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EPIGRAPHE
« Le premier devoir d’un citoyen est de connaitre son pays, son
histoire et d’aimer sa patrie. »
Selon le Professeur Mayele Ilo dans le cours de civisme et
développement, ISP/L’SHI, 1995.
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DEDICACE
Je dédie ce cours :
- A tous les professeurs,
- A tous les élèves,
- A tous les étudiants,
- A tous les chercheurs
- A tous les responsables de l’enseignement,
- A tous ceux qui aiment la culture générale.
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AVANT-PROPOS
Aucune œuvre humaine ne peut se faire seule. Nos
remerciements s’adressent avant tout aux autorités de l Institut
Technique de Mutoshi et à toute la hiérarchie Gécamines qui ont
permis que ce cours puisse être dispensé et réalisé par nous au
sein de cet établissement place sous leur ressort.
Nous pensons spécialement au préfet Daniel Kitamba
Tshilenda, au directeur des études Hippolyte Kabey Musans, à
l’économe Mungimba et au professeur d’électronique et
responsable de la salle informatique Lucien Kitente qui nous ont
apporté leur appui nécessaire pour réaliser cette opuscule.
Nous n’avons pas oublié les collègues membres de l’Unité
Pédagogique culture générale pour leur contribution scientifique et
leur encouragement au moment de la conception et de la rédaction
de ce cours. Les professeurs d’histoire Albert Mwambu, Ntambu
Dieudonné de morale Kanyembo Oscar, Guy Kimbipa Mwananseke,
Kalala Kyamakala, qu’ils reçoivent tous nos admirations et nos
reconnaissances.
Le professeur Marcellin Mukembe Mubedi
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INTRODUCTION
Le cours d’histoire géographie actualité met en combinaison
harmonieuse trois cours l’histoire, la géographie et l’actualité. Il ne s’agit
pas de gaver l’apprenant des matières indigestes. Il y a eu un choix
judicieux opéré dans les matières de trois programmes officiels selon le
principe « de savoir enseigner, c’est savoir choisir », en partant du connu
vers l’inconnu. Les matières sont rangées selon un ordre logique et
chronologique ci-après :
-La république démocratique du Congo
-L’Afrique de 1945 à nos jours
-Le monde, afin de faciliter l’apprentissage.
Comme tout ne peut pas être vu en classe, le professeur doit «
apprendre à apprendre » à ses apprenants. Il ne s’agit pas de l’érudition,
comme méthode d’apprentissage, mais il convient de pousser l’élève à
lire, à prélever les points saillants de l’actualité qu’il viendra présenter
devant la classe sous forme d’exposé et sous la supervision du professeur.
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CHAPITRE I. LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO
1. L’espace et les hommes
a. Présentation générale
La République démocratique du Congo est ce vaste pays
(2345000 km2) situé au cœur de l’Afrique. Elle est traversée par
l’équateur et s’étend de 13°27’ de latitude sud à 5°20’ de latitude nord,
soit sur 2190km environ du nord au sud.
Elle se trouve tout en entière a l’est du méridien de Greenwich,
entre 12°10’ et 31°15’ ; elle s’étend sur environ 2110km de l’est à l’ouest.
Elle est limitée par l’océan Atlantique, l’enclave de Cabinda, la
république de Congo Brazza, la république centrafricaine, le Soudan du
sud, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, Tanzanie, la Zambie et l’Angola.
Elle a porté successivement les noms ci-après :
- L’état indépendance du Congo (1885-1908)
- Le Congo belge (1908-1960)
- La république du Congo/ Léopold ville (1960-1964)
- La république démocratique du Congo (1964-1971)
- La république du Zaïre (1971-1997)
- La république démocratique du Congo (1997 à nos jours)
Sa capitale est Kinshasa.
Son emblème : le drapeau bleu ciel, orné d’une étoile jaune
dans le coin supérieur gauche et traverse en bais d’une
bande rouge finement encadrée de jaune.
Sa devise est : « justice-paix-travail »
Ses armoiries : une tète de léopard encadrée a gauche et a
droite d’une pointe d’ivoire et de lance, le tout reposant sur
une pierre.
Son hymne : « le debout Congolais »
Sa monnaie : « le franc congolais »
Sa langue officielle le français, ses langues nationales : le
Kikongo, le Lingala, le Swahili et le Tshiluba.
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Elle a connu comme président de la république :
- Joseph KASAVUBU (1960-1965)
- MOBUTU SESE SEKO KUKUNGBEDU WAZABANGA (1965-1997)
- Mzee Laurent-Désiré KABILA (1997-2001)
- Joseph KABILA KABANGE (2001 à nos jours)
En application de l’article 2 de la constitution la RDC comprend actuellement 26 provinces
dont voici les chefs-lieux :
Province Chefs- province Chefs- Provinces Chefs-
s lieux s lieux lieux
Bas-Uele Buta Kongo- Matadi Nord-Kivu Goma
Central
Equateur Mbandaka Kwango Kenge Nord- Gbadolite
Ubangi
Haut- Lubumbashi Kwilu Bandundu Sankuru Lusambo
Katanga
Haut- Kamina Lomami Kabinda Sud-Kivu Bukavu
Lomami
Haut-Uele Isiro Lualaba Kolwezi Sud-Ubangi Gemena
Ituri Bunia Kasai Kananga Tanganyik Kalemie
Central a
Kasai Tshikapa Mai- Inongo Tshopo Kisangani
Ndombe
Kasai- Mbuji-mayi Maniema Kindu Tshuapa Boende
Oriental
Kinshasa Kinshasa Mongala Lisala
Nouvelle carte politico-administrative de la RDC
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Carte Léon de Saint Moulin
b. Relief et Géomorphologie
Le relief de la RDC s’articule autour d’une cuvette centrale. Des
plateaux et des montagnes forment un bourrelet, plus élevé à l’Est et
toujours entaillé par de profondes vallées. Le long de l’océan Atlantique
s’étend une petite plaine côtière.
Relief de la RDC
Carte Kama Funzi Géographie de la RDC.
La cuvette centrale
La cuvette centrale est une vaste dépression qui couvre le tiers
du pays, soit près de 800 000 km 2. L’altitude moyenne de la cuvette
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centrale est de moins de 400 m. Elle est inclinée vers le Sud-Ouest à la
suite des mouvements tectoniques du tertiaire qui ont lieux à l’Est. Ses
parties les moins élevées ont une altitude d’environ 340 m ; elles abritent
les lacs Tumba et Mai Ndombe.
Montagnes
Les montagnes de l’est
Le relief de l’Est est formé principalement par le fossé
tectonique de l’Afrique centrale. Le fond de fossé est jalonné par les lacs
par les lacs Albert, ex. Mobutu, Edouard, ex. Idi Amin et Tanganyika, et est
bordé de part et d’autre par d’importantes chaines des montagnes parmi
lesquelles, on distingue :
- Les mont Ugoma, situés au Nord de Lukuga, Ils culminent à
2250m au pic sambirini ;
- Au nord du lac Kivu, les monts Virunga forment une série des
volcans dont le plus connus sont le Karisimbi (4507m), le Nyiragongo
(3470m), encore actifs, le Mikeno (4437m), le visoke (3711m) et le Sabino
(3647m) éteints.
- Le massif de Ruwenzori entre les lacs Edouard et Albert
possède les sommets les plus élevées d’Afrique (pic, Ex : Marguerite
5120m, après le Kilimandjaro 6010m et le Kenya 5200m)
Les montagnes du grand Katanga
On distingue : la chaine de mont Mitumba (1500-1700m)
s’allonge depuis la frontière avec la Zambie jusqu’au Kibali-Ituri. Les
principaux reliefs en sont : le plateau de Manika entre le fleuve Congo et
Lufira, le mont ex :-Bia, les mont kibara entre lufira et luvua, les monts
biano, etc.
Les monts Kundelungu (1600-1700m) a l’Est de Lufira, et a l’Ouest de
Luapula et du lac Moero.
Les monts Marungu 2000m bordent les Sud-ouest du lac Tanganyika
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Les monts mayumbe, ex : monts de cristal, vieille montagne
pisée situés dans le bas Congo.
Les plateaux
On distingue deux grands plateaux : le plateau méridional s’étendant
depuis la Nsele jusqu’au Kasaï oriental, immense et sablonneux et le
plateau septentrional constitue du plateau de l’Ubangi et celui des Uélé.
La plaine littorale
C’est une plaine peu large (moins de 100km)
Comme structure du sol et du sous-sol, la RDC est constituée du socle et
des terrains de couverture auxquels s’ajoutent la plaine côtière et les
épanchements volcaniques de l’Est.
Le socle
- Le socle ou soubassement ou encore le substratum réunit tous
les terrains antérieurs au carbonifère moyen. Ils sont constitués
de roches métamorphiques ou cristallophylliennes (ex : schistes,
quartzites, phyllades, feldspath, granites, gneiss et gabbros) et
des minerais de cuivre, de cobalt, d’uranium, d’argent, d’or,
d’étain,…
Les terrains de couverture
- Les terrains de couverture occupent la cuvette centrale, la région
allant de la Nsele à mbuji mayi ils comprennent des roches
sédimentaires déposés depuis le carbonifère supérieur jusqu’au
quaternaire, telles que du sable, de l’argile, des grès lacustres ou
fluviatile. Ils sont pauvres en ressources minières, on y découvre
cependant du diamant, du charbon et du bitume.
Les formations de la pleine côtière
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- Les formations de la plaine côtière sont contemporaines des
formations de couverture, leur âge va du secondaire au
quaternaire ; elles comprennent des grès sublittoraux, des
sables, des mornes, des argiles, des grès et des calcaires.
Les épanchements volcaniques
- Les épanchements volcaniques. La lave déversée par
l’éruption volcanique sur la région de l’Est fournit l’un de
meilleurs sols de notre pays.
a. Les types de climats
Les facteurs qui influencent le climat en RDC sont l’altitude, la latitude et
les vents. Comme climats, on distingue :
Le climat équatorial caractérise les proches de l’équateur (3 à 4° au
nord et au sud). Il ne connait pas des grands vents réguliers, seuls
quelques vents locaux y perturbent l’atmosphère ; c’est la zone de
basses pressions de la convergence intertropicale et des calmes
équatoriaux. Le climat équatorial ne connait qu’une saison : la
saison pluvieuse ; la hauteur moyenne annuelle de précipitation se
situe entre 1800-2000mm. Le climat équatorial connait de 140 à
160 jours de pluie par an. Il y fait chaud également durant toute
l’année ; la température moyenne est de 24°c. L’amplitude annuelle
n’est que d’un degré.
Les climats tropicaux, à savoir :
- Le climat tropical humide, de part et d’autre de la zone
équatoriale, a une saison sèche de 3 à 4 mois. Il prévaut
dans les vêles, l’Ubangi, le Kibali-Ituri, dans une grande
partie de Kwango-Kwilu et du Kasaï. Le bas Congo situé
dans cette zone connait une forte sécheresse à cause du
courant marin froid de Benguela. Sa végétation est la
forêt-galerie et la savane boisée.
- Le climat tropical sec couvre l’extrême Sud du Kwango-
Kwilu, du Kasaï et le Katanga. La saison sèche plus
12
longue, 5 à 6 mois, connait des températures plus
basses. Sa végétation est la savane herbeuse faite
d’herbe courte et ca et là dressent des grandes
termitières de terre rouge.
Le climat des montagnes. L’Est de la RDC et le haut Katanga
présentent à cause de l’altitude, un climat de montagne. Le climat
est plus tempéré et la température s’abaisse, au fur et à mesure
qu’on s’élève, d’environ 1°c pour 180m. Vers 4000m la température
reste en dessous de 0°c ; il neige et la montagne se couvre d’une
calotte de glace. Le sommet Ruwenzori est couvert de neiges
éternelles.
d. Hydrologie
Le fleuve Congo
Il prend ses sources au pic de Musofi près de Kilela Balanda dans le
territoire de Kambove, dans le Haut-Katanga.
Avec ses 4320km de longueur, avec un débit de 40 000 à 50 000m 3/
seconde, avec son basin vaste 3,75 millions de km, le fleuve Congo est
après le Nil le deuxième fleuve le plus long d’Afrique, le premier fleuve
d’Afrique le plus important par son débit et le deuxième du monde après
l’Amazone qui a un débit de 200 000m 3/seconde et ayant le plus grand
bassin.
Sa position à proximité de l’équateur lui vaut ce débit le plus important du
continent Africain. Il est à cheval sur l’Equateur et la répartition presque
homogène de ses affluents dans les deux hémisphères régularisent son
débit et en font le fleuve le plus régulier du monde.
Parmi les affluents du fleuve Congo retenons :
- La Luvua déverse dans le fleuve les eaux du lac Moero.
- La Lukuga est l’exutoire du lac Tanganyika.
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- La Lomami prend sa source aux monts Mitumba près de
Kamina et coule parallèlement au fleuve jusqu’au
confluent.
Dans la cuvette centrale le fleuve reçoit ses principaux affluents :
l’Aruwimi, l’Itimbiri, la Mongala, la Lulonga, la Ruki, mais surtout le Kasaï
et l’Ubangi.
Par son débit, 12 000 m3/seconde, le Kasaï, 2000 Km de long, est l’affluent
le plus important du fleuve. Situé entièrement dans la zone tropicale de
l’hémisphère sud, il a des périodes de crue et d’étiage très prononcées.
Les crues correspondent à la saison des pluies et les étiages à la saison
sèche. Les principaux affluents du Kasaï sont le Kwango, le Sankuru et la
Lulua.
L’Ubangi est l’affluent le plus long (2300 km) ; par son débit il se classe 2 è
après le Kasaï. Ses périodes de crue correspondent aux périodes d’étiage
du Kasaï, il est situé entièrement dans la zone tropicale de l’hémisphère
Nord.
Les lacs
Notre pays possède des lacs de montagne, des lacs de plateaux et
des lacs résiduels.
Les lacs de montagnes sont très poissonneux :
- Le lacs Albert est un le plus poissonneux du monde. Ils
occupent généralement le fond des fosses tectoniques
de l’Est du pays.
- Le lac Tanganyika, 32 000km de surface, 650km de
long, 80km de large est le second du monde par sa
profondeur (1470m) après le lac (1741m). Il déverse
ses eaux dans le fleuve Congo par Lukuga
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- Les autres lacs des montagnes sont le lac Kivu (riche en
gaz méthane mais pauvre en poisson) relié au lac
Tanganyika par la rivière Ruzizi, le lac Edouard qui
déverse ses eaux le lac Albert par Semliki.
Les lacs Albert er Edouard appartiennent au bassin du fleuve
Nil.
Le lac Moero et le lac Bangwelo sont des lacs des plateaux.
Les lacs Tumba et Mai Ndombe sont des lacs résiduels,
témoins de l’ancienne mer intérieure qui occupait la zone
déprimée de la cuvette centrale.
Carte hydrographique de la RDC
15
NB : à la place de MUKUKA LUKULA le nom de ce barrage c’est Nseke.
Carte Kama Funzi Géographie de la RDC
16
e. Les parcs nationaux.
Carte des réserves de chasse et des parcs nationaux de la RDC.
17
Depuis longtemps, on se préoccupe de la protection de la nature. Dès
1889, Léopold II institua les premières réserves de chasse. En 1920, leur
nombre fut augmenté. En 1934, on créa l’institut des parcs nationaux du
Congo « qui avait pour but non seulement d’assurer la protection de la
faune et de la flore mais également de promouvoir la recherche
scientifique orientée vers l’étude des plantes et des animaux et de
favoriser le tourisme ».
Les écosystèmes de la RDC sont riches et variés. La faune naturelle
congolais est riche en espèces diverses ; l’éléphant Africain, a girafe, le
gorille, etc. On y trouve également des espèces endémiques : l’okapi et le
paon congolais.
La forêt est peuplée par les gorilles, les singes de tout genre (les
chimpanzés, les bonobos,…) les sangliers, phacochères, les chats
sauvages, etc.
Actuellement la RDC compte 9parcs nationaux et plusieurs réserves de
chasse. Ces parcs nationaux sont :
- le parc national de L’Upemba,
- le parc national de Kundelungu
- le parc national de Kahuzi-biega
- le parc national des Virunga,
- le parc national de la Maïko,
- le parc national de la Lomami,
- le parc national de la salonga
- le parc marin des Mangroves
- le parc national de la Garamba
Actualités sur les parcs nationaux
Les parcs nationaux d’Upemba et de Kundelungu ont été fusionnés pour
former «le complexe Upemba- Kundelungu».
L’objectif de cette fusion est d’améliorer la gestion de ces parcs nationaux.
Ce projet vise à viabiliser la gestion de ces parcs en améliorant
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notamment les conditions de travail des Eco gardes, qui sont pour la
plupart de temps exposés aux attaques des braconniers.
f. Les hommes et les langues
La population
Démographie 86 895 208 habitants (2016)
Croissance démographique 3,070 % / an
Superficie 2 345 095 km²
Densité 37,05 habitants / km²
PIB 42,056 milliards $USD (2016)
PIB/habitant 499 $USD (2016)
Croissance du PIB 9,00 % / an (2016)
Espérance de vie 51,46 ans (2015)
Taux de natalité 43,69 ‰ (2015)
Indice de fécondité 6,45 enfants / femme (2015)
Taux de mortalité 13,27 ‰ (2015)
Taux de mortalité infantile 88,62 ‰ (2015)
Taux d'alphabétisation 63,82 % (2015)
Répartition de la population
La population congolaise est inégalement répartie.
Les zones de forte densité sont :
les montagnes de l’Est,
- l’axe Bas-Congo-Kinshasa- Mbuji-Mayi,
- la partie septentrionale de la RDC
Les zones de faible densité sont :
La cuvette centrale,
- Le Katanga
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Les groupes humains et linguistiques
Les groupes Humains et linguistiques de la RDC sont :
- Les pygmées vivant en ilots à travers le territoire national. Ce
sont les peuples autochtones d’Afrique centrale. Leur présence
y est signalée depuis le paléolithique
- Les Bantouphones venus du Sahara. Leur présence est
signalée en Afrique centrale dès le premier millénaire
- Les soudanais venus du Soudan parlant des langues
monosyllabiques à tendance consonantique. (Par exemple les
Azande, les bangdi, les mangbetu, les logos, les Lugbara)
- Les nilotiques venus de la vallée du Nil, élevant le gros bétail
(par exemple : les Bahema, les Alur et les Kakwa)
- Les Chamites venus des hauts plateaux éthiopiens pratiquant
l’élevage de gros bétail (par exemple : les hima-tutsi et les
Bashi)
N.B : La RDC a connu ces dernières années l’invasion des Mbororo
venus du Nord en quête du pâturage et le déferlement des peuples
venus de l’ex Ruanda-Urundi, notamment, les Hutu et les tutsi. Ces
derniers ayant occupés Mulenge sont abusivement appelés
Banyamulenge alors que ce sont des tutsi dont pour la plupart ont
des racines au Rwanda. Les Bantouphones représentent plus de
80% de la population Congolaise. Ce sont les Bakongo, les
Bangala, les Batetela, les Baluba, les lunda, les Tshokwe, les
Ndembo, les Basanga, les bahemba, etc
20
Principaux groupes ethniques de la RDC.
Carte Kama Funzi, Géographie de la RDC.
Les langues
Le français est devenu, depuis l'indépendance(1960),
la langue officielle de République Démocratique du Congo.
Quatre langues Africaines servent de véhicule de communication
parmi des groupes importants: ce sont les nationales. Il y en a quatre:
a) Le KIKONGO se parle dans la province du BAS-CONGO et dans une
partie du Bandundu (district du Kwango-Kwilu)
b) Le Tshiluba est utilisé dans les deux Kasaï. Il n’est pas à confondre
avec le Kiluba parlé dans le Nord Katanga.
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c) Le swahili est répandu dans les provinces du Katanga, du Nord-
Kivu, du Sud Kivu, du Maniema et la province orientale
d) Le lingala se parle dans la province de l’équateur, dans la province
orientale, dans la ville de Kinshasa, dans une partie du Bandundu
(Mai-Ndombe).
Les langues nationales de la RDC.
Kama Funzi, Géographie de la RDC.
2. Les aspects économiques
Après une période de relatif dynamisme, la RDC a subi une sévère
dépression entre le milieu des années 1989 et le milieu des années
2000 liée aux guerres civiles qui ont ravagé le pays. Avec une
croissance économique de 5,2% en 2008 et 2,7% en 2009, la RDC a
ensuite été l’un des pays d’Afrique les plus touchés par la crise de 2008
à 2009.
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En n 2010, la RDC a achevée son processus de règlement de la
dette extérieure est sortie des rangs des pays pauvres très endettés
(PPTE).
Tous les secteurs économiques jadis florissants sont à relancer
a) L’agriculture
L’agriculture reste le principal secteur de l’économique,
représentant 57,9% du PIB en 1997, et occupait 66% de la population
active.
L’agriculture vivrière a connu du recul à la suite des guerres civiles
ainsi que l’agriculture industrielle et commerciale.
b) Les industries et le commerce.
L’industrie extractive minière prédomine sur les autres secteurs.
Les matières premières sont exploitées par des firmes étrangères (à +
70% des actions) malgré l’augmentation de la production. (Contrats
Léonins) On note l’extraversion de l’économie nationale basée sur la
monoproduction et dépendant de l’économie extérieure. Il y a donc une
impérieuse nécessité de créer une industrie de transformation locale qui
va résorber le chômage et favoriser une balance commerciale
équilibrée. La RDC doit également diversifier sa production et éviter le
dicta du marché international.
c) Le transport et communication
Le transport public est en faillite. On note le développement de la
télécommunication avec des sociétés comme Vodacom, Airtel, Orange,
etc. L’arrivée de la Fibre Optique au point d’atterrage de Moanda en
2013 ouvre des nouvelles perspectives modernes de la
télécommunication (3G, la vidéo conférence, la rapidité d’accès à
l’information, etc.) La compagnie nationale aérienne, Congo Airways
vient d’acquérir deux Airbus (Mzee Laurent Désiré Kabila et Patrice
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Emery Lumumba) et deux avions du type bombardier (Kipa mvita et
Anuarite Nengapeta) qui sillonnent les lignes aériennes.
24
3. SYNTHESE DE L’HISTOIRE DU CONGO
a) La genèse de l’état indépendant du Congo (1885-
1908)
1) Les populations du bassin du Congo au XIX siècle
A l’embouchure les populations locales vivaient en paix alors que
les puissances européennes présentes étaient en conflit. Les Anglais, les
Portugais, les Portugais, les Français, les Hollandais, et même les
Allemands installés en Namibie y étaient en lutte de l’influence. Les
portugais réclamaient le droit de premiers occupants et le Mani Kongo
sera contraint de signer un traité de vassalité au roi du Portugal.
Dans le Sud et le Sud-est, le Mwant yav détenaient encore une
certaine puissance dans le sud dans la 1 ère moitié du 19 eme
siècle. Le
monopole du commerce était exercé par les Imbangala, les ovimbundu,
les Cokwes, les Lunda, les Luluwa, etc. Dans la 2 e moitie du 19eme siècle,
les Kazembe du Luapula enrichis par le commerce avec le swahili et les
nyamwezi revendiquaient leur autonomie face au Mwant yav. Peu après
M’siri s’imposa par ses armes à feu et fonda le royaume de Garengaze.
Dans l’est les Arabes et les Arabisés pratiquaient la traite négriere dans
la vallée du Lualaba, et le royaume Rwandais de Kigeri IV y fut
continuellement en guerre contre ses voisins, le Burundi en particulier
(1853-1895) s’élargit en pays Bashi et bahavu. Au nord le bunyoro
s’étendit dans le Nord-est de notre pays, au centre tout est calme.
2) Les visées coloniales de Léopold II (1825-1909)
Léopold II, roi des Belges vivait à une époque ou l’Europe traversait
la révolution industrielle et politique. C’était le siècle de l’impérialisme.
Au moment où il était encore prince héritier, il avait des visées
coloniales en Indonésie, aux philippines, au Guatemala, en Cochinchine
et au Mozambique. Les publications des explorateurs de l’époque,
notamment celles de l’expédition de Stanley à la recherche de
Livingstone en Afrique, vont orienter ses ambitions en Afrique centrale,
terre encore inconnue (terra incognita).
25
3) Les premières implantations missionnaires
L’évangélisation de l’Afrique centrale est antérieure à la
colonisation. Elle a préparé les esprits à accueillir paisiblement la
colonisation. Les premières implantations missionnaires étaient celles
des protestants venus d’Angola de la Livingston Island Mission (LIM). Ils
ont fondé le premier poste missionnaire en 1878 à Palabala, sur le
fleuve. En 1879 le long du fleuve, à une centaine de Kilomètre de là, on
créa Mbanza Manteka, un nouveau poste. En 1882 deux autres postes
furent crées en aval du pool. La Baptist Missionary society (B.M.S) était
déjà implantée au Cameroun depuis 1844. Deux jeunes missionnaires y
furent détachés :
Thomas J. Cambier et Georges Grenfell. Ils s’installèrent à Sao
Salvador considère comme une base de départ idéal en direction de
pool. Grace à un bateau qui leur avait été offert le peace, les Batistes
commencèrent à partir de 1884 à s’aventurer au-delà du pool. Grenfell
apporta une construction décisive à l’exploration du Kasaï et ses
affluents.
Du coté catholique, les pères du saint esprit s’établirent à Landana
1873, puis Boma (1880) et à kwamouth (1886) dans l’ouest.
Dans l’Est, ce furent les pères blancs qui commencèrent
l’évangélisation en s’installant à Udjidji puis en fondant la mission a
Mulweba, sur la rive occidentale du Tanganyika, en 1880
Les premières religieuses à venir au Congo furent les sœurs de la
charité de Gand, qui s’établirent aux environs de Moanda en 1892.
Apres la constitution de l’Etat indépendant le roi Léopold II fit un
appel pressant aux missionnaires belges. Les pères de Scheut furent les
premières à répondre. Arrivés en 1887, ils remplacèrent les pères du
saint esprit et créèrent des missions du Kasaï (Mikalay, prés de
Luluabourg, fut le premier poste). Ils arrivèrent à Kazenze, au pied du
mont Mitumba près de Kolwezi en 1909.
En somme, parallèlement à l’occupation du pays par
l’administration belge, on assista à un intense travail d’évangélisation.
26
4) Les organismes ayant donne naissance a l’Etat Indépendant du
Congo
La Conférence Géographique de Bruxelles (12-14 sept 1876)
Dont le but était de discuter, de préciser en commun les voies et
moyens à suivre pour implanter « la civilisation » en Afrique centrale,
en créant une association internationale Africaine (AIA).
Le comité d’Etude du Haut Congo (CEHC)
Il fut constitué en décembre 1878 au moment où Stanley venait
d’effectuer sa traversée de l’Afrique centrale d’Est à l’Ouest. Son but
était de fonder des postes pour une véritable occupation coloniale, le
comité prit le drapeau de l’AIA pour se couvrir internationalement.
L’Association Internationale du Congo
Léopold II dissout l’AIA et crée l’AIC qui a fonctionné de 1879 à
1884. L’AIC avait un pouvoir de souveraineté
La conférence de Berlin (15 novembre 1884-26 février 1885)
En 1879 Stanley, mandaté par Léopold II, revint au Congo par la
côte occidentale, pendant que s’intensifiait la fondation des postes
missionnaires. Il traça des routes, transporta des bateaux jusqu’au
Stanley-pool, fonda Vivi et Léopoldville en décembre 1881, avec le
consentement de Makoko et après des tractations avec Ngaliema, le
grand trafiquant Teke qui dominait cette région. Stanley lança ensuite
sur les eaux son petit bateau à vapeur, l’En avant, et poursuivit son
chemin à l’intérieur du pays. A chaque nouveau poste crée, il faisait
flotter « un drapeau bleu à l’étoile d’or ».
Les rivalités d’occupation coloniale entre l’AIC et la France qui
avait envoyé dans la région du Pool, Savorgnan de Brazza sont l’un
des conflits qui opposaient les puissances européennes coloniales.
C’est pour résoudre ces rivalités, qui risquaient d’entrainer une vaste
27
guerre européenne, que le chancelier allemand Otto Von Bismarck
convoqua la conférence de Berlin (1884-1885)
L’Afrique n’a pas été partagée à Berlin. Le dire est une légende.
A Berlin on a parlé de l’occupation effective en signant des traités
avec les chefs locaux ; et non d’une occupation fictive sur une carte.
Les contours du futur Etat qui naitra en Afrique centrale se sont
précisés longtemps après la conférence de Berlin sans demander
l’avis des Africains désormais écartelés.
La naissance de l’EIC est officiellement proclamée le 1 juillet
1885 à Vivi, première capitale de notre pays, par Sir Francis de
Winton. Sa devise est : « travail et progrès ». Travail forcé pour les
Noirs et progrès pour les Blancs. Son drapeau est bleu avec une étoile
jaune au centre, symbolisait « la civilisation » scintillant dans les
ténèbres de la barbarie congolaise. En réalité l’entreprise coloniale de
Léopold II a été une véritable barbarie.
5) La mise en œuvre de l’Etat Indépendant du Congo
La colonisation étant une œuvre essentiellement économique,
Léopold II a organisé un véritable pillage des richesses naturelles du
Congo. Il mit sur pied un système d’exploitation direct appelé
système Léopoldien basé sur la cueillette et le commerce des
produits sauvages immédiatement rentables dont l’ivoire, le copal et
surtout le caoutchouc. Un tel système d’exploitation économique
constitue une étape du capitalisme appelée l’accumulation primitive.
Ce type d’exploitation fonctionnait grâce aux chefferies
indigènes chargées de mobiliser la population et grâce à la Force
publique (armée coloniale créée en 1888) qui réprimait les
récalcitrants et organisait des raids ou expéditions ou promenades
militaires dans les villages qui ne voulaient pas fournir la quantité
de caoutchouc exigée.
Le recours à la force a donné lieu à des atrocités. On
occupait les mains de ceux qui ne voulaient pas travailler : c’est la
politique des mains coupées. Ceci fut dénoncé d’une manière
28
acerbe dans la presse britannique qui la qualifiait « The Red
Rubber».
Le caoutchouc était exploité dans le domaine de la
couronne qui allait du lac Mai Ndombe jusqu'à l’Ubangi. Les
produits issus du domaine de la couronne devaient servir à la
réalisation des grands travaux d’intérêt public en Europe.
Léopold II céda quelques régions notamment le Kasaï et le
Katanga à des organismes concessionnaires. La fort-minière gérait
le Kasaï et le comite spécial du Katanga, le Katanga.
L’union minière du Haut-Katanga a commencé
l’exploitation du cuivre en 1906. Elle était formée par le comité
spécial du Katanga, le Tanganyika concession limited et la société
générale de Belgique.
La mise en valeur du Congo a également nécessité
d’engager la « bataille du rail » qui couta énormément, en
hommes et en argent. Par exemple la construction du chemin de
fer Matadi Léopoldville (1890-1898).
Le 02 aout 1889, Léopold II avait signé un testament dans
lequel il léguait le Congo à la Belgique. Il le publia tout en
sollicitant du parlement belge un prêt conditionnel de 25 millions
de francs.
L’EIC a mobilisé les populations autochtones par la force
dans le but d’apporter à son souverain le plus de richesses. Les
atrocités commises par la Force publique sur ces populations
suscitèrent les critiques acerbes des britanniques qui espéraient
que les puissances se réuniraient pour arracher à Léopold II son
Congo et le confier à une autre puissance plus compétente. Mais le
roi avait déjà céder le Congo à la Belgique. La France continuait à
réclamer son droit de préférence lui promise à Berlin selon le quel
en cas d’échec de gestion du Congo par Léopold II l’EIC lui
reviendrait.
29
b). Evolution du Congo Belge
Le 20 aout 1908, le parlement belge votait l’annexion du Congo à
la Belgique. Le Congo cessait d’être« Etat Indépendant» pour devenir
colonie belge.
Le 18 0ctobre 1908, fut votée la charte coloniale qui devait servir
de base à l’organisation de la colonie.
Organisation administrative
Le roi exerce, de Belgique, le pouvoir législatif. Il est aidé d’un
conseil colonial et d’un ministre des colonies qui assure la direction
effective du Congo par l’intermédiaire du gouverneur général,
représentant le Roi. Le Katanga avait un statut spécial à cause de son
importance économique et stratégique. Créé en 1910, il était géré par
un vice gouverneur général qui rendait compte directement à la
Belgique jusqu’en 1933.
Politique coloniale belge
Elle repose sur trois piliers constituant la trilogie coloniale
appelée également la trinité coloniale. Il s’agit de l’Etat
(Bulamatari) qui est le pouvoir colonial (C comme colonisation ou M
comme militaire) qui confie le social aux missionnaires,
notamment aux missions catholiques dites missions nationales, qui
ont la charge d’apporter aux indigènes « la civilisation » à travers
les écoles et les hôpitaux et qui ont surtout le monopole de
l’organisation et de la gestion de l’enseignement. (C comme
clergé, M comme missionnaire) et les entreprises capitalistes qui
gèrent les secteurs économiques (C comme capitaliste ou
comme commerçant ou encore M comme marchand). Pour que le
système fonctionne harmonieusement, chaque élément de sa
structure devait jouer son rôle et collaborer étroitement avec les
autres.
30
L’enseignement était encore rudimentaire et basé sur les 3
r anglais « lire, écrire et calculer» avec un peu de catéchisme de la
mission. C’était encore un enseignement de masse. On formait un
subalterne et non un responsable. La devise était « pas d’élite, pas
d’ennuis».
La doctrine coloniale était le paternalisme consistant à
considérer le congolais comme un petit enfant incapable de se
prendre en charge et redevable à merci.
Le colonisateur n’hésitait pas à recourir à la chicotte à
l’école, à la mission, dans les champs, au village contre les
récalcitrants. Il semble, selon l’abbé de Brey que c’était le
châtiment le plus efficace contre le Noir. Néanmoins la chicotte a
toujours été très deshumanisante pour le colonisé et un moyen
d’action efficace pour le colonisateur.
La politique coloniale envers le paysan consistait à leur
imposer des cultures obligatoires par le décret de 1917. En effet
chaque homme adulte valide (H, A, V) non engagée au service
Européens devait avoir in champ de culture où la superficie était
fixée par le gouverneur de province et le commissaire de district.
On imposait des cultures comme le coton, le café, le thé, le
quinquina, des cultures industrielles qui ont fait reculer les cultures
vivrières occasionnant la famine en milieu rural et l’exode rural
strictement freiné. Le non observance de ces dispositions était
sanctionné par des amendes en numéraires ou par la prestation de
certaines taches d’intérêt publique ou même par détention au
cachot ou le condamné était chicoté.
Avec le gain de son champ, le paysan payait le fisc (impôt
=« palata»). La pratique de la contrainte était un moyen d’une part
pour assurer le ravitaillement en vivres des sociétés minières et
industrielles et des centres urbaines, et cela pour diminuer le coût
de production, d’autre part pour permettre le payement de l’impôts
et pour avoir des devises grâce a l’exploitation des produits de
cette agriculture Africaine.
31
Les cultures obligatoires furent pratiquées pendant toute
la période coloniale mais après la deuxième guerre mondiale on les
appela les travaux éducatifs. Les efforts de développement
agricole furent soutenus scientifiquement par l’institut national
d’études agronomiques au Congo (INEAC) dès 1933 ; ce qui permit
l’étude, la sélection, l’amélioration des espèces culturales et
animales. Son siège était à Yangambi dans la province orientale.
Face a cette contrainte coloniale
deshumanisante, on a noté une résistance active avec la
population indigène. De manière passive, les populations
réagissaient par la fuite, le sabotage et même a travers les
mouvements syncrétiques appelés également mouvement
messianiques qui prônaient l’avènement du messie qui viendrait
sauver le congolais de la colonisation.
On appelait ces mouvements syncrétiques, parce qu’ils
utilisaient à la fois des croyances traditionnelles africaines et des
croyances chrétiennes il s’agit de :
- Le Kitawala (de Watch tower), une secte américaine
qui annonçait un nouveau salut du monde par le retour
du christ sur la terre et par l’installation d’un
gouvernement théocratique. Ce mouvement et venu
de l’Afrique australe précisément de la Rhodésie en
1923 et s’est introduit au Katanga. Il prêchait le départ
du pouvoir colonial considère comme l’émanation du
démon.
- Le Kimbanguisme de Simon Kimbangu né à Kamba en
1889 dans la bas Congo où il prêchait en 1921. Il fut
arrêté et relègue à Elisabethville, car il contestait la
colonisation.
- Le Mpadisme de Simon Mpadi, ancien officiel de
l’armée du salut il prônait le renversement des rôles
en faveur des Noirs. Il fut arrêté.
32
- Parmi les résistances actives, on peut citer la révolte
paysanne des Bapende en 1931.
La politique coloniale en matière d’exploitation industrielle
était strictement conforme au pacte colonial. C'est-à-dire les
produits miniers de la colonie, ainsi que les cultures d’exportation
devraient être expédiés à la métropole à l’état brut ou après un
premier dégrossissage. Le pouvoir colonial voulait par cette
politique éviter la concurrence en réservant les transformations
des matières premières à l’industrie métropolitaine cette situation
explique le retard pris dans la création d’industries de
transformation du Congo. L’industrie minière Congolaise est encore
extractive et dans la majeure des cas artisanale. La perpétuation
du pacte colonial avec la Belgique a crée la dépendance
économique vis-à-vis de notre ancienne métropole. Le cuivre
Congolais a continué à être raffiné à Hoboken et le diamant à être
taillé à Anvers… ce contentieux demeure ; la Belgique cherchant
toujours à parrainer l’économie congolaise sur le plan international
et le Congo cherchant à être indépendant et à multiplier des
partenaires économiques dans le monde comme avec la chine
actuellement.
Marche vers l’indépendance
Pendant la deuxième guerre mondiale le Congo a consenti
d’énormes efforts de guerre militaires et économiques, en effet
l’armée coloniale, la Force publique a été engagée sur plusieurs
fronts aux cotés des Alliés et a remporté d’éclatantes victoires. On
peut citer les victoires d’Assosa, de Gambela, de Saio sur les
troupes italiennes au sud du Nil bleu et la participation des soldats
congolais à la campagne du Nigeria, à la campagne des Balkans, à
la campagne de Birmanie, etc.
Sur le plan social et économique, les paysans et ouvriers
Congolais étaient mobilisés pour travailler deux fois de plus sans
augmentation des salaires. Il s’en suivit des grèves dans des usines
et des ports réprimées dans le sang ; comme celle de l’Union
33
Minière du Haut-Katanga et du port de Matadi vers les années 40-
45.
Les bombes atomiques lancées sur Hiroshima, le 5 aout 1945
et sur Nagasaki le 09/08/1945 ont été fabriquées à partir de
l’uranium Congolais de Shinkolobwe ; ce qui permit la victoire sur le
Japon.
Après la guerre, les Nations-Unies et les nouvelles
puissances, les Etats-Unis et l’ex-URSS ont exercé une pression sur
les métropoles afin de les contraindre à émanciper leurs colonies.
A partir de 1955, le peuple congolais s’engage résolument
dans sa marche vers l’indépendance.
De 1995 à 1960, le pays travers une crise qui pousse les
milieux financiers au rapatriement des capitaux.
- En 1995 : le ministère des colonies, AUGUSTE BUISSERET
décide la création des écoles, les athénées royaux interraciaux
suivant un programme métropolitain. Cette décision a pour
conséquence la désintégration de la trilogie coloniale, car l’Etat
commence à s’occuper de l’enseignement qui était jadis le
monopole des missions. Cette concurrence entre l’Etat et les
missionnaires sera profitable au Congolais formé désormais
pour être le future gestionnaire du pays. Les promoteurs des
écoles et des universités forment désormais des élites
différemment qui leur seraient redevables après
l’indépendance. La jeunesse est ainsi divisée au gré des intérêts
politiques divergents du colonisateur
Structure de la trilogie ou trinité coloniale
M : Militaires (Etat colonial ou Mbulamatari)
C : Colonisateur
34
M : Marchands M : Missionnaires
C : Commerçants ou capitaliste C : Clergé
- En 1954 : Mgr Gillon ouvre la première année académique à
l’université de Lovanium, alors que l’université officielle du
Congo actuel (UNILU) ouvre en 1956.
Toujours en 1955 le professeur VAN BILSEN publie son fameux
plan de 30 ans pour préparer progressivement, pendant 30 ans
l’émancipation de l’Afrique Belge.
Le voyage du Roi Baudouin « Bwana kitoko » en Afrique Belge
où il est accueilli triomphalement, suscite l’idée de création
d’une communauté Belgo-Congolaise. Le Roi voulait convaincre
ses concitoyens de la nécessité de s’intégrer dans le milieu
africain, ainsi donc d’abandonner le racisme, il fut très peu
compris.
- En 1956 : les trois Joseph : Joseph MALULA (future cardinal),
joseph ILEO et joseph NGALULA publient le 30 juin 1956 « le
Manifeste de la conscience africaine » où il condamne la
colonisation, la discrimination raciale et accepte les grands
points du VAN BILSEN et réclament le dialogue avec le
colonisateur.
A ce manifeste, l’ABAKO de joseph KASAVUBU rétorque par un
contre manifeste où les Bakongo revendiquent une
indépendance immédiate.
- En 1956-1957 : Le 6 mars le Ghana ex gold coast de
N’Nkrumah obtint son indépendance. Cet événement secoua
toute l’Afrique noire qui voulait imiter l’exemple ghanéen.
Poussé par les congolais, le colonisateur qui n’avait pas encore
35
préparé suffisamment les cadres politiques congolais, qui
n’avaient que la tribu comme référence, organisa les premières
élections communales à Léopoldville (Kinshasa), à Elisabethville
(Lubumbashi), à jadotville(Likasi) en 1957.
- En 1958 : om note les faits suivants :
L’exposition universelle de Bruxelles où les politiciens
congolais qui ne s’étaient jamais rencontrés auparavant, ont
l’occasion de se rencontrer et d’échanger sur l’avenir
politique de leur pays.
La participation des leaders Congolais LUMUMBA, NGALULA
et DIOMI etc. à la conférence panafricaine d’Accra. A son
retour à Léopoldville LUMUMBA tient un meeting le 28
décembre et déclare que l’indépendance ne pas un cadeau
de la Belgique un droit fondamentale du peuple Congolais
le foisonnement des partis politiques à base tribale, dont :
Le PUNA :( parti de l’Unité Nationale) de Bolikamgo
regroupant des ressortissants de l’équateur.
Le PSA (parti solidaire Africain) d’Antoine Gisenga
regroupant les ressortissants de Bandundu.
L’ATKAR (Association des Tshokwe du Katanga, d’Angola
et de Rhodésie)
La BALUBAKAT de Jason SENDWE
La CONAKAT de Moise Tshombe.
N.B : seul le MNC (Mouvement National Congolais) avait une vocation
nationale véritable. Le PNP (Parti Nationale Pour le progrès) de Paul Bolya
crée par le colonisateur et regroupant les chefs coutumiers et certaines
notabilités avaient une vocation nationale mais sa mission était de
torpiller les actions du MNC afin de perpétuer la présence coloniale. Voila
pour quoi il fut qualifié de parti de nègres payés c'est-à-dire corrompus ;
proche du blanc « pene pene na mundele ».
36
Le colonisateur mit en place la politique de diviser pour mieux Régner
(Dividia Regnum) ; il eut MNC/Lumumba et MNC/Kalonji proche des milieux
cléricaux.
- En 1959 : on note ;
les émeutes du 04 janvier à suite de l’annulation du meeting
de l’ABAKO (Alliance de Bakongo) par le pouvoir colonial, à
Kalamu. Les militants de l’ABAKO furent dispersés
violement. Ce mouvement prit de l’ampleur quand il fut
gonflé des foules en furie venant du stade tata Raphael où
l’équipe Vita Club venait de perdre le match face à l’équipe
des aviateurs appelés mikado, à la suite disait-on ; du
mauvais arbitrage. Il s’ensuivit trois jours d’émeutes (les
trois glorieuses).
Ces événements justifient la célébration de la fête des martyrs de
l’indépendance. Il convient de noter que cette insurrection n’est pas une
propriété des seuls Bakongo ; elle a connu la participation de toute la
population Congolaise de la capitale qui avait hâte d’en finir avec le joug
colonial.
Bien plus les populations qui venaient, étaient multiethniques dont les plus
nombreux avaient suivi le discours de Lumumba le 28 décembre 1958.
Tous les émeutiers scandaient à l’unisson : « to lingi lipanda, to lingi
liberté », « nous voulons l’independance, nous voulons la liberté ».
La déclaration du roi Baudouin du 13 janvier où il permet l’organisation
des élections au suffrage universel et promet également le Congo à
l’indépendance sans atermoiements funestes mais sans participations
inconsidérés, donna beaucoup d’espoir à travers le pays et fit baisser la
tension.
37
- En 1960 : on note :
La convocation de la table ronde politique du 20 janvier au
20 février à l’issue de la quelle la date historique de
l’indépendance de notre pays a été fixée au jeudi 30 juin
1960.
Lors de campagne électorale d’avril-mai 1960 on note la recrudescence du
régionalisme et du tribalisme.
La balubakat s’oppose à la Conakat, le Lulua aux Baluba du Kasaï etc.
Des promesses fantaisistes sont faites à la population par exemple « une
fois l’indépendance proclamée, vous ne payerez plus l’impôt, vous ne
travaillerez plus à la houe… »
Il y avait également la table ronde économique du 26 avril au 16 mai 1960
où l’on nota la présence remarquable de Tshombe, alors que les autres
leaders politiques influents avaient préféré quitter Bruxelles pour aller
fêter au rythme de l’independance chacha cha et abandonnant les
grandes questions économiques pourtant très importantes pour assurer
également au pays sont independance économique.
KASAVUBU est élu président de la république et Lumumba le premier
ministre.
Le 30 juin 1960 : la passation du pouvoir eut lieu entre le gouvernement
belge au palais de la nation en présence du roi Baudouin.
Si Kasavubu remercie les Belges pour le travail accompli au Congo, le
premier ministre Lumumba dans son discours dénonce avec véhémence
les méfaits de la colonisation. Il est applaudi frénétiquement. Mais
Lumumba est mal vu : pour les uns c’est un communiste, pour les autres
un anti-blanc ; un homme à abattre. Lumumba venait de signer son arrêt
de mort.
Le Congo venait d’accéder à son independance dans l’impréparation
politique générale…
c. Le Congo Indépendant (1960 à nos jours)
1). La première république (1960-1965)
38
C’est une période des troubles d’anarchie, de sécession, de
rébellion, connue sous le nom péjoratif de Congolisation. Mais c’est
également une période d’exercice de la démocratie multipartite et de
liberté. Le chaos s’explique par l’octroi précipité de l’indépendance dans
l’impréparation générale et par des intrusions étrangères. Les faits
importants de cette période sont les suivants :
- Le 05 juillet 1960 la mutinerie de la Force publique à la suite du
discours provocateur du général JANSSENS
- Le 11 juillet 1960 les Forces navales belges bombardent et
occupent Matadi. Le même jour le Katanga fait sécession sous la
direction de Moïse Tshombe protégé par les militaires belges et
soutenu par l’Union Minière du Haut Katanga et les colons.
- Le 9 aout 1960, Albert Kalonji proclame la sécession du sud
Kasaï. Il justifie son acte comme étant un moyen pour sauver de
nombreux kasaiens chassés du Katanga et de Luluabourg. La
création de ces deux Etats sécessionnistes a pour conséquence
de priver le gouvernement des moyens de sa politique, plus de
diamant et plus du cuivre et cobalt. Désormais fait face à la
crise socio-politique à Léopoldville. Une opération est pour
l’éliminer physiquement et politiquement est monté par la
Belgique (opération BARRACUDA).
Sa tête est mise à pris par la CIA
- Le 17 janvier 1961 Lumumba est assassiné au Katanga en
Compagnie de Joseph Okito et Mpolo Maurice. Le pays est
divisé, un pouvoir à Léopoldville avec Mobutu et les
Commissaires généraux, un pouvoir à Stanley ville avec
Antoine Gisenga vice premier ministre du gouvernement
Lumumba, un pouvoir à Elisabeth ville avec Moïse Tshombe et
un pouvoir à Bakwanga avec le Mulopwe Kalonji.
Le pays sera réunifié sous l’égide des Nations Unies après les conclaves de
Lovanium, autour du gouvernement d’union national dirigé par Cyrille
Adoula.
39
- En 1963 éclate la rébellion Muleliste qui sera matée par le
gouvernement de salut public de Moïse Tshombe en 1964
- En 1965 il y a un conflit entre le président Kasavubu et le
parlement majoritairement tshombiste ; il nomme Evariste
Kimba comme premier ministre à la place de Tshombe.
- Le 24 novembre 1965 Mobutu fait son deuxième coup d’état et
nomme le général Mulamba comme premier ministre. Il prétend
prendre le pouvoir pour 5ans afin de rétablir l’ordre et la
discipline. Ainsi commence la deuxième république
2). La deuxième république (1965-1990)
La deuxième sera une période de terreur, de dictature et du
triomphe du monopartisme avec le MPR (Mouvement Populaire de la
Révolution) qui deviendra un parti-état. En effet en 1966 le premier
ministre Kimba et les autres conjurés de la pentecôte (Mahamba, Bamba
Anany) sont pendus publiquement sur la place devenue actuellement le
Stade des Martyrs de la Pentecôte (Ex Stade Kamanyiola)
- Le 20 mai 1967 c’est la création du MPR qui se veut un parti de
masse mais pendant ce temps Mzee Laurent désiré Kabila
résiste au nouveau système dictatorial dans son maquis de Fizi
à Hewa bora avec son parti PRP (Parti de la Révolution du
Peuple). LES anciens opposants qui tentent de revenir au pays
sont éliminés comme ce fut le cas malheureux de Pierre
MULELE ancien ministre de l’éducation nationale dans le
gouvernement Lumumba et ancien maquisard dans le Kwilu-
Kwango, refugié à Brazza ville.
- En 1969 on note le décès de deux hommes qui jouèrent un
rôle politique important au cours des premières années qui
suivirent l’indépendance : Joseph KASAVUBU le 24 mars et
Moise THSOMBE le 30 juin.
- En 1971 : la république démocratique du Congo (1964-1971)
devient la république du Zaïre en faveur de la politique de
l’authencité nationale.
40
- En 1973 : c’est la zaïrianisation, décision par laquelle l’Etat
prend le monopole sur le plan économiques et arrache les
biens de la petite et moyenne entreprise aux étrangers et les
confie aux nations ‘’acquéreurs ‘’
- En 1974 : c’est l’institutionnalisation du MPR qui devint
l’institution suprême du pays. Le Mobutisme devient l’idéologie
du parti et les zaïrois déversent dans le culte de personnalité
du guide éclairé. Mobutu est déifié: avant son apparition dans
les nuages sur le petit écran, on chante pour lui le « dialelo »,
chant mystique réservé aux grands chefs luba du Katanga et
à leurs divinités.
- En 1975 : c’est la radicalisation décision par laquelle l’Etat se
faisait représenter à la tête de chaque entreprise par un
« délégué général ». C’est autrement dit l’Etatisation des
entreprises nationalisées.
- En 1976 : c’est la rétrocession ; l’Etat restitue les biens
zaïrianisés, qui ont été mal gérés par les acquéreurs à leurs
anciens propriétaires.
- Vers 1980-90 : on a mis en place la privation, en vue de
stimuler le secteur privé. Le pays va se mettre à l’école de la
banque mondiale. Il en ressort très endetté
- En somme la Deuxième république a été marquée par le
triomphe du monopartisme avec M.P.R parti d’Etat, la dictature
Mobutiste et la terreur politique, néanmoins on note
l’opposition militaire avec les ex-gendarmes Katangais lors de
deux guerres du Shaba « 1977-1978 » l’opposition sociale avec
les étudiants et les masses laborieuses ; l’opposition
ecclésiastique avec les évêques du Congo etc. A partir de 1990
la pression internationale s’accroit sur Mobutu, à savoir la
perestroïka soviétique (refonte du socialisme soviétique
devenu deshumanisant) et les influences en Europe de l’Est et
en Afrique, le discours de la Baule en France où le président
français Mitterrand disait aux chefs d’Etat africains présents de
41
démocratiser leurs pays. On peut noter que Mobutu fut
particulièrement ému quand il suivit sur le petit écran le
lynchage de son ami personnel, le dictateur roumain Nicolae
Ceausescu et de sa femme Helena par les forces de
changement.
3). La transition de 1990 à 2006
La transition sus Mobutu 1990-19970
- Le 24 avril 1990, MOBUTU met fin au MPR pari-Etat et
annonce le début de transition. Il proclame la
dépolitisation des forces armées et des institutions
publiques et prend congé du MPR mais se met su
dessus de la mêlée.
- Comme institutions nous citons la Présidence de la
République, le Haut conseil de la République –
Parlement de Transition (HCR-PT) et le gouvernement
dirigée par un premier ministre ; comme ministres de
cette époque nous retenons : LUNDA BULULU,
MULUMBA LUKOLI, TSHISEKEDI WA MULUMBA,
MUNGULU DIAKA (et son gouvernement de combat),
NGUZ-A-KAR-IBOND (et son gouvernement de salut
public), TSHISEKEDI WA MULUMBA (et son
gouvernement du peuple), NZUSHI MUPIEMINA (et son
gouvernement des secrétaires généraux), Faustin
BIRINDWA, Léon KENGO WA NDONDO et le général
LIKULIA BOLONGO.
- L’acte de transition élaborée par le CNS servait de
constitution.
On s’acheminait petit à petit vers la fin d’un septennat accordé
gratuitement à Mobutu malade et incapable de gouverner. Entre temps la
42
misère la plus noire sévissait et le peuple était désespéré :
c’est « l’époque de vimba » (farine noirâtre de très mauvaise qualité
consommée principalement au Katanga par de populations affamées et en
rupture de stock).
La transition sous Laurent désiré KABILA
Le 17 mai 1997 les troupes de l’AFDL (Alliance des Forces
Démocratiques pour la Libération du Congo) prenaient la capitale.
MOBUTU quitta précipitamment le pouvoir ; Laurent Désiré KABILA s’auto
proclame Président de la République devant ce vide juridique. Le jeudi 29
mai 1997 il prêta serment au stade des Martyrs, un lieu chargé d’histoire
où le premier ministre KIMBA, MAHAMBA, ANANY et BANBA furent
publiquement pendus le 2 juin 1966 par le régime de MOBUTU. Le décret
003 du 28 mai 1997 faisait office d’un nouveau cadre conditionnel ; le
Zaïre redevint la République Démocratique Congo. L’emblème de
l’indépendance fut hissé comme nouveau drapeau et le ‘’’debout
congolais’’ remplaça ‘’la zaïroise’’.
L’encadrement des masses est assuré par la cellule de base
de l’AFDL, « le CHEMBE-CHEMBE ». Mais au premier congrès des comites
du pouvoir populaire réunis au palais du peuple à Kinshasa, le 20 avril
1999, le président KABILA mit fin à l’AFDL dont les membres dirigeants
étaient accuses de déviation, d’enrichissement personnel, d’opportunisme
politique, etc.
Le renvoi de l’armée des troupes Rwandaises et le limogeage
du chef d’Etat Major Rwandais James KABARE BHE provoqua la mutinerie
de l’armée Rwandaise sur le sol suscitèrent la rébellion du RCD
(Rassemblement Congolais par la Démocratie). L’Ouganda soutient la
rébellion du MLC (Mouvement pour la Libération du Congo) qui opérait
dans la province orientale et l’équateur. Le RCD se répandit dans l’Est et le
Nord Katanga. Kisangani fut à nouveau ville de martyr où s’affrontaient les
armées Rwandaises et Ougandaise, la ville de pweto fut menacée
d’occupation… Le héros de la libération est assassiné le 16 janvier 2001
au palais de Marbres à Kinshasa. L e peuple retiendra de ce nationalisme
43
quelques enseignements : « prenez-vous en charge », « ne jamais trahir
sa nation »
La transition sous joseph KABILA ou transition consensuelle
2001-2006
Le 26 janvier 2001, le général Major Joseph KABILA prêta
serment en qualité de la République. Il prôna le dialogue avec les rebelles
et l’ouverture du pays avec les pays agresseurs et le monde et pacifia le
pays. A l’issue du dialogue inter congolais et de l’accord global et inclusif,
il est reconnu comme président de la république démocratique du Congo
et prêta de nouveau serment le 7 juin 2003, alors que les 4 vices
présidents le faisaient le 17 juillet 2003. La transition fut de 24 mois qu’on
pouvait prolonger de 6mois ; ce fut la formule consensuelle 1+4 qui
reconnaissait un président de la république et quatre vice-présidents.
Chaque vice-président avait à sa charge une commission
gouvernementale :
- la commission politique (composante RCD) confiée à
Azarias RUBERWA MANYIWA
- commission économique et financière (composante
MLC) confiée à Jean Pierre MBEMBA GOMBO
- commission pour la reconstruction et le
développement (composante gouvernement) confiée
à Yerodia ABDULAYE NDOMBASI.
- Commission sociale et culturelle (composante
opposition politique) confiée à Arthur Z’AHIDI NGOMA
(décédé en 2017).
La C.E.I (Commission Electorale Indépendante) dirigée par l’Abbé
Apollinaire MALU MALU organisa le referendum constitutionnel le 18
décembre 2005 et les élections présidentielles et législatives en 2006.
Joseph KABILA remporta au deuxième tour face à jean pierre MBEMBA par
44
44,81% contre 20,03% et prêta serment le 06 décembre 2006 comme
premier président élu de façon libre, transparente et démocratique.
4). La troisième république 2006 à nos jours
L’avènement de la Troisième République est marqué par la
remise sur route de la démocratie et par la recherche constante des
solutions pour sortir du bourbier de sous-développement sous-
économique.
Dans le « programme du gouvernement 2007-2011 » de la
première législature de la troisième république, il est clairement statué
que parmi les axes d’interventions prioritaires, la promotion de la bonne
gouvernance constitue la pierre angulaire de tout le programme.
Dans son discours le 6 décembre 2006, le jour de sa prestation de
serment, le président Joseph KABILA annonça la fin de la recréation
invitant le peuple Congolais au travail.
Il lança sa politique de reconstruction nationale appelée<<les cinq
chantiers>> dont les axes sont :
Les infrastructures
La création d’ empois
L’éducation
L’eau et l’électricité ainsi que
La santé.
En 2011 le président joseph KABILA est réélu avec 48,95% dans
un scrutin à un seul tour dans le délai légal. L’opposant Etienne
TSHISEKEDI leader de l’union pour la démocratie et le progrès
social(UDPS) qui a obtenu 32,35% et Vital KAMERHE, ancien secrétaire de
PPRD dissident de la majorité présidentielle et président d’une partie
d’opposition(…) qui a obtenu 7% contestent les résultats et réclament ‘’la
vérité des urnes’’. Ils sont relayés par le cardinal Laurent MONSENGWO
qui estime que les élections n’ont pas été justes. Toutefois certaines
irrégularités constatées ne pourraient pas sensiblement remettre en
question la victoire du président sortant.
45
La nouvelle majorité présidentielle à l’Assemble nationale hisse ou
perchoir le président Aubin MINAKU et à la tête du gouvernement le
premier ministre MATATA MPONYO MAPON qui initie une politique de
stabilisation de l’économie. Le 1 er janvier 2013 entre en application la TVA
(Taxe sur la valeur ajoutée) en remplacement de l’ICA (Impôt sur le chiffre
d’affaires). La TVA est directement taxée sur le consommateur. Il initie la
bancarisation et met fin à la dollarisation.
On note un évènement malheureux au Katanga quand la ville de
Lubumbashi est envahie par les milices « BAKATA KATANGA » le 23 mars
2013.
Du coté de Bukavu, le Docteur Denis MUKWEGE s’occupe
spécialement de soigner et de réconforter les femmes violées et victimes
de guerre à l’Est. On le surnomme « le docteur réparateur des femmes ».
Son action est très encouragée par la communauté internationale, mais il
est victime d’une tentative d’assassinat.
On note également l’arrivée de la fibre optique au point
d’atterrage à MOANDA dont la connexion officielle annoncée par le
ministre de la télécommunication Tryphon KINKEY MULUMBA devait
intervenir le 22 avril 2013. La fibre optique est une fibre de la taille d’un
cheveu, capable de transporter le son et l’image à la vitesse de la lumière
et en temps réel.
L’usage de cette nouvelle technologie de la communication est
l’un des multiples aspects de la nouvelle politique gouvernementale
appelé « la révolution de la modernité ». Ainsi l’étudiant congolais aura la
possibilité de la grande connectivite et l’usage des matériels modernes de
communication à grande échelle, ce qui aura pour résultat de bouster
l’enseignement.
On note également la nomination d’un nouveau gouverneur de
la Banque centrale du Congo, monsieur Deogratias MUTOMBO MWAMBA
NYEMBO du Congo en remplacement de monsieur MASANGU MULONGO.
46
4. Actualité En RDC
a. Les guerres récurrentes de l’Est et les
nouvelles dispositions de paix
Depuis le génocide rwandais de 1994 la RDC a connu le déferlement
des refugiés rwandais dans l’Est. Depuis lors les guerres n’ont jamais
cessé. Plus de 60 résolutions du conseil de sécurité ont été votées depuis
1999, plus de 18000 casques bleus et une brigade d’intervention ont été
déployés dans l’est de la RDC, sans succès apparent. Pendant plusieurs
mois la MONUSCO (Mission des nations unies de stabilisation au Congo)
montrait ses limites. La guerre la plus récente, celle menée par les forces
Armées de la RDC(FARDC) contre le M23 visiblement soutenu par le
Rwanda, malgré le refus manifeste de le reconnaitre par le président
rwandais Paul KAGAME, continuait à semer la désolation. L’accord cadre
de paix en RDC du 24 février 2013 signé à ADDIS ABEBA en Ethiopie
préconisait aux belligérants de ne pas admettre que leurs territoires
respectifs servent de base arrière aux mouvements insurrectionnels
contre leurs voisins, demandait également au gouvernement Congolais
d’appliquer la décentralisation, d’améliorer le social des Congolais et de
tenir un forum de réconciliation sans exclusion. Les pourparlers de
KAMPALA cherchaient des voies et moyens pour ramener la paix entre le
gouvernement congolais et les M23. Comme le M23 a été vaincu
militairement par les FARDC au cours de « l’opération pomme orange » et
s’est dissout (pendant cette guerre de la reconquista on a noté la bravoure
d’un jeune officier congolais le colonel MAMADOU MUSTAFA NDALA
malheureusement tué dans une embuscade le 02 janvier 2014 près de
BENI) , le gouvernement congolais estime qu’il n’a plus d’interlocuteur en
face pour signer un quelconque accord et qu’à KAMPALA on doit
seulement se contenter d’une simple déclaration de la fin de la guerre.
C’est qui fut fait le 12 décembre 2013 à Nairobi au Kenya entre le
gouvernement congolais et les M23. La signature de la déclaration de la
fin de la guerre de l’est comprenait trois documents :
- Celui signé par les M23 attestant son « certificat de décès »
- Celui signé par le gouvernement attestant l’amnistie générale
47
- Celui signé par les chefs d’état, le président KAVUTA MUSEVENI de
l’Ouganda et président en exercices de la CIRGL (Conférence
Internationale pour la Région des Grands Lacs) et le président Joyce
BANDA du Malawi et président de la SADC (Communauté d
Développement des pays d’Afrique Australe). La présidence de la
CIRGL est assumée par l’Angola depuis 2014.
Concernant la paix en RDC le président joseph KABILA avait déjà annoncé
l’organisation d’un forum national en décembre 2012 lors de son message
de vœux à la nation. Pour ce faire il a convoqué les concertations
nationales afin de réfléchir et débattre en toute liberté et sans contrainte
pour chercher des voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion
nationale, de renforcer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire
nationale afin de mettre fin au cycle de violences dans l’Est du pays,
d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde.
Débutées le 7 septembre 2013 au palais du peuple, les concertations
nationales le samedi 05 octobre 2013. Les délégués aux concertations ont
réaffirmé leurs engagements à consolider la cohésion nationale et à
sauvegarder le pacte républicain. Un rapport final à sanctionner la fin des
travaux. Il contient plusieurs recommandations dont :
- Le recensement et l’identification des citoyens avant les prochaines
élections ; le respect strict de la constitution ;
- L’affectation des militaires hors de leurs provinces d’origine
- La lutte contre l’enrichissement illicite des membres du
gouvernement.
- La promotion de la culture de la paix et de la bonne gouvernance.
- La libération des personnes politiques.
- Le suivi du dossier du sénateur et ancien vice-président Jean-Pierre
BEMBA à la cour pénale internationale.
- et la réouverture des medias fermés.
b. Accords et désaccords
L’impossibilité d’organisation des élections présidentielles à la fin de la
deuxième et dernière mandature de Joseph Kabila a entrainé les accords
48
et les désaccords au sein de la classe politique congolaise. La raison
principale de la non-organisation des élections est le manque de moyens
financiers nécessaires. Ce retard a été accentué par la nécessité de mettre
fin aux mouvements insurrectionnels Bundu Dia Mayala de Ne Mwanda
Nsemi dans le kongo central et à Kinshasa et au terrorisme généré par la
milice opérant sous le label de Kamwena Nsapu dans le grand Kasai.
L’opposition congolaire a estimé que pour ce temps qu’elle qualifie de
glissement politique, elle doit être associée à la gestion de la res publica. Il
y a eu alors des rounds de négociations politiques entre la majorité au
pouvoir et l’opposition pour cette cogestion ;
- Les pourparlers de la cité de l’union africaine sous l’égide de l’union
africaine qui a délégué l’ancien premier ministre togolais comme
facilitateur. Comme résultat, il y a eu la signature des accords
inclusifs du 18/10/2016 suivie de la mise en place du gouvernement
Samy Badibanga Ntita issu de l’UDPS (Union pour la démocratie et le
progrès social) mais récusé par ses pairs de l’opposition qui
réclamait plus d’inclusivité. Il s’en est suivi la radicalisation de cette
opposition qui a organisé une marche pacifique le 19/09/2016. Elle
fut autorisée puis interdite par le gouverneur de Kinshasa, André
Kimbuta Yango pour des raisons d’insécurité. La manifestation dite
pacifique s’est transformée en horreur. Il y a eu violences,
destructions et mort d’hommes. Il a fallu alors organiser un
deuxième round de négociation.
- Les pourparlers plus inclusifs sous l’égide de la CENCO (conférence
épiscopale nationale du Congo) au centre interdiocésain de Kinshasa
ouverts le 8/12/2016 étaient perçu comme la solution finale à la
crise politico-sociale. La Cenco a dépêché à ce dialogue plus inclusif
l’archevêque de Kisangani Mgr Marcel Utembi comme facilitateur en
accord avec le président Joseph Kabila. Après multe discussions la
cenco a arraché la signature de l’accord de la saint-sylvestre du 31
décembre 2016. Selon cet accord le premier ministre devait être
issu du rassemblement. Comme il revient au président de la
république de nommer cette personnalité consensuelle, la majorité a
49
demandé à l’opposition trois noms. Face à l’intransigeance de
l’opposition qui ne proposait qu’un nom celui de Felix Tshisekedi, le
pouvoir a opté pour une personnalité moins conflictuelle face à une
opposition divisée. Il y a eu alors le gouvernement de Bruno Tshibala
Nzenze récusé également par ses pairs, comme son prédécesseur.
Entretemps le leader maximo de l’UDPS a rendu l’âme le 01 février
2017 à Bruxelles où il a été urgemment dépêché pour les soins. Le
rapatriement de son corps n’a pas encore eu lieu à la suite des
divergences au sein de classe politique. Les accords de la saint
sylvestre prévoyaient également des « arrangements particuliers »
c'est-à-dire trouver un cadre politique de cogestion en dehors des
dispositions constitutionnelles ; c’est ce qui a permis de créer le
CNSA (Conseil national de suivi de l’accord) dont la présidence
devait revenir à l’opposition, le poste de premier ministre
également. Il s’agit de l’opposition modérée dirigée par Joseph
Olengankoy, dissident du rassemblement de l’opposition, nommé en
juillet 2017 président du conseil national de suivi de l’accord.
L’opposition politique radicale représentée par Felix Tshisekedi et
Pierre Lumbi, dont la candidature à la tête du CNSA, a été rejetée,
n’a pas pris part aux institutions de cogestion. Toujours en rapport
avec les accords de la saint sylvestre, on a pris des mesures de
décrispation politique comme la libération des prisonniers politiques
et la cessation des poursuites judiciaires contre Moise KATUMBI, afin
d’organiser des élections apaisées...
Le dimanche 5/11/2017, la CENI (commission électorale nationale
indépendante) a publié le calendrier électoral. Elle a annoncé la tenue des
élections présidentielles, législatives et provinciales au 23/12/2018.
Le 30/12/2018 a été annoncé comme la date de publication des résultats
provisoires.
Le 09/01/2019 comme celle de la proclamation des résultats définitifs.
Plusieurs contraintes, notamment politique, sécuritaire et financière ont
été évoquées quant à son exécution effective.
50
La majorité présidentielle approuve ce calendrier et demande sa mise en
œuvre mais l’opposition le rejette et s’inscrit dans une logique d’éviction
des animateurs de la CENI que dirige Corneille Naanga et demande une
transition sans Kabila. La majorité présidentielle estime que ce propos
constitue une mauvaise foi et sont une utopie.
c. De la Monuc à la MONUSCO
La MONUC
Après la signature, en juillet 1999, de l’accord de cessez-le-feu de Lusaka
entre la République démocratique du Congo (RDC) et cinq États de la
région (Angola, Namibie, Ouganda, Rwanda et Zimbabwe), le Conseil de
sécurité a créé, par sa résolution 1279 du 30 novembre 1999, la Mission
de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo
(MONUC). La mission devait à l’origine élaborer des plans en vue de
l’observation du cessez-le-feu et du désengagement des forces, et
maintenir la liaison avec toutes les parties à l´accord de cessez-le-feu. Par
une série de résolutions ultérieures, le Conseil a étendu le mandat de
la MONUC au contrôle de l’application de l’accord de cessez-le-feu et lui a
attribué plusieurs autres tâches connexes.
Le 30 juillet 2006, à l’occasion des premières élections libres et équitables
organisées dans le pays en 46 ans, les électeurs ont choisi les 500 députés
de l’Assemblée nationale. À l’issue d’un deuxième tour de scrutin tenu le
29 octobre, et du règlement de la contestation électorale, M. Joseph Kabila
dont le père, Laurent Désiré Kabila, avait été assassiné en 2001, a été élu
Président de la République. De toutes celles que les Nations Unies ont
contribué à organiser, ces élections ont été parmi les plus complexes.
Après les élections, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité,
la MONUC est restée sur le terrain et a continué à s’acquitter de multiples
tâches d’ordre politique, militaire, ou relatives à l’état de droit et au
renforcement des capacités, notamment le règlement des conflits en
cours dans un certain nombre de provinces de la RDC.
La MONUSCO
51
Le 1er juillet 2010, par la résolution 1925 (2010), le Conseil de sécurité a
rebaptisé la MONUC Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la
stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour tenir
compte de l’entrée du pays dans une nouvelle phase.
La nouvelle Mission a été autorisée à utiliser tous les moyens nécessaires
pour s’acquitter de son mandat, à savoir notamment garantir la protection
des civils, du personnel humanitaire et des défenseurs des droits de
l’homme exposés à une menace imminente de violences physiques, et
aider le gouvernement de la RDC à stabiliser et à consolider la paix.
Le Conseil a décidé que la MONUSCO comprendrait, en sus des
composantes civile, judiciaire et pénitentiaire appropriées, un effectif
maximal de 19 815 soldats, 760 observateurs militaires, 391
fonctionnaires de police et 1 050 membres d’unités de police constituées.
Les reconfigurations futures de la Mission seront fonction de l’évolution de
la situation sur le terrain, en particulier de l’achèvement des opérations
militaires en cours dans les Kivus et dans la province Orientale, de
l’amélioration des moyens dont dispose le gouvernement de la République
démocratique du Congo pour protéger efficacement la population, et du
renforcement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
Le Nigérien Maman Sambo Sidikou représentant spécial du secrétaire
général de l’Onu en République démocratique du Congo a été remplacé
par l’algérienne Leila Zerrougui nommée le 27/11/2017.
d. Actualité culturelle
pascal TABULEY alias Rochereau a titre sa révérence. Né à Bagata 13
novembre 1940 et décédé 30 novembre 2013 à Bruxelles. A été un grand
artiste de musique et un homme politique. On lui reconnait la paternité de
plus de 3000 compositions. Chanteur de charme dans l’orchestre Africa
Fiesta de KABASELE TSHAMALA dit grand Kalle, il a chanté avec lui
«Indépendance tshatsha ». Mais soit dit la première chanson de la
revendication de changement à l’époque coloniale est de l’artiste ADOU
ELENGA compositeur de « Ata Ndele », refrain répété par la suite par
52
l’artiste Dido yongo de Zaïko Langa langa et par l’artiste WENDO KOLOSOY
dans « Franc congolais ».
Il a créé son orchestre Afrisa internationale et a chanté avec des
grands musiciens comme Sam MANGWANA, comme papa WEMBA (qui
revendique que le seigneur LEY fut son mentor), comme LUAMBO
MAKIADI, et a promu des artistes féminines comme MBILI YABEL dit la
Cléopâtre congolaise avec laquelle il a chanté « Nelson MANDELA ».
Papa WEMBA, le roi de la Rumba congolaise et de la sape a tiré sa
révérence le 24/04/2016 à Abidjan à la suite d’un malaise sur scène.
Jules SHUNGU WEMBADIO PENE KIKUMBA, né le 14/06/1949 à Lubefu
dans le Sankuru, était chanteur, auteur compositeur et acteur de cinéma.
Il fut co-fondateur de Zaïko langa langa en 1969. Il quitte le groupe en
1974, pour fonder Isifi Lokolé, puis yoka lokolé et viva la Musica en 1977.
A la fin des années 1970, il est un des représentants les plus célèbres du
mouvement de la SAPE (société des ambianceurs et des personnes
élégantes) et est surnommé « roi de la rumba congolaise ». La rumba est
en voie d’être adoptée au niveau de l’unesco comme patrimoine
immatériel de l’humanité. (Le ministre de la culture et arts Baudoin BANZA
MUKALAY l’a souligné dans son discours de circonstance aux funérailles de
l’illustre disparu).
Banza Mukalay meurt le 14 mai 2016, à l'âge de 63 ans, des suites d'une
maladie à la Clinique Ngaliema-Center de Kinshasa. Il fut enseignant,
journaliste, homme de culture et homme politique.
e. Actualité religieuse
Elu samedi 19 août 3ème président de l’Eglise du Christ au Congo (ECC),
le pasteur André Bokundoa-Bo-Likabe est originaire de la Province de la
Mongala. Il a fait ses études secondaires en biologie chimie avant
d’embrasser, à Kinshasa, les études universitaires en théologie à
l’Université protestante au Congo (UPC). André Bokundoa-Bo-Likabe est le
3ème président de l’ECC après le pasteur Jean Bokeleale et Monseigneur
Marini Bodo. Il est marié et père de six enfants.
53
Joseph Ezachiel Olangi Ona Sambi est mort en Afrique du Sud le 1er
octobre 2017 des suites d’une maladie, co-fondateur et président de la
Fondation Olangi-Wosho, a été « provisoirement inhumé » samedi 21
octobre en Afrique du Sud. Pour l’Hôtel de la ville, le défunt devrait être
inhumé à la Nécropole entre Terre et Ciel. Ses fidèles et sa famille
voulaient plutôt l’enceinte de leur concession, sise 17ème rue Limete à
Kinshasa.
La communauté de l’Eglise FEPACO/Nzambe Malamu est en deuil à la
suite de la mort de la représentante légale de cette confession religieuse,
Révérende Hélène Amviko Ewala. Elle est décédée dans la nuit de
mercredi à jeudi, à Kampala, en Ouganda le 05/10/2017 et son corps a été
rapatrié à Kinshasa le 12/10/2017.
CHAPITRE II : L’AFRIQUE APRES 1945
1. LES MOUVEMENTS D’EMANCIPATION EN AFRIQUE
1. Les Etats africains qui n’ont pas connu de
colonisation.
L’Ethiopie ou l’Abyssinie fut constitué en royaume dès l’antiquité. Ce pays
fut prospère et entretenait de bonnes relations avec Israël et le monde
chrétien. Il fut agressé deux fois par l’Italie en 1896 et en 1936 sans
succès. Son chef, le Négus Hailé Sélassié remis au trône par les alliés le
31/12/1942 aura à jouer un rôle déterminant dans le panafricanisme et la
création de l’organisation de l’unité africaine le 25/05/1963 à Addis-Abeba,
la capitale de l’Ethiopie.
54
Le Libéria, capitale Monrovia, est également un pays qui n’a pas connu de
colonisation. Ce pays fut constitué en Etat indépendant depuis le
26/07/1847. Il devait accueillir des esclaves affranchis d’Amérique.
2. Les causes de la décolonisation.
La colonisation étant un fait historique devait s’achever un jour. Comme
cause de la décolonisation, nous retenons :
- L’ébranlement de la deuxième guerre mondiale (1939-1945) et ses
conséquences ;
La démystification de l’homme blanc considéré désormais par
le soldat noir comme un homme tout court, qui peut mourir,
qui peut avoir faim, qui peut pleurer à la suite des affres de la
guerre.
La déception des soldats noirs qui ont combattu aux côtés des
blancs, espérant également obtenir du colonisateur la liberté.
L’action des nations unies et de deux supers puissances de
l’Après-guerre en faveur de l’émancipation des colonies.
- Les résistances passives et actives des colonisés face à l’oppression
blanche.
- La conférence Afro-asiatique de Bandoeng en 1955 ayant créé un
cadre de revendication des indépendances pour les pays d’Afrique
et d’Asie. Ses leaders sont l’égyptien Gamal Al Nasser, l’indien
Nehru et le yougoslave Tito.
- Le panafricanisme de Kwamé Nkrumah qui a convoqué à Accra (au
Ghana) la première conférence panafricaine à laquelle les leaders
africains ont participé et se sont abreuvés de cette idéologie et se
sont raffermis dans leur lutte anticolonialiste.
3. Décolonisation en Afrique anglaise
Elle s’est faite différemment dans les colonies d’exploitation et dans les
colonies de peuplement.
- Dans les colonies d’exploitation
55
La décolonisation fut rapide et sans beaucoup de heurts dans ces colonies.
Notons que la gold coast (côte d’or) obtint son indépendance le 6 mars
1957 et devint le Ghana. C’est le premier pays d’Afrique noir à devenir
indépendant. Le docteur Kwamé Nkrumah devint son premier président.
Le fait de voir des noirs à la tête d’un pays suscita beaucoup
d’enthousiasme et d’espoir dans la classe politique africaine.
Au Nigéria, le docteur Nwandi Azikiwe menant également son pays à
l’indépendance le 01/10/1960.
Le Sierra Leone devint indépendant le 27/08/1961.
- Dans les colonies de peuplement
Les britanniques s’y étaient sans espoir de retour à la métropole. La
libération se fit d’une manière violente et sanglante. Nous retenons les cas
suivants :
Au Kenya, les kikuyu, tribu majoritaire qui supportait mal la
ségrégation raciale, se révoltèrent sous la conduite de Jomo
Kenyatta. Les extrémistes kikuyu fondèrent les mouvements Mau
Mau qui veut dire : « muzungu arudi uraya mweusi awe uhuru » et
menèrent des actions terroristes contre les blancs (1952-1956).
L’insurrection fut réprimée dans le sang, Jomo Kenyatta emprisonné
puis libéré mais le pays obtint son indépendance le 12/12/1963.
Le Tanganyika, grâce à l’attitude sage et modéré du leader Julius
Nyerere dit « le mwalimu » accéda à son indépendance peut avant
le Kenya dans la paix. Le Tanganyika fusionna avec Zanzibar
indépendant le 10/12/1963 pour former l’actuel Tanzanie.
En Afrique australe, la Zambie (Rhodésie du nord) conduite par
Kenneth Kaunda, le Zimbabwe (Rhodésie du sud) sous la conduite
de Joshua Komo et Robert Mugabe, le malawi (Nyassaland) sous la
conduite de Hastings Kamuzu Banda, … se libérèrent après d’âpres
combats contre le colonisateur britannique. La plus longue lutte fut
celle menée par l’ANC (African National Congress), le plus ancien
56
parti d’Afrique noir fondé en 1912. Son combat était la défense de la
patrie « azanie » occupée par les Blancs qui ont instauré en Afrique
du Sud « l’apartheid ». en 1962 à la suite du massacre de
Sharpeville ce parti fut dissout et ses leaders emprisonnés (Nelson
Mandela, Oliver Tambo, …). Certains membres de l’ANC trouvèrent
refuge dans la fuite et l’exil. D’autres furent massacrés comme les
massacres des étudiants de Soweto le 16/06/1976 (cette date a été
retenue par la communauté internationale de date commémorative
de la journée de l’enfant africain), Steve Biko assassiné le
12/09/1977. Les Noirs d’Afrique du sud furent divisés en
bantoustans, territoire bantou géré de façon autonome par des rois
bantou ; Transkei, Ciskei, Venda, Lebowa, Bophuthatswana,
Kwazulu. Nelson Mandela fut libéré le 11/02/1990 à la suite du vent
de changement de l’époque. L’Afrique du Sud organisa les premières
élections multipartites et multiraciales en 1994. Elles furent
remportées à 62,5% par l’ANC. Le 09/05/1994 Mandela fut élu au
second degré, au parlement, premier président noir de la nouvelle
Afrique du sud baptisée « nation arc-en-ciel ».
4. En Afrique française.
Les français ont intégré l’élite noire dans leur système coloniale de
l’ « assimilation ». La constitution de 1946 permit à 32 députés africains
de siéger à Paris. Parmi ces leaders africains nous citons Lamine Gueye,
Léopold Sédar Senghor, Felix Houphouët-Boigny, …
- Le 23/06/1956 fut promulgué la loi cadre pour les colonies
françaises. Elle fut proposée par Gaston de Ferre et Houphouët-
Boigny. Cette loi accordait une autonomie à chaque territoire et
permettait l’africanisation des cadres à tous les échelons (locaux,
territoriaux et nationaux).
- En 1958, le général de Gaule qui venait d’arriver au pouvoir accéléra
le processus de décolonisation. Il proposa la « communauté »,
57
formule d’association qui fut soumise au referendum de tous les
territoires africains le 23/09/1958.
- La Guinée-Conakry de Mathieu Sékou Toure dit « non » à la
communauté et obtint immédiatement son indépendance le
03/10/1958. C’est le premier pays d’Afrique francophone à devenir
indépendant. Plusieurs pays francophones le deviendront en série en
1960. C’est la période des indépendances.
- L’Algérie considérée par les français comme leur seconde patrie
était au fait une colonie de peuplement française. Les Algériens
conduits par Ben Bella, leader du FLN (front de Libération nationale)
durent lutter armes à la main pour chasser « les pieds noirs » de
leur pays. L’indépendance intervint le 05/07/1962 après les accords
d’Evian du 18/03/1962.
5. En Afrique Belge.
Le Congo Léopoldville obtiendra son indépendance dans l’unité le
30/06/1960 alors que le Ruanda-Urundi l’obtiendra de manière séparée le
01/07/1962.
6. Les territoires sous tutelle
Après la première guerre mondiale (traité de Versailles de 1919), les
anciennes colonies allemandes ont été confiées à d’autres puissances
colonisatrices comme étant des états sous-mandat ou sous tutelle.
Le Ruanda-Urundi était sous tutelle de la Belgique. Le Ruanda était
dirigé par le Mwami Kigeri V. son règne fut éphémère car les Bahutu
majoritaires socialement opprimés le mwami et les Tutsi se
soulevèrent sous la conduite de Grégoire Kayibanda, chef du
mouvement démocratique républicain Parmehutu (parti de
l’émancipation Hutu). Ce qui occasionna le premier génocide contre
les Tutsi en 1959.
58
Mais au Burundi, la majorité du peuple resta fidèle à la monarchie
traditionnelle Tutsi du mwami Mwambutsa III. Aux élections du
18/09/1961, qui firent du Burundi un royaume constitutionnel, le
parti du prince Rwagasore, fils du Mwami Mwambusta III, obtint la
majorité et le prince devint premier ministre. Il fut malheureusement
assassiné le 13/10/1961 par un étranger agissant pour le compte
d’un parti adverse. L’indépendance pour les deux pays fut
proclamée le 01/07/1962.
Les Togos
o Le Togo sous tutelle britannique opta pour le rattachement à
la côte de l’or (Ghana) dès avant l’accession de cette dernière
à l’indépendance, en 1957.
o Le Togo sous tutelle française fut indépendant le 27/04/1960
sous l’impulsion de sylvanus olympio qui avait été élu
président.
Le Cameroun sous tutelle française devint indépendant le
01/01/1960.
o Un plébiscite permit aux populations du Cameroun sous tutelle
britannique de décider de leur sort. La partie septentrionale du
pays opta pour les rattachements au Nigéria, la partie
méridionale pour le rattachement au Cameroun indépendant.
Le 01/10/1961, le Cameroun oriental (ex-français) et le
Cameroun méridional (ex-britannique) décidèrent de former
une fédération. M. Ahamadou Ahidjo fut le premier président
élu du Cameroun.
Le sud-Ouest-Africain sous tutelle de l’Afrique du Sud devint
indépendant le 21/03/1990 après une longue lutte armée menée par
le leader de la SWAPO Sam Nujoma.
7. Afrique portugaise et espagnole
Afrique portugaise
o En Angola, deux mouvements de libération se sont constitués
dès 1954 (union des populations du bas-congo) et en 1956
59
(mouvement pour la libération de l’Angola). En 1972, le
docteur Agostinho Neto, président du MPLA (mouvement pour
la libération de l’Angola) et Holden Roberto leader du FLNA
(front de libération nationale d’Angola) mirent en place un
commandement unifié pour renforcer leur lutte anti-coloniale.
Il existait également l’UNITA (Union nationale pour
l’indépendance totale de l’Angola) de Jonas Malero Savimbi).
L’indépendance intervint le 11/11/1975. Neto fut le premier
président d’Angola. Il fut soutenu par le bloc communiste
notamment par des cubains envoyés par Fidel Castro. Il fut
fasse à l’UNITA de Savimbi soutenu par le bloc occidental, par
le Zaïre de Mobutu et l’Afrique du Sud ; face aux
indépendantistes de l’enclave de Cabinda. Neto fut remplacé
par Eduardo Dos Santos qui mit fin à cette longue guerre de
vingt-cinq ans, par procuration, opposant l’occident au bloc
communiste.
o Au Mozambique, la guerre de libération fut menée par le
FRELIMO (Front de libération du Mozambique). Fondé en 1962.
En 1964, ce mouvement déclencha la lutte armée pour
l’indépendance, multipliant les opérations de guérilla dans le
nord et dans l’Ouest. En 1969, son leader Eduardo Mondelane
fut assassiné et remplacé par Samora Machel en 1970.
L’indépendance intervint le 25/06/1975. La capitale Lourenço
Marques devint Maputo. Samora Machel connut une mort
tragique dans un accident d’avion en territoire sud-africain
vers les années 80. Il fut remplacé par Joachim Chissano. Le
FRELIMO fit face aux rebelles de la RENAMO dans une longue
guerre civile.
Afrique espagnole
L’Espagne n’a pas eu le privilège de coloniser l’Afrique en profondeur. Ses
possessions africaines furent le territoire d’Ifni au nord du Maroc, le Rio de
Oro (Sahara occidental) et la Guinée Equatoriale.
60
La Guinée Equatoriale devint indépendante le 12/10/1968. Son premier
président fut Francisco Macias Nguema.
L’Espagne rétrocéda le territoire d’Ifni le 4/01/1969. Le Rio de Oro devint
indépendant le 27/02/1976 et pris le nom de République Arabe Sahraouie
démocratique (RASD) mais fit vite envahi par le Maroc et la Mauritanie. La
Mauritanie se retira et le Maroc occupa tout le pays qu’il considère comme
étant l’une de ses provinces. Le peuple sahraoui soutenu par l’Algérie et la
majorité des pays africains continue à résister contre l’occupant Marocain
à travers le front polisario.
2. LISTE DES ETATS MODERNES AFRICAINS ET DES ELEMENTS D’IDENTIFICATION
PAYS NOM DE LA COLONIE PUISSANCE DATE PREMIER CHEF D’ETAT PRESIDENT ACTUEL
COLONIALE D’INDEPENDANCE
LEBERIA COMMONWEALTH DU AMERIQUE 26 juillet 1847 Joseph Jenkins Roberts Georges Weah
LIBERIA COLONISATION
SOCIETY
LIBYE LIBYE Italie 24 décembre 1851 Idris al-Mahdi Mandat disputé par beaucoup de leaders
dont le dernier est Fayez el-Sarraj du 12
mars au 5 avril 2016.
EGYPTE EGYPTE GRANDE BRETAGNE 1922/1936/1953 Gamal al Nasser, leader Abdel Fattah al-Sissi
du pan arabisme vers les
années 19 50-1960
SOUDAN SOUDAN Condominium anglo- 1er janvier 1956 Ismail al-Azhari Omar el-Béchir
égyptien
TUNISIE TUNISIE France 20 mars 1956 Muhammed al-Amin Beji Caid el Sebsi
MAROC MAROC France 7 avril 1956 Mohammed V Mohammed VI
GHANA COTE DE L’OR (Gold GRANDE BRETAGNE 6 mars 1957 Kwame Nkrumah Nana Akufo-Addo
Coast)
GUINEE AFRIQUE OCCIDENTALE France 2 octobre 1958 Sékou Touré Alpha Condé
FRANCAISE
CAMEROUN CAMEROUN France, GRANDE 1er janvier 1960 Ahmadou Ahidjo Paul Biya
BRETAGNE
TOGO TOGOLAND FRANÇAIS France 27 avril 1960 Sylvanus Olympio Faure Gnassingbé
MALI AFRIQUE OCCIDENTALE France 22 septembre 1960 Modibo Keïta Ibrahim BOUBACAR Keïta
FRANCAISE
SENEGAL AFRIQUE OCCIDENTALE France 4 avril 1960 Léopold Seder Senghor Macky Sall
FRANCAISE
MADAGASCAR PROTECTORAT France 26 juin 1960 PHILIBERT Tsiranana Hery RAJAONARIMAMPIANA élu le 17 janvier
MALGACHE 2014
RDC CONGO BELGE Belgique 30 juin 1960 Joseph KASAVUBU Joseph KABILA
SOMALIE SOMALI ITALENNE, Italie, 1er juillet 1960 Aden Abdullah Osman Mohamed Abdullahi Mohamed
SOMALI BRITANNIQUE GRANDEBELGIQUE Darr
BRATAGNE
BENIN AFRIQUE OCCIDENTALE France 1er aout 1960 Hubert Maga Patrice Talon
FRANCAISE
Niger Afrique Occidentale France 3 aout 1960 Mahamadou Issoufou
Burkina Faso Afrique occidentale France 5 aout 1960 Maurice Diori Roch Marc Christian Kaboré
française
Cote d’ivoire Cote d’ivoire France 7 aout 1960 Felix Houphouët Alassane Ouattara
Tchad Afrique équatoriale France 11 aout 1960 François Tombalbaye Idriss Deby itno
française
République Afrique équatoriale France 13 aout 1960 David Dacko Faustin-Archange Touadéra
centrafricaine française
Congo Afrique équatoriale France 15 aout 1960 Fulbert Youlou Denis sassou nguesso
française
Gabon Afrique équatoriale France 17 aout 1960 Léon Mba Ali bongo ondimba
française
Nigeria Nigeria Grande Bretagne 1er octobre 1960 Abubakar Tafawa Balewa Muhammadu Buhari
Mauritanie Afrique occidentale France 28 novembre 1960 Moktar Ould Daddah Mohammed Ould Abde Aziz
française
Sierra Leone Sierra Leone Grande Bretagne 27 avril 1961 Milton Margai Ernest BAI KOROMA
Tanzanie Tanganyika Grande Bretagne 9 décembre 1961 Julius Nyerere John Magufuli
Rwanda Ruanda-Urundi Belgique 1er juillet 1962 Gregoire Kayayibanda Paul Kagame
Burundi Ruanda-Urundi Belgique 1er juillet 1962 Mwambuts IV Pierre NKURUNZIZA
Algérie Algérie France 5 juillet 1962 Ahmed ben Bella Abdelaziz Bouteflika
Ouganda British East Africa Grande Bretagne 9 octobre 1962 Milton Obote Yoweri Museveni
Kenya British East Africa Grande Bretagne 12 décembre 1963 Milton Obote Uhuru Kenyatta
Malawi Nyassaland Grande Bretagne 6 juillet 1964 Hastings kamuzu banda Peter Mutharika
Zambie Rhodésie du nord Grande Bretagne 24 octobre 1964 Kenneth Kaunda Edgar Lungu
Gambie Gambie Grande Bretagne 18 février 1965 Dawda kairaba jawara Adama Barrow
Botswana Bechuanaland Grande Bretagne 30septembre 1966 Seretse khama Seretse Ian Khama
Lesotho Basutoland Grande Bretagne 4 octobre 1966 Leabua Jonathan Letsie III
Swaziland Swaziland Grande Bretagne 6 septembre 1968 Sobhuza II Mswati III
Guinée équatoriale Guinée équatoriale Espagne 12 octobre 1968 Nguema Teodoro Obiang Nguema Mbasogo
Guinée Bissau Guinée portugaise Portugal 24 septembre 1973 Luis Cabral José Mário Vaz
Mozambique Afrique orientale Portugal 25 juin 1975 Samora Machel Filipe Nyusi
portugaise
Cap vert Cap vert Portugal 5 juin 1975 Aristides Pereira Jorge Carlos Fonseca
Angola Angola Portugal 11novembre 1975 Agostinho NETO João Lourenço
Djibouti Territoire française des France 27 juin 1977 Hassan Gouled Aptidon Ismaïl Omar Guelleh
afars et des issas
Zimbabwe Rhodésie du sud Grande Bretagne 18 avril 1980 Robert Mugabe Robert Mugabe démissionne le 21/11/2017.
Emmerson Mnangagwa assure l’intérim à la
présidence de la république.
Namibie Afrique du sud-ouest Afrique du sud 21 mars 1990 Hage Geingob
Afrique du sud Afrique du sud Afrique du sud 21 avril 1994 Nelson Mandela Jacob zuma
(apartheid)
République arabe Sahara espagnol Espagne 27 février 1976 El-Moustapha Sayed Mohamed Abdelaziz décédé le 31/05/2016
sahraouie
démocratique
Soudan du sud Soudan Condominium anglo- Le 09 juillet 2011 Salva kiir Salva kiir
égyptien
3. ORGANISATIONS SOUS-REGIONALE ET
PANAFRICAINE
a. LA CIRGL
La Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a été
organisée suite aux nombreux conflits politiques qui ont marqué la Région
des Grands Lacs. Le conflit le plus marquant fut le génocide rwandais de
1994, qui occasionna plus de 800.000 victimes et renforça l’instabilité
politique en République Démocratique du Congo. La création de la CIRGL
résulte de la reconnaissance de la dimension régionale de ces conflits et
de la nécessité d’un effort concerté en vue de promouvoir la paix et le
développement durable dans la région.
La CIRGL comprend onze Etats membres, qui sont l’Angola, le Burundi, la
République Centrafricaine, la République du Congo, la République
Démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la
Tanzanie et la Zambie.
Les programmes principaux de la CIRGL sont :
Paix et Sécurité
Démocratie et Bonne Gouvernance
Développement Economique et Intégration Régionale
Questions Humanitaires et Sociales
En outre, dans le cadre de son programme sur les questions transversales,
la CIRGL aborde les questions liées au genre, à l’environnement, aux
droits de l’homme, ainsi qu’au VIH/SIDA. Le processus de la CIRGL est
basé sur deux principes, à savoir : l’appropriation du processus par les
Etats de la Région des Grands Lacs et le partenariat avec les parties
prenantes, en particulier le Groupe des Amis et des Envoyés Spéciaux qui
fournissent un soutien financier, diplomatique, technique et politique.
SIEGE : Bujumbura (au Burundi)
Son secrétaire exécutif est le professeur congolais de la RDC Ntumba
Lwaba depuis mai 2007. La présidence de la CIRGL a été successivement
occupée par le président Ougandais YOUERI KAVUTA MUSEVENI, par le
président angolais Edouardo Dos Santos et actuellement par le président
congolais du Congo-Brazza Denis Sassou Nguesso en 2017. Son ancien
ministre Basile Ikouebe vient de prendre les fonctions de représentant
spécial de l’union africaine auprès de la CIRGL en novembre 2017.
b. LA CEPGL
La Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) est une
organisation internationale créé en septembre 1976 pour l'intégration
économique et la facilitation des mouvements des biens et des personnes
entre différents pays de la région des grands lacs d'Afrique centrale, le
Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), et le Rwanda. Elle a
son siège à Gisenyi au Rwanda, ville de Goma en RDC (de l'autre côté du
Lac Kivu).
En 1994, la crise burundaise puis le génocide rwandais plongent la CEPGL
dans une crise. Et en 1996, tous les accords sont suspendus à la suite de
l'agression de la souveraineté territoriale zaïroise par les troupes de
l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) et
de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR).
En 2004, Louis Michel, ministre des Affaires étrangère de la Belgique invite
les ministres des Affaires étrangères de la RDC, du Rwanda et du Burundi
au Palais d'Egmont à Bruxelles pour discuter des modalités d'une
éventuelle relance de la CEPGL.
En 2008, est décidée une relance de la CEPGL, confirmée en août 2010, à
la suite d'une rencontre entre les présidents Kagame du Rwanda et
Nkurunziza du Burundi.
La CEPGL a pour objectif l’intégration économique régionale entre ses trois
pays membres, la libre circulation des personnes, des biens et des
capitaux, la sécurité régionale et le financement d’institutions communes
dans les domaines de la finance, de la recherche et de l’énergie.
Son nouveau Secrétaire exécutif est l’Ambassadeur Toyi Gabriel.
c. La SADC
La Communauté de développement d'Afrique australe - CDAA (ou SADC,
sigle de l'anglais Southern African Development Community) - est une
organisation qui vise à promouvoir le développement économique de
l'Afrique australe.
Le 17 août 1992, elle est créée lors du sommet des chefs d'État et de
gouvernement réuni à Windhoek en Namibie et succède à la Conférence
de coordination pour le développement de l'Afrique australe, fondée le 1er
avril 1980.
États membres
Les dix États fondateurs sont : Angola, Botswana, Lesotho, Malawi,
Mozambique, Namibie, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe.
Le total des membres est passé à quinze avec les adhésions de :
Afrique du Sud - 30 août 1994
Maurice - 28 août 1995
République démocratique du Congo - 8 septembre 1997
Madagascar - 18 août 2005 (le pays est suspendu, à la suite des
crises politiques de 2009, puis réintégré le 30 janvier 2014)
Seychelles - 8 septembre 1997 - 1er juillet 2004, puis de nouveau
depuis 2008.
En revanche, la candidature du Rwanda a été rejetée en 2005 pour des
questions de procédure.
Son siège Gaberones au Botswana.
d. Le COMESA
COMESA (Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe) Le traité
établissant la COMESA (abréviation de l'anglais Common Market of East
and Southern Africa) a été signé en novembre 1993 et ratifié en décembre
1994. Il a remplacé l'ancienne Zone de Commerce préférentielle, qui
existait depuis 1981.
Le Marché commun de l'Afrique orientale et australe aussi connu sous son
acronyme anglais COMESA (Common Market for Eastern and Southern
Africa), est une organisation internationale à vocation régionale de l'Est
africain dont l’objectif est de créer une union douanière entre ses dix-neuf
pays membres. Son siège se trouve en Zambie.
Les États membres (tous sont membres depuis le 21 décembre 1981, sauf
mention contraire) : Burundi, Comores, République démocratique du
Congo, Djibouti, Egypte, Erythrée (1994), Ethiopie, Kenya, Libye (2005),
Madagascar, Malawi, Maurice, Rwanda, Seychelles (2001), Soudan,
Swaziland, Ouganda, Zambie, Zimbabwe.
Les anciens membres qui ont quitté l'organisation sont : Lesotho (1997),
Mozambique (1997), Tanzanie (2000), Namibie (2004), Angola (2007).
La Tunisie devait intégrer l’organisation en Octobre 2017.
a. La CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale) :
elle fut créée le 18 octobre 1683. Son siège est à LIBREVILLE.
b. La CEMAC (Communauté Economique et Monétaire des Etats
d’Afrique Centrale). Le traité instituant la CEMAC est entré en
vigueur en juin 1999. Son siège est à Bangui (RCA). Elle regroupe 6
Etats le Cameroun, le Gabon, le Tchad, la Guinée Equatoriale, la RCA
et le Congo Brazza.
e. La CEDEAO (Communauté économique des Etats
d’Afrique de l’Ouest).
La CEDEAO est une organisation intergouvernementale ouest africaine
créée le 28 mai 1975. C’est la principale structure destinée à coordonner
les actions des pays de l’Afrique de l’ouest. Son but principal est de
promouvoir la coopération et l’intégration avec pour objectif de créer une
union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est
étendu au maintien de la stabilité régionale. Le cas illustratif est celui de
l’intervention de la CEDEAO pour sécuriser la Gambie en proie au désordre
déclenché par l’ancien président Yahya Jameh refusant de quitter le
pouvoir après avoir perdu les élections face à l’actuel président Adama
Barrow en 2017. La CEDEAO compte 15 états membres : le Bénin, Burkina-
Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau,
Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.
f. Organisation de l’unité africaine
L’OUA a été créée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba en Ethiopie. Elle
défendait le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la
colonisation, soutenait panafricanisme est la lutte contre l’impérialisme et
le néocolonialisme. Elle encourageait les pour l’indépendance et la lutte
contre l’Apartheid en Afrique du sud.
Son siège était à Addis-Abeba en Ethiopie.
Le secrétariat général de l’OUA était l’organe permanent.
Les différents secrétaires généraux qui se sont succédé sont :
1. DIALLO TELLI guinéen (1964-1972)
2. N20 EKANUAKI camerounais (1972-1974)
3. William EKETI MBOUM camerounais (1974-1978)
4. Eden KODJO togolais (1978-1983), l’auteur du livre « et demain
l’Afrique »
5. Peter ORNOU nigérian (1983-1985)
6. Ide OUMAROU nigérien (1985-1987)
7. SALIM HAMED SALIM tanzanien (1987-2001)
8. AMARA ESSY ivoirien (2001-2002)
NB : Le secrétariat général de l’OUA a été remplacé par la commission de
l’union africaine qui a succédé à l’OUA.
g. L’Union Africaine.
L’union africaine (UA) est née sur les cendres de l’OUA. En effet, le 03 juin
1991 fut conclu le traité d’Abuja qui prévoyait explicitement la création
d’un marché commun à l’ensemble du continent avant 2025.
L’impulsion visant à relancer le processus d’intégration politique, qui
apparait indispensable aux yeux des dirigeants africains pour la croissance
économique du continent, a été donnée en 1998 par Mouammar Kadhafi,
alors « Guide de la révolution » de la Jamahiriya arabe libyenne. Le 9
septembre 1999 fut signé la déclaration de Syrte qui fixe l’objectif de la
création d’une Union d’une Union africaine. La déclaration rappelle dans
ses premières lignes les idéaux des pères fondateurs de l’OUA et
notamment celui du panafricanisme.
Le traité créant l’union africaine, appelé Acte constitutif de l’Union
africaine, est signé le 11 juillet 2000 à Lomé, au Togo. Ce n’est que le 9
juillet 2002, soit deux ans après la signature de son traité constitutif, que
l’union africaine s’est substituée à l’OUA.
La mise en place de ses institutions (commission, parlement panafricain et
conseil de paix et de sécurité) a eu lieu en juillet 2003 au sommet de
Maputo au Mozambique.
L’Union africaine se compose de plusieurs institutions et organes
politiques, à savoir :
- Le parlement panafricain dont le siège est à Midrand en Afrique
du sud et son président actuel est le camerounais Roger Nkodo
Dang.
- La conférence des chefs d’Etat et des gouvernements qui est
l’organe suprême de l’UA. Les différents présidents qui sont succédé
à la tête de cet organe sont ; voir tableau ci-dessous.
Les présidents successifs de l’Union Africaine.
NOM INVESTITUR FIN DU NATIONALITE
E MANDAT
Thabo Mbeki Juillet 2002 Juillet 2003 Afrique de sud
Joaquim chissano Juillet 2003 Juillet 2004 Mozambique
Olusegun obassandjo Juillet 2004 Janvier 2006 Nigeria
Denis sassou Janvier Janvier 2007 Congo-braza
John kufuor Janvier 2007 Fevrier 2008 Ghana
Jakaya Février 2008 Janvier 2009 Tanzanie
M. Al-kadafi Janvier Fevrier 2010 Libye
Bingu Wa Muthari Ka Février 2010 Janvier 2012 Malawi
Thomas Yayi Boni Janvier 2012 Janvier 2013 Bénin
Hailemarian Desalegn janvier 2013 Janvier 2014 Ethiopie
Mohammed Ould Abdel Janvier 2014 Janvier 2015 Mauritanie
Aziz
Robert Mugabe Janvier 2015 Janvier 2016 Zimbabwe
Idriss Deby Itmo Janvier 2016 Janvier 2017 Tchad
Alpha Condé Janvier 2017 Janvier 2018 Guinée
Conakry
Paul Kagame Janvier 2018 Rwanda
- La commission de l’union africaine est l’autorité exécutive et
dispose également d’un pouvoir d’initiative. Son siège se trouve à
Addis-Abeba en Ethiopie.
Voici la liste des présidents successifs de la commission de l’UA.
NOM INVESTITUDE FIN DU NATIONALITE
MANDAT
Amara Essy Juillet 2002 Juillet Cote d’Ivoire
(dernier
secrétaire
général de
L’OUA)
Alpha Oumar 10 Juillet 2003 Février 2008 Mali
Konare
Jean Ping Février 2008 Juillet 2013 Gabon
Nkosazama Juillet 2013 Juillet 2017 Afrique du sud
Dlamini Zuma
Moussa Faki Juillet 2017 Tchad
Mahamat
- Le conseil exécutif de l’UA est composé des ministres désignés
par les gouvernements des Etats membres.
L’union africaine a adopté un nouvel hymne national appelé l’africaine.
Son emblème comporte un ruban d’or portant de petits anneaux rouges se
chevauchant, de feuilles de palmier qui poussent autour d’un cercle d’or
extérieur et un cercle le intérieur vert, dans lequel l’or est une
représentation de l’Afrique.
Les langues officielles sont l’anglais, l’arabe, le français, l’espagnol, le
portugais et le swahili.
Le swahili est une langue de métissage entre l’arabe et les langues
africaines de la côte orientale. Elle est la langue la plus parlée d’Afrique.
Comme actualité de l’UA, nous retenons le retour du Maroc qui avait quitté
l’OUA en 1984 en protestation à l’adhésion de la république saharaouie
que le Maroc occupe toujours.
Notons que le Zaïre allié du Maroc s’opposa à l’adhésion de la RASD
(République arabe Saharaouie démocratique) à l’OUA et organisa un
boycott de l’organisation de 1984 à 1986. En effet, le président Mobutu
ami du Roi Hassan II justifiait sa position par l’argument suivant : la RASD
qui se dit arabe n’étant pas membre de la ligue arabe ne pouvait
prétendre être membre de l’OUA. Comme les pays membres de l’OUA
soutenaient dans leur majorité la RASD comme pays membre, le Maroc
décida de tourner le dos à cette organisation panafricaine.
Cependant, le 18 juillet 2016, lors du sommet des chefs d’Etat et de
gouvernement organisé à Kigali, le roi Mohammed VI annonca l’intention
pour son pays de réintégrer l’organisation. Le Maroc tablait sur un vote de
la modification des statuts de l’Union africaine, nécessaire à l’expulsion de
la RASD en tant que membre.
Ses buts sont d’œuvrer à la promotion de la démocratie, des droits de
l’homme et du développement à travers l’Afrique, surtout par
l’augmentation des investissements extérieurs par l’intermédiaire du
programme du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique
(NEPAD). Ce programme considère que la paix et la démocratie sont des
préalables indispensables au développement durable. Les objectifs de l’UA
comportent la création d’une banque centrale de développement.
4. QUELQUES POINTS D’ACTUALITE EN AFRIQUE.
Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa, bientôt président de la République.
Après le héros de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela, affectueusement
appelé « Madiba » par ses pairs, décédé le 05/12/2013 à l’âge de 95 ans,
l’Afrique du Sud a connu les présidents suivants issus de la majorité
parlementaire dominée par l’ANC (African National Congres) : Thabo
Mbeki, Jacob Zuma, et bientôt en 2018 Cyril Ramaphosa qui vient d’être
désigné en décembre 2017 comme candidat du parti aux prochaines
élections présidentielles de 2019.
Zimbabwe : Robert Mugabe s’en va.
Après 37 ans de règne, Robert Mugabe âgé de 93 ans a été évincé du
pouvoir le 19 novembre 2017 par les hauts officiers de l’armée et
désapprouvé par son parti qui a préféré investir comme nouveau président
du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa son ancien vice-président.
L’opposant traditionnel au régime en place, Morgan Tvangiraï est rentré au
pays après un long exil afin de participer aux prochaines élections prévues
en 2018.
Angola : La démocratie en marche.
Le MPLA se maintient au pouvoir avec l’élection de João Lourenço en 2017,
un proche du président sortant Eduardo Dos Santos, qui ne ménage pas la
famille de son prédécesseur ; le nouveau président met de côté la fille et
le fils de Dos Santos de la gestion de la chose publique en les ayant
accusés d’enrichissement illicite.
RCA : L’instabilité politique persistante longtemps après l’empereur
Bokasa.
Vers les années 70 quand Bokasa était au pouvoir, la RCA était une
dictature mais un pays politiquement stable. A partir des années 90, le
pays est traversé par des crises multiples et des guerres dont les plus
récentes celles qui ont opposé la SELEKA (musulmane) aux-anti BALAKA
chrétiens et animistes.
La SELEKA, un mouvement armé, a semé la terreur dans l’Oubangui-Chari.
En effet, elle avait dénoncé le président François BOZIZE de n’avoir pas
respecté les accords de Libreville (Gabon) en faisant disparaitre le poste
de ministre de la défense nationale et avait exigé le départ du président.
Elle avait foncé sur Bangui et avait pris le pouvoir avec le président
Michel DJOTODIA, mais le désordre régna dans le pays. On déplora une
guerre civile entre la SELEKA et les milices anti BALAKA. Finalement
l’intervention de l’armée française permit de séparer les belligérants et de
restaurer la paix. Le président Michel DJOTODIA et son premier ministre
Nicolas CHANGAI démissionnèrent le 10 janvier 2014 sous la pression
internationale. Le 21 janvier 2014 le parlement élit madame Catherine
Samba Panza, ancien maire de Bangui président de la république avec
comme mission primordiale de restaurer la paix et l’unité du pays.
Le pape François lors de son passage à Bangui exhorta les centrafricains à
la réconciliation et lança l’année de la miséricorde, les portes de la
cathédrale de Bangui furent ouverte pour l’année jubilaire de la
miséricorde pour tous les chrétiens catholiques du monde, clôturée en
novembre 2016.
MALI : sécession du nord, terreur islamiste et internationalisation du
conflit.
Ce pays est plongé dans le chaos depuis le 17 janvier 2012. Il y a plusieurs
événements successifs, retrait du pouvoir de l’ancien président Amani
Tumani Toure (ATT), coup d’état militaire général Sanogo, conflits armés
entre les bérets rouges et les bérets verts à Bamako, insurrection du nord
avec MNLA (Mouvement national de libération de l’AZAWAD), arrivée dans
le nord des islamistes d’An sardine qui ont supplanté les touaregs du
MNLA et ont instauré la charia et la terreur. Le président de la
réconciliation, Diocounda Traore ne contrôlait que le sud, mais avec
« l’opération serval » sous la conduite de la France, des villes du nord sont
récupérées et les islamistes sont chassés. Le pays menacé de
balkanisation a été réunifié, mais toujours menacé par les terroristes
islamistes dans le nord.
Le Soudan du sud : la guerre civile fait rage.
L’indépendance du Soudan du Sud, capitale Djuba, est intervenue le 09
juillet 2011 à la suite d’un referendum d’autodétermination sous l’égide
des nations unies. Salva Kiir, successeur de John Garang est devenu le
premier président de ce pays. Mais la guerre civile a vite plongé ce jeune
pays riche en pétrole dans l’anarchie et la désolation.
Salva Kiir est opposé dans cette guerre civile à son ancien vice-président
dont les milices vaincues ont trouvé refuge dans le nord de la RDC.
Le Soudan : la stabilité continue.
Le Soudan a une population hétérogène ; au nord les arabes du sud (39%),
au sud les Nilotiques (30%), les Nilo-Hamitiques et les Négroïdes dont les
Bantous. Les Nuba (3%) habitent les montagnes du centre sud. Ils
dominaient ce pays pendant l’Antiquité ; le pays s’appelait alors la Nubie.
Le 1 janvier 1956, le Soudan, capitale Khartoum, est Indépendant après
une longue domination Anglo-égyptienne. Il comprend actuellement le
nord du Soudan, le Sud étant indépendant depuis 2011. Contrairement au
sud, le nord a gardé sa stabilité. Mais son président Omar Hassan El-Béchir
est poursuivi par la cour pénale internationale(CPI) pour les crimes de
guerre commis contre son peuple au Darfour par les milices
Djandjaouides.
Burundi : Nkuruziza se maintient contre vents et marrées.
Le président Burundais pierre Nkuruziza, un Hutu, et le parti de l’aigle font
face à une importante pression internationale depuis 2015. Il lui était
reproché d’avoir brigué un mandat inconstitutionnel, prohibé par les
accords d’Arusha d’Août 2000. Pierre Nkuruziza s’est toutefois représenté
aux élections de 2016 et les a remporté en dépit d’une opposition
visiblement soutenu par l’extérieur. Il a échappé peu après à un coup
d’Etat et a reconquis le pouvoir par les armes.
La communauté internationale l’a accusé d’avoir utilisé des jeunes
miliciens Imbonerakure contre les opposants et des multiples violations de
droit de l’homme nécessitant une enquête internationale et d’éventuelles
poursuites par la CPI. En réaction à cette pression, le Burundi a entamé
des démarches pour quitter la CPI.
La région sahelo-saharienne subi l’extension du « Boko-haram »
« Boko-haram » signifie « la civilisation occidentale est un péché ». Ce
mouvement est né à Maidougouri dans le nord du nigéria dominé par les
musulmans qui ne trouvent aucun intérêt dans l’instruction selon la
formule occidentale qu’il qualifie d’aliénation. Ils ont enlevé les filles de
Chibok les empêchant de poursuivre leurs études.
Le pouvoir d’Abuja a cherché à réprimer ce mouvement islamiste avec
force. Malheureusement, cette répression a produit des effets contraires.
En effet, ce mouvement bénéficie de l’appui populaire des islamistes du
nord du Nigéria, du nord du Cameroun et du Niger. Son leader actuel
Hamed Chekaou a fait allégeance à l’Etat islamique (EI).
Elections apaisées et troublées en Afrique 2010-2018
Parmi les pays africains qui ont vécu des élections apaisées et une
alternance pacifique, nous citons :
Le Sénégal avec l’élection de Macky Sall demeure un pays très
stable politiquement.
La Guinée-Conakry où le président Alpha Conde a été élu au second
tour le 16 novembre 2010, et réélu par la suite. La passation au
pouvoir entre la junte au pouvoir de Sekouba Konate et l’ancien
opposant Conde s’est faite dans le calme.
Le Niger où président Mamadou Youssoufou, opposant de longues
dates, a gagné les élections a remplacé au pouvoir Salou Djibo et
ses collaborateurs putschistes.
La République centrafricaine où le président Faustin Archange
Touadéra a été élu en Mars 2016 et a succédé paisiblement au
président de transition Cathérine Panza.
le Ghana avec l’élection de Nana Akufo Addo
le Nigéria avec l’élection de Mahammadu Buhari, en dépit de la
guerre dans le Nord contre le Boko-Haram.
la Zambie avec l’élection Edgar Lungu.
La tanzanie avec John Pombe Joseph Magufuli depuis le 5/11/2015.
La Zambie avec l’élection d’Edgar Lungu.
L’Angola avec l’élection de Joao Lourenco en 2017.
Le Libéria avec l’élection de Georges Weah, ancien footballeur, qui a
succédé à Ellen Johnson Sirleaf, première femme à être chef d’état
en Afrique moderne.
Niger avec Mahamadu Issoufo réelu pour un second mandat en
2016, etc.
Parmi les pays africains déchirés par les conflits postélectoraux et une
alternance incertaine, nous citons :
Le Niger avec le président Mamadou Tandja, qui après avoir achevé
son mandat constitutionnel s’accrocha au pouvoir en asseyant de
manipuler la constitution. Il fut évincé du pouvoir par le conseil
suprême pour la restauration de la démocratie le 19/02/2010 et
remplacé par Salou Djibo ayant la mission de relancer le pays sous
la voie de la démocratie.
La Côte d’Ivoire où l’ancien président Laurent Bagbo avait refusé
d’admettre sa défaite dans les urnes au deuxième tour contre le
président Alassan Draman Ouattara qui a été proclamé vainqueur
par le conseil constitutionnel et investi par lui. Ouattara a été
proclamé vainqueur par la commission électorale indépendante par
la communauté internationale.
Finalement les Forces Républicaines avaient mené une offensive
depuis le nord et chassé Bagbo et sa femme Simone qui ont été
arrêtés à Abidjan. Mais actuellement la côte d’Ivoire se porte bien et
Ouattara a été réélu pacifiquement pour un second mandat, alors
que Bagbo et son lieutenant Blé goudé sont entendus à la CPI pour
les crimes post électoraux commis dans leur pays.
Le Kenya où les élections présidentielles gagnées par Uhuru
Kenyatta face Raula Ondinga ont débouché sur des violences post
électorales entre les tribus Kikuyu et Luo. Uhuru Kenyatta a été
entendu à ce sujet par la CPI puis relâché. Il vient d’être réélu en
2017 dans une ambiance de tension contre Raula Ondinga qui a
désisté de se présenter au 2ème tour.
Le Gabon où le président Ali Bongo vient d’être réélu en 2017 face à
Jean Ping, l’ancien président de la commission de l’union africaine,
qui conteste sa défaite. Il y a eu des violences post électorales.
Le Congo Brazza où le président Denis Sassou Nguesso a été réélu
mais l’opposant, le pasteur Ntoumi, a contesté la victoire du
président et s’est retranché en brousse pour mener une rébellion.
Libye : Chaos général
Après l’assassinat de Mouammar Khadafi à syrte, le 20 octobre 2011 par
les révolutionnaires du CNT (conseil national de transition), le pays est
plongé dans l’anarchie et le désordre. Plusieurs chefs de guerre font
régner la terreur en lieu et place d’un Etat cohérent. De nombreux
migrants qui transitent par ce pays sont victimes de l’esclavage et sont
vendus comme des choses à la manière de l’époque de la traite des noirs.
Les passeurs livrent à la mer et à la mort les migrants qui veulent
atteindre l’Eldorado européen.
Le sport.
Les XIè jeux africains se sont déroulés à Brazzaville en République du
Congo du 4 au 19 septembre 2015. C’étaient les jeux du cinquantenaire.
La première édition s’était déroulée toujours à Brazza en 1965. Les
prochains auront lieu à Alger en 2018.
Le CHAN (Championnat d’Afrique des Nations) compétition réservée aux
footballeurs africains évoluant sur le continent s’est déroulé au Maroc en
2018 sans la RDC, qui avait remporté les éditions de 2009 en Côte d’Ivoire
et en 2016 au Rwanda. La RDC a été écarté par le Congo dans les
éliminatoires.
La CAN (Coupe d’Afrique des Nations), compétition réservée aux
footballeurs africains locaux et professionnels se déroulera au Cameroun
en 2019, en Côte d’Ivoire en 2021 et en Guinée en 2023.
La CAF (Confédérations africaines de football) dont le siège se trouve en
Egypte a comme président actuel, le malgache Ahmad Ahmad qui a
remplacé à ce poste le camerounais Issa Hayatou.
CHAPITRE III : LE MONDE
1. Les grands problèmes contemporains.
a. « Le printemps arabe » ou « la révolution du Jasma »
Il s’agit de différentes révolutions vécues dans le monde arabe depuis
2011 qui ont conduit à la chute des dictateurs comme ;
- Ben Ali en Tunisie, il est le premier à avoir été chassé par son
peuple.
- Hosni Moubarak en Egypte. Il a été remplacé par Mouhammed Morsi
élu démocratiquement, proche des islamistes, les frères musulmans,
écarté du pouvoir par Al Sissi et jeté à son tour en prison.
- Ali Abdallah Saleh au yemen qui a laissé un pays déchiré par la
guerre civile.
- Mouhammar Kadhafi chassé de Tripoli et assassiné à Syrte.
- La révolte chiite du Bahrein dont le roi est sunnite, a été écrasée par
l’Arabie Saoudite craignant le soutien de l’Iran chiite aux insurgés.
- Seul Bashar Al Assad a réussi à tenir tête aux insurgés de son pays
grâce au soutien de Moscou, mais la Syrie est devenue un vivier des
terroristes de tout bord. Une partie de la Syrie est devenue un vivier
des terroristes de tout bord. Une partie de la Syrie et une de l’Irak
sont devenues un fief de l’Etat islamique (EI).
b. La Cop 21
Il s’agit de la conférence de Paris sur le climat qui a eu lieu du 30
novembre au 12 décembre 2015 au Bourget en France. Elle était à la fois
la 21è conférence des parties (d’où le nom de Cop21) à la convention-
cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la 11 è
conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au
protocole de KYOTO. Le but était d’aboutir à un accord international sur le
climat, applicable à tous les pays et validé par tous fixant une limitation de
réchauffement mondial entre 1,5°C et 2°C d’ici 2100. Les années 2016 et
2017 ont été les années les plus chaudes. La Cop21 devait également
permettre aux pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par
an à partir de 2020, en partie via le Fonds vert pour le climat, afin d’aider
les pays en voie de développement à lutter contre le dérèglement
climatique.
Cet accord international sur le climat a été ratifié par les Etats à New York
le 22 avril 2016 sous l’égide des Nations unies et a désormais un caractère
contraignant.
c. Un nouvel ordre économique mondial.
On assiste vers les années 90 à la fin de la « guerre froide » entre l’Est et
l’Ouest. L’ex URSS (union des républiques socialistes soviétiques) et les
démocraties populaires ont disparu à la suite de la perestroïka (refonte du
système soviétique par Michael Gorbatchev) ; seul le bloc occidental
capitaliste patronné par les Etats unis résiste et fait face à l’émergence de
nouvelles puissances économiques regroupées sous le label de « BRICS »
qui signifie Brésil, Russie, Inde, Afrique du Sud. La chine communiste est
en tête des pays émergents et est pressentie comme la future puissance
économique mondiale d’ici 2050. Elle vient d’ouvrir sa banque de
développement à Changaï pour aider les pays en développement avec
moins de contrainte contrairement aux institutions de Brettons Wood (la
Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International).
d. La non-prolifération des armes nucléaires
Pour empêcher la non-prolifération des armes atomiques qui risquent de
faire détruire la terre en cas du déclanchement d’une guerre mondiale
atomique les grandes puissances militaires mondiales notamment les
Etats-Unis et la Russie ont signé des traités de non-prolifération, dont le
dernier en date vient d’être signe le o8 avril 2010 à Prague(Tchéquie)
entre le président américain, BARAK OBAMA, prix Nobel de paix et son
homologue russe, DIMITRI MEDVEDVE : il s’agit de l’accord Salt II. Les
pourparlers se sont poursuivis à Washington, L’Iran (capitale Téhéran) a à
son tour organisé une contre-conférence à Téhéran le 17 avril 2010 pour
dénoncer l’hypocrisie des grands en demandant la création d’une
commission indépendante pour la lutte contre la prolifération atomique
pour Téhéran le mot d’ordres est « armes nucléaires pour personne,
énergie nucléaire pour tous… »
NB : L’AIEA (Agence internationale de l’énergie) est l’organe spécialisé des
Nations-Unies pour contrôler et ponctionner les Etats qui cherchent à se
doter de l’arme nucléaire.
2. Actualités dans le monde.
a. La question Israelo-arabe
En 1948 les nations unies avaient adopté une résolution créant « deux
Etats jumeaux » ; Israël juif et la Palestine arabe. Mais pour les Arabes,
Israël qu’ils ne reconnaissaient pas, était ‘‘un Etat mort-né’’. A la suite des
conflits Israélo-arabes, la Palestine vaincue fut occupée malgré la
résistance de Yasser ARAFAT chef de l’OLP (Organisation pour la Libération
de la Palestine). Mais l’UNESCO reconnut la Palestine comme Etat
membre en 2011.
Le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme
capitale d’Israël provoquant une vive protestation du monde arabe et des
palestiniens qui veulent aussi que Jérusalem soit leur capitale.
b. La Francophonie
La Francophonie désigne l’ensemble des personnes et des institutions qui
utilisent le français comme langue maternelle, langue d’usage, langue
administrative, langue d’enseignement ou langue choisie.
L’organisation internationale de la francophonie (OIF) est une personne
morale de droit international public et possède une personnalité jurique,
dont le siège est à paris (France). Elle a été créée par la convention de
Niamey du 20 mars 1970 sous l’appellation d’Agence de coopération
culturelle et technique (ACCT). La journée du 20 mars est célébrée comme
de la francophonie.
Le secrétaire générale de la Francophonie qui est la plus haute
responsable de l’OIF, Michaelle Jean (de nationalité canadienne et de
souche haïtienne) a été désignée à ce poste par le sommet de la
francophonie en 2014 à Dakar (Sénégal) en remplacement d’Abdou Diouf,
l’ancien président sénégalais et secrétaire général.
c. « Le Brexit » (ou British Exit)
Il s’agit de la sortie de la Grande-Bretagne de l’union européenne, un
processus en cours qui a commencé le 23/06/2016, lors d’un référendum
organisé par l’ancien premier ministre David Cameron. L’actuel premier
ministre Theresa May continue ce projet. L’insularité de la Grande-
Bretagne par rapport au continent européen la prédispose à rechercher
toujours son originalité.
d. Le Japon : Les effets néfastes du nucléaire.
Le séisme et le Tsunami ont frappé le 11 mars 2011 la région Nord-est du
Japon et ont fait plus de 10.000 morts et près de 17000 disparus.
Conséquences ; la centrale nucléaire de FUKUSHIMA a été sérieusement
endommagée et dégage une population radioactive dans l’atmosphère et
dans la mer.
e. La Birmanie (Myanmar) : les Rohingyas exclus et
pourraient être victimes de crime contre l’humanité.
La minorité musulmane birmane n’est pas acceptée dans son pays. Plus
de 400 000 réfugiés Rohingyas se trouvent déjà en Bengladesh voisin
après avoir fui des vagues de violences de l’armée. La vie des Rohingyas
dans ce pays musulman est exécrable dans les camps des réfugiés.
AUNG SUN SUU KYI, autorité influente birmane, ancien opposant à la junte
militaire, longtemps soutenue par l’occident a été appelé à peser de son
poids pour le retour des réfugiés dans leur milieu d’origine.
f. La Corée du nord (cap Pyongyang) : un état voyou
selon les américains
Elle est communiste. Elle présente une menace avec son projet nucléaire
et de conquête de l’espace. Son président KIM JONG-UN a succédé à son
défunt père KIM JONG-IL décédé le 19 décembre 2011 et poursuit la
politique de ses prédécesseurs, malgré l’embargo international et la
pression de l’AIEA (l’Agence International à l’Energie atomique). Trump,
l’actuel président américain, se préoccupe de résoudre définitivement
cette question, ce qui a provoqué des relations tendues entre les Etats
unis et la Corée du Nord.
g. Les langues les plus parlées dans le monde
Les dix langues les plus parlées dans le monde selon le critère de langue
première sont :
1. Le mandarin (chinois)
2. Hindi
3. Anglais
4. Espagnol
5. Arabe
6. Malais indonésien
7. Portugais
8. Français
9. Bengali
10. Russe
Les dix autres langues ayant le plus grand nombre de locuteurs dans le
monde sont :
1. Mandarin
2. Anglais
3. Hindi
4. Espagnol
5. Russe
6. Arabe
7. Bengali
8. Portugais
9. Malais Indonésie
10. Français.
h. Actualités sportives
Les jeux olympiques
Les jeux se déroulent tous les 4 ans dans une ville précise. Voici quelques
villes choisies pour accueillir ces jeux à une période récente: Londres
(2012), Rio de Janeiro du 5 au 21 août 2016, Tokyo du 24 juillet au 9 août
2020 et Paris en 2024.
La Fifa (Fédération internationale de Football association) a un
nouveau président depuis le 26 février 2016, l’italo-suisse Gianni
Infantino en remplacement du suisse Sepp Blater démissionnaire
éclaboussé dans un scandale de corruption.
La Fifa organise plusieurs compétitions dont la coupe du monde de
Football, la coupe de confédération et la coupe du monde des clubs.
La coupe du monde de Football est organisée chaque 4 ans dans un
pays choisi dont les plus récents sont : Brésil (2014), Russie (2018)
et Qatar (2022).
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE...............................................................................................................................1
DEDICACE................................................................................................................................2
AVANT-PROPOS......................................................................................................................3
INTRODUCTION......................................................................................................................4
CHAPITRE I. LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO......................................5
1. L’espace et les hommes...........................................................................................5
a. Présentation générale......................................................................................................5
b. Relief et Géomorphologie...............................................................................................7
d. Hydrologie....................................................................................................................11
e. Les parcs nationaux....................................................................................................14
f. Les hommes et les langues.........................................................................................16
2. Les aspects économiques......................................................................................19
3. SYNTHESE DE L’HISTOIRE DU CONGO..............................................................21
a) La genèse de l’état indépendant du Congo (1885-1908).............................................21
b). Evolution du Congo Belge..........................................................................................26
c. Le Congo Indépendant (1960 à nos jours)...................................................................34
4. Actualité En RDC.......................................................................................................42
a. Les guerres récurrentes de l’Est et les nouvelles dispositions de paix.......................42
b. Accords et désaccords............................................................................................44
c. De la Monuc à la MONUSCO...................................................................................46
La MONUC...........................................................................................................46
La MONUSCO.....................................................................................................47
d. Actualité culturelle.................................................................................................48
e. Actualité religieuse.....................................................................................................49
CHAPITRE II : L’AFRIQUE APRES 1945.............................................................................50
1. LES MOUVEMENTS D’EMANCIPATION EN AFRIQUE.......................................50
1. Les Etats africains qui n’ont pas connu de colonisation.........................................50
2. Les causes de la décolonisation..............................................................................50
3. Décolonisation en Afrique anglaise........................................................................51
4. En Afrique française...............................................................................................53
5. En Afrique Belge....................................................................................................53
6. Les territoires sous tutelle.......................................................................................54
7. Afrique portugaise et espagnole.............................................................................55
2. LISTE DES ETATS MODERNES AFRICAINS ET DES ELEMENTS
D’IDENTIFICATION..........................................................................................................57
3. ORGANISATIONS SOUS-REGIONALE ET PANAFRICAINE...............................60
a. LA CIRGL..................................................................................................................60
b. LA CEPGL.............................................................................................................61
c. La SADC....................................................................................................................62
États membres................................................................................................................62
d. Le COMESA..........................................................................................................63
e. La CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest)...............64
f. Organisation de l’unité africaine................................................................................64
g. L’Union Africaine..................................................................................................65
4. QUELQUES POINTS D’ACTUALITE EN AFRIQUE...............................................68
CHAPITRE III : LE MONDE..................................................................................................75
1. Les grands problèmes contemporains............................................................................75
a. « Le printemps arabe » ou « la révolution du Jasma »...............................................75
b. La Cop 21...............................................................................................................75
c. Un nouvel ordre économique mondial.......................................................................76
d. La non-prolifération des armes nucléaires..............................................................76
2. Actualités dans le monde...............................................................................................77
a. La question Israelo-arabe...........................................................................................77
b. La Francophonie.....................................................................................................77
c. « Le Brexit » (ou British Exit)...................................................................................78
d. Le Japon : Les effets néfastes du nucléaire............................................................78
e. La Birmanie (Myanmar) : les Rohingyas exclus et pourraient être victimes de crime
contre l’humanité..............................................................................................................78
f. La Corée du nord (cap Pyongyang) : un état voyou selon les américains.................78
g. Les langues les plus parlées dans le monde............................................................79
h. Actualités sportives.................................................................................................79
TABLE DES MATIERES........................................................................................................81