chapitre 2 : Les différents types de systèmes photovoltaïques
I-Installations photovoltaïques autonomes
Le rôle des systèmes autonomes est d’alimenter un ou plusieurs consommateurs situés dans une zone
isolée du réseau électrique.
Le champ photovoltaïque peut fournir directement l’énergie électrique nécessaire pour faire
fonctionner les récepteurs (éclairage et équipement domestique).
Un système de régulation et une batterie d’accumulateurs permettent de stocker l’énergie électrique
qui sera ensuite utilisée en l’absence du Soleil.
Les batteries sont utilisées pour stocker l’énergie électrique sous forme chimique. Elles restituent
l’énergie électrique au besoin selon ses caractéristiques.
Le régulateur de charge a pour fonction principale de protéger la batterie contre les surcharges et les
décharges profondes. Il est un élément essentiel pour la durée de vie de la batterie.
En site isolé, on peut aussi utiliser des récepteurs fonctionnant en courant alternatif. Dans ce cas,
l’installation comprendra un onduleur
Figure 2.1 : schéma typique d’une installation photovoltaïque autonome
1-Installations photovoltaïques raccordées au réseau [3]
Un tel système s’installe sur un site raccordé au réseau (Sonelgaz en Algérie). Généralement sur des
habitations ou des entreprises qui souhaitent recourir à une forme d’énergie renouvelable et qui
bénéficient d’un bon ensoleillement.
Un générateur photovoltaïque connecté au réseau n’a pas besoin de stockage d’énergie et élimine
donc le maillon le plus problématique (et le plus cher).
C’est en fait le réseau dans son ensemble qui sert de réservoir d’énergie.
Il y a deux formes d’injection du courant photovoltaïque :
- Soit injecter la totalité de la production photovoltaïque au réseau.
- Soit injecter le surplus de la production photovoltaïque au réseau.
Deux compteurs d’énergie sont nécessaires :
Un compteur comptabilise l’énergie achetée au fournisseur d’énergie (consommation) et un autre
compteur mesure l’énergie renvoyée sur le réseau électrique lorsque la production dépasse la
consommation.
Un troisième compteur est ajouté dans le cas où l’énergie produite est injectée en intégralité dans le
réseau (compteur de non-consommation). Un onduleur pour la conversion du courant continu des
panneaux en alternatif, et ce dernier doit être homologué par la compagnie d’électricité qui va recevoir ce
courant. Afin de s’assurer sur sa qualité « sinusoïdale ».
Figure 2.2 : installation photovoltaïque raccordée au résea
2-Installations photovoltaïques hybride
Il s’agit de systèmes qui regroupent des sources d’énergie de nature différentes telle une
installation éolienne, un générateur diesel ou une centrale de cogénération en plus du générateur
photovoltaïque.
Ce type d’installation est utilisé lorsque le générateur photovoltaïque seul ne couvre pas toute
l’énergie requise.
Figure 2.3: installations photovoltaïques hybride.
-Etude des composants d’un système photovoltaïque connecté au réseaux
Le générateur photovoltaïque
La cellule photovoltaïque élémentaire constitue un générateur de très faible puissance vis-à-vis des
besoins de la plupart des applications domestiques ou industrielles. Une cellule élémentaire de quelques
dizaines de centimètres carrés délivre, au maximum, quelques watts sous une tension inférieure au volt
typiquement liée à une tension de jonction PN.
Pour produire d’avantage de puissance, plusieurs cellules doivent être assemblées afin Pour produire
d’avantage de puissance, plusieurs cellules doivent être assemblées afin de créer un module
photovoltaïque complet (générateur d’énergie)
Figure 2.4: générateur photovoltaïque
II-Association des cellules
Dans les conditions d’ensoleillement standard (1000 W/m2 ; 25°C ; AM 1,5), la puissance maximale
délivrée par une cellule silicium de 150cm2 est d’environ 2,3 Wc sous une tension de 0,5 V. Une cellule
photovoltaïque élémentaire constitue donc un générateur photovoltaïque de faible puissance insuffisante
en tant que telle pour la plus part des applications domestiques ou industrielles. Les générateurs
photovoltaïques sont, de ce fait réalisés par association, en série et /ou en parallèle, d’un grand nombre
de cellules élémentaire.
1. Association des cellules en parallèle
Il est possible d'associer en parallèle un ensemble de 𝑁𝑝 cellules, ce qui permet d'augmenter le courant
de sortie du générateur. Lorsqu'un groupe de cellules identique est connecté en parallèle, toutes les
cellules sont soumises à la même tension et la caractéristique résultante de ce regroupement est
obtenue en additionnant les courants [5] (figure 10)
Figure 10: Caractéristique courant tension 𝑁𝑃 Cellule en parallèle
2. Association des cellules en série
Il est possible de mettre en série un ensemble de 𝑁𝑠 cellules, pour l’effet d'augmenter la tension de
sortie du générateur. Lorsque des cellules identiques sont connectées en série, elles sont toutes soumises
au même courant et la caractéristique résultant de cette configuration est obtenue par l’addition des
tensions de cellules [5]. (Figure 11)
Figure
11:Caractéristique courant tension de 𝑁𝑠en série
Vco ns: somme des tensions de circuit ouvert de NsN_sNscellules connectées en série.
3. Association mixte
La mise en série de plusieurs cellules PV forme une branche des cellules avec une augmentation de
tension pour un même courant. Une association de plusieurs branches de cellules en parallèle forme un
module avec accroissement du courant pour une même tension. Un panneau étant un assemblage de
plusieurs modules dans un mè mè plan [5](figure 12)
Figure 12: Caractéristique d'un assemblage mixte de ns et np cellules
II. Gisement solaire
Un gisement solaire, également connu sous le nom de ressource solaire, fait référence à la quantité
d'énergie solaire disponible dans une région donnée. Il représente le potentiel énergétique du soleil qui
peut être capturé et converti en électricité ou en chaleur utilisable. La connaissance du gisement solaire
est nécessaire pour optimiser l'utilisation de l'énergie solaire. Elle permet de déterminer l'emplacement
idéal pour l'installation de centrales solaires.
1. Mouvements de la Terre
La trajectoire de la Terre autour du Soleil est une ellipse. Le plan de cette ellipse est appelé l’écliptique.
L’excentricité de cette ellipse est faible ce qui fait que la distance Terre/Soleil ne varie que de ±1,7% par
rapport à la distance moyenne qui est de (149 675× 10 6 km). Ce mouvement autour du Soleil est à
l'origine des saisons. La Terre tourne également sur elle-même autour d’un axe appelé l’axe des pôles. Ce
mouvement entraîne l'alternance des jours et des nuits [6].
Figure 13: Mouvement de la terre autour du soleil
2. Mouvement apparent du Soleil
Les rotations de la terre sur elle-même et autour du soleil, font en sorte que celui-ci apparait à chaque
instant sur un point différent dans le ciel, décrivant des trajectoires sous forme d’arc de cercle.
Figure 14: trajectoire de soleil