Aaaa Géographie-2-1-1
Aaaa Géographie-2-1-1
Présentation :
Le Mali est un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest situé entre les 10 e et 25e degrés
de latitude Nord et entre le 4e degré de longitude Est et le 12e degré de longitude
Ouest. Il couvre une superficie de 1 241 238km2. Il partage 7420 km de frontières
avec 7 pays limitrophes : l’Algérie au Nord, le Niger et le Burkina Faso à l’Est, la
côte d’Ivoire, la Guinée au sud, la Mauritanie et le Sénégal à l’Ouest. Il s’étend du
Nord au sud sur plus de 1500 km ; d’Est en Ouest sur 1800 km.
I/ Etude physique :
A/ Relief :
Le Mali est un pays plat légèrement vallonné, avec des altitudes généralement
comprises entre 250 et 500 mètres.
Les plaines et les plateaux reposent sur un soubassement granitique et
métamorphique.
1/ Les plaines :
Elles sont les plus nombreuses: la plaine du delta central du Niger, la plus
importante, est formée de terres alluviales argilo-sableuses très fertiles, mais
quelquefois difficiles à travailler à cause du manque d’eau dans sa partie nord.
Les plaines du Seno et du Gourma dans la boucle du Niger sont formées elle aussi
de terres argilo-sableuses très fertiles.
La vallée du Niger qui s’étend sur 1500km de long est très privilégiée, elle
constitue l’axe vital du pays.
2/ Les plateaux :
-Au nord l’Azaouad entoure la dépression de Taoudéni; son altitude moyenne
varie entre 300 et 400m.
-A l’ouest ce sont les derniers contreforts du Fouta-Djalon qui dis paraissent
après Koulikoro ; il portent le nom de plateaux Mandingues dont le rebord
occidental est la falaise de Tambaoura.
-A l’est la falaise de Bandiagara qui culmine à 1155m au mont Hombori
-Au nord-est l’Adrar des Iforas culmine à 890m au mont Ad Esseli.
-Au sud le plateau du Kénédougou atteint 765m au Tagouara.
Ce relief n’oppose pas d’obstacle sérieux aux communications
B/ Climat et végétation :
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Le Mali se divise en trois grandes zones climatiques qui se répartissent du nord
au sud : saharienne, sahélienne et soudanienne, auxquelles il convient d’ajouter
le delta intérieur du Niger, à cheval sur les zones soudanienne et sahélienne
La zone saharienne au nord correspond à un climat
désertique. Les pluies sont irrégulières et accidentelles. La pluviométrie est
inférieure à 250 mm par an. L’harmattan est un vent sec qui aggrave les effets de
la sécheresse. On constate une différence importante entre les températures du
jour et celle de la nuit.
La végétation est rare dans la région saharienne où ne poussent que des acacias
et des gommiers.
La zone sahélienne au centre correspond à un climat aride
à semi-aride. La saison des pluies dure de 3 à 4 mois et la pluviométrie est
comprise entre 250 et 600 mm par an.
La zone sahélienne du centre est caractérisée par une savane arbustive, au sein
de laquelle dominent les épineux.
Dans la zone soudanienne la pluviométrie annuelle est
comprise entre 600 mm et 1 500 mm. La saison des pluies s’étale sur 5 à 7 mois.
La zone soudanienne est le domaine de la savane arborée, où les cours d’eau sont
encadrés par des forêts-galeries.
Depuis les années 1970, le Mali connaît une accentuation de son aridité. Les
isohyètes (ligne imaginaire reliant des points d'égales quantités de
précipitations) se sont déplacées de 200 km vers le sud.
Cette diversité climatique permet la polyculture.
C/ Hydrographie :
Deux grands fleuves traversent le Mali :
Le Niger qui parcourt le Mali sur 1 700 km. Le Bani est un de ses affluents. Le
Delta central du Niger, entre Tombouctou et Léré est une vaste zone inondée
après la saison des pluies. Après la décrue, la région est parsemée de lacs, comme
le lac Débo et le lac Figuibine,
Le Sénégal est malien sur la moitié de son cours (1700km). Parmi ses affluents,
on peut citer le Bafing, le Baoulé (rivière) et la Falémé.
Ces cours d’eau permettent l’irrigation, la pêche, la navigation, la production
d’électricité, l’élevage, l’adduction d’eau.
D. Atouts et contraintes du milieu physique malien :
1. Atouts :
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Le Mali dispose d’importantes surfaces cultivables. Les plaines du Delta central du Niger,
du Gourma, du Seno constituent des terres alluviales argilo-sableuses très fertiles
favaorables à l’agriculture (Ségou et Mopti respectivement 1 ère et 2è pour la production
du riz).
Le sous-sol malien est très riche en ressources minières : sel, phosphates, kaolin, or,
marbre-calcaire, plomb-zinc, uranium, manganèse, fer, bauxite, diamant, lithium, cuivre.
Ces ressources constituent des potentialités énormes pour l’industrialisation du pays.
Sur le plan climatique, la zone soudanienne et sahélienne se prêtent mieux à
l’agriculture. Elles permettent une variété des cultures (Sikasso 1 ère pour la production du
coton, du maïs et des tubercules). La savane arborée de la zone soudanienne notamment
la savane arbustive et la steppe de la zone sahélienne sont propices à l’élevage (Mopti 1 ère
région d’élevage). L’activité sylvicole n’est pas négligeable : bois de construction, de
menuiserie, charbon de bois, cueillette, plantes médicinales. Ce qui fait le Mali un pays à
vocation sylvio-agro-pastorale.
Pays de la zone soudano-sahélienne le Mali est bien ensoleillé, ce qui favorise le
développement de l’énergie solaire.
Quant à hydrographie, les cours d’eau maliens surtout les fleuves Niger et Sénégal
permettent la construction des barrages pour l’irrigation des plaines et la production
d’électricité, la pêche, l’élevage, la navigation, l’adduction d’eau.
Sur le plan naturel, le Mali dispose d’importantes potentialités touristiques : une infinité
de paysages, des immensités désertiques du Nord aux savanes du Sud. Sa situation entre
Sahara et forêt tropicale humide, fait du Mali une vieille terre de civilisations, de culture
et d’échanges.
2. Contraintes :
Sur le plan orographique, le plateau Mandingue, le plateau du Kénédougou, le plateau
Dogon, l’Adrar des Iforas, les plateaux de l’Azaouad et la vallée de Taoudenni constituent
des obstacles pour le développement agricole.
Les aléas climatiques tels que les inondations, l’érosion des sols, la désertification et
particulièrement la sécheresse dans la zone saharienne handicapent l’agriculture
malienne.
II/ Etude humaine :
A/ Composition ethnique :
Carrefour de civilisation, point de contact entre peuples de race blanche et
peuples de race noire , le Mali se présente comme une juxtaposition d’ethnies qui
sont autant de groupes anthropologiques et culturels se distinguant par la langue
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et des traits de civilisation, quelquefois par une certaine spécialisation dans un
secteur de production.
Schématiquement, chaque ethnie est organisée selon le système de castes qui
privilégie la hiérarchisation sociale fondée sur division en nobles et gens de
castes.
La localisation géographique de certaines ethnies est assez précise, Touareg au
nord, Songhaï de la boucle du Niger, Sarakolé dans la vallée du Sénégal et au
nord-ouest, Malinké répartis entre la frontière guinéenne et Bamako. Par contre
certains peuples sont distribués sur des aires beaucoup plus diffuses : c’est le cas
des Bambara que l’on retrouve de Bougouni à Niafounké, des Peul dispersés sur
l’ensemble du territoire malien ; quant aux peuples pêcheurs Bozo et Somono, il
occupent linéairement toute la vallée du Niger moyen.
En ce qui concerne les genres de vie une distinction sera établie entre peuples
sédentaires et peuples nomades.
Chez les sédentaires, on distinguera :
-le groupe manding : Bambara, Malinké, Dioula ;
-le groupe soudanien : Sarakolé, Songhaï, Dogon ;
-le groupe voltaïque : Mossi, Senoufo, Bobo, Minianka et quelques populations
marginales Toucouleur, Wolof.
Chez les nomades on reconnaîtra les Touareg, les Maures et certains groupes
Peul ; on peut distinguer le grand nomadisme (Grand Nord) du petit nomadisme
(qui se limite à la transhumance des troupeaux à la recherche de pâturage)
B/ Structure de la population :
L’analyse de la structure démographique montre :
-la très grande jeunesse de la population, confirmée par la forme de la pyramide
des âges. En 2011 les enfants de 0 à 14 ans représentent 47,3% de la population,
la tranche d’âge de 15 à 64 ans 49,7% tandis que les personnes âgées de 65 ans
et plus ne comptent que pour 3%. La population de moins de 20 ans, quant à elle,
représente 55,51% ce qui permet de comprendre la difficulté posée par sa
scolarisation qui, malgré des progrès très nets reste encore très insuffisante.
-Un léger déséquilibre du sex-ratio : 48,86% pour les hommes et 51,14% pour les
femmes.
C/ Evolution et mouvement naturel :
L’évolution numérique de la population fait ressortir une croissance régulière et
rapide : 6,3 millions en 1976, 7,6 millions en 1987, 9,6 millions en 1998, 14,5
millions en 2009. Cette explosion démographique est due à un double
mouvement : maintient et même augmentation d’une forte natalité (45,15 ‰), et
baisse sensible de la mortalité (13,94 ‰), surtout infantile (109,08 ‰). De ce
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fait le taux d’accroissement naturel s’est fortement accru et ne semble
légèrement régresser que dans les années récentes.
Il faut noter une différence sensible entre le milieu rural et le milieu urbain
(baisse plus rapide de la mortalité et de la fécondité en ville liée aux meilleures
conditions sanitaires et à un impact plus net des campagnes pour l’espacement
des naissances).
D/ Répartition spatiale
Avec 14 533 511 habitants en 2009, le Mali est un pays peu peuplé. Les densités
générales de la population sont très faibles : moins de 12 habitants au km². Mais
ce chiffre reflète très mal l’occupation de l’espace national par les hommes. La
partie nord du pays (régions de Tombouctou, Gao et Kidal), en majeur partie
désertique, ne totalisent qu’environ 9% de la population sur 60% du territoire.
La population est concentrée dans le tier sud du pays avec de profondes
disparités suivant les régions.
E/ Les migrations :
Le croît démographique inférieur au croît naturel montre que le Mali est le
centre d’une forte émigration ; les migrations intérieures sont également
importantes. Les principaux flux migratoires se font :
-du nord vers le sud à la suite des épisodes de sécheresse;
-des campagnes vers les villes, Bamako en particulier ;
-vers l’étranger : pays côtiers d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale et
l’Europe ;
La restriction de l’émigration vers l’Europe (France surtout) et les problèmes
politiques récents en Côte d’ivoire ont entraîné un ralentissement de ses
migrations avec parfois des retours.
F/ Urbanisation :
Le Mali, pays dont la population est encore essentiellement rurale, connaît une
urbanisation croissante. La population urbaine, estimée à 3,3 millions
d’habitants en 2006 soit moins d’un tiers de la population totale devrait
atteindre les 12 millions en 2025, soit environ la moitié de la population totale2.
Cette urbanisation, souvent anarchique, engendre plusieurs conséquences :
diminution des espaces verts, occupation des berges et des bas fonds avec des
problèmes d’insalubrités et des risques d’inondation, une augmentation
importante du volume des déchets dont beaucoup ne sont pas traités, entraînant
une prolifération des dépotoirs sauvages, une aggravation des problèmes
d’assainissement. Les pollutions atmosphériques sont également en
développement, notamment dans la capitale Bamako, en raison de la
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consommation de bois pour la cuisson et des énergies fossiles pour l’industrie et
les véhicules motorisés
III Etude économique :
L’économie du Mali reste dominée par le secteur primaire et notamment agricole.
Les secteurs secondaire (industrie) et tertiaire sont peu développés.
A. Les conditions favorables :
-Les conditions naturelles (voir page 2, atouts du milieu physique)
- sur le plan humain, la grande jeunesse de la population malienne est un atout
en termes de main-d’œuvre,
-L’Etat joue un rôle non négligeable à travers ses subventions, les recherches
pour le développement de l’économie rurales : IER, IPR de Katibougou.
-L’économie malienne est basée sur le libéralisme.
B. Les secteurs d’activités :
1/ Le secteur primaire (agriculture, élevage,
pêche et exploitation forestière) :
Les activités agricoles occupent une place importante dans la vie du pays. 80 %
de la population active travaille dans ce secteur qui représentait 44 % du PIB en
1995. L’agriculture s’exerce sous des conditions climatiques de plus en plus
contraignantes du sud vers le nord (sécheresse). Les cultures vivrières occupent
encore la majeure partie des surfaces cultivées. Elles sont le plus souvent
pratiquées avec des techniques traditionnelles, bien adaptées au milieu, mais
peu performantes.
L’agriculture malienne bénéficie de certaines conditions favorables : l’étendue
des terres arables, la diversité climatique (qui permet la polyculture), la
présence des cours d’eau (fleuves Niger et Sénégal qui permettent les
aménagements hydro agricoles, irrigation).
a/ L’agriculture vivrière :
L’agriculture sous pluie dépend essentiellement des densités et de la pression de
l’homme sur l’espace. On peut schématiquement distinguer trois grands types :
-L’agriculture extensive, ou itinérante sur
brûlis, domine dans les zones de faibles densités humaines. Les superficies
en jachères y sont bien supérieures aux surfaces cultivées.
-L’agriculture semi-intensive correspond aux terroirs en
auréole. Au-delà des champs de case, on rencontre une auréole de champs
permanents, les champs de village ou « soforo ». Plus éloigné du village , le
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système des champs de brousse avec jachère, « koungodian-foro », est identique
à l’agriculture extensive.
-Les agricultures intensives occupent la totalité de l’espace
cultivable en culture permanente, grâce à des techniques agricoles très
minutieuses (fumure, lignes de pierres antiérosives, terrasses…)
Les principales productions vivrières sont les
céréales :
-Le mil et le sorgho, notamment dans la zone soudano-sahélienne, constituent la
base alimentaire des populations,
-le maïs fait jeu égal avec le sorgho dans la région de Sikasso,
-le fonio, très prisé par les population mandingues,
-le blé, dans la région de Mopti
-le riz, deuxième production céréalière, surtout à l’office du Niger où la maîtrise
de l’eau est totale.
Les cultures vivrières secondaires sont le niébé, le sésame le soja, et les
tubercules (igname, manioc, patate douce), surtout au sud du pays.
Les cultures légumières complètent l’alimentation des populations autour des
villes, à l’office du Niger, en pays Dogon (oignon) et dans la région de Sikasso
(pomme de terre). Traditionnellement s’y ajoutent les produits de cueillette, en
particulier l’apport en lipides par le beurre de karité (2è producteur africain
après le Nigéria.
Malgré une progression des cultures vivrières le Mali n’est pas autosuffisant et
doit importer des céréales (blé en particulier).
b/Les cultures industrielles et commerciales
sont :
-l’arachide, produite principalement dans les régions de Kayes, Sikasso et
Koulikoro,
-le coton : produit principalement dans la région de Sikasso. Les autres cultures
industrielles restent limitées, excepté la canne à sucre cultivée sur deux
périmètres de l’office du Niger.
Citons enfin la plantation de théiers de Farako, mise en place en 1971. De plus la
production de la gomme arabique, destinée à l’exportation, devrait être stimulé
et encadrée.
L’agriculture malienne souffre de plusieurs problèmes : la pauvreté et la sous
qualification des paysans (le plus gros problème), la sécheresse, la baisse du prix
des matières premières produites ( comme le coton), hausse des coût de
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production (intrants et carburants), la sous-mécanisation, l’érosion et
l’épuisement des terres exploitées, l’invasion acridienne (criquet).
c/ L’élevage et la pêche :
Le Mali, gros producteur et exportateur de bétail, possède un cheptel important.
L’élevage contribue à hauteur de 10% du PIB et représente le troisième secteur
d’exportation après l’or et le coton. 75 % du bétail malien est constitué de
troupeaux transhumants. L’élevage est l’activité principale des peuls et des
touaregs.
La pêche représente 90 milliards de francs CFA, soit 4,2 % du Produit intérieur
brut. La production halieutique se situe autour de 100 000 tonnes par an dans les
années de pluviométrie normale.. La filière pêche dans son ensemble emploie
environ 8 % de la population active.
Les principales zones de pêches sont situées dans le delta central du Niger (80 % de
la production totale) et les lacs des barrages de Sélingué et Manantali.
Le Mali attend développer la pisciculture qui est encore à l’état embryonnaire
d/ Les efforts de modernisation :
En vue de développer le secteur agricole, plusieurs programmes d’aménagement
hydraulique ont été initiés par les gouvernements qui se sont succédés
notamment celui du PDES (Programme de Développement Economique et
Sociale). De nombreux projets ont été entrepris comme le Programme d’Appui
aux Secteurs Agricoles et aux Organisations Paysannes (PASAOP), la mise en
œuvre du Programme National d’Infrastructures Rurales (PNIR), avec la création
et l’installation de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et
d’Equipement Ruraux (AGETIER). Le gouvernement du Mali a pris l’initiative en
juin 2003, d’élaborer une Loi d’Orientation Agricole (LOA) pour inscrire ces
diverses initiatives dans un cadre cohérent et doter notre pays d’une stratégie
globale de développement agricole. Une usine d’assemblage de tracteur est
ouverte pour la production de tracteurs et accessoires en vue de renforcer les
capacités des producteurs.
2/ Le secteur secondaire (Industrie) :
Le secteur secondaire contribue pour environ 11% au PIB, grâce aux
investissements dans les industries extractives (notamment les mines d’or). Le
Mali demeure encore un pays sous-industrialisé.
a/ Ressources minières et énergétiques :
-Pendant longtemps, les exploitations minières se résumaient aux salines de
Taoudenni, aux mines de phosphate du Tilemsi (Bourem) et à l’orpaillage
traditionnel autour de Kéniéba. Aujourd’hui, le Mali exploite l’or (52,75t en 2007,
2e R en Af.), le sel, le phosphate, le kaolin, le marbre-calcaire. D’autres ressources
sont reconnues, mais ne sont pas encore exploitées : diamant, uranium, nickel,
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plomb-zinc, manganèse, cuivre, bauxite… Les trois (3) grandes régions minières
de l’extrême ouest, du sud et du nord/nord-est sont très riches en ressources.
-Ressources énergétiques : Le potentiel hydroélectrique est très important
(1050MW), mais insuffisamment exploité. La consommation énergétique au Mali
reste dominée par la biomasse (78%), suivie par les produits pétroliers (18%) et
l’électricité (4%). Cela détruit l’environnement et freine le développement. En
2007, 40,66% de l’électricité provenaient des centrales thermiques de l’EDM,
contre 59,34% d’origine hydroélectrique fournie par les barrages de Sotuba,
Selingué, Félou et Manantali. Le solaire fournit 1,3MW.
Le taux d’électrification au Mali est de 18% et 59% en milieu urbain.
Le Mali ne produit pas de pétrole, ni de gaz naturel, mais l’Etat a consenti des
efforts dans la recherche dans les régions nord. Les indices sont favorables.
b. Typologie des industries/réalisations : Le secteur industriel est encore
embryonnaire. L’industrie est dominée par les petites entreprises familiales. En
2006, 31300 emplois ont étés crées.
L’industrie extractive et manufacturière concerne l’or, l’égrainage du coton et le
décorticage du riz.
Le domaine de l’agro-industrie est à développé. Le textile est actuellement en
difficulté. Le potentiel transformable et exportable sous forme de viande, de cuirs
et de peau est évalué à 260600 t/an. De nombreux abattoirs frigorifiques sont sur
le territoire. La filière lait connait un essor avec une production évaluée à 1815,6
millions de litres.
En 2006, Bamako et sa région occupait 66,2% des unités et des salariés, suivie de
Sikasso (11,37%).
c. Quelques problèmes : Le développement de l’industrie malienne est handicapé
par plusieurs problèmes. Les infrastructures de base (eau, électricité,
télécommunication) sont faibles. Le réseau routier est de mauvaise qualité. Ce
qui empêche une bonne répartition des activités sur le territoire.
L’étroitesse du marché national, la faiblesse du pouvoir d’achat, le manque
d’investissement et de main-d’œuvre qualifiée entravent le développement de
l’industrie.
3/ Le secteur tertiaire (transports, commerce et tourisme) :
a. Transports : Le Mali, un pays continental, doit être désenclavé par des réseaux
de transports.
-Réseau ferré : Long de 729 km, est construit entre 1881 et 1924. Il était géré par
la régie du chemin de fer du Mali, créée en 1963. Privatisée en 2003, il est géré
par Transray S.A qui relie Bamako au Sénégal.
Son importance a diminué (550000 passagers à la fin des années 1990 à 110000
en 2008).
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-Réseau fluvial : Le réseau fluvial navigable s’étend de Koulikoro à Ansongo, sur
plus de 1300 km. Il est géré par la compagnie malienne de navigation
(COMANAV). Des ports sont aménagés à Koulikoro, Ségou, Ke-Macina, Mopti, Diré,
Kabara et Gao. Il a diminué d’importance grâce à l’amélioration du réseau
routier. Le trafique est possible de 5 à 6 mois pendant la saison des hautes et
moyennes eaux.
Le fleuve Sénégal est aussi navigable de 2 à 3 mois entre Kayes et le Sénégal.
-Réseau routier : Passé de 1654 km en 1979 à 4487 km en 2007, le réseau routier
assure aujourd’hui l’essentiel du transport des voyageurs et des marchandises. Il
est à 79% de financement extérieur. En 2008, la route assurait 91% du
commerce extérieur.
Le parc de véhicules routiers est à 79,3% concentré dans le district de Bamako.
-Transport aérien : En 2009, le Mali disposait de 6 aéroports internationaux, dont
les plus importants sont : Bamako-Senou, Mopti, Tombouctou et Gao. Il dispose
de 19 aéroports de rang national. Bamako-Senou a enregistré 148500 passagers
en 1978 et 511400 en 2008.
-Télécommunications : En 2007, le téléphone fixe ne comptait que 81787
abonnés. Le téléphone mobile connait une croissance fulgurante (1900000
abonnés en 2007 à 4300000en 2009). L’opérateur principal est société des
télécommunications du Mali (SO.TEL.MA). Sa filiale Malitél et Orange-Mali se
partage le marché du mobile.
L’internet se développe, mais le coût est encore élevé.
b. Commerce extérieur : Depuis 1960, le commerce extérieur du Mali accuse un
défit chronique.
-Exportations : Les produits agricoles non transformés ont pendant longtemps
constitué la quasi-totalité des exportations avec une part de plus en plus
importante du coton jusqu’en 2000.
Les exportations d’animaux vivants vers les pays côtiers, surtout la Côte d’Ivoire,
ont nettement dépassé celles de l’arachide en déclin. Les exportations de céréales
ont régressé depuis 30 ans du fait des besoins accrus du pays et des récoltes
catastrophiques lors des années de sécheresses. L’or arrive aujourd’hui en
première place des exportations (75% en 2007). En 2007, les exportations se
chiffraient à 685,636 milliards de F CFA.
-Importations : Les importations sont dominées depuis l’indépendance par les
biens d’équipements, véhicules et machines (24%). Les produits pétroliers
viennent en second rang (22%). Les produits alimentaires avec 13% occupent la
3e place. Viennent ensuite les produits pharmaceutiques et chimiques (8%) et les
matériaux de construction (7,6%). La valeur des importations s’élevait à
1047,858 milliards de F CFA.
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La balance commerciale du pays est donc déficitaire (-362,222 milliards de F
CFA).
Les principaux partenaires commerciaux sont aujourd’hui l’Afrique du sud (67%
des exportations surtout l’or) et l’Europe (9,6%).
Au niveau des importations, l’UE reste le principal fournisseur avec 25,7%, le
Sénégal (19,8%), la Côte d’Ivoire (12,7% en 2007), l’Asie (14,6%).
c. Tourisme : Le tourisme est un secteur important de l’économie malienne. Le
nombre de visiteurs est passé de 98000 en 2002 à 250000 en 2007. Les recettes
provenant sont passées de 64,648 milliards de F CFA en2001 à 110 milliards en
2007, selon l’office malien du tourisme et de l’hôtellerie (OMATHO).
Quatre sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : le site dogon (région la
plus visitée de l’Afrique de l’ouest), Djenné, tombeau des Askia (Gao).
IV. Le Mali en Afrique et dans le Monde :
-Sur le plan africain, le Mali est membre de plusieurs organisations économiques
et socioculturelles. Il s’agit entre autres de la CEDEAO, créée en 1975, destinée à
favoriser le développement économique, social et culturel de l’Afrique de l’ouest ;
l’UEMOA (union économique et monétaire ouest africaine).
Le Mali est aussi membre fondateur de l’OUA en 1963, aujourd’hui union
africaine. Elle est créée afin de promouvoir l’unité et la solidarité des Etats
africains, harmoniser les lignes de conduite politique, économique, culturelle,
médicale, scientifique, etc.
-Sur le plan mondial, le Mali collabore avec les institutions financières
internationales (FMI, BM) pour le financement des programmes d’ordre
économique, social et culturel. Il existe la coopération bilatérale entre le Mali et
plusieurs pays : coopération française, belge, allemande, suisse, canadienne, etc.
le Mali est membre de l’UNESCO créée en 1946 pour promouvoir la paix dans le
monde par la culture et la communication, l’éducation, les sciences naturelles, les
sciences sociales et humaines. L’UNESCO a condamné le démolissage des
monuments funéraires à Tombouctou par les terroristes en 2012.
CONCLUSION : le Mali est un vaste pays de l’Afrique occidentale. L’étude de son
milieu naturel présente des paysages diversifiés, dévoilant des atouts et des
contraintes. A la lumière des données démographiques, nous pouvons dire que le
pays est sous-peuplé. La population est extrêmement jeune et augmente de façon
galopante pendant que la croissance économique est lente. Le Mali est un pays
agropastoral, sous industrialisé. Tous les secteurs de l’économie sont à
développer. /.
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Les États-Unis
d’Amérique(USA) :MOHAMED
SALAMANTA 12 TSS AU LYCÉE
MODRENE DE MOPTI
Étude physique, humaine et économique
Présentation : Les USA sont un immense pays d’Amérique du Nord couvrant une
superficie de 9,3 millions de km² pour une population de 316,6 millions d’habitants
(2013). Ils sont une république fédérale de 50 Etats, dont 48 forment un bloc situé entre
l’Océan Atlantique à l’Est, l’océan Pacifique à l’ouest, le Canada au Nord et le Golfe du
Mexique au Sud. Les deux derniers Etats sont l’Alaska à l’ouest du Canada et les îles
Hawaii au milieu de l’océan Pacifique. Le pays est traversé par 4 fuseaux horaires et
s’étend sur 4 500km d’Ouest en Est et de 2 500km du Nord au Sud.
I. Etude physique :
A. Le relief :
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Géographie, Terminales : les USA
Trois grands ensembles méridiens se succèdent de l’ouest vers l’Est : le système
montagneux des Rocheuses, les grandes plaines centrales et le massif ancien des
Appalaches, bordé par une étroite plaine côtière sur l’Atlantique.
-L’Ouest se compose d’un puissant bourrelet montagneux. Entre les Rocheuses, les
cascades et la Sierra Nevada s’étendent de vastes plateaux entaillés de vallées profondes
(Colorado, Columbia), ainsi que le Grand Bassin. Les hauts sommets sont : le Mont
McKinley (6 193m, en Alaska) le Mont Whitney (4 418m), le Mont Elbert (4 400m), le
Mont Rainier (4 392m), le Mont Shasta (4 317m).
-A l’Est, la chaine des Appalaches est une montagne ancienne de faible altitude culminant
à 2.037m avec une longueur de 2000km et une largeur de 500km.
B. Climats et végétation :
Le trait dominant du climat des États-Unis est la continentalité, caractérisée par de fortes
différences de température entre l’été et l’hiver et la faiblesse des précipitations
annuelles. Toutefois, le pays présente une grande variété de climats, résultant de la
combinaison de différents facteurs : l’immensité, l’organisation méridienne du relief, les
masses d’air polaire et tropicale, la présence de courants marins froids et chauds.
Parmi ces facteurs, le relief joue un rôle essentiel. L’orientation du relief bloque à l’Ouest
les influences océaniques et facilite les descentes d’air polaire vers le sud en hiver et les
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remontées d’air tropical sur les Grandes plaines en été, ce qui contribue aux écarts
brutaux de température.
Les courants marins froids (Courant du Labrador, Courant de Californie) et chauds (Gulf
Stream, Courant de l’Alaska) influent fortement sur la répartition des précipitations.
On distingue six climats au niveau des 48 Etats qui forment un seul tenant :
- Le climat océanique du Nord-Ouest pacifique est très humide et se caractérise par une
faible amplitude thermique annuelle (hiver doux, été frais). Les précipitations sont très
abondantes sur les montagnes (chaîne des Cascades).
-Le climat aride subtropical, s’étend sur le Grand Bassin, la Vallée de la Mort, le désert
Mojave, le sud des Rocheuses.
Ces deux climats se caractérisent par l’aridité et des étés torrides au sud du Grand Bassin.
La végétation est xérophile : buissons épineux.
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Géographie, Terminales : les USA
l’humidité et du froid provoque d’importantes chutes de neige. La végétation naturelle
est la forêt d’arbre à feuille caduque, la prairie à grande graminée.
- Le climat subtropical humide du Sud-est se caractérise par des hivers doux et des étés
chauds et humides. Les côtes sont régulièrement frappées par des cyclones dévastateurs.
La végétation est la prairie à l’est du Texas et la forêt sur le massif appalachien.
A ces six climats, il convient d’ajouter le climat polaire glacial en Alaska avec forêt de
conifères et toundra.
C. Hydrographie :
Les USA possèdent un potentiel hydrographique hors du commun grâce à d’immenses
bassins fluviaux, parcourus par des cours d’eau aux débits puissants.
-Les grandes plaines centrales sont drainées par le bassin hydrographique du Mississipi
tributaire du Golfe du Mexique. Le Mississipi (3.779km) prend sa source dans le Nord du
Minnesota et se jette dans le Golfe du Mexique. A droite ses principaux affluents sont le
Missouri, l’Arkansas et la Red-River ;
-Les grands fleuves de l’Ouest sont le Rio grande (2.900km), le Colorado (2.250km), la
Columbia (1.953km) et son principal affluent le Snake River. Ils prennent leurs sources
dans les montagnes rocheuses.
Les cinq Grands Lacs (lacs Supérieur, Michigan, Huron, Érié et Ontario) servent de
frontière naturelle entre le Canada et les USA.
1. Les atouts :
Les États-Unis disposent d’un important potentiel de terres utilisables par l’agriculture.
Les meilleurs sols sont surtout situés dans la plaine centrale, sols noirs épais et riches en
humus de la prairie ou sols alluviaux déposés par le Mississippi et ses affluents.
Les hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) constituent une autre richesse. Les principaux
gisements se situent en Californie, dans le sud de la grande plaine et sur les côtes du
Golfe du Mexique (Texas et Louisiane) et surtout l’Alaska. Ils sont en voie d’épuisement
et l’exploitation off shore se développe au large de Californie et du littoral du Golfe du
Mexique malgré les risques de pollution qu’elle comporte.
Les minerais métalliques utilisés par les industries métallurgiques sont bien représentés,
qu’il s’agisse du minerai de fer extrait dans la région du Lac Supérieur ou des minerais de
métaux non ferreux abondants dans les monts Ozark (plomb, zinc) et Ouachita et surtout
dans les Rocheuses et les hauts plateaux intérieurs des régions occidentales.
Les ressources utilisées par les industries chimiques sont le sel et le soufre des régions
bordières du Golfe du Mexique (Louisiane, Texas), la potasse du Nouveau-Mexique et les
phosphates de Floride.
L’eau des fleuves est mobilisée pour la production d’énergie électrique dans le Nord-est
(chutes du Niagara), dans les Appalaches (Fall Line) dans la Grande plaine (Missouri) et
surtout dans l’Ouest (les bassins du Colorado et Columbia).
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L’eau sert également à l’irrigation des surfaces cultivées dans les régions sèches, à l’ouest
du 100è méridien.
La diversité des climats permet la variété des cultures. La forêt occupe 29% de la surface,
associant feuillus et résineux, surtout dans l’Ouest (pins, séquoias). Ces réserves
forestières abondantes alimentent une importante industrie du bois.
Les façades maritimes sont riches de poissons. La variété de paysages attractifs profite au
tourisme.
2. Les contraintes :
L’ensemble du territoire étatsunien est soumis à de graves risques naturels : à l’Ouest,
séisme et volcanisme ; dans les grandes plaines, coulées d'air polaire glacial en hiver et
remontées étouffantes d’air tropical en été, tornades, inondations catastrophiques,
érosion éolienne ou torrentielle ; dans le Sud-est, hurricanes ou cyclones; dans le Nord-
est des tempêtes de neige paralysent aéroports, gares et autoroutes.
A. L’histoire du peuplement :
L’histoire du peuplement des USA est indissociable de celle de l’immigration. Les
autochtones ne constituent aujourd’hui qu’une infirme minorité. Du XVIIè siècle au début
du XXè siècle, les immigrants européens (Britanniques, Scandinaves, Italiens, Allemands,
Français etc.) affluent aux USA. Partis d’Europe pour des raisons religieuses, politiques,
les premiers immigrants se sont établis sur la côte orientale (Atlantique). La traite des
esclaves noirs d’origine africaine assure le peuplement du Sud-est.
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Géographie, Terminales : les USA
En 1921, pour préserver leur primauté sociale, les « W.A.S.P » (White Anglo-Saxon
Protestant) décident de limiter l’immigration par la 1 ère loi sur les quotas. Depuis,
plusieurs lois ont réglementé l’immigration.
A partir de 1960, l’origine des immigrants s’est modifiée : les Latinos et les Asiatiques ont
remplacé les Européens.
La nouvelle loi sur l’immigration (1990-1991) fixe à 700 000 le quota annuel d’entrées
légales aux USA auxquels il faut ajouter les flux de clandestins et les refugiés politiques.
B. La composition de la population :
La société américaine est multiraciale et comprend deux grands groupes : les minorités
(Amérindiens, Asiatiques, Hispaniques, Noirs) économiquement et socialement
défavorisées et la majorité blanche.
1. Les minorités :
a. Les Amérindiens : Ils constituent le groupe autochtone représentant 0,8%
de la population totale. Regroupés pour la majorité en tribus, les Amérindiens ont en
commun d’avoir été progressivement décimés, refoulés, spoliés de leurs terres. Ils
demeurent très défavorisés sur tous les plans (éducatif, sanitaire, économique, social,
politique, etc.)
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migratoire et sur une forte natalité. Les Hispaniques sont peu réceptifs à la civilisation
anglo-saxonne et leur intégration s’avère difficile. C’est pourquoi l’espagnol est devenu la
seconde langue parlée aux USA.
Ils représentent 12,3% de la population. Les Noirs sont les descendants des esclaves
africains, emmenés de force d’Afrique vers le sud des États-Unis par les planteurs de
coton et de tabac, et dont l’émancipation n’a été proclamée qu’en 1865.Ils ont une forte
croissance démographique. La minorité noire ne souffre plus de ségrégation depuis les
années 1960 mais reste marginalisée (30% des Noirs vivent en dessous du seuil de
pauvreté contre 10% des Blancs). Ainsi les Noirs connaissent une grande insécurité
d’emploi, (10% du chômage contre 4% pour les Blancs) et souffre de retard en matière de
logement, de santé, de justice, de transport, d’instruction, etc.
Les Noirs contribuent à la renommée des USA dans plusieurs domaines : littérature
(W.E.Dubois), musique ( James Brown), cinéma ( Will Smith), sport( Michael Jordan,
Marion Jones), politique ( Barack Obama, 1er président noir-américain) etc. Mais malgré
tout le problème noir persiste. Les Noirs habitent les quartiers du centre des villes qui
constituent de véritables ghettos ( Harlem à New York, Loop à Chicago, Watts à Los
Angeles)
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Géographie, Terminales : les USA
aujourd’hui le « salad bowl », le saladier ( multiculturalisme), c'est-à-dire une coexistence
sans mélange.
1. Le mouvement naturel :
La natalité est en déclin depuis les années 1950, période du baby-boom qui avait porté le
taux de natalité à plus de 20%O contre 13,68%O en 2013. Cette baisse de la natalité
s’explique par l’essor du travail féminin, la pauvreté et le chômage qui ont fait renaître
les comportements malthusiens.
Avec un indice de fécondité de 2,06 en 2013 les USA sont un des seuls pays occidentaux à
maintenir leur seuil de renouvellement démographique.
La mortalité s’est stabilisée, 8,39%O en 2013 contre 8,8%O en 1995 et 10%o en 1946. Les
maladies infectieuses ont cessé d’être meurtrières, mais les affections cardio-vasculaires
liées notamment à la suralimentation et à l’obésité sont la cause de la moitié des décès.
2. La répartition et la mobilité de la
population :
Avec une densité moyenne de 33,8 hab../km², la population étatsunienne est très
inégalement répartie et mobile.
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Géographie, Terminales : les USA
Près des 2/3 des américains vivent à l’Est du Mississipi. On enregistre les densités les plus
élevées, supérieures à 100 habitants. /km², dans la mégalopolis de la côte atlantique (de
Boston au nord à Washington au sud), sur le long du Golfe du Mexique et sur la façade du
Pacifique.
A l’ouest du Mississippi, dans le nord des Grandes Plaines, les Rocheuses et les hauts
plateaux intérieurs, les densités sont le plus souvent inférieures à la moyenne nationale.
Cette inégale répartition de la population s’explique par :
-des facteurs naturels : l’Est des États-Unis est considéré comme la partie la plus utile où
les conditions climatiques sont favorables à l’installation des hommes ;
La population américaine est très mobile. La maison mobile (mobile home) qu’on emporte
avec soi est l’un des éléments du genre de vie national. Les américains se déplacent
facilement à la recherche de meilleurs conditions de travail, des conditions de vie plus
confortables, de bonnes écoles pour les enfants.
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Géographie, Terminales : les USA
ou de l’Ouest, plus attirantes et aux conditions de vie plus clémentes, notamment pour
les retraités.
D. L’urbanisation :
Les USA sont un pays très urbanisé. Le taux d’urbanisation est d’environ 80%. Ils se
caractérisent par un phénomène de métropolisation très poussé et comptent plus de 50
métropoles de plus d’un million d’habitants contre 14 en 1950. Les très fortes
concentrations urbaines constituent à l’Est la puissante Mégalopolis qui enregistre des
densités très élevées et à l’Ouest de vastes conurbations transfrontalières. Cette
concentration est liée à la forte croissance des activités tertiaires et à la diminution du
nombre d’agriculteurs.
Pays du prix Nobel, les USA attirent les chercheurs du monde entier (Brain Drain , fuite
des cerveaux). Le secteur « quaternaire », qui regroupe les travailleurs les plus qualifiés
(chercheurs, ingénieurs), emploie désormais plus de personne que l’agriculture.
Militairement les USA disposent d’une supériorité, d’une avance technologique et d’une
capacité d’intervention dans toutes les régions de la planète.
Les fondements de la puissance économique des États-Unis sont ceux d’une civilisation
technicienne et avancée, qui a su mettre en valeur un riche potentiel naturel et établir
une bonne maîtrise du territoire.
1. L’agriculture :
L’agriculture américaine est la première du monde par la valeur de sa production et de
ses exportations. Elle occupe moins de trois millions d’actifs et demeure le maillon
irremplaçable du complexe agroalimentaire qui emploie près de 20 millions de
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Géographie, Terminales : les USA
personnes. Les fermiers américains sont davantage des entrepreneurs en agriculture que
des paysans.
-L’Etat intervient pour garantir les prix et chercher les marchés. Les banques accordent
des prêts aux agriculteurs (pour leur permettre d’équiper et de rendre plus performantes
leurs exploitations)
Bien équipée, l’agriculture américaine est intégrée au grand capitalisme. Dominée par de
grands groupes financiers industriels et commerciaux, elle est au centre d’un vaste
complexe agro-industriel ou « agrobusiness », ensemble des activités associées pour la
production, la transformation, la commercialisation des denrées agricoles.
- Les grandes plaines centrales sont le domaine des grandes cultures céréalières (maïs,
blé) de l’élevage intensif (porcs, bovins) et du soja. L’irrigation y est nécessaire à l’Ouest
du 100è méridien.
-Dans le vieux Sud (de l’Atlantique au Mississipi), la culture traditionnelle du coton (coton
Belt) a fortement décliné. Elle est aujourd’hui associée à des cultures variées (tabac,
légumes, céréales, soja, arachides). Dans les zones subtropicales, la culture du riz, des
agrumes, de la canne à sucre et des légumes est prédominante.
-Enfin, les montagnes et les plateaux de l’ouest sont le domaine de l’élevage traditionnel
extensif bovin et ovin.
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Géographie, Terminales : les USA
Cependant l’industrie américaine demeure le secteur de plus confronté à la concurrence
du japon, de l’U.E et des N.P.I. d’Asie.
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Géographie, Terminales : les USA
toutefois la première concentration industrielle du pays et conserve l’essentiel du pouvoir
de commandement. Les nouvelles grandes régions industrielles du pays sont constituées
par la région d’Atlanta, le Texas, la région de Seattle et surtout la Californie.
c. Les principales branches industrielles :
-L’industrie agroalimentaire et textile
L’industrie agroalimentaire américaine est puissante et diversifiée, à l’image des
productions agricoles : produits laitiers, industrie de la viande et minoteries, conserveries
de fruits et légumes, raffineries de sucre, brasseries. C’est un secteur très concentré qui
comprend les géants de l’agroalimentaire mondial comme Kraft Food, Coca-Cola, Pepsico
et les leaders de la restauration rapide que sont Mc Donald et Burger King. Les USA sont
avec l’UE les premiers exportateurs mondiaux de produits agroalimentaires.
L’industrie textile a fortement régressé, de même que l’industrie cotonnière (au Sud, à
cause de la concurrence des pays asiatiques notamment).
-La métallurgie et l’industrie automobile : les USA sont l’un des
principaux producteurs mondiaux d’acier brut. Parmi les industries métallurgiques, la
sidérurgie reste un secteur important malgré son déclin. Elle subit une concurrence
accrue des entreprises chinoises et japonaises. L’essentiel de la production est toujours
issu de la région des Grands lacs. D’autres noyaux sidérurgiques sont situés au sud des
Appalaches, au Texas, en Californie, dans les Rocheuses.
Les USA possèdent également une puissante industrie d’aluminium, dominée par la
société Alcoa.
Quand à l’industrie automobile, pendant longtemps force motrice de l’industrie
américaine et à la fois première du monde, elle est fortement concurrencée par les
constructeurs japonais depuis les années 1980. Trois firmes dominent (General Motors,
Ford et Chrysler). Les constructeurs étrangers sont concentrés dans les Etats du sud.
-L’industrie chimique : les USA possèdent une puissante industrie chimique
avec des firmes comme Dupont de Nemours, et les grandes firmes pétrolières (Exxon
Mobil, etc.).
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Géographie, Terminales : les USA
Les USA figurent également au premier rang mondial pour les industries aérospatiales. Ils
dominent le secteur de l’aéronautique avec la firme Boeing dans la région de Seattle.
L’industrie aérospatiale est plus dispersée ; ses principaux centres sont situés au sud et à
l’ouest. Le rôle de l’Etat a été et reste déterminant dans ce secteur. Agence fédérale, la
NASA est le maître d’œuvre des programmes spatiaux dont elle assure le financement.
Les USA ont aujourd’hui perdu le monopole dans les lanceurs de satellites, à la suite de la
concurrence de l’Europe (fusée Ariane), de la Russie, mais aussi de la Chine et du Japon.
Grande puissance militaire, les USA possèdent également un très important secteur de
l’armement. Les industries de l’armement sont assez dispersées.
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Géographie, Terminales : les USA
Les industries lourdes sont confrontées à la raréfaction des ressources naturelles et sont
sensibles au renchérissement des matières premières. Les groupes pétroliers souhaitent
exploiter les réserves d'hydrocarbures en Alaska et se heurtent à l'opposition des
écologistes. Ces derniers militent pour empêcher l'ouverture de nouvelles usines
polluantes. Plusieurs régions sont particulièrement touchées par la pollution industrielle.
Les Grands Lacs sont affectés par les rejets industriels et urbains. Les États-Unis subissent
la concurrence des pays à faible coût de main d'œuvre. De nombreuses entreprises
américaines délocalisent leurs unités de production vers le Mexique (maquiladoras) ou
encore vers la Chine.
L'industrie américaine doit aussi faire face à des difficultés conjoncturelles : les ouragans
qui frappent le Sud-Est contraignent les usines et les raffineries à fermer. Enfin, la crise de
l'automobile fait toujours la une des journaux : les grands groupes (GM, Ford) doivent se
restructurer, construire des véhicules moins gourmands en carburant et financer la
recherche dans les énergies propres. Avec la crise de 2008-2009, leur chiffre d'affaires a
baissé et ils ont perdu des parts de marché. Le sauvetage du secteur automobile
américain passe par des projets de fusion avec des entreprises étrangères (chinoises) ou
l'injection massive d'argent public.
a. Les transports
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Géographie, Terminales : les USA
Les transports sont très développés aux USA. Successivement le rail et la voie d’eau puis
l’automobile et l’avion ont permis de vaincre la distance.
Avec plus de 220 000 km de lignes ferroviaires, les États-Unis possèdent le plus long
réseau de la planète. Le rail maintient ses positions dans le transport des marchandises
lourdes : charbon, minerais et céréales.
Les seules lignes à grande vitesse actuelles sont situées entre Washington et Boston. Le
réseau du pays est bien relié au Canada.
Il existe plus de 41 800 km de voies navigables aux États-Unis. Le fleuve Mississippi et les
Grands Lacs sont les deux voies majeures du pays pour le transport des marchandises. Le
Mississippi a fait l'objet de nombreux aménagements et aujourd'hui, environ la moitié du
Missouri-Mississippi est navigable.
Un magnifique réseau d’autoroute relie les plus grandes villes du pays qui est par
excellence celui de l’automobile .Avec plus de 70 000 km d'autoroutes et 6,1 millions de
km d'autres routes, le réseau américain est le plus long du monde. Il est marqué par son
importance : certaines autoroutes urbaines comptent plus de dix voies et certains
tronçons peuvent mesurer plus de 100 mètres de large.
b. Le commerce
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Géographie, Terminales : les USA
Les USA sont l’une des premières nations commerciales du monde : premier importateur
(plus de 15% des importations mondiales en 2007) et le second exportateur (plus de 8%
des exportations mondiales) derrière l’Allemagne.
La balance commerciale est déficitaire, c'est-à-dire que les importations sont supérieures
aux exportations.
Les produits exportés sont les produits agricoles et les produits manufacturés. Les
principaux clients sont le Canada, le Mexique et le Japon.
Les produits importés sont les produits agricoles, les ressources minières et énergétiques
et les produits manufacturés. Le Japon, le Canada, la Chine et le Mexique sont les
principaux fournisseurs des États-Unis. Conclusion : première puissance
mondiale, les USA connaissent aujourd’hui un déclin relatif. Mais l’immensité du
territoire, l’abondance des ressources naturelles et le rôle de l’Etat permettent à
l’agriculture et à l’industrie de connaître un réel développement et de maintenir les USA
dans leur rôle de première puissance mondiale./.
Ancienne colonie portugaise, le Brésil est une république fédérale de 26 Etats présentant
de forts contrastes géographiques et sociologiques. Les inégalités économiques sont
parmi les plus élevées du monde. Le Brésil fait partie des grandes puissances émergentes
aux côtés de la Chine, de l’Inde et de la Russie.
I/ Etude physique
A/ Le relief
Le territoire du Brésil est dominé par deux principaux types de relief : la plaine
amazonienne et le plateau brésilien.
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Géographie, Terminales : les USA
Au nord la plaine amazonienne occupe plus du tiers du pays. Dans cette zone les
rares hauteurs dépassent 150 m d’altitude. Cette plaine est drainée par
l’Amazone et ses affluents.
Le massif des Guyanes se trouve au nord de la vallée amazonienne. Le pico da
Neblina (2994 m) est le point culminant du Brésil.
Le plateau brésilien est vaste zone de hauts plateaux occupant la majeure partie
de la moitié méridionale du Brésil. D’une altitude moyenne de 305 à 915 m, ils
sont entrecoupés de chaînes montagneuses (Serra da mantiqueira, Serra do Mar)
et de nombreuses vallées.
B/ Le climat et la végétation
La végétation, luxuriante, consiste en une forêt dense où la biodiversité est élevée (plus
d’un million et demi d’espèces végétales).
Le Nordeste est dominé par une formation végétale broussailleuse appelé caatinga.
Le Sud connaît le climat tempéré, avec des étés chauds et des hivers froids le total
pluviométrique annuel dépasse 1500 mm.
En revanche au sud du tropique du capricorne, le climat est marqué par de forte variation
saisonnière.
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Géographie, Terminales : les USA
C-Hydrographie
Le Brésil est arrosé dans sa partie septentrionale par le fleuve le plus puissant du monde :
l’Amazone long de 6 400 km il a un débit compris entre 70 000 et 200 000 m3/s à cause du
régime auquel il est soumis. Le pays est arrosé par d’autres fleuves : le Rio Paraná (3 300
km), le Rio Sao Francisco (2 900 km), le Tocantins etc.
Les cours d’eau brésiliens sont utilisés pour l’irrigation, la pêche, la navigation et la
production d’électricité.
II-Etude humaine
A-Historique du peuplement
Trente ans après sa découverte par le navigateur portugais Pedro Alvarez Cabral en 1500,
les premiers colons blancs s’installent au Brésil.
Le pays était déjà habité par des Indiens. Les premiers immigrés Portugais se fixent
d’abord au Nordeste dans la région de São Salvador de Bahia où ils développèrent des
plantations de canne à sucre et de coton avec l’aide des esclaves venus d’Afrique. A partir
de 1860, d’autres européens commencèrent à s’installer au centre et au sud: les
espagnols et les Italiens (comme ouvriers agricoles dans les fazendas de Sao Paulo) les
Allemands (comme soldats) etc…
La population brésilienne est la plus bigarrée du monde (Dieu a fait les hommes, les
Portugais ont fait des mulâtres).
3- Les Noirs : introduits au Brésil entre 1532 et 1888, ils représentent environ 11% de la
population et se concentrent surtout dans les régions agricoles du nord-est.
4-Les Métis : Ils sont très importants (22%) et comprennent les descendants des unions
entre les différents groupes raciaux. Ce sont les mulâtres (Blanc+Noir), les cafusos
(Noir+Indien) et les cabocles (Blanc+Indien).
Il n’existe pas de ségrégation raciale comparable à celle qui sévit aux USA.
La population est mobile comme en témoigne l’exode rural encore vivace ou les
migrations vers les fronts pionniers amazoniens.
D-Urbanisation
La population brésilienne est fortement urbanisée (84%). La plus grande ville est São
Paulo, centre de l’industrie brésilienne. Les autres grandes agglomérations sont :
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Géographie, Terminales : les USA
Rio de Janeiro, grand centre commercial et industriel,
Porto Alegre, grand port du Sud du pays,
Salvador, port situé au bord de la zone agricole fertile.
Il faut ajouter encore Belém, située sur le delta de l’Amazone et grand port du nord du
pays, Recife, Curitiba, Belo Horizonte, véritable cœur de la zone cotonnière et Manaus,
grande ville de l’intérieur du pays.
Ces gigantesques villes juxtaposent la plus grande misère (enfant abandonné, banditisme,
favelas précaires) et la plus grande richesse.
III-Etude économique
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Géographie, Terminales : les USA
Le brésil est une des grandes puissances agricoles du monde. 13 ,8% des actifs s’occupent
de l’agriculture qui contribue pour environ 5,1% au PIB.
a -Les conditions
b-Les productions
Les cultures vivrières ont été longtemps sacrifiées au profit des cultures commerciales.
Les principales cultures vivrières sont : le maïs (3è r.m), le riz (9è r.m), le blé, le haricot sec
(1err.m), le manioc (2è r.m), et la pomme de terre.
L’élevage extensif au centre du pays et intensif au sud concerne les bovins (1 er r.m) et les
ovins (17è r.m). Le Brésil produit également des porcins (3è r.m)
La pêche (dans l’Océan atlantique et les fleuves) est développée, plus d’un million de
tonnes de crevettes, de sardines de homards par an.
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Géographie, Terminales : les USA
c-Les problèmes et les mesures dans le cadre de la reforme agraire
Brésil est le leader industriel en Amérique latine. L’industrie emploie 41 % des actifs.
Le territoire brésilien est l’un des mieux dotés en ressources minières imparfaitement
connues : fer (1er r m) ,phosphates (2ème r m) bauxite(4ème r m),étain(5ème r m) ,argent ,or,
cuivre, nickel ,potasse, zinc …qui permettent d’envisager une base industrielle, mais elles
sont très souvent localisées à l’intérieur.
Les fleuves gigantesques, sur lesquels sont aménagés les grands barrages (les barrages
d’Itaïpu, et de tucurui), peuvent fournir de l’hydroélectricité.
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Pour abaisser sa facture pétrolière, le brésil a lancé le plan « pro alcool » qui permet à des
millions de véhicules de rouler à l’éthanol tiré de la canne à sucre.
Au cours des années 1980, le pays s’est également doté de sa première centrale
nucléaire .
La production est diversifiée, elle est le résultat d’un appel aux capitaux étrangers, d’une
ouverture de l’économie et d’une remontée des filières. Il y a aujourd’hui autant d’actifs
dans l’industrie que dans l’agriculture.
Classée première en Amérique latine, l’industrie brésilienne fait face à l’insuffisance des
sources d’énergie et à la concurrence internationale.
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3- Le secteur tertiaire (les transports et le commerce)
a-Les transports
-La navigation : Les voies d’eau (35400km) relient les axes de pénétration, mais les débits
très variables et la présence des rapides n’autorisent qu’une circulation saisonnière sur
certains tronçons.
Sur le littoral, près de 40 ports sont utilisés pour le commerce côtier et le trafic
international .Les grands ports brésiliens sont Santos, RIO de JANEIRO, paranaguà, Recife
et victoria.
-La voie ferrée : Elle constitue généralement les voies de pénétration sans liens entre les
chemins. Malgré leurs longueurs relatives (30 379km), les chemins ferrés ne répondent
pas aux besoins actuels du pays et leur exploitation reste déficitaire.
-Le réseau routier : Long de plus de1 824 364km, il permet d’acheminer 70% des
marchandises. En 20 ans plus de 40 000km de routes ont été tracées; la route
transamazonienne, partiellement goudronnée est plus un bourbier qu’un axe de mise en
valeur.
-L’avion : Il est le moyen de transport le plus commode .Le trafic aérien est l’un des plus
actifs du monde, à cet égard le brésil reste un pays neuf. Le pays compte de nombreuses
lignes aériennes intérieures et compagnies de transport aérien international, dont la
compagnie nationalisée Vari qui offre des liaisons avec les principaux aéroports dans le
monde.
b- Le commerce
L’intégration dans la mondialisation se fait par le biais du commerce, surtout avec l’union
européenne mais aussi avec les États-Unis; le tourisme, les carnavals, le football etc. .
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Les exportations sont constituées pour la plupart par des biens manufacturés et des
produits bruts (minerai de fer, café etc.)
Les importations portent pour plus de la moitié sur les produits industriels, pour un tiers
sur les matières premières minières et énergétiques, le reste sur les produits
agricoles .Les principaux clients du Brésil sont l’Allemagne, le Japon, l’Argentine, la
France, les Pays-Bas et la Grande Bretagne. Les principaux fournisseurs sont les États-
Unis, l’Allemagne, l’Irak, le Japon, l’Argentine, la France et le canada.
Ils sont très forts et présentent une opposition entre le littoral et l’intérieur du Brésil :
Le cœur économique (Sao-Paulo. Bello Horizonte et Rio de Janeiro) cumule des centres
de décisions économiques, une forte activité, un marché de consommateurs, des
infrastructures.etc.
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Les contrastes entre les villes et campagnes sont très forts .La ville ou il y a une très forte
ségrégation sociale est révélatrice d’écarts sociaux très importants.
CONCLUSION : Le Brésil est une grande puissance du Tiers Monde mais son
développement difficile (inflation, endettement) est incomplet, les contrastes de
développement étant très nombreux. On évoque un « mal développement ».
L’Union Européenne
INTRODUCTION : Après 1945, la peur de l’URSS et la réalité du déclin de l’Europe incitent
un certain nombre d’hommes politiques à la construction d’une Europe unie. Les
hésitations sont grandes sur les modalités de l’unification. A la tentative de construction
immédiate d’une Europe politique, s’oppose la méthode de Jean Monnet qui propose une
intégration par étapes des économies et la renonciation progressive des Etats à leur
souveraineté.
L’Union Européenne est le fruit d’une construction lente et progressive. Depuis 1929, le
projet de fédération Européenne présenté par Aristide Briand a échoué. En 1946, Winston
Churchill dans un discours à Zurich appelle à la formation des « États-Unis d’Europe ».
Le 9 mai 1950, Robert Schuman (le ministre français des Affaires étrangères) appelle à la
mise en commun des productions de charbon et d’acier de la France et de l’Allemagne, au
sein d’une organisation ouverte aux autres pays d’Europe.
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Son but est d’assurer une paix durable en Europe, grâce au développement d’une
solidarité de production entre la France et l’Allemagne, rendant impossible tout
affrontement entre ces deux pays. Cette organisation constituerait la première étape vers
une fédération européenne.
Le plan proposé dans cette déclaration a été élaboré par Jean Monnet, alors commissaire
général au Plan.
25 mars 1957, création de la CEE et de l’EURATOM : deux traités sont signés à Rome par
les six pays européens ayant participé à la création de la CECA. Le premier institue la
Communauté économique européenne (CEE), qui a pour but la mise en place d’un marché
commun, et le second la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA) dite
Euratom.
14 janvier 1962 : adoption des premiers règlements sur la politique agricole commune
1er juillet 1968, réalisation de l’Union douanière entre les Six : Les droits de douane entre
les six membres de la CEE sont totalement supprimés. Un tarif douanier commun est mis
en place aux frontières extérieures de la CEE.
1er janvier 1973, de l’Europe des 6 à l’Europe des 9 : Premier élargissement de la CEE avec
l’adhésion du Danemark, de l’Irlande et du Royaume-Uni.
1er janvier 1981, Une Europe à 10 : Deuxième élargissement, la Grèce entre dans la CEE.
1er janvier 1986, l’Europe des 12 : Troisième élargissement de la CEE avec l’arrivée de
l’Espagne et du Portugal.
7 février 1992, signature du traité de Maastricht qui crée l’Union européenne : Celle-ci se
constitue de 3 piliers : les Communautés (CECA, CE, CEEA), la politique étrangère et de
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sécurité commune (PESC), la coopération en matière de justice et d’affaires intérieures
(JAI). Par ailleurs, la CEE devient la Communauté européenne (CE).
Dans ce traité de Maastricht, une citoyenneté européenne est instituée, les pouvoirs du
Parlement européen sont renforcés, et l’Union économique et monétaire (UEM) est
lancée. Le traité de Maastricht entre en vigueur le 1er novembre 1993.
1er janvier 1995, l’Europe des 15 : Quatrième élargissement avec l’entrée de l’Autriche, la
Finlande, et de la Suède dans l’Union européenne (UE).
1er janvier 1999, l’euro devient la monnaie unique de 11 des États membres, la "zone
euro" : Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-
Bas, Portugal et RFA. La Grèce les rejoindra le 1er janvier 2001, la Slovénie le 1er janvier
2007, Chypre et Malte le 1er janvier 2008, la Slovaquie le 1er janvier 2009, l’Estonie le 1er
janvier 2011 et le Lettonie le 1er janvier 2014, faisant ainsi passer à 18 le nombre de pays
de la « zone euro ».
Les pièces et les billets en euro n’ont été mis en circulation que le 1er janvier 2002.
1er mai 2004, Une Europe à 25 : C’est à cette date que dix nouveaux membres adhèrent à
l’UE. Il s’agit de Chypre, de l’Estonie, de la Hongrie, de la Lettonie, de la Lituanie, de
Malte, de la Pologne, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Slovénie.
1er juillet 2013, une Europe à 28 : La Croatie devient le 28e membre de l’UE. La
population de l’UE atteint désormais plus de 508 millions de personnes.
-économiques : le pays doit avoir un niveau de développement assez voisin de celui des
pays actuels de l’U.E.et être doté d’une économie de marché effective.
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Il siège à Strasbourg (France). Sa fonction principale est d’exercer un contrôle
démocratique sur les autres institutions de l’UE. En particulier, le Parlement contrôle
l’activité de la Commission européenne et peut la contraindre à démissionner. Il examine,
modifie et adopte les propositions de lois communautaires présentées par la Commission.
La Commission européenne siège à Bruxelles (Belgique). Elle défend les intérêts de l’UE
dans son ensemble. Chaque « commissaire » est spécialisé dans un domaine particulier
(les affaires économiques, l’agriculture, la pêche, l’environnement, l’éducation et la
culture, la recherche, etc.)
Il est le principal organe de décision de l’UE. C’est le Conseil qui adopte les propositions
de lois présentées par la Commission.
Le Conseil représente les États membres de l’UE dans le cadre de réunions auxquelles
participent les ministres des différents pays membres (en fonction du thème abordé :
l’Agriculture, l’Économie etc.)
Le Conseil européen réunit plusieurs fois par an les chefs d’État et de gouvernement des
pays membres. Il détermine les grandes orientations politiques, économiques et sociales
de l'UE.
L’UE comprend d’autres institutions qui lui permettent de fonctionner aux niveaux
économique et juridique notamment.
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La Banque centrale européenne est établie à Francfort (Allemagne). Elle a pour mission
de gérer la monnaie unique européenne, l’euro.
La politique agricole commune (PAC), créée en 1957 et mise en place à partir de 1962, est
fondée principalement sur des mesures de contrôle des prix et de subventionnement des
exploitations agricoles, visant à les moderniser et à développer l'autosuffisance
alimentaire et la pérennité du secteur et de ses acteurs. Le coût de la PAC s'élève
aujourd'hui à près de 55 milliards d'euros par an, soit 40 % du budget communautaire. À
l'origine, les objectifs de la PAC étaient:
Cette agriculture bénéficie de conditions favorables : la diversité des climats, des sols,
l’étendue de la surface agricole utile, la forte mécanisation, l’importance des intrants, le
développement de l’irrigation, la recherche agronomique avancée, une main d’œuvre
hautement qualifiée et l’instauration d’une politique agricole commune efficace.
Cette situation a conduit à l’adoption de plusieurs reformes (1992 et 1999) : limitation des
volumes garantis et des quotas laitiers, baisse des prix garantis, encouragement aux
techniques respectueuses de l’environnement, revalorisation des revenus des
agriculteurs.
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L’Union Economique et Monétaire relève d’une logique communautaire où les Etats
doivent œuvrer dans le sens de la convergence de leurs économies et les politiques
monétaires doivent en revanche être largement intégrées par le système européen des
banques centrales.
Cette monnaie unique (EURO) est devenue une réalité le 1 er janvier 2002 lorsque douze
des pays l’ont accepté (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grèce,
Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Portugal).
En matière de santé, la formation des cadres compétents et les relations bilatérales entre
les formations sanitaires et les hôpitaux sont bien conseillées.
Chaque année les routes de l’U.E.tuent plus de 42 000 personnes et font plus de 1 700 000
blessés. Aussi le parc automobile s’agrandit sans cesse (environ 200 000 000 de voitures
et 20 000 000 de camions et autres engins ) provoquant ainsi les embouteillages qui
coûtent plus de 250 milliards d’Euro sans oublier les atteintes à la santé des personnes et
à l’environnement à travers les rejets de substances toxiques ( à cause du réchauffement
climatique ,des pluies acides etc.) ,l’U.E.ambitionne de rouler sans polluer.
Pour diminuer les accidents, de nombreuses mesures sont prises : test d’urine, pose
d’airbags, système technique pour limiter la vitesse etc.
b- L’union douanière : elle est réalisée à partir du 1 er juillet 1968 avec l’établissement
d’un tarif extérieur commun à l’ égard des pays tiers. Les produits nationaux ainsi que les
marchandises étrangères après avoir acquitté des taxes aux frontières de l’union,
bénéficient de la même liberté de circulation à l’intérieur des pays membres.
2- Les relations avec les pays A.C.P. : l’UE a organisé une coopération avec les Etats
d’Afrique, des Caraïbes et du pacifique. A cette fin, elle a crée le FED et cette coopération
est régie par des conventions renégociées régulièrement (Convention de Yaoundé en
1963 et 1969; Convention de Lomé en 1975, 1979, 1984, et 1990 ) qui ont pour objectif la
promotion du développement économique, social et culture des pays A.C.P. Ces accords
garantissent aux pays A.C.P.le libre accès sur les marchés européens de la presque
totalité de leurs produits.
L’aide accordée aux pays A.C.P est assurée par le FED avec une participation de la Banque
Européenne d’Investissements.
L’U.E.joue un rôle très important dans les relations internationales. Deux de ses membres
(France et Royaume-Uni) sont des membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU.
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Aussi son apport dans les discussions du quartet (ONU; Russie; UE; USA) est très
important .Six de ses membres sont parmi les plus grands contribuables du budget
ordinaire de l’ONU.
Les anciennes puissances coloniales (France, Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Italie ays
bas, etc.) maintiennent leur influence sur les anciennes colonies avec lesquelles elles
entretiennent des relations privilégiés (exemple : francophonie Commonwealth etc.).
A-LES PROBLEMES :
Les pays de l’U.E.sont différents par leur milieu naturel, leur culture (langue et religion),
leur société et leur économie.
Le Nord est riche et prospère, le Sud et l’Est sont en retard de développement. Cependant
il existe aussi au Nord des régions moins, peu ou mal avancées (Irlande, ex-RDA, centre
Royaume-Uni etc.).
Ces différences ont abouti à des contrastes au niveau du pouvoir d’achat, du taux de
scolarisation, de santé, du taux de chômage malgré les politiques régionales de
développement appelées fonds structurels mise en place. Les zones bénéficiaires de l’aide
des fonds structurels sont les régions en retard, les vieilles régions industrielles, les zones
rurales moins peuplées ou le développement doit être encouragé, l’ex-RDA.
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Géographie, Terminales : les USA
L’éducation, la formation professionnelle surtout des jeunes, l’équivalence des diplômes,
les problèmes environnementaux sont de plus en plus préoccupants.
B-LES PERSPECTIVES :
Les pays africains peuvent à partir des embryons communautaires existants (CEDEAO,
UDEAC, SADEC, etc.) calquer le processus d’intégration africaine sur le modèle
européen./.
LA CHINE
PRESENTATION : Pays d’Asie orientale, la Chine s’étend entre 18° et 54°N et entre 74° et
135°E. Avec 9,6 millions de km² la chine est le 3 e état du monde par sa superficie. Elle
s’étire du nord au sud sur 4000 km et d’est en ouest sur 45OO km. La chine est le 1 e pays
du monde par sa population avec 1,3 milliard habitants. La chine possède encore des
caractéristiques d’un pays sous-développé, bien qu’elle soit considérée aujourd’hui
comme la 2e grande puissance économique du monde.
I. TRAITS PHYSIQUES :
A. RELIEF : Le pays présente un étagement des reliefs, l’altitude s’abaissant, par gradins
successifs, d’ouest en est. Trois grands paliers topographiques se distinguent.
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1. Le plateau Tibétain: d’une altitude moyenne de 4 500 m, il englobe, au sud-ouest, le
haut plateau montagneux et désertique du Tibet. Il est bordé par des massifs tels que
l’Himalaya au sud, le Pamir (7719m) et le Karakorum (8611m) à l’ouest, les « Alpes » du
Sichuan au sud-est.
Au total, Les plateaux occupent 26% de la superficie du pays ; les bassins environ 19%; les
plaines ne couvrent que 12%.
-Le climat subtropical concerne la Chine du Sud-est. Il devient tropical à l’extrême sud du
Yunnan et sur l’île de Hainan. Les précipitations, essentiellement estivales, dépassent
1 000 mm par an dans toute la Chine méridionale pour atteindre plus de 2 500 mm sur la
côte est du Guangdong.
-La Chine de l’Est, connaît un climat tempéré, à fortes nuances continentales. Les
précipitations sont en moyenne inférieures à 760 mm et diminuent vers le nord-ouest
(entre 100 et 600 mm par an) où la végétation devient steppique.
-La Chine du Nord-est, la Mandchourie, connaît un climat tempéré continental. Les hivers
y sont très froids (- 30 °C), des étés chauds (22,2°C). La Mandchourie bénéficie des pluies
de la mousson d’été avec plus de 1 000 mm et qui atteignent 2 500 mm sur les montagnes
du Jilin. Elles diminuent vers le désert de Gobi aux environs de 300 mm. Elle comprend
des plantes conifères, des steppes et des sols très fertiles.
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-Le plateau tibétain connaît un climat montagnard fortement aride, le total annuel des
précipitations n’atteint presque jamais 100 mm, à l’exception de l’extrême Sud-est
himalayen (plus de 4 000 mm), directement exposé aux vents de mousson.
Les sols sont médiocres dans le sud latéritique. Ils sont très riches dans les plaines des
grands fleuves du centre et du sud, dans le nord-est de terres noires et dans les régions
de lœss.
Le Yang-tseu-kiang est le plus long fleuve d’Asie (6 300 km). Il draine un bassin
gigantesque de 1 800 000 km², soit 18,8% du territoire chinois.
L’Amour (4 416 km), (« fleuve du Dragon noir »), draine, avec ses affluents, une superficie
de 1 620 000 km2.
Le Huang He (5 464 km) est le principal fleuve de la Chine du Nord. Il est réputé pour ses
inondations dévastatrices.
Ainsi, la nature chinoise dans son ensemble, très capricieuse, exige de l’homme un effort
rationnel pour offrir sa générosité.
D.CONTRAINTES ET ATOUTS NATURELS :
1. Les contraintes naturelles plus fortes : Elles constituent un défi à surmonter pour
accélérer le développement de la Chine.
Ces contraintes naturelles fortes se traduisent par de fréquentes catastrophes entraînant
dévastations et pertes humaines élevées.
Les climats ont des caractères souvent excessifs: aridité de l'Ouest qui limite l'agriculture
aux oasis ; froid du Nord qui empêche les doubles récoltes annuelles.
Le relief compartimenté, avec des dénivellations fortes, est un obstacle au
désenclavement d'une grande partie du territoire: les hautes terres de l'Ouest (Himalaya
et hauts plateaux du Tibet) supérieurs à 2000 M, les collines, plateaux.
Les grandes calamités naturelles font partie de l'histoire de la Chine. Elles sont
nombreuses : séismes fréquents et meurtriers, invasions de sauterelles et de rongeurs,
sécheresse de l'intérieur, irrégularité de la mousson, inondations des sols aggravées par
un déboisement excessif, typhons côtiers...
La SAU est réduite (16% du pays) et les densités agricoles sont très fortes.
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2. Atouts : des ressources naturelles abondantes:
Par ses dimensions, la Chine possède une grande diversité climatique. Elle permet toutes
les productions agricoles avec notamment la présence des sols fertiles. La Chine possède
aujourd’hui la plus grande surface irriguée du monde.
Dans cet immense espace, le potentiel de richesses est considérable, mais la prospection
est limitée.
Le sous-sol est riche en ressources énergétiques et minières.
Avec plus d' 1/3 des ressources mondiales et des réserves énormes, la Chine est au
premier rang pour la production de charbon et la 6° pour les exportations.
La production de pétrole (6° du monde) et du gaz naturel sont croissantes.
Charbon et hydrocarbures sont localisés dans le Nord, le Nord -est et le Nord Ouest; le
Sud est moins favorisé.
Le potentiel hydroélectrique et agricole des fleuves est considérable pour la construction
des grands barrages. Ce qui devrait permettre un meilleur approvisionnement
énergétique du Sud.
La gamme des ressources minérales est complète.
La fréquente dissociation dans l'espace des régions productrices des produits de base et
des régions consommatrices pose un problème sérieux, celui des transports.
II. LA POPULATION : Avec 1,3 milliard habitants (environ 21% de la population mondiale) ,
la population est hétérogène et inégalement répartie dans l’espace. Jadis fortement
rurale, cette marée humaine est en pleine expansion vers les villes.
Cette population est inégalement répartie. La densité moyenne atteint 143 habitants au
km², mais elle masque de très fortes disparités régionales. La répartition de la population
montre en effet une opposition majeure entre la Chine de l’Ouest, où la densité moyenne
n’excède pas 10 habitants au km² (Tibet : 1,8) et la côte orientale, très densément
peuplée, avec plus de 360 habitants au km² (près de 2 200 à Shanghai).
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et salaires faibles. Même Mao Zédong déclarait : «Plus on est nombreux, mieux l’ouvrage
se fait» ou encore «une bouche, c’est deux bras».
Après une période de tergiversation, la Chine adopte dans les années 1970 une politique
de limitation des naissances par la contraception, le recule de l’âge du mariage, les
avantages pour l’enfant unique. Ainsi, le taux de fécondité passe de 5,9 en 1951 à 1,8
enfants par femme en 2008.
Mais le problème démographique reste sérieux. La satisfaction des besoins d’une telle
masse est un véritable casse-tête. Réduire le poids des jeunes risque d’alourdir celui des
vieux à long terme, car la population tend à vieillir. En 2008, les moins de 14 ans
représentaient 20,8%, ceux de 15 à 64 ans de 71,11%, les plus de 65 ans 7,7%. La
population masculine est 51,45% (en 2008) du fait des avortements sélectifs.
L’espérance de vie est de 71,4 ans pour les hommes et 75,2 pour les femmes.
Quant aux mouvements migratoires, les chinois se déplaçaient peu. Ils se dirigeaient vers
les pays capitalistes comme la Corée du sud, le Japon, la Taiwan, etc. A l’intérieur, ils
convergent de plus en plus vers les villes d’où le début d’une urbanisation galopante.
C. URBNISATION : Les efforts de développement dans les campagnes ont limité un exode
rural sauvage. Cependant, à partir de 1979, le rythme de croissance des villes s’accélère.
Aujourd’hui, le taux d’urbanisation est de 40,9%. Les principales villes sont : Shanghai
(12,8 millions d’habitants, en 2003), Beijing et Hong-Kong (11 millions), etc.
III. ECONOMIE : Depuis 1949, la Chine a réalisé des progrès remarquables. Elle devient un
géant économique avec une croissance annuelle de 10% et un PNB de 2000 dollars par
habitant en 2006.
A. FONDEMENTS DE L’ECONOMIE :
1. Conditions naturelles : la Chine dispose sur le plan naturel des atouts indéniables :
Sur le plan technique, la Chine a dû s’ouvrir vers le Japon et les pays occidentaux, pour
obtenir des améliorations dans tous les domaines.
-En 1949, Mao Zedong lance la Chine dans le modèle soviétique avec l’adoption des plans
quinquennaux et la collectivisation des sols. Tous les paysans sont regroupés en
coopératives.
-A partir de 1958, c’est « le grand bond en avant » (1958-1962). En fait, la Chine décide de
faire soit même sa révolution économique et sociale. Les coopératives furent regroupées
en communes populaires.
Mais excessif et hâte, le « grand bond en avant » échoue.
Mao lance la « révolution culturelle » de 1966 à 1969 pour épurer les cadres et créer un
ordre nouveau.
Après la mort de Mao et de Zhou Enlai en 1976, Deng Xiaoping lance le mouvement des
« quatre modernisations » (agriculture, industrie, défense et technologie). Dès lors, le
pays s’ouvre progressivement à l’extérieur et à l’économie de marché. La chine adhère au
FMI et à la BM en 1980, à l’OMC en 2001.
Parmi les autres cultures figurent l’orge (3,4 millions de tonnes en 2006) ; la patate douce
(100,2 millions de tonnes en 2006) ; des légumes, dont la pomme de terre (70,3 millions
de tonnes) ; le tabac (2,8 millions de tonne) ; thé (en 2006, 1 049 500 tonnes).
La Chine possède un cheptel important. Les porcins (511 millions de têtes en 2006), les
ovins (173,9 millions de têtes), les bovins (117,8 millions de têtes), les caprins
(199 millions), etc.
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La production de la pêche s’élève à 44 millions de tonnes (1 er RM).
2. Régions agricoles :
-Le sud-est : Avec 40% des terres, il occupe 60% de la population et 60% de la production.
C’est le domaine du riz, du thé, de l’élevage des porcins et de gros bétails.
–Le nord-est : Possède 50% des terres cultivables et 1/3 des produits alimentaires. C’est le
domaine du blé, du soja et du coton.
–Le nord-ouest : Il a 3% des terres. C’est le domaine de l’élevage des petits ruminants.
-La faiblesse des terres cultivables fait que le 1/5 de l’humanité doit se nourrir avec 7,5%
des superficies cultivables de la planète.
-La haute irrégularité des récoltes d’une année à l’autre est liée aux aléas climatiques
(sécheresse, inondation) provoquant parfois des disettes.
-Les ressources minières : La chine produit plusieurs ressources minières. Les plus
importantes productions en 2004 sont : le fer (102 millions de tonnes), l’étain (92000
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tonnes), le plomb (1 million de tonnes), le zinc (2,2 millions de tonnes), la bauxite (15
millions de tonnes).
-La sidérurgie : Elle connaît un grand essor. En 2006, elle a fourni 417,5 millions de tonnes
d’acier (1er RM). Shanghai, Pékin, Wuhan et le sud de la Mandchourie sont les principaux
foyers de production.
-L’industrie textile : Ce secteur occupe le 1er rang mondial et emploie plus de 4 millions de
personnes.
-Les industries mécaniques : La chine occupe le 3e rang dans la construction navale ; les
industries de locomotives, d’automobiles (3 e RM), de machines agricoles, etc constituent
un secteur très important.
-La technologie de pointe : L’aéronautique fabrique des avions, des chasseurs, des
bombardiers, hélicoptères, des fusées et des satellites. L’électronique fournit des
téléphones, des ordinateurs, des téléviseurs, des radars, etc.
Les industries chinoises se concentrent à plus de 60% dans les régions côtières et dans la
vallée du Yang-tseu-kiang.
3. Les problèmes de l’industrie : les problèmes sont liés à l’éloignement des sources
d’énergie, de matières premières des régions industrielles ; la vétusté des équipements,
des techniques et l’insuffisance des moyens de transport.
C.TRNSPORTS ET COMMERCE :
1. Transports : Ils jouent un rôle capital en chine, vue l’immensité du territoire. Le réseau
de communication est surtout dense à l’est.
-Le chemin de fer est le principal mode de transport chinois, pour les personnes et pour
les marchandises. Il totalisait 62200km en 2005.
-La voie fluviale avait plus de 110000km en 1994. La principale voie est constituée par le
Yang-tseu-kiang et ses affluents. Chongqing, Yichang et Wuhan sont les principaux ports.
-Les routes (1930000km) doivent désenclaver les régions de l’ouest et unifier le pays.
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Géographie, Terminales : les USA
-L’avion occupe 10% du trafic des marchandises. Il raccourcit les distances entre les
régions, mais le matériel est vétuste et un gros travail de modernisation des grands
aéroports est en cours.
Les exportations ont bondi. Le pays exporte entre autres des machines, des matériels de
transport, des armes, des produits agricoles et des textiles. L’Union européenne, les Etats-
Unis, le Japon et l’Afrique sont les principaux partenaires commerciaux. La Chine
représentait, en 2005, plus de 6% du commerce mondial de marchandises.
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