SOS est l'interprétation en code Morse du signal de détresse et de demande d'assistance
immédiate signé à la convention de Berlin le 3 novembre 19061, • • • — — — • • • ; par
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extension le signe « SOS » est utilisé comme nom mnémotechnique de ce signal.
• • • — — — • • • est un signal d'un navire dans une situation de catastrophe irrécupérable
provoquant la mort des personnes non secourues. Il est applicable aussi aux aéronefs en
détresse [
Description
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En radiotélégraphie, ce signal est en principe envoyé sur
une fréquence internationale de détresse, à savoir 500 kHz ou de
8 364 kHz3 ou en signaux lumineux, (ou sonores).
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Ce signal est constitué de trois points, trois traits et trois points • • • — — — • • • et
doit être envoyé comme s'il formait une lettre unique, c'est-à-dire en n'utilisant pas
d'intervalle interlettre. Il a été choisi car facilement transmissible et reconnaissable
même par un amateur et en présence d'interférences.
Le découpage de ce signal en S, O et S est donc arbitraire, même s'il a été retenu
comme le plus intuitif, puisque d'autres séries de lettres peuvent correspondre 4 ; on[ ]
lui attribua par la suite (par rétroacronymie) les significations Save Our
Souls (« sauvez nos âmes »)5, Save Our Ship (« sauvez notre navire »), Send out
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Succour (« envoyez des secours »).
Origine
Le signal radio original de détresse était « CQD ». Proposé par Guglielmo Marconi et
adopté en 1904, le « CQ » était un préfixe général demandant l'attention, suivi d'un
« D » pour distress. Le « CQD » était souvent lu comme « come quick, distress »
(« venez vite, détresse »). Ce signal n'a pas survécu longtemps ; à la conférence
internationale de Berlin, le 3 novembre 1906 le standard allemand « SOS » était
adopté6, choix officiellement ratifié en 1908. Le signal « CQD » resta utilisé encore
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quelques années, surtout par les opérateurs britanniques qui l'avaient proposé
initialement.
Le premier sauvetage à la suite d'un signal de détresse radio fut, en janvier 1909,
celui de 1 500 personnes après la collision du Republic et du Florida, récupérées par
le Baltic après réception du message CQD. Il a été également utilisé le 10 juin
1909 lors du naufrage du paquebot Slavonia aux Açores. Le SOS fut également
utilisé peu après (en conjonction avec le signal CQD), par les opérateurs
radios du paquebot Titanic, lorsque ce dernier heurta un iceberg le 14 avril 1912. Un
des films consacrés à l'histoire du paquebot s'appelle d'ailleurs S.O.S. Titanic.
Avant le SOS
Chaque service de télégraphie sans fil (TSF) utilisait un propre signal de détresse
répété plusieurs fois, exemple :
La Compagnie Marconi utilisait « - • - • C - - • - Q - • • D » 7 « appel général de
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détresse ». Mais le CQD est exclusivement compris par un télégraphiste et portait
à confusion avec CQ « appel général »
La Marine italienne utilisait : « • • • • • • • • • — • • — • • — • • » : SSSDDD 8
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Les marines américaines utilisaient : « — • — • — • » un trait, un point, un trait,
un point, un trait, un point : NC.
Les télégraphistes de la Compagnie de télégraphie sans fil et les télégraphistes
de la Compagnie Telefunken utilisaient : « • — — — • » un point, trois traits, un
point : EOE 9.
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La Marine allemande utilisait : « • — — — • »: EOE 10 puis a utilisé en 1906 : « • •
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• — — — • » trois points, trois traits, un point : SOE avec le risque de ne pas
percevoir le dernier point (un signal court)