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SAHTOUT Naziha

Ce mémoire présente une étude sur l'optimisation de l'aération et de la clarification dans les stations d'épuration à boues activées de Souk-Ahras et Sedrata. L'objectif est d'analyser les performances de ces stations pour améliorer la décantabilité des boues, en tenant compte des problèmes biologiques rencontrés. Les résultats montrent un bon fonctionnement de la station de Sedrata, tandis que celle de Souk-Ahras fait face à des difficultés d'exploitation.

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SAHTOUT Naziha

Ce mémoire présente une étude sur l'optimisation de l'aération et de la clarification dans les stations d'épuration à boues activées de Souk-Ahras et Sedrata. L'objectif est d'analyser les performances de ces stations pour améliorer la décantabilité des boues, en tenant compte des problèmes biologiques rencontrés. Les résultats montrent un bon fonctionnement de la station de Sedrata, tandis que celle de Souk-Ahras fait face à des difficultés d'exploitation.

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‫وزارة اﻟﺘﻌﻠﯿﻢ اﻟﻌﺎﻟﻲ واﻟﺒﺤﺚ اﻟﻌﻠﻤﻲ‬

BADJI MOKHTAR-ANNABA UNIVERSITY


UNIVERSITE BADJI MOKHTAR-ANNABA ‫ﺟﺎﻣﻌﺔ ﺑﺎﺟﻲ ﻣﺨﺘﺎر – ﻋﻨﺎﺑﺔ‬

Faculté des Sciences de l’Ingéniorat


Département de Génie des Procédés

MEMOIRE

Présenté en vue de l’obtention du diplôme de MAGISTER

Etude de station de traitement des eaux à boues activées : Optimisation de


l’aération et la clarification en vue d’une bonne décantabilité des boues

Option :
Génie des Procédés

Par
Mme SAHTOUT Naziha née SID
Ingénieur d’État en Génie Chimique

DEVANT LE JURY

TIFOUTI Lakhdar Pr Université de Annaba Président


ZERDAOUI Mostafa Pr Université de Annaba Rapporteur
BOUHIDEL Kamel-Eddine Pr Université de Batna Examinateur
HAMDAOUI Oualid Pr Université de Annaba Examinateur

Année 2012
REMERCIEMENTS

Ce mémoire est présenté en vue de l’obtention du diplôme de MAGISTER.

Je tiens à remercier :

Monsieur ZERDAOUI Mostefa, pour m’avoir encadrée durant toutes ces


années, fait partager ses connaissances scientifiques, et m’avoir prodiguée ses conseils
avisés, souvent avec humour.

Monsieur TIFOUTI Lakhadar, président de jury, et Mr HAMDAOUI Oualid ,


BOUHIDEL Kamel-Eddine membres de jury, pour avoir accepté de bien vouloir juger mon
mémoire, et y avoir contribué par ses remarques et ses corrections.

Monsieur ABDELHAK GheidProfesseur à l’université de S/A, pour son aide


et ses conseils utiles.

J’adresse aussi mes remerciements à toutes les personnes, qui, de près ou de loin, ont
contribué à l’élaboration de ce mémoire.
Dédicaces

Je dédie ce mémoire à ma mère et mon père

pour leur soutien tant

moral que physique à mon cher mari Sofiane,

ma sœur Wahiba mes

frères Allaoua, Fayça, Sabri et particulièrement

Billel

et toute ma belle-famille à toutes mes amies.

Je le dédie aussi à mon encadreur Mr

ZERDAOUI Mostefa pour son soutien

indéniable
Etude de la station de traitement des eaux à boues activées : Optimisation de
l’aération et la clarification en vue d’une bonne décantabilité des boues

Résumé

Les problèmes biologiques, encore fréquents, limitent la fiabilité des stations


d'épuration à boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur maîtrise est
parfois délicate pour les opérateurs chargés d'assurer le bon fonctionnement des
installations.

Dans la wilaya de Souk-Ahras, il existe deux stations d’épuration à boues activées :


STEP de Souk-Ahras et STEP de Sedrata. Elles sont alimentées par un réseau unitaire.

L’objectif recherché dans notre travail est l’étude et le diagnostic des deux stations
d’épuration à boues activées, l’étude et le contrôle de différents paramètres de
performance de l’aération et clarification pour obtenir une bonne décantation des boues
selon le fonctionnement des deux STEP.

Ensuite une observation microscopique de la boue activée pour les STEP (Souk-
Ahras et Sedrata) pendant une période de trois mois pour détecter différentes espèces
protozoaires et métazoaires et vérifier la présence ou l’absence de bactéries
filamenteuses qui sont à l’origine des problèmes de décantation au niveau du
clarificateur.

Notre étude montre un bon fonctionnement et une exploitation de la STEP de


Sedrata, alors que celle de Souk-Ahras, rencontre certains problèmes liés à une
mauvaise exploitation.

Mots clé : eau usée, traitement biologique, aération et transfert d’oxygène, décantation,
bactérie filamenteuse.
Study of water treatment plant activated sludge: Optimization of aeration and
clarification to a good settling of sludge

Abstract

Biological problems, yet common, limited reliability of treatment plants using


activated sludge. Complex in their understanding, control is sometimes difficult for
operators to ensure the smooth operation of the facility.

In the wilaya of Souk-Ahras, there are two treatment plants activated sludge:
WWTP Souk-Ahras and WWTP Sedrata, both are provided by a network feed unit.

The aim of our work is the study and diagnosis of the treatment plants with
activated sludge, the study and control of various performance parameters of aeration
and clarification to achieve a good settling of sludge and operation of these WWTP.

Then there is the microscopic observation of sludge for the WWTP (Souk-ahras
and Sedrata) for a period of three months to detect different species of protozoa and
metazoan, in the presence or absence of filamentous bacteria causing major problems
settling in the clarifier.

Our study has mounted a good function and operation of the WWTP Sedrata,
wile that of Souk-Ahras, encounter some problems due to improper operation.

Keywords: wastewater treatment, biological treatment, aeration and oxygen transfer,


settling, filamentous bacteria.
‫ﺩﺭﺍﺴﺔ ﻤﺤﻁﺔ ﺍﻝﺼﺭﻑ ﺍﻝﺼﺤﻲ ﺫﺍﺕ ﻁﻴﻨﺔ ﻨﺎﺸﻁﺔ ‪ :‬ﻋﻘﻠﻨﻪ ﺍﻝﺘﻬﻭﻴﺔ ﻭﺤﻭﺽ ﺍﻝﺘﺭﺴﻴﺏ ﻤﻥ ﺃﺠل ﺘﺭﺴﺏ‬
‫ﺠﻴﺩ ﻝﻠﻁﻴﻨﺔ ﺍﻝﻨﺎﺸﻁﺔ‬

‫ﻤﻠﺨﺹ‬

‫ﺍﻝﻤﺸﺎﻜل ﺍﻝﺒﻴﻭﻝﻭﺠﻴﺔ ﺠﺩ ﻤﺘﻜﺭﺭﺓ ﻭ ﻤﻌﻘﺩﺓ‪ ,‬ﻓﻬﻲ ﺘﺤﺩ ﻤﻥ ﻤﺭﺩ ﻭﺩﻴﺔ ﻤﺤﻁﺎﺕ ﺍﻝﺼﺭﻑ ﺍﻝﺼﺤﻲ ‪,‬ﻓﻤﻥ‬
‫ﺍﻝﺼﻌﺏ ﺍﻝﺘﺤﻜﻡ ﻓﻲ ﻤﺭﺍﻗﺒﺔ ﻀﻤﺎﻥ ﺤﺴﻥ ﺘﺸﻐﻴﻠﻬﺎ‪.‬‬

‫ﻴﻭﺠﺩ ﻓﻲ ﻭﻻﻴﺔ ﺴﻭﻕ ﺃﻫﺭﺍﺱ ﻋﺩﺓ ﻤﺤﻁﺎﺕ ﻝﺘﺼﻔﻴﺔ ﺍﻝﻤﻴﺎﻩ ﺍﻝﻤﺴﺘﻌﻤﻠﺔ ﻤﻨﻬﺎ ﻤﺤﻁﺔ ﺍﻝﺘﻁﻬﻴﺭ ﺴﻭﻕ‬
‫ﺃﻫﺭﺍﺱ ﻭ ﻤﺤﻁﺔ ﺍﻝﺘﻁﻬﻴﺭ ﺴﺩﺭﺍﺘﺔ‪,‬ﺤﻴﺙ ﻴﺯﻭﺩﻫﻤﺎ ﺸﺒﻜﺔ ﺃﺤﺎﺩﻴﺔ ﻝﻤﻴﺎﻩ ﺍﻝﺼﺭﻑ ﺍﻝﺼﺤﻲ‪.‬‬

‫ﺍﻝﻬﺩﻑ ﻤﻥ ﻋﻤﻠﻨﺎ ﻫﻭ ﺩﺭﺍﺴﺔ ﻭ ﺘﺸﺨﻴﺹ ﻫﺎﺘﻴﻥ ﺍﻝﻤﺤﻁﺘﻴﻥ ﻝﻠﺼﺭﻑ ﺍﻝﺼﺤﻲ‪ ,‬ﺩﺭﺍﺴﺔ ﻭ ﻤﺭﺍﻗﺒﺔ‬
‫ﻤﺨﺘﻠﻑ ﺍﻝﻌﻨﺎﺼﺭ ﺍﻝﺘﻲ ﺘﺅﺜﺭ ﻋﻠﻰ ﺍﻝﺘﻬﻭﻴﺔ ﺤﻭﺽ ﺍﻝﺘﺭﺴﻴﺏ ﻝﺘﺤﻘﻴﻕ ﺘﺭﺴﺏ ﺠﻴﺩ ﻝﻠﺤﻤﺎﺓ ﻭ ﺍﻝﺴﻴﺭ ﺍﻝﺤﺴﻥ‬
‫ﻝﻬﺫﻩ ﺍﻝﻤﺤﻁﺎﺕ ﺍﻝﻤﻌﺎﻝﺠﺔ‪.‬‬

‫ﺍﻝﺩﺭﺍﺴﺔ ﺍﻝﻤﺠﻬﺭﻴﺔ ﻝﻠﻁﻴﻨﺔ ﺍﻝﻨﺎﺸﻁﺔ ﻝﻜل ﻤﻥ ﻫﺎﺘﻴﻥ ﺍﻝﻤﺤﻁﺘﻴﻥ ﻝﻤﺩﺓ ﺜﻼﺜﺔ ﺃﺸﻬﺭ‪,‬ﻭ ﺫﻝﻙ ﻝﻠﻜﺸﻑ ﻋﻥ‬
‫ﺃﻨﻭﺍﻉ ﻤﺨﺘﻠﻔﺔ ﻤﻥ ﺍﻝﺒﻜﺘﻴﺭﻴﺎ ﻭ ﺨﺎﺼﺔ ﻤﻨﻬﺎ ﺍﻝﺒﻜﺘﻴﺭﻴﺎ ﺍﻝﺨﻴﻁﻴﺔ ‪,‬ﺤﻴﺙ ﻫﺫﻩ ﺍﻷﺨﻴﺭﺓ ﺘﺴﺒﺏ ﻤﺸﺎﻜل ﻜﺒﻴﺭﺓ ﻓﻲ‬
‫ﺤﻭﺽ ﺍﻝﺘﺭﺴﺏ ﻭ ﺤﻭﺽ ﺍﻝﺘﻬﻭﻴﺔ ﻤﻤﺎ ﻴﺅﺜﺭ ﺴﻠﺒﺎ ﻋﻠﻰ ﻤﺭﻭﺩﻴﺔ ﺍﻝﻤﺤﻁﺔ‪.‬‬

‫ﻨﺘﺎﺌﺞ ﻫﺫﺍ ﺍﻝﺒﺤﺙ ﺃﻅﻬﺭﺕ ﺃﻥ ﻤﺤﻁﺔ ﺍﻝﺘﻁﻬﻴﺭ ﻝﻠﺼﺭﻑ ﺍﻝﺼﺤﻲ ﺴﺩﺭﺍﺘﺔ ﺘﻌﻤل ﺠﻴﺩﺍ ﻤﻘﺎﺭﻨﺔ ﺒﻤﺤﻁﺔ‬
‫ﺍﻝﺼﺭﻑ ﺍﻝﺼﺤﻲ ﺴﻭﻕ ﺃﻫﺭﺍﺱ ﺤﻴﺙ ﺘﻭﺍﺠﻪ ﺒﻌﺽ ﺍﻝﻤﺸﺎﻜل ﺒﺴﺒﺏ ﺴﻭﺀ ﺍﻻﺴﺘﻐﻼل‪.‬‬

‫ﺍﻝﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻝﺩﺍﻝﺔ‪ :‬ﻤﻴﺎﻩ ﺍﻝﺼﺭﻑ ﺍﻝﺼﺤﻲ‪,‬ﺍﻝﻤﻌﺎﻝﺠﺔ ﺍﻝﺒﻴﻭﻝﻭﺠﻴﺔ‪ ,‬ﺤﻭﺽ ﺍﻝﺘﻬﻭﻴﺔ ﻭﺘﺤﻭﻴل ﺍﻷﻜﺴﺠﻴﻥ‪,‬ﺤﻭﺽ‬
‫ﺍﻝﺘﺭﺴﺏ‪,‬ﺍﻝﺒﻜﺘﻴﺭﻴﺎ ﺍﻝﺨﻴﻁﻴﺔ‪.‬‬
Liste des Figures

LISTE DES FIGURES

Chapitre I
Figure I-1 : procédé de traitement par boues activées 3
Figure I-2 : Les différentes étapes de la métabolisation de la pollution azotée 10
Figure I-3: Principales étapes de la déphosphatation biologique 11
Figure I-4 : Performances épurations en fonction de la charge 12

Chapitre II

Figure II-1: Turbine lentes ouvertes 15


Figure II-2 : Aérateur de brosse 16
Figure II-3: Turbine de surface à vitesse lente 16
Figure II-4 : Aérateur de fond TA de ABS 17
Figure II-5 : Ventoxal d’Air Liquide 18
Figure II-6 : Systèmes d’aération par air surpressé 19
Figure II-7 : Etapes et résistances pour transfert d’oxygène a partir des bulles de 21
gaz dans la cellule
Figure II-8 : Représentation schématique du profil de concentration selon la 23
théorie des deux film.

Chapitre III

Figure III-1 : Coupe verticale du clarificateur-épaississeur CPM 28


Figure III-2 : Coupe verticale du clarificateur- épaississeur CPB 29
Figure III-3 : Coupe verticale du décanteur- épaississeur CFS 29
Figure III-4 : Vue en perspective du décanteur à lit de boues Pulsator 31
Figure III-5 : Coupe verticale du clarificateur-épaississeur à lit de boues 31
Clariflux (Neyrtec)
Figure III-6 : Coupe verticale du décanteur à recirculation de boues 32
Densadeg (Degrémont)
Figure III-7 : Schéma d’un décanteur circulaire classique 33
Figure III-8 : Coupe verticale d’un décanteur à traction par câbles 34
Figure III-9 : Schéma de dispositif de raclage par des lames fixées aux 35
Bras par des tiges (Dorr-Oliver)
Figure III-10 : Coupe verticale du décanteur-épaississeur Hi-Capacity (Eimco) 35

Chapitre V

Figure V-1 : Concentration en MES à l’entrée et à la sortie de la STEP de 53


Souk-Ahras durant l’année 2009
Figure V-2 : Pourcentage d’abattement de la MES de la STEP de 54
Souk-Ahras pendant l’année 2009

I
Liste des Figures

Figure V-3 : DCO à l’entrée et à la sortie de la STEP de Souk-Ahras durant 54


l’année 2009
Figure V-4 : Pourcentage d’abattement de la DCO de la STEP de 55
Souk-Ahras pendant l’année 2009
Figure V-5 : DBO5 à l’entrée et à la sortie de la STEP de Souk-Ahras 55
durant l’année 2009
Figure V-6 : Pourcentage d’abattement de la DBO5 de la STEP de la 56
Souk-Ahras pendant l’année 2009
Figure V-7 : Concentration en NH4+ à l’entrée et à la sortie de la 57
STEP de Souk-Ahras
Figure V-8 : Pourcentage d’abattement de NH4+ de la STEP de la 57
Souk-Ahras pendant l’année 2009
Figure V-9 : Concentration en NO3- à l’entrée et à la sortie de la STEP de 58
Souk-Ahras durant l’année 2009
Figure V-10 : Pourcentage d’abattement de NO3- de la STEP de 58
Souk-Ahras pendant l’année 2009
Figure V-11 : Concentration en PO4- à l’entrée et à la sortie de la STEP de 59
Souk-Ahras durant l’année 2009
Figure V-12 : Pourcentage d’abattement de PO43- de la STEP de 59
Souk-Ahras pendant l’année 2009
Figure V-13: Couche de mousse biologique en surface de bassin d’aération 63
de la STEP de Souk-Ahras
Figure V-14 : Test de décantation : présence de flottants (STEP de Souk-Ahras) 63
Figure V-15 : Observation microscopique des différents échantillons de boues 64
activées à l’état frais (bactérie filamenteuse NACARDIO – contraste de
phase 1000X)
Figure V-16: Observation microscopique des différents échantillons de boues 64
activées à coloration de GRAM (bactérie filamenteuse MICROTHIX
PARVICELLA, contraste de phase 1000X)
Figure V-17: Observation microscopique des différents échantillons de boues 64
activées à coloration de Bleu de Méthylène (bactérie filamenteuse MICROTHIX
PARVICELLA contraste de phase 1000X)
Figure V-18: NEMATODE. Contraste de phase 1000X 65
Figure V-19 : ZOOTHMUIM Contraste de phase 100X 65
Figure V-20 : ASPIDISCA, ZOOTHMUIM Contraste de phase 100X 65
Figure V-21 : EPISTYLI Contraste de phase 1000X 65
Figure V-22 : DIPLOMONADIDA Contraste de phase 1000X 65

Chapitre VI

Figure VI-1 : Concentration en MES à l’entrée et à la sortie de la STEP de 69


SEDRATA durant l’année 2009

II
Liste des Figures

Figure VI-2 : Pourcentage d’abattement de la MES de la STEP de SEDRATA 69


pendant l’année 2009
Figure VI-3 : DCO à l’entrée et à la sortie de la STEP de SEDRATA 70
durant l’année 2009
Figure VI-4 : Pourcentage d’abattement de la DCO de la STEP de SEDRATA 70
pendant l’année 2009
Figure VI-5 : DBO5 à l’entrée et à la sortie de la STEP de SEDRATA 71
durant d’année 2009
Figure VI-6 : Pourcentage d’abattement de la DBO5 de la STEP de SEDRATA 72
pendant l’année 2009
Figure VI-7 : Concentration en NH4+ à l’entrée et à la sortie de la STEP de 72
SEDRATA
Figure VI-8 : Concentration en NO3- à l’entrée et à la sortie de la STEP de 73
SEDRATA durant l’année 2009
Figure VI-9 : Pourcentage d’abattement de NH4+ de la STEP de SEDRATA 73
Figure VI-10 : Pourcentage d’abattement de NO3- de la STEP de SEDRATA 74
pendant l’année 2009
Figure VI-11 : Concentration en PO43- à l’entrée et à la sortie de la STEP 74
de SEDRATA durant l’année 2009
Figure VI-12 Pourcentage d’abattement de PO43- de la STEP de SEDRATA 75
pendant l’année 2009
Figure VI-13: MONA Contraste de phase 1000X 78
Figure VI-14: ARCELLA Contraste de phase 1000X 78
Figure VI-15: VAGINOCOLA Contraste de phase 1000X 78
Figure VI-16 : OXYTRICHES Contraste de phase 1000X 78
Figure VI-17 : COLURELLA Contraste de phase 1000X 78

III
Liste des Tableaux

LISTE DES TABLEAUX


Chapitre I
Tableau I.1 : Mise en œuvre des différentes technologies à cultures libres 6
Tableau I-2 : Performances épuratoires et temps de séjour en aération des eaux 13
résiduaires urbaines pour les différents procédés

Chapitre II

Tableau II-1 : Valeurs de α et β pour les différents types de traitement par boues activées 24
Tableau II-2 : Facteurs de correction du transfert d’oxygène en eau claire/liqueur mixte 26
Chapitre III

Tableau III-1 : Caractéristiques dimensionnelles des clarificateurs- épaississeurs 28


et des décanteurs- épaississeurs Degrémont CPM, CPB et CFS

Chapitre IV

Tableau IV-1: Table de conversion pour mesurer la DBO5 42


Tableau IV-2 : Valeurs seuil de l’indice de boue 44

Chapitre V

Tableau V- 1 : Caractéristiques des eaux brutes de la STEP de Souk-Ahras 51


Tableau V- 2 : Débits des eaux brutes de la STEP de Souk-Ahras 51
Tableau V- 3 : Caractéristiques du processus de l’installation : Très faible charge 52
massique de boues
Tableau V- 4: Valeurs annuelles de rendements des paramètres de pollution 60
de l’année 2009 de la STEP de Souk-Ahras
Tableau V-5: La charge massique de la station de Souk-Ahras 60
Tableau V-6: Les valeurs de l’âge des boues de la STEP Souk-Ahras 61
Tableau V-7 : Les valeurs de l’indice de boue de la STEP Souk-Ahras 61
Tableau V8: Les valeurs de la vitesse ascensionnelle de clarificateur 62
de la STEP de Souk-Ahras
Tableau V-9 : Observation microscopique de boue activée de la STEP de Souk-Ahras 63

Chapitre VI

Tableau VI- 1 : Caractéristiques des eaux brutes de la STEP de SEDRATA 67


Tableau VI- 2 : Débits des eaux brutes de la STEP de SEDRATA 67
Tableau VI- 3: Valeurs annuelles de rendements des paramètres de pollution 75
de l’année 2009 de la STEP de Sedrata
Tableau VI-4 : Les valeurs de la charge massique de la station de SEDRATA 76
Tableau VI-5 : Les valeurs de l’âge des boues de la STEP de SEDRATA 76
Tableau VI-6 : Les valeurs de l’indice de boue de la STEP SEDRATA 77
Tableau VI-7 : Les valeurs de la vitesse ascensionnelle de clarificateur 77
de la STEP de SEDRATA
Tableau VI-8: Observation microscopique de boue activée de la STEP de SEDRATA 78

IV
Table des matières

TABLE DES MATIERES

Liste des figures I


Liste des tableaux IV
Introduction générale 1

Chapitre I : PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT D’UNE STEP A BOUES


ACTIVEES

I.1 Principe 3
I.2. Les étapes de traitement 3
I.2.1. Les prétraitements 3
I.2.1.1. Dégrillage 3
I.2.1.2. Dessablage 4
I.2.1.3. Dégraissage-Déshuilage 4
I.2.2. Traitement primaire 4
I.2.3. Traitement secondaire 5
I.1.3.1.Procédé à cultures libres 5
I.1.3.1.1. Description 5
I.1.3.1.2. Composition et propriétés du floc biologique 6
I.1.3.1.3. Type de croissance des bactéries 7
a) Dispersée 7
b) Floculée 8
c) Filamenteuse 8
I.2.4. Traitement tertiaire 8
I.2.5. Traitement des boues 9
I.2.6. Autosurveillance 9
I.3. Elimination de la pollution azotée 9
a) L’ammonification 9
b) L’assimilation 10
c) La nitrification 10
d) La dénitrification 10
I.4. Mécanisme de l’élimination biologique du phosphate 10
a) Zone anaérobie 11
b) Zone aérobie 11
I.5. Grandeurs caractéristiques du traitement biologique 11
I.5.1. Facteurs lies à l’épuration biologique 11
I.5.1.1. Charge massique 12
I.5.1.2. Charge volumique 12
I.5.1.3 Age des boues 12
I.5.1.4. Production journalière de boues 13

Chapitre II : LES SYSTEMES D’AERATION DES STATIONS D’EPURATION A


BOUES ACTIVEES

II.1. Aérateurs de surface 14


II.1.1. Aérateurs à vitesse lente 14
II.1.1.1. Aérateur à vitesse lente à axe vertical 14
II.1.1.2. Aérateur à vitesse lente à axe horizontal 15
II.1.2 Aérateurs à vitesse rapide 16

V
Table des matières

II.1.2.1. Aérateur à vitesse rapide à axe vertical 16


II.1.2.2. Aérateur à vitesse rapide à axe horizontal 17
II.2. Aérateurs de fond 17
II.3. Hydroejecteurs 18
II.4. Aérateurs par air surpressé 18
II.5. Aérateurs mixtes : Fonction aération /agitation séparée 20
II.6. Condition requise pour le brassage des systèmes d’aération 20
II.7. Performance des systèmes d’aération 20
II.7.1. Notion de transfert d’oxygène 20
II.7.2. Etape impliquées dans le processus de transfert d’oxygène 21
II.7.3. Equation du transfert d’oxygène 21
II.7.4. Détermination expérimentale du coefficient de transfert de masse volumétrique 23
II.7.5. Détermination du coefficient de transfert de masse globale de l’aération à l’état non 24
stationnaire de l’eau du robinet
II.7.6. Aération à l’état non stationnaire de la liqueur de boues activées 25
II.7.7. Capacité d’oxygénation 25
II.7.8. Effet des caractéristiques des eaux usées sur le transfert de l’oxygène 26

Chapitre III : LES SYSTEMES DE DECANTATION ET LES PROBLEMES DE


DECANTATION

III.1. Différents types des décanteurs 27


III.1.1. Décantation d’ultrafines en suspension diluée 27
III.1.1.1. Décanteur statistique 27
III.1.1.2. Décanteur accéléré 29
III.1.1.2.1. Décanteur à lit de boues et recirculation de boues 30
III.1.1.2.2. Décanteurs à plaques et tubes 32
III.1.2.2. Décanteur –épaississeurs de suspension 33
III.1.2.1. Décanteurs circulaires classiques 33
III.1.2.2. Décanteurs circulation à étages 35
III.1.2.3. Décanteurs circulation à courants antagonistes 36
III.1.2.4. Décanteurs rectangulaires 36
III.2. Typologie des difficultés de décantation 36
III.2.1. Les Principaux problèmes de décantation 36
III.2.1.1. Les difficultés liées à la floculation des boues 37
III.2.1.1.1. Croissance dispersée 37
III.2.1.1.2. Défloculation 37
III.2.1.2. Les difficultés liées à la densité des boues 37
III.2.1.2.1. Fermentation des boues 37
III.2.1.2.2. Dénitrification « sauvage » dans le décanteur 37
III.2.1.2.3. Mousses stables 38
III.2.1.3. Difficultés liées à la compaction des boues 39
III.2.1.3.1. Gestion de la concentration des boues 39
III.2.1.3.2. Le foisonnement 39
III2.1.3.2.1. Les cause de foisonnement 39
III.2.1.3.2.2. Les principaux mécanismes de développement des germes filamenteux 40

VI
Table des matières

Chapitre IV : MATERIELS ET METHODES

IV.1. Méthodes d’analyses des paramètres de pollution 41


IV.1.1. Matières en suspension (MES) 41
IV.1.2. Demande biologique en oxygène (DBO5) 41
IV.1.3. Demande chimique en oxygène (DCO) 42
IV.1.4. Ammonium (NH4+) 42
IV.1.5. Nitrate (NO3-) 43
IV.1.6. Phosphate (PO34-) 43
IV.2. Détermination expérimentale de l’indice de boues 43
IV.2.1. Définition de l’indice de boue (IB) 43
IV.2.2. Matériels 45
IV.2.3. Protocole de calcul 45
IV.2.4. Exemple de calcul 46
IV.3. Vitesse ascensionnelle 46
IV.3.1. Définition de la vitesse ascensionnelle 46
IV.3.2. Exemple de calcul de la vitesse ascensionnelle 47
IV.4. Détermination les paramètres fondamentaux du clarificateur 47
IV.4.1 Calcul de la charge massique (Cm) 47
IV.4.2. Calcul de la production journalière de boues (ΔMES) 48
IV.4.3. Calcul de l’âge de boues (A) 48
IV.5. Observations microscopiques des boues 49
IV.5.1. Observation à l’état frais 49
IV.5.2. Procédure de la coloration de GRAM 49
IV.5.3. Procédure de la coloration de bleu de méthylène 50

Chapitre V : ETUDE DE LA STATION D4EPURATION A BOUES ACTIVEES


DE SOUK-AHRAS

V.1. Description et diagnostic de la STEP de Souk-Ahras 51


V.1.1. Finalité du traitement 51
V.1.2. Bassin d’aération 51
V.1.3. Clarificateur 52
V.1.4. Filière de traitement adoptée 52
V.1.5. Les problèmes rencontrés 52
V.2. Résultats et discussion 53
V.2.1. Paramètres de pollution 53
V.2.1.1. MES 53
V.2.1.2. DCO 54
V.2.1.3. DBO5 55
V.2.1.4. NH4+ 56
V.2.1.5. NO3- 58
V.2.1.6. PO34- 59
V.2.2. Détermination les paramètres fondamentaux du clarificateur 60
V.2.2.1. La charge massique et l’âge de boues 60
V.2.2.2. L’indice de boues 61
V.2.2.3. La vitesse ascensionnelle 62
V.2.3. Observation microscopique de boues activées 62

VII
Table des matières

Chapitre VI : ETUDE DE LA STATION D’EPURATION A BOUES ACTIVEES


DE SEDRATA

VI.1. Description et diagnostic de la STEP de Sedrata 67


VI. 1.1. Bassin d’aération 67
VI.1.2. Clarificateur 67
VI.1.3. Filière de traitement adoptée 68
VI.2. Résultats et discussion 68
VI.2.1. Paramètres de pollution 68
VI.2.1.1. MES 68
VI.2.1.2. DCO 70
VI.2.1.3. DBO5 71
VI.2.1.4. NH4+ et NO3- 72
VI.2.1.5. PO34- 74
VI.2.2. Détermination les paramètres fondamentaux du clarificateur 75
VI.2.2.1. La charge massique et l’âge de boues 75
VI.2.2.2. L’indice de boues 77
VI.2.2.3. La vitesse ascensionnelle 77
VI.2.3. Observation microscopique de boues activées 78

CONCLUTION GENERALE 80

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 83

VIII
Introduction générale

Les eaux usées issues des industries et des collectivités ne devraient pas être directement
rejetées dans le milieu naturel, car sans traitement elles peuvent engendrer de graves
problèmes environnementaux et de santé publique. Par conséquent, elles devraient être
dirigées vers les stations d’épuration qui ont pour rôle de concentrer la pollution contenue
dans les eaux usées sous forme d’un petit volume de résidu, les boues, et de rejeter une eau
épurée répondant aux normes admises, et cela grâce à des procédés physico-chimiques ou
biologiques.
Le traitement biologique à boues activées utilise les bactéries qui représentent la
biomasse afin de dégrader la pollution présente dans le substrat. Ces réactions fonctionnent
en aérobie, elles nécessitent donc de l’oxygène. L’épuration est une synergie entre la présence
d’oxygène dans le bassin d’aération, et l’apport constant de pollution carbonée, « nourriture »
des bactéries, via les effluents et à un brassage optimum (mise en contact de la biologie avec
le substrat).
Le développement de microorganismes est une condition nécessaire au bon
fonctionnement d'une station d'épuration à boues activées. Bien que nécessaire, cette
condition n'est cependant pas suffisante, les caractéristiques de la biomasse influant
directement sur la structure des flocs, leur densité et donc en définitive sur l'aptitude des
boues à la décantation. [1] En conséquence, difficultés d'ordre biologique riment le plus
souvent avec difficultés de décantation.
Le bassin d’aération est l’élément clé d’une station de traitement des eaux en boues
activées. Au sein de cet ouvrage doivent être assurés la couverture des besoins en oxygène
liés à la dégradation bactérienne aérobie et la maîtrise de la nitrification et de la
dénitrification. Ce poste représente, dans une installation à boues activées, 60 à 80 % de la
dépense énergétique totale de fonctionnement [2]
L’oxygène est le facteur primordial du bon fonctionnement du bassin, il va
conditionner la croissance des bactéries qui vont dégrader la pollution. Une bonne aération
optimise la dépollution. Cependant, l’oxygène est fourni par un système d’aération.
L’efficacité et la fiabilité de l’épuration restent étroitement dépendantes du bon
déroulement de la phase de décantation. Celle-ci constitue en effet le dernier maillon de la
chaîne de traitement avant rejet dans le milieu naturel.
Les problèmes biologiques limitent les capacités hydrauliques de la station, L'origine de
ces difficultés est à rapprocher des désordres ou déséquilibres biologiques qui le plus souvent
se traduisent par des problèmes de décantation secondaire : mauvaise séparation de la boue et
du surnageant épuré.

1
Introduction générale

Le procédé d’épuration à boue activée est le procédé le plus utilisé en Algérie pour
traiter les eaux usées (EU). Bien que les performances épuratoires et la fiabilité de ce procédé
soient approuvées, plusieurs types de dysfonctionnements biologiques peuvent apparaître. Le
plus fréquent est le développement excessif de bactéries filamenteuses, susceptibles
d’entraîner une dégradation de la décantation des boues (consécutive à l’augmentation de
l’indice de boue) ou un moussage stable. [3]
Les mousses biologiques qui touchent les boues activées impliquent un surcoût
d'exploitation (débouchage des canalisations de retour en tête des flottants - nettoyage des
débordements - recyclage d'eaux excessif - recyclage de quantités élevées de flottants), et
conduisent à une dégradation de la qualité de l'effluent épuré. [4]
Les dysfonctionnements biologiques et les problèmes de décantation vont de pair, leur
complexité et le manque de moyens mis en œuvre pour les résoudre fut longtemps la cause
d'une certaine confusion et de discussions souvent stériles.
Ce travail est organisé en six chapitres :

 Le premier chapitre traite les étapes du procédé d’épuration à boues activées.


 Le deuxième chapitre est dévolu à l’étude des performances des systèmes
d’aérations.
 Le troisième chapitre traite les systèmes et les difficultés de décantation.
 Le quatrième chapitre traite de matériels et méthodes utilisés.
 Les chapitres V et VI sont des études de cas : la station de Souk-Ahras et la
station de Sedrata. Enfin une conclusion générale.

2
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

2
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

I.1. PRINCIPE
Le procédé à boue activée (Figure I-1) consiste en un réacteur biologique aérobie, où
les microorganismes flottent librement dans un liquide aéré, sous forme de petits amas appelés
BIOFLOCS. Le mélange eau usée-bioflocs est appelé liqueur mixte [5].
Le procédé, inventé à Manchester en1914, reproduit industriellement l’effet épurateur des
rivières. Il est devenu le principal procédé actuel d’épuration [2].

Figure I-1 : procédé de traitement par boues activées [2].

I.2. LES ETAPES DE TRAITEMENT


I.2.1. LES PRETRAITEMENTS
Les dispositifs de prétraitement sont présents dans toutes les stations d’épuration,
quels que soient les procédés mis en ouvre à l’aval [6].
Le prétraitement a pour objectif de séparer les matières les plus grossières et les éléments
susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les équipements [7].

I.2.1.1. DEGRILLAGE [8]


Le dégrillage, premier poste de traitement, indispensable aussi bien en eau de surface
qu'en eau résiduaire, permet :
- De protéger les ouvrages aval contre l'arrivée de gros objets susceptibles de
provoquer des bouchages dans les différentes unités de l'installation.
- De séparer et d'évacuer facilement les matières volumineuses charriées par l'eau
brute, qui pourraient nuire à l'efficacité des traitements suivants, ou en compliquer l'exécution.

3
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

L'opération est plus ou moins efficace, en fonction de l'écartement entre barreaux de grille; on
peut distinguer :
- Dégrillage fin, pour écartement inférieur à 10 mm.
- Dégrillage moyen, pour écartement de 10 à 40 mm.
- Pré dégrillage, pour écartement supérieur à 40 mm.

I.2.1.2. DESSABLAGE [9]


Le dessablage s’effectue sur des particules de dimensions supérieures à 200 µm. La
vitesse de sédimentation se calcule par la loi de Stokes (chute libre). On calcule la section du
dessaleur de manière que la vitesse de l’eau ne descende pas au-dessous de 0,20 à 0,30 m/s,
on évite ainsi que les matières organiques se déposent en même temps que les sables.
Les ouvrages à prévoir pour obtenir une vitesse d’écoulement de 0,30 m/s sont, par ordre
d’importance :
 Les dessableurs couloirs (à écoulement rectiligne), dont la vitesse d’écoulement est
variable ou constante.
 Les dessableurs circulaires à alimentation tangentielle ou à brassage mécanique ou à
insufflation d’air (pour éviter le dépôt de matières organiques, en heures creuses,
avec faible débit).
 Les dessableurs rectangulaires à insufflation d’air. On insuffle de l’air qui provoque
une rotation de liquide et crée ainsi une vitesse constante de balayage du fond,
perpendiculaire à la vitesse du transit, laquelle, beaucoup plus faible, peut alors être
variable sans inconvénient. Le sable est extrait soit mécaniquement par raclage vers
un poste de réception, puis repris par pompage, soit directement par pompe suceuse
montée sur pont roulant.

I.2.1.3. DEGRAISSAGE-DESHUILAGE [10]


L’opération dégraissage-déshuilage consiste à séparer de l’effluent brut, les huiles et
les graissages par flottation. Souvent ces opérations sont combinées dans un même ouvrage où
la réduction de vitesse dépose les sables et laisse flotter les graisses .On enlève ainsi de l’eau
les éléments grossiers et les sables de dimension supérieure à 200 microns ainsi que 80 à 90 %
des graisses et matières flottantes (soit 30 à 40 % des graisses totales).

I.2.2. TRAITEMENT PRIMAIRE


Le traitement primaire consiste à réaliser l’étape de décantation qui élimine jusqu’à
60 % des matières en suspension (MES), et environ le tiers de la DBO5 entrante. Les boues
produites fortement organiques et fermentescibles sont acheminées vers l’unité de traitement

4
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

des boues. La phase aqueuse résultante, non-conforme aux seuils de rejet, est acheminée vers
le traitement secondaire [11]. Si le traitement secondaire n’existe pas, comme c’est le cas dans
de nombreuses villes côtières ou riveraines d’un grand fleuve, la décantation est optimisée par
ajout de coagulant et de floculant qui améliorent notablement l’épuration.
La décantation a lieu dans des décanteurs circulaires raclés ou dans des décanteurs lamellaires.
Le traitement primaire est une étape facultative. Dans de nombreuses stations, le flux
prétraité est directement envoyé vers la phase de traitement secondaire.

I.2.3. TRAITEMENT SECONDAIRE [11]


A l’issue des traitements précédents, la majorité des polluants est présente à l’état
dissous. Le traitement secondaire de nature biologique a pour but d’éliminer la pollution
carbone, azote et phosphore. Il utilise la capacité auto-épuratrice de microorganismes dédiés
dont l’activité est améliorée en les plaçant dans des conditions optimales. De nombreux
procédés peuvent être utilisés [8]:
 boues activées.
 Lit bactrien.
 Lagunage.
 Biofiltration.
 Disques biologiques.

I.2.3.1. PROCEDE A CULTURES LIBRES [12]

I.2.3.1.1. DESCRIPTION
Les techniques à cultures libres, de par leurs performances au niveau rendement et leur
souplesse vis-à-vis de variations de charge, sont les plus utilisées. Les procédés les plus
répandus en cultures libres sont [11, 12] :
 L’élimination de la pollution carbonée en simple ou double étage. Pour les
effluents difficiles, le double étage permet d’augmenter les performances de traitement.
 La nitrification/dénitrification avec zone anoxique en tête, généralement appliquée
pour traiter des concentrations élevées en azote.
 La nitrification/dénitrification en un seul bassin, procédé d’alternance, mis en
œuvre pour de faibles concentrations en azote des effluents à traiter.
 Les procédés en deux étapes ou en série s’utilisent pour respecter des normes de
rejet en DCO ou en azote total relativement sévères.

5
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

Les procédés à cultures libres sont classés en fonction de la charge polluante (DCO,
DBO5) appliquée sur le traitement biologique. En fonction de la charge massique appliquée,
l’installation de traitement permettra ou non le traitement de l’azote [10].
Tableau I.1 : Mise en œuvre des différentes technologies à cultures libres [2].
Forte Moyenne Faible Aération Procédés Boues activées
Charge charge charge prolongée d’alternance en série
Charge appliquées globales
1à5 0,5 à 1 0,1 à 0,5 0,35 0,07 à 0,3 0,75 à 1,5
(kg DBO. m.3.j-1)
Rendement (% DBO5) 70/80 85 ≥ 90 ≥ 90 ≥ 90 ≥ 90
Avantages

Fiabilité d’exploitation ** * *** *** ** **


Volume d’Aération
*** ** * * * **
(investissement)
Consommation énergétique *** ** * * * **
Production de boues Forte Forte limitée limitée limitée Limitée
Stabilisation des boues * * *** *** ** **
Nitrification * * *** *** *** ***
Dénitrification *(sauf nitrate *(sauf nitrate
eau brute) eau brute) *** *** *** ***
Décantabilité des boues ** * *** ** *** **
Résistance vis-à-vis des pointes
de pollution (**) ** * *** *** ** ***
(*) Sous réserve d’une zone anoxie.
(**) Sous réserve d’apporter l’oxygène nécessaire.
*** Très favorable.
** Favorable.
* Peu favorable.

Le procédé à boues activées consiste donc à provoquer le développement d’un floc


bactérien, dans un bassin alimenté en eau usée à traiter (bassin d’activation ou d’aération), en
brassant suffisamment la masse pour éviter la décantation des flocs, et en lui fournissant
l’oxygène nécessaire à la prolifération des micro-organismes. En simplifiant, on peut décrire
ce processus par l’équation :
Eau + biomasse + O2 eau + accroissement + gaz résiduaires
résiduaire épuratrice purifiée de biomasse (CO2 …)
La biomasse utilisée dans le traitement des eaux usées constitue un écosystème très simplifié,
ne faisant appel qu’à des micro-organismes [10].
I.2.3.1.2. COMPOSITION ET PROPRIETES DU FLOC BIOLOGIQUE [2, 13]
La boue activée apparaît comme une suspension de particules floconneuses de
quelques dixièmes de millimètre à quelques millimètres de diamètre, ou flocs, constituées de
bactéries, de matières organiques inertes ou minérales, maintenues par une substance
mucilagineuse, produit de l’activité bactérienne. Une boue activée normale contient également
une microfaune abondante de Protozoaires et petits métazoaires [2].

6
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

Les populations microbiennes des boues activées sont complexes et ne peuvent se


définir qu’au moyen des principaux groupes écologiques : bactéries, champignons,
protozoaires et métazoaires. L’essentiel de l’épuration est dû à des bactéries Gram négatives,
mobiles, parmi lesquelles nous citerons : Pseudomonas, Aeromonas,Arthrobacter, lavobacter,
Achromobacter, Alcaligenes. Il faut également signaler certaines espèces dont la présence est
gênante dans la mesure où elles interviennent pour contrarier la décantation des boues : ce
sont les bactéries filamenteuses dont l’espèce la plus connue est le Sphaerotilus. Ces bactéries
se développent souvent dans les milieux déséquilibrés en azote et riches en éléments
facilement assimilables (cas des rejets de laiteries, de sucreries). La microfaune est
représentée surtout par des protozoaires, organismes prédateurs de taille comprise entre 20 et
200 µm. On y trouve des flagellés, des rhizopodes et surtout des ciliés. Les métazoaires, de
taille supérieure (100 à 150 µm) sont peu représentés ; ce sont surtout des rotifères, parfois des
nématodes et des vers cligochètes.
La plupart des protozoaires des boues activées sont bactériophages. Ils semblent
présenter une certaine spécificité et de plus ne se nourrissent que de bactéries disponibles,
c’est-à-dire non floculées et en suspension ou à la surface du floc. De ce fait, ils peuvent jouer
un rôle important dans la clarification des effluents.
L’examen de la microfaune prédatrice est très révélateur de l’état d’une boue activée et
il constitue, pour un biologiste, le plus sûr moyen de diagnostiquer le fonctionnement d’un
bassin de boues activées et de connaître les éventuelles solutions à apporter en cas de mauvais
fonctionnement.

I.2.3.1.3. TYPE DE CROISSANCE DES BACTERIES [2, 13]


La population bactérienne possède trois types différents de croissance :
a) DISPERSEE : Les bactéries sont libres les unes par rapport aux autres dans le liquide
interstitiel. Cette situation s’observe lors du démarrage de la station, en condition de forte
charge massique. Les nouvelles cellules peuvent se disperser ou bien rester groupées au sein
d’une colonie structurée par un mucilage exoploysaccharidique.

Croissance dispersée X 1000

7
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

b) FLOCULEE : Les bactéries sont regroupées en amas, très souvent autour d’un support
organique ou minéral (le floc). La cohésion de l’ensemble est assurée par la production
d’exopolysaccharides (EPS). Ce type de croissance est recherché dans le traitement de l’eau
usée pour faciliter la séparation floc bactérien-eau traitée au niveau du clarificateur et garantir
une bonne qualité de l’eau rejetée.

Croissance floculée X 400

c) FILAMENTEUSE : Lors de la multiplication cellulaire, la séparation des cellules mère


et fille n’a pas lieu en totalité, les cellules mère et fille restent en contact voire partagent une
paroi cellulaire. Ce type de croissance, que l’on observe également chez les champignons
conduit à la formation de filaments pouvant atteindre 500 µm de long. Les conditions du
milieu sont un facteur déterminant.

Croissance filamenteuse X 100

I.2.4. TRAITEMENT TERTIAIRE [11]


Ce type de traitement a pour but d’améliorer certains paramètres spécifiques de la
qualité des rejets dans un milieu naturel vulnérable. Parmi ces traitements, les plus importants
sont les suivants :

8
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

 Désinfection lorsque le rejet a lieu dans un milieu aquatique à usage balnéaire, pour
diminuer les risques de contamination (eau potable, conchyliculture...) ou pour réduire
les risques liés aux perturbateurs endocriniens. L’oxydation par les UV ou par l’ozone
est la plus utilisée actuellement.
 Traitement de finition afin de diminuer au maximum les MES, la DBO5, la DCO
(filtre sable), les teneurs en phosphore (précipitation chimique).
 Traitement sur charbon actif utilisé pour éliminer par adsorption les molécules
résistantes aux traitements biologiques (c’est le cas lorsque les STEP recueillent des eaux
usées industrielles). Ce traitement élimine également les couleurs et les odeurs des rejets.

I.2.5. TRAITEMENT DES BOUES [6,11]


Les boues à traiter sont constituées de la pollution particulaire provenant du décanteur
primaire et des boues biologiques en excès provenant du clarificateur. Différentes étapes sont
alors nécessaires afin de les éliminer ou éventuellement de les valoriser :
 Réduction de volume : épaississement gravitaire ou dynamique, déshydratation
(filtration, centrifugation), digestion anaérobie ou aérobie, séchage thermique.
 Réduction des nuisances olfactives : compostage.
 Réduction des germes pathogènes : chaulage, digestion aérobie ou anaérobie.
 Incinération.

I.2.6. AUTOSURVEILLANCE [11]


L’auto surveillance, qui concerne l’ensemble du système d’assainissement, consiste
mesurer l’efficacité de l’épuration, s’assurer du respect des seuils de rejet, de la bonne
évacuation des sous-produits et de détecter les éventuels dysfonctionnements des installations.
Les paramètres généralement mesurés sont les suivants : débits amont et aval, MES, DCO,
DBO5, azote total, azote ammoniacal, nitrites, nitrates et phosphore. La fréquence des
analyses est fixée par la réglementation et varie en fonction de la taille des installations.

I.3. ÉLIMINATION DE LA POLLUTION AZOTÉE [2]


La dégradation bactérienne de la pollution azotée s’effectue en plusieurs étapes
représentées sur la figure I-2.
a) L’AMMONIFICATION : Il s’agit de la transformation de l’azote organique (c’est-
à- dire lié à un radical carboné) en azote ammoniacal, réalisée par des réactions de type
hydrolyse, désamination oxydative et désamination réductive.

9
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

b) L’ASSIMILATION : Il s’agit de l’utilisation d’une partie de l’azote ammoniacal


pour la synthèse cellulaire, c’est-à-dire comme élément constitutif de la biomasse.
c) LA NITRIFICATION : Cette réaction réalise l’oxydation par voie biologique de
l’azote ammoniacal en nitrites puis en nitrates en faisant intervenir des micro-organismes
strictement aérobies caractérisés par un métabolisme autotrophe vis-à-vis du carbone, c’est-à-
dire qu’ils synthétisent leur matière vivante à partir du carbone minéral (carbonate).

NH4+ NO2- NO3-


Nitosomonas Nitrobacter

d) LA DENITRIFICATION : Consiste en la réduction des nitrates formés en azote


gazeux par des bactéries hétérotrophes placées dans un milieu pauvre en oxygène. L’oxygène
combiné des nitrates sert à dégrader le carbone organique nécessaire à la croissance de ces
bactéries [5].

Figure I-2 : Les différentes étapes de la métabolisation de la pollution azotée [6].

I.4. MECANISME DE L’ELIMINATION BIOLOGIQUE DU PHOSPHORE


Le principe de la déphosphatation biologique consiste en une suraccumulation de
phosphore dans une biomasse. Si des teneurs de 2 à 3 % en phosphore dans les boues sont
obtenues sous des conditions normales de dégradation d’un substrat organique, le mécanisme
de suraccumulation nécessite de placer la biomasse alternativement en phase anaérobie (sans
oxygène même lié à un composé chimique) et aérobie [10].
En globalité, une biomasse déphosphatante, dans laquelle bien entendu existent
d’autres bactéries, pourra stocker jusqu’à 6 % de son poids sec en phosphore.
Les réactions intervenant dans chaque zone peuvent être résumées ainsi (figure I-3) :

10
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

a) ZONE ANAEROBIE : Synthèse de réserves de polyhydroxybutyrate (PHB) via


les ions acétate produits à partir du substrat organique de l’eau à traiter, relargage par les
micro-organismes déphosphatants du phosphore intracellulaire [6, 10].
b) ZONE AEROBIE : Suraccumulation du phosphore sous forme de granulés de
polyphosphate, consommation des réserves de PHB.
Ces phénomènes, indispensables au processus de déphosphatation biologique, vont
conditionner la conception des filières de traitement [10].
Le schéma de base devra comporter au moins une zone anaérobie où se produira le relargage
du phosphore et au moins une zone aérée où les réactions de surassimilation se réaliseront.

Figure I-3: Principales étapes de la déphosphatation biologique [10].

I.5. GRANDEURS CARACTERISTIQUES DU TRAITEMENT BIOLOGIQUE


I.5.1. FACTEURS LIES A L’EPURATION BIOLOGIQUE
Différents paramètres permettent de définir le fonctionnement d’une boue activée :
L’efficacité d’un traitement biologique, garantissant une qualité d’eau traitée, est intimement
liée à la valeur de la charge de fonctionnement du réacteur biologique (Figure I-4) qui, en
pratique, est exprimée par les paramètres suivants [2].

11
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

Figure I-4 : Performances épurations en fonction de la charge [2].

I.5.1.1. CHARGE MASSIQUE (Cm)


C’est la quantité de DBO5 (en kg/j) rapportée à la masse de matières en suspension
totales contenues dans l’ouvrage de volume V. Elle s’exprime en kg DBO5/ (kg MEST. j), est
parfois rapportée à la masse de micro-organismes ou de matières volatiles sèches (MVS)
contenues dans l’ouvrage. Elle s’exprime alors en kg DBO/ (j. kg MVS) [7,11].

Cm = DBO5 entrée / V * [MVS bassin] (I-1)

DBO5 : masse de DBO apportée par jour (kg/j)


V : volume du bassin d’aération (m3)
[MVS bassin] : concentration nominale de MVS dans le bassin d’aération (g/L).

I.5.1.2. CHARGE VOLUMIQUE (Cv)


Elle correspond à la quantité journalière de DBO5 (en kg/j) à dégrader dans le volume
V (m3) de l’ouvrage. Elle s’exprime en kg DBO5/ (j .m3) [11].

Cv =DBO5 entrée / V (I-2)

I.5.1.3. L’AGE DES BOUES (A)


C’est le rapport entre la masse de boues présente dans le réacteur et la production
journalière de boues [14].

12
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

A = V [MES bassin] / ∆MES (I-3)


A : âge de boues (j)
∆MES: production journalière de boues (kg/j)
V : volume du bassin d’aération (m3)
[MESbassin] : concentration nominale de matières en suspension dans le bassin d’aération
(g/L).

I.5.1.4. PRODUCTION JOURNALIERE DE BOUES (∆MES)


Elle s’exprime par la relation suivante [14] :

∆MES = 0, 84 [DBO5 entrée+ MES entrée] / 2 (I-4)

DBO5 entrée: masse de DBO apportée par jour (kg/j)


MES entrée: masse de MES apportée par jour (kg/j)
Le tableau I-2 situe les performances épuratoires et les temps de séjour en aération des
effluents résiduaires urbains pour les différents procédés [2].

Tableau I-2 : Performances épuratoires et temps de séjour en aération des eaux résiduaires
urbaines pour les différents procédés [6].
Charge massique Cm' Rendements (en %) Temps de séjour
Kg DBO5 / (kg MVS.j) /DBO5 /DCO des effluents (h)
0,07 à 0,5
(procédés à faible charge ou aération prolongée) > 95 > 90 12 à 24
0,2 à 0,5 Environ 90 Environ 85
(procédés conventionnels à moyenne charge) 2 à 4

1,5 à 2,5 65 à 75 60 à 70 0,5 à 1


(procédés à forte charge)

13
Chapitre I: Principes de fonctionnement d’une STEP à boues activée

14
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

13
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

INTRODUCTION
Le développement important des procédés d’épuration biologique par boues
activées, dès l’origine, posait le problème de l’apport de l’oxygène nécessaire à la vie
bactérienne en suspension.
Les systèmes d’aération équipant un bassin d’épuration biologique ont un double but [8, 15,
16] :
 Apporter aux micro-organismes aérobies l’oxygène, généralement emprunté à
l’air, dont ils ont besoin.
 Provoquer une homogénéisation et un brassage suffisants de façon à assurer un
contact renouvelé entre le milieu vivant, les éléments polluants et l’eau ainsi oxygénée.
Ces systèmes sont constitués le plus souvent d’un appareil ou d’un ensemble d’appareils
placés dans un bassin de volume et de forme déterminés réalisant ces deux fonctions.
Les systèmes utilisés de nos jours sont :

II.1. AERATEURS DE SURFACE


Les aérateurs de surface se divisent en deux groupes :
- Les aérateurs à vitesse lente.
- Les aérateurs à vitesse rapide.
Ces systèmes peuvent être fixés ou bien flottants et présenter un montage à axe vertical ou
bien à axe horizontal.

II.1.1. AERATEURS A VITESSE LENTE


II.1.1.1. AERATEUR A VITESSE LENTE A AXE VERTICAL [8,17]
Les aérateurs de cette catégorie, la plus ancienne, génèrent un écoulement axial
ascendant dans les bassins. L’eau est aspirée depuis le fond du bassin puis est projetée
latéralement dans l’air. Ils créent donc un flux de renouvellement du liquide aussi élevé que
possible à l’interface air-liquide.

14
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

Figure II-1: Turbine lentes ouvertes

Le rôle des bulles formées par le déferlement des instabilités de surface devient
mineur devant l’apport d’oxygène dû au renouvellement rapide de la surface. Ces aérateurs
ont une grande capacité de mise en circulation du liquide et un bon taux de transfert de
l’oxygène, mais souffrent de coûts d’achat et de maintenance élevés.
Ces systèmes génèrent également un certain risque de nuisances (aérosols, bruits, odeurs
nauséabondes) qui peuvent être réduites par une couverture de la gerbe complétée d’une
insonorisation du groupe motoréducteur. La vitesse périphérique en bout de pales varie
entre 4 et 5 m · s-1, ce qui correspond à des vitesses de rotation allant de 40 tr · min-1 pour
les mobiles les plus puissants (75 kW) à 100 tr · min-1 pour les petites unités [6, 9]. La
puissance volumique consommée varie de 30 à 80 W · m.

II.1.1.2. AERATEUR A VITESSE LENTE A AXE HORIZONTAL [15, 16, 17]


Ces appareils sont similaires aux aérateurs à axe vertical du fait de leurs fonctions
simultanées d’oxygénation par projection aérienne et de brassage par mise en mouvement
de la masse liquide. Ils sont destinés à des bassins d’aération en boucle fermée (chenaux) de
profondeur modérée, dans lesquels ils induisent un flux horizontal. Pour ces aérateurs, les
mobiles d’agitation sont des cylindres horizontaux (appelés aussi brosses) sur lesquels sont
soudées des pales de formes diverses (Figure II-2).

15
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

Figure II-2 : Aérateur de brosse


Le diamètre des rouleaux varie de 0,7 à 0,9 m et la puissance volumique dissipée est
de l’ordre de 30 W · m Avec des rouleaux de 0,7 m de diamètre, la vitesse périphérique en
bout de pales est de 4 m · s-1 environ [16]. Les avantages de ces systèmes résident dans une
bonne capacité de mélange et dans un bon taux de transfert de l’oxygène, mais leur coût
d’achat reste élevé.

II.1.2 AERATEURS A VITESSE RAPIDE


II.1.2.1 AERATEUR A VITESSE RAPIDE A AXE VERTICAL [17]
Ces aérateurs sont entraînés directement par un moteur électrique à 750 ou 1 500
min-1 sans réducteur intermédiaire [6,18]. Une hélice de petit diamètre est généralement
placée à l’intérieur d’une courte cheminée. L’ensemble mécanique est fréquemment
supporté par un ou plusieurs flotteurs.
Les deux avantages de ces systèmes sont leur prix modéré et une grande flexibilité
d’emploi. Mais ils sont gourmands en énergie, ont une faible capacité d’agitation et le
transfert d’oxygène est peu élevé. Ils sont mieux adaptés au lagunage qu’aux bassins à
boues activées, où les dépôts sont à éviter. Leur conception est totalement analogue à celle
présentée sur la Figure II-3.

Figure II-3: Turbine de surface à vitesse lente


16
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

II.1.2.2. AERATEUR A VITESSE RAPIDE A AXE HORIZINTAL [6, 8,17]


Ils sont constitués d’une hélice située sous l’eau (et non à l’interface air-eau) et
attachée à un arbre plein ou creux. L’autre extrémité de l’arbre est hors de l’eau et fixée au
moteur électrique. Quand l’hélice tourne à grande vitesse, entre 1 800 et 3 600 tr · min-1,
une dépression se forme autour d’elle. Ainsi l’air est aspiré, mélangé à l’eau et évacué.
Les avantages de ces systèmes sont l’absence de projection d’eau et de limitation de
taille des bassins, un faible coût d’achat et une bonne capacité de mélange. De plus, ils sont
portables et génèrent moins de bruit que les autres systèmes [6, 16].
Les inconvénients sont la mauvaise aptitude à transférer l’oxygène et les difficultés
liées à la conception mécanique.

II.2. AERATEURS DE FOND [17]


Ces aérateurs disposés au fond des bassins (Figure II-4) se composent généralement :
 D’un bloc moteur électro submersible.
 D’une chambre déprimogène circulaire composée d’un double plateau raccordée
à un tube d’aspiration d’air. La partie supérieure de cette chambre est équipée d’une
multitude de diffuseurs horizontaux disposés radialement sur le plateau.
 D’une turbine qui assure à la fois le pompage de l’eau, l’aspiration d’air et le
refoulement du mélange diphasique obtenu.

Figure II-4 : Aérateur de fond TA de ABS [3].

La rotation de la turbine à l’intérieur de la chambre engendre dans la partie inférieure


une dépression qui entraîne une introduction importante d’air par l’intermédiaire d’un tube

17
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

d’aspiration débouchant à l’extérieur [6,16]. Simultanément, les aubes évidées de la turbine


assurent le pompage du liquide par sa partie supérieure. Ainsi, un mélange intime est obtenu
par cisaillement de l’air en fines bulles. L’éjection de ce mélange diphasique est réalisée
radialement par l’intermédiaire des diffuseurs placés horizontalement.

II.3. HYDROEJECTEURS [17]


Les hydroéjecteurs (Figure II-5) sont des aérateurs toujours positionnés sur le radier
des bassins. Leur principe de fonctionnement est simple. Une pompe immergée délivre un
fort débit d’eau qui passe à travers une buse puis sort par un conduit divergent.

Figure II-5 : Ventoxal d’Air Liquide

Cette configuration permet d’aspirer l’air ambiant (ou l’oxygène stocké dans un
réservoir de surface) par l’intermédiaire d’un tube piqué juste après la buse. La forme du
conduit divergent est étudiée pour créer de la turbulence et favoriser le mélange gaz-liquide.
Leur fonctionnement silencieux et leur faculté d’autoamorçage en sont les deux principaux
avantages.

II.4. AERATEUR PAR AIR SURPRESSE [6, 17, 19]


L’aération par air surpressé consiste à insuffler de l’air dans la masse liquide à des
profondeurs variant de 1 à plus de 10 m dans certains cas. Les systèmes utilisés se divisent

18
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

en trois grandes familles en fonction de la dimension des bulles générées (Figure II-6) [17,
19] :
a) Grosses bulles (d > 6 mm) : cannes verticales, diffuseurs à larges orifices.
b) Moyennes bulles (4 mm < d < 6 mm) : divers diffuseurs permettent de réduire
la dimension des bulles libérées : clapets, petits orifices…etc.
c) Fines bulles : diffusion d’air à travers des corps poreux ou des membranes
élastiques finement perforées.

Figure II-6 : Systèmes d’aération par air surpressé [6].

Les aérateurs à grosses bulles ont l’avantage de ne pas se colmater, de maintenir la


température du liquide et d’avoir des coûts de maintenance faible. Mais le taux de transfert
de l’oxygène reste faible.
Les aérateurs à fines bulles ont l’avantage d’une grande flexibilité et d’une bonne
capacité de mélange et de maintien de la température. Leur inconvénient principal est leur
coût d’achat et d’entretien élevé, car ils nécessitent des filtres et des équipements auxiliaires
pour ne pas se colmater [16].

19
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

II.5. AERATION MIXTE : FONCTION AERATION / AGITATION SEPAREE [17]


La séparation des deux fonctions (aération et agitation) offre la possibilité de
maintenir une agitation efficace malgré un débit d’air faible ou nul :
 La fourniture d’air peut être limitée aux seuls besoins de l’oxygénation.
 Des arrêts séquentiels de l’aération peuvent assurer des périodes d’anoxie (pour
la dénitrification par exemple) en conservant une bonne homogénéité du système.

II.6. CONDITIONS REQUISES POUR LE BRASSAGE DES SYSTEMES


D’AERATION [2, 19]
Dans le cas d’une aération de surface, il convient de réaliser une turbulence
suffisante pour éviter les dépôts de boues. On considère généralement que l’apport
spécifique requis doit être de 25 W/m3 pour les brosses et 30 W/m3 pour les turbines.
Dans le cas d’une injection d’air surpressé, le brassage le plus efficace est obtenu
par une disposition des diffuseurs (au voisinage du radier) sur une ou deux bandes latérales
de façon à créer un mouvement de giration dit de spiral flow. Le débit horaire d’air requis
est compris entre 5 et 8 Nm3 par m2 de surface liquide de bassin.
La nouvelle tendance, dont l’utilité est apparue dans l’optique du traitement de l’azote,
consiste à séparer les fonctions de brassage et d’aération. Elle permet de diminuer
globalement la puissance installée sur l’ouvrage d’aération en se limitant aux puissances
strictement nécessaires pour chaque fonction. L’oxygénération est assurée par des
aérateurs de surface ou par injection d’air sur alimentations pressé, le brassage par des
agitateurs à vitesse lente permettant d’éviter le dépôt de la biomasse.

II.7. PERFORMANCE DES SYSTEMES D’AERATION


II.7.1. NOTION DE TRANSFERT D’OXYGENE [17, 20]
Le transfert d'oxygène ou aération joue un rôle important dans les processus
biologiques de traitement des eaux usées (Chern, 2000) [21].

L’oxygène est transféré d'une bulle de gaz montante dans une phase liquide et
finalement vers le site de phosphorylation oxydatif à l’intérieur de la cellule, qui peut être
considéré comme une solide particule. Le transport de l'oxygène à partir de bulles d'air pour
les cellules, peut être représenté par un certain nombre d'étapes et de résistances, comme
schématisé sur la figure II-7. Les résistances de film liquide, autour des bulles,
généralement contrôlent le taux de transfert global.

20
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

Figure II-7 : Etapes et résistances pour le transfert d’oxygène à partir


des bulles de gaz dans la cellule. [29]

II.7.2 ETAPES IMPLIQUEES DANS LE PROCESSUS DE TRANSFERT


D’OXYGENE

1. Transfert de l'intérieur de la bulle et le film de gaz.


2. Le mouvement à travers l'interface gaz-liquide.
3. La diffusion à travers le film liquide relativement stagnant entourant la bulle.
4. Le transport à travers le liquide.
5. La diffusion à travers le film liquide relativement stagnant entourant les cellules.
6. Le mouvement à travers l'interface liquide-cellule.
7. Le transport à travers le cytoplasme au site de la réaction biochimique.

II.7.3. EQUATION DU TAUX DE TRANSFERT D’OXYGENE


La théorie la plus simple sur le transfert de masse gaz-liquide est le modèle des
deux films (Whitman, 1923) [29, 30, 31,32] et en général le taux de transfert de masse gaz-
liquide est modélisé selon cette théorie (Figure II-8), décrivant le flux de transfert à travers
chaque film comme le produit de la force motrice par le coefficient de transfert de masse:

∫o = k
G
( G i
)
⋅ P − P = k .C −C
L i L
( ) (II-1)

∫ o Etant le flux molaire de l'oxygène (mole. m-2 s-1) à travers l’interface gaz-liquide,
kG et kL sont les coefficients locaux de transfert de masse, PG est la pression partielle
d'oxygène dans la bulle de gaz, CL la concentration d’oxygène dissous dans le liquide et
l’indice i désigne les valeurs à l'interface gaz-liquide.

21
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

Etant donné que les concentrations inter-faciales ne sont pas directement mesurables

on utilise le coefficient de transfert de masse global. Le flux de transfert de masse, ∫ o peut


être réécrit:

∫o = K
G
( G S L
)
⋅ P − P = K . C −C
S L
( ) (II-2)

Où PS la pression d’oxygène à l'équilibre avec la phase liquide et CS la


concentration de saturation en oxygène dans le liquide à l'équilibre sont reliés par la loi de
Henry qui s’écrit :PS= H CS. KG et KL sont les coefficients globaux de transfert de masse
relatifs à la phase gaz et la phase liquide ,respectivement. Combinant les équations. (II-1) et
(II-2), la relation suivante est obtenue: [29]

1 1 1
= + (II-3)
K Hk k
L G L

Tenant compte du fait que l'oxygène n'est que légèrement soluble dans l’eau, (La
constante de Henry H est très grande), il est communément admis que la résistance au
transfert de masse se trouve essentiellement dans le film liquide et la résistance en du film
gazeux peut généralement être négligé .Nous avons donc le coefficient de transport de
masse est égal au coefficient locale: KL = k L.

Le taux de transfert d'oxygène de masse par unité de volume du réacteur, NO2 est
obtenu en multipliant le flux de transfert global par l’aire interfaciale gaz-liquide a. Nous
obtenons l’expression :

N
O2
= a ∫o =
dC
dt
L = K a. C −C
L S L
( ) (II-4)

En raison de la difficulté de mesurer KL et a séparément, habituellement le produit


KLa est mesuré et on l’appele coefficient de transfert de masse volumique. (Cs- CL) la
différence entre la valeur de saturation et la concentration réelle d'oxygène (CL) dans le
coeur de la phase liquide est appelé déficit en oxygène. Pour les procédés de traitement
aérobie conçus pour l'élimination de la DBO organique, la gamme de fonctionnement du

22
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

niveau d’oxygène dissous est comprise entre 0. 5 et 1,5 mg / litre. Lorsque la nitrification
est à atteindre, le niveau d'oxygène dissous est supérieur à 2,0 mg / litre [2,29].

Figure II-8 : Représentation schématique du profil de concentration selon la


théorie des deux film. [29]

La force motrice est le gradient entre la concentration de l'oxygène à l'interface et


dans le liquide (concentration moyenne). Les facteurs influant sur ce gradient comprennent
la solubilité et l'activité métabolique. La solubilité de gaz, CS, dans des solutions
d'électrolytes est généralement plus petite que la solubilité des gaz dans l'eau pure. La
solubilité des gaz dépend principalement de la température, la pression, la concentration, le
type de sels présents et la réaction chimique (Linek et Vacek, 1981a; Hermann et al, 1995;
Weissenbornand Pugh, 1996) [29].

II.7.4. DETERMINATION EXPERIMENTALE DU COEFFICIENT DE


TRANSFERT DE MASSE VOLUMETRIQUE
La détermination de KLa dans des bioréacteurs est essentiel afin d’établir l'efficacité
d'aération et de quantifier les effets de l’exploitation des variables relatives à la fourniture
de l'oxygène dissous. Un certain nombre de méthodes ont été développées pour déterminer
le taux de transfert d'oxygène dans des bioréacteurs (Van't Riet, 1979). Certaines de ces
méthodes sont appliquées à d'autres composés ainsi, mais d'autres sont spécifiques à la
mesure de transfert d'oxygène. Lors de la sélection d'une méthode, plusieurs facteurs
doivent être pris en compte (Novak et Klekner, 1988) [2, 29,31]:

23
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

 Les systèmes d'aération et l'homogénéisation utilisée.


 Le type bioréacteur et sa conception mécanique.
 La composition du milieu de fermentation.
 L'effet possible de la présence de micro-organismes.

Le bilan de masse de l'oxygène dissous dans la phase liquide bien mélangé peut être
établi comme suit:
dC
= TOA − TCO (II-5)
dt

Où dC /dt est le taux d'oxygène d'accumulation dans la phase liquide, TOA


représente le taux de transfert d'oxygène du gaz dans le liquide, décrit selon l'équation (II-4),
et TCO est le taux de consommation d'oxygène par les micro-organismes, ce dernier terme
peut être exprimé par le produit qO2.Cx, qO2 est le taux d'oxygène absorption spécifique du
micro-organisme utilisé et Cx la concentration de biomasse.

Les méthodes les plus courantes appliquées pour la mesure du taux de transfert
d’oxygène dans un bioprocédé microbien sont différentes s’il y a présence de la biomasse
qui consomme l'oxygène au moment de la mesure ou si la mesure est réalisée en l'absence
de microorganismes ou avec des cellules mortes.

II.7.5. DEDERMINATION DU COEFFICIENT DE TRANSFERT DE MASSE


GLOBAL DE L’AERATION A L’ETAT NON STATIONNAIRE DE L’EAU DU
ROBINET [29,31]
Le transfert d'oxygène est déterminé à partir de l'augmentation de la concentration
en oxygène dissous abaissée artificiellement. L’appauvrissement de l'oxygène peut être mis
en œuvre soit par ajout de produits chimiques ou par stripping par l'azote gazeux.
Normalement, le sulfite sodium est utilisé pour diminuer l'oxygène selon la réaction :

2 Na2 SO3 + O2 → 2 Na2 SO4

Cela signifie que, théoriquement, 8kg de Na2SO3 sont nécessaires pour éliminer
1kg d’oxygène dissous. Afin d'accélérer la réaction, un catalyseur à base de cobalt est

24
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

introduit dans un réservoir d'essai. Après que la concentration en oxygène dissous a atteint
la valeur zéro, le système d'aération est mis en marche. Par dissolution de l'oxygène de l'air
dans l'eau, la concentration en oxygène augmente selon la fonction de saturation :

C
t
= C
S
(
− C
S
−C
0
)∗ exp (− K L a T ∗ t ) (II-6)

Où Ct, CS et C0 sont : la concentration d’oxygène à l'instant t, au point de saturation et


à l’instant initial, respectivement. KL a peut être alors obtenu à partir de la relation entre Ct
et t.

II.7.6. AERATION A L’ETAT NON STATIONNAIRE DE LA LIQUEUR DE


BOUES ACTIVEES [29,32]
Dans l’aération de la liqueur de boue activée l’utilisation de l’oxygène (taux de
respiration) par les microorganismes est prise en compte dans l’équation (II-4) et est
modifié comme suit:

dC
dt
L = K
L
(
a. C
Sw
−C
L
)− r (II-7)

Où r : taux d'utilisation d'oxygène par les micro-organismes, CSw la concentration de


saturation d'oxygène pour les eaux usées, CL la concentration d’oxygène dissous dans la
liqueur de l’aérateur.
L’équation (II-7) est réarrangée pour donner :

dC
dt
L = K ( L
aC
Sw
)
− r -K
L
aC
L
(II-8)

II.7.7. CAPACITE D’OXYGENATION


Dans l'évaluation d'un aérateur, la quantité d'oxygène transféré est estimée dans
des conditions standards, correspondant à une température de 20° C et sous la pression
atmosphérique normale. Le taux d'oxygène transféré par l'aérateur est caractérisé par sa
capacité d'oxygénation (CO) qui est définie comme le taux de transfert d'oxygène dC / dt
pour une concentration en oxygène initiale CL = 0 et dans les conditions de température et

25
Chapitre II: Les systèmes d’aération des stations d’épuration à boues activées

de pression standard [6, 2,19]. A partir de l'équation (II-4) on exprime CO (quantité d’O2 /
h) par la relation :

CO =
dC
dt
L = K( L
a )20 ° C (C S − 0 )V = (K L a )20 ° C C S .V
(II-9)
Où V est le volume du bassin d'aération.

II.7.8. EFFET DES CARACTERISTIQUES DES EAUX USEES SUR LE


TRANSFERT DE L’OXYGENE [29]
Lorsque l'oxygène est fourni pour le traitement biologique aérobie d'eaux usées, il
est nécessaire de définir un facteur de correction qui établit un rapport entre le transfert
d'oxygène et la nature des déchets. Ce facteur de correction établit le rapport entre le
coefficient de transfert de masse globale(KLa) pour les eaux usées et celui de l'eau du
robinet défini précédemment.

α = KLa (eaux usées) / KLa (eau du robinet) (II-11)

La valeur de α dépend de plusieurs variables :


1. La température de la liqueur mixte.
2. La nature des constituants dissous, organiques et minéraux.
3. Le niveau de l'agitation du bassin d'aération, généralement exprimé en termes de
HP pour 1000 gallons de volume du bassin.
4. Les caractéristiques de l'équipement d'aération.
5. La profondeur du liquide et la géométrie du bassin d'aération.

L'effet de la température est attribué à la dépendance de la température du


coefficient de transfert relatif au film liquide KL.

26
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

26
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

INTRODUCTION
La décantation est une opération unitaire, parmi les techniques de séparation liquide-
solide basées sur le phénomène de sédimentation, qui consiste à séparer d’un liquide les
particules en suspension en utilisant les forces gravitaires.
Les procédés mis en œuvre diffèrent selon que l’on recherche seulement à augmenter
la concentration des solides (épaississage) ou que l’on vise à obtenir un liquide clair à partir
d’une suspension diluée (clarification) [26].

III.1. DIFFERENTS TYPES DES DECANTATEURS


III.1.1. DECANTATION D’ULTRAFINES EN SUSPENSION DILUEES [27]
Ces appareils sont utilisés principalement dans le traitement des eaux usées,
domestiques ou industrielles, et des eaux potables, dont les composés sont :
- Des matières minérales (sables, limons, argiles...) ou organiques (acides humiques ou
fulviques résultant de la matière organique, micro-organismes). Ces substances sont
responsables de la turbidité et de la couleur, et leur dimension est supérieure au micromètre.
- Des matières colloïdales de même origine que les précédentes, mais d'une taille
inférieure au micromètre. Elles sont également génératrices de turbidité et de couleur.
- Des matières dissoutes, de dimensions inférieures à quelques nanomètres et qui
nécessitent un traitement spécifique suivant leurs espèces (oxydation, précipitation,
coagulation-floculation).
Un décanteur-clarificateur est généralement caractérisé par le temps de séjour des boues et
leur concentration limite.

III.1.1.1. DECANTEUR STATISTIQUE [8, 27]


Ce mode de décantation s'applique surtout au cas du dessablage et du traitement des
eaux pluviales caractérisées par des suspensions de fines particules en faible concentration.
On a souvent recours au préalable à une étape de coagulation. Les appareils combinent alors
les fonctions de conditionneur et de clarificateur. Ils sont cylindriques et la plupart d'entre eux
sont munis d'un équipement de raclage ou de herses pour assurer ou améliorer la récupération
et l'épaississement des boues. Leur conception générale est relativement identique d'un
décanteur à l'autre. Le principe fait appel à une répartition de la suspension à décanter à partir
d'une unité centrale munie d'une jupe de répartition. L'effluent décanté est récupéré à la
périphérie alors que les boues sont extraites dans un puits central.

27
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

Les différents types de décanteurs se distinguent selon les domaines d'application et


selon les dimensions minimales et maximales des appareils. Il en est ainsi par exemple des
appareils Degrémont :
 Type CPM (Figure III-1), pour la clarification, l'épaississage et le stockage de
faibles débits de boues.
 Type CPB (Figure III-2), pour la clarification de liquides très chargés en matières
en suspension (MES) et l'épaississage de boues dans des ouvrages d'environ 20 m de
diamètre.
 Type CFS (Figure III-3), pour la décantation de liquides très chargés en MES et
l'épaississement de boues, pour des diamètres supérieurs à 20 m.

Quelques caractéristiques de ces appareils sont données dans le Tableau III-1.

Tableau III-1 : Caractéristiques dimensionnelles des clarificateurs- épaississeurs et des


décanteurs- épaississeurs Degrémont CPM, CPB et CFS
Clarificateurs- Clarificateurs- Décanteurs-
Caractéristiques épaississeurs épaississeurs épaississeurs
CPM CPB CFS
Diamètre (m) 2,7 à 7 5 à 20 26 à 70
Surface (m2) 4,6 à 38,5 19,6 à 314 516 à 3800

Figure III-1 : Coupe verticale du clarificateur-épaississeur CPM


28
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

Figure III-2 : Coupe verticale du clarificateur- épaississeur CPB [9].

Figure III-3 : Coupe verticale du décanteur- épaississeur CFS [9].

III.1.1.2 DECANTEUR ACCELERE [8 ,10]


La décantation accélérée est particulièrement utilisée dans le traitement des eaux
destinées à la consommation humaine, ou en prétraitement avant un traitement poussé pour
certaines eaux industrielles. Elle est appliquée à des suspensions très diluées (quelques
milligrammes à quelques centaines de milligrammes par litre).
Les solides en suspension sont généralement très divisés et demandent un prétraitement par
coagulation-floculation. Pour accélérer la décantation, on peut alourdir les flocs en ajoutant à

29
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

la suspension des particules fines de masse volumique élevée. Cet ajout est effectué au cours
du processus de coagulation-floculation, et les particules sont alors incorporées aux flocs.
La plupart des appareils assurent tout ou partie de l'opération de coagulation-
floculation soit parce que celle-ci est assurée in situ, comme dans le cas des décanteurs à lits
de boues, soit parce qu'ils sont combinés aux appareils de floculation, comme dans le cas des
décanteurs lamellaires à plaques ou à tubes.

III.1.1.2.1 DECANTEUR A LITS DE BOUES ET A RECIRCULATION DE BOUES [2,


28]
Le principe de ces appareils vise à favoriser la formation de particules plus grosses, qui
décantent plus rapidement, en mélangeant des boues déjà décantées à la suspension à
décanter, préalablement conditionnée avec un coagulant et éventuellement un floculant.
Les décanteurs à lit de boues fonctionnent par injection uniforme de la suspension à la
base de l'ouvrage, au moyen d’une série de tuyaux perforés. Les boues sont maintenues en
suspension comme dans un lit fluidisé. Les particules de la suspension à traiter rencontrent les
particules du lit de boues et s'y agrègent. Les boues sont récupérées par un siphon qui joue le
rôle de régulateur de la hauteur de leur lit. Dans cette classe, on trouve notamment le Pulsator
(Degrémont) [2, 8], dont le schéma de principe est donné dans la Figure III-4. Cet appareil et
ses variantes se distinguent par le fait que la suspension à traiter est pulsée, c'est-à-dire que,
périodiquement, elle est accélérée pendant un court instant.
Une autre variante des décanteurs à lit de boues est le Clariflux de Neyrtec (Figure III-
5), qui est un décanteur entièrement statique composé de trois parties : un floculateur, un
clarificateur et un concentrateur de boues. Par une réduction des vitesses, les flocons rentrent
en contact à l'intérieur du lit de boues, ce qui permet d'augmenter leur masse volumique
apparente et, par conséquent, leur vitesse moyenne de sédimentation. Ce type d'appareil
permet de traiter 10 à 25 m3. m-2.h-1 pour des diamètres de 0,8 à 6, 5 m. La concentration en
matières solides des boues extraites est de 20 à 30 %.

30
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

Figure III-4 : Vue en perspective du décanteur à lit de boues Pulsator [28].

Figure III-5 : Coupe verticale du clarificateur-épaississeur à lit de boues Clariflux (Neyrtec)

31
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

Les décanteurs à recirculation de boues font appel au même principe fondamental. La


suspension à décanter est mélangée dans un réacteur séparé avant d'entrer dans la zone de
l'appareil où s'effectue la décantation proprement dite. Ce principe est utilisé dans le Densadeg
de Degrémont (figure III-6). Les ajouts successifs à l'eau à traiter sont le coagulant, ensuite les
boues recyclées, enfin des polymères floculants, directement dans la chambre de floculation.
Les débits d'eaux traitées, appelés encore charge hydraulique dans la zone de
décantation, sont compris entre 20 et 100 m3. m-2. h-1 suivant les applications. On peut avec
cette technique obtenir des boues particulièrement concentrées (de 20 à 700 g/L de matières
sèches).

Figure III-6 : Coupe verticale du décanteur à recirculation de boues Densadeg (Degrémont)

III.1.1.2.2. DECANTEURS A PLAQUES ET TUBES [26, 28, 29]


La décantation en tubes ou entre plaques inclinées est plus rapide que la décantation
classique. En effet, les boues se forment assez rapidement sur la génératrice inférieure d'un
tube ou sur les plaques d'un faisceau de plaques parallèles, puisque les particules suivent un
chemin relativement court pour y parvenir. L’angle d’inclinaison sur l'horizontale q, assurant
le glissement des boues, et donc leur évacuation, est un paramètre capital car il ne faut pas
atteindre des vitesses à partir desquelles le régime devient turbulent, pour éviter la remise en
suspension des particules. En principe, les plaques sont inclinées à 45° ou à 60° et leur
écartement est de l'ordre de 10 cm. Des modules à tubes prismatiques ou à plaques sont
parfois introduits dans les décanteurs à lit de boues, afin d’en améliorer les performances.

32
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

III.1.2. DECANTEUR-EPAISSISSEURS DE SUSPENSION [30]


Ils sont principalement utilisés dans l'industrie chimique et dans le traitement des
minerais. Dans ce dernier cas, leur action principale consiste à épaissir les rejets des
opérations d'enrichissement pour récupérer de l'eau, qui est recyclée, et pour épaissir les
solides afin d'assurer leur épandage dans des ouvrages de type digue-bassin de rétention.
Néanmoins, certains d'entre eux conviennent comme clarificateurs d'eaux usées.
Le principal désavantage d'un épaississeur de type conventionnel est la grande surface au sol
qu’il nécessite, tandis que sa profondeur est de moindre importance. Différentes dispositions
visant à réduire la surface de l'appareil, et donc son encombrement, ont été imaginées.

III.1.2.1. DECANTEUR CIRCULAIRES CLASSIQUES [2, 8]


Ils comportent les éléments suivants (Figure III-7) :
La cuve avec une goulotte périphérique pour recueillir la surverse, qui est évacuée par
débordement, et un orifice central ménagé à sa base pour évacuer les sédiments.
- La chambre d'alimentation consistant en un cylindre recevant la pulpe à traiter. Elle
peut être pourvue de dispositifs servant à la floculation.
- Le mécanisme de raclage, dont le rôle est d'entrainer les solides décantés vers
l'orifice d'évacuation par un mouvement de rotation lente des râteaux. A cette action
principale s'ajoute un effet de consolidation des boues qui augmente leur concentration en
solides.

Figure III-7 : Schéma d’un décanteur circulaire classique

33
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

Le mécanisme de raclage est entraîné par une tête de commande située sur la colonne
centrale ou sur une poutre reposant sur la cuve, ou encore par un chariot roulant sur le bord de
la cuve, qui entraîne une poutre dans un mouvement circulaire communiquant elle-même le
mouvement de rotation à la colonne centrale. Afin de permettre la construction d’épaississeurs
de grand diamètre (≥75 m), pouvant épaissir des suspensions thixotropiques, corrosives et
incrustantes, telles qu'on les rencontre dans les industries chimiques et minérales (Alumine
procédé Bayer, papeterie...), différents dispositifs de raclage peuvent être utilisés :
- Bras diamétral placé au-dessus des boues qui tire les bras de raclage à l'aide de câbles
(Figure III-8). C'est le cas, par exemple, du système CableTorq de Dorr-Oliver.
- Lames montées sur des tiges fixées aux bras de raclage et placées au-dessus de la
zone de compression (figure III-9) Dans l'épaississeur Hi-Capacity (Eimco) la pulpe est
d'abord introduite dans une chambre de mélange multiétages où le floculant est ajouté et
rapidement dispersé, afin d'assurer son mélange avec la pulpe (Figure III-10). L'alimentation
est ensuite réalisée au-dessous de la ligne de démarcation entre les boues et le liquide clair.
Les solides sédimentés sont ramenés par un mécanisme classique de raclage vers le cône de
décharge des boues. Ce type d'épaississeur est utilisé aussi bien dans les usines de
concentration de minerais que dans les usines de traitement des eaux (Keane, 1982) [30].

Figure III-8 : Coupe verticale d’un décanteur à traction par câbles

34
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

Figure III-9 : Schéma de dispositif de raclage par des lames fixées aux
Bras par des tiges (Dorr-Oliver)

Figure III-10 : Coupe verticale du décanteur-épaississeur Hi-Capacity (Eimco)

III.1.2.2. DECANTEUR CIRCULATION A ETAGES [8,31]


Les épaississeurs à étages sont utilisés quand de grandes surfaces de clarification
doivent être installées sur une petite surface au sol. Ils servent en particulier à séparer les
particules solides des jus troubles en sucrerie de betterave et des jus bruts en sucrerie de
canne. La cuve de l'épaississeur peut avoir jusqu'à cinq plateaux intermédiaires. Les
compartiments peuvent être alimentés en série ou en parallèle. On peut aussi utiliser ce type
d'appareil dans le lavage à contre-courant. Les mécanismes de raclage des différents étages

35
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

sont commandés par la même tête de commande fixée au milieu d'un pont-support, placé au-
dessus de la cuve.

III.1.2.3. DECANTEUR CIRCULATIONS A COURANTS ANTAGONISTES [27]


Ils sont munis de cylindres d'alimentation qui favorisent l'agglomération, tout en
diminuant la vitesse d'arrivée de la suspension et en assurant sa répartition dans la zone de
clarification. Le cylindre Fitch développé par Dorr-Oliver comporte trois anneaux horizontaux
à l'intérieur. L'alimentation est partagée en deux flux qui pénètrent tangentiellement dans le
cylindre. La rencontre des deux courants de sens opposés brise l'énergie cinétique de la
suspension, et la turbulence favorise la floculation des particules solides, ce qui augmente la
vitesse de sédimentation.
Un autre exemple est celui du décanteur-épaississeur d’EnviroClear Corporation, pour lequel
l'alimentation floculée arrive verticalement par le bas et est répartie horizontalement dans le lit
de boues.
III.1.2.4. DECANTEURS RECTANGULAIRES [2, 9, 28]
La cuve a une section rectangulaire au lieu d'être circulaire. L’alimentation se fait à
une extrémité de la cuve et est floculée dans un premier compartiment. La sous-verse est
évacuée mécaniquement par un mécanisme de raclage à travers un orifice placé dans un
deuxième compartiment, la surverse étant récupérée par débordement. Ce type d'appareil est
peu utilisé dans l'industrie minière mais convient bien au traitement des eaux.

III.2. TYPOLOGIE DES DIFFICULTES DE DECANTION


Les boues activées représentent le procédé biologique le plus utilisé dans le traitement
des eaux résiduaires biodégradables.
Le développement de microorganismes est une condition nécessaire au bon
fonctionnement d'une station d'épuration à boues activées. Bien que nécessaire, cette
condition n'est cependant pas suffisante, les caractéristiques de la biomasse influant
directement sur la structure des flocs, leur densité et donc en définitive sur l'aptitude des boues
à la décantation [31]. En conséquence, difficultés d'ordre biologique riment le plus souvent
avec difficultés de décantation.

III.2.1. LES PRINCIPAUX PROBLEMES DE DECANTATION


Les difficultés de décantation ont pour origine des problèmes liés à :
• La floculation des boues.
• La densité des boues.
• La compaction des boues.

36
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

III.2.1.1. LES DIFFICULTES LIEES A LA FLOCULATION DES BOUES


III.2.1.1.1. CROISSANCE DISPERSEE [1,32]
Le test de décantation couplé à l'observation microscopique révèle une eau turbide,
parfois laiteuse où seule est présente une population dense de bactéries dispersées. Cette
situation peut-être rencontrée lors du démarrage de la station (forte charge appliquée), ou
après un incident majeur ayant détruit ou lessivé la biomasse initiale.

III.2.1.1.2. DEFLOCULATION [1, 33]


La qualité de l'eau traitée est/ou devient médiocre, on ne distingue pas de voile de
boue (pas d'interface nette boue/eau) ni de microfaune lors de l'observation microscopique. Le
degré de défloculation peut varier en fonction de l'intensité du toxique responsable du
phénomène. Cet agent toxique est déversé le plus souvent accidentellement, parfois de façon
cyclique.
Les moyens d'action restent limités sauf dans les cas où l'arrivée du toxique peut être
prévue et que des bassins de stockage amont sont installés (stations industrielles).
Dans les autres cas, la situation ne peut être rétablie qu'après retour à la normale, c'est-à-dire
lorsque le toxique n'est plus présent dans l'eau d'entrée, ou du moins à des concentrations
tolérables par le procédé.

III.2.1.2. LES DIFFICULTES LIEES A LA DENSITE DES BOUES


III.2.1.2.1. FERMENTATION DES BOUES [1]
On constate des remontées de boues noirâtres et malodorantes en surface du décanteur
secondaire, la flottation de ces boues s'explique par la présence de microbulles internes qui
diminuent la densité apparente des boues. Ces bulles sont la résultante d'une activité de
fermentation anaérobie au sein de la boue.
Les phénomènes de fermentation sont en général localisés (fond de décanteur, génie civil
dégradé,...) et ne provoquent dans un premier temps pas d'altérations notables du traitement.
L'indice de boue et la décantation en éprouvette peuvent être tout à fait normaux.

III.2.1.2.2. DENITRIFICATION " SAUVAGE " DANS LE DECANTEUR


Dans les installations nitrifiantes, lorsque la teneur en nitrates à la sortie du bassin
d'aération est élevée (> 10 mg NO3-/L), des phénomènes de dénitrification dans le clarificateur
peuvent intervenir en cas de séjours prolongés des boues au fond d'ouvrage (environ 2 heures
et plus). Les microbulles d'azote gazeux entraînent vers la surface des particules de boue déjà

37
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

décantée. Ces phénomènes sont fréquents en période chaude sur les petites stations d'épuration
à bassin d'aération unique.
La stratégie à adopter pour résoudre ce problème consiste à modifier les consignes de
l'aération et de la recirculation afin d'assurer une dénitrification au sein même du bassin
d'aération. Une dissociation des fonctions aération/brassage est également conseillée (dès la
conception) pour contrôler plus aisément le phénomène qui peut affecter négativement la
qualité de l'eau en sortie et être parfois à l'origine de phénomènes de mousses stables.

III.2.1.2.3. MOUSSES STABLES [1, 4,31, 32]


Présentes en surface des bassins, elles sont plus ou moins stables et visqueuses en
fonction de leur concentration qui peut atteindre des valeurs très élevées (> 50 g MES/L).
L'observation microscopique révèle systématiquement la présence de microorganismes
filamenteux hydrophobes (Nocardioformes ou Microlhrix p.: le plus fréquent). Il en résulte
que la problématique des mousses biologiques est très proche de celle du foisonnement des
boues.
Les principales causes du développement de ces germes spécifiques des mousses sont
à rapprocher :
 D'un âge de boue élevé.
 De phénomènes de septicité (réseau long, impact d'un séjour prolongé en
prétraitement ou traitement primaire).
 De la présence de graisses.
 De déséquilibres nutritionnels.
Différentes solutions ont été mises en œuvre pour combattre ce phénomène générateur
de contraintes supplémentaires pour l'exploitant. Les résultats les plus performants ont été
obtenus en mettant en œuvre une chloration pour une action curative à court terme ou une
zone de contact pour une action préventive et curative à moyen terme (PUJOL et al., 1991)
[34].

REMARQUE:
Le problème des mousses stables génère comme nous l'avons dit des difficultés
d'exploitation, mais comme il est fréquemment associé à des indices de boue élevés (cas
à Microthrixp.,), il y aura en général des difficultés de décantation.
Si les cas à mousses stables sont les plus fréquents (PUJOL et al., 1991)[34], d'autres
cas de moussage peuvent se présenter (mousses instables blanches dues à l'apport massif de
détergents, mousses colorées liées à des apports industriels).

38
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

III.2.1.3. DIFFICULTES LIEES A LA COMPACTION DES BOUES [13]


III.2.1.3.1 GESTION DE LA CONCENTRATION DES BOUES
C'est parfois le cas lorsque les conditions de soutirage des boues en excès ne
permettent pas d'extraire en quantité suffisante les boues produites (période hivernale,
impossibilité d'épandre les boues,...). Cela entraîne une augmentation anormale du stock de
boue dans le bassin d'aération puis le décanteur, avec pour conséquences négatives une
consommation excessive d'électricité (respiration des boues) et des risques de pertes de boue
en sortie (réduction de la capacité hydraulique du clarificateur). Ce type d'exemple illustre
bien l'importance de trouver une destination finale des boues pérenne pour toute station
d'épuration.

III.2.1.3.2. LE FOISONNEMENT [31,34]


Certains auteurs ont parfois distingué le foisonnement filamenteux du foisonnement
non filamenteux (RIDEAU et MORFAUX, 1975 et RAPPELER, 1994). Si le premier cas est
largement plus répandu, le deuxième peut néanmoins se manifester dans les expérimentations
en laboratoires ou dans le traitement d'eaux résiduaires contenant des substrats facilement
biodégradables (sucres, ...). Il est en général associé à des développements anormalement
élevés de Zooglea Ramigera donnant des flocs très hydrophiles, volumineux et légers [35,36].
Le foisonnement filamenteux est caractérisé par un indice de boue ≥ 200 mL/g et une
structure de boue filamenteuse. Il touche essentiellement les stations d'épuration en aération
prolongée. On distingue différents types de microorganismes filamenteux (environ une
dizaine pour les plus courants) spécifiques des conditions de fonctionnement des stations.

III.2.1.3.2.1. LES CAUSES DE FOISONNEMENT


 La nature de la pollution à traiter (composition de l'eau résiduaire, évolution dans le
temps, carences ou déséquilibres nutritionnels).
 La septicité des eaux résiduaires.
 Les conditions d’aération.
 Les conditions de mélange.
 Les séjours prolongés des boues en fond de clarificateur.
 Le mode d'écoulement des eaux à traiter (mélange intégral, flux piston).

39
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

III.2.1.3.2.2. LES PRINCIPAUX MECANISMES DE DEVELOPPEMENT DES


GERMES FILAMENTAUX [1]
 Leur morphologie particulière qui permet de meilleurs échanges avec le liquide
interstitiel contenant le substrat et l'oxygène nécessaires au métabolisme.
 Leur taux de croissance favorisé par des concentrations en substrat et en oxygène
limitantes.
 Leur métabolisme particulier dans des cas spécifiques (effluents riches en composés
soufrés ou en substrats facilement assimilables.
En règle générale, les conditions de milieu très sélectives (carences en O2, ou/et rejet
de substrat, déséquilibres...) impliquent la prolifération des germes filamenteux dans les boues
activées.
Pour une station confrontée à un cas de foisonnement, les moyens d'action retenus
doivent être définis dans le cadre d'une approche pragmatique basée sur :
 Une caractérisation fine du problème biologique (identification des filaments,
intensité du phénomène : suivi de l'indice de boue,...).
 Une analyse détaillée des paramètres de fonctionnement de la station (gestion de
l'aération et des boues, conditions de brassage, composition des eaux à traiter).
 L'acuité du phénomène à caractère permanent ou occasionnel.
La première étape consistera donc à optimiser les conditions de fonctionnement des ouvrages
dont les potentialités auront préalablement été déterminées.
Ensuite, si la situation n'est pas satisfaisante, il conviendra d'appliquer des solutions plus
spécifiques, notamment celles dont l'efficacité est éprouvée :
 Installer une zone de contact dont l'effet est progressif mais durable pour les
stations à faible charge.
 Chloration, dont l'action est rapide mais qui implique des contraintes particulières
(sécurité, manipulations, coût, ...) et qui s'applique aux stations en aération prolongée.
Enfin, pour ce qui concerne les futures installations à boues activées (faible charge), il
convient de prendre en compte cette notion de risque de foisonnement par des dispositions
constructives appropriées (zones de contact par exemple. [12]

40
Chapitre III: Les systèmes de décantation et les difficultés de décantation

41
42
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.1. METHODES D’ANALYSES DES PARAMETRES DE POLLUTION


Les paramètres sont: MES, DCO, DOB5, NH4+, NO3-, PO4-3 .Les analyses ont été
réalisés pendant 12 mois (l’année 2009) à raison d’une fois par semaine. Les échantillons sont
prélèves à l’entrée et à la sortie de la station d’épuration.

IV.1.1. Matières en suspension (MES)


Théoriquement, ce sont les matières qui ne sont ni solubilisées, ni à l’état colloïdal.
Les MES comportent des matières organiques et des matières minérales. Toutes les MES ne
sont pas décantables. Pour la mesure des matières en suspension, la méthode par
centrifugation et séchage a été suivie (norme AFNOR 90-105). Une centrifugeuse Universel
16 Instrument équipée de godets de 200 ml de volume a été utilisée.
IV.1.1.1. Mode opératoire
On prélève 200 mL de l’eau. Par souci de l’homogénéité de l’échantillon de l’eau. Les
200 mL sont ensuite répartis dans quatre fioles jaugées de 50 mL puis versés dans quatre
godets, centrifugés pendant 20 minutes à une vitesse de 3000 tours/min. En fin d’opération, on
élimine le surnageant et on récupère soigneusement les culots de boue qu’on laisse sécher à
l’étuve à 105°C jusqu’à atteindre une masse constante (en général pendant au moins 24
heures).
La différence de masse entre l’échantillon initial et le résidu sec obtenu permet de calculer la
concentration en MES en mg/L.
MES= (E – T) x 1000 / V
T : poids de la capsule vide en mg.
E : poids de la capsule après évaporation du résidu en mg.
V : volume de la prise d’essai en mL.

IV.1.2. Demande biochimique en oxygène (DBO5)


La DBO5 est la quantité d’oxygène exprimée en mg/L et consommée par les bactéries
dans les conditions de l’essai d’incubation à 20°C et à l’obscurité, pendant 5 jours pour
assurer la dégradation des matières présentes dans l’eau (Norme AFNOR DT 90 103 –
décembre 1975).
IV.1.2.1. Mode opératoire
L'appareil utilisé pour la mesure de DBO5 est appareil Oxitop RWTW. La mesure de
la DBO5 est basée sur le principe de la pression. La mesure est faite par des sondes de
pression électroniques résistantes. Pour la mesure de la DBO5, le pH doit être compris entre

41
Chapitre IV : Matériels et méthodes

6,5 - 7,5. Avec le tableau ci –dessous, on convertit la valeur mesurée affichée en valeur de
DBO5 (valeur mesurée x Facteur = DBO5 mg/L).
Tableau IV-1: Table de conversion pour mesurer la DBO5
Gamme de mesure DBO
Volume de Facteur
(mg/L) l'échantillon (mL)
0 – 40 428 1
0 – 80 360 2
0 – 200 244 5
0 – 400 157 10
0 – 800 94 20
0 – 2000 56 40
0 – 4000 21,7 100

IV.1.3. Demande Chimique en Oxygène (DCO)


La DCO est la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder chimiquement les
substances réductrices présentes dans l’effluent. La DCO est un indicateur de la quantité de
composés organiques présente dans la boue. L’oxydant utilisé est le bichromate de potassium
(Norme AFNOR NF 90 101). La mesure a été effectuée suivant la micro méthode spectre
direct (Lovibond RS 232).

IV.1.3.1. Mode opératoire


- Prélever 2 mL de l’eau à analyser (eau brut ou eau épurée) et le rajouter au tube de
réactif à DCO (contient en plus du dichromate de potassium des sels d’argent et de
mercure. L’argent est un catalyseur et le sel de mercure est utilisé pour précipiter les
ions chlorure).
- Les tubes sont ensuite chauffés à 150 °C pendant 2 heures.
- Laisser refroidir pendant environ 20 minutes.
Puis on lit au spectrophotomètre la valeur de l’absorbance de l’échantillon après avoir fait le
zéro avec le blanc (gamme de concentration de 30 mg/L à 1500 mg/L) à la longueur d’onde de
620 nm. Le résultat est exprimé en mg d’oxygène par litre.
IV1.4. Ammonium (NH4+)
Les analyses d’un échantillon des eaux usées effectuées avec une gamme [1-50 mg/L]
et pour l’eau épurée, la gamme entre [0,02-2,5 mg/L].
- Ajouter 0,1 mL d’eau usée et 2 mL d’eau épurée dans chacun tube de réactif d’ammonium.
- Additionner un sachet d’AMMONIA Salicylate F5 et un sachet d’AMMONIA Cyanurate F5
dans chacun tube.
- Le temps de réaction est 20 minutes. Lire dans le spectrophotomètre.

42
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.1.5. Nitrate (NO3-)


Les analyses d’un échantillon des eaux usées effectuées avec une gamme [0,5-14 mg/L] et
pour l’eau épurée, la gamme entre [1-30 mg/L].
- Ajouter 0,5 mL d’eau usée (1) et 1 mL d’eau épurée (2) dans chacun tube de réactif de
Nitrate.
- Additionner 0,2 mL Nitrate-111 dans un (1) et un sachet de Nitrate Chromotropic dans (2).
- Le temps de réaction de (1) est 15 minutes et (2) pendant 5 minutes.
IV.1.6. Phosphate (PO43-)
Les analyses d’un échantillon des eaux usées effectuées avec une gamme [1,5-20 mg/L] et
pour l’eau épurée, la gamme entre [0,07-3 mg/L].
- Ajouter 1 mL d’eau usée et 5 mL d’eau épurée dans chacun tube de réactif de Phosphate.
- Placer les deux tubes dans un réacteur (HACH) à une température de 100 C° pendant 30
minutes.
- Additionner 2 gouttes (0,1 mL) de Phosphate-101 et une cuillère de Phosphate-102 dans
chacun tube.
- Le temps de réaction est 20 minutes.

 les méthodes : NH4+, NO3-, PO43- sont certifiées QM- System Certificate No.5394
DIN EN ISO 9001.
 Le calcul du taux d’abattement d’un paramètre X, exprimé en pourcentage est basé
sur la formule suivante :

% Abattement (X ) = C i
(X) - C (X ) × 100
f

C (X )
i

Ci (X) : Charge massique initiale d’un paramètre X (Kg/j).


Cf (X) : Charge massique finale d’un paramètre X (Kg/j).

IV.2. DETERMINATION EXPERIMENTALE DE L’INDICE DE BOUE


L’objectif recherché est l’étude de l’indice des boues au niveau du bassin biologique
des deux STEP : station d’épuration de Souk-Ahras et de Sedrata.

IV.2.1. Définition de l’indice de boue (IB)


L’indice de boues, noté IB, représente le volume en ml occupé par un gramme de boue
activée au niveau de bassin biologique après une décantation statistique de trente minutes

43
Chapitre IV : Matériels et méthodes

dans une éprouvette graduée. Il est exprimé en (mL .g-1 de MES), il est calculé par la formule
suivante :
V
IB = 30
MES bassin

V30= volume de boues décanté en 30 minute en (mL/L).


MES bassin = Concentration en matière en suspension dans l’éprouvette (g /L).
L’indice de boue est valide à condition que le volume décanté soit compris entre 100
mL et 300 mL .Dans le cas contraire une dilution est nécessaire. Dans ce cas, le calcul de
l’indice de boue est le suivant :
V
IB = 30
MES dans l' éprouvette aprés dilution
V
Où IB = 30
MES du bassin d' aération × 1/facteur de dilution

Cet indice de boue est un outil précieux. Il a de multiples fonctions au niveau de la station
d’épuration :
 Suivi et mise en évidence d’un foisonnement.
 Appréciation de l’effet des solutions techniques mises en œuvre pour améliorer la
décantabilité de la boue.
 Vérification des performances du décanteur en service après prise en compte de la
concentration des boues et du débit alimentant l’ouvrage.
 Utilisation a priori pour le dimensionnement de la surface du clarificateur.
 Aide à la gestion de la production de boue sur les petites stations dans la mesure où
l’indice reste stable dans le temps.
 Caractérisation des boues en vue de leur déshydratation.

Tableau IV-2 : Valeurs seuil de l’indice de boue


IB < 100 mL.g-1 de Condition idéale : les boues sédimentent facilement et sont le
MES plus souvent bien minéralisées (MVS < 65 %)
100 < IB < 150 Condition acceptable pour des installations fonctionnant
mL.g-1 de MES dans le domaine de faible charge – aération prolongée.
IB > 150 mL.g-1 de MES Difficultés possibles de décantation liées au
développement de bactéries filamenteuses

44
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.2. 2. Matériels
 Eprouvette à pied de 1 litre.
 Un seau.
 Un chronomètre ou un minuteur.
 Dessiccateur.
 Balance.
 Capsule en porcelaine.
 Etuve.

IV.2. 3. Protocole expérimental


1- Prélever un échantillon de boues en sortie du bassin d’aération (l’aérateur étant
en fonctionnement depuis ¼ d’heure) et un échantillon d’eau clarifiée (épurée) et éviter les
flottants.
2- Remplir une éprouvette avec un litre de boue remise en suspension.
3- Agiter vigoureusement l’éprouvette de bas en haut sans perdre du mélange
(obturer avec la paume de la main protégée par du parafilm ou un gant.
4- Poser l’éprouvette sur un plan horizontal stable non soumis à des vibrations, à
l’ombre pour éviter l’augmentation de la température et déclencher la minuterie.
5- Après 30 minutes, noter le niveau du voile de boue (interface boue-eau) dans
l’éprouvette. Cette valeur notée VD30 doit impérativement être comprise entre 100 et 300mL.
Dans le cas contraire, vider l’éprouvette, la rincer et introduire 500 mL de boue et 500 mL
d’eau clarifiée ce qui correspond à une dilution au ½ et suivre la procédure à partir du point 3.
Les étapes 3 à 5 doivent être refaites avec des dilutions plus importantes (1/4 de
boue ,1/5,…) jusqu’à obtenir les conditions de validité du test (entre 100 et 300 ml de volume
décanté après 30 minutes).

Le calcul de l’indice exige la mesure de la concentration en MES qui doit être


effectuée au laboratoire. Les analyses de MES sont effectuées selon les procédures de la
norme : AFNOR NF 890 – 105 – 2 janvier 1997 :
Exemple de dilution
Dilution au ½ ⇒ 500mL de boue + 500mL d’eau épurée ⇒ dilution 2
Dilution au ¼ ⇒ 250mL de boue + 750mL d’eau épurée ⇒ dilution 4

45
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.2.4. Exemple de calcul


Les données de calcul correspondant à la journée du 04/01/2009. (STEP de Souk-
Ahras).

paramètre V30 V30dillution MESbassin Dilution IB


(mL/L) (mL/L) (g/L) (mL/g)
04/01/2009 365 211 3,34 Dilution ½ 124,5

V30 =365 mL > 300 mL On a fait une dilution au ½


Alors : V30 dilution =165 mL/L
MES bassin = 3,39 g/L
211
IB = = 124,5 mL/g
3,39 × 1/2

IV.3. VITESSE ASCENSIONNELLE


IV.3.1. Définition de la vitesse ascensionnelle
Schématiquement le phénomène de décantation consiste à créer dans le clarificateur
des conditions de vitesse telles que le flux d’eau épurée ascendant ne perturbe pas la descente
des particules que l’on souhaite concentrer au fond de l’ouvrage pour ensuite les soutirer
(recirculation, extraction des boues en excès).

Au-delà de la limite hydraulique du clarificateur, on observe un engorgement à terme,


un débordement du lit de boue (d’où les pertes de boue).Cette limite hydraulique s’exprime
par la vitesse ascensionnelle (Va en m3.m2.h-1 ou charge hydraulique superficielle) :
Q
V =
a S

46
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Q : débit maximal horaire observé à l’entrée de la filière biologique (en m3.h-1).


S : surface utile (surface au miroir) du clarificateur (en m2).
Cette relation est très utile lors du dimensionnement du clarificateur : elle permet de
déterminer le débit maximal horaire que pourra supporter l’installation en fonction de la
surface du clarificateur.

I.3.2. EXEMPLE DE CALCUL DE LA VITESSE ASCENSIONNELLE

Débit max horaire


MESbassin IB Va
Mois (m3/h) (g/L) (mg/L) (m3/m2.h)
Janvier 504,6 3,34 118,1 0,34

S = 1452,2 m2 Surface utile de clarificateur


Qp = 504,6 m3.h-1

504,6 − 2
V = = 0 , 347 m 3 . m .h − 1
a 1452,2

IV.4. DETERMINATION DES PARAMETRES FONDAMENTAUX


IV.4.1. CALCUL DE LA CHARGE MASSIQUE (Cm)
La charge massique est déterminée par la formule suivante :
DBo 5 entrée
C =
m V × MV S bassin

Cm : charge massique (kg DBO/kg MVS.j).


DBO5 : masse de DBO apportée par jour (kg/j).
V : volume du bassin d’aération (m3).
MVS bassin : concentration nominale de MVS dans le bassin d’aération (g/L).
Les données correspondant à la première semaine du mois de Janvier sont :

Pour une DBO5 entrée de 3420,7 kg/j


V = 13068 m3

MES basin = 3,39 g/L

MVS =0,7x MES bassin =0.7x 3.39 = 2,37 g/L =2,37x10-3 Kg/m3

47
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Alors:
3420,7 kg DBO/j
Cm = = 0.110 kg DBO/kg MVS.j
2.37 Kg MVS / m3 x 13068 m3

IV.4.2. CALCUL DE LA PRODUCTION JOURNALIERE DE BOUES (∆MES)

La production journalière de boues s’écrit [14]

0,84 [DBO5 entrée+ MES entrée]


∆ MES =
2
Avec :
DBO5 entrée: masse de DBO apportée par jour (kg/j)
MES entrée: masse de MES apportée par jour (kg/j)
DBO5 entrée = 3420,7 kg/j
MES entrée = 3858,22 kg/j
Donc :
0,84 [3420,7 + 3858,22]
∆ MES = = 3057,144 kg/j
2

IV.4.3. CALCUL DE L’AGE DE BOUES (A)

V x MES bassin
A=
∆ MES
Avec:
A : âge de boues (j)
∆ MES: production journalière de boues (kg/j).
V : volume du bassin d’aération (m3).
MESbassin : concentration nominale de matières en suspension dans le bassin d’aération (g/L).
∆ MES = 3057,144 kg/j
V = 13068 m3
MES bassin = 3,39 g/L

13068 m3 x 3,39 kg/m3


A= =14, 49 j
3057,144 kg/j

48
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.5. OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES DES BOUES


L’observation microscopique d’une boue activée est indispensable pour faciliter la
compréhension de la fonction d’une STEP.
Dans cette partie on fait l’observation microscopique de la boue activée pour les STEP (S/A et
Sedrata) pendant une période de trois mois pour détecter différentes espèces protozoaires et
métazoaires, bactéries filamenteuses.
Le suivi de la population de bactéries protozoaires et métazoaires ainsi que les
bactéries filamenteuses du bassin d’aération de la STEP S /A et STEP de SEDRATA a été
réalisé sur une période de trois mois, le système d’acquisition utilisé est constitué d’un
microscope PARALUX WX/10 sur lequel a été connecté une caméra SSC DC 138.
Les observations des protozoaires et métazoaires se fait sur des états frais, les deux espèces
sont vivantes et actives, mais l’observation des bactéries filamenteuses a été réalisée sur deux
colorations (Gram et Bleu de Méthylène).
Comme pour l’analyse chimique le prélèvement de l’échantillon se fera à l’endroit du bassin
d’aération où le brassage est maximum (boue activée bien brassée pour les deux STEP).

IV.5.1. Observation à l’état frais


- Une goutte d’échantillon est prélevée avec une pipette et déposée au centre d’une
lame propre.
- Une lamelle est placée sur la lame de façon à recouvrir et étaler la goutte.
- Une légère pression est appliquée afin de répartir le liquide sous la lamelle en une
très fine couche.
- L’observation se fait en lumière directe avec l’objectif 100X.

IV.5.2. Procédure de la Coloration de GRAM


Elle est faite selon la méthode de Jenkins et coll., 1986 [3]. Cette coloration permet
de classer les bactéries filamenteuses en deux catégories (bactérie Gram+ et bactérie Gram -)
a)- Technique de coloration
Une goutte d’échantillon de boue activée est prélevée à la pipette et déposée au centre
d’une lame propre.
La coloration est effectuée après séchage de l’étalement.
1 –Coloration 1 minute au cristal violet.
2 – Rinçage à l’eau claire.
3 – Coloration 1 minute au Lugo.

49
Chapitre IV : Matériels et méthodes

4 – Rinçage à l’eau claire.


5 – Décoloration rapide à l’alcool.
6 – Rinçage à l’eau claire.
7 – Recoloration 1 minute à la Safranine.
8 – Séchage à température ambiante.
9 – Observer à l’objectif X100.
I.5.3. Procédure de la Coloration de bleu de Méthylène :
1- Une goutte d’échantillon de boue activée est déposée au centre d’une lame propre.
2- Séchage à température ambiante.
3- Coloration environ 5 minutes au bleu de méthylène.
4- Séchage à temperature ambiante.
5- Observer à l’objectif X100.

50
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

50
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

V.1. DESCRIPTION ET DIAGOSTIC DE LA STEP DE SOUK-AHRAS


La station d’épuration de la ville de Souk-Ahras est destinée à traiter les eaux usées
domestiques avant leur rejet à l’Oued Medjerda.
Les données de base sont les suivantes :
• Type de réseau : Unitaire
• Nature des eaux brutes : Domestiques
• Population raccordée : 150 000 EH

Tableau V- 1 : Caractéristiques des eaux brutes de la STEP de Souk-Ahras


DBO5 300 mg/L 9000 Kg/j
MES 400 mg/L 12000Kg/j

Tableau V- 2 : Débits des eaux brutes de la STEP de Souk-Ahras


Journalier 30000 m3/j
Moyen 1250 m3/j
Pointe temps sec 1960 m3/h
Pointe temps de pluie 3750 m3/h

V.1.1. FINALITE DU TRAITEMENT


Les caractéristiques de l’effluent à la sortie de la station d’épuration déterminé sur une
période moyenne de 24 heures sont fixées comme suit :
- DBO5 : Inférieure ou égale à 30 mg/L

- MES : Inférieure ou égale à 30 mg/L

- DCO : Inférieure ou égale à 90 mg/L

- PH : Compris entre 5,5 et 9

V.1.2. BASSIN D’AERATION


La station est dotée de deux bassins d’aération dont les dimensions sont les suivantes :
- Longueur 66 m

- Largeur 44 m

- Hauteur d’eau 4,50 m

51
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

- Volume unitaire 13068 m3

- Volume total 26 136 m3

Il y a 6 aérateurs de surface identiques par bassin, à axe vertical et vitesse de rotation lente et
ayant une puissance nominale de 75 kW.

Tableau V- 3 : Caractéristiques du processus de l’installation : Très faible charge massique de


boues (STEP Souk-Ahras)
Temps de séjour hydraulique 21 heures
Concentration en boues 5 g/L
Charge volumique moyenne 0.34 kg DBO5/m3/J
Charge massique moyenne 0.07kg DBO5/kgMS.J

V.1.3. CLARIFICATEUR
Il y a deux unités identiques ayant les dimensions suivantes
- Hauteur en périphérie 3m
- Hauteur d’eau au centre 5,40 m (total)
- Surface (hors goulotte) 1452.2 m2
- Volume utile 5800 m3 (environ)
V.1.4. FILIERE DE TRAITEMENT ADOPTEE
- Dégrillage grossier
- Dégrillage fin manuel
- Dessablage, déshuilage aéré
- Aération
- Décantation
- Recirculation des boues et pompage des boues en excès
- Déshydratation sur lits de séchage.
- Désinfection de l’effluent traité

II.1.5. LES PROBLEMES RENCONTRES


 La station n’est pas équipée d’oxymètre pour la mesure du taux d’oxygène au
niveau de bassin d’aération. (Couleur de boue, DBO5 et DCO).
 Mise en arrêt des aérateurs quotidiennement dans les heures de pointe :
17H jusqu’au 21H pour réduire la consommation d’énergie.

52
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

 Une mousse des boues flottantes à une couleur marron clair au niveau de bassin
d’aération.
 Les chutes de tensions électriques fréquentes dans la journée gênent le
fonctionnement des aérateurs.
 Problème d’évacuation des boues au niveau des lits de séchage.

V.2. RESULTATS ET DESCUSSION


V.2.1. PARAMETRES DE POLLUTION
Tous les résultats des paramètres sont les moyennes de chaque mois de l’année 2009.
V.2.1.1. MES
Les résultats de la MES sont présentés sur la figure V-1 :

Figure V-1 : Concentration en MES à l’entrée et à la sortie de la STEP de


Souk-Ahras durant l’année 2009

Les résultats montrent que la concentration en matières en suspension à l’entrée de la


station est élevée durant les mois Juillet, Août et a pour valeurs 526,3 et 564,6 mg/L
respectivement ceci s’explique par:
 La collecte des eaux usées vers la station est assurée par un réseau unitaire, la
quantité de pollution qui arrive est élevée (pas d’eaux pluviales), et la dotation en eau potable
de l’agglomération est moins importante au cours la saison d’été.
Par contre la concentration en MES à la sortie est inférieure à 30 mg/L ce qui respecte
les normes de rejet dans le milieu récepteur sauf le mois de Juin (32,5 mg/L) à cause d’un
problème mécanique au niveau le clarificateur.

53
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

D’autre part, les résultats de rendement obtenus sur MES sont présentés sur la Figure
V-2. Les rendements de la MES sont élevés (90 %), sauf les mois de Janvier, Avril et Juin où
les valeurs sont 88%, 89,3% et 86% respectivement. Ceci indique un problème de la
décantation au clarificateur.

Figure V-2 : Pourcentage d’abattement de la MES de la STEP de


Souk-Ahras pendant l’année 2009
V.2.1.2. DCO
La représentation graphique de la DCO moyenne à l’entrée et à la sortie de la STEP
de Souk-Ahras est illustrée sur la Figure V-3 :

Figure V-3 : DCO à l’entrée et à la sortie de la STEP de


Souk-Ahras durant l’année 2009

D’après les résultats on remarque que la DCO à l’entrée de la STEP est élevée .Les
cause sont les mêmes que celles évoquée pour les MES c- à –d la concentration de la
pollution (matière organique biodégradable et non biodégradable) est pendant la saison d’été.
En revanche la DCO à la sortie est inférieure à 90 mg/L ceci s’explique par une bonne

54
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

oxydation des matières organiques biodégradables et non biodégradables au niveau du bassin


d’aération.

Les valeurs d’abattement de la DCO sont présentées sur la figure V-4

Figure V-4 : Pourcentage d’abattement de la DCO de la STEP de


Souk-Ahras pendant l’année 2009

On remarque que les rendements de l’abattement de la DCO sont acceptables


(supérieur à 90%) pendant les mois de Janvier, Avril et Mai et Décembre à cause de la faible
charge de matière organique qui arrive à la station.

V.2.1.3. DBO5
Les résultats de la DBO5 moyenne à l’entrée et à la sortie de la STEP de Souk-Ahras
durant une année sont présentés sur la Figure V-5 :

Figure V-5 : DBO5 à l’entrée et à la sortie de la STEP de


Souk-Ahras durant l’année 2009
55
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

D’après cette figure ,on remarque que la DBO5 à l’entrée de la STEP est faible pendant les
mois ( Juin, Juillet, Août ) et a pour valeurs 321 ,540 et 480 mg/L respectivement .En été la
température augmente ,le taux d’oxygène dans l’air diminue proportionnellement , ce qui
engendre un ralentissement ou un arrêt des micro-organismes aérobies, qui assure la
décomposition des matières (aération naturelle) organiques contenues dans l’eau .Par contre à
la sortie de la station la DBO5 durant l’année est dans les normes (<30 mg/L) c-à d la quantité
d’O2 dissous fournie aux aérateurs dans le bassin d’aération est suffisante pour les besoins
des bactéries pour la dégradation de la matière organique .
Les rendements de l’abattement de la DBO5 de la STEP de Souk-Ahras pendant l’année 2009
sont illustrés sur la figure V-6

Figure V-6 : Pourcentage d’abattement de la DBO5 de la STEP de la


Souk-Ahras pendant l’année 2009
Les rendements de l’abattement de la DBO5 sont supérieurs à 90% sauf pendant le
mois de Mai où le rendement est de 83,8% à cause d’une faible charge organique à la station.

V.2.1.4. NH4+
Les résultats de l’analyse des concentrations en NH4+ à l’entrée et à la sortie de la
STEP de Souk-Ahras sont portés sur la figure V-7 :

56
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

Figure V-7 : Concentration en NH4+ à l’entrée et à la sortie de la


STEP de Souk-Ahras

Ces résultats indiquent une augmentation de NH4+ dans les eaux usées c-à-d. une
quantité de pollution azotée importante surtout au mois de Juin où elle atteint 46,3 mg/L. Les
concentrations en NH4+ de l’eau épurée sont faibles et comprises entre 2,36 mg/L au mois de
Mars et 2,01 mg/L au mois de Juin. On explique cet abattement par l’existence d’une quantité
d’O2 importante dans le bassin d’aération qui assure le phénomène de nitrification (NH4+ est
oxydé en nitrate ou nitrite par la consommation de l’oxygène).
Le rendement de l’abattement de NH4+ de la STEP de Souk-Ahras est illustré sur la
figure V-8.

Figure V-8 : Pourcentage d’abattement de NH4+ de la STEP de la


Souk-Ahras pendant l’année 2009

On observe que les valeurs de rendements de l’abattement de NH4+ sont supérieurs à


90 % sauf le mois de Mars (39,1 %).

57
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

V.2.1.5. NO3-
D’après les résultats de la concentration en NO3- regroupés dans la figure II-9 à l’entrée et à
la sortie de la STEP de Souk-Ahras durant une année, on remarque que les nitrates sont en
quantités faibles dans l’eau usée c.-à-d. que la quantité de la pollution azotée est élevée, mais
après le traitement le nitrate augmente à cause de la nitrification ce qui signifie que le taux
d’oxygène dissous dans le bassin d’aération est suffisant.

Figure V-9 : Concentration en NO3- à l’entrée et à la sortie de la STEP de


Souk-Ahras durant l’année 2009

Les rendements de l’abattement de NO3- de la STEP de Souk-Ahras pendant l’année


2009 sont présentés sur la figure V-10 :

Figure V-10 : Pourcentage d’abattement de NO3- de la STEP de


Souk-Ahras pendant l’année 2009

On observe que les valeurs de rendements de l’abattement des nitrates sont varient
durant l’année entre 54% au mois d’Avril et 96,1% au mois de décembre

58
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

V.2.1.6. PO43-
Les concentrations en PO4-3 à l’entrée et à la sortie de la STEP de Souk-Ahras durant
l’année sont présentées sur la figure V-11 :

Figure V-11 : Concentration en PO43-à l’entrée et à la sortie de la STEP de


Souk-Ahras durant l’année 2009

Ces résultats montrent que les concentrations en PO43- à l’entrée de la STEP sont
variées et élevées (12,2 mg/L au mois de Juillet). A la sortie de la STEP on remarque que les
concentrations en PO43- sont supérieures aux normes de rejet dans le milieu récepteur. La
déphosphatation n’est donc pas complète dans le bassin d’aération.

La Figure V-12 présente le rendement de la déphosphatation de la STEP de Souk-Ahras


pendant l’année 2009. Les rendements sont faibles surtout durant les mois de Janvier,
Octobre, Novembre et Décembre (46,9 %, 17,9%, 40,5%, 46,8%) respectivement.

Figure V.12 : Pourcentage d’abattement de PO4-3 de la STEP de


Souk-Ahras pendant l’année 2009

59
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

 Les rendements annuels des paramètres de l’année 2009 de la STEP de Souk-Ahras


sont regroupés dans le tableau V-4.
Tableau V- 4 : Valeurs annuels de rendements des paramètres de pollution
de l’année 2009 de la STEP de Souk-Ahras
Paramètre MES DCO DBO5 NH4+ NO3- PO43-
(%) (%) (%) (%) (%) (%)
Rendement 92.92 92.24 94.3 82.32 82.55 63.35

Les résultats montrent que les rendements de l’abattement de la pollution caractérisée


par la DCO, DBO5 et MES sont supérieurs 90 %.
Les rendements de l’abattement de NH4+, NO3-et PO43- sont moyens : 82,32%, 82,55% et
63,35% respectivement.
V.2.2. DETERMINATION DES PARAMETRES FONDAMENTAUX DU
CLARIFICATEUR
Cette partie détermine quatre paramètres fondamentaux en aération prolongé ou à
faible charge, la charge massique, l’âge de boue, l’indice de boue, la vitesse ascensionnelle
dans le clarificateur.

V.2.2.1. LA CHARGE MASSIQUE ET L’AGE DE BOUES


Les résultats du calcul de la charge massique pour la STEP de Souk-Ahras sont
regroupés dans le tableau V-5 :

Tableau V-5:Charge massique de la station de Souk-Ahras


Mois MES MVS DBO5entrée Cm
(Kg/m3) (Kg/m3) (Kg/j) (KgDBO5/KgMVS.J)
Janvier 3,34 2,34 1510,9 0,049
Février 3,5 2,45 1371 0,048
Mars 3,37 2,36 2038,9 0,069
Avril 3,9 2,73 1614,3 0,043
Mai 2,29 1,60 1291,5 0,071
Juin 3,08 2,16 3715,4 0,012
Juillet 4,47 3,13 6219,9 0,012
Aout 5,35 3,74 4921,6 0,011

D’après ces résultats, on remarque que les valeurs de la charge massique sont
inférieures à 0,07 KgDBO5 /Kg MVS.j durant les quatre premiers mois de l’année, à cause un
excès des boues au niveau du clarificateur et au bassin d’aération.

60
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

Les résultats du calcul de l’âge de boue pour la STEP sont regroupés dans le tableau V-6
Tableau V-6 : Les valeurs de l’âge des boues de la STEP de Souk-Ahras
Mois MESbassin DBO5entrée MES entrée ∆MES A
(Kg/m3) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (J)
Janvier 3,34 1510,9 2218,16 1354,68 25,06
Février 3,5 1371 2420,59 1362,15 26,35
Mars 3,37 2038,9 2373,49 1853,19 20,59
Avril 3,9 1614,3 1818,33 1441,71 19,19
Mai 2,29 1291,5 2456,67 1303,01 27,14
Juin 3,08 3715,4 2691,26 1754,52 19,87
Juillet 4,47 6219,9 6059,39 3415,73 22,5
Aout 5,35 4921,6 5859,16 3494,38 26,71

On remarque aussi que les valeurs de l’âge de boue sont élevées et supérieures à 20
jours .Ceci est en respect avec les normes.

V.2.2.2. L’INDICE DE BOUES


Les résultats de l’indice de boue sont portés dans le Tableau V-7 :
Tableau V-7 : Les valeurs de l’indice de boue de la STEP Souk-Ahras
Mois V30 V30dillution MESbassin Dilution IB
(mL/L) (mL/L) (g/L) (mL/g)
Janvier 421,17 197,7 3,34 Dilution ½ 118,1
Février 529 232,3 3,5 Dilution ½ 132,8
Mars 390 201,4 3,37 Dilution ½ 119,4
Avril 577,5 204,5 3,9 Dilution ½ 104,9
Mai 143 / 2,29 / 62,66
Juin 129,6 / 3,08 / 42,8
Juillet 210,8 / 4,47 / 47,39
Aout 297,5 / 5,35 / 55,56

Les résultats de calculs de l’indice de boue moyen de chaque mois pour la STEP de
Souk-Ahras montrent que pour les quatre premiers mois de l’année,IB est supérieur à 100
mL/g de MES ce qui signifie une condition de la décantation acceptable pour l’installation.
Au cours des autres mois IB est inférieur à 100 mg/L de MES ce qui indique une condition
idéale de décantation.

61
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

V.2.2.3. LA VITESSE ASCENSIONNELLE


Le décanteur secondaire à été dimensionné sur la base d’une vitesse ascensionnelle
de 0,6 m/h pour un débit de pointe horaire 1250 m3/h. Cet ouvrage à donc une surface de
1452,2 m2.

Les résultats de calcul de la vitesse ascensionnelle pour la STEP sont regroupés dans le
Tableau V-8.
Tableau V-8 : Vitesse ascensionnelle de clarificateur de la STEP de Souk-Ahras
Débit max horaire
MESbassin IB Va
Mois (m3/h) (g/L) (mg/L) (m3/m2.h)
Janvier 504,6 3,34 118,1 0,34747
Février 599,02 3,5 132,8 0,41249
Mars 585,6 3,37 119,4 0,40325
Avril 533,5 3,9 104,9 0,36737
Mai 609,6 2,29 62,66 0,41978
Juin 735,1 3,08 42,8 0,5062
Juillet 746,6 4,47 47,39 0,51412
Aout 717,7 5,35 55,56 0,49422

D’après ces résultats on remarque que la vitesse ascensionnelle admissible calculée à


partir de la surface et le débit de pointe horaire de chaque mois est inférieure à 0, 6 m/h et le
débit de pointe horaire moyen ne dépasse pas la valeur limite .Ceci indique que la clarificateur
est bien dimensionnée hydrauliquement.

V.2.3. OBSERVATION MICRISCIPIQUE DE BOUES ACTIVEES


L’observation macroscopique du bassin d’aération (figure V-13) révèle une couche
des amas flottants très stable en surface de bassin d’aération, et une couleur marron clair à
foncé, que la marche des aérateurs ne détruit pas, mais les repoussent sur les côtés du bassin.
Elles se reforment à l’arrêt de l’agitation.
La figure V-14 montre que le test de demi-heure de décantation relève une présence
de flottants. La couleur du surnageant est verdâtre et est due à un développement d’algues
dans les ouvrages

62
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

Figure V-13 : Couche de la mousse biologique en surface de bassin


d’aération de la STEP de Souk-Ahras

Figure V-14 : Test de décantation : présence de flottants (STEP de Souk-Ahras)

Tableau V-9 : Observation microscopique de boue activée de la STEP de Souk-Ahras


PROTOZOAIRE Presence
Petit flagella DIPLOMONADIDA (+)
EPISTYLIS (+)
Ciliés ASPIDISCA (+)
ZOOTHMUIM (++)
METAZOAIRE
NEMATODE (++)
BACTERIES FILAMENTEUSES
NACARDIO (++)
MICROTHIX PARVICELLA (++)

63
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

Figure V-15 : Observation microscopique des différents échantillons de boues activées à


l’état frais (bactérie filamenteuse NACARDIO -contraste de phase 1000X)

Figure V-16: Observation microscopique des différents échantillons de boues activées à


coloration de GRAM (bactérie filamenteuse MICROTHIX PARVICELLA
contraste de phase 1000X)

Figure V-17: Observation microscopique des différents échantillons de boues activées à


coloration de Bleu de Méthylène (bactérie filamenteuse MICROTHIX PARVICELLA
contraste de phase 1000X)

64
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

Figure V-18: NEMATODE. Contraste de phase 1000X

Figure V-19 : ZOOTHMUIM Figure V-20 : ASPIDISCA, ZOOTHMUIM


Contraste de phase 100X Contraste de phase 100X

Figure V-21 : EPISTYLI Figure V-22 : DIPLOMONADIDA


Contraste de phase 1000X Contraste de phase 1000X

Les résultats de l’observation microscopique de la boue activée de la STEP de Souk-


Ahras montrent:
 La présence de petits flagellés : DIPLOMONADIDA qui indique une sous aération
du bassin
 La présence d’une NEMATODE, signe de dépôts dans le bassin d’aération (un
développement d’algues) et le décanteur, et sous aération du milieu.
 La présence des bactéries filamenteuses : NACARDIO et MICROTHIX
PARVICELLA dans la boue explique la formation de mousse stable en surface du bassin

65
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

d’aération. D’après les analyses la densité de ces bactéries est plus élevée dans les
échantillons de mousse que dans ceux prélevés directement dans la boue.
Cette situation indique une forte limitation de la capacité hydraulique du clarificateur et peut
entrainer des départs de boue dans le milieu naturel et une diminution du transfert d’oxygène.
Cette présence de la mousse et de la bactérie filamenteuse est liée à l’exploitation de la
station.

 Carence d’une zone de contact qui permet la création à l’amont du bassin


d’aération d’une zone à forte charge qui favorise le développement des bactéries du floc au
détriment des bactéries filamenteuses. Cette technique est particulièrement recommandée pour
les faibles charges massiques.
 Mauvais fonctionnement du déshuileur (problème mécanique).
 Manque un oxymètre au niveau du bassin d’aération pour contrôler le taux d’O2
dissous.
 Programme des arrêts des aérateurs quotidiennement aux heures de pointe (17h
jusqu’au 21h).
 Fréquemment les chutes de tension et les coupures d’électricité, surtout pendant la
saison d’hiver (manque de groupe électrogène pour fonctionnement de la station en cas des
coupures de courant électrique).
 Diminution du temps de marche de l’aérateur pour diminuer la consommation
d’énergie.
 Formation de dépôts dans les ouvrages.

66
Chapitre V: Etude de la station d’épuration à boues activées de Souk-Ahras

67
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

66
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

VI.1. DESCRIPTION ET DIAGOSTIC DE STEP DE SEDRATA


La station d’épuration est située à environ 4 km au Sud-est de la ville de SEDRATA
et est destinée à protéger l’oued el KRAB et le barrage OUED CHAREF.
Les données de base sont les suivantes :
• Type de réseau : Unitaire
• Nature des eaux brutes : Domestiques
• Population raccordée : 100 00 EH
Tableau VI- 1-1 : Caractéristiques des eaux brutes de la STEP de Sedrata
DBO5 450 mg/L 4500 Kg/j
MES 500 Kg/j 5000 Kg/j
DCO 800 Kg/j 8000 Kg/j

Tableau VI- 2 : Débits des eaux brutes de la STEP de Sedrata


Journalier 10000 m3/j
Moyen 625 m3/j
Pointe temps sec 907 m3/h

Les caractéristiques de l’effluent à la sortie de la station d’épuration déterminées sur


une période moyenne de 24 heures doivent être identiques à celles de la station de Souk-
Ahras.
VI.1.1. BASSIN D’AERATION
La station est réalisée avec deux bassins d’aération cylindriques dont les dimensions
sont les suivantes :
- Hauteur 6m
- Diamètre 51 m
- Volume utile 7917 m3
Il y a un aérateur à insufflation d’air fine bulle identique par bassin ayant une puissance
nominale de 90 kW et un débit d’air 3000m3/h, agitateurs de puissance 5,5 Kw.
VI.1.2. CLARIFICATEUR
Les dimensions du clarificateur sont :
- Hauteur 3m
- Diamètre 27 m
- Surface utile 1102 m2

67
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

VI.1.3. FILIERE DE TRAITEMENT ADOPTÉE


- Poste de Relevage
- Dégrillage- dessablage-déshuilage
- Aération
- Zone de contact : peut être placée à l'amont immédiat du bassin d'aération. Son
principe est de réaliser un mélange des boues recyclées et de l'effluent à traiter
dans une zone de faible volume. Cette zone, dont le but reste l'amélioration de la
décantation de la boue, exerce une pression sélective sur la compétition entre
germes filamenteux et non filamenteux, a l'avantage de ces derniers, par
biosorption d'une certaine quantité de matières organique a la surface du floc. [6]

- Dégazage : Placé à l'aval du bassin d'aération, le dégazeur facilite l'élimination des


bulles d'air présentes dans la liqueur en transit vers le clarificateur. Ceci permet de
limiter les bouchons d'air générateurs d'à-coups hydrauliques préjudiciables au bon
fonctionnement du clarificateur. [6]
- Clarification
- Recirculation des boues et pompage des boues en excès
- Epaississement des boues
- Déshydratation sur lits de séchage.
- Désinfection de l’effluent traité

VI.2. RESULTATS ET DESCUSSION


VI.2.1. PARAMETRES DE POLLUTION
VI.2.1.1. MES
Les concentrations en MES à l’entrée et à la sortie de la STEP de SEDRATA durant
l’année sont présentées sur la figure VI-1 :

68
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

Figure VI-1 : Concentration en MES à l’entrée et à la sortie de la STEP de


SEDRATA durant l’année 2009

D’après ces résultats la concentration en MES à l’entrée de la STEP de Sedrata sont


élevées au mois de Novembre à 514,2 mg /L à cause d’une eau chargée en matière organique
(sang, déchets des moutons « El Aid Eladha »).Après le traitement de l’eau les valeurs de la
MES sont fréquemment supérieures aux normes de rejet dans le milieu récepteur (>30 mg /L).
Ceci est dû au type du réseau (réseau unitaire) et aux rejets illicites de déchets de volailles
(malgré que la station est dotée d’un dégrilleur fin à l’entrée de la STEP, une partie de ces
déchets passe jusqu’au clarificateur ou surnage en surface.
La figure VI-2 représente l’efficacité de l’élimination de la pollution en MES pendant
l’année 2009

Figure VI-2 : Pourcentage d’abattement de la MES de la STEP de


SEDRATA pendant l’année 2009
Les rendements sont variables durant l’année.

69
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

VI.2.1.2. DCO
La représentation graphique de la DCO moyenne à l’entrée et à la sortie de la STEP
de Sedrata est illustrée sur la figure VI-3.

Figure VI-3 : DCO à l’entrée et à la sortie de la STEP de


SEDRATA durant l’année 2009
D’après les résultats, on remarque que la DCO de l’eau usée atteint un maximum à
1043,5 mg/L au mois Décembre. Ceci s’explique par :
- La station est située au même niveau que les rives de l’oued, ceci engendre un retour
des eaux de ce dernier vers la station. Dans cette zone de SEDRATA semi-aride, les pluies
sont fortement torrentielles c.-à-d il y a un fort charriage de matières variées. De plus le réseau
est unitaire. En revanche à la sortie de la station la DCO est inférieure à 90 mg/L. Ce qui
indique une bonne exploitation de la station : taux d’O2 suffisant pour dégrader ces matières,
taux de recirculation des boues adéquats.
Les rendements de l’abattement de la DCO de la STEP de SEDRATA pendant l’année
2009 sont présentés sur la figure VI-4.

Figure VI-4 : Pourcentage d’abattement de la DCO de la STEP de


SEDRATA pendant l’année 2009

70
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

On remarque que les rendements d’abattement de la DCO sont supérieurs à 90%


pendant les mois de Février, Mars, Juin et juillet périodes où la station reçoit une faible
charge de matière organique.

VI.2.1.3. DBO5
Les résultats de la DBO5 à l’entrée et à la sortie de la STEP de SEDRATA durant
l’année 2009 sont présentés sur la figure VI-5.

Figure VI -5 : DBO5 à l’entrée et à la sortie de la STEP de


SEDRATA durant d’année 2009.

Les résultats montrent que la DBO5 à la sortie de la STEP est dans les normes des
rejets dans le milieu récepteur (inférieure à 30 mg/L) ceci s’explique par un bon
fonctionnement de l’aérateur qui fournit l’oxygène requis pour la consommation des bactéries
pour dégrader les matières organiques biodégradables. De plus la station est dotée d’une
zone de contact qui joue un rôle important (mélangé les eaux usées entrants et les eaux de
recirculation avant le traitement biologique dans le bassin d’aération pour éviter la
perturbation des bactéries dans le bassin d’aération).
Les résultats du rendement de l’abattement de la DBO5 de la STEP de SEDRATA
pendant l’année 2009 sont présentés sur la figure VI-6

71
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

Figure VI-6 : Pourcentage d’abattement de la DBO5 de la STEP de


SEDRATA pendant l’année 2009

On remarque que le rendement durant l’année est bon et atteint un maximum de


99,3% au mois de Décembre. Comme nous l’avons souligné pour la DCO pendant les mois de
Janvier et Mars, la station reçoit une faible charge de matière organique ce qui explique une
valeur du rendement plus faible.

VI.2.1.4. NH4+ et NO3-


Les résultats des concentrations en NH4+ et NO3- à l’entrée et à la sortie de la STEP de
SEDRATA sont présentés sur les figures (VI-7, VI-8).

Figure VI-7 : Concentration en NH4+ à l’entrée et à la sortie de la STEP de


SEDRATA durant l’année2009

72
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

Figure VI-8 : Concentration en NO3- à l’entrée et à la sortie de la


STEP de SEDRATA

On remarque qu’à l’entrée de la station la concentration en ammonium est élevée


durant les deux mois Octobre et Décembre, par contre la concentration en nitrates est
faible .En sortie de la station. Il y a que des traces d’ammonium dans l’eau épurée, mais la
concentration en nitrates est élevée. Pour raison de nitrification (l’ammonium est oxydé en
nitrate par l’oxygène, la teneur en nitrate augmente et l’ammonium diminue c.-à-d.il y a une
bonne régulation de l’aérateur.
Les figures VI-9, VI-10 représentent les rendements de l’abattement de NH4+ et NO3-.

Figure VI-9 : Pourcentage d’abattement de NH4+ de la


STEP de SEDRATA.

73
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

Figure VI-10 : Pourcentage d’abattement de NO3- de la STEP de


SEDRATA pendant l’année 2009.

On remarque que les rendements de l’ammonium sont bons (supérieurs de 90%) et le


rendement de nitrate est aussi efficace et supérieurs à 50%, ce qui explique une bonne
nitrification.

VI.2.1.5. PO43-
Les concentrations en PO43- à l’entrée et à la sortie de la STEP de SEDRATA durant
l’année 2009 sont présentées sur la figure VI-11

Figure VI-11: Concentration en PO43- à l’entrée et à la sortie de la STEP de


SEDRATA durant l’année 2009

Les résultats obtenus montrent que les ortho-phosphates sont élevés dans l’eau usée.
A la sortie de la STEP les concentrations en PO43- sont supérieures aux normes de rejet dans
le milieu récepteur. La déphosphatation n’est pas complète dans le bassin d’aération.

74
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

La figure VI-12 représente le pourcentage d’abattement de PO43- de la STEP de


SEDRATA pendant l’année 2009, et indiquent que le rendement de l’abattement de PO43-
n’est pas stable. Au mois d’Octobre il n’est que de 3%, ce qui necessite une zone de
phosphatation.

Figure VI-12 Pourcentage d’abattement de PO43- de la STEP de


SEDRATA pendant l’année 2009

 Les rendements annuels des paramètres de l’année 2009 de la STEP de Sedrata sont
regroupés dans le tableau VI-3.

Tableau VI- 3: Valeurs annuelles de rendements des paramètres de pollution


de l’année 2009 de la STEP de Sedrata
Paramètre MES DCO DBO5 NH4+ NO3- PO43-
(%) (%) (%) (%) (%) (%)
Rendement 88.84 90.96 94.35 95.46 97.45 44.7

Les résultats montrent, les rendements de l’abattement de la pollution caractérisée par la


DCO, DBO5, NH4+ et NO3- sont supérieurs à 90 %. Le rendement de MES est
moyen (88,84%) et l’abattement de PO43- est mauvais (44,7%).

VI.2.2. DETERMINATION DES PARAMETRES FONDAMENTAUX DU


CLARIFICATEUR
VI.2.2.1. LA CHARGE MASSIQUE ET L’AGE DE BOUES
Les résultats du calcul de la charge massique pour la STEP de SEDRATA sont
regroupés dans le Tableau VI-4 :

75
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

Tableau VI-4 : Les valeurs de la charge massique de la station de SEDRATA

Mois MES MVS DBO5entrée Cm


(Kg/m3) Kg/m3) (Kg/j) (KgDBO5/KgMVS.J)
Janvier 3,7 2,59 531,4 0,026
Février 3,68 2,57 408,3 0,02
Mars 3,92 2,74 1750 0,081
Avril 4,57 3,2 272,1 0,021
Mai 3,99 2,8 454,5 0,034
Juin 3,35 2,35 631,9 0,023
Juillet 4,33 3,03 562,8 0,023
Aout 4,38 3,07 2230 0,092

D’après ces résultats, on remarque que les valeurs de la charge massique sont
inférieures à 0,07 KgDBO5 /Kg MVS.j durant les sept premiers mois .Au mois de Août elle
est égale à 0,092 KgDBO5 /Kg MVS.j, à cause d’une extraction de boue élevée.

Les résultats du calcul de l’âge de boue pour la STEP sont regroupés dans le
tableau VI-5

Tableau VI-5 : Les valeurs de l’âge des boues de la STEP de SEDRATA

Mois MESbassin DBO5entrée MES entrée ∆MES A


(Kg/m3) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (J)
Janvier 3,7 531,4 645,45 494,28 42,04
Février 3,68 408,3 494,37 379,14 40,28
Mars 3,92 1750 4040,8 2431,9 38,75
Avril 4,57 272,1 1124,2 586,45 53,77
Mai 3,99 454,5 1318 744,45 43,96
Juin 3,35 631,9 661,55 543,25 30,6
Juillet 4,33 562,8 845,33 591,42 36,78
Aout 4,38 2230 2333,6 1916,7 10,41

Les valeurs de l’âge de boue sont élevées (> 20 jours). Les normes sont donc
respectées

76
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

VI.2.2.2. L’INDICE DE BOUES


Les résultats de l’indice de boue sont portés dans le Tableau VI-6 :
Tableau VI-6 : Les valeurs de l’indice de boue de la STEP SEDRATA
Mois V30 [MESbassin] IB
(mL/L) (g/L) (mL/g)
Janvier 194 3,7 53,7
Février 215 3,68 59,61
Mars 274 3,92 70,61
Avril 217 4,57 47,61
Mai 169 3,99 42,51
Juin 206 3,35 61,27
Juillet 210 4,33 48,46
Aout 188 4,38 42,78

D’après les résultats l’IB est inférieur à 100 mg/L, les boues sont donc bien sédimentées.

VI.2.2.3. LA VITESSE ASCENSIONNELLE


Le décanteur secondaire de la station de SEDRATA a été dimensionné sur la base d’une
vitesse ascensionnelle de 0,6 m/h pour un débit de pointe horaire de 420 m3/h. Cet ouvrage à
donc une surface de 1102 m2.

Les résultats de calcul de la vitesse ascensionnelle pour la STEP sont regroupés dans
le tableau VI-7.
Tableau VI-7 : Les valeurs de la vitesse ascensionnelle de clarificateur de la STEP de
surface Débit
utile max MESbassin IB Va
1102 m2 Mois
(m3/h) (g/L) (mg/L) (m3/m2.h)
Janvier 402 3,7 53,7 0,36
Février 410 3,68 59,61 0,37
Mars 394 3,92 70,61 0,36
Avril 420 4,57 47,61 0,38
Mai 401 3,99 42,51 0,36
Juin 391 3,35 61,27 0,35
Juillet 377 4,33 48,46 0,34
Aout 391 4,38 42,78 0,35

D’après les résultats portés dans le tableau on remarque que la vitesse ascensionnelle
admissible calculée à partir de la surface et du débit de pointe horaire de chaque mois est
inférieure à 0, 6 m/h et le débit de pointe horaire moyen ne dépasse pas la valeur limite .Ceci
indique que les deux clarificateurs sont bien dimensionnées hydrauliquement.

77
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

VI.2.3. OBSERVATION MICROSCOPIQUE DES BOUES ACTIVEES


L’observation macroscopique de bassin d’aération relève l’inexistence de flottants en surface
de bassin d’aération et la boue à une couleur marron.

Tableau VI-8 : Observation microscopique de la boue activée de la STEP de SEDRATA


PROTOZOAIRED presence
Petit flagelle MONAS (++)
VAGINOCOLA (+)
Ciliés ARCELLA (+)
OXYTRICHES (+)
ZOOTHMUIM (++)
METAZOAIRE
Rotifère COLURELLA (++)

Figure VI-13: MONA Figure VI-14: ARCELLA Figure VI-15: VAGINOCOLA


Contraste de phase 1000X Contraste de phase 1000X Contraste de phase 1000X

Figure VI-16 : OXYTRICHES Figure VI-17 : COLURELLA


Contraste de phase 1000X Contraste de phase 1000X

L’examen microscopique de la boue activée au STEP de SEDRATA révèle :


 La présence de Rotifère : COLURELLA qui indique que le traitement sous
charge et l’âge de boue très élevé dû à l’extraction des boues élevées.

78
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

 La présence de bactéries de MONAS signe indicateur d’apport d’effluents des


abattoirs de volailles, le réseau étant unitaire.
 La présence de VAGINOCOLA et ARCELLA qui indique une performance en
nitrification, donc un bon degré d’aération.
L’absence des bactéries filamenteuses dans la boue indique un bon traitement et une bonne
qualité de rejet qui s’explique par :
 La station est dotée d’une zone de contact à l’amont du bassin d’aération
 La station est neuve c.-à-d. il n’y a pas de dépôt au niveau des ouvrages
 Système automate pour l’oxygène dissous en fonction du débit et de la température
au niveau le bassin d’aération.

79
Chapitre VI : Etude de la station d’épuration à boues activées de Sedrata

80
Conclusion générale

Les dernières années ont été marquées en l’Algérie par un effort important et croissant
consacré à lutte contre la pollution, surtout dans le domaine de la protection et de la
valorisation des ressources en eau. Cet effort s’est matérialisé par un large développement
d’installations de station d’épuration des eaux usées et par un suivi plus efficace de leurs
performances.
L’épuration biologique des eaux résiduaires par le procédé des boues activées repose sur
l’activité d’une culture bactérienne aérobie, maintenue en suspension dans un ouvrage
spécifique alimenté par l’effluent à traiter et appelé bassin d’aération.
L’aération est un élément clé dune station d’épuration pour fournir l’oxygène aux micro-
organismes pour dégrader la pollution carbonée.

Les problèmes biologiques et les problèmes de décantation, encore fréquents, limitent


la fiabilité des stations d'épuration à boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur
maîtrise est parfois délicate pour les opérateurs chargés d'assurer le bon fonctionnement des
installations.
Les difficultés de décantation ont pour origine des problèmes liés aux :

• Floculation des boues.


• Densité des boues.
• Compaction des boues.

L’étude a porté sur les deux stations d’épuration des eaux usées à boues activée : la
STEP de Souk-Ahras et la STEP de Sedrata. Toutes deux assurées par un réseau unitaire qui
sont caractérisées par des débits entrées irréguliers dans le temps (influence des eaux de
pluies, rejets d’abattoirs, rejet des stations de lavage).
L’analyses des paramètres de pollution (DBO5, MES, DCO, NH4+, NO3-, PO43-) sont
faites selon les normes en vigueur. Notre étude a montré que les valeurs trouvées respectent
les normes de rejet à la sortie les deux STEP.

Les rendements de l’abattement de la pollution caractérisée par la DCO et la DBO5 sont


supérieures 90 % donc acceptables pour les deux STEP : Souk-Ahras et SEDRATA et les
pourcentages de l’élimination de la MES sont de 92,92 % et 88,84% pour les deux STEP
respectivement. Les rendements de NH4+ et NO3- sont supérieurs à 90% pour la STEP de
Souk-Ahras .Pour la STEP de Sedrata ils sont moyens : 82,32%, 82,55% respectivement.

80
Conclusion générale

Le rendement de l’abattement de PO43- est moyen pour la STEP de Souk-Ahras de


(63,35%) et pour la STEP de Sedrata (44,7 %).

Pour les deux stations d’épuration la charge massique est inférieure à 0,15 (Kg DBO5 /
(kg MVS.j) et l’âge de boue est supérieur à 20 jours. Ces paramètres sont conformes aux
normes.
La vitesse ascensionnelle est inférieure à 0,6 m/h, donc les décanteurs pour les STEP
sont bien dimensionnés.

L’indice de boue de la station de Souk-Ahras est compris entre 42,8 et 132,8 mL/g,
celui de la station de Sedrata est inférieure à 100 mL/g, c’est deux paramètres indique une
décantation facile. Ce qui prouve bien que les deux stations sont bien dimensionnées.

L’étude de l’observation microscopique de la boue activée de la station de Souk-


Ahras révèle une présence des bactéries filamenteuses : NACARDIO et MICROTHIX
PARVICELLA, qui sont responsables de la mousse stable en surface du bassin d’aération
.D’après les analyses, la densité de ces bactéries est plus élevée dans les échantillons de
mousse que dans les eaux prélevées directement dans la boue, et la présence de NEMATODE
révèle des dépôts dans le bassin d’aération (un développement d’algues) et le décanteur. Ce
qui indique une forte limitation de la capacité hydraulique du clarificateur et peut entrainer
des départs de boue dans le milieu naturel et une diminution du transfert d’oxygène au bassin
d’aération.

Cette présence de la mousse ou la bactérie filamenteuse est liée à une mauvaise


exploitation de la station (Mauvais fonctionnement du déshuileur : problème mécanique,
absence d’oxymétre au niveau du bassin d’aération pour contrôler le taux d’O2 dissous, arrêts
quotidiens des aérateurs aux heures de pointe : 17h jusqu’au 21h,).
Dans la station de Sedrata nous avons trouvé des bactéries MONAS dont la présence
est due à l’apport d’effluents d’abattoirs de volailles d’où l’inconvénient de réseaux unitaires.

Nous recommandons la prise de certaines dispositions au niveau de l'exploitation


(gestion des boues et de l'aération, optimisation des conditions de brassage, réduction du
temps de séjour des boues en clarification,...) ou au niveau de la conception (zones de contact
pour les stations à faible charge, réseau séparatif).

81
Conclusion générale

De plus pour optimiser le fonctionnement des ces stations nous recommandons :


- un canal de mesures pour contrôler les débits en entrée et sortie de station.
- une sonde oxymétrique est nécessaire.
- installer un agitateur qui fonctionne pendant les phases d’arrêt de l’aérateur pour optimiser la
dénitrification.

82
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