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Modélisation de la machine MADA

Le chapitre présente la modélisation de la machine asynchrone à double alimentation (MADA), en utilisant des méthodes matricielles et des hypothèses simplificatrices pour établir des équations mathématiques. La MADA se distingue par sa capacité à fonctionner dans les quatre quadrants, permettant des modes de fonctionnement en moteur et générateur, tant hypo-synchrone qu'hyper-synchrone. Les avantages incluent une flexibilité de contrôle et une puissance massique élevée, tandis que les inconvénients concernent sa complexité et les coûts de maintenance liés au système balais-bague.

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Modélisation de la machine MADA

Le chapitre présente la modélisation de la machine asynchrone à double alimentation (MADA), en utilisant des méthodes matricielles et des hypothèses simplificatrices pour établir des équations mathématiques. La MADA se distingue par sa capacité à fonctionner dans les quatre quadrants, permettant des modes de fonctionnement en moteur et générateur, tant hypo-synchrone qu'hyper-synchrone. Les avantages incluent une flexibilité de contrôle et une puissance massique élevée, tandis que les inconvénients concernent sa complexité et les coûts de maintenance liés au système balais-bague.

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Chapitre I

Présentation et
modélisation de la
machine asynchrone à
double alimentation
(MADA)
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

I.1. Introduction :
La modélisation de la machine asynchrone est généralement traitée par la méthode des deux
axes qui utilise la théorie de l’espace vectoriel pour le passage d’un système triphasé réel à un
système diphasé fictif. Pour certaines raisons, un certain nombre d’hypothèses simplificatrices
(à définir et à respecter) peuvent être adoptées dans l’élaboration des modèles mathématiques,
permettant d’une part une mise en équations particulièrement simples et d’autre part de
pousser assez loin, par fois jusqu’à son terme, la résolution de certains problèmes par voie
purement analytique [1].

Le modèle de la MADA est équivalent au modèle de la machine asynchrone à cage. En effet,


la cage de la machine est assimilée au bobinage triphasé de la MADA. La seule différence
réside dans le fait que ces enroulements ne sont plus systématiquement en court-circuit. Par
conséquent, les tensions biphasées rotoriques du modèle que l'on rappelle ci-après ne sont pas
nulles. La modélisation d’une machine asynchrone était basée sur l’élaboration de schémas
équivalents dérivés de la théorie du champ tournant. Mais il y a une grande complexité
physique liée aux interactions électromagnétiques entre le stator et le rotor. L’utilisation des
méthodes matricielles est la base pour une approche de modélisation, de simulation,
d’identification et de commande [2]. Ce chapitre présente la modélisation de la machine
asynchrone à double alimentation.

I.2. Structure de la machine double alimentée :


La machine asynchrone à double alimentation présente un stator analogue à celui des
machines triphasés classiques (asynchrone à cage ou synchrone), constitué le plus souvent de
tôles magnétiques empilées, munies d’encoches dans lesquelles viennent s’insérer les
enroulements. L’originalité de cette machine provient du fait que le rotor n’est plus une cage
d’écureuil, mais il est constitué de trois bobinages connectés en étoile dont les extrémités sont
reliées à des bagues conductrices sur lesquelles viennent frotter des balais lorsque la machine
tourne, [3]. La figure (I.1) présent la structure de MADA [4].

Figure I.1: Structure du MADA à rotor bobiné.


Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

I.3. Modes de fonctionnement :


La machine asynchrone classique fonctionne en moteur en dessous de la vitesse de
synchronisme et ne peut fonctionner en génératrice qu’au dessus de celle-ci. Par contre, la
MADA offre la possibilité de fonctionner dans les quatre quadrants, (Figure I .2). C’est-à-dire
que ce n’est plus la vitesse de rotation qui définie le mode de fonctionnement en moteur ou en
générateur.

I.3.1. Fonctionnement en mode générateur hypo-synchrone :

La (Figure I .2 .a) montre que la puissance est fournie au réseau par le stator et la puissance
de glissement est réabsorbée par le rotor. Nous avons dans ce cas un fonctionnement en mode
générateur en dessous de la vitesse de synchronisme.

I.3.2. Fonctionnement en mode générateur hyper-synchrone :

La figure (Figure I .2.b) montre que la puissance est fournie au réseau par le stator et la
puissance de glissement est récupérée via le rotor pour être réinjectée au réseau. On a ainsi un
fonctionnement générateur au dessus de la vitesse de synchronisme.

I.3.3. Fonctionnement en mode moteur hypo-synchrone :

Lors du fonctionnement de la MADA en moteur, la puissance Ps est fournie par le réseau au


stator. Durant le mode hypo-synchrone, où la vitesse de rotation est inférieure à celle du
synchronisme, la puissance de glissement est renvoyée vers le réseau (Figure I .2.c).

I.3.4. Fonctionnement en mode moteur hyper-synchrone :

Pendant le mode hyper-synchrone, le réseau fournit la puissance au stator et au rotor de la


MADA. Une partie de la puissance absorbée par le réseau va au rotor et est convertie en
puissance mécanique (Figure I .2 . d ).

a) Génératrice hypo-synchrone b) Génératrice hyper-synchrone


Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

c) Moteur hypo-synchrone d) Moteur hyper-synchrone

Figure I .2: Modes de fonctionnement de la MADA.

Tel que :

Ps : La puissance statorique .

Pr : La puissance rotorique .

Pm é c : La puissance mécanique .

I.4. Avantages et inconvénients de la MADA :


I.4.1. Avantages de la MADA :

Parmi les nombreux avantages offerts par la MADA on peut citer : [4]

 L’accessibilité au rotor et au stator rend la mesure des courants possible, ce qui offre
une grande flexibilité et précision au contrôle de flux et du couple électromagnétique.
 Les possibilités de reconfiguration grâce à sa double alimentation, ce qui permet à
cette dernière de trouver un large domaine d’application.
 Une puissance massique légèrement plus élevée que les autres machines de grandes
puissances.
 Un fonctionnement possible à couple constant au-delà de la vitesse nominale.
 Le convertisseur lié au rotor est dimensionné au tiers de la puissance nominale de la
machine et dans le cas où cette dernière fonctionne dans une gamme de vitesse proche
de celle de synchronisme, les pertes dans les interrupteurs à semi-conducteurs seront
faibles. Par conséquent, le rendement obtenu du système machine-convertisseur sera
élevé.

I.4.2. Inconvénients de la MADA :

Comparativement à la machine asynchrone à cage, la MADA présente des inconvénients liés


essentiellement au système balais-bague comme : [4]

 Machine plus volumineuse et plus coûteuse que celle à cage à cause de la présence du
système balais –bague.
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

 Elle est moins fiable que celle à cage à cause de la présence du système balais-bague
et le bobinage du rotor.
 Nécessite une maintenance périodique, ce qui va augmenter le coût d'exploitation.
 Le nombre de capteurs déployé pour pouvoir faire fonctionner le système.

I.5. Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation :


I.5.1. Hypothèses simplificatrices [5] :

Le modèle de la MADA adopté, repose sur les hypothèses simplificatrices classiques


suivantes:

 Entrefer constant.
 Effet des encoches négligé.
 Distribution spatiale sinusoïdale des forces magnétomotrices d’entrefer.
 Influences de l’effet de peau et de l’échauffement non prises en compte.
 Circuit magnétique non saturé et à perméabilité constante.
 Pas de régime homopolaire puisque le neutre n’est pas connecté.

De ce fait, tous les coefficients d’inductance propre sont constants et les coefficients
d’inductance mutuelle ne dépendent que de la position des enroulements.

I.5.2. Modèle triphasé de la MADA :

I.5.2.1. Représentation de la MADA dans le système triphasé :

La machine asynchrone à double alimentation est formée d’un stator fixe et d’un rotor
cylindrique mobile. Le stator a trois enroulements couplés en étoile ou en triangle et sont
alimentés par un système de tensions triphasées. Il en résulte alors la création d’un champ
magnétique glissant dans l’entrefer de la machine (Théorème de Ferrarais). La vitesse de
ω
glissement de ce champ par rapport au stator est Ω s= s où ω s désigne la pulsation du réseau
p
d’alimentation statorique triphasée et p le nombre de paires de pôles. Le rotor de la machine
porte, de même, un bobinage triphasé avec le même nombre de paires de pôles que celui du
stator [6].

La machine asynchrone à double alimentation est représentée dans le système triphasé par
la figure (I.3) suivante :
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

Figure I.3: Représentation électrique des enroulements d'une machine asynchrone à double
alimentation triphasée.

Avec :

a s, b s, c s : correspondent aux trois phases du stator.


a r, b r, c r : correspondent aux trois phases du rotor.
Les deux axes Or et Oq, sont perpendiculaires et serviront à transformer les équations de la
machine. Leurs positions peuvent être quelconques vue l’isotropie du stator et du rotor.
Oas ,O d=θ s O ar , Od =θr Oas ,O ar=θ s−θr =θ
L’angle θ caractérise la position angulaire du rotor par rapport au stator, d’où la vitesse
angulaire.
d θ d θ s d θr
ω= = −
dt dt dt
(I .1)
Où : ω=P Ω
Ω est la vitesse de rotation angulaire mécanique, et P est le nombre de paires de pôles.

I.5.2.2. Les équations électriques :

La loi de Faraday, qui exprime la tension v aux bornes d’une bobine, est donnée la relation
suivante :
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

d ∅ (t )
v ( t )=R i ( t ) + (I .2)
dt

Appliquons cette relation aux enroulements triphasés du stator et du rotor, nous trouvons :

 Pour les enroulements statoriques :

{
d
v sa=R s i sa+ ∅
dt sa
d
v sb=R s i sb+ ∅ sb (I .3)
dt
d
v sc =Rs i sc + ∅ sc
dt

 Pour les enroulements rotoriques :

{
d
v ra =R r i ra + ∅
dt ra
d
v rb =R r i rb + ∅ rb (I .4 )
dt
d
v rc =Rr i rc + ∅ rc
dt

D’où les formes matricielles condensées :

{
d
[V s ]=[ R s ][I s ]+ [∅ ]
dt s
(I .5)
d
[V r ]=[ Rr ][I r ]+ [∅ r ]
dt

Avec :

[ ] [ ]
Rs 0 0 Rr 0 0
[ R s] = 0 R s 0 et [ Rr ] = 0 R r 0 (I .6)
0 0 Rs 0 0 Rr

Et :

[ V s ]=[v sa , v sb , v sc ]T :Vecteur des tensions instantané es des phases a , b et c statoriques .

¿s¿=[i sa ,i sb ,i sc ]T :Vecteur des courants instantan é s des phases a , b et c statoriques .

[Φs ] = [ϕ sa , ϕ sb , ϕ sc ] : Vecteur des flux instantanés des phases a,b et c statoriques.


T

[ V r ]=[ v ra , v rb , v rc ]T :Vecteur des tensions instantané es des phases a , b et c rotoriques .

¿r¿=[i ra , i rb , i rc ]T :Vecteur des courants instantan é s des phases a , b et c rotoriques .


Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

[Φr ] = [ϕ ra , ϕ rb , ϕrc ] : Vecteur des flux instantanés des phases a,b et c rotoriques.
T

R s et Rr : Résistances d’une phase statorique et d’une phase rotorique, respectivement.

I.5.2.3. Les équations magnétiques :

Les expressions des flux en fonction des courants statoriques et rotoriques sont données par :

[ ][ ][ ] [ ]
φ sa Ls M s M s i sa i ra
φ sb = M s Ls M s . i sb + [ M sr ] . i rb (I .7)
φ sc Ms M s Ls i sc i rc

[ ][ ][ ] [ ]
φra Lr M r M r i ra i sa
φrb = M r Lr M r . i rb +[ M rs ]. i sb (I .8)
φ rc Mr Mr Lr i rc i sc

D’où les formes matricielles condensées :

[ φ s ]=[ Lss ] [ I s ]+ [ M sr ][ I r ]
[ φ r ]=[ Lrr ] [ I r ] + [ M rs ][ I s ]
La matrice des inductances mutuelles entre les phases du stator et du rotor dépend de la
position angulaire  entre l’axe du stator et celui du rotor :

[ ]
2π 2π
cos ⁡(θ) ) cos ⁡( θ−
cos ⁡(θ+ )
3 3
t 2π 2π
[ M sr ]= [ M rs ] =Lm . cos ⁡( θ− 3 ) cos ⁡(θ) cos ⁡(θ+ )
3
(I .9)
2π 2π
cos ⁡(θ+ ) cos ⁡(θ− ) cos ⁡( θ)
3 3

Avec :

Ls : Inductance propre statorique .

Lr : Inductance propre rotorique .

Lm :la valeur maximale des inductances mutuelles entre phases statoriques et rotoriques .

M s : Inductance mutuelle entre deux phases statoriques .

M r : Inductance mutuelle entre deux phases rotoriques .

M sr : Inductance mutuelle entre≤stator et≤rotor .

M rs : Inductance mutuelle entre≤rotor et≤stator


Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

I.5.2.4. Le couple électromagnétique :

On peut également exprimer le couple électromagnétique en fonction du couple résistant C r


opposé par la charge mécanique du moteur, du moment d’inertie de toutes les parties
tournantes et du coefficient de frottement visqueux 𝑓 :


C em=J + fΩ+C r (I .10)
dt

Avec :

J : Moment d ’ inertie de la partie tournante .

Ω :Vitesse mécanique du moteur .

f :Coefficient de frottement visqueux .

C em :Couple électromagnétique .

C r :Couple de charge .

I.5.3. La transformation de Park :

La représentation de Park ou représentation vectorielle, traduit la projection des trois


phases de la machine sur un repère biphasé orthogonal. En plus des simplifications dans la
modélisation triphasée, dans le repère de Park, la machine est supposée électriquement
équilibrée et on choisit de totaliser les fuites magnétiques au stator. Le passage d’une
représentation triphasée à une représentation biphasée illustrée sur la (Figure I .4 ), repose sur
la conservation des forces magnétomotrices. Cette transformation est orthonormée. Elle
conserve la puissance instantanée [7].

La composante homopolaire s’annule car la machine est supposée équilibrée. Par


définition, le système d’axes (d , q) tourne à la vitesseω s, ainsi l’enroulement équivalent du
stator formé des deux bobinages d’axes en quadrature d s et q s tournant à la vitesseω s. De
même, au rotor on substitue deux bobinages d r et d q aux enroulements triphasés équivalents.
En effet, si l’on note par θ s l’angle de la transformation de Park des grandeurs statoriques et
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

par θr l’angle de la transformation de Park des grandeurs rotoriques comme le montre la


(Figure I .4 ) [8].

Figure I .4 : Principe de la transformation de Park

Les angles θ s et θr sont liés par la relation :

θ+θ r=θ s (I .11)

Où :

θ s :l ’ angle de la transformation de Park des grandeurs statoriques

θr :l ’ angle de la transformation de Park des grandeurs rotoriques

Pour la transformation d’une grandeur statorique, les matrices de passage sont les suivantes:

[] []
Xd Xa
Xq [
= P ( θ ) ] Xb (I .12)
Xo Xc

Avec :
X =V , I , φ

La transformation inverse est obtenue par :

[] []
Xa Xd
−1
X b =[ P (θ ) ] X q (I .13)
Xc Xo
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

Avec :

[ ]
2π 2π
cos ⁡(θ) ) cos ⁡(θ+
cos ⁡(θ− )
3 3

√3
1 1

[ P ] = 2 . −sin ⁡(θ) −sin ⁡(θ− ) −sin ⁡(θ+ )
3
1

3
(I .14 )

√2 √2 √2

[ ]
1
cos ⁡(θ) −sin ⁡(θ)
√2
−1 2
3 √ 2π
Son inverse est donnée par : [ P ] = . cos ⁡(θ− ) −sin ⁡(θ− )
3


3

1
√2
1
(I .15)

cos ⁡(θ+ ) −sin ⁡(θ+ )


3 3 √2

Remarque :

Cette transformation permet la conservation de la puissance instantanée.

θ : Est l ’ angle de rotation du repère Park (d , q)

I.5.4. Application de la transformation de Park :

En appliquant cette transformation sur chacun des vecteurs tensions, courants et flux, on
obtient les équations électriques et magnétiques suivantes :

 Equations électriques d’un enroulement triphasé dans les axes d et q:

{
d φsd d θs
v sd =Rs i sd + − φ
dt dt sq
dφ dθ
v sq=Rs i sq + sq − s φ sd
dt dt
(I .16)
dφ dθ
v rd =R r ird + rd − r φrq
dt dt
d φ rq d θr
v rq=R r irq + − φ
dt dt rd

 Equations magnétiques d’un enroulement triphasé dans les axes d et q :


Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

{
φ sd=Ls i sd + M sr i rd
φ sq=Ls i sq + M sr irq (I .17)
φrd =Lr i rd + M rs i sd
φrq =Lr i rq + M rs i sq

 Expression du couple électromagnétique et du mouvement :

On a: Ps =V sd . i sd+ V sq .i sq (I .18)

En remplaçant les tensions par leurs valeurs, on obtient :

2 d φ sd 2 d φ sq
Ps =Rs . i sd + . i sd −ωs . φsq . i sd + Rs . i sq + .i +ω . φ . i (I .19)
dt dt sq s sd sq

Ps =Rs ( i sd2 +i sq2 ) + ( d φsd


dt

)
.i sd + sq .i sq +ω s ( φsd . i sq−φ sq . i sd ) (I .20)
dt

Ps =P js + Pe + P em (I .21)

{
P js =R s ( i sd +i sq )
2 2

d φ sd d φ sq
Pe = . i sd + .i (I .22)
dt dt sq
Pem=ω s ( φsd .i sq−φ sq . i sd )

 P js : Les pertes joule du stator

 Pe : L ’ énergie électromagnétique transitoire

 Pem : La puissance électromagnétique

A partir de la relation qui donne l’énergie électromagnétique en fonction du couple :

Pem =Ωs . C e ( I .23)

On distingue l’expression du couple : C em=K . p ( φ sd . i sq−φsq .i sd ) (I .24)



C em−C r =J + fΩ (I .25)
dt

Avec :
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

p : Nombre de paires de p ô les de la MADA

3 Lm
Et : K=
2 Lr

 Expression de la puissance active et réactive :

La puissance active et réactive au stator est définie comme :

{P s=V sd . I sd +V sq . I sq
Qs=V sq . I sd – V sd . I sq
(I .26)

La puissance active et réactive au rotor est définie comme :

{Pr =V rd . I rd + V rq . I rq
Qr=V rq . I rd – V rd . I rq
(I .27)

I.5.5. Choix du référentiel :

Pour étudier la théorie des régimes transitoires de la machine asynchrone à double


alimentation, on peut utiliser trois systèmes d’axes de coordonnées du plan d’axes (d, q). Dans
la suite, les composantes homopolaires sont supposées nulles [9].

Cependant, nous pouvons simplifier les équations générales, les équations des tensions et des
flux de la MADA écrites dans le plan (d, q) encore en choisissant un référentiel particulier
pour (d, q) qui est illustré par la (Figure I . 5). En effet, trois types de référentiels peuvent être
envisagés, à savoir :

Figure I . 5 : choix de référentiel.


Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

 Référentiel fixé par rapport au stator :

Caractérisé par θ s=0, et par conséquence θr =−θ le système d’équations (I .16) devient
alors :

{
d φ sd
V sd=R s i sd +
dt
d φ sq
V sq=R s i sq+
dt
(I .28)
d φrd
V rd =Rr i rd + + ω . φrq
dt
d φrq
V rq =R r i rq + −ω . φrd
dt

Ce référentiel possède des tensions et des courants et peut être utilisé pour étudier les régimes
de démarrage et de freinage des machines à courant alternatif (variations importantes de la
vitesse de rotation). [3]

 Référentiel fixé par rapport au rotor :

Caractérisé par θr =0 , et par conséquence θ s=θ le système d’équations (I .16) devient alors :

{
d φ sd
V sd=R s i sd+ −ω . φ sq
dt

V sq=Rs i sq+ sq +ω . φsd
dt (I .29)
d φrd
V rd =R r i rd +
dt
d φ rq
V rq=R r irq +
dt

Ce référentiel est intéressant dans les problèmes de régime transitoire ou la vitesse de rotation
est considérée comme constante.

 Référentiel fixé par rapport au champ tournant :

d θs
=ω s c’est la pulsation statorique
dt

d θr
=ω r c’est la pulsation rotorique
dt
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

Et ω+ ωr =ω s (I .30)

Avec ω= pΩ c’est la pulsation mécanique

C'est le seul référentiel qui n'introduit pas de simplification dans les équations de la machine.
Il est utilisé lorsque la fréquence de l'alimentation est constante, et à fréquence variable lors
de petites perturbations autour d'un régime donné, donc il est plus facile de faire la régulation
de ces grandeurs. Pour cet avantage, on opte pour le choix d’axe lié au champ tournant.

{
d φsd
V sd=Rs i sd + −ωs . φ sq
dt

V sq=R s i sq + sq + ω s . φ sd
dt (I .31)
Dans ce cas, le modèle de la MADA devient :
d φrd
V rd =Rr i rd + −( ω s−ω ) . φrq
dt
d φrq
V rq =Rr i rq + + ( ω s−ω ) . φ rd
dt

Les composantes des flux statoriques et rotoriques sont données par : (9)

{
φ sd=Ls i sd + M sr i rd
φ sq=Ls i sq + M sr irq
(I .32)
φrd =Lr i rd + M rs i sd
φrq =Lr i rq + M rs i sq

I.6. Modèle de la MADA sous forme d’équation d’état :


La représentation d’état de la MADA dépend du repère et du choix des variables d’état pour
les équations électriques. On écrit les équations dans le repère (d ,q) car c’est la solution la
plus générale.

Pour la machine asynchrone à double alimentation les variables de contrôle sont les tensions
statoriques et rotoriques. En considérant les courants statoriques et rotoriques comme des
vecteurs d’état, alors le modèle de la MADA est décrit par l’équation d’état suivante :

dX
Ẋ = =A . X +B . U
dt
(I .33)

Avec :
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

'
X :Vecteur d état .

A : Matrice d ’ évolution d ’ état du système .

B: Matricede la commande .

U :Vecteur du système de commande .

Où :

T
X =[i sd i sq i rd i rq ]

T
U =[V sd V sq V rd V rq ]

Pour la représentation matricielle :

[ ][ ]
−1
i sd Ls 0 M 0
d i sq 0 Ls 0 M
= .¿
dt i rd M 0 Lr 0
i rq 0 M 0 Lr

(I .34 )

On pose :

[ ]
Ls 0 M 0
[ L ] = 0 Ls 0 M
M 0 Lr 0
0 M 0 Lr

[ Z ]=¿

Alors l’équation (I .34 ) devient :

dX −1 −1
=[L] . [ Z ] . X +[ L] .U (I .35)
dt

Par analogie de l’équation ( I .33 )avec l’équation (I .33)on trouve :

−1
A=[ L] .[Z ]

−1
B=[L]
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

Dans le but de simplifier la réalisation par SIMULINK/MATLAB la matrice [Z] peut être
décomposée de la forme suivante :

[ Z ]=− [ Z 1 ]−ω . [ Z 2 ]+ ωs .[Z 3 ](I .36)

Avec :

[ ] [ ] [ ]
Rs 0 0 0 0 0 0 0 0 Ls 0 M
0 Rs 0 0 0 0 0 0 −Ls 0 −M 0
[ Z1 ] = , [ Z 2 ]= 0 M 0 Lr
,[ Z3 ]=
0 0 Rr 0 0 M 0 Lr
0 0 0 Rr −M 0 −L r 0 −M 0 −Lr 0

I.7. Résultats et interprétation :

A partir de la représentation d’état précédente, nous avons définit dans l’environnement


MATLAB-SIMULINK le modèle de la machine asynchrone à double alimentation qui est
présenté par la figure (I.6). Son modèle est basé sur les équations obtenues avec la
transformation de Park (plan (d, q)) lié aux champs tournant.

Figure I.6 : Schéma block de la GADA avec les sources des tensions (rotorique et statorique).

Les résultats de simulation obtenus montrent l’importance des courants statoriques et


rotoriques présentent par la figure I.7 et la figure I.8 pendant le démarrage, après un temps
égal à environs 0,05s, ils se stabilisent.
Dans la figure I.10 et la figure I.11 on remarque que la puissance active délivrée au réseau
et la puissance reactive sont négatives, la puissance active de la MADA tende vers une valeur
de -18KW (le signe négatif signifié que la MADA génère la puissance active). La puissance
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

réactive tend vers une valeur de 1000VAR (le signe positif signifié que la MADA absorbe la
puissance réactive).

0 0
Ids
-50
-20 Iqs
-100
-40 0 0.02 0.04
courant satorique(A)

-60

-80

-100

-120
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
temps(s)

Figure I.7 : Courants statoriques en repère (d, q).

120
100 Idr
100 50 Iqr

0
80 0 0.02 0.04
courant rotorique(A)

60

40

20

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
temps(s)

Figure I.8 : Courants rotoriques en repère (d,q).


Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

800

600 1000

400 0
couple(Nm)

200 -1000
0 0.05
0

-200

-400

-600

-800
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
temps(s)

Figure I.9 : couple électromagnétique


puissance statorique active Ps(W)

4
x 10
2.5

2 4
x 10
5
1.5
0
1

0.5 -5
0 0.05
0

-0.5

-1

-1.5

-2
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
temps(s)

Figure I.10 : Puissance active Ps.


puissance statorique reactive Qs(var)

1500

2000
1000
0
500
-2000
0 0.05
0

-500

-1000

-1500
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
temps(s)
Chapitre I Présentation et modélisation de la MADA

Figure I.11 : Puissance réactive Qs.

I.8. Conclusion :

Dans ce chapitre nous avons fait une description générale de la machine asynchrone à double
alimentation précisant ainsi sa constitution, sa structure et son principe de fonctionnement.
Ensuite, nous avons présenté le modèle mathématique de la machine asynchrone à double
alimentation. Le modèle triphasé obtenu sous certaines hypothèses simplificatrices s’est réduit
en un modèle biphasé à l’aide de la transformation de Park, après avoir transformé les
équations on a choisi le référentiel lié aux champs tournant qui est le plus adapté pour une
identification des paramètres de la machine asynchrone.
Les résultats obtenus par simulation montrent bien la validité du modèle de Park, pour
visualiser les différentes caractéristiques de la machine MADA.

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