Mémoire
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Impact socio-économique des microcrédit octroyés aux marchands de la ville de Goma par la mecre-
katindo. Cas des marchands du marché Alanine de 2013 à 2015. ( Télécharger le fichier original )
« ESU »
INSTITUT SUPERIEUR TECHNIQUE ET SOCIAL
ISTS /Goma
BP:169Goma
par la MECRE-KATINDO.
De 2013 à 2015.
Par
Assistant
Année académique 2015 - 2016
EPIGRAPHE
« Mon expérience personnelle m'a donné une foi inébranlable en la créativité des êtres humains. J'en
suis venu à penser qu'ils ne sont pas nés pour souffrir de la faim et de la misère. S'ils en souffrent
aujourd'hui, comme ils l'ont fait dans le passé, c'est que nous détournons les yeux de ce problème. Je
suis profondément convaincu que nous pouvons débarrasser le monde de la pauvreté si nous avons la
volonté. Le crédità lui seul, ne saurait mettre fin à la pauvreté. C'est seulement l'un des issues qui
permettent d'échapper à la misère. »
Muhammad YUNNUS
II
DEDICACE
A mes chers parents KIKA KABOVU MACKY et BITONDO SANGANYI pour m'avoir gardé et conduit sur le
chemin de l'école ; Que le très haut vous comble de ses bénédictions.
A mes frères et soeurs, pour avoir accepté mon absence à certains travaux en privilégiant mes études ;
A mes oncles, tantes, cousins et cousines pour l'accompagnement moral et financier depuis nos
premiers pas à l'école jusqu'à ce jour ;
A l'assemblée chrétienne de Goma/Ndosho, voici les fruits de vos prières ; Que ce présent travail soit le
miroir qui traduit vos efforts à sa réalisation.
LUANGA BYAMUNGUJEREMIE
III
REMERCIEMENT
Jamais l'homme ne se suffit à lui seul, il ne peut accomplir une oeuvre sans soutien de son entourage.
C'est ainsi qu'il serait ingrat de passer sous silence ceux qui se sont donnés courage de nous assister
pour la réalisation de cette tâche, qui n'est pas les fruits de nos efforts personnel mais plutôt l'apport
cumulé de plusieurs personnes auxquelles nous devons une reconnaissance profonde. Mais avant toute
chose nous rendons grâce à Dieu le seul Maître de l'univers et meilleur acteur pour le souffle de vie qu'il
nous accorde durant notre existence.
Nous adressons nos remerciements aux autorités académiques et scientifiques de l'ISTS/Goma, à tous
les professeurs, chefs des travaux, et assistants chargés des cours dans notre département de
Développement Communautaire pour les enseignements de qualité dont nous avons été bénéficiaires.
Nos remerciements vont droit à l'assistant CELESTIN NTABASHA, qui malgré ses lourdes tâches a accepté
la direction de ce travail dès sa phase de conception jusqu'à son toilettage final.
Il serait ingrat de ne pas avouer nos sincères reconnaissances à JONATHAN MUKOBELWA et sa chère
épouse LEONTINE BUNGILILA et CLEMENT BITAMUSA qui ont accepté de se sacrifier corps et âme,
malgré nos délicatesses et le moment critique que traverse notre pays en fin de faciliter le parcours de
ce trois ans ainsi que la réalisation de ce travail.
Nos remerciements s'adressent à tous nos collègues, camarades de luttes et nos amis avec qui nous
avons partagé les moments de joie et de souffrance.
Enfin, que toutes les personnes qui, de près ou de loin ont contribué à la réussite de ce travail, soient
abondamment bénies.
LUANGA BYAMUNGUJEREMIE
iv
% : pourcentage
$ : Dollar américain
AC : Agent de Crédit
AG : Assemblée Générale
AG : Administration Générale
BM : Banque Mondiale
C : consommation
CA : Conseil d'Administration
CAB : Cabinet
CC : Commission de Crédit
CS : Conseil de Surveillance
FC : Franc Congolais
JC : Jésus Christ
KG : Kilogramme
MFVSD : Micro-Finance de Vision Sociale pour le Développement
N° : Numéro
PT : Prix Total
PU : Prix Unitaire
Qté : Quantité
RDC : République Démocratique du Congo
R : Revenue
Sal : salaire
vi
Tableau n°5 : Avis des enquêtés sur le nombre des personnes à leur charge 41
Tableau n°8 : avis des enquêtés sur les avantages de l'obtention de crédit 42
Tableau n°9 : avis des enquêtes sur l'existence des difficultés de l'obtention de crédit
Tableau n°10 : les difficultés qu'ils ont connues lors de la première obtention de
crédit 43
Tableau n°11 : Avis des enquêtes sur l'existence des difficultés au moment de
remboursement 44
Tableau n°17 : Avis des enquêtés sur leur nombres d'enfants scolarisés 46
Tableau n°18 : Avis des enquêtés sur le nombre des kg ou des murongo qu'il
Tableau n°19 : Avis des enquêtés sur la somme d'argent dépensés par jour pour les
besoins alimentaire 48
Tableau n°20 : Avis des enquêtés sur leur capacité financière d'accès aux soins de
santé 48
Tableau n°21 : Avis des enquêtés sur l'existence d'effet positif de crédit sur leur vie
socio-économique 49
Tableau n°22 : Avis des enquêtés sur les effets positif socio-économiques de
crédit ...49
vii
au délai convenu 50
MECRE 51
remboursement du crédit 52
du
personnel 69
Tableau n°34
Matériel routant et
immobilier 69
Tableau n°35
:
Appareils de Bureau et
Papiers 70
Matériel du
Tableau n°36 :
bureau .70
Tableau n°37 :
synthèse
budgétaire 71
Tableau n°38
financement 71
VIII
PROBLEMATIQUE
Le monde moderne qui, face au progrès de la science et de la technique est aujourd'hui confronté à un
problème d'ordre général, celui de développement. Celui-ci est un continu de satisfaction des besoins et
d'amélioration des conditions de vie des individus et des communautés.
En 1944, le FMI, fut créé aux États-Unis pour stabiliser le système financier international, en mettant en
place des mesures destinées à assurer le développement par l'endettement aux pays du tiers monde, les
sommes empruntées sont en vue d'améliorer le niveau de vie des populations les plus démunies,
malheureusement cette population s'enfonce toujours dans la misère. Tout d'abord les détournements
sont massifs, une part importante des fonds reste dans les banques du Nord, sur les comptes personnels
des dirigeants au pouvoir du Sud 1.
L'ONU poursuit en disant qu'en retenant qu'un pays développé doit remplir les critères suivants :
- Croissance économique ;
Néanmoins, depuis toutes ces décennies, notre pays traverse une situation de crise socio-économique
et politique sans précédent avec toute une série de conséquences sur tous les plans de la vie nationale.
Avec la dégradation continuelle des structures Etatiques, les conditions socio-économiques sont au plus
bas de l'échelle normale .cela est Confirmé par Thomas dans son théorème : « Lorsqu'une situation est
définie comme réelle, elle entraîne des conséquences réelles » 3. 1
Malgré cette crise économique dans laquelle le pays s'est enlisé d'une part, et de l'autre part, les
injonctions des Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale ont influencé la prise de
certaines décisions politiques allégeant la tâche de l'Etat vis-à-vis de sa population. Pour preuve, ces
extraits de discours du Président MOBUTU qui dit « on ne doit pas chercher à tout faire, tout seul.
L'expérience a démontré dans les pays hautement industrialisés que les affaires deviennent plus
11 Damien BINET François, Jamaïque dans l'Etat FMI, Ed. CADTH, 2000, P.34
2 Denis Goulet cité par Ambroise KALUME K. Essai d'analyse de la participation de (COLIDE) dans le
développement de balega en zone rurale de shabunda, TFC, 1996, ISDR/Bukavu, P.1.
florissantes dans l'association, c'est-à-dire dans la répartition de risques avec les autres. En ce qui
concerne l'Etat, il ne pourra plus participer que dans les grands projets auxquels les zaïrois ne pourront
pas s'intéresser faute des moyens suffisants, ou qui représentent un trop gros risque pour les
épargnes, ...
Il n'est plus question de l'Etat charcutier, boulanger, boutiquier, épicier » (MOBUTU, discours 1965-
1975). MOBUTU enfonce la porte ouverte lors d'un discours prononcé à l'ouverture de la 2e session
ordinaire du comité central du MPR au palais du peuple le 26/02/1981 lorsqu'il déclare notamment « la
nouvelle conception de la relance agricole tourne de deux préoccupations, à savoir la réhabilitation de
tout ce qui existe déjà et la privatisation de la gestion. Autrement dit, nous voulons en finir une fois pour
toute, avec le fonctionnariat, l'Etat-commerçant, l'Etat-épicier. Nous devons nous appuyer sur l'initiative
privée, bien comme pour son dynamisme et son efficacité, ... 4.
C'est ainsi que l'emploi a plus tragiquement subi des conséquences difficiles causées par l'Etat,
caractérisées par la mauvaise gestion des Entreprises publiques et par l'absence de politique de
partenariat et l'incitation aux investissements.
La crise socio-politique des années 1990 et les conflits n'ont fait que précipiter cette tendance négative
au point que la crise de l'emploi et de formation professionnelle constitue une des causes majeures
d'une situation sociale extrêmement difficile. La conséquence est l'aggravation de la pauvreté,
l'accroissement de la vulnérabilité des populations et exacerbation du chômage urbain 5.
Avec cette démission de l'Etat, on assiste au non-paiement des salaires des fonctionnaires, les parents
n'arrivent plus à subvenir aux besoins multiples de leurs familles, l'exode rural et celui de fuite des
cerveaux, la croissance démographique en milieu urbain, la prostitution, d'où une forte déséquilibre
entre la croissance démographique et celle économique observée dans les villes de la RDC.
La majorité de la population urbaine active est au chômage. Pour assurer la survie, elle investit dans les
activités du secteur informel 6.
Étant condamnée à vivre dans ce secteur, en exerçant des petites activités de survie telles que le petit
commerce, l`élevage, la vente des produits agricoles, etc.
Les personnes exerçant ce genre d`activités sont confrontées aux problèmes de financement. Du fait
qu`elles ne disposent pas de fonds propres et ne peuvent pas fournir aux banques les garanties usuelles,
elles n`ont pratiquement pas accès au système de crédit formel (Bock et Wilcke, 1999).
De récentes études ont montré qu`un meilleur accès aux services financiers peut améliorer de manière
significative le revenu et la sécurité alimentaire de plus démunis. Pitt et Khandker ont analysé en 1994
l`impact de la Banque Grameen et du « Bangladesh Rural AdvancementCommitee » sur le bien-être. Ils
ont en effet constaté que la participation à des programmes de crédit avait des effets positifs et
significatifs sur la scolarisation, les avoirs des ménages, la consommation et l`état nutritionnel des
enfants (Zeller, 1999).2
24. ABDOU BUKENI, Les micro-entreprises privées et le bien-être socio-économique des jeunes
débrouillards à Bukavu, mémoire, ISDR/Bukavu, 2004, P.5.
Il convient cependant de faire remarquer qu`il ne s`agit pas là d`une aide subventionnée, mais de prêts
octroyés à des personnes qui n`y auraient pas normalement accès. Ceci veut dire que ces personnes
sont tenues à rembourser, après un délai, les prêts contractés.
Et si hier, en effet, la femme congolaise jouait un rôle marginal dans le développement de l'économie
formelle, aujourd'hui, du fait de la crise multiforme dont le pays est miné, son apport devient de plus en
plus prépondérant dans la vie économique. C'est pourquoi pour faire face à tout cela les ménages font
recours aux micro-crédits, pour assurer la survie de leur famille.
Le secteur informel au Nord-Kivu comme à GOMA est devenu le refuge de tous les ménages moyens et
bénéficiaires de micro-crédits.
Et comme, nous trouvons actuellement plusieurs IMFs à travers la ville de GOMA à savoir : MECRE,
IMARA, AKIBA YETU, TUJENGE PAMOJA, etc, ces IMFS octroyaient des micro-crédits aux marchands, aux
ménages moyens et nécessiteux de la ville de GOMA.
Mais, force de constater qu`en ce début de la micro-finance en R. D. Congo il n`existe pas encore
beaucoup documentation sur ce nouveau système de financement des activités économiques et les
statistiques en la matière font défaut.
C'est pourquoi, vu ce qui précède, à travers cette étude nous nous sommes posé les questions
suivantes :
- Le micro-crédit en faveur des marchands a-t-il un impact positif sur le plan économique et social des
bénéficiaires ?
Les réponses à ces questions orienteront nos réflexions tout au long de cette étude. 0.2. HYPOTHESE DE
TRAVAIL
Hypothèse (du latin hypothesis ; Hypo et Thesis ; action de poser), procédé de raisonnement scientifique
qui consiste à supposer quelque chose qu'on vérifiera par ses conséquences ou mieux vaste explication
scientifique non vérifiée.
L'hypothèse est une réponse a priori et anticipée à la question soulevée à propos d'un constat qui doit
être diagnostiqué ; pour être confirmée ou infirmée. Pour atteindre le but poursuivi par cette étude et
exploiter toute la problématique soulevée, nous avons formulé les hypothèses suivantes :
1.Les micro-crédits auraient un impact positif sur l'économie et le social des bénéficiaires ;
2.Les avantages des crédits seraient : la scolarisation des enfants, l'accès aux soins des santés,
l'émancipation des femmes,lutter contre la pauvreté, l'augmentation des revenus, la stabilisation des
revenus ;
La question des micro-crédits a déjà été abordée avec une diversité de qualification et selon différents
aspects tels que la pratique des crédits rotatifs, micro-stratégie de survie, politiques de micro-crédits,
comme outil de lutte contre la pauvreté a déjà préoccupé pas mal des chercheurs. 3
Dans le souci de savoir le niveau de la recherche sur cette question, nous nous sommes intéressés à
certains travaux de nos prédécesseurs en vue de doter notre étude de son originalité4
1. SAFARI MITUGA, la pratique des crédits rotatifs dans les ONGs de la ville de Bukavu pour la promotion
des activités de la femme entrepreneur. Cas des ONGs PLD, PAIDEK, CAPES, Mémoire ISDR.
Il a analysé la partie de la pratique en vigueur dans les ONGs précitées en matière d'octroi des crédits
auprès des femmes dans la vision de lutter contre la pauvreté. Il a montré que les femmes sont plus
crédibles dans les pratiques des micro-crédits rotatifs.
Il a limité son étude uniquement aux femmes entrepreneurs, mais elles ne sont pas les seuls acteurs
économiques au sein de leurs ménages respectifs, et à elles seules, elles ne peuvent rien à la vie du
ménage. En ignorant cette complexité de la pauvreté, l'équilibre de sexe (gender) et l'âge que renferme
le problème de la pauvreté.
D'où notre étude va analyser les effets du micro-crédit sur le plan socio-économique en montrant la
synergie des forces que les ménages consentent à travers la contribution de la mère, du père et des
enfants à travers les activités génératrices de revenu nées du micro-crédit reçu
Dans son étude, il se base sur une seule approche orientée vers les ménages de la veuve catholique de la
ville de Bukavu à travers ses différentes paroisses.
En limitant ses recherches uniquement sur les veuves de l'Eglise Catholique, tout en ignorant les veuves
d'autres confessions religieuses et celles non croyantes, il laisse transparaître une certaine
discrimination religieuse. En plus, en se bornant seulement aux femmes veuves sans songer aux
hommes, aux jeunes gens, il rompt l'équilibre de sexe dans le processus de lutte contre la pauvreté dans
le développement.
D'où l'apport de notre étude comme complément se sentira au point où nous allons analyser la situation
socio-économique de ménages de marchands sans distinction avant les micro-crédits et après le micro-
crédit afin de voir le niveau d'accroissement apporté par la présence de micro-crédit dans les ménages
de marchands de la ville de Goma.
3. Consolatrice BORA FURAHA, Micro-crédit : outil de lutte contre la pauvreté par l'accroissement du
revenu des ménages à Uvira, T.F.C, ISDR/Bukavu, 2005.
Elle a montré que les micro-crédits n'ont pas jusque-là atteint les objectifs nobles qui sont ceux de lutte
contre la pauvreté. Elle estime que la mauvaise connaissance de différents rouages et l'insuffisance des
crédits octroyés soient à l'origine. Elle pense que les micro-crédits constitueraient une solution
appropriée s'ils s'approchent de la base et s'attèlent à répondre aux besoins réels du financement des
pauvres. Elle poursuit en montrant que le micro-crédit à Uvira est une réalité figée et n'offre pas les «
bons crédits » aux clients ; chose qui compromet encore une fois sa rentabilité. Elle pense qu'en libérant
le micro-crédit de son statut de « crédit minimaliste pour l'auto-emploi des pauvres » et en le
transformant en « Services financiers et assistance technique pour les entreprises agro-alimentaires et
agricoles en vue de générer une grande quantité d'emplois salariés pour les pauvres » qu'il pourra tenir
toutes ses promesses.
Néanmoins, elle n'a pas analysé les multiples changements apportés par les micro-crédits sur le plan
alimentaire, scolaire, sanitaire et autre dans les ménages bénéficiaires de crédits à Uvira afin de mesurer
l'impact socio-économique de ses micro-crédits dans la lutte contre la pauvreté à Uvira. Elle n'a pas fait
allusion à l'état socio-économique des ménages avant les micro-crédits et leurs états après l'utilisation
de micro-crédits et c'est à ce niveau que ce travail lui complétera.
Nous tentons par cette recherche, de trouver des mécanismes de création d'une IMF qui ne tiendra pas
seulement compte des conditions qui sont requises pour l'octroi du crédit au tiers mais aussi qui intègre
la politique de recherche du vrai besoin ressenti par le demandeur et ainsi participer pleinement à cette
amélioration des conditions socio-économiques et ne pas répondre à un besoin non ressenti. Ce travail
vient aussi comme un instrument démonstrateur des effets positifs réaliser par le crédit à la vie
socio-économique des marchands dans leurs ménages, qui vont faire l'objet de notre analyse au long
des pages qui suivent.
b. OBJECTIFS SPECIFIQUE
après crédit ;
0.5.1. METHODES
GRAWITZ M. définit la méthode comme : un ensemble d'opérations utilisées par des sciences pour
atteindre, démontrer et vérifier les vérités qu'elles poursuivent 7. Il s'agit ici d'une démarche de l'esprit
pour découvrir et démontrer une vérité quelconque. Ainsi donc, pour vérifier nos hypothèses notre
étude a recouru aux méthodes suivantes :
a) La Méthode analytique
Cette méthode nous a permis d'organiser, d'analyser les faits constituant la pierre d'achoppement de
l'amélioration des conditions socio-économiques des ménages bénéficiaires des micro-crédits dans la
ville de GOMA ; en interprétant les données récoltées lors de nos enquêtes. Il s'agit ici d'une analyse
objective et systématique de la situation que nous avons rencontrée sur le terrain ; ce qui nous a permis,
par ailleurs d'envisager les voies et moyens pour une action future.
b) La Méthode descriptive
Cette méthode nous a aidé à décrire le cadre général de notre étude, en délimitant et en relevant des
aspects monographiques du dit milieu influençant le sujet et la présentation du MECRE ET ALANINE.
c. La Méthode statistique
Elle nous a permis de présenter sous forme des tableaux chiffrés nos données.
0.5.2. TECHNIQUES
un outil, nous nous sommes servis de quelques techniques dont les principales sont les suivantes :5
a) La technique documentaire
Nous nous sommes servis de cette technique en recourant à certains ouvrages, articles, rapports
d'activités ONG, revues, ... ayant traité certains aspects de notre sujet, ce qui nous a permis de recueillir
des informations nécessaires à la réalisation de cette étude.
b) L'échantillonnage
Nous avons recouru à cette technique pour déterminer marchands d'Alanine dans la ville de Goma
encadrés par MECRE et bénéficiaires des micro-crédits et qui sont concernés par notre enquête.
Les résultats obtenus sur cet échantillon du type occasionnel étaient extrapolés sur toute la population
de cette catégorie de ménages bénéficiaires des micro-crédits.
Le choix de ce sujet n'est pas hasardeux. Il a été stimulé par les effets socio-économiques que nous
observons, avoir observé, produits par les micro-crédits dans les ménages vulnérables. Une attention
particulière a été portée sur ce sujet car aujourd'hui plus d'une personne développe les mécanismes de
réduction de la pauvreté, un fléau qui guette notre planète. Personnellement et étant d'une famille
bénéficiant des microcrédits auprès d'une institution de micro finance, ce sujet a retenu notre attention
car nous avons voulu mesurer le niveau de participation de ces IMFS dans la réduction et
l'assouvissement de la misère dans laquelle les ménages de Goma se retrouvent.
0.2. INTERET DU SUJET
Ce travail est un résultat des recherches fouillées et constituant un document au chercheur intéressé
par la question peuvent s'y ressourcer. Il a montré les bienfaits
des micros crédit à travers les bénéficiaires de crédit à la MECRE-katindo ; Enfin, ce travail a pu mettre
sur pied une Micro-finance de vision sociale pour le développement comme nouvelle stratégie de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion des certaines personnes et qui appliquera un taux d'intérêt de 2% sur
tous les crédits réussit par les ménages.
Au plan académique, ceci répond aux exigences des institutions supérieures et universitaires qui
prônent que chaque étudiant finaliste du premier ou deuxième cycle fasse une rédaction d'un travail de
fin de cycle qu'il doit présenter ou défendre.
Ce travail va aider les futurs chercheurs d'avoir une nouvelle vision sur les IMF dont la majorité
considère comme un panace à la lutte contre la pauvreté en oubliant que ces acteurs utilisent cette
pratique pour s'enrichir au détriment des bénéficiers. Ce travail est une source pour un nouveau
décollage et une réorientation des politiques des IMF afin de bien remplir leurs missions.
d. Sous le cadre socio-politique
Ce travail aidera à éveiller l'opinion tant provinciale, nationale et internationale ainsi que différents
chercheurs sur leur vision de la micro-finance et lutte contre la pauvreté à Goma. Ce travail sera un pied
sur lequel les autorités politiques et ainsi les auteurs de micro-finance peuvent utiliser pour redéfinir les
nouvelles politiques de gestion de micro-finance afin de contribuer davantage au bien être socio-
économique des ménages.
L'intérêt est aussi particulier en ce sens qu'en tant que futur développeur, la réduction de la pauvreté
reste un secteur qui nécessite beaucoup plus d'attention étant même le plus souvent la finalité de plus
d'un projet de développement. Ce travail nous a permis de renforcer nos connaissances dans le domaine
d'économie de développement à travers les institutions de micro finance de la ville de Goma .En plus,
nous a permis de faire une analyse critique sur le taux d'intérêt appliqué par L'IMF et leur impact sur le
bien-être socio-économique des ménages de la ville de Goma.
Le professeur TSHIMANGA dit « Limiter son sujet, c'est déterminer ce que l'on veut étudier : c'est définir
ce que l'on retient, mais c'est aussi écarter un certain nombre de problèmes »(14)
Notre étude porte sur : « L'impact socio-économique des microcrédits octroyés aux marchands dans la
ville de Goma cas du marché ALANINE» en République Démocratique du Congo. Certes, que notre étude
porte sur la ville de
9
Goma mais nous avons choisi une seule institution de micro finance, il s'agit de : MECRE KATIDO; se
retrouvant dans la ville de Goma.
L'étude couvre la période allant du début de l'année 2013 jusqu'en 2015, dans Le Marché ALANINE dans
la ville de Goma, province du Nord Kivu en RDC.
A. LA MECRE-KATINDO
L'histoire de la MECREGO remonte en 2001 dans un environnement malsain, caractérisé par la guerre,
l'insécurité et effritement des activités des institutions financières classiques. Dans ce contexte, la
population n'avait pas d'autre choix que de se prendre en charge en créant des nouveaux procédés de
subsistance.
C'est dans le souci de subvenir aux besoins des exclus du système financier classique (dit laissés pour
compte) que le promoteur de l'Institut Supérieur d'Informatique et de Gestion ISIG en sigle, monsieur
KATULANYA ISU Deo qui était aussi à la recherche de débouchés pour ses étudiants finalistes émis l'idée
de créer une structure financière de type nouveau qui allait aider la population de Goma dans la lutte
contre la pauvreté et en vue de promouvoir le développement.
En effet monsieur Deo KATULANYA et Cléon MUFUNGIZI concrétisèrent l'idée en créant la première
coopérative avec le moyen qu'ils disposaient. Comme la coopérative vit le jour en pleine ville de Goma,
elle fût dénommée mutuelle d'épargne et de crédit de Goma, MECREGO en sigle le 30 juin 2001.
Pour sa consolidation, depuis sa création, la MECREGO comptait sur les efforts de la population et la
mobilisation des ressources locales. Cependant, un événement malheureux ---- la ville de Goma en date
du 17 janvier 2002, il s'agit de l'éruption du volcan NYIRAGONGO.
Les activités de la MECREGO remonte tellement vite qu'une agence n'est plus capable de supporter les
flux. D'où l'organisation est contrainte d'étendre ses activités.
La MECRE KATINDO quant à elle, étant une filiale de la MECREGO, fut créée en 2003 selon la loi portant
agrément de la constitution des entreprises ou des institutions de Micro Finance, elle fut agréée par la
loi portant le n° 005/200005/2002 du 07 mai 2002 relative à la constitution.
Puis sur demande des membres et des certaines populations MECRE KIN fût créée à KINSHASA en 2004,
en 2005 MECREBU fut créée à BUKAVU, MECRE BIRERE à Goma, MECRERU à RUTSHURU, la MECREGO
fut agréée en date du 14 juin 2006 par la Banque centrale du Congo avec le numéro d'agrément
suivant : Gouv./D143/0810.
10
Le siège social de la MECRE-KATINDO/COOPEC est situé dans la commune de Goma sur l'avenue de
Goma n°31. II peut être transféré à tout lieu sur proposition du Conseil d'Administration et après
approbation de la BCC.
Améliore les conditions sociales et économiques des membres « populations à faible revenu » en leur
fournissant de manière pérenne les services financiers de base sur l'étendue de la ville de Goma.
A.6. OBJET SOCIAL
- collecter l'épargne de ses membres sous toutes ses formes ; - consentir les crédits à ses membres ;
? Accroissement du nombre des membres par la création des guichets mobiliers ; ? Participation à la
réduction de la pauvreté et au développement de la République Démocratique du Congo.
11
- Parts sociales ;
internationale ;
GERANCE
COMMISSION DE CREDIT
ASEMBLEE GENERALE
CONSEIL
D'ADMINISTRATION
Huissier
Sentinelle
Assistant Comptable
Caissière Principale
Chef d'Agence
Chargé de
l'Administration
Clientèle et Réception
CONSEIL DE
SURVEILLANCE
Agents de Crédit
A.10 ORGANIGRAMME
12
13
A.11. FONCTIONNEMENT 0 Assemblée Générale
C'est l'organe suprême de la Mecre-Katindo composé de tous les membres. Elle se réunie une fois par
an. Elle est chargée de (d'):
Surveillance,
nouvelles agences,
- Déterminer les critères et modalités d'élection des membres du CA et des membres des
autres organes,
C'est un organe composé de tous les membres signataires des statuts. Il est le dernier recours de Mecre-
Katindo/COOPEC. Ses membres sont garant de la bonne marche de la Mecre-Katindo/COOPEC.
0 Conseil d'Administration
législation en vigueur ;
membre ;
- Fixer la politique concernant l'épargne et le crédit et approuver le budget ;
14
- Promouvoir par toute mesure utile, l'éducation économique, sociale et coopérative des
membres ;
- Suspendre et révoquer sans appel tout dirigeant. Il accomplit tous les actes nécessaires
et prend toutes les dispositions qui ne sont pas à la compétence exclusive de l'AG ;
- Examiner toutes les demandes de crédits, vérifier la solvabilité et les garanties morales
- Prendre toutes les mesures nécessaires à la bonne gestion des fonds prêtés par la
- Elle évalue avec le plus grand soin les valeurs morales de l'emprunteur et évalue sa
capacité à remplir ses obligations.
Ø Conseil de surveillance
Il est composé de trois membres qui sont désignés par le CA. Il est chargé de :
compétents,
- Recevoir les plaintes des membres et les soumettre aux organes compétents,
MecreKatindo/COOPEC,
respectées.
- Il s'assure que les opérations sont en conformité avec les statuts les ROI et les décisions
15
0 Commission de Crédit
La Commission de Crédit est un organe composé de trois membres élus par l'Assemblée Générale de la
MecreKatindo/COOPEC parmi les membres de la MecreKatindo/COOPEC. La Commission de Crédit se
réunit une fois le mois et a la responsabilité de gérer la distribution et le remboursement du crédit. Les
décisions de cette commission sont prises à l'unanimité.
0 Gérance
et extrajudiciaires.
SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le marché alanine se situe dans la ville de GOMA, commune de Goma, Quartier Himbi, dans l'avenue de
Goma
Limité au :
karisimbi ;
16
a. LA MICRO-FINANCE ET LA MICRO-CREDIT
Si la notion de micro-finance est de plus en plus évoquée, sa définition n'est pas toujours explicitée ; et
quand elle l'est, elle varie d'un auteur à l'autre. Il existe en effet de nombreuses manières de définir la
micro-finance même si l'on peut retenir que le minimum consensuel reconnaît que la micro-finance est
l'offre de services et produits financiers aux populations démunis n'ayant pas accès aux services du
secteur financier formel.
Selon Marc Labie (1999), on appelle micro-finance, l`octroi de services financiers (généralement du
crédit et/ou de l`épargne), à des personnes développant une activité économique productive, le plus
souvent de l`artisanat ou du commerce, et n`ayant pas accès aux institutions financières commerciales
en raison de leur profil socio-économique (il s`agit des pauvres, sans revenus fixes, qui n`offrent aucune
des garanties en vigueur dans les institutions bancaires commerciales).
L`aspect le plus connu de la micro-finance est le microcrédit. Il consiste le plus souvent à octroyer des
prêts à court terme, soit pour permettre la constitution du fonds de roulement, soit pour réaliser de
petits investissements (par exemple une machine à coudre pour un artisan, achat des semences pour les
maraîchers, etc.).
Le microcrédit est un instrument delutte contre la pauvreté, qui permet à de petits entrepreneurs exclus
du système bancaire classique d'obtenir un prêt pour développer une activité. « Le micro-crédit
correspond à de petits prêts accordés à des taux d'intérêt en principe plus bas que ceux - du marché
(pour certains organismes, il est nul ou minime, mais pour d'autres il atteint 20 à 30%) »15. Il demeure
donc le produit phare de la micro finance.
Signalons que le micro-crédit est souvent destiné à aider les communautés et les familles en difficultés
pour démarrer une activité et aussi soutenir les activités déjà existantes.
Le prêt offert par la micro-finance permet aux hommes ou aux femmes démunis d'accroître ou de
démarrer les activités génératrices de revenus. Le prêt sera ensuite rembourser par échelonnement du
montant total à payer. Ce système se développe surtout dans le pays du tiers monde mais il existe aussi
dans certains pays développés. La micro finance est orientée sur une cible nouvelle : les pauvres et les
exclus. Elle reconnaît leurs talents, leurs besoins et leurs capacités à rembourser les prêts obtenus.
Au lieu de les éliminer par avance, de la clientèle de crédit parce que les méthodes, les critères et les
garanties ne sont pas adaptés à leur situation, elle invente des méthodes et des garanties qui leurs
conviennent.
17
Le système de microcrédit permet ainsi de découvrir que les gens exclus du crédit bancaire classique
sont comme les autres, dotés de l'esprit d'entreprise, de la capacité du jugement et qu'au surplus, ils
remboursent plutôt mieux que les riches.
Ce système de micro-finance repose sur le lien social et s'en sert. Elle est une finance de proximité tant
géographique que culturelle. Elle est toujours adaptée aux besoins de sa clientèle.
Les prêts sont ainsi octroyés à des individus ou à des groupes appelés « groupes solidaires » en raison de
l`obligation faite à leurs membres de se couvrir les uns les autres (si un membre du groupe ne remplit
pas ses obligation en matière de remboursement, les autres doivent les assumer). Les taux d`intérêts
appliqués sur ces prêts sont au moins égaux, voire supérieurs, à ceux du système bancaire traditionnel.
Quant aux garanties, elles peuvent être réelles ou morales mais elles reposent avant tout sur des
mécanismes de pression sociale (groupe solidaire ou chef du village) et sur la motivation de se préserver
un accès à des services financiers (notamment à des crédits dont les montants peuvent aller croissant).
Ici, il faut noter que les mécanismes de pression sociale souvent utilisés comme garantie semblent de
plus en plus critiqués car tendant à restreindre les libertés individuelles. En effet, très généralement dès
qu`un membre d`un groupe est en retard, les autres membres se rabattent sur sa famille pour le
remboursement.
Dans ce travail il est plus question, bien entendu, du microcrédit qui est la forme la plus pratiquée de la
micro-finance à travers le monde, notamment en RDC et à Goma en particulier.
b. CRÉDIT
L'étymologique du terme "crédit" (participe passé du latin : «credere», croire) rappelle que l'opération
est fondée sur la croyance par le créancier, que le débiteur sera à même de payer sa dette à l'échéance.
Le créancier est donc « celui qui fait confiance » à un débiteur.
Malgré la confusion qui persiste pour la définition du mot crédit, nous l'utiliserons seulement dans son
sens financier qui est celui du « prêt ». Le crédit consiste en la faculté d'emprunter le capital d'autrui en
échange d'engagement de remboursement et de payer le prix de son emploi à la fin d'une période
déterminée ou convenue » LE LAIT (1973).
Cette définition nous amène à l'aspect commercial du crédit quant à ce qui est de l'échange d'un bien,
mais donne l'idée du coût de l'opération, du décalage dans le temps et de la pièce maîtresse de toute
opération de crédit est la confiance (Croire en une promesse de paiement et attendre une liquidité
future).
18
Quand le crédit signifie prêt, il consistera en une « opération par laquelle une personne met une somme
d'argent à la disposition d'une autre ». Il ressort de cette définition qu'il y'a intervention de 2 personnes
dans une opération de crédit : d'une part le prêteur (celui qui donne le crédit), il remet immédiatement
la monnaie ou le bien qu'il accepte d'échanger et d'autre part l'emprunteur, celui qui reçoit le crédit et
qui promet de remettre plus tard la monnaie ou le bien de ce qu'il a reçu7.10
c.IMPACT
POUR L'encyclopédie Encarta 2007, l'impact est l'ensemble de répercussions de quelque chose sur une
autre chose.
d. SOCIO-ECONOMIQUE
Pour saisir le sens de ce concept, il sied de considérer les deux mots qui le composent : social et
économique.
? LE SOCIAL
Ce terme recouvre une pluralité de significations, Dans le cadre de ce travail, il est pris dans le sens de ce
concerne les membres de la société, leurs conditions psychologiques et économiques ou ce qui vise
l'amélioration de conditions de vie et en partie, les conditions matérielles des membres de la société.
? ECONOMIQUE
L'encyclopédie encarta défini le concept économique comme ce qui se rapporte à l'ensemble des
activités de production et de consommation des biens matériels d'une collectivité humaine. Le petit
Larousse illustré aborde dans le même sens en le définissant comme étant l'ensemble des
phénomènesliésà l'économie.
Ainsi donc, nous basant sur ces définitions, nous pouvons définir socio-économique comme ce qui est en
rapport avecl'amélioration des conditions de vie et des revenus d'une population.
e. ECONOMIE
Etymologie : du grec ancien oïkonomia, gestion de la maison, constitué de oikos, maison, et nomos,
gérer, administrer.
Etymologiquement, l'économie est l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'une
personne, puis par extension d'un pays. Plus généralement, l'économie est une science sociale qui
étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation
710. http://www.ifrance.com/humaniweb/microcrédit.html
19
des richesses d'une société. Le principe général qui sous-tend l'économie, en particulier pour les
ressources limitées ou rares, est celui de la rentabilité. Elle consiste à consommer un minimum de
moyens en vue de réaliser un maximum de profits.
La définition de l'économie n'est pas consensuelle. Ses contours et son contenu varient en fonction des
auteurs et des courants de pensée.
f. LA PAUVRETE
Aujourd'hui, tout le monde s'accorde sur le fait que la pauvreté est un phénomène complexe,
pluridimensionnel, ne pouvant être réduit à sa simple expression monétaire (c'est-à-dire à un niveau
insuffisant de ressources économiques pour vivre de façon décente).
Le PNUD déclare ainsi que « la pauvreté n'est pas un phénomène unidimensionnel - un manque de
revenus pouvant être résolu de façon sectorielle. Il s'agit d'un problème multidimensionnel qui nécessite
des solutions multisectorielles intégrées » [2000a : 34]. De même, la Banque mondiale affirme que la
pauvreté a des « dimensions multiples », de « nombreuses facettes » et qu'elle est « la résultante de
processus économiques, politiques et sociaux interagissant entre eux dans des sens qui exacerbent l'état
d'indigence dans lequel vivent les personnes pauvres » [BM 2000 : 1].
Selon le PNUD
Dans le rapport Vaincre la pauvreté humaine (2000) du PNUD, un encadré définit spécifiquement l'«
extrême pauvreté », la « pauvreté générale » et la « pauvreté humaine ». Ainsi, « une personne vit dans
la pauvreté extrême si elle ne dispose pas des revenus nécessaires pour satisfaire ses besoins
alimentaires essentiels - habituellement définis sur la base de besoins caloriques minimaux [...]. Une
personne vit dans la pauvreté générale si elle ne dispose pas des revenus suffisants pour satisfaire ses
besoins essentiels non alimentaires - tels l'habillement, l'énergie et le logement - et alimentaires ». La «
pauvreté humaine », quant à elle, est présentée comme l'« absence des capacités humaines de base :
analphabétisme, malnutrition, longévité réduite, mauvaise santé maternelle, maladie pouvant être
évitée » [rapport 2000a : 19].
g. SOCIETE COOPERATIVE
Une coopérative est une personne morale regroupant des personnes ou des sociétés qui ont des besoins
économiques, sociaux ou culturels communs. En vue de les satisfaire, elles s'associent pour exploiter
une entreprise conformément aux règles d'action coopérative.
Elle est constituée en vertu d'une loi précise, la Loi sur les coopératives. Le pouvoir y est exercé de façon
démocratique par les membres, soit un membre, un vote.
Comme la société par actions, la coopérative est une personne morale distincte de ses membres et la
responsabilité de chacun des membres y est limitée à la valeur des parts souscrites.
20
Toutefois, elle se distingue des autres entreprises par le mode de répartition de ses excédents. Ceux-ci
sont remis aux membres sous forme de ristournes, selon l'utilisation de chacun des services de la
coopérative
L'objectif d'une coopérative est de satisfaire certains besoins socioéconomiques communs de ses
membres. Les membres d'une coopérative sont des propriétaires-usagers. En tant que propriétaires, ils
assument ensemble les responsabilités liées à la propriété. Comme usagers, ils se procurent des biens et
des services ou y trouvent un emploi. À titre de membres, ils participent : À la propriété, Au pouvoir, Aux
résultats
h. UNE BANQUE
Une banque est une entreprise qui gère les dépôts et collecte l'épargne des clients, accorde des prêts et
offre des services financiers. Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d'agence bancaire.
Cette institution financière doit posséder une licence pour pouvoir exercer, laquelle est délivrée par un
État et validée par des institutions spécifiques.
Les banques, non seulement exercent le « commerce de l'argent », mais sont également les organismes
qui produisent de la monnaie. Selon l'adage « les crédits font les dépôts », tout crédit accordé par une
banque augmente la masse monétaire en créant un dépôt bancaire (monnaie scripturale) de montant
équivalent, et tout crédit remboursé réduit la monnaie en circulation.
Les banques jouent un rôle économique très important. Elles contribuent (de même que les marchés
financiers) à orienter l'argent de ceux qui en ont momentanément trop vers ceux qui en ont besoin. Elles
ont un grand rôle dans la sélection des projets en fonction de leurs perspectives économiques. Leur rôle
peut être comparé au coeur dans un corps humain qui distribue le sang riche en oxygène vers les
organes qui en ont besoin.
i. LA BANQUE COOPERATIVE
Une banque coopérative est une entité bancaire qui appartient à ses sociétaires. Ces derniers ont la
double qualité d'associé et d'usager, de propriétaires et de clients de leur banque. Les banques
coopératives sont généralement créées par des personnes appartenant à une communauté locale ou
professionnelle ou partageant des intérêts communs. Les banques coopératives fournissent
généralement à leurs sociétaires toute une gamme de services bancaire et financiers (prêts, dépôts,
comptes bancaires).
Les banques coopératives se différencient des autres banques par leur organisation, leurs buts, leurs
valeurs et leur gouvernance
j. L'EPARGNE
Il n'est pas du tout aisé de pouvoir donner une définition commune de l'épargne car il y'a divergences
d'analyses de tel ou tel autre auteur.
21
L'épargne c'est la partie du revenu des ménages non dépensée en biens et services (ancienne définition)
; cette définition s'appliquant mieux dans une économie classique, l'épargne se calculerait alors en
faisant le revenu (R) moins la consommation (C).
Nous ne resterons pas muets de ce fait, nous pouvons dire que l'acte d'épargner résulte d'un choix de la
part du titulaire d'un revenu, d'un bien ou d'un service entre consommation immédiate et mise en
réserve. L'épargne porte sur la fraction provenant de la production courante ou d'une circonstance
exceptionnelle (héritage, gratification) qui est soustraite de la consommation quotidienne ou courante.
L'on constitue donc l'épargne dans le souci de diversifier le patrimoine de l'épargnant soit pour des
raisons de prestige, de sécurité, d'héritage ou de pouvoir.
22
Si le débat sur la définition de la micro finance est relativement récent, il n'est pas sans importance de
rappeler que le concept n'est pas tout nouveau. Pour certains spécialistes de la micro-finance, les
origines du micro crédits se situent en Babylone, c'est-à-dire quelques 3400 ans avant JC, quand le
temple d'Ourouk faisait fructifier les offrandes reçues des fidèles en consentant du prêt en nature. Les
pratiques auraient ensuite évoluées à la fois au fil des siècles et au rythme du développement
économique du monde. Trois milles ans après JC, l'épargne et le crédit rotatif apparaissent en Inde sous
trois formes principales : les traditionnels usuriers, les guides marchands et les ECRA.
Au 19ième siècle, des programmes de micro prêt et d'épargne collective pour faire face aux situations
de crise apparaissent dans plusieurs pays.
Friedrich Raiffeisen et Alphonse Desjardins sont considérés comme les pères du mouvement mondial de
COOPEC. En Allemagne, en 1840, le maire F. Raiffeisen crée le premier syndicat du crédit qui finira par
toucher 2 000 000 de paysans. En Irlande, Jonathan SWIT met en place le système irlandais de fonds
pour prêt qui soutiendra jusqu'à 20% des familles irlandais chaque année.
En Afrique certaines expériences ont été identifiées au Ghana (1920), au Kenya, Nigeria, Ouganda dès
1955.
D'autres expériences ont été constatées en Europe, Amérique du nord puis en Amérique latine. En 1970,
des programmes expérimentaux sont lancés au Bangladesh et au Brésil, où il s'agit d'accorder des micro-
prêts solidaires à des groupes de femmes.
Le Micro crédit prend un essor considérable grâce à celui qui deviendra prix Nobel de paix en 2006, le
professeur Muhammad YUNUS.En observant le modèle économique inefficace et improductif des
femmes artisanes pauvres, il décide de créer une réponse institutionnelle pour aider les personnes : La
Grammen Bank, la première banque de micro finance moderne. Il développe le micro crédit et ouvre la
voie à de nombreuses autres expériences menées dans le monde entier.
Des institutions sont créées pour fournir aux pauvres des moyens de créer leur gagne-pain. Le succès de
la Grammen Bank qui compte maintenant comme client plus de 7 millions de la population de
Bengladesh a connu un écho dans le monde entier.8
816CONGO Youssoufu, Cours de Stratégies des institutions financières, 1ière licence, FASE/UPC ,2003-
2004, p 9
23
La micro-finance fait aujourd`hui l`objet d`une large attention de la part des acteurs du développement
dans la lutte contre la pauvreté. Elle est devenue un des instruments importants de cette lutte.
La micro-finance trouve son origine dans les innovations éthiques de l`économie sociale de la fin du
19ème siècle des pays industrialisés. Dès cette époque, une multitude d`initiatives ont vu le jour pour
promouvoir l`épargne des classes laborieuses (paysans, ouvriers, artisans), pour la sécuriser et la
rémunérer de façon attractive, mais aussi pour la transformer en crédits, beaucoup moins coûteux que
ceux offerts par les commerçants et autres usuriers de l`époque (Defourny J. et al, 1999).
Friedrich Raiffeisen et Alphonse Desjardins, sont considérés comme les pères du mouvement mondial
des coopératives d`épargne et de crédit (COOPEC). Le premier, lance l`idée en Bavière dans la seconde
moitié du 19ème siècle, le second la développe au Québec dès le début du 20ème siècle.
Une coopérative d`épargne et de crédit est une institution financière démocratique et à but non lucratif.
Elle est organisée et contrôlée par ses membres, qui s`associent pour regrouper leur épargne et se faire
mutuellement des prêts à des taux raisonnables.
En Afrique, des expériences les plus anciennes ont été identifiées au Ghana (1920), au Kenya, Nigéria,
Ouganda dès 1955. La formule des Crédit Unions ou coopératives d`épargne et de crédit a surtout été
développée au cours de ces vingt dernières années (Nsabimana A., 2004).
D`après le World Council of Credits Unions (WOCCU) cité par Tollenaere (2002), le mouvement
coopératif est de fait présent partout dans le monde avec près de 36.000 coopératives et quelques 85
millions de membres.
MUHAMED YUNUS né en 1940 dans ce qui est encore l'Empire des Indes, Yunus grandit dans la partie de
cet immense territoire appelée à devenir le Bangladesh en 1971. Troisième d'une famille de quatorze
enfants, il obtient un Master en économie à l'université de Dacca. Après une première expérience en
tant que professeur d'économie à l'université de Chittagong et entrepreneur, il part compléter ses
études aux Etats-Unis. Il rentre au lendemain de la déclaration d'indépendance du Bangladesh, prêt à
aider le jeune Etat à répondre aux défis qui l'attendent.
Mais le poste qu'il décroche au sein de l'administration bengalie ne correspond absolument pas à son
envie d'agir concrètement. Il retourne alors enseigner au département d'économie de l'Université de
Chittagong, donc il prend la direction. C'est là qu'il développera le concept qui le rendra célèbre à
travers le monde entier : le microcrédit.Dont le prix Nobel de la paix le 13 octobre 2006 pour « son
effort pour promouvoir le développement économique et social à partir de la base »
24
Yunus s'interroge sur les moyens d'aider les paysans pauvres à sortir de la spirale infernale de la
dépendance économique. Il découvre alors que l'adage selon lequel « on ne prête qu'aux riches » n'est
pas qu'un adage, mais également la raison fondamentale qui empêche ces personnes de développer une
activité qui les rendrait autonomes et leur permettrait de s'offrir un avenir meilleur, le Professeur décide
de passer à l'action. C'est ainsi que ce met en place les premières expériences de microcrédit.
Vu la terrible famine qu'a vécue son pays en 1974, ce là lui a fait prendre conscience de l'écart qui existe
entre le monde abstrait des théories économiques qu'il enseignait et le monde des pauvres qui meurent
de faim. Il a déclaré qu'il n'avait pas préparé l'installation du système de micro crédit et qu'il n'était pas
doté des connaissances bancaires.
Yunus a donc décidé de se porter garant des personnes qu'il voulait aider et a emprunté lui-même de la
banque pour prêter aux pauvres qui en avaient besoin, et c'était depuis le lancement de son projet de
Grammen Bank fondée en 1976 et reconnu légalement en 1983 comme une banque indépendante. Il a
réalisé cependant qu'il lui fallait développer un système qui garantissait le remboursement des prêts.
Or il est difficile de demander une caution à ceux qui n'ont rien. Il a mis donc en place un système de <<
caution solidaire >>. Les personnes désirant recevoir un prêt doivent s'organiser en groupe de 5 ou 6. La
solidarité, la coopération et le contrôle social constituent des substituts aux garanties matérielles
traditionnelles.
Considérée comme le modèle à suivre par certains, la Grameenbank est toutefois présentée par
d`autres comme un cas pouvant difficilement être reproduit, faute de soutiens considérable. Quoi qu`il
en soit, le bilan de la Grameen est assez considérable puisque, au total 2.370.130 personnes ont été
appuyées au travers de 1.140 agences pour un montant total (valeur cumulée) de 2,8 milliards de
dollars. En outre, l`épargne accumulée s`élève à 209 millions de dollars (chiffre de mai 1999) (Labie M.,
1999).
Ce cas illustre le potentiel des outils liés à la microfinance dans le cadre de politiques de développement.
Les systèmes de microfinance inspirés des expériences de Raiffeisen et Desjardisn se caractérisent par :
· L'épargne comme moteur du système. L`épargne collectée auprès des membres des institutions
constitue le fonds de crédit ;
· Le financement par appel de fonds extérieurs et/ou le refinancement bancaire est faible ou nul.
La Grameen Bank quant à elle vise à rendre possible aux exclus du système bancaire traditionnel l`accès
aux crédits. Ainsi son système se caractérise par :
· Un large refinancement bancaire auprès du système bancaire classique et/ou par apports externes;
· L'« argent chaud » du système est généré sur les marges bénéficiaires des activités des bénéficiaires de
crédit et épargné dans le système.
25
Le village de Jobra et d'autres villages avoisinants l'université de Chittagong étaient les premiers à
profiter de services de la Grammen Bank.
A la fin des années 1980, les initiatives se multiplient, l'ONG bolivienne PRODEM créée en 1986 décide
de filialiser ses activités de micro finance sous forme de banque en créant la Banco Solario (Bancosol).
Le secteur de micro finance a connu une croissance régulière jusqu'à atteindre en 2007, 25 milliards de
dollars pour l'ensemble des crédits relevant de la micro-finance.
· De 1970 à 1990 ;
Par le décret du 24 mars 1956, le législateur a organisé la création et le fonctionnement des « sociétés
coopératives indigènes » dont l`objet social était de promouvoir, par la mise en oeuvre des principes de
la coopération, les intérêts économiques et sociaux de leurs membres exclusivement.
Toutes les sociétés de type coopératif, y compris les coopératives d`épargne et de crédit ou COOPEC,
étaient assujetties à cette loi et placées sous la tutelle du Gouverneur de province.
De cette période, aucune structure financière de proximité formelle d`initiative privée n'a été agréée.
Par contre, le pouvoir colonial a créé la Caisse d`Epargne du Congo (CADECO), Institution de droit public,
afin de collecter les petites épargnes.
2. DE 1970 A 1990
Cette période est caractérisée par l`émergence des coopératives d`épargne et de crédit (COOPEC), en
raison notamment de l`accessibilité des services offerts aux membres et de leur implantation dans les
milieux les plus reculés du pays dépourvus de banques. Toutefois, faute d`un cadre légal spécifique, ces
dernières continueront à se conformer aux dispositions du décret de 1956 et de ce fait seront désormais
placées sous la tutelle du Ministère du Développement Rural.
Le mouvement coopératif congolais se développa donc autour de trois foyers principaux notamment
Bansankusu (Equateur) en 1970, Bukavu (Kivu) et Kinshasa en 1971 avec la création du réseau
26
« Fédération des Caisses Populaires de Crédit LUYMAS/CBCO ». Dès ce moment, le mouvement s`est
répandu sur tout le territoire national et plus sensiblement à Kinshasa, dans les provinces du Bas-Congo,
du Bandundu et du Kivu.
La structure des COOPEC congolaises est caractérisée par une organisation à trois niveaux, le niveau
primaire (COOPEC), le niveau secondaire (Centrale) et le niveau tertiaire (Union ou Fédération).
Les COOPEC se chargent de la mobilisation et de l`octroi des crédits aux membres. Les centrales
regroupent plusieurs COOPEC dont elles assurent entre autres la cohésion. L`Union a plusieurs missions
dont celle de représentation et de coordination des activités du réseau.
En 1987, les coopératives détenaient l`équivalent de 7% de l`épargne du secteur bancaire. Elles étaient
pour la plupart affiliées à des centrales provinciales regroupées à leur tour au niveau national en une
Union des Coopératives Centrales d`Epargne et de Crédit « UCCEC ». En 1989, l`UCCEC supervisait cinq
réseaux provinciaux totalisant 145 coopératives primaires, 274.389 membres et 4,9 millions de dollars
américains d`épargne (Lebughe M. et al, 2003).
Depuis 1991, le contexte socio-économique et politique difficile caractérisé notamment par les pillages,
l`hyper-inflation, la prise des mesures monétaires incohérentes et l`instabilité politique, a contribué à
fragiliser le système financier en RDC et particulièrement les COOPEC.
Ainsi, les coopératives ont perdu, entre 1991 et 1993, près de 80 % de leur clientèle et 66% des fonds
placés dans les banques de dépôt, justifiant ainsi le climat de méfiance des membres envers ce
mouvement (Lebughe M. et al, 2003).
Aujourd`hui, la plupart des COOPEC se sont regroupées en 15 centrales et ont adhéré à des structures
faîtières de 3ème niveau, à savoir l`Union des Coopératives Centrales d`Epargne et de Crédit (UCCEC) et
la Confédération Nationale des Coopératives d`Epargne et de Crédit (CONACEC).
Les Institutions de microfinance autres que les COOPEC, se sont développées en RDC dans les années
1990, dans le secteur informel. Elles sont l`oeuvre, dans la quasi majorité des cas, des Organisations Non
Gouvernementales « ONG » et des initiatives locales de Développement.
27
Comme déjà annoncé précédemment, la crise économique qui sévit en RDC depuis plus d`une décennie,
a laissé des séquelles sur le système financier. Nous citerons entre autres :
· La faillite des banques commerciales contrôlées par l`Etat et l`essoufflement de celles à capitaux privés;
En outre, un bref aperçu de l`organisation du système bancaire congolais a permis de dégager deux
constats majeurs à savoir, la couverture bancaire insuffisante du pays et les distorsions existant dans
l`implantation provinciale des guichets des banques commerciales.
Ce constat a rendu plus pressant la nécessité de promouvoir des structures alternatives de financement
capables d`assurer la mobilisation de la petite épargne, d`octroyer du crédit en milieu rural et milieux
urbains défavorisés, et de créer des conditions d`une insertion progressive du secteur informel de
l`économie moderne.
Par ailleurs, de nombreux ménages, confrontés au problème de pauvreté, ont entrepris des activités
nouvelles capables de générer des revenus. Cette situation les a amenés à concevoir des micro-projets
en quête de microfinancements. En réponse à ces attentes, on a assisté à l`éclosion d`une catégorie
d`institutions chargées de mobiliser des ressources tant internes qu`externes et capable d`octroyer des
microcrédits. Elles ont donc commencé à offrir des services financiers, de crédit et/ou d`épargne, aux
personnes les plus démunies ne pouvant accéder aux avantages du système bancaire classique. De
manière générale, les acteurs impliqués dans ce secteur en République Démocratique du Congo sont :
? Les ONG de diverses natures, qui ont en leur sein des volets microcrédits ; ? Des Systèmes Financiers
Décentralisés (SFD) formels et semi-formels;
? Des bailleurs de fonds qui interviennent, soit dans la promotion de ces SFD au niveau du renforcement
des capacités, soit dans leurs actions sur le terrain par l`octroi de financement ;
2. la mobilisation de l`épargne ;
28
3. l`utilisation d`un système de garantie des crédits très simplifié. En plus, ces institutions se
caractérisent par :
· Des taux d`intérêts généralement subsidiés sur ressources affectées et relativement élevés sur
ressources propres;
· Des faibles ressources par rapport aux besoins;
Du point de vue de leur fonctionnement sur le terrain, on peut les regrouper en plusieurs catégories :
· Celles de type mutualiste et coopératif travaillant avec des critères bien définis d`adhésion et de
fonctionnement et s`appuyant sur la collaboration des membres
· Celles octroyant des microcrédits sur leurs ressources propres et /ou sur des lignes de crédit externes;
Ainsi, les missions ci-après ont été assignées à cette Sous- Direction :
La demande en services financiers est difficile voire impossible à chiffrer à cause des régions encore en
situation de conflit, le manque de données statistiques fiables du fait de l`absence d`un recensement
national des opérations de micro-finance en RDC, le problème de confiance entre la population et
certaines institutions de crédit qui ont par le passé fait perdre des sommes importantes aux épargnants.
Toutefois du fait de la situation socio-économique dans laquelle se trouve la RDC, la demande de
services financiers est extrêmement importante. Selon le rapport FENU/PNUD (2003), plusieurs facteurs
appuient ce constat :
· La place du secteur informel comme source d`emplois et de revenus, estimée entre 80% et 90%;
29
? La pauvreté, chiffrée en termes économiques (PNB annuel par habitant autour de $80) et en termes
sociaux (accès limité à l`éducation, à des services de santé), qui touche au moins 80% de la population ;
? Les taux de croissance extrêmement élevés de certains opérateurs (plus de 7000 clients en moins d`un
an pour FINCA).
Face à cette demande, l`offre est minimale et elle ne correspond pas toujours à l`objectif de mise en
place de programmes pérennes et rentables.
La micro-finance est un système de gestion qui a pour rôle d'offrir aux personnes exclues du système
bancaire classique, les services tels que : le micro crédit (individuel et collectifs), l'épargne, micro-
assurance, transfert d'argent... dans l'objectif d'augmenter leur revenu, améliorer leurs conditions de
vie, créer des PME et de sortir donc de la pauvreté.
II.2.6. TYPES DE CREDIT
Généralement, nous distinguons deux types de crédit : le crédit sec et pur et le crédit à dimension
sociale.
Pour ce type de crédit les conditions sont établies d'avance, d'où le caractère sec et pour la saison
d'octroi ou le bailleur, il n'y a pas d'activités connexes à ce crédit d'où le caractère pur. Ce crédit est
accordé sur base d'une analyse financière systématique. On le conclut après qu'on ait été convaincu de
l'actif du bénéficiaire partant de son patrimoine et de ses encaisses, là on se rassure de la garantie de
remboursement.
Quant au remboursement, il est plus souvent exigé en espèce et non en nature, chose qu'accepteraient
peut être d'autres politiques de crédit. Et ne peut recevoir un nouveau crédit que le client solvable au
premier crédit.
Avec beaucoup de risques quant au suivi, nous trouvons que ce crédit est trop sélectif, la chance n'étant
pas offerte à tout le monde de le bénéficier.
Ce crédit prend en compte l'identité, l'environnement et les besoins sociaux du bénéficiaire. Malgré
cela, il n'exclut pas pour autant d'analyse financière et économique de l'activité du bénéficiaire. Il
s'insère dans l'optique de suppléance aux difficultés des gestions que connaissent les bénéficiaires,
n'exige pas nécessairement le
30
remboursement du premier crédit pour recevoir un second. Ce souci majeur ici est celui de l'homme, le
vécu quotidien.
· Le crédit de survie : C'est un crédit de moindre importance de par le montant accordé à un individu
pour exercer le petit commerce de survivance. En principe, il permet à la famille de pouvoir subvenir aux
besoins alimentaires et de vivre du jour au lendemain. Cette sorte de crédit est incapable de générer
l'épargne pouvant permettre de satisfaire d'autres besoins et l'échéance de remboursement et de
courte durée.
Ce crédit est appelé « crédit à haut risque » car il est plus humanitaire qu'économique et n'exige pas
d'épargne au préalable. Seul l'instinct de survie du bénéficiaire guide la motivation de remboursement,
celui-ci étant fait en nature ou en espèce. Plus pratique par les petits vendeurs, ces crédits s'inscrivent
dans le processus d'écoulement de leurs produits.
· Le crédit de subsistance : C'est un crédit qui permet à la famille de se maintenir dans un style de vie
moderne en assurant d'abord les besoins primaires et secondaires ensuite (alimentation, habillement,
soins de santé, logement, scolarisation des enfants).
Concernant l'octroi, l'individu est supposé avoir une activité sur base de laquelle le crédit lui est accordé,
en nature ou en espèce selon les activités exercées par l'entremise de son groupe. Ici l'élément
confiance est soutenu pat toute une série des mécanismes objectifs à savoir entre autres : la caution
solidaire, le contrat, l'enquête et l'identification, l'hypothèque, la gage, l'épargne et l'étude de
rentabilité. Pout tout cela, la formation préalable est donc indispensable.
Quant à ce qui est de l'échéance, le délai de remboursement est relativement court tenant compte du
cycle de l'activité et avec un léger taux d'intérêt.
Le crédit de subsistance exige un suivi régulier, ne vise pas une croissance économique compte tenu du
montant octroyé, de l'échéance et de l'objet même du crédit. Il ne permet pas l'investissement durable
mais limite et contrôle davantage les risques du côté du donateur, les bénéficiaires étant généralement
les démunis. Pour recouvrer, on fait recours à la pression du groupe et à l'isolement social, deux
principaux mécanismes reconnus ici ;
· Le crédit de Micro Entreprise : C'est un crédit qui s'adresse à une unité de production. Cette unité de
production exige beaucoup de moyes par rapport à ces deux précédents types de crédit et évolue vers
une véritable entreprise économique. Ce crédit est accordé en fonction d'une étude de rentabilité de la
micro entreprise et peut donc soutenir plusieurs aspects entre autres les fonds de roulement, la
production, la transformation, l'écoulement, ... Il s'octroi aux entrepreneurs attestés pour financer une
activité en cours d'une politique de crédit bien définie.
31
Ce crédit doit donc générer des bénéfices à recycler dans la production capable de dégager l'épargne et
de rembourser le capital emprunté cause pour laquelle il nécessite une bonne organisation, beaucoup
de compétences et de capacités de gestion au niveau de l'organisation d'appui et celui de l'entreprise ou
l'échéance de remboursement peut s'étendre à court, moyen et long terme. Signalons en outre qu'ici les
mécanismes de recouvrement des crédits en souffrance sont bien formalisés.
· Le crédit à court terme : Ce crédit est donné pour une durée ne dépassant généralement pas 12 mois. Il
est plus sollicité par les entreprises industrielles et commerciales pour compléter les fonds de roulement
et est accordé par des banques sous forme d'escompte de commerce. Normalement, ce crédit n'est pas
fait pour mettre durablement des fonds à la disposition de son bénéficiaire, mais son rôle et sa fonction
consistent à combler les creux momentanés de trésorerie. Dans des cas extrêmes, il peut s'étendre
jusqu'à une année.
· Le crédit à moyen terme : C'est un crédit pour une durée située entre une année, 3 et 5 ans. La
distribution est largement assurée par l'appareil bancaire et emploi généralement les effets de
commerce.
· Le crédit à long terme : C'est un crédit accordé pour une échéance supérieure à 5 ans. Il sert à financer
les investissements et est consenti par des banques spécialisées.
Du point de vue de la garantie, on distingue :
· Crédit mutuel : C'est un type de crédit le plus vieux, on l'appelle aussi crédit Raïffeinsen « Epargner »,
c'est le maître mot des mutuelles et leurs objectifs est un véritable dogme. Après plusieurs années
d'épargne préalable, la mutuelle peut vous distribuer des crédits. Cette épargne servira de caution
matérielle à l'emprunt, ce qui permet à l'institution de crédit mutuel d'avoir des liquidités à un prix
inférieur au marché financier. Pour cette forme de crédit, l'intérêt financier n'apparaît pars d'une façon
claire.
· Le crédit solidaire : Dans ce type de crédit, l'épargne ne joue pas un rôle prépondérant car le principe
de départ est qu'il existe une pauvreté sans capacité d'épargne. Ici le crédit vise essentiellement des
activités productrices avec des groupes d'individus qui s'engagent solidairement à rembourser le prêt.
Ainsi, faut-il dans un premier temps recourir à une subvention pour faire décoller l'activité de crédit ou
carrément emprunter sur les marchés financiers. La forme de garantie privilégiée pour ce type de crédit
c'est la structure solidaire.
32
Les institutions financières formelles que sont les banques exigent des agents économiques de remplir
certaines conditions (documents d'identification, les garanties, un dépôt minimum, etc.) avant de leur
octroyer des crédits. Faute de pouvoir remplir ces conditions, les personnes à revenus faibles, (les petits
paysans et commerçants, les artisans, les vendeurs rue, etc.) sont exclues de ce système financier
classique. La micro finance, quant à elle, met en place des produits financiers simples et adaptés aux
besoins des populations pauvres afin de lutter contre les nombreuses dimensions de la pauvreté. Ainsi,
en faisant une analyse critique des objectifs de la micro finance, Pierre FORESTIER dans l'article intitulé «
Les enjeux de la microfinance : quel rôle spécifique pour le financement rural et agricole »17 remarque
que, la microfinance fondée sur des motivations telles que celle d'affranchir les populations d'un
système informel contraignant(usuriers), de contribuer à l'émancipation d'une catégorie de populations
pauvres (femmes, jeunes...), de fournir des services financiers indispensables à la réussite de
programmes plus larges de développement, ses objectifs se sont ensuite structurés et insérés dans «
l'ambition plus vaste d'être un outil efficace pour la lutte contre la pauvreté ». Par-là, il essaie de donner
une définition de la micro finance qu'il juge de définition consensuelle : la micro finance consiste en « la
fourniture d'un ensemble de produits financiers à tous ceux qui sont exclus du système financier
classique ou formel ». Cette définition large et dynamique (le secteur financier formel étant lui-même en
évolution) permet d'englober un vaste champ d'intervention. Puis, tous ceux qui sont exclus du système
financier classique sont ceux qui ont des revenus faibleset donc qu'on peut qualifier de pauvres. Ainsi, la
micro finance a pour objectif principal selon P.FORESTIER18 de contribuer à l'amélioration des
conditions de vie des pauvres.
Evelyne BAUMANN, quant à elle présente la micro finance dans l'article intitulé « Micro-entreprises et
gestion de la vulnérabilité en Afrique subsaharienne, passé et présent »19 comme un outil indispensable
pour combattre la vulnérabilité.
D'abord, elle définit la vulnérabilité comme « un état lié à une chute imprévue des revenus et/ou à une
brusque augmentation des dépenses ». Ensuite, elle remarque que « dans les pays d'Afrique
subsaharienne la précarité économique est omniprésente, le milieu naturel connaît souvent un équilibre
fragile et le politique est rarement prévisible, les sources de vulnérabilité sont nombreuses. »20. Pour
elle, la micro finance a pour objectif de palier à la vulnérabilité des populations pauvres en leur
octroyant des crédits pour renforcer leurs activités tout en contrôlant celles-ci. Cependant,
BAUMANN va plus loin pour constater que cette même vulnérabilité menace la survie des institutions de
microfinance.
33
Par définition, la micro-finance regroupe donc à la fois les opérations de crédit et d'épargne. Jusqu'à
présent cependant, l'attention s'est essentiellement portée sur l'aspect crédit de la micro-finance,
appelé alors microcrédit. Ce dernier se traduit le plus souvent par des prêts adressés à des individus ou à
des groupes, leur permettant constituer des fonds de roulement ou de petits investissements.
Initialement, les organisations visaient principalement les groupes, appelés groupes solidaires en raison
de l'application d'un principe de couverture mutuelle entre les membres du groupe en cas de défaut de
remboursement de l'un d'entre eux, ce principe étant de nature à accroître les probabilités de
remboursement. Actuellement, les prêts à des individus ont toutefois tendance à se multiplier.
Quelles que soient les utilisateurs du microcrédit (groupes ou individus), les prêts sont octroyés sur base
de taux d'intérêt généralement au moins aussi élevés que sur le marché bancaire traditionnel. Les
garanties résident, quant à elles, dans de mécanismes liés à la pression sociale (dans le cas des groupes
solidaires) et dans la motivation des individus à pouvoir continuer à bénéficier de financements.
Pour qu'un système de microcrédit fonctionne, les micro-entrepreneurs doivent avoir un intérêt à
s'adresser aux organisations de microcrédit. Dans ce contexte, il faut que les micro-entrepreneurs aient
soit un accès à de nouveaux services financiers, soit un accès à des services déjà existants mais à un
"prix" inférieur à celui auquel ils font déjà face, dans le circuit informel par exemple.
A cet égard, tous les coûts liés à l'obtention du crédit doivent être intégrés dans ce "prix" : les taux
d'intérêt ainsi que les coûts de transaction doivent donc être pris en considération. Les coûts de
transaction ne peuvent en effet être ignorés étant donné leur importance par rapport aux montants de
crédit relativement faibles dont il est généralement question. En outre, dans un système de microcrédit,
il convient également que les organisations qui y participent assurent leur pérennité. 10
Ces structures doivent donc fixer un taux d'intérêt qui leur permet de s'inscrire dans la durée, parfois au
moyen de subsides plus ou moins importants accordés par les pouvoirs publics, les ONG, etc.
Enfin, la micro-finance doit fonctionner sur base d'un élément fondamental : la proximité. Celle-ci,
d'ordre géographique et sociale, est, en effet, nécessaire afin qu'une relation fiable entre le micro-
entrepreneur et l'organisation puisse exister.Cela étant, il serait réducteur de confiner la micro-finance
aux opérations de crédit, qui dans la réalité ne peuvent être dissociées de l'épargne. Il n'est, en effet,
pas rare que les micro-entrepreneurs cherchent tout autant à constituer une épargne dans des
conditions optimales de sécurité qu'à obtenir des prêts. Quant aux organisations, il est évident que
1013 P. FORESTIER, Les enjeux de la microfinance : quel rôle pour le financement rural et agricole ? In
Horizons Bancaires N°326, Octobre 2005, pp.10-12
l'épargne est, parmi d'autres, un moyen important pour elles de se financer et donc d'octroyer des
crédits.
Il est intéressant de noter que la micro-finance donne lieu dans différents pays à des initiatives qui
peuvent être de nature parfois fort différente : banques, coopératives d'épargne et de crédit,
institutions régulées, ONG, caisses villageoises et autres groupes auto-organisés. En Belgique, les
coopératives Credal et Hefboom sont probablement les organisations les plus connues parmi celles qui
réalisent des opérations de microcrédit. Au Sud, les exemples d'organisations offrant des services de
micro-finance sont nombreux. Outre la célèbre Grameen Bank du prix Nobel M. Yunus, on peut
également citer la BRI en Indonésie et Prodem en Bolivie.
La mesure de l'impact est devenue à la mode. Elle répond à un véritable besoin. Les mutuelles sont
anciennes, mais elles sont des IMF un peu spéciales puisqu'elles reçoivent des dépôts plus qu'elles
n'accordent des crédits. La plupart des autres institutions sont récentes, et elles doivent se gérer sans
disposer de beaucoup de repères. Depuis que la lutte contre la pauvreté est retenue dans les objectifs
du Millénaire, elle est entrée dans les politiques de développement et il est normal que les Autorités se
préoccupent d'en apprécier les résultats. Les bailleurs de fonds ont aussi besoin de savoir si le soutien
qu'ils apportent à ces institutions atteint bien le but qu'ils se sont donné, surtout lorsqu'ils veulent,
comme l'USAID, que 50% au moins des crédits soient accordés aux plus pauvres.
La mesure précise d'un degré ou d'un seuil de pauvreté ne peut se faire que par l'intermédiaire
d'enquêtes, qui sont nécessairement ponctuelles. Celles qui ont été effectuées tendent généralement à
montrer deux choses. D'une part, les résultats sont très différents selon les institutions qui, même si
elles appartiennent au même groupe - des ONG par exemple, peuvent avoir des clientèles très
particulières. D'autre part, elles s'adressent toutes aux pauvres, mais pas toujours et pas seulement aux
plus pauvres. Parmi les multiples définitions de l'impact, celle-ci fait bien ressortir la complexité de cette
notion : « Un changement positif en profondeur dans les croyances, les valeurs, les attitudes, les actions,
les relations et les structures qui se traduit par un niveau d'existence supérieur pour l'individu et/ou la
communauté ».
Les IMF ne prêtent pas toutes, ni systématiquement, aux plus pauvres peut être expliqué de plusieurs
façons. Il y a d'abord des institutions dont ce n'est pas la finalité, en particulier les mutuelles qui
collectent d'abord des dépôts et ne prêtent donc qu'aux membres qui ont pu épargner : ils ne sont pas
les plus pauvres. Ensuite des institutions peuvent ne pas exclure les clients un peu plus aisés et accepter
de leur prêter à eux aussi,
35
d'autant plus qu'ils empruntent sans doute davantage, et que de ce fait la gestion de ces crédits est
moins coûteuse. Enfin il n'est pas impossible que ces clients aient emprunté quelques années plus tôt,
que ce crédit leur ait permis d'améliorer leur situation, et qu'ils continuent tout naturellement d'utiliser
les services de cette institution. Il en est sans doute ainsi quand l'emprunteur gère une petite ou une
micro-entreprise, et que ses affaires marchent de mieux en mieux.
L'impact des IMF sur la pauvreté ne se mesure pas seulement par le pourcentage de leurs clients
pauvres ou par le degré de pauvreté de leurs clients. Ce sont surtout les changements qui comptent :
leurs clients sont-ils de moins en moins pauvres ? Il faut ici encore des enquêtes et, bien qu'elles soient
toujours coûteuses, elles doivent être multipliées.
Pour qu'elles soient significatives, il faut que l'on puisse comparer des résultats. Cela ne peut se faire
que de deux façons : dans le temps, avant que l'institution ait commencé à prêter et quelques années
plus tard, ou dans l'espace, auprès de personnes qui sont clientes de l'institution et auprès d'autres qui
ne le sont pas. Mais, dans le temps comme dans l'espace, bien d'autres facteurs que le microcrédit
accordé peut avoir une incidence sur les conditions de vie des personnes interrogées. Et que dire des
choix méthodologiques, comme des questions posées qui dépendent naturellement de ce que l'on veut
savoir, alors que les institutions elles-mêmes, les autorités locales, les bailleurs de fonds... les chercheurs
qui font aussi ce genre d'enquêtes n'ont pas forcément les mêmes préoccupations, ni peut-être le même
concept de la pauvreté.
La micro-finance s'adapte bien à cet objectif. Le lien entre micro-finance et développement devient
donc, la lutte contre la pauvreté. Les outils de micro-finance constituent une des forces dans cette lutte.
Toutefois pour être efficace, cette lutte doit être durable et la rentabilité des instruments mis en place
est une condition, sine qua non, de leur pérennité. Ces nécessités de pérennité et de rentabilité des
institutions de micro-finance conduisent donc, actuellement, à une professionnalisation des agents de
ce secteur et à la consolidation des environnements organisationnels, réglementaires et légaux de celui-
ci en vue de renforcer la confiance des clients et bailleurs envers ces institutions.
Ainsi, la micro-finance bénéficie le mieux aux populations ou personnes qui ont, ou qui ont identifié, une
activité économique sur laquelle ils sont en mesure de capitaliser s`ils peuvent disposer des
financements adaptés même s'ils sont petits (Tolleneer, 2002).
36
De plus en plus d'exemples émergent sur la façon dont les services financiers appropriés peuvent
contribuer à améliorer le bien-être des ménages et stimuler les petites
activités rémunératrices.
Malgré cette vision beaucoup plus claire de l'impact de la micro-finance sur les conditions de vies des
populations pauvres et sur l'économie locale, le débat continue entre les partisans et les sceptiques
Si déterminer l'impact global du microcrédit dans le monde s'avère difficile, une douzaine d'études a
démontré des impacts sociaux et financiers positifs sur certaines communautés.
Une très récente étude, menée par deux chercheurs de la Banque Mondiale dans les villages
bangladeshis, est parvenue à démontrer l'impact positif du microcrédit sur ces communautés. Cette
étude, qui se fonde sur les réponses de plus de 1 500 ménages issus de 87 villages bangladeshis,
interrogés trois fois sur une période de 20 ans, conclut que le microcrédit « augmente les revenus et les
dépenses [des micro-entrepreneurs], l'offre de travail, les actifs non fonciers, le patrimoine net, ainsi
que l'éducation des garçons et des filles. »
En privilégiant cette forme de solidarité, vous contribuez directement à :
D'un point de vue économique, les effets positifs sont manifestes sur :
37
S'agissant de l'octroi des microcrédits par l'institution de micro-finance MECRE-KATINDO et son impact
sur les conditions socio-économiques des marchands dans la ville de Goma, qui est notre thème de
recherche, nous avons mené nos enquêtes dans l'objet d'appuyer si possible nos observations face aux
hypothèses soulevées dans ce travail.
L'enquêté vise la récolte des informations nécessaires. Pour notre enquête, nous nous sommes fixés les
objectifs ci-après :
- Identifier les marchands du marché olive lembe voir ALANINE membres de la MECRE KATINDO ;
- Savoir si la micro-finance participe activement dans l'amélioration des conditions de vie des marchands
membres de cette institution de micro-finance.
remboursement ;
38
Notre travail concerne les femmes et les hommes vendeurs au marché Alanine qui bénéficie du crédit à
la MECRE-KATINDO c'est-à-dire 125 Femmes et 32 Hommes de 18 à 53 ans et plus.
III.1.5. L'ECHANTILLONNAGE
Il faut retenir que c'est une portion de la population à laquelle on soumet un certain nombre de
questions pour la récolte des données recherchées.
Notre échantillon, porté sur une seule catégorie en ce qui concerne les bénéficiaires des microcrédits,
mais aussi le responsable de l'institution de micro-finance MECRE KATINDO.
Pour établir notre échantillon, nous avons tenu compte de deux variables dont : l'âge et le sexe de
personnes vendeurs.
Voici en termes de vérification comment notre échantillon tiré se vérifie (Suivant la formule du
Professeur Alain BOUCHARD (lorsque l'univers est infini on tire un échantillon arbitraire avec une marge
d'erreur de 10%:
P = Population d'étude ;
Formule : ??×??
p +n
D'où : 157×96
157 +96
15072
253
= 59,5 = 6O personnes
La taille de notre échantillon a été donc de 60 hommes et femmes du marché ALANINE membres du
MECRE-KATINDO.
Pour réaliser notre étude, l'administration du questionnaire a été directe sur terrain, nous avons donné
le questionnaire a des vendeurs du marché ALANINE qui bénéficient du crédità la MECRE-KATINDO et
venir les récupérer après.
Pour renchérir les données que nous avons recueillies à l'aide de ce questionnaire d'enquête, nous
avons recouru aux donnéesrécoltéesà partir d'un guide d'interview que nous avons eu avec les agents
de crédit de la MECRE-KATINDO et les chefs de groupes de bénéficière de crédit. Lesdonnées recueillies
ont été traitéesà l'ordinateur et les résultats obtenus sont présentés sous forme des tableaux d'effectifs
et de pourcentage.
39
- Certainsenquêtés ont été réticentsà nous fournir les informations pensant que nous pouvons leur
amener les voleurs main-armée ;
- Bien des enquêtés et interviewés ne voulaient pas dévoiler la vérité sur certaines questions. De la
sorte, quelques données se sont avérées illogiques ou peu fiables;
- Difficultés financières.
Ainsi, sur base du critère de sexe, les composantes de notre échantillon se sont réparties comme suit :
Réponses
Fréquence
Pourcentage
Masculin
11
18.33
Féminin
49
81.66
Total
60
100
De ce tableau il s'avère que 49 personnes soit 81.66 de nos enquêtés sont du sexe féminin et 18.33 soit
11 enquêtés sont du sexe masculin
Le nombre élevé des femmes servies par rapport aux hommes s'explique facilement car elles
représentent, selon les experts en matière de pauvreté, la couche la plus vulnérable.
Réponses
Fréquence
Pourcentage
Primaire
15
Secondaire
35
58
Universitaire
16
27
Total
60
100
Quant à leur âge et à leur situation maritale, les tableaux n°3 et n°4, nous renseignent de ces deux
paramètres.
Fréquence
Pourcentage
40
18 à 24 ans
3.3
25 à 31 ans
11
18.3
32 à 38 ans
18
30
39 à 45 ans
20
33.3
46 à 52 ans
10
53 ans et plus
Total
60
100
Réponses
Fréquence
Pourcentage
Célibataire
10
17
Marié(e)
36
60
Divorcé(e)
Veuf (Ve)
11
18
Total
60
100
Leur niveau d'âge nous fait voir que la majeure partie de l'échantillon est encore active. Et leur situation
maritale nous prouve à suffisance que la majorité des clients ont des personnes en leurs charges car
elles sont mariées, cela se confirme par le Tableau N°4.
Tableau n°5 : Avis des enquêtés sur le nombre des personnes à leur charge
Réponses
Fréquence
Pourcentage
Aucun
1 à 3 personnes
12
20
4 à 6 personnes
24
40
7 à 10 personnes
10
17
11 personnes et plus
12
20
Total
60
100
Ce tableau indique que : 40% des répondants ont sur leur charge 4 à 6 personnes, alors que 20% ont sur
leur charge 1 à 3 personnes et 11 personnes et plus, suivi de 17% qui ont 7 à 10 personnes et 3% qui n'a
aucune personne en charge.
41
Sous ce point, sont présentés, analysées et interprétées lesdonnées que nous avons récoltées sur terrain
à l'aide du questionnaire d'enquête.
L'objectif étant de vérifier les indicateurs de facteurs supposés être l'impact socio-économique de
l'octroi de microcrédit aux marchands du marché ALANINE. Toutefois, avant d'entrer dans le vif du sujet,
il s'est avéré nécessaire de montrer l'appréciation du système d'octroi de crédit telle qu'elle est conçues
par les marchands d'ALANINE.
Pour montrer l'appréciation du système de crédit par les vendeurs du marché ALANINE, l'attention a été
focalisée sur les indicateurs ci-après : l'appréciation du système de micro-crédit octroyé par la Mecre, la
raison de demande de crédit, les avantages de crédit, l'utilisation des bénéfices obtenus, les causes
d'incapacité de remboursement.
KATINDO
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Très bien
38
63
22
37
100
Ce tableau indique que 63% des enquêtés cotent très bien le système de micro-crédit octroyé par la
MECRE-KATINDO, contre 37% qui ne l'apprécient pas bien.
Fréquence
Pourcentage
commerciale
55
92
0
0
Autre utilisation
Total
60
100
Dans l'échantillon enquêté, 92% des marchands demandent du crédit pour accroître leurs activités et
pour subvenir aux besoins sociaux. Le 9% restant demandent de crédits pour d'autres raisons
personnelles.
Tableau n°8 : avis des enquêtés sur les avantages de l'obtention de crédit
42
Question
Réponses
Fréquence
Pourcentage
avantages que
vous trouvez
dans l'obtention
de crédit
-Amélioration de l'accès à
l'éducation et à la santé
-Augmentation et
stabilisation des revenus,
-Passage de l'économie
informelle à l'économie
formelle
-Émancipation de la femme
58
97
3
60
100
Ce tableau indique que des enquêtés soit 97% ont trouvaient que les avantages de crédit est :
Amélioration des conditions de vie, amélioration de l'accès à l'éducation et à la santé, augmentation et
stabilisation des revenus, réduction de la vulnérabilité face aux chocs extérieurs, passage de l'économie
informelle à l'économie formelle ; alors que 3% a vu que cette autre chose.
Tableau n°9 : avis des enquêtes sur l'existence des difficultés de l'obtention de
Question
Réponses
Fréquence
Pourcentage
Avez-vous
trouves de
difficultés pour
l'obtention de
crédit pour la
première fois
Oui
32
53
28
47
60
100
Ce résultat nous montre que 53% des enquêtés ont connus des difficultés pour l'obtention de crédit
pour la première fois, contre 47% qui n'ont connus aucun difficulté.
43
Tableau n°10 : les difficultés qu'ils ont connues lors de la première obtention de
crédit
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Si oui, les
quelles
-Manque de
document parcellaire
-Frais d'ouverture
de dossier de crédit
-Manque d'un
32
53
28
47
60
100
Source : Nos enquêtes, Avril 2016
Il ressort de ce tableau que, 53% des enquêtés ont connus des difficultés comme manque de Frais
d'ouverture de dossier de crédit, manque d'un compte et manque d'Epargne, Tandis que 47% ont
connus d'autres situations que les autres.
Tableau n°11 : Avis des enquêtes sur l'existence des difficultés au moment de
remboursement
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Oui
56
93
Non
4
7
Total
60
100
D'après ce tableau, 56 enquêtés soit 93% trouvent certaines difficultés au moment de remboursement,
tandis que 7% ne connait pas des difficultés.
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
44
Si oui, quelles
en sont les
causes
-Maladies
56
93
payées
Autres
4
Total
60
100
Il s'avère que 93% de nos enquêtés se heurtent à des maladies, au non-écoulement de marchandise et
le non-paiement de dettes.
Tableau n°13 : Avis des enquêtés sur Le système de remboursement de mutuelle d'Epargne et crédit-
katindo face à leurs activités
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Le système de remboursement
de mutuelle d'Epargne et de
crédit -katindo vous permet-il de bien faire vos activités et atteindre vos objectifs
Oui
39
65
21
35
100
Tableau n°14 : Avis des enquêtés sur l'utilisation des bénéfices obtenus
Question
Reposes
Fréquence
Pourcentage
45
Comment
utilisez-vous les
bénéfices
-Achat des
nouveaux articles -Pour payer les frais
obtenus
55
92
-Epargner
Autres
8
Total
60
100
Il s'avère que 92% des enquêtés soit 55 personnes utilisent leur bénéfice pour acheter des nouvelles
marchandises, payer les frais scolaire, le frais de santé, pour épargner et s'approvisionner en nourriture ;
tandis que 8% l'utilise pour d'autres fins.
III.2.2. ANALYSE DES EFFETS DE CREDIT SUR LA VIE SOCIO-ECONOMIQUES DE MARCHANDS D'ALANINE
Les effets de micro- crédit sont nombreux et variés. Pour les marchands, il s'est agi de vérifier les
suivantes : le niveau de chiffre d'affaire, le niveau d'épargne, le nombre des enfants scolarisés, la somme
d'argent dépensée journalière ment pour la nourriture, la capacité financière d'accès aux soins de santé.
Question
Période
Réponse
Fréquence
Pourcentage
niveau de revenu
(chiffre d'affaire)
avant crédit et
après crédit
Avant crédit
200 - 700$
15
25%
25
42%
20
33%
60
100%
500-1000$
15
25%
25
42%
20
33%
60
100%
Ce tableau indique que : - Avant le crédit 25% de nos enquêtés avaient un chiffre d'affaire de 200 à 700$
et 42% avaient de 800 à 1500$ et 33% avaient un capital de 2000$ et plus ;
- Mais après crédit leur chiffre d'affaire a augmenté, c'est-à-dire passant de 200 - 700$ à 500 - 1000$, et
de 800 - 1500$ à 1600-3000$, et de 2000$ et plus à 4000$ Et plus.
46
Question
Période
Réponse
Fréquence
Pourcentage
niveau d'épargne
avant et après
crédit
Avant crédit
10 - 25$
32
53
19
32
9
15
60
100
20 - 35$
32
53
19
32
9
15
60
100
De ce tableau, il s'avère que : - Avant crédit 53% De nos enquêtés épargnaient de 10 à 25$ par mois, et
32% épargnaient de 30 - 50$ et 15% arrivaient à épargner de 60$ et plus;
Tandis que, après crédit leur épargne est passée de 10 - 25$ à 20 - 35$ et de 30 - 50$ à 40 - 60$ et de 60
et plus à 70$ et plus.
Ainsi, pour connaitre les nombres des enfants scolarisés par famille, avant crédit et après crédit ; ce
tableau ci-après nous le montre:
Question
Période
Réponse
Fréquence
Pourcentage
Quel est le
scolarisés avant
et après crédit ?
Avant crédit
0 à 3 Enfants
22
37
20
33
18
30
60
100
1 à 4 Enfants
22
37
20
33
18
30
60
100
De ce tableau, il s'avère que : - Avant crédit 37% De nos enquêtés scolarisaient de 0 à 3 Enfants, et 33%
scolarisaient de 4 - 6 enfants et 30% arrivaient à scolariser 7 Enfants et plus;
47
Tandis que, après crédit leur niveau de scolariser est passée de 0 - 3 enfants à 1 - 4 enfants et de 4 - 6
enfants à 5 - 7 enfants et de 7 enfants et plus à 8 enfants et plus.
Tableau n°18 : Avis des enquêtés sur le nombre des kg ou des murongo qu'il
Question
Période
Réponse
Fréquence
Pourcentage
Quel est le
nombre de kg ou
de murongo
consommé par
Avant crédit
1 à 2 kg
49
82
11
18
60
100
2 à 3 kg
49
82
18
60
100
Ce tableau indique que : - Avant le crédit 82% de nos enquêtés consommaient 1 à 2kg ou murongo par
jour et 18% consommaient 3 kg ou murongo et plus ;
Mais après crédit cela a passé de 1 à 2kg ou murongo à 2 à 3 kg, et de 3 kg et plus à 4 kg Et plus par jour.
Tableau n°19 : Avis des enquêtés sur la somme d'argent dépensés par jour pour les besoins alimentaire
Question
Période
Réponse
Fréquence
Pourcentage
Dépensez-vous
quelle somme
d'argent par jour pour vos besoins alimentaire avant
crédit et après
crédit ?
Avant crédit
3000 à 4500 FC
30
50
20
33
10
17
60
100
5000 à 6500 FC
30
50
20
33
10
17
60
100
Source : Nos enquêtes, Avril 2016
48
De ce tableau, il s'avère que : - Avant crédit 50% De nos enquêtés dépensaient de 3000FC à 4500FC par
jour, et 33% dépensaient de 5000 à 6500 FC et 17% arrivaient à dépensaient de 7500FC et plus;
Tandis que, après crédit leur dépense journalière en matière de finance est passée de 3000 - 4500FC à
5000 à 6500 FC et de 5000 - 6500$ à 7500 à 9000 FC et de 7500FC et plus à 10000FC et plus.
Tableau n°20 : Avis des enquêtés sur leur capacité financière d'accès aux soins
de santé
Question
Période
Réponses
Fréquence
Pourcentage
Quelle est
d'accès au
service de
Avant crédit
Difficilement
41
68
19
32
60
100
Facilement
55
92
60
100
Tableau n°21 : Avis des bénéficiaires sur l'existence des effets positif de crédit
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
économique ?
Oui
59
98
1
100
Ce tableau, nous montre que 98% de nos enquêtés, reconnaissent que l'obtention de micro-crédit a y
des effets sur leur vie socio-économique, alors que 2% de ces enquêtés n'a rien vu comme effet de
micro-crédit.
49
Tableau n°22 : Avis des enquêtés sur les effets (avantages) socio-économiques
de crédit
Question
Réponses
Fréquence
Pourcentage
avez pu trouver
-Amélioration de l'accès à
97
60
100
La majorité, soit 97% de nos répondants ont affirmés et dit que les effets de l'obtention de micro-crédit
sont : L'amélioration des conditions de vie, Amélioration de l'accès à l'éducation et à la santé,
Augmentation et stabilisation des revenus, Réduction de la vulnérabilité face aux chocs
extérieurs,Passage de l'économie informelle à l'économie formelle, Augmentation du chiffre d'affaire,
Avoir une épargne, et Emancipation des femmes, et 2% ont trouvés autres choses.
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Que faites-vous
en cas
Prendre de dette
changeurs Diminution de prix des articles Vendre tout ce que nous avons
49
82
11
18
60
100
50
Il s'avère de ce tableau que, 82% des répondants Prennent de dette par intérêt aux changeurs, Diminues
de prix des articles, et Vendent tout ce qu'ils ont à leur pouvoir, tandis que 18% recours à d'autres
moyens.
Réponses
FREQUENCE
POURCENTAGE
Oui
100
Non
Total
100
Réponses
FREQUENCE
POURCENTAGE
octroyez?
Individuel
100
1
100
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
d'obtenir le
crédit à la
MECRE?
membre du mecre
1
100
100
51
MECRE
Question
Catégories
Réponses
FREQUENCE
conditions et
critères à
remplir pour
obtenir un
crédit à la
MECRE?
Au membre
du mecre
- Adresser une demande de crédit au gérant de la Mecre
compte 1% du montant de
fonds de mutualisation
100
-Ouvrir un compte,
- Adresser une demande de crédit au gérant de la Mecre
-épargner pendant au
compte 1% du montant de
52
100
remboursement
Question
Catégories
Réponses
FREQUENCE
%
Quel est le taux
d'intérêt et la
pénalité liée au
retard de
remboursement
de crédit à la
Mecre ?
Aux
domiciliés
- La pénalité est de
100
- Le taux d'intérêt est de 3%
- la pénalité est de
retard
100
remboursement du crédit
Question
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Que faites-vous
en cas de
l'incapacité de
remboursement du crédit ?
En cas de
l'incapacité, il y a un
au niveau du
contentieux
100
Total
1
100
53
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Le remboursement est
100
Total
100
Réponses
FREQUENCES
POURCENTAGE
Dépasser le délai de 12
mois
100
Inter-agence
100
A l'issue de notre enquête menée auprès des marchandsdu marché ALANINE bénéficiaire des micro-
crédits à la MECRE-KATINDOsur l'impact des micro-crédits octroyés par la MECRE-KATINDO en faveurs
de marchands de la ville de Goma, les principaux résultats dégagés sont les suivants :
? Le tableau no7 montre que 92% des marchands demandent du crédit pour accroître leurs activités et
pour subvenir aux besoins sociaux. Le 9% restant demandent de crédits pour d'autres raisons
personnelles ;
? Le tableau no8 indique que 97%des enquêtés ont trouvaient que les avantages de crédit est :
Amélioration des conditions de vie, amélioration de l'accès à l'éducation et à la santé, augmentation et
stabilisation des revenus, réduction de la vulnérabilité face aux chocs extérieurs, passage de l'économie
informelle à l'économie formelle ; alors que 3% a vu que cette autre chose ;
54
? Le tableau no10 montre que 53% des enquêtés ont connus des difficultés comme manque de Frais
d'ouverture de dossier de crédit, manque d'un compte et manque d'Epargne, Tandis que 47% ont
connus d'autres situations que les autres ;
? Le tableau no14 montre que 92% des enquêtés soit 55 personnes utilisent leur bénéfice pour acheter
des nouvelles marchandises, payer les frais scolaire, le frais de santé, pour épargner et s'approvisionner
en nourriture ; tandis que 8% l'utilise pour d'autres fins ;
? Le tableau no15 indique que : - Avant le crédit 25% de nos enquêtés avaient un chiffre d'affaire de 200
à 700$ et 42% avaient de 800 à 1500$ et 33% avaient un capital de 2000$ et plus ;
- Mais après crédit leur chiffre d'affaire a augmenté, c'est-à-dire passant de 200 - 700$ à 500 - 1000$, et
de 800 - 1500$ à 1600-3000$, et de 2000$ et plus à 4000$ Et plus ;
? Le tableau no16 montre que : - Avant crédit 53% De nos enquêtés épargnaient de 10 à 25$ par mois,
et 32% épargnaient de 30 - 50$ et 15% arrivaient à épargner de 60$ et plus;
Tandis que, après crédit leur épargne est passée de 10 - 25$ à 20 - 35$ et de 30 - 50$ à 40 - 60$ et de 60
et plus à 70$ et plus ;
? Le tableau no22 indique que 97% de nos répondants ont affirmés et dit que les effets de l'obtention de
micro-crédit sont : L'amélioration des conditions de vie, Amélioration de l'accès à l'éducation et à la
santé, Augmentation et stabilisation des revenus, Réduction de la vulnérabilité face aux chocs
extérieurs,Passage de l'économie informelle à l'économie formelle, Augmentation du chiffre d'affaire,
Avoir une épargne, et Emancipation des femmes, et 2% ont trouvés autres choses.
55
CONCLUSION PARTIELLE
Ce chapitre a porté sur la l'analyse et interprétation des résultats de l'enquête sur l'impact socio-
économiques de microcrédit octroyé par la mecre-katindo aux marchands de Goma. Cas de marchands
d'ALANINE.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, nous avons décrit l'objectif visé par celle-ci, les grandeurs
recherchées, ainsi que la population d'étude, avant de présenter l'échantillon.
Ensuite, nous avons entamés l'analyse des résultats d'enquête permettant de vérifier les composantes
de l'hypothèse de ce travail. Ainsi, à travers cette analyse, il est ressorti que les effets socio-
économiques de micro-crédit aux marchands sont :
Pour apporter une solution durable à cette action et ainsi intégrer toutes les couches de la population à
avoir accès à l'obtention de crédit, des enquêtes ont de ce fait, l'élaboration de ce projet qui fait l'objet
du quatrième chapitre.
56
Muhamed YUNUS disait que les gens ne sont pas pauvres par paresse car ils travaillent et accomplissent
des tâches physiques lourdes et complexes.
Depuis un certain temps, nous observons une gamme d'institutions de micro finance qui sont au service
des ménages pauvres, mais la situation socio-économique de ces ménages reste rudimentaire.
Un commerçant qui est père ou mère de ménage sur cinq à seulement la possibilité d'épargner. Nos
interviews ont prouvé à suffisance qu'ils n'épargnent pas parce qu'ils n'ont pas de revenu périodique ou
stable mais aussi certains ont peur de contracter un crédit car le taux d'intérêt de remboursement est
élevé, les conditions d'épargné avant l'obtention de crédit, avoir de garantis tels que certificat
parcellaire, fiche d'occupation, avoir un salaire stable, avoir déjà débuté l'activité a financé et ainsi sont
exclues du circuit des institutions de micro-finance.
Cette micro-finance est une nouvelle ère dans la micro-finance car avec une vision sociale et solidaire et
surtout car elle intégrera le réel besoin de la population par des enquêtes qu'elle organisera avant
d'octroyer des crédits; le taux de remboursement et l'échéance seront aussi réduit soit 2%/an avec un
crédit suffisant d'au moins 1000 à celui dont le revenu est de moins d'un dollar (1$) qui permettra ainsi
aux ménages de subvenir à leurs besoins et de surcroit, ils épargneront et initierons des initiatives
privées (entreprenariat). L'argent y sera placé comme épargne et générer des intérêts (intérêt prévu de
3,5%/an).
Ce présent projet est une institution de type social et solidaire et non pas de type commercial. Il est
aussi un projet d'essai et en même temps pilote.
Projet de création d'une micro-finance de vision sociale pour le développement dans la ville de Goma.
Le projet est un ensemble complexe d'activités visant un objectif précis et connu au départ qu'une
personne, une entreprise ou organisation réalise de manière non répétitive sous une contrainte de
temps, de coût et de qualité.
57
La pauvreté est une réalité dans nos milieux depuis belle lurette. Plusieurs étude le prouve, plusieurs
ménages le vit. Bien des IMFs existent mais nous constatons avec amertume que la notion et le vécu de
la pauvreté inquiète plus d'une personne, ce qui justifie d'ailleurs la présence de ces institutions de
micro-finance. Ce présent projet vient donc donner un coup de main à ces institutions qui existent déjà
en octroyant des microcrédits aux plus pauvres et en amoindrissant le taux de remboursement afin que
ces crédits couvrent une bonne partie des pauvres et ainsi permettre aux petits commerçants et les
ménages de subvenir à leurs besoins.
4.2.4. Cadre juridique du projet
La MFVSD est une structure avec personnalité juridique congolaise. C'est un projet de type concerté, car
il fera appel aux autorités gouvernementales, aux bailleurs étrangers et aux initiateurs du projet
La MFVSD est une structure avec personnalité juridique congolaise qui sera installée dans la ville de
Goma, commune de Goma, dans le quartier Keshero en République Démocratique du Congo. Dans la
politique d'atteindre une grande masse et ainsi étendre ses activités dans toute la République, nous
créerons des succursales dans d'autres villes mais cela ce sera au fil du temps.
· Assurer un appui financier et technique aux ménages en tenant compte de leurs réels besoins pour
contribuer à leur croissance (amélioration des conditions de vie).
· Octroyer des crédits aux commerçants et ménages avec un soutien d'accompagnement technique dans
la gestion de ces crédits ;
- Formation des sensibilisateurs, animateurs sur le fonctionnement d'une IMF et la gestion du crédit;
- Organisation des ateliers de réflexion en rapport avec la gestion des crédits et la génération des
revenus en faveur des agents et des bénéficiaires ;
- La mise en place d'un cadre d'étude d'un niveau d'atteinte des objectifs fixés surtout en ce qui
concerne l'amoindrissement du taux de la pauvreté.
- Plaidoirie pour le renforcement du financement afin de couvrir un bon nombre de demandeurs en
attendant notre auto financement (auto prise en charge).
58
- Adhésion de plus de 350.000 personnes de la population est observée au sein de la MFVSD au bout de
2 ans;
Les bénéficiaires du projet sont la population de la ville de Goma. Il faut noter ici que les bénéficiaires
directs sont ceux-là qui auront adhéré auprès de la banque et que toute la population sera bénéficiaire
indirect du projet.
Ce projet de création d'une banque de vision sociale pour le développement aura pour acteurs
principaux toute la population de la ville de Goma et ses enivrions. A ces grands acteurs, il faut ajouter
les membres de la banque et les bailleurs de fonds. Il financera tous les membres qui exercent
différentes activités dans la ville de Goma.
Le présent projet va durer 2 ans soit du 2 janvier 2017 au 30 décembre 2018, période après laquelle
nous pensons que les premières lueurs du changement du vécu des ménages pourront se faire voir et
ces ménages bénéficiaires du projet seront déjà en mesure de se prendre en charge par les activités
qu'ils ont pu développer.
Un projet est faisable lorsqu'il est adapté à l'environnement social, culturel, économique et éducatif du
milieu dans lequel il est opérationnel.
Nous restons certain et sûr que ce projet est faisable du moment où il vient régler une question
inquiétante. Il est important ici de rappeler que la réduction de la pauvreté reste le champ de bataille
d'une légion d'organisations. Il est même clair que les 8 objectifs du millénaire pour le développement
soulèvent l'aspect pauvreté. La faisabilité de ce présent projet muse donc sur l'importance et l'attention
accordées à ce grand fléau qui ronge nos sociétés actuelles.
Ce projet s'intègre assez bien dans notre milieu d'étude car il ne détruira et n'empêchera le
fonctionnement d'aucune structure existante. Bien au contraire, il est un effort de réajustement par les
stratégies qu'il développera dans l'octroi des crédits et un modèle du nouvel approche dans la
classification des IMFs qui est d'ailleurs une IMF de vision social, donc il est un ajout sur un déjà existant.
59
Assemblée générale
Conseil d'administration
Audit
Secrétaire comptable
Charroi-
automobile,
logistique
Service de crédit
Service d'auto -
capacitation
Service
d'animation et
d'organisation
Service
d'autofinanceme
nt
Sentinelle
60
1. L'assemblée Générale
Elle est constituée des ménages bénéficiaires, les partenaires au projet, le service technique (auditeurs)
et les bailleurs de fond. Elle est l'organe supérieur et réunit tous les membres de la banque. Elle siège en
ordinaire deux fois par an et extraordinairement quand le cas l'exige, ce cas doit être d'extrême urgence.
Cette instance est à la fois interne et externe à la banque et n'est pas directement liée à la banque. Elle
n'intervient seulement que quand il y'a nécessité de faire un audit. Cet audit est essentiellement une
évaluation des activités de la banque, le niveau d'atteinte des objectifs et relever les écarts préalables
par des propositions concrètes à suivre dans les prochains jours. A l'externe on a des experts, extérieurs
à la banque qui viennent réaliser cet audit. On peut aussi organiser un audit mixte intégrant à la fois
auditeurs internes et externes (experts).
3. Le conseil d'administration
Cet organe découle de l'assemblée générale ; il est l'organe qui exécute les décisions de cette assemblée
et suit avec attention toutes les actions de la banque. Il se réunit trimestriellement et est constitué de 5
personnes dont le président et son vice-président, le rapporteur et 2 conseillers. Les bailleurs de fonds
peuvent quand ils le veulent (surtout en cas de nécessité) bien entendu participer dans les réunions du
conseil d'administration.
Elle est dirigée par un chargé de programme de niveau A0 en sciences sociales mais un TDC de
préférence. C'est l'organe d'analyse et des propositions des programmes de la banque. Le chargé des
programmes est celui qui fait les études de la durabilité de l'institution par des enquêtes internes et
externes à la banque. Il évalue le niveau d'atteinte des objectifs proposés, des nouvelles stratégies de
gestion de l'institution et des demandeurs, il développe et encourage l'initiative des membres de la
banque surtout en matière de gestion. Au-delà de toutes ses attributions de gestion de l'institution, il
gère aussi le personnel.
61
5. Secrétaire comptable
Aura à sa tête un cadre avec un diplôme d'étude supérieur de préférence celui de licence en sciences
économiques ou autres sciences similaires. Il aura pour tâches essentielles :
· Présenter à la fin d'une échéance le rapport des mouvements (liés au flux financier de la banque).
Chapeauté par un responsable chef de service qui identifie, accueille et encadre les bénéficiaires qui
veulent ou qui émettent le désir d'amorcer une activité privée mais sur base du crédit qu'ils prendront
auprès de la banque. L'octroi du crédit à cette catégorie sera fonction de leurs aptitudes
d'entreprenariat et la disposition qu'ils ont pour fructifier le crédit qui leur sera donné afin d'améliorer
leurs conditions de vie. Après l'entretien et ayant pris engagement des dispositions requises avec le
responsable de ce service, le désireux/demandeur est envoyé au responsable du service de crédit pour
les modalités d'octroi. Le responsable de ce service fait rapport au chargé des programmes de la
banque.
C'est un service moteur car il organisera périodiquement des animations et des séances de
sensibilisation pour ceux-là qui n'ont toujours pas adhérés à la banque. Ce service aura 5 techniciens en
développement communautaire de niveau A1 et/ou des licenciés en marketing qui maîtrise valablement
les approches d'animation et d'organisation des groupes ; ils doivent aussi être en mesure d'évaluer les
besoins et les intentions des consommateurs pour permettre à la banque d'élaborer des nouvelles
stratégies pour assurer sa compétitivité. Il organisera des campagnes de sensibilisation et de
conscientisation dans différents coins de la ville. Ce service est en quelque sorte un service de marketing
de la banque.
62
9. Service de capacitation
Ce service est similaire au service d'animation mais ici c'est une animation interne surtout en matière de
gestion et ne concerne que les membres adhérents à la banque. Les sensibilisations ici porteront
essentiellement sur la matière de gestion du crédit et la promotion de son activité (activité du
bénéficiaire). La capacitation en gestion ne concernera pas seulement les bénéficiaires du projet elle
concerne bien aussi les agents (staff) de la banque ; c'est ici où nous porterons beaucoup plus
d'attention en développant des mécanismes/stratégies de durabilité de l'institution qui seront mis à la
disposition des agents et pour lesquels (les) un respect scrupuleux sera observé. Le responsable de
service devra avoir un diplôme de licence en gestion des institutions financières.
Ayant en son sein 4 membres ou agents de crédit avec un niveau de licence en sciences économiques ou
toute autre science similaire qui serviront les agents lors des retraits et dépôts. Ils prendront soin
d'enregistrer les mouvements journaliers et faire un rapport au chef de service qui à son tour fera
rapport au secrétaire comptable.
Assurent le transport des agents lors des diverses courses de service. Ils devront bien tenir les outils de
gestion du matériel mis à leur disposition (Carnet de bord ou log book véhicule). Devront être des
techniciens qualifiés en mécanique automobile de niveau A3 ou A2, ils seront au nombre de 3.
12. Les Huissiers et les sentinelles
moins un diplôme et de préférence celui de 6ème année secondaire (D6 ou A2). Ils sont
63
Elle consistera à :
Toutes les activités prévues seront lancées au cours de cette phase. Il s'agit de :
- Recrutement du personnel ;
- Assurer le suivi ;
- Assurer l'évaluation ;
Cette dernière phase durera 19 mois à dater du 2 Juin 2017 jusqu'à la fin du projet, soit en fin décembre
2018.
3. Durée : 14 mois
64
- préparer le matériel ;
- préparer le local ;
- évaluer l'action ;
Elaborer le rapport.
7. Evaluation :
8. Condition préalable :
Que les animateurs soient compétent et courageux ; Qu'il n'y ait pas d'instabilité politique
1. But : pour voir l'institution d'un personnel qualifié et compétent pour assurer efficacement les
services du projet notamment un coordinateur du projet, un secrétaire-comptable, les agents de crédit,
les animateurs,...
4. Condition préalable : que les candidats recherchés soient disponibles avant le 2 janvier
7. Ressources :
65
8. Activités et sous activités
- Intégrer le personnel.
9. Evaluation : Le comité exécutif du projet constituer des représentants des partenaires va vérifier et
apprécier les procédures suivies dans le recrutement, le respect des conditions de recrutement pour
assurer de l'honnêteté exigée.
3. Durée : 2 mois
6. Condition préalable :
-Que le local (bureau) soit équipé des matériels nécessaires pour le fonctionnement de la
micro-finance
7. Ressources
Humaines : logisticien, coordonnateur
66
Financières : fonds pour l'achat de l'équipement des matérielles, fonds pour la garantie du loyer
- Mener les démarches pour l'acquisition du local ; - Engager les plombiers, des électriciens et autres ; -
Equiper les locaux et salles.
9. Evaluation
comptables.
- Que les prix de matérielles soient fixes sur le marché ; - Qu'il n'y ait pas de détournement de fonds.
Extrant n° 4 : Formation du personnel dans la gestion d'une institution de micro-finance
1. Cible : - Disposer des équipes des personnes capables dans la gestion d'une IMF, - Avoir un personnel
compétent dans la gestion d'une IMF
- Evaluer la formation
- Elaboration du rapport de formation
67
7. Ressources :
de la formation
8. Evaluation :
9. Moyens de vérification : - Visite sur terrain et sondage ; - Documents comptables ; - Liste de présence
- Qu'il n'y ait pas détournement de fonds - Que les formateurs soient compétents - Qu'il n'y ait pas
d'instabilité politique
2. Echéance : du 2er janvier 2017 au 30 décembre 2018.le suivi se fait durant toute la période du projet
et l'évaluation est temporaire après chaque 6 mois.
4. Durée : 20 mois
- Conseils pratiques ;
7. Les ressources
8. Condition préalable :
9. Evaluation
Moyens de vérification :
- qu'il n'y ait pas détournement de fonds - que le personnel soit compétent
ANNEE
2017
2018
ACTIVTES
J
J
J
A
Chercher le financement
prendre en location le bureau et Equiper le bureau
Recruter le personnel
Former le personnel dans
de micro-finance et
capacitation
Animation-sensibilisation sur le bien-fondé de la micro-finance dans l'amélioration des conditions de vie
Mobiliser de l'épargne des membres adhérents à la banque
Octroyer les microcrédits aux membres
Assurer le suivi
Assurer l'évaluation
Légende : Activité continue : Activité discontinue : Activité intermittente : Activité ponctuelle :
70
Le budget du projet est défini comme « un ensemble chiffré, des recettes et des dépenses d'une
organisation bien déterminée »
Ainsi, la mise en oeuvre de tout projet de développement exige la consommation des moyens financiers,
matériels et humains pendant son exécution. C'est ainsi que le montant alloué au présent projet se
repartie de la manière suivant :
N°
Poste
Nombre
Niveau Etudes
Durée (mois)
Sal.
Unitaire($)
Sal.
Total ($)
1.
Directeur prog. et
gestionnaire du pers.
A0
21
900
18.900
2.
Sec. Comptable
1
G3
21
700
14.700
3.
Service clientèle et
épargne
G3
21
500
10.500
4.
Service animation et
organisation
A1
21
300
6.300
5.
Chef de service de
Capacitation
L2
21
500
10.500
6.
Service de crédit
L2
21
400
8.400
7.
Service de monitoring
6
A1
21
250
5.250
8.
Chauffeurs
A2/D6
21
200
4.200
9.
Huissiers
A2/D6
21
150
3.150
10.
Sentinelles
A2/D6
21
100
2.100
Sous total
44.500
84.500
N°
Désignation
Qté
PU($)
PT($)
1
Location bâtiment
24mois
1.000
24.000
45.000
90.000
5.000
20.000
Groupe électrogène
350
350
2.000
7
Carburant
5 fûts
1.500
7.500
Lubrifiant
8fûts
20
160
Sous Total
52.270
144.010
Source : - Garage GoShop/Goma (TRAMINCO) ;
71
- Station Ihusi ;
N°
Désignation
Qté
PU ($)
PT ($)
Ordinateur pentium R
12
500
6.000
Imprimante LASER
800
3.200
Cartouches d'encre
20
120
2.400
4
Cartons de papiers
24
30
720
Sous total
1.450
12.320
N°
Désignation
Quantité
PU ($)
PT ($)
Tables de bureau
12
120
1.440
Armoire
200
1.000
Chaise du bureau
12
100
1.200
Chaise simple
10
20
200
5
Etagères
35
315
Classeurs
30
240
Colle liquide
20
2
40
Cayon (boite)
12
1.5
18
Taille crayon
12
0.3
3,6
10
Boite de stylos
100
700
11
Fardes chemises
30
0.3
12
Enveloppes sacs
200
0.4
80
13
Boites d'attaches
15
30
14
Agrafeuse
12
48
15
Perforateur
12
60
16
Agrafes carton
10
60
17
Calculatrice scientifique
12
5
60
18
Lattes
15
0.5
7,5
19
Poubelles de bureau
12
24
20
Cachets
30
30
21
Encre correctrice
25
25
23
Papier collant
40
0.2
8
Sous total
550,2
5.598,1
72
N°
Désignation
Montant en $ US
%
1
Rémunération du personnel
84.000
34
Matériel roulant
144.010
59
Matériel bureautique
12.320
5
4
Matériel du bureau
5.598,1
Sous total
245.928,1
100
245.928,1×8
19.674,2
Imprévu 8% =19.674,2)
100
Coût global
265.602,2
Désignation
Montant en $ US
BAD
212.481,8
80
20
COUT GLOBAL
265.602,2
100
Notre projet se range derrière les projets économiques mais avec une vision sociale et solidaire comme
dit dans les précédentes lignes. La théorie afférente à la rentabilité d'un projet économique nous
renseigne que cette rentabilité dépend de plusieurs facteurs (climatiques, écologiques, politiques,
géographiques, physiques, ...). Le premier niveau où se situe la rentabilité et le niveau où nous allons
aussi nous situer en ce qui concerne ce projet, c'est la rentabilité selon le critère capital-main d'oeuvre.
Notre projet emploiera une certaine main d'oeuvre qui va soulager tant soit peu l'économie compte
tenu de la redistribution des ressources et les effets multiplicateurs qui peuvent s'en suivre.
Le projet octroiera des crédits qui seront utilisé par les demandeurs pour des fins économiques ou
autres ; à ce niveau on peut observer les changements que ces crédits opéreront. Nous nous sommes
épargnés de faire le calcul des différents taux de rentabilité à différents niveau car l'institution sera de
type social et solidaire et nous sommes situés à ce premier critère d'évaluation du projet.
Mais à titre illustratif en ce qui concerne les bénéficiaires voici comment on peut estimer sa rentabilité
après placement de son capital.
Prenons un exemple de capitalisation pour un placement fixe dans la banque. Nous avons estimé la
participation des membres à 20% pour une somme de 55.388,5. Quelle pourrait être le montant à
obtenir par cette somme après 2 ans de placement ?
-Cn= Montant à obtenir à l'année n - i= Taux d'intérêt à appliquer = 3,5%;
73
LOGIQUE
Titre du projet : Projet de Création d'une Micro-finance de Vision Sociale pour le Développement.
Durée : 24 mois
RESUME NARRATIF
CONDITION CRITIQUE
OJECTIF
et technique aux
d'adhésion;
membres ;
commerçants et ménages
· Sondage d'opinions ;
contribuer à leur
croissance (amélioration
membres
de guerre ou de
catastrophe naturelle
d'accompagnement
· interview ;
(éruption volcanique) ;
· Rapport financier de la
de ces crédits ;
MFVSD ;
monétaire grave
· Eduquer et sensibiliser
entrepreneuriales.
74
EXTRANTS :
· Bureau équipé
Keshero ;
· Liste de présence ;
· Que la maison à louer
milieu cible ;
· personnel recruté
matériel possible ;
· La population
soit disponible et
sensibilisée
· Suivi et évaluation
assuré
· Suivi et évaluation assurés
honnête
INTRANTS :
· Rapport du coordinateur du
· Que le financement
· Chercher le
financement ;
Matériel bureautique : 12.320
· Document comptables
maison ;
Imprévu 8% : 19.674,2
· Engager le personnel ;
· Que le programme de
· Conscientiser et
· Document et extraits
sensibiliser la population ;
bancaires ;
objectifs
agents
· Bordereau de circulation
· Mobiliser les épargnes ;
· Assurer le Suivi et
évaluation.
75
CONCLUSION GENERALE
Au terme de cette étude, il est nécessaire de rappeler que ce travail a consisté à analyser, « L'impact
socio-économique des microcrédits octroyé par la MECRE-KATINDO aux marchands de Goma, cas du
marché ALANINE ».Est parti de question de recherche suivante : Quelles seraient les impacts socio-
économiques des micro-crédits dans les ménages des marchands du marché ALANINE?
Dans la recherche de réponseà cette question, nous avons émis l'hypothèse suivante qui a constitué le fil
directeur de notre travail : « Les micro-crédits auraient un impact significatif dans l'amélioration des
conditions de vie du bénéficiaire et de sa famille, la scolarisation et l'éducation de ses enfants, l'accès
aux soins des santés, l'émancipation des femmes lesquelles sont particulièrement concernées par le
microcrédit, lutter contre la pauvreté, l'augmentation des revenus, la stabilisation des revenus, la
réduction de la vulnérabilité face aux chocs extérieurs, le passage de l'économie informelle à l'économie
formelle. »
La récolte des données et informations nécessaires à la réalisation de ce travail a été rendue possibles
par le recours à la technique documentaire, la technique d'enquête par questionnaire, la technique
d'observation et la technique d'interview structurée. Pour analyser et interpréter les résultats de notre
recherche, nous avons utilisé les méthodesanalytique et descriptive et statistique.
Ainsi, par souci de concision, nous avons subdivisé ce travail en quatre chapitres.
Le deuxième chapitre a concerné le cadre théorique et conceptuel ; nous y avons défini d'abord les
concepts clés du sujet et par la suite nous y avons présente les théories sur le micro-crédit dans le but de
constituer un socle théorique pour les analyses de notre thème.
Sous ce chapitre, l'analyse etinterprétation des résultats, nos recherches ont montréqu'à 97% des
personnes interrogées, les vendeurs du marché ALANINE ont vus des effets positifs d'utilisation de crédit
contre 3% qui n'ont rien vu de positif.
Des grandes raisons ont été confirmées comme étantà la base de cette situation positive du crédit.
76
-Réduction de la vulnérabilité face aux chocs extérieurs, -Passage de l'économie informelle à l'économie
formelle -Augmentation du chiffre d'affaire
Au niveau du quatrième chapitre, nous avons élaboré un projet visant à améliorer le système de crédit
et permettre à toutes les couches de la population exclues et non exclues d'accéder au crédit, projet de
création d'une micro-finance de vision sociale pour le développement.
Ce projet visant à améliorer le système de crédit, à assurer un appui financier et technique aux ménages
en tenant compte de leurs réels besoins pour contribuer à leur croissance (amélioration des conditions
de vie).
D'un cout de 265.602,2$ US, le projet seraréalisé dans une durée de 24 mois au cours de laquelle il
pourra Eduquer et sensibiliser les ménages sur les techniques entrepreneuriales, et octroyer des crédits
aux ménages avec un soutien d'accompagnement technique dans la gestion de ces crédits ;
Au vue de son environnement et de ses résultats attendus, ce projet est réalisable et sera à même
d'atteindre son objectif.
Par ailleurs, compte tenu de la situation qui prévaut dans ce secteur de micro-crédit, nous suggérons ce
qui suit :
A l'Etat CONGOLAIS
- D'évaluer la demande et l'offre de service en micro-finance afin d'intervenir avec des mesures efficaces
d'ajustement en cas de déséquilibre.
77
- Mettre en place des structures d'encadrement des IMF et COOPEC. Aux Institutions de Micro Finances
et la Mecre en particulier:
- Les IMF doivent savoir que la viabilité et la pérennité ne leur font pas éloigner de l'objectif premier de
la micro-finance, intégrer les exclus aux services financiers afin de lutter contre la pauvreté,
- Revoir le principe de l'épargne préalable et le 10% du montant demandé avant l'obtention d'un crédit
car la forme actuelle ressemble fort àune sorte d'exclusion. Ce système dont pratique par la MECRE-
KATINDO.
- Initier les programmes et des formations et des conseils techniques aux emprunteurs pour les aider à
accroitre leurs capacités de gestion.
A la population
Loin de nous l'idée d'avoir réalisé une oeuvre parfaite, nous pensons néanmoins que cette étude a le
mérite d'aider à comprendre les effets de microcrédit dans l'activité de marchands et dans leurs
ménages.
Elle pourra servir de référence aux chercheurs futurs tant au Congo qu'en Afrique ou ailleurs.
78
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1. Castillo, « Le micro-crédit, outil de financement pour les micro-entreprises dans les pays en
développement : le cas du Pérou », Chapitre 4 de la thèse, Section 1, 2003 ;
3. LE LAIT M., La tontine, pratique informelle d'épargne et de crédit dans le pays en voie de
développement, Auperfur, RF, 1973.
4. MUHAMMED YUNUS, Vers un monde sans pauvreté, l'autobiographie du banquier des pauvres, Ed.
Lattes, Paris, 1997 ;
CONSULTES
11. Document des stratégies pour la réduction de la pauvreté : DSRP /Province du Nord Kivu : Goma,
Décembre, 2005, p 11.
12. La micro-finance, clé de la lutte contre la pauvreté ? Désormais, les milieux financiers s'y intéressent
également, Direction du Développement et de la Coopération (DDC), 2005.
13. Programme de nations Unies pour le développement, unité de lutte contre la pauvreté, Profil
résumé, pauvreté et conditions de vie des ménages, Mars 2009.
79
19. SAFARI MITUGA, la pratique des crédits rotatifs dans les ONGs de la ville de Bukavu pour la
promotion des activités de la femme entrepreneur. Cas des ONGs PLD, PAIDEK, CAPES, Mémoire ISDR.
20. Consolatrice BORA FURAHA, Micro-crédit : outil de lutte contre la pauvreté par l'accroissement du
revenu des ménages à Uvira, T.F.C, ISDR/Bukavu, 2005.
21. MPOTO MANKENI Pompon, Analyse de l'impact des microcrédits dans l'activité des marchands (Cas
de la MECRE-GOMBE), TFC, UPC/Kinshasa, 2011
22. Didier MUGALIHYA MULUMEODERHWA, L'octroi des microcrédits par les institutions de micro-
finance et l'amélioration des conditions socio-économiques des ménages dans la ville de Goma, ISDR,
2012
23. MERIAM BELGITH, La gestion des risques de crédit en micro finance par le crédit storing, thèse de
DEA, l'université de Carthage, 2007
24. CIRHUZA BADHERA, Les micro-stratégies de survie et le bien-être socio-économique du ménage de la
veuve catholique de Bukavu, Mémoire, ISDR.
25. CELESTIN NTABASHWA, Cours de conception et Elaboration des projets, G2 ISTS-Goma, Inédit, 2015.
26. PHIDIAS KASEKE, Cours des méthodes de recherche en sciences sociales, G2 ISTS-Goma, Inédit, 2014.
27. GERARD MIRUHO, Cours de gestion et animation des coopératives, G3 ISTS-Goma, Inédit, 2015.
V. WEBOGRAPHIE
28. Microsoft ® Encarta ® 2009. (c) 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés ;
29. www.google.com.
31. http://www.ifrance.com/humaniweb/microcrédit.html
80
Q1. Sexe :
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
Nous répondons au nom de JÉRÉMIE LUANGA BYAMUNGU, nous sommes étudiant en troisième année
de graduat a l'institut supérieur technique et sociale [I.S.T.S/Goma], département de développement
communautaire option Gestion et Administration des Projets.
CAS DES VENDEURS DU MARCHE ALANINE, en vue de l'élaboration de notre travail de fin de cycle.
Pour ce faire, nous vous remercions d'avance pour le temps que vous allez porter à ce travail et vous
prions de bien vouloir répondre librement aux questions ci-dessous.
Nous vous garantissons l'anonymat et vous promettons que les informations à livrer ne seront utilisées
pour d'autres fins que celles susmentionnées.
I. IDENTIFICATION DE L'ENQUETE
81
Masculin Féminin
Q2. Age :
-Primaire; -Universitaire
-Célibataire ; - Divorcé(e)
-1 à 3 ; -7 à 10
4 à 6 ; -11 et plus
Q6. Quelle est la destination de votre crédit ou A quoi sert votre crédit
-Autre:
-Après crédit :
-Avant crédit
-Après crédit
Q1. Quel est le nombre des plats ou de kg ou murongo consommés par jour ?
-Avant de crédit
-Après crédit
Q11. Dépensez-vous Combien d'argent par jour pour vos besoins alimentaire ?
-Avant de crédit
-Après crédit
82
-Avant de crédit
-Après crédit
Q15. Il vous a-t-il arrivé de difficultés pour l'obtention de crédit pour la première fois ? -Oui -Non
Oui Non
Q19. Le système de remboursement de MECRE KATINDO vous permet-il de bien faire vos activités et
atteindre vos objectifs ?
-Oui -Non
Q20. L'obtention de crédit a pu eu un effet positif sur votre Vie socio-économique ? -Oui -Non
Q23. Quelle est votre appréciation du système de microcrédit octroyé par la MECRE KATINDO :
Oui Non
Q2. Si oui, quels sont les Différents sortes de crédit que vous octroyés ?
Toute personne
Q4 Si toute personne, quels sont les conditions et critères à remplir pour obtenir du
crédit?
83
Q7. Votre système de payement permet-il à vos membres de bien accomplir leur objectif et de
s'acquitter de la dette ?
Q8. Quelles sont vos perspectives pour améliorer d'avantage votre système d'octroi de crédit pour vous
permettre de réaliser vos objectifs et vos membres d'atteindre leurs fins
EPIGRAPHE i
DEDICACE ii
REMERCIEMENT iii
PROBLEMATIQUE 8
0.5.1. METHODES 6
0.5.2. TECHNIQUES 6
84
1.8. FONCTIONNEMENT 13
CHAPITRE III : ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS DE L'ENQUETE SUR L'IMPACT SOCIO
ECONOMIQUE DES MICROCREDITS OCTROYES AUX
MARCHE ALANINE 37
III.1.6. L'ECHANTILLONNAGE 38
CONCLUSION PARTIELLE 55
85
CONCLUSION GENERALE 75
BIBLIOGRAPHIE 78