Anatomie et Propriétés du Bois
Anatomie et Propriétés du Bois
REPUBLIC OF CAMEROON
Peace–Work-Fatherland
UNIVERSITÉ DE DSCHANG - UNIVERSITY OF DSCHANG
Scholae Thesaurus Dschangensis Ibi Cordum
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Code UE
FOR Anatomie et propriétés du bois 3 L3 :2
376
Généralité
L'anatomie des bois, par l'étude de l'agencement des tissus, des cellules, de la forme, de la
taille et de la nature des contenus des cellules permet d'abord le contrôle d'identité des bois ou
même leur identification.
D'autre part, si l'on considère le bois comme un matériau, l'anatomie permet de comprendre
les propriétés physiques et mécaniques ainsi que la plupart des variations de qualité en se
basant sur la connaissance de la structure et de ses légères variations.
Le bois est une matière ligneuse élaborée par un organisme vivant au milieu d'un écosystème.
L'ensoleillement, la nature du terrain, l'altitude, la température ambiante, la pollution
atmosphérique... interviennent directement sur la croissance des arbres.
1.1.2 Le bois
Le bois a pour origine l'arbre et le matériau qui nous intéresse le plus particulièrement est
celui tiré du tronc. Pris dans son ensemble, le tronc comprend:
Ecorce
Formée d'une part de l'écorce externe (cellules mortes), une enveloppe protectrice, étanche et
imperméable et d'autre part de l' écorce interne (cellules vivantes ou liber);
Rhytidome
C'est la partie externe de l’écorce. Il protège l’arbre contre les attaques biologiques (insectes),
contre les gelures, contre le dessèchement (coup de soleil) et contre les blessures (chutes de
pierres).
Liber
Cambium
C'est le tissu de croissance de l’arbre. Les cellules vivantes du cambium se multiplient par
division, croissent jusqu’à leur taille définitive, se rigidifient (croissance des parois
cellulaires) et meurent. Ces vaisseaux cessent peu à peu d'alimenter l'arbre après quelques
années. Ils se bouchent et s'imprègnent de différentes substances : tanins, résines, etc.
La croissance se développe principalement dans trois directions: longitudinale (croissance en
hauteur), radiale vers l’intérieur (xylème, formation du bois) et radiale vers l’extérieur
(phloème, formation du liber).
Aubier
De manière générale le duramen est plus dur, plus dense et donc plus résistant aux attaques de
parasites, alors que le bois d'aubier est plus mou et moins résistant. C'est pourquoi les artisans
du bois (charpentiers, ébénistes) enlèvent l'aubier (car non durable) pour ne travailler que le
bois de cœur
La xylogenèse est le processus biologique par le quel les tissus du bois également appelés
xylème se forme dans les arbres. La xylogenèse comporte plusieurs étapes dont la division
cellulaire, l'élongation cellulaire, l'épaissement secondaire et la lignification
Le processus de division est contrôlé par diverses hormones végétales telles les auxines, les
cytokinines et les gibbérellines. Les auxines jouent notamment un rôle fondamental dans
l’induction et la progression du cycle cellulaire. Cependant, la présence
de cytokinines est également indispensable pour stimuler les divisions cellulaires. Enfin, les
gibbérellines sont également connues pour promouvoir la division cellulaire. Ces enzymes
agissent en stimulant la synthèse d’enzymes-clés de la régulation du processus de division,
appelées protéines-kinases-cycline dépendante.
La clé de l’élargissement est la paroi primaire qui constitue une barrière rigide mais élastique
autour de la cellule Elle est infiltrée par de l’eau contenant une quantité modérée de solutés,
alors qu’à l’intérieur de la cellule la solution est plus concentrée
L’élargissement cellulaire se fait par relâchement de la paroi primaire et entrée d’eau dans la
cellule. Ce processus mécano-hydraulique peut être divisé en trois étapes :
à l’état de pleine turgescence, le contenu cellulaire exerce une contrainte sur la paroi,
qui est étirée élastiquement (réversiblement) et est alors dans un état de tension (figure 2A,) ;
cette contrainte est libérée par un relâchement non élastique (irréversible) de la paroi
(figure 2,);
ce qui en retour entraîne l’absorption d’eau qui restaure la turgescence à son niveau
précédent et produit un élargissement irréversible de la cellule.
Le relâchement de la paroi s’effectue sous l’action coordonnée de plusieurs enzymes qui
rompent les liaisons entre les composés de la paroi
L’élargissement cellulaire est rendu possible par la combinaison remarquable d’élasticité et de
rigidité de la paroi primaire, qui lui permet de supporter une distension tout en résistant aux
importantes forces mécaniques imposées par la pression de turgescence
En outre, l’amincissement de la paroi durant l’extension est empêché par le dépôt de paroi
nouvellement synthétisée au cours du processus (figure 2C).
Au même titre que la division, l’élargissement cellulaire est régulé par des phytohormones
avec en premier lieu, les auxines mais aussi les cytokinines et les gibbérellines. L’action des
auxines serait étroitement liée à des protéines-clés du relâchement de la paroi appelées «
expansines ». Les expansines favorisent le relâchement de la paroi en affaiblissant les liaisons
entre ses constituants (cellulose et hémicellulose en particulier)
Après s’être élargie, une cellule du xylème commence la construction d’une paroi secondaire
épaisse (de 2 à 10 µm), rigide et multicouche, entre la paroi primaire et la membrane
plasmique (figure 3, ci-dessous). Au contraire de la paroi primaire, la paroi secondaire
n’entoure que certaines cellules spécialisées des végétaux. La paroi secondaire est plus
épaisse et forme une structure rigide moins hydratée (environ 30 % d’eau) que la paroi
primaire. Elle est composée d’un réseau de microfibrilles de cellulose (40-60 %) associées
avec des hémicelluloses (10-40 %) qui est ensuite renforcé, rigidifié, imperméabilisé et rendu
plus résistant aux pathogènes par l’imprégnation de la lignine (15-35 %). La paroi secondaire
est divisée en trois couches : S1 (externe), S2 (moyenne) et S3 (interne). Ces
couches diffèrent principalement par leur épaisseur et par l’angle que font les microfibrilles de
cellulose avec l’axe de la cellule.
La formation de la paroi secondaire commence par le dépôt contre la paroi primaire d’une
matrice dense de microfibrilles de cellulose associées à des hémicelluloses et qui forme la
couche S1. Comme pour la formation de la paroi primaire, la cellulose est synthétisée au
niveau des rosettes de la membrane plasmique, tandis que les hémicelluloses sont synthétisées
dans l’appareil de Golgi puis apportées à la paroi. Alors que l’angle que font les microfibrilles
avec l’axe de la cellule est presque transversal dans la couche S1, les microfibrilles sont
ensuite déposées selon l’arrangement longitudinal qui caractérise la couche S2 (figure 3). La
couche S3 est enfin formée contre la couche S2 avec une brusque réorientation des
microfibrilles dans l’hé- lice transversale.
Après avoir été synthétisés dans le cytosol (fraction liquide du cytoplasme) à partir de la
phénylalanine, les composants de base de la lignine (les monolignols) sont transportés au
niveau de la paroi. Ils y sont oxydés et polymérisés pour former une chaîne linéaire (13 à 20
unités monolignols) de lignine qui est incorporée à la paroi. La lignine est déposée dans les
couches intercellulaires et dans les espaces entre microfibrilles. Elle forme alors des liaisons
chimiques avec les hémicelluloses, agissant comme un ciment qui renforce et imperméabilise
la paroi.
Une dernière étape peut être ajoutée au processus de la xylogénèse: la mort cellulaire
programmée.
La mort cellulaire programmée (ou apoptose) marque l’entrée dans une forme mature et
fonctionnelle des éléments conducteurs et de soutien du xylème, c’est-à-dire les trachéides
chez les conifères, les fibres et éléments de vaisseau chez les feuillus. Seules les cellules du
parenchyme restent vivantes et ne suivent donc pas la mort cellulaire programmée. Ce
processus implique une séquence hautement contrôlée (d’où le terme « programmée »)
d’événements qui conduit une cellule à se tuer elle-même.
La mort cellulaire programmée des éléments du xylème est un mécanisme spécifique dans
lequel la vacuole joue un rôle central. Le déclencheur principal de la mort cellulaire
programmée est une entrée régulée d’ions calcium (Ca2+) dans la cellule, probablement à
travers les canaux de la membrane plasmique. La mort se manifeste ensuite rapidement
(quelques minutes) par un éclatement soudain de la vacuole et la cessation immédiate des
mouvements cytoplasmiques. L’éclatement de la vacuole libère des hydrolases qui attaquent
et dégradent le contenu de la cellule (autolyse). La cellule est finalement réduite à un espace
vide (le lumen) entourée d’une paroi épaisse percée de ponctuations.
Toutes les plantes vasculaires (des fougères aux Angiospermes) possèdent des tissus
conducteurs. Le xylème conduit verticalement la sève brute du sol vers les feuilles. Le
phloème conduit la sève élaborée par les feuilles vers toutes les régions de la plante. Ces
tissus, différenciés chez les jeunes plantes sont dits primaires. Chez les plantes ligneuses,
entre le xylème primaire et le phloème primaire, se met en place une zone de cellules peu
différenciées à divisions actives. Cette zone génératrice appelée cambium libéro-ligneux
produit des cellules qui se différencient en xylème secondaire (le bois, d'où le qualificatif
ligneux) et en phloème secondaire (ou liber).
Au cours de l’évolution, le règne des plantes ligneuses formant des arbres s’est divisé en
résineux (gymnospermae) plus anciens, et feuillus (angiospermae) plus jeunes et de structure
plus complexe. Cette structure plus différenciée avec des cellules très spécifiques, permet aux
feuillus de nous offrir des bois des plus denses aux plus légers, des plus durs aux plus mous,
des plus sombres aux plus clairs. On distingue:
Chez les espèces de climat tempéré, un nouveau cerne est formé chaque
année et le comptage
de ces cernes permet de déterminer précisément l'âge de l'arbre. L'âge
d'un arbre peut être déterminé également par le comptage des unités de
croissance qui se mettent en place chaque année.
Chez les résineux, une unité de croissance correspond à l'espace entre
deux verticilles. Ainsi, le nombre total de verticilles correspond à l'âge de
l'arbre. Cette détermination est beaucoup plus complexe pour les
essences feuillues
Carbone 50%
Oxygène 43%
Hydrogène 6%
Dans les bois des zones tempérées, la proportion des composés à haut
poids moléculaire
contenus dans la paroi cellulaire représente 97 à 99% du poids du
matériau bois anhydre.
Chez les arbres tropicaux, cette valeur est plus faible, environ 90%. Les
polysaccharides
(cellulose et hémicelluloses) représentent environ 65 à 75% du poids du
matériau bois
anhydre.
2.2.1. La Cellulose
2.2.2. Hémicelluloses
Les hémicelluloses servent de matière de remplissage dans les vides laissés par les
micro fibrilles de cellulose. Elles représentent environ 25% du poids anhydre des résineux et
30% des feuillus. Elles se différencient de la cellulose par des unités différentes d'oses, par
des chaînes moléculaires beaucoup plus courtes et par des ramifications sur la chaîne
principale. Néanmoins, les hémicelluloses diffèrent entre les feuillus et les
résineux, celles-ci étant nettement plus complexes chez ces derniers
2.2.3. La Lignine
3.1.1. Trachéides
Les trachéides verticales du bois des résineux sont des cellules non
vivantes à maturité, à
parois lignifiées, très allongées par rapport à leur diamètre et orientées
dans le sens de l'axe
longitudinal de l'arbre. Elles forment la masse du bois chez les résineux
tandis que
chez les feuillus, elles sont en minorité. Elles forment dans le sens de l'axe
de l'arbre des files
continues où chaque élement se raccorde en sifflet au précédent. Elles
sont non perforées à
leurs extrémités et communiquent entre elles par des ponctuations
aréolées et avec les autres
tissus, au moyen de ponctuations de différents types. Leur longueur très
variable diffère selon
les genres, de 2 ou 3 mm (cèdre et certains pins) à 6 ou 7 mm (sequoia).
Le diamètre final
varie entre 20 et 60 µm. Lors de la différenciation, la paroi radiale s'accroît
de manière
relativement importante tandis que la paroi tangentielle reste
sensiblement de même largeur
que l'initial cambial dont elle est issue.
Les fibres ligneuses ou libriformes se rencontrent uniquement chez les feuillus. Les fibres
du bois sont des cellules allongées à parois lignifiées et d'épaisseur variable (Figure 45). Les
ponctuations sont de type simple et diversement agencées. Les fibres ont des extrémités
effilées et plus ou moins sinueuses.
Les fibres interviennent dans le stockage des matières de réserve et se rapprochent des
cellules de parenchyme de par leur structure et leur fonction. Les fibres existent dans toute la
largeur du cerne mais leur importance relative par rapport aux
vaisseaux ou au parenchyme, leurs dimensions, l'épaisseur et la structure de leurs membranes,
varient au cours de la saison de végétation. Dans les bois à zone poreuse, elles sont moins
nombreuses dans le bois de printemps comparé au bois d'été. Dans les bois à porosité diffuse,
il peut exister, dans la partie externe de la zone finale, quelques couches de fibres, à paroi
épaisse, plus colorée que le reste du cerne, qui soulignent le bord extérieur du cerne (par
exemple, Acer, Carpinus, Coryolus, Crataegus, Fagus, Ilex, Malus, Platanus, Sorbus …).
Les fibres sont des éléments typiques du tissu de soutien; elles ont des parois fréquemment
épaissies par les dépôts successifs de lignine. De l'importance du tissu fibreux et de l'épaisseur
définitive de la paroi des fibres résultera souvent une densité plus ou moins élevée et, par
suite, une plus ou moins grande dureté d'un bois.
Si les bois des feuillus sont plus faciles à identifier au moyen d'une loupe
de grossissement
10x que les bois des résineux, c'est grâce à la présence des vaisseaux
chez les feuillus. La
disposition, le groupement, l'abondance et la largeur des vaisseaux
constituent des caractères à
prendre en compte en priorité, pour identifier une essence, avant de
s'attacher aux
caractéristiques microscopiques telles que la nature, la disposition, la
forme et la taille des
ponctuations qui ornent les parois des éléments de vaisseaux.
Les vaisseaux constituent le tissu de conduction de la sève brute dans le
xylème et sont
présents dès la formation de la plantule à partir de la graine dans le
protoxylème.
Ils forment de véritables conduits par l'empilement de petites cellules
allongées ne dépassant
pas un millimètre, dans lesquels circulent l'eau et les matières dissoutes.
La grosseur des vaisseaux est appréciée par la mesure du diamètre
tangentiel mesuré en coupe
transversale. Celui-ci peut varier en moyenne de moins de 50 µm à plus
de 200 µm.
3.1.4. Parenchyme
Le parenchyme est un tissu de réserve des hydrates de carbone et permet leur redistribution.
Physiologiquement, tout tissu parenchymateux se compose de cellules vivantes qui gardent
leur protoplasme aussi longtemps qu'elles restent actives. Ces cellules peuvent contenir de la
gomme, des cristaux et de la silice Il existe deux types de parenchyme qui diffèrent à la fois
par l'origine et par l'orientation de leurs cellules :
le parenchyme axial dont les éléments sont plus ou moins allongés verticalement;
le parenchyme radial ou parenchyme de rayon dont les éléments sont orientés
horizontalement.
Le parenchyme axial dérive des initiales fusiformes du cambium, tandis que les rayons
dérivent des initiales de rayons.
Chez les résineux, le parenchyme axial est plus rare et apparaît sous la forme de quelques
cellules dispersées. Il peut être particulièrement abondant chez certaines espèces tropicales.
Chez les résineux, les parois cellulaires des rayons peuvent prendre
différents aspects en
coupe radiale. Les rayons sont lisses quand les parois, généralement fines,
ne possèdent pas
d’ornementation, comme c’est le cas chez Pinus strobus. Les rayons sont
qualifiés de dentés
lorsque les parois, d’épaisseur variable, portent des protrusions internes
en forme de dents sur
les parois cellulaires supérieure et inférieure, qui sont généralement plus
nombreuses dans le
bois final (très fréquent chez Pinus sylvestris et Pinus ponderosa). Les
rayons peuvent être
aussi réticulés lorsque les parois, généralement fines, portent de
nombreuses, étroites et
pointues protusions internes en forme de dents sur la paroi supérieure et
inférieure, reliées par
des cloisons transversales qui donnent une apparence réticulée
caractéristique (chez Pinus
taeda).
Le rôle des rayons semblent être double. Ils servent d'une part, de voie de
communication
entre les parties internes du bois et le liber et d'autre part, comme le
parenchyme axial, de
tissu de réserve pendant la période de repos végétatif
Il s'agit de:
Cellules sécrétrices
Les bois des feuillus sont des bois hétéroxylés. Les éléments constitutifs
des tissus sont plus variés en terme de groupement, de dimension, de
structure et d'ornementation de la paroi
On distingue nettement les rayons et les cernes. Ces derniers sont constitués d'une alternance
de zones poreuses (gros vaisseaux, bois de printemps) et de zones plus compactes (bois d'été).
Les cellules sectionnées transversalement ont absorbé l'eau et apparaissent foncées ; les
rayons sectionnés longitudinalement apparaissent en clair.
Coupe tangentielle de chêne
Le bois a été mouillé. Les rayons sont sectionnés perpendiculairement à la direction de leurs
éléments ; ils apparaissent foncés. Le reste de la coupe constitué de vaisseaux et fibres
longitudinaux apparaît plus clair. La coupe n'étant pas parfaitement longitudinale, le bois de
printemps de deux cernes (gros vaisseaux) apparaît sous forme d'arceaux plus foncés.
Ce type de section est prisée car elle donne des effets décoratifs très intéressants (planches,
placages, marqueterie)
Les gros vaisseaux verticaux du bois de printemps des différents cernes apparaissent
nettement. Ils sont discontinus car la section n'est pas parfaitement longitudinale. Les rayons
du bois apparaissent sous forme de stries perpendiculaires aux vaisseaux (champs de
croisement).
Figure 12: coupe radiale
La réaction de l’arbre à une sollicitation extérieure (le vent, la neige ou si l’arbre cherche la
lumière, par exemple) qui l’entraîne en dehors de sa position normale d’équilibre induit un
accroissement accéléré comme réponse à cette agression et pour cette raison on l’appelle bois
de réaction
Les arbres à l'orée d'une forêt ont souvent les fibres torses. Ce sont des
bois dont les fibres ne sont pas rectilignes et s'enroulent en hélice. Ce
défaut est dû au vent agissant toujours dans la même direction. Sur pied,
l’arbre à un aspect très décoratif. Par contre les bois débités dans de tels
arbres ont leurs fibres tranchées et sont amenés à se gauchir. Ils sont
impropres pour l’assemblage.
Figure 14: fils tors
Elle donne un bois d’effet très décoratif lorsqu’il est débité sur fausse
dosse. C’est un caractère spécifique au Charme, à l’If qui n’altère pas ses
propriétés physiques
Le contre fil est caractéristique d'un bois dont les éléments allongés
(fibres et trachéides)
suivent un trajet torsadé par rapport à l'axe de l'arbre mais dont le sens
de la spirale s'inverse
Lors de l'opération de rabotage, suivant le sens de la spirale, le fil est soit
couché soit relevé
par le fer de l'outil. Il s'en suit un mauvais état de surface au niveau du fil
relevé qui nécessite
un ponçage ultérieur. Néanmoins, cela donne chez certaines essences
tropicales une figuration
dite rubanée donnant des jeux de lumière intéressants (par exemple, le
sapelli). Ces bois rubanés et satinés sont très recherchés en ébénisterie
Il s’agit d’un arbre qui présente des épaisseurs inégales des couches
annuelles sur divers
points du pourtour du tronc. Ces défauts peuvent entraîner des troncs
d’arbre de forme
méplat. Les conditions défavorables susceptibles de provoquer la
formation d'un faux-cerne peuvent être, par exemple, une défoliation très
précoce dans la saison de végétation avec formation d'une seconde feuille
ou un stress hydrique important pendant la période de divisions cellulaires
- la disparition de l'amidon
On constate ce défaut chez les arbres qui poussent sur des terrains pentus
ou lorsque
le tronc s’est penché sous l’action du vent ou du poids des branches. Les racines de l’arbre
poussant sur la pente ne puisent pas la nourriture régulièrement. Du coté le plus bas elles
sortent même de terre. Une partie de l’arbre est donc nourrie normalement, tandis que la partie
correspondant au bas de la pente, l’est insuffisamment. En somme ce défaut apparaît
lorsque les racines ou la cime ont des raisons de se développer plus d’un
côté que de l’autre.
4.2.4. L’entre-écorce
Le nœud est une modification de la structure du bois lié à l’existence d’une branche.
Celle-ci provoque un détournement local des fibres du fil. Les nœuds entraînement
une irrégularité du fil autours de ceux-ci ce qui peut rendre la surface esthétiquement
disgracieuse et mécaniquement fragile. De plus les usinages sont particulièrement
difficilement à réaliser au niveau des nœuds. Cependant, les nœuds sont parfois
recherchés pour leurs aspect décoratif (« pattes de chats », « œil de perdrix »…).
On distingue plusieurs sortes de nœuds :
le nœud vivant : Il est issue d’une branche encore vivante au moment de
l’abattage. Le nœud est parfaitement englobé dans le reste de la surface auquel
il à une bonne adhérence. On parle également de nœuds sains ;
le nœud mort : On l’appelle parfois « nœuds noirs ». Il est issu d’une branche
morte. Il est en discontinuité avec les tissus du bois et risque de se détaché
au cours du séchage ou d’un usinage. Il est donc à proscrire pour tout ouvrage
de menuiserie ;
le nœud vicieux : On parle de nœud vicieux ou gouttière lorsque ses tissus sont
affectés par la pourriture. Le plus souvent cette dernière est due à l’infiltration
d’eau de pluie après le cassage accidentel d’une branche. Leur usage est
également à proscrire en menuiserie
C’est une séparation de deux couches consécutives annuelles qui ne sont plus adhérentes.
Elle peut être partielle ou totale. La roulure est souvent provoquée par un hiver très
rigoureux. Le cambium est désorganisé et ne produit qu’un tissu dans solidité. Lorsqu’il
aura repris sa vigueur ou qu’il se sera reformé, la formation de l’aubier redeviendra
normale, mais ce nouveau bois sera séparé du bois antérieurement formé auquel il ne se
soudera pas. Très gênantes dans les débits car il est très difficile de « travailler » autour
de celles-ci. Elles entrainent des pertes de rendement important.
4.3.3. Les poches de résine
Ces poches se créent dans le bois des résineux qui ont été fréquemment ou
occasionnellement fortement balancés par le vent. Ce sont des défauts réputés plus
esthétiques que mécanique, mais qui posent aussi problème pour le travail du bois
(encrassement des outils), et pour son entretien (écoulements de résine par temps
chaud). Les arbres les plus touchés ont généralement poussé sur des lieux secs et exposés
au vent (arbres isolés, arbres de lisières ou ayant poussé en bordure de cloisonnements
forestiers exposés au vent (on a montré que des arbres haubanés présentent moitié moins
de poches de résine, et que ce risque augmente les années les moins pluvieuses)
4.3.4. La gerçure
4.3.5. La gélivure
Les défauts du bois peuvent également être la conséquence d’une blessure. Lorsqu’une
blessure met le bois à nu, il se développe, au pourtour, une masse protubérante
de bois et d’écorce (bourrelet de recouvrement) qui recouvre progressivement
la blessure.
4.3.7. La Cadranure
On l’appelle aussi « cœur étoilé ». Ce sont des fentes radiales partant du cœur. On
les rencontrera dans les arbres vétustes. L’arbre cadrané est très déprécie voire même
sans valeur comme bois d’œuvre si les cadranures sont importantes.
Quand l’arbre est jeune et vigoureux toutes les couches annuelles sont vivantes et humectées
de sucs de la plante. Quand il vieillit, le cœur se dessèche et ses couches éprouvent un retrait
produisant des fentes en étoile cœur étoilé, au premier stade de la dessiccation, qui vont en
s’accentuant au centre, et s’amincissent vers la périphérie.
Ce faux cœur est fréquent chez le frêne (cœur noir), les fruitiers et les
peupliers. Par contre, chez le hêtre, une coloration anormale peut affecter
les arbres âgés ou croissants dans des stations défavorables. Ce cœur
rouge serait déclenché par une réaction à une attaque cryptogamique de
l'arbre sur pied en partant du sol. Il ne constitue pas à proprement parler
un faux cœur. En fonction de l’espèce (cœur rouge du chêne, du hêtre,
cœur gris du hêtre, cœur noir du frêne… bleuissement du sapin), les
conséquences sont variables mais conduisent généralement à une
dépréciation du bois.
Provoqué par certains champignons et influent sur les propriétés mécaniques du bois. Elles
sont blanches, rouges, noires, vertes ou bleues. Elles sont sujettes à s'étendre et il faut donc
écarter le bois attaqué. Exemple: pied chaud sur l'épicéa, Pourriture brune sur essence sur
chêne.
Chapitre 5: Propriétés du bois
5.1.1 Humidité
Lors de son abattage, un bois vert peut contenir plus de 100% d'eau. Immergé, le bois peut
atteindre au bout d'un certain temps une teneur de 200%. La dessiccation à l'air n'est jamais
totale, au dessous de 22% d'humidité un bois est à l'abri de la pourriture (ce minimum est
nécessaire pour le développement des organismes parasites)
m
ρ= (Kg/m3)
v
Cette grandeur est fortement dépendante de l’humidité interne du bois et est généralement
indiquée à une humidité de référence de 12%. Plusieurs études ont montré une forte
corrélation entre la masse volumique et certaines caractéristiques physiques et mécaniques
telles que la largeur des cernes et le module d’élasticité. Pour une essence, cette grandeur peut
varier considérablement. La figure représentée ci-dessous montre la relation entre la masse
volumique, la largeur des cernes, et le module d’élasticité
La dureté (nombre sans unité) est égale à l’inverse de la flèche de pénétration de la
génératrice d’un cylindre d’acier imprimé sous une charge de 1000 N par centimètre de
largeur l’éprouvette
Les résineux à croissance rapide ont des cernes d'accroissement plus larges et forment un bois
plus léger, par rapport aux mêmes essences à croissance lente. A l'opposé, les feuillus à
croissance rapide ont des cernes d'accroissement plus larges et un bois plus dense par rapport
aux mêmes essences à croissance lente.
Une corrélation étroite existe entre la masse volumique et la dureté (tableau) : les bois les plus
denses sont les plus durs et les bois les plus légers sont les plus tendres. L'échelle de dureté
des bois est exprimée en indice Chalais Meudon (selon la norme NF B 51 013).
5.1.3 Texture
5.1.4. La rétractabilité
C'est la fonction qu'il a de varier en dimensions et en volume lorsque son état d'humidité varie
entre certaines limites comprises entre l'état anhydre et l'état de saturation des tissus
cellulosiques. L'au dans le bois se retrouve sous forme de:
l’eau libre : elle remplit les vides cellulaires et est soumise aux forces capillaires et de
gravité. Elle se déplace facilement dans le bois et disparait en premier lors du séchage après
abattage.
l’eau liée : elle imprègne les membranes cellulaires et se déplace plus lentement.
l’eau de constitution : c’est un élément chimique du bois qui ne disparait
complètement qu’après destruction du matériau.
la vapeur d’eau : elle est présente dans la cavité cellulaire et est en équilibre avec
l’eau libre et l’eau liée.
Lorsque l'eau libre a entièrement disparu (point de saturation), il ne reste que l'eau liée qui
imprègne les membranes des cellules. Le départ de cette eau liée entraîne des phénomènes
de retrait et de déformation. Le point de saturation des fibres, en dessous duquel se
manifeste le "jeu du bois", est de l'ordre de 30 % pour toutes les essences.
Le retrait et le gonflement sont directement proportionnels à la diminution ou à
l'augmentation du taux d'humidité du bois. L'amplitude des variations dimensionnelles
observées dépend :
• de la direction par rapport au fil du bois (axiale, radiale ou tangentielle),
• de l'essence,
• du nombre de points d'humidité perdus ou repris ente 0 et 30 %
Chaque essence est caractérisée par 3 coefficients de rétractabilité qui
expriment les variations dimensionnelles d'une pièce de bois pour une
variation d'humidité de 1%, selon chacune des 3 directions :
• le retrait axial,
• le retrait radial (débit sur quartier),
• le retrait tangentiel (débit sur dosse)
Le retrait est très fortement anisotrope. Le retrait axial est si faible qu'il est
pratiquement négligeable. C'est dans le sens tangentiel qu'il est le plus important, il est
environ 1,5 à 2 fois plus élevé que le retrait radial. Ce sont ces différences de rétractabilité qui
expliquent le gondolement au séchage des pièces de bois. Le retrait n’est pas un phénomène
réversible. Puisque le retrait n’est pas le même dans les différentes directions, la perte de
volume du bois peut s’accompagner de déformations, même si le séchage a été mené avec les
plus grandes précautions. La déformation la plus couramment constatée sur les planches est le
tuilage. En pratique, le retrait volumique total est considéré comme la somme des retraits
tangentiel et radial, le retrait axial étant considéré comme négligeable. Le retrait tangentiel est
toujours plus élevé que le retrait radial.
Globalement, les résineux présentent un retrait que l’on peut qualifier de moyen à
modéré par rapport aux essences feuillues courantes comme le chêne, le hêtre ou le
châtaignier
La rétractabilité conditionne la stabilité en ambiance extérieure d'une essence. On
distingue ainsi les essences :
• à fort retrait : 15 < B < 20%; chêne, hêtre, azobé, etc.,
• à retrait moyen : 10 < B < 15%; résineux en général,
• à retrait faible : 5 < B < 10%; sipo, iroko, noyer, peuplier, acajou, etc.
Une finition extérieure sera donc plus sollicitée sur un support en bois à fort retrait débité sur
dosse (retrait tangentiel), que sur un élément en bois à retrait faible ou moyen débité sur
quartier (retrait radial).
En fonction de la température et surtout de l'humidité de l'air ambiant, le bois se
stabilise à une humidité d'équilibre, dite équilibre hygroscopique, qui est pratiquement
indépendante de l'essence du bois.
Sous un climat tempéré pendant la période la plus sèche, les conditions
atmosphériques sont de l'ordre de 20°c et 70% HR, ce qui correspond à un équilibre
hygroscopique du bois d'environ 13%.
Pendant la période la plus humide, les conditions atmosphériques sont de l'ordre de 0 à
5°c et 85 % HR, ce qui correspond à un équilibre hygroscopique du bois de l'ordre de 19%.
Ainsi, un ouvrage en bois situé à l'extérieur (fenêtres, volets, bardages) verra son
humidité tendre vers 13% en été et vers 19% en hiver. Pour que le jeu du bois soit minimal, il
faudra que son humidité se situe au milieu de la fourchette de variation, soit 15 à 16%.
i. Le Retrait total
Le retrait total est le pourcentage de variation dimensionnelle du bois, dans une
direction donnée, entre le point de saturation des fibres et l’état anhydre. Pour une essence de
bois donnée, le retrait total peut varier dans des proportions très importantes, en fonction des
caractéristiques du sol et des conditions climatiques du lieu où l’arbre a poussé.
Le tableau ci-dessous donne des valeurs moyennes de retrait total pour des essences
feuillues et résineuses courantes
À titre d’exemple, le retrait radial du hêtre entre le point de saturation des fibres (30 %) et 18
% d’humidité finale est donc de : 0,20 x (30 – 18) = 2,4 %
N/B: Dans la mesure où on ne peut savoir à l’avance si le sciage sera débité sur
dosse ou sur quartier, il est souvent préférable de se placer dans le cas le plus
défavorable, c’est-à-dire considérer uniquement le retrait tangentiel, afin d’éviter
toutes insuffisances tant sur l’épaisseur que sur la largeur
Les propriétés mécaniques sont les caractéristiques d’un matériau en réponse à des forces
extérieures appliquées. Elles incluent les propriétés élastiques qui caractérisent la résistance à
la déformation et à la distorsion, et les propriétés de force qui caractérisent la résistance aux
charges appliquées.
Le bois se comporte dans la direction axiale comme une matière fibreuse, résistante, tenace,
rigide et dure. Par contre, dans la direction tangentielle, le bois se comporte comme une
matière plastique, déformable et de résistance relativement faible. De plus, en testant le bois à
la traction, à la compression, au poinçonnement, au cisaillement, on trouve des différences
capitales selon la direction des efforts.
La résistance est d'autant meilleure que le bois testé est plus mince en valeur absolue; le
travail d'une allumette est très supérieur à celui d'une poutre. Les résistances à la traction sont
2 à 4 fois plus grandes qu'à la compression. Dans les calculs de construction en bois, il faut
prendre un grand coefficient de sécurité (ex. : 6 pour les constructions permanentes et 3 pour
les constructions provisoires).
Les tableaux suivants indiquent les contraintes admissibles pour les feuillus et les résineux
TAF: propriétés hygroscopiques, organoleptiques et thermique
Dans cet appareillage, les oculaires sont remplacés par un écran formé
d'un verre dépoli sur
lequel l'image est projetée. L'image agrandie (de 50 à 1250x) de l'objet sur
l'écran
peut être mesuré directement au moyen d'une règle graduée. Il est
généralement utilisé pour
mesurer les dimensions ou dénombrer des éléments isolés après défibrage
d'un bloc de bois.
Exemple
Une ponctuation de 8 µm de diamètre prise en photo avec un objectif de
microscope de 100x
et une bague d'adaptation de 0,5x de la caméra sur le microscope, une
diagonale de l'écran de 61 cm et une diagonale du capteur de la caméra
de 5,3 mm :