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THEME 2 Echanges

Ce document traite des échanges cellulaires, en se concentrant sur les échanges d'eau, de substances dissoutes et de particules. Il décrit des protocoles expérimentaux pour observer l'osmose, la diffusion, et les mécanismes d'endocytose et d'exocytose, tout en expliquant les concepts de pression osmotique et de perméabilité sélective. Les résultats montrent comment les cellules interagissent avec leur environnement par des processus physiques et chimiques.

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THEME 2 Echanges

Ce document traite des échanges cellulaires, en se concentrant sur les échanges d'eau, de substances dissoutes et de particules. Il décrit des protocoles expérimentaux pour observer l'osmose, la diffusion, et les mécanismes d'endocytose et d'exocytose, tout en expliquant les concepts de pression osmotique et de perméabilité sélective. Les résultats montrent comment les cellules interagissent avec leur environnement par des processus physiques et chimiques.

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THEME 2 : LA BIOLOGIE CELLULAIRE

LECON 4 : LES ECHANGES CELLULAIRES

A. Les échanges d’eau


1. Cas de la cellule végétale
 Protocole expérimental  Résultats
Prélevons trois fragments d’épiderme interne d’une écaille de bulbe
d’oignon :
 placer les fragments dans une solution de rouge neutre puis
observer le premier fragment au microscope (image b).
 Plonger le deuxième fragment dans une solution de
saccharose à 200g/l puis observer au microscope (image c).
 plonger le troisième fragment dans de l’eau distillée puis
observer au microscope optique (image a).

 Analyse et interprétation
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2. Cas de la cellule animale
 Protocole expérimental
Dans six tubes à essai contenant chacun 10 ml de solution aqueuse de chlorure de sodium (NaCl), de
concentrations croissantes, maintenue à 37°C, on ajoute 1 ml de sang défribiné (pour empêcher la
coagulation).
 Résultats
Au bout de quelques temps, on observe les hématies au microscope.

 Analyse et interprétation
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3. L’osmomètre : Osmomètre de Dutrochet
 Protocole expérimental :
Un récipient, ayant la forme d’un entonnoir cylindrique, est prolongé par un long tube en verre et fermé à
sa base par une membrane de cellophane : cet appareil est appelé osmomètre. Il a été réalisé pour la
première fois par Dutrochet en 1827 à l’aide de membrane naturelle (la vessie de porc) d’où le nom
osmomètre de Dutrochet.
Dans l’osmomètre, on verse une solution de glucose et dans le cristallisoir de l’eau pure. Au début de
l’expérience, les niveaux dans les deux récipients coïncident.
 Résultats et interprétation :
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Dans un premier temps, le niveau du liquide s’élève dans le tube en verre et cette élévation peut
durer plusieurs jours. Il y a donc passage d’eau à travers la membrane de cellophane qui est perméable :
c’est comme si le glucose dissout attire l’eau du cristallisoir, qui va du milieu le moins concentré en
substances dissoutes (milieu hypotonique) vers le milieu qui en est le plus concentré (milieu
hypertonique). Ce transfert d’eau à travers la membrane sous l’action d’un gradient de concentration est
appelé osmose.
La force d’attraction des molécules de glucose sur l’eau constitue la pression osmotique.
Après stabilisation du liquide dans le tube, le niveau du liquide descend jusqu’à l’état initial. A
l’équilibre final, on constate que l’eau du cristallisoir prend un goût légèrement sucré et un dosage montre
que les concentrations de glucose sont égales de part et d’autre de la membrane. Il y a donc passage du
glucose de l’osmomètre vers le cristallisoir (en même temps que l’eau) à travers la membrane. Cette
diffusion de substances dissoutes est appelée la dialyse.

4. Comparaison cellule-osmomètre
Nous avons mis en évidence des échanges d’eau entre la cellule et le milieu ; le courant d’eau rappelle
celui observé dans l’osmomètre. L’ensemble membrane-cytoplasme peut être assimilé à la membrane de
cellophane, le suc vacuolaire à la solution de l’osmomètre.
Ainsi, une cellule, placée dans un milieu hypotonique, c'est-à-dire moins concentré que son suc
vacuolaire, gagne de l’eau et devient turgescente. Dans un milieu hypertonique, c'est-à-dire plus
concentré que son suc vacuolaire, la cellule perd de l’eau et est plasmolysée. Quand il y a isotonie, les
échanges sont nuls.
Il est donc possible de calculer la pression osmotique à l’intérieur d’une cellule, en appliquant la formule :
5. Calcul de la pression osmotique
Les échanges d’eau tendent à équilibrer les concentrations entre les deux milieux et donc à rendre les
milieux isotoniques.
La pression osmotique est la force qui attire l’eau d’un milieu hypotonique vers un milieu hypertonique.
Van ’t Hoff , en comparant les solutions aux gaz parfaits a établi la relation suivante :

P ou π : pression osmotique ( atm)


R : constante des gaz parfaits : 0,082
P ou π = i R CT i : coefficient de dissociation
C : concentration massique (g/l)
Cm
P ou π = i M R T M : masse molaire (g/mol)
T= T° absolue= T°C + 273 (°K)
Remarque :
Si une cellule plasmolysée est de nouveau placée dans un milieu faiblement concentré, la plasmolyse
disparaît: on dit qu’il y’a déplasmolyse provoquée.
Application :
Calculer la pression osmotique d’une solution de chlorure de sodium (NaCl) à 20g/là la température de
27°C.
Na=23, Cl=35,5.

B. Les échanges de substances dissoutes


Les échanges de substances dissoutes peuvent être passifs ou actifs.
1. Echange selon le gradient de concentration : Transport passif ou diffusion
 Protocole expérimental
-Déposons sur une lame un fragment d’épiderme de choux rouge.
-Déposons sur ce fragment une goutte d’acétate d’ammonium à 4%.
-Recouvrons avec une lamelle et observons au microscope optique.
 Résultats
- Dans un premier temps, les cellules sont plasmolysées.
- Ensuite Le cytoplasme qui était rouge change de couleur et devient bleu puis retrouve son volume
initial : c’est la déplasmolyse spontanée
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 Interprétation
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Conclusion
La diffusion (dialyse) et l’osmose sont les principaux transports passifs. Ce sont des phénomènes
purement physiques liés à la différence de concentration de part et d’autre de la membrane. La
plasmolyse et la turgescence sont des conséquences de l’osmose. La déplasmolyse spontanée est la
conséquence de la dialyse ou diffusion.
2. Echange contre le gradient de concentration : Transport actif.
 Expérience :
La répartition des ions Na+ et K+ est faite de manière inégale dans toutes les cellules vivantes. En effet,
les ions K+ sont plus concentrés à l’intérieur qu’à l’extérieur de la cellule alors que les ions Na+ sont plus
concentrés à l’extérieur qu’à l’intérieur de la cellule.
 Résultats :

Ions Concentration en 103 mol/l


cytoplasme Milieu extracellulaire
K+ 400 20
Na+ 50 440
Interprétation
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3. Les différentes formes de perméabilité


3.1. La perméabilité sélective
 Expérience :
On place des cellules de spirogyres dans une solution contenant du saccharose et des ions K+. Au bout de
quelques minutes les cellules sont plasmolysées puis deviennent turgesçantes. L’analyse chimique du
contenu de ces cellules montre exclusivement la présence d’ions K+.
Expliquer les résultats
 Interprétation
L’analyse chimique du contenu de ces spirogyres montre que le saccharose ne traverse pas la membrane
plasmique des cellules. En effet la déplasmolyse constatée est due à une pénétration de K+ dans la
vacuole entrainant également une absorption d’eau. La membrane plasmique de la cellule qui s’oppose au
passage du saccharose et qui laisse pénétrer les K+présente donc une perméabilité sélective. En d’autre
terme la membrane plasmique opère un choix vis-à-vis des substances qui la traverse.
Définition : la perméabilité sélective est l’opposition d’une membrane à la pénétration de certaines
substances a lorsque d’autres substances la traversent
3.2. La perméabilité différentielle
 Expérience
Soient les vitesses d’absorption de trois solutions par une cellule représentées par le graphique suivant :

 Interprétation
Les résultats montrent que ces trois substances ne sont pas absorbées de la même façon. En effet,
l’absorption de B et C est facile et se fait à des vitesses différentes. La vitesse d’absorption de B est plus

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grande que celle de A.L’absorption de ces deux substances est régit par une différence de concentration
de part et d’autre de la membrane.
Cependant l’absorption de A était rapide au départ et devient par la suite constante. L’absorption de cette
substance nécessite des protéases qui facilite le passage.
Définition : c’est le passage à vitesse différentes de substances à travers la membrane. La vitesse de
diffusion est d’autant plus grande que les molécules de la substance en solution sont plus petites
3.3. La perméabilité orientée
 Expérience :
Des cellules végétales placées dans une solution de rouge neutre concentrent le colorant dans leurs
vacuoles. Lorsqu’on les place dans de l’eau distillée, on constate que le colorant ne sort pas .
Expliquer les résultats.
 Interprétation
On constate que le rouge neutre est concentré dans les vacuoles et ne sort pas même si les cellules sont
placées dans de l’eau distillée. La membrane plasmique présente vis-vis du rouge neutre une perméabilité
à sens unique ou perméabilité orienté.
Remarque :
De nombreux facteurs peuvent modifier la perméabilité cellulaire .l’un des plus remarquable est le pH
Ainsi, la pénétration du rouge neutre dans les cellules épidermiques de l’oignon s’accomplit normalement
en milieu neutre, mais non en milieu acide
Définition :
C’est l’aptitude de la membrane plasmique à laisser traverser une substance dans un seul sens.
4. La déplasmolyse spontanée
 Expérience :
Trois fragments d’épiderme d’oignon, colorés au rouge neutre, sont placés entre lame et lamelle, dans
trois gouttes de solution hypertonique de glucose, d’urée et de saccharose.
 Résultat :
Dans un premier temps, on observe une rétraction des vacuoles dont la couleur rouge s’intensifie : c’est la
plasmolyse. Ensuite, les vacuoles retrouvent leur volume initial dans la solution de glucose et d’urée,
respectivement au bout de 10 mn et de 5 mn.
 Interprétation
Les molécules d’urée, plus petites que celles de glucose, ont diffusé plus rapidement et se sont
accumulées dans la vacuole, augmentant sa concentration et provoquer ainsi un appel d’eau par osmose :
c’est la déplasmolyse spontanée

C. Les échanges de particules


Observation
Des substances pénètrent ou sortent de la cellule grâce à des mouvements de déformation de la
membrane cytoplasmique qui aboutissent, respectivement, à la formation de vacuoles d’endocytose ou
d’exocytose, contenant le matériel à transporter.
a. Endocytose
Suivant la taille des particules capturées, on distingue deux processus: la phagocytose et la pinocytose.
 La phagocytose
C’est une absorption de particules solides par invagination de la membrane cytoplasmique. En effet, la
membrane de certaines cellules (leucocytes par exemple) enveloppe la particule étrangère (bactérie,
débris solide) et, après fusion de ses bords, forme une vacuole qui va l’entourer. Cette vacuole s’enfonce
ensuite dans le cytoplasme. Enfin, des enzymes sont déversées dans la vacuole et réalisent ainsi la
digestion des particules absorbées.
 La pinocytose
Le processus est semblable à celui de la phagocytose. Toutefois, il y a une véritable invagination de la
membrane plasmique afin de capturer des particules fluides.
b. Exocytose
L’exocytose est le mécanisme inverse de l’endocytose. Des vésicules internes viennent s’accoler à la
membrane plasmique et par fusion membranaire se vident à l’extérieur de la cellule.
2. Interprétation
Les différentes études réalisées sur la membrane plasmique, notamment celles de Singer et Nicholson,
ont permis d’affirmer qu’elle se comporte comme une mosaïque fluide. Cette fluidité lui confère ainsi les
moyens de se déformer, de se rétracter et d’envelopper (endocytose) ou de rejeter (exocytose) diverses
substances ou particules.
Conclusion
Les échanges d’eau, de substances dissoutes et de particules (solides ou liquides), entre la cellule et le
milieu environnant, sont possibles grâce aux propriétés de la membrane cytoplasmique :

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