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LA SCIENCE

Introduction -Qu'est-ce que la science ?

Croire et savoir

. Le mot « science » vient du verbe latin scire qui signifie savoir. Comme l'opinion ou la foi, la
science est une croyance, mais elle s'en distingue par des certitudes objectives, énoncées au moyen
d'une méthode rigoureuse qui affiche ses critères de validation.

. La science décrit le plus exactement possible la réalité. Pour cela, elle n'en reste pas aux
phénomènes particuliers mais découvre les lois qui y sont à l'oeuvre, c'est-à-dire les relations qui les
unissent nécessairement et qui s'imposent à l'ensemble des phénomènes. Comme le pensait Aristote,
il n'y a de science que du général.

Les différents types de science

. On distingue trois types de sciences.

. Les sciences exactes sont des sciences formelles qui procèdent par démonstration : elles portent
sur des objets produits par la pensée (mathématiques) ou sur les règles de la pensée (logique).

. Les sciences expérimentales portent sur des objets réels. Ce sont les sciences de la nature. Les
théories élaborées pour rendre compte des phénomènes observés sont confirmées ou réfutées par
des tests effectués en laboratoire.

. Les sciences humaines étudient l'homme dans sa dimension spirituelle et culturelle (histoire,
psychologie, anthropologie, sociologie, etc.). Comme elles doivent inclure une part de liberté et
d'imprévisibilité, leurs méthodes sont plus discutées, mais elles n'en sont pas moins argumentées et
rigoureuses.

Le progrès scientifique

. Descartes comparait la science à un « arbre » : un système unique formé de plusieurs parties, en


perpétuelle croissance, et dont nous recueillons de nombreux fruits (Principes de philosophie)

. Cependant la continuité de ce progrès n'est pas évidente : en étudiant les méthodes et l'évolution de
la science, l'épistémologie montre les ruptures et les remises en question que ce progrès suppose.

1- Les propriétés de la connaissance scientifique

a) Une exigence d'objectivité

La connaissance scientifique fait, avant tout, appel à la raison et repose sur une exigence
d'objectivité « par un double mouvement d'adéquation à l'objet et de décentration du sujet individuel
dans la direction du sujet épistémique »(Piaget).
Autrement dit, un individu, dont l'objectif est la connaissance scientifique (sujet épistémique) d'un
phénomène, a l'obligation de s'écarter de tout ce qui le concerne personnellement pour aborder la
problématique scientifique qui l'intéresse de manière parfaitement objective. Ensuite, la science
étudie les phénomènes (ce qui apparaît) et non des choses que nous percevons grâce à nos
sensations. Les choses de l'expérience commune se transforment en des phénomènes scientifiques
dès que leur est ôtée toute qualité subjective. Prenons l'exemple d'un chimiste qui étudie l'eau, il
n'attribue à cette dernière aucune qualité gustative qui pourrait lui être communiquée par ses sens,
mais se concentre uniquement sur les molécules qui la constituent. Aussi comprend-on les raisons
pour lesquelles, les phénomènes scientifiques sont interchangeables et font l'objet d'une mesure,
d'une quantification et sont décrits à l'aide de concepts univoques afin de les soustraire à toute
l'ambiguïté du langage ordinaire.

b) Déterminer une loi universelle

Expliquer scientifiquement un phénomène, c'est attesté de son existence en mettant en évidence ses
causes et ses effets. Une cause n'étant jamais magique, ni uniquement empirique, il est primordial
de déterminer une loi universelle de laquelle il nous sera possible de déduire la cause. En effet,
selon Bachelard, « absorber la cause dans la loi est la condition de la scientificité ». Si
l'expérimentation d'un phénomène scientifique n'en permet pas de retirer une loi universelle, aucune
autre conclusion ne pourra être déduite à partir de cette même expérimentation.
Et enfin, des rapports de causalité universels nous permettent de prévoir c'est-à-dire d'anticiper
l'avenir par la déduction d'un effet. Il faut veiller à ne pas confondre une prévision avec une
prédiction (ex : l'astrologie). Cette dernière s'appuie sur l'interprétation des signes et non pas sur des
causes soumises à des vérifications objectives, une expérimentation pouvant annuler la valeur de la
prévision. Par le plus grand des hasards ou la force de la croyance, une prédiction peut se révéler, ce
qui ne donne nullement la preuve de sa validité : il est impossible de la reproduire dans une
expérience respectant des critères objectifs.

2- Quelles sont les conditions d'une démarche ?

a) Libérer l'esprit scientifique de certains obstacles (Bachelard)

Pour mettre en place toutes les conditions nécessaires à une démarche scientifique, il convient,
selon Bachelard, de rompre avec les formes immédiates de la pensée que sont les « obstacles
épistémologiques ». Spontanément la pensée ne fonctionne pas selon les exigences de la rationalité
scientifique, ce qui entrave l'accès à une connaissance objective. Le philosophe recense trois
obstacles majeurs : le premier concerne l'anthropomorphisme qui consiste à projeter des propriétés
humaines sur les animaux ou les choses de la nature ; le deuxième se rapporte à un empirisme naïf,
partant du principe que l'apparence des choses reflète leurs propriétés réelles, il s'agit d'un obstacle
substantialiste, dans la mesure où on assimile l'apparence à l'essence ou à la substance véritable des
choses ; et enfin le troisième obstacle concerne la linguistique, il amène à prendre des métaphores
pour des explications et de images pour des concepts.

Sur ce dernier point, Bachelard se rapproche de la théorie platonicienne sur la justesse des noms.
Dans son ouvrage, Le Cratyle, Platon met en scène trois personnages, Cratyle, Socrate et
Hermogène. Pour Cratyle, « il existe une dénomination correcte naturellement adaptée à chacun des
êtres », aussi ce dernier soutient-il la thèse que la réalité naturelle des choses est en accord avec la
manière dont on la nomme. À l'inverse, Hermogène 'envisage pas que « la dénomination soit autre
chose que la reconnaissance d'une convention ». ainsi faut-il se méfier de la manière dont les
hommes ont choisi de nommer les choses, car cela influence notre manière de les percevoir.
Par conséquent, il convient d'opérer une rupture épistémologique dans la manière de connaître.
L'approche scientifique suppose donc une catharsis, à savoir une purification intellectuelle et
affective. Aussi l'esprit scientifique va-t-il à l'encontre des évidences premières et de l'opinion
commune, car selon Bachelard, « l'opinion pense mal, d'ailleurs elle ne pense pas : elle traduit des
besoins en connaissance […]. On ne peut rien fonder sur l'opinion, il faut d'abord la détruire, elle est
le premier obstacle à surmonter. »

Plus globalement, la science exige de tout scientifique de s'extraire du monde de la vie et ds


perceptions sensibles pour tendre vers une connaissance objective des phénomènes scientifiques et
la création nouvelle de dénomination adaptée à la description de ces derniers.

b) La science ne saurait être confondue avec la vie

Toute approche scientifique implique, selon Alexandre Koyré (philosophe spécialiste de l'histoire
des sciences), « de distinguer le monde de la vie et le monde de la science », car l'exigence
d'objectivité scientifique conduit à éliminer tout jugement de valeur pour séparer le qualitatif et le
quantitatif, seul ce dernier permettant de faire des comparaisons précises et des prévisions. Grâce à
cette distinction, la science peut construire une démarche scientifique, et par voie de conséquence le
scientifique peut réaliser un travail actif d'analyse et d'expérimentation. La science ne progresse pas
par de simples observations naïves sur la réalité, à savoir sur des faits u'il suffirait de constater. Il ne
suffit pas d'observer un phénomène pour le comprendre, il faut que l'observateur puisse l'interpréter
à la lumière de ses connaissances. C'est pourquoi, selon la formule de George Canguilhem « le fait
n'est pas ce dont la science est faite mais ce que fait la science en se faisant. »

3- L'approche scientifique du monde

a) Les structures a priori de l'entendement (Kant)

Comme nous l'avons vu, la science ne se contente pas d'observer un fait, elle interprète pour lui
donner une signification. Aussi, selon Kant, dans toute démarche scientifique, c'est « la raison[qui]
doit prendre les devants ». Les scientifiques ne sont pas passifs face à la réalité car grâce à leur
raison, ils prennent l'initiative de réaliser des expérimentations pour tenter d'élucider un phénomène.
Ainsi la raison intervient à deux niveaux, à la fois sur les principes de pensée, également nommées
les catégories de l'entendement (Verstand) et sur les questionnements.
Si, c'est bien l'expérience qui fournit le résultat, et par voie de conséquence fait émerger de
nouvelles connaissances scientifiques, c'est bien notre esprit, grâce à ses structures a priori, qui rend
possible la connaissance des objets.
Ainsi ce changement de perspective est semblable à celui opéré par Copernic en astronomie
lorsqu'il démontre que ce n'est pas la terre mais le soleil qui est le centre immobile autour duquel
tourne les planètes. Toute connaissance possède des conditions subjectives qui sont liées au sujet
connaissant, ce qui permet de parler de sujet transcendantal. Les catégories de l'entendement sont
universelles, l'esprit humain étant organisé ainsi, ce qui fait que son jugement peut être objectif et
ne varie pas d'un individu à un autre. Par exemple, sans la connaissance préalable de la relation
d'égalité, il nous serait impossible d'interpréter le rapport d'égalité entre deux choses. Toutefois,
l'expérience n'est riche d'enseignements que si l'on pose les questions adéquates, à savoir, si l'on
parvient à inscrire les phénomènes dans un système de relations avec d'autres phénomènes et
explications. Il faut une théorie première ou des connaissances a priori prêtes à accueillir une
observation pour lui donner un sens.

b) Seule l'expérience est la source de toute connaissance (Locke)

Néanmoins la théorie kantienne se heurte à une question : si l'esprit humain possède des structures
de pensée lui permettant d'orienter l'expérimentation d'un phénomène scientifique et d'interpréter les
résultats obtenus à la lumière de connaissances déjà acquises, que faire de la connaissance première ?
Il a bien fallu un premier étonnement scientifique pour conduire à l'émergence d'une première
connaissance.

Locke, un philosophe partisan de la thèse empiriste affirmait avant Kant que toute connaissance ne
peut provenir que de l'expérience seule. Par là même, sa thèse contredit celle de Kant mais elle va
également à l'encontre de la théorie cartésienne des idées innées. En effet, dans le Livre II de son
ouvrage Essai sur l'entendement humain,Locke suppose « qu'au commencement l'âme est ce qu'on
appelle une table rase, vide de tous caractères, sans aucune idée, quelle qu'elle soit. Comment vient-
elle à recevoir des idées ? D'où puisent-elles tous ces matériaux qui sont comme le fond de tous ses
raisonnements et de toutes nos connaissances ? À cela je réponds en un mot, l'expérience».
Malgré tout, l'induction (conclure des lois générales à partir d'observation de faits particuliers)
prônée par Locke ne peut garantir la véracité des conclusions. Prenons l'exemple, des cygnes blanc :
ayant observé pendant longtemps que beaucoup de cygnes étaient blancs, on en a conclu que tous
l'étaient. Or, on a découvert depuis que certains étaient noirs. Quel que soit le nombre de faits
constatés, il est impossible d'en dégager une loi, dans la mesure où il peut toujours y avoir une
exception qui l'infirmera. C'est pourquoi, seule la méthode hypothético-déductive permet de tirer
des conclusions convaincantes.

Par ailleurs, pour valider une théorie scientifique, il est nécessaire de la remettre en question.
Aussi une théorie est-elle valide si elle résiste aux expériences cherchant à la réfuter. Contrairement
à ce que l'ont peut croire, une expérience ne vise jamais à confirmer la véracité d'une hypothèse,
amis davantage à en démontrer ses anomalies ou insuffisances. Si l'hypothèse expérimentée résiste
à la réfutation, elle sera validée (au moins pour un temps). Cette méthode apparaît comme la
meilleure façon de se prémunir contre les illusions et les croyances (voir Popper mais aussi Bacon
et la théorie des idoles)

« Toute mise à l'épreuve par des tests constitue une tentative pour en démontrer la fausseté ou pour
la réfuter. » Popper, Conjectures et réfutations

4- La science peut-elle rendre compte de la réalité du monde ?

La science a un rapport problématique avec la vérité. En effet, aucune théorie scientifique n'est
présentée comme définitivement vraie, ce qui ne veut pas dire qu'elle soit fausse. S'il n' y a pas de
vérité absolue en science, il existe malgré tout des vérités provisoires ou approchées. Toutes
nouvelles théories fertilisent les sciences et améliore notre compréhension de certains phénomènes.

a) L'approche scientifique de la réalité

Pour exister, la science n'a nul besoin de postuler un ordre interne à la réalité comme le faisait
Galilée, il suffit qu'il y ait une permanence dans notre manière d'exister et de penser. Mais notre
esprit en fonctionnant de manière stable projette naturellement sur la réalité des constances qui le
rassurent, ce qui nous fait croire ainsi au dévoilement de la réalité ultime. On pense alors que le réel
abordé par las science est le « vrai » réel. Pourtant, sur le plan de la connaissance scientifique et des
exigences de méthode, nous n'avons pas besoin de nous interroger sur la réalité ou la vérité que
dévoilerait la science. Dans son travail quotidien, le chercheur ne se pose pas la question
« Pourquoi ? » car ce n'est pas une question scientifique mais philosophique, voire religieuse.
Spontanément les scientifiques ont une attitude réaliste, empiriste et ce n'est que dans un second
temps que la distinction entre la réalité expérimentale et la « vraie » réalité peut amener à se poser
des questions métaphysiques et fondamentales. Affirmer que la science permet d'accéder à la
véritable réalité n'est en rien une thèse objective, mais valorise simplement la science en oubliant de
distinguer le travail des scientifiques et leurs croyances métaphysiques. Ainsi, le rôle de la science
se limite à décrire les phénomènes physiques et son domaine de compétences ne lui permet pas
d'élaborer des théories métaphysiques. Pour autant, elle soulève et fait nécessairement émerger des
questions de ce type. Dès lors, qu'en est-il d'une approche métaphysique de la réalité, que peut-elle
nous dévoiler sur cette dernière ?

b) La physique classique : une description des lois de la nature

Chacun de nous connaît l'histoire de la pomme ayant permis à Newton d'en déduire la loi de la
gravitation universelle. Que cette histoire soit réelle ou non, elle démontre que des lois physiques et
mathématiques ont émergé de l'observation de la réalité du monde.Aussi dans le cas de Newton, la
science a-t-elle traduit mathématiquement une observation physique de la nature. Dans son ouvrage,
Philosophiae naturalis principia mathematica, Newton décrit la loi de la gravitation qui suppose
que deux objets s'attirent en raison de leurs masses : la force du premier objet exercée sur le second
est égale à la force du second objet exercée sur le premier. Il y énonce également trois autres lois,
dont la première étant le principe d'inertie, déjà formulée par Galilée, qui suppose que la vitesse
d'un objet peut être modifiée par la présence d'une force.
Cette physique dite « classique » est l'exemple par excellence d'une science en adéquation avec des
lois de la nature. Toutefois, comme nous l'avons vu, une théorie scientifique est vraie ou plutôt
valide jusqu'à ce qu'une autre vienne la supplanter. Or, la loi de la gravitation universelle ne fut pas
invalidée avec l'émergence de la physique quantique au XXe siècle qui démontra pourtant qu'au
niveau microscopique, les lois de la physique classique ne s'appliquaient plus. Nous avons là deux
conceptions scientifiques différentes et pourtant légitimes.

c) Que nous apprend la physique quantique sur la réalité ?

La physique quantique a pour objet d'études les objets microscopiques, tels que les molécules, les
atomes ou les particules. À l'échelle de l'infiniment petit, la réalité physique du monde apparaît
comme contre-intuitive. En effet, parmi la multitude d'étrangetés révélée par la physique quantique,
prenons l'exemple de l'expérience des fentes de Thomas Young : on dispose un panneau composé
de deux fentes ouvertes, derrière lequel un autre tableau réceptionne les mesures de l'expérience, à
savoir les traces laissées par les particules de matière qui vont traverser les deux fentes. On réalise
cette expérience selon deux configurations différentes, la première en recueillant uniquement le
résultat, et la seconde en observant attentivement les particules de matière traverser les fentes. Au
cours de la première, on constate que les particules se comportent comme si elles étaient des ondes,
du moins le résultat de l'expérience l'indique, cela semble entrer en contradiction, non seulement
avec toutes les observations et les connaissances révélées par la physique classique, mais également
avec le bon sens : une particule devrait se comporter comme telle, non pas comme une onde. Selon
la seconde modalité, lorsqu'on observe avec attention les particules traverser les fentes, celles-ci se
comportent à nouveau comme des particules et non plus comme des ondes. Aussi, le résultat de
l'expérience semble-t-il être influencé par l'observateur lui-même. La première modalité suppose
que chaque particule traverse soit une des deux fentes, soit les deux fentes en même temps par un
processus de dédoublement, et implqiue ainsi une multitude de configuration et de possibilités.

Le monde quantique apparaît, en effet, comme le monde des possibilités infinies.


Mais que nous révèlent véritablement les lois physiques sur la réalité ? La décrivent-elles dans sa
globalité ou bien sont-elles simplement en contact avec elle, ou encore nous font-elles envisager un
monde artificiel, celui du laboratoire, très éloigné du monde vécu ?

Pour l'heure la mécanique quantique, bien que constituée de théories contre-intuitives, n'a jamais été
contredite par aucune autre expérience. Toutefois, elle peine à associer la loi de la gravitation, ce
qui suppose une incompatibilité et des théories scientifiques inaptes semble-t-il à rendre compte
parfaitement de la réalité du monde.

Toutefois, il convient d'être prudent car les tests expérimentaux ne mesurent pas la correspondance
entre la vérité et la réalité mais portent davantage sur le rapport entre l'hypothèse théorique et le
dispositif expérimental. Ainsi, le physicien Heisenberg a théorisé le principe d'incertitude en
montrant que les conditions de l'expérience modifient en permanence la réalité étudiée. Par
exemple, on ne peut affirmer accéder à la réalité ultime de l'atome puisque l'expérience
(accélérateur de particules) change en permanence cette réalité. Ainsi, le réel de la science apparaît
comme fabriqué, construit de toutes pièces et n'existe jamais en dehors du laboratoire.

« Déjà l'observation a besoin d'un corps de précautions qui conduisent à réfléchir avant de regarder,
qui réforment du moins la première vision, de sorte que ce n'est jamais la première observation qui
est la bonne. » Bachelard, Le nouvel esprit scientifique

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