0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
177 vues5 pages

Stat Iset 2025

Le document présente les concepts fondamentaux de la statistique descriptive, y compris la définition de la population, des individus et des échantillons, ainsi que les types de caractères qualitatifs et quantitatifs. Il explique également comment représenter graphiquement les données et comment construire des tableaux statistiques pour des distributions à une dimension. Enfin, il aborde les notions d'effectifs, de fréquences cumulées et de fonctions de répartition pour les variables quantitatives.

Transféré par

Nabil Blel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
177 vues5 pages

Stat Iset 2025

Le document présente les concepts fondamentaux de la statistique descriptive, y compris la définition de la population, des individus et des échantillons, ainsi que les types de caractères qualitatifs et quantitatifs. Il explique également comment représenter graphiquement les données et comment construire des tableaux statistiques pour des distributions à une dimension. Enfin, il aborde les notions d'effectifs, de fréquences cumulées et de fonctions de répartition pour les variables quantitatives.

Transféré par

Nabil Blel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

I.S.E.

T Mahdia Année universitaire


2024/2025
1ère Licence Génie Mécanique
Cours : Statistique Descriptive Enseignant :
Blel.N

Chapitre 1 : Généralité sur la Statistique

La statistique descriptive (ou encore exploratoire) est un ensemble


de méthodes permettant de synthétiser, décrire et résumer des données
qui souvent très nombreuses sous des formes claires et
compréhensibles.
La statistique est la branche des mathématiques qui consiste à la
collecte, au classement, à l’analyse et à l’interprétation des données afin
d’en tirer des conclusions et de faire des prévisions.

1. Notion de base et terminologie


1.1. Population, individu, échantillon :
 On appelle « population » l’ensemble des éléments auxquels se
rapportent les données étudiées. Une population doit être bien
définie. Sa définition est importante car elle conditionne
l’homogénéité des unités observées et aussi la fiabilité des
résultats.
 Dans une population donnée, chaque élément est appelé
« individu » ou « unité statistique ».
 Généralement, il est difficile d’examiner toute la population et on se
limite souvent à un nombre restreint appelé « échantillon »

1.2. Caractère :
Pour étudier une population, le statisticien ne retient que les
caractères qui l’intéressent, un caractère étant une variable qui
caractérise les individus de cette population. Les valeurs possibles
d’un caractère sont appelées « modalités ».
Il existe deux catégories de caractères : les caractères qualitatifs et
les caractères quantitatifs.
 Un caractère est dit qualitatif quand ses différentes modalités ne
peuvent être désignées que par leurs qualités. Il existe deux types
du caractère qualitatif, nominal et ordinal.
→ Caractère qualitatif ordinal si on peut comparer ses modalités
entre elles et par conséquent ranger par ordre croissant ou
décroissant. Par exemple le degré de sévérité d’une maladie (faible,
moyenne, forte) état sanitaire des individus (sain, malade).
→ Caractère qualitatif nominal s’il correspond à des noms et il n’y a
aucun ordre précis. Par exemple le sexe, la race, la couleur des
yeux.

 Un caractère est dit quantitatif quand ses différentes modalités sont


représentées par des chiffres et on a deux sortes de caractère :
Discret et Continu.
→ Discret lorsque le nombre de modalités est fini ou dénombrable.
Autrement dit, entre deux valeurs successives aucune autre valeur
n’est possible. Par exemple le nombre de pages d’un livre, le
nombre de personnes d’une famille.
→ Continu lorsque le nombre de modalités est infini, comme la
taille, le poids de nouveau-né, le nombre de bactérie, la durée de
survie. De façon générale entre deux valeurs successive, il peut
exister une infinité de valeurs.

2. Représentation graphique des caractères qualitatifs :


Généralement on représente le caractère qualitatif par des
graphiques qui utilisent des surfaces : représentation en cercle le
diagramme à secteur angulaires (dit camembert) ou tuyaux le
diagramme en bandes (dit tuyaux d’orgue).

→ Le secteur angulaire est un disque partagé en secteurs, chaque


secteur représentant une modalité et ayant une surface
proportionnelle à la fréquence de cette modalité dans la série
statistique
→ Les différentes modalités sont représentées par des rectangles dont
la base est la même et la hauteur est proportionnelle à l’effectif ou à
la fréquence. Les distances entre les rectangles doivent être les
mêmes.
I.S.E.T Mahdia Année universitaire 2024/2025
1ère Licence Génie Mécanique Cours : Statistique Descriptive
/Blel.N

Chapitre 2 : Distribution Statistique à une


dimension

1. Des données brutes au tableau statistique :


Une distribution statistique à une dimension est une distribution qui tient compte
à un seul caractère (ou variable). La présentation des données brutes (ou
informations) de cette distribution est résumée sous forme de tableau statistique. Ce
tableau illustre la distribution statistique en présentant les couples de type
{( x i , ni ) ou ( xi , f i ) avec i=1 , . . . , k } où les x i sont les modalités et les ni leurs effectifs
respectifs (ou relatifs) et k désigne le nombre de modalités du caractère (ou variable
statistique) étudié.
→ Cas d’une variable discontinue ou discrète
Le caractère statistique peut prendre un nombre fini raisonnable de valeurs (note,
nombre d’enfants). Chaque modalité
x i prend un nombre isolé et ni est le nombre
x x
d’individus qui ont le même i (on l’appelle effectif relatif ou partiel de i ).
k
∑ x i =n= f i=n i / n
Ainsi i=1 taille de la population étudiée et la fréquence relative est
k
∑ f i =1 ® f ×100 x
avec i=1 i est la proportion des individus ayant la modalité i
→ Cas d’une variable continue
La série statistique (données brutes) est répartie en classes ou intervalles de la
forme i i+1[x , x [
Pour construire le tableau statistique, il faut procéder à des
regroupements en classes (ou intervalles) de même amplitude. Le nombre de classes
k est donné ou bien calculé par l’une des 2 formules : k=1+3 .3 Log n (règle de Sturge)
x −x
l= max min
ou bien k=2 .5 n ×14 (règle de Yule) et la longueur de chaque classe est k .
On définit le réel
a i=x i+1 −x i
l’amplitude de la classe et
c i =( x i + x i+1 ) / 2
le centre de la
classe
→ Cas d’une variable qualitative
Les valeurs de la variable ne sont pas mesurables. Elles sont « qualifiées » et
appelées modalités notées généralement par i
m
2. Représentation graphique
Chaque type de caractère étudié (variable statistique) a une représentation
graphique spécifique.
→ Variable qualitative : Deux graphiques sont possibles
 Diagramme en barres : Les modalités sont placées sur l’axe des abscisses et
les effectifs (ou fréquences) sont placés sur l’axe des ordonnées. La hauteur de
la barre est proportionnelle à l’effectif (ou fréquence)
 Diagramme circulaire : L’effectif total est représenté par un disque. Chaque
modalité est représentée par un secteur circulaire dont la surface
(pratiquement l’angle au cercle) est proportionnelle à l’effectif correspondant.
0 0
θ
L’angle i de chaque modalité se calcule par θi =ni / n ×360 =f i ×360
→ Variable quantitative discrète : On utilise le diagramme en bâtons dans lequel
les modalités (généralement des nombres entiers) sont placées sur l’axe des
abscisses et la effectifs (ou fréquences) sont placés sur l’axe des ordonnées. La
hauteur du bâton est proportionnelle à l’effectif.
→ Variable quantitative continue : On utilise l’histogramme dans lequel chaque
rectangle est associé à une classe (intervalle) et dont sa surface est proportionnelle à
l’effectif (ou fréquence) de cette classe.
 Si les classes ont la même amplitude, on reporte en ordonnée l’effectif (ou
fréquence) des classes.
 Si les amplitudes des classes sont différentes, on reporte en ordonnée la
densité i
d =f / a
i i pour que la surface de chaque rectangle soit proportionnelle à
l’effectif.
Remarque :
 Dans un histogramme, les aires des rectangles permettent de comparer les
effectifs et les hauteurs de comparer les densités
 On peut tracer le polygone des fréquences (ou courbe des fréquences) en
joignant les milieux des sommets des rectangles des classes lorsque les
amplitudes sont égales. Dans le cas échéant, on corrige les effectifs ou
n f
nic= i ×a f ci = i ×a
fréquences ; ai ou encore ai où a désigne l’amplitude la plus
fréquente (répétitive)
3. Effectifs, fréquence cumulées et fonction de répartition :
Dans toute la suite, nous considérons le caractère quantitatif et qu’on la note par X
→ Variable quantitative discrète :
 On appelle « effectif cumulé croissant d’une valeur
x i » le nombre d’individus

qui ont les valeurs de
X ≤x i . Ainsi on a N i =nb ( X≤x i )=n1 +n2 +⋅⋅⋅ +ni

De même, on appelle « fréquence cumulée croissante de


x i » la proportion des

X ≤x i . Ainsi on a F i =Pr ( X≤x i )=f 1 +f 2 +⋅⋅⋅ +f i
individus qui ont les valeurs de
 On appelle « effectif cumulé décroissant d’une valeur x i » le nombre
d’individus qui ont les valeurs de
X ≥x i . Ainsi on a

N i =nb ( X≥x i )=ni +ni+1 +⋅⋅⋅ +n k
De même, on appelle « fréquence cumulée décroissante de
x i » la proportion

des individus qui ont les valeurs de


X ≥x i . Ainsi on a

F i =Pr( X≥x i )=f i +f i+1 +⋅⋅⋅ +f k
 Fonction de répartition : C’est une fonction définie de IR dans [ 0 , 1 ] et vaut :
F( x)=¿¿ Graphiquement on la représente par une « courbe » en
escaliers
→ Variable quantitative continue :
 Par définition, l’effectif cumulé croissante d’une classe
[ x i , x i+1 [ est celui de x i+1
et on a :

N i =nb ( X ¿ ¿
 L’ l’effectif cumulé décroissante d’une classe
[ x i , x i+1 [ est celui de x i et on a :
↓ ↓
N i =nb ( X≥x i ) et F i =Pr( X≥x i )
 Polygones des fréquences cumulées croissantes et décroissantes :
Courbes cumulatives croissantes et décroissantes
Pour une variable quantitative continue à k intervalles de type
[ x 0 ,x 1 [ ,[ x 1 , x 2 [ ,⋅⋅⋅, [ x k−1 , x k [ et pour tracer la courbe cumulative croissante, on joint

les k points de coordonnées ( i+1 i ) en commençant par joindre le « point


x ,F

fictif » de coordonnées ( 0 ) car la proportion des valeurs inférieures à 0 est


x ,0 x
nulle. Quant à la courbe cumulative décroissante, on joint les k points de
coordonnées ( i i ) en terminant par joindre le « point fictif » de coordonnées
x ,F
( x k ,0 ) car la proportion des valeurs supérieures à x k est nulle.

Vous aimerez peut-être aussi