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Calcul numérique des plaques minces

La thèse de Pierre Dubas présente des méthodes numériques pour le calcul des plaques et des parois minces, en s'appuyant sur les travaux du Professeur F. Stussi. Elle aborde la théorie générale, la résolution des équations différentielles par la méthode du polygone funiculaire, et les applications pratiques de cette méthode. L'objectif est de fournir une approche accessible et précise pour les ingénieurs confrontés à des problèmes de structures en plaques et parois minces.

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Calcul numérique des plaques minces

La thèse de Pierre Dubas présente des méthodes numériques pour le calcul des plaques et des parois minces, en s'appuyant sur les travaux du Professeur F. Stussi. Elle aborde la théorie générale, la résolution des équations différentielles par la méthode du polygone funiculaire, et les applications pratiques de cette méthode. L'objectif est de fournir une approche accessible et précise pour les ingénieurs confrontés à des problèmes de structures en plaques et parois minces.

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Prom.

N° 2365

Calcul numérique des plaques


et des parois minces

THÈSE

PRÉSENTÉE À

L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE, ZURICH

POUR L'OBTENTION DU

GRADE DE DOCTEUR ES SCIENCES TECHNIQUES

PAR

Pierre Dubas

de Enney (Fribourg)

Rapporteur : Prof. Dr F. Stussi

Corapporteur : Prof. Dr P. Lardy

Zurich 1955

Imprimerie Leemann S.A.


Paraît comme N° 27 des Publications de l'Institut de Statique Appliquée
de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich

MM. les'Prof. F. Stûssi et P. Lardy, Drs es se.

Édition Leemann Zurich


Les méthodes originales statique appliquée, développées par
de
Monsieur le Professeur F. servent de base au présent ou¬
Stiissi,
vrage. Que Monsieur le Professeur Stûssi trouve ici l'expression de

ma très vive reconnaissance pour son .appui bienveillant et ses


conseils judicieux.
Je remercie également Monsieur le Professeur Lardy de l'intérêt

qu'il a manifesté pour mon travail.


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Table des matières

Avant-propos 7

Chapitre premier. Rappel de la théorie générale des plaques minces et de


celle des parois minces 10

1° Objet de rappel. Définitions et notations


ce 10
2° Théorie générale de la flexion des plaques minces 12
3° Equations générales de l'élasticité bidimensionnelle, en particulier
celles des parois minces 20
4° Analogie entre l'équation des plaques et celle des parois 25
5° Problème mixte plaque-paroi. Grandes déformations des plaques .
26

Chapitre deuxième. Résolution des équations différentielles des plaques


et des parois minces par la méthode du polygone funiculaire .... 31

1° Introduction 31
2° Relations fondamentales 31
3° Les divers procédés d'application de la méthode 38
4° Procédé formel. Etablissement des schémas 40
5° Procédé formel et procédé implicite. Etablissement des tableaux

permettant de remonter des w connus à leurs dérivées 54


6° Procédé semi-implicite. Etablissement de deux schémas 62
7° Comparaison des diversprocédés exposés 64
8° Résolution des équations algébriques linéaires 65

Chapitre troisième. Application de la méthode du polygone funiculaire


au calcul des plaques minces fléchies 65

1° Introduction 65
2° Plaques rectangulaires simplement appuyées sur les quatre bords . 66
3° Plaques rectangulaires totalement encastrées sur les quatre côtés . 85
4° Plaques rectangulaires soumises à des conditions diverses sur leurs
côtés 96
5° Plaques rectangulaires orthotropes 111
6° Plaque en forme de parallélogramme 113
7° Voilement des tôles 121

5
Chapitre quatrième. Application de la méthode du polygone funiculaire
au calcul des parois minces 128

1° Introduction 128
2° Paroi sollicitée par des contraintes perpendiculaires à son contour

ou soumise à des tensions d'origine thermique. Nouvelle analogie


avec problème de la plaque totalement encastrée
le 129
3° Répartition à l'intérieur d'une paroi des contraintes données sur
les bords; quelques applications 135

4° Tensions de retrait dans les soudures 150


5° Largeur utile des tables des poutres simples 154

6° Grandes déformations des plaques minces fléchies 165

Chapitre cinquième. Précision de la méthode du polygone funiculaire.


Extension possible de ses applications 170

1° Introduction 170
2° Précision de la méthode du polygone funiculaire 170
3° Méthode aux différences et méthode du polygone funiculaire . . . 172
4° Extension des applications de la méthode du polygone funiculaire .
175

6
Avant-propos

Les
charpentes métalliques ont été longtemps formées presque
uniquement de barres et de poutres, éléments linéaires dont la
longueur est grande par rapport aux autres dimensions. Le dévelop¬
pement de techniques nouvelles, en particulier de la soudure élec¬
trique, a permis l'emploi de tôles larges. Les ouvrages réalisés de
cette manière diffèrent notablement des constructions classiques.
Pensons notamment aux vannes à caisson1) ou aux tabliers métal¬

liques des ponts récents2).


En béton armé, à cause du monolithisme inhérent à ce matériau,
on a utilisé très tôt des
plaques et des voiles, sans d'ailleurs que le
praticien disposât toujours de méthodes de calcul à la fois simples
et précises.

Pensant répondre à un besoin, nous avons voué cette étude au


calcul numérique des plaques et des parois minces, éléments bidimen-

sionnels, qui sont les plus employés à part les poutres. La plaque
ne diffère de la paroi mince
que par le mode de sa sollicitation. II
s'agit dans les deux cas du ,,solide découpé,.dans un prisme ou un
cylindre, par deux plans perpendiculaires aux arêtes et dont la dis¬
tance, mesurant l'épaisseur de la plaque ,,ou de la paroi", est petite
par rapport aux autres dimensions"3). Si les forces extérieures

*) Cf. C. Prince: Particularités du calcul des vannes du type à caisson,


Schweizerische Bauzeitung, 4. Juli 1953.

2)
A ce sujet on consultera notamment les ouvrages suivants. W. Cornélius:
Die Berechnung der ebenen Flâchentragwerke mit Hilfe der Théorie der
orthogonalanisotropen Platten, Der Stahlbau, Februar, Màrz und April 1952 ;
H. Homberg: tîber die Lastverteilung durch Schubkrâfte, Théorie des Plat-

tenkreuzwerks, Der Stahlbau, Mârz, April und Mai 1952.


3) Cf. Henry Favre: Cours de Mécanique, Tome III, Chapitres choisis,
Dunod, Paris, et Leemann, Zurich, 1949, p. 14 et 103.

7
s'exercent normalement aux faces, parle de plaque mince; si leurs
on

lignes d'action sont dans le plan équidistant des faces, on parle de


paroi mince*).
De nombreux auteurs occupés des plaques et des parois
se sont

minces et la théorie générale est bien


au point. La solution de beau¬

coup de problèmes particuliers a été donnée, la plupart du temps


par des méthodes de mathématiques supérieures, peu accessibles
au praticien. Celui-ci en.est souvent réduit à l'usage de tables
incontrôlables. Bien plus, certains problèmes n'ont pas reçu de
solution satisfaisante: pensons aux plaques continues et notamment
aux parois. Dans ce domaine on a surtout étudié le demi-plan et la

bande indéfinie, mais, pour prendre un cas apparemment simple,


le problème du carré soumis à deux forces axiales n'a pas été résolu

mathématiquement à notre connaissance.


Les méthodes utilisées se divisent en deux grands groupes: celles
basées sur l'analyse mathématique d'une part, les procédés expéri¬
mentaux d'autre part. Parmi ces derniers relevons les divers

emplois de la photo-élasticité, la méthode


optique5) et les essais

sur modèle réduit. Pour fécondes qu'elles soient, ces études ne


sauraient cependant évincer l'analyse mathématique. A mi-chemin
entre cette dernière et les procédés expérimentaux se situe la

méthode graphomécanique du professeur Ch. Massonnet, méthode

qui part d'états élastiques connus mathématiquement mais postule


l'usage d'un sommateur idoine6).
Les travaux mathématiques utilisent de préférence des séries
doubles. Des méthodes spéciales (Ritz, énergie de déformation, etc.)

4) Le terme „paroi" est pris comme l'équivalent de l'allemand „Scheibe",


de préférence à „disque" ou „plaque" qui prêtent à confusion. On a voulu
éviter l'expression „élasticité plane" qui serait trop générale dans notre cas
(surfaces multiplement connexes par exemple).
,
5) Cf. P. Dantu: Etude expérimentale des plaques par une méthode
optique, Annales des Ponts et Chaussées, juin 1952; Application à une
méthode nouvelle de détermination des contraintes en élasticité plane,
Annales des Ponts et Chaussées, août 1952.

') Cf. Ch. Massonnet: Résolution graphomécanique des problèmes géné¬


raux de l'élasticité plane, Bulletin du Centre d'Etudes, de Recherches et
d'Essais scientifiques des Constructions du Génie civil et d'Hydraulique
fluviale, Tome IV, 1949.

8
permettent développements élégants, elles n'en exigent pas
des
moins des connaissances très poussées, peu familières au praticien;
elles ne conduisent même pas toujours au résultat. Ces inconvé¬
nients ont fait le succès de la méthode aux différences, méthode qui

pèche malheureusement par manque de précision7). Pour garantir


des résultats corrects, il faudra serrer le réseau, ce qui ne va pas
sans un surcroît de besogne, souvent incompatible avec les besoins

de la pratique.
Il serait donc utile de posséder une méthode numérique, n'uti¬
lisant que des notions familières à tout ingénieur, et dont la pré¬
cision serait élevée pour un calcul d'une étendue normale. Or cette
méthode existe: elle est fondée sur les propriétés du polygone funi¬
culaire. Son équation l'équivalent
est d'une relation différentielle
du deuxième degré, celle qui lie dans une poutre le moment de
flexion à la charge qui le provoque. Cette méthode de statique
appliquée a été mise au point par le professeur F. Stilssi8) qui l'a

employée à la solution de nombreux problèmes régis par des équa-

') Pour la théorie générale et les applications aux plaques voir H. Marcus:
Die Théorie elastischer Gewebe und ihre Anwendung auf
Berechnung die

biegsamer Platten, Springer, Berlin, 1924.


Pour la précision dans l'application de la méthode aux parois minces,
voir par exemple H. Bay: Ûber den Spannungszustand in hohen Trâgern
und die Bewehrung von Eisenbetontragwànden, Wittwer, Stuttgart, 1931,

p. 30. Pour un réseau de six fois six mailles, il est impossible à l'auteur de
donner même l'ordre de grandeur des contraintes extrêmes.

s) On consultera notamment :
F. Stilssi: Die Stabilitât des auf Biegung beanspruchten Trâgers, Abhand-
lungen I.V.B.H., dritter Band, 1935, p. 405 sqq. —
Baustatische Methoden,
Schweizerische Bauzeitung, 20. Juni 1936. Vorlesungen ûber Baustatik,

erster Band, Birkhâuser, Base!, 1946, p. 259. Polygone funiculaire et


équations différentielles, Bulletin de la Société royale des sciences de Liège,


N° 6 et 7, 1949. Numerische Lôsung von Randwertproblemen mit Hilfe

der Seilpolygongleichung, Zeitschrift fur angewandte Mathematik und


Physik, Vol. I, 1950, p. 53—70. Berechnung der Beulspannungen gedrùek-

ter Rechteckplatten, Abhandlungen I.V.B.H., achter Band, 1947,


p. 237-248.

Ausgewàhlte Kapitel aus der Théorie des Brûckenbaues, Taschenbuch


fur Bauingenieure, herausgegeben von F. Schleicher, zweite
Auflage, Sprin¬
ger, Berlin, 1955.
Les relations fondamentales données au chapitre deuxième, para¬
graphe 2°, sont tirées des ouvrages précités.

9
tions différentielles d'une seule variable. L'extension de la méthode
aux problèmes à deux dimensions a été esquissée en principe9).
présent travail se propose d'appliquer systématiquement la
Le

méthode du polygone funiculaire aux plaques et aux parois minces,


en établissant les procédés de calcul et en montrant quelques
exemples.
La théorie générale des plaques et des parois minces sera d'abord

rappelée; elle sera ensuite traduite dans la langue du polygone funi¬


culaire. Après quoi on passera en revue les principaux cas d'appli¬
cation aux plaques (librement appuyées, encastrées, continues,

obliques, etc., voilement) et aux parois (répartition des forces qui


sollicitent le pourtour, tensions de retrait, largeur utile des tables
de compression des poutres).
Sans épuiser la question, ces exemples montreront les possibili¬
tés nombreuses de la méthode dont on examinera pour terminer la

précision et les extensions futures à d'autres domaines.

CHAPITRE PREMIER

Rappel de la théorie générale des plaques minces et de


celle des parois minces

1° Objet de ce rappel. Définitions et notations

présent chapitre n'apportera rien de nouveau au lecteur;


Le
celui qu'intéresse seule la solution numérique peut le sauter sans
inconvénient. Il a paru cependant opportun de rappeler la théorie

générale des plaques minces et celle des parois minces, de préciser


lessimplifications et les hypothèses qui en sont la base et d'étabhr
brièvement les équations différentielles qui régissent ces problèmes.

8) Cf. Ch. Dubas: Contribution à l'étude du voilement des tôles raidies,


Publication N° 23 de l'Institut de statique appliquée, Leemann, Zurich, 1948.

10
On se servira à cet effet des ouvrages classiques10), ouvrages que le
lecteur désirant rafraîchir ses connaissances n'aura ainsi plus besoin
de consulter.

Définitions. Comme nous l'avons déjà dit dans


l'avant-pro-
pos, plaque ou une paroi mince ,,est le solide découpé, dans un
une

prisme ou un cylindre, par deux plans perpendiculaires aux arêtes


et dont la distance, mesurant l'épaisseur de la plaque ,,ou de la

paroi", est petite par rapport aux autres dimensions"11). Géo¬


métriquement, un tel corps est défini par son épaisseur et son con¬
tour, trace du cylindre (fig. 1). De ce point de vue il n'existe entre
plaques et parois minces aucune différence. Celle-ci provient
uniquement du mode de sollicitation.

Paroi mince Fig. 1 Plaque mince fléchie

Les forces quelconques agissant sur le solide défini ci-dessus

peuvent se décomposer en deux systèmes; dans le premier les lignes


d'action seront normales aux faces, dans l'autre elles seront toutes

dans le plan équidistant.

10) Cf. notamment:


Henry Favre, op. cit. à la note 3 ; K. Oirkmann : Flachentragwerke, Springer,
Wien, 1946; A. E. H. Love: Elasticity, Dover, New York, 1944; O. Pigeaud:
Résistance des matériaux et élasticité, Gauthier-Villars, Paris, 1934; Schlei-
cher: Taschenbuch fur Bauingenieure, Springer, Berlin, 1943; S. Timoshenko:
Théorie des plaques Béranger, Paris et Liège, 1951; S. Timo¬
et des coques,

shenko: Théorie de l'élasticité, Béranger, Paris et Liège, 1936.


11
) Cf. Henry Favre, op. cit. à la note 3, ou G. Pigeaud, op. cit. à la note 10,
p. 872. Voir aussi Ch. Massonnet, op. cit. à la note 6, p. 13.

11
Dans le premier cas —
forces données et réactions perpendicu¬
laires aux faces —
on parle d'une plaque mince fléchie.
Dans le second —
forces extérieures situées toutes dans le plan
équidistant des faces —
on parle d'une paroi mince.

Notations principales. Elles sont empruntées généralement


à S. Timoshenko10).

x,y,z Coordonnées rectangulaires, xy dans le plan équidis¬


tant
h Epaisseur de la plaque ou de la paroi
p Charge par unité de surface
p Masse par unité de volume
a Contrainte normale
r Contrainte de cisaillement

m, v, w Composantes suivant les trois axes des déplacements


ex,ey,ez Allongements unitaires
Yxy Yyz Yzx
> >
Distorsions ou dilatations angulaires
E Module d'élasticité
v Nombre de Poisson
G Module de cisaillement

Mj.,My,Mxy Moments de flexion et de torsion d'une plaque mince

Qx, Qy Efforts tranchants

2° Théorie générale de la flexion des plaques minces

Hypothèses simplificatrices. Il n'existe pas encore de


théorie exacte traitant la flexion des
plaques. Si celles-ci sont minces
et que leurs déformations restent petites par rapport à l'épaisseur,

certaines simplifications sont permises, plus ou moins analogues à


celles de la théorie des poutres, et qui conduisent à une théorie

approchée. A part les deux conditions énoncées plus haut (épaisseur


faible, déformations petites), les hypothèses admises sont les sui¬
vantes:

a) Prenons les axes x et y de coordonnées dans le plan équidistant


des faces, appelé feuillet moyen et que la déformation transformera
en une surface élastique. L'axe z sera perpendiculaire à ce plan. Si
l'on appelle u0 =
u(x,y,0), v0, w0 les déplacements correspondants

12
du feuillet moyen, on admet que u0 et v() sont négligeables. D'après
la définition du paragraphe 1° les forces données et les réactions
sont toutes normales au feuillet moyen qui est une surface neutre.
b) Une normale au feuillet moyen reste droite après la défor¬
mation, elle est perpendiculaire à la surface déformée. On néglige
ainsi l'influence du cisaillement sur les déformations (Bernoulli-
Navier).
c) Les tensions az sont petites et leur influence sur les défor¬
mations peut être omise.
Généralement on considère matière
homogène et isotrope.
une

Nous allons par contre admettre que la matière présente, par rap¬
port à ses propriétés élastiques, deux directions privilégiées x et y.
On parle alors de matière orthotrope. Il est bien entendu que l'on
se limite au domaine élastique où la loi de Hooke est valable.

Conditions d'équilibre d'un élément prismatique


infiniment petit. Selon les hypothèses admises les seules ten-
sions à considérer sont cr_, a.
Txz ï>ar définition ces
XI ")/' 'XV x> ' Tvz •

Fig. 2

contraintes n'admettent pas de résultantes dans le feuillet


moyen
mais seulement des moments et des efforts tranchants
(fig. 2) qui
valent respectivement:

13
+W2 +A/2

M.x= ~

\ ox-z-dz (1) Mv = -

J «v«-dz (2)
-ft/2 -ft/2

+ W2

^xi,=^x = -

J r^-z-dz (3)
-A/2

+A/2 + A/2

Qx= -

J T„-dz Ç„ = -

J T„,-dz
'2/z

-A/2 -h/2

Avec les conventions de signe habituelles12) les lois de l'équilibre


exigent que

En groupant ces trois relations on obtient

B2M d2M B2M


ex2 oy2 oxoy

On a équations d'équilibre pour cinq grandeurs


trois inconnues

Mx, My, Mxy, Qx, Qy.~Le problème est hyperstatique et pour lever
l'indétermination il faut tenir compte des déformations.

Conditions de déformation. Elles nous sont fournies par

leshypothèses admises. La figure 3a, qui en est l'expression gra¬


phique, permet d'écrire

12) Les tensions normales de traction sont sens positif de la


positives. Le
tension de cisaillement est celui de l'axe de coordonnées correspondant si
une traction sur la même facette est orientée positivement. Le feuillet

moyen étant horizontal, les forces p sont positives quand elles agissent selon
la pesanteur. Les moments de flexion positifs compriment les fibres supé¬
rieures de la plaque; si ces mêmes fibres sont soumises à des tensions de
cisaillement négatives, les moments de torsion sont positifs. Les efforts
tranchants ont le sens contraire des cisaillements correspondants.
Dans l'établissement des équations d'équilibre (flg. 2) et d'élasticité

(fig. 3 b) on néglige les infiniments petits d'ordre supérieur.

14
Fig. 3a Fig. 3b

dw dw
u =
z
~dx

Il reste à exprimer ces déplacements u et v en fonction des con¬

traintes. On voit facilement (fig. 3 b) que

fî "» '»-H <8> (9)


dy ^=â^+^
ê2w 82w d2w>
d'où
,.,.

(10) 22-g X0Î/ (12)


e„ = z-
ï (ii) yxî,=
g?/

Les relations (1) à (12) sont toutes indépendantes des propriétés


élastiques de la matière envisagée. Celles par contre qui lient les
déformations aux contraintes en sont directement fonction.
Comme indiqué plus haut, on admet que la matière de la
plaque
est orthogonalement anisotrope, plus simplement orthotrope. Les
caractéristiques d'une telle matière possèdent en chaque point deux
directions privilégiées perpendiculaires entre elles et prises parallèles
aux axes de coordonnées. En analogie avec la matière isotrope on

peut écrire alors dans le domaine élastique

(13) (14) (15)


E, y
E„ e*
E„ ~v*irx "Yxy
G.

15
Les cinq constantes élastiques ne sont pas indépendantes et l'on

peut montrer qu'elles doivent remplir la condition13)


Ex E
V

En remplaçant ex, ey, yxy par leurs valeurs tirées de (10), (11) et (12)
et en résolvant les équations (13), (14) et (15) par rapport kax, uy,

rxy on obtient facilement

/82w s*w\
KVtzsWsts]^
"* (16a)
1_„ .

i _, (82w e*w\ „„,.

T, -
^"xy
8x8y
x\i

Posons pour simplifier l'écriture

1 *3 l h3

h?
G=Gxv'Tïï (18)
12

Dx et Dy sont les rigidités à la flexion, G la rigidité à la torsion de


laplaque.
En introduisant les valeurs précédentes de o-x, av, txv dans les
relations (1), (2), (3) on obtient

l&w 8*w\ ..
t&w 82w\
/in, n /OA.
_

82w
^*»=-2C^; (21)
8x8y

Avec ces valeurs les équations (4) et (5) deviennent

ls) L'étude de la plaque anisotrope a été faite d'abord par J. Boussinesq:


Journal de Math., 3° série, vol. 5, 1879. Elle a été reprise par M. T. Huber.

On consultera par exemple: Problème der Statik technisch wichtiger ortho-

troper Platten, Gastvorlesungen an der ETH, Gebethner & Wolff, Warszawa,

1929.

16
«'--^fF-^ vD.)^ + (22)

ffi 77' ^^ W

<t* (23)
-D*w-(20+v*D*)**ïï
=

Equation différentielle de la surface élastique. Le

problème serait résolu si l'on connaissait w. Mais pour satisfaire (6)


il faut que


8iw ari
8iw _
d*w
p (24)
D*w+2DJ*8y+D«W
=

avec
Dxy=2C + ^ ^ +

Cette équation permet de déterminer, en compte des con¬


tenant
ditions au contour dont il va être question plus loin, les ordonnées
w de la surface élastique. Les relations (19) à (23) donnent alors les
moments et les efforts tranchants ou (16), directement les contrain¬
tes. Les tensions de flexion ax, ay et celles de torsion t sont liné¬

airement réparties sur l'épaisseur de la plaque, elles s'annulent sur

le feuillet moyen. Connaissant les moments résultants, on peut


calculer les contraintes correspondantes par les lois ordinaires de la
résistance des matériaux, comme pour les poutres. Il en est de même

pour les cisaillements txz ,


ryz.

Equations simplifiées pour les plaques isotropes. Si


la matière est isotrope Ex G
on a =
Ey —
E, vx
=
vu
=
v, =

2(l + i')
'

Alors Dr =
Du =
D,C =
D]^-v d'où DXV = D

D=Y2^~^y (18a)

L'équation différentielle de la surface élastique peut s'écrire

~8x*+ + (24a)
exzdy2 ~w "j

A A V A
S2 ë2
ou AAw = -f~ avec J =-—
+ _.

1) dx* 8 y2

17
C'est l'équation bien connue de Lagrange. Les formules des moments
et des efforts tranchants se simplifient également et deviennent

*.--»&+'w) <19*> '--Ht?*'**) ,20a)

Conditions au contour de la plaque. L'équation diffé¬


rentielle de la surface élastique admet une infinité de solutions. La
solution réelle d'un problème donné celle
qui remplit les con¬
sera

ditions au contour. Nous nous bornerons à l'examen de plaques à


contour polygonal et nous prendrons l'axe des y parallèle au bord

considéré d'équation x a. Les principaux cas qui se présentent


=

sont les suivants:

a) Côté complètement encastré. Les déformations sont nulles le

long de ce côté et le plan tangent à la surface


élastique se confond
avec le feuillet moyen non déformé. Ce qui s'exprime par

w«°-° I (£L-° ,25>

b) Côté simplement appuyé. Comme sous a) le déplacement est

nul tout le long du bord. Le moment de flexion Mx doit l'être aussi.


Comme w identiquement nul le long du côté, ses
est dérivées en y
le sont également et l'on a les conditions suivantes

<*»-•-° I (fSL-° ,26)

ou aussi (w)a:=a = 0 [A w)x=a = 0

En effectuant le calcul, on voit que le moment de torsion Mxv ne

disparaît pas au bord comme l'exigerait une théorie exacte. Il reste


des tensions Txy. Du point de vue de l'équilibre ces couples de
torsion sont équivalents aux moments produits par des efforts
verticaux de grandeur Mxy et dont le bras de levier serait dy.

D'après le principe de B. de Saint-Venant les perturbations appor-

18
w«»dy (M-y+n^dyjdy M.Jf M„"y + —^*dy

Fig.4

tées par la substitution du second système au premier sont purement


locales. La figure 4 montre que l'on obtient une réaction d'appui

dMxy
supplémentaire qui vaut La réaction d'appui totale est alors
8y

dM*v d3 iv _
83 w
V O

,.
n
v
-
i = _

*d*-W + »*D*)iïï? (27>

Si en un point du contour le moment de torsion présente une dis¬

continuité, un saut brusque, par exemple de Mxyl à M^, on obtient


une réaction d'appui concentrée qui vaut Mxyl Mxyt. Ce cas se —

présente dans les coins. Si ce coin est à angle droit, à cause de


l'égalité txv=tvx, il se produit une réaction concentrée ZMxy.
c) Côté libre. Le moment de flexion Mx doit être nul. L'effort
tranchant Qx et le moment de torsion
Mxy devraient l'être aussi.
Comme vu sous b) les hypothèses simplificatrices admises ne per¬
mettent pas de remplir ces trois conditions. L'artifice étudié con¬

duit à grouper les deux dernières conditions en une seule, celle de


la réaction totale. .

D'où Mx =
Vx = 0 (28)
Plaque /82w S2w\ I \d3w e3w
i|
_

+ (2-v) =0 (28a)
isotrope 8x8y2

Moments principaux. On passe des moments Mx, My, Mxv


tensions correspondantes ax, ay, rxy par une même proportion.
aux

Les formules de transformation de l'élasticité bidimensionnelle


sont donc applicables aux moments. En particulier les directions
des moments principaux, directions pour lesquelles les moments
M. de torsion s'annulent, sont données par
xy

2MX
lxy
tg2j8 = -

(29)
M„-M„

19
ef MX2 =

"*Y -

± i 1(M*-Mv)2 + 4M%> (30)

Domaine d'application de la théorie des plaques


orthotropes. A part les matériaux à peu près orthotropes comme
le bois, cette théorie est surtout appliquée par analogie à des milieux
discontinus fléchis: dalles en béton armé,, plaques raidies par des
nervures perpendiculaires entre elles, en acier ou en béton, tôles

ondulées, etc. Il s'agit d'un calcul approximatif, d'autant plus


proche de la réalité que les discontinuités sont relativement faibles.
La détermination des constantes Dx, Dy, Dxy est- souvent difficile.
On a alors retours à l'expérimentation. Comme cette question

dépasse le cadre de notre étude, elle ne sera pas étudiée plus avant14).

3° Equations générales de l'élasticité bidimensionnelle,


en particulier celles des parois minces

On distingue deux états d'élasticité bidimensionnelle:

L'état de tension à deux dimensions. Les contraintes non nulles

sont alors toutes parallèles à un plan. Si l'axe z est normal au plan,


on a0z Tzy
= =
Tsx
= Seules restent les tensions ax, ay, Txy
O. ryx.
=

Ceci est le cas d'une paroi mince, tout au moins si les forces appli¬

quées au contour dans le plan équidistant et les contraintes se dis¬


tribuent uniformément sur l'épaisseur. Celle-ci, par définition, doit

être faible par rapport aux autres dimensions afin que la variation

des tensions dans l'étendue de cette épaisseur soit négligeable.


déformation à deux dimensions. Il existe dans un corps
L'état de

cylindrique de grande longueur, sollicité par des forces perpen¬


diculaires à ses génératrices et ne variant pas sur toute la

longueur. Alors que dans l'état de tension plane les faces peuvent
gauchir, dans l'état de déformation plane les sections transversales
restent planes.

14
exemple: M. T. Huber, op. cit. à la note 13, ou les
On consultera par
divers articles de Der Bauingenieur, 1923, 24, 25, 26; Timoshenko op. cit.
à la note 10 ; W. Cornélius, op. cit. à la note 2 ; R. Mayer: Die Kurpfalzbrûcke
iiber den Neckar in Mannheim, Der Stahlbau, August 1952.

20

/
L'état de déformation à deux dimensions ne sera pas étudié plus
avant. Remarquons cependant que, si les forces massiques sont

constantes, les équations sont valables aussi bien pour l'état de-
tension que pour l'état de déformation plane. Même dans le cas

général, la différence entre les deux états est faible. Il est bien
entendu que az s'annule dans le cas d'une paroi mince alors que ez,
la dilatation de l'épaisseur, est variable; dans l'état de déformation

plane, au contraire, e, est constant et as fonction des autres con¬

traintes.
Pour établir les équations de correspondance qui régissent l'état
de tension plane, faisonsquelques restrictions:
1. Forces appliquées. Elles agissent toutes sur le pourtour de la
paroi et pas à l'intérieur.

2. Forces massiques. Ce sont seulement celles de la pesanteur.


3. La surface de la paroi est simplement connexe, il n'y a pas de
cavités intérieures.
i. La matière est supposée homogène mais pas nécessairement iso¬

trope. On étudie le cas plus général de la paroi orthotrope.

Comme les forces appliquées et les contraintes sont admises uni¬


formes dans l'étendue de l'épaisseur, il est permis de prendre celle-
ci égale à l'unité; h disparaît des calculs et l'on raisonne unique¬
ment sur les tensions.

Conditions d'équilibre du parallélipipède élémen¬


taire. La figure 5 montrequ'on doit avoir les relations

dax ffVw _ff// fl£//


,
= 0 ,

P J
Bx By By Bx

où p est la masse spécifique et g, l'accélération de la pesanteur.


Ces équations sont satisfaites si l'on pose

B2 F d2F ô2 F
°* =
(31) CT" (32) <33>
^-Bxlïy-^-*
=

W ^

La fonction F estappelée fonction de tension d'Airy. On verra

plus loin qu'il ne s'agit pas d'un simple artifice de calcul, mais
qu'on peut en donner une interprétation mécanique.

21
T"+-iïdx

3y

CTy+-âydy

Fig. 5

Condition de compatibili té. Commeleproblème de la plaque


fléchie, celui de la paroi mince est hyperstatique : les deux équations
d'équilibre ne suffisent pas à déterminer les trois contraintes incon¬
nues ax, au, rxy. On doit introduire une condition de déformation

qui s'exprime par l'équation de compatibilité. Les relations (7),


(8) et (9) montrent que les trois dilatations linéaires et angulaire
ex, y, yxy ne sont pas indépendantes, puisqu'elles sont exprimées
par les deux fonctions u et v. Elles doivent remplir la condition
évidente
8°- YxV
0 (34)
8 y2 8x2 8x8y

Les équations (13), (14) et (15) permettent d'exprimer les dilata¬


tions en fonction des contraintes et donc de la fonction d'Airy
grâce à (31) (32) (33). On obtient

1 82F 82F 1 82F v 82F


(35) <*v
= ir-*zï-^--tt
(36>
Ex 8y2 Ey 8x2 8x2 Ex 8y2
Ey

-Yxu
=

^-(jZT7. + PS
*) (3V)

(34) devient alors

8iF
"> »
(38)
8x28y2 8y*

22
EXEy
——v-
M V^_ Vy\
avec Exy =
\GxV
_

&
\xy Ex Eyl
Gxu 0
Si la matière est isotrope, Ex =
Ey=E, vx
=
vy
=
v,
= =

et
d*F d*F d*F
-f4+2^t^ + -^- = 0 (38a)
ox* ôxioyi dyr

Si l'on trouve une fonction F solution de (38)15) et satisfaisant aux

du contour dont il être question, les con¬


conditions le long va

traintes seront déterminées du même coup par (31) (32) (33).

Conditions au contour. On distingue deux problèmes diffé¬


rents:

Le problème tensions, le plus important, lorsque la distri¬


aux

bution des forces appliquées est donnée tout le long du pourtour.


Le problème aux déformations, quand on impose les déplacements
du contour.
Problème aux tensions. Considérons d'abord le cas où les forces

massiques sont nulles. On suppose d'autre part que le contour est


au côté examiné. Si l'on
polygonal et l'on prend l'axe y parallèle
décompose les forces appliquées selon les axes de coordonnées, on
obtient une tension normale o-x° et un cisaillement t^ La fonction .

F doit donc remplir les conditions

FF „
PF
x *»
dy* dxdy

Sous cette forme, le problème est difficile à résoudre et il serait plus

avantageux de connaître, le long du côté, F et -—. Remarquons

que le plan de référence de la fonction F peut être choisi quel¬


conque. En effet une fonction F' —

F+Ax + By + C, où A, B, C
sont des constantes arbitraires, satisfait les relations et donne les

mêmes contraintes que F. On a ainsi le droit de prendre en un point


seul, de la paroi de pourtour, F 0,
quelconque, et en un ou son =

SF BF d*F e (BF\ 0
suggèrent
,
.

T
,. 0
0- Les "étions =
-ri
^(^)
=
= =
ax\
^ ë7 w

15) Si la paroi est soumise à des tensions d'origine thermique ou à d'autres


contraintes internes, le terme de droite de l'équation (38) est différent de 0.
Ce cas sera étudié au chapitre quatrième, équation (71).

23
immédiatement une analogie avec la
statique appliquée. La dérivée
seconde d'un moment est en effetcharge, au signe près; la
une

dérivée première d'un effort tranchant, également.

Au
signe près, la variation de la fonction d'Airy F le long d'un
bord rectiligne parallèle à y est égale à celle du moment provoqué par
des forces normales au bord, de grandeur ax°. De même la variation

de la tangente =— est égale à celle de l'effort tranchant provoqué jxir

des forces normales au bord de grandeur txu .

Cette propriété est aussi valable le long de toute droite inté¬


rieure, et même, de façon générale, pour une courbe. Partant
d'un point quelconque du contour où, grâce à la remarque énoncée

plus haut, on fixe arbitrairement F et ses dérivées on


r -—, -—,
ô x d y

déterminera facilement par les méthodes ordinaires de la statique


8F
appliquée les valexirs de F et de sa dérivée (normale au contour)
^—
tout le long du pourtour. En revenant point de départ on doit
au

retrouver les valeurs admises au début, qui donne un contrôle.


ce

Passons rapidement en revue les divers cas qu'on rencontre:

Contour rectiligne complètement libre: F est linéaire, -tt— constant.

Bord sollicité uniquement par des efforts normaux: est constant


^—
tandis que F varie comme le moment des forces appliquées. Bord
soumis à du cisaillement pur: F est linéaire (la pente est donnée
rr
p,

par la tangente initiale connue), »— varie comme l'effort tranchant

provoqué par des forces normales égales aux cisaillements.


Des forces concentrées ou discontinues n'apportent aucune diffi¬
culté spéciale puisque leur moment et leurs efforts tranchants se

calculent sans autre.

Si l'on considère les forces massiques de la pesanteur, la seule


différence et que
g— 1-^—1 = —

tx° —

p g x. Il faut tenir compte du

terme supplémentaire en déterminant l'effort tranchant.


Problème aux déformations. Ce cas moins fréquent se rencontre
notamment quand la paroi mince est liée à un autre élément, une

nervure par exemple. Si cette nervure est supposée incompressible,

ses dilatations longitudinales seront nulles, ainsi que celles de la


ey

24
les efforts appliqués sont nuls aussi
paroi. Si de plus normaux eux

0. De plus, F est
(ctx =
0) la relation (14) entraîne o-y =
0, ou
-^
=

linéaire. Le bord se comporte alors comme plaque mince


celui d'une

simplement appuyée. Des conditions du même genre apparaissent


dans l'étude de la largeur utile des dalles de compression des poutres.
Parfois on rencontre des problèmes mixtes, les conditions au

contour renfermant à la fois des tensions et des déformations.

étant
Tensions principales. La fonction d'Airy F connue

relations
en tous points, ax, ay, txj/ le sont également grâce aux

(31) (32) (33). Il est alors facile de déterminer la direction et la

grandeur des tensions principales. On sait que:

tg2|3 =
--^ (39a) orli8=Hk^±i ^(^T^jl^i^; {39b)
ax au

Domaine d'application de la théorie des parois


orthotropes. Comme pour les plaques orthotropes, on étudiera

surtout ainsi des milieux discontinus dont les éléments structuraux

sont perpendiculaires: tôles ondulées raidies ou non16), réseaux

divers, etc.

4° Analogie entre l'équation des plaques et celle des parois

La comparaison des relations (24) et (38) montre une analogie

frappante. Les problèmes des plaques et ceux des parois obéissent


à des équations différentielles du même type. Les conditions au
contour sont aussi semblables: dans le problème aux tensions de la
p, -fîi

paroi, la valeur de F et de -z— est donnée au bord, ce qui correspond


à une plaque encastrée. Dans le problème aux déformations, on

16) Cf. C. Weber: Ùber die mittragende Wirkung einer zweiaxial gowellten
Stahlplatte als Gurt von Tràgern, Der Bauingenieur, Màrz und Mai 1953;
Huber, op. cit. à la note 13; E. Schapitz: Festigkeitslehre fur den Leichtbau,
Deutscher Ingénieur Veriag, Dûsseldorf, 1951, p. 211. Voir aussi E. Chwalla:

Verôffentlichungend.DeutsehenStahlbau-Verbandes, 3'54, Kôln, 1954, p. 11.

25
peut obtenir, l'a vu plus haut, des conditions semblables
comme on

à celles d'uneplaque simplement appuyée.


On peut se représenter la fonction d'Airy comme la déflexion w
d'une plaque fléchie soumise à une charge nulle mais dont le pour-
O ET

tour est déformé (déplacements F et tangentes


^— fixés). Les con¬

traintes dérivées de la fonction d'Airy correspondent aux courbures


de la plaque le long de la fibre perpendiculaire à la direction de la
contrainte considérée. C'est donc la contrainte ax qui correspond
à la courbure le long des y et inversement. rxy se déduit, avec
inversion de signe, de la torsion géodésique de la surface élastique.
Les trajectoires des courbures principales de cette dernière, ses

lignes de courbure, sont les isostatiques de la paroi. La correspon¬


dance que nous venons d'établir est au fond la même que celle

employée sous 3° dans l'établissement des conditions au contour

(contrainte charge, =
d'Airy moment). L'analogie de
fonction =

Mohr apprend en effet qu'une ligne élastique ou l'intersection —

d'une surface élastique par un plan vertical est identique au —

moment des courbures ou, pour une poutre, des moments réduits

M
_
J_ '

EJ R
Alors que dans une plaque fléchie les courbures varient d'une

façon continue l'étendue, sauf dans le cas purement théo¬


sur toute

rique d'une charge concentrée, ce n'est pas toujours le cas pour


une paroi. Sur le pourtour, les courbures sont en effet données par

les forces appliquées qui peuvent présenter des discontinuités. La


deuxième dérivée de la fonction F sur le contour n'est pas continue.
C'est un cas limite. La surface élastique présente un point singulier,
ce qui complique l'analyse du problème. Nous aurons l'occasion de
revenir à cette question plus loin.

5° Problème mixte plaque-paroi. Grandes déformations des plaques

Considérons de nouveau figure 1, soumis cette fois


le corps de la

en même temps à des forces perpendiculaires aux faces et à des

forces situées dans le plan moyen. On a donc un problème de plaque


fléchie et un problème de paroi. En première approximation, on

26
peut les séparément et superposer les résultats. Ce procédé
traiter
n'est suffisamment précis que lorsque les déformations de la plaque
et celles de la paroi restent très petites et donc négligeables. Autre¬

ment il faut tenir compte de la dépendance réciproque. C'est ce que

nous allons faire brièvement maintenant.


Pour ne pas alourdir l'exposé, nous nous limitons à l'étude d'un
matériau homogène, isotrope et parfaitement élastique.

Influence des contraintes du plan moyen sur la

flexion de la plaque. moyen de la plaque fléchie n'est


Le plan
plus une surface neutre. On y trouve, comme d'ailleurs sur tous les
B*F dïF 8*F
autres feuillets, des contraintes <rr
W V dx*' Bxdy'
contraintes données par le problème de la paroi, et par suite définies

par une fonction de tension d'Airy selon les formules (31), (32) et
(33). Leurs résultantes sur l'épaisseur h de la plaque sont les efforts
normaux de cette dernière et valent

N^^=har Ny =
hou Nxy — h
rxy

Nyx —
h Tyx

Considérons un petit élément de la plaque sur lequel agissent les


efforts N définis plus haut (fig. 6a). A cause des déformations w

plw

dx=1

N.+^d*
ax
"•»* ax

*
a>
3x 3x 3y /

27
de la plaque, la résultante verticale ^ydes efforts N n'est pas nulle,
mais vaut:9)

82w 8Nxôw dNJC82iv d2w 8N.„8w


' 8N„, 82w
XU
Ar
d:
,
AT
+ -

Sx2 dx dx dx dx2 r"8y8x dx dy dx dydx


82w 8N„r div 8NVX 82w 82w 8N„ 8w 8N„82w
+ N - -

+ -

d,J + NVS7Â + -

+ -

dy
xydx8y dy 8x 8y 8x8y 8y2 dy dy 8y 8y2

dN d*-w
En négligeant les infiniments petits d'ordre supérieur en

et en introduisant la fonction F on a:

(82F 82w 82F 82w 82F 82w\


0
Pi
_

\dy2 dy2)
~
'
8x2 dxdy 8x8y dx2

. .
8iw _,
8*w 8lw
(24a) devient -k~t + 2
a za 2
+ ^~?
dx* dx2dy* dy1

82F 82w d2F 82w 82F 82w\


h_(-p_ 0 •

+ (40a)
8xdy 'ex 8y dx2 dy2

Influence des déformations du plan moyen sur les

tensions de la paroi. Dans la théorie des plaques fléchies, nous


avons négligé les déplacements u0 et v0 du plan moyen. Cette hypo-

-dx

3u .

ut-==dx
3x

Fig. 6b

thèse doit être abandonnée dans notre cas, puisque le plan moyen
n'est plus une surface neutre. La figure (6b) montre un élément

linéaire AB de ce plan suivant la direction x. L'allongement dû au

28
déplacement u vaut (*—) d x, celui dû à la déformation w vaut

\ (^fdx puisque A^BX = AB


[l2 (|f)2]1/s-
+ L'allongement uni¬

taire est par suite eI= ^ + ô (â—) • ^u neu ^es relations (7), (8)
et (9) on obtient finalement

Su l/dw\2 cv 1 I8w\2 _ôu 8v 8w 8w


+ + +
+
\8x) " y-ri/
=

Jy \"F*/"/ 8~y ~8x Jx 8~y


~

Fx 2 2

Comme auparavant ces dilatations, exprimées par les deux seules


fonctions u et v, ne sont pas indépendantes et la condition de com¬

patibilité, qui est le pendant de la formule (34), s'exprime par

8y
2
8x2 8x8y \8x8yj 8x2 8y2

Les équations (35), (36) et (37) demeurent inchangées, sauf que


'

la matière est isotrope. En


Ex =
Ey, vx
=
vy, g = -

puisque
les substituant dans l'équation de compatibilité (34a) on trouve

8*F 8*F 8*F _


\2 82w c2w
E (40b)
a
y- 2 1 =

dx* 8x2dy2 8tf 8x8y)


(82w 8x2 8y2

Les équations (40 a) et (40b)17) et les conditions au contour déter¬

minent les deux fonctions w et F. Leur connaissance permet, grâce


aux formules (19a) à (23a) et (31) à (33), de calculer les contraintes
en chaque point.
Les fonctions iv figurent à la fois dans les deux équations
et F

différentielles. Leur intégration est en général très difficile. Nous


montrerons dans une application comment elle peut s'effectuer par

approximations successives.

17) Ces équations ont été établies par Encyklopadie Th. von Karman;
der mathematischen Wissenschaften, Band IV, 2, II, Leipzig, 1910. A.Fôppl
avait étudié auparavant les grandes déformations d'une plaque très mince,
dont on peut négliger la résistance « la flexion; voir A. Ffippl: Vorlesungen
ùber technische Mechanik, Band 5, Leipzig, 1907.

29
Le problème général que nous venons d'exposer contient plu¬
sieurs cas particuliers importants.

Grandes déformations
des plaques minces fléchies.
Même si les forces appliquées sont toutes perpendiculaires au plan
moyen de la plaque, l'équation (24a) n'est plus applicable quand
les déformations w ne sont pas petites par rapport à l'épaisseur h.
Cette restriction avait été expressément énoncée au début du para¬

graphe 2°. On emploiera alors les équations générales (40a) et (40b),


précisées par les conditions au contour.
Si la plaque est très mince et que ses déformations sont plusieurs
fois plus grandes que l'épaisseur h, on peut négliger la résistance
de la plaque à la flexion et poser D 0. L'équation (40b) reste
=

inchangée mais (40 a) devient

p 82F 82w 82F 82w 82F82w


_£_ _j

t
n
. .
2 = 0
h 8y2 8x2 8x8y 8x8y 8x2 8y2

C'est l'équation d'une membrane.

Voilement plaques minces. Dans ce cas, les forces


des
données sont toutes dans le plan moyen. Si ces forces sont des
compressions, l'équilibre peut cesser d'être stable. A côté de son
état initial non déformé, la plaque peut prendre une position voisine
déformée; l'équilibre est alors assuré par les efforts pt dont nous
avons parlé. Pour cela, il faut que les charges données aient une

certaine valeur appelée charge critique.


Au début du phénomène de voilement, les déformations de la

plaque sont très petites, théoriquement même infiniment petites.


Leur influence sur la répartition des contraintes ou de leurs résul¬
tantes Nx, Nv, Nxy est négligeable. Celles-ci sont déterminées par

l'équation (38a). Les solutions obtenues sont introduites dans


l'équation (40a) qui, à elle seule, permet de résoudre le problème.
Si l'on veut étudier le comportement postcritique de la plaque,
on ne peut plus négliger l'influence des déformations sur la répar¬

tition de Nx, Ny et Nxy. On emploiera conjointement (40a) et (40b).

30
CHAPITRE DEUXIÈME

Résolution des équations différentielles des plaques et des


parois minces par la méthode du polygone funiculaire

1° Introduction

Les difficultés d'une résolution purement mathématique des


équations différentielles des plaques et des parois minces ont été
soulignées dans l'avant-propos. Le praticien a l'habitude de parler
moments, efforts tranchants, flèches; les connaissances lui font par¬
fois défautqui seraient nécessaires à la compréhension des dévelop¬
pements analytiques complexes. En désespoir de cause il se résout
souvent à l'emploi de procédés très approximatifs. Pour une plaque

par exemple, on répartira les charges par égalisation de la flèche


médiane.
La méthode exposée dans ce chapitre n'a recours qu'à des
notions simples de la
statique appliquée et à des calculs élémen¬
taires. Elle donne néanmoins une solution précise des problèmes

posés.
L'analogie établie
chapitre précédent entre les plaques et les
au

parois minces va nous permettre de considérer ces deux problèmes

comme un seul et de nous attacher à la résolution numérique d'une

équation aux dérivées partielles du type

n
d*w a n
8iw _
Pw . .

.„„.
+ P(X>y)
*D>*8*ë? D'W
+
*>.»&
=
( }

Dx, Dxy, Dy sont des constantes dans toute l'étendue du domaine


considéré tandis que p, donné en chaque point, varie d'une façon
quelconque; pour les parois il est nul partout. La fonction w doit
de plus satisfaire à des conditions au contour imposées.

2° Relations fondamentales 8)
La propriété qui sert de base à la méthode du polygone funicu¬
laire est, comme on l'a vu dans l'avant-propos, la suivante: un

moment et sa charge sont liés par une relation différentielle du

31
deuxième degré. La fonction tu que géné¬
nous devons étudier est
ralement continue, ses dérivées aussi. Leur variation
correspond à
celle d'une charge répartie d'une façon quelconque, mais ne possé¬
dant pas de discontinuités ou de sauts brusques.
Pour chercher mathématiquement le moment d'une telle charge,

on procéderait à une double intégration. En statique appliquée, il

importe de connaître la valeur numérique du moment en un certain


nombre de points convenablement choisis qu'on appellera les nœuds.
Pour calculer le moment aux nœuds, on remplace les charges répar¬
ties par des forces concentrées aux points considérés et statique-
ment équivalentes, les charges nodales.

Aux nœuds, le moment des charges nodales doit être égal à celui
de la charge répartie donnée. Cette condition est remplie si les

charges .nodales sont les réactions d'appui de poutres simples secon¬


daires dont la portée vaut la distance entre les nœuds18). Pour cal¬
culer exactement ces réactions, il faudrait connaître la variation
de la charge répartie. La valeur de cette dernière étant donnée
souvent aux nœuds seulement, on en est réduit aux hypothèses.
On peut admettre soit une variation linéaire, soit une variation

parabolique entre trois points consécutifs19).

i
Pm-1
! Pm+I

m-1 m m+l

-Ax -if.

Fig. 7

18
) En effet, la résultante de toutes les forces à droite —
ou à gauche —

du nœud considéré est exactement la même. Entre les nœuds," le moment


de la charge répartie est augmenté de celui de la poutre secondaire. Le

diagramme des moments des charges nodales est le polygone inscrit à la


courbe réelle.

19) Cette méthode a été introduite par J. Wanke: Die giinstigste Form
des eingespannten Gewôlbes und die Bestimmung seiner Eigengewichts-
spannungen, Technische Blatter 1920.

32
Si l'on se borne au cas d'intervalles égaux entre les nœuds, on

trouve comme l'apprend la figure7:

Variation linéaire entre deux points consécutifs. Formule du trapèze

Km=~£- (Pm-l + ±Pm + Pm+l) (41 )

Variation parabolique entre trois points consécutifs. Il faut ajouter


la surface d'un secteur parabolique qui vaut d'après Simpson

2 I-3- (Pm-1 + ^Pm + Pm+l) ~

"g" (Pm-l 2Pm +Pm+l) \


+ =

"12" (~P<n-l 2,P-Prn+J


=
+

d'où la formule de la parabole

Km =

-j£ (Pm-i
+10 pm + pm+i) (42)

Aux points extrêmes, pour exprimer les conditions au contour, on

a besoin des charges nodales de la forme Km_x. On obtient

Formule du trapèze Km_x = ~

(2^^ + pJ •
(43)

Formule de la parabole Km_x = ~

(7 pm_1 + 6pm-pm+1) (44)

On voit sans peine que la formule de la parabole donne une meilleure


approximation que celle du
trapèze. Il faudra donc
l'employer de
préférence. Dans certains cas, par contre, on ne peut plus admettre
une variation parabolique. Par exemple, on peut savoir
que la
courbe présente à un nœud une pointe ou un saut brusque. H faut
introduire alors des charges nodales appropriées, comme on le
montrera dans les applications.
Les formules des charges nodales nous permettent de considérer

uniquement des charges concentrées aux nœuds. C'est la relation


liant ces charges verticales concentrées au diagramme de leurs
moments que traduit l'équation du polygone funiculaire. Considé¬

rons la surface des moments d'une poutre chargée par des forces
concentrées verticales. La figure 8a montre que l'équilibre n'est
satisfait que si

33
M-m —

Mm_i + Qm-l,m '


A
xm-l,m

où Q est l'effort tranchant, constant entre les nœuds.

De même on doit avoir pour le tronçon suivant:

Si les distances entre nœuds sont égales: A xm_Xm =A xmm+1-- -Ax,


on obtient, en éliminant l'effort tranchant par soustraction

-Mm_1 + 2Mm-Mm+1 =
Km-Ax (45)

C'est l'équation du polygone funiculaire.

Km • Pd»

Mm-1 Mj 4^ ""m Cf \r
ÛM

0m-1,m jm-1 m ; Qm.ijitl 0+dO


I I
-
dx
*"—AXm-\m H

Fig. 8 a Fig. 8b

Considérons maintenant un petit élément dx d'une poutre


chargée. On trouve d'après la figure 8b, en négligeant les infini-
ments petits de second ordre,

dQ, dM
=
-v =
Q
dx dx

En réunissant ces deux relations, on obtient l'équation différen¬


tielle bien connue du moment fléchissant

d2M
dx*
-V (46)

Ainsi, comme on l'a déjà dit souvent, la charge spécifique p est,


au signe près, la dérivée seconde du moment fléchissant.
Les mêmes conditions servent de base aux formules (45) et (46).

Ces équatioris ont donc la même signification et le polygone funi¬


culaire représente une relation différentielle du second degré. Ceci

34
est vrai non seulement pour des moments, mais pour une fonction

quelconque w20) et l'on peut écrire

">m-l
~
2 wm + wm+l = ^ * '
^m (w") (47)

On changé les signes puisque M" —p.


a =

Il existecependant quelques différences de principe entre les

relations (45) et (46). La formule analytique se rapporte à des fonc¬


tions continues et décrit leur variation sur tout le domaine. On
obtient le moment par une double
intégration et l'effort tranchant

Q = M' joue un rôle aussi important que la charge p = —M" ou le


moment M. On ne dit rien par contre sur la manière d'effectuer

l'intégration; la solution du problème dépend de la variation de la


charge.
Dans l'équation du polygone funiculaire n'interviennent que les

charges nodales et les valeurs des moments aux nœuds. On peut


tenir compte des particularités de la charge en adaptant les charges
nodales. D'autre part, l'effort tranchant Q a disparu de la relation,
son rôle est secondaire.
Dans le cas général quelquefois besoin de
de la fonction w, on a

connaître la valeur" de la dérivée par exemple pour première w',


exprimer les conditions au contour. La même analogie de statique
appliquée donne la valeur de w'. L'effort tranchant Q w' est facile =

à calculer à partir des moments M w et de la charge p w".= = —

D'après la figure 9

n —
m~-'"m-l i
Trdroit i \ s\ -'"m-"*»»—1 v-gauche t^\
m_1
~âx VKr>i-i\p)
ym=—2H£ Km yp>

20) Nous avons envisagé jusqu'ici les charges nodales K uniquement du


point de vue de la statique appliquée. Il est cependant possible d'en donner
l'expression mathématique exacte. La définition de la page 32, traduite en
langage analytique, permet d'écrire pour une fonction quelconque w(x),
l'origine des x coïncidant avec le point m (fig. 7)
m+i

^m[wM =

j^
\ j w{x)-(Ax + x)dx+ f w(x)-(Jx-a;)dxl =

«) —
l m

m+l m-l m+1

=
w(x)dx— ——

w(x)-xdx+ f w(a;)-xda:l
»»—1

35
Fig. 9

En passant aux w et en utilisant la formule du trapèze pour les


charges nodales, on obtient

Ax2
Ax-w'm_x =
wm- wm_1

(2 vfm_x + wHm) (48 a)

Ax2
Ax-w'm =wm-wm_1 + —ç-{w"m_1 + 2w"m) (48b)

La formule de la parabole donne •

A x m4_i =
wm- wm_i
——

(7 wC-i + 6«C -

w4+i) (49 a)

Ax-w'm =
wm-wm-i + ^|- (Swl.j + lOwl-wl^) (49b)

En calculant la moyenne pour w'-Ax k partir de relations du type


(48b)
f Axi
Ax-w'm=
wm-wm_1+—^- (w4-i + 2w"m)
Ax2
Ax-wm=wm+1-wm- 6
(2wm + wm+1)

ou (49b) Ax-wl„= wm-wm_1 + -2J-(3w'm-1+l0w'm-Wm+1)


Ax2
Ax-wm=wm+1-wm- 24
( -

wm_i +10 wm + 3 wm+1).

on obtient la même valeur

Ax2
Ax-wm =
\ (wm+1 -

wm_j) —^2 ^Wm+1 ~

Wm-^ (50)

36
On peut aussi exprimer la dérivée w' uniquement en fonction de w,

sans passer par les w". Si l'on admet que la fonction w' varie para-
boliquement, on peut écrire :

«Wi
~

Vi =

-jp
iw'm-i + *w'm + «Wi) (Simpson)
D'autre part :
Ax
wm
~

wm-\ =
To" (5 W-\ + 8 wm ~

U>m+l)
HT

Ax
ou aussi wm+1
-

wm = —

( -

u^ + 8 w,n + 5 wffl+1)
La moyenne donne

Wm-1 + Wm+1 ,
^ /
' '
x
wm =

+-J- (w»-l-tOm+i).

En combinant ces relations on obtient l'équation

W'm Wm+2^ ^61 ^


Ï2Zâ ^m_a
= ~~
8 M,m_1 + 8 M'm+1 ~

et d'autre part les formules de récurrence


(wm+2 + 4wm+1-5wn
2Ax
5tti„,,-4u)„.1-i»,
m+2
«W, =

2Jg
~m-2"Wt (51c)

Ces trois relations permettent de calculer la dérivée w' à partir des


w sur une ligne d'au moins quatre intervalles. La précision est moins

grande que par les formules précédentes (48), (49), (50). On a admis
en effet une variation parabolique des w' tandis qu'auparavant

cette hypothèse s'appliquait seulement à la fonction w".


Toutes les relations qu'on vient d'établir restent valables pour
des dérivées partielles. En particulier, l'équation (47) devient, si
l'on utilise la formule de la parabole

^-2Wm + Wm+1 = _

[(_l_+i 10
(_jj (_) J (47a)

»„_, -2„n + v,n+1 =

-^ [(w)nt 10
(_ )m+ (_) J (47b)

Et de même pour les dérivées deuxièmes et quatrièmes.

37
Connaissant la fonction w aux nœuds, on peut calculer ses déri¬
vées secondes et toutes celles d'ordre pair grâce aux équations (47).
Il suffit de résoudre un système d'équations linéaires. La valeur au

bord doit être fixée par une condition spéciale. Les dérivées d'ordre

impair sont fournies par les relations (49), (50) ou (51). L'équation
du polygone funiculaire (47) permet également de remplacer une
dérivée quelconque par une autre dont l'ordre est inférieur de deux
et en fin de compte d'exprimer une relation différentielle par les

valeurs de la fonction w seulement.


Contrairement à la formule aux différences7) wm_1

2wm + wm+1 =

=
Ax2-w"m, la relation (47) est absolument exacte. La simplification
n'intervient que dans le calcul du K(w"). On admet une variation

parabolique de w" et non de w.

3° Les divers procédés d'application de la méthode

Généralités. Pour commencer, on décrit le domaine étudié

par un réseau rectangulaire dont les lignes sont parallèles aux axes

de coordonnées. Toutes les mailles parallèles à l'axe des x ont la


même longueur A x, dans la direction des y les mailles valent
toutes A y. Il est bien évident que les surfaces rectangulaires sont

particulièrement faciles à traiter de cette manière, mais il est pos¬


sible d'étudier aussi des formes plus compliquées, comme on le

verra plus loin.


C'est aux nœuds de ce réseau que l'on équations
va remplir les
différentielles. Pour ce faire, on remplace les dérivées
partielles par
des relations entre les valeurs nodales de la fonction cherchée; ces
valeurs sont les inconnues du problème. On peut écrire en chaque
nœud les équations différentielles transformées, on obtient autant

d'équations qu'il y a d'inconnues. Ces équations algébriques sont


linéaires et leur résolution n'offre pas de difficultés. L'élimination
des dérivées peut se faire par divers procédés. Nous allons les
décrire brièvement, les développer séparément et les comparer pour

terminer.

Procédé explicite ou formel. Pour transformer les équa¬


tions différentielles (24), on se sert explicitement de l'équation du

38
polygone funiculaire (47). En écrivant les relations différentielles

sous la forme de „charges nodales" et en les combinant adroitement


on trouve des groupes ternaires de dérivées, semblables au membre
de droite de la relation (47 a), ce qui permet, grâce à la dite relation

(47), de réduire l'ordre des dérivées de deux. En fin de calcul, on

obtient des schémas fixes, valables pour tous les réseaux et de


forme semblable à ceux de la méthode aux différences. Les schémas
des bords, influencés par les conditions au contour, sont différents.
Les équations linéaires sont déterminées par les schémas, leur réso¬
lution fournit la valeur de la fonction aux nœuds. Il est alors aisé
de trouver les dérivées le long des lignes du réseau grâce aux
relations (47) expliqué en fin de 2°.
comme

Procédé implicite. Les inconnues sont comme auparavant


les valeurs de la fonction aux nœuds du réseau. Supposons qu'elles
soient connues. Il est facile alors de remonter aux dérivées secondes,
quatrièmes et mixtes. On se sert pour cela de l'analogie du polygone
funiculaire. La fonction connue est considérée comme un moment
dont on cherche la
charge, compte tenu des conditions au contour.
Cette recherche peut se faire en appliquant l'équation du polygone
funiculaire (47) comme on l'a vu en fin du procédé formel. On pour¬
rait aussi calculer les moments pour des charges unitaires séparément

en chaque nœud et résoudre


par rapport aux charges le système
obtenu.

Remarquons tout de suite une différence essentielle d'avec le


procédé formel. Le passage de la fonction à ses dérivées secondes
dépend du nombre de mailles, on n'obtient pas des schémas.
L'établissement des équations linéaires doit être refait pour chaque
cas particulier. D'autre part, chaque
équation renfermera toutes
les inconnues.
Les valeurs de la fonction w sont inconnues. Mais rien n'empêche
de la prendre successivement égale à 1 en chaque nœud et de cal¬
culer pour ces w unitaires les dérivées nécessaires comme plus haut21).
Les vraies valeurs de la fonction w sont celles qui remplissent l'équa-

21) Une fois les dérivées secondes connues dans les deux directions, on

peut remonter sans autre aux dérivées quatrièmes et mixtes. On a alors un

contrôle puisque =

^^ ^^.

39
tion différentielle et les conditions chaque nœud. On aux limites en

obtient donc de nouveau un système d'équations linéaires dont le


nombre est celui des nœuds du réseau. Ce système est simplement
moins facile à établir que par le procédé formel. Les solutions sont

rigoureusement les mêmes.


Au lieu de prendre comme inconnues les w, on peut aussi adopter

lese^-'â^'etc- )•

Procédé semi-formel. Avec certaines conditions au contour,

il n'est pas de trouver des combinaisons pour éliminer


possible
toutes les dérivées comme dans le procédé formel. On s'arrêtera

par exemple aux dérivées secondes. Les schémas renfermeront ces

dérivées. Pour les faire disparaître, on procédera comme dans la


méthode implicite en tenant compte du réseau.

4° Procédé formel. Etablissement des schémas

L'équation donnée (24) doit être satisfaite en tous les points du


domaine et l'on peut écrire la relation suivante entre les charges
nodales

».* (£)+«..* (,£?) + ». ' (£) - * W <«>»

Comme la fonction w est une fonction de deux variables, il faut


d'abord généraliser la formule des charges nodales. Si le réseau est
numéroté comme l'indique la figure 10, il suffit de concentrer

rm-2 rdl-l •m •m+1 •m+2


n+2
m-2.n42 m-l.n+2 m,n+2 m+t.n+2 m+2,n+2 t
f
n+1 il
m-2.n+t m-l.n+1 m.n+1 m+1.n+1 m+2.n41 |
f
n it
m-2,n m-1,n m,n m+1,n m+2,n ,

f
n-1
m-2,n-l m-1,n-l m, n-1 m-H,n-1 m+2,n-1 t

Ai
n-2 m.n-2 m+1,n-2 m+2,n-2
m-2,n-2 m-l,n-2 i
1
ix An Ax—• Ax
Fig. 10 - • — — —

2) Cf. Ch. Dubas, op. cit. à la note 9, p. 39.

40
d'abord, par exemple, parallèlement à la direction m, ce qui donne
en m —

1, n pour une fonction p (x, y)

Km-i,n(P) =

-yf (Pm-i,n+i + Wpm-i,n + Pm-i,n-i) de même

Km.n(P) =^f (Pm,n+l + Pm,n + Pm,n-l) ^C.

En appliquant alors la formule (42) le long de l'axe n, on obtient:

V
Km,nip) =

*44 (10025m(7l+10pm+1>re + 10pm>n+1+10pm_ljB +


+ 10 Pm, »-l + ÎWl, n+1 + Pm-1, n+1 + Pm-1, n-1 + Pm+1, n-l)

Ce qui peut s'écrire schématiquement

+1 +10 +1 Charge nodale


AxAy +10 +100 +10 parabolique
K(p) =
p
144 dans le plan
+1 +10 +1

Relation intermédiaire. Ecrite schématiquement sous

forme de charges nodales, l'équation (24b) devient

+1 +10 +1 +i +10 +1

+10 +100 +10 n diw\ +10 +100 +10 •

p
+1 +10 +1 («xdx* xu
dx2etf +10 +1

Nous allons transformer les trois termes de gauche grâce à (47). Le


premier terme devient, si l'on applique (47 a) aux dérivées qua¬
trièmes et deuxièmes avec

12 U82w\ /82w\ /&w\ 1


9

LU*V,»-1 U*Vm+J
_
_
"

Ax2 ~WL+
-

(îi?L+,,) wL+M« (47c)

+1 +10 +1 +i +1

+10 +100 +10


84w 12 Dx +10 -20
82w
+io
D, _
~ '

+1 +10 +1
dxi Ax2 +i
8x2
-2 j-,

La relation (47a) peut aussi s'écrire

41
144. .12 170* w\
{wm_,-2wm + wm+1) -j2
M:-^ [(j*)^ +
+
»(ËO.+(wU)-
En ajoutant cette égalité une fois sur les lignes n + 1 et n— 1, puis
dix fois sur la ligne n, on transforme le premier terme en

0 -1 0 +1 -2 +1

144 Dx
0 -10 0
82w 144.fi, +10 -20 +10

Ax2 0 -1 0
Sx2+ Ax* +1 -2 +1
w

Le troisième terme se transforme de la même façon. On permute


x et y. Quant au deuxième terme, il devient après un double
emploi des relations (47)

+1 +10 +1 +1 -2 •
+1

+10 +100 +10


diw 24 A, +10 -20 +10
82w
2.R,
+1 +10 +1 8x28y2 Ax2 +1 -2 +1

+1 -2 +1

288 Dr -2 +4 -2
W
A x2A y2 +1 -2 +1

On obtient donc la relation intermédiaire suivante

-î +1 -2 +1

144 D„ -10
82w 144 Dx +10 -20 +10
+
Ax2 -î
dx2+ Ax* +1 -2 +1
w

+1 -2 +1

144 J?CT 144 Dy


g
-2 +4 -2
•W +
(24c)
+1 -2 +1 Ay2~

+1 +10 +1 +1 +10 +1

82w 144 .Dy -2 -20 -2 +10 +100 +10


W =
V
+1 +10 +1 +1 +10 +1

On peut aussi écrire sous une forme très condensée

144L
F(w) =
-t—3-
-K" (P)

42
Pour éliminer les d2 qui restent, on écrit la relation (24c) un certain

nombre de fois en m,n et dans les autres nœuds. Près du bord, il


faut tenir compte des conditions au contour.

Schéma de calcul pour un nœud intérieur. Un tel

nœud n'est pas situé sur la première ligne du réseau, c'est-à-dire


celle qui est immédiatement parallèle au contour. La position
extrême du point considéré m,n est celle pour laquelle le contour

coïncide avec les lignes m + 2 ou n + 2.

Pour éliminer les 82, on écrit la relation (24 c) suivant le schéma

+1 +10 +1

+10 +100 +10

+1 +10 +1

Les calculs sont élémentaires et nous ne les reproduirons que


pour les deux premiers termes de (24c). Par raison de symétrie, il
suffit d'étudier les nœuds premier quadrant. On
du remarquera

qu'on écrit les relations (24c) d'après le schéma même des charges
nodales.

m + 1, m + 2, m + 1, m + 2,
Nœud m, n m + l,n m + 2,ru m, m + 1 m,n + 2
1 n +1 n +1 n+2 n +2

Termes en 8' w/d x'

100 fois en m, n -1000 -100

10 fois en m±l, n -100 -10

10 fois en m, n±l -10-2 -100 -10

1 fois en m ± l,n ±1 -1-2 -10 -


1

144 DjAx'-d'w/dx' -1020 -102 -200 -20 -10 -


1

(47) -*lii wDjAx' + 24-102 -12-102 + 24-20 -12-20 + 24 -12

Termes en 144 DjAx1

100 fois en m, n -2000 + 1000 -200 + 100


10 fois en mil, n + 100-2 -200 + 100 + 10-2 -
20 + 10
10 fois en m, »il -20-2 + 10-2 -200 + 100 -20 + 10
1 foisenmil.nil + 4-1 -2-2 + 2-1 + 10-2 -
20 + 10 + 2-1 -
2 + 1

\UwDjAx1 -1836 + 816 + 102 -360 + 160 + 20 -18 + 8 + 1

Z-yliiwVjAx* + 612 -408 + 102 + 120 -


80 + 20 + 6 -
4 + 1

On voit qu'il est facile de combiner (24c) pour obtenir des expres¬
sions en S2 de la forme 1, 10, 1 et d'éliminer ainsi les dérivées

43
secondes à l'aide de (47). Pour le terme en y2, on procède de la
même façon; le schéma est simplement tourné d'un droit. Quant
aux autres termes, ils ne contiennent déjà plus de dérivées et le
calcul est élémentaire. Pour simplifier, on multiplie à gauche et à

droite par —

.
On obtient ainsi les schémas (A) qui suivront.

Premières lignes du réseau. Conditions aux limites.


Dans le procédé formel, il n'est pas possible de tenir compte de
toutes les conditions au contour. Il faut faire certaines restrictions :

1. La plaque ou la paroi étudiée est rectangulaire. Les axes de


coordonnées x et y sont parallèles aux côtés, « et m aussi.

2. Le long des bords parallèles à y, les valeurs de 5— ou 5—j- sont


G OS G X

fixées. Les conditions des bords parallèles à x sont analogues.

On peut alors établir des schémas semblables aux schémas (A).


Le nœud considéré se trouve sur la première ligne intérieure du
réseau, donc la ligne m ± 1 ou n ± 1 coïncide avec le contour. Nous
ne donnerons pas le détail de l'établissement des schémas, mais
seulement le principe général des opérations. On peut se borner
à l'étude d'un bord parallèle à y. Le schéma pour le côté pa¬
rallèle à x s'obtient par rotation d'un droit et permutation de x et y.
Nous considérons les deux conditions au contour suivantes:

Condition au contour (B). Sur la ligne m —

1, —r donné23). Ce
qui peut s'écrire ,D2 »
/a, n\

Condition au contour (C). Sur la ligne m— 1, -—


donné. D'après
(49a), cette condition s'exprime pour un point à gauche par

144
a
. /8w°\ 144

Jx~*
144

4/1 x2

23) Ce cas a été traité en partant des mêmes bases mais par un procédé
très différent, cf. E. Amstutz: Genauere Differenzengleichungen zur Berech-
nung gebogener Platten, Schweizerische Bauzeitung, 20. August 1938.

44
Pour un bord
parallèle à x, les conditions correspondantes sont (B')
et (C). Sur la ligne m 1, le long du bord, les valeurs de w peuvent

être fixées ou inconnues. Dans le premier cas, il n'est pas nécessaire


de disposer d'équations pour les nœuds du contour. On introduit
les valeurs données dans les schémas. Dans le second cas, on doit
avoir des conditions supplémentaires pour les nœuds du contour.

Nœud sur la première ligne du réseau mais pas au

coin. Le processus d'élimination à partir de (24c), (52), (53) est

fixé par

+10 +1 -20

+100 +10
Condition (B) •(24c) (52)
+10 +1 -20

-1

+i

+16 +2

+160 +20 +102


Condition (C) (24c) (53)
+16 +2 +20

+1

Nœud au coin, à l'intersection des lignes m— l,n + l.

Condition (B) sur le bord m—l, condition (B') sur le bordn+1.


Cas (BB')
1-10 1-101 1-20 1-1
•(52')

+100 +10 -101


(24c) (52)
+10 +1 -20

Condition (C) sur le bord m —

l, condition (C) sur le bord n+l.


Cas (CC)
1+8 1+81 1+18 1+1
1+8 (53')

+128 +16 +81


(24c) (53)
+16 +2 +18

+1

45
Condition (C) sur le bord m —

\, condition (B') sur le bord n+1.


Cas {CB')
1-16 [-162 1-36 1-2
!+10

(52')

+160 +20 +101


(24c) (53)
+16 +2 +20

+1

On obtient ainsi facilement les schémas correspondants.


4

Récapitulation des schémas du procédé formel.

L'équation aux dérivées partielles


d*w
n +
x
dxi xv
dx^dy2
écrite au nœud m,n d'un réseau, peut être remplacée par une

équation linéaire entre les valeurs des w aux points voisins. Les
schémas qui vont suivre donnent les coefficients de l'équation. Les
lignes et les nœuds du réseau sont numérotés comme indiqué à la

figure 10. Les axes de coordonnées x et y sont respectivement pa¬


rallèles à w et m.

Nœud intérieur m, n. (Les lignes m + 1, n ± 1 ne coïncident pas


avec le contour.)

Schéma (A)
Indépendant des conditions au contour

+1 -4 +6 -4 +1 +1 +8 -18 +8 +1

+20 -80 +120 -80 +20 +8 +64 -144 +64 +8

m +102

+20
-408

-80
+612

+120
-408

-80
+102

+20
-18

+8
-144

+64
+324

-144
-144

+64
-18

+8

+1 -4 +6 -4 +1 +1 +8 -18 +8 +1

'

+1 +20 +103 +20 +1 +i +20 +102 +20 +1

-4 -80 -408 -80 -4 +20 +400 +2040 +400 +20

fê) +6

-4
+120

-80
+612

-408
+120

-80
+6

-4
w =
Ax2Ay2
144.
+102

+20
+2040

+400
+10404 +2040

+2040 +400
+102

+20

+1 +20 +102 +20 +1 +1 +20 +102 +20 +1

46
Alors que le schéma précédent (A) est valable en général, les sché¬

mas suivants qui renferment les conditions au contour ne sont

établis que pour des parois ou des plaques rectangulaires. On envi¬

sage les conditions au contour suivantes:

(B) Sur les côtés parallèles à y, dérivée seconde =-^


donnée.

(B') Sur les côtés parallèles à x, dérivée seconde donnée.


j—¥

(C) Sur les côtés parallèles à y, dérivée première -=— donnée.

(C) Sur les côtés parallèles à x, dérivée première -?— donnée.

Nœud m,n sur la première ligne intérieure du réseau. (La ligne


m—l coïncide avec le bordparallèle à y.) Conditions au contour
(B), (C)

Schéma (B)

d2w°
Sur la ligne m —
l, dérivée donnée
dx2

-2 +5 -4 +1 +10 -19 +8 +1

-40 +100 -80 +20 +80 -152 +64 +8

-m -204

-40
+510

+100
-408

-80
+102

+20
w + 2D.xv
-180

+80
+342

-152
-144

+64
-18

+8

-2 +5 -4 +1 +10 -19 +8 +1

+10 +101 +20 +1

-40 -404 -80 -4

+D l^Y +60 +606 +120 +6


w =

-40 -404 -80 -4

+10 +101 +20 +1

+10 +101 +20 +1

-20 +200 +2020 +400 +20

d2w° Ax2Ay2 +1020 +10302 +2040 +102


=
DxAy2 dx* 144
•v
+200 +2020 +400 +20

+10 +101 +20 +1

47
Schéma (C)

Sur la ligne m —

1, dérivée ——
donnée
Sx

-11 +18 -9 +2 +16 -30 +12 +2

-220 +360 -180 +40 +128 -240 +96 +16

-m -1122

-220
+1836

+360
-918

-180
+204

+40
w+2D3.
-288

+128
+540

-240
-216

+96
-36

+16

-11 +18 -9 +2 +16 -30 +12 +2

+16 +162 +36 +2

-64 -648 -144 -8

AxV +96 +972 +216 +12


+
MM) w =

-64 -648 -144 -8

+16 +162 +36 +2

+6 +16 +162 +36 +2

+120 +320 +3240 +720 +40

ôw° Ax*dy2
-".($' +612 +1632 +16S24 +3672 +204
.

•v
+120 +320 +3240 +720 +40

+6 +16 +162 +36 +2

Pour la ligne m +1 les schémas sont symétriques. Si les lignes n ± 1

coïncident avec les bords, on tourne les schémas de \ et permute


x et y.

Nœud m, n au coin. (La ligne m — 1 coïncide avec le bord pa¬


rallèle à y, la ligne n + 1 avec le bord parallèle à x.) Conditions au

contour (B) (C)


Schéma (BB')
e2w°
Sur la ligne m— 1, dérivée donnée
dx2

Sur la ligne n+ 1, dérivée donnée


8y2
1-20 +50 -40 +10 1+100 -190 +80 +10

-m -202

-40
+505

+100
-404

-80
+101

+20
w + 2Dr
-190

+80
+361

-152
-152

+64
-19

+8

-2 +5 -4 +1 +10 -19 +8 +1

48
1-20 -202 -40 -2 1-10
AxV +50 +505 +100 +5 -101
82vf
+A w =
DxAy*-
'UJ -40 -404 -80 -4 -20
8x2

+10 +101 +20 +1 -1

1+100 +1010 +200 +10

'-101 I-20 '-1 iv» Ax2Ay2 +1010 +10201 +2020 +101


+ nu.a**.±*> 8 y'
+-
144
-•

•v
+200 +2020 +400 +20

+10 +101 +20 +1

Schéma (CC)

8w°
Sur la ligne m —

1, dérivée ——
donnée
°
8x

8vP
Sur la ligne n+1, dérivée ——
donnée
dy

1-88 +144 -72 +16 1+128 -240 +96 +16

D,
m -891

-198
+1458

+324
-729

-162
+162

+36
-240

+96
+450

-180
-180

+72
-30

+12
w

-11 +18 -9 +2 +16 -30 +12 +2

1-88 -891 1-198 -11 1+48

AxV
]y\Ay)
+144

-72
+1458

-729
+324

-162
+18

-9
w
-"m +486

+108
8x
Ax

+16 +162 +36 +2 +6

i—y 1+48 +486 1+108 +6


8w°
»
Ay
"Uy) II ~8y~

1+128 +1296 1+288 +16

Ax2Ayz +1296 +13122 +2916 +162


+
144
+288 +2916 +648 +36

+16 +162 + 36 +2

49
Schéma (OB')

Sur la ligne m —
1, dérivée -?— donnée
ôx

d2uP
Sur la ligne n+1, dérivée -^—5-
donnée
Si/2

1-110 +180 -90 +20 1+160 -300 +120 +20

W -1111 +1818 -909 +202 -304 +570 -228 -38


w
fl-0 -220 +360 -180 +40 +128 -240 +96 +16

-11 +18 -9 +2 +16 -30 +12 +2

1-32 -324 -72 -4 +60

AxV ±^-a-Ja;
Miï)
+80

-64
+810

-648
+180

-144
+10

-8
W
-m +120
dx

+16 +162 +36 +2 +6

+160 +1620 +360 +20

Ax^Aifi
-16 1-162 1-36 -2
d2w° y +1616 +16362 +3636 +202
+ DvAx*' -+-
144
P
I dy* +320 +3240 +720 +40

+16 +162 +36 +2

Pour les coins des autres quadrants on prendra les schémas symé¬
triques.
0
Cas particulier important
Matière isotrope Dx=Dxy=Dy=D. Mailles carrées Ax=Ay.
Schéma (A)*
(pour ce cas particulier, on a gardé la même désignation des schémas
mais on" a ajouté un astérisque *) \

+4 +32 +72 +32 +4 +1 +20 +102 +20 +1

+32 -32 -576 -32 +32 +20 +400 +2040 +400 +20

+72 -576 +1872 -576 +72


Ax* +102 +2040 +10404 +2040 +102
W =
P
144D'
+32 -32 -576 -32 +32 +20 +400 +2040 +400 +20

+4 +32 +72 +32 +4 +1 +20 +102 +20 +1

50
Schéma (B)*

+28 +68 +32 +4 +10 +101 +20 +1

+80 +32
"

-608 -32 -20 +200 +2020 +400 +20

-504 +1800 -576 +72 -102


62w° Axi +1020 +10302 +2040 +102
+
8x* 144D
'

+80 -608 -32 +32 -20 +200 +2020 +400 +20

+28' +68 +32 +4 +10 +101 +20 +1

Schéma (C) *

+37 +120 +51 +8 +6 +16 +162 +36 +2

-28 -768 -132 +64 +120 +320 +3240 +720 +40

-1602 +3888 -1134 +144 +612


8w° Ax* +1632 +16524 +3672 +204
w
+ÏUD' p
=

~dx~
-28 -768 -132 +64 +120 +320 +3240 +720 +40

+37 +120 +51 +8 +6 +16 +162 +36 +2

Schéma (BB') *

+160 -532 +80 +28 -10

-532 +1732 -608 +68


82w°
dx*

+80 -608 -32 +32

+28 +68 +32 +4

51
+100 +1010 +200 +10

-101 -20 -1 a2u>° A a;4 +1010 +10201 +2020 +101


+Ja;2- + •

V
dy* 144D

+200 +2020 +400 +20

+10 +101 +20 +1

Schéma (CC) *

+80 -1227 -78 +37 +48

8tb°
-1227 +3816 -765 +120 +486
W = ' Ax
8x

-78 -766 -180 +51 +108

+37 +120 +51 +8 +6

+128 +1296 +288 +16

+48 +486 +108 +6 8w° .


Ax* +1296 +13122 +2916 +162
+ p
dy 144D

+288 +2916 +648 +36

+16 +162 +36 +2

*
Schéma (OB')

+178 -744 +78 +56 +60

+606
8w°
+3768 -1185 +136
-1639
W = Ax
8x

-28 -768 -132 +64 +120

+37 +120 +51 +8 +6

52
+160 +1620 +380 +20

-16 -162 -36 -2 8aW° A& +1616 +16362 +3636 +202


+J*2 -
+ p
dy* 1442)

+320 +3240 +720 +40

+16 +162 +36 +2

Les termes de droite des schémas précédents ne sont exacts que


si les charges nodales-peuvent être calculées d'après la formule de
la parabole. Ceci n'est pas toujours le cas. Aussi nous allons donner
la forme générale des schémas des charges, schémas où ne figurent
charges nodales. Ces dernières peuvent ainsi être
que les calculées
séparément d'après la formule qui convient le mieux. Les relations
(52) (53)
et contiennent pas de termes de charges et à
ne partir
de la forme condensée de (24 c) on obtient facilement les

Schémas généraux des termes de charge


Remplaçant la dernièreexpression des schémas précédents :
(A)*

+1 +10 +1

+10 +100 +10


•AxAyK(p)
+1 +10 +1

(2?)a (ty
+10 +1 +16 +2

+100 +10 +160 +20


AxAyK(p) AxAyK(p)
+10 +1 +16 +2

{BB'Y (OC) a

+100 +10 +128 +16


AxAyK(p) AxAyK(p)
+10 +1 +16 +2

(CB'Y

+160 +20
AxAyK(p)
+16 +2

53
Les schémas que l'on vient de donner permettent d'établir sans

difficulté leséquations algébriques qui remplacent l'équation aux

dérivées partielles (24). Celui qui a déjà pratiqué la méthode aux

différences se retrouvera en terrain connu, puisque les schémas se

ressemblent extérieurement. Rappelons pour mémoire le schéma


de la méthode aux différences') correspondant à notre schéma (A)*.

+1

+2 -8 +2

+1 -8 +20 -8 +1

+2 -8 +2

+1

La seule différence est que, dans notre méthode, les chiffres ne sont

pas si simples et que les vingt-cinq cases sont remplies. Ces pro¬
priétés ne compliquent que peu la préparation des équations et
presque pas leur résolution.

5° Procédé formel et procédé implicite. Etablissement des tableaux

permettant de remonter des w connus à leurs dérivées

La résolution deséquations linéaires, résolution à laquelle nous


reviendrons en fin de chapitre, nous fournit les valeurs de la fonc¬
tion w aux différents nœuds du réseau. Pour les plaques, w est
l'ordonnée de la surface élastique. Mais ce qu'il importe de con¬

naître, c'est la grandeur des moments et des efforts tranchants. De


même dans les parois, la fonction d'Airy qui correspond à w est
moins intéressante que les contraintes. L'examen des formules (19)
à (23) et (31) à (33) montre que l'on a besoin des dérivées de la
fonction w. Il suffit d'ailleurs de savoir remonter des w aux w", car

les relations (48) à (51) donnent alors les w'. Pour les dérivées
d'ordre supérieur, on procède de façon identique en partant des
w" calculés.

54
C'est l'équation (47) qui sert de base à ce qui va suivre. Répé¬
tons-la en écrivant la charge nodale par la formule de la parabole

'

wm-l-2wm + m+l (wm_x + 10 wm + w^J (47 d)


~

12

Considérons maintenant une ligne du réseau à étudier. En tous


les nœuds de cette ligne, on connaît les valeurs de w,
on cherche

les w" correspondants. Ecrivons en chaque nœud intérieur la rela¬


tion (47d). Si la ligne contient n mailles, il y a n— 1 nœuds inté¬
rieurs et l'on peut écrire n 1 équations linéaires entre les w" incon¬

nus. Il manque encore deux équations pour les deux points extrêmes,

celui du bord gauche et celui du bord droit. Ces équations sont


déterminées par les conditions au contour. Ces dernières ont deux
formes possibles:

(I) la dérivée seconde w" est donnée sur les deux bords;
(II) la dérivée première w' est donnée sur les deux bords.

e2w
Par w" il faut entendre ^-^ ^-^ et de même
ou
s
pour w'.
sa? y2

U44x-

2*

l=64x


-H

-l=8dx

Fig. 11

Nous allons étudier des lignes contenant un nombre de mailles n

valant quatre, six et huit, ceci


pour les deux conditions au bord.
Les nœuds de ces lignes seront numérotés comme
l'indique la
figure 11.

55
Pour obtenir des tableaux généraux, le plus simple est de cal¬

culerséparément l'influence d'un w unitaire successivement en

chaque nœud, tous les autres w étant nuls. L'ensemble de ces

résultats donne les diverses lignes d'influence des w". Le principe


de superposition permet de résoudre tous les cas particuliers. En
appelant w"ik la valeur de w" au nœud i pour wk = 1 au nœud k,
tous les autres w étant nuls, on trouve

»
»

wi =
Zwik-wk (55)

Les tableaux des w"k se simplifient si l'on utilise la méthode de

décomposition des charges d'Andrée2i). Au lieu de conserver les


valeurs wk et wk., on considère d'abord aux nœuds symétriques
k et k* un w égal valant \(wk+wk,). En ces mêmes points, on

envisage ensuite un w de ±\{wk —

u>k,), le signe + se rapportant


au nœud k et le signe —
au k*. Le tout redonne bien wk en k et

wk. en k*, mais le premier cas est symétrique avec wk =


wk. et

wk=wk* tandis que le second est antisymétrique avec wk wk, et = —

wKk w"k,.
= —
Au lieu de résoudre les n+l équations d'une ligne,
compte tenu des équations au bord, on travaille avec un système
symétrique de
-^
+1 et un système antisymétrique de -=
équations,
ce qui plus simple.
est Dans les applications qui suivront, on fera

d'ailleurs usage général du procédé à?Andrée. Les


un w obtenus

seront donc déjà soit symétriques soit antisymétriques.

Condition au contour (I) dérivée seconde w" connue

au bord. Comme les dérivées secondes w[ et m£. sont connues,

les deux équations au bord tombent et seules les dérivées w" des

points intérieurs sont inconnues. Nous n'écrirons que les équations


pour le réseau à huit mailles, les autres pour quatre et six mailles
contiennent simplement moins de termes intermédiaires. En plus
de l'influence des unitaires, il faut aussi étudier l'influence des
w

dérivées au bord données w", et m\ ,.

**) W. L. Andrée: La méthode de décomposition des charges, Béranger,


Paris et Liège, 1925. Dans le cas symétrique wlk désigne alors la valeur de
vf au nœud i pour wk= 1 et wkt =1, les autres w étant nuls.

56
Pour le .réseau à huit mailles, on obtient les systèmes suivants:

Système symétrique

Inconnues Termes connus pour

w»* w," w4* w.' wt= 1 w2=l w3=l wi— 1 w5=l -HP

+10 + 1 +12n2 -24 n2 +12 ri2 -1

+ 1 +10 + 1 +12re2 -24 n2 +12n2


+ 1 +10 +1 +12n2 -24n* +12n2
+ 1 +5 +12n2 -12n2

Système antisymétrique

wt" w3" wt" w1=l w2=l w3=l w4=l w1'=l/P

+10 + 1 +12n2 -24 n2 +12n2 -1

+ 1 +10 + 1 +12n2 -24n2 +12n2


+ 1 +10 +12n2 -24 n2

On a mis dans les termes connus la lettre n qui indique le nombre


de mailles afin de pouvoir employer les mêmes systèmes pour les
lignes à quatre et six intervalles. On doit avoir l=n-A.
En résolvant les équations, on obtient les tableaux suivants.

Tableau (IJ. Quatre mailles, dérivée seconde w" donnée au bord

Cas symétrique24)

w1=w1.= l w2=w2.= 1 w3=l


w1" =
wï,= ljlî
w", w=0 partout
vo{ = = 0

+19,591837 -43,102041 +23,510204 -0,10204082


w3" -
3,918367 +47,020408 -43,102041 +0,02040816 l*

Cas antisymétrique

wx= —w1.= l w2= —w2.='l «,,"=-«£ =


1/P

w2* +19,2 -38,4 -0,1

57
Tableau (Ie). Six mailles, dérivée seconde tu" donnée au bord
r

Cas symétrique

w1=w1.= 1 tf>2 = M>2-=l w3=w3.= 1 Wi=l w',


'W]" = =
l/l2
w". w=0 partout
w{ = = 0

w2" +43,645361 -91,744330 + 53,443299 -


5,344330 -0,10103093
w3" -

4,453608 +53,443299 -102,432990 +53,443299 +0,01030928


+ 0,890722 -10,688660 +106,886598 -97,088660 -0,00206186

Cas antisymétrique

W1= —

Wy, = 1 tt>2= —Wy.= \ w3= -w3.= l

w~0 partout
w{— —

i«i'.=0

}i
+43,636364 -91,636364 +52,363636 -0,10101010
w3" -

4,636364 +52,363636 -91,636364 +0,01010101

Tableau (Ia). Huit mailles, dérivée seconde w" donnée au bord

Cas symétrique

Wj =
Wlt = 1 wi =
wt,= l w3 =
w3.= l wi =
wi.= \ ws = l w1"=w", =

=
1/1*
w1* = w", = 0 w =
0partout

+77,58384 -163,00604 + 94,06040 -

9,59800 + 0,95980 -0,10102062


w3" -
7,83837 + 94,06040 -172,60404 + 95,98000 -

9,59800 +0,01020621
+ 0,79983 -

9,59800 + 95,98000 -182,20204 + 95,02020 -0,00104145


-
0,15997 + 1,91960 -
19,19600 +190,04041 -172,60404 +0,00020829

Cas antisymétrique

wx =
u>2 = w3 =
M>4 =
W1" =

—w1.= l -w2.= l -w3.= l -te4.= l


-«£=1/Z2
wt"= —
w". = 0 w = 0 partout

w2" +77,58367 -163,00408 + 94,04082 -


9,40408 -0,10102041
w3" -
7,83673 + 94,04082 -172,40816 + 94,04082 +0,01020408
\l*
+ 0,78367 -
9,40408 + 94,04082 -163,00408 -0,00102041

58
Condition au contour (II) dérivée première w' con¬
nue au bord. Si c'est la dérivée
première w'qui est donnée, les
équations supplémentaires pour les points des bords sont fournies

par la relation (49a) qui peut s'écrire

/la;2
Wi Ax =
w2 —

wx—— (7w{ + 6w2" —

w3")

Comme auparavant il faut aussi étudier l'influence des dérivées


connues au bord, ici w' A x.

Pour le réseau à huit mailles, on peut écrire les systèmes sui¬

vants, ceux des réseaux à quatre et six mailles sont semblables.

Système symétrique

wt'Ax=
«v <' w3" wt" w5" w±= 1 w2=l w3=l Wi= 1 w5=l = 1

+1 +10 + 1 +12n2 -24n2 +12 n2


+ 1 +10 + 1 +12n2 -24n2 +12n2
+ 1 +10 +1 +12n2 -24n2 +12n2
+ 1 +5 +12n2 -12n2
+7 + 6 -
1 -24n2 +24 ra2 -24 n2

Système antisymétrique

w{ w2" w3" wt" wx= 1 w2=l w3=l w4=l wx' Ax= 1

+1 +10 + 1 +12n2 -24w2 +12n2


+ î +10 + 1 +12«2 -24m2 +12n2
+ 1 +10 +12n2 -24 n2 i!2
+7 + 6 -
1 -24n2 +24n2 -24n2

59
Tableau (IIJ. Quatre mailles, dérivée première w' donnée au bord25)

Cas symétrique

w1=w1.= l w2 =
w2.= l M>3=1
=
w[.Ax=l
w," =
w[. = 0 w=0 partout

-79,384616 +108,307692 -28,923077 -60,307692


+27,692308 -

54,153846 +26,461539 + 6,153846


l*
w3" -

5,538462 + 49,230769 -43,692308 -

1,230769

Cas antisymétrique

w1= —
wt.= 1 w2= -wa.= l WiAx =

w[.Ax = 1
w1'= —w{, = 0
w = 0 partout

< -78 +96 -60

w2" +27 -48 + 6

Tableau (II6). Six mailles, dérivée première w' donnée au bord

Cas symétrique

w1=w1. = l Wj = W2.= l w3 = «v=l w4=l wJ'Ax=


=
w[.Ax=l
w1' =
w'1. = 0
w=0partout

«k' -177,069768 +229,953488 -


66,279070 +13,395349 -135,348837
+ 61,534884 -114,976744 + 60,139535 -
6,697674 + 13,674419
w3" -
6,279070 + 55,813953 -103,116279 +53,581395 -
1,395349
+ 1,255814 -
11,162791 +107,023256 -97,116279 + 0,279070

Cas antisymétrique

10, =
—w1.= 1 w2= -to2. = l w3= —w3.= \ wî Ax =

—w[.Ax=X
wx'= —w[. = 0 w=0 partout

-177,037975 +229,670886 -63,569620 -135,341772


w2" + 61,518987 -114,835443 +58,784810 + 13,670886
w3" -

6,151899 + 54,683544 -92,278481 -

1,367089

25
) Alors que dans les tableaux (I) les termes étaient symétriques par

60
Tableau (II8). Huit mailles, dérivée première w' donnée au bord

. Cas symétrique

w1=to1. = l M>2 = W2.= 1 w3 =


w3.= l w4 =
w4. = 1 w6=l
=
wi,Ax=l
Wl'=w;.=o w—0 partout

te/ -314,76273 +408,55756 -115,44558 + 24,05638 -

2,40564 -240,61394
w2" +109,38136 -204,27878 +105,72279 -

12,02819 + 1,20282 + 24,30697


w3" -
11,05090 + 98,23023 -173,78230 + 96,22553 -
9,62255 -

2,45576
wt' + 1,12764 -
10,02349 + 96,10023 -182,22709 + 95,02271 + 0,25059
"i" -
0,22553 + 2,00470 -

19,22005 +190,04542 -172,60454 -

0,05012

Cas antisymétrique
w2= w3 =

v>iAx =

Wj. = 1 -w2.= l -w3.= l —

u>4. = 1 —

w'1.àx=l
v>î = —

w{. = 0 w =0 partout

-314,76215 +408,55243 -115,39642 + 23,57033 -240,61381


w2" +109,38107 -204,27621 +105,69821 -

11,78517 + 24,30691
w3" -

11,04859 + 98,20972 -173,58568 + 94,28133 -


2,45524
+ 1,10486 -

9,82097 + 94,15857 -163,02813 + 0,24552

Utilisation des tableaux. Dans le procédé formel, ces

tableaux servent à remonter des w, donnés par la résolution des

équations bâties sur les schémas, aux dérivées de w; ils permettent


ainsi d'obtenir les moments, contraintes, etc.
Dans le procédé implicite, les tableaux précédents, ou d'autres
analogues, sont utilisés pour établir les valeurs des dérivées entrant
dans l'équation différentielle (24) et partant, les équations algé¬

briques qui remplacent (24). Nous n'insisterons pas sur ce point,


car nous n'aurons
pas à appliquer le procédé implicite.

rapport à la diagonale principale, cette propriété n'est pas remplie pour les
tableaux (II). La loi de réciprocité w"t w"ki ne joue pas, ce qui ne
= doit pas
surprendre, car les w" ne sont pas des flèches.

61
6° Procédé semi-implicite. Etablissement de deux schémas

Leprocédé formel, on l'a vu sous 4°, ne permet pas de tenir


compte de toutes les conditions au contour. Aussi allons-nous mon¬
trer comment le procédé semi- implicite traite deux nouveaux cas:

D) Réaction d'appui Vx nulle au bord. Ce cas se présente dans


le bord complètement libre d'une plaque.

E) Effort tranchant Qx nul au bord. Si le bord libre de la plaque


doit avoir partout une tangente horizontale, le
^—^—
est nul et

par conséquent les réactions d'appui supplémentaires le sont aussi.


C'est donc simplement l'effort tranchant Qx qui s'annule au bord.

D) Réaction d'appui Vx nulle au bord, sur la ligne m. En se


bornant au cas de la matière
isotrope, la condition ^ 0 s'exprime =

par (28 a) e ^2 g2
,

(28a)
i[^-*4Y*
_
82w ._ .
82w _.

On pose +
J¥ {2-v)W=r
Alors la relation (48a) permet d'écrire

* *
A_x> (^ *
m +J m+i) — 0
m+1 m a
6

Comme la valeur de w varie sans fortes courbures aux environs


d'un bord libre, la formule du trapèze (48) donne une précision
suffisante.
82 (82w ,„ s82w\ frw ,n
.
8*10
Mals +
r=8^W {2-v)WJ=ë^+(2-v)^8Y
En tenant compte de l'équation différentielle fondamentale (24)
8iw 8iw 8*w p
+
J¥+
_

Jyi D~'
~

8x28y2
... .
, p a2 (82w 82w\
onobtzent r
=--—\^+v—j
D'où
Ax2
r -r + 8y2\8y2+V 8x2)m + 8y2\8y2+v
—- ~

m m
6 L .
^y2 yjy v~
/m vy yi/ y 8x2)m+1\
v*
/ m+1J

Ax2
-qjî i2Pm+Pm+l)
=

62
En écrivant cette relation 10 fois en m,n, 1 fois en m,n+1 et en

m,n —
\ pour Ay Ax, =
peut on quatrièmes
éliminer les dérivées

grâce à l'équation du polygone funiculaire (47 c). On obtient ainsi


les schémas suivants:

Nœud m,n sur le bord du réseau. Le long de la ligne m, Vx = 0

Isotropie. Mailles carrées; A y = A x

Schéma (D) *
entre dérivées secondes

-1+4 v +1+2 v +2+V +4-j» +2 +1

-10-8
82w -28+10 +16-10
82 w Ax2 +20 +10
v +10-4 v v v
+ p
dz2 dy2 6D

-1+4 v +1+2 v +2+V +4-v +2 +1

,,E) Effort tranchant Qx nul au bord, sur la ligne m. Comme sous


(D) on admet que la matière est isotrope et l'on a d'après (22a)
I82w 82w\

jd_
- -

+
8y2j
~~

ex \8x2
On introduit l'opérateur de Laplace
s2 a2
A =
1
8x2 8y2
L'équation (49a) doit être prise de préférence à cause de la forte

variation des courbures près d'un point encastré et l'on obtient

(^w)m+1-(JW)m-4^ V(A"w)m + G(A''w)m+1-(A"w)m+2\ = 0

J2_ I82w 82w\ 8*w 8iw


Mais .„

+dy2) +
_ _

W~ ~

8x2\8x2 8xi 8x28y


82
Comme plus haut (24) permet de transformer A" w en
-^ (A w)

y:

Donc {A w)m+1
-(Aw)m+~^l^-2 (A w)m 6^2 (A w)m+1 + -

8 1 Ax2

63
En procédant exactement comme sous (D) on trouve le schéma

correspondant.
Noeud m,n sur le bord du réseau. Le long de la ligne m, Qx — 0

Isotropie. Mailles carrées, A y — A x

Schéma (E) *
entre les opérateurs A

+5 +8 -1 +7 +6 -1

-34 +8 +a +70 +60 -10


V ~
_g2 +
fr_
dx2 8y*
+5 +8 -î +7 +6 -1

Rappelons pour conclure que la relation intermédiaire (24 c) est


aussi un schéma semi-explicite entre les dérivées secondes et les w.

7° Comparaison des divers procédés exposés

Relevons tout d'abord que les divers procédés conduisent tous


à des résultats absolument identiques pour les w. Ceci est évident,
puisque l'on part des mêmes relations de base. La différence con¬
siste uniquement dans la manière de mettre en œuvre ces relations.
Le procédé formel est le plus simple à appliquer. Il doit être

préféré partout où cela est possible. Les schémas sont valables pour
tous les réseaux, indépendamment du nombre et de la grandeur des
mailles. L'établissement des équations linéaires est un travail

purement mécanique qui n'exige pas de connaissances théoriques.


On peut voir là justement un inconvénient du procédé formel,
car la signification de statique appliquée des opérations effectuées

a complètement disparu. Le procédé implicite offre de ce point de

vue un avantage didactique certain. Malheureusement, il rend


laborieux l'établissement des équations algébriques. La disposition
des réseaux y joue un rôle prépondérant, de sorte que, pratique¬

ment, on doit reprendre tout le calcul dès le début pour chaque cas.
Dans les applications, on emploiera donc le procédé formel. Pour
les conditions aux limites où il est en défaut, on se servira du pro¬
cédé semi-formel qui, tout en présentant à un moindre degré les
inconvénients du procédé implicite, est néanmoins plus rapide.

64
8° Résolution des équations algébriques linéaires

Il n'est pas dans notre intention de parler longuement de la


résolution des systèmes d'équation algébriques linéaires. La méthode
à la fois la plus rapide et la plus sûre est à notre avis celle de l'algo¬

rithme de Oauss26). Celui qui a déjà résolu des équations par ce


procédé sait que les calculs sont beaucoup moins longs et fastidieux
que l'on ne se l'imagine. D'autre part, si seuls les termes connus du
système changent, le travail supplémentaire est faible.
.
Les divers procédés d'itération ou de relaxation ne sont pas à
conseiller dans notre cas. Les coefficients des équations n'ont pas
tous le même signe, de sorte que le système est très sensible. D'autre

part, les dérivées des w se calculant par des différences de grands


nombres, les w doivent donc être précis.

CHAPITRE TROISIÈME

Application de la méthode du polygone funiculaire au calcul


des plaques minces fléchies

1° Introduction

Le
problème des plaques minces fléchies a fait l'objet d'un grand
nombre de publications. Malheureusement les résultats obtenus
concernent généralement des cas facilement accessibles à l'analyse

mathématique. Telles sont les plaques circulaires, car l'équation


de Lagrange (24a), transformée en coordonnées polaires, ne con¬
tient plus'qu'une seule variable si la charge est symétrique par

rapport au centre. De nombreux auteurs se sont de même occupés

26) Pour l'application de ce procédé, tant aux systèmes symétriques par


rapport à la diagonale principale qu'à ceux qui ne le sont pas, voir par

exemple: F. Stilssi: Vorlesungen Birkhauser,


uber Baustatik, zweiter Band,
Basel, 1954, p. 82. Ou R. Ouldan, Rahmentragwerke und Durchlauftrâger,
Springer, Wien, 1949, p. 132.

65
des plaques rectangulaires simplement appuyées. Les plaques de
même forme, mais soumises à d'autres conditions sur leur périmètre,
sont moins souvent traitées. Les surfaces plus compliquées, triangle,

parallélogramme, etc., n'ont pas tenté beaucoup d'auteurs.


Bien que la méthode du polygone funiculaire soit utile surtout
pour les problèmes inaccessibles à l'analyse, on a consacré aux
plaques rectangulaires simplement appuyées une partie importante
de l'étude qui va suivre; on disposait ainsi des valeurs exactes pour
la comparaison et le contrôle de la précision obtenue. Pour les con¬
ditions au contour et les formes plus complexes, on donnera

quelques exemples qui montreront les vastes possibilités d'appli¬


cation de la méthode.

On traitera
principalement les plaques isotropes qu'on appellera
simplement plaques. Les plaques orthotropes seront désignées
expressément.

2° Plaques rectangulaires simplement appuyées sur les quatre bords

Prenons les axes de coordonnées comme l'indique la figure 12a.

L'équation différentielle de la plaque, supposée isotrope comme on


vient de le dire, est donnée par (24a)

diw diw diw p


+ + _
=
( '
JxT 8x28y2 8^* 1)

Quant aux conditions aux limites c'est (26) qui les fournit, d'où

# w a
w = 0 7T—5-
= 0 pour x = + —-

ex2 2
(56)
d2w b
W
ly2^ P°Ur y=±~2

Pour établir les équations algébriques qui remplacent l'équation


(24 a), il faudra donc employer le schéma (.4) pour les
différentielle
nœuds intérieurs, le schéma (B) pour la première ligne intérieure
du réseau et le schéma (BB') pour le coin. Dans tous ces schémas,
on fera Dx =
Dxy = D. Pour remonter aux dérivées, on se servira
des tableaux (I) avec «^ =
«^. = 0 et w"l=w\* = 0.

66
Nous allons d'abord donner un exemple complet de calcul pour

un réseau de quatre fois quatre mailles avec différents cas de charge.


Nous étudierons ensuite brièvement des réseaux à mailles plus
serrées.

a) Réseau à quatre fois quatre mailles. Rapport —


=
1,4

Le réseau est numéroté comme l'indique la figure 12a. On étudie

les charges suivantes:

Charge sinusoïdale dans les deux sens.


Charge uniformément répartie sur toute la surface.
Charge en forme de prisme triangulaire.
Charge uniformément répartie sur une partie de la surface.
Charge concentrée au centre de la plaque.
Charge linéaire uniforme le long de l'un des axes de symétrie.
Charge hydrostatique.

W-0 3£

a b e

c d f
b-1,4o

q h i

Fig. 12a :

u o J

appliquons à toutes ces charges le procédé de décomposition


Nous
des charges d'Andrée, déjà cité au chapitre précédent. Toutes les
charges envisagées présentent au moins un axe de symétrie con¬
fondu avec x ou y. On obtiendra donc par décomposition un système

symétrique par rapport aux deux axes de coordonnées x et y et un

système antisymétrique par rapport à a; et symétrique par rapport


à y ou inversement. Dans le cas général, la décomposition donne

quatre systèmes. Etudions d'abord le système symétrique par rap¬

port à x et y.

Système symétrique par rapport aux deux axes de coordonnées x


et y. La surface élastique présentera les mêmes symétries que les

67
charges et l'on aura wa =
we=wg =
wt, wb =
wh, wc =
wf. Seules sont
donc inconnues les ordonnées wa, wb, wc, wd et l'on obtient quatre
équations linéaires. Comme on étudie de nombreux
charge, cas de

le plus simple est de prendre le terme connu successivement égal


à 1 dans chaque équation. Les résultats forment la matrice conjuguée
du système, qui permet de traiter par superposition tous les cas de

charge obéissant aux symétries exigées.


Pour écrire les coefficients des équations, on se sert, comme on
l'a dit plus haut, du schéma (A) en d, du schéma (B) en c, du
schéma (B) tourné d'un droit avec permutation des x et des y en b
et du schéma {BB') en a27).

On a, Ax =

j, Ay =

j
et par conséquent les coefficients des
'

schémas valent
(jf)* =
M2 =
1,96 et {~^j =
^ =0,510204082.
On passe à droite le terme D et on multiplie par deux les équations
écrites en b et c et par quatre celle écrite en a pour obtenir une

'matrice symétrique diagonale principale,


par rapport à la
qui ce

facilite la résolution par l'algorithme quelques de Oauss. Donnons

exemples de calcul des coefficients des équations.


Equation d, coefficient de wd. Le schéma (A) donne 1,96-612 +
+ 2-324 + 0,510204082-612 =
2159,76490.
Equation d, coefficient de wa. Le schéma (.4) donne [1,96 ( —

80) +

+ 2-64 + 0,510204082- (-80)] 4 -278,46531. =

Equation b, coefficient de wa. Le schéma (B) tourné d'un droit


avec permutation de x et y donne [0,510204082-2(100 + 20) +

+ 2 2 (-152+ 8) +1,96- 2 (-404-4)] 2



-4105,82204, etc. =

On obtient donc le système suivant

'
Termes de charge
wd wc wb wa

d +2159,76490 -2052,91102 -

521,92653 -

278,46531 +1

c -2052,91102 +4319,52980 -
278,46531 -1043,85306 +2
b -
521,92653 -

278,46531 +4319,52980 -4105,82204 +2


a -
278,46531 -1043,85306 -4105,82204 +8639,05959 +4

2?) Pour faciliter le travail on pourra utiliser un calque des schémas, à la

même échelle que le réseau soigneusement numéroté, et qu'on promènera


sur les nœuds de ce dernier.

68
La résolution fournit la matrice conjuguée suivante n° 1

1 enrf 1 en c 1 en 6 1 en a

wd +1,595489545 +1,863172678 +1,490981252 +2,073179161


+0,931586339 +1,595489545 +1,036589581 +1,490981252
J-io-
wb +0,745490626 +1,036589581 +1,595489545 +1,863172678
+0,518294790 +0,745490626 +0,931586339 +1,595489545

Charge sinusoïdale dans les deux sens. p =


p0 cos 1—1 •
cos
\^\
(Fig. 12b). Cette
charge symétrique par rapport
est à x et y. On

peut donc directement employer la matrice conjuguée. Il suffit de


calculer les termes de charge en d, c, b, a d'après les schémas (A),

(B), (BB').

p=p0cos(2f)cos(^)

0,0445a?p0

Fig. 12b. Variation le long de l'axe x du moment Mx, plaque de la fig. 12a,
charge sinusoïdale, v 0 =

Valeurs de
Termes de charge
P =

P„cos(^)cos(^)
0,5 0,707106781 + 8486,9957 +12002,4244 Ax2ây2
0,707106781 'Po Po
1 +12002,4244 +16973,9913 144D

Ax2A v2
Avec 53,l684028-10-6-a4, la matrice conjuguée donne
——j^- =

69
Nœud d c b a

w +4515,85123 +3193,18903 +3193,18903 +2257,92561 •


10-6tt4p0/Z)
8*w/dx2 -

44,497354 -

31,464381 -
31,464381 -

22,248677 •10-3 a2 pJD


Aw -

67,200086 -

47,517636 -
47,517636 -

33,600043 10-3 a2 p0/D

Pour trouver les il suffit d'employer le tableau (I4). Par


^—^

exemple p% au nœud c, (f^) =


[3193,18903 (- 43,102041) +
82w
+ 4515,85123(23,510204)] 10"fl =
-31,464381- ÎO"3. Quant aux ~

y
e*w e*w
voit qu'ils valent i-jA Donc A égal à
.

on n-r- w= i-s- + ^-ï sera


a x2 ex2 dy*
S2t
1,5102040816
Sz2

Ce A w est nécessaire pour le calcul des Q. En effet on sait que

_ _
d /d2w 82w\ _
d ,.
.
.„_ ,

La formule (49a) nous permet alors d'écrire

Q*~= [i (-^^m+i+àwJ ^ (TA"wm+6A"wm+1-A"wm+^ + D

Il faut donc connaître les A"w. Ceux-ci sont donnés à partir des
Aw par le tableau (I4) si l'on connaît le A"w au bord. Mais A"w
8*w S2 w\ ô*w 8*w J_ p_
vaut
8x2 l
'

o~ï?)
_
~~

Wtf
+
3a;2 dy*
~~

5" (/lw>) d'après (24a).


Ô2/2
g2 a
D'autre part, le long du bord x =
±-$,w et sont nuls partout,
-^—^
3 a:1

donc et A w le sont également et A"w = au bord. Dans le cas


^—j- jr

qui nous occupe p = 0 au bord donc J"w> = 0. On obtient ainsi

d c 6 a

A"w +662,16223 +468,21936 +468,21936 +331,08112 io-3-


D

d'où Qx au milieu du grand côté, qui est (Qx)„ avec Ax =


-7

et Aw = A"w = 0 au bord (Çx)mœr =


^~
[47,517636 •
4 +

+ ïhi (6 '

468,21936-662,16223)] lO"3 =
0,21243673 p0 •
a. On

70
trouve de même pour Qx au quart du côté Qx =
0,15021546p0-a. Il

reste encore à calculer les Mxy. Nous déterminerons la réaction au

coin de la plaque qui vaut comme on l'a vu au chapitre premier


2 (#„,)„«. D'où

R 2(l-v)
dxdy
D =
-2(l-v)
dy m»
8w
Il faut d'abord connaître les -1-—
le Ions du bord x = + s.
Pour cela
°
8x 2

on emploie la relation (49 a) qui donne

8w 1
m+
dxm~ Ax (w+i-w>~
_

~2* \ 8x* ~8x^m+1 ~dx*m+V

Au milieu du grand côté

|^ ^S [3,19318903-4- j^ (-6• 31,464381


= + 44,497354)1 •
10"3 =

=
14,275766-a3 -^ ÎO"3. Au quart du grand côté
|^ =
10,094491-

10_3-a3-^. Pour passer au ^— (-5—) on utilise de nouveau la rela


fi3w
tion (49a). On doit d'abord calculer les ,
ce qui se fait à l'aide
8y28x 8iw
"

83w 84w
de (L). Au bord -Ji
-

.
est nul puisque s'annule
8x28y2
,
x *'
8y28x J8x28y4
le long du bord. On obtient alors

d3w
0 -99,466994 -140,667566 10-
8x8 y2 62 D

D'où i? =
2(1 -v)a2p0-10-3 l^i •
10,094491 +
24 ^ 4


(6 99,466994

-140,667566)1 2 (1-v) a2- p0- 0,03223525

8w 8*w
On remarquera que les w, les =—, les ^-^, etc. suivent une loi
c ic o ce

exactement sinusoïdale comme les p. L'erreur relative est donc

nulle, puisque la solution analytique est bien de la forme w =

=
w0 cos l—I cos I
^j. Il suffit donc de comparer les valeurs

extrêmes que donne le tableau suivant. Les valeurs exactes sont


calculées d'après les relations

71
w„
7Tid(- + -Y' \8x/maX a \dx2/ \aJ

8*W 1T2
W„
Jx~dy~~âb~Wmax \BJmax
_

'
a

w dwJBx 82w/dx* R Qx
p0a?ID p0a*/D p0a2-2(l-v) p0a

Résultat exact +4,50120953 +14,14097 -44,42516 ±31,73226 +210,7728 io-


Trouvé +4,51585123 +14,27577 -44,49735 ±32,23525 +212,4367 io-
Erreur en % +0,325% + 0,953% + 0,163% + 1,585% +0,789%

Comme un spécialement consacré à la précision,


chapitre sera

nous ne nous y attarderons pas plus longtemps pour le moment.

Charge uniformément répartie sur toute la plaque: p=p0 (Fig. 12c).


Comme la précédente, cette charge est symétrique par rapport à x
et y. Le calcul est donc semblable et nous ne le répéterons pas en

entier. Les termes de charge sont déterminés par les schémas, les

w par la matrice conjuguée et les 82w par le tableau (I4). On obtient

Nœud d c & a

T. ch. +20736 +19008 +19008 +17424 Ji* Ay2p0/lteD


w -
+7069,4252 +5068,3733 +5208,0032 +3744,3874 a*/D- ÎO-8 -p0
82wj8x2 -66,389674 -52,253605 -48,412944 -38,949522 a?ID- 10-3-p0
82w/dy2 -30,522561 -21,629903 -29,730581 -21,547066. a*/D- 10-3.p0
àw -96,912235 -73,883508 -78,143525 -60,496588 aa/X»-10-3.j30

Eh3
Avec v=0,3 on trouve alors, en se rappelant que D =

4
^(l-v2)"
w„ 0,077198 Jg> (0,0770)^) (Mx)max =
0,075546 a2 p0 (0,0753)

TOm« =
0,050439 a2p0 (0,0506).

28) Les valeurs entre parenthèses sont tirées de l'ouvrage déjà cité de
S. Timoshenko: Théorie des plaques et des coques, jBéranger, Paris et Liège,
1951, ou Theory of plates and shells, McGraw-Hill, New York and London,
1940.

72
P-'Po

. n

O,0504o2p0
0,Ô755(ftb

Fig. 12 e. Variation le long de l'axe x des moments Mx et


My, plaque de la

fig. 12a, charge uniforme, v 0,3 =

Le calcul des Q se fait à partir des Aw comme plus haut. La

seule différence est que p bord vaut p0, donc A"w=


au
-j^; le

tableau (I4) donne alors à partir des Aw et du A"w1 connus

rt(àw) +1,0 +0,906104 -0,102041 +0,703082 +0,02041


D

D'où {Qx)max =
0,41117a-p0 (0,411). Le (Qy)max se calcule de façon
semblable, en n'oubliant pas que —
=
1,4.

On trouve {Qv)max =
0,36103 a p0 (0,361). Les réactions

d'appui Vx valent Vx =
Qx+(l-v)-^ (~). Pour obtenir (Vx)max
il suffit de déterminer le terme supplémentaire; on procède comme

pour le Qx, avec la seule différence que l'on part des —j


S y*
et non

du A w. Au bord le est nul et l'on a


dx*dy'

e4w
0 +0,229751 +0,268297 Po_
3a;2 d y" D

D'où (7^)^ =
0,47960^0(0,478).
Pour (Vy)max on obtient de même

iyy)max =
0,47124ap0 (0,471).
Pour le calcul de la réaction au coin R procède également
on

comme pour la charge sinusoïdale. Il se présente une petite diffi¬


83w
culté pour la détermination de En effet est bien
8y*dx' dx^dy*

73
théoriquement nul tout le long du bord. Mais au coin —j-
et —j-

le sont également. Il faut donc que 2


=
^ au coin. On peut

admettre une variation parabolique de entre le coin et le


8

premier noeud du réseau sur le bord et alors .


,!f =
_
..;~
x
oy2dx Jdx28y2—

JJxjjTj, ici 0,041667 p0 ^. Ce terme correctif est proportionnel

à la longueur de la maille du réseau et à la limite il s'annule comme

il se doit.
On obtient donc

8w n3
+16,90759 +22,84778
dx
.

d3w
-0,041667 -0,097753+0,004252 -0,096829-0,000850 Po
ëy*Bx D

D'où Emax =
0,083045a2-^(0,083).

Charge en forme de prisme triangulaire, arête le long de l'axe des y.


Cette charge remplit également les conditions de symétrie exigées.
Seul le calcul des termes de charge introduit un problème nouveau.
La charge obéit à l'équation

p =

p0(l-^) 0<*<+|, p =
p0(l + ^) -l<x<Q (Fig. 12d)

Elle présente au droit de l'axe y une variation brusque de tangente.


En remplaçant cette ligne brisée par une parabole, on introduit

0,0332 02p0

Oj0518a2p0

Fig. 12d. Variation le long de l'axe x des moments Mx et


My, plaque de la

fig. 12 a, charge prismatique, v 0,3 =

74
une erreur non négligeable. Mais rien n'est plus facile que d'adapter
la charge nodale aux circonstances.

Examinons le plus général d'une courbe quelconque dont la


cas

tangente a en m un saut am (fig. 13). En considérant la courbe


comme la différence d'un trapèze (p0) et d'une parabole {A p), on

trouve

-f (Po„_!
m-1 m+1
Km (Po) = +4 Pom + Pom+1)

psVv
Km(Ap) =

1£ (Apm^+lOApm + Apm+1)
Ax -*Ax
Avec i

\
amAx = -

p0m_^ + 2p0m- p0m+1


~-X
on obtient [ 'O

X\l U'
Km (P) =
"jf (Pm-l + 10Pm + Pm+l) ~

<f*
Ax2
-%*m (42a) Fig. 13

Jz2
Le terme correctif pour la formule de la parabole est donc '

Bm"
12

Pour la charge nodale parabolique dans le plan, avec des sauts

donnés a le long de la ligne m (fig. 10), on obtient

+1 +10 +1 +i

AxAy +10 +100 +10


Ax2 .
+10
K(p) =

144 p-m-Ay
+1 +10 +1 +i

Le terme de droite de la relation intermédiaire (24 c) devient

+1 +10 +1 +1

144
+10 +100 +10 +10
p. Ax-cc ou généralement Kmn(p) j^ y
+1 +10 +1 +i

On se rappelle que la relation (24 c) a été écrite un certain nombre


de fois dans les points autour de (.4), (B),
m. Pour les schémas

(BB') par exemple on a déjà donné les schémas généraux des


termes de charge, schémas répétés ci-dessous

75
(À)* (B)-

+1 +10 +1 +10 +1

+10 +100 +10 +100 +10


AxAyK{p) AxAyK{p)
+1 +10 +1 +10 +1

(BB'Y

+100 +10
AxAxK(p)
+10 +1

Dans le cas qui nous occupe a=^-. Le terme correctif pour les

charges nodales dans le plan des points situés sur l'axe des y vaut
12 Axt)
—-—— =
12p0. De là on trouve facilement les corrections défini¬

tives, par exemple en à 120-12 {A) en c 12-12 (B), etc.

Le reste du calcul s'effectue comme dans les deux exemples


précédents et nous ne donnerons pas de détails.

Nœud d c b a

T. Parab. +17568 +10224 +16104 +9372


de Correc. -
1440 -
144 -
1320 -
132

ch.
Défin. +16128 +10080 +14784 +9240 àx*ày*/144D

w +4557,1530 +3201,2035 +3364,2588 +2360,0656 lO-Oa1^/!)


d2w/dx* -45,900681 -30,838825 -34,035173 -22,629234
ë2w/8y2 -19,507028 -13,779171 -19,319808 -13,501371 1 10-3a2p0/D
Aw -65,407709 -44,617996 -53,354981 -36,130605

Avec v 0,3 on a wmax= 0,049764 Wj?p0 (0,0497).


=

(Mx)max= 0,051753a2p0 (0,0518) (My)max= 0,033217a2j>0 (0,0331).


(QXaX W505ap0(0,l93)(Vx)max 0,238Uap0(0,23G).(Qy)max
= = =

0,197866p0 '(0,193) {Vy)max 0,25373bp0 (0,250) B 0,03±35abp0


= =

(0,035). Si l'arête du prisme est le long de l'axe des x, seuls les


termes de charge en b et c sont permutés.

76
On trouve facilement

wmax =0,050780^390 (0,0507) (Mx)max =


0,050813 a2p0 (0,0508)

(ilfJ/)max 0,037910a2p0
=
(0,0382) 0,032236a6p0 (0,033)
iî =

(Gx)»«* =0>31359ap0 (0,311) (Fx)mox =0,37050 a p0 (0,371)


(GvLax =0,099335 6 p0 (0,099) (FJ^ =0,14712 b p0 (0,146)

y
s r q

b a t

1,4a % z ".
m b'=b,6a

(
1
r
1
t


a

Fig. 14

Charge uniformément répartie sur un rectangle intérieur d'axes xy.


La figure 14 montre que les conditions de symétrie sont satisfaites.

On peut donc utiliser la matrice conjuguée. Pour le calcul des


termes de charge, compte des discontinuités de la
il faut tenir

charge. Sur les côtés du rectangle intérieur, p passe en effet


brusquement de 0 à p0. La formule de la parabole donnerait alors
une approximation très grossière de la réalité, surtout quand les

mailles sont très lâches.


Mais il est facile de calculer les
charges nodales exactes. Il suffit
de rappeler que ces charges nodales sont les réactions de poutres
se

simples dont la portée est la distance entre les nœuds. Concentrons


d'abord parallèlement à x. On trouve 0,08 a p0 en a et c et 0,24a p0
en b et d. De même, avec bt 0,6 a 0,428571429 6, on obtient dans
= =

la direction y 0,091836735 b p0 en a et b et 0,244897959 6 po en c et d.


De là les charges nodales dans le plan et, grâce aux schémas géné¬
raux (A)a, {Bf1, (BB')3, de l'exemple précédent, les termes de
charge définitifs. La suite des opérations n'offre rien de spécial.

77
a 6 c d

K(p) +7,3469388 +22,0408163 +19,5918367 +58,7755102 10-3a6p0


T.ch. +1,2097959 + 2,9779592 + 2,7379592 + 6,7395918 AxAyabpJD
w + 7,588775 + 7,930651 +11,638747 10-3 a^cfipJD

ÇiJ =
0,1287513^ I9
D
,-^
Vyù
=
0,0738910 a, 6, ^

ax =
0,4a, 61 =
0,6a v =
0,3

(^„Lax =
0)11252a16lPo (0,111) (JQmœc =
0,15092 a^Po (0,151)

Charge concentrée centrale P. C'est le cas limite de l'exemple


précédent, quand ax et b± tendent vers 0. On ne peut toutefois pas
procéder de la même façon, en faisant en d K(p) P. Sous la charge, =

S il) o lu
les courbures -z—^
et ^—T
sont infinies, leur variation entre c et d

n'est pas parabolique. Cette supposition n'est acceptable que


lorsque le rectangle intérieur a ses côtés du même ordre de gran¬
deur que les mailles.
Comme le charge concentrée est purement théorique
cas de la —

il y a toujours répartition nous allons utiliser une méthode semi-


analytique, celle introduite par A. Pucher pour la détermination


des surfaces d'influence29). On considère d'abord la solution connue
de la plaque circulaire fléchie par une charge centrale P= 1.
On a

1 d2w0 1 /. 2ce2 \
,, i-, 5 x

aV6C + y*
W° 8^Dr
lnr r=Vx2 et
-W=8^D[lnr+^-+1)
=

r est la coordonnéepolaire des points de la plaque, mesurée avec


une unité quelconque; In est le logarithme naturel de base e. Cette

fonction w0 ne remplit pas les conditions au contour. Il reste sur les

bords des wn et des .


,",°. Nous considérons maintenant notre
.

u
or y2 -8

plaque rectangulaire, soumise sur son contour à des déplacements

w0 et à des courbures

-^r, —

-rpp
de même grandeur mais de

signe contraire à celles dont on vient de parler, plaque au surplus

29) A. Pucher: Die MomenteneinfluBfelder rechteckiger Platten, W. Ernst


& Sohn, Berlin, 1938. Voir aussi Oirkmann, op. cit. à la note 10, p. 229.

78
non chargée. Les schémas (A), (B), (BB') nous permettent sans

autre de résoudre ce problème. Il suffit d'y introduire les wg et les

-r-^r ou „"-
connus au bord, ce qui fournit les ,,termes de charge"
Sx2 oy2
' i o

des équations. Par superposition, on obtient finalement une solution


P
qui remplit les conditions aux limites et l'équation AAw = sous
jr
le point d'application de la charge et A A w = 0 ailleurs. C 'est la

solution cherchée.
Revenons à notre problème particulier et prenons comme unité

pour la coordonnée polaire r =


r
= 2Jï (Fig. 14).

u t 9 r s

r2 1 1,49 2,96 -
2,21 1,96
In r2 0 0,39778 1,08519 0,79299 0,67295
w0 0 +0,29709 +1,60607 +0,87625 +0,65949
Z2ttD
d2w0/8x2 +3 +2,74106 +2,76086
1
ë*w0ldy2 +3,40951 +3,56675 +3,67295
8irD

Ces valeurs changées de signe, introduites dans les schémas (.4),


(B), (BB'), donnent les ,,termes de charge". La matrice conjuguée
fournit alors les solutions wpart.

a b c d

T. ch. +59,740 +232,911 +383,711 +192,924


wpart. +0,6983356 +1,0244867 +1,1224364 +1,4938455
32nD
+0,1141 -0,17477 -0,17329 0

+0,63754 +0,92299 +1,03099 +1,62266 10-


Eh3

On a donc «W =
0> 162266 P (0,1621)
-^p

Les ë2 w se calculent aussi par superposition, par exemple


(g-r) =~8 'D • Le choix de l'unité pour la coordonnée polaire ne

joue aucun rôle sur le résultat final bien que tous les calculs
intermédiaires soient différents. Les w et les 82w concordent exac¬

tement.

79
C'est la loi de réciprocité de Maxwell qui donne à l'étude de la
charge concentrée son importance pratique. En effet, puisque
wik =
wki la surface élastique de la plaque fléchie par une force
P=l en h est aussi la surface d'influence de l'ordonnée wk. Pour
les plaques simplement appuyées sur les quatre bords, cette con¬

cordance est aussi valable pour les courbures -^-r et tt-s-.


L'étude

des surfaces d'influence est très vaste et nous ne pouvons nous y


attarder davantage.

Charge, linéaire, uniforme le long de l'axe de symétrie x ou y. La

remarque précédente nous permet de traiter ce cas


par la méthode
des surfaces d'influence. Les ordonnées wm trouvées pour P=l au

centre sont les ordonnées de la surface d'influence de la déformation

wd=wmax. Il suffit d'intégrer le long des x ou des y. Pour cela on

peut employer la formule de Simpson qui donne pour x


A x
^Simpson ~

i^Pc + ^Pd)- En sommant les charges nodales on


Tô"

aurait FcKnod_ =

-y| {28pc+llpd). En moyenne F=


-^ (30 pe +

+ 9,5 pd). D'où pour la charge *

le long de y wmax= 0,12573 j^ (0,1257)

le long de x wmax= 0,09655 j^ (0,0963)

A partir des mêmes formules pour le


plan on peut aussi retrouver
le cas de la charge uniforme sur toute la plaque. La concentration

le long de y donne 0,08453 et 0,12573, puis en intégrant le long de


z, 1^ =
0,07760 |^ (0,0770).
Charge hydrostatique dans la direction x. p =
p0 (o + ~) (Fig- 12e).
On obtient ce cas par superposition d'une charge uniformément

répartie sur toute la surface -^ et d'une charge antisymétrique par

rapport à l'axe des y obéissant à la loi p =


p0-

>
valant donc sur

les bords x =
±| ±
jr

80
La première sollicitation déjà été calculée; il suffit de diviser
a

tous les résultats par 2. Pour la charge antisymétrique on ne peut


employer la matrice conjuguée et il faut écrire à l'aide des mêmes

MmaxsO,04azPo

Fig. 12e. Variation le long de l'axe x du moment Mx, plaque de la fig. 12a,
charge hydrostatique, v = 0,3

schémas (B), (BB') un nouveau système tenant compte des rela¬


wg= —we— —wit we= —Wf, wb wd wh 0. On
tions wa = n'a donc
= = =

deux inconnues et Le calcul des termes de charge ne


que wa wc.
présente aucune difficulté et l'on obtient le système suivant

wa T. ch.
wc

c +1825,80245 -

734,56327 +4320 A x2 A y*
a -
367,28163 +1825,80245 +3960 144 D

ê2w v

On> trouve alors facilement les w, les à l'aide du tableau (I4),


^-j-
6aii!
cas antisymétrique et les à l'aide de (I4), cas symétrique.
g—^

On obtient

d2u>ldx2+
w B2w/dx2 B2w/dy2 e2/dx2 [d2w/dx2+{2-v) B2w/By2]
+(2-v)d2w/dy2
10-" p0al/D 10-3p0a*/D 10-3p0a*/D Po/D
10-3poa2/D

a +153,0069 -5,87546 -1,117377 -7,77500 +0,5 +0,2986-0,05


c +187,3591 -7,19459 -0,449547 -7,95882 +0,5 +0,3056-0,05

81
De là on tire facilement les valeurs des moments, réactions, etc. Il
ne plus qu'à superposer.
reste

Le cas de la charge hydrostatique dans le sens y se calcule de

façon identique. Nous donnerons simplement les résultats.

Charge hydrostatique p =
p01 -= + -)
w(x =
w(x =
Mx{x =
Mx(x =
My(X =
My(X =

-0,25a) +0,25a) -0,25a) +0,25 a) -0,25a) +0,25 a)


"
max ^max

atpJEh3 a'pJEh3 a2Po a2p« a?p0 a2Po ap0 abp„

+0,02563 +0,02972 +0,02204 +0,03670 +0,01605 +0,02126 0,3245 0,0350


(0,0257) (0,0298) (0,0221) (0,0367) (0,0160) (0,0212) (0,323) (0,035)

Charge hydrostatique P =
p0 (h + ) "r

+0,023744 +0,03313 +0,02253 +0,03480 +0,01263 +0,03163 0,2491 0,0377


(0,0238) (0,0332) (0,0225) (0,0348) (0,0126) (0,0315) (0,250) (0,038)

b) Autres réseaux à quatre fois quatre mailles


Nous avons étudié, en plus, des plaques de rapport —
valant 1

et 1,5. Pour la charge sinusoïdale, la précision est rigoureusement


la même que pour le rapport 1,4. Les résultats des autres cas de
charge sont également à peu de chose près ceux qu'indique Timo-
shenko. Il n'y a donc pas d'intérêt à les reproduire.
En définitive,
on voit qu'un réseau de quatre fois quatre mailles

donne précision suffisante pour l'étude des plaques simplement


une

appuyées, et ceci quelle que soit la charge. Nous allons cependant


envisager des réseaux plus denses afin de chiffrer l'amélioration de
la précision.

c) Réseau à six fois six mailles. Plaque carrée

Pour un tel réseau, les erreurs seront encore plus petites, de


l'ordre de 0,1 %. Comme Timoshenko ne donne que des valeurs
à trois chiffres, la seule
charge qui permette d'évaluer exactement
la précision est la charge sinusoïdale dans les deux sens. Cette
charge donne d'ailleurs en général, sauf pour les courbures, les

82
erreurs les plus grandes. C'est donc la seule que l'on va considérer.
Le réseau sera numéroté comme l'indique la figure 15. On a tenu

compte des symétries par rapport aux axes et aux diagonales qui
permettent de réduire le nombre des équations à six.

Valeurs de cos
(—I eos
(—I

0,25 0,4330127019 0,5


0,4330127019 0,75 0,8660254038
0,5 0,8660254038 1,0

Les schémas (^4)*, (B)*, (BB')* permettent sans difficulté d'écrire


leséquations linéaires. Pour faciliter la résolution on multiplie par
deux l'équation en b et on divise par quatre l'équation en /.

Termes de charge
wa wb wc wd we wf

a .+1732 -1216 + 136 -


32 + 64 + 4 + 4736,262
b -1216 +3672 -1152 -1088 + 88 + 64 +16406,894
c + 136 -1152 +1808 -
64 -
512 + 72 + 9472,525
d -
32 -1088 -
64 +2020 -1088 -
32 +14208,787
e + 64 + 88 -
512 -1088 +1880 -576 +16406,894
f + 4 + 64 + 72 -
32 -
576 +468 + 4736,262

y
,

%
d c b a

y f e b
q

I? a t h f c
; ç

4 k !
q d
e i_
X
f e ç
x

Fig. 15 Fig. 16

83
Les termes de charge suivent la même loi sinusoïdale que les p. La
résolution du système montre qu'il en est de même pour les w. On
avait d'ailleurs déjà remarqué cette propriété pour le réseau précé¬
dent. Il suffit par conséquent de donner wmax=wf qui vaut

Wmax= 479,271 p0 ^^ =
0,00256811^ g
Le calcul des courbures se fait à l'aide du tableau (I6). Les Q et i?
se déterminent comme auparavant à l'aide de (49a). Les opérations
ne présentent rien de particulier et nous donnerons seulement plus
loin les résultats.

d) Réseau à huit fois huit mailles. Plaque carrée


Nous nous limiterons aussi à la charge sinusoïdale. Les symé¬
tries réduisent' le nombre des inconnues à dix comme le montre la

figure 16.

Valeurs de cos I —
I cos I —I

0,1464466094 0,2705980501 0,3535533906 0,3826834324


0,2705980501 0,5 0,6532814806 0,7071067812
0,3535533906 0,6532814806 0,8535533906 0,9238795325
0,3826834324 0,7071067812 0,9238795325 1,0

En écrivant le système on multiplie les équations en b, c, f par deux


et on divise l'équation en h par quatre.

wa n wô wd we w, w0 wh wi wk p0Ax*/U4:D

a +1732 -1216 + 136 -


32 + 64 + 4 + 288,5521
b -1216 +3536 -1152 + 136 -1152 + 80 + 64 + 64 + 8 +1066,3494
c + 136 -1152 +3744 -1216 -
64 -1024 -
64 + 152 + 64 +1393,2526
d + 136 -1216 +1800 + 64 -
56 -
576 + 64 + 72 + 754,0229
e -
32 -1152 -
64 + 64 +1872 -1152 + 144 -
32 + 64 + 4 + 985,1784
f + 64 + 80 -1024 -
56 -1152 +3824 -1088 -1088 + 88 + 64 +2574,3951
ff + 64 -
64 -
576 + 144 -1088 +1880 -
64 -
512 + 72 +1393,2526
h + 4 + 64 + 152 + 64 -
32 -1088 -
64 +2020 -1088 -
32 +1681,8046
i + 8 + 64 + 72 + 64 + 88 -
512 -1088 +1880 -576 +1820,3722
k + 4 + 64 + 72 -
32 -
576 +468 + 492,5892

84
Comme la résolution du système donne des w exactement de la

forme w=wmax cos,


I—Jcosl—I, il suffit d'indiquer wmax =
wk qui
vaut wmax= 0,002567005 a4 -g-.
Le tableau qui va suivre permet de voir le degré de précision
atteint par les différents réseaux.

Plaque carrée simplement appuyée sur les quatre bords, p =


p0 cos I —

J cos I —
I

Genre de réseau
max (8wl8*)max iî(v 0,3)=
^max

aïPo/D aïpJD aïpJD a2p0 ap0

Valeur exacte 0,002566496 0,00806288 0,02533030 0,0354624 0,159155

4x4 mailles 0,002574843 0,00813974 0,02537146 0,0360245 0,160411


6x6 mailles 0,00256811 0,00807979 0,0253381 0,035589 0,159436
8x8 mailles 0,002567005 0,00806846 0,02533281 0,0355044 0,159249

4x4 mailles +0,325% +0,953 % +0,1625% +1,585% +0,789%


6x6 mailles +0,063 % +0,210%' +0,031 % +0,357% +0,176%
8x8 mailles +0,020% +0,069 % +0,010% +0,118% +0,059 %

Puisque les w et les dérivées calculées obéissent à la loi w =


wmax
cos I —I cos I —I l'erreur relative est nulle. Comme la question
de la précision reprise plus tard,
sera on terminera ici l'étude des
plaques rectangulaires simplement appuyées.

3° Plaques rectangulaires totalement encastrées sur les quatre côtés

Si les axes de coordonnées coïncident avec les axes du rectangle,


les conditions au contour sont données par (25), soit avec la fig. 17

8w a
0
n

±2"
w =
pour

dw
(57)
0 0
w?
pour y= ±-
= =

L'équation différentielle (24 a) reste naturellement valable. Pour


les nœuds intérieurs, on emploie donc le schéma (^4) comme pour
les plaques appuyées. Par contre, c'est le schéma (C) qu'on utilisera

85
pour la première ligne intérieure du réseau et le schéma (GC) pour

le coin. On fera Z)-. = ZL„ = -D,, = jD et —— =


-r— =0. Pour remonter
x xy v dx Sy

aux dérivées, on se servira des tableaux (II) avec


w1 =
w1, = 0 et

c b a

f e

k h

Fig. 17

On se contentera des charges uniformément répar¬


d'envisager
ties sur toute la surface charges concentrées centrales afin
ou des
de disposer des valeurs exactes. Remarquons tout de suite qu'il ne
faut pas s'attendre à une précision aussi bonne que pour les plaques

simplement appuyées. Considérons en effet une charge uniformé¬


ment répartie. La surface élastique présentera des points d'inflexion.

Environ la moitié de la portée totale correspondra à une plaque

simplement appuyée. Pour obtenir dans l'étude d'une plaque encas¬


trée la même précision que dans celle d'une plaque simplement

appuyée, il faudra donc à peu près doubler le nombre de mailles


par ligne; sur la surface, on aura besoin de quatre fois plus de points.
Nous allons étudier successivement des réseaux à quatre, six et
huit mailles.

a) Réseau à quatre fois quatre mailles. Rapport —


=
1,2

Comme nous n'envisageons que des charges symétriques par


rapport aux deux axes de coordonnées, la surface élastique présente
les mêmes symétries et l'on peut numéroter les nœuds comme
indiqué à la
figure 17. Il y a quatre inconnues we, w^, wh, wk.
L'équation en k s'écrit à l'aide du schéma (A), celles en h et / à
l'aide du schéma (C) ou (C) tourné d'un droit avec permutation

86
de a; et y, celle en e à l'aide du schéma (CC). Comme A x= Ay =

j, j,

les coefficients des schémas valent (-j-^) =


1,22 =
1,44, l-^—) =

=
0,69444444. On établit facilement le système suivant

P =
Po P au centre
wk wh wf we
Ax*Ay*/14:éD a2/327rX>

k +1954,28 -1584,3733 -

797,0667 -
171,0222 +20736 +118,772
h -1603,92 +4628,9333 -

334,4000 -
655,1111 +31104 +794,051
f -
758,46 -
280,7200 +3841,6267 -2229,7244 +31104 +486,542
e -

201,78 -

330,1000 -1148,7200 +4284,4889 +23328 +445,495

On remarquera qu'il n'y a pas de symétrie par rapport à la diago¬


nale principale, comme on l'a vu aussi pour les tableaux (II) à la
note 24. Ce fait complique légèrement la résolution du système.
Charge uniformément répartie sur surface: p p0- toute la = Les
termes de charge sont donnés sans autre par les schémas et l'on
obtient ceux qui sont indiqués dans le système. D'où

wk wh wf we

aiPo
+1814,4480 +1072,1462 +1153,3063 +689,9565 10.-e
D

«W= 0,01981 Hr (0,0188)

g h k

+0,063642 -0,010048 -0,026495


D

c / k

82w
+0,050300 -0,010030 -0,015624
D

Les d2 sont calculés comme on l'a déjà dit à l'aide du tableau (II4).
Avec v =
0,3 (Mx)g =
-0,063642 a2 p0 (-0,639)
(Mx)k =
+0,031182 a2 p0 (0,0299)
(My)c =-
0,0503 a2 p0
(ifj,)fc =
+0,023572 a2 p0 (0,0228)

87
Les efforts tranchants se calculeraient de la même façon que ceux

des plaques simplement appuyées.


Charge concentrée P au milieu de la plaque. Nous utiliserons aussi
la méthode de Pucher. La seule différence est qu'il faut annuler ici

les wn, -s-5 les bords de la


ex
ou
-^ sur plaque. Comme auparavant

on a

wn0 =

8ttD
r2lnr et ^.
ox 8ttD
(lnr2+l),

82wn
8x2 8ttJJ \ r<
^(W!+2f+i)

Prenons k comme unité de la coordonnée polaire r.

c b a d 9

r2 1,44 1,69 2,44 1,36 1 a2/4


In(r2) 0,36464 0,52474 0,89200 0,30749 0

dwjôx +1,8920 +1,3075 +1 a/16w£>


dwjdy +1,6376 +1,8297 +2,2704 a/16 D 77

w0 +0,26254 +0,44340 +1,08824 +0,20909 0 a2/3277 D

Ces valeurs changées de signe, introduites dans les schémas, donnent


les termes de charge du système. Remarquons que dans les schémas

(C) et (GG') le signe du -z— se rapporte à la valeur prise dans le


sens des ordonnées négatives.
On trouve les solutions suivantes pour wparU

k h / 6

a'
wpart +0,6624142 +0,4765496 +0,4642698 +0,2963672
32ttX)

Pa*
Flèche au centre wmax =
0,071954 -^
(0,0706). Courbure au milieu
Eh?

3
du grand côté, point g, \-=r-4-\ =
q—„ ;
le tableau (II4) donne,
/8w\ a [d*w\ 2,3011 -p., „ ,,, .
n
.
,nM „
aVGC
(jxr)g= ÛÏD» W)Ur 32^-
D 0U
W*)o =
-0>14226 P

(0,1490). Le calcul d'une plaque carrée se fait d'une façon sem¬

blable; nous donnerons les résultats en fin du paragraphe.

88
b) Réseau à six fois six mailles. Plaque carrée

A des symétries, il reste six inconnues comme on le voit


cause

sur la figure 18. Les schémas (.4)*, {G)*, (CC')* permettent d'écrire
le système. On a divisé l'équation en k par quatre.

P =
P« P au centre
wk wi wh WB wf we âx^UAD a2/288 7rZ>

k +468 -
576 -
32 + 72 + 64 + 4 + 5184 0

i -576 +1880 -1088 -


512 + 88 + 64 +20736 +1582,11
h -
32 -1088 +2020 -
64 -1088 -
32 +20736 +3553,85
9 +144 -1006 -
264 +3904 -1434 + 240 +31104 -6874,43
f + 64 + 20 -1083 -
704 +3876 -
768 +31104 -6504,67
e + 8 + 102 -
180 + 240 -1530 +3816 +23328 -26125,91

Charge uniformément répartie sur toute la surface: p=Po- Les


termes de charge donnés par les schémas sont ceux du système. D'où

wk wi wh WB
'

wf we

+1285,0893 +1046,5476 +854,3428 +448,1741 +368,5920 +161,9856 io-

Le tableau (II6) donne

(S?)^"'05090^!? (S?)r-°'017801"'î?
Les valeurs des moments sont données en fin du paragraphe.

Charge concentrée P au milieu de la plaque. Le calcul est semblable


à celui du réseau à quatre mailles. En prenant pour unité de la

coordonnée r la valeur -^ on trouve


6

a

b c d

r2 9 10 13 18 a2/36
Inr2 2,1972 2,3026 2,5649 2,8904
w0 +9,8875 +11,5130 +16,6722 +26,0133 a2/2887rX)
Bwjdx +9,5917 + 9,9078 +10,6948 +11,6711 a/48irD

89
D'où les termes de charge inscrits dans le système. Les solutions

sont

wk wi wh w„ w, .
we

o'

wPart + 5,106218 + 3,440981 + 1,816317 -


1,605039 -3,154850 -8,027388
288 wD

Ordonnée wmax au centre, wmax =


0,061628 a2
Eh3

/d2w\
12258P

a b c d e d c t a

1 1 1 1 1

-9

d c b a —
h

q f e b

k
h f c
3
X

k i
q d
,

-h

-9

-f

Fig. 18 Fig. 19

c) Réseau à huit fois huit mailles. Plaque carrée

Le réseau sera l'indique la figure 19. Pour les


numéroté comme

charges qui nous occupent, les symétries réduisent le nombre des


inconnues à dix. Comme le même système nous servira pour un
certain nombre de problèmes de parois, nous donnons la matrice

conjuguée. L'équation en (e, k) étant divisée par quatre et celle en


(d, h) étant multipliée par deux, on fait successivement le terme
de charge égal à 1 dans les équations sauf 0,25 en (e, k) et 2 en (d, h).

90
^H
+

rH

+ lOt-COMlÛMMUO^CO
te MllOC£IOt-©»OHOOH
,_, NNCOCO^T(iNn©h'
+ MK5CCMOOONIOH1Û
3 NWOOOIOûOtDOlhQO
bc ^
<rq<N<N<Mcer- h oo o

chai
+ CN

(NIOOOHODHOMO^
+ te lOOD^COCiOOJINrt^
<D CÛNNMlflHlQCOlOb
o <N ïOt^-^CNOOfMOÇDt-
+
œ 3 lOOîMMOCOCOOîlNïO
ceooosio-^owoso
S + 1—1 ioiowm-^ichin^h

CD ,_, ^^ C0OJW00C5ffi©MON
H + fcs i>oceO"<*oceceooo5
OMT)i(N^t»OrtCOtO
^H
^ ooi—(ce^^Hi—*o«MOce
+ coosw'n^h'tooiHH
ri
CD «—llOOt*i*(N03T)*M{D
^ 1—1
ooohhiflwiaw
i—i
+
^
MM»C«XH«OM^
* •* IN O 00 CD OC5l>HOOCO©©tOCÎ
"S CO CO IN CO rt NI>HNOJT)<><JIHHI>
>o MiOW^cooîbajWH
CO ri
g" + + 1 + 1 +
<NQOceaiaoceasr-oooo
<—tr-tNOcaceicot^i—«
>—« CÛlOlOXÎMlN^H
^ on -* •<* O IN O 1^ CD O
CD CD on ta M< ^H >o CO ^_^ t-<£ico^HcecD^ce<N"^
u T—! IN r~ t- »o < OQ^Ht-r-(C^I>i—1 IO O O
CO i-l ocDC5-<*cet-cececece
g + + + + 1 + 1 + 1 a ^.H^H^oio^ooa)

o ri t»H^03t003©OC5h
* IN •* «H * CD CD T)< O t-eeçot-çD^H-^oosce
'cà

System
CD ta CO IN CD co p—i o •* H001'*'0>ir3«iO(N
,~t
•8 (—i O lO O C~ (N (M (N >—i »—< >—i >—i

*
g + + 1 1 1 1 + 1 + s^. O-—IOOOOI>C500ÇOt>l>
< r^cet>cooooi><NTt<
ffiCOfllNiÛNOHtOh
IN <* CD co -•*< on on O
3 '2-
_^
COhCCCDlOODWOHlO
r^ co 1^ m CD on CD (N
T3
^ ta 00 r^ i—i OhON^XMOûOOO
co
ri
o ooshco^oo-^o^n
S + + i i + + l + tDOtÛOffiHCOhOM
3 ^
l-t'COlO^MHHH
bB
* * IN * IN IN (N IN * O
"S co CO Ttl ta 1— O CO co OO 3 ,_^ MI>t-HCOC3iflJCMCOCO
-e >oo>©iOeoooMOi
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'5" bHHtOCO>OCOCDO>0
& + + 1 + l + + 1 1 1 ioa)i>rt^«i(NOTti-<ii
o
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^

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*
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Oj^'tco^H^ooîn
lONt^MlOlO^OJ'*^
^ ^ ce ce C"j i~h i—i

Matr
o o oo i—l (N o
co
3 + + 1 i + 1 1 1 + + ^^^ NiOhiOHOihiOOfN
*<S> CDTpWlN^CDCOOOHf
!>CO»flHfl5G^COHH
CM IN T* o on * * IN _ *3
*S r- >—H CD 00 oo •* CO CO >o
i—it^>—tceo^-i^Hiooit^
<u >a 00 O i—l 1—< 1—1
ri HiûhOONMWN^
g CD (MCO'<!flO5CDTf(C0N-<*CO
+ l 1 + 1 + 1 1 + C5--Hi>t^ceO(MOço^-i
^H
ooiocececN^Hi—(
^ cn on O •«fl m (N on IN •* 00
^ co on (N co Cf) CO IN ICI CD ^_^ HfîOîDCOHNMCON
ta O O O i—1 r-1
<s> >OI>M03TjfHOJi<n05
CN COiilCOHlOMOlÛNh
g 1. 1 + 1 1 1 + + + +
to
h^TfNOOO^iO^
ri iÛHHM©^OtOûO(N
co O 00 IN on T* •* * 00 CD COt-COO^CMcO-'ctlOOQ
**
t~ «j 0» t—t 00 co •* CD IQlflHMCOHCOHCOH
» >o 00 o ta i—1 XI>CO^WWhh
1—1
g 1 + 1 i + + + + + ^_^ iflOtÛMHCll>»Ot-N
•H œiCN^iaojincooo
*
t^ioiocj^Noaio^
3 00 CD IN IN * * -^ i—ice»—lascsoçooocs
cp h- CO r~- co
w
•<* m ri »ÛC0C5OW(NN©lÛh
g + i 1 + + + t-T}4cei>ooi>cD©i>Tt<
OiH|>H03«OC»ÎMH
Cq (M ,_, _

_
^^
_

»« •c* •w» rC >«: r« te te te te -«^•^rfSrfîrfï'B) to'B. ^

s> V "8 CO "8 Ci co ts O iO


g'g'l'g'i'l'l'i'g^i'

91
Charge uniformément répartie sur toute la surface: p =
p0. Les
termes de charge donnés par les schémas valent

{e,k), (e,i), (d,i), {e,h), (d,h), (c,h) (e,g),(d,g),(c,g) (b,g)


Ax*
+20736 +31104 +23328 Po
144 D

D'où

(e,h) (d,h)
(c,h) (e,g) (d,g) (cg) .
(b,g)

+1272,678 +1137,126 +1016,798 +764,057 +684,813


+ 464,380 + 281,789 + 253,636 +173,884 + 65,599 ^-PolO-s

Les valeurs dérivées sont données en fin du paragraphe.

Charge concentrée P au milieu de la plaque. Comme le réseau est


assez serré, on remplace la charge concentrée P par une charge
P
répartie p =
—^
au nœud (e, k). Cette substitution ne donne pas,

pour les moments, des résultats précis au voisinage de la force. Il


faudrait pour cela employer la méthode de Pucher. Pour les autres

régions du domaine, ce remplacement est admissible comme le


montrera la précision des résultats.
Les termes de charge sont

(e,*) (e,i) (d,i) (e,h) (d,h) (c,h)


Ax* P
+10404 +2040 +400 +102 +20 +1 '

144 D

D'OÙ

(e,h) (e,i) (d,i) (e,h) (d,h)


W
M
(c,h) (e,g) (d,g) (b,g)

+87,85896
+19,19430
+69,20565
+12,19938
+56,82869
+10,30829
+38,88295
+ 5,92393
+32,75654
+ 1,63753
64o2-^ 10-

92
d) Réseau à six fois huit mailles. Rapport —~2

La figure 20 donne la numérotation du réseau. Pour des charges


symétriques par rapport aux deux axes le nombre d'inconnues est

de douze. Ax =
\,Ay=\. Donc
(^f)2 =
2,25, (j|)° =
0,4444444.

On écrit facilement le système où l'on divise par quatre l'équation


en (d,k) et par deux celles en (c,k), (d,h), (d,g). Delà, la matrice

(p. 94, 95).


y
a t c d c t a
1 1

-f

-9

—h

b= 2o
X


h

-g


f


e

Kg. 20

Charge uniformément répartie sur toute la surface: p=p0. Les

termes de charge valent 20736


^ y0 =
0,25 ^~ en (d,k),
(c,k), (d,h), {c,h), (d,g), (c,g), 1,5 fois la même valeur en (b,k),
(b,h), (b,g), (c,/), {d,f), 1,125 cette même valeur en (6,/). D'où

w (d,k) w (c, k) w (b,k) w (d,h) w (d,g) w (d,f)

a*p0
+2544,757 +2016,448 +794,379 +2420,425 +1943,842 +945,171 10-°
D

Charge concentrée P au milieu de la plaque. On procède comme

pour le réseau de huit fois huit mailles.

93
Système

w (d,k) w (c,k) w (d,h) w (c,h) w (d,e) w (c,ff) w (&,&) w (b,h)

(d,k) + 574,25 -

576,333 -

99,667 -

87,556 + 11,417 + 15,889 + 98,083 + 59,222


(c,k) -576,333 + 1246,583 -

87,556 -
140,111 + 15,889 + 27,528 -

576,333 -

87,556
(d,h) -

99,667 -

87,556 + 1159,917 -1136,778 -

99,667 -

87,556 + 59,222 + 200,861


(c.ft) -
87,556 -

140,111 -1136,778 + 2520,694 -

87,556 -

140,111 -

87,556 -1136,778
(d,g) + 11,417 + 15,889 -

99,667 -

87,556 + 1148,500 -1152,667 + 4,694 + 59,222


(c,ff) + 15,889 + 27,528 -

87,556 -

140,111 -1152,667 + 2493,167 + 15,889 -

87,556
(6,fc) + 392,333 -2401,500 + 236,889 -

554,00 + 18,778 + 39,500 + 5643,000 + 84,000


(6,ft) + 118,444 -

277,000 + 401,722 -2381,750 + 118,444 -

277,000 + 42,000 + 5695,500


(6,flr) + 9,389 + 19,750 + 118,444 -
277,000 + 392,333 -2401,500 + 52,500 + 42,000
ld,f) + 45,667 + 63,556 -

354,000 -

424,000 + 18,778
(c,f) + 31,778 + 55,056 -

212,000 -

253,000 + 31,778
(b,f) + 9,389 + 19,750 + 101,000 -

292,500 + 52,500

Matrice conjuguée n° 3

1 en (d,k) 1 en (c,k) 1 en (d,h) 1 en (c,h) 1 en (d,g) 1 en (c,g)

«V.» + 1,590990 + 2,019546 + 1,544794 + 2,324171 + 0,549961 + 0,818408

"><»,*) + 1,019867 + 1,840660 + 1,179350 + 1,821027 + 0,419698 + 0,625109

w(d,h) + 0,772792 + 1,162880 + 1,863150 + 2,425235 + 0,806371 + 1,207407


w{c.h) + 0,589893 + 0,910997 + 1,227300 + 2,150141 + 0,614338 + 0,942837

w(d,D + 0,277118 + 0,413610 + 0,810818 + 1,216732 + 1,473754 + 1,840754

w<f.t) + 0,211062 + 0,315304 + 0,616923 + 0,948763 + 0,928306 + 1,700902

wQ.k) + 0,342000 + 0,672781 + 0,419559 + 0,693755 + 0,146483 + 0,216147

w(b.h) + 0,209756 + 0,346900 + 0,414095 + 0,779321 + 0,216827 + 0,355386

«'(».») + 0,073142 + 0,108256 + 0,216661 + 0,355879 + 0,307606 + 0,620067

"V.fl + 0,059961 + 0,087144 + 0,214313 + 0,321086 + 0,499235 + 0,755683

WM) + 0,044144 + 0,063745 + 0,161555 + 0,242220 + 0,378504 + 0,590969

w(b,l) + 0,013201 + 0,018547 + 0,053484 + 0,079060 + 0,129302 + 0,226968


Système

w (6,(7) t« (d,f) w (c,1) w (&,/) Termes de charge

+ 4,694 + 0,25

+ 15,889 + 0,5
+ 59,222 + 11,417 + 15,889 + 4,694 + 0,5
-

87,556 + 15,889 + 27,528 + 15,889 + 1

+ 196,167 -

99,667 -

87,556 + 59,222 + 0,5


-1152,667 -

87,556 -

140,111 -

87,556 +1
+ 105,000 +1

+ 42,000 + 9,389 + 19,75 + 52,500 +1


+ 5643,000 + 118,444 -

277,000 + 42,000 +1
+ 202,000 + 4083,000 -3556,000 + 625,000 +1
-
212,000 -1778,000 + 4395,500 -1778,000 + 1
+ 45,000 + 312,500 -1856,250 + 4828,500 +1

Matrice conjuguée n° 3

1 en (b,k) 1 en (b,h) 1 en (b,g) 1 en (d,f) 1 en (c,/) 1 en (&,/)

+ 0,298739 + 0,346129 + 0,108557 + 0,054735 + 0,074520 + 0,006345


+ 0,303207 + 0,289784 + 0,081032 + 0,041005 + 0,055374 + 0,003981
+ 0,173327 + 0,352844 + 0,175708 + 0,099656 + 0,142504 + 0,024720
+ 0,145077 + 0,343537 + 0,146355 + 0,075988 + 0,108864 + 0,017808
+ 0,055572 + 0,178130 + 0,273685 + 0,239884 + 0,350456 + 0,085327
+ 0,041429 + 0,148040 + 0,283638 + 0,180921 + 0,277500 + 0,078438
+ 0,290906 + 0,110993 + 0,024932 + 0,013292 + 0,017377 + 0,000482 îo-

+ 0,055542 + 0,303247 + 0,055401 + 0,026579 + 0,037569 + 0,004370


+ 0,012691 + 0,055782 + 0,283582 + 0,062830 + 0,109927 + 0,031378
+ 0,009722 + 0,043998 + 0,119029 + 0,482706 + 0,486920 + 0,115287
+ 0,006820 + 0,032129 + 0,103817 + 0,245846 + 0,533094 + 0,163547
+ 0,001687 + 0,008838 + 0,039479 + 0,067834 + 0,180751 + 0,265021

95
Termes de charge

(c,k),
(d,k) (c,h) (d,g), (b,k) (c,g), (b,h) (b,g)
(d,h)
AxAy P
+10404 +2040 +400 +102 +20 +1 '

144 F

w (ci,£) w (c, k) w (b, k)

+7,19431 +5,09029 +1,76945 a2


-^ 10-3

Résultats v =
0,3

Plaque carrée Plaque b/a = 2

Timo- 4x4 6x6 8X8 Timo- 6x8


shenko mailles mailles mailles shenko mailles

W
max
+0,0138 +0,0146 +0,014033 +0,013897 +0,0277 +0,02779 atpJEh3
Va (Mx)min -0,0513 -0,0494 -0,050909 -0,051214 -0,0829 -0,08311 a2p0
{J xi max
+0,023 +0,0238 +0,023141 +0,022990 +0,0411 +0,04130 a*p0

wmax +0,0611 +0,0625 +0,061628 +0,061403 +0,0788 +0,07856 a*P/Eh3


P
'
x'min -0,1257 -0,1176 -0,12258 -0,1247 -0,1674 -0,1659 P

Comme on l'avait prévu, la précision du réseau à huit fois huit


mailles est du même ordre que celle du réseau à quatre fois quatre
mailles pour les plaques simplement appuyées. Mais un réseau "de
six fois six mailles donne généralement des erreurs de l'ordre de 1 %
seulement.

4° Plaques rectangulaires soumises à des conditions diverses

sur leurs côtés

a) Plaque simplement appuyée par deux côtés opposés et totalement

encastrée sur les deux autres. Rapport —=1,5

Avec les axes de coordonnées de la figure 21. les conditions au

contour sont les suivantes

96
w = 0 -—^
= 0 pour x =
± -zr
ex2 2
<58)
S" »
» a
w = 0
—— =
0
pour y =
± —

Pour écrire le système d'équations on utilisera donc le schéma (A)


pour les nœuds intérieurs, le schéma (B) pour les nœuds sur la
première ligne parallèle au bord appuyé, le schéma (C) pour les
nœuds de la première ligne parallèle au bord encastré et le schéma

b a

d c

f e

k q

I

o »<

Fig. 21

(BC) pour le nœud au coin. Pour obtenir une bonne précision dans

les deux sens on prend x =


2/ =
«-> donc Ax=ây. Les schémas
j,

en ()* sont valables. On n'envisage qu'une charge uniformément


répartie sur toute la surface, p Po- =

Système d'équations

Âx*
wk wa wf we wd wc Po144£»

k +1872 -1152 -1152 -


128 + 144 + 128 +20736
9 -1152 +3744 -
128 -2304 + 128 + 288 +38016
f -1152 -
128 +3888 -2176 -1152 -
128 +41472
-

e -
128 -2304 -2176 +7776 -
128 -2304 +76032
d + 144 + 128 -1134 -
264 +3888 -1536 +31104
c + 64 + 144 -
132 -1134 -
768 +3888 +28512

97
On multiplié les équations
a en g et f par deux et celle en e par
quatre. Les solutions sont les suivantes

wk wa wf we wd wc

a4p0
+5388,419 +3879,290 +4439,104 +3205,157 +1971,606 +1441,555 io-s
D

Les ê2 se calculent d'après les schémas (I4) et (II6). Avec v =


0,3
(Mx)k =
+0,0592 a2 p0 (0,059) (My)k =
+0,0462 a* p0 (0,046)
(My)b =
-0,W28a*p0 (0,105) (w)max =
+ 0,05884 J|? (0,0582)
b) Plaque rectangulaire continue à trois travées égales

On prend les coordonnées comme le montre la figure 22. Si les


bords extérieurs de la plaque sont simplement appuyés on doit
avoir
càw
iv = 0 = 0 pour x = +3

ë2w
w = 0 = 0 pour */ =
±
w
(59)
w _o (—] (ë*w\ (8w\ (8w\
\"x /gauche \°x J droit \^x/gauche \^x) droit

pour x =
± -

Les deux premières conditions sont faciles à satisfaire. Quant à la


troisième il suffit d'accoler deux schémas du type (C) pour éliminer

y
s s
«

a b e l q h q i e b 0

c d f m k i m f d c
O
x
a b e l q h g L e b a

s s
M

Fig. 22

98
les -^- et d'accoler un schéma du type {B) avec un autre du même

type, mais changé de signe, pour faire disparaître [w^A gauche


(-s-^rI qui vaut 0. Dans les coins on prendra les schémas (CB)
n r
\8x2) droit
et (BB). Donnons les nouveaux schémas combinés pour le cas

particulier A x=A y.

Sur la ligne m, w =
0, br-^ =
\j-^\
\ox /gauche \cx
'

I.droit

+4 +32 +68 -68 -32 -4

+32 -32 -608 +608 +32 -32

+72 -576 +1800 -1800 +576 -72


w =

+32 -32 -608 +608 +32 -32

+4 +32 +68 -68 -32 -4

+1 +20 +101 +10-10 -101 -20 -1

+20 +400 +2020 +200-200 -2020 -400 -20

Azi +102 +2040 +10302 +1020-1020 -10302 -2040 -102


V
144 D

+20 +400 +2020 +200-200 -2020 -400 -20

+1 i +20 +101 +10-10 -101 -20 -1

99
Sur la ligne m, w =
0, U-^j = (^t) î
\c,:c /gavclte \ox I droit

a2w
sur la ligne n+1, -^-^
=
0, m; = 0

+68 -608 +1732 -1732 +608 -68

+32 -32 -608 +608 +32 -32


w

+4 +32 +68 -68 -32 -4

+10 +200 +1010 +100-100 -1010 -200 -10

+101 +2020 +10201 +1010-1010 -10201 -2020 -101


•v
144D

+20 +400 +2020 +200-200 -2020 -400 -20

+1 +20 +101 +10-10 -101 -20 -1

Sur la ligne m, w =
0, \-k—\ = —
(-«—I
\ " x I gauche \ & x 1 droit

+8 +51 +120 +120 +51 +8

+64 -132 -768 -768 -132 +64

+144 -1134 +3888 +3888 -1134 +144



w =

+64 -132 -768 -768 -132 +64

+8 +51 +120 +120 +51 +8

100
+2 +36 +162 +16+16 +162 +36 +2

+40 +720 +3240 +320+320 +3240 +720 +40

+204 +3672 +16524 +1632+1632 +16524 +3672 +204


V
144D

+40 +720 +3240 +320+320 +3240 +720 +40

+2 +36 +162 +16+16 +162 +36 +2

Sur la ligne m, w =
0, (-^—} = —
\-k— ) »'
\ ^ x I gauche \ "
x I droit

82w
sur la ligne n + 1, =
0, w = 0
-^—^

+136 -1185 +3768 +3768 -1185 +136


w =

+64 -132 -768 -768 -132 +64

+8 +51 +120 +120 +51 +8

+20 +360 +1620 +160+160 +1620 +360 +20

+202 +3636 +16362 +1616+1616 +16362 +3636 +202

U4D
p

+40 +720 +3240 +320+320 +3240 +720 +40

+2 +36 +162 +16+16 +162 +36 +2

101
On obtient alors facilement le système d'équations suivant

tr. cen¬ tr. laté¬

trale rales
wa wc wb wa wk wh wf we wi %
Po/lxt/lteD

d +1872 •-
576 -1152 -
64 -
576 -
64 +20736

c -
576 +1800 -
64 -1216 + 72 + 64 +19008
6 -1152 -
64 +3744 -1152 -
64 -1152 +38016
a -
64 -1216 -1152 +3600 + 64 + 144 +34848

k +1872 -1152 -1152 -


128 +20736
h -1152 +3744 -
128 -2304 +38016

e -
64 + 64 -1152 + 144 + 64 +1152 -1216 +3600 +1152 -3744 -34848 +34848

/ -1134 + 144 -
264 + 128 -1134 -
264 +3888 -1536 +4032 -1408 +31104 +31104
i -
576 + 72 -
64 + 64 + 576» + 64 +1800 -1216 -1872 +1152 -19008 +19008

g
-
132 + 64 -1134 + 144 -
132 -1134 -
768 +3888 -
704 +4032 +28512 +28512

Les équations une fois résolues, il faut encore remonter aux cour¬

bures. Dans le y, cela présente pas de difficulté. Pour la


x
sens ne

direction x, par contre, il faut calculer un nouveau tableau en


tenant compte des conditions aux extrémités. Considérons une

1 2 3 4 5 6 7 6" 5* 4* 3* 2* 1*
i 1 1 i
I 1 i 1

'
Il ! i ! i ! 1 ! ! ! !
Fig. 23 l"i>-"'i"tj<-'.t'i'l'I*^*'<^i^i*^-,>ii"|
** o
m a *-• o m

ligne parallèle à x, numérotée l'indique la figure,23. On


comme

doit avoir w^' w[t = = 0 et (w5')gauche= —{w&')droii. A l'aide des rela¬


tions (47a) et (49b) on peut écrire le système symétrique suivant,
avec n = 4

w2" w3" WS w&" w'1 wf w2=I w3=l w4= 1 w6=l w7=l

+10 + 1 -24n2 +12n2


+ 1 +10 + 1 +12n2 -24 n2 +12rc2
+ 1 +10 + 1 +12n2 -
-24 n2
-
1 + 6 +14 + 6 -1 +24 n2 +24n2

+ 1 +10 +1 -24 n2 +12 n2

+ 1 +5 +12n2 -12n2

102
Tableau (III). Trois fois quatre mailles

w2 =
w2, = 1 w3 =
w3.= l w4 =
w4.= l v>s = wt.= \ w7= 1

w2" -40,75403 +23,52494 -


2,40320 -
0,05519 + 0,01474
w," +23,54031 -43,24942 +24,03198 + 0,55188 -
0,14738
w4» -
2,64904 +24,96925 -45,91664 -

5,46364 + 1,45904
w.' + 2,95006 -14,44303 +51,13444 +54,08451 -14,44302
w." -
0,30103 + 1,47378 -
5,21780 -48,62087 +24,98398
w7" + 0,06021 -

0,29476 + 1,04356 +48,12417 -43,39680

Charge uniformément répartie sur la travée centrale. Les termes


de charge sont donnés dans le système. La résolution du système
et l'emploi des tableaux (I4) et (III) conduisent à

wd wh wc wf wb we wa wi wk wg

-20,78764 -10,65790 -14,72131 -

7,53961 +107,7801 «4Po


+78,55736 -24,67110 -17,55428 +72,67098 + 53,22841 144-44Z>

(w)mra= 0,031927g (Mx)m=-0,03746a*p0 (0,0381). On donne

dans la figure 24a la variation de Mx et My le long de a;30).

0,0375o2Po
^
p^P°

Fig. 24 a

Charge uniformément répartie sur les deux travées latérales. On


trouve dans ce cas

wd wh Wc Wf wb we wa wi wk wa

+128,56771 +97,34209 +93,27867 +70,78269 -41,57527 a4Po


-
29,44262 +83,32887 +60,76801 -35,32899 -25,09389 144-4*D

30) Le même problème a été aussi traité analytiquement par H. Marcus,


op. cit. à la note 7, p. 218.

103
(w)max =
0,038085 ^ {Mx)m = -

0,03746 a2 p0. Pour la variation de


Eh3

Mx et Mv le long de l'axe x, voir fig. 24b.

O,0375ozpo Po
m pk
M,

Fig. 24 b. Variation le long de l'axe x des moments Mx et M , plaque de la

fig. 22, v =
0,3

c^ Plaque supportée par des rangées de colonnes équidistantes

C 'est le problème de la dalle à champignon. On étudie seulement


ici le panneau central d'une plaque de grande dimension, unifor¬
mément chargée. Comme on veut obtenir le moment et la flèche

au centre du panneau, on suppose que l'appui sur les colonnes est

ponctuel. Pour la plaque carrée de la figure 25, les conditions au

contour sont les suivantes

Q = 0 w' = 0 pour xety^ ± -. (60)

Au nœud central le on peut utiliser le schéma (.4)*. Pour les nœuds


e et / on emploiera le schéma (C)* qui exprime justement la con-

y
d e ,P

f e c

k f d
0
x

''\f— ?
w

f

Fig. 25

104
dition g-^ = 0. w n'est pas donné sur le bord, mais il suffit de l'intro¬

duire comme inconnu dans les schémas. On a donc en tout cinq


inconnues. Les deux équations manquantes sont fournies par la

condition Q qu'on remplit en c et d. Pour cela on a le schéma


= 0

(E)* du procédé semi-implicite. Mais il faut d'abord exprimer


l'opérateur de Laplace â en fonction des inconnues w. Le tableau
(IL) donne les dérivées secondes ^—r
et ^—r-; de là on trouve

A —

-4- —

'

8x* dy*

wk wf we wd wc

A* -87,384616 + 98,461540 -
11,076924

A1 +26,461538 -

97,846154 + 49,230770 + 27,692308 -


5,538462
à. + 52,923076 -108,307692 + 55,384616
Afi -28,923076 +108,307692 -123,076922 + 49,230770
4- -

28,923076 +108,307692 + 26,461538 -133,538460


\ -
57.S46152 +216,615384

On peut alors établir les cinq équations du système. On se souvien¬


dra que p est constant et vaut p0.

p04x4
wk wf we wd wc 144 D

Jfc +1872 -2304 -


128 + 288 + 256 +20736

/ -1134 +3768 -1408 -1500 + 200 +31104


e -
180 •
-1428 +4064 -
156 -2380 +23328
d + 967,385 -3515,077 -
354,462 +4593,231 -2156,308 +27648
c + 236,308 + 531,692 -3190,154 -1181,538 +5139,692 +27648

D'où

wk w, we wd wc
°»
+6,212024 +5,520292 +4,401314 +4,896377 +3,146702 m-:
10-

Le tableau (II4) donne sans difficulté les courbures. Avec v=0,3

Mmax =
0,067835 -Jl? (0,0634) ( Jfc)*=0,03480a'ft, (0,0359). Comme
il fallait s'y attendre, la précision est du même ordre que celle des

plaques totalement encastrées.

105
d) Plaque rectangulaire simplement appuyée par deux côtés opposés
et appuyée et encastrée élastiquement sur les deux autres

Nous reprendrons la plaque de la figure 21, mais les bords

y =
± —

ne seront plus totalement encastrés mais seulement liés à

une poutre rigide à la flexion et à la torsion. La charge sera uni¬

formément répartie sur toute la surface.

Les conditions au contour sont les suivantes. Poutre marginale


82w n\
w = 0 = 0 t a b\
8x2 pour les quatre points I+-, ±—) (61)
Angle de torsion ç> = 0

Plaque. Réaction de la plaque =


charge de la poutre Vy =
ppovtre

(62)

Tangente de la surface élastique angle de torsion


<ppouxre
= —

fêL»"-*-— (63)

On a huit inconnues à déterminer. Le schéma (A) est applicable


aux quatre nœuds intérieurs, le schéma (G) aux nœuds c, d. Pour
les équations en a et b, on emploiera le procédé semi-implicite. La
condition étant


8 \82w
\82w ,„ ,
82w\
w Sx*

on suit le même chemin que pour l'établissement du schéma (D)*


et l'on trouve facilement pour ây—Ax.

Schéma F *

+2+V -28+10 v +2+V -1+4 v -10-8 v -1+4 v

EJ
+ 12^
DAx DAx
+
12DA~x 82W d2w

y2
8x2
VJ0 8
+4-y +16-10 v +i-v +1+2 v +10-4 v +1+2 v

106
+2 +20 +2

Ax2
V
6D +1 +10 +1

Pour écrire les schémas du type (G) en c et d et pour déterminer

les expressions des =-^ en fonction des w, il faut connaître les

valeurs de •=—A w en a et en b. Mais la relation (63) lie cette tan-

de la à l'angle de torsion <p de la poutre. Les moments


gente plaque
de torsion de la poutre sont égaux aux moments d'encastrement

On sait que la variation de l'angle est celle du


(My)v=±b/2. <p

à la
moment provoqué par une charge -^-, G étant la rigidité
torsion de la poutre31). Le moment My vaut 0 au coin, (My)a en

a et (My)b en b. Pour chercher le moment fléchissant des „charges"


—~

nous les concentrons par la formule des charges nodales (42).

En calculant le moment de ces charges nodales on trouve facilement

Ax*
<Pa
=

HT
(64)
Aj^
<Pb
=

12

D'après le tableau (II6) on peut exprimer (-g-^1 en fonction des

«„, we, we, wg et de {-^j^Ay; le tableau (I4) donne


(j^)a en

31) Cf. F. Stûssi: Baustatik, I, Birkhâuser, Basel, 1946, p. 297. Si la


poutre latérale a une section en I ou en U, les ailes participent à la résistance

et le problème secomplique. Il reste cependant possible d'exprimer l'angle q>

en fonction de (M ).

107
fonction de wa et wb. Comme (My)a = -

[(s^)a v\B^)a\I>'
+ il

des mêmes et de Pour (My)b la


dépendra également w —
en a.

relation est semblable. En introduisant dans les équations (64)


(My)a et (My)b exprimés en fonction des w et
(g^)a> (jj)b, en

d'autre grâce à (63) obtient


remplaçant part <p par —j^,
on

deux relations entre (|^\ ,


(~) .
La résolution de ce système

donne \~) et \-~-\ en fonction des w.


\8y)a \dylb
Pour le calcul numérique, il faut fixer la valeur des constantes.

2 4.
On prend v =
0,3 ^-
=

^
=

3 -^-
=

Si l'on appelle (if,,*) la partie de Jf„ qui ne dépend que de w

directement, on obtient les deux relations suivantes pour A y A x =

[M" >a+ D [>V*)b +


\dy)a 66 [D
ldw\ Ai ldw\ Ax\
+ 1488,8.7 + 812,093
fe^

'» +

+ 1624,186 ('«)
Ax
.^+1488,837(^. 4*1
d'où

Ja;
fê) -0'1168324(ifi'*)«^2-0'0434931 (Mv*)»jf
=

Ax
(fj)6= -0,0869863(Jtf,*)^-0,1188324 (Jftf*)6^
Les tableaux (I4) et (II6) permettent alors d'écrire

wa ws wc u>i w. w, v>. "•'*

a + 91,62829 -
7,05306 -102,20155 + 29,45736 -5,95349 D
b -14,10612 + 91,62829 -102,20155 + 29,45736 -5,95349 a'

a -10,09163 -

3,16117 + 11,94045 + 4,44506 -

3,44157 -

1,28119 + 0,69556 + 0,25894 Ax'


ev b -

6,32235 -10,09169 + 8,89013 + 11,94045 -

2,56238 -
3,44157 + 0,51787 + 0,69556 a'

108
Les mêmes tableaux (I4) et (II6) donnent ensuite

wa wb wc wd we w, wa wk

a -43,10204 +23,51020
eiw b +47,02041 -43,10204
dx* c -43,10204 +23,51020
d +47,02041 -43,10204

a -40,75627 +11,88502 +57,30912 -16,71205 -16,51812 + 4,81687 +3,33840 -0,97353


S2w b +23,77007 -40,75627 -33,42413 +57,30912 + 9,63375 -16,51812 -1,94703 +3,33840
-

c +23,51558 1,20075 -46,56524 + 1,68843 +25,42142 + 0,48666 -2,71254 +0,09835


-
- +0,19671 -2,71254
d 2,40151 +23,51558 + 3,37687 -46,56524 0,97331 +25,42142

Il est maintenant d'écrire les équations linéaires. Cela ne présente pas de difficultés aux
possible
nœuds e, c et d on introduit dans le schéma (CB')* et (C)* les valeurs ci-dessus de
/, g, k. En
=
particulieravec v
En a et 6 on utilise le schéma (F)* qui devient dans le cas 0,3
\^—\Ax.

Ô2W g2 w A x2 +2
+146,3 -313 +146,3 +0,2 -12,4 +0,2 _
+2 +20
+ p

+3,7 +13 +3,7 +1,6 +8,8 +1,6 +1 +10 +1


oo eu
eu 3

41 ^ g &
^J |pH eu '-*3
S 3
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^
^ e» •+-» <© "B ci .© B cS O

p-5 'CS câ

110
Remarquons pour terminer que le calcul précédent n'est valable
que si le plan moyen de la plaque contient l'axe neutre de la poutre
latérale. Autrement la plaque est sollicitée de plus dans son plan

moyen, ce qui est un problème de paroi.

+0,0031 p0o2

Fig. 26. Variation le long de l'axe y des moments


My et Mx, plaque de la

fig. 21, simplement appuyée sur les longs bords et appuyée et encastrée
EJ EJ
élastiquement sur les deux autres ; charge uniforme, v = 0,3, j-=-
=
2, —~- = 4
0 JJ G

5° Plaques rectangulaires orthotropes

Comme les calculs sont exactement les mêmes que pour les

plaques isotropes, nous ne nous attarderons pas et donnerons


seulement un exemple de plaque simplement appuyée sur ses quatre
bords. La charge sera
a) sinusoïdale dans les deux sens;

b) uniformément répartie sur toute la surface.

»=#>

Fig. 27

111
Pour les rigidités on prend Dx =
\Dxy, Dy =
2Dxy, d'autre part
Ainsi nous avons les mêmes valeurs que M. T. Huber32)
a 1,3
de sorte qu'une comparaison sera possible. Voir figure 27.

Avec Dx (^|)2 =
0,29585798752?,, 2Dxy =
Dy, Dy (||)2= 0,845D„
les schémas {A), (B), (BB') conduisent au système suivant

T. de charge T. de charge
wd wc wb wa sinusoïde P =
Po

Ax*Ay*IUiDv Ax^Ay^/lUDy

d +1022,205 -
326,620 -
906,514 -
109,075 +16973,99 +20736
c -

326,620 +2044,410 -

109,075 -1813,028 +24004,84 +38016


b -
906,514 -
109,075 +2044,410 -
653,240 +24004,84 +38016
a -
109,075 -1813,028 -

653,240 +4088,820 +33947,98 +69696

a) Charge sinusoïdale dans les deux sens

Les termes de charge ne dépendent pas des rigidités; ce sont


rigoureusement les mêmes que pour les plaques isotropes. On trouve

wd wc wb wa

+4065,186 +2874,521 +2874,521 +2032,593


b*_ p„io-6
D„

2 /»2

wmax =
0,601358 VPolO-3
D„
a2 62 p0
^exact

/82w\ 7T2 b2

La précision est exactement la même que celle des plaques isotropes.

32) M. T. Huber, op. cit. à la note 13, ou Der Baùingenieur, 1926, p. 152.
Dans ce cas particulier D:rv =
£)a.'£) ,
ce qui simplifie l'étude analytique.

112
b) Charge uniformément répartie sur toute la surface. p =
p0

On trouve

wd wc wb wa

+6376,984 +4672,727 +4578,107 +3364,182 £^10-6


w„ .,
=
0,006377 ^-° (0,00638)
"y

Entre parenthèses nous donnons les valeurs de M. T. Huber.

0L-'—^~ ($_- 0,059596-^5 (0,05965)


Nous avonségalement calculé une plaque carrée avec Dxy —

Dx,
Dy 2Dx. Pour une charge sinusoïdale dans les
= deux sens on

obtient la même précision que plus haut.


Comme il fallait s'y attendre, la valeur des coefficients constants

Dx, Dxy, Dy n'a pas d'influence sur la


précision de la méthode. Il
serait donc inutile d'étudier plus longuement les plaques ortho-
tropes.

6° Plaque en forme de parallélogramme

a) Données du problème
Nous allons étudier une dalle biaise à 45° dont deux bords pa¬
rallèles sont
simplement appuyés tandis que les deux autres sont
libres. Lacharge sera uniformément répartie sur toute la dalle. On
a dans ce cas une symétrie
par rapport au centre et l'on peut
numéroter les nœuds comme le montre la figure 28, la condition
de symétrie est en effet w( + x, +y) w(— x, —y). =

b) Conditions au contour
Bords libres
82w d2w
M 0 ou pour y=±2
=
y
~dx*
d3u>
(65)
a
Vy =0 ou
w+{2~v) 8^-y
= ° P°Ur y=±2

113
Bords simplement appuyés

n
82w „
d*w 8*w n
w =
0, = 0 ou + =
0
w W ^
.
ô2w d2w „
a
.„„.
ou
â^+â^= pour x=±2+2/ ( *

Pour remplir la condition w = 0 le long du bord appuyé il suffit de

poser wa =
Wf =
wl =
wk =
we = 0.

Fig. 28

Considérons la plaque à étudier comme appartenant à une suite


de plaques (fig. 29). Ces plaques sont chargées alternativement dans

Fig. 29

114
le positif et dans le sens négatif. Les surfaces élastiques seront
sens

alors antisymétriques les unes des autres par rapport aux axes
a-f-l-k-e, axes le long desquels les ordonnées w seront nulles comme
l'exige la première condition au contour. De plus wb*= —wb,
wc*= —wc etc. Pour les courbures, en tenant compte des directions
différentes des axes x,y et x*,y*, on peut écrire

Le long des axes d'antisymétrie cette condition devient

(d2 w\ /d2 w\
I tt-tt + I-7T-5-1 =
0, etc. ou A w = 0 comme demandé.
\dx2Jf \dy*)t

Pour satisfaire aux conditions le long des bords simplement appuyés


il suffit donc d'étudier la suite de plaques de la figure 29.

c) Méthode de calcul

Il est impossible de se servir des schémas explicites car, même


au nœud central n, les schémas s'étendent au delà des bords. On
aura donc recours au procédé semi-implicite, qu'on doit de toute
façon employer pour les bords libres. Il s'agit d'exprimer d'abord
la valeur des courbures ^—T et —s- en fonction des inconnues w.
ex2
dy2
Considérons donc la figure 29. Dans l'angle aigu, au nœud e,

doit avoir à la fois 0 et Aw 0; cela n'est possible


on
g-y-t-v^-y = =

d2 w d2w
que si g~^=^—^
= 0. (Dans l'angle obtus, au nœud a, ce raison¬

nement ne joue pas, car les courbures sont discontinues). La ligne

e-d-c-b-a-g*-n*-<j*-a-b-c-d-e est symétrique par rapport au


nœud central n*; on doit avoir de plus w/' 0 aux extrémités en e =

et w = 0 en e et a. C'est exactement le cas étudié dans ce même

chapitre en 4°, b) (fig. 23). Le tableau (III) donne donc directement


en fonction des w la valeur de aux nœuds a, b, c, d, e. Grâce
^—^

à la relation (67) on obtient également les en g et n; il suffit de


^-y

changer les signes.

115
Les valeurs des en b, c, d se déduisent des puisque
^—j- -^^
0 a;2

d'après la condition au contour (65) —- = —


v
^—^. ,

Examinons maintenant les lignes b-h-m-f-g*-h*-i*-k-d et


c-i-l-m*-n*-m*-l-i-c. Elles ont huit mailles égales comme celle

envisagée au chapitre deuxième, fig. 11. D'autre part, les w" et les

w sont connus à leurs extrémités (les -^^ en b, c, d viennent d'être

déterminés). Pour la ligne c-n*-c qui est symétrique on emploie


directement le tableau (I8), cas symétrique, en n'oubliant pas le

(S2g—£-1
w\
.
Pour la ligne b-h*-d on utilise la méthode de

décomposition d'Andrée et l'on superpose simplement le tableau

(I8), cas symétrique, et le tableau (I8), cas antisymétrique. Comme

pour la plaque étudiée a = 4Jï =


-,
il faut diviser toutes les

valeurs par 4. En tenant compte également de la relation (67) on

obtient pour finir toutes les valeurs des -^-^ et des ^—j- données
r
car oyà
à la page 117. Exceptionnellement on a pris v =
0,3333).

d) Système d'équations linéaires

On utilise pour les nœuds intérieurs la relation intermédiaire

(24c) qui devient dans le cas particulier A x A y =

+4 +4 +4

8*w -1 -10
82w
+4 -32 +4
w + a2- = a<
dx- 8y' D
+4 +4 +4

On tiendra compte en g, m et i des


antisymétries avec par exemple
wm.= —wm,pm.= —pm.he plus simple est de calculer directement
les charges nodales d'après la figure 29.

33) Cette valeur de v est celle des essais sur maquettes du Laboratoire de
statique de l'Ecole Polytechnique de l'Université de Lausanne, cf. L. Alar¬
guerai: De quelques problèmes à l'ordre du jour et des tendances actuelles
en matière de construction de ponts aux Chemins de Fer Fédéraux, Bulletin

technique de la Suisse romande, 13 juin 1953.

116
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"S o o e r« •^ >e o> "i~. •-* S g "« o -a «S * ^ -S Cs **-» i—a g g

117
on se sert du schéma F
=
Pour les nœuds b, c, d (D)* qui exprime justement la condition 0. Pour
=
0,33 le schéma s'écrit, si l'on multiplie par 0,3

+0,699 +0,699 82 W +0,096 -3,792 +0,096 d2w a2Ax2



+2 +20 +2
+ a2 =

8x'' "dy* 20 D

+1,01 +3,81 +1,01 +0,498 +2,604 +0,498 +1 +10 +1

D'où le système d'équations linéaires

wn wm wtt wh wi wb wc wd a4p0/£>-10-3

n +353,4682 -265,6470 + +
-271,7019 34,4293 9,5490 + 13,9919 -. 3,1529 + 0,5314 62,5000
m -
-132,6019 +358,7604 + 8,5529 -125,5515 7,7500 + 19,4380 + 4,2277 + 0,3181 57,2917
-
-
g -157,0822 + 9,2296 +419,6124 -130,4485 + 24,7198 57,5450 + 28,2862 6,0597 57,2917
-
h + 17,4414 -125,5515 -129,7966 +326,5355 -135,1495 +
74,7359 14,4924 + 4,2948 62,5000
-
-
i + 4,6517 7,7500 + 25,0268 -135,1495 +309,8106 + 14,1695 -

76,5151 3,6376 57,2917


b -
+ 29,9914 + 64,1672 50,6468 -218,3262 + 20,0726 +37S>,1812 -180,9139 + 35,4384 112,500
-
c 2,5273 + 17,7825 + 24,1615 + 21,2916 -230,1005 -169,2490 +345,7060 -176,0773 112,500
d + - -
0,0746 + 1,2190 3,0792 + 23,2847 39,4203 + 31,6480 -168,8284 +252,8306 93,750

8zw S2w
Les solutions w permettent de calculer facilement les courbures à l'aide du tableau des ^—5- et
^-^.
Les formules (49) et (50) donnent directement les tangentes. Celles-ci, introduites dans les équations
(51), conduisent aux torsions géodésiques sans ou
a^a„ que l'on ait besoin de chercher les „..,,..
dxdy Bx*8y dxdy2
On obtient
b a h i
d c
Nœud
l m n
h g f
0 0 + 3,4069000
+ 4,331584 + 6,696394 + 5,143332 10-
w + 4,0893456 D
+ 0 0 + 2,908803
+ 4,572953 3,140828

e2w -65,17457 -69,24141 +68,25606 -12,98270 -37,40155 10-


-31,24460
- -39,63045 D
dx* -43,24430 -29,00564 + 5,22961 7,22342 -28,49625

+21,50761 +22,84963 -68,25606 +12,98270 5,12762 îo-3


+10,31071
D
-
8 -32,26986 5,22961 + 7,22342 -21,25843 -29,96909
y2 -21,15953

-18,6831 +16,0414 + 9,7764


dw +14,7506 + 2,4151 -16,1726
dx -
-10,1558 -13,1464 +13,3319 + 8,8538 0
flO-
0,7071

-
-78,5 -30,0 0 -25,5
62w 3,0 -29,5
0 0 -29,1 -41,7
>-'
dx 8y -45,5 -37,2

les directions
On peut calculer ensuite les moments Mx, My, Mxy grâce aux relations (19a) à (20a) et
=
grâceaux formules
et grandeurs des moments principaux M1} Mz (29) et (30). On trouve avec v 0,33

b i h m n
d c g

+27,84 +58,08 +61,70 +39,09 +50,23 +39,65 +35,51 +49,52 a2p010-


Mr
0 0 0 +17,47 +35,43 +41,84 +30,66 +43,05 a2p0lù-
Mv
+ 2,0 +19,8 +52,6 +17,1 +30,5 +24,9 +19,5 +27,9 a2PolO-
Mry
17°20' 29° 50' 28° 50' 38° 10' 46° 20' 41° 30' 41° 40'
P 4°
+28,0 +64,2 +91,8 +48,6 +74,2 +65,7 +52,7 +74,5 a2p010"
M,
- - +18,2
0,1 6,1 -30,1 + 8,1 +11,4 +15,8 +13,4 a2p010-
M2
Ces résultats sont représentés à la figure 30. Le long du bord
simplement appuyé les directions principales sont parallèles à x et y
puisque les moments s'annulent pour les directions £ et 77. Le „

doit donc valoir 0. Le long du bord libre Mxy, et par conséquent

Fig. 30. Dalle biaise à 45°. Direction et grandeurs des moments principaux,
charge uniformément répartie sur toute la dalle, v = 0,33

n ,
n'est pas
r
nul comme l'exigeraient les conditions au contour
8xdy
strictes. On a vu au chapitre premier, 2°, que cette circonstance
ne que des
produit perturbations locales. Les valeurs calculées
seront donc valables un peu à l'intérieur de la plaque. Remarquons
bien que cette imprécision est inhérente à la théorie des plaques
et non à leur résolution par la méthode du polygone funiculaire.
Donnons pour terminer quelques résultats de mesures faites sur

une plaque semblable à la nôtre34) (résultats en millièmes) :

34) Les résultats détaillés ne figurent pas dans l'article de L. Marguerat


cité à la note 33; l'auteur a bien voulu les
communiquer et je l'en remer¬
me

cie. Une importante notice bibliographique, tenant compte des plaques

obliques, figure dans l'ouvrage de H. Bilsch, Fahrbahnplatten von StraBen-


brùeken, Ernst & Sohn, Berlin, 1953.

120
Au point n Mx = ll Jf2 = 21 /S = 44° Mx + Mv~98
c M1 = 62 -

'£ = 20° Mx + My 61 =

lia concordance est satisfaisante.

7° Voilement des tôles

L'étude de la stabilité élastique des plaques minces est très


vaste et nous ne pourrons que l'effleurer. Le problème des panneaux
sollicités sur deux côtés opposés par des contraintes normales con¬

duit à une équation différentielle totale si les bords sollicités sont

simplement appuyés35). Nous allons considérer deux cas où cette

propriété n'existe pas. Rappelons l'équation fondamentale36)


d*w g4w 8iw_ 1 / 82w d2w 82w\
0 h

Cette relation se déduit de l'équation (40a) établie au chapitre


premier pour les grandes déformations des plaques. Ici p = 0.

a) Panneau carré, raidi diagonalement, sollicité à la compression o-0


sur deux bords opposés (Fig. 31)

On admet les conditions suivantes:

La plaque est simplement appuyée, donc w —

0, w" = 0 pour x =
± =

et y —
± $. La rigidité à la flexion du raidisseur est très grande,
w = 0 pour y = x. La rigidité à la torsion de ce même raidisseur est

négUgeable.
L'équation générale (68) devient dans notre cas, avec
ay
= —

o-0,

d*w ôiw 8*w h d^w


+
Ô~xT+
_

dxTB~y2 d~yT~~C7o"D"d~xY

35) Cf. F. Stussi: Berechnung der Beulspannungen gedrùckter Rechteck-


platten, Abhandlungen der Intemationalen Vereinigung fur Bruckenbau
und Hochbau (Mémoires A.I.P. C), achter Band, 1947.

s") Cf. S. Timoshenko: Théorie de la stabilité élastique, Béranger, Paris


et Liège, 1943.

121
ou AA w = —

a0 -=-

—y (p positif =
compression).

TT2D
Si l'on pose comme d'habitude <rn = k „,
on peut écrire
a2 h

82w
AAw =
^- k (69)
a2 dx*

Le cas de voilement déterminant est antisymétrique par rapport


à la diagonale du raidisseur. On peut alors numéroter les nœuds

comme le montre la figure 31. Il n'y a que trois inconnues.

y
32w=o
0, U
3yZ

a b a

c c
a

y b a

W.0,^-0 j

Fig. 31

L'équation à résoudre contient supplémentaire qui neun terme

figure pas dans (24). Pourtant l'élimination peut s'opérer comme


au chapitre deuxième, grâce à la relation (47), en partant de

K{AAw) = -K j^ *
& •

ô-y) (K =
charge nodale).

La relation intermédiaire (24c) contient l'expression

-1 +2 1

12
-10 +20 -10
~-k. •w

-1 +2 -1
A~x~*

122
au heu de celle en p. Dans les schémas on a en plus, au heu des p,

pour w = 0 = au bord.
g—j

(A) (B)

-1 -8 +18 -8 -1 +19 -8 -1

-20 -160 +360 -160 -20 +380 -160 -20

ir2Ay2 -102
_.
-816 +1836 -816 -102 n2Ay2 +1938 -816 -102
kw
12a2 -20
12 a2 +380 -160 -20
-20 -160 +360 -160

-1 -8 +18 -8 -1 +19 -8 -1

(B') (BB')

n2Ay2 -101 -808 +1818 -808 -101 n2Ay* +1919 -808 -101
•kw
12 a2 12 a2 +380 -160 -20
-20 -160 +360 -160 -20

-1 -8 +18 -8 -1 +19 -8 -1

lAy\2
En posant k-n2 I—-) =
<p on trouve facilement

wa wb wc

a +1728 -160,0000 <p


-
640 + 66,6667 <p
-
640 -

33,3333? 0

b -
640 + 66,6667 cp +1728 -150,0000 ç- 0 0

c -
640 -

33,3333 <p 0 +1728 -170,0000 q> 0

Le présent système n'a pas de termes de charge proprement

dits, il est homogène. Ce qu'il s'agit de déterminer ici c'est la


valeur de <p. La condition mathématique à satisfaire est de rendre
le déterminant du système nul.

Le calcul de <p peut se faire par deux procédés différents:


1. Par tâtonnements. On admet une valeur de <p. Si l'on emploie
l'algorithme Oauss,de que le dernier coefficient du
il faut

système réduit s'annule pour rendre le déterminant nul.

2. Parle procédé d'approximations successives d'Engesser-Vianello.


On admet des valeurs pour les ordonnées w du terme de droite
de l'équation (69), c'est-à-dire celles qui sont multipliées par <p

123
dans le système. On obtient ainsi des ,,termes de charge" qui
permettent de déterminer de nouvelles ordonnées w, et ainsi de
suite. A la fin les ordonnées w admises et celles qui en sont

déduites à partir du système concordent parfaitement, à un


multiplicateur près qui est la valeur de <p.
procédés conduisent au même résultat, mais avec plus
Ces deux

ou peine37). Nous donnerons ci-dessous le calcul par le


moins de

premier procédé.
Après quelques essais on admet 99 5,259923214, d'où le système=

wa wb wc

a +886,4122858 -289,3384524 -815,3307738

b -289,3384524 +939,0115179
-
94,4444717 -266,1363657

+844,5670462 -266,1363657

c -815,3307738 0 +833,8130536
-749,9492971
-

83,8637565

0,0000000

Nous avons voulu montrer que l'on peut faire le reste aussi
avec de la patience. Dans la pratique on véri¬
petit que l'on veut
fierasimplement la dernière décimale en constatant que le reste

change de signe quand on modifie de +1 le dernier chiffre de <p.

lie coefficient de voilement k vaut donc & =


-r-5-v= 8,53. Ce

cas de voilement a été déjà étudié par le procédé aux différences

par W. Burchard3*). Pour un réseau de six fois six mailles l'auteur

37) Le système du procédé par tâtonnements ne contient pas de termes


connus. D'autre part, il n'est pas nécessaire de remonter aux ordonnées w.

Par contre les coefficients des w sontchaque fois différents et il faut recom¬
mencer l'élimination dès le début. Le système du procédé d'approximations
successives contient des termes connus et on doit calculer les ordonnées w.

Mais l'élimination est faite une fois pour toutes. Ce procédé sera donc plus
indiqué si l'on a un grand nombre d'équations.
38
) Cf. W. Burchard: Beulspannungen der quadratischen Platte mit
Schrâgsteife unter Druck bzw. Schub. Ingenieur-Archiv, VIII. Band, Funf-
tes Heft, Oktober 1937.

124
obtient 8,61. On voit donc que la méthode du polygone funiculaire
permet, pour une même précision, de prendre un réseau moins
dense. Comme nous ne cherchons pas la valeur exacte de k, nous

pouvons arrêter ici le calcul.

b) Panneau carré, raidi diagonalement, cisaillé uniformément sur ses

quatre bords. Fig. 32

Les conditions seront les mêmes que dans l'exemple précédent


a a
a) soit w" 0 pour
,

w = =
x= ±~ et y= ±k, w = 0 pour y = x
2et y=±2'

TT2D
En posant t0 = & l'équation générale (68) devient
—^j-

82w
AAw = k-2 (70)
dxdy

Le cas de voilement déterminant est antisymétrique par rapport


à la diagonale du raidisseur et symétrique par rapport à l'autre
diagonale. La figure 32 montre la numérotation des nœuds.

w=o, -Irr'O Y

Fig. 32

125
L'équation (70) ne peut être résolue par le procédé implicite car

les termes en -z—.— ne se laissent pas éliminer. On les exprimera


donc en fonction des w pour le réseau donné. Il n'y aura plus alors
d2w
qu
^
'à introduire les valeurs des -=
a2
• h 2 „

axa

comme „charges" p dans
y
les schémas {A), (B), (BB').
ë2w
Calcul des en fonction des w.
dxSy
82w dw
„ „
=
^— h^H. Il suffit donc d'appliquer
~l
les relations rr
(49) et
\ /
dxoy dy\dx)

(50) deux fois de suite. Pour cela il faut connaître les w". Les lignes
du réseau ont six mailles, comme la fig. 11. Au bord «^" = 0 (pour
le calcul de -^, =-^ = 0 pour x = + ^; pour le calcul de =—
\^—\,
y \dx f
r
Sx ex2 2 r
a

g—^ (g—I = 0 pour y —

± I) •
Pour obtenir le cas général il suffit de

superposer le tableau (I6) cas symétrique et le tableau (I6) cas

antisymétrique. On trouve pour w1 =


w1* = 0.

w2 w3 w4 w3. w2.

w2" -91,690346 +52,903468 -

5,344330 + 0,539832 -0,053983


w3" +52,903468 -97,034676 +53,443300 -

5,398314 +0,539832
-

5,344330 +53,443300 -97,088660 -

53,44330 -5,334330

Le w' sur la même ligne, calculé par les équations (49) et (50), vaut:

Ligne à six mailles égales, au bord ordonnée w et dérivée seconde

w" nulles, valeurs de la dérivée première w' en fonction des w

w2 w3 w4 w3. l»2. ,

«V +10,187816 -2,878163 +0,593814 -0,059981 +0,005998


U>2
-

0,734770 +4,347704 -0,742268 +0,074977 -0,007498


w3' -

4,199250 -0,007498 +4,274227 -0,734770 +0,073477


+ 0,727273 -4,272727 0 +4,272727 -0,727273

A partir de ce tableau on calcule aisément les torsions géodésiques


en tous les points du réseau. Comme les ordonnées w, les
dxdy
82w
torsions sont antisymétriques par rapport à la diagonale du
8x dy
raidisseur et symétriques par rapport à l'autre diagonale.

126
Valeurs des torsions géodésiques -z——

ox oy

W9 wh wi wk wl wm

a +103,79156 -58,64367 +12,09221 -


1,18763 + 8,28022 -

3,34695
b -

7,48566 +46,40750 -

7,98950 + 0,76027 -12,50890 + 4,62900


c -
42,78163 +12,01372 +40,98220 -

7,02230 -

0,02249 -11,61369
d + 7,41369 -45,69222 + 0,86373 +41,41855 +12,55389 -

5,07441
e -
0,77376 + 7,94901 -46,05661 +12,16251 -
2,11434 +12,47741
/ + 0,07198 -
0,71528 + 7,12577 -42,17882 -

0,04498 + 0,44536
9 + 0,53983 -

6,39025 + 1,07966 -

0,04499 +18,89691 -

6,34302
h + 3,08603 -18,26261 + 0,06230 -

0,09436 + 0,02249 +17,72277


i -
0,53983 + 6,38801 -

1,07966 + 0,04499 -18,89691 + 6,34302


k + 0,08548 -

1,17413 + 6,28004 -18,26272 + 3,19400 -18,80244


l + 17,62830 + 0,17094 -36,52521 + 6,17207 -

0,53983 + 6,21706
m -
3,00056 +17,08847 + 6,21706 -18,16813 + 3,17151 -36,52521

k-n2Ax2
En posant i/r on obtient finalement le système suivant
2a2

wa wh wi wk wl wm

+1732 -1216 + 136 0 -


32 + 64
g
-

2,38460 + 34,84190 + 1,41270 -

0,26810 -127,12510 -

10,39430
-
608 +1768 -
576 + 68 -
576 + 36
h
-

17,94540 + 130,98760 + 23,19390 1,54000 + 0,40940 -

131,68760
+ 68 -
576 +1800 -
640 -
32 -
576
-

4,76510 -

14,14510 + 0,30470 + 21,59910 + 129,49620 + 10,58820


0 + 68 -
640 +1832 + 32 100
h
-

+ 0,14300 -

2,56460 -

12,64730 + 131,10100 + 3,74060 + 132,02690


-
32 -1152 -
64 + 64 +1868 -1216
l .

135,04270 0,96320 + 267,57370 + 0,00850 + 0,10880 + 8,60890


+ 32 + 36 -
576 -
100 -
608 +1800
-
3,90140 -

135,47700 + 7,73010 + 135,67240 + 3,39340 + 268,63380

Le déterminant s'annule pour

<fi —
—1,6924 (raidisseur tendu) k =
^—2 "A =-12,346
2 a2
tfi =
+ 5,9444 (raidisseur comprimé) T
/JX*TT2

127
W. Burchard (note 38) a trouvé par la méthode aux différences:

pour le raidisseur tendu1/1 12,34 pour


=
mailles, pour
un réseau à 9

le raidisseurcomprimé i/r 42,09 pour un réseau à 7 mailles.


=

Comme dans l'exemple précédent on voit que, surtout pour le


raidisseur tendu, on peut travailler avec un réseau sensiblement
moins dense que dans la méthode aux différences.
Nous terminons ici les applications de la méthode du polygone
funiculaire à l'étude des plaques minces fléchies. Ces exemples ont,
nous voulons l'espérer, montré les avantages de la méthode.

CHAPITRE QUATRIÈME

Application de la méthode du polygone funiculaire au calcul


des parois minces

1° Introduction

L'élasticité plane comprend un domaine très étendu. Dans le


cadre des restrictions énoncées chapitre deuxième, paragraphe 3°,
au

nous étudierons quelques applications choisies. Seules seront envi¬

sagées des parois rectangulaires isotropes. Comme on l'a vu pour les


plaques minces, on peut employer le même procédé pour des parois
orthotropes ou de forme plus compliquée.
Comme on ne trouve guère de résultats numériques chez les
auteurs qui se sont occupés des parois minces, il nous sera pratique¬

ment impossible de comparer directement nos résultats avec ceux

que donneraient les méthodes analytiques. Néanmoins l'analogie


qui existe entre la théorie desplaques et celle des parois nous
permettra d'évaluer approximativement la précision obtenue.
Nous allons d'abord établir une nouvelle analogie entre le pro¬
blème de la paroi rectangulaire soumise à des contraintes perpen¬
diculaires à son contour et celui de la plaque mince fléchie; ceci
nous facilitera l'examen des divers cas de sollicitations qui se pré¬

sentent. Après quoi nous passerons à l'étude détaillée de quelques

128
problèmes de répartition des contraintes. Nous parlerons des ten¬
sions de retrait dans les soudures et de la largeur utile des tables
de compression des poutres. Pour terminer nous donnerons un

exemple de problème mixte plaque-paroi, celui d'une plaque dont


les déformations sont grandes.

2° Paroi sollicitée par des contraintes perpendiculaires à son contour


ou soumise à des tensions d'origine thermique. Nouvelle analogie
avec le problème de la plaque totalement encastrée

On indiqué au chapitre deuxième qu'il est possible de ramener


a

tout problème de paroi à celui d'une plaque non chargée mais


déformée le long de son contour. L'analogie qui va suivre se rap¬

porte par contre à une plaque totalement encastrée dont les défor¬
mations et les tangentes s'annulent sur les bords, cette plaque
étant chargée.

Considérons la paroi de la figure 33. Les faces y= sont


±^
sollicitées par des contraintes ay° réparties de façon quelconque le

long de la face, mais symétriques par rapport à l'axe x. Il en est


de même des faces x= ±§. Les tensions d'origine thermique seront

provoquées par une élévation de température t (x, y).

lirtv.
--

P
—x,—!
b H

iu
tu,
h a

Fig. 33

129
Considérons d'abord ces tensions d'origine thermique. Si l'on
désigne par a, le coefficient de dilatation, les relations (13) et (14)
doivent être complétées et deviennent

** =

Y~V Y+art (13a) e«


=

^-v^ + a'-t <14a>

La relation (15) reste inchangée. En introduisant les valeurs de ex,


ey, YxV dans l'équation de compatibilité (34) et en exprimant ax,
oy, rxy par la fonction d'Airy F grâce aux équations (31) à (33),
on obtient pour une matière isotrope39)

d*F 84F
<P£__F (8H + 8H\
8xi+ 8x28y2
+
dy*
~

t\8x2 8y2l ( '

Pour étudier de
façon semblable la paroi sollicitée par des con¬
traintesperpendiculaires à son contour, il suffit de considérer ce
problème comme provenant de la superposition de deux états:

a) Un état où tous les points de même abscisse xx, y compris les


bords, ont une contrainte (cry°)Xl (fig. 33); il en est de même pour
les points d'ordonnée yx. Ce état ne demande aucun calcul
puisque toutes les contraintes sont données.
b) Un état où les bords ne sont pas sollicités et où les points inté¬
rieurs de même abscisse x1 ont une contrainte initiale extérieure

(cry°)Xl, et de même pour les points d'ordonnée yx. Comme il


n'y a pas de forces le long du contour, la résultante des tensions

intérieures, ux ou ay est nulle dans chaque section, comme c'est


le cas aussi pour les tensions thermiques.

Les relations (13) et (14) se transforment en

ar ct„ crx° or„° cr„ aT av° ar° .,


...

«
#-"*-F+vi-(lsb) (14b)
=

-i-vf~ir+vt
=

tandis que (15) ne change pas. En procédant comme ci-dessus et

39) En désignant par atx le coefficient de dilatation dans la direction x


et le coefficient de dilatation dans la direction y, on obtiendrait pour
a[y
une matière orthotrope

130
en sachant que .
°x. = "ï =
0, on trouve facilement

8* F d*F ë*F d*ox° e*oy°


=
^ "*" K '
Sx* 8x2dy* 8y* dy* dx2

Les équations (71) et (72) sont construites comme l'équation


d2t\
(dzt
ou respectivement p = D
{-^ + -j^rj.
D'autre part, dans les deux cas, les bords ne sont pas sollicités et

les conditions au contour sont o-a.=T = 0 pourx= ±-= et


ct)/
= t = 0

pour y= +-. Ces conditions sont remplies si l'on prend F =

8x
~~

= =0 tout le long du contour, comme dans la condition (25).


^—
Les solutions F des équations (71) et (72) sont donc les ordonnées

de la surface élastique d'une plaque totalement encastrée sur ses

côtés et soumise à une charge

respectivement p = D I *
+ ^ J (72)

Les contraintes correspondent, avec permutation de x et y, aux

courbures de la plaque. Pour la paroi sollicitée par des forces nor¬

males à son contour, il faut encore superposer l'état a) pour trouver


les contraintes totales.
g2 02
La valeur de la charge p dépend des courbures et
^—^ ^—-.
Passons en revue les différents
cas qui se présentent:

a) t ou a0 varie de
façon continue, sa tangente de même (fig. 34a).
p est une charge répartie, qui peut d'ailleurs présenter des sauts.
Nous avons vu en détail au chapitre troisième comment on calcule
les plaques ainsi chargées.
La température t obéit pratiquement toujours à une telle loi et
les cas suivants n'intéressent que les contraintes a0.

j8) a0 varie de
façon continue, la tangente est discontinue (fig. 34b).
Si par exemple ay° présente une brisure pour x x1, on aura le long =

131
de la droitex xx une charge linéaire, concentrée pour la direction
=

x répartie uniformément pour la direction y. Nous avons traité


et

également au chapitre troisième un cas de cette espèce.

y
.0° Tiax

s
s*
Xj
A
/

11
. pTTrrÏÏTlTT]0' 0,86 CT° max

p-rm-n-n-Tf a
p,4ia0max
X

W
\L
•n
lV
-~ —•

d L

Fig. 34 Fig. 35

y) <t° présente des sauts brusques (fig. 34 c). Supposons que pour
» =
»!, ctv° passe de ct^^ à agamhe. Le long de la droite x=xx la
plaque sera sollicitée par des moments constants, proportionnels à

0droite °gauche •

S) appliquée est concentrée (fig. 34d). C'est le cas limite


La /orce
de y), quand la largeur de charge tend vers 0. Si la charge concen¬
trée P agit à l'abscisse x1, la plaque devra subir le long de la droite

x =
xx une variation brusque de tangente -z—,
variation propor'tio-
nelle à P.

L'analogie que d'exposer est principalement appli¬


nous venons

cable aux cas ]8). Prenons par exemple le cas le plus simple,
a) et

celui d'une variation parabolique de ay° (ou de t) (fig. 35).

1 j-l la charge p=D \ est constante

et vaut p = — •
D. Pour une paroi carrée les résultats sont

ceux du chapitre troisième, paragraphe 3°c.

132
Pour x =
y =
0; état a) o^; état b) -

0,02299• ^^ ;

total: + 0,8585 a°max

Poura;=
±|,2/ =
0; étata) 0; état b) + 0,05121-80°^;
total: + 0,4097 <r«

Le recoursl'analogie exposée simplifie considérablement le pro¬


à

blème qui, autrement, est assez compliqué. (Voir Timoshenko:


Théorie de l'élasticité, Béranger, Paris et Liège, 1936, p. 161).
Pour les cas y) et S) il est généralement plus simple de résoudre
directement le problème de la paroi, c'est-à-dire de déterminer les

valeurs de F et -^—, -^— sur les bords, valeurs qu'on


^
introduira
dx dy
dans les schémas {A), (C) et (CC). On obtient ainsi les „termes de
charge" des
équations linéaires des F. Mais les particularités des
contraintes données ct° ne seront pas exprimées. En effet, les schémas
ont été calculés à l'aide des charges nodales paraboliques. Il faudra
donc introduire des corrections grâce aux charges nodales exactes.
Examinons d'abord le cas y).
y) o-0 présente des sauts brusques. Considérons pour fixer les idées
le bord y =
+ et supposons que ay° présente au nœud m,n un
^

saut brusque (Aoy°)mn. Par définition


oy=-^-i.
Il faut donc

rechercher dans les schémas {A), (C) =


(C) tourné d'un droit avec

S2 F
permutation de x et y, les termes qui dépendent de au bord.
g—5-
Ce sont ceux qui multipliés par Dx.
sont La relation (47) permet
d'écrire la ligne supérieure du premier terme du schéma (A) sous
la forme

l+i U 1+6 1-4 l+i 1- l+i


.(|f)2.„J+i .(*$.AxKW)
De même pour (C)

|+16 1-64 1+96 1-64 1+16 (~-É\ 1+16 1-32 1+16 (^V_ )
. .
W = , . J xK(w")

D'après la figure 36 la charge nodale exacte vaut dans notre cas

133
Km(f) -jjj- (Pm-l WPmgauche Pm+l-A P) ~^Ap
=
+ + +

Ax
Km (P) =

^2" (Pm-1 5Pm gauche &Pm droite Pm+l)


+ + +

rp 1---—r
Pm.droite Pm+1

Pm-1
'
Pm,gauche

m-t m m-tl

h Ax —+—A*

Fig. 36

alors que nous avons calculé avec


"if (Pm-l + 10Pm gauche + Pm+l)- La
5_
différence est donc de ^Ax-Ap. Ainsi les termes de
12
charge cor-

rectifs seront les suivants

m,n m,n

+16 -32 +16 +16 -32 +16


Ay^.-^(Aav% Ay*---{Aoy°)
12 m,n
+1 -2 +1 +2 -2 +1

S) La force appliquée est une charge concentrée P. La charge


nodale exacte vaut ici P, alors que la formule de la parabole donne 0.
On obtient donc les termes de charge correctifs ci-dessous

m,n m,n
_J
+16

+1
-32

-2
+16

+1
($'•' x-P
+16

+2
-32

-2
+16

+1
m Ax-P

Si o°
présente à la fois plusieurs particularités, il suffit d'appliquer
leprincipe de superposition et de décomposer pour obtenir les cas
élémentaires que l'on vient de traiter40).

40) Les corrections indiquées sont approximatives. Au voisinage des dis¬


continuités, la réalité ne serapas serrée de très près. Si l'on désire améliorer
la précision dans ces parages, on utilisera un réseau secondaire à mailles
plus serrées. Les conditions au contour de ce réseau seront fournies par les
résultats du réseau principal qui, d'après le principe de B. de Saint- Venant,
sont suffisamment précis à quelque distance des perturbations locales.

134
Si d'autre part le saut ou la charge concentrée ne correspond
pas avec un nœud du bord, on répartira en première approximation
sur les deux nœuds voisins, pour le calcul des corrections seulement.
Pour trouver l'analogie qu'on vient d'exposer, on a supposé
que les contraintes sur deux faces opposées étaient symétriques.
Il serait possible de généraliser à l'aide du procédé d'Andrée déjà
cité.

3° Répartition à l'intérieur d'une paroi des contraintes données sur

les bords; quelques applications

a) Carré soumis à deux forces axiales P (fig. 37)

L'équation qui régit ce problème est, comme on l'a exposé au

chapitre deuxième
diF diF diF
t4+2^2^ + t4 = ° (38a)
dx* dx2ôy2 êy*

Pour fixer la solution, il faut déterminer d'abord les conditions au

contour comme exposé au chapitre deuxième. On sait que la varia¬


tion de la fonction d'Airy F est égale à celle du moment provoqué

par les forces données. On obtient donc facilement

Bord sollicité

_
Pa / 2x\ n
8 F
n
± = ——
11 + —
+ pour x < 0, — pour
r
x > 0; ——
= 0
4 \ a ) 8y
Bord libre

rr «
dF P a a
F^O _=+_ +pour x =
--,
-

pour a;=+-

Pour simplifier les opérations numériques, séparons F en deux

parts:
une part F1 donnée par une charge uniformément répartie le
long des bords sollicités et dont la résultante vaut P. La surface

d'Airy est un cylindre à directrice parabolique. Ce cylindre remplit


les conditions imposées le long des bords libres (fig. 38);

135
une part F2 qui est inconnue, les conditions au contour étant

J^[i±£(i-ï)]:
8F
Bord sollicité ,= ±| ëy
= 0

a
Bord libre
x=±% dx

Aux contraintes calculées à partir de F2, il faudra ajouter celles


provenant de l'état F1. Ces dernières valent simplement en tout
P
point ffj,
=
—, ax = T = 0.

I
y

»-x

' " '

a/2 a/2

Fig. 37 Fig. 38. Carré soumis à deux forces axiales.


Fonction d'Airy

Pour le calcul proprement dit, peut donc limiter à


on se F2.
A la fin on augmente simplement tous les ay de —.

Nous allons d'abord étudier le problème avec un réseau à quatre


fois quatre mailles, puis à huit fois huit mailles.
Réseau à quatre fois quatre mailles. Le réseau sera numéroté
comme celui de la figure 17, mais nous avons ici b = a ou Ay=Ax.
Fi 77*' fl p

Comme les tangentes -z— ou sont données le long du contour,


^—
on utilisera, pour établir les
équations algébriques, les schémas
(A)* en k, (C)* (C)*
/, (OC)* en e. Les valeurs de F
et en h et
connues sur les bords sont également introduites dans les schémas;

elles donnent alors les termes connus des équations. Il en serait de

même, des valeurs des tangentes données ou —, si celles-ci ne


^—
s'annulaient pas comme dans notre cas particulier.

136
Nous avons en effet

Nœud a 6 c d 9

F 0 0,125 0,250 0 0

Ft 0 0,09375 0,125 0 0

F2 0 0,03125 0,125 0 0 Pa

8F2 0 0 0 0 0

Ces valeurs introduites dans les schémas nous donnent les termes
connus. Il faut encore calculer les termes correctifs dont on vient

de parler au paragraphe précédent. On a PAx\~\ =0,25Pa.


On trouve donc

Nœuds k h / e

Termes connus -2- 11 -2 •


10,375 +202 +46,9375
Pa
Corrections -2 •
0,5 +2 •
0,5 -8 +4

Les équations linéaires sont les suivantes

Fk ** Ft Fe Termes corrigés

k +1872 -1152 -1152 -


128 -
23
h -1134 +4032 -
264 -1408 -

19,75
Pa
f -1134 -
264 +4032 -1408 +194

e -
180 -
714 -
714 +4064 + 50,9375

Les solutions de l'équation et les valeurs des contraintes déduites


des relations (31) et (32) grâce au tableau (II4) sont données ci-
dessous:

a b c d e / 9 h k

F* 0 31,2500 125,000 0 33,0000 76,3952 0 +26,6396 +53,3761 10-3 Pa


0 0 00 +0,3646 -0,7655 -2,7133 +0,3415 + 1,0302 + 2,0206 P/a
"v
"x 0 +0,3229 -3,1927 0 -0,2167 +0,7369 0 + 0,2876 + 0,7366 Pja

Le signe positif + désigne des tractions, —


des compressions.

137
Réseau à huit fois huit mailles. Le réseau sera numéroté comme
celui de la figure 19. Le procédé de calcul est semblable à celui du

réseau à quatre mailles. On a

(o,/) (M) (c,f) (<*./) («./) (a, g) (a,h) (a,i) (a,k)

F 0 0,0625 0,1250 0,1875000 0,250 0 0 0 0

F1 0 0,0546875 0,09375 0,1171875 0,125 0 0 0 0

F, 0 0,0078125 0,03125 0,0703125 0,125 0 0 0 0 Pa

dF2 0 0 0 0 0 0 0 0 0

simplifier la résolution des équations on décompose d'après


Pour
Andrée un système symétrique et un système antisymétrique
en

par rapport aux diagonales du carré.


Système symétrique. On obtient les termes de charge suivants,
en tenant compte des corrections avec PA x
\-r^-\ =
0,125Pa,

Nœud (b,o) (c,g) (d,g) (e,g) (c,h) (d,h) (e,ft) (<M) (e.i) (e,k)

+ 9,421875 + 22,265625 + 57,0625 + 100,9375 -5,25 -5,1875 -6,875 0 0 0


+ 1,0 -
2 + 0,0625 -0,125

T. corrigés + 9,421875 + 22,265625 + 58,0625 + 98,9375 -5,25 -5,125 -7,0 0 0 0 Pa

La matrice conjuguée n° 2 du chapitre troisième donne immé¬


diatement les solutions F2 par simple superposition.

Kg. 39 a. Carré soumis à deux forces axiales. Contraintes ct„

( en fonction de
al

138
Système antisymétrique. Les termes connus sont les suivants

Nœud (c,S) (d,g) (6,3) (d,h) (e,h) (e,i)

+25,359375 +57,0625 +100,9375 -5,1875 -6,875 0


<
+ 1,0 -
2 +0,0625 -0,125

T. corrigé +25,359375 +58,0625 + 98,9375 -5,125 -7,0 0 Pa

Le système antisymétrique contient six inconnues et s'écrit

F(e,i) F(e,hi F(d, h) F(e,g) F(d,g) F(c,g) Termes de charge

(e,i) +2008 -
640 -
216 + 72 + 64 + 8 +1

(e,h) -
640 +1864 -1216 -
576 -
64 + 64 +1

(d,h) -
216 -1216 +3952 -
72 -1152 -
208 +2

(e,g) + 144 -1134 -


280 +3888 -1536 + 240 +1

(d,g) + 64 -
132 -1147 -
768 +4000 -
819 +1

(CSO + 8 + 51 -
276 + 120 -
832 +4020 +1

La résolution donne la matrice conjuguée n° 4.

1 en (e,i) 1 en (e,h) 1 en (d,h) 1 en (e,g) 1 en (d,g) 1 en (c,g)

F(e,i) 628,4470 371,2639 349,3948 60,4419 72,1031 12,9589


F(e,?ù 372,7179 1090,7295 876,9713 206,0395 224,8122 38,0817
F<.d,h) 176,1335 439,5282 927,1592 106,1967 188,6406 48,7301
10-
F(e,g) 129,1181 431,4683 461,1775 365,0431 217,0895 27,2392
F(d,g) 81,4559 250,0851 402,6144 109,7240 368,3603 74,7682
F(c,g) 19,1179 54,4794 121,3953 16,3691 79,7133 266,2543

Par superposition du cas symétrique et du casantisymétrique on


obtient finalement les valeurs suivantes de F2 (voir aussi fig. 38)

0 7,8125 31,2500 70,3125 125,0000


0 8,6533 32,8338 68,6849 95,6181
0 8,8410 30,6282 56,2827 69,2658 10-3 Pa
0 8,0333 26,5483 45,5749 53,8582
0 7,5617
'

24,7172 41,6470 48,7338

Les contraintes
ay et ax, données pair les formules (31) et (32), se

déduisent du tableau (II8), cas symétrique. On trouve par exemple

139
p p
au centre du carré a,,= —1,9568 —. o-_=+0,6560—. Les autres
v ' x
a a

valeurs sont représentées graphiquement à la figure 39.

Fig. 39b. Carré soumis à deux forces axiales. Contraintes


ax et

(en fonction de —)

-_-£,__.

Ip
Fig. 40. Carré soumis à deux forces axiales. Lignes isostatiques
(en trait plein a2, en traitillé ax)

140
Les cisaillements valent t= —-s-U—). Ils se calculent facile-

ment par les relations (50) ou (51). Dans le cas particulier nous

e2F
avons déterminé les ^—

Sx
à l'aide de (50), puisque les ëx*
=
a„ sont

8F
connus. Ces valeurs de =—,
introduites dans (51), ont donné les t.
ox

Fig. 41. Carré soumis à deux forces opposées. Isostates de o^

(en fonction de —I

Pour connaître la grandeur et la direction des tensions princi¬


pales emploiera
on équations (39). La figure 40 donne les tra¬
les

jectoires des tensions principales ou lignes isostatiques, la figure 41


les isostates de ax, c'est-à-dire les lignes passant par les points où

<jx prend la même valeur. La zone hachurée est comprimée.


Les

isostates comme les isostatiques sont approximatives puisque l'on


ne connaît les contraintes qu'en un nombre limité de points41). En

particulier, le voisinage immédiat du point d'appKcation de la force


n'est pas très bien défini. Il faudrait recourir à un réseau plus dense.
On pourrait aussi partir de la solution analytique connue de la

41) Il est impossible de déterminer la position exacte des points singuliers,


sauf sur les axes et les côtés du carré où t est partout nul et où il suffit donc

que ax
= 0. Le même problème a été traité expérimentalement, cf.
ay

P. Dantu, op. cit. à la note 5. La concordance est satisfaisante, elle est

meilleure si l'on refait le calcul avec une charge répartie sur un quart du côté.

141
bande indéfinie et superposer une solution qui remplît les conditions

sur les bords latéraux. On procéderait donc à un calcul analogue à

celui exposé au chapitre troisième pour les plaques sollicitées par


une charge concentrée.

0,375 a 0,125a

!
«jpo

4h
lui
0,1250 0,75a OJ25a

Fig. 42

Ho: i
2Po
III 1 Il III

ITÉniI III 1 Il III

Fig. 43. Décomposition des charges par la méthode d'Andrée


a) Système symétrique b) Système antisymétrique

b) Poutre simple, rapport hauteur /portée = 1 (fig. 42)

Le problème symétrique par rapport à y, mais non par rap¬


est

port à x. Aussi allons-nous décomposer les charges comme indiqué


à la figure 43. On obtient ainsi un cas symétrique par rapport à x

142
et y et symétrique par rapport à y et antisymétrique par
un cas

rapport x. à adopté a huit fois huit mailles, numérotées


Le réseau
comme celles de la figure 19.

Système symétrique par rapport aux deux axes (fig. 43a). En pro¬
cédant exactement comme à l'exemple précédent on obtient

(a./) (M) (C/) (d,f) (e,/) (a,9) (a,h) (a,i) (a,k)

F 0 0,046875 0,078125 0,109375 0,125 0 0 0 0

F, 0 0,0546875 0,09375 0,1171875 0,125 0 0 0 0

F2 0 -0,0078125 -0,015625 -0,0078125 0 0 0 0 0

8F2 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Afin de pouvoir utiliser les conjuguées n° 2 et 4, on consi¬


matrices
dère un cas symétrique et antisymétrique par rapport aux
un cas

diagonales. Les termes connus sont donnés à partir des F2 par les
schémas (.4)*, (C)*, (CC)*. Il faut aussi tenir compte des corrections

indiquées au paragraphe 2° avec A p ±2p0( + en(d,f),—en(b,f)). =

On trouve le système symétrique par rapport aux axes et aux

diagonales

Nœud (b,g) (c,0) (d,g) (e,g) (c,h) (d,h) (e,ft) (d,i) (e,i) (e,k)

Terme -10,515625 -11,835938 -6,1875 + 0,359375 + 1,625 + 0,5625 + 0,3125


Corr. + 0,416667 + 0,026042 -0,208333 + 0,208333 -0,013021 + 0,013021

T.corr. -10,098958 -11,809896 -6,395833 + 0,567708 + 1,625 + 0,549479 + 0,325521 0 0 0

et le système symétrique par rapport aux axes et antisymétrique


par rapport aux diagonales

Nœud (c,9) (d,g) (e.gO (d,h) (e,h) (e,i)

-13,632813 -6,1875 +0,359375 +0,5625 +0,3125


-

0,026042 -0,208333 +0,208333 -0,013021 +0,013021

T. corrigé -13,658855 -6,395833 +0,567708 +0,549479 +0,325521 0

143
La superposition des résultats donnés par les matrices n° 2 et 4
conduit aux solutions suivantes pour F2

0 -7,8125 -15,6250 -7,8125 0


0 -5,0984 -10,4582 -7,0797 -3,0290
0 -2,3526 -
5,4453 -5,2530 -4,2210
0 -1,0551 -

2,9344 -3,7466 -3,7765


0 -0,7102 -
2,2128 -3,1945 -3,4447

Le tableau (II8), symétrique permet de calculer


cas
ax,ay et de là
les t grâce aux relations (50) et (51).

Système symétrique par rapport à l'axe y et antisymétrique par


rapport à l'axe x (fig. 43b). Dans ce cas F1 vaut 0 partout puisque
la résultante des contraintes sur chaque face est nulle. On a simple¬
ment

(«./) (6,/) (c,/) (d,f) M) Kg-) (a,h) (a,i) (a,k)

F2 = F 0 +0,015625 +0,046875 +0,078125 +0,09375 0 0 0 0


dF 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Fig. 44. Poutre simple. Fonction de tension d'Airy

Les termes connus se calculent comme précédemment ainsi que

leurs corrections. On A p (d, /), d'où


a =
+ 2 p0 en (6, /) et
j~d y2 A p =

=
0,0130208 p0 a2

144
a
te
os c» bs t-^ ta co -j eo

i eo
00
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eo
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-j
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-4 -4 1 1 + + 1 + 1 1 +
+ + + CD
-4 OS os *» OS 00 *. os *• 00 ta if». 00
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a a. Ci es a. es o 0 » & ,5s o*
H

sn
<75

(Nouer +1,125)
-4Po

H "if
°'8

Fig. 46. Poutre simple. Contraintes t . Fig. 45. Poutre simple. Contraintes ct„
o-^ et
(en fonction de p0) (en fonction de p„)
On ne donnera pas la matrice conjuguée mais seulement les
solutions du cas particulier qui sont

0 +15,625 +46,875 +78,125 +93,75


0 +13,4629 +41,2001 +67,4385 +79,2469
0 + 9,2959 +28,4968 +46,1356 +53,4204 p0a210-
0 + 4,6137 +14,1792 +22,8670 +26,3471
0 0 0 0 0

Les contraintes ay se déduisent du tableau (II8), cas symétrique;


les ax du tableau (II8), cas antisymétrique. Les t se calculent comme

r) 7P
plus haut, en tenant compte de F antisymétrie des ^—.

Fig. 47. Poutre simple. Lignes isostatiques, c^-

Au lieu de donner les valeurs des contraintes dans des tableaux,


on a préféré les représenter aux figures 45, 46. La figure 47 indique
les trajectoires des tensions principales, 44 la fonction F.

147
c) Rectangle soumis à deux forces axiales réparties 6p0 (fig. 48)
Le réseau considéré a huit fois six mailles, numérotées comme

la figure 20. La charge appliquée vaut -


au nœud (d,e) et 0 en

(c, e), (6, e), (a, e). Entre les nœuds p a une variation correspondant

2o

W6P.
Fig. 48
i
o_ o
'

2~***~ 2

à la formule parabolique des charges nodales. La résultante passe


par (d,e) 6p0Ax=l. A une certaine distance du point
et vaut

d'application, on a donc l'équivalent d'une charge concentrée P 1. =

Les conditions au contour sont les suivantes, en calculant avec

Ft et F2 comme à l'exemple a).

(a,e) (M (c,e) (d,e) (a,f) (a, g) (a,h) (a,k)

F 0 0,08333333 0,16666667 0,23611111 0 0 0 0

Fi 0 0,06944444 0,11111111 0,125 0 0 0 0

*• 0 0,01388889 0,05555556 0,11111111 0 0 0 0 p0a*

dF% 0 0 0 0 0 0 0 0

Comme la charge appliquée a une variation parabolique, les termes


connus n'ont pas besoin d'être corrigés et l'on a grâce aux schémas

(A), (G) et (CC), avec


(|f)2 =
2,25, (||)2 =
0,4444444,

148
Nœud (b,f) (c,f) (d,f) (b, 9) (c,gO (d,g) autres

T.e. +3,8765 +42,4198 +92,0741 -2,8696 -3,5154 -4,4329 0 p0a'

La matrice conjuguée n° 3 conduit aux solutions suivantes pour F2


1

0 +13,8889 +55,5556 +111,1111


0 +13,4562 +41,8304 + 60,3355
0 + 6,2126 +17,8253 + 23,4948 10-3o2p0
0 + 1,6884 + 5,2258 + 6,9932
0 + 0,4821 + 1,8493 + 2,5989

Les contraintes
uy se calculent à l'aide du tableau (II6), les con¬
traintes ax à l'aide du tableau (II8). Elles sont représentées à la

figure 49.

Fig. 49. Rectangle soumis à deux forces réparties axiales


Contraintes ax et o (en fonction de p0)

Leproblème que l'on vient de traiter se rapproche de celui du


prisme infiniment long soumis à une force axiale concentrée. La
figure 50 montre comment passer approximativement d'un pro-

149
blême à l'autre. On sait que pour le prisme infiniment long, à une
distance du point d'application double de la largeur, les contraintes
ay sont réparties uniformément tandis que ax et r s'annulent (cette
propriété est déjà presque satisfaite pour une distance égale à la

\ \ 1I1II1IU IIHI1IH

= + +

lllllfltl lllllllll
\ t
Fig. 50

largeur). Par superposition des résultats analytiques de divers


auteurs42), on trouverait dans notre cas (entre parenthèses nos
résultats). Nœud
(d,k) 1,056 (1,059) 0,116 (0,131)
(d,g) 1,39 (1,44) 0,314 (0,316)

4° Tensions de retrait dans les soudures

Dans le vaste domaine des tensions d'origine thermique, nous


allons étudier maintenant problème particulier, celui des ten¬
un

sions de retrait dans les éprouvettes libres.

L'éprouvette est de forme rectangulaire, ses deux parties sont


réunies par une soudure bout à bout située dans l'un des axes de

symétrie du rectangle. Les faces extérieures de l'éprouvette sont

libres, toutes les contraintes s'y annulent.

42) Le problème du prisme infiniment long, sollicité par une force con¬

centrée axiale, a été traité par un grand nombre d'auteurs, par exemple
Timoshenko, op. cit. à la note 39; V. Tesaf: Détermination expérimentale
des tensions dans les extrémités despièces prismatiques munies d'une semi-
articulation, premier volume, 1932; du même auteur:
Mémoires A.I.P.C.,
Etude expérimentale des contraintes produites dans une poutre par des •

charges concentrées, Mémoires A.I.P.C, quatrième volume, 1936; Y. Ouyon:


Contraintes dans les pièces prismatiques soumises à des forces appliquées
sur leurs bases, au voisinage de ces bases, Mémoires A.I.P.C, onzième
volume, 1951.

150
Le dépôt du cordon de soudure provoque une augmentation
considérable de la température parties des deux de l'éprouvette.
Mais à ce moment le cordon et les
régions avoisinantes sont à l'état
plastique. Les déformations de l'éprouvette restent donc plastiques
et ne provoquent pratiquement pas de contraintes. Il en est ainsi
tant que la température dépasse environ 600°. Pendant le refroi¬

dissement, par contre, le module d'élasticité recouvre peu à peu sa


valeur normale et, à cause de la liaison réalisée par la soudure, les
déformations s'accompagnent de tensions internes. Pour permettre
un calcul
approximatif de ces tensions, nous allons faire quelques
hypothèses:
a) On néglige les températures supérieures à 600°. .

b) Les températures et les contraintes sont réparties uniformément


sur l'épaisseur de l'éprouvette; le problème est à deux dimen¬

sions.

c) Le module d'élasticité reste invariable. On prend une valeur

moyenne de 3/4i?maxt/cm2. Le coefficient de dilatation a,


= 1575

est constant, il vaut 11.10-643).

d) La température ne varie pas le long du cordon.


Dans ces conditions, le problème est semblable à celui que nous

avons traité au paragraphe 2°. Comme il s'agit d'un refroidissement,


la température t est négative et l'équation (71) devient

m (8H 8Zt\
dx* ëx28y2 8y*
C'est l'équation qui régit notre problème. L'éprouvette étant libre,
on a au contour o-x = t =
0, ay = T 0; on prendra
=

dx 8y
On a donc simplement à calculer une plaque totalement encastrée,
soumise à unecharge
(82t\ 82t
puisque d'après d)
j-^J —^
= 0

43) Ces valeurs sont celles admises par O. Grûning: Die Sehrumpfspan-
nungen beim SchweiBen, Der Stahlbau, 6. Juli 1934; voir aussi K.Jàger:
Der Eigenspannungszustand in Stumpfschweiflungen als ebenes Problem,
Der Stahlbau, Dezember 1940.

151
Pour fixer les résultats numériques, il faut se donner la variation
de la température. On prendra la courbe de la figure 51u).
Premierexemple. Eprouvette rectangulaire, cordon le
long du
petit axe. (Rapport longueur/largeur =2.)
Le calcul se fera avec un réseau à huit fois six mailles (fig. 20).
Les températures t admises sont les suivantes

e f g h *

'

t 0 +75,8 +206,4 +396,7 +600,0

0 -3822 -3822 -3822 -32000


ex*

Les schémas (A), (C) et (CC) conduisent aux termes connus sui¬
vants

(6,/) -
82555 (b,g) -110316 (6,h) +35872 (b,k) +670351
(c,f) -110074 \c,g) - 73544 (c,h) +23914 (c,k) +446901
(d,f) -110074 \d,g) -
73544 \d,h) +23914 \d,h) +446901

La matrice conjuguée n° 3 donne les solutions F, les tableaux


(II6) etles contraintes ax et ay. Ces calculs n'offrent pas
(II8)
d'intérêt et nous donnerons simplement la variation des tensions
le long des axes à la figure 51a. Notons que Eat =
17,325 kg/cm2.
Deuxième exemple. Eprouvette carrée.
Les
opérations sont semblables; on utilise les matrices conju¬
guées n° 2 et 4. Les résultats sont représentés à la figure 51b.
Troisième exemple. Eprouvette rectangulaire, cordon le

long du grand axe. (Rapport longueur/largeur =1j2-)


Pour le réseau de la figure 20, on a ici

a b c d

t 0 +113,3 +331,8 +600

0 -4133 -4133 +24000

41) Voir par exemple E. Uhlir: Die Sprôdbrucherscheinungen bei Schweifl -

konstruktionen, Radex Rundschau, Heft 4/5, 1953.

152
W=600'
Tem¬

pérature
admise

cordon cor don

^=- -3900

v f l\ A
a Con
"NjJdJJ-' t: "S"
*vUdXJ*ejo +1300 traintes
^

111 ty/+403°
\ +

0» Il cordon

2o

^
O» II cordon OV-L cordon

Fig. 51

153
En procédant comme au premier exemple on obtient les valeurs
de la figure 51c.
dépendent directement de la variation
Les contraintes calculées
de la température. importe donc de considérer l'allure générale
Il
des courbes et non les valeurs des contraintes. Certaines dépassent
même la limite élastique, elles seront donc en réalité plastifiées.
On remarquera que, malgré la simplification des hypothèses, les
courbes trouvées présentent une analogie avec les résultats expéri¬

mentaux45).

5° Largeur utile des tables des poutres simples

Leproblème de la largeur utile des poutres est bien connu des

pose dans les planchers à nervures en béton comme


ingénieurs. Il se
dans les caissons métalliques. Nous allons étudier dans ce para¬

graphe la largeur utile d'une poutre simple en [~~| (fig. 52). Cette

Fig. 52

poutre compose de deux âmes verticales réunies par une table


se

horizontale comprimée. Le problème est susceptible d'être traité

par les équations de l'élasticité plane moyennant les hypothèses


suivantes:

45
) On citera entre autres J. Quadflieg: Beitrag zur Kerbzàhigkeit von
Schweifiverbindungen, Arcos, Dezember 1937; F. Campus: Recherches,
Etudes et Considérations sur les Constructions soudées, Editions Sciences

et Lettres, Liège, 1946; Stahlbau-Handbuch 1948, W. Dorn, Bremen-Horn,


p. 280 et suivantes.

154
Le matériau esthomogène et isotrope (cette seconde hypothèse
n'est pas indispensable, le matériau pouvant être orthotrope). La
table est mince, ses flexions propres sont négligeables; la table ne
travaille donc pas comme plaque fléchie. La table est liée aux
âmes uniquement le long d'une ligne située dans son plan moyen.

Fig. 53

C'est dans ce plan que se transmettent les efforts; il existe donc


dans la table un état de tension à deux dimensions; la table est ce

que nous avons appelé une paroi mince. Les forces verticales données

agissent dans le plan de symétrie.


Nous avons donc à considérer deux éléments (fig. 53), entre les¬

quels agissent des tensions de cisaillement:


I) une table cisaillée sur ses bords longitudinaux, les autres con¬

ditions au contour devant être fixées de cas en cas. Si la largeur


de cette table n'est pas petite vis-à-vis de sa longueur, les tensions
oy ne seront pas réparties uniformément sur toute la largeur comme
l'exigerait la théorie élémentaire de la flexion. Il s'agit justement
de déterminer cette répartition et d'en déduire la largeur utile,

largeur réduite, telle qu'en appliquant la théorie élémentaire à la


section modifiée, on retrouve la valeur exacte de la contrainte

\ay)max>

155
II) deux âmes fléchies. Leur hauteur est faible et le calcul des ten¬
sions et des déformations s'effectue, à partir de l'hypothèse de
Bernoulli-Navier, par les formules classiques de la résistance des
matériaux.
Afin de simplifier l'étude, faisons encore une hypothèse provi¬
soire, dont nous examinerons l'influence en fin duparagraphe:
La répartition des cisaillements t le long des bords longitudinaux
de la table suit la même loi que celle des efforts tranchants. Autre¬
ment dit, on néglige l'inertie propre des âmes, toute la section est

concentrée au centre de gravité et la résultante des compressions


de la table est proportionnelle aux moments (fig. 54).

Fig. 54

Le long de l'arête commune à la table et à l'âme, on doit donc

avoir r = —

-z—^—
=
xQ ou, ce qui revient au même, -=—
= 8 M. Les
^ '
dxay ex

autres conditions au contour doivent être également fixées et nous

allons envisager successivement les cas qui se présentent.

8F°
a) Bord x = + -
= fiif = 0 d'où F = 0
dx

3F°
Bord yy=
+ —

<7„=0 t=0 d'où F =


0, = 0
-2 8y

Les bords latéraux sont donc libres, leur dilatation n'est pas
entravée. F est évidemment la fonction à'Airy, puisqu'il s'agit
d'un problème d'élasticité plane. Pour le résoudre, on emploiera
les schémas (A), (C), (CC), les termes connus des équations étant

calculés à partir des -=— donnés.

156
Considérons d'abord une table carrée; le réseau de huit
fois huit mailles sera numéroté comme celui de la figure 19. Pour

traiter facilement plusieurs cas de répartition des moments, nous

8F°
calculons d'abord les solutions F pour unitaire (a, g)
-^—Ax en

puis en (a, h), etc. Les matrices conjuguées n° 2 et 4 donnent facile¬


ment

F &,g) F (c,g) F(d,g) F (e,g) F (b,h) F (c,h) F (d,h) F (e,A)

£' 157,0367 56,4165 18,7985 11,1235 88,8453 72,6617 42,7938 32,7986


= 1 en (a,g) 29,9809 49,7732 47,2508 43,9007 15,6947 38,7173 45,8884 46,0340

\f-Ax
Qx 95,9449 88,1474 60,4224 50,5375 260,8570 208,6269 161,6777 145,4274
= 1 en (a,h) 151,7004 215,4117 216,1571 210,8795 97,6391 198,1833 228,1881 230,9768
8F° .
io-s
ex 34,6827 68,2972 74,9037 74,2477 153,4392 224,1345 231,0050 227,9151
= 1 en (a,i) 337,8564 378,9197 373,2515 366,1550 299,2880 420,8683 426,7758 419,9526

OX 9,8324 28,6856 38,0914 40,0930 49,8667 104,6733 123,9480 126,9338


= 1 en (a,fc) 149,8944 211,8696 216,0420 213,1088 289,7135 280,2359 258,8293 250,0183

F (i,b) F (i,c) F (i,d) F(i,e) F (k,b) F (ft,c) F(k,d) F(k,e)

Seule la variation du moment importe, et non sa grandeur réelle.


8Fa
On peut donc prendre -z—A x — 1 en (a, h).
Moment à variation sinusoïdale M =
M0 cos I ^ J. Les valeurs de
8F°
A x sont les suivantes
ox

Nœud («./) (a,9) (a,h) (a,i) (a,k)


8F°
A 1 °
-Jx-Ax
0,3826834 0,7071068 0,9238795 1
\
Les tableaux ci-dessus donnent les F, d'où l'on tire les con¬

traintes ay grâce au tableau (II8). La figure 55 représente la varia¬


tion de ay dans la section médiane k. La largeur réduite, appelée À,
est celle qui donnera la même résultante, donc la même surface,
avec un rectangle de hauteur amax. On voit que A = où am est la
Vmcuc
+a/2
1 f 82F 8F° 1 8F" Ax
contrainte moyenne et vaut - ^-^dx = -2- = -16-^
J r.
a J 8x2 8x a 8x a3

-a/2

157
Pour obtenir la variation de A, on calcule les différents amax et

am dans chaque section, ce qui donne la figure 56.

Moment à variation parabolique M =


M0 11—ïjr)- ^ calcul est

analogue et l'on obtient les résultats de la figure 57.

Fig. 55

Fig. 56. Moment sinusoïdal Fig. 57. Moment parabolique

-b=2a

Fig. 58. Moment linéaire Fig. 59. Moment sinusoïdal

Moment à variation linéaire, provenant d'une charge concentrée*


en k. Les valeurs obtenues sont représentées à la figure 58.
Passons maintenant à une table rectangulaire, avec —
= 2.

On utilise le réseau à huit fois six mailles de la figure 20. Les~


valeurs de F sont déterminées par la matrice conjuguée n° 3. Pour
un moment à variation sinusoïdale on obtient la courbe de la.

figure 59.

158
,, „ ,
a dF°
b) Bord x = + - ——

,
= 0 d'où F = 0
2 dx

d*F
Bordy=±- ay
= 0 ex
= 0 donc ax = 0 d'où F = ' 0
dy*

Les bords latéraux sont liés à une nervure très rigide qui les

empêche pratiquement de se dilater. Comme Eex =


ox

voy et que
oy
=
0, cela revient à poser ax
= 0.

Le procédé normal consisterait maintenant à écrire le système


des équations linéaires à l'aide des schémas (A), (C) pour le bord
x= ±%, (B') pour le bord v= ±~ et {CB') pour le coin. Nous

allons procéder autrement, pour utiliser les résultats déjà connus.

En chaque nœud du bord y= ±~ nous allons prendre -r— comme


dy
d*F
inconnue, la condition à remplir étant que = 0 en ces mêmes.

nœuds.

Examinons pour commencer la table carrée (fig. 19). La fonction


S2 F
d'Airy déterminée sous a) ne remplit pas la condition -^-^ = 0. Les

F calculés donnent en effet, pour un moment sinusoïdal,

(6,/) (c,f) (<*./> («./)

e*F°
+34,4655 +31,2129 +25,7970 +23,7470
8 y2

Sous a) nous avons établi des tableaux donnant les valeurs de F

pour des -=— unitaires; ces tableaux, pour un carré, valent aussi
P) TP F) W

pour les ^—. Les —


A x unitaires et les F correspondants, intro¬

duits dans le tableau (II8), permettent de calculer les valeurs des


82F , ,
dF . , „ /d^FS ,
,
provoquées par ^— A x= 1. Ces
g-j- qui \8—ï)8J1Ax
sont sont les
=
t
Pi 7P Pfà 77*0
coefficients des inconnues les donnés ci-dessus étant
-^—A x, -=—r-

dy ëy*
les termes connus. On peut donc écrire les équations suivantes en

changeant les signes.

159
(e,f) (d,f) (c,f) (b,f) Termes connus

+148,9762 -
82,9454 -
21,9455 -

2,9356 +23,7470
(d,f) -
41,4656 +138,2265 -
41,8027 -
7,5339 +25,7970
(c,/) -
10,9657 -

41,8223 +154,5844 -

28,8605 +31,2129
(b,f) -
1,5254 -

7,9086 -
30,3548 +182,5430 +34,4655

Les solutions sont

M) (<*,/) (c,/) (b,f)

dF
0,491713 0,476119 0,418467 0,283130
A

dy

Ces valeurs, introduites dans les tableaux donnés sous a), déter¬
minent des valeurs F supplémentaires qui s'ajoutent à celles trou¬
vées auparavant. Il ne reste plus qu'à calculer la diminution

correspondante de amax, am restant le même. On obtient finalement


pour un moment à variation sinusoïdale un X 0,3720 qui est =

constant sur la longueur b. Pour ce même cas, Dischinger*6) indique

0,3714. La concordance est parfaite.


Pour les moments à variation parabolique et linéaire, on con¬
sultera les courbes de la figure 60 et de la figure 61.

-b=o
-b=a-

Fig. 60. Moment parabolique Fig. 61. Moment linéaire

*•) F. Dischinger: Abschnitt Massivbau, p. 1442, Taschenbuch fur Bau-

ingenieure, Springer, Berlin, 1949, herausgegeben von F. Schleicher.

160
Quant à la flaque rectangulaire, avec —
=
2, on obtient pour un

moment à variation sinusoïdale X =


0,7027 (Dischinger 0,702).
L'influence des nervures latérales est, comme on le voit, assez

importante quand —
est proche de l'unité, mais elle diminue rapide¬
ment à mesure que

augmente, du moins dans la partie centrale.


Ces nervures provoquent des perturbations locales aux extrémités,
perturbations qui s'atténuent d'après le principe de B. de Saint-
Venant.
Considérons de plus près le moment à variation sinusoïdale. Une

fonction d'Airy F de la forme F = Xcos 1^1, où X est une fonc¬

tion de la seule variable x, remplit les conditions aux limites. En

effet, pour x = +
|, -—
= X' cos
y^-\, donc a la même variation

que le moment; pour y = +


-^,
F =

^-^
= 0 puisque cos I ± |) = 0.

Au lieu de l'équation aux dérivées partielles AAF =


0, il suffit
de résoudre l'équation différentielle

X""-2^X"+^X = 0 (73)

Cette résolution peut également se faire par la méthode du poly¬

gone funiculaire47). Le résultat est exactement le même que plus


haut.

c) Bord x=±% ?2—=BM r


u=Uxdx
J
= Q
2 dx

b ë2F
Bord y = +- ct„ = 0 e~ =
x
0 donc arx = 0 d'où 1'=-——=0
"
2 dy2

Les bords latéraux ont les mêmes conditions que sous 6), mais le
bord longitudinal ne peut pas se dilater transversalement. Ce cas
se présente si l'on a plus de deux âmes. Au droit des âmes inter¬
médiaires, par raison de symétrie, le bord reste rectiligne (fig. 62).
Nous n'étudierons qu'un moment à variation sinusoïdale. Comme

47) F. Stûssi: Berechnung der Beulspannungen gedrùckter Reohteck-


platten, Abhandlungen I.V.B.H. (Mémoires A.I.P.C), achter Band, 1947.

161
expliqué sous b), une fonction F=Xcos (^1 remplit les conditions

au contour. L'équation différentielle est ici aussi (73)

Les conditions au bord sont X' A x — 1 et jexdx = 0.

Fig. 62

On divise la ligne considéré en huit intervalles (fig. 11).


*'
En posant comme M. le professeur Stilssi y =
,t
768

pour -r
=
1, les équations linéaires s'écrivent en général47)

+ Xm_2(l-2y4y)-Xm_1(4+16y-20y2) + Xm(6 + 36y+102y2)-


-Xm+1(4+16y-20y2) + Xm+2(l-2y + y2) 0 =

et pour exprimer la condition X^ Ax donné (Fig. 11)


-X1(ll + 32y-16y2)+X2(18 + 60y+162y2)-X3(9 + 24y-36y2)+
+ X4(2-4y + 2y2) 6X1'-J:c =

On doit avoir de plus Ejexdx =


j(aa. —

vav)dx = 0. Enremplaçant
l'intégration par une somme de charges nodales paraboliques, cette
S2 F
condition devient avec X, X" et par suite
ax = =
ay=^-~~8y* =

-^—^ p-

v{aydx =
~2vXy, v =

-4^(4,5X1 + 14X2+ll)5X3 + 12X4 + 6X5) =


-2vX1'Ja;(^)2 =

128
-o-
X'Ax. D'où le système suivant, avec X'Ax =
1,

xs *4 X. X* *i Termes connus

5 +3,239741 -4,202313 +0,974463


4 -4,202313 +7,453946 -4,202314 +0,974463
3 +0,974463 -4,202314 +6,479483 -4,202313 +0,974463
2 +0,974463 -4,651240 +9,398908 -5,704296 +3
1 +3 +6 +5,75 +7 +2,25 +4,323037

162
Les solutions sont

5 4 3 2 1

X +0,5619619 +0,5086179 +0,3250619 -0,0653264 -0,8117234

On calcule comme à l'ordinaire amax et um et l'on obtient A


0,4162, =

tandis que Dischinger indique 0,4158. La différence par rapport


à 6) est faible. Il en est de même si l'on compare notre cas a) (0,287)
avec le résultat de L. Beschkine*8) (0,305). L'auteur a calculé un

cas semblable à notre cas a) mais avec u = 0 pour x= ±^ au lieu

de 0^ = 0. On voit que les conditions ox = 0 et w = 0 sont pratique¬


ment équivalentes.

d) Influence de la rigidité propre des âmes

Nous' avions supposé provisoirement que la répartition des


cisaillements suivait la même loi que les efforts tranchants Q. En
t

réalité, le problème est hyperstatique, la condition d'élasticité à

remplir étant (ey)âme =


(ey)table ou (Eey)âme =
ay-vax pourx=±|.
Pour fixer les idées, nous adoptons les conditions au contour

énoncées sous a) soit, avec la différence décrite ci-dessus,

Bord X =
±\ (Eey)âme =
ay-vax, ax
= 0 d'où F = 0

Bord y =
+| <r„ =
0, t = 0 d'où F = 0 |^ = 0

Comme inconnues hyperstatiques nous prenons, non les cisaille-

ments t, mais rdy—- \~—=-dy =


-=—,
soit la moitié de l'effort
J J
J dxBy a dx

normal 2 8 de la table supposée d'épaisseur unitaire. Il reste à

exprimer la condition de déformation en fonction des inconnues.

a2 F
E{ey)âme= K-"°*)(a&?e= ay= j^ puisque ffx
= 0

L'âme est sollicitée par le moment extérieur M, mais elle est sou¬

lagée par les cisaillements, ou par leur somme, l'effort normal S. Si

48) L. Beschkine: Détermination de la largeur utile des tables de com¬

pression des poutres, Mémoires A.I.P.C., cinquième volume, 1937/38.

163
h désigne la distance entre l'arête commune et le centre de gravité
de l'âme, on peut écrire (fig. 54)
i
M'h o/1 h*\
et/

~j I
&
(ey)âme= Vyâme= H» I +
j JT
I et F sont le moment d'inertie et la surface de l'âme. En chaque
nœud du bord x = +-=, on doit ainsi avoir, avec S =-%—
2

dx

e*F Mh ai10 /i A2\ , ,. ,,, .

I^ft + tH
, ,
r—h-z— pour une table d
-r—s-
=
épaisseur t =
1.
dx2 J ex \F J ;

Les cas limites sont les suivants:


1. L'âme n'a pas de rigidité propre, elle se réduit à son centre de

gravité. Il n'y a
(ey)âmepas de proprement dit et la
répartition
des t est isostatique. C'est le cas envisagé jusqu'à maintenant.
2. L'âme est très rigide, S est pratiquement nul et la répartition

des (ev)âme est la même que celle du moment extérieur M. Pour


d2F
#=±2 E(ey)âme =

-f^
=
P M.
Le problème est semblable à celui exposé sous b); la, seule diffé¬

rence est qu'il s'agit du bord x= ±k, au lieu de y= ±-=. Pour une

paroi carrée, par raison de symétrie, les équations écrites sous b)


restent valables, à l'exception des termes connus qui deviennent
pour un moment à variation sinusoïdale

(a, g) (a,h) (a,i) (a,k)

T. connu 0,3826834 0,7071068 0,9238795 1

8 F0
d'où —
Ax
.
0,4691377 1,077882 1,526681 1,688284
dx

Âme sans rigidité

Fig. 63. Moment sinusoïdal —


= 1

164
Les figures 63 et 64 donnent les courbes A pour des moments à
variation parabolique et sinusoïdale. Elles contiennent également
les valeurs déjà données sous a). On voit que la différence est faible.

a'
0,3-

0.2

0,1

0,5 b b

Fig. 64. Moment parabolique —


= 1

Les exemples précédents montrent l'utilité de la méthode du

polygone funiculaire dans le problème de la largeur utile49).

6° Grandes déformations des plaques minces fléchies

On traitera dans ce paragraphe un problème mixte plaque-paroi,


celui d'une plaque carrée dont les déformations w ont le même
ordre de grandeur que l'épaisseur h. Comme il
s'agit problème d'un
du second ordre, les sollicitations proportionelles aux
ne sont pas

charges. Aussi allons-nous fixer des valeurs numériques (fig. 65).


Considérons par exemple la tôle de bordage d'une vanne. Les
dimensions sont les suivantes. Longueur largeur a b= 100 cm;
= =

épaisseur h l cm; pression uniforme p 0,0005 t/cm2 (5 m d'eau);


= =

module d'élasticité E 2100 t/cm2; nombre de Poisson v


=
0,3. =

Le calcul ordinaire donnerait50) :

49
) Les résultats numériques sont encore trop rares, voir H. Rûsch: Die
mitwirkende Plattenbreite bei Plattenbalken, Der Stahlbau, Januar 1953,
article contenant 9 références.
60) S. Timoshenko, op. cit. à la note 28, p. 127.

165
Ordonnée de la surface élastique au centre wmax~0,0443 ^jï =

=
1,055 cm. Moment au centre Mmax =
0,0479 pa2 =
0,24 t d'où

I—1

a
K

époisseur h 1cm

100cm

Fig. 65

Pour obtenir les sollicitations plus exactes, il faut résoudre les


équations établies dans ce but au chapitre deuxième, paragraphe 5°,

frw 8iw 8iw


+ + _

JyT
~

Jx* 8x28y2
82F82w 82F 82w 82F 82w\
i{ p_
h
+
8y2 dx2 dxjdy8x.8y x8ydxdy
+
dx2 8y2
Jxr'dy2)
( '

8iF 8iF 8* F 17 82w\2 8282w82wl


w d2 w~\
tAn,x

+ 2- + -

;
~
"

\\dxdy)
' " '

8x* 8x28y2 dy* dx2 8y2_

Les conditions au contour seront les suivantes

a a PU 82w
+ 0 0 0
*=±2 w
y = =
= =
y
-2
~
d~x2 W
a 8F
0 d'où ^ 0 0
^±2
= =
T
CTx =
=

8x

a 8F
0 d'où F 0 0
2/=±2
= =
= t
ct2/
=

8y
Les bords sont donc plus les déplacements
simplement appuyés, de

horizontaux du feuillet moyen ne sont pas empêchés.


Nous allons résoudre le problème par approximations successives,

166
ce qui indiqué ici, puisque l'effet de membrane est secon¬
est tout

daire. Comme première approximation, nous prenons les résultats


de la théorie ordinaire des plaques à faibles déformations; autrement

dit, nous négligeons dans l'équation (40a) les termes en d2F. On


d2w d2w d2w
introduit les valeurs ainsi trouvées de —-,' —-.T, -—-s-, dans l'équa-
^
dx2
dy2 dxdy'
Q H 2 El

tion (40b). Puisque F =

g—
= —
=
0, il s'agit du calcul d'une
r/ d2w \2
plaque totalement encastrée, dont la charge vaut DE U—=—I —

d2w 82w
Cette charge est et l'on peut déterminer
I)x2~dy'tt-^I.
connue

0*F e2F 8* F
facilement F et surtout ^—;-,' ^—=-,' =—5-. Substituons ces valeurs
9 x2 9
y2 8 x 9 y
calculées des d2F et celles connues des d2w dans la relation
(40 a);
il n'y a plus qu'à recommencer le même
cycle d'opérations jusqu'à
ce que les résultats concordent pratiquement avec les valeurs
admises.
Il s'agit pour le calcul
numérique de connaître les flèches et les
courbures d'une plaque simplement appuyée et celles d'une plaque
encastrée, plaques chargées d'une façon quelconque. On utilise
dans les deux cas un réseau à quatre fois quatre mailles (fig. 66).
Un tel réseau donne une très bonne précision pour une plaque

simplement appuyée. Pour la plaque encastrée la précision est


moins bonne, mais il s'agit de termes correctifs.
Les calculs s'effectuent comme au chapitre troisième. Sans

détails, donnons simplement les tableaux suivants. Toutes les solu¬


tions s'en déduisent par superposition.

b c b
k 1
\
0

+ \ /-

1m
b c b a Tensions de membrane CTy

Fig. 66 Fig. 67

167
Plaque simplement appuyée carrée

«jj.cm (d'wlBx')e (d'wldx')f &wldx>)h (,8'wl8x')k (8twl8x8v)a (8Hnl8x8v)b (8ht>l8xdv)e


charge p =

0,001 t/cm" (8*v>l8v')e 0'wl8y')h (B'wlBy')f (8*wl8y')k

en a, b et c 0,1899 -0,14006 -0,09957 -0,17679 -0,13856 -0,2966 -0,1282 -0,0803


en e 0,6106 -0,52320 -0,24174 -0,57077 -0,44318 -1,1468 -0,3651 -0,2643
en / et A 0,9310 -0,40625 -0,74479 -0,74479 -0,81250 -0,7786 -0,7363 -0,4091
en fc 0,3753 -0,11080 -0,28538 -0,12087 -0,52320 -0.2786 -0,2160 -0,2198

Paroi (fonction d'Airy)

/S2w\2 8iw8%w (8"Fldx*)e {8*F/dx*)f {B'F/Bx^h {B^F/Bx^k (82F/8x8y)e


\8x8y) 8x* 8y%
(8*F/8y*)e (82F/8y2)h (8*F/8y*)f (82F/8y*)k

= 1 en a -

0,86 + 0,27 -

0,48 -

0,26 -
0,30
= 1 en 6 et d -17,20 + 2,78 -

11,70 -
7,01 -
6,46
= 1 en e -85,76 -

1,25 -
67,76 -
50,22 -37,88
= 1 en / et h -14,56 -148,55 -104,37 -158,77 -62,08
= 1 en k + 2,60 -

69,22 + 13,11 -158,66 -76,36

Les valeurs ci-dessous remplissent les équations

(S^w/Sx^e {82w/8x*)f (8*w/3x2)h {8*w/8x*)k {82wj8x8y)a (82wj8x8y)b (82w/ôx8y)e

-0,549 -0,554 -0,732 -0,771 -1,162 -0,615 -0,405 10-3 cm-1

(82Fj8x2)e (82F/8x2)f {82F/8x2)h {82F/8x2) k (82F/8x8y)e

+8,5 +103,0 +38,8 +162,6 +72,9 10-3 t/cm2

Les solutions définitives sont les suivantes

wk ~

wmax =
0,899 cm (calcul ordinaire 1,055 cm, différence 17%)

Mk = ~D
(S),(1+v) -2100
T2^m 1>3 -
°'193 *

ak
=
6-0,193 + 0,163 =
1,32 t/cm2 (1,44 t/cm2 9%).

Ce problème a été étudié expérimentalement et contrôlé numé¬

riquement par R. Kaiser^). Pour p* =P^^ 0^-50*= =


Mg>

168
l'auteur a mesuré une diminution sur la valeur de la flèche au

centre de 18% par rapport à la théorie ordinaire.


Les tensions de flexion et de membrane mesurées au centre sont

également voisines de celles de notre calcul. Mais les essais ont


montré que, si les déformations sont importantes, les contraintes
au centre de la plaque ne sont pas les plus grandes. Les tensions
de membrane (fig. 67) soulagent très fortement la partie centrale
tout en chargeant les autres.
Si l'on avait admis comme condition au contour « = Oau lieu

de ax =
simplement appuyé mais tenu
0 —
bord les tensions de —

membrane se répartiraient de façon plus uniforme. Roark 52) donne


alors wfc 0,676cm (1,055 28%) ak= 1,287 t/cm2 (1,44 12%).
=

Les déformation* sont inférieures mais les contraintes presque


les mêmes que dans notre cas. On avait déjà remarqué la concor¬
dance des conditions u = 0 et ax = 0 dans le calcul des largeurs utiles.
Il existe un grand nombre d'autres problèmes mixtes plaque-
paroi. L'étude de la largeur utile en est un, si l'on tient compte de
la résistance à la flexion de la table53). Dans ce cas, les conditions

aux limites sont mixtes elles aussi. Nous ne pouvons examiner en

détail toutes ces questions64), mais nous espérons cependant que


lesapplications données permettront au lecteur de résoudre d'autres

problèmes du même genre.

51) R. Kaiser: Rechnerische und experimentelle Ermittlung der Durch-


biegungen und Spannungen von quadratischen Platten bei freier Auf lagerung
an den Rândern, gleichmâBig verteilter Last und groBen Ausbiegungen.
Z. f. ang. Math, und Mech., April 1936.

52) R. J. Roark: Formulas for stress and strain, McGraw-Hill Book Com¬

pany, New York and London, 1943, p. 213.


63) Cf. K. Marguerre: Ûber die Beanspruchung von Plattentràgern, Der
Stahlbau, August 1952; B. Oilg: Der RandtrâgereinfluB bei Plattenbriïcken,
Schweizerisehe Bauzeitung, 28. November 1953.

54) Pour le voilement grandes déformations voir S. Timo-


non linéaire à
shenko: Théorie de la stabilité élastique, Béranger, Paris et Liège, 1943,
p. 377; O. Winter: Performance of thin steel compression flanges, Int. Assoc.
Bridge and Struct. Engineering, 3rd Congress, Prel. Publ., Liège, 1948;
Gh. Masêonnet: Le voilement des plaques planes sollicitées dans leur plan,
A.I.P.C., 3ème Congrès, Rapport final, Liège, 1948.

169
CHAPITRE CINQUIÈME

Précision de la méthode du polygone funiculaire


Extension possible de ses applications

1° Introduction

A l'aide des
exemples des chapitres précédents, nous donnerons
d'abord la précision obtenue dans les diverses applications de la
méthode du polygone funiculaire: plaques simplement appuyées,

plaques encastrées, parois, etc. Ces résultats nous permettront


d'énoncer un critère général.
La méthode aux différences sera examinée ensuite. On en don-
nera précision, toujours bien inférieure à celle de la
la méthode du

polygone funiculaire. Les avantages de cette dernière seront ainsi*

démontrés.
Pour clore cette étude, nous indiquerons brièvement quelques
applications plus étendues de la méthode du polygone funiculaire.

2° Précision de la méthode du funiculaire


'

polygone

a) Plaques rectangulaires simplement appuyées


Au chapitre troisième, paragraphe 2°, nous avons donné les
erreurs en % pour des charges sinusoïdales dans les deux sens. Pour
le réseau à quatre fois quatre mailles, nous avons calculé un grand
nombre de cas de charge. Nous ne reproduirons pas le tableau cor¬
respondant, mais uniquement les valeurs extrêmes des erreurs.

Réseau à quatre fois quatre mailles

w Mx ou
My Qou V MXV

0,6% 0,7 % 1% 1.5%

On peut remarquer aussi que les erreurs dépendent très peu de


la charge envisagée, tout au moins si l'on prend les charges nodales
appropriées. Mentionnons l'égalité de la précision des déformations
et de celle des courbures (moments). Leurs erreurs restent toujours

170
inférieures à 1 %. Pour les dérivéesimpaires ou mixtes, par contre,
elles peuvent être légèrement supérieures, mais il s'agit d'éléments
moins importants du calcul: pentes, efforts tranchants, réactions

d'appui, moments de torsion.


L'étude de la charge sinusoïdale montre que l'erreur devient
cinq fois plus petite lorsque l'on passe d'un réseau à quatre fois
quatre mailles à un réseau à six fois six mailles. De ce dernier à un

réseau à huit fois huit mailles l'erreur est divisée par trois.

b) Plaques rectangulaires totalement encastrées

Le tableau figurant paragraphe 3° du chapitre troisième


au

montre, comme on l'a déjà dit, qu'il faut doubler le nombre des
mailles pour obtenir la même précision que pour une plaque simple¬
ment appuyée. On trouve en effet pour les déformations w et les

moments de flexion

quatre fois quatre six fois six huit fois huit six fois huit

w 6% 1,5% 0,5% 0,5%


M 6% 2 % 0,7% 1 %

Pour les plaques soumises à d'autres conditions au contour, la

précision dépend de ces conditions; les cas limites sont ceux étudiés
ci-dessus: plaque simplement appuyée, plaque encastrée.

c) Parois minces

Comme il y a peu de résultats exacts connus, il nous est difficile

de calculer directement la précision. L'analogie qui existe entre le


problème des plaques et celui des
parois nous permet cependant de
fixer au moins l'ordre de grandeur de l'exactitude.
Pour les contraintes d'origine thermique et pour la répartition
à l'intérieur de la paroi des tensions données sur les bords, le calcul
se ramène à celui d'une plaque totalement encastrée
(chapitre qua¬
trième, paragraphe 2°). Avec les charges nodales corrigées dont
nous avons parlé, on obtiendra des erreurs du même ordre
que
celles des plaques encastrées.
D'autres problèmes de paroi se rapprochent davantage des

plaques simplement appuyées. C'est le cas de la largeur utile pour

171
certaines conditions au contour (chapitre quatrième, paragraphe
5° 6) ). Pour le réseau à huit fois huit mailles la différence d'avec les
résultats analytiques n'est que de 0,15%.

d) Critère général de précision


Ce qui détermine la
précision de la méthode, c'est la variation
des courbures de la surfaceélastique ou de la fonction d'Airy. Ces
courbures changent de signe aux points d'inflexion. La précision
sera d'autant plus grande que la partie de la courbe située entre

deux points d'inflexion successifs est définie par un plus grand


nombre de nœuds, ou correspond à un plus grand nombre de mailles
du réseau. Les tableaux en a) et b) conduisent donc au critère

général suivant:
Si l'intervalle entre deux points d'inflexion consécutifs

correspond à deux trois quatre six huit mailles

la précision sera de l'ordre de 6% 2% 0,7% 0,15% 0,05%

pour les valeurs des ordonnées w ou F et des courbures


(Mx, My ;
ax,ay). Pour les dérivées d'ordre
impair et les torsions géodésiques
(Q,Mxv,t), multiplier par 1,5-4-2. Il s'agit bien entendu d'un ordre
de grandeur. D'autre part, le critère ne joue pas pour les points
voisins d'un'point singulier de la surface: point d'application d'une

charge concentrée sur la plaque, discontinuités des contraintes au


bord de la paroi, etc.
A l'ordinaire il est possible de fixer sans calcul la position

approximative des points d'inflexion de la surface élastique ou de


la fonction d'Airy. Le critère permet, soit de prendre le nombre de
mailles nécessaire à l'obtention d'une précision donnée, soit de
chiffrer à l'avance les erreurs probables du réseau choisi.

3° Méthode aux différences et méthode du polygone funiculaire

Afin de faciliter la comparaison, donnons d'abord quelques


résultats de la méthode aux différences finies65).

") Cf. H. Marcus, op. cit. à la note 7; K. Beyer: Die Statik ïm Stahl-
betonbau, Springer, Berlin, 1948; E. Doeinck: Allgemeine Festigkeitslehre

172
Plaque carrée simplement appuyée. Charge uniforme

quatre fois quatre mailles six fois six mailles huit fois huit mailles

w 0,7 % 0.2 % 0,1 %


'"max

M
* 4,8 % 2.1 % 1,2 %
max

Plaques totalement encastrées. Charge uniforme

huit fois six mailles huit fois huit mailles


quatre fois quatre mailles

wmax 15% 12%


M
s
min
25% 12% 8%

charge uniforme est celle qui donne les erreurs les plus faibles.
La
Pour charge sinusoïdale par exemple, E. Doeinckss) montre
une

les erreurs sur les déformations w atteignent, pour une plaque


que
simplement appuyée, 10% pour un réseau à quatre fois quatre
mailles et 4% pour un réseau à six fois six mailles, soit 15 fois plus
est considérable.
que pour la charge uniforme. L'augmentation
Revenons à la charge uniforme. On voit que la méthode aux dif¬

férences, présente, par rapport à celle du polygone funiculaire, deux


inconvénients majeurs: précision obtenue est bien
d'une part la
inférieure. Si l'on s'en tient aux (moments de flexion,
courbures
contraintes normales), les erreurs sont au moins 10 fois plus grandes.
Pour les déformations, le rapport n'est pas aussi grand, mais les
déformations seules ne généralement d'aucune utilité pour le
sont

calcul des constructions. D'autre part, la convergence est moins


bonne. Lorsque l'on passe de quatre à six, respectivement huit

mailles, les erreurs ne sont divisées que par 2,5 respectivement


4 au lieu de 5 et 15.
Si la charge est quelconque, les inconvénients sont encore aug¬
mentés; bien plus, on ne peut indiquer l'ordre de grandeur de la
précision à l'avance.

furBauingenieure, Wolfenbùtteler Verlagsanstalt, Wolfenbûttel und Han-


nover, 1948; E.Gzerny: Ûber den Einflufi der Querdehnungszahl auf die
Momentenwerte querbelasteter Quadratplatten, Osterreichische Bauzeitung,

September 1952.

173
Pourquoi existe-t'il une telle différence entre l'exactitude de
deux méthodes apparemment voisines? C'est qu'il y a entre elles
une différence de principe. Comme nous l'avons déjà dit au chapitre

deuxième, la relation du polygone funiculaire sous la forme générale

Wm-l~2wm + Wm+l = à X Km (w") (47)

est rigoureusement exacte. La simplification réside dans le calcul


de K {w"). Mais, comme on l'a vu dans les diverses applications, il
est possible de tenir compte des particularités des fonctions en jeu

par le choix de charges nodales appropriées. Même dans les cas

spéciaux, les erreurs ne sont pas sensiblement augmentées, sauf

peut-être voisinage des perturbations.


au

La méthode aux différences finies repose sur la relation

wm-1-2wm + wm+1 =
âxi-w"m
relation qui n'est exacte que pour une différentielle, lorsque Ax-^0.
D'autre part, on ne peut remplir les conditions imposées qu'au
voisinage immédiat des nœuds, la variation entre les nœuds
échappe au calcul puisque n'intervient que w"m et non la charge
nodale. La précision dépendra des fonctions en jeu.
La méthode du polygone funiculaire permet, pour une précision
du même ordre, de réduire considérablement le nombre de mailles,
et partant d'équations linéaires à résoudre. Comme l'établissement
de ces équations et la suite des opérations numériques est sensible¬
ment la même que pour la méthode aux différences finies56), on

voit le très grand avantage de la méthode du polygone funiculaire.

56) On a vu que les schémas du procédé explicite sont semblables à ceux

de la méthode aux différences finies, ils contiennent simplement quelques


termes supplémentaires; on a en tout 25 termes au lieu de 13. Comme le

nombre total d'inconnues est toujours limité, la résolution du système


d'équations guère compliquée. Par contre le calcul des courbures est
n'est
certainement plus rapide dans la méthode aux différences: une fonction
donnée en trois points équidistants définit la dérivée seconde au point
médian. Dans la méthode du polygone funiculaire cette même dérivée

dépend des valeurs de la fonction en tous les nœuds de la ligne. Mais la


précision est aussi de beaucoup supérieure.

174
4° Extension des applications de la méthode du polygone funiculaire

a) Plaques et parois minces

Les quelques applications que nous avons données ne sont pas


restrictives. Une foule de problèmes semblables sont accessibles
à la même méthode. Citons en particulier les plaques et parois de

forme plus complexe. Eventuellement on choisira des réseaux non


rectangulaires57) ou l'on partira de coordonnées obliques58).
Pensons aussi aux plaques d'épaisseur variable ou aux tensions

d'origine thermique quand le module d'élasticité dépend de la


température. Les équations qui régissent ces deux problèmes sont
semblables. Bien que plus compliquées59) que l'équation (24), elles

peuvent être résolues par le procédé implicite.


Rappelons les phénomènes de voilement non linéaire que nous
avons seulement effleurés.

b) Autres problèmes
On pourra bien entendu résoudre toutes les équations différen¬
tielles semblables à (24), même si w n'est pas la déformation d'une

plaque ou une d'Airy.


fonction de tension
Le but de laprésente étude était l'application systématique de la
méthode du polygone funiculaire aux problèmes à deux dimensions:

plaques et parois minces. Le pas suivant serait de traiter par la même


méthode les corps de l'espace: coques et voiles, barrages arqués, etc.
La méthode du polygone funiculaire offre des ressources nom¬
breuses et variées. Si nous avons su en présenter quelques aspects
au lecteur,
pour lui permettre par là de résoudre ses problèmes
particuliers et surtout l'inciter à pousser plus avant, notre but
principal aura été atteint.
") Cf.N. J.Nielsen: Skaewinklede Plader, G.B.C. Gad, Kebenhavn, 1944.
5S) Voir par exemple H. Favre: Contribution à l'étude des plaques
obliques, Schweizerische Bauzeitung, 26. Juli 1942; H. Favre: Sur l'intro¬
duction des coordonnées cartésiennes obliques dans la Théorie de l'élasticité,
Bulletin technique de la Suisse romande, 7 décembre 1946; P. Lardy: Die
strenge Lôsung des Problems der schiefen Platte, Schweizerische Bauzeitung,
9. April 1949; P.
Lardy: Die Elastizitatstheorie der parallelogrammfôrmigen
Scheibe, Schweizerische Bauzeitung, 30. Juli 1949.
69) S. Timoshenko, op. cit. à la note 28.

175
Curriculum vitae

Né à Lausanne le 24 décembre 1924, je fréquentai l'école pri¬


maire puis l'école secondaire de Bulle. Terminant mes études
classiques au Collège St-Michel à Fribourg, j'y obtins en 1944 le
baccalauréat latin-grec.
En automne de cette même année, je m'inscrivis comme étudiant
régulier de la Section de Génie Civil à l'Ecole Polytechnique Fédé¬
rale de Zurich. Le diplôme d'ingénieur civil me fut délivré en

décembre 1948.
Au début de 1949, je suis entré au service de la S.A. Conrad

Zschokke, Constructions métalliques, Doettingen (Argovie).

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