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Schema Narratif

Le document présente le schéma narratif, qui décrit le déroulement d'un récit en cinq étapes : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, dénouement et situation finale. Il explique également la fonction et la forme du schéma narratif, tout en proposant des exemples et une application pratique à travers deux récits. L'objectif est d'aider à comprendre la structure d'un texte narratif et à analyser des œuvres littéraires.

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Schema Narratif

Le document présente le schéma narratif, qui décrit le déroulement d'un récit en cinq étapes : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, dénouement et situation finale. Il explique également la fonction et la forme du schéma narratif, tout en proposant des exemples et une application pratique à travers deux récits. L'objectif est d'aider à comprendre la structure d'un texte narratif et à analyser des œuvres littéraires.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique


Université Ahmed-Ben-Yahia-El Wancharissi de Tissemsilt
Institut des lettres et des langues
Département de langue française.

Cours en ligne de l’année universitaire: 2020/ 2021


Td du 31 janvier 2021.
ère
Niveau : 1 année Matière : CEE Enseignant : Mme [Link]

Le schéma narratif.
I/ Le schéma narratif:

1. Définition: Le schéma narratif d'un récit est la description de la façon du déroulement


de ce récit. Cette description s’effectue en plusieurs étapes, chacune relative à une
période de l’histoire ( exemple: l’étape 1 ou situation initiale est relative au début de
l’histoire).

2. Les étapes du schéma narratif: Le schéma narratif habituel comprend typiquement


5 étapes de déroulement :

• La situation initiale;étape 1: c’est une période stable de l’histoire. Ne contient


souvent pas d’actions, on se contente de présenter le cadre spatio-temporel de
l’histoire et de la description des personnages. Le temps du récit dominant dans cette
étape est l’imparfait de l’indicatif.

• L’élément perturbateur;étape 2: cet élément est appelé aussi “ élément


déclencheur” ou “intrigue”, c'est le premier événement de l'histoire qui bouleverse la
stabilité de la situation initiale et déclenche toutes les actions en créant un problème.
Le temps utilisé pour le déclenchement est souvent le passé simple.

• Les péripéties; étape 3: appelée aussi la situation événementielle. C'est la plus


longue période du récit. Les péripéties sont les actions de l'histoire, les événements
que les personnages vont subir ou affronter, (les épreuves, les voyages, les défis…. )
.Les péripéties sont généralement écrites au passé simple ou au présent de l’indicatif.

• Dénouement;étape 4: le dénouement est appelé aussi “élément de résolution”, c’est


le dernier événement de l’histoire, celui qui annonce la fin des problèmes, Il conclut
les péripéties.

• Situation finale; étape 5: C'est la fin de l'histoire, le retour à l'état stable, elle
ressemble souvent à la situation initiale mais elle est marquée par quelque chose
gagné ou réalité par le héros (du bonheur, de la richesse, de la sagesse, de
l'intelligence... )

3. La fonction du schéma narratif: Le schéma narratif facilite la compréhension de la


structure d'un texte narratif et de l'évolution d'une histoire. Il est souvent utilisé dans
l’étude littéraire d’un texte comme outil d’analyse et du commentaire du texte
littéraire.
4. La forme du schéma narratif : il peut être présenté sous plusieurs formes ( tableau,
axe de temps, plan, arborescence…)
Exemples:

Shéma narratif sous forme de tableau


Shéma narratif sous forme de plan
II/ Application:
- Établissez le schéma narratif pour chacun des récits suivants.
- Le travail est à remettre pendant la prochaine séance en présentiel.
Texte 1:
C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille
d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérances, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée,
épousée par un homme riche et distingué; et elle se laissa marier avec un petit commis du
ministère de l'Instruction publique. Elle n'avait pas de bijoux, rien. Et elle n'aimait que cela; elle se
sentait faite pour cela. Elle eût tant
désiré plaire, être enviée, être séduisante et recherchée. Elle avait une amie riche, une camarade de
couvent qu'elle ne voulait plus aller voir, tant elle souffrait en revenant. Et elle pleurait pendant des
jours entiers, de chagrin, de regret, de désespoir et de détresse. Or, un soir, son mari rentra, l'air
glorieux et tenant à la main une large enveloppe.
-Tiens, dit-il, voici quelque chose pour toi. Elle déchira vivement le papier et en tira une carte qui
portait ces mots: "Le ministre de l'Instruction publique et Mme Georges Ramponneau prient M. et
Mme Loisel de leur faire
l'honneur de venir passer la soirée à l'hôtel du ministère, le lundi 18 janvier."
Au lieu d'être ravie, comme l'espérait son mari, elle jeta avec dépit l'invitation sur la table,
murmurant:
- Que veux-tu que je fasse de cela?
- Mais, ma chérie, je pensais que tu serais contente. Tu ne sors jamais, et c'est une occasion, cela,
une belle! J'ai eu une peine infinie à l'obtenir. Tout le monde en veut; c'est très recherché et on n'en
donne pas beaucoup aux employés. Tu verras là tout le monde officiel. Le jour de la fête
approchait, et Mme Loisel semblait triste, inquiète, anxieuse. Et elle répondit:-Cela m'ennuie de
n'avoir pas un bijou, pas une pierre, rien à mettre sur moi. J'aurai l'air misère
comme tout. J'aimerais presque mieux ne pas aller à cette soirée. Il reprit:- Tu mettras des fleurs
naturelles. C'est très chic en cette saison-ci. Pour dix francs tu auras
deux ou trois roses magnifiques.
- Non... il n'y a rien de plus humiliant que d'avoir l'air pauvre au milieu de femmes riches. Mais
son mari s'écria:- Que tu es bête! Va trouver ton amie Mme Forestier et demande-lui de te prêter
des bijoux. Tu es bien assez liée avec elle pour faire [Link] poussa un cri de joie. Le lendemain,
elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse. Mme Forestier alla vers son
armoire à glace, prit un large coffret, l'apporta, l'ouvrit, et dit à Mme Loisel:
- Choisis, ma chère.
Elle sauta au cou de son amie, l'embrassa avec emportement, puis s'enfuit avec son trésor. Le jour
de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse,
souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être
présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le Ministre la remarqua. Elle ôta
les vêtenoents dont elle s'était enveloppé les épaules, devant la glace, afin de se voir encore une fois
dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri. Elle n'avait plus sa rivière autour du cou! Elle se
tourna vers lui, affolée:- J'ai... j'ai... je n'ai plus la rivière de Mme Forestier. Il emprunta, ils allèrent
de bijoutier en bijoutier, cherchant une parure pareille à l'autre, Ils trouvèrent, dans une boutique du
PalaisRoyal, un chapelet de diamants qui leur parut entièrement semblable à celui qu'ils
cherchaient. Il valait quarante mille francsQuant - Mme Loisel reporta la parure à Mme Forestier,
celle-ci lui dit, d'un air froissé:Mme Loisel connut la vie horrible des nécessiteux. Le mari
travaillait, le soir, à mettre au net les comptes d'un commercant, et la nuit,
souvent, il faisait de la copie à cinq sous la page.
Et cette vie dura dix ans.
Or, un dimanche, comme elle était allée faire un tour aux Champs-Elysées pour se délasser des
besognes de la semaine, elle aperçut tout à coup une femme qui promenait un enfant. C'était Mme
Forestier, toujours jeune, toujours belle, toujours séduisante. Mme Loisel se sentit émue. Allait-elle
lui parler? Oui, certes. Et maintenant qu'elle avait payé, elle
lui dirait tout. Pourquoi pas?
- Comment! puisque tu me l'as rapportée.
- Je t'en ai rapporté une autre toute pareille. Et voilà dix ans que nous la payons. Tu comprends que
ça n'était pas aisé pour nous, qui n'avions rien... Enfin c'est fini, et je suis rudement contente.
Mme Forestier s'était arrêtée.
- Tu dis que tu as acheté une rivière de diamants pour remplacer la mienne?
- Oui. Tu ne t'en étais pas aperçue, hein! Elles étaient bien pareilles.
Et elle souriait d'une joie orgueilleuse et naïve.
Mme Forestier, fort émue, lui prit les deux mains.

Oh! ma pauvre Mathilde! Mais la mienne était fausse. Elle valait au plus cinq cents francs!...

Guy DE MAUPASSANT, “La parure”, Nouvelle parue dans le Gaulois, le 17 février 1884

Texte 2:

J'étais enfant et je jouais près de la case de mon père. Quel âge avais-je en ce temps-là ?
Je ne me rappelle pas exactement. Je devais être très jeune encore: cinq ans, six ans peut-être.
Ma mère était dans l'atelier, près de mon père, et leurs voix me parvenaient, rassurantes,
tranquilles, mêlées à celles des clients de la forge et au bruit de l'enclume.
Brusquement j'avais interrompu de jouer, l'attention, toute mon attention, captée par un
serpent qui rampait autour de la case, qui vraiment paraissait se promener autour de la case;
et je m'étais bientôt approché. J'avais ramassé un roseau qui traînait dans la cour — il en
traînait toujours, qui se détachaient de la palissade de roseaux tressés qui enclôt notre
concession — et, à présent, j'enfonçais ce roseau dans la gueule de la bête. Le serpent ne se
dérobait pas: il prenait goût au jeu; il avalait lentement le roseau, il l'avalait comme une proie,
avec la même volupté, me semblait-il, les yeux brillants de bonheur, et sa tête, petit à petit, se
rapprochait de ma main. Il vint un moment où le roseau se trouva à peu près englouti, et où la
gueule du serpent se trouva terriblement proche de mes doigts.
Je riais, je n'avais pas peur du tout, et je crois bien que le serpent n'eût plus beaucoup
tardé à m'enfonúr ses crochets dans les doigts si, à l'instant, Damany, l'un des apprentis, ne
fût sorti de l'atelier. L'apprenti fit signe à mon père, et presque aussitôt je me sentis soulevé
de terre : j'étais dans les bras d'un ami de mon père !
Autour de moi, on menait grand bruit; ma mère surtout criait fort et elle me donna
quelques claques. Je me mis à pleurer, plus ému par le tumulte qui s'était si opinément élevé,
que par les claques que j'avais reçues. Un peu plus tard, quand je me fus un peu calmé et
qu'autour de moi les cris eurent cessé, j'entendis ma mère m'avertir sévèrement de ne plus
jamais recommencer un tel jeu.

Camara LAYE, “L’Enfant noir “, Plon,Paris,1953

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