0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues119 pages

Valorisation des minerais de fer à Rouina

La thèse de MESSAI Ali porte sur la valorisation des minerais de fer pauvres de la mine de Rouina en Algérie, exploitée depuis 1906. Elle présente une étude physico-chimique et minéralogique visant à améliorer la qualité du minerai pour répondre aux exigences de l'industrie, notamment par des méthodes de lavage et de séparation magnétique. Les résultats montrent une augmentation significative de la teneur en fer et une réduction des impuretés, avec un concentré final atteignant 54.09% de fer.

Transféré par

tallaleledo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues119 pages

Valorisation des minerais de fer à Rouina

La thèse de MESSAI Ali porte sur la valorisation des minerais de fer pauvres de la mine de Rouina en Algérie, exploitée depuis 1906. Elle présente une étude physico-chimique et minéralogique visant à améliorer la qualité du minerai pour répondre aux exigences de l'industrie, notamment par des méthodes de lavage et de séparation magnétique. Les résultats montrent une augmentation significative de la teneur en fer et une réduction des impuretés, avec un concentré final atteignant 54.09% de fer.

Transféré par

tallaleledo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

‫جامعة باجي مختارعنابة‬


UNIVERSITE BADJI MOKHTAR –ANNABA
BADJI MOKHTAR UNIVERSITY –ANNABA

Faculté des Sciences de la Terre


Département des Mines
Laboratoire de valorisation des ressources minières et environnement
(LAVAMINE)

THÈSE
Présentée en vue de l’obtention du diplôme de Doctorat en
Mines et Environnement

Option : Valorisation des Ressources Minérales et Environnement

CONTRIBUTION A L’ETUDE D’UNE VALORISATION DES


MINERAIS DE FER PAUVRES, CAS DE LA MINE DE ROUINA
– AIN DEFLA
Présentée par :
MESSAI Ali
Devant le jury :
Président : BOUNOUALA Mohamed Pr. Université Badji Mokhtar –Annaba

Rapporteur : IDRES Abdelaziz Pr. Université Badji Mokhtar –Annaba

Examinateur : CHETTIBI Mohamed Pr. Université Badji Mokhtar –Annaba

Examinateur : AMARA Mourad Pr. Université Houari Boumédiène –Alger

Examinateur : GHEID Abdelhak Pr. Université M. Chérif Messaadia-Souk Ahras

Examinateur : BOUKEROUI Abdelhamid M.C.A Université Abderrahmane Mira –Béjaia

Année : 2019
« La science ne fabrique pas une morale, elle est elle-
même fabriquée par une morale»
Albert Bayet
DEDICACES
Je dédie ce travail à :

La mémoire de mon cher père que Dieu


préserve son âme dans son vaste paradis.

L’être la plus chère au monde ; ma mère


qui m’accompagné durant toute ma vie et
m’a notablement encouragé à poursuivre
mes études que Dieu la bénisse.

Mes sœurs et mes frères.

Mes ami(e)s et mes collègues.

Toute la famille MESSAI.

Toutes personnes qui m’ont aidé de près ou


de loin.

MESSAI Ali

I
REMERCIEMENTS
On dit souvent que l’itinéraire est aussi important que la destination. Ces trois années
de doctorat m’ont permis de bien comprendre la signification de cette phrase toute simple. En
effet, ce parcours ne s’est pas réalisé sans défis et sans soulever de nombreuses questions pour
lesquelles les réponses ont nécessité de longues heures de labeur.
Grâce à Dieu, me voilà arrivé au moment tant espéré pour savourer les fruits de mon
travail de recherche en thèse de doctorat en Mines et Environnement.
La réalisation de cette thèse a été rendue possible grâce à la contribution d’un grand
nombre de personnes qui m’ont permis de disposer des données nécessaires pour ce travail.
En premier lieu, je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers le Professeur
Idres Abdelaziz, mon directeur de thèse. Je lui suis extrêmement reconnaissant pour sa
patience, ses conseils avisés et son soutien en toutes circonstances.
Je remercie vivement le Professeur BOUNOUALA Mohamed Directeur du
Laboratoire de Valorisation des Ressources Minières et Environnement (LAVAMINE)
d’avoir accepté de présider le jury de soutenance et aussi de m’avoir intégrer parmi les
membres chercheurs au sein du laboratoire afin de mener à bien ce travail réalisé.
Aussi, je tiens à exprimer vivement mes remerciements et reconnaissances aux
membres de jury de soutenance d’avoir accepté d’examiner cette présente thèse de doctorat en
Mines et environnement;
- Professeur CHETTIBI Mohamed de l’Université Badji Mokhtar – Annaba.
- Professeur AMARA Mourad de l’Université Houari Boumédiène – Alger.
- Professeur GHEID Abdelhak de l’Université M. Cherif Messaadia – Souk Ahras.
- Docteur BOUKEROUI Hamid de l’université Abderrahmane Mira – Béjaia.
J’adresse également mes sincères remerciements au Professeur Juan Maria
Minendez AGUADO de l’école polytechnique de mieres, université d’oviedo –Espagne-
pour avoir manifesté un grand intérêt pour le sujet et pour la contribution dans la réalisation
de ce présent travail.
Mes remerciements s’adressent également au Professeur HADJ ZOUBIR S. de
l’Université Badji Mokhtar –Annaba pour leur aide à l’interprétation des résultats des lames
minces et aussi Dr BEN SELHOUB A, de l’Université d’Etat Agronomique et Economique
de Dnipro - UKRAINE, pour leur contribution à publier notre premier papier scientifique, en
plus Dr OULD HAMMOU Malek directeur de laboratoire de recherche en génie minier,
Ecole nationale polytechnique -El Harrach-.
Je voudrais aussi remercier, les ingénieurs et les techniciens des laboratoires de la
Division Technologie et Développement (DTD) filiale SONATRACH, qui m’ont aidé pour
leur disponibilité dans la réalisation de ce travail.
Mes vifs remerciements à Pr GHANMI Mohammed et Dr ABDELMALEK Chiraz
de l’université d’El - Manar - Tunis de m’avoir donné énormément de conseil à propos de
mon sujet.
Et enfin, mes remerciements vont à tous les responsables, les enseignants, les
travailleurs, les Doctorants et les étudiants de l’Université de Badji Mokhtar - Annaba, sans
oublier l’ensemble des travailleurs de la mine de ROUINA et tous ceux qui m’ont aidé de près
ou de loin à réaliser mon travail.

II
RESUME
La mine de fer de Rouina est la plus ancienne exploitée en Algérie depuis 1906. La
mine exploite le minerai de fer qui est destiné à l’alimentation des cimenteries de l’Ouest et
centre du pays, ce dernier n’a pas fait l’objet d’une étude approfondie. Une recherche est
menée sur la caractérisation physico-chimique et minéralogique afin d’identifié la
composition chimique et les interactions entre les différents minéraux d’une part et la
réduction des impuretés argileuses contenues dans le minerai afin d’obtenir un concentré
répondant aux exigences des différents consommateurs telles que la sidérurgie, l’industrie des
pigments…etc. d’autre part.
Une étude sur la caractérisation physico-chimique et minéralogique est menée sur des
échantillons représentatifs prélevés sur le site. Les analyses sont portées sur la Fluorescence X
(FX), Diffraction à Rayons X, Infrarouge (IR) et Microscopie Electronique à Balayage
(MEB), ainsi que l’analyse microscopique et des lames minces. Cette étude a permis de
montrer que le minerai est du type hématitique à gangue argilo-siliceuse.
Un prétraitement par lavage est réalisé sur des échantillons de minerai de fer de
Rouina, permettant ainsi d’obtenir un pré-concentré de teneur en fer égale à 38.05% tandis
que la teneur en alumine Al2O3 est réduite jusqu’à 1.53%. Les résultats obtenus par ce procédé
sont satisfaisants. L’analyse de la composition chimique de la boue ainsi obtenue par le
procédé de lavage a permis d’obtenir un produit d’une teneur de 20.25% Fet et 22.02% Al2O3.
Le traitement du pré-concentré de la tranche granulométrique -0.125 + 0.063 mm par
la séparation magnétique à haute intensité par voie sèche (SMHIS) avec une intensité du
champ égale à 2.4 Tesla, permet d’obtenir un concentré d’une teneur en fer de 54.09%, avec
un degré d’extraction de 84.52% et rendement de 57.81%.
L'application d'un modèle statistique a permis d'estimer les erreurs de chaque
expérience afin de vérifier la fiabilité des résultats obtenus par séparation magnétique à haute
intensité et sèche du minerai de fer Rouina.
Mots clés : Rouina, Minerai de fer, limonite, lavage, séparation magnétique

III
ABSTRACT
The Rouina deposit is one of oldest mine in Algeria since 1906 and because of the low
grade of extracted materials, it is intended for cement plants in the west and center of the
country, yet there is no detailed study has been performed. The research focuses on the
physico-chemical and mineralogical characterization in order to identify the interactions
between different components and to reduce the clays ratio contained in the raw material
extracted in order to obtain a high grade concentrate that meets the requirements of industries;
such as steel industry, pigments production…etc.
Characterization is carried out in representative samples taken from Rouina including
techniques of X-Ray Fluorescence (XRF), X-Ray Diffraction (XRD), Scanning Electron
Microscopy (SEM), and Infrared (IR) in addition to microscopic analysis and thin sections.
This study has been shown that studied ore is hematite type with clayey-siliceous gangue.
Washing (wet sieving) has been applied as a preliminary enrichment method in order
to reduce the alumina content (Al2O3); the results obtained from the chemical analysis (after
the washing process) has demonstrated an increase of iron content on the one hand and
decreasing of alumina percentage on the other hand. Analysis of the chemical composition of
the sludge obtained by the washing process yielded a product with a content of 20.25% Fe Total
and 22.02% Al2O3.
The treatment of different size fractions and total sample issues of washing process by
dry high intensity magnetic separation (DHIMS) improved the quality of iron ore assaying
54.09% Fetotal, with a extraction degree of 89.30% and a yield equal to 62.82% under the
following conditions: the range size of particles [-0.125 +0.063 mm] with a magnetic field
intensity equal to 2.4 Tesla.
A statistical model is also adopted to estimate the errors of each experiment in order to
verify the reliability of the results obtained by dry high intensity magnetic separation of
Rouina iron ore.

Keywords: Rouina, iron ore, washing, magnetic separation, statistical model.

IV
‫ملخص‬

‫‪ٚ‬عزجش يُدى انشٔ‪ُٚ‬خ ٔاحذا يٍ أقذو انًُبخى انًسزغهخ ف‪ ٙ‬اندضائش ٔ رسزخذو انًبدح األٔن‪ٛ‬خ انًسزخشخخ يُّ ف‪ ٙ‬يصبَع‬
‫اإلسًُذ ف‪ ٙ‬غشة ٔ ٔسط انجالد ٔ ألَٓب نى ‪ٚ‬زى دساسزٓب ثبنزفص‪ٛ‬م فٓزا انجحث ‪ٚ‬شركض عهٗ دساسخ انخصبئص انف‪ٛ‬ض‪ٚ‬بئ‪ٛ‬خ ٔ‬
‫انك‪ًٛٛ‬بئ‪ٛ‬خ ٔانًعذَ‪ٛ‬خ نهحذ‪ٚ‬ذ انًسزخشج يٍ انًُدى يٍ أخم رحذ‪ٚ‬ذ انزشك‪ٛ‬ت انك‪ًٛٛ‬بئ‪ ٔ ٙ‬انزشاثط ث‪ ٍٛ‬يخزهف انًكَٕبد‬
‫(انًعبدٌ انًف‪ٛ‬ذح ٔانشٕائت) يٍ خٓخ ٔ رقه‪ٛ‬م َسجخ انشٕائت انًٕخٕدح ف‪ ّٛ‬يٍ أخم انحصٕل عهٗ يعذٌ رٔ َٕع‪ٛ‬خ خ‪ٛ‬ذح رهج‪ٙ‬‬
‫يزطهجبد انصُبعبد انًخزهفخ يثم صُبعخ انصهت ‪ ،‬إَزبج األصجبغ ‪ ...‬انخ يٍ خٓخ أخشٖ‪ .‬رى أخز ع‪ُٛ‬بد يٍ يُدى انشٔ‪ُٚ‬خ‬
‫ٔ أخش‪ٚ‬ذ عه‪ٓٛ‬ب رحبن‪ٛ‬م ف‪ٛ‬ض‪ٚ‬بئ‪ٛ‬خ ك‪ًٛٛ‬بئ‪ٛ‬خ ٔيعذَ‪ٛ‬خ رشًم االسزشعبع ثبألشعخ انس‪ُٛٛ‬خ )‪ ، (XRF‬ح‪ٕٛ‬د األشعخ انس‪ُٛٛ‬خ‬
‫)‪ ،(XRD‬انً‪ٛ‬كشٔسكٕة اإلنكزشَٔ‪ ٙ‬انًبسح )‪ ، (SEM‬األشعخ رحذ انحًشاء )‪ (IR‬ثبإلظبفخ إنٗ انزحه‪ٛ‬م انًدٓش٘‬
‫ٔاألقسبو انشق‪ٛ‬قخ‪ ٔ .‬قذ أظٓشد ْزِ انذساسخ أٌ خبو انحذ‪ٚ‬ذ انًذسٔط ْٕ يٍ َٕع انٓ‪ًٛ‬بر‪ٛ‬ذ يع ٔخٕد انشٕائت انط‪ُٛٛ‬خ‪ .‬رى‬
‫اسزخذاو انغسم (انغشثهخ ثبنًبء) كطش‪ٚ‬قخ يعبندخ أٔن‪ٛ‬خ يٍ أخم رخف‪ٛ‬ط َسجخ أٔكس‪ٛ‬ذ األنٕيُ‪ٕٛ‬و )‪ (Al2O3‬؛ ٔقذ أظٓشد‬
‫انُزبئح انز‪ ٙ‬رى انحصٕل عه‪ٓٛ‬ب يٍ انزحه‪ٛ‬م انك‪ًٛٛ‬بئ‪( ٙ‬ثعذ عًه‪ٛ‬خ انغسم) ص‪ٚ‬بدح يحزٕٖ انحذ‪ٚ‬ذ يٍ َبح‪ٛ‬خ ٔاَخفبض َسجخ‬
‫أٔكس‪ٛ‬ذ األنٕيُ‪ٕٛ‬و يٍ َبح‪ٛ‬خ أخشٖ‪ .‬رحه‪ٛ‬م انزشك‪ٛ‬جخ انك‪ًٛٛ‬بئ‪ٛ‬خ نهٕحم انز٘ رى انحصٕل عه‪ ّٛ‬ثٕاسطخ عًه‪ٛ‬خ انغس‪ٛ‬م أثجذ أَّ‬
‫‪ٚ‬حزٕٖ عهٗ ‪ ٪02.02‬يٍ انحذ‪ٚ‬ذ)‪ ٪00.20 ٔ(FeTotal‬يٍ أٔكس‪ٛ‬ذ األنٕيُ‪ٕٛ‬و)‪ .(Al2O3‬رًذ يعبندخ األخضاء انًخزهفخ‬
‫انحدى انع‪ُٛ‬خ انكه‪ٛ‬خ نعًه‪ٛ‬خ انغسم ثٕاسطخ انفصم انًغُبط‪ٛ‬س‪ ٙ‬اندبف رٔ انكثبفخ انعبن‪ٛ‬خ )‪ ٔ (DHIMS‬كبَذ انُز‪ٛ‬دخ‬
‫انحصٕل عهٗ َٕع‪ٛ‬خ خ‪ٛ‬ذح يٍ خبو انحذ‪ٚ‬ذ ثُسجخ ‪ ٪25,20‬يٍ انحذ‪ٚ‬ذ)‪ (FeTotal‬ثذسخخ اسزخشاج ثهغذ ‪ ٔ ٪25,20‬يشدٔد‬
‫‪ٚ‬عبدل ‪ ٪28,25‬رحذ انششٔط انزبن‪ٛ‬خ‪ :‬حدى اندض‪ٚ‬ئبد [‪ 2.2.0+ 2.502-‬يى] ٔ شذح انًدبل انًغُبط‪ٛ‬س‪ ٙ‬رسبٔ٘ ‪ 0.5‬رسال‪.‬‬
‫سًح رطج‪ٛ‬ق انًُٕرج اإلحصبئ‪ ٙ‬ثزقذ‪ٚ‬ش أخطبء كم ردشثخ يٍ أخم انزحقق يٍ يٕثٕق‪ٛ‬خ انُزبئح انز‪ ٙ‬رى انحصٕل عه‪ٓٛ‬ب‬
‫ثبنفصم انًغُبط‪ٛ‬س‪ ٙ‬اندبف عبن‪ ٙ‬انكثبفخ يٍ خبو انحذ‪ٚ‬ذ نًُدى انشٔ‪ُٚ‬خ‪.‬‬
‫الكلمات المفتاحية‪ :‬انشٔ‪ُٚ‬خ ‪ ،‬خبو انحذ‪ٚ‬ذ ‪ ،‬غس‪ٛ‬م ‪ ،‬فصم يغُبط‪ٛ‬س‪ًَٕ ، ٙ‬رج إحصبئ‪.ٙ‬‬

‫‪V‬‬
TABLE DESMATIÈRES
DEDICACES ....................................................................................................................... I

RESUME .......................................................................................................................... III

ABSTRACT...................................................................................................................... IV

‫ يهخص‬..................................................................................................................................... V

TABLE DESMATIÈRES ............................................................................................... VI

LISTE DES FIGURES ...................................................................................................... X

LISTE DES TABLEAUX ..............................................................................................XII

LISTE DES ACRONYMES ..................................................................................... XIIIII

AVANT-PROPOS .........................................................................................................XV

INTRODUCTION GENERALE ..................................................................................... 1

INTRODUCTION ................................................................................................................... 4

I.1 DEFINITIONS ................................................................................................................... 4

I.2 TYPES DES MINERAIS DE FER ........................................................................................ 4

I.3 LES GANGUES ASSOCIEES ............................................................................................. 6

I.4 SUSCEPTIBILITE MAGNETIQUE .................................................................................... 6

I.5 ORIGINES DES MINERAIS DE FER .................................................................................. 7


I.5.1 Processus de formation ............................................................................................................... 7
I.5.1.1 Processus physiques et chimiques ............................................................................................ 8
I.5.1.2 Processus mécanique ............................................................................................................... 8
I.6 TYPE DES GISEMENTS .................................................................................................... 8
I.6.1 Gisements sédimentaires ............................................................................................................. 8
I.6.2 Gisements ignés .......................................................................................................................... 9
I.6.3 Gisements hydrothermales .......................................................................................................... 9
I.6.4 Enrichissement Surfacique ........................................................................................................ 10
I.7 DOMAINES D’UTILISATION ...........................................................................................10

INTRODUCTION .................................................................................................................. 13

I.1 SEPARATION GRAVIMETRIQUE .................................................................................... 13

I.1.1 Lavage ...........................................................................................................................14

I.1.2 Jiggage ...........................................................................................................................14

I.1.3 Séparateur Multi Gravitaire (MGS) .................................................................................... 15

I.1.4 Table à secousses ............................................................................................................ 15

VI
I.1.5 Hydrocyclone.................................................................................................................. 15

I.2 SEPARATION MAGNETIQUE .......................................................................................... 16


I.2.1 Principes .................................................................................................................................... 16
I.2.2 Propriétés magnétiques ............................................................................................................. 17
I.2.3 Développement du procédé ....................................................................................................... 17
I.3 FLOTTATION ................................................................................................................. 20

I.3.1 Méthodes de flottation du minerai de fer ........................................................................... 20

I.3.1.1 Elimination du phosphore .............................................................................................. 21

I.3.1.2 Elimination de la silice .................................................................................................. 21

I.3.1.3 Elimination d’alumine ................................................................................................... 21

I.3.1.4 Elimination des sulfures................................................................................................ 22

I.3.2 Réactifs de flottation du minerai de fer .............................................................................. 22

I.4 SEPARATION ELECTROSTATIQUE ............................................................................... 24


I.5.1 Elimination du phosphore des minerais de limonite oolitique .................................................. 25
I.5.2 Elimination des éléments siliceux, alumineux et sulfureux ...................................................... 26
I.5.3 Elimination de Phosphore des minerais goethite–hématite....................................................... 26
I.6 BIOMINERALISATION DU MINERAI DE FER ..................................................................... 28
CONCLUSION ................................................................................................................................. 29
II.1 PRESENTATION DE LA MINE DE ROUINA ................................................................... 31

II.1.1 Localisation géographique ............................................................................................... 31


II.1.2 Présentation générale de la mine ............................................................................................. 32
II.1.2.1 Relief ..................................................................................................................................... 32
II.1.2.2 Réseau hydrographique et ressources en eau....................................................................... 32
II.1.2.3 Climat ................................................................................................................................... 33
II.1.2.4 Infrastructures et activités .................................................................................................... 33
II.1.2.5 Commercialisation ................................................................................................................ 33
II.1.3 Historique des travaux de recherches et d’exploitation ........................................................... 33
II.2 CADRE GEOLOGIQUE REGIONALE .................................................................................... 34
II.2.1 Géologie régionale ................................................................................................................... 34
II.2.2 Stratigraphie, Lithologie .......................................................................................................... 35
II.2.3 Tectonique de la région ........................................................................................................... 38
II.2.3.1 Première phase ..................................................................................................................... 39
II.2.3.2 Deuxième phase .................................................................................................................... 39
II.2.3.3 Troisième phase .................................................................................................................... 39

VII
II.2.3.4 Quatrième phase ................................................................................................................... 39
II.3 Géologie du gisement de ROUINA ............................................................................................ 39
II.3.1 Géologie locale ........................................................................................................................ 39
II.3.2Litho-stratigraphie .................................................................................................................... 41
II.3.2.1 Paléozoïque....................................................................................................................... 41
II.3.2.2 Jurassique ......................................................................................................................... 42
II.3.2.3 Crétacé .............................................................................................................................. 42
II.3.3 Tectonique du gisement ....................................................................................................... 43
II.3.3.1 Les failles .......................................................................................................................... 44
II.3.3.2 Les fentes de tensions ........................................................................................................ 45
II.3.4 Minéralisation ...................................................................................................................... 45
II.3.5 Localisation des gites ........................................................................................................... 46
II.3.6 Choix des points de prélèvement ......................................................................................... 47
II.4 L’EXPLOITATION DE LA MINE DE ROUINA ................................................................. 48
II.4.1 Exploitation souterraine ....................................................................................................... 48
II.4.2 L’exploitation à ciel ouvert .................................................................................................. 48
INTRODUCTION .................................................................................................................. 51

III.1 INTERET DE LA CARACTERISATION MINERALOGIQUE ET PHYSICO-CHIMIQUE .... 51

III.2 ÉCHANTILLONNAGE .................................................................................................. 51

III.2.1 Echantillonnage ............................................................................................................ 51

III.2.2 Protocole de l’échantillonnage du minerai de fer de ROUINA ............................................52

III.2.3 Prélèvement des échantillons sur le site ............................................................................52

III.3 PREPARATIONS DES ECHANTILLONS POUR L’ANALYSE ........................................ 54


III.3.1 Concassage ............................................................................................................................. 55
III.4 ANALYSE GRANULOMETRIQUE ................................................................................ 56
III.5.1 Préparation des échantillons ................................................................................................... 57
III.5.2 Méthodes d’analyse ................................................................................................................ 58
III.5.2.1 Fluorescence X (FX)........................................................................................................ 58
III.5.2.2 Caractère auto-fondant : Indice de basicité (Ip) ............................................................. 60
III.5.2.3 Diffraction par Rayons X (DRX) ..................................................................................... 61
III.5.2.4 Microscope Electronique à Balayage (MEB) .................................................................. 62
III.5.2.5 Infra Rouge (IR) .............................................................................................................. 64
III.6 ANALYSE MINERALOGIQUE DU MINERAI DE ROUINA ............................................ 65
III.6.1 ETUDE DES LAMES MINCES ............................................................................................ 66

VIII
III.6.1.1 Observations au microscope pétrographique...................................................................... 66
III.6.1.2 Observations au microscope métallographique .................................................................. 67
III.6.1.3 Observation de la lame mince par MEB ............................................................................. 68
III.6.1.4 Observation des particules par MEB .................................................................................. 69
CONCLUSION ................................................................................................................................. 70
INTRODUCTION ................................................................................................................. 74

IV.1 PROCEDE EXPERIMENTALE ...................................................................................... 74

IV.2 ESSAI DE LAVAGE .......................................................................................................75

IV.2.1 Choix de la fraction pour le processus de lavage (tamisage humide) ....................................75

IV.2.2 Observations au microscope binoculaire ..........................................................................75

IV.2.3 Analyse des échantillons lavés ........................................................................................77

IV.3 ESSAI DE SEPARATION MAGNETIQUE A HAUTE INTENSITE SECHE ...................... 80

IV.3.1 Critère de choix ........................................................................................................... 80

IV.3.2 Séparateur magnétique à rotor induit ............................................................................... 81

IV.3.3 Application du processus .............................................................................................. 82

IV.3.3 Analyses statistique des résultats.................................................................................... 85

IV.3.5 Schéma de traitement proposé ....................................................................................... 88

CONCLUSION ..................................................................................................................... 89

CONCLUSION GENERALE .......................................................................................... 91

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ...................................................................... 93

IX
LISTE DES FIGURES
Figure Titre Page

I.1 Méthodes classiques d’enrichissement des minerais de fer 13

I.2 Séparation magnétique entre billes de fer et de céramique 16

II.1 Situation Géographique de la région d’étude 31

II.2 Schéma simplifié de la structure du bassin du Chélif 35

II.3 Coupe géologique du flanc Ouest de Rouina 37

II.4 Carte géologique du massif de Rouina 41

II.5 Colonne stratigraphique de Rouina 42

II.6 Coupe géologique du Flan ouest du massif du Rouina 44

II.7 Coupe Est-Ouest montant le contact socle-couverture 44

II.8 Coupe géologique montrant le rejet apparent d’une faille normale 45

II.9 Les différentes zones de la mine de Rouina 47

II.10 Différentes zones de la mine de Rouina 48

III.1 Plan d’échantillonnage appliqué dans la mine de ROUINA 53

III.2 Protocole de préparation du minerai de fer de Rouina 54

III.3 Concasseur utilisé pour concassage des échantillons 55

III.4 Opération de quartage de minerai de fer de Rouina 55

Tamiseuse utilisé pour l’analyse granulométrique du minerai de fer


III.5 56
de Rouina

III.6 Broyeur utilisé pour concassage des échantillons 58

III.7 Spectre de Diffraction par rayons X du minerai brut de ROUINA 63

III.8 1ère observation du minerai de fer par le MEB 64

III.9 diffractogramme de l’analyse par EDX de la1ère observation 64

III.10 2ème observation du minerai de fer par le MEB 65

III.11 Diffractogramme de l’analyse par EDX de la 2ème observation 65

III.12 Spectre de l’analyse par infrarouge de l’échantillon brut 66

X
III.13 Lame mince 1 sous lumière polarisée LPA 67

III.14 Lame mince 2 sous lumière polarisée LPA 68

Microphotographies sous loupe binoculaire d’un échantillon riche


III.15 68
en hématite et limonite.

III.16 Lame mince 1 sous MEB 69

III.17 Lame mince 2 sous MEB 70

III.18 Lame mince 3 sous MEB 70

III.19 1èreparticule sous le MEB 70

III.20 2èmeparticule sous le MEB 71

III.21 3ème particule sous le MEB 71

III.22 4ème particule sous le MEB 71

III.23 Schéma des étapes expérimentales 74

III.24 Le procédé de lavage par tamisage humide du minerai de fer 75

VI.1 Observation au microscopique de la tranche [-1 +0.5 mm] 76

VI.2 Observation microscopique de la tranche [-0.5 +0.25 mm] 76

VI.3 Observation microscopique de la tranche [-0.25 +0.125mm] 77

VI.4 Observation microscopique de la tranche [-0.125 +0.063mm] 77

VI.5 Diffractogramme de la tranche [-1 +0.5 mm] 78

VI.6 Diffractogramme de la tranche [-0.5 +0.25 mm] 78

VI.7 Diffractogramme de la tranche [-0.25 +0.125 mm] 79

VI.8 Progrès de développement des matériaux magnétiques permanents 81

VI.9 Séparateur magnétique à haute intensité par voie sèche 83

Schéma de traitement proposé pour l’enrichissement du minerai de


VI.10 89
fer de Rouina

XI
LISTE DES TABLEAUX
Tableau Titre Page

I.1 Différents types du minerai de fer 4

I.2 Différents types des gangues associées dans les minerais de fer 6

I.3 Susceptibilité magnétique des différents types des minerais de fer 7

I.4 Processus de formation géologique du minerai de fer 7

I.5 Différents réactifs utilisés pour la flottation des minerais de fer 23

L’effet de la température d’échauffement et les conditions de


I.6 lixiviation dans l’élimination des impuretés d’un minerai goethite– 27
hématite Australien

II.1 Coordonnées U.T.M du gisement de Rouina 32

Résultats d’analyse granulométrique du minerai de fer concassé à


III.1 57
<5 mm

III.2 Résultats d’analyse granulo-chimique du minerai de fer de Rouina 60

III.3 Valeurs de l’indice de basicité 61

VI.1 Analyse par FX des produits avant et après lavage 79

VI.2 Analyse par FX de la boue issue de l’essai de lavage 80

VI.3 Caractéristiques du séparateur magnétique 83

Analyse par FX des concentrés obtenus par la séparation


VI.4 84
magnétique sèche des différentes tranches granulométriques

Analyse par FX des concentrés obtenus par la séparation


VI.5 85
magnétique sèche d’échantillon total

Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique d’intensité


VI.6.a 86
2.4 Tesla

Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique d’intensité


VI.6.b 87
1.9 Tesla

Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique d’intensité


VI.6.c 87
1.4 Tesla

Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique


VI.7 88
d’échantillon total

XII
LISTE DES ACRONYMES
Abréviation Signification

FERPHOS Entreprise national du fer et phosphate


SOMIFER Société des Mines de Fer d'Algérie
LAVAMINE Laboratoire de valorisation des ressources minières et environnement
DTD Division technologies développement
CRAPC Centre de recherche des analyses physico-chimiques
Cal Calcite
Gth Goethite
Hem Hematite
Lm Limonite
Qz Quartz
I Illite
PAF Perte au feu
LM Lames minces
LPA Lumière polarisée
DRX Diffraction des rayons X
FX Fluorescence des rayons X
MEB Microscope électronique à balayage
IR Infrarouge
A Ampère
ɣ Rendement
Mt Millions tonne
T Tesla
Ip Indice de basicité
BIF Gisement de fer rubané
fm la force magnétique agissant sur une particule
χ0 Susceptibilité magnétique de la particule
µ0 Perméabilité d'un vide
H Intensité du champ magnétique
grad (H) Gradient du champ magnétique
ΔL distance entre deux points quelconques du champ magnétique

XIII
SMBIS Séparateur magnétique à basse intensité sèche
SMBIH Séparateur magnétique à basse intensité humide
SMHIS Séparateur magnétique à haute intensité sèche
SMHIH Séparateur magnétique à haute intensité humide
SMHG Séparateur magnétique à haut gradient

XIV
AVANT-PROPOS
Problématique :

Le minerai de fer de Rouina est constitué essentiellement de limonite et d’hématite


avec un taux élevé d’impuretés de silice et d’alumine. Ce gisement fait partie des gisements
pauvres en fer et nécessite une valorisation.

Objectifs :

- réaliser une caractérisation physico-chimique et minéralogique des échantillons prélevés afin


d’identifier la composition chimique et minéralogique, ainsi que les interactions des
composants (minéraux utiles et gangues stériles);
- Choix d’un procédé de traitement pour augmenter la teneur en fer dans le concentré tout en
réduisant le taux d’argiles contenu dans le minerai, afin de répondre aux exigences des
consommateurs dans les différentes industries telles que la métallurgie, la production des
pigments…etc.

Approche scientifique :
Cependant, des travaux de recherche sont réalisés ou sont en cours dans le monde
disposant des gisements de minerai de fer pauvres avec des quantités très importantes. Il est à
signaler que chaque type de minerai possède ses spécificités et ses caractéristiques. Les
procédés utilisés peuvent être: la séparation gravimétrique, séparation magnétique à basse et
haute intensité, flottation, méthode chimique et méthode biologique.
Originalité des objectifs et sa contribution éventuelle à l'avancement des connaissances :

- Approfondissement des connaissances sur le gisement : caractérisation du minerai dans les


différentes couches, structure, minéraux présents, distribution du fer ;
- Etude des différentes solutions envisagées par les laboratoires de recherche étrangers et leur
adaptation au contexte algérien ;
- Contribution au développement d’un procédé de traitement du minerai pour son
enrichissement ;
- Proposer de nouvelles solutions.

Résultats et impacts attendus :


La caractérisation et le traitement du minerai de Rouina permettent d’identifier les
composants de minerai et l’augmentation de la teneur en fer ainsi que la réduction de sa
teneur en impuretés à des niveaux permettant son exploitation.
Sur le plan scientifique : la recherche est orientée à trouver une procédure efficiente pour
éliminer la matière argileuse et enrichir le minerai en fer afin d’obtenir un concentré de haute
qualité;
Sur le plan technique : le développement et la maitrise d’un nouveau procédé efficace pour
enrichir le minerai en fer permettant d’acquérir une autosuffisance et une liberté d’action sur
le plan technique assurée par des compétences purement nationales;

XV
Sur le plan économique : l’enjeu est également important, car le minerai enrichi en fer et
débarrassé de ses impuretés, peut être utilisé par les industries sidérurgiques algériennes et
exporté à l’étranger. En plus les rejets issus de l’enrichissement peuvent être utilisés comme
un adjuvant dans les cimenteries ce qui donne un impact sur l’économie du pays ;
Sur le plan socio-économique : l’impact est considérable, car un minerai de haute qualité
avec un coût moindre sera disponible en abondance. Aussi, la réussite de thèse fera
notamment rehausser l’employabilité des diplômés de la région.

XVI
Introduction générale 2019

INTRODUCTION GENERALE
L’augmentation de la demande mondiale en minerai de fer et leur large consommation
dans des plusieurs domaines particulièrement la métallurgie. La surproduction de ce type de
gisement peut causer l’épuisement de cette ressource naturelle non renouvelable. Afin
d’augmenter la durée de vie du gisement, la valorisation des minerais pauvres et les déchets
miniers devient nécessaire pour répondre aux consommateurs.
La valorisation des minerais de fer pauvres conduit à la production des concentrés
pour leurs transformations en produit techniquement et économiquement acceptables pour les
différentes industries conformément aux exigences du point de vue composition chimique,
teneur en fer, granulométrie et le comportement en cours de réduction.

Les ressources nationales en minerai de fer nationales sont localisées et réparties sur
six gisements dont ceux de l’Ouenza et Boukhadra du groupe Ferphos situés à l’Est du pays,
exploités avec une teneur moyenne de 50 % Fe. La capacité de production de ces deux
gisements est environ de 2 millions de tonnes/an. Actuellement, d’autres gisements sont
exploités en Algérie de la filiale SOMIFER-spa le gisement de Chaabet-El Ballout (Souk-
Ahras), avec une teneur de 53% Fe., Khanguet (Tébessa), Sidi Maarouf (Jijel), Djebel Anini
(Sétif), Rouina (Ain Defla) avec une teneur moyenne de 40 % Fe2O3. Le gisement de Gara
Djebilet avec une réserve qui dépasse 3.5 milliards de tonne n’est toujours pas exploité.

Le gisement de fer –ROUINA est situé dans la Wilaya d’Ain Defla est l’une des
anciennes mines d’Algérie, sa production est destinée à servir les cimenteries du centre et
Ouest y compris : Meftah (Blida), Rais Hamidou (Alger), Chlef, LCO LAFARGE, Sig
(Mascara), Zahana (Mascara), Beni Saf (Ain Temouchent) comme ajout parce que la matière
première extraite est considérée comme un minerai de fer de faible teneur contient un taux
élevé des impuretés tels que la silice et l’alumine.

Une caractérisation physico-chimique et minéralogique est donc nécessaire afin de


bien connaitre et identifier la composition chimique, minéralogique et les interactions entre
les différents composants minéraux. Le choix du procédé de traitement du minerai de fer de
Rouina est basé sur les différences des propriétés des différents minéraux à séparer car ceci
nous permet d’obtenir un concentré de haute qualité métallurgique.

Cependant, des analyses par diffractions des rayons X, fluorescence X, microscope


électronique à balayage, infrarouge, lames minces, sections polies et analyse pétrographique
sont réalisées sur des échantillons de minerai de fer de Rouina. Les résultats montrent que ce
gisement est pauvre car il est constitué essentiellement de limonite et d’hématite avec un taux
élevé d’impuretés de silice et d’alumine.

Tenant compte des résultats d’analyses, des caractéristiques du minerai et la maille de


libération des minéraux utiles, des essais de valorisation sont réalisés au Laboratoire de
Valorisation des Ressources Minières et Environnement (LAVAMINE), Université de Badji
Mokhtar –Annaba. A cet effet, des essais d’enrichissement préliminaire par lavage sont
appliqués pour réduire le taux d’argiles contenu dans le minerai. Le produit obtenu par le

1
Introduction générale 2019

procédé de lavage est soumis à une séparation magnétique à haute intensité par voie sèche.
Les résultats obtenus par ces deux procédés sont encourageant et le concentré de minerai de
fer répond aux normes exigées par la sidérurgie.

L’objectif de la thèse de Doctorat est la caractérisation du minerai de fer de Rouina,


suivi par des essais de valorisation et élaboration d’un schéma de traitement. De ce fait, elle
est structurée en quatre chapitres avec une introduction et conclusion générale.

Le premier chapitre comporte la recherche bibliographique, l’étude est consacrée


l’appréciation, et l’importance des minerais de fer, les types, les besoins en la matière, la
production des minerais de fer, ainsi que la situation actuelle et perspective sur les minerais de
fer en Algérie. Dans ce même chapitre, l’étude comporte aussi la synthèse des travaux de
recherche sur les méthodes récentes et classiques d’enrichissement du minerai de fer.

Le deuxième chapitre est consacré à la situation géographique, la géologie de la région, un


aperçu stratigraphique et la minéralisation du gisement de Rouina –Ain Defla.

Le troisième chapitre porte sur l’échantillonnage et la caractérisation du minerai de fer de


Rouina tels que l’analyse de tamisage, l’analyse minéralogique et microscopique (lames
minces), ainsi que les 'analyses physico-chimique (DRX, FX, MEB et IR).

Le quatrième chapitre de cette thèse est consacré à l’étude expérimentale visant à réduire le
taux des argiles se trouvant dans le minerai de fer de Rouina et l’augmentation de la teneur en
minéral utile. Ce travail de recherche réside dans l'application du procédé de lavage comme
une méthode d’enrichissement préliminaire suivi par la séparation magnétique à haute
intensité sèche comme une méthode de traitement. La discussion et l’interprétation des
résultats obtenus par ces expérimentations nous ont permis de proposer un schéma de
traitement du minerai de fer de Rouina afin d’obtenir un concentré de haute qualité répondant
aux exigences industrielles.

2
Chapitre I : Partie 1 : Analyse bibliographique
sur les minerais de fer

Sommaire :

Introduction
1- Définitions
2- Types des minerais de fer
3- Les gangues associées
4- Susceptibilité magnétique
5- Origines des minerais de fer
5-1- Processus de formation
5-1-1- Processus physiques et chimiques
5-1-2- Processus mécanique
5-2- Type des gisements
5-2-1- Gisements sédimentaires
5-2-2- Gisements ignés
5-2-3- Gisements Hydrothermale
5-2-4- Enrichissement Surfacique
6- Domaines d’utilisation
Conclusion
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

INTRODUCTION

Le fer est le quatrième élément le plus abondant dans la croûte terrestre. La plupart du
minerai de fer extrait de haute qualité est transporté, et puis expédié où la quasi-totalité de la
production mondiale (98%) est destinée à la sidérurgie.

I.1 DEFINITIONS

- Gisement de fer : est un corps minéral d’une taille suffisante, contenant une teneur en fer et
une composition chimique avec des caractéristiques physico-économique qui le permet d’être
une source minérale immédiate ou potentielle. (Kennedy B.A., 1990)
- Le minerai riche : ce qui donne des minerais marchands sans aucune transformation (run of
mine), ou après concassage-criblage, parfois après un traitement simple n'affectant qu'une
faible partie du tout-venant (débourbage, élimination ou enrichissement des parties les plus
fines souvent plus chargées en impuretés). Les minerais riches titrent en général entre 55 et
67 % de fer.
- le minerai pauvre : est un tout-venant qui doit subir un traitement parfois complexe
permettant d'éliminer la plus grande partie de la gangue. Par enrichissement, on obtient
généralement des concentrés pour agglomération. Les teneurs en fer des minerais
actuellement exploités s'échelonnent entre 25 et 50 %. (Pierre SALESSE., 1989)

I.2 TYPES DES MINERAIS DE FER

On peut classer les minerais de fer selon plusieurs facteurs (la composition
minéralogique, la composition chimique, la granulométrie…etc.). La composition chimique
est la plus utilisée pour la classification des différents types de minerai comme présentée sur
le tableau I.1

Tableau I.1 Différents types du minerai de fer (Ferenczi, P. 2001)


Teneur Masse
Minerais Formule chimique théorique volumique Dureté
possible (%) (g/cm3)
Hématite Fe2O3 70 5.1 5–6
Magnétite Fe3O4 72 5.2 5.5 – 6
Martite α-Fe2O3 70 5.3 5.5 – 6.5
Goethite FeO(OH) 63 3.3 - 4 .3 5 – 5.5
Sidérite FeCO3 48 4 4
Chamosite (Mg,Fe,Al)6(Si,Al)4O14(OH)8 45 3.1 3
Pyrite FeS2 47 4.9 6 – 6.5
Limonite FeO(OH).n(H2O) 63 3-4 5 – 5.5
Lépidocrocite γ-Fe2O3.H2O 60 4.1 5
Greenalite Fe3Si2O5(OH)4 45 2.9 3
Ilménite FeTiO3 37 4.7 - 4.79 5 -6

4
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

- Hématite Fe2O3 :
Il est connu aussi « fer naturel », un nom qui a été utilisé dans le domaine
d’exploitation minière quand certains minerais de fer (hématite) ont une teneur en fer de 66%
et peuvent alimentés directement le haut fourneau (Mineral Information Institute., 2006). La
plupart des gisements d’hématite sont d’origine sédimentaire telle que les gisements de fer
rubané (BIF). Leurs formations ne sont pas comprises entièrement, bien qu’il soit connu qu’ils
sont formés par la précipitation chimique du Fe des mers peu profondes il y a environ
1.8 – 2.6 millions d’années, pendant la période précambrienne. (Harry K. et al., 1973)

- Magnétite Fe3O4 :
Est un minéral métallique, qui contient deux oxydes de fer (Fe II et Fe III) et Fe2O3
(Norman N.G, Alan E., 1997). La magnétite de haute teneur contient plus de 60% Fe avec
certaines impuretés tel que la silice, l’alumine et le phosphore. La magnétite peut être enrichie
par concassage suivi par une séparation magnétique. Cette séparation est efficace pour la
magnétite de faible teneur en comparaison avec l’hématite.

- Martite α- Fe2O3 :
Le terme martite est utilisé dans l'industrie du fer pour l'hématite secondaire formée en
remplaçant la magnétite. Le remplacement s'effectue à partir des bords extérieurs vers le centre
des grains de magnétite, généralement le long de plans cristallographiques. Une partie de la
martite dans les dépôts de Wabush contient jusqu'à 10% en poids de Mn. (Petruk, W., 2000)

- Goethite et Limonite FeO(OH) :


La goethite est une substance minérale secondaire formée par l'oxydation de
carbonates de fer, d'hématite, de martite et de magnétite. Il se présente sous forme de poudres
et de masses botryoïdales dans les espaces ouverts le long des failles, dans les espaces
interstitiels entre les grains d'hématite et en tant que couche externe sur les grains d'hématite
et de martite. Des masses de goethite sont présentes dans le quartz où la goethite a remplacé
l'hématite. La goethite qui a remplacé l'hématite ne contient pas de Mn, tandis que la goethite
qui a remplacé les carbonates et la martite contient des quantités importantes de Mn (jusqu'à
27% en poids de Mn). Une partie de la goethite a été remplacée par un oxyde de Fe hydraté
contenant 25 à 45% en poids de Fe et pas de Mn. L'identité de cette phase n'a pas été
déterminée, bien qu'elle soit communément appelée limonite. (Petruk, W., 2000)

- Sidérite FeCO3 :
Elle présente la proportion des réserves les plus bas au monde. Quand elle est pure, elle
contient 48.3% Fe mais elle est facilement décomposée à une hématite de 70% Fe par
l’échauffement (Petruk, W., 2000).
- Chamosite (Mg,Fe,Al)6(Si,Al)4O14(OH)8 :
Il se produit avec l’ensemble de la sidérite et l’hématite dont la concentration
relativement faible. Elle est usuellement contient certaines sulfures, phosphore et autres
éléments tels que le quartz el la calcite. (Harry, K et al., 1973)

5
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

I.3 LES GANGUES ASSOCIEES

Chacun des minerais contient des impuretés, qui sont connu comme « gangues ». La
présence de certains éléments peut influencer positivement ou négativement sur les
caractéristiques du minerai ou sur l’opération de métallurgie au niveau du haut fourneau.

Idéalement, le minerai de fer contient seulement le Fe et l’oxygène, mais typiquement,


il contient des éléments indésirables pour les différentes industries. (Taylor D et al., 2001)

Il y a plusieurs éléments principaux qui incluent les argiles (kaolinite, alumine,


gibbsite…etc.), les oxydes (l’oxyde de silice, l’oxyde de calcium, l’oxyde du
magnésium…etc.) et autres. La plupart des minerais de fer contiennent le SiO 2 et Al2O3. Le
tableau I.2 présente les différents minéraux de gangue dans les minerais de fer.

Tableau I.2 Différents types de gangue dans les minerais de fer (Deer, W.A. et al., 1992).

Minéral Formule Chimique


Quartz SiO2
Calcite CaCO3
Kaolinite Al4(Si4O10)(OH)8
Gibbsite Al(OH)3
Minnesotaite (Mg,Fe)3Si4O10(OH)2
Stilpmnomelane (K,Na,Ca)0.6(Mg,Fe2+,Fe3+)6Si8Al(O,OH)272–4H2O
Chlorite (Fe,Al,Mg)3(Si,Al)2O5(OH)4
Pyrolusite MnO2
Ankerite Ca(Fe, Mg, Mn)(CO3)2

I.4 SUSCEPTIBILITE MAGNETIQUE

Différents minéraux existant sur la terre possèdent différentes propriétés magnétiques,


allant de fortement magnétique (ferro et ferri-magnétique), faiblement magnétique (para-
magnétiques), zéro magnétique (dia-magnétique) et ceci peut être représenté par la
susceptibilité magnétique.
La susceptibilité magnétique d'un minéral peut être mesurée en comparant le gain de
poids dans un champ magnétique avec un minéral standard, dont la susceptibilité magnétique
est connue. Elle se varie d’un type du minerai de fer à un autre à cause des différents
minéraux qui le compose, ces valeurs sont présentées dans le tableau I.3.

6
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

Tableau I.3 Susceptibilité magnétique des différents types des minerais de fer (Liming Lu.,
2015)

Susceptibilité
Minéral Molécule
magnétique (10-6 kg/m3)
Magnétite 625 – 1156 Fe3O4
Martite 6.2 – 13.5 α- Fe2O3
Hématite 0.6 – 2.16 Fe2O3
Limonite 0.31 – 1.0 FeO(OH).n(H2O)
Sidérite 0.7 – 1.5 FeCO3
Ilménite 0.34 – 5.0 FeTiO3
Pyrite 0.34 FeS
Quartz 0.0025 – 0.126 SiO2
Calcite 0.0038 CaCO3
Chlorite 0.38 – 1.13 (Fe,Al,Mg)3(Si,Al)2O5(OH)4
Biotite 0.5 – 6.5 K(Mg,Fe)3(Si3AlO10)(OH,Fe)2

I.5 ORIGINES DES MINERAIS DE FER


I.5.1 Processus de formation

Le tableau I.4 présente le processus de formation géologique ainsi que le type du


minerai de fer obtenu avec ces principaux minéraux (US EPA., 1994).

Tableau I.4 Processus de formation géologique du minerai de fer (US EPA. 1994).

Processus Type du gisement Minéraux principaux


Magnétite, Hématite, Sidérite, Fer
gisement de Fer rubanée (BIF)
Silicatés
Sédimentation
Chamosite, Limonite, Hématite,
Roches Ferreuses
Sidérite
Titanifère, Ilménite, Magnétite,
Activité igné Séparation magmatique
Fer silicatés
(volcanique)
Pyrométasomatique Magnétite
L’érosion à la surface Enrichissement secondaire des
Magnétite, limonite, sidérite
ou proche gisements de fer en teneur faible

Lors de la formation naturelle du minerai de fer, il se produit des couches des oxydes
de fer qui sont disposées avec des couches riches en silice partiellement décomposée, ce qui
présente un minerai de fer de faible teneur (pauvre), (S. A. Elmquist R.H. Behrendt., 1994).

7
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

La formation d’un gisement du minerai de fer peut être :


- Sédimentation directe
- Activité igné (volcanique)
- La désagrégation à la surface ou proche (Métamorphique).

I.5.1.1 Processus physiques et chimiques

Sont des processus les plus répandues. Le processus commun de concentration d’un
métal ou d’un minéral est la dissolution chimique des composants d’une roche, leur transport
dans une solution et leur précipitation comme des minéraux dans certains sites spécifiques de
disposition, usuellement contrôlée par le contraste chimique ou changement chimique
environnementale. Dans le processus de cristallisation, la roche plus dense qui porte les
minéraux va se séparer par gravité pour former un gisement riche en fer. Pendant la descente
d’eau de la surface ou la montée d’eau du fond à travers les strates des roches (Howard L.H.
(ed.)., 1987).

I.5.1.2 Processus mécanique

L’érosion, le transport et la déposition sont généralement les causes principales de ce


processus de formation. La grande valeur de la gravité spécifique des roches qui portent les
minéraux de fer lui permet de déposer plut tôt que les autres minéraux plus légers. Cette
méthode est responsable de la formation de certains gisements d’hématite et de magnétite
(Robb L., 2004).

I.6 TYPE DES GISEMENTS

Les gisements du minerai de fer sont classés en quatre catégories basés selon leur
mode d’origine [Pratt, R. (1993)], en utilisant l’aspect des classifications précédentes par
(Gross G.A., 1970) et (Klemic [Link] al., 1973).

I.6.1 Gisements sédimentaires

Ils présentent les ressources plus exploités au monde. Ils comportent des couches des
sédiments riches en fer et silice et des roches méta-sédimentaires principalement composées
des grains grossiers ou fines de quartz et des oxydes de fer, carbonates ou silicates. ( Kennedy,
B.A., 1990). La formation sédimentaire du minerai de fer est généralement formée par une
variété des environnements marins et rarement des marécages continentaux (Kimberley, M.M.,
1989).

Les gisements de fer rubané (BIF) sont presque exclusivement de la période


précambrienne (il y a 1.8-2.6 milliards d’années). Ils sont des roches sédimentaires
métamorphosés et se composent généralement des minéraux de fer à couche minces et de
silice (quartz). Le fer se résulte peut être de la sidérite carbonatée (Harry K. Harold et al.,
1973). Des informations extensives collectées indiquent qu’ils sont formés par un processus
expansif volcanique ou hydrothermale (Gross G. A., 1993).

8
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

Les BIF sont classés en deux types :

- le type supérieur qu’est formé près de la coté de plateforme continentale en association


avec la dolomite, quartzite et schiste argileux.
- le type algoma qui est associé avec les activités volcaniques (Edwards R. and Atkinson
K., 1986).
Les gisements sédimentaires oolitiques sont des roches de fer oolitiques massive
stratiforme dans des sédiments calcique terrigènes. Ils sont âgés de protérozoïque au crétacé et
étaient une source importante de minerai avant 1970, de mauvaise qualité avec une teneur
(30-50% Fe) en relation avec les dépôts de BIF (55-65% Fe) (Ferenczi P., 2001). Deux types
sont identifiés :

- Le type Clinton qui comporte des minéraux profonds de couleur rouge à violet
composé d’hématite, sidérite et chamosite.
- Le type minette qui comporte des minéraux brunâtre a brun verdâtre foncé, composé
principalement de sidérite ou minéraux silicatés (Berthierine et Chamosite).
Ces gisements sont formés dans un environnement marin peu profond et accumulé le
long des marges continentales passives pendant les périodes de repos, extension et le
changement de niveau global de la mer (Van Houten F. B., Hou H. F., 1990).

I.6.2 Gisements ignés

Il y a deux types de formation :


- La ségrégation magmatique d’une fonte riche en magnétite non miscible en association avec
des couches intruses mafiques-ultramafiques; Ils se produisent sous forme des coutures
massives cumulé-texturales souvent minés pour leurs concentrations économiques en Titane
et/ou vanadium (ex : Complexe de Bushveld, L’Afrique du sud).
- L’injection des fluides riches en magnétite dans les roches encaissantes (ex : skarns de fer).
Les skarns de fer (ou dépôts métasomatiques) sont principalement dérivés de granitique au
intrusive mafique et peut héberger dans une variété des types des roches.
Ces dépôts sont massives, d’une forme irrégulière à tabulaire qui continue pour être
une source de fer dans plusieurs pays (ex : Pérou et Russie) (Ferenczi P., 2001). La
concentration minérale dans les roches ignées se produit comme des flux distinctifs dans les
successions volcaniques ou comme des couches dans le magma qui est refroidi au niveau
profond de l’écorce terrestre (Howard L.H., 1987).

I.6.3 Gisements hydrothermales

La formation de ce type se déroule par la circulation des solutions aqueuses chauffées


riche en fer d’origine magmatique, métamorphique ou sédimentaire. Ces gisements se forment
sur la base de la plupart des oxydes de fer-Cuivre-Or (Iron Oxide Cooper Gold IOCG)
(Hitzman, M.W., et al., 1992) et (Porter, T.M., 2000).

Les gisements approximativement hydrothermaux sont composés essentiellement de


magnétite-hématite qui ont remplacés les roches non ferrugineuses (ex : minerai de fer de
Kiruna). Ces gisements usuellement possèdent une signature magmatique manifeste et les

9
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

roches de mur adjacent sont généralement intensément altérés. L’hématite porte les veines de
quartz au sein des zones fausses qui sont aussi une partie de ce groupe (Pollard, P.J., 2000).

I.6.4 Enrichissement Surfacique

Les gisements de ce type résulte du processus d’érosion subaérienne généralement de


pourtour ferrugineux de faible teneur, communément BIF.

L’érosion des minéraux inertes dures ou denses se produit dans une roche au niveau de
la surface ou proche de ceux-ci, pour survivre l’érosion chimique et transporter dans les
systèmes hydrogéologiques et reconcentrer dans les différents environnements. Les
latéritiques matures se développent sous un climat tropical humide et peut former des couches
dures extensives (couche ferrugineuse) riches en hydroxydes de fer.

L’enrichissement supergène implique l’érosion et la lixiviation de la partie supérieure


d’un dépôt minéral (zone d’oxydation) et ré-déposition des minéraux ferreux dans le niveau
inférieur (zone d’enrichissement secondaire ou supergène). L’hématite terreuse et les
oxy-hydroxydes de fer tel que Goethite, limonite et lépidocrocite sont les minéraux principaux
qui sont produit lors du processus d’enrichissement surfacique ou proche-surfacique
(Ferenczi P., 2001).

L’érosion physique et chimique par le processus de la formation du sol de la


préexistence de minerai de fer se résulte à cause des concentrations progressives d’oxyde de
fer afin de former des gisements de fer riches (US EPA., 1994).

I.7 DOMAINES D’UTILISATION (R. M. Cornell, U. Schwertmann., 2003)

L’utilisation de minerai de fer est diversifiée, presque 98% du minerai expédié est utilisé
comme une matière première pour les industries sidérurgiques, le reste est reparti aux autres
domaines telles que :
- Additif pour la fabrication des ciments ;
- Pigments pour la peinture et l’industrie constructive ;
- Ferrite et pigments magnétiques ;
- Catalyses pour des synthèses industrielles ;
- Adsorbant pour la purification de l’eau et du gaz et du traitement des fluides
faiblement radioactives ;
- Fabrication des bijoux (surtout l’hématite) ;
- Industries chimiques ;
- Production photochimique ;
- Agent de pondération dans les boues de forage ;
- Alimentation animale ;
- Production des engrais ;

10
Chapitre I Partie 1 : Analyse bibliographique sur les minerais de fer 2019

- Amélioration des sols ;


- Enrichissement des minéraux (lavage du charbon) ;
- Polissage des lentilles optiques ;
CONCLUSION
Un minerai de fer est considéré pauvre lorsqu’il doit subir un traitement parfois
complexe permettant d'éliminer la plus grande partie de la gangue. Les teneurs en fer des
minerais actuellement exploités varient entre 25 et 50 %.

On peut classer le minerai de fer selon plusieurs facteurs (la composition


minéralogique, la composition chimique, la granulométrie…etc.).

Lors de la formation naturelle du minerai de fer, se produit des couches d’oxydes de


fer qui sont disposées avec des couches riches en silice partiellement décomposée, ce qui
présente un minerai de fer de faible teneur (pauvre). La formation d’un gisement du minerai
de fer peut-être :

- Sédimentation directe
- Activité igné (volcanique)
- La désagrégation à la surface ou proche (métamorphique)
Les gisements du minerai de fer sont classés en quatre catégories basés selon leurs
origines.

11
Chapitre I : Partie 2 : Revue littérature sur les
minerais de fer

Sommaire :

Introduction
1- Séparation gravimétrique
2- Séparation magnétique
2-1-Principes
2-2-Propriétés magnétiques
2-3-Développement du procédé
3- Flottation :
3-1-Méthodes de flottation du minerai de fer
3-2-Réactifs de flottation du minerai de fer
4- La séparation électrostatique
5- Méthodes chimiques
5-1-Elimination du phosphore des minerais de
limonite oolitique
5-2-Elimination des éléments siliceux, alumineux et
sulfureux
5-3-Elimination de phosphore des minerais
goethite–hématite
6- Biominéralisation du minerai de fer
Conclusion
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

INTRODUCTION

La minéralurgie se définit comme l’ensemble des méthodes de traitement utilisées


lorsqu’un minerai extrait est enrichi afin d’obtenir un concentré riche en minéral utile et un
taux faible de gangues stériles considérées comme des éléments nuisibles.

Le développement significatif de la sidérurgie ces dernières années a entraîné une


augmentation rapide de la demande du minerai de fer. L’état actuel de la production des
minerais de fer à haute teneur ne peut plus répondre aux besoins des consommateurs. La
solution est l’exploitation et le développement des gisements des minerais de fer pauvres qui
génère la nécessité de les valoriser pour améliorer la qualité du concentré obtenu répondant
ainsi aux exigences techniques pour les différentes utilisation.

Les méthodes de traitements comportent : le concassage, le broyage, le criblage, la


classification, la séparation gravimétrique, la séparation magnétique, la flottation, la
séparation électrostatique, les méthodes chimiques et méthodes biologiques, la figure I.1
présente les méthodes classiques d’enrichissement. Ce chapitre comporte les principes et les
avancements récents dans le domaine d’enrichissement pour les minerais de fer dans le
monde.

Figure I.1 Méthodes classiques d’enrichissement des minerais de fer

I.1 SEPARATION GRAVIMETRIQUE

Les méthodes d’enrichissement de minerai de fer sont développées pour inclure le


traitement des minerais en faible teneur (pauvres).

Les minerais de fer contenant les silicates s’enrichissent facilement en utilisant un


simple lavage ou les grains de silice fins et friables peuvent se séparer du fer par une
classification hydraulique. La technologie d’enrichissement des minerais de fer pauvres a été
développée largement dans la région de Mesabi –Minnesota- pendant les années 1950-1960 et
a été appliqués pour les gisements similaires (Joseph J. Poveromo., 1999).

13
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

I.1.1 Lavage

Le lavage est la méthode d’enrichissement la plus simple basé sur la différence de


densité et la taille des particules entre le fer et la silice ainsi que les argiles. L’intensité
d’agitation en combinaison avec le débit de l’eau de lavage permettra d’éliminer la silice.
(Joseph J. Poveromo., 1999).

Le lavage est souvent employé en utilisant le classificateur à spirales ou à râteaux,


table à secousses Wilfley et spirale Humphrey. Il est possible de traiter les minerais de fer de
dimension inférieure à 2-3 mm (Pierre BLAZY et Robert JOUSSEMET., 2005).

(Chaabia R et al. 2015) dans un travail de recherche, ont appliqués un criblage humide
et lavage (deschlammage) sur le minerai de fer d'Anini contenant 55% Fe et 26.20% SiO2 et
12% Al2O3, pour l'élimination de la matière argileux, ce qu’a permis d'obtenir un concentré de
teneur 62% Fe, 2,3% SiO2 et 3% Al2O3.

Le lavage a été utilisé comme une méthode d’enrichissement préliminaire d’un


minerai de fer argileux issu de la mine de Rouina (Messai A. et al.2018). Les résultats obtenus
sont significatifs d’une part la teneur en fer est de 51,03% contre 44,18% dans le minerai brut
non lavé, d’autre part la teneur d’Al2O3 a diminué de 7.87% à 1.45%.

I.1.2 Jiggage

Le Jiggage est une opération plus complexe que l’opération de lavage, elle est utilisée
pour les minéraux réfractaires nécessitant un concassage pour libérer les particules de silice.
Pour avoir une bonne efficacité de l’opération, la dimension des particules doit être supérieure
à 15mm (Rath R. K., & Singh R., 2007).

Par l’utilisation d’un Jig par centrifuge, "KELSEY", (Nayak N. P., & Pal B. K., 2013)
ont menés des essais de traitement sur un minerai de fer pauvre contenant une teneur en Fe
de 54.47%. La séparation a été effectuée avec différentes vitesses de rotation et pulsations et
le concentré obtenu contient 59% - 65% en Fe et avec un rendement 46-62%.

(Das B et al. 2007) ont réalisés des études sur l'efficacité de jiggage sur le minerai de
fer pauvre d'Orissia utilisant " jig Denver " et " Jig Harz ". Les résultats obtenus sont
appréciables avec un taux de récupération de 78.6% et une teneur de 63,7% en Fe avec une
vitesse moyenne de l'eau et dimension des particules à séparer de 5 mm.

(Yang D. C. et al. 2003) ont menés plusieurs tests en utilisant un concentré de


magnétite issu d'une mine A (échantillons 1 et 2) et un minerai brut de taconite issu d'une
mine B (échantillon 3) de teneur en fer de 32,8% et un échantillon brut d’hématite pour tester
la performance de PCJ (Packed Column Jig). L'utilisation des deux étages de CPJ a permis
d'obtenir un concentré de haute qualité, atteignant 71.4% Fe et 1.5% SiO2 avec un taux de
récupération de 93% à partir d’un produit initial de 67.7% Fe et 5.6% SiO2.

14
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

I.1.3 Séparateur Multi Gravitaire (MGS)

Le MGS est utilisé pour l’enrichissement d’un minerai pauvre avec des particules fines
pauvres de diamètre de 0,5 mm en fonction de la différence de la masse volumique à l’aide de
la force et l’accélération centrifuges générés par un tambour rotatif avec des secousses
sinusoïdales (Aslan N., 2008).

Une étude réalisée par (Chaurasia R. C., & Nikkam S., 2017) sur l’optimisation
d’enrichissement de minerai de fer pauvre par MGS, un concentré de Fe 65.2% est obtenu à
partir d’une alimentation de 50.74% dans les conditions optimales de vitesse de la rotation et
angle d’inclinaison du tambour.

(Sharma J et al., 2015), (Roy S., 2009) et (Rao G. V et al., 2017), ont réalisé des tests
sur l’efficacité de MGS pour l’enrichissement des minerais de fer et les résultats obtenus sont
significatives avec des concentrés de teneur 65%, 66,5% et 62.60% et un taux de récupération
70%, 70,52% et 61,74% respectivement.

I.1.4 Table à secousses

(Raghukumar C. et al., 2012) a mené une étude sur l’enrichissement d’un minerai de
fer de haute teneur en alumine par l’utilisation d’une table à secousses, les tests sont réalisés
avec la variation de débit d’eau de lavage, l’inclinaison de la table tout en conservant
l’amplitude (10 cm),et la fréquence (150 cycles/min) des secousses constantes, le meilleur
résultat obtenu est un concentré de teneur 66.82% avec une diminution significative de
l’alumine et la silice à 2.1% et 1.55%, respectivement.

I.1.5 Hydrocyclone

Un hydrocyclone est un dispositif utilisant la force centrifuge pour classer les


particules solides dans un flux liquide, par dimension et/ou densité.

D’après un échantillon contenant 49.40% de Fe, 13.51% de SiO2, 9.80% en Al2O3,


(Rao G. V et al., 2016) ont démontré qu’il est possible d’obtenir un concentré de 67.40 % Fe,
1.12 % SiO2, et 1.30 % Al2O3 avec un rendement de 42.69 % et taux de récupération58.2 %. Il
est possible aussi d’obtenir un concentré de 65.93 % Fe, 1.45 % SiO2 et 1.94 % Al2O3 avec un
rendement 45.18 % et taux de récupération 60.3 %.

À l’aide d’un modèle statistique; (Mohanty S., & Das, B., 2010) ont prédit d’obtenir
un concentré de 65.0% pour un échantillon contenant 57.84% Fe, 6.0% Al2O3, et 6.7% SiO2.

(Dayal V., & Pan S. P. S., 2014) ont réalisé de tests sur un échantillon qui se compose
de 60.58% Fe, 5.97% SiO2 et 3.24% Al2O3 par hydrocyclonnage et le concentré issu de
l’opération atteignant ainsi 62.89% Fe, 4.09% SiO2 et 2.69% Al2O3 avec un rendement de
87%.

15
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

I.2 SEPARATION MAGNETIQUE

I.2.1 Principes (Xiong D et al. 2015)

Les matériaux possèdent une différence des propriétés magnétiques ce qui facilite leur
séparation. La figure (a) présente quand des boules en acier et en céramique traversent un
aimant permanant, on remarque que les boules d’acier sont attirées par l’aimant. La figure (b)
montre que lorsqu'un aimant placé à proximité des particules de fer et boules en céramique ;
la plupart des boules de fer sont attirés, tandis que la plupart des boules en céramique ne
seront pas attirées. Les boules qui ne sont pas attirées tomberont en raison de la gravité. Si la
force magnétique agissante sur une particule est plus forte que la force gravitationnelle, la
particule va se déplacer vers l'aimant. La plupart des techniques de séparation magnétique des
minéraux sont humide ou à sec, donc les forces d’entrainement dans un fluide et la tension
interfaciale de surface sont également des forces concurrentes. Seulement si la force
magnétique agissante sur une particule est plus forte que la somme de toutes les forces
concurrentes, la particule va déplacer vers l’aimant.

Figure I. 2 Séparation magnétique entre billes de fer et de céramique. ● - boule de fer,


○- boule en céramique, S- pôle sud de l'aimant, N- pôle nord de l'aimant, fm - force
magnétique, G- force de gravité, H- l'intensité du champ magnétique.

Le champ magnétique peut être fourni par un aimant permanent ou par l'excitation
d'une bobine. La force magnétique agissante sur une particule peut être calculée en utilisant
l'équation suivante:

………………………(1)

où ; fm : la force magnétique agissant sur une particule (Newton),


m : la masse de la particule (kg),
χ0 : la susceptibilité magnétique de la particule (m3/kg)
µ0 : la perméabilité d'un vide, µ0 = 4.10-7 (H / m),

H : l'intensité du champ magnétique (A / m)

16
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

grad (H) : le gradient de champ magnétique, grad (H) = (H2 – H1) /ΔL, ΔL →0 (A/m2)

ΔL : distance entre deux points quelconques du champ magnétique.

À partir de l'équation 1, la force magnétique est proportionnelle à quatre facteurs clés,


à savoir, la masse, la susceptibilité magnétique de la particule, l'intensité et le gradient du
champ magnétique.

En séparation magnétique, comme la masse et la susceptibilité magnétique de la


particule sont constantes, seulement l'intensité du champ magnétique ou gradient peut être
modifié pour changer la force magnétique. C'est pourquoi il est extrêmement important de
créer un champ magnétique de haute intensité pour les minerais de fer oxydés afin d'obtenir
une meilleure récupération du fer.

I.2.2 Propriétés magnétiques (Gosselin et al., 1999)

La séparation magnétique exploite les propriétés magnétiques des matériaux afin


d’effectuer leur séparation. La susceptibilité magnétique est la propriété d’un matériau qui
détermine son comportement dans un champ magnétique. À partir de cette propriété, les
matériaux peuvent être divisés en trois classes :

- La première classe est composée des matériaux ferromagnétiques dont la susceptibilité


magnétique est très forte.
- La deuxième classe comporte des matériaux paramagnétiques qui présentent une
susceptibilité magnétique faible.
- La troisième classe est constituée des matériaux diamagnétiques possédant une
susceptibilité nulle.

I.2.3 Développement du procédé

Les premiers essais de l’application de la séparation magnétique dans le domaine


d’enrichissement des minerais de fer ont été menés à la fin du 18ème siècle, avec une
expérimentation de valorisation d’un échantillon de magnétite en utilisant un aimant
permanant. Le premier séparateur mis à jour est de type de haute intensité par voie humide en
1897 et la première application industrielle avec un séparateur magnétique de haute intensité
par voie sèche fût en 1908. Cette technique a évolué jusqu’en 1970 ou un séparateur industriel
de grande tonnage (120 t/h) a vu le jour, c’était le point de départ d’un développement rapide
(Gillet G., 2003).

Plusieurs types de séparateurs magnétiques ont été fabriqués et probablement les plus
pratiques, les séparateurs de types secs et humides. Au même temps, ces séparateurs peuvent
être à haute ou à basse intensité (Svoboda J., 1987a).

La valeur du champ magnétique appliqué est un paramètre très important dans la


séparation magnétique. Donc on peut supposer que les SMBI génèrent un faible champ
magnétique tandis que les SMHI génèrent un champ magnétique de haute intensité.

17
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

Cependant, il y a des exceptions à cette règle. Le choix du type de séparateur dépend de


plusieurs facteurs, le plus important étant la granulométrie des particules à séparer, la
répartition des propriétés magnétiques des particules à séparer et le débit de la machine
(Svoboda J., & Fujita T., 2003).

- Séparateurs magnétique à basse intensité secs (SMBIS):


L’application des séparateurs magnétiques à basse intensité à sec est soit l'enlèvement
de fer et des impuretés fortement magnétiques ou la concentration des composants
magnétiques. Aimants suspendus, poulies magnétiques et aimants en plaque et en grille sont
usuellement employé comme créateur du champ magnétique tandis que les séparateurs à
tambours sont les plus utilisés (Svoboda J., & Fujita T., 2003).

- Séparateurs magnétique à basse intensité humides (SMBIH):


Ils sont efficaces pour l’enrichissement des minerais de fer d’une granulométrie de
1 mm et pour la purification du produit et la récupération de la magnétite ou du Ferro-silicium
utilisés dans les ateliers de traitement en milieu dense. Le type le plus utilisé est le séparateur
à tambour (Svoboda J., & Fujita T., 2003). Ces derniers sont caractérisés par une vitesse de
rotation lente du tambour (0.6 – 1.3 m/s). Il existe trois (3) types de séparateur : à courant
parallèle, à contre-rotation et à contre-courant (Gillet G., 2003).

- Séparateurs magnétique à haute intensité secs (SMHIS):


La technologie de la séparation magnétique à haute intensité en voie sèche (rotor
induit) existe depuis le début du XXe siècle et les perfectionnements ont porté essentiellement
sur la forme des pièces polaires, la conception du rotor (denture et rigidité), afin de diminuer
la flèche du rotor due aux forces magnétiques importantes mises en jeu.

Récemment, l’apparition sur le marché d’aimants permanents à base de terres rares


(Sm-Co ou Fe-Nd-B) a permis la réalisation de nouveaux séparateurs à haute intensité. Ces
derniers se substituent dans beaucoup de cas aux appareils traditionnels du fait de leurs coûts
d’investissement et de fonctionnement nettement inférieurs.

Dans le cas des séparateurs magnétiques à haute intensité, le dispositif générateur du


champ magnétique est soit :

- un électroaimant ou circuit magnétique conventionnel, qui est composé d’une ou de deux


bobines en cuivre résistif entourant un noyau de fer doux (µr = B/µ0H très élevé). Ces
systèmes magnétiques conventionnels sont capables de créer un champ magnétique d’environ
1600 kA/m ;
- un aimant permanent à forte énergie spécifique (BH) et à grande résistance à la
démagnétisation (Hc) (Svoboda J., & Fujita T., 2003).

- Séparateur magnétique à haute intensité humide (SMHIH) :


Ce type de séparateur se diffère des autres types dans le sens d’alimentation et le
matériel aimanté de séparation. Cet appareil représente la matrice d’extraction de différents

18
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

formes ; plaques dentées, rainurées, assemblage de barreaux cylindriques ou biseautés, billes


d’acier rainurées, assemblage de barreaux cylindriques ou biseautés, billes d’acier.

Cette matrice a trois buts essentiels ; produire des sites de collecte pour les particules
paramagnétiques et ainsi permettre la séparation de particules non magnétiques, obtenir dans
la zone de séparation (entrefer), des valeurs de gradient de champ magnétique élevées, de
façon à générer des forces d’attraction élevées, et amplifier le champ magnétique extérieur
appliqué, avec une répartition des lignes de champ plus uniforme dans toute la zone de
séparation. La granulométrie des minerais à séparer est en général inférieure à 1 mm, mais
elle peut atteindre de 4 - 5 mm (Gillet G., 2003).

- Séparateurs magnétiques à haut gradient (SMHG) :


Ils permettent d’appliquer la séparation magnétique sur les minerais de fer pour les
tranches granulométriques fines (peut atteindre 25 μm) et très faiblement magnétique.

Ils ont basés sur le remplacement des masses magnétiques induites par des solénoïdes
(en cuivre ou supraconducteur). Les séparateurs à solénoïdes présentent l’avantage d’effectuer
la séparation à l’intérieur même de la bobine d’induction où l’on a mis une matrice de type
laine de fer ou plaque de métal expansé, dans laquelle seront retenues les fines particules
paramagnétiques (Gillet G., 2003).

- Grillage magnétisant suivi par séparation magnétique


Les minerais de fer à haute teneur en aluminium sont des minerais de fer insolubles
typiquement, et les procédés de séparation magnétique et de flottation se révèlent irréalisables
pour éliminer efficacement l’alumine du minerai (Li G., et al., 2010).

Le grillage magnétisant est un processus de conversion des substances non ou


faiblement magnétique, vers des substances fortement magnétique, sous une température
critique de 500 à 900 °C en utilisant un agent réductif. Au-dessous de température critique, la
conversion sera incomplète, mais au-dessus de cette température, la formation de Wustite
(matériau paramagnétique) prendra la phase de fusion, la transformation des particules est
donnée par la formule suivante (Jang K.O et al., 2014).

2 FeO(OH) + CO→Fe2O3+ CO2 (1)

3Fe2O3+ CO →2Fe3O4+ CO2 (2)

Fe3O4+ CO →3FeO + CO2 (3)

Pour les minerais de fer comportant principalement la limonite avec une haute teneur
en Alumine ; (Chun T., et al., 2015) ont réalisés des tests sur la réduction carbothermique
d’un minerai de fer limonite à haute teneur en alumine en l'absence/présence de carbonate de
sodium (Na2CO3). Lorsque la température de réduction est de 1050 °C pendant 80 minutes
avec l’ajout de 9% de carbonate de sodium, la teneur en Al2O3 du concentré a diminué de
4,33% à 1,29%, avec un taux d’élimination atteingnant 83,37%.

19
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

(Li G., et al., 2010) ont développés un procédé par grillage avec l’addition de la soude
suivi d’une lixiviation, pour éliminer l'aluminium du minerai de limonite. Les résultats
montrent que le produit issu du procédé contient 63,21% Fe et 2,13% Al2O3 contre 48,92 Fe et
8,16% Al2O3 dans le minerai brut lorsque le minerai est torréfié à 1000 °C pendant 15 min,
avec addition de 14,0% du carbonate de sodium.

(Li G. H., et al., 2009) ont obtenus par grillage puis par lixiviation au sel de sodium un
concentré de 62,84% Fe, 2,33% Al2O3 et 0,45% SiO2 en traitant un minerai de fer limonitique
contenant 48,92% de Fe, 8,16% Al2O3 et 4,24% SiO2, le taux d’extraction a atteint 98,56%.

(Li G. H., et al., 2008) ont montré que l'alumine peut être éliminé du minerai de fer de
limonite par grillage au sel de sodium ajouté après traitement de lixiviation, le concentré de
fer avec une teneur en fer de 63,21% et une teneur en Al2O3 de 2,13% peut être obtenu dans
des conditions de température grillage égale à 1000°C, pendant 15 min.

I.3 FLOTTATION

Pratiquement la séparation magnétique et gravimétrique avec plusieurs opérations de


purifications reste insuffisant, un pourcentage d’impuretés reste dans le concentré, tels que la
silice, l'alumine, la calcite, le phosphore et les oxydes/silicates parce qu’elles existent sous
forme des endogangues. Donc la méthode de flottation permet de traiter le minerai de
dimension inférieure à 0.149 mm, afin d’éliminer le maximum d’impuretés
(Bruckard W. J., et al., 2015).

La fragmentation fine est nécessaire pour atteindre la libération quasi-totale où les


minéraux de fer et la gangue sont libérés les uns des autres. Traditionnellement, le broyage est
effectué généralement en circuit fermé suivi par un classement indirect en utilisant des
classificateurs, des cyclones ou une combinaison des deux. Puisque les cyclones classent les
grains suivant leur taille et leur densité, les particules siliceuses grossières se dirigent vers le
débordement du cyclone. Dans un circuit de flottation inverse, ces particules siliceuses
grossières peuvent être récupérées par une augmentation de l'addition du collecteur, mais au
détriment de l'augmentation des pertes des fines particules de fer transportées dans la mousse.
(Nummela W., Iwasaki I., 1986).

Les premières recherches d’application de la flottation dans le traitement du minerai


de fer ont été réalisées dans l’ex. URSS d’ailleurs depuis 60 ans (Glembotsky V. A., 1961),
(Belash F. N., & Andreyeva A. I., 1960) et (Kihlstedt P. G., 1958).

I.3.1 Méthodes de flottation du minerai de fer

Il y a deux méthodes principales utilisées pour la flottation, du minerai de fer :

 Flottation inverse : on flotte la silice et déprime le fer.


 Flottation principale : on flotte le fer et déprime la silice

20
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

I.3.1.1 Elimination du phosphore

En général, le phosphore est considéré comme un élément pénalisant dans le minerai


de fer, car il rend l'acier fragile. La flottation présente une option viable pour réduire la teneur
en phosphore s’il est présent dans le minerai de fer sous forme des minéraux discrets. Par
exemple, un minerai de magnétite à haute teneur en phosphore d’environ 1% à Kiruna en
Suède, est traité par flottation. Dans ce cas, le phosphore est présent sous forme d'apatite. Le
phosphore est éliminé après la séparation magnétique en faisant flotter l’apatite avec un
collecteur d'acides gras modifié et un dispersant de silicate de sodium à pH 8,5-9,0
(Su F et al., 1998). La difficulté principale réside dans l'optimisation du dosage du collecteur
afin d’atteindre des niveaux de phosphore acceptables dans le concentré final sans laisser le
collecteur résiduel sur les surfaces de la magnétite, ce qui interfère avec la production
d’aggloméré ultérieure. Des études en laboratoire ont été réalisées sur la flottabilité de la
wavellite (Al3(PO4)2(OH)3.5H2O), un minéral de phosphate secondaire présent dans certains
minerais, ont montré que la flottation inverse cationique peut fournir une voie prometteuse
pour la réduction de la teneur en phosphore dans ces minerais (Nunes, A.P.L et al., 2011,
2012).

I.3.1.2 Elimination de la silice

En fonction de l'association intime entre la silice et les minéraux de fer, un broyage fin
est nécessaire. Ainsi, le traitement est un compromis entre les teneurs admissibles et le coût
du broyage fin. Au fur et à mesure que le besoin de traiter les minerais contenant des quantités
variables d'hématite augmente, la flottation devient une nécessité dans le schéma de
traitement. Le processus d'enrichissement précoce, qui se repose sur la gravité et la séparation
magnétique, a pour but de produire un concentré de fer contenant au minimum 64% de fer,
avec environ 9% de silice. C'est un produit de qualité minimale acceptable pour la métallurgie
(Bruckard W. J et al., 2015).

I.3.1.3 Elimination d’alumine

Depuis le début de la recherche sur la flottation du minerai de fer dans les années
1930, l’élimination de la silice a été étudiée intensivement tandis que l'élimination de
l'alumine a été limitée. La flottation cationique inverse largement utilisé dans l'industrie du
minerai de fer est moins sélective pour séparation d'alumine-hématite que pour quartz-
hématite.

(Pradip R. S et al., 1993) ont menés une étude sur la flottation d'un minerai de fer
indien riche en alumine, les résultats obtenus ont montrés que seulement 60% du fer pouvait
être récupéré en réduisant la teneur en alumine de 11,6% à 4,7%. Des recherches sur la
kaolinite, un minéral important contenant de l'aluminium dans certains minerais de fer
australiens, ont été menées au CSIRO dans le but de fournir une compréhension en
profondeur du mécanisme de flottation de la kaolinite dans la flottation du minerai de fer.
(Ma M et al., 2009; 2010; Ma X., & Bruckard W. J,2010; Ma M., 2010; 2011a, b, c, d; 2012).

21
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

L'élimination de la kaolinite dans la flottation du minerai de fer est complexe en ce


qu'elle implique trois interactions, à savoir les interactions entre la kaolinite et le collecteur, le
dépresseur et le dispersant. La dépendance du pH de la flottation de la kaolinite avec les
collecteurs d'amines est opposée à celle de la silice, c'est-à-dire que la flottabilité diminue
avec l'augmentation du pH (Ma M et al., 2009). Il a également été constaté que la dépression
sélective de l'hématite de la kaolinite, avec de l'amidon, dépend en grande partie du contrôle
strict du pH et du niveau de force ionique dans la pulpe de flottation. En particulier, la
présence d'ions calcium et magnésium est préjudiciable à la kaolinite dans la flottation
(Ma M., 2010). Le silicate du sodium, un dispersant courant dans la flottation du minerai de
fer, est jugé inadéquat pour disperser la kaolinite (Ma M., 2011c), il a été constaté que l'acide
polyacrylique dispersait complètement la kaolinite en présence de calcium et les ions
magnésium dans les pulpes alcalines (Ma M., 2011b).

I.3.1.4 Elimination des sulfures

Les minerais de magnétite contiennent souvent des minéraux sulfurés, y compris la


pyrrhotine et la pyrite. La pyrrhotite monoclinique, est magnétique contrairement à la
pyrrhotine hexagonale et peut être récupérer par la séparation magnétique. Des recherches
antérieures (Cline W.A., Rosas C., 1975, Iwasaki I., 1999) ont montré que la flottation peut
être utilisée pour éliminer la pyrrhotine. La mine de Marcona au Pérou utilise la flottation
inverse pour faire flotter la pyrrhotine à partir de la magnétite. Il s'est avéré que l'élimination
de la pyrrhotine était difficile si le minerai est broyé dans un broyeur à acier et que son
élimination est facile si le minerai est broyé dans un broyeur en acier inoxydable ou en
porcelaine. Ces différences sont attribuées aux interactions électrochimiques entre les
minéraux et les milieux de broyage qui résulte l’oxydation de la pyrrhotine. La mine Marcona
a pu surmonter ces difficultés en minimisant le temps entre le broyage et la flottation et en
utilisant un broyage grossier, un fort collecteur, et un activant (Cline W.A., Rosas C., 1975).

I.3.2 Réactifs de flottation du minerai de fer

Pour la flottation principale, les collecteurs les plus utilisés pour l’opération de
flottation des minerais de fer sont les acides gras et sulfonâtes de pétrole. L’essence est
souvent ajoutée avec le collecteur pour augmenter la récupération des particules fines
d’oxydes de fer de 10 µm. Pour la flottation inverse, les collecteurs de type anionique sont
utilisées pour flotter la silice et les argiles, tels les amines, les diamines aliphatiques primaires,
les bêta-amines ou étheramines, généralement sous forme d'acétate. Le tableau ci-dessus
illustre les différents réactifs utilisés pour la flottation des minerais de fer. (Vidyadhar A. et
Singh R., 2007).

22
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

Tableau I.5 Différents réactifs utilisés pour la flottation des minerais de fer (Vidyadharet A.
Singh R., 2007)

Type Composition Forme utile Application


Les acides gras collecteurs pour le minerai
- Acide oléique Emulsion liquide de fer, facilement précipité
- Acide oléique raffiné Emulsion liquide par des eaux dures (Ca2+ et
- Acide gras 5-20% solution Mg2+)
Sulfates alcalins et sulfonâtes Collecteurs de minerai de
5-20% solution
C12-C16 (dodécyle en acétyle) fer
Réactifs anioniques
Collecteurs
- Amines primaires et Dans le kérosène Flotteur SiO2
secondaires
- Amines acétates
Solution à 5-10%
- Sels d'ammonium Utilisé pour faire flotter le
Solution à 5-10%
quaternaire quartz, les silicates
- Amines et diamines
Non dilué
d'éther
Fournir la viscosité et la
Huile de pin (alpha-terpinéol)
stabilité de la mousse,
Non dilué
certaines actions de
Acide crésylique (crésols)
collecteur
Mousse fine et fragile,
Polypropylène glycols (DF Solution dans
Mousse légèrement plus
200) H2O
stable qu'avec D-200
Moussant Solution dans Mousse légèrement plus
DF 250
H2O stable qu'avec D-250
DF 450 Solution dans Contrôle les propriétés de
H2O la mousse
Mousse à texture fine;
Essence Non dilué
fréquemment utilisé avec
des minerais contenant les
Alcools aliphatiques (MIBC) Non dilué
schlamms
Chaux (CaO) ou chaux
Boue Régulateur pH
éteinte Ca(OH)2
Soude(NaOH) Sèche Régulateur pH,
Dépresseur des schlamms
Soda Caustique (NaOH) Solution 5-10% Régulateur pH,
Dépresseur des schlamms
Régulateur Acide Sulfurique (H2SO4) Solution 10% Régulateur pH
du milieu Activant de silice avec le
Ca+2(CaC12) Solution 5%
collecteur acide gras
Na2SiO3 Solution 5-10% Dépresseur des schlamms
siliceux, mousse friable
Amidon, dextrine Solution 5% Dépresseur d’hématite
Quebracho, acide tannique Dépresseur de CaCO3,
Solution 5%
(CaMg)CO3

23
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

I.4 SEPARATION ELECTROSTATIQUE

La séparation électrique est basée sur le fait que les minéraux et les matériaux peuvent
être chargés différemment et, par conséquent, séparés lorsqu'un champ électrique externe est
appliqué. Cette méthode utilise les différences inhérentes de la charge de friction, la
conductivité électrique et les propriétés diélectriques entre les composants des substances. La
force électrostatique est proportionnelle à la charge de la surface des particules et l’intensité
du champ électrique, les particules fines et légères peuvent être grandement influencé par la
force électrostatique. Par conséquent, une séparation efficace des particules peut être obtenue
(Manouchehri H. R et al., 2000).

Il existe deux types de séparateurs électrostatiques: les séparateurs électrostatiques et


les séparateurs électrodynamiques (A. Gosselin., 1999). L’application de la séparation
électrostatique pour le minerai de fer est décrite depuis 1957 par W. P. Dyrenforth.

Idres, A et al (2016) ont appliqués la séparation électrique pour l’enrichissement du


minerai de fer pauvre issu de la mine d’El Ouenza, les résultats obtenus sont significatives
avec une efficacité de la méthode qui atteint 42,9% où le concentré obtenu a une teneur de
58,6% et taux de récupération 73,3%.

Un concentré de 57,27% Fe, 4,05% SiO2 et 1,58% CaO est obtenu en appliquant la
séparation électrique par (Morar, R., et al., 1999), avec une teneur de 35,45% Fe, 31,33%
SiO2 et 4,13% CaO dans le tout-venant ou dans le minerai initial.

I.5 METHODES CHIMIQUES (Lovel R. R et al., 2015)

La plupart des impuretés contenues dans le minerai de fer peuvent affecter la qualité
du fer produit dans un haut fourneau. La silice et l'aluminium se rencontrent souvent dans les
minerais de fer sous forme de quartz, de silicate d'aluminium (argile) ou de gibbsite. Quand le
phosphore est présent comme un minerai de phosphate, il peut être éliminé du minerai de fer
par méthodes physiques ou flottation.

Cependant, lorsque les impuretés contenues dans le minerai de fer sont finement
dissimulées et difficiles à libérer, la séparation chimique est la plus appropriée pour les
éliminer. Elle comprend la lixiviation caustique ou acide dans diverses conditions. La
lixiviation est généralement précédée par un traitement pour concentrer les éléments
d'impureté dans le minerai dans un séparateur magnétique ou pour chauffer le minerai pour
rendre les impuretés plus accessibles au lixiviat et ainsi améliorer leur élimination.

Le phosphore est présent dans les minerais de fer en tant que minéraux contenant du
phosphore (par exemple, l'apatite) ou dispersé dans un oxyde/hydroxyde de fer dans le
minerai (par exemple dans l'hématite dans du minerai de fer oolithique, ou dans la goethite
dans les minerais limonitiques oolitiques ou dans la goethite dans les formations ferrifères
rubanées (BIF)). La séparation chimique est une méthode prospective servant à éliminer le

24
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

phosphore du fer, et cette partie porte sur les conditions et l'étendue de l'élimination du
phosphore des différents types de minerai de fer par séparation chimique.

Quand le phosphore est dispersé dans la goethite dans les minerais limonitiques
oolitiques ou dans la goethite dans les fers rubanées, un chauffage avant la lixiviation
caustique ou acide rend le phosphore sensible à la séparation chimique. Les niveaux de la
silice, d'aluminium et de soufre sont abaissés dans des conditions qui réduisent avec succès
les niveaux de phosphore.

I.5.1 Elimination du phosphore des minerais de limonite oolitique

Le gisement de minerai de fer de Lisakovsky au Kazakhstan est une limonite


oolithique à haut pourcentage de phosphore contenant environ 38% de Fe, dans lequel les
principaux minéraux sont la goethite (FeO(OH)) et d'autres oxydes-hydroxydes de fer
(hydrogoethite). Le phosphore distinct n’a pas été identifié dans le minerai, mais
(Levintov B.L., et al., 2007) ont proposés que le phosphore fût présent dans l'hydrogoéthite
des oolithes. D'autres impuretés telles que la silice de taille grossière incorporée dans les
oolithes et la silice fine et de l'alumine dispersées dans les oolites. Comme le phosphore et
d'autres impuretés sont finement dispersées dans les oolithes, il y a peu de possibilité
d'appliquer un traitement physique à faible coût pour éliminer ces impuretés
(Kokal M et al., 2003).

Pour éliminer le phosphore, le minerai doit d'abord être enrichi par séparation
gravimétrique et par séparation magnétique pour produire un pré-concentré qui ensuite subira
un grillage magnétisant. L'acide sulfurique est plus efficace que l'acide chlorhydrique ou
l'acide nitrique dans la solubilisation du phosphore (Kokal, M et al., 2003). La lixiviation d'un
concentré de flottation contenant 56,1% Fe et 0,648% Phosphore à température ambiante
pendant 6 h avec 5% H2SO4 dissout 40% en poids du phosphore avec 17% en poids du fer.
Après avoir chauffé le concentré à 600 ° C pendant 30 minutes, 70% en poids du phosphore et
30% en poids du fer ont été dissous pendant la lixiviation. Ces hautes pertes de fer ont été
jugées insatisfaisantes. Cependant, après avoir chauffé le pré-concentré à 900 °C, la
lixiviation pendant 18 heures a entraîné l'élimination de plus de 85% du phosphore, donnant
un produit avec 0,109% de phosphore. La dissolution du fer était inférieure à 2% en poids.
L'augmentation de la concentration d'acide à 10% H2SO4 réduit les niveaux de phosphore
produit à 0,094% P. La lixiviation du pré-concentré avec 10% de NaOH à 55 °C a donné une
élimination similaire du phosphore sans dissolution du fer (Kokal, M et al., 2003).

(Levintov B.L., et al., 2007) ont montré qu'après un grillage magnétisant des
concentrés de Lisakovsky contenant 48-49% de Fe et 0,6-0,8% P à 900 ° C, une lixiviation
avec l'acide sulfurique a donné des concentrés avec 57-58% Fe et 0,12-0,25% P. Pour le
grillage magnétisant des oolites, (Levintov, B.L., et al., 2007) ont proposé que l'hydrogoéthite
contenant le phosphore soit converti en hématite amorphe dans la gamme de température
allant de 400 à 700 ° C. Augmenter la température de grillage à 900 ° C conduit à des
changements structurels et physico-chimiques significatifs avec la formation de deux phases
d'hématite: une correspondant à la composition stœchiométrique et l'autre à une solution

25
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

solide de composants d'impuretés dans l'hématite. A une température de 700-900 °C, avec
recristallisation de l'hématite, le phosphore est séparé aux niveaux des grains. La lixiviation
du minerai de Lisakovsky à l'échelle pilote est décrite par (Kokal et al., 2003). Un pré-
concentré contenant 49,5% de Fe et 0,75% de P est obtenu avec un grillage magnétisant à
920°C pendant une durée de 20-30 minutes dans un four rotatif. Une étape de séparation
magnétique utilisant des séparateurs magnétiques à base des terres rares ont été utilisés pour
éliminer la silice libérée pendant le grillage. La récupération du fer était de 98,7% en poids.

I.5.2 Elimination des éléments siliceux, alumineux et sulfureux

La séparation chimique des d'impuretés, tels la silice, l'alumine et le soufre des


minerais de fer se produit souvent dans le processus d'élimination du phosphore du minerai.
Les traitements peuvent inclure une lixiviation caustique ou acide du minerai, avec ou sans
traitement par chauffage, et des séparations magnétiques entre les étapes de traitement.

Edwards C.I et al., (2011) ont montré que le niveau de silice et d'alumine est réduit par
une lixiviation à l'acide sulfurique d'un minerai de magnétite Australien. Dans un échantillon
d'hématite Indien titrant 58,8% Fe, 5,74% SiO2 et 6,65% Al2O3, La silice et la kaolinite sont
les principaux minéraux de la gangue. Une lixiviation avec une concentration de 25% de
NaOH à 95 °C pendant 3h a donné un produit avec 2.12% SiO2et 1.25% Al2O3, et le niveau
de phosphore est diminué de 0,15% à 0,030% P.

Lorsqu'un concentré de flottation obtenu à partir du minerai de limonite oolitique de


Lisakovsky lessivé avec 5% de H2SO4, le niveau de silice et d'alumine sont réduit de 20-25%
en poids, alors que 17% du fer sont dissous. Après un chauffage du concentré à 600 °C
pendant 30 minutes, 28% en poids de la silice et 64% en poids de l'alumine sont éliminés,
mais la quantité de fer est diminuée de 30% en poids (Kokal M et al. 2003).

La lixiviation acide du minerai chauffé et non chauffé avec du H2SO4 à 10% a entraîné
l'élimination de 20 et 50% en poids de l'alumine dans les deux solides à 0,5 et 25. Avec une
température de chauffage de 1300 °C, 45-65% en poids de la silice ont été éliminés dans une
lixiviation caustique avec deux densités. Aucune alumine n'a été éliminée dans la lixiviation
acide ou caustique d'un minerai chauffé à 1300 °C, et il est prévu que le chauffage à des
températures plus élevées conduit à la formation d'aluminates insolubles. (Fisher-White M.J
et al., 2013)

I.5.3 Elimination de Phosphore des minerais goethite–hématite

(Fisher-White M.J et al., 2013) ont pu extraire le phosphore d’un minerai de fer
Australien de formation Brockman par lixiviation avec l'hydroxyde de sodium ou l'acide
sulfurique comme indiqué dans le tableau I.6.
n.d: non déterminé.

26
Température Conditions de lixiviation Teneur du produit lessivé
Echantillon d’échauffement
(°C) Température Temps Densité de Perte en P éliminé
Fe P SiO2 Al2O3
(°C) (h) la pulpe(%) poids (%) (%)
62 0.146 3.07 3.07 2.27
-
20% NaOH BPT 3 0.5 n.d 65.3 0.112 1.03 1.03 0.89
300
20% NaOH BPT 3 25 n.d 62.6 0.079 3.24 3.24 2.18
900
4% NaOH BPT 3 25 n.d 62.4 0.093 3.21 3.21 2.11
Minerai de 1300
4% NaOH BPT 3 25 3.3 66.5 0.035 1.41 1.41 2.20
Yilgarn
- 10% H2SO4 60 3 25 1.4 63.1 0.136 3.24 3.24 2.29
300 10% H2SO4 60 3 25 7.6 63.1 0.107 3.42 3.42 2.00
900 10% H2SO4 60 3 25 1.7 65.8 0.075 3.21 3.21 1.45
1300 1% H2SO4 60 3 25 1.0 65.4 0.037 3.26 3.26 2.23
62.1 0.123 3.22 3.22 2.18
- 20% NaOH BPT 3 0.5 n.d 64.7 0.08 1.49 1.49 0.62
300 20% NaOH BPT 3 25 n.d 63.1 0.072 3.47 3.47 1.91
900 4% NaOH BPT 3 25 n.d 64.4 0.055 2.82 2.82 1.97
Minerai de 1300 4% NaOH BPT 3 0.5 4.4 66.4 0.022 1.39 1.39 2.08
Brockman 3
- 10% H2SO4 60 3 25 1.2 62.0 0.112 3.21 3.21 2.19
300 10% H2SO4 60 3 25 9.6 63.3 0.078 3.26 3.26 1.92
900 10% H2SO4 60 3 25 2.2 65.9 0.067 3.36 3.36 1.08
1300 1% H2SO4 60 3 0.5 2.6 65.2 0.019 3.21 3.21 2.10
56.8 0.136 6.25 6.25 3.07
- 20% NaOH BPT 1 1.0 n.d 61.0 0.124 2.12 2.12 1.63
300 20% NaOH BPT 1 25 3.2 61.2 0.095 3.60 3.60 2.46
900 4% NaOH BPT 1 25 4.4 63.0 0.063 2.30 2.30 2.60
Minerai de 1300 4% NaOH BPT 3 1.0 7.4 64.5 0.030 2.80 2.80 3.22
Brockman 2
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer

- 10% H2SO4 60 1 1.0 3.9 57.4 0.132 6.17 6.17 3.13


300 10% H2SO4 60 1 25 6.2 58.9 0.117 6.20 6.20 2.70
900 10% H2SO4 60 1 25 1.0 62.2 0.087 6.69 6.69 2.84
1300 1% H2SO4 60 3 1.0 2.0 61.3 0.059 6.85 6.85 3.22
64.2 0.161 0.40 0.40 0.11
- 20% NaOH BPT 3 0.5 n.d 63.8 0.151 0.42 0.42 0.10
300 20% NaOH BPT 3 25 n.d 66.5 0.092 1.18 1.18 0.15
l’élimination des impuretés d’un minerai goethite–hématite Australien

900 4% NaOH BPT 3 25 n.d 68.7 0.069 0.42 0.42 0.07


Minerai de 1300 4% NaOH BPT 3 25 1.3 69.2 0.019 0.22 0.22 0.12
2019

Brockman 1

27
- 10% H2SO4 60 3 25 0.9 64.5 0.159 0.41 0.41 0.14
300 10% H2SO4 60 3 25 5.8 67.0 0.137 0.34 0.34 0.09
Tableau I.6 L’effet de la température d’échauffement et les conditions de lixiviation dans

900 10% H2SO4 60 3 25 1.6 69.3 0.071 0.42 0.42 0.08


1300 1% H2SO4 60 3 25 1.0 69.1 0.039 0.43 0.43 0.12
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

I.6 BIOMINERALISATION DU MINERAI DE FER


La biominéralisation est une technologie qui utilise les micro-organismes pour le
prétraitement du minerai, pour l’élimination sélective de la gangue à partir de minerai par des
micro-organismes et de leurs métabolites (Deo N., & Natarajan K. A., 1997).

Les oxydes de fer se trouvent dans des exploitations associés avec des micro-
organismes qui peuvent être établie à travers des approches génétiques, biochimiques et
génomiques. L’implication des micro-organismes dans la formation des oxydes de fer
extracellulaire et intercellulaire est un indicateur définitif de la biogenèse du minerai de fer.
Dans les sédiments naturels, les particules de fer se produisent souvent une association étroite
avec l’enveloppe des cellules bactériennes et leurs exo-polymères. La biogenèse des oxyde-
hydroxydes tels que la goethite, la lépidocrocite et la limonite ainsi que la magnétite et
l’hématite sont possible dans l’environnement naturel et les micro-organismes anaérobiques
dans une zone minière contribue à la formation de fer hydraté et la magnétite.

L’oxydation microbienne ainsi que la réduction du fer impliquent dans le cycle de fer-
bactérie dans la nature suivi par une variété des mécanismes et conditions de pH, disponibilité
d’oxygène, températures et concentration ionique. Par exemple : Gallionellaet Leptothrix sont
communément associés avec l’oxyde de fer biogénique dans un pH neutre et milieu riche en
oxygène. Dans le milieu acide, Acidithiobacillus etThermoplasmales apporte sur le fer ferreux
dans un pH plus faible. En outre, les micro-organismes aussi sont capables de produire des
granules polyphosphatés, des granules sulfurés et autre polymères inorganique intra et
intercellulaire (Liu et al., 2011).

L’essentiel de l’enrichissement biologique du minerai de fer est de savoir quels


microbes disponibles dans le site minier afin de les utiliser dans le processus
d’enrichissement. Avec la connaissance de genèse et protéines impliqués dans la synthèse
bactérienne des particules magnétiques on peut développer la fonction des particules
magnétique au laboratoire. Durant le processus biominéralisation, les microbes secrètent des
minéraux organiques et des biopolymères inorganiques qui sont pertinents dans
l’enrichissement du minéral. L’association étroite entre la bactérie et la silice précipitée ainsi
que le fer et l’alumine peut être utilisé dans le processus d’enrichissement pour séparer les
particules des argiles et d’alumine de l’oxyde de fer. De même, en connaissant le
fonctionnement des différents acides organiques sur la surface des cellules bactériennes,
biogénération des réactifs spécifiques peut être ciblées (Natarajan K. A., 2009, Deo N., &
Natarajan K. A., 1997, 1998 a, 1998 b, 1999, Deo N et al., 2001).

En appliquant la souche bactérienne Bacillus cereus pour séparer sélectivement


l'hématite de son mélange avec de la silice, elle a réussi à éliminer 80% de SiO 2 et obtenir un
concentré contenant environ 98% Fe2O3 et 2% SiO2, avec un rendement atteignant 82% et un
taux de récupération de 89,20% (Selim K. A., & Rostom M., 2018).

(Delvasto P et al., 2005) ont remarqués une activation réussie de la microflore


indigène associée à un minerai de fer à haute teneur en phosphore rejeté d'une mine
brésilienne. Des champignons du genre Aspergillus présentant une solubilisation du
28
Chapitre I Partie 2 : Revue littérature sur les minerais de fer 2019

phosphore ont été isolés de la microflore du minerai. Elle est constatée que dans les
expériences réalisées, la déphosphoration atteinte était d’environ 30% (Delvasto P et al.,
2005).

(Pradhan N et al., 2006), ont menées des études sur l'élimination de l'alumine d'une
boue de minerai de fer contenant 75,7 % Fe2O3, 9,95% Al2O3 et 6,1% SiO2, à l'aide de
Bacillus circulans et Aspergillus niger où elles ont montré une élimination de 39% et 38% de
l'alumine après six et 15 jours de lixiviation in situ à une densité de pulpe de 10%,
respectivement.

CONCLUSION
En règle générale, après l’extraction du minerai, une préparation mécanique
(concassage et broyage) est nécessaire pour sa réduction granulométrique jusqu’à atteindre la
maille de libération. Cette opération est suivie par criblage destiné à obtenir des
granulométries nécessaires aux procédés de traitement.

Le choix des méthodes de traitement du minerai dépend de plusieurs facteurs tels que ;
type du minerai, sa composition chimique, minéralogique, sa finesse…etc. Les méthodes les
plus couramment utilisées sont la séparation gravimétrique (milieu dense, spirales, table à
secousses…etc.), la séparation magnétique à haute intensité, à basse intensité et haut gradient,
la réduction directe, la flottation, la séparation électrostatique, le traitement chimique et la
bio-minéralisation.

Parfois, une seule méthode n’est pas suffisante pour obtenir un concentré de haute
qualité à cause de la diversification de la composition du minerai, donc il est nécessaire un
traitement combiné de deux et plus procédés d’enrichissement.

29
Chapitre II : Aperçu géographique et géologie
du gisement de Rouina

Sommaire :

1- Présentation de la mine de Rouina


1-1- Localisation géographique
1-2- Présentation générale de la mine
1-3-Historique des travaux de recherches et
d’exploitation
2- Cadre géologique régionale
2-1- Géologie régionale
2-2- Stratigraphie, lithologie
2-3- Tectonique de la région
3- Géologie du gisement de Rouina
3-1- Géologie locale
3-2- Litho-stratigraphie
3-3-Tectonique du gisement
3-4- Minéralisation
3-5- Localisation des gites
3-6- Choix des points de prélèvement
4- L’exploitation de la mine de Rouina
4-1- L’exploitation souterraine
4-2- L’exploitation à ciel ouvert
Conclusion
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.1 PRESENTATION DE LA MINE DE ROUINA

II.1.1 Localisation géographique

Le gisement de fer de ROUINA est situé dans la commune de Rouina, Wilaya d’Ain
Defla sur un terrain domanial. La route nationale RN4 reliant Alger à Oran ainsi que la ligne
de chemin de fer passent à 3Km du gisement.

Figure II.1 Situation géographique de la région d’étude

Le gisement est limité par les coordonnées présentées sur le tableau II.1. Le périmètre
du gisement est délimité par 46 points avec une superficie totale de 436 hectares (Titre minier
n° du 15/05/2013) (UREG/ENDMC., 1993).

31
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

Tableau II.1 Coordonnées U.T.M du gisement de Rouina

Points X Y Points X Y
1 394300 4007700 21 391800 4005500
2 394300 4006800 22 391400 4005800
3 394200 4006800 23 391400 4005400
4 394200 4006600 24 391400 4006100
5 394000 4006600 25 390900 4006100
6 394000 4006100 26 390900 4007300
7 393900 4006100 27 391400 4007300
8 393900 4006000 28 391400 4007100
9 393800 4006000 29 391900 4007100
10 393800 4005800 30 391900 4007200
11 393300 4005800 31 392400 4007200
12 393300 4005600 32 392400 4007000
13 392900 4005600 33 393000 4007000
14 392900 4005400 34 393000 4007200
15 392600 4005400 35 393000 4007200
16 392600 4005500 36 393400 4007300
17 392300 4005500 37 393600 4007300
18 392300 4005700 38 393600 4007400
19 392000 4005700 39 393700 4007400
20 392000 4005500 40 393700 4007700

II.1.2 Présentation générale de la mine

II.1.2.1 Relief

Le champ minier se trouve sur une région caractérisée par la présence de massifs
montagneux très accidentés, qui constituent la zone structurale autochtone du Chélif. Le relief
est relativement doux, les côtes absolues varient de + 210 à + 350m, la côte maximale est de
+ 415 mètres. L’altitude relative varie de 30 à 140 mètres (Douaoui A. et al., 2006).

II.1.2.2 Réseau hydrographique et ressources en eau

L’orographie de la région est conditionnée par sa structure en blocs, avec des vallées
larges et des Oueds (Oued Chélif et Oued Rouina) à écoulement permanent avec débit
variable N.E (Douaoui A. et al., 2006).

32
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.1.2.3 Climat

Le climat de la région est subméditerranéen avec un hiver doux et pluvieux et un été


aride. La température atteint 7 °C en janvier et varie entre 29° et 36° durant la période
estivale. La pluviométrie est médiocre, les précipitations annuelles ne dépassent pas en
moyenne 400mm. Les ressources hydriques sont représentées par un barrage situé au Sud du
site de Merimet (Douaoui A. et al., 2006).

II.1.2.4 Infrastructures et activités

Le réseau routier est bien développé où la route nationale n° 04 et la ligne du chemin


de fer reliant Alger à Oran passent à 3 km du gisement.

Les agglomérations les plus importantes sont Rouina à 3 km, Ain Defla (Chef-lieu de
wilaya) à 17 km, Khemis Miliana à 43 km et Chélif à 46 km.

Le secteur agricole constitue la principale activité économique de la région à un degré


moindre l’élevage. Les calcaires locaux sont largement employés pour la production des
matériaux de construction (agrégats, pierre de revêtement et construction). La région se
caractérisé par une forte séismicité (Douaoui A. et al., 2006).

II.1.2.5 Commercialisation

Les minerais de fer de Rouina sont destinés à servir comme adjuvants les cimenteries
du Centre et l’Ouest y compris : Meftah (Blida), Rais Hamidou (Alger), Chlef LCO
LAFARGE Sig (Mascara), Cimenterie de Zahana (Mascara), Beni Saf (Ain Temouchent).

II.1.3 Historique des travaux de recherches et d’exploitation

L’histoire de la découverte du gisement de fer de Rouina remonte à la fin du dernier


siècle, la première concession a été accordée en 1872. Dans les limites du champ minier trois
zones principales ont été délimités : Merimet, Ravin Sud, Région Filonienne, ainsi que
quelques petites gîtes. Zone de Merimet a été exploitée entre 1906 et 1931, sa production a
atteint 1MT de minerai. La mine a été exploitée à ciel ouvert jusqu’au niveau +180m, au-
dessous du niveau hydrostatique (+190m). Les travaux ont été compliqués par une grande
arrivée d’eau, le pompage des eaux du niveau +175m était de 700 à 750m3/heure. Cette eau
est destinée à l’utilisation d’agricole.

En Janvier 1931 un orage a détruit le barrage et la station de pompage, la mine a été


inondée, actuellement elle constitue un lac qui sert à l’alimentation en eau le village.

La zone du Ravin sud a été exploitée pendant la période 1912-1958 par le mode à ciel
ouvert et en souterrain jusqu’au niveau +215m, une partie des travaux souterrains a été menée
aux niveaux +208 et 196m. Entre 1954 et 1958 par une cheminée creusée pour l’évacuation
du minerai à la surface (CAMPAGNE., 1989-1992).

33
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

Actuellement la zone du Ravin Sud est remblayée jusqu’aux niveaux + (236-238) m.


Dans son extrémité Sud il reste un gradin minéralisé de l’ancienne exploitation. Plus au Sud
de la mine à ciel ouvert des galeries de prospection ont été réalisées.

Les filons de la zone Filonienne ont été exploités à ciel ouvert et en souterrain dans la
zone se trouvant entre la surface (+330m) et le niveau +270m. Jusqu’à présent certains
ouvrages miniers sont conservés jusqu’à une profondeur de 20 mètres.

Des petits secteurs minéralisés ont été exploités en surface, les travaux de prospection
n’ont pas été faits en profondeur.

II.2 CADRE GEOLOGIQUE REGIONALE


II.2.1 Géologie régionale

Le bassin du Chélif est un bassin relativement étendu (3000 km2). Il occupe une aire
de sédimentation allongée de direction NE-SW, sur 300 km de long et 100 km de large. Les
aires centrales du bassin sont subsidences avec un remplissage qui peut atteindre 5000 m
d'épaisseur (marnes bleues).

Le bassin du Chélif est l'un des bassins sublittoraux de l'Algérie du centre occidental,
qui s’alignent parallèlement à la côte méditerranéenne, formant des zones peu élevées par
rapport aux chaines secondaires plissées qui les encadrent. C'est un bassin néogène dont
l'histoire est étroitement liée aux phases ultimes et paroxysmales de l'orogenèse alpine.

La transgression des mers (du Miocène supérieur et du Pliocène), l'érosion des reliefs
environnants, la subsidence, la tectonique encore active ont permis le dépôt d'une
sédimentation de plus de 5000 mètres qui est essentiellement marine, exceptée la période
allant du Pliocène supérieur à l'actuel qui est caractérisée par des dépôts continentaux. Les
ensembles lithologiques rencontrés dans les plaines comme le montre la figure II.2 sont :

 Les terrains néogènes et quartenaires dans la zone centrale du bassin.


 Le substratum, essentiellement secondaire sur les bordures du bassin, représenté par :
 Les monts de l'Ouarsenis au Sud, du Dahra au Nord et par les massifs épi-
métamorphiques à schistosité du Doui, Rouina à l'Est,
 Les terrains allochtones mis en place lors des différentes phases tectoniques alpines
(Eocène moyen, Miocène inférieur) (Kirreche O., 1977).

34
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

Figure II.2 Schéma simplifié de la structure du bassin du Chélif (Perrodon A., 1957)

II.2.2 Stratigraphie, Lithologie

Le champ minier de Rouina représente un massif rocheux d’environ 9 km 2. Il est


formé de roches paléozoïques et jurassiques de la zone structurale du faciès atlas Tellien.

 Le paléozoïque

Il est observé sur plusieurs centaines de km2 et bien qu’il n’ait jamais livré de fossiles,
son âge est démontré par sa situation sous le Lias daté du Djebel Doui.

Le primaire des massifs du Chélif est connu depuis longtemps. Les massifs avaient
donné lieu à des interprétations assez divergentes et n’avaient été étudiés que partiellement.

Cette situation compliquée résulte du fait que d’une part le Jurassique est très mal daté
et d’autre part parce que les faciès du primaire sont assez particuliers et peuvent être
confondus avec ceux du secondaire.

Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut distinguer dans le substratum anté
jurassique des massifs du Cheliff et de bas en haut les séries suivantes :

 Le socle cristallophyllien
Découvert par (GLANGEAUD, L. 1932), il affleure très mal au Sud de Doui ou l’on
peut ramasser, le long d’une piste de belles pegmatites qui traversent un complexe
métamorphique très altéré. Il s’agit en effet du seul épointement de socle cristallophyllien
connu en place dans les régions telliennes autres que le littorale.

35
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

 La série schisto-calcaire de Littré


Elle tire son nom du massif de Littré ou elle offre de vastes affleurements. Elle se
retrouve dans le massif du Doui et de Rouina. Ce sont des schistes d’un faciès extrêmement
uniforme, à patine gris verdâtre, toujours feuilletés. Quelques bancs de quartzites s’y
intercalent localement, très finement détritiques et devenant parfois légèrement calcaires. Les
schistes sont toujours absolument azoïques (sans fossiles).
L’âge primaire des schistes de Littré ressort incontestablement de leur position sous le
Jurassique du massif. On observe en effet dans ce dernier, une discordance angulaire très
nette.
 La série schisto-gréseuse et conglomératique du Doui
Il s’agit d’une série apparemment concordante de faciès très caractéristiques, ce sont
des schistes violacés ou lie de vin, irrégulièrement chargés de bancs parfois épais (plus de 10
m) de grès quartzites roses et de conglomérats à ciment quartzeux où prédominent les galets
de quartz rose.
 Le Trias
Le Trias en place des massifs du Chélif apparaît à la base du Lias, et repose sur le
Paléozoïque. On observe parfois des niveaux de dolomies et de cargneules ; celles-ci
appartiennent très vraisemblablement au Trias ou à l’infra Lias. Malgré leur puissance très
réduite (de 0 à quelques mètres), l’importance de ces affleurements est grande. Il s’agit en
effet de niveaux transgressifs et discordants sur les différentes séries paléozoïques du Cheliff
et cette disposition montre que les dépôts triasiques ailleurs si variés et si épais sont ici absent
ou très réduits.

Dans le Djebel Doui, à la base des calcaires jurassiques qui reposent sur le Primaire de
la partie SE du Doui, on remarque des niveaux dolomitiques à faciès triasique, ou
infraliasique. Il est constitué par :

- Brèche de base, blanchâtre ; très nombreux éléments de pegmatite et de schiste


violet de la série schisto-quartziteuse du Doui qui forme ici le substratum du
Trias ;
- Cargneules brunes, béchiques, avec éléments de même nature ;

- Calcaire brunâtre dolomitique et ferrugineux.

 Le Jurassique
Les travaux effectués ont permis de découvrir assez parfaitement dans la série
lithologique-type du Jurassique algérien. On relève de haut en bas sur le flanc Ouest du massif
de Rouina :
- Calcaires marneux et marnes schisteuses dont le sommet a livré des éléments pyriteux, le
cachet est nettement Néocomien. Vers la base, la série est plus calcaire, elle a fourni une
association micropaléontologique du Thithonique-Berriasien avec quelques individus de :
Calpionellaalpina, Calpionellaelliptica, Calpionellesp (LEPVRIER. C. et MAGNÉ J., 1975).
- Calcaires en petits bancs, à patine très claire (crème à jaunâtre), avec intercalations plus
marneuses (une partie des affleurements n’est pas visible). Vers la base, calcaires en petits

36
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

bancs prenant le faciès « ammonotico-rosso », avec l’apparition de marno-calcaires


rognonneux rose à lie de vin (de très rares débris d’Ammonites d’Aptychus, et une dent de
poisson ont été récoltés).

- Calcaire absolument identique à ceux du Tithonique du Kef Larouah, du massif culminant


de l’Ouarsenis et d’autres régions d’Algérie.

- Schiste lie de vin (au moins 30m), violacés ou verdâtres, très durs, se débitant en plaquettes
ou en grandes esquilles ; à la base s’intercalent des lits siliceux, qui donnent à la série un
aspect rubané ; ce niveau correspond à une petite combe ; il s’agit manifestement de la combe
« argovienne ».

- Calcaire très détritique (2 à 3m), à nombreux galets anguleux de roches éruptives


vraisemblablement primaires.

- Calcaire compact gris-bleu (15 m environ), avec des niveaux rognonneux montrant en
plaque mince de très nombreux filaments. Ce microfaciès est connu dans tout le bassin
méditerranéen ou son maximum correspond au Dogger (Cuvillier J. and V. Sacal., 1951),
(Colom G., 1955) et dans la série relativement bien daté du Kef Larouah et du massif
culminant de l’Ouarsenis, on le rencontre immédiatement sous la combe argovienne. Les
calcaires contiennent localement des silex souvent très blancs, en lits où en rognons ce qui
confirme pour les mêmes raisons d’analogie, son attribution au Dogger.

- Calcaires compact cristallin, gris-bleu, en gros bancs ; ils se chargent, en descendant dans la
série et sur le versant oriental du sommet qui porte les ruines du télégraphe, de nombreux
silex en lits, à patine brune.

La plus grande partie des calcaires du massif de Rouina, qui apparaissent entre
l’Argovien et le Paléozoïque, appartiennent donc au Dogger et au Lias. Cette série calcaire à
une puissance de plusieurs centaines de mètres.

Figure II.3 Coupe géologique du flanc Ouest de Rouina


1- Calcaire compact cristallin, gris-bleu, en gros bancs
2- Calcaire compact à niveaux rognonneux (15m)
37
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

3- Calcaire très détritique, à nombreux galets anguleux de roches éruptives (primaire) (2


à 3m)
4- Schiste lit de vin, violacés ou verdâtres, très durs (30m)
5- Calcaires
6- Calcaires en petits bancs, à intercalations plus marneuses à faciès ammonotico-rosso
7- Calcaires marneux et marnes schisteuses à sommet pyriteux

 Le Néocomien

La sédimentation calcaire de la fin des temps jurassiques se poursuivit sans


changement appréciable au cours du Néocomien (Valanginien-Hauterivien) de sorte qu’il est
lithologiquement impossible de séparer le Thithonique des premiers niveaux du Crétacé.

C’est seulement au sommet du Néocomien qu’apparaissent de nouveaux faciès ; il


s’agit d’intercalations marneuses ou schisteuses qui ne se développeront cependant vraiment
qu’au Barrémien.

Tout comme les affleurements jurassiques auxquels ils sont la plupart du temps
intimement liés, les affleurements du Néocomien sont bien caractérisés dans le massif de
Rouina ; c’est au- dessus du Malm (Argovien à faciès « ammonitico-rosso » et calcaires
tithonique) qu’apparaissent des calcaires ressemblant aux calcaires Néocomien de l’Ouarsenis
et du KoudiatLarouah ; ils contiennent d’ailleurs à leur base quelques rares calpionnelles
( [Link], [Link], [Link].), qui appartiennent probablement au Tithonique-Berriasien.

Plus haut dans la série et tout près des niveaux transgressifs du Miocène, la série
devient plus marneuse et contient des pyriteux.

II.2.3 Tectonique de la région

Selon (Kirreche O., 1993), les failles de détachement provoquent un amincissement


crustal. Suite à ce dernier, un thermo-métamorphisme décroissant s’installe et disparaît
pratiquement dans le Sénonien et dans les séries Eocènes.

Dans cette architecture, le bassin du Chlef, se disloque suite à l’orogénèse Alpine, qui
comporte les évènements suivants :

D’abord une tectonique tangentielle qui fait naître un écaillage des séries à la fin du
Crétacé. Cette compression est accompagnée de plissement à schistosités et un
métamorphisme, dans les massifs autochtones.

A l’Eocène l’amorce de la mise en place des nappes s’annonce et au Lutétien des


chevauchements, à grandes flèches, du nord vers le sud débutent.

Miocène inferieur fut le siège de la dernière phase importante de tectonique


tangentielle. Cette dernière est responsable des écaillages et de la mise en place des structures
de nappes.

38
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

Enfin le bassin de Chélif s’individualise suite au mouvement du Miocène moyen. Les


massifs affleurant dans ce bassin montrent une manifestation tectonique différente dans la
forme et la structure, d’un massif à un autre suivant la nature du matériel et les conditions qui
précèdent la déformation. Ainsi (Kireche O., 1993) résume cette tectonique en quatre
phases qui sont :

II.2.3.1 Première phase

Plissement à schistosité et métamorphisme. C’est la phase majeure de plissement, elle


s’observe parfaitement en grandes et petites structures dans le Témoulga et dans le Doui
contrairement aux autres régions où elle s’identifie grâce à la schistosité et les linéations qui
lui sont liées.

II.2.3.2 Deuxième phase

Plissement à schistosité moins marquée et métamorphisme. Les structures formées au


cours de cette phase (linéaires ou planaires) sont réparties de manière différente sur les
massifs. Les plis de cette phase sont d’échelle variable, de centimétriques à métriques au
Témoulga jusqu'à hectométriques au Doui tandis qu’il constitue tout le massif de Rouina. Un
métamorphisme de type «schiste vert » accompagne le plissement, comme pour la première
phase.

II.2.3.3 Troisième phase

Plissement tardif. Cette phase est à l’origine des plis droits à grande amplitude et des
plans axiaux verticaux. Dans le Témoulga cette phase se rencontre sous forme de plis en
genoux ou en chevrons. On y distingue aussi la présence des plis d’entrainement
(centimétriques) accompagnant les grands plis.

II.2.3.4 Quatrième phase

Tectonique cassante (failles et diaclases) contemporaine, peut-être d’une surrection


générale de l’ensemble des massifs. Elle est compressive, faite à un niveau structural élevé,
suivie d’une distension responsable d’énorme fractures.

II.3 Géologie du gisement de ROUINA


II.3.1 Géologie locale

Le gisement de fer de Rouina, fait partie du massif rocheux de Rouina. Ce massif a


pris naissance après l’orogénèse Alpine aux frontières du méga géosynclinal, sous forme d’un
anticlinal de direction 30°-40° NE émergeant au milieu des alluvions de la vallée de Chlef.

Les flancs de cette anticlinal sont composés de terrains carbonatés du secondaire avec
des pendages croissant à partir du cœur vers l’extérieur le cœur inclut des formations
paléozoïques.

Concernant le massif de Rouina, il est représenté essentiellement par :


39
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

- La série schisto-gréseuse et conglomératique du Paléozoïque ;


- Les bancs carbonatés (calcaire et schiste) du Jurassique qui présente la majorité
des affleurements au Rouina ;
- L'affleurement de marnes du Crétacé inférieur ;
- Le conglomérat de base qui marque le contact entre le socle et la couverture.
On observe aussi l'absence des terrains Triasique et Tertiaire et aussi les terrains du
Quaternaire. Ainsi la minéralisation ferrifère de Rouina apparait dans les périodes Triasique et
Jurassique (Lias moyen). C'est-à-dire qu’elle s’est formée avant au moins 245 millions
d’années (RAACH Khadidja., 2010).

La figure II.4 présente une carte géologique du massif de Rouina traité


personnellement en utilisant le logiciel de système d’informations géographiques (ArcGIS 10)
2017 afin d’illustrer la géologie de la gite de « BUTTE », qui est le cas d’étude.

Figure II.4 Carte géologie du massif de Rouina (Kirreche O., 1977)

40
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.3.2Litho-stratigraphie

Figure II.5 Colonne stratigraphique de Rouina (Kireche O., 1977)

II.3.2.1 Paléozoïque

Dans la région d’étude, le paléozoïque est représenté par le substratum permo-triasique


connu sous le nom de la série schisto-gréseuse et conglomératique, cette formation Azoïque
est constitué de schiste et de quartzite, elle affleure à l’Est du gisement au contact des argiles
limonitiques, à la faveur d’une brèche tectonique. La série plonge vers l’Ouest et montre une
schistosité, ces calco-schistes versicolores sont intensément fracturés. Les fractures sont
remplies de minéralisation ferrugineuse.

L’étude microscopique a révélé la présence d’une trame de calcite fine pleine


d’inclusion de matière organique dans laquelle sont disposés de petits grains de quartz
détritiques, des fragments de feldspath abîmés, sous forme d’albite et de plagioclases, des
paillettes de muscovites et quelques cristaux de tourmaline. Cette calcite montre une
orientation due au métamorphisme et des fractures remplies d’oxydes de fer. Le tout est
traversé par des veinules de calcite limpide.

41
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.3.2.2 Jurassique

Le Jurassique présente la majorité des affleurements au Rouina. Comme partout dans


l’Ouest Algérien, le Jurassique, est constitué de bancs carbonatés massifs.

a- Lias
Il est discordant sur le socle Paléozoïque à la faveur d’une couche peu épaisse
(quelques mètres), incluant des éléments gris claires et violacé des schistes, elle témoigne le
passage des schistes du Paléozoïque au calcaire du Jurassique ; son âge n’est pas précis. Le
conglomérat de base est suivi d’une couche assez épaisse de calcaire grisâtre attribuée au Lias
inferieur.

Des calcaires rougeâtres dans les niveaux plus élevés montrent au microscope des
plages de calcite fine incluant des grains de quartz diagénétique, de la calcite limpide plus
grossière, parfois pigmentée de fer, traversées par des fractures remplies d’oxydes et
hydroxydes de fer. Cette formation est d’âge Lias moyen.

b- Dogger
Une formation compacte de calcaire massif gris bleuté riche en nodules de silex,
surmonte le Lias moyen ; sa puissance est d’environ 50m. L’étude microscopique faite par
(Kireche O., 1993) révèle la présence de débris d’entroques et des micro-filaments, retrouvés
dans les faciès du Dogger des régions telliennes, ce qui a permis de lui attribuer un âge
Dogger.

c- Malm
Une série calcaire et marno-calcaire en petits bancs, situés au-dessus de la série
Dogger, a fourni des Calpionelles et des débris d’Aptychus, ces Calpionelles lui donnent un
âge Tithonique-Berriasien.

II.3.2.3 Crétacé

A l’Ouest d’oued Rouina, un affleurement restreint de marnes grises vertes au-dessus


des calcaires jurassiques est reconnu comme étant du Crétacé supérieur.

La coupe ci-dessus (Figures II.6 et II.7) montre les séries du flanc Ouest de l’anticlinal
de Rouina, elle débute à l’Est par le socle paléozoïque et se termine à l’Ouest par des dépôts
du Miocène supérieur en passant par les formations jurassiques et crétacées, sans qu’on y
mentionne le conglomérat de base qui marque le contact entre le socle et la couverture.

42
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

Figure II.6 Coupe géologique du Flan ouest du massif du Rouina (Kireche, O., 1977).

Figure II.7 Coupe Est-Ouest montant le contact socle-couverture (Kireche O., 1977)

II.3.3 Tectonique du gisement

Malgré la complexité générale de la tectonique dans les zones du tell, elle reste assez
évidente dans les massifs du Chlef. Néanmoins dans la région de Rouina, elle reste plus
complexe que dans les deux autres massifs (Témoulga et Doui). L’évolution de la tectonique
est polyphasée. Deux phases de plissements schistogènes constituent l’essentiel de cette
tectonique.

43
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

Les caractéristiques majeures de la gouttière du bassin du Chélif est la naissance de


schistosité et du métamorphisme épizonal suite à la première phase tectonique. Cette dernière
est caractérisée par des plis dissymétriques à déversement S à SW, ces mêmes caractéristiques
s’appliquent à la deuxième phase avec en plus des flancs normaux longs et faiblement pentés
et flancs inverses courts et fortement inclinés. A ces deux plis, des structures planaires et
linéaire, sont associées à ces deux plis.

La structure du massif de Rouina est simple, il s’agit d’un vaste anticlinal de direction
30° à 40° NE, affecté surtout sur flanc Ouest par des failles, qui sont le siège de dépôt de la
calcite palissadique, de la barytine et bien sûr les oxydes et hydroxydes de fer. Un
métamorphisme est visible dans le cœur de l’anticlinal avec les calcschistes à S1 N 30°, 40°
SW, et dans les lits siliceux que contiennent les calcaires du Lias et du Dogger.
Microscopiquement cette tectonique s’identifie par les foliations de la calcite fine et les grains
de quartz à extinction roulante.

II.3.3.1 Les failles

Elles affectent les formations du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur du massif


de Rouina. Elles sont très fréquentes dans la partie occidentale du secteur.

Dans la partie Ouest de la mine, où les failles s’observent mieux, deux types de failles
majeures, ont été relevées :

- Des failles de décrochement, elles sont de direction N40° à N60° et leur mouvement
est dextre avec des pitchs entre 20° à 30°SW.
- Des failles normales, elles sont les plus abondantes et de direction N0° à N10°. Des
failles inverses plus discrètes.

Figure II.8 Coupe géologique montrant le rejet apparent d’une faille normale
(Kireche O., 1977)

44
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.3.3.2 Les fentes de tensions

Une autre manifestation des contraintes s’observe, ce sont les fentes de tensions qui
sont peu abondantes et renferment généralement de la calcite, Leur taille est centimétrique à
décimétrique

II.3.4 Minéralisation

Le gisement de minerai de fer de Rouina est situé dans la commune de Rouina, Daira
de Rouina Wilaya de Ain Defla, sur un terrain domanial.

La majorité des réserves en minerais de fer de Rouina est localisée dans la partie
inférieure de la coupe des calcaires du Lias sur le flanc Nord-Ouest de l’anticlinal. Les
minerais se sont formés suite à la circulation hydrothermale des solutions riches en minéraux
dans les zones affaiblies par la tectonique.

Il englobe trois (03) corps répartis sur un périmètre de 1,5km de long et 1,0 km de
large et orientée en direction Nord Est. Spécialement trois (03) corps dénommés Ravin Sud,
région Filonienne, et Merimet, se concentrent dans la partie Nord Est du district minier.

Le caractère de la minéralisation est strictement contrôlé par la situation tectonique


déjà existante dans le milieu encaissant au moment de la pénétration des solutions
hydrothermales. Les filons et les colonnes de minerais de la région filonienne se sont formés
ainsi.

La formation de l’amas de minerai dont l’épaisseur atteint 30 mètres est liée à la zone
tectonique « Ravin Sud Merimet ». Les filons sont formés par des corps de minerais
irréguliers qui se rétrécissent parfois jusqu’au biseautage complet et parfois par des
gonflements pouvant atteindre 3 à 4 mètres d’épaisseur en direction et en profondeur, ce qui
leur donne une allure zonale. La majorité de ces corps est représentée par une masse
monominérale d’hématite.

Les processus de la métensomatose hydrothermale qui se sont produits dans le contour


de la zone tectonique Ravin Sud-Merimet ont été accompagnés par l’élimination complète de
l’oxyde de calcium et par l’apport du fer et de la silice. Dans l’endroit des calcaires broyés, les
métasomatites ferro-siliceuses bruns noir comportant les minerais de gœthite hématite se sont
formés. L’amas de minerai est confirmé par les sondages jusqu’à la profondeur de 75 mètres ;
le minerai atteint une épaisseur de 30 mètres et se biseaute suivant le pendage.

La majorité des réserves de minerai est représentée par la goethite au sein de laquelle
il y a des accumulations de forme irrégulière d’hématite. Au contact de la zone de
métasomatites on distingue nettement la porosité due au lessivage hydrothermal et les vides
tectoniques.

En général le minerai de fer du gisement de Rouina (toutes qualités confondues) est


destiné aux cimenteries. Ainsi dans le minerai extrait nous pouvons avoir une teneur allant de
40 à 41 % de fer Total, Ce qui correspond à 57 -58% de Fe2O3 (CAMPAGNE., 1989-1992).
45
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.3.5 Localisation des gites

La figure II.9 présente le plan de localisation des gites de la mine de Rouina réalisé
personnellement. Elle se divise en trois zones à savoir : Merimet, zone filonienne et Ravin sud
orientée en direction Nord Est. La butte est le gite qu’en cours d’exploitation.

Figure II.9 Différentes zones de la mine de Rouina

46
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.3.6 Choix des points de prélèvement

La figure II.10 illustre le plan d’échantillonnage suivi au terrain. Les échantillons sont
prélevés du gite de « LA BUTTE » qui est en cours d’exploitation. Les point de prélèvements
ont été choisis suivant plusieurs conditions lesquels ;

- Les données et les moyens disponibles sur la mine ;


- La nature du terrain ;
- Les suggestions de l’ingénieur géologue.

Figure II.10 Différentes zones de la mine de Rouina


47
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

II.4 L’EXPLOITATION DE LA MINE DE ROUINA


L’exploitation de la mine de Rouina se fait par les deux modes d’exploitation à
savoir : l’exploitation par mode souterrain et à ciel ouvert, cette mine inclut 03 zones
principales :

- Zone de Merimet ;

- Zone de Ravin Sud ;

- Zone filonienne.

II.4.1 Exploitation souterraine

Elle concerne les deux zones, la zone du Ravin Sud et la zone filonienne, pendant la
période 1912-1958. Pour la zone du Ravin Sud, les minerais ont été exploités en souterrain
jusqu’au niveau 215m, une partie des travaux souterrains a été menée aux niveaux +208 et
196m. Aussi une cheminée a été creusée pour monter le minerai vers la surface. Actuellement
la mine de la zone du Ravin Sud est remblayée jusqu’aux niveaux (236- 238) m.

Pour la zone filonienne ; Les filons de la région Filonienne ont été exploités durant la
période coloniale qui se trouvant entre le niveau (+330m) et le niveau (+270m). Jusqu’à
présent les traces de certains ouvrages miniers existent jusqu’à une profondeur de 20 mètres.

Après la période coloniale, la mine de Rouina n’a vu aucune exploitation souterraine,


à cause de manque des schémas et des plans d’exploitation réalisés durant cette période, qui
sont nécessaires pour commencer une nouvelle exploitation souterraine.

II.4.2 L’exploitation à ciel ouvert

Elle concerne toutes les zones de la mine de Rouina (sauf la zone Merimet) avant et
après l’indépendance, car c’est la solution idéale pour un coefficient de découverture de 2.
Actuellement seule la zone de Ravin Sud qui est en phase d’exploitation à ciel ouvert, et qui
est devisée en deux zones, La Butte (Sud-Est) pour l’extraction du minerai, et le coté
Sud-Ouest pour les travaux de découverture.

L’exploitation de la zone Merimet est arrêtée à cause des grandes venues d’eau qui
nécessite des grands travaux de pompage. Et pour la zone filonienne, l’exploitation n’est pas
encore entamée vu l’absence des travaux de recherche et de prospection.

CONCLUSION
La mine de Rouina est l'une des plus anciennes mines exploitées en Algérie et sa
production est destinée à l'industrie du ciment car elle est considérée comme un minerai de fer
de faible teneur, qui contient un pourcentage élevé de matières argileux et la matière extraite
avoir une teneur allant de 40 à 41 % de fer total.

48
Chapitre II Aperçu géographique et géologie du gisement 2019

Le champ minier de Rouina représente un massif rocheux d’environ 9 km 2. Il est


formé de roches paléozoïques et jurassiques de la zone structurale du faciès atlas Tellien.

La majorité de la minéralisation ferrifère de Rouina est localisée dans la partie


inférieure de la coupe des calcaires du Lias sur le flanc Nord-Ouest de l’anticlinal. La
minéralisation s’est formée suite à la circulation hydrothermale des solutions riches en
minéraux dans les zones affaiblies par la tectonique suivie d’une métasomatose
hydrothermale postérieure.

La mine de Rouina est divisée en trois zones à savoir ; Merimet, zone filonienne et
Ravin sud orientée en direction Nord Est. La butte est le gite en cours d’exploitation.

Le minerai de fer de Rouina fait l'objet d'une étude sur la possibilité de traitement afin
d’obtenir un concentré de teneur pouvant être utilisé dans des domaines tels que la sidérurgie,
l’industrie des pigments ... etc.

49
Chapitre III : Echantillonnage et
caractérisation du minerai de fer de Rouina

Sommaire :

Introduction
1- 1- Intérêt de la caractérisation minéralogique et
physico-chimique
2- Echantillonnage
2-1- Echantillonnage
2-2- Protocole de l’échantillonnage du minerai
de fer de Rouina
2-3- Prélèvement des échantillons sur le site
3- Préparation des échantillons pour l’analyse
3-1- Concassage
3-2- Quartage
4- Analyse granulométrique
5- Caractérisation physico-chimique du minerai de
fer de Rouina
5-1- Préparation des échantillons
5-2- Méthodes d’analyse
5-2-1- Fluorescence X (FX)
5-2-2- Caractère auto-fondant : indice de
basicité (Ip)
5-2-3- Diffraction par rayons x (DRX)
5-2-4- Microscope électronique à balayage
(MEB)
5-2-5- Infrarouge (IR)
6- Analyse minéralogique du minerai de Rouina
6-1- Etude des lames minces
Conclusion
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

INTRODUCTION

Ce chapitre décrit l'ensemble des méthodologies et les différentes analyses réalisées


sur des échantillons prélevés du gisement de fer de ROUINA en vue de définir et identifier la
composition chimique et minéralogique d’une part et de quantifier les phases minérales
d’autre part.

La caractérisation est généralement basée sur l’analyse de plusieurs paramètres


chimiques et physiques. Elle repose principalement sur la distribution dans les différentes
tranches granulométriques, sur l’identification de leur composition minéralogique, et
l’évaluation de leur degré de libération. Ces outils de caractérisation seront détaillés dans ce
présent chapitre.

III.1 INTERET DE LA CARACTERISATION MINERALOGIQUE ET


PHYSICO-CHIMIQUE

Elle consiste à la détermination de différentes espèces minérales constituant le minerai


de fer de ROUINA. D’une manière claire, elle permettra de :

- Identifier les minéraux (nature, composition);


- Quantifier les phases minérales;
- Définir la forme et les dimensions des grains.
Cette étude permettra donc l’orientation de la recherche vers la méthode
d’enrichissement à adopter. L’étude des relations mutuelles des minéraux, de la taille des
grains, de la façon dont ils sont liés les uns des autres, permettra de trouver une « maille de
libération », connaitre la granulométrie à atteindre pour une séparation optimale des divers
constituants. Pour cela, des échantillons de minerais sont soumis à des différentes analyses et
observations tels que :

- Lames Minces (LM)


- Microscopie Electronique à Balayage (MEB)
- Fluorescence X (FX)
- Diffractomètrie à Rayons X (DRX)
- infrarouge (IR)

III.2 ÉCHANTILLONNAGE

III.2.1 Echantillonnage

L’échantillonnage est une opération de prélèvement des échantillons qui représente


toute la surface de la zone étudiée. Elle est réalisée à l’aide d’une masse métallique
enveloppée par plusieurs couches de papier et nylon pour éviter toutes contaminations
possibles. Les points sélectionnés concernant les affleurements rocheux des unités
géologiques principales des régions étudiées (Matías Migueland, Salvarredy Aranguren., 2008).

51
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

III.2.2 Protocole de l’échantillonnage du minerai de fer de ROUINA

Suivre un protocole d’échantillonnage bien défini a pour but l’obtention des


échantillons représentatifs contenant toutes les caractéristiques physiques et chimiques de
l’ensemble du site étudié (Pineau J. L., 1996).

Les principales étapes qui caractérisent une démarche d’échantillonnage sont


l’élaboration d’une stratégie de prélèvement, le prélèvement des échantillons sur le site,
la conservation des échantillons et leur préparation pour les différents analyses et méthode de
traitement à appliquer. La valeur des résultats de la caractérisation dépend de la réalisation
adéquate de toutes ces étapes. La stratégie de prélèvement repose essentiellement sur le
volume et le nombre des échantillons ainsi que sur le choix des points de prélèvement des
échantillons (nombre et positionnement). La représentativité des échantillons dépend en
grande partie des choix qui sont effectués (A. Gosselin et al., 1999).

III.2.3 Prélèvement des échantillons sur le site

Un échantillonnage est réalisé au niveau du site de la mine de Rouina. Les échantillons


(4 échantillons au total) sont prélevés dans quatre zones différentes, couvrant ainsi tout le site
minier afin d'assurer une représentativité des échantillons prélevés. Les points de prélèvement
sont déterminés à l'aide de GPS.

Les échantillons sont prélevés sur une profondeur de 0.5 mètre avec une masse totale
de 120 Kg et sont étiquetés et stockés dans des sacs en plastiques doublés. Ces échantillons
sont acheminés au le laboratoire de valorisation des ressources minières et environnement
(LAVAMINE) du département des mines à l’université d’Annaba pour leur préparation.

La figure (III.1) représente les points choisis pour le prélèvement des échantillons dans
la mine de fer de ROUINA

52
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

Figure III.1 Différents points de prélèvement des échantillons sur le site de la mine

53
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

III.3 PREPARATIONS DES ECHANTILLONS POUR L’ANALYSE

Les quatre échantillons prélevés sont préparés au niveau du Laboratoire du


département des Mines - LAVAMINE, la figure III.2 représente un diagramme des étapes de
préparation. Ce diagramme se compose de : homogénéisation, quartage, concassages
broyage…etc. Les échantillons sont préparés afin de réaliser des analyses concernant la
caractérisation minéralogique (lames minces, sections polies), l’analyse physico-chimique
(FX, DRX, IR et MEB) ainsi que l’analyse granulométrique.

Mine de Rouina

Prélèvement des échantillons à l’aide de GPS

Echantillon 1 Echantillon 2 Echantillon 3 Echantillon 4

Echantillon brut 0-120 mm

Homogénéisation

Echantillon réserve Quartage Analyse minéralogique

Concassage < 5 mm

Homogénéisation

Echantillon initial Quartage Echantillon 600 g

Broyage Analyse granulométrique

DRX, FX, MEB, IR Broyage

DRX, FX

Figure III.2. Protocole de préparation du minerai de fer de Rouina


54
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

III.3.1 Concassage

Le concassage est la première étape du procédé de fragmentation, il est effectué


généralement par voie sèche, il consiste à réduire la dimension du minerai. Cette étape de
traitement prépare le minerai à subir une autre réduction de granulométrie (broyage) ou à
passer directement aux étapes de classification et/ou de concentration. En règle générale, elle
ne produit pas de résidus (Bureau européen pour la PRIP., 2004)

Cette opération est effectuée au laboratoire de valorisation des ressources minières et


environnement (LAVAMINE) du département des mines au niveau de l’université d’Annaba.
Le concassage des échantillons étudiés a été assuré par un concasseur de laboratoire à
mâchoire type OMYPCKIN META, il permet une réduction des morceaux jusqu’à une
dimension inférieure à 5 mm et représenté sur la figure (III.3).

Figure III.3 Concasseur à mâchoire à double effet de laboratoire

III.3.2 Quartage

Le quartage a pour objet d’assurer une meilleure représentativité de l’échantillon, il est


procédé par l’homogénéisation de minerais. Il consiste à avoir un cône régulier au moyen
d’une pelle, qu’on transforme sous forme de galette plate de contour plus au moins circulaire.
Cette galette est ensuite partagée en quatre (04) quarts égaux. On prélève deux quarts
opposés, alors que les deux autres seront gardés comme témoins comme il est illustré dans la
figure (III.4)

Figure III.4 Opération de quartage de minerai de fer de Rouina


55
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

L’échantillon concassé subi une série d’opérations d’homogénéisation et de quartage


soigneusement effectuée jusqu’à l’obtention environs 600g d’une part qui va subir une
analyse granulométrique et l’autre partie sera broyer pour des analyses de caractérisation
physico-chimique à l’aide de DRX, FX, IR et MEB.

III.4 ANALYSE GRANULOMETRIQUE

L’analyse granulométrique a pour but d’observer la distribution granulométrique des


particules d’un échantillon et l’identification des différentes tranches granulométriques qui
constituent un échantillon, permettant par ailleurs de définir sa texture et structure. Elle
permet aussi d’étudier la répartition des espèces minérales dans chaque fraction par l’analyse
chimique.

L’analyse granulométrique du minerai étudié est effectuée sur une série de tamis sur
une machine à secousse de type RETSCH (Figure III.5) fonctionnant avec des tamis dont les
dimensions est de 200 mm x 50 mm au niveau de LAVAMINE. Cette analyse permet de
déterminer les proportions relatives à chaque fraction granulométrique constituant
l’échantillon primaire. Le tamisage est réalisé à partir de 600 g du minerai de fer séché afin de
classer les échantillons en plusieurs fractions granulométriques différentes.

L’assemblage de tamis utilisé selon la norme européenne NE 933-2 est : 2 mm, 1 mm,
0.5 mm, 0.25 mm, 0.125 mm et 63 μm. L'échantillon de minerai de fer est tamisé pendant
30 minutes avec une amplitude égale à 60. Les refus obtenus sur chaque tamis sont pesés sur
une balance dont la précision est de 0.01 g.

Figure III.5 Tamiseuse de marque RETSCH

56
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

Les résultats montrent l’évolution des pourcentages massiques et les teneurs en fer
dans les différentes fractions granulométriques. Les résultats obtenus d’analyse
granulométrique de l’échantillon concassé sont présentés dans le Tableau (III.1) et la Figure
(III.6). On observe en premier ordre, que les fractions grossières [+2, +1, +0.5 et +0.25 mm]
sont majoritaires en pourcentage massique et représente 72.54% (486.47 grammes), ce qui
confirme la dureté du minerai. Le reste du produit se présente dans les fractions plus fines
[+0.125, +0.063 et -0.063 mm].

Tableau III.1 Résultats d’analyse granulométrique du minerai de fer concassé

Classes Rendements (%)


Poids
granulométriques
(g) Partiel Cumulé Passé Cumulé Refusé
(mm)
∑ɣ ∑ ɣ↗ ∑ ɣ↙
+2 281.77 46.96 100 0
-2 +1 89.42 14.91 53.04 46.96
-1 +0.5 64.03 10.67 38.13 61.87
-0.5 +0.25 51.25 8.54 27.46 72.54

-0.25+0.125 50.72 8.45 18.92 81.08

-0125 +0.063 41.44 6.91 10.47 89.53


-0.063 +0 21.37 3.56 3.56 96.44
TOTAL 600 100 0 100

III.5 CARACTERISATION PHYSICO-CHIMIQUE DU MINERAI DE FER DE


ROUINA

La caractérisation du minerai de fer est réalisée à l’aide de différentes méthodes


portées essentiellement sur l’analyse par DRX, dont le but est de déterminer les éléments
majeurs présentés dans les échantillons, ainsi que l’analyse par FX et MEB faisant l’objet
d’une connaissance de la composition chimique dans les différents échantillons analysés.

III.5.1 Préparation des échantillons

La préparation des échantillons pour la réalisation des analyses physico-chimiques se


fait par le broyage qui est un procédé de fragmentation consiste à réduire la dimension du
minerai à une dimension plus fine. (Bureau européen pour la PRIP., 2004).

Cette opération est effectuée dans le laboratoire de recherche en Génie minier du


département des mines de l’école nationale polytechnique –Alger-. Le broyage des
échantillons étudiés est réalisé par un broyeur à boulets de type RETSCH (Figure III.6), avec
une vitesse de rotation égale à 250 tours/minute avec un temps qui diffère d’un échantillon à
l’autre. Il permet de réduire les dimensions des grains jusqu’à une dimension très fine.

57
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

[Link].6 Broyeur type RETSCH pour le broyage des échantillons

III.5.2 Méthodes d’analyse

Les analyses des différentes fractions granulométriques broyés obtenus lors


d’opération de tamisage par fluorescence X, Diffraction Rayon X (DRX) et Microscope
Electronique à Balayage (MEB) sont réalisés au niveau de Département Technologies et
Développement (DTD), filliale SONATRACH -Boumerdes-. L’analyse par Infrarouge (IR) a
été faite au laboratoire d’infrarouge, département de Génie des procédés - Université
d’Abderrahmane Mira –Bejaia-.

III.5.2.1 Fluorescence X (FX)

 PRINCIPE D’ANALYSE
L’échantillon séché et pressé est utilisé pour l’analyse des éléments majeurs et traces.
La pastille obtenue est soumise à une source de rayonnement X primaire. Il s’ensuit une
excitation des atomes qui vont émettre un rayonnement X secondaire de fluorescence
caractéristique de la composition chimique de l’échantillon à analyser.

 CONDITIONS D’ANALYSE
- Spectromètre séquentiel (à dispersion de longueur d’onde) Bruker-Axs : S8 TIGER.
- Anode en rhodium.
- Logiciel pour le traitement des données : Spectra plus
- La concentration d’un échantillon inconnu est déterminée par des courbes
d’étalonnage qui sont tracées pour chaque élément après avoir fixé tous les paramètres
de mesure (kV-mA, cristal analyseur, collimateur, la longueur d’onde d’émission, le
temps de mesure et le détecteur).
- La perte au feu (PAF) est obtenue par calcination de l’échantillon dans un four à
1050°C pendant deux heures, elle exprime la fraction volatile de l’échantillon
(humidité, CO2, matière organique etc.).

58
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

 RESULTATS DE L’ANALYSE CHIMIQUE :


Les résultats d’analyse chimique sont présentés dans le tableau (III.2). On observe que
l’oxyde de fer (Fe2O3) et la silice (SiO2) sont les composés dominants (69.12% les deux) dans
l’échantillon en outre l’alumine (Al2O3) et la calcite (CaO).

Tableau III.2 Résultats d’analyse granulo-chimique du minerai de fer de Rouina

+0.5 +0.25 +0.125 +0.063 <0.063


Désignation Initial +2 mm +1 mm
mm mm mm mm mm

Fe 30,85 30,35 31,00 30,89 30,61 32,47 32,43 34,63

Fe2O3 44,12 43,41 44,33 44,18 43,78 46,44 46,38 49,52

SiO2 25,00 29,55 24,64 23,13 22.26 18,09 18,97 17,75

Al2O3 6,67 5,55 6,85 7,87 6.96 8,48 8,55 8,48

CaO 6,09 6,05 6,15 6,53 6,22 3,73 3,78 3,11

MgO 1,13 0,74 0,96 1,13 1,06 1,91 2,13 2,18

Na2O 0,20 0,18 0,20 0,20 0,19 0,27 0,25 0,25

P2O5 0,10 0,09 0,10 0,11 0,21 0,09 0,09 0,10

SO3 0,37 0,29 0,37 0,35 0,51 0,19 0,24 0,23

K2O 0,77 0,57 0,75 0,85 0,82 1,18 1,23 1,24

TiO2 0,23 0,15 0,23 0,26 0,25 0,34 0,34 0,36

MnO 0,24 0,11 0,25 0,27 0,36 0,34 0,33 0,34

NiO 0,0095 0,0087 0,0085 0,0098 0,0100 0,0100 0,0100 0,0100

ZnO 0,3000 0,2000 0,2700 0,2900 0,3200 0,5200 0,5400 0,6700

SrO 0 ,0100 0,0077 0 ,0100 0 ,0100 0 ,0100 0 ,0100 0 ,0100 0 ,0100

BaO 0,7300 0,4900 0,7500 0,7300 0,9800 0,5200 0,6700 0,6800

PbO 0,0900 0,0400 0,0700 0,0600 0,1100 0,1700 0,1900 0,2200

As2O3 0,1200 0,1100 0,1200 0,1200 0,1300 0,1400 0,1500 0,1600

Cl 0,0600 0,0500 0,0600 0,0700 0,0700 0,0800 0,0700 0,0700

PAF 13,00 11,70 13,60 14,10 14,70 13,20 13,30 13,00

TOTAL 99,24 99,29 99,72 100,26 98,85 95,71 97,86 98,38

Le pourcentage de fer totale est de 31.77% en moyen ce qu’est proportionnelle avec


celle d’échantillons initial (30.85%). Le taux de fer est le moins élevé dans les tranches les
plus grosses [+2, +1, +0.5 et +0.25 mm] où il peut atteindre 31% au maximum au dépend
d’un pourcentage dans les fractions plus fines [+0.125, +0.063 et -0.063 mm] qui est de
34.63%. Par contre la silice est présentée par un pourcentage plus élevé dans les tranches

59
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

grossières (jusqu’à 29.55%) au dépend d’un pourcentage plus bas dans les tranches fines
(17.75%).

III.5.2.2 Caractère auto-fondant : Indice de basicité (Ip)

L'industrie de l'acier exige une haute teneur en Fe (plus que 60%) et un pourcentage
d’impuretés (SiO2) qui varie entre 1-5% afin de diminuer la production en laitier et assurer
une bonne qualité de l’acier (Joseph J.P., 2007).

L’indice de basicité est le caractère le plus important qui signifie la possibilité de


l’utilisation de tel minerai de fer en sidérurgie. Il doit être inclus entre 1,0 et 1,5
(Jacques C., 2013).

La forme la plus simple utilise le rapport des teneurs du constituant basique et du


constituant acide ;

Les rapports (CaO + MgO) / (SiO2 + Al2O3) appelés aussi indices de basicité globale.
Elles permettent de distinguer les minerais siliceux, calcaires ou auto-fondants.

Tableau III.3 Valeurs de l’indice de basicité

Indice de Indice de
Tranche Indice de
basicité basicité
granulométrique basicité globale
Ip = Al2O3 / Ip = CaO /
(mm) (Ig)
SiO2 SiO2
Echantillon Brut 0.22 0.26 0.24
+2 0.19 0.18 0.21
+1 0.22 0.27 0.25
+0.5 0.24 0.34 0.28
+0.25 0.24 0.31 0.28
+0125 0.21 0.46 0.21
+0.063 0.21 0.45 0.20
-0.063 0.20 0.47 0.20
MOY 0.21 0.34 0.23

60
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

D’après les résultats obtenus dans le tableau (III.3), on peut observer que le rapport de
l’indice de basicité est faible (< 0,24% au maximum), et ne répond pas aux exigences de la
sidérurgie et confirme la nécessité de traitement du minerai.

III.5.2.3 Diffraction par Rayons X (DRX)

 Principe d’analyse
L’échantillon solide finement broyé est monté sur un porte échantillon adéquat, puis
soumis à un faisceau de rayons X pour être diffractés par les plans réticulaires des phases
cristallines présentes. En effet, il existe une relation entre l’angle du faisceau diffracté et la
distance réticulaire séparant les plans d’atomes au sein d‘un réseau cristallin ; celle-ci est
régie par : La loi de Bragg ; 2dsinθ
D’où
λ : longueur d’onde en angströms,
d : distance réticulaire en angströms ;
θ : angle de diffraction ou de réflexion en degrés.

Les diffractogrammes ainsi obtenus, à l’aide d’un diffractomètre à rayons X, sont


interprétés. Les positions et les intensités des pics observés sont comparés aux fichiers de
référence PDF-ICDD (Powder Diffraction File - International Center for Diffraction Data)
pour l’identification des phases minéralogiques présentes. Et éventuellement l’utilisation de
RIR (Reference Intensity Ratio) inclus dans le logiciel HighScore Plus du fichier PDF-ICDD
permet l’estimation semi quantitative des phases correspondantes détectées quand celle-ci est
requise et/ou possible.

 Conditions d’analyse

- Diffractomètre PANalytical: XPERT-PRO, tube radiogène céramique à anticathode


de cuivre, puissance du générateur à RX: 40 mA, 45 kV
- Logiciel pour l’acquisition des données : DataCollector de PANalytical
- Logiciel pour traitement des données : HighScore Plus de PANalytical
- Longueur d’onde CuKα [Å] : 1,5418
- Angle de départ [°2Th] : 2,0000
- Angle final [°2Th] : 70,0000 roche totale et 35,0000 pour les argiles orientées
- Taille du pas [°2Th] : 0,0170
- Temps du pas [s] : 87,2256

 Résultats de l’analyse minéralogique


- Goethite : FeO(OH)
- Quartz : SiO2
- Hématite : Fe2O3
- Calcite : CaCO3
- Illite : K(Al4Si2O9(OH)3)

61
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

Le diffractogramme obtenu par la DRX est présenté dans la figure (III.7). On observe
que les oxydes de fer (hématite et goethite) sont les phases minérales utiles. Il y a aussi la
présence du quartz, l’illite et la calcite comme phases minérales de gangue.

Figure III.7 Spectre de Diffraction par rayons X du minerai brut de ROUINA

III.5.2.4 Microscope Electronique à Balayage (MEB)

Le Microscopie Electronique à Balayage (MEB) est une technique d’analyse des


minéraux basée sur le principe des interactions électrons-matière. Il consiste à un faisceau
d'électrons balayant la surface de l'échantillon analysé, qui réémet différents types de
particules. Il permet d’obtenir des images en haute résolution de la surface d'un échantillon et
donner un diffractogramme (EDX) qui prouve les éléments chimiques contenant dans la
surface scannée (Coussy S., 2011).

Pour la caractérisation de l’échantillon initial (avant le tamisage), une pastille de taille


(2 - 4mm) a été préparée puis observée par microscope électronique à balayage (MEB) de
type« SEM7001F ». Ce dernier est couplé à une microanalyse chimique EDX globale, qui a
permis d’identifier la composition chimique. La micrographie des particules minérales
obtenue est d’une échelle d’environ 10-40 µm.

Deux observations sont réalisées sur l’échantillon initial de ROUINA, les résultats
sont illustrés dans les figures (III.9 et III.11). Cette observation, a montré la composition à
l’échelle microscopique en différents éléments tels que Fe, O, Si, Al et Ca. En ce qui concerne

62
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

l’oxygène, sa présence pertinente revient au fait qu’il intervient dans la composition du Fe2O3,
Al2O3, SiO2.

Selon les diffractogrammes de l’EDX des deux surfaces scannées par le MEB
(Figure III.8 et III.11), on observe la présence de Fe et O se trouvant dans la composition des
oxydes de fer. La présence de Si, Al et K avec un taux élevé prouve la présence des argiles
parmi les composants essentiels de ce minerai. Les pics de Mg et Ca explique la présence
minimale des carbonates.

Figure III.8 Première observation du minerai de fer par le MEB

Figure III.9 Diffractogramme de l’analyse par EDX de la 1ère observation

63
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

Figure III.10 Deuxième observation du minerai de fer par le MEB

Figure III.11 Diffractogramme de l’analyse par EDX de la 2ème observation

III.5.2.5 Infra Rouge (IR)

La figure (III.12) présente le spectre d’absorption d’infrarouge d’un échantillon brut


du minerai étudié. Les fréquences des bandes d’absorption caractéristiques correspondant aux

64
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

vibrations normales des différents radicaux entrant dans la composition du minerai étudié
sont:

3550 cm-1 = bande O-H (H2O) de constitution


3500cm-1 = bande O-H (H2O) de constitution
3400cm-1= bande O-H (H2O) d'hydratation
3210cm-1= bande O-H (H2O) de cristallisation
3100cm-1= bande O-H (H2O) de cristallisation
1620cm-1= bande de vibration C=O
1410cm-1= bande de vibration C-O
1125cm-1= bande de vibration de Si-O
950cm-1= bande de silicate isolé
-1
800cm1
= bande de vibration C-O
-1
600cm = vibration des liaisons Fe-O
Abs
480cm-1= déformation de liaison Fe-O
0.5
430cm-1= déformation de liaison Fe-O
4000 3600 3200 2800 2400 2000 1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400
1/cm

1.35

Abs

1.2

1.05

0.9

0.75

0.6

0.45

4000 3600 3200 2800 2400 2000 1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400
1/cm

Figure III.12 Spectre de l’analyse par infrarouge de l’échantillon brut

III.6 ANALYSE MINERALOGIQUE DU MINERAI DE ROUINA

L’étude minéralogique des échantillons est réalisée sur des lames minces et des
sections polies et elle révèle l’existence d’associations minérales simples, à savoir des
hydroxydes (goethite et limonite) et oxyde de fer (hématite), de la calcite et du quartz.

65
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

III.6.1 ETUDE DES LAMES MINCES

III.6.1.1 Observations au microscope pétrographique

Lame mince 1 :
L’observation de la lame mince 1 sous lumière polarisée (Figure III.13) montre la
présence du quartz xénomorphe comme un élément dominant (Figure III.13.a). De nombreux
grains se caractérisent par une extinction ondulante indiquant que le minéral a subit une
déformation mécanique. On remarque la présence de rares cristaux de calcite. La figure
III.13.b montre de l’hématite et son produit d’altération (limonite) baignant dans un amas de
quartz. L’hématite se présente parfois en masse importante faiblement bordée par du quartz
(Figure III.13.c).

a) b)

c)
Figure III.13 Lame mince 1 sous lumière polarisée LPA : a) Quartz xénomorphe à extinction
ondulante associé à de l’hématite et présence de rares cristaux de calcite, b) Hématite et
limonite baignant dans un amas de quartz, c) Masse d’hématite faiblement bordée par du
quartz. (Hem : hématite, Lm : limonite, Qz : quartz et Cal : Calcite)

Lame mince 2 :
L’étude de la lame mince 2 sous lumière naturelle (LPNA) permet d’observer que les
minéraux dominants sont les opaques, probablement de l’hématite (Figure III.14) dans une
masse de quartz (Figure III.14.a et III.14.b). Le quartz entoure et remplis les vides entre la
limonite. Quelques opaques (hématite) montrent des traces d’oxydation (limonite) qui
s’expriment par des taches brunâtres (Figure III.14 c et III.14.d).
66
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

a) b)

c) d)
Figure III.14 Lame mince 2 sous lumière polarisée LPA (Hem : hématite, Lm : limonite et
Qz : quartz)

III.6.1.2 Observations au microscope métallographique

L’observation au microscope métallographique confirme la présence de la limonite de


couleur jaune, jaune orangé et jaune brunâtre comme minéral majeur (Figure III.15.a).
L’hématite de couleur noir grisâtre montre une bordure avec différents taux d’altération
(Figure III.15.b). Cette altération se traduit par un changement de couleur du cœur vers le
bord, du noir (hématite) au jaune (limonite).

a) b)
Figure III.15 Microphotographies sous loupe binoculaire d’un échantillon riche en hématite
et limonite. (Hem : hématite, Lm : limonite et Qz : quartz)

67
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

III.6.1.3 Observation de la lame mince par MEB

L’observation d’une lame mince utilisant le microscope électronique à balayage est un


outil efficace qui va permettre d’identifier et quantifier les minéraux contenus dans le
matériau où minerai étudié.

Trois observations sont réalisées sur la lame mince préparé, les résultats sont montrés
dans les figures (III.16.a, III.16.b, III.17.a, III.17.b, III.18.a et III.18.b,). On remarque la
présence du quartz de couleur noir grisâtre comme un composé dominant lié avec les oxydes
de fer de couleur blanche (figure III.16a). Le quartz est baignant dans une masse de goethite
qui se présente avec une forme mamelonnée (figure III.17.a) à la structure radiée d'agrégats
finement fibreux (figure III.18.)

a) b)
Figure III.16 Lame mince 1 sous MEB a) Quartz associé à l’hématite (Hem : hématite, Qz :
quartz)

a b)
Figure III.17 Lame mince 2 sous MEB quartz baignant dans un amas d’hématite et de
Goethite, (Hem : hématite, Gth : Goethite et Qz : quartz)

a) b)
Figure III.18 Lame mince 3 sous MEB ; Masse des oxydes et hydroxydes de fer en
interaction avec le quartz

68
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

III.6.1.4 Observation des particules par MEB

Afin de confirmer les résultats obtenus des analyses minéralogique et physicochimique


de l’échantillon brut et de lame mince, le choix est porté sur quelques particules afin de les
observer avec le MEB. Les résultats illustrés dans les figures III.19-22 où l’hématite et la
goethite (couleur blanche), quartz (couleur noir grisâtre), des traces des argiles et aussi la
calcite (couleur noir) sont observés, ce qui correspond avec les résultats de la DRX et les
observations des lames minces.

a) b)
Figure III.20 Premières particules sous le MEB
- La surface scannée montre la présente du quartz comme un élément dominant

a) b)
Figure III.20 Deuxième particule sous le MEB
- La surface scannée présente des fibres de goethite avec le quartz et traces argileux

a) b)
Figure III.21 Troisième particule sous le MEB

69
Chapitre III Echantillonnage et Caractérisation du minerai de fer de 2019
Rouina

- La surface scannée présente le quartz baigné dans une masse fibreux d’hématite et goethite
avec la présence des traces argileuses.

a) b)
Figure III.22 Quatrième particule sous le MEB
- La surface scannée montre une masse associée avec l’hématite, le quartz et des traces
argileuse.

CONCLUSION
L’analyse chimique des échantillons a montré que le bilan matière du minerai de fer
dans l’échantillon brut à une teneur de 30,85% de FeT. Ainsi, on remarque la présence
excessive de quartz et d’Alumine respectivement 23.12% et 7.77%. Donc, ce type de minerai
de fer renferme principalement une gangue siliceuse et argileuse.

L’étude minéralogique réalisée par DRX confirme que la phase minérale observée est
majoritairement l’hématite-quartz-argile renfermant quelques inclusions de calcite dans cette
matrice.

Deux observations par MEB sont faites sur l’échantillon initial de ROUINA, les
résultats ont montrés la composition à l’échelle microscopique des différents éléments tels
que Fe, O, Si, Al et Ca. Selon les diffractogrammes de l’EDX des deux surfaces scannées, on
a observé la présence de Fe et O ce qui prouve la composition des oxydes de fer. La présence
de Si, Al et K en taux élevé prouve la présence des argiles parmi les composants essentiels de
ce minerai.

Le spectre d’absorption infrarouge d’un échantillon brut du minerai étudié confirme


les résultats de FX, DRX et MEB obtenu.

L’étude minéralogique des échantillons sur des lames minces avec une observation
microscopique et par MEB où elle révèle l’existence d’associations minérales simples, à
savoir des hydroxydes (goethite et limonite) et oxyde de fer (hématite), de la calcite et du
quartz.

70
Chapitre IV : Etudes de valorisation du
minerai de fer de Rouina

Sommaire :

Introduction

1- Procédé expérimentale
2- Essai de lavage
2-1- Choix de la fraction pour le processus de
lavage (tamisage humide)

2-2- Observations au microscope binoculaire

2-3- Analyse des échantillons lavés

3- Essai de séparation magnétique à haute


intensité sèche
3-1- Critère de choix

3-3-Séparateur magnétique à rotor induit


3-3- Application du processus

3-4- Analyses statistique des résultats

3-5- Schéma de traitement proposé

Conclusion
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

INTRODUCTION

La valorisation des minerais de fer englobe toutes les méthodes utilisées pour
améliorer la qualité du concentré obtenu et répondant aux exigences techniques pour
différentes utilisations tels que la sidérurgie, la fabrication des pigments…etc.

L’objectif de l’étude consiste à donner un aperçu sur des processus d'enrichissement


appliqués pour le traitement du minerai de fer de Rouina. L’échantillon prélevé de minerai
initial de la mine a subi une préparation mécanique (concassage, broyage…etc.) au
Laboratoire de Valorisation des Ressources Minières et Environnement – LAVAMINE. Le
but de cette opération est d’atteindre la maille de libération du minerai pour que l’efficacité de
séparation par des procédés d’enrichissement soit la meilleure et bien sûr obtenir un concentré
de haute teneur ou de bonne qualité

IV.1 PROCEDE EXPERIMENTAL

Le schéma expérimental est présenté dans la figure IV.1. Il présente les étapes de la
préparation du minerai de fer de Rouina jusqu’à la dernière étape, ces étapes sont les
suivantes : broyage, criblage, lavage et séchage en plus de la séparation magnétique.

Minerai de fer

Broyage

> 1 mm
Tamisage Particules grossières

< 1mm
mm
Lavage Boues

Pré-concentré

Séchage

SMHIS Produits non-magnétiques

Produits magnétiques

Figure IV. 1 Schéma des étapes expérimentales

74
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

IV.2 ESSAI DE LAVAGE

Le lavage est souvent effectué pour la récupération de certains matériaux argileux


grossiers et fins, on utilise cette technique pour éliminer les boues telles que la silice et
l'alumine, cependant, cette méthode pose un défi technique important.

Le lavage est la méthode d’enrichissement la plus simple et permet de séparer le fer


qui est plus dense des particules moins denses qui sont principalement la silice et les argiles
(Mohanty S., Das B., 2010) et (Joseph J., Poveromo, 1999).

IV.2.1 Choix de la fraction pour le processus de lavage (tamisage humide)

Lorsque le minerai étudié est riche en minéraux argileux, les différentes tranches
granulométriques obtenus par l’analyse granulométrique d’un échantillon sont soumises à un
lavage, afin d’éliminer les poussières fixées sur la surface des particules d’une part et de
faciliter l’observation au microscope afin de déterminer la tranche qui présente la meilleure
libération des particules d’autre part.
Les essais de lavage sont réalisés sur un tamis de maille 0.045 mm avec un débit d’eau
égale à 0.35 m3/h jusqu’à la disparition presque totale des argiles.

Après le processus de lavage, chaque refus du tamis (concentré) est récupéré puis
séché en utilisant une étuve sous une température égale à 105°C pendant 24 heures.

Figure IV.2 Procédé de lavage par tamisage humide du minerai de fer de Rouina

IV.2.2 Observations au microscope binoculaire

D’après l’observation microscopique des différentes tranches granulométriques, les


résultats ont montrés que la maille de libération est atteinte dans les fractions (-1+0.5 mm),
(-0.5+0.25mm), (-0.25+0,125mm) et (-0.125+0,063 mm) ce qui permet d’éliminer une grande
partie des argiles ainsi augmenter la teneur en fer.

L’observation de la tranche (-1 +0.5 mm) (Figures IV.3a et IV.3b) montre la présence
des grains d’hématite et de limonite associée aux minéraux de gangue (quartz et calcite) avec
une maille de libération atteinte à 65-70%.

75
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

On remarque des grains d’hématite et de limonite entourés par des minéraux de


gangue (quartz et calcite) pour la tranche (-0,5 +0,25 mm) Figures IV.4a et IV.4b. Les
minéraux utiles sont libérés à 68-75%.

L’observation de la tranche (-0,25 +0,125) mm montre que le composant utile est


présent en quantité importante dans cette classe granulométrique et qu’il est parfaitement
libéré de la gangue présenté dans les Figures IV.5a et 5b avec une degré de libération de
77-85%

L’observation de la tranche (-0,125 +0,063) mm montre que le composant utile est


présent en quantité importante dans cette classe granulométrique et qu’il est parfaitement
libéré de la gangue voire les Figures IV.6a et IV.6b avec une degré de libération de 80-85%

a) b)
Figure IV.3. Observation au microscopique de la tranche (-1 +0.5 mm), (Hem : hématite,
Lm : limonite, Gth : goethite et Qz : quartz)

a) b)
Figure IV.4. Observation microscopique de la tranche (-0.5 +0.25 mm),
(Hem : hématite, Lm : limonite, Gth : goethite, Qz : quartz et Cal : calcite)

76
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

a) b)
Figure IV.5 Observation microscopique de la tranche [-0.25 +0.125mm], (Hem : hématite,
Lm : limonite, Gth : goethite, Qz : quartz et Cal : calcite)

a) b)
Figure IV.6. Observation microscopique de la tranche (-0.125 +0.063mm),
(Hem : hématite, Lm : limonite, Gth : goethite, Qz : quartz et Cal : calcite)
IV.2.3 Analyse des échantillons lavés

Les échantillons séchés sont ensuite broyés et soumis à un quartage où la moitié est
destinée pour des analyses par DRX et FX au laboratoire de la filiale SONATRACH -
Boumerdes. L’autre moitié est préservée comme échantillon témoin.

L’analyse par diffraction des rayons X (DRX) est donc réalisée dans le but de
déterminer les phases minéralogiques présentées dans les échantillons après le lavage.

Les résultats sont présentés dans les Figures IV.7, IV.8 et IV.9, sont constitués
d’oxydes de fer et de calcite comme des composants majoritaire, cependant le quartz et
l’Illite. Ce qui confirme l’efficacité de l’opération de lavage pour la réduction du taux des
argiles.

77
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Figure IV.7 Résultats d’analyse par DRX de la tranche (-1 +0.5 mm)

Figure IV. 8 Résultats d’analyse par DRX de la tranche (-0.5 +0.25 mm)

78
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Figure IV.9 Résultats d’analyse par DRX de la tranche (-0.25 +0.125 mm)

L’analyse par FX des produits lavés a pour but de quantifier les éléments présents dans
chaque échantillon afin de trouver l’efficacité de procédure de lavage. Les résultats d’analyse
des échantillons des différentes tranches avant et après le lavage sont présentés sur le
tableau IV.1.

Tableau IV.1 Analyse par FX des produits avant et après lavage

Tranche Procédé de
Fet SiO2 Al2O3 CaO MgO
granulométrique (mm) lavage
Avant 30.89 23.13 7.87 6.53 1.13
-1 +0.5
Après 35.68 20.20 1.45 7.57 0.40
Avant 30.61 22.26 6.96 6.22 1.06
-0.5 +0.25
Après 34.60 19.19 1.78 8.22 0.47
Avant 32.47 18.09 8.48 3.73 1.91
-0.25 +0.125
Après 36.36 14.81 1.96 7.69 0.59
Avant 32.43 18.97 8.55 3.78 2.13
-0.125 +0.063
Après 38.05 16.30 1.53 6.17 0.51
Avant 31.77 22.06 7.53 5.08 1.45
-1 +0.063
Après 35.25 19.25 1.64 7.62 0.50

D’après les résultats obtenus, on remarque une augmentation de teneur en fer pour les
tranches granulométriques et même pour l’échantillon total (-1 +0.063mm). Il y a aussi une
diminution significative de taux d’alumine atteignant 1.45%.

79
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

La boue obtenue du processus de lavage est analysée par fluorescence X (FX) au


centre de recherche des analyses physico-chimiques (CRAPC) – Tipaza en utilisant un
appareil de type « ZSX Primus II de Rigaku ». Les résultats obtenus sont présentés dans le
tableau IV.2.

Tableau IV.2 Analyse par FX de la boue issue de l’essai de lavage

FeTotal SiO2 Al2O3 CaO MgO


20.25 15.37 22.02 0.33 3.45

Les résultats d’analyse par FX des boues de lavage montrent un taux élevé d’alumine
et de silice avec 22.02% et 15.37% respectivement en plus d’une faible teneur en fer présentée
par 20.25%.

IV.3 ESSAI DE SEPARATION MAGNETIQUE A HAUTE INTENSITE


SECHE

IV.3.1 Critère de choix

Comme il est connu la séparation magnétique est la méthode la plus économique et


respectueuse de l’environnement pour récupérer les oxydes de fer. Le principe du processus
est l’adsorption sélective des matériaux magnétiques sur une surface du minéral dans un
mélange qui rend les grains induits pour être récupérés par cette technique (F. Satoshi., 2002,
S. Prakash et al., 1999).

Le choix des techniques de séparation magnétique dépend de plusieurs facteurs, tels


que la composition minéralogique, leur maille de libération, leur susceptibilité magnétique, en
la production du séparateur, le marketing et respect de l’environnement. L’application de la
séparation magnétique est menée dans les deux modes sèche et humide. La séparation
magnétique sèche est beaucoup plus utilisée pour la purification tandis que la séparation
humide donne un produit magnétique sous forme humide et fin (boues).

(Dwari et al., 2013) ont réalisés une étude de la séparation pour l’enrichissement des
fines de l’hématite dans un séparateur magnétique à tambour. Ils ont conclus que la teneur en
fer dans le concentré a atteint 60% Fe avec un rendement de 22% avec une teneur dans le
minerai initial égale à 42%. La séparation magnétique sèche est appliquée pour plusieurs
raisons tels que :

- Disponibilité de l’eau;
- Coût du séchage;
- Exigences des consommateurs;
- Respect de l’environnement.
La séparation magnétique à haute intensité par voie sèche est la méthode la plus
utilisée pour l’enrichissement des minerais de fer paramagnétiques tout en se basant sur la
différence entre la susceptibilité magnétique, granulométrie, densité et la forme des minéraux
à séparer (Tripathy S. K., & Suresh N. 2017).

80
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Avec les méthodes sèches, l’attention doit être également prise pour assurer le contrôle
des risques des poussières issus de l’application de cette méthode. En outre, les séparateurs
magnétiques secs ont des débits considérablement plus bas que les séparateurs humides. Les
séparateurs secs donnent fréquemment des résultats excellents pour la séparation des
matériaux plus que 75µm. (Dwari R. K., et al 2013)

La séparation magnétique à haute intensité sèche comprend plusieurs autres types de


séparateur tels que ; séparateur magnétique à bandes croisées, séparateur magnétique
Permaroll, séparateurs à rotor induit, séparateur isodynamique, séparateur à tambour terres
rares (Svoboda J. 2004).

Le développement des matériaux magnétiques permanents et l’amélioration de leur


propriétés magnétiques pendant les derniers 20 années, a été prouvé comme étant le
conducteur principales de l’innovation dans les séparateurs magnétiques secs. La figure IV.10
illustre l’histoire d’amélioration des produits énergétiques des aimants permanents. Avec
l’évènement des matériaux magnétiques permanents à terres rares, il est devenu possible de
construire des séparateurs magnétiques à rotor qui génèrent la force magnétique à haute
intensité plus adéquate que celle déjà construits.

Figure IV.10 Progrès de développement des matériaux magnétiques permanents


IV.3.2 Séparateur magnétique à rotor induit

Le succès technique et commercial considérable des séparateurs à rotor magnétique


induit est le résultat de deux facteurs; la disponibilité d’une large variation de grade et taille
des aimants et le coût diminué et la disponibilité des logiciels de modélisation des
électroaimants qui permet donc leur optimisation (Svoboda J., & Fujita T. 2003).

Le séparateur magnétique à rotor induit (SMRI) est l’un des séparateurs magnétiques
le plus simple et efficace pour séparer les éléments paramagnétiques comme hématite,
goethite, ilménite…etc. par l’application d’un champ magnétique qui peut atteindre plus de
2.5 Tesla (Morgan D. G., & Bronkala W. J., 1991, Svoboda J., 1987b).
81
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Les paramètres qui influent sur la séparation dans un SMRI sont l’intensité du champ
magnétique (en fonction du courant et l’écart entre le rotor et le pôle), le débit, la position de
la trémie d’alimentation, les caractéristiques de l’alimentation tels que ; les conditions de
surface des minéraux, la taille des particules à séparer (Morgan D. G., & Bronkala W. J.,
1991, Svoboda J., 1987b, Svoboda J. and Fujita T. 2003, Naik P. K, 2002, Svoboda J., 1986).
En plus, l’humidité de produit à enrichir, et la présence des schlamms influe sur la séparation
(Tripathy S. K., Banerjee P. K., & Suresh N. 2014).

Le séparateur magnétique à tambour induit possède plusieurs variables qui peuvent


être variées pour modifier la qualité des produits à obtenir. Ces variables peuvent être
groupées comme suite :
- forme du pole et diamètre du tambour (variables de conception);
- écart du pole et vitesse de rotation du tambour (variables à régler avant l’opération);
- courant électrique et position de séparateur (variables à contrôler par l’opérateur).
IV.3.3 Application du processus

Les essais de séparation magnétique sont menés au laboratoire de valorisation des


ressources minières et environnement (LAVAMINE) du département des Mines - Université
de Annaba, sur un séparateur magnétique à tambour induit de type 138TT42 qui est présenté
dans la figure (IV.11).

Une série de test sont réalisée selon différentes intensités (5Ampères = 1.4T,
10Ampères = 1.9T et 15Ampères = 2.4 Tesla) sur des échantillons de 100 grammes chacun,
ces tests sont répétées trois fois afin d’assurer la fiabilité des résultats. Les caractéristiques du
séparateur utilisé sont présentées dans le tableau IV.4

Figure IV.11 Séparateur magnétique à haute intensité par voie sèche

82
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Les caractéristiques principales du séparateur magnétique sont montrées dans le Tableau IV.4.

Tableau IV.3 Caractéristiques du séparateur magnétique

Désignation des principaux paramètres et


Unité Valeur
dimensions
- Diamètre maximum du Rotor mm 100

- Vitesse de rotation du Rotor tr/mn 55 – 60

- Longueur en service du rotor mm 80

- Grosseur maximum du matériau séparé mm 2

- Rotor à un jeu de 3,2 mm :

A un courant de 3,5 A kA / m 755

A un courant de 5,5 A kA / m 835

A un courant de 7,5 A kA / m 920

- Puissance nominale du moteur kW 0,25

- Côte d’encombrement :

Longueur mm 970

Largeur mm 450

Hauteur mm 535

- Masse sans redresseur Kg 175

Une série d’analyses chimiques sur les échantillons de différentes tranches


granulométriques et d'intensités a été réalisée. Le rendement et les résultats d’analyse par FX
sur les fractions magnétiques sont présentés dans les tableaux IV.4 et IV.5

Les résultats des essais menés sur le séparateur magnétique à haute intensité appliquée
aux différentes tranches granulométriques sont encourageants d’où on remarque une
augmentation significative de la teneur en fer des produits magnétiques obtenue. Le meilleur
résultat est atteint pour la fraction (-0.125 +0.063 mm) avec une intensité du champ
magnétique égale à 2.4 Tesla, la teneur en fer est augmentée de 38.05% à 54.09% avec un
taux de récupération et rendement correspondant à 89.30 % et 62.82%. L’augmentation de
teneur du concentré dans la fraction la plus fine est due à l’augmentation de degré de
libération.

83
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Tableau IV.4 Analyse par FX des concentrés obtenus par la séparation magnétique sèche des
différentes tranches granulométriques

Classes Dégrée
Intensité Rendement Fet
granulométriques Produits d’extraction
T % %
(mm) (%)
Magnétique 50.98 48.21 68.88
-1+0.500
Non-magnétique 49.02 22.65 31.12
Magnétique 52.17 49.49 74.62
-0.500 +0.250
Non-magnétique 47.83 18.36 25.38
2.4
Magnétique 59.75 52.50 86.27
-0.250 +0.125
Non-magnétique 40.25 12.40 13.73
Magnétique 62.82 54.09 89.30
-0.125+0.063
Non-magnétique 37.18 10.95 10.70
Magnétique 50.47 45.67 64.60
-1+0.500
Non-magnétique 49.53 25.50 35.40
Magnétique 52.44 45.98 68.69
-0.500 +0.250
Non-magnétique 47.56 22.77 31.31
1.9
Magnétique 57.55 48.86 77.33
-0.250+0.125
Non-magnétique 42.45 19.41 22.67
Magnétique 60.33 50.22 79.62
0.125+0.063
Non-magnétique 39.67 19.54 20.38
Magnétique 42.10 43.13 50.89
-1+0.500
Non-magnétique 57.90 30.26 49.11
Magnétique 45.19 44.83 58.55
-0.500 +0.250
Non-magnétique 54.81 26.16 41.45
1.4
Magnétique 53.79 45.02 66.60
-0.250 +0.125
Non-magnétique 48.21 25.19 33.40
Magnétique 54.14 47.11 67.03
0.125+0.063
Non-magnétique 47.86 26.21 32.97

Les résultats des essais de séparation magnétique sur un échantillon total


(-1 +0.063 mm) sont significatifs où la teneur en fer est augmenté de 35.25% à 51.54% avec
une degré d’extraction de 84.52% et un rendement de 57.81% en appliquant un champ
magnétique d’une intensité de 2.4 Tesla.

84
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Tableau IV.5 Analyse par FX des concentrés obtenus par la séparation magnétique sèche de
l’échantillon global

Dégrée
Intensité Rendement
Echantillon Produit Fet d’extraction
(T) (%)
(%)
Magnétique 57.81 51.54 84.52
2.4
Non-magnétique 42.02 12.98 15.48

Magnétique 52.17 49.19 72.80


-1
1.9
+0.063 Non-magnétique 47.83 20.05 27.20

Magnétique 45.25 46.32 59.46


1.4
Non-magnétique 54.75 26.10 40.54
IV.3.3 Analyses statistique des résultats

Afin de confirmer et de vérifier la fiabilité des résultats obtenus pour chaque


expérience, un modèle statistique d'estimation des erreurs d'efficacité de la séparation
magnétique sous différents facteurs a été appliqué.

Les formules utilisées pour ce modèle sont :

Valeur moyenne : ̅ ∑

∑ ̅
Ecart quadratique : √

Erreur limite admissible :


Coefficient de variation moyenne : =̅

Erreur relative : ̅

Valeur moyenne majorée : ̅ ̅

Valeur moyenne minorée : ̅ ̅

Il est noté que présente le coefficient de Student qu’est déterminé en relation avec le
degré de libération (n-1) et la probabilité associé à l’intervalle de confiance (P = 95%) donc

Les résultats de l’analyse statistique de la teneur du minerai de fer obtenus sont


présentés dans les tableaux (VI.6 et 7).

85
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

[Link].6.a Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique d’intensité 2.4 Tesla

Intensité (T) 2.4

Tranche granulométrique (mm) -1 -0.5 -0.25 -0.125

Essai N°=01 48.14 49.25 52.09 54.15

Essai N°=02 48.03 49.73 52.49 54.07

Essai N°=03 48.53 49.41 52.33 53.63

Teneur moyenne 48.23 49.46 52.30 53.95

Ecart quadratique 0.26 0.24 0.16 0.28

Erreur limite admissible 0.35 0.33 0.22 0.38

Coefficient de variation moyenne 0.54 0.48 0.31 0.52

Erreur relative 0.72 0.68 0.42 0.70

Teneur moyenne majorée 48.48 49.79 52.52 54.33

Teneur moyenne minorée 47.88 49.13 52.08 53.57

Nombre d’essais nécessaire 8 8 8 8

[Link].6.b Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique d’intensité 1.9 Tesla

Intensité (T) 1.9

Tranche granulométrique (mm) -1 -0.5 -0.25 -0.125

Essai N°=01 45.83 44.55 48.28 50.09

Essai N°=02 45.67 45.96 48.49 50.21

Essai N°=03 45.33 45.65 48.78 50.60

Teneur moyenne 45.61 45.72 48.52 50.30

Ecart quadratique 0.26 0.21 0.25 0.26

Erreur limite admissible 0.35 0.29 0.34 0.35

Coefficient de variation moyenne 0.57 0.46 0.52 0.52

Erreur relative 0.77 0.64 0.70 0.70

Teneur moyenne majorée 45.96 46.01 48.86 50.65

Teneur moyenne minorée 45.26 44.43 48.18 49.95

Nombre d’essais nécessaire 8 8 8 8

86
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

[Link].6.c Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique d’intensité 1.4 Tesla

Intensité (T) 1.4

Tranche granulométrique (mm) -1 -0.5 -0.25 -0.125

Essai N°=01 42.90 44.65 45.04 47.45

Essai N°=02 43.37 44.80 44.92 47.42

Essai N°=03 43.24 44.95 45.29 47.03

Teneur moyenne 43.17 44.80 45.08 47.30

Ecart quadratique 0.24 0.15 0.19 0.23

Erreur limite admissible 0.33 0.20 0.26 0.31

Coefficient de variation moyenne 0.56 0.33 0.42 0.49

Erreur relative 0.76 0.45 0.58 0.65

Teneur moyenne majorée 43.50 45.00 45.34 47.61

Teneur moyenne minorée 42.84 44.60 44.82 46.99

Nombre d’essais nécessaire 8 8 8 8

[Link].7 Résultats d’analyse statistique de séparation magnétique d’échantillon total

Echantillon -1 +0.063 mm
Intensité (T) 2.4 1.9 1.4
Essai N°1 51.24 49.41 46.25
Essai N°2 51.60 49.52 46.39
Essai N°3 51.33 49.19 46.89

Teneur moyenne 51.39 49.37 46.51

Ecart quadratique 0.19 0.21 0.34

Erreur limite admissible 0.26 0.29 0.46

Coefficient de variation moyenne 0.37 0.41 0.70

Erreur relative 0.50 0.57 0.95

Teneur moyenne majorée 51.65 49.66 46.97

Teneur moyenne minorée 51.13 49.08 46.05

Nombre d’essais nécessaire 8 8 8

87
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

Il est à noter que la condition de fiabilité des résultats est définit pour tous les tests où
l'erreur d'échantillonnage ne dépasse pas trois fois celle de l’écart quadratique (E ≤ 3S).

IV.3.5 Schéma de traitement proposé

Le schéma de traitement de minerai de fer Rouina par le procédé de lavage est


généralement très simple. Les résultats obtenus lors des tests préliminaires d’enrichissement
ont permis d’atteindre les objectifs visés par cette étude pour une utilisation dans l’industrie
sidérurgique avec un coût réduit. On recommande qu’un tel projet puisse être concrétisé au
niveau de la mine de fer de Rouina, et les rejets de ce procédé peuvent faire l’objet d’une
utilisation dans l’industrie cimentière. Le schéma de préparation et d’enrichissement du
minerai est présenté dans la figure IV.12 où α et β sont les teneurs du minerai brut et du
concentré respectivement, γ représente le rendement et I l’intensité du champ magnétique
appliqué.

Alimentation
α = 30.85%
Broyage

+1 mm
Criblage Rejets
-1 mm
Lavage Eau Récupéré

Pré-concentré Boue

Séchage Egouttage
I = 2.4 T
SMHIS Rejets

Concentré Rejets

γ = 62.82% β=54.09%
Industries sidérurgiques

Figure IV.12 Schéma de traitement proposé pour l’enrichissement du minerai de fer de


Rouina

88
Chapitre IV : Etude de valorisation du minerai de fer de Rouina 2019

CONCLUSION

L’observation microscopique des différentes tranches granulométriques après lavage a


montré que la maille de libération est observée dans les fractions (-1+0.5mm),
(0.5+0.25mm), (-0.25+0,125mm) et (-0.125 +0.063 mm).
Les résultats de l’analyse chimique des produits issus de lavage (criblage humide) des
différentes tranches granulométriques, ont montrés une diminution significative du taux
d’alumine, tandis que la teneur en fer est augmentée ce qui confirme l’efficacité de lavage
comme une méthode de traitement préliminaire.
La séparation magnétique à haute intensité par voie sèche a permis d’obtenir un
concentré de bonne qualité. Le meilleur résultat est celui de la fraction (-0.125 +0.063 mm)
avec une intensité du champ magnétique égale à 2.4 Tesla et la teneur en fer est augmentée de
30.85% à 54.09% avec un degré d’extraction et un rendement respectivement à 89.30% et
62.82%.

L’utilisation de la séparation magnétique pour l’enrichissement d’un échantillon


global de tranche (-1 +0.063 mm) a permis d’augmenté la teneur en oxyde de fer de 30.85% à
51.54% avec une dégrée d’extraction de 84.52% et rendement de 57.81% en appliquant un
champ magnétique d’une intensité de 2.4 Tesla.

L’application du modèle statistique a permis d’estimer les erreurs de chaque


expérience afin de vérifier la fiabilité des résultats obtenus par la séparation magnétique du
minerai de fer Rouina. Il est à noter que l’erreur limite admissible qui ne doit pas dépasser
trois fois l’écart type (E ≤3S) est réalisée pour toutes les expériences.

89
Conclusion générale 2019

CONCLUSION GENERALE
En dehors des hydrocarbures, l’exploitation des ressources minière peut contribuer
d’une manière substantielle à la relance économique du pays. L’exploitation des gisements
des minerais de fer apporte une valeur ajoutée pour l’industrie lourde et joue un rôle
significatif dans l’économie nationale.

La mine de Rouina est parmi les plus anciennes mines exploités en Algérie, sa
production en minerai de fer (limonite et goethite) est destinée aux cimenteries de centre et
ouest de l’Algérie, où il est utilisé comme un adjuvant parce qu’il considéré comme pauvre à
cause des teneurs élevés en silice et en alumine.

L’analyse chimique des échantillons a montré que le bilan matière du minerai de fer
dans l’échantillon brut à une teneur de 30.85% de Fet. Ainsi, on remarque la présence élevée
du quartz et d’Alumine respectivement 23.12% et 7.77%. Donc, ce type de minerai de fer
renferme principalement une gangue siliceuse et argileuse.

L’observation par MEB d’une pastille obtenue d’après l’échantillon initial broyé a
montré la composition à l’échelle microscopique des différents éléments tels que Fe, O, Si, Al
et Ca. Concernant l’oxygène, sa présence revient au fait qu’il intervient dans la composition
du l’oxyde de fer, la silice et l’alumine. Selon les diffractogrammes de l’EDX des deux
surfaces scanné par le MEB on observe la présence de Fe et O ce qui prouve la composition
des oxydes de fer. La présence de Si, Al et K en taux élevé prouve la présence des argiles
parmi les composants essentiels de ce minerai. Les pics de Mg et Ca explique la présence
minimale des carbonates.

L’observation microscopique des lames minces a montré la présence du quartz


xénomorphe comme un élément dominant et les nombreux grains se caractérisent par une
extinction ondulante indiquant que le minéral a subit une déformation mécanique. On
remarque aussi la présence de l’hématite et son produit d’altération (limonite) baignant dans
un amas de quartz en plus des rares cristaux de calcite.

L’étude minéralogique effectuée par DRX confirme que la phase minérale observée
est majoritairement l’hématite-quartz-argile, renfermant quelques inclusions de calcite dans
cette matrice.

Selon les résultats de l’analyse chimique des produits issus de lavage (criblage
humide) des différentes tranches granulométriques, une diminution significative du taux
d’alumine après le procédé et une augmentation de la teneur en fer, ce qui confirme
l’efficacité de lavage comme une méthode de traitement préliminaire. Selon les
caractéristiques des rejets (boue de lavage) obtenues par cette méthode les teneurs en fer, SiO2
et Al2O3 sont respectivement : 20.25 Fet, 15.37%, 22.02%. Ces derniers peuvent servir
comme ajout dans l’industrie de cimenterie.

91
Conclusion générale 2019

La séparation magnétique à haute intensité sèche a permis d’obtenir un concentré de


bonne qualité. Le meilleur résultat est obtenu dans la fraction (-0.125 +0.063 mm) avec une
intensité du champ magnétique égale à 2.4 Tesla, la teneur en fer est augmenté de 30.85% à
54.09% avec une degré d’extraction de 89.30% et un rendement de 62.82%.

L’application de la séparation magnétique pour l’enrichissement d’un échantillon


(-1 +0.063 mm) permet d’augmenté la teneur en oxyde de fer de 30.55% à 51.54% avec une
degré d’extraction de 84.52% et un rendement de 57.81% avec une intensité un champ
magnétique de 2.4 Tesla.

L’application du modèle statistique a permis d’estimer les erreurs de chaque


expérience afin de vérifier la fiabilité des résultats obtenus par la séparation magnétique du
minerai de fer Rouina. Il est prouvé que l’erreur limite admissible ne doit pas dépasser trois
fois l’écart type (E ≤ 3S), ce dernier est réalisé pour toutes les expériences.

92
Références bibliographiques 2019

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
A
A. Gosselin, Blackburn, M. Bergeron. (1999). Protocole d’évaluation de la traitabilité des
sédiments, des sols et des boues à l’aide des technologies minéralurgiques

Aslan, N. (2008). Multi-objective optimization of some process parameters of a multi-gravity


separator for chromite concentration. Separation and Purification Technology, 64(2),
237-241.

B
Belash, F. N., & Andreyeva, A. I. (1960). Effect of oxidants and almosferic oxygen on
hematite and magnetite flotation. Gorny Zhurnal, 9.

Bruckard, W. J., Smith, L. K., & Heyes, G. W. (2015). Developments in the physiochemical
separation of iron ore. In Iron Ore (pp. 339-356).

Bureau européen pour la PRIP., (2004). Document de référence sur les meilleures techniques
disponibles pour la gestion des résidus et stériles des activités minières. pp 632

C
CAMPAGNE. (1989-1992). Rapport géologique final sur le gisement de minerai de fer de
ROUINA et saregion

Chaabia, R., Bounouala, M., & Boukelloul, M. L. (2015). A preliminary study on enrichment
of Anini iron ore for use by Algerian metallurgical industry. Mining Science, 22, 201-
213.

Chaurasia, R. C., & Nikkam, S. (2017). Beneficiation of low-grade iron ore fines by multi-
gravity separator (MGS) using optimization studies. Particulate Science and
Technology, 35(1), 45-53.

Chun, T., Long, H., & Li, J. (2015). Alumina-iron separation of high alumina iron ore by
carbothermic reduction and magnetic separation. Separation Science and
Technology, 50(5), 760-766.

Cline, W.A., Rosas, C., 1975. How Marcona floats iron sulphides from magnetite pellet feed
concentrate. World Mining 28, 48–52.

Colom, G. (1955). Jurassic-Cretaceous pelagic sediments of the western Mediterranean zone


and the Atlantic area. Micropaleontology, 1(2), 109-123.

93
Références bibliographiques 2019

Coussy S., (2011). Stabilisation de rejets miniers pollués à l'arsenic à l'aide de sous-produits
cimentaires : étude de l'influence de la cristallochimie sur le risque de mobilisation des
polluants. Thèse doctorat. Université du Québec en Abitibi-Temiscamingue, p 373.

Cuvillier, J. and V. Sacal. (1951). Correlations stratigraphique par microfacies en aquitaine


occidentals. Third World Petroleum Congress publication, E.J. Brill, Leiden,
Netherlands, pl. I-XC, p. 23

D
Das, B., Prakash, S., Das, S. K., & Reddy, P. S. R. (2007). Effective beneficiation of low
grade iron ore through jigging operation. Journal of Minerals & Materials
Characterization & Engineering, 7(1), 27-37.

Dayal, V., & Pan, S. P. S. Recovery of Iron Ore Fines Concentrate from Slime at
Meghahatuburu Mines.

Deer, W.A., Howie, R.A., Zussman, J., 1992. An Introduction to the Rock-Forming Minerals,
second ed. Longman Scientific and Technical, London, 696 p.

Delvasto, P., Ballester, A., Muñoz, J. A., González, F., Blázquez, M. L., & García-Balboa, C.
(2005, November). Exploring the possibilities of biological beneficiation of iron-ores:
The phosphorus problem. In Proceedings of the 15th Steelmaking Conference, 5th
Ironmaking Conference & 1st Environment and Recycling Symposium IAS (pp. 7-10).

Deo, N., & Natarajan, K. A. (1997). Interaction of Bacillus polymyxa with some oxide
minerals with reference to mineral beneficiation and environmental control. Minerals
Engineering, 10(12), 1339-1354.

Deo, N., & Natarajan, K. A. (1998)a. Studies on interaction of Paenibacillus polymyxa with
iron ore minerals in relation to beneficiation. International Journal of Mineral
Processing, 55(1), 41-60.

Deo, N., & Natarajan, K. A. (1998)b. Biological removal of some flotation collector reagents
from aqueous solutions and mineral surfaces. Minerals engineering, 11(8), 717-738.

Deo, N., & Natarajan, K. A. (1999). Role of corundum-adapted strains of Bacillus polymyxa
in the separation of hematite and alumina. Minerals and Metallurgical Processing,
16(4), 29-34.

Deo, N., Natarajan, K. A., & Somasundaran, P. (2001). Mechanisms of adhesion of


Paenibacillus polymyxa onto hematite, corundum and quartz. International Journal of
Mineral Processing, 62(1-4), 27-39.

94
Références bibliographiques 2019

Douaoui. A, Hartani. T et Lakehal. M. (2006). La salinisation dans la plaine du Bas-Cheliff :


acquis et perspectives. Economie d’eau dans en systèmes IRigués au Maghreb,
deuxième atelier régional du projet Sirma, Marrakech, Maroc. p 1-3

Dwari, R.K., Rao, D.S., Reddy, P.S.R. (2013). Magnetic separation studies for a low grade
siliceous iron ore sample. Int. J. Min. Sci. Technol. 23, 1–5

Dyrenforth, W. P. (1957, October). Electrical concentration of iron ore. In AIME Annual


Meeting (pp. 192-95).

E
Edwards, C.I., Fisher-White, M.J., Lovel, R.R., Sparrow, G.J., 2011. Removal of phosphorous
from Australian iron ores. In: Iron Ore 2011. The Australasian Institute of Mining and
Metallurgy, Melbourne, pp. 403–412.

Edwards, R. and Atkinson, K. (1986) Ore Deposit Geology and its influence on mineral
exploration. p. 779. Chapman and Hall, London

F
F. Satoshi, (2002) Magnetic separation method for continuous separation process, J. Cryog.
Soc. Jpn. 37: 321–327.

Ferenczi, P. (2001) Iron ore, manganese and bauxite deposits of the Northern Territory.
Northern Territory Geological Survey, Report 13, December 2001. pp. 13-41.
Government Printer of the Northern Territory, Darwin

Fisher-White, M.J., Lovel, R.R., Sparrow, G.J., Washington, B.M., 2013. Effect of
temperature on removal of phosphorus from Australian goethitic iron ores. In: Iron Ore
2013. The Australasian Institute of Mining and Metallurgy, Melbourne, pp. 373–380.

G
Gillet, G. (2003). Séparation magnétique à basse et haute intensité. Ed. Techniques Ingénieur.

GLANGEAUD, L. (1932). Etude géologique de la région littorale de la province d’Alger.


Thèse Bordeaux BULL ServGéol Algérie, Numéro 8.

Glembotsky, V. A. (1961). Reagents for iron flotation. Gorny Zhurnal, 5.

Gosselin A., Blackburn D., Bergeron M., (1999).Protocole D’évaluation De La Traitabilité


Des Sédiments, Des Sols Et Des Boues A L’aide Des Technologies Minéralurgiques.
SainteFoy, Canada, pp 148.

95
Références bibliographiques 2019

Gross, G.A. (1970) Nature and occurrence of iron ore deposits: in United Nations,
Department of Economic and Social Affairs (eds) Survey of world iron ore resources,
occurrence and appraisal. pp. 13-31. United Nations, New York

Gross, G.A. (1993) Industrial and genetic models for iron ore in iron-formations: in Kirkham
RV, Sinclair WD, Thorpe RI and Duke JM (eds.) ‘Mineral Deposit Modeling.’ Special
Paper 40. pp. 151-170. Geological Association of Canada

H
Harry, K. Harold, L.J. and Donald, G.E. (1973) Iron, in United States Mineral Resources, US
Geological Survey, Professional Paper 820, pp. 298-299

Hitzman, M.W., Oreskes, N. and Einaudi, M. (1992) Geological characteristics and tectonic
setting of Proterozoic iron oxide (Cu-U-Au-REE) deposits. Precambrian Research 58.
pp. 241-287. Elsevier Science B.V. Amsterdam, The Netherlands

Howard, L.H. (ed.) (1987) Society for Mining, Metallurgy and Exploration, Mining
Engineering Handbook, 2nd ed., vol. 1. p. 212. American Institute of Mining,
Metallurgical and Petroleum Engineers. New York

I
Idres, A., Bouhedja, A., Bounouala, M., & Benselhoub, A. (2016). New method of
electrostatic separation of the oxidized iron ore. Mining Science, 23, 33-41.

Iwasaki, I., 1999. Iron ore flotation—historical perspective and future prospect. In: Parekh,
B.K., Miller, J.D. (Eds.), Advances in Flotation Technology. SME, Littleton, pp. 231–
243.

J
J. L .Pineau. (1996). Application des techniques séparatives à l’échantillonnage des solides à
faibles teneurs en vrac, Les techniques-Mines et Carrières

Jacques C., 2013. Pré-5e édition Index. Le savoir…fer Glossaire du Haut-Fourneau.


[Link]

Jang, K.O., Nunna, V.R.M., Hapugoda, S., Nguyen, A.V., Bruckard, W.J. (2014). Chemical
and mineral transformation of a low grade goethite ore by dehydroxylation, reduction
roasting and magnetic separation. Miner Eng. 60:14–22.

Joseph J. P. (2007). Use of iron ore in agglomeration, blast furnace and alternative
ironmakingprocesses, AJM Global Iron Ore & Steel Forecast Masterclass B, 27th,
Perth, Australia.

96
Références bibliographiques 2019

Joseph J. Poveromo. (1999). The Making, Shaping and Treating of Steel, 11th Edition,
Ironmaking Volume, Editor: D. Wakelin, The AISE Steel Foundation, Pittsburgh, Pa.
pp 593-599.

K
Kennedy, B.A. (1990) Surface Mining, Society for Mining, Metallurgy and Exploration Inc.
2nd Edition. pp. 48-60. Port City Press. Baltimore, Maryland

Kihlstedt, P. G. (1958). Flotation of hematite ores with tall oil emulsions. In Progress in
Mineral Processing--Proc. 4th Int. Mineral Process. Congress. Almquist & Wiksell,
Stockholm (pp. 559-576).

Kimberley, M.M. (1989) Nomenclature for iron formations. Ore Geology Reviews 5. pp. 1-12

Kirreche.O. (1977). Etude géologique et structurale des massifs à schistosités du Chélif.


Thèse en vue d’obtenir le grade de docteur de troisième cycle. p 45-46

Kirreche.O. (1993) Evolution géodynamique de la marge tellienne des maghrébides d’après


l’étude du domaine parautochtone schistosé (massif de chelif et d’oranie, de Blida-Bou
Maad, des Babor et Bibane). Thèse en vue de l’obtention de diplôme doctorat en
sciences. USTHB. p 109-113

Klemic, H., James, H.L. and Eberlein, D.G. (1973) Iron: in Brobst D.A. and Pratt W.P. (eds)
‘United States Mineral Resources.’ US Geological Survey Professional Paper 820, 291-
306

Kokal, M., Harold, R., Singh, M., Mahendra, P., Naydyonov, M., & Vladimir, A. (2003).
Removal of Phosphorus from Lisakovsky Iron Ore by a Roast‐ Leach Process.
Electrometallurgy and Environmental Hydrometallurgy, Volume 2, 1517-1530.

L
LEPVRIER. C. et MAGNÉ J. (1975). Le Néogène« postnappes » du Tell septentrional à
l’Ouestd’Alger. Bulletin de la Société géologique France 7, XVII (4) : 612-619

Levintov, B.L., Mirko, V.A., Kantemirov, M.D., Klimushkin, A.N., Naidenov, V.A., Bobir,
A.V., 2007. Structure of oolitic brown iron ores and their influence on the
thermochemical enrichment of Lisakovsk concentrates. Steel Transl. 37 (8), 681 685.

LI, G. H., LIU, M. D., JIANG, T., ZHOU, T. H., & FAN, X. H. (2009). Mineralogy
characteristics and separation of aluminum and iron of high-aluminum iron ores
[J]. Journal of Central South University (Science and Technology), 5, 1165-1171.

97
Références bibliographiques 2019

Li, G. H., Zhou, T. H., Liu, M. D., Jiang, T., & Fan, X. H. (2008). Novel process and
mechanisms of aluminum-iron separation of high-aluminum limonite ore. The Chinese
Journal of Nonferrous Metals, 18(11), 2087-2093.

Li, G., Jiang, T., Liu, M., Zhou, T., Fan, X., & Qiu, G. (2010). Beneficiation of high-
aluminium-content hematite ore by soda ash roasting. Mineral Processing & Extractive
Metallurgy Review, 31(3), 150-164.

Liming, Lu. (2015). Iron Ore Mineralogy, Processing and Environmental Sustainability.
Elsvier, pp 284-285

Liu, H., Gu, G., & Xu, Y. (2011). Surface properties of pyrite in the course of bioleaching by
pure culture of Acidithiobacillus ferrooxidans and a mixed culture of Acidithiobacillus
ferrooxidans and Acidithiobacillus thiooxidans. Hydrometallurgy, 108(1-2), 143-148.

Lovel, R. R., Sparrow, G. J., & Fisher-White, M. J. (2015). Developments in chemical


separation of iron ore. In Iron Ore (pp. 357-372).

M
Ma, M., 2010. Role of hydrolysable metal cations in starch–kaolinite interactions. Int. J.
Miner. Process. 97, 100–103.

Ma, M., 2011a. Flotation mechanism of kaolinite under reverse cationic flotation conditions.
In: Advances in Environmental Research, vol. 12. Nova Science, New York, pp. 197–
206.

Ma, M., 2011b. Effect of a low-molecular weight polyacrylic acid on the coagulation of
kaoliniteparticles. Int. J. Miner. Process. 99, 17–20.

Ma, M., 2011c. The dispersive effect of sodium silicate on kaolinite particles in process
water: implications for iron ore processing. Clay Miner. 59, 233–239

Ma, M., 2011d. Enhancement of hematite flocculation in the hematite-starch-(low molecular-


weight) polyacrylic acid system. Ind. Eng. Chem. Res. 50, 11950–11953.

Ma, M., 2012. The significance of dosing sequence in the flocculation of hematite. Chem.
Eng. Sci. 73, 51–54.

Ma, M., Bruckard, W.J., Holmes, R., 2009. Effect of collector, pH and ionic strength on the
cationic flotation of kaolinite. Int. J. Miner. Process. 93, 54–58.

Ma, M., Bruckard, W.J., McCallum, D., Ma, M., Bruckard, W.J., McCallum, D., Ma, M.,
Bruckard, W.J., McCallum, D., 2010. Adsorption of starch on kaolinite surfaces. In:
Proceedings XXV International Mineral Processing Congress, Brisbane, September.

98
Références bibliographiques 2019

Ma, X., & Bruckard, W. J. (2010). The effect of pH and ionic strength on starch–kaolinite
interactions. International Journal of Mineral Processing, 94(3-4), 111-114.

Manouchehri, H. R., Rao, K. H., & Forssberg, K. S. E. (2000). Review of electrical separation
methods. Mining, Metallurgy & Exploration, 17(1), 23-36.

Matías Migueland, Salvarredy Aranguren. (2008). Contamination en métaux lourds des eaux
de surface et des sédiments du Val de Milluni (Andes Boliviennes) par des déchets
miniers. Approches géochimique, minéralogique et hydrochimique, en vue de
l'obtention du Doctorat de l’université de TOULOUSE, pp 489

Messai, A., Idres, A., & Benselhoub, A. (2018). Mineralogical characterization of limonitic
iron ore from the Rouina mine, Ain Defla (Algeria). Journal of Geology, Geography and
Geoecology, 27(2), 305-315.

Mineral Information Institute (2006) "Iron ore - Hematite, Magnetite & Taconite". [online]
Mineral Information Institute (MII). Available from:
<[Link] [Accessed 7 April 2010].

Mohanty, S., & Das, B. (2010). Optimization studies of hydrocyclone for beneficiation of iron
ore slimes. Mineral Processing & Extractive Metallurgy Review, 31(2), 86-96.

Morar, R., Iuga, A., Cuglesan, I., Muntean, O., & Dascalescu, L. (1999). Iron ore
beneficiation using roll-type high-intensity electric field separators. IEEE Transactions
on Industry Applications, 35(1), 218-224.

Morgan, D. G., & Bronkala, W. J. (1991). The Selection and Application of Magnetic
Separation Euipment. Part I. Physical Separation in Science and Engineering, 3(1), 5-
16.

N
Naik, P. K. (2002). Quantification of induced roll magnetic separation of mineral sands.
Scandinavian journal of metallurgy, 31(6), 367-373.

Natarajan, K. A. (2009). Microbial aspects of environmentally benign iron ore beneficiation.


In Proc. Iron Ore Conference, (pp. 27-29).

Nayak, N. P., & Pal, B. K. (2013). separation behaviour of iron ore fines in Kelsey centrifugal
jig. Journal of Minerals and Materials Characterization and Engineering, 1(03), 85.

Norman N.G. and Alan E. (eds.) (1997) Chemistry of the Elements 2nd ed. pp. 10-386
Butterworth–Heinemann. Oxford.

99
Références bibliographiques 2019

Nummela, W., Iwasaki, I., (1986). Advances in Mineral Processing: A Half Century of
Progress in Application of Theory to Practice. Iron ore flotation. In: Somasundaran, P.
(Ed.), SME, Littleton, pp. 308–342.

Nunes, A.P.L., Peres, A.E.C., Araujo, A.C., Valadão, G.E.S., 2011. Electrokinetic properties
of wavellite and its floatability with cationic and anionic collectors. J. Colloid Interface
Sci. 361, 632–638.

Nunes, A.P.L., Pinto, C.L.L., Valadão, G.E.S., Viana, P.R.M., 2012. Floatability studies of
wavellite and preliminary results on phosphorus removal from a Brazilian iron ore by
froth flotation. Miner. Eng. 39, 206–212.

P
Perrodon, A. (1957). Etude géologique des bassins néogènes sublittoraux de l'Algérie
occidentale (Doctoral dissertation).STGAT/ USTHB. Alger

Petruk, W. (2000) Applied Mineralogy in the Mining Industry, 1st ed., p. 151. Elsevier
Science B.V. Amsterdam, The Netherlands

Pierre BLAZY, Robert JOUSSEMET., (2005). Concentration par gravité, Différentes


technologies. Ed. Techniques Ingénieur.

Pierre SALESSE. (1989). Élaboration et recyclage des métaux, Minerais et fondants,


Technique de l’Ingénieur M 7 040. pp 1-2

Pollard, P.J. (ed.) (2000) Evidence of a magmatic fluid and metal source for Fe-oxide Cu-Au
mineralisation: in Porter TM Hydrothermal iron-oxide copper-gold and related ore
deposits: a global prospective. Australian Mineral Foundation, Adelaide, pp. 27-41

Porter, T.M. (2000) Hydrothermal iron-oxide copper-gold and related ore deposits: in Porter,
T.M. Hydrothermal iron-oxide copper-gold and related ore deposits: a global
prospective. Australian Mineral Foundation, Adelaide, pp. 3-5

Poveromo J. J. (1999). Chapter 8: Iron Ores. International, Quebec Cartier Mining Company,
p 96.

Pradhan, N., Das, B., Gahan, C. S., Kar, R. N., & Sukla, L. B. (2006). Beneficiation of iron
ore slime using Aspergillus niger and Bacillus circulans. Bioresource technology,
97(15), 1876-1879.

Pradip, R. S., Sankar, T. A. P., & Khosla, N. K. (1993). Beneficiation studies on alumina-rich
Indian iron ore slimes using selective flocculants and flotation collectors. In XVIII
International Mineral Processing Congress (pp. 1289-1294). Australia: Sydney.

R
100
Références bibliographiques 2019

R. M. Cornell, U. Schwertmann. (2003). The iron oxides, structure, properties, reactions,


occurences and uses. John Wiley and Sons. 2nd Edition.

RAACH Khadidja. (2010). Contribution à l'étude géologique et gîtologique des


minéralisations ferrifères du massif de ROUINA Bassin du Chelif, Mémoire en vue de
l’obtention de diplôme d’Ingénieur d’Etat en Géologie de l’université de USTHB

Raghukumar, C., Tripathy, S. K., & Mohanan, S. (2012). Beneficiation of Indian high
alumina iron ore fines–a case study. International Journal of Mining Engineering and
Mineral Processing, 1(2), 94-100.

Rao, G. V., Markandeya, R., & Kumar, R. (2017). Modeling and Optimisation of
Multigravity Separator for Recovery of Iron Values from Sub Grade Iron Ore Using
Three Level Three Factor Box Behnken Design. International Journal of Mineral
Processing and Extractive Metallurgy, 2(4), 46.

Rao, G. V., Markandeya, R., & Sharma, S. K. (2016). Recovery of Iron Values from Iron Ore
Slimes of Donimalai Tailing Dam. Transactions of the Indian Institute of Metals, 69(1),
143-150.

Rath, R. K., & Singh, R. (2007). Gravity Concentration of Iron Ore. In: Processing of Iron
Ore. pp 74-87

Robb, L. (2004) Introduction to ore-forming processes. Black Well Scientific Publication,


Oxford. pp 247-266

Roy, S. (2009). Recovery improvement of fine iron ore particles by multi gravity separation.
The Open Mineral Processing Journal, 2(14), 17-30.

S
S. Prakash, B. Das, J.K. Mohanty, R. Venugopal. (1999). The recovery of fine iron minerals
from quartz and corundum mixtures using selective magnetic coating, Int. J. Miner.
Process. 57: 87–103.

S.A. Elmquist and R.H. Behrendt.(1994). Autogenous Mill Capacity Improvement at


Hibbing Taconite Company, 67th AIME Proceeding, Minnesota Section, Duluth

Selim, K. A., & Rostom, M. (2018). Bioflocculation of (Iron oxide–Silica) system using
Bacillus cereus bacteria isolated from Egyptian iron ore surface. Egyptian Journal of
Petroleum, 27(2), 235-240.

Sharma, J., Sharma, T., & Mandre, N. R. (2015). Processing of Goethitic Iron Ore Fines.
Journal of The Institution of Engineers (India): Series D, 96(2), 143-149.

101
Références bibliographiques 2019

Su, F., Hanumantha Rao, K., Forssberg, K.S.E., Samskog, P.O., 1998. Dephosphorization of
magnetite fines—part 2: influence of chemical variables on flotation kinetics. Trans.
Inst. Min. Metall. C: Miner. Process. Extr. Metall. 107, C103–C110.

Svoboda J. (1987b). Development in mineral processing. Elsevier Science Publishers,


Amsterdam, BV. Vol. 8. pp 692.

Svoboda, J. (1986). Application of high-gradient magnetic separation. Physical Separation in


Science and Engineering, 2(2), 51-68.

Svoboda, J. (1987a). Magnetic methods for the treatment of minerals. Elsevier Science
Publishers, P. O. Box 330, 1000 AH Amsterdam, The Netherlands.

Svoboda, J. (2004). Magnetic techniques for the treatment of materials. Springer Science &
Business Media.

Svoboda, J., & Fujita, T. (2003). Recent developments in magnetic methods of material
separation. Minerals Engineering, 16(9), 785-792.

T
Taylor, D., Dalstra, H.J., Harding A.E., Broadbent G.C. and Barley M.E. (2001) Genesis of
high-grade hematite ore bodies of the Hamersley province, Western Australia.
Economic Geology 96 (4). pp. 837-873

Tripathy, S. K., & Suresh, N. (2017). Influence of particle size on dry high-intensity magnetic
separation of paramagnetic mineral. Advanced Powder Technology, 28(3), 1092-1102.

Tripathy, S. K., Banerjee, P. K., & Suresh, N. (2014). Separation analysis of dry high
intensity induced roll magnetic separator for concentration of hematite fines. Powder
Technology, 264, 527-535.

U
UREG/ENDMC. (1993). Rapport final de l’étude sur le gisement de Rouina

US Environmental Protection Agency, EPA 530-R-94-030. (August 1994). Technical


Resource Document, Extraction and Beneficiation of Ores and Minerals. Office of Solid
Waste, Special Waste Branch 401 M Street, SW Washington, DC 20460. Vol 3.

V
Van Houten, F.B. and Hou, H.F. (eds.) (1990) Stratigraphic and palaeogeographic distribution
of Palaeozoic oolitic ironstones: in McKerrow WS and Scotese CR ‘Palaeozoic
Palaeogeography and Biogeography.’ Geological Society Memoir 12, pp. 87-93.

102
Références bibliographiques 2019

Vidyadhar, A., & Singh, R. (2007). Froth Flotation and its Application to Concentration of
Low Grade Iron Ores.

X
Xiong, D., Lu, L., & Holmes, R. J. (2015). Developments in the physical separation of iron
ore: magnetic separation. In Iron Ore (pp. 283-307)

Y
Yang, D. C., Bozzato, P., & Ferrara, G. (2003). Iron ore beneficiation with packed column jig.
Journal of Minerals and Materials Characterization and Engineering, 2(01), 43.

103
RESUME. La mine de fer de Rouina est la plus ancienne exploitée en Algérie depuis 1906. La mine exploite le minerai de fer
qui est destiné à l’alimentation des cimenteries de l’Ouest et centre du pays, ce dernier n’a pas fait l’objet d’une étude approfondie. Une
recherche est menée sur la caractérisation physico-chimique et minéralogique afin d’identifié la composition chimique et les interactions
entre les différents minéraux d’une part et la réduction des impuretés argileuses contenues dans le minerai afin d’obtenir un concentré
répondant aux exigences des différents consommateurs telles que la sidérurgie, l’industrie des pigments…etc. d’autre part. Une étude sur la
caractérisation physico-chimique et minéralogique est menée sur des échantillons représentatifs prélevés sur le site. Les analyses sont portées
sur la Fluorescence X (FX), Diffraction à Rayons X, Infrarouge (IR) et Microscopie Electronique à Balayage (MEB), ainsi que l’analyse
microscopique et des lames minces. Cette étude a permis de montrer que le minerai est du type hématitique à gangue argilo-siliceuse. Un
prétraitement par lavage est réalisé sur des échantillons de minerai de fer de Rouina, permettant ainsi d’obtenir un pré-concentré de teneur en
fer égale à 38.05% tandis que la teneur en alumine Al2O3 est réduite jusqu’à 1.53%. Les résultats obtenus par ce procédé sont satisfaisants.
L’analyse de la composition chimique de la boue ainsi obtenue par le procédé de lavage a permis d’obtenir un produit d’une teneur de
20.25% Fet et 22.02% Al2O3. Le traitement du pré-concentré de la tranche granulométrique -0.125 + 0.063 mm par la séparation magnétique
à haute intensité par voie sèche (SMHIS) avec une intensité du champ égale à 2.4 Tesla, permet d’obtenir un concentré d’une teneur en fer de
54.09%, avec un degré d’extraction de 84.52% et rendement de 57.81%. L'application d'un modèle statistique a permis d'estimer les erreurs
de chaque expérience afin de vérifier la fiabilité des résultats obtenus par séparation magnétique à haute intensité et sèche du minerai de fer
Rouina.
Mots clés : Rouina, Minerai de fer, limonite, lavage, séparation magnétique

ABSTRACT. The Rouina deposit is one of oldest mine in Algeria since 1906 and because of the low grade of extracted
materials, it is intended for cement plants in the west and center of the country, yet there is no detailed study has been performed. The
research focuses on the physico-chemical and mineralogical characterization in order to identify the interactions between different
components and to reduce the clays ratio contained in the raw material extracted in order to obtain a high grade concentrate that meets the
requirements of industries; such as steel industry, pigments production…etc. Characterization is carried out in representative samples taken
from Rouina including techniques of X-Ray Fluorescence (XRF), X-Ray Diffraction (XRD), Scanning Electron Microscopy (SEM), and
Infrared (IR) in addition to microscopic analysis and thin sections. This study has been shown that studied ore is hematite type with clayey-
siliceous gangue. Washing (wet sieving) has been applied as a preliminary enrichment method in order to reduce the alumina content
(Al2O3); the results obtained from the chemical analysis (after the washing process) has demonstrated an increase of iron content on the one
hand and decreasing of alumina percentage on the other hand. Analysis of the chemical composition of the sludge obtained by the washing
process yielded a product with a content of 20.25% FeTotal and 22.02% Al2O3. The treatment of different size fractions and total sample issues
of washing process by dry high intensity magnetic separation (DHIMS) improved the quality of iron ore assaying 54.09% Fetotal, with a
extraction degree of 89.30% and a yield equal to 62.82% under the following conditions: the range size of particles [-0.125 +0.063 mm] with
a magnetic field intensity equal to 2.4 Tesla. A statistical model is also adopted to estimate the errors of each experiment in order to verify
the reliability of the results obtained by dry high intensity magnetic separation of Rouina iron ore.
Keywords: Rouina, iron ore, washing, magnetic separation, statistical model.

‫زى دساسزٓب‬ٚ ‫ غشة ٔ ٔسط انجالد ٔ ألَٓب نى‬ٙ‫ يصبَع اإلسًُذ ف‬ٙ‫خ انًسزخشخخ يُّ ف‬ٛ‫ اندضائش ٔ رسزخذو انًبدح األٔن‬ٙ‫ُخ ٔاحذا يٍ أقذو انًُبخى انًسزغهخ ف‬ٚٔ‫عزجش يُدى انش‬ٚ .‫ملخص‬
‫ٍ يخزهف انًكَٕبد‬ٛ‫ ٔ انزشاثط ث‬ٙ‫بئ‬ًٛٛ‫ت انك‬ٛ‫ذ انزشك‬ٚ‫ذ انًسزخشج يٍ انًُدى يٍ أخم رحذ‬ٚ‫خ نهحذ‬َٛ‫خ ٔانًعذ‬ٛ‫بئ‬ًٛٛ‫خ ٔ انك‬ٛ‫بئ‬ٚ‫ض‬ٛ‫شركض عهٗ دساسخ انخصبئص انف‬ٚ ‫م فٓزا انجحث‬ٛ‫ثبنزفص‬
‫ إَزبج‬، ‫ يزطهجبد انصُبعبد انًخزهفخ يثم صُبعخ انصهت‬ٙ‫ذح رهج‬ٛ‫خ خ‬ٛ‫ّ يٍ أخم انحصٕل عهٗ يعذٌ رٔ َٕع‬ٛ‫م َسجخ انشٕائت انًٕخٕدح ف‬ٛ‫ذح ٔانشٕائت) يٍ خٓخ ٔ رقه‬ٛ‫(انًعبدٌ انًف‬
‫خ‬ُٛٛ‫ٕد األشعخ انس‬ٛ‫ ح‬، (XRF) ‫خ‬ُٛٛ‫خ رشًم االسزشعبع ثبألشعخ انس‬َٛ‫خ ٔيعذ‬ٛ‫بئ‬ًٛٛ‫خ ك‬ٛ‫بئ‬ٚ‫ض‬ٛ‫م ف‬ٛ‫ٓب رحبن‬ٛ‫ذ عه‬ٚ‫ُخ ٔ أخش‬ٚٔ‫ُبد يٍ يُدى انش‬ٛ‫ رى أخز ع‬.ٖ‫ انخ يٍ خٓخ أخش‬... ‫األصجبغ‬
‫ذ‬ٚ‫ ٔ قذ أظٓشد ْزِ انذساسخ أٌ خبو انحذ‬.‫قخ‬ٛ‫م انًدٓش٘ ٔاألقسبو انشق‬ٛ‫( ثبإلظبفخ إنٗ انزحه‬IR) ‫ األشعخ رحذ انحًشاء‬، (SEM) ‫ انًبسح‬َٙٔ‫كشٔسكٕة اإلنكزش‬ًٛ‫ ان‬،(XRD)
‫( ؛ ٔقذ أظٓشد‬Al2O3) ‫ٕو‬ُٛ‫ذ األنٕي‬ٛ‫ط َسجخ أٔكس‬ٛ‫خ يٍ أخم رخف‬ٛ‫قخ يعبندخ أٔن‬ٚ‫ رى اسزخذاو انغسم (انغشثهخ ثبنًبء) كطش‬.‫خ‬ُٛٛ‫ذ يع ٔخٕد انشٕائت انط‬ٛ‫ًبر‬ٛٓ‫انًذسٔط ْٕ يٍ َٕع ان‬
‫خ‬ٛ‫بئ‬ًٛٛ‫جخ انك‬ٛ‫م انزشك‬ٛ‫ رحه‬.ٖ‫خ أخش‬ٛ‫ٕو يٍ َبح‬ُٛ‫ذ األنٕي‬ٛ‫خ ٔاَخفبض َسجخ أٔكس‬ٛ‫ذ يٍ َبح‬ٚ‫بدح يحزٕٖ انحذ‬ٚ‫خ انغسم) ص‬ٛ‫ (ثعذ عًه‬ٙ‫بئ‬ًٛٛ‫م انك‬ٛ‫ٓب يٍ انزحه‬ٛ‫ رى انحصٕل عه‬ٙ‫انُزبئح انز‬
‫ رًذ يعبندخ األخضاء انًخزهفخ‬.(Al2O3)‫ٕو‬ُٛ‫ذ األنٕي‬ٛ‫ يٍ أٔكس‬٪00.20 ٔ(FeTotal)‫ذ‬ٚ‫ يٍ انحذ‬٪02.02 ٗ‫حزٕٖ عه‬ٚ َّ‫م أثجذ أ‬ٛ‫خ انغس‬ٛ‫ّ ثٕاسطخ عًه‬ٛ‫نهٕحم انز٘ رى انحصٕل عه‬
ٍ‫ ي‬٪25,20 ‫ذ ثُسجخ‬ٚ‫ذح يٍ خبو انحذ‬ٛ‫خ خ‬ٛ‫دخ انحصٕل عهٗ َٕع‬ٛ‫( ٔ كبَذ انُز‬DHIMS) ‫خ‬ٛ‫ اندبف رٔ انكثبفخ انعبن‬ٙ‫س‬ٛ‫خ انغسم ثٕاسطخ انفصم انًغُبط‬ٛ‫خ نعًه‬ٛ‫ُخ انكه‬ٛ‫انحدى انع‬
.‫ رسال‬0.5 ٘ٔ‫ رسب‬ٙ‫س‬ٛ‫ يى] ٔ شذح انًدبل انًغُبط‬2.2.0+ 2.502-[ ‫ئبد‬ٚ‫ حدى اندض‬:‫خ‬ٛ‫ رحذ انششٔط انزبن‬٪28,25 ‫عبدل‬ٚ ‫ ٔ يشدٔد‬٪25,20 ‫( ثذسخخ اسزخشاج ثهغذ‬FeTotal)‫ذ‬ٚ‫انحذ‬
‫ذ نًُدى‬ٚ‫ انكثبفخ يٍ خبو انحذ‬ٙ‫ اندبف عبن‬ٙ‫س‬ٛ‫ٓب ثبنفصم انًغُبط‬ٛ‫ رى انحصٕل عه‬ٙ‫خ انُزبئح انز‬ٛ‫ش أخطبء كم ردشثخ يٍ أخم انزحقق يٍ يٕثٕق‬ٚ‫ ثزقذ‬ٙ‫ق انًُٕرج اإلحصبئ‬ٛ‫سًح رطج‬
.‫ُخ‬ٚٔ‫انش‬
.ٙ‫ ًَٕرج إحصبئ‬، ٙ‫س‬ٛ‫ فصم يغُبط‬، ‫م‬ٛ‫ غس‬، ‫ذ‬ٚ‫ خبو انحذ‬، ‫ُخ‬ٚٔ‫ انش‬:‫الكلمات المفتاحية‬

Vous aimerez peut-être aussi