PREMIER PARTIE – L’ORGANISATION GENERALE DE L’ASSURANCE
Chapitre 1 : Les entreprises d’assurance
Depuis la signature du Traité CIMA en 1992, le droit applicable aux sociétés d’assurance est
désormais un droit uniformisé. Cette uniformisation concerne non seulement les activités
mais également les entreprises d’assurance.
Section 1 : Les formes juridiques des entreprises d’assurance
Les activités des Compagnies d'Assurances consistent à créer, gérer, vendre des produits et
services d’assurance à destination des personnes physiques ou morales mais surtout à
indemniser celles parmi lesquelles le risque garanti s'est réalisé. En effet, les Compagnies
d'Assurances promettent le dédommagement correct et rapide de leur assuré sinistré
moyennant le versement d'une cotisation.
Elles sont l'objet d'un contrôle communautaire et étatique très étroit justifié par l'affectation
spécifique et l'utilité économique des capitaux collectés, elles nouent entre elles de multiples
relations à l'occasion d'opération de co assurances et de réassurances. L’activité d’une
société est exclusive de toute autre activité que celle des assurances.
L’activité d’assurance ne peut être exercée par une société que lorsque bénéficiaire d’un
agrément. Par ailleurs, la société d’assurance n’est autorisée qu’à accomplir les branches
d’activité pour lesquelles l’agrément a été délivré.
Dans la Zone CIMA, la législation a limité le nombre des formes juridiques ouvertes aux
sociétés d'assurance afin d'offrir à leurs créanciers des garanties suffisantes.
Il s'agit pour les sociétés commerciales de la seule SA et pour les sociétés civiles de la
société d'assurance mutuelle. Effectivement, selon l’article 301 : «Toute entreprise
d’assurance d’un Etat membre mentionnée à l’article 300 doit être constituée sous forme de
société anonyme ou de société mutuelle. Toute fois une société d’assurance ne peut se
constituer sous la forme d’une société anonyme unipersonnelle ».
A. Les entreprises anonymes
Ce sont des sociétés détenues par des actionnaires. Leurs activités consistent à créer, gérer
et vendre des produits d’assurance à destination de clients qui deviennent des assurés. Il
peut s’agir des individus, associations ou entreprises qui souhaitent anticiper la couverture
d’un risque par un versement de cotisations régulier.
La constitution sous forme de société anonyme ne peut se faire qu’avec un capital minimum
de 5 milliards francs CFA, non compris les apports en nature. Chaque actionnaire doit verser
avant la constitution définitive, les trois quart au moins du montant des actions en numéraire
souscrites par lui. Et, les fonds ne peuvent être en aucun cas inférieurs à 80% du capital
social minimum (art 329-3).
B. Les sociétés d’assurance mutuelles
Ce sont des sociétés civiles, l'art 330 du code CIMA précise que : « les sociétés d’assurance
mutuelles ont un objet non commerciale. Elles sont constituées pour assurer les risques
apportés par leurs sociétaires. Moyennant le paiement d’une cotisation fixe ou variable, elles
garantissent à ces derniers le règlement intégral des engagements qu’elles contractent.
Toutefois, les sociétés d’assurance mutuelles pratiquant les opérations d’assurance sur la
vie ou de capitalisation ne peuvent recevoir de cotisations variables ».
En termes clairs, il s’agit d’une constituée par des personnes en vue de couvrir les risques
qu’elles apportent moyennant des cotisations destinées à régler intégralement les
engagements contractés par la société envers ses associés. Les adhérents au nombre sont
à la fois sociétaires et assurés, qualité indissociable car l'assuré, créancier de la garantie
prévue au contrat est aussi assureur en tant que sociétaire membre des assemblées
générales.
Les sociétés d’assurance mutuelles doivent avoir un fonds d’établissement au moins égal à
3 milliards francs CFA et les fonds propres ne peuvent en aucun cas être inférieurs à 80% du
fonds d’établissement minimum (art 330-2).
Section 2 : Le contrôle de l’Etat
L’Annexe au Traité CIMA a organisé en ses articles 309 et suivants, le contrôle des sociétés
d’assurance en précisant outre l’organe de contrôle, la mise en œuvre ainsi que l’issue
surtout en ce qui concerne les sanctions.
A. L’organe de contrôle
La Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) est l’organe chargé du
contrôle des entreprises d’assurances dans la CIMA (art. 309). En tant qu’organe régulateur,
elle est non seulement chargée de délivrer les agréments mais aussi elle exerce un pouvoir
de contrôle sur les sociétés d’assurance de la zone. Elle assure la surveillance générale et
concourt à l’organisation des marchés nationaux d’assurances et elle détient le pouvoir de
prononcer des sanctions lorsqu’elle constate des manquements.
Dans le cadre de sa mission de contrôle, la Commission organise le contrôle sur pièces et
sur place des sociétés d’assurances et de réassurance opérant sur le territoire des États
membres. Elle tient au moins deux sessions ordinaires par an. En pratique, elle se réunit
quatre fois par an pour statuer sur la situation individuelle des sociétés d’assurances
contrôlées.
La Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) dispose au sein des
commissaires contrôleurs et elle est assistée au niveau des différents Etats membres
par les directions nationales des assurances.
B. La mise en œuvre du contrôle
a. A la création
Les entreprises d'assurance ne peuvent commencer leurs opérations qu'après avoir obtenu
un agrément. L'agrément est accordé pour les opérations d'une ou de plusieurs branches et
l'entreprise ne pourra pratiquer que les opérations pour lesquelles elle est agréée. Art 326 du
code CIMA.
L’octroi de l’agrément par le Ministère en charge du secteur des assurances de l’agrément
par une société d’assurances est subordonné à l’avis conforme de la Commission de
contrôle (art 315-2).
b. Durant l’activité
Les sociétés d'assurances sont au cours de leur activité l'objet d'un contrôle sur place et d’un
contrôle sur pièces (art. 310). Pour faciliter ces différents contrôles, les sociétés concernées
doivent mettre à la disposition de la CRCA tous les documents nécessaires prévus par les
textes.
La procédure de contrôle telle qu’organisée vise à assurer le respect du principe du
contradictoire et le respect des droits de la défense (art. 313, 314). C’est pourquoi les
dirigeants des sociétés mis en cause doivent, avant toute prise de décision, être mis en
demeure afin de présenter leurs observations.
Les articles 311 et 312 ont prévu les différentes sanctions disciplinaires applicables
lorsqu’une société d’assurance enfreint la réglementation applicable. Il s’agit par ordre de
gravité croissante de l’avertissement, du blâme, de la limitation ou de l’interdiction de tout ou
partie des opérations, de toutes autres limitations dans l’exercice de la profession, de la
suspension ou de la démission d’office des dirigeants, du retrait d’agrément., du transfert
d’office du portefeuille des contrats, des amendes.
Lorsqu’elles sont prononcées, ces sanctions doivent être publiées conformément à l’article
312-1. Elles peuvent faire l’objet de recours devant le Conseil des Ministres de la CIMA dans
le délai de deux mois suivant leur notification. (art. 317). Ce recours n’a pas d’effet suspensif
sauf exception (transfert d’office de portefeuille, retrait d’agrément).
c. A l’extinction de l’activité
Les sociétés d'assurances demeurent sous l’autorité de contrôle lorsqu'elles cessent leur
activité car la protection des assurés et plus nécessaire que jamais.
La décision de la Commission Régionale de Contrôle des Assurances prononçant le retrait
total de l’agrément emporte de plein droit, à dater de sa publication au journal Officiel et/ou
dans un journal d’annonces légales, si elle concerne une entreprise d’un Etat membre, la
dissolution de l’entreprise ou si elle concerne une entreprise étrangère, la liquidation de l’actif
et du passif du bilan spécial de ses opérations sur le territoire national. Art. 325-1.
Dans les deux cas, la liquidation judiciaire est ouverte à la requête des autorités d'assurance
laquelle désigne un liquidateur chargé de la vérification des créances de l'assurance ainsi
que de l'inventaire des actifs directement lié au passif.
Le tribunal compétent désigne parallèlement en tant que liquidateur un mandataire de justice
chargé de l'inventaire des autres actifs et des opérations de liquidation.
Il désigne aussi un juge commissaire chargé de contrôler les opérations de liquidation
assisté par un commissaire désigné par l'autorité de contrôle.
Section 3 : Les relations entres les entreprises d’assurance
A. La coassurance
La coassurance est en pratique très fréquente, elle apparaît quand il s'agit de garantir des
risques très importants (incendie...). L’article 4 du code CIMA nous enseigne que :
« Plusieurs assureurs qui opèrent au sein d’un même Etat, peuvent également s’engager par
une police unique. En cas de sinistre, il n’y a pas de solidarité entre les Coassureurs dans
leurs rapports avec l’assuré ».
Autrement dit, les coassureurs couvrent en commun le même risque. Chacun limitant son
obligation à une quotité ou un pourcentage de celui-ci sans que le total ne dépasse l'unité.
Leurs engagements sont indépendants et il n'y a pas de solidarité.
La multiplicité des assureurs peut poser des difficultés pratiques aux assurés mais, elles
seront évitées par la souscription d'une police collective (unique) dans laquelle chaque
assureur signe sa participation en indiquant le montant de la prime (qui lui est propre).
L’assureur qui a reçu des divers assureurs un certain mandat de gestion, est apériteur (il
s’agit du premier assureur). Il ouvre la liste des coassureurs et va les représenter auprès
des assurés. Il encaisse le primes, règle les sinistres, il joue un rôle intermédiaire mais ne
saurait être tenue personnellement au delà de sa part.
En somme, la coassurance n'est possible que grâce à cet apériteur.
B. La réassurance
Méconnue du grand public, la réassurance pourrait se définir de façon simpliste comme
«l'assurance des assureurs ». En réalité, il s'agit d'un contrat par lequel une société
spécialisée prend en charge une partie des risques souscrits par un assureur auprès de ses
assurés.
Par cette opération, le réassureur s'engage à rembourser à l'assureur en cas de réalisation
du risque, une partie des sommes versées au titre des sinistres et perçoit en contrepartie
une portion des primes originales versées par le ou les assurés.
Le réassureur ne traite en principe qu'avec des assureurs. En effet, l’article 4 du code CIMA
dispose que : «Dans tous les cas où l’assureur se réassure contre les risques qu’il a assuré,
il reste seul responsable vis-à-vis de l’assuré ».
Chapitre 2 : Les intermédiaires d’assurance
D’un point de vue général, l’intermédiaire est celui qui reçoit la mission de mettre en relation
deux ou plusieurs personnes en vue de la conclusion d’une convention (mandataires,
courtiers, commissionnaires, agents commerciaux, agents immobiliers, intermédiaires en
assurances et bien d’autres).
Les intermédiaires en assurance sont les personnes chargées de la présentation au public
des opérations diverses pratiquées par les entreprises. Sans eux de nombreux contrats ne
seraient jamais conclus.
La définition exacte de la présentation nous est fournie à l’article L 500 du livre V du code
des assurances CIMA, où il est écrit : « Est considérée comme présentation d’une opération
pratiquée par les entreprises mentionnées à l’article 300 le fait, pour toute personne
physique ou morale, de solliciter ou de recueillir la souscription d’un contrat d’assurance ou
l’adhésion à un tel contrat ou d’exposer oralement ou par écrit à un souscripteur ou adhérent
éventuel, en vue de cette souscription ou adhésion, les conditions de garantie d’un tel
contrat. ».
De cette définition, il ressort que l'activité des intermédiaires est susceptible d'engager la
responsabilité civile des entreprises mandantes en vertu de la responsabilité civile du fait
d'autrui.
En effet, les mandataires étant assimilé à des préposés et les mandants étant assimilés à
des commettants en dépit de toute convention contraire, ces commettants seront
nécessairement tenus de réparer le préjudice causé aux tiers par la faute des mandataires
agissant en cette qualité. Art L 505.
Pour la plupart des assurés et des non-professionnels de l’assurance, les intermédiaires
d’assurance sont presqu’exclusivement confondus avec les agents généraux d’assurance
et les courtiers d’assurances. Or, s’il est vrai qu’un agent général d’assurances ou un
courtier est un intermédiaire d’assurance, il ne faut pas croire que la catégorie
des intermédiaires d’assurance se limite à ces deux profils de métier.
Section 1 : Agents généraux, courtiers et autres intermédiaires d’assurance
L’article 501 dispose que : « Les opérations pratiquées par les entreprises mentionnées à
l'article 300 ne peuvent être présentées que par les personnes suivantes :
les personnes physiques et sociétés immatriculées au registre du commerce pour le
courtage d'assurance agrées par le Ministre en charge du secteur des assurances et,
dans ces sociétés, les associés et les tiers qui ont le pouvoir de gérer ou
d'administrer ;
les personnes physiques ou morales titulaires d'un mandat d'agent général
d'assurance ou chargées à titre provisoire, pour une période de deux ans au plus non
renouvelable, des fonctions d'agent général d'assurance ;
les personnes physiques salariées commises à cet effet (soit par une entreprise
d'assurance, soit par une personne ou société mentionnée au 1° ci-dessus).
les personnes physiques non salariées, mandatées et rémunérées à la commission
exclusivement par les sociétés d’assurances réalisant des opérations dans les
branches 20 à 23 de l’article 328.
A. Agents généraux
Personnes physiques ou morales titulaires d'un mandat d'agent général d'assurance ou
chargées à titre provisoire, pour une période de deux ans au plus non renouvelable, des
fonctions d'agent général d'assurance.
L’agent général d’assurances est un intermédiaire d'assurance, dans la mesure où il vend
des contrats à ses clients pour le compte d’une société d'assurance qui lui apporte en
échange un soutien commercial et administratif.
Il se doit de gérer les contrats de ses clients, du moment de la souscription du contrat
jusqu’à la résiliation. Il doit notamment prendre en charge l’encaissement des cotisations des
assurés, enregistrer leurs éventuelles déclarations de sinistres, accompagner les sinistrés
jusqu’au moment du versement de leurs indemnités, intervenir auprès de la compagnie pour
qu’elle procède au règlement des sinistres ou, en cas de doute sur la bonne foi de l’assuré,
pour qu’elle dépêche un expert chargé d’enquêter sur les circonstances du sinistre, etc.
Bien que son activité soit essentiellement commerciale, l’agent général d’assurances apporte
également des conseils à ses prospects et ses clients, ce qui l’oblige à être très au fait de la
législation concernant le devoir de conseil et l’obligation d’information dont tout assureur ou
intermédiaire d’assurances doit s’acquitter envers ses prospects ou ses clients.
B. Courtiers ou sociétés de courtage
Personnes physiques et sociétés immatriculées au registre du commerce pour le courtage
d'assurance.
Le courtier d’assurances appartient, tout comme l’agent général, à la catégorie
professionnelle des intermédiaires d’assurances. Son objectif est de négocier les meilleurs
contrats possibles auprès de diverses compagnies d’assurances, il se doit d’avoir à la fois
les qualités de négociateur, de gestionnaire, d’administrateur et de manager reposant sur de
solides connaissances juridiques.
Cependant, à la différence de l’agent général d'assurances qui est mandataire de la
compagnie d’assurance qu’il représente, le courtier d’assurances est mandataire de son
client.
Il est indépendant des assureurs. Cela veut dire qu’il n’est pas soumis à une obligation de
travailler avec tel ou tel assureur. Le lien juridique qui relie le courtier à son client peut être
appelé Mandat de Recherche, Lettre de Courtage ou Lettre de Mission.
En tant qu’intermédiaire d’assurance, le courtier doit satisfaire au devoir de conseil et à
l’obligation d’information auxquels le Code des assurances CIMA soumet toute personne
habilitée à proposer et à vendre des contrats d’assurance.
C. Autres intermédiaires d’assurance
a. Les mandataires d'assurance
Personnes physiques non salariées et personnes morales autres que les agents généraux
d'assurance, mandatées à cet effet par une entreprise d'assurance, le mandat pouvant être
exclusif ou non. Un mandataire non exclusif peut signer plusieurs mandats non exclusifs
avec d’autres assureurs, voire être courtier d’assurance en parallèle. Il existe aussi le statut
de mandataire d’assurance « lié », dont le lien de subordination est proche du salarié.
b. Les mandataires d'intermédiaires d'assurance
Les mandataires d'intermédiaires d'assurance, personnes physiques non salariées ou
personnes morales, mandatées par un courtier ou un mandataire d’assurance, exclusif ou
non. Son action commerciale s’exerce sous la responsabilité de son mandant, qui doit
vérifier l’habilitation et les compétences professionnelles. L’intermédiaire pour le compte
duquel il agit répond des fautes qu’il pourrait commettre dans l’exercice de son mandat.
Section 2 : Les règles de fonctionnement des intermédiaires d’assurance
Les intermédiaires d’assurance doivent réunir un certains nombre de conditions
d'habilitations touchant à leur état, à leur capacité professionnelle et à leur honorabilité.
A. Conditions d’honorabilité
Les personnes ayant fait l'objet d'une condamnation pour crime ou délit, Les personnes
ayant fait l'objet d'une mesure de faillite personnelle ou autre mesure d'interdiction relative au
redressement et à la liquidation judiciaire des entreprises, mais aussi les personnes ayant
fait l'objet d'une mesure de destitution de fonction d'officier ministériel en vertu d'une décision
de justice ne peuvent exercer la profession d'agent général ou de courtier d'assurances. Art
L 506.
B. Conditions de capacité (art 508)
Pour accéder au statut d’Intermédiaire d’assurance, le candidat doit sous réserve des
dérogations prévues aux articles 503 et 504 avoir :
la majorité légale dans l'Etat de présentation de l'opération
être ressortissante d'un Etat membre de la CIMA
remplir les conditions de capacité professionnelle prévues, pour chaque catégorie et
fixées par la Commission de contrôle après avis des instances professionnelles
représentatives des entreprises d'assurance
ne pas être frappée d'une des incapacités prévues à l'article 506.
C. L’obligation de déclaration
Tout intermédiaire d’assurance, quel que soit son statut, avant tout début d’exercice
professionnel, a l’obligation de souscrire la déclaration au Ministre en charge du secteur des
assurances. Art 518.
Il incombe au Ministre qui a reçu une déclaration prévue à l'article de s'assurer que la
personne qui a fait l'objet de cette déclaration n'est pas frappée ou ne vient pas à être
frappée d'une des incapacités prévues à l'article 508 et, lorsqu'il constate une telle
incapacité, de le notifier dans le plus bref délai. Art L 521.
D. Garantie financière
Les intermédiaires doivent garantir une garantie financière. Cette garantie ne peut résulter
que d'un engagement de caution pris par un établissement de crédit habilité à cet effet ou
une entreprise d'assurance agréée. Art L 524.
Le montant de la garantie financière prévue à l'article 524 doit être au moins égal à la
somme de 10.000.000 FCFA et ne peut être inférieur au double du montant moyen mensuel
des fonds perçus par l'agent général, le courtier ou la société de courtage d'assurances. Art
L 525.
E. Exigence de compétences professionnelles.
L’accès à la profession d’intermédiaire exige des capacités professionnelles. Les
compétences professionnelles des intermédiaires d’assurance sont validées, au choix, par
l’une des trois voies d’accès à la profession que sont le diplôme (niveau BTS, licence ou
master), la formation théorique initiale (appelé « Livret de stage ») ou l’expérience salariée
(de deux ou quatre ans selon statut cadre ou non cadre). Ces trois filières d’intégration
offrent un accès assez facile à la profession et lui assure une très grande diversité de profils
humains et de parcours.