocs (IK) intervalle de
confiance (%)
10±00 12,42±1,56 12,42 ± 1,56 1,3±0,64 5,67±6,15 94,33 ± 6,15

Dans le cadre de ce travail, les briquettes combustibles ayant 0 indice de résistance aux chocs sont
considérées comme durable car, ayant le coefficient de corrélation et l’intervalle de confiance (%)
générée le plus élevé.

198
25 120
Indice de resistance aux chocs

Intervalle de confiance (%)


20 100

80
15
60
10
40
5 20

0 0
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7
NCB 8
NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16
NCB 17
NCB 18
NCB 19
NCB 20
NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24
NCB 25
NCB 26
NCB 27
NCB 28
NCB 29
NCB 30
Briquette combustible

Indice de résistance aux chocs (IK) Coefficient de corrélation et intervalle de confiance (%)

Graphique 4.22: Relation entre l’indice de résistance aux chocs (IK) et le Coefficient de
corrélation et intervalle de confiance (%) générées sur les briquettes combustibles

4-3-3-2- Caractérisation chimique des briquettes combustibles


i)- Taux d’humidité

L’humidité brute est la teneur en eau des briquettes combustibles avant séchage à
température ambiante, à l’ombre pendant 7 jours dont la valeur moyenne que nous avons obtenue
est de 58,94±1,09 % tandis que l’humidité à sec qui est la teneur en eau des briquettes combustibles
après séchage à l’étuve à 105ºC pendant 24 heures a une valeur moyenne de 4,00±0,02%. Le taux
d’humidité à sec moyen des combustibles à base de papiers prétraités vaut 3,87±0,41%, tandis que
le taux d’humidité à sec moyen des combustibles à base de papiers non prétraités vaut 4,18±0,53%.
Le taux d’humidité brute le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible NBC 7,
fait à base de papiers non traité, avec un taux d’humidité de 62,13% tandis que le taux d’humidité
à sec le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible NBC 6, fait à base de papiers traité,
qui vaut 7,59%.
Tizé, et al. (2020) affirme, concernant les briquettes combustibles à base de papier (80%)
lié à l’argile (20%) que, le taux d’humidité est de 7%, très proche de celui du charbon qui est de
7,28%. Antonio, et al. (2014) ont conclu après leurs travaux que les conditions environnementales
et la taille des particules incluses dans les briquettes combustibles déterminent leur équilibre en
humidité. Ce qui veut dire qu’au-delà des valeurs moyennes, il y aura une perte d’énergie
calorifique par l’évaporation de la vapeur d’eau lors de la combustion, hormis le fait que le

199
combustible ne soit pas stockable pendant longtemps. Les valeurs obtenues sont représentées dans
la figure suivante :
L’élimination complète d’eau imbiber dans la briquette n’est pas assuré par le séchage d’où la
présence d’humidité dans la briquette après séchage : c’est pour cela que l’humidité présente est
le taux d’humidité brute.
Tableau 4.89: Taux d’humidité brute moyen des briquettes ayant subi un désencrage complet
Taux d’humidité brute(%) Taux d’humidité sec (%)
58,94±1,09 4,00±0,02

Pour une combustion effective de la briquette lors de l’usage, il nous faut contrôler ce
paramètre car la reprise d’humidité rendrait la combustion quasi-impossible. Pour le déterminer,
nous avons pesé les briquettes combustibles, puis nous les avons introduits dans une étuve pour
séchage pendant 24 heures à la température de 107°C. Après 24 heures, nous avons effectué de
nouvelles pesées pour déterminer les masses à sec des briquettes combustibles. Les valeurs
trouvées nous ont permis de déterminer la teneur en eau c’est-à-dire l’humidité à sec des briquettes
combustibles. A une certaine valeur du taux d’humidité, il y aura une perte d’énergie calorifique
par l’évaporation de la vapeur d’eau lors de la combustion, hormis le fait que le combustible ne
soit pas stockable pendant longtemps (Dzokom, 2017).

ii)- Taux de matière volatile


Le taux de matière volatile des briquettes combustibles obtenus à une valeur moyenne
37,6±0,45 %. Le taux de matière volatile le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible
NBC 14 (correspondant à celui des papiers journaux et assimilés (50%) lié à argile (50%)) avec
un taux de 58,42%, tandis que le taux le plus faible de matière volatile fut celui de la briquette
NBC 9 (correspondant à celui des cartons tri couches ondulés à 100%) avec un taux de 27,24 %.
Le taux de matière volatile moyen des combustibles à base de papiers prétraités vaut
31,87±2,11%, tandis que le taux de matière volatile moyen des combustibles à base de papiers non
prétraités vaut 36,79±2,14%.
Tableau 4.90: Moyenne de taux de matière volatile complètement désencrer
Masse obtenue après Masse obtenue après Taux de matières organiques
chauffage à 895°C (gr) chauffage à 899°C (gr) volatiles (MOV) (%)
10,01±0,03 6,25±0,09 37,6±0,45

Les calculs réalisés nous ont donnés les valeurs qui sont représentées dans la figure suivante :
200
80
VALEURS DES DONNEES

67 63
61 62 59
60
55 54 52 55 56 54
45 45 43
37 40 40 40 44 39
32 33 35
40 26 27 25
18 20 21
20
3
0

NCB 15
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7
NCB 8
NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14

NCB 16
NCB 17
NCB 18
NCB 19
NCB 20
NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24
NCB 25
NCB 26
NCB 27
NCB 28
NCB 29
NCB 30
NOMS DE CODE DES BRIQUETTES COMBUSTIBLES

Graphique 4.23: Taux de matières organiques volatiles des briquettes combustibles à base de
papier-carton

iii)- Taux de carbone fixe


Élément indispensable dans la composition des briquettes et autres combustibles, le carbone fixe
à un grand potentiel énergétique. Le carbone fixe est un élément indispensable dans la composition
des briquettes du bois et du charbon combustibles, car ayant un grand potentiel énergétique. Il est
évalué en mesurant la quantité de carbone restante après élimination des matières volatiles, des
cendres et de l’humidité.
Tableau 4.91: Moyenne des taux de carbone fixe
Masse obtenue Masse obtenue des Masse obtenue de Taux de
matières volatiles cendres l’humidité carbone fixe
(%)
37,6±0,45 0,621±0,11 4,00±0,02 42,21±1,31
Le taux de carbone fixe par briquettes combustibles obtenus c’est-à-dire, le potentiel
énergétique moyen est de 42,21±1,31 %. Le taux de carbone fixe le plus élevé a été constaté pour
la briquette combustible NBC 8 avec un potentiel énergétique de 47,17% tandis que le taux le plus
faible fut celui de la briquette NBC 23 avec un potentiel énergétique de 20,27%.

Le taux de carbone fixe moyen des combustibles à base de papiers prétraités aux solutions
acides vaut 37,00±6,00%, tandis que le taux de carbone fixe moyen des combustibles à base de
papiers prétraités aux solutions basiques vaut 39,99±9,00%. Les calculs réalisés nous ont donnés
les valeurs qui sont représentées dans la figure suivante :

201
47 47 47 47 47 44 45
50 43 44 43 44 43
Valeurs des données

37 38
40 33 34
27 26 28 31 28 25 28
30 24 22 22 21 20 22 23
20
10
0

NCB 25
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7
NCB 8
NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16
NCB 17
NCB 18
NCB 19
NCB 20
NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24

NCB 26
NCB 27
NCB 28
NCB 29
NCB 30
Noms de codes des briquettes combustibles

Graphique 4.24: Taux de carbone fixe des briquettes combustibles à base de papier-carton
désencrés
Il est différent de carbone total qui est la somme du carbone fixe et le carbone contenu dans la
partie volatilisée

iv)- Taux de cendre


Le taux de cendres par briquettes combustibles obtenus à une valeur moyenne de
0,621±0,11 %. Le taux de cendres le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible NBC
10 (correspondant à celui des cartons quatricouches ondulés à 100%) avec des taux respectifs de
0,713% tandis que le taux le plus faible de cendres fut celui de la briquette NBC 8 (correspondant
à celui des cartons bicouches non ondulés à 100%) avec un taux de 0,154%.
Le taux de cendre moyen des combustibles à base de papiers prétraités vaut 0,514±0,22%,
tandis que le taux de cendre moyen des combustibles à base de papiers prétraités aux solutions
basiques vaut 0,312±0,11%.
10
VALEURS DES DONNEES

8
6
4
2
0
NCB 18

NCB 29
NCB 7
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6

NCB 8
NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16
NCB 17

NCB 19
NCB 20
NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24
NCB 25
NCB 26
NCB 27
NCB 28

NCB 30

NOMS DE CODE DES BRIQUETTES COMBUSTIBLES

Graphique 4.25: Taux de cendres des briquettes combustibles à base de papier-carton

202
Le taux de cendres représente la quantité des matières minérales contenues dans un
combustible. Il est important pour l’appréciabilité du combustible du fait que quand il est très
élevé, ces cendres deviennent obstacle à la progression de la combustion. Ainsi, il est important
d’apprécier ces cendres a pour finalité, de ménager la chambre de combustion, en vue d’éviter que
ces cendres ne deviennent un obstacle à la progression de la combustion.
Tableau 4.92: Moyenne des taux de cendres
Masse de l’échantillon séché à l’air Masse obtenue après chauffage à Taux de cendres (%)
ambiant (gr) 850°C (gr)
10,02±0,08 0,623±0,02 0,621±0,11
Dans le cadre de ce travail, le taux de cendres est la quantité des matières minérales de très petite
taille contenues dans un combustible et libéré après la combustion complète, sous l’effet de la
chaleur à des températures élevées.
v)- Résistance à l’eau
Il a pour but de déterminer la capacité d‘absorption d’eau par la briquette. Il consiste à
mesurer les dimensions du combustible avant et après l’immersion afin de déduire les volumes
avant et après immersion pour pouvoir déterminer la différence d’imbibition d’eau et le
pourcentage d’inclusion des matériaux dans la briquette (Olorunnisola, 2007).
La résistance à l’eau de briquettes combustibles obtenues c’est-à-dire, le pourcentage
d’inclusion des matériaux moyen est de 25,96±0,18 %. Le pourcentage d’inclusion des matériaux
le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible NBC 3 qui est de 26,22% avec une
différence d’imbibition d’eau plus faible équivalent à 19, 9 cm3.
Le taux le plus faible fut celui de la briquette NBC 28 qui est de 25,00% avec une différence
d’imbibition d’eau de 39,86 cm3
Les calculs réalisés nous ont donnés les valeurs théoriques qui indiquent que les briquettes
ayant des valeurs de pourcentage d’inclusion des matériaux supérieures à la moyenne résistent
mieux à l’eau que celles ayant des valeurs en deçà de la moyenne car, le mélange des particules
des biomasses de papiers et cartons sont constitués de cellulose avec l’eau opère une partielle
décomposition de la cellulose (Okia, 2016). Ainsi, leurs représentations générales sont dans la
figure suivante :

203
26,5 60
Pourcentage d'inclusion des

Prise d'humidité (cm3)


50 50 52 50
26
40 40 40 40 40 40 40 40 40 40 40 41 40
25,5 33 31 30 30 30 30 30 30 30 30 30
26 27
matériaux

18 20 22 20
25
10
24,5 0

NCB 22
NCB 8
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7

NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16
NCB 17
NCB 18
NCB 19
NCB 20
NCB 21

NCB 23
NCB 24
NCB 25
NCB 26
NCB 27
NCB 28
NCB 29
NCB 30
Noms de codes des briquettes combustibles

Pourcentage d’inclusion des matériaux dans la briquette


Différence d’imbibition d’eau ou capacité d‘absorption d’eau (ou prise d’humidité) (cm3)

Graphique 4.26: Relation entre le pourcentage d’inclusion et la différence d’imbibition d’eau des
briquettes combustibles à base de papier-carton

Tableau 4.93: Moyenne des résistances à l’eau


Volume du Volume du Différence d’imbibition Pourcentage
combustible avant combustible après d’eau ou capacité d’inclusion des
l’immersion (cm3) l’immersion (cm3) d‘absorption d’eau (ou matériaux dans la
prise d’humidité) (cm3) briquette (%)
5,24±0,49 35,27±0,76 35,72±2,70 25,96±0,18
iv)- Tests de combustion des briquettes combustibles
Le test de combustion est un test qui a permis de déterminer :
- La durée de combustion de chaque briquette combustible grâce à un allume gaz jetable comme
source de flamme, un chronomètre ;
- La masse du combustible (cendres) postcombustion mesurée avec une balance à précision de
0,001 gr. ;
- Les pertes de masse

v)- Durée de combustion des briquettes combustibles


La durée de combustion des briquettes combustibles de masse moyenne de 11,27±4,84 grammes
a révélé une durée de combustion moyenne d’environ 15,4 ± 1,6 minutes. Cet écart serait
imputable au volume et aux composantes chimiques intrinsèques à chaque briquette combustible.

204
18 1000

16 900

800

Masse du combustible (mg)


Durée de combustion (min)

14
700
12
600
10
500
8
400
6
300
4 200
2 100

0 0

NCB 26
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7
NCB 8
NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16
NCB 17
NCB 18
NCB 19
NCB 20
NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24
NCB 25

NCB 27
NCB 28
NCB 29
NCB 30
Noms de briquettes combustibles

Durée de combustion de chaque briquette (minutes)


Masse du combustible (cendres) post-combustion (milligrammes)

Graphique 4.27: Tests de combustion des briquettes combustibles

La plus grande durée de combustion est observée sur les briquettes NBC 2, NBC 9, NBC 20 et
NBC 28 qui ont une durée de combustion de 16minutes 45 secondes contre 40 minutes pour des
briquettes constituées des particules des feuilles mortes de Neems liées aux tiges de sorgho. Par
ailleurs, nous constatons, à quelques exceptions près, que les briquettes combustibles ayant des
compositions similaires, ont presque la même durée de combustion.

La moyenne des pertes des masses fournie par les briquettes combustibles à base de papiers cartons
désencrés est de 1,02±0,02 %.
Tableau 4.94: Moyenne des tests de combustion des briquettes combustibles
Durée de Masse combustible Masse du Pertes de Pourcentage
combustion de avant combustions combustible masse pertes de
chaque (grammes) (cendres) (grammes) masse (%)
briquette postcombustion (gra
(secondes) mmes)
913,10±56,67 11,27±4,84 0,28±0,23 10,99±2,60 97,51±0,02

La perte de masse étant la différence obtenue entre les masses des combustibles avant et après la
combustion, les combustibles ont donné une masse moyenne de 11,27±4,84 grammes. Le plus

205
grand pic des pourcentages des pertes des masses a été observé pour les briquettes NBC 2, NBC
9, NBC 20 et NBC 28, soit 97,51±0,02 ²% des pertes de masse.
35 100

30 98
Pertes de masse (gramme)

25
96

Pourcentage de perte de masse (%)


20
94
15
92
10

5 90

0 88

NCB 20
NCB 8
NCB 1
NCB 2
NCB 3
NCB 4
NCB 5
NCB 6
NCB 7

NCB 9
NCB 10
NCB 11
NCB 12
NCB 13
NCB 14
NCB 15
NCB 16
NCB 17
NCB 18
NCB 19

NCB 21
NCB 22
NCB 23
NCB 24
NCB 25
NCB 26
NCB 27
NCB 28
NCB 29
NCB 30
Noms briquettes combustibles

Pertes de masse(grammes) Pourcentage pertes de masse (%)

Graphique 4.28: Pertes de masse des briquettes combustibles

Ce pic serait attribuable à la masse après séchage qui est de 11,84±4,83 grammes (proche de la
moyenne des masses des briquettes combustibles avant combustions), à la composition particulaire
et biochimique.

4-3-3-4- Amélioration des paramètres énergétiques et pouvoir calorifique mesuré des


combustibles
Le pouvoir calorifique d’un combustible correspond à la quantité de chaleur libérée par unité de
masse lors de la combustion.
On distingue alors le pouvoir calorifique supérieur [PCS, est le maximum d’énergie que
peut dégager une combustion.] et le pouvoir calorifique inférieur [PCI, où la combustion s’effectue
à une pression constante, à l’air libre tandis que la chaleur latente (énergie calorifique) de la vapeur
d’eau, est difficilement récupérable] (ADEME, et al., 2001).
i)-Pouvoir calorifique mesuré des combustibles non prétraités
La moyenne des températures nécessaires à la détermination du pouvoir calorifique étant
de 00,39°C, le deuxième terme, environ 3,28 litres, correspond à la quantité de vapeur d'eau qui
se forme à partir du calorimètre. La moyenne des masses de l’échantillon mis dans la bombe
calorimétrique est 0,46 grammes.
206
Tableau 4.95: Pouvoir calorifique mesuré des combustibles à base de papiers non prétraités
Température Water Masse de Pouvoir
Echantillons maximal équivalent l’échantillon calorifique
(°C) (ml) (gramme) mesuré (MJ/kg)
Papier (100%) 00,28 0,3 17,80
Carton (100%) 00,46 0,3 18,20
Papier (50%) -carton (50%) 00,70 0,55 18,01
Papier (95%) -Sable (05%) 00,58 0,4 8,04
3276
Carton (95%) -Sable (05%) 00,19 0,55 13,02
Papier (98%) -plastique (02%) 00,30 0,74 16,22
Carton (98%) -plastique (02%) 00,28 0,4 18,90
MOYENNES 00,39 0,46 15,74

Les combustibles ayant des pouvoirs calorifiques les plus faibles sont ceux fabriqués avec du
papier (95%)-sable (5%) et carton (95%)-sable (5%). Le tableau 3.64 présente les variations des
valeurs (entre [8,04-18,90] MJ/Kg) du pouvoir calorifique des échantillons des briquettes produits
dans le cadre de cette étude. Or, le papier a un pouvoir calorifique inferieur qui oscille entre 2400
KJ/Nm3(humide)-3500 KJ/Nm3 (sec), le carton entre 2300 KJ/Nm3 (humide)-3800 KJ/Nm3 (sec)
et le plastique en mélange entre 5500 KJ/Nm3 (humide)-7400 KJ/Nm3 (sec). (Norme INC05-01-
04, 2004). De manière générale, il en ressort que le carton non prétraité (98%) mis ensemble avec
une autre matière (sable (2%) ou plastique (2%)) a un pouvoir calorifique qui augmente alors que
le mélange du papier avec d’autres matériaux (papier (98%)-sable (2%) ou plastique (2%))
contribue à la diminution de leur pouvoir calorifique. Ce qui indique que l’association du carton
au sable (5%) ou plastique (2%), pourrait contribuer à améliorer leur pouvoir calorifique, mieux
que l’association du papier avec le sable (5%) ou le plastique (2%). Or, à l’état pur, les briquettes
à base de cartons non prétraités (100%) ont un pouvoir calorifique plus élevé (18,20MJ/Kg) que
ceux du papier (100%) qui est plus faible (17,80MJ/Kg).

Les pouvoirs calorifiques obtenus dans le cadre avec un prétraitement basique uniquement
sont nettement inférieur à celui du charbon qui varie entre 29-35 MJ/Kg (Fick, 2013).
Le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes combustibles est de 15,74
MJ/Kg. Le pouvoir calorifique le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible constituée
du papier (98%)-plastique (02%) avec un pouvoir calorifique de 18,90MJ/Kg tandis que le plus
faible (8,04MJ/Kg) fut celui de la briquette à base du Papier (95%) -Sable (05%).

207
ii)-Pouvoir calorifique mesuré des combustibles optimisés
La moyenne des températures nécessaires à la détermination du pouvoir calorifique étant de
00,72°C, le deuxième terme, 3276 millilitres, correspond à quantité de vapeur d'eau qui se forme
à partir du calorimètre. La moyenne des masses de l’échantillon, 0,2 grammes correspond à la
moyenne de la masse des échantillons mis dans la bombe calorimétrique. Le pouvoir calorifique
moyen mesuré pour les combustibles optimisés est de 41,18±6,34 MJ/Kg De manière générale, les
briquettes fabriquées artisanalement ont un PCI plus faible que celui du charbon de bois (25-30
MJ/Kg) (Lacour, et al., 2016). L’optimisation par ajout de la graisse végétale (entre 5 et 10% du
poids total) aux briquettes combustibles à base de papier carton a permis d’obtenir des
combustibles optimisés à environ 61,75%.
Tableau 4.96: Pouvoir calorifique mesuré des combustibles optimisés
Water Masse de Pouvoir
Température
Echantillons équivalent l’échantillon calorifique
maximal (°C)
(ml) (gramme) mesuré (MJ/kg)
Papier (90%) + graisse (10%) 00,76 0,2 48,53
Papier format A4(90%) +
plastique (2%) + graisse 00,58 0,3 32,51
(8%)
Carton (90%) + graisse
00,79 0,2 46,66
(10%)
Carton (90%) + plastique
00,94 0,2 43,80
(2%) + graisse (8%)
Papier journaux et assimilé 3276
(87%) + sable (1mm) (5%) + 00,24 0,3 32,20
graisse (8%)
Papier format A4 (90%) +
00,76 0,2 42,52
argile (5%) +graisse (5%)
Papier journaux et assimilé
(85%) + argile (5%) + sable 00,98 0,1 41,60
(5%) + graisse (5%)
MOYENNES 00,72 0,2 41,18
Ceci nous permet de dire que nos combustibles seraient plus performants que le charbon de bois
du point de vue de leur pouvoir calorifique.

iii)- Comparaison des pouvoirs calorifiques des biomasses à ceux des briquettes à base de
papier-cartons
Hormis pour la balle de riz (12,30 MJ/Kg) et l’épi de maïs (12,25 MJ/Kg) (Osueke C. O., et al.,
2018), le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes combustibles à base de papier-
cartons non-optimisées (15,74 MJ/Kg) est inférieur à ceux des autres biomasses.

208
Tableau 4.97: Comparaison des pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à
base de la biomasse à ceux des briquettes à base de papier-cartons
Nom du bois combustible Pouvoir
calorifique Source
(MJ/Kg)
Briquettes combustibles à base d’herbe de lance 29.87 Onuegbu, T. U., et
al., 2010
Briquettes combustibles à base Pin sylvestre 18,11
Gao et al., 2019
Briquettes combustibles à base de Sapin argenté 19,86
Briquettes combustibles à base du Fil de coton 17,49
Osueke C. O., et al.,
Briquettes combustibles à base de Balle de riz 12,30 2018
Briquettes combustibles à base d’Épis de maïs 12,25
Briquettes combustibles à base de Granulés de bois 17,93
Briquettes combustibles à base de Granule de paille de blé 19,19
Ivanova T., et al.,
Briquettes combustibles à base de Coquilles de palmier 18,59 2015
Briquettes combustibles à base de Tourteau de graines de 19,11
jatropha
Le pouvoir calorifique le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible à base de papier-
cartons optimisées avec un pouvoir calorifique de 41,18 MJ/Kg, c’est-à-dire plus élevé à 70,25%
que celui de l’épi de maïs et à 72,53% que celui de l’herbe de lance.

4500 4118

4000
3500 2987
Pouvoir calorifique

3000
2500 1919 1911
1749 1793 1859
2000 1574
1230 1225
1500
1000
500
0
Briquettes combustibles

Herbe de lance Fil de coton

Balle de riz Épis de maïs

Granulés de bois Granule de paille de blé

Coquilles de palmier Tourteau de graines de jatropha

Briquettes combustibles à base de papier-carton non-optimisés Briquettes combustibles à base de papier-carton optimisés

Graphique 4.29: Comparaison des pouvoirs calorifiques des biomasses à ceux des briquettes à
base de papier-cartons

209
iv)- Comparaison des pouvoirs calorifiques des bois tropicaux à ceux des briquettes à base
de papier-cartons

Le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes combustibles à base de papier-cartons
non-optimisées (15,74 MJ/Kg) est inférieur à ceux des bois le plus souvent utilisés soit pour la
fabrication du ou comme bois de chauffe tout simplement.
Tableau 4.98: Comparaison des pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à
base de la biomasse à ceux des briquettes à base de papier-cartons
Nom du bois combustible Pouvoir calorifique (MJ/Kg) Source
Pétrole 48,00
Bois de Pin sylvestre 18,11
Gao et al., 2019
Bois de Sapin argenté 19,86
Bois de Pin d’Alep 22,21
Bois de Ajonc épineux 20,90
Bois de Arbousier 20,97 Ivanova, et al., 2015
Bois de Chêne vert 20,28
Bois de Chêne kermès 19,99
Bois d’Acajou 18,92
Bois d’Afromosia 19,07
Bois d’Abanos 19,17
Bois de Mansonia 19,27
Lunguleasa et al., 2020
Bois d’Iroko 20,07
Bois de Bosse 20,16
Bois de Rosier 21,07
Bois de Gaïac 21,22
Papier-cartons 12-15 Ba’a R., 2012

Le pouvoir calorifique le plus élevé a été constaté pour le bois de Bruyère arborescente qui est
65.42% plus élevé que ceux des briquettes combustibles à base de papier-cartons non-optimisées.

210
2406
2500 2221
2064 2090 2097 2028 2107 2122
1986 1999 2007 2016
1878 1892 1907 1917 1927
Pouvoir calorifique

2000 1811
1574

1500

1000

500

Bois combustibles Briquette


Charbon de bois Bois de Couratari guianensis Aubl.
combustible
Bois de Bruyère arborescente Bois de Pine sylvestre
Bois de Sapin argenté Bois de Pin d’Alep
Bois de Ajonc épineux Bois de Arbousier
Bois de Chêne vert Bois de Chêne kermès
Bois d’Acajou Bois d’Afromosia
Bois d’Abanos Bois de Mansonia
Bois d’Iroko Bois de Bosse
Bois de Rosier Bois de Gaïac
Briquettes combustibles à base de papier-carton non-optimisés

Graphique 4.30: Comparaison des pouvoirs calorifiques des bois tropicaux à ceux des briquettes
à base de papier-cartons
v)- Comparaison des pouvoirs calorifiques des combustibles à base des matières
inorganiques à ceux des briquettes combustibles à base de papier-cartons
Le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes combustibles à base de papier-cartons
non-optimisées (41,18 MJ/Kg) est inférieur à ceux des combustibles à base des matières
inorganiques mais supérieur à celui du Charbon Bitumineux (37,5MJ/Kg)

Tableau 4.99: Pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à base de la biomasse à
ceux des briquettes à base de papier-cartons
Nom du bois combustible Pouvoir
calorifique Source
(MJ/Kg)
Briquettes combustibles à base Charbon 37,5
Bitumineux Bureau of Energy
Briquettes combustibles à base Charbon 55,00 Efficiency, 2010
Indonésien
Diesel 44,80
Osueke, et al., 2018
Pétrole 48,00
Commercial Propane 43,88 González, et al., 2012

211
Le pouvoir calorifique le plus élevé a été constaté pour le combustibles à base Charbon Indonésien
qui est 25,13% fois plus élevé que ceux des briquettes combustibles à base de papier-cartons non-
optimisées

Charbon Bitumineux
6000 5500

4800 Charbon Indonésien


5000 4480 4388
Pouvoir calorifique (KJ/Kg)

4118
3750 Diesel
4000

Pétrole
3000

Commercial Propane
2000

Briquettes combustibles à base de


1000 papier-carton optimisés

0 Combustibles
Graphique 4.31: Comparaison des pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à
base de la biomasse à ceux des briquettes à base de papier-cartons

vi)- Liens entre les pouvoirs calorifiques des briquettes combustibles à base de papier-
cartons et leurs porosités
Le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes combustibles à base de papier-cartons
non-optimisées (41,18 MJ/Kg) a une faible porosité (-700) tandis que les briquettes combustibles
à base de papier-cartons optimisées(15,74 MJ/Kg) a une porosité élevée (860)

Pouvoir calorifique moyen des Briquettes combustibles


Pouvoir calorifique moyen des
5000 Briquettes combustibles à base
de papier-carton non-optimisés; Porosité des Briquettes combustibles à
4000
base de papier-carton optimisés ; 860
3000

2000

1000

-1000 Porosité des Briquettes combustibles à base de

Graphique 32: Comparaison des pouvoirs calorifiques mesurés des briquettes combustibles à
base de la biomasse à ceux des briquettes à base de papier-cartons

212
La différence de porosité est due à la présence des matériaux incluses qui sont plus marqués dans
des Briquettes combustibles à base de papier-carton optimisés que dans des Briquettes
combustibles à base de papier-carton non-optimisés

vii)- Liens entre les pouvoirs calorifiques des briquettes combustibles à base de papier-
cartons et leurs masses volumiques
Les briquettes combustibles à base de papier-cartons non-optimisées ont des masses volumiques
apparente et squelettique plus élevées que briquettes combustibles à base de papier-cartons
optimisées
Valeurs quantitatives

5000 4118
4000
3000
1574
2000
860 621 769
450
1000
0
Pouvoir Masse Masse Pouvoir Masse Masse
calorifique volumique volumique calorifique volumique volumique
moyen des apparente des squelettique des moyen des apparente des squelettique des
Briquettes Briquettes Briquettes Briquettes Briquettes Briquettes
combustibles à combustibles à combustibles à combustibles à combustibles à combustibles à
base de papier- base de papier- base de papier- base de papier- base de papier- base de papier-
carton non- carton non- carton non- carton optimisés carton optimisés carton optimisés
optimisés optimisés (app) optimisés (ρsq) (app) Kg/m3 (ρsq) Kg/m3
Kg/m3 Kg/m3

Valeurs qualificatives

Graphique 4.33: Comparaison des pouvoirs calorifiques des briquettes combustibles à base de
papier-cartons et leurs masses volumiques
Ces différences amènent à conclure que les Briquettes combustibles à base de papier-carton
optimisés ont des pouvoir calorifiques élevés parce que leurs masses volumiques sont faibles
tandis que les Briquettes combustibles à base de papier-carton non-optimisés ont des pouvoir
calorifiques faibles parce que leurs masses volumiques sont élevés.

213
viii)- Relation entre pouvoirs calorifiques et teneur en humidité briquettes combustibles à
base de papier-cartons

Les briquettes combustibles à base de mélange de papier-cartons non-optimisées ont presque les
mêmes niveaux d’humidité et de pouvoir calorifique. Les briquettes combustibles à base de
mélange de papier-cartons-sables (non-optimisées) ont presque les mêmes niveaux de taux
d’humidité et l’on observe un faible pouvoir calorifique (8MJ/Kg) chez les briquettes combustibles
à base de papier-sable par rapport à celui à base du carton-sable (13MJ/Kg).
20 60
56
18 54
52 52
49 50
16 48
Pouvoir calorifique (MJ/Kg)

Humiité après sechage (%)


14
40
12
10 30
27
8
20
6
4
10
2
18 18 18 8 13 16 19
0 0
Papier (100%) Carton (100%) Papier (50%) - Papier (95%) - Carton (95%) - Papier (98%) - Carton (98%) -
carton (50%) Sable (05%) Sable (05%) plastique plastique
(02%) (02%)
Formulation des briquettes combustibles

Pouvoir calorifique mesuré (MJ/kg) Taux d’humidité apres séchage à température ambiante (%)

Graphique 4.34: Comparaison des pouvoirs calorifiques des briquettes combustibles à base de
papier-cartons et leurs masses volumiques
Les briquettes combustibles à base de mélange de papier-plastiques ont un taux d’humidité (48%)
plus élevé que celui à base du carton-plastique (27%), représentant une différence de 43,75% entre
les deux. Ces différences amènent à conclure que les briquettes combustibles à base de papier liés
ou non à d’autres matières ont des taux d’humidité plus élevés tandis que les Briquettes
combustibles à base de cartons liés ou non ont des taux d’humidité plus variants.

4-3-3-6- Tenue au feu, production de fumée


La mesure du rendement énergétique consiste à effectuer des prises de données relatives à
l’efficacité énergétique et la température des fumées. L’efficacité énergétique est le rapport entre
l’énergie utilisée par le fourneau et celle qu’il consomme. Il est important de le déterminer car
214
participe au réchauffement des locaux abritant le fourneau et par conséquent, possède un lien
direct avec le réchauffement climatique.

Le premier test fut réalisé avec des briquettes à base de papier-carton (96%) prétraité aux solutions
acides, liés aux plastiques (2%) et au sable (2%).

Le deuxième test fut réalisé avec des briquettes à base de papier-carton (96%) prétraité aux
solutions basiques, liés aux plastiques (2%) et au sable (2%).

Le troisième test fut réalisé avec des briquettes à base de papier-carton (96%) désencrés pendant
les deux phases de prétraité aux solutions acides et basiques, liés aux plastiques (2%) et au sable
(2%).

Figure 4.24: Disposition des combustibles en forme pyramidale

L'analyse de la composition chimique des fumées est réalisée au moyen d’un analyseur de
gaz portable suivant la méthode Michotte (2013) : Les mesures ont été réalisées par aspiration
d’un échantillon de fumées et après condensation de la vapeur d'eau. On parle alors d’une «
analyse sur gaz secs".
Ainsi, les données recueillies de nos différentes analyses et mesurées obtenues au niveau de la
cheminé ont été consigné dans le tableau 3.68 suivant :

215
Tableau 4.100: Test de fumée
1er test 2ème test 3ème test
Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs
briquettes briquettes briquettes briquettes Valeurs Valeurs
sans avec sans avec briquettes briquettes
Paramètres prétraitemen prétraitemen prétraitemen prétraitemen sans avec
t aux t aux t aux t aux désencrag désencrag
solutions solutions solutions solutions e aucun e complet
acides acides basiques basiques
O2 (%) 18,4 22,6 19,5 25,0 20,4 21,1
CO (ppm) 777 798 2109 1311 840 1045
CO2 (%) 1,87 1,99 1,07 1,36 0 1,03
Efficacité
énergétique
75,4 77,5 0 39,2 53,4 74,2
du fourneau
(%)
Températur
e ambiante 31,4
(°C)
Températur
92,6 92,6 64,8 68,1 90,5 92,4
e fumée (°C)
Excèdent O2
dans le
653,5 872,2 0 728,2 1166 1456
fourneau
(%)

Le CO2 et la vapeur d'eau H2O sont à proprement parlé les produits de la combustion (l'oxydation)
du carbone et de l'hydrogène du combustible par l'oxygène de l'air comburant (Michotte, 2013).
Un carburant est généralement composé de carbone, d'hydrogène, d'oxygène, d'azote et de souffre
(Goncalves, 2010).

Les gaz présents sont considérés comme étant des gaz parfaits, l'émissivité déterminée est une
émissivité moyenne pour toutes les longueurs d'ondes émises dans la chambre de combustion
(Goncalves, 2010). Le même auteur indique que l'utilisation de cette méthode nécessite une
analyse des fumées pour le cas étudié.

Dans le cadre de ce travail, ce qui nous incombe est l'interprétation d'une analyse de fumées
(sèches) qui nous donne les concentrations suivantes : [CO2]; [O2]; [CO]. Le graphique qualitatif
suivant illustre notre propos :

216
2,5 1600

A Droite de combustion 1400


2
complète avec excès d’air 1200

Excèdent d'air (%)


(droite de Grebel)
1,5 Point de combustion 1000
Zone de combustion
CO2 (%)

complète complète avec excès d’air 800


Zone de combustion B
1 600
incomplète avec
Zone de combustion excès d’air 400
0,5
incomplète en
200
défaut d’air C
0 0
1 2 3 4 5 6
O2 (%)

Excèdent d'air (%) CO2 (%)

Graphique 4.35: Diagramme de la relation entre la teneur en [CO2], en [O2] et en excès d'air

Ce diagramme donne la relation (en jaune) entre la teneur en oxygène (ordonnée de droite) et
l'excès d'air (ordonnée de gauche). On voit par exemple que le point de mesure "A" est caractérisé
par [CO2] = 2,00% et [O2] = 22,6% et par un excès d’air de 810% (point situé sur la courbe en
vert, à la verticale du point "A"). En principe tous les points d'analyse des fumées doivent se
trouver sur la droite de Grebel du combustible concerné. La dispersion de ces points est similaire
à celle du diagramme d’Ostwald-Biard. Les points qui ne s'y trouvent pas sont soit significatifs
d’une erreur de mesures, soit significatifs d'une combustion incomplète.

Le point de mesures "B", situé au-dessus de la droite de Grebel, indique qu'il y a une erreur de
mesure : il est impossible chimiquement d'avoir autant de CO2 si l'on a autant d'O2.

Le point de mesures "C", situé en-dessous de la droite de Grebel, peut être interprété de deux
manières :
- soit il y a une erreur de mesures (comme pour le point "B", mais inverse);
- soit la combustion est incomplète avec excès d'air.

Dans le cas de ce point "C", la faible concentration du CO2 indique qu’à ce moment, l'analyseur
ayant fait l'objet d’un étalonnage récent, n’a pas pu nous indiquer le ce taux de CO2 tandis que
l’O2 est de 20,4%. C'est pourquoi, on mesure simultanément une concentration en CO de 840 ppm :
ce qui correspond à la combustion complète stœchiométrique des briquettes combustibles à base

217
de papiers-cartons. Ce résultat est inférieur à celui du gaz naturel considéré déterminé par Ostwald
(Michotte, 2013).

Globalement, l’efficacité énergétique moyenne mesurée du four (fumoir) est de 53±27,40%.


L’efficacité énergétique moyenne du fumoir utilisé avec des combustibles à base de papier-carton
(sans prétraitement) lié au plastique, sable est de 42,93% tandis que celle utilisé avec des
briquettes à base de papier-carton (avec prétraitement) lié plastique, sable est de 63,63%. La
température moyenne de la fumée à la sortie de la cheminé est de 83,67±12,19°C tandis que la
moyenne des excèdent de O2 dans le fourneau vaut 812,5±453,75%.

Le coefficient d’air (λ) des briquettes combustibles à base des déchets papiers et cartons est de -
123,53.

Ainsi, pour les briquettes combustibles à base des déchets papiers et cartons liées à d’autres
matières premières de seconde génération, le rendement de combustion (Rg) est de 5600,78% en
présence d’excès d’air. La norme des gaz respirable sur plan international, suivant le niveau
d’exposition en ce qui concerne certains gaz à effet de serre est tel que le CO (200-30000 ppm),
le CO2 (30-88%) et le O2(maximum 31%). Des différents tests, le test avec les briquettes
composées de papier-cartons (90-98%) et plastique (2-10%) émettent du CO (1300-2110 ppm),
du CO2 (0-1,99 %) en présence de l’oxygène dont la valeur est O2(18,4-25 %).

218
Tableau 4.101: Normes et recommandations pour les concentrations respirables dans
l’air (Source : NIOSH, 1998 ; Gendenbien, et al., 1992)
Exposition continue Exposition à court
TWA terme
IDLH
STEL
Substance Belgique ACGIH- OSHA- NIOSH NIOSH ACGIH- Concentration dans le gaz Conversion
ppm TLV PEL ppm ppm OSHA Moyenne Maximum 1ppm=xmg/m3
ppm ppm ppm (ppm) (ppm)
Asphyxiant 600 850 000
CH4
000(60%)
5 000 5 000 5 000 5 000 40 000 30 000 40 880 000 1,8
CO2
000(40%)
CO 50 25 50 35 1 200 200-400 10 30 000 1,15
H2S 10 10 100 10-20 10 70 1,4
Benzène 10 10 10 0,1 500 1 35 3,19
Toluène 100 50 200 100 500 150-300 125 3,77
Xylènes 100 100 100 100 900 150 +ensemble 110 4,34
Chloroéthylène 5 5 5 des autres 100 2,56
La plus faible
Asphyxiant composés 36 000
H2 possible
en trace 10
si<10% : dégât au cerveau ; si<16% : respiration augmente ; idéal : 000-20 000 310 000 Si infiltration
O2 (1-2%) (31%) d’air frais dans
˃18% à P atmosphérique 825 000 la décharge
N2 asphyxiant (82,5%)
ACGH: American Conference of Governmental Industrial Hygienists PEL: Permissible Exposure Limit
NIOSH: National Institute for Occupational Safety and Health TWA: Time Weighted Average
OSHA: Occupational Safety and Health Administration TLV: Threshod Limit Value
IDLH: Immediately Dangerous to life or Health concentration value mg/m3: milligramme par mètre cube d’air
STEL: Short-Term Exposure Limit ppm : parts par million de parts d’air (en
Source: NIOSH,1998, Gendenbien, 1992 volume)
Les valeurs que nous avons obtenues sont en deçà de la norme. Mais, pour des expositions à court
terme, les émissions des combustibles à base de papier et carton ne sont pas respirable et nécessite
des aménagements appropriés pour leur combustion.

4-3-3- Impacts d’une unité de fabrication des briquettes combustibles


4-3-3-1- Impacts sur l’environnement d’une unité de fabrication des briquettes
combustibles
i)- L’empreinte écologique d’une unité de fabrication des briquettes combustibles
Pour la population d’un territoire donné, l’empreinte écologique représente simplement un
indicateur de la dépendance envers les écosystèmes (Nijkamp et al., 2004).
L’usine de fabrication des briquettes combustibles pourrait avoir une empreinte écologique qui
mesure la superficie (terres et les eaux qui produisent les ressources et absorbent les déchets qu’une
population utilise et génère par sa consommation) biologiquement productive qui est nécessaire
pour satisfaire à la consommation d’une population donnée (seuil de durabilité mondiale = 1,9
ha/hab).

219
Dans le cas de la fabrication de nos briquettes combustibles, l’empreinte écologique évaluée à base
des données consignées dans le tableau suivant :
Tableau 4.102: Estimation de l’impact terrien d’une mini-usine de fabrication des briquettes
combustibles
Rendement des Empreinte
Equivalent en
Libellés matières écologique
surface
(kilogramme) (hag/hab)
Surface de collecte des
3294,78 hectares 81 713 0,040
déchets papiers et cartons
Surface de collecte des
1559,10 hectares 46 367 0,034
déchets plastiques
Autres matières premières
2452,42 hectares 31 385 0,078
et intrants
Environnementalistes,
commerçants,
Emploi susceptible d’être
techniciens et sous- 19 830 0,976
générer
traitant (1000
hectares)
Toute la ville de
Localisation 37 082 0,001
Maroua (40 hectares)
Surface occupée par
1 hectares 97 432 0,00001
l’usine
Nombre de personne
susceptible d’y travailler 10-15 (=10 hectares) 1 658 0,009
quotidiennement
Type de source d’énergie Carburant, électricité
22 351 0,224
utilisé (5000 hectares)
4×4 haut gamme, 15
Véhicules chevaux, Diesel (22 2 175 0,01
hectares)
Distance à parcourir en 22 000 km/an (110
3 500 0,03
voiture hectares)
Aliment consommé Classique 0,006
Moyenne des ménages
Consommation de
dans le septentrion 0,260
produits d’origine animale
camerounais
10 litres/jour (3
Production de déchets 6000 0,608
650hectares)
Les calculs effectués à partir des données du tableau 4.97, nous amènent à déterminer que
l’empreinte écologique pour la fabrication des briquettes combustibles serait de 0,17 hag/hab en
2020 tandis que l’empreinte écologique liée au recyclage des déchets papiers et cartons lors de la
fabrication des briquettes combustibles serait de 0,040 hag/hab en 2020 lorsque celle des déchets
plastiques serait de 0,034 hag/hab en 2020 à Maroua. En considérant que l’empreinte écologique

220
estimé au Cameroun en 2008 est de 1,09 hag/hab (Atlas de l’empreinte écologique, 2008), des
améliorations dans le processus de la fabrication des briquettes combustibles doivent être faites
pour que les déchets papiers-cartons et plastiques réutilisés lors de la fabrication des briquettes
combustibles ramènent l’empreinte écologique de l’usine à un niveau plus bas.

ii)- La consommation, la production et le commerce dans une unité de fabrication des


briquettes combustibles
L’empreinte écologique de la consommation pour une petite unité de production donnée mesure
la biocapacité exigée par la consommation finale de tous les travailleurs et usagers la petite unité
de production. Cela inclut leur consommation des ménages ainsi que leur consommation
collective, comme les écoles, les routes, etc, qui servent les populations, mais qui ne sont pas
directement payées par les ménages. Les résultats nous montrent qu’en moyenne, l’empreinte
écologique liée à l’importation est de 4,417 hag/hab, l’empreinte écologique liée à l’exportation
est de 3,257 hag/hab, l’empreinte écologique liée à la production est de 3,834 hag/hab tandis que
l’empreinte écologique liée à la consommation est de 4,994 hag/hab : ce qui signifie que les
importations des matières en papier cartons dans la région de l’extrême-nord nécessite plus quatre
planète, supérieure à la moyenne nationale et mondiale. D’où leur impact très négatif sur
l’environnement. Seul le recyclage sur le plan local pourrait inverser la tendance.

221
Tableau 4.103: Estimation des empreintes écologiques terriens d’une mini-usine de fabrication
des briquettes combustibles
Empreinte Empreinte Empreinte Empreinte
écologique écologique écologique écologique de
Equivalent en
Libellés liée à liée à liée à la la
surface
l’importation l’exportation production consommation
(hag/hab) (hag/hab) (hag/hab) (hag/hab)
Surface de
collecte des
3294,78 hectares 3,267 1,154 2,480 4,593
déchets papiers
et cartons
Surface de
collecte des
1559,10 hectares 6,903 2,438 5,241 9.706
déchets
plastiques
Autres matières
premières et 2452,42 hectares 4,388 1,549 3,332 6,171
intrants
Environnementalistes,
Emploi commerçants,
susceptible techniciens et sous- 10,763 3,8009 8,1713 15,133
d’être générer traitant (1000
hectares)
Toute la ville de
Localisation 0,269 0,950 2,043 1,362
Maroua (40 hectares)
Surface occupée
1000 hectares 10,763 3,801 8,171 15,133
par l’usine
Nombre de
personne
10-15 (=10
susceptible d’y 1,076 3,801 8,171 5,446
hectares×100)
travailler
quotidiennement
Type de source Carburant, électricité
2,153 7,602 1,634 -3,815
d’énergie utilisé (5000 hectares)
4×4 haut gamme, 15
Véhicules chevaux, Diesel (22 2,038 7,199 1,548 -3,613
hectares)
Distance à
22 000 km/an (110
parcourir en 9,784 3,455 7,428 13,757
hectares)
voiture
Aliment
Classique 0,002 0,001 0,006 0,007
consommé
Consommation
Moyenne des ménages
de produits
dans le septentrion 4,221 0,260 0,260 4,221
d’origine
camerounais
animale
Production de 10 litres/jour (6000
1,793 6,334 1,362 -3.179
déchets hectares)

222
iii)- La biocapacité d’une unité de fabrication des briquettes combustibles
La biocapacité est une mesure agrégée de la quantité de terres disponibles, pondérée par la
productivité de ces terres. La biocapacité d’une petite unité de production des briquettes
combustibles en tenant compte de tout type d’utilisation des terres est calculée et les résultats sont
représentés comme suit:
Tableau 4.104: Estimation de la biocapacité d’une mini-usine de fabrication des briquettes
combustibles
Libellés Equivalent en surface Facteur de Facteur Biocapacité
rendement d’équivalence (hag/hab)
Surface de collecte des 3294,78 hectares 0,733 2,19
déchets papiers et 0,529
cartons
Surface de collecte des 1559,10 hectares 0,733 2,19
0,250
déchets plastiques
Autres matières 2452,42 hectares 0,733 2,19
0,394
premières et intrants
Emploi susceptible Environnementalistes, 0,733 2,19
d’être générer commerçants, techniciens et 0,160
sous-traitant (1000 hectares)
Localisation Toute la ville de Maroua (40 0,733 2,19
0,006
hectares)
Surface occupée par 1 hectares 0,733 2,19
0,160
l’usine
Nombre de personne 10-15 (=10 hectares) 0,733 2,19
susceptible d’y
0,002
travailler
quotidiennement
Type de source Carburant, électricité (5000 0,733 2,19
0,803
d’énergie utilisé hectares)
Véhicules 4×4 haut gamme, 15 0,733 2,19
chevaux, Diesel (22 0,848
hectares)
Distance à parcourir en 22 000 km/an (110 hectares) 0,733 2,19
0,018
voiture
Aliment consommé Classique 0,733 2,19 0,160
Consommation de Moyenne des ménages dans 0,733 2,19
produits d’origine le septentrion camerounais 0,160
animale
Production de déchets 10 litres/jour (6000 0,733 2,19
0,963
hectares)
Les calculs effectués à partir des données du tableau 4.98, indique que la biocapacité d’une mini-
usine de fabrication des briquettes combustibles serait de 0,33 hag/hab en 2020 tandis que

223
l’empreinte écologique liée au recyclage des déchets papiers et cartons lors de la fabrication des
briquettes combustibles serait de 0,529 hag/hab en 2020 lorsque celle des déchets plastiques dans
le cadre de ce travail serait de 0,250 hag/hab en 2020 à Maroua. Alors qu’en 1961 la biocapacité
par habitant était de 5,8 hag, elle fut de 1,9 hag en 2008 (Atlas de l’empreinte écologique, 2008):
Ce qui est plus élevée que la biocapacité d’une mini-usine de fabrication des briquettes
combustibles. Ce résultat est très intéressant du point de vue écologique car, elles voudraient dire
que la biocapacité d’une mini-usine de fabrication des briquettes combustibles ne consomme pas
grand-chose en termes d’usage de superficies terriennes bioproductives disponibles. « Bio
productive » fait référence à la terre et à la mer qui logent l’activité photosynthétique et
l’accumulation de la biomasse.

4-3-3-2- Impacts directs d’une unité de fabrication des briquettes combustibles


i)-Sur la végétation
Globalement, le flux des Rejets Total en déchets papiers-cartons vers la nature (eau, air et sol)
dans la ville de Maroua, valorisé pour la production des combustibles, permet d’économiser
environ 81,7 tonnes de bois énergie.

81,7 Tonnes

Briquettes combustibles à base de papier-


cartons liés aux plastiques et aux sables
81,7 Tonnes 102,141 Tonnes 122,3 Tonnes

489 611 732

Figure 4.25: Impacts directs d’une unité de fabrication des briquettes combustibles sur la
végétation

Considérant globalement qu’un arbre à maturité séquestre minimalement en moyenne 167 kg de


CO2 par an, la valorisation de 81 709 Kg de déchets papier permettant de faire préserver en
moyenne environ 489,27 arbres d’Azadirachta indica, plants ornementaux le plus résilient et
adapté aux contextes climatiques de Maroua. Ainsi, il est possible de faire fixer au minimum en
moyenne 5668,35 kilogrammes de CO2 par hectare (biomasse aérienne uniquement), mettant le

224
potentiel de séquestration à 8299,99 tonnes/an du CO2 soit environ 22,74 tonnes de carbone par
jour.
Dans la région de l’Extrême-Nord Cameroun, le processus de régénération impose en
moyenne une rotation de renouvellement du reboisement d’une durée de huit ans, sur une surface
d’environ 16420 ha sur un volume total sur pied de 404680 m3 (MINFOF, 2014). En considérant
que la production totale s’élève à 50585 m3/an équivalent à 35 410 tonnes de bois (MINFOF,
2014) et suivant le principe de base de l’économie, les ressources ne sont disponibles qu’en
quantité limitée ou exiguë. Par ailleurs, d’après Richter, (2013), il ressort que le reboisement dans
la région de l’Extrême-Nord permet de fixer en moyenne 51 tonnes de CO2 par hectare (biomasse
aérienne uniquement), mettant le potentiel de séquestration à 3,6 millions de tonnes du CO2 soit
environ 0,97 million de tonnes de carbone. C’est alors que des recherches sont orientées vers la
viabilisation des autres formes de ressource énergétique. De plus, la valorisation énergétique des
papiers cartons en briquettes combustibles contribue à :
- diminuer de l’ordre de 1,7% le gaspillage des ressources d’origine végétale valorisables, qui
contribueraient de fait à la réduction de la pression de l’homme sur le couvert végétal ;
- rentabiliser les déchets envahissants, jadis considérées comme déchets et issues des ménages
en les transformant en briquettes combustibles hautement énergétiques au même titre que
les autres combustibles tels le bois – énergie, le charbon, le gaz domestique, le pétrole, …

ii)- Sur le sol et le sous-sol

Le potentiel de productions du biogaz à base de la biomasse de Neem, tels que Déterminé par Tizé
(2016) est de 756538 m3 /année. Cette quantité de gaz pourrait être celles extraite des sous-sols et
pourrait être préservé largement par la fabrication de 81,572 Tonnes/ année des briquettes
combustibles préservant ainsi 5,97 Hectare/an des sols et sous-sol pouvant être impacté par la
pollution par les déchets.
L’orientation de la valorisation des papiers cartons vers la production des briquettes combustibles
génératrices des énergies contribueraient au développement durable des énergies renouvelables.
Rodriguez, et al. (2017) indique aussi qu’il est possible de produire 253 ml/g de biogaz à partir
des papiers prétraités.

225
Tableau 4. 105: Potentiel de productions volumiques des briquettes combustibles
Productions Papier cartons Masse des Quantité de bois- Biogaz
/année (2019- rejetés vers la briquettes énergie préservée /Gaz (m3)
2020) nature (Tonnes) combustibles correspondant
(Tonnes) (Tonnes)
Moyenne 65,255 81,572 122,35 16 509,515
productions/an
81,709 102,141 153,200 20 672,377

Ainsi, les briquettes combustibles que nous proposons ici pourraient contribuer à diminuer la
pression de la demande sur le bois-énergie, les produits gaziers et pétrolier logé dans les sols et
les sous-sols.
4-3-4-3-Impacts sur le social
La production de 102,141 Tonnes/an de briquettes combustibles pourrait faire desservir
constamment 234,00 personnes/an. La quantité de bois-énergie et de bois de service consommées
par les ménages et les professionnels ainsi que la quantité de bois énergie exportée dans la région
de l’Extrême Nord connaitront une diminution de 153,200 Tonnes /an alors qu’elle était estimée
à 792 374 Tonnes /an (MINFOF, 2014).
Pour une taille familiale de 7,6 personnes, la consommation est de 204 kg par mois soit une
consommation journalière par personne de 1,65 kg pour les ménages de la ville de Maroua (Madi
et al., 2003). Parallèlement, lors du test de cuisson, il a été utilisé 265,9 grammes de briquettes
combustibles pour cuire 250 grammes de riz.

D’autres études montrent qu’il y a une régression du couvert végétal, ce qui présagerait la non
couverture de la demande en énergie, d’où de trouver un palliatif idéal que constituent les
briquettes combustibles tel que le montre le tableau suivant. Par ailleurs, des emplois pourraient
être créés via la valorisation des papiers cartons.

Tableau 4.106: Variations de la production des briquettes combustibles durant une année de
collecte dans la ville de Maroua
Moyenne de Production Annuel Hebdomadaire Journalière
Masse briquettes combustibles (kg) 102141 1964,25 280,61
Masse de bois économisé (kg) 153200 2946,15 179,27
Personnes susceptibles d’être approvisionnées 61903,64 1190,45 170,06
Ménages susceptibles d’être approvisionnées 8145,21 156,64 22,38

226
Par conséquent, pour une famille de 7,6 personnes, la consommation en combustible serait de
1964,25 kg par semaine, soit 1190,45personnes susceptibles d’être approvisionnées dans 156,64
ménages de la ville de Maroua

4-3-4-4- Impacts sur l’économique


i)- Evaluation du coût de production et du prix de revient d’un kilogramme de
briquette combustible
Cette approche est basée sur le coût d’investissement et les performances de l’unité de fabrication
des briquettes combustibles telle que présentées dans le tableau suivant.

Tableau 4.107: Charges totales annuelles de la mini usine de fabrication des briquettes
combustibles
Libellés Prix unitaire Total/an (FCFA)
Broyeuse-tamiseuse 1 000 000 FCFA 1 000 000
Agglomérateur-compacteur 1 880 000 FCFA 1 880 000
250 000 FCFA
Main d’œuvre 3 000 000
/mois
Maintenance / 100 000
Energie 5,7 FCFA/ kg 42 392 268
Emballages 5 FCFA/ kg 371 862
Frais divers d’usinage 2 FCFA/kg 1 487 448
Valorisation des déchets papiers-cartons et
5 FCFA/kg 30 988 500
autres intrants
Charges diverses de fonctionnement 1 FCFA/kg 743 724
Total 81 963 802

Le prix de revient d’un kilogramme de briquettes combustibles est de 55,1 FCFA/kg.


Considérant que la marge de bénéfice de l’entrepreneur est de 02 FCFA/Kg de briquettes
combustibles, le prix de vente à la sortie de la mini usine de fabrication des briquettes
combustibles serait de 57,1 FCFA/Kg. Pour une marge de bénéfice de 02,9 FCFA/Kg
(transport+taxe+benefice) pour les intermédiaires, le prix de la briquette combustible sur marché
resterait toujours très compétitif quand il serait vendu à 60 FCFA le kilogramme.
Les briquettes combustibles sont alors une source d’énergie innovante, durable et
compétitive lorsque, d’après MINFOF (2014), le prix du charbon varie entre 100 FCFA/KG (0,15
EUR) et 200FCFA/KG (0,30 EUR) avec une moyenne d’environ 150FCFA/KG (0,23 EUR).
Selon MINFOF (2014), la consommation moyenne annuelle en bois de feu et en charbon de bois
est d’environ 266,4 kg et 66,69 kg par personne et avec une taille moyenne des ménages estimé à

227
7 individus, la consommation d’un ménage urbain est de 1865 kg de bois de feu par an et de 303
kg de charbon, soit une dépense annuelle de 104 496 FCFA (159 EUR) et de 51731 FCFA (79
EUR) par ménages. (MINFOF, 2014). Ainsi, suivant les productions moyennes, les gains pour un
producteur des briquettes combustibles sont repartis dans le tableau suivant :

Tableau 4.108: Gains économiques maximales liés à la vente des briquettes combustibles à
base des papiers carton
Gains maximales liés à la collecte maximale
Moyenne de Production An Mois Semaine Jour
Masse briquettes combustibles
102 141 8511,75 1964,25 280,61
(kg)
Prix de vente par mois à raison
de 60 Fr CFA/ kg de briquettes 6 128 460 510 705 117 855 16 836,6
combustibles non optimisés
Prix de vente par mois à raison
de 500 Fr CFA/ kg de briquettes 51 070 500 4 255 875 982 125 140 305
combustibles optimisés
Gains minimales liés à la collecte minimale
Moyenne de Production An Mois Semaine Jour
Masse briquettes combustibles 81 572 6 797,67 1 568,69 224,09
(kg)
Prix de vente par mois à raison 4 894 320 407 860,2 94 121,4 13 445,88
de 60 Fr CFA/ kg de briquettes
combustibles non optimisés
Prix de vente par mois à raison 40 786 000 3 398 835 784 345 112 045
de 500 Fr CFA/ kg de briquettes
combustibles optimisés

Conclusion partielle du chapitre 4


Les briquettes à base de papier-carton prétraitées ont une plus valu environnementale, avec une
pression moyenne de 12,67±1,84 MPa. L’argile et la gomme arabique a été utilisés comme liant
pour certaines briquettes combustibles afin de les rendre plus compact, moins friable et plus stable
après séchage. Le sable et le plastique ont été associé aux papiers et cartons afin d’étudier leur
rentabilité énergétique sur ces derniers lorsqu’ils sont traités.

Il a été constaté une durée de séchage moyenne de 8,40±2,04 jours. Le volume moyen des
combustibles après séchage à l’air ambiant (mm3) fut 110 011,23 ± 4231,05 mm3. L’humidité à
sec qui est la teneur en eau des briquettes combustibles après séchage à l’étuve à 105ºC pendant
24 heures a une valeur moyenne de 4,00±0,02%. Le taux de matière volatile des briquettes

228
combustibles obtenus à une valeur moyenne 35,02±1,81 %. Le taux de carbone fixe par briquettes
combustibles obtenus c’est-à-dire, le potentiel énergétique moyen est de 33,24±1,31 %. Le taux
de cendres par briquettes combustibles obtenus à une valeur moyenne de 6,57±0,49 %. Par
ailleurs, il ressort qu’à l’état associé à d’autres matières, le carton (98%) associé au plastique
(02%) a la plus grande valeur de taux de matière volatile (67,80%), de taux d’humidité (7,80%)
tandis que le papier (98%) associé à d’autres matières ont leurs taux de matière volatile (<67.45%)
et d’humidité (<7,45%) plus faible.

Le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes combustibles est de 12,65 MJ/Kg. Le
pouvoir calorifique le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible constituée du papier
(98%)-plastique (02%) avec un pouvoir calorifique de 18,90MJ/Kg tandis que le plus faible
(3,44MJ/Kg) fut celui de la briquette à base du carton (95%) -Sable (05%). Il ressort que
l’association du carton au sable (2%) ou plastique (2%), pourrait contribuer à améliorer leur
pouvoir calorifique, mieux que l’association du papier avec le sable (2%) ou le plastique (2%).

La résistance à l’eau de briquettes combustibles obtenues c’est-à-dire, le pourcentage d’inclusion


des matériaux moyen est de 25,96±0,18 %. La moyenne générale de la durée maximale
d’inflammation est de 11,48±1,11 secondes, avec un délai d’inflammabilité est 22,93±1,13
secondes. La durée de combustion des briquettes combustibles de masse moyenne de 11,27±4,84
grammes ont révélé une durée de combustion moyenne d’environ 15,4 ± 1,6 minute. Les
briquettes composées de papier-cartons (90-98%) et plastique (2-10%) émettent du CO (1300-
2110 ppm), du CO2 (0-1,99 %) en présence de l’oxygène dont la valeur est O2(18,4-25 %) en
dessous de la norme : donc elles sont non polluantes pour l’environnement. Lors de la collecte des
déchets papiers-cartons dans la ville de Maroua, la plus faible collecte se chiffrait à 153,11 Kg/jour
de déchets papiers et cartons, pouvant faire produire 191,39 Kg de briquettes combustibles par
jour. Le bénéfice économique est garanti lorsque les briquettes combustibles à base de papiers-
cartons désencrés sont vendues à 60FCFA/Kg et le profit journalier serait de 11 484 FCFA/Jour.
Le bénéfice sur le plan social en termes d’emploi et de couverture pour les personnes serait plus
élevé que pour les autres types de briquettes combustibles fabriqués dans une mini-industrie.

229
CONCLUSION GENERALE

230
L’objectif général de cette étude a été d’apporter une contribution à la valorisation énergétique et
environnementale des déchets papier-cartons associées aux autres matières (plastiques, sables, …).
Après une évaluation quantitative des flux de papier dans la ville de Maroua, il a été proposé un
moyen de prétraitement des dits déchets via le désencrage avant leur valorisation en briquettes
combustibles moins polluants.
L’évaluation quantitative des déchets papiers et cartons produits dans la ville de Maroua a permis
de quantifier leur apport dans la chaine d’opération du recyclage. L’enquête a été réalisée dans les
trois arrondissements de la ville de Maroua. La norme NF ISO 14021 a permis de regrouper les
papiers-cartons collectés par catégorie tandis que la méthode Eurostat 2011 a permis de quantifier
les flux des déchets papiers et cartons. Globalement, le flux des Rejets Total en Papiers de seconde
génération vers la nature (eau, air et sol) pendant les services dans la ville de Maroua est le plus
élevé, soit environ 81,7 tonnes et 65,2 tonnes pendant les périodes sans activité majeure. Ces
quantités représentent les emballages, des contenants, les papiers utilisés et inutilisés pour divers
usages et autres documents (dossiers). Les Rejets vers la nature (eau, air et sol) par les ménages
représentent 88,73% du Total en Rejets vers la nature (eau, air et sol), 6,40% dans le secteur de
l’administration et de la bureautique, 0,28% dans le secteur enseignement, 0,40% dans le secteur
commercial des PME et PMI, 3,89% dans le secteur des organisations privées (O N G
Internationale, O N G Nationale, O N G Locale) et 0,30% dans le secteur hospitalier. L’évaluation
des polluants locaux a permis de déterminer des polluants ayant servi comme reliure de papier et
carton à savoir : les reliures métallique (22,4g/kg), les fils d’attache (18,3g/kg), les reliures Wire-
O (12,6g/kg), les reliures à vis (21,2g/kg), les crocs de soudure(12,3g/kg), les agrégats de colle
(19,7g/kg) et du sable (16,7g/kg). Du point de vue économique, par extrapolation, pour une
quantité annuelle de déchets papiers-cartons de 81713kg, il pourrait être extrait 10 067,04 kg de
polluant d’origine métallique, valorisable en milieu métallurgique, avec un gain allant de 503
352,08 FCFA à 100 670 416 FCFA.

Le prétraitement en phase préliminaire a consisté à faire un nettoyage préalable des papiers


déchets, à les ramollir et permettre la libération des métaux et autres polluants grossiers (agrafe,
trombone, colles, etc). Il ressort que le prétraitement préliminaire au sel (NaCl) a permis de libérer
plus de polluant que celui réalisé avec de l’eau du robinet. En phase I, le désencrage avec le H2SO4
a permis d’observer le blanchiment minimal (26) de la pâte au pH de 3, tandis que le blanchiment
maximal (45) a été observé au pH de la solution ramené à 7. Le désencrage avec le CH3COOH a

231
permis d’observer le blanchiment minimal (39) de la pâte au pH de 6, tandis que le blanchiment
maximal (45) a été observé au pH de la solution ramené à 9. En complément à la phase I,
l’épaississement de la pâte a été fait à une concentration de 18%. En phase II, l’introduction d’une
solution basique à base de la soude (NaOH, 15%), du peroxyde d’hydrogène (25%) sur la pâte
désencrés à l’acide acétique (CH3COOH) a permis de désencrés la pâte à un niveau de blanchiment
(45) tandis que le traitement à l’acide acétique (CH3COOH) suivi du traitement au NaOCl (3%) et
du peroxyde d’hydrogène (1%) a permis d’obtenir un blanchiment de l’ordre de 50. L’introduction
d’une solution basique à base l’hypochlorite de sodium (eau de javel (NaOCl, 9,6%)) et du
peroxyde d’hydrogène (25%) sur la pâte désencrés à l’acide sulfurique (H2SO4) a permis de
désencrés la pâte à un niveau de blanchiment (45) tandis que le traitement à l’acide sulfurique
(H2SO4) suivi du traitement au NaOCl (3%) et du peroxyde d’hydrogène (1%) a permis d’obtenir
un blanchiment de l’ordre de 50.

Les briquettes à base de papier-carton prétraitées ont une plus valu environnementale, avec
une pression moyenne de 12,67±1,84 MPa. L’argile et la gomme arabique a été utilisés comme
liant pour certaines briquettes combustibles afin de les rendre plus compact, moins friable et plus
stable après séchage. Le sable et le plastique ont été associé aux papiers et cartons afin d’étudier
leur rentabilité énergétique sur ces derniers lorsqu’ils sont traités. Il a été constaté une durée de
séchage moyenne de 8,40±2,04 jours. Le volume moyen des combustibles après séchage à l’air
ambiant (mm3) fut 110 011,23 ± 4231,05 mm3. L’humidité à sec qui est la teneur en eau des
briquettes combustibles après séchage à l’étuve à 105ºC pendant 24 heures a une valeur moyenne
de 4,00±0,02%. Le taux de matière volatile des briquettes combustibles obtenus à une valeur
moyenne 35,02±1,81 %. Le taux de carbone fixe par briquettes combustibles obtenus c’est-à-dire,
le potentiel énergétique moyen est de 33,24±1,31 %. Le taux de cendres par briquettes
combustibles obtenus à une valeur moyenne de 6,57±0,49 %. Par ailleurs, il ressort qu’à l’état
associé à d’autres matières, le carton (98%) associé au plastique (02%) a la plus grande valeur de
taux de matière volatile (67,80%), de taux d’humidité (7,80%) tandis que le papier (98%) associé
à d’autres matières ont leurs taux de matière volatile (<67.45%) et d’humidité (<7,45%) plus
faible.

Le pouvoir calorifique moyen mesuré pour les combustibles prétraités et optimisés est de
41,18±6,34 KJ/Kg tandis que le pouvoir calorifique moyen obtenus pour les briquettes

232
combustibles est de 12,65 MJ/Kg. Pour les briquettes combustibles prétraitées sans être
optimisées, le pouvoir calorifique le plus élevé a été constaté pour la briquette combustible
constituée du papier (98%)-plastique (02%) avec un pouvoir calorifique de 18,90MJ/Kg tandis que
le plus faible (3,44MJ/Kg) fut celui de la briquette à base du carton (95%) -Sable (05%). Il ressort
que l’association du carton au sable (2%) ou plastique (2%), pourrait contribuer à améliorer leur
pouvoir calorifique, mieux que l’association du papier avec le sable (2%) ou le plastique (2%).
La résistance à l’eau de briquettes combustibles obtenues c’est-à-dire, le pourcentage d’inclusion
des matériaux moyen est de 25,96±0,18 %. La moyenne générale de la durée maximale
d’inflammation est de 11,48±1,11 secondes, avec un délai d’inflammabilité est 22,93±1,13
secondes. La durée de combustion des briquettes combustibles de masse moyenne de 11,27±4,84
grammes ont révélé une durée de combustion moyenne d’environ 15,4 ± 1,6 minute. Les briquettes
composées de papier-cartons (90-98%) et plastique (2-10%) émettent du CO (1300-2110 ppm), du
CO2 (0-1,99 %) en présence de l’oxygène dont la valeur est O2 (18,4-25 %) en dessous de la
norme : donc elles sont non polluantes pour l’environnement. Le bénéfice économique minimal
est garanti lorsque les briquettes combustibles à base de papiers-cartons désencrés sont vendues à
60FCFA/KG et le profit journalier serait de 11 484 FCFA/Jour. Le bénéfice sur le plan social en
termes d’emploi et de couverture pour les personnes serait plus élevé que pour les autres types de
briquettes combustibles fabriqués dans une mini-industrie.

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Application November 30, 1946, Serial No. 666,052, 12 juillet 1949, P

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d’insertion professionnelle. UDs/FASA, Dschang, Cameroun, 84 p.

265
ANNEXES

266
ANNEXE 1: ARTICLE PUBLIE

267
ANNEXE 2: ARTICLE PUBLIE

268
République du Cameroun Republic of Cameroon
**** ****
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
**** ****
Ministère de l’Enseignement Supérieur Ministry of Higher Education
**** ****
Université de Maroua The University of Maroua
**** B.P./P.O. Box : 46 Maroua ****
Ecole Nationale Supérieure Polytechnique Tel: +237 22620890/22292852 National Advanced School of Engineering of
de Maroua Fax: +237-22291541/22293112 Maroua
******** Email : [email protected] ****
Unité des formations Doctorales en sciences de Site : http://www.enspm.univ-maroua.cm/ PhD Program in engineering sciences
l’Ingénieure

FICHE TECHNIQUE D’ENQUETE POUR LES CENTRES COMMERCIAUX SUR LA QUANTITÉ DE PAPIERS/CARTONS
UTILISÉS ET CONSOMMÉS DANS LA VILLE DE MAROUA

Fiche N°: .……


INFORMATIONS GENERALES
SECTEUR ENQUETÉ: Public Privé
NOM DE L’ENTITE COMMERCIALE: …………………………………………………………………………..
SERVICE: …………………………………………………………………………………………………………..
CHIFFRE D’AFFAIRE: [0-100 000]; [100 000-500 000];
[500 000-1 000 000]; ˃1 000 000.
INFORMATIONS PERSONELLES (Facultatif)
Nom de l’enquêté: ………………………………………………………...………………...………………………
Sexe : M; F; Age: …………….. Profession: …...…………………......……………………..................
Contact (facultatif)……………………………………………………………………...………………..................
COMPREHENSION DU CONTEXTE
Utilisez-vous souvent du papier dans vos activités ? Oui Non
Que faites vous du papier? …....................................................................................................................................
Quel type de papier vendez vous souvent? Papiers; Cartons Craft
Quelle quantité de marchandise en papier pouvez vous vendre ou utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de marchandise en Carton pouvez vous vendre ou utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous vendre ou utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
À quelle moment de vos activités au courant d’une année vendez vous le plus de marchandises fabriquées à base de
Papiers ou Cartons ?
.................................................................................................................................................................................. .........
.............................................................................................................................................................................Quelle
quantité?.........................Quelle frequence?.........................
ECONOMIE:
Quelle quantité de marchandise en papier pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de marchandise en Carton pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous achetez (ou commandez)pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
A combient estimez vous vos depenses en ce qui concerne l’achat des machandises essentiellement en papiers ou
cartons en:
Un mois: …………………; Un an: ………………………………
Quelle quantité de papier garder vous dans vos archives?..........................................................................................
ENVIRONNEMENT:
A combient estimez vous vos déchets papiers pendant:
Un jour: ……….….……; Un mois: ………….…….; Un an: …………..…………
Comment gerez vous vos déchets papiers? …………………....................................................................................
……………………………………………………………………………………………….………………………
Quelles sont attentes par rapport à la gestion generale des dechets?..........................................................................
…………………………………………………………………………………………………………………….…

269
République du Cameroun Republic of Cameroon
**** ****
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
**** ****
Ministère de l’Enseignement Supérieur Ministry of Higher Education
**** ****
Université de Maroua B.P./P.O. Box : 46 Maroua The University of Maroua
**** Tel: +237 22620890/22292852 ****
Ecole Nationale Supérieure Polytechnique Fax: +237-22291541/22293112 National Advanced School of Engineering
de Maroua Email : [email protected] of Maroua
******** Site : http://www.enspm.univ-maroua.cm/ ****
Unité des formations Doctorales en PhD Program in engineering sciences
sciences de l’Ingénieure

FICHE D’ENQUETE POUR LES ADMINISTRATIONS SUR LA QUANTITÉ DU PAPIERS UTILISÉS ET


CONSOMMÉS DANS LA VILLE DE MAROUA
Fiche N°: .……
INFORMATIONS GENERALES
SECTEUR ENQUETÉ: Public Privé
NOM DE L’ENTITE ADMINISTRATIVE:………...………………………………………………….
SERVICE:……………………………………………………………………………………………….
INFORMATIONS PERSONELLES
Nom de l’enquêté: …………………..……………………………………………………...……………
Sexe: M; F;
Age:……………..;Profession:…………………………………...…………….....……………………...
Contact (facultatif)……………………………………………………………………………...
COMPREHENSION DU CONTEXTE
Utilisez vous souvent du papier dans vos activités? Oui Non
Que faites vous du papier? …......................................................................................................
Quel type de papier utilisez vous souvent? Papiers; Cartons Craft
Quelle quantité de Papier pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
À quelle moment de vos activités au courant d’une année utilisez vous le plus de
papiers?......................................................................................................................................................... ....................
.............................................................................................................................................Quelle
quantité?.........................Quelle frequence?.........................
ECONOMIE:
Quelle quantité de Papier pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
A combient estimez vous vos depenses en ce qui concerne l’achat du papier ou des objets en papier en:
Un mois: …………………; Un an: ………………………………
Quelle quantité de papier garder vous dans vos archives?.........................................................................
ENVIRONNEMENT:
A combient estimez vous vos déchets papiers pendant:
Un jour: ……….….……; Un mois: ………….…….; Un an: …………..…………
Comment gerez vous vos déchets papiers? ………………….…………...................................................
……………………………………………………………………………………………………………
Quelles sont attentes par rapport à la gestion generale des dechets?..........................................................
……………………………………………………………………………………………………………

FICHE D’ENQUETE POUR LES ETUDIANTS ET LES ELEVES SUR LA QUANTITÉ DE PAPIERS
UTILISÉS ET CONSOMMÉS DANS LA VILLE DE MAROUA

270
République du Cameroun Republic of Cameroon
**** ****
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
**** ****
Ministère de l’Enseignement Supérieur Ministry of Higher Education
**** ****
Université de Maroua B.P./P.O. Box : 46 Maroua The University of Maroua
**** Tel: +237 22620890/22292852 ****
Ecole Nationale Supérieure Polytechnique Fax: +237-22291541/22293112 National Advanced School of Engineering
de Maroua Email : [email protected] of Maroua
******** Site : http://www.enspm.univ-maroua.cm/ ****
Unité des formations Doctorales en PhD Program in engineering sciences
sciences de l’Ingénieure

Fiche N°: .……


INFORMATIONS GENERALES
Ecole/Institut/College/Lycée fréquenté: Public Privé
Nom de l’entité Scolaire ou Academique: …………………………………………………………….....................
Niveau ou Classe:…………………………………Effectif de la classe ou niveau………………………………...
Nombre de salle de votre Niveau/classe……………………………………………………………….....................

INFORMATIONS PERSONELLES (Facultatif)


Nom de l’enquêté: ……………………………………….………………………………...……………………….
Sexe: M; F; Age:……………..Autre Profession:…...………………...……………………....................
Contact (facultatif)……………………………………………………………………………................................

COMPREHENSION DU CONTEXTE
Utilisez vous souvent du Papier dans vos activités? Oui Non
Que faites vous du Papier? …..................................................................................................................................
Quel type de Papier utilisez vous souvent? Papiers; Cartons Craft
Quelle quantité de Papier pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
À quelle moment de vos activités au courant d’une année utilisez vous le plus de
papiers?.............................................................................................................................................................................
..............................................................................................................................................................................Quelle
quantité?.........................Quelle frequence?.........................

ECONOMIE:
Quelle quantité de Papier pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
A combient estimez vous vos depenses en ce qui concerne l’achat du papier ou des objets en papier en:
Un mois: …………………; Un an: ………………………………
Quelle quantité de papier gardez vous dans vos archives?.........................................................................................

ENVIRONNEMENT:
A combient estimez vous vos déchets papiers pendant:
Un jour: ……….….……; Un mois: ………….…….; Un an: …………..…………
Comment gerez vous vos déchets papiers? ………………….…………...................................................................
……………………………………………………………………………………………………………………….
Quelles sont attentes par rapport à la gestion generale des dechets?..........................................................................
………………………………………………………………………………………………………………………
FICHE D’ENQUETE POUR LES CENTRES TECHNIQUES ET INDUSTRIELS SUR LA QUANTITÉ DE
PAPIERS UTILISÉS ET CONSOMMÉS DANS LA VILLE DE MAROUA
Fiche N°: .……

271
République du Cameroun Republic of Cameroon
**** ****
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
**** ****
Ministère de l’Enseignement Supérieur Ministry of Higher Education
**** ****
Université de Maroua B.P./P.O. Box : 46 Maroua The University of Maroua
**** Tel: +237 22620890/22292852 ****
Ecole Nationale Supérieure Polytechnique Fax: +237-22291541/22293112 National Advanced School of Engineering
de Maroua Email : [email protected] of Maroua
******** Site : http://www.enspm.univ-maroua.cm/ ****
Unité des formations Doctorales en PhD Program in engineering sciences
sciences de l’Ingénieure

INFORMATIONS GENERALES
SECTEUR ENQUETÉ: Public Privé
NOM DU CENTRE TECHNIQUE:…………..…………………………………………………………………….
SERVICE:…………………………………………………………………………………………………………...

INFORMATIONS PERSONNELLES(Facultatif)
Nom de l’enquêté: …………………………………………………...……………………...………………………
Sexe: M; F; Age:……………..Profession:………….…………………………………………...
Contact (facultatif)……………………………………………………………………………..................................
COMPREHENSION DU CONTEXTE
Utilisez vous souvent du papier dans vos activités? Oui Non
Que faites vous du papier? ….....................................................................................................................................
Quel type de papier utilisez vous souvent? Papiers; Cartons Craft
Quelle quantité de Papier pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
À quelle moment de vos activités au courant d’une année utilisez vous le plus de
papiers?.............................................................................................................................................................................
..............................................................................................................................................................................Quelle
quantité?.........................Quelle frequence?.........................
ECONOMIE:
Quelle quantité de Papier pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
A combient estimez vous vos depenses en ce qui concerne l’achat du papier ou des objets en papier en:
Un mois: …………………; Un an: ………………………………
Quelle quantité de papier garder vous dans vos archives?
………………………………………………………….............................................................................................
ENVIRONNEMENT:
A combient estimez vous vos déchets papiers pendant:
Un jour: ……….….……; Un mois: ………….…….; Un an: …………..…………
Comment gerez vous vos déchets papiers? ……………………………....................................................................
……………………………………………………………………………………………………………………….
Quelles sont attentes par rapport à la gestion generale des dechets?..........................................................................
……………………………………………………………………………………………………………………….

FICHE D’ENQUETE POUR LES MENAGES SUR LA QUANTITÉ DE PAPIERS UTILISÉS ET


CONSOMMÉS DANS LA VILLE DE MAROUA
Fiche N°: .……

272
République du Cameroun Republic of Cameroon
**** ****
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
**** ****
Ministère de l’Enseignement Supérieur Ministry of Higher Education
**** ****
Université de Maroua B.P./P.O. Box : 46 Maroua The University of Maroua
**** Tel: +237 22620890/22292852 ****
Ecole Nationale Supérieure Polytechnique Fax: +237-22291541/22293112 National Advanced School of Engineering
de Maroua Email : [email protected] of Maroua
******** Site : http://www.enspm.univ-maroua.cm/ ****
Unité des formations Doctorales en PhD Program in engineering sciences
sciences de l’Ingénieure

INFORMATIONS GENERALES
SECTEUR ENQUETÉ: Public Privé
NOMBRE DE PERSONNE DANS LE MENAGE: [2-5]; [5-10]; ˃10;
INFORMATIONS PERSONNELLES(Facultatif)
Nom de l’enquêté: …………………………………………………...……………………...………………………
Sexe: M; F; Age:……………..Profession:………….…………………………………………...
Contact (facultatif)……………………………………………………………………………..................................
COMPREHENSION DU CONTEXTE
Utilisez vous souvent du papier dans vos activités? Oui Non
Que faites vous du papier? ….....................................................................................................................................
Quel type de papier utilisez vous souvent? Papiers; Cartons Craft
Quelle quantité de Papier pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous utiliser pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
À quelle moment de vos activités au courant d’une année utilisez vous le plus de
papiers?.............................................................................................................................................................................
..............................................................................................................................................................................Quelle
quantité?.........................Quelle fréquence?.........................
ECONOMIE:
Quelle quantité de Papier pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Carton pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
Quelle quantité de Papier-Craft (Papier-dure) pouvez vous achetez (ou commandez) pendant
Un mois……………..; Six mois...…………..; Un an ……………….........
A combient estimez vous vos depenses en ce qui concerne l’achat du papier ou des objets en papier en:
Un mois: …………………; Un an: ………………………………
Quelle quantité de papier garder vous dans vos archives?
………………………………………………………….............................................................................................
ENVIRONNEMENT:
A combient estimez vous vos déchets papiers pendant:
Un jour: ……….….……; Un mois: ………….…….; Un an: …………..…………
Comment gerez vous vos déchets papiers? ……………………………....................................................................
……………………………………………………………………………………………………………………….
Quelles sont attentes par rapport à la gestion generale des dechets?..........................................................................
……………………………………………………………………………………………………………………….

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