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Formation aux Premiers Secours Essentiels

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Secourisme

« formation aux premiers soins »


BUT
La formation de base aux premiers secours à pour
objet l’acquisition des connaissances nécessaires
à la bonne exécution des gestes de secours
destinés à préserver l’intégrité physique d’une
victime en attendant l’arrivée des secours
organisés.
Conduite générale à tenir devant un accident

(Evaluer, protéger, alerter, secourir)


La Protection et l’Alerte
La protection
• Une victime, le sauveteur, toute autre personne menacées par un
danger doivent en être protégé

• Si la protection n’est pas réalisable, la victime doit être dégagée


d’urgence

• Il existe 3 niveaux:
1. Le danger initial ayant provoqué l’accident peut persister
2. La situation peut s’aggraver
3. L’accident peut lui-même être générateur de danger
Conduite à tenir
1-Reconnaître les dangers (évaluer)

▪ Effectuer une approche prudente de la zone de l’accident


▪ En restant à distance de la victime, regarder autour d’elle:
- Evaluer la présence de dangers qui peuvent menacer le sauveteur et
la victime
- Repérer les personnes qui pourraient être exposées aux dangers
identifiés
▪ Se renseigner auprès de témoins
Conduite à tenir
2-Protéger

▪ Quand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon


permanente les dangers environnants pour protéger l’action du
sauveteur, la victime et les autres personnes, du suraccident
▪ Délimiter clairement, largement et visiblement la zone de danger et
empêcher toute intrusion dans cette zone
▪ Se renseigner auprès de témoins
▪ Réaliser la protection soi-même ou la faire exécuter par un témoin
(exemple: couper le courant électrique)
▪ Règle générale: ne jamais déplacé un blessé
▪ Exception: lorsque le danger ne peut-être supprimé, il faut pratiquer un
dégagement d’urgence
Conduite à tenir
3-Dégager d’urgence la victime de la zone de danger
Devant l’impossibilité de supprimer le danger et si la victime est incapable de se
soustraire elle-même au danger

▪ Dégager la victime le plus rapidement possible, la priorité du sauveteur est de


se protéger
▪ La victime doit être visible, facile à atteindre et aucune entrave ne doit gêner
son dégagement
▪ Le sauveteur anticipe ce qu’il va faire et choisi le chemin le plus sûr et le plus
rapide
▪ La victime doit être dégagée vers un endroit éloigné du danger et de ses
conséquences
▪ Se faire aider éventuellement par une autre personne
Dégagement d’urgence; tractions

Figure 1 : Dégagement d’urgence, traction par les


chevilles

Figure 2 : dégagement d’urgence, traction par les


poignets
Devant l’impossibilité de supprimer le danger ou de dégager la
victime

▪ Alerter ou faire alerter les secours spécialisés

▪ Assurer une surveillance permanente de la zone de danger et


empêcher toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu’à
l’arrivée des secours spécialisés
Protection d’un accident de la route
• Si l’on est en voiture, allumez ses feux de détresse, ralentir, garer
son véhicule à distance de l’accident, sur la bande d’arrêt d’urgence
• Baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m, pour éviter
tout suraccident (triangle de présignalisation, lampe électrique,
linge blanc, feux de détresse du véhicule)
• Interdire toute approche si un danger persiste (transport de
matières dangereuses)
• Ne pas fumer aux abords de l’accident; en présence d’un feu
naissant dans un compartiment moteur, utiliser un extincteur
• Couper le contact des véhicules accidentés, les caler si nécessaire
• Ralentir les véhicules par des témoins placés sur les bas-côtés de la
route, dans les deux sens de circulation
Figure 3 : balisage d’un accident de la circulation de nuit.
Protection d’autres situations
Pour pénétrer :

• Dans un local enfumé, non ventilé : retenir sa respiration, la durée


de la manœuvre ne doit pas excéder 30 secondes
• En cas d’incendie : se protéger au maximum avec ses vêtements, se
couvrir le visage, les mains
• S’il y a risque d’explosion par fuite de gaz : ne pas provoquer
d’étincelles (interrupteurs, sonnerie, lampe de poche, cigarette)
• En cas de danger électrique : couper le courant, avant de toucher la
victime; pour les câbles à haute tension, rester à une distance d’au
moins 20 m et appeler les secours
L’Alerte
• L’alerte est l’action qui consiste à informer le plus tôt possible, un
service d’urgence de la présence d’une ou plusieurs victimes
affectées par une ou plusieurs détresses ainsi que de la nature de
l’assistance qui leur est apportée
• L’absence d’information d’un service d’urgence peut compromettre
la vie ou la santé d’une victime, malgré les premiers secours assurés
par un sauveteur
• C’est un témoin qui transmet généralement le message d’alerte aux
secours appropriés, le sauveteur reste auprès de la victime
L’alerte : conduite à tenir
1) Décider d’alerter les secours :
A l’occasion de toute situation présentant des risques ou lorsqu’une
vie est en danger, après une évaluation rapide

2) Se munir d’un moyen de communication :


Téléphone fixe ou mobile, cabine téléphonique, borne d’appel
Par défaut un témoin se déplace
L’alerte : conduite à tenir
3) Choisir un service de secours adapté :
Le 198 : la protection civile (les sapeurs pompiers) pour tous problème de secours
Le 197 : la police locale
Le 190 : le SAMU pour tout problème urgent de santé, c’est un secours médicalisé
Autres : hôpital et médecin
4) Transmettre les informations :
• L’appelant doit donner un numéro de téléphone ou celui de la borne-d’appel,
préciser la nature de l’accident et les risques éventuels (incendie, explosion,
effondrement), le nombre de personnes concernées, l’état apparent de chaque
blessé, la localisation précise de l’accident, les premières mesures prises et
gestes effectués
• Le message d’alerte achevé, l’appelant doit attendre les instructions avant
d’interrompre la communication et répondre aux questions posées par les
secours
Alerter ou faire alerter
Décider d’alerter les secours
observer la situation et localiser l’évènement

Trouver le moyen de communication


Téléphone, borne, témoins

Choisir le service de secours


198-197-190

Transmettre les informations


Message d’alerte

Secourir ou continuer à secourir


La chaine des secours
La victime s’étouffe
LA VICTIME S’ETOUFFE
▪ Définition
Le mouvement de l’air entre l’extérieur et les poumons est empêché du fait
d’une obstruction totale des voies aériennes
▪ Risques
Les voies aériennes permettent le passage de l’air de l’extérieur vers les
poumons et in versement; si ce passage est interrompu, l’oxygène n’atteint pas
les poumons et la vie de la victime est menacée; il faut agir vite
▪ Signes
Chez les adultes, l’étouffement survient généralement au cours d’un repas ou
Chez l’enfant, en portant un jouet à la bouche
- La victime porte la main à sa gorge
- Ne peut plus parler
- Garde la bouche ouverte
Figure4: obstruction totale des voies aériennes Figure 5 : Donner 5 claques vigoureuses dans le dos.
Conduite à tenir
• La victime ne peut pas répondre, mais est consciente
• La victime ne peut ni parler, ni respirer, ni tousser
1. Donnez un maximum de 5 claques dans le dos de la victime. Après chaque
claque, vérifier si tout rentre dans l’ordre
2. Si les claques dans le dos n’ont pas d’effet, effectuez un maximum de 5
compressions abdominales (méthode de HEIMLICH)
3. Si le problème n’est toujours pas résolu, alternez 5 claques dans le dos et 5
compressions abdominales
4. Si la victime perd connaissance, posez-la délicatement au sol et alertez
immédiatement les secours, puis entreprenez une réanimation cardio-
pulmonaire en commençant par effectuer 30 compressions thoraciques
5. Poursuivez la réanimation jusqu’à ce que les secours arrivent ou que la
victime reprenne une respiration normale
Effet de piston: plusieurs pressions successives peuvent être nécessaires pour
Méthode de HEIMLICH
expulser le corps étranger.

’ n e d
c t u
e

Figure 6 : Compressions abdominales.


Méthode de HEIMLICH
• Se placer derrière la victime, contre son dos
• Placer vos bras autour de la partie supérieure de son abdomen
• Penchez la victime vers l’avant
• Placez un de vos poings fermés entre le nombril et l’extrémité
inférieure du sternum
• Maintenez votre poing en place à l’aide de votre autre main.
• Enfoncez fortement votre poing vers vous et vers le haut
• Recommencez ce geste 5 fois au maximum
Obstruction totale des voies aériennes chez le
nourrisson
• Couchez le nourrisson tête penchée en avant à califourchon sur
l’avant bras
• Réaliser 5 claques dans le dos entre les deux omoplates, avec le plat
de la main ouverte
• Si le corps étranger n’a pas été rejeté
• Effectuer 5 compressions sur le devant du thorax avec 2 doigts
• Vérifier que le corps étranger n’est pas rester dans la bouche, sinon
le retirer délicatement
• Les compressions thoraciques sont très efficaces chez le nourrisson
(souplesse du thorax), alors que les compressions abdominales ne
sont pas recommandées car elles peuvent léser les organes
abdominaux
Figure 7 : Désobstruction des voies aériennes chez le nourrisson : claques dans le dos, retournement et compressions thoraciques.
La victime est inconsciente
L’inconscience
• La victime ne parle pas, ne réagit pas et respire ….
• Que faites-vous ?????
Conduite à tenir :
1. Vérifiez que la victime ne réagit pas
2. Libérez les voies aériennes
3. Vérifier que la victime respire (soulèvement de la poitrine)
4. Tournez la victime sur le côté en position latérale de sécurité (PLS)
5. Demandez à quelqu’un d’appeler les secours; allez cherchez de
l’aide si vous êtes seul
6. Vérifier régulièrement la respiration de la victime jusqu’à l’arrivée
des secours
La libération des voies aériennes : technique
• En cas de perte de conscience, les muscles se relâchent, ce qui provoque
une obstruction des voies aériennes par la chute de la langue dans le
fond de la gorge
• Ce risque est écarté en basculant la tête de la victime en arrière et en
soulevant son menton
• Desserrez le col, la cravate, la ceinture, de la victime
• Placez une main sur le front de la victime et basculez délicatement sa tête
vers l’arrière
• Dans un même temps, positionnez l’extrémité des doigts de l’autre main
sous le menton de la victime et soulevez celui-ci pour décoller la langue
du fond de la gorge et dégager ainsi les voies aériennes
• N’exercez aucune pression sur la région molle située sous le menton pour
ne pas entraver le respiration
• Vérifiez la respiration de la victime (mvt du thorax, joue ou oreille près de
sa bouche,)
La mise en position latérale de sécurité : technique
• Si la victime porte des lunettes, ôtez-les-lui
• Jambes allongées côte à côte, placées dans l’axe du corps
• Disposez le bras de la victime le plus proche de vous à angle droit de
son corps, pliez ensuite son coude, paume de sa main tournée vers
le haut
• placez vous à genoux à côté de la victime
• Saisissez l’autre bras de la victime d’une main, placez le dos de sa
main contre son oreille, de votre côté
• Maintenant la main de la victime pressée contre son oreille, paume
contre paume, attrapez la jambe la plus éloignée de vous avec
l’autre main, juste derrière le genou, et relevez-la tout en gardant le
pied au sol
PLS
• placez vous assez loin de la victime, au niveau de son thorax, la tourner
sur le côté vers vous, sans avoir à reculer
• Roulez la victime en tirant sur sa jambe jusqu’à ce que le genou touche le
sol
• Dégager doucement votre main de sous la tête de la victime
• Ajuster la jambe située au dessus de sorte que la hanche et le genou
soient à angle droit
• Ouvrez la bouche de la victime d’une main, avec le pouce et l’index afin
de permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur
• Demandez à quelqu’un d’appeler les secours ou bien allez seul
• Vérifiez régulièrement que la respiration est normale
Le Malaise Cardiaque
Une personne se plaint d’une douleur
thoracique… Que Faites-vous???
• Si la victime parle, se sent mal, poser lui des questions et alerter le
SAMU
Les signes du malaise :
• La victime de plaint d’une douleur serrant la poitrine
• La douleur peut irradier vers d’autres parties supérieures du corps
(bras, épaule, cou, mâchoire, ou estomac)
• Ces signes peuvent s’accompagner de :
➢ difficultés respiratoires
➢ sueurs et nausées
➢ douleurs abdominales
Conduite à tenir face à un malaise cardiaque
• Ne sous-estimez pas la situation, même si la victime prétend que ce n’est
pas grave
• Prendre en charge immédiatement la victime :

➢ Posez des questions à la victime : depuis combien de temps dure ce


malaise? Est-ce la première fois? La victime a-t-elle été hospitalisée ou
prend-elle des médicaments pour cela?

➢ Demandez à une personne présente d’alerter immédiatement les


secours (le SAMU), ou faites-le vous-même si vous êtes seul

➢ Mettez la victime au repos dans une position confortable (allongée ou,


en position semi-assise ou assise
L’Arrêt Cardiaque
La victime est inconsciente et ne respire pas… Que faites
vous ?
Conduite à tenir :
1. Vérifiez que la victime ne réagit pas et ne respire pas
normalement
2. Demandez à quelqu’un de prévenir les secours d’urgence et
d’apporter immédiatement un défibrillateur automatisé externe.
Faites le vous-même si vous êtes seul
3. Commencez par effectuer 30 compressions thoraciques
4. Pratiquez ensuite 2 insufflations
5. Alterner 30 compressions thoraciques et 2 insufflations
6. Continuez la réanimation jusqu’à ce que les secours arrivent et
poursuivent la réanimation, ou que la victime reprennent une
respiration normale
La réanimation cardio-pulmonaire
(victime ne respire pas)
Le Massage cardiaque
La victime étant allongée sur le dos, sur un plan dur
• Agenouillez-vous à côté de la victime
• Placez le talon d’une de vos mains au milieu se sa poitrine nue
• Placez le talon de l’autre main sur votre première main
• Effectuez 30 compressions thoraciques à une fréquence de 100 par
minute
• Pratiquez ensuite 2 insufflations par la technique du bouche à
bouche
La victime saigne abondamment
La victime saigne abondamment
Définition

• Une perte de sang provient d’une plaie ou d’un orifice naturel

• Quand cette perte de sang est abondante, on parle d’hémorragie

• Une hémorragie est un écoulement de sang causé par la rupture d’un


vaisseau sanguin (artère, veine, capillaire)

• Écoulement du sang à l’intérieur du corps : hémorragie interne


• Écoulement du sang à l’extérieur du corps : hémorragie externe
Conduite à tenir face à un saignement abondant
Conduite à tenir face à un saignement abondant
Objectif et Définition

Objectif
Réaliser une compression directe sur la plaie qui saigne abondamment
(hémorragie externe).

Choisir le geste et/ou la position la plus adaptée pour éviter l’aggravation de l’état
d’une victime qui saigne.

Définition
Une hémorragie externe est une perte de sang abondante, visible et prolongée qui
provient d’une plaie ou d’un orifice naturel (hémorragie extériorisée) et qui ne
s’arrête pas spontanément.
Conduite à tenir face à un saignement abondant
Les signes

• Un saignement est abondant lorsqu’il imbibe de sang un


mouchoir en quelques secondes et ne s’arrête pas
spontanément

• Saignement suite écorchure, éraflure ou abrasion cutanée qui


s’arrête spontanément n’est pas une hémorragie

• Attention : Une hémorragie peut être masquée, il convient de


la rechercher
Conduite à tenir face à un saignement abondant
Les Causes et les Risques

• Une hémorragie peut être suite à un traumatisme ou plus


rarement, une maladie

• La perte de sang prolongée conduit à une détresse qui menace


à très court terme la vie d’une victime

• Le sauveteur peut être infecté par une maladie transmissible


Conduite à tenir face à un saignement abondant
L’arbre décisionnel
Compression impossible
Compression possible Corps étranger, multiples victimes, étendue

Compression manuelle et allonger Allonger et poser un garrot

Pansement compressif
La compression manuelle
Points clés
Quand ?
Devant toute plaie qui saigne abondamment (sauf corps étrangers)

Objectif ?
La compression locale d’une plaie arrête le saignement

Points clés :
- Recouvrir la totalité de la plaie
- Être suffisante pour arrêter le saignement
- Être permanente
Cette technique est facile et rapide ; elle suffit dans la plupart des cas pour
arrêter le saignement en comprimant les vaisseaux qui saignent.

Figure 10 : Compression avec la main.


Figure 11 . Le tampon relais.
Compression à distance

• La compression directe sur la plaie est impossible : fracture ouverte,


plaie inaccessible, ou avec un corps étranger
• La compression directe sur la plaie est inefficace ( sang continue à
couler)
• Le sauveteur présente une plaie des mains et ne possède pas de
moyens de protection (risque d’être contaminé sida, hépatite…)
• Compression du vaisseau qui est la principale source d’hémorragie
entre le cœur et la plaie qui saigne
LES POINTS DE COMPRESSIONS A DISTANCE
HEMORRAGIE OU ? COMMENT

Hémorragie du membre Sur la face interne du bras Avec un pouce en


supérieur appuyant sur l’os

Hémorragie du membre Au pli de l’aine Avec un poing, bras tendu


inférieur

Hémorragie du cou A la base du cou Avec un pouce en


appuyant vers la colonne
vertébrale
Figure 12 : Point de compression au pli de l’aine.

Figure 13 : Point de compression sur la face interne du bras.


Figure 14 : point de compression à la base du cou.
Le garrot
Points clés

Quand ?
Plaie de membre, compression manuelle impossible ou inefficace

Objectif ?
Le garrot arrête une hémorragie en interrompant totalement la circulation du sang en
amont de la plaie

Points clés :
- Être situé au dessus de la plaie qui saigne
- Être serré pour arrêter le saignement
- Être visible
ou qui doit s’occuper d’une autre victime grave. qui ne peut-être maintenu par un sauveteur isolé qui doit donner l’alerte

1 2

3 4

Figure 15 : Mise en place du garrot.


Les positions d’attentes en cas de
traumatismes (plaie grave)

• Installer la victime qui présente une plaie grave en


position d’attente adaptée.
Les positions d’attentes
Définition

La plaie grave est une lésion de la peau, revêtement protecteur


du corps, avec une atteinte des tissus ou des organes situés
dessous.
Les positions d’attentes
Causes et risques

La plaie grave est généralement secondaire à un traumatisme,


un choc, une chute, une arme blanche ou une arme à feu.

Suivant son importance et sa localisation, elle peut causer une


hémorragie ou une défaillance de la respiration.

Il peut exister aussi, des infections secondaires comme le


tétanos.
Les positions d’attentes
Quoi ? Comment ? Pourquoi ?

Meilleure irrigation
du cerveau
Plaie du thorax avec
gêne respiratoire

Victime Victime
consciente inconsciente

Il ne faut jamais retirer un corps étranger planté dans une plaie


Quoi faire en cas d’une plaie grave ?
Le Traitement

• Stopper l’hémorragie (compression locale prolongée, ou compression à distance, ou


garrot)
• Ne pas désinfecter la plaie
• Ne pas enlever un éventuel corps étranger (couteau, verre, métal…)
• Protéger la plaie avec des compresses ou un linge propre
• Ne pas donner à boire ni à manger
• Allonger la victime, tête basse sauf s’il présente une plaie du thorax avec gène
respiratoire. Mettre la victime en position demi-assise
Quoi faire face à une plaie simple
Le Traitement
• Laver les mains avec du savon
• Laisser saigner la plaie un instant
• Enlever les corps étrangers superficiels (terre, graviers) avec une pince à épiler
• Ne pas enlever un corps étranger incrusté profondément dans la plaie
• Nettoyer la plaie avec une compresse ou un linge propre (éviter le coton)
• Nettoyer avec de l’eau et du savon, ou de l’eau oxygénée
• Couper les poils à ras autour de la plaie
• Badigeonner la plaie avec un antiseptique (éviter de frotter, tamponner)
• Couvrir par une compresse et faire un pansement (le changer un jour sur deux)
Quoi faire en cas d’une plaie de la main
Le Traitement

• Surélever la main au dessus du niveau du cœur


• Comprimer la plaie à l’aide d’un linge propre (15 min sans interruption)
• En dernier recours, poser un garrot juste au dessus de la plaie (entre la plaie et le cœur)
• Notez l’heure de pose du garrot (cravate, ceinture, éviter les cordelettes)
• Garrot bien serré, il est fortement déconseiller de le desserrer même pour qq secondes
• En cas d’amputation, le doigt amputé peut être réimplanté (greffé) par un chirurgien ;
• Conserver le doigt amputé dans du linge propre, puis mettre le tout dans un sac en plastique étanche
• Ne poser jamais le doigt amputé directement au contact de la glace
Cas particuliers
La victime présente un saignement du nez

• Laisser la victime assise, tête penchée en avant


• Ne pas l’allonger pour éviter qu’elle avale son sang
• Lui demander de comprimer avec son doigt la narine qui saigne, pendant 10 min
• Si le saignement du nez ne s’arrête pas, l’avis du médecin est nécessaire
• En cas de saignement du nez après une chute ou un coup violent, alerter les secours,
surveiller la conscience
Cas particuliers
La victime vomit ou crache du sang

• Alerter immédiatement les secours : une hémorragie de ce type est toujours grave
• Installer la victime assise ou demi assise, si elle ne supporte pas la position allongée
• Parler régulièrement à la victime : si elle est consciente lui parler, si elle est
inconsciente placez la en PLS

➢Toutes pertes de sang inhabituelles par un orifice naturel, nécessite d’allonger la


victime, d’alerter et de la surveiller sans lui donner à boire ni à manger
Quoi faire en cas d’une hémorragie interne
Les symptômes

• Ecoulement du sang à travers les orifices naturels du corps (oreille, nez, bouche, anus, vagin)

➢Crachat de sang par la bouche : hémorragie pulmonaire


➢Vomissement de sang ou selles sanglantes : hémorragie digestive
➢Saignement du nez ou des oreilles : hémorragie crânienne

• Une grande pâleur, un pouls rapide, une peau moite et froide, une soif intense, une sensation
d’étouffement et une grande anxiété, des nausées et des vomissements, des frissons ou des
sueurs froides, une respiration anormale, une perte graduelle de la conscience
Quoi faire en cas d’une hémorragie interne
Le traitement

• Transport immédiat à l’hôpital


• En attendant, allonger la victime, tête basse (pour faciliter l’irrigation de son cerveau)
• Protéger la victime contre le froid et les intempéries
• Alerter les secours
• Ne lui donner pas à boire
• Surveiller l’évolution de son état général
Quoi faire en cas de brûlure ?
Définition

• Les brûlures sont des lésions du revêtement cutané provoquées par le contact des : flammes, un
liquide bouillant, objet chaud, courant électrique, produit chimique, froid, et les radiations
• La gravité des brûlures dépend de leur profondeur, de leur étendu, et de l’âge de la victime
• 3 niveaux de brûlure :
➢ Brûlure au 1er degré: rougeur, coup de soleil
➢ Brûlure au 2ème degré : la peau se décolle pour former des ampoules
➢ Brûlure au 3ème degré : la peau est noircie et profonde (lésions graves )
Brûlures
Le Traitement

• Arroser immédiatement la brûlure avec de l’eau froide (5 min)


• Pendant l’arrosage, retirer les vêtements autour de la zone touchée, à l’exception de ceux qui adhèrent
à la peau
• Retirer bagues, bracelets, montre, chaussure; ces objets pourraient gêner la circulation du sang en cas
d’enflure
• N’appliquer pas de corps gras (beurre, huile, ou pommade sur la brûlure) risque d’infection
• Si la brûlure est large (sup à la moitié de la paume de la main) alerter les secours
• En attendant les secours, couvrir la brûlure par un drap propre imbibé d’eau froide
• Allonger la victime ou position semi assise
Quoi faire en cas de traumatisme crânien
Définition et symptômes et traitement

• Un choc ou une chute sur la tête provoque un simple mal de crâne temporaire ou un saignement du
cuir chevelu
• Cependant il existe toujours un risque de fracture du crâne, en particulier si la victime perd
connaissance suite à l’incident ou dans les jours qui suivent (consulter médecin)
• La victime est somnolente, maux de tête importants, vomissements, convulsions
• Troubles de la vision, de l’ouie, de l’élocution et de la mémoire
• Comportement anormal (agitation, démarche mal assurée)
• La victime peut présenter des hématomes autour des yeux et des écoulements de sang ou de liquide
incolore (liquide céphalo-rachidien) par le nez, les oreilles ou la bouche
• Allonger la victime et demander lui de ne pas bouger
• Alerter les secours ou le médecin traitant
• En cas de plaie ouverte du cuir chevelu, recouvrer la plaie avec un pansement
Quoi faire en cas d’une fracture des membres ?
Définition, symptômes et traitement
• Une fracture est la rupture de continuité d’un os; fractures fermées sans plaie associée, fractures
ouvertes
• Le sujet entend un craquement et ressent une vive douleur (surtout au mouvement du membre
atteint)
• Le gonflement et la déformation de la zone fracturée
• Bilan radiographique

➢ Le traitement des membres supérieurs


• Immobiliser le membre contre le thorax, avec un bandage, le coude plié à angle droit
• Pour les fractures ouvertes, placer des compresses fixées par une bande sur la plaie
➢ Le traitement des membres inférieurs
• Le blessé ne doit pas appuyer sur le membre touché
• Si les secours ne peuvent pas arriver rapidement, immobiliser le membre avec des attelles
Comment immobiliser une fracture

• A l’aide d’une attelle (planchette en bois, bandes métalliques…)


• Mettez les attelles de part et d’autre du membre atteint, fixer les avec des bandes confortablement
serrées, nouées sur les attelles et non sur le membre
• Combler les creux entre le membre et les attelles par du linge ou du coton
• Si vous remarquer une pâleur, une froideur, une cyanose ou diminution de la sensibilité des extrémités
du membre immobilisé, desserrez les attelles
• En cas de fracture fermée, calmer la douleur en posant des compresses imbibées dans l’eau glacée
• A l’aide d’une écharpe (triangulaire)
• Fracture de la colonne vertébrale : ne plier jamais le dos ou la tête d’une victime, ne déplacer pas la
victime
• Méthode du pont amélioré : il faut 5 personnes (1 chef qui dirige et 4 transporteurs), une ou deux
couvertures, un brancard très rigide, des linges pour combler les creux des reins et des liens pour
attacher la victime au brancard
• Le déplacement se fait de façon que la tête, le cou, le tronc et les jambes, forment un bloc rigide (ligne
droite)

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