Cinq Clefs Pour Des Produits D'aquaculture Plus Sûrs Afin de Protéger La Santé Publique
Cinq Clefs Pour Des Produits D'aquaculture Plus Sûrs Afin de Protéger La Santé Publique
En collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
Catalogage à la source : Bibliothèque de l’OMS
Cinq clefs pour des produits d’aquaculture plus sûrs afin de protéger la santé publique.
[Link]. [Link]é de l’eau. [Link] de la pêche. [Link]ène. [Link]ériel d’enseignement [Link] mondiale de la
Santé.
Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent
de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays,
territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus
formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé
peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif.
La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont
agréés ou recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf
erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé.
L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations
contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou
implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas,
l’Organisation mondiale de la Santé ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation.
Poster__________________________________________________________________15
Section 2: Cinq clefs pour des produits d’aquaculture plus sûrs afin de protéger
la santé publique_______________________________________________16
Exercices de formation___________________________________________________ 28
Glossaire_______________________________________________________________ 38
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
3
p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
INTRODUCTION
Depuis le milieu des années 1990, l’aquaculture est le moteur de l’augmentation de la production mondiale de
poisson dont elle représentait 47 % en 2015. La production aquacole à petite échelle (couramment appelée
aquaculture extensive pour les exploitations de moins d’un hectare) s’étend partout dans le monde et a été
reconnue comme une ressource essentielle pour satisfaire la demande alimentaire actuelle et future. Alors que
la pisciculture à grande échelle est régie par de nombreuses directives et normes nationales et internationales,
le matériel pédagogique permettant de familiariser les exploitations familiales avec les mesures nécessaires
pour obtenir des produits sûrs et nutritifs pour leur consommation personnelle et celles de leurs proches et de
leur communauté est bien plus limité.
D’une manière générale, le poisson et les produits de la pêche présentent un bilan positif en matière de sécurité
sanitaire, et une grande partie des maladies d’origine alimentaire qui leur sont liées résultent de l’absence de
bonnes pratiques d’hygiène et de manipulation après la récolte. Bien des maladies sont cependant dues à
une contamination du poisson par des micro-organismes pathogènes au cours de la phase de production
primaire (c’est-à-dire dans les étangs aquacoles par l’exposition à des micro-organismes nocifs présents dans
les matières fécales humaines ou animales).
Dans le cadre de sa stratégie mondiale pour réduire la charge des maladies d’origine alimentaire, l’OMS met
au point des messages à l’intention de tous ceux qui sont appelés à manipuler les aliments, y compris les
consommateurs, pour les informer des moyens de prévenir les maladies d’origine alimentaire. En 2001, elle a
élaboré les Cinq clefs pour des aliments plus sûrsi qui indiquent les pratiques à suivre pour assurer la préparation
sûre des aliments, aussi bien au niveau de la vente au détail qu’à domicile. L’affiche des Cinq clefs pour des aliments
plus sûrs traduite dans plus de 90 langues a servi de base à de nombreux programmes nationaux et locaux de
formation à la sécurité sanitaire des aliments. Ces 10 dernières années, l’OMS a élargi la portée du programme
pour couvrir d’autres groupes tout au long de la chaîne, de la ferme à l’assiette. En 2012, elle a publié les Cinq clefs
pour cultiver des fruits et des légumes plus sûrs : promouvoir la santé en réduisant la contamination microbienneii afin
de contribuer à la formation à la sécurité sanitaire des aliments des exploitants ruraux qui produisent des fruits
et légumes frais pour leur propre consommation et celle de leur famille ou destinés à la vente sur les marchés
locaux.
i
Les « Cinq clés pour des aliments plus sûrs » de l’OMS sont disponibles à l’adresse:
[Link]
ii
Cinq clés pour cultiver des fruits et des légumes plus sûrs : promouvoir la santé en réduisant la contamination
microbienne: [Link]
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
L’éducation dans le L’extension du concept des Cinq Clefs aux produits d’aquaculture suit la démarche « Un monde,
domaine de la sécurité une santé », favorisant la prise de conscience des liens entre la santé humaine et animale et
sanitaire des aliments la salubrité de l’environnement, et de la manière dont une hygiène qui laisse à désirer dans
dépasse les objectifs un secteur peut avoir des répercussions sur les autres. L’introduction de pratiques conformes
propres à ce domaine à la sécurité sanitaire des aliments lors de l’élevage et de la manipulation des poissons aura
des effets sur les comportements d’ensemble en matière d’hygiène et d’environnement et
contribuera à améliorer la santé de la communauté, à protéger l’environnement et à favoriser le
développement durable.
Contenu
Le manuel décrit les pratiques essentielles pour assurer l’élevage de poissons sûrs (de bonne valeur
nutritionnelle) – du choix du site de l’étang aquacole à la manipulation du poisson après la récolte.
La qualité des aliments pour poissons influence la qualité et la sécurité sanitaire de la production. Il
ne s’agit toutefois pas ici de préciser ou de recommander l’utilisation d’aliments complémentaires car
le manuel est destiné à l’aquaculture extensive qui repose exclusivement sur des aliments naturels
présents dans l’étang.
Les Cinq pratiques clefs sont les suivantes : 1) Avoir une bonne hygiène personnelle. 2) Nettoyer le
site de l’étang. 3) Gérer la qualité de l’eau. 4) Maintenir les poissons en bonne santé. 5) Assurer
la propreté du matériel et des récipients utilisés lors de la récolte.
La section 1 est consacrée aux concepts de base de la contamination chimique ou microbienne que
le formateur doit bien comprendre afin de pouvoir les expliquer dans un langage simple.
La section 2 présente les points essentiels des Cinq pratiques clefs, les raisons de leur importance,
le contexte de la santé publique et de l’aquaculture ainsi que des conseils pour leur mise en œuvre.
La section 3 contient des informations destinées au formateur pour l’aider à planifier la formation,
ainsi que des exemples d’exercices pour les participants, un formulaire d’évaluation et un glossaire.
iii
Les producteurs à moyenne ou grande échelle devraient se référer aux bonnes pratiques aquacoles mises au point par les autorités
nationales ou organisations internationales compétentes.
6 INDRODUCTION
Adaptation
Comme pour tous les matériels de la série des Cinq clefs pour des aliments plus sûrs, l’OMS encourage
les formateurs à adapter le contenu non scientifique de leur matériel pédagogique afin de transmettre
les messages de la manière la plus efficace possible aux participants.
Ce manuel a été mis au point par le Département Sécurité sanitaire des aliments et zoonoses de l’OMS
avec une contribution technique du Dr Iddya Karunsagar, Senior Seafood Safety Officer, Organisation
des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ; du Dr Margaret Miller, Senior Researcher,
University of Maryland, États-Unis d’Amérique ; et du Dr Marjorie Davidson, Health Educator, Center
for Food Safety and Applied Nutrition, United States Food and Drug Administration (USFDA).
Un appui précieux a également été apporté par le Département de l’élevage et de la pêche, Ministère
de l’agriculture et des forêts de la République démocratique populaire lao ; par le Département
de l’aquaculture, Direction des pêcheries, Ministère de l’agriculture et du développement rural
du Vietnam ; et par le Central Institute of Freshwater Aquaculture, Indian Council of Agriculture
Research, Odisha (Inde) qui ont organisé trois séances pilotes pour valider le manuel, ainsi que par
tous les participants aux séances pilotes.
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SECTION 1 : NOTIONS DE BASE
Quelques maladies d’origine alimentaire peuvent provoquer des problèmes de santé à long
terme. Les aliments contaminés peuvent être
à l’origine de très graves maladies notamment
des cancers, l’arthrite et certains troubles
neurologiques. Certaines maladies d’origine
alimentaire peuvent se transmettre de
personne à personne. Les soignants peuvent
être contaminés par des membres de leur
famille. Les effets sont souvent plus graves
et parfois mortels chez les nourrissons, les
personnes en mauvaise santé, les femmes
enceintes et les personnes âgées.
8 S e c t i o n 1 : N ot i o n s d e b a s e
Que faire si l’on tombe malade?
Les micro-organismes dangereux provoquent des maladies et sont parfois mortels. Ils sont dits «
pathogènes ». La plupart ne modifient pas l’apparence des produits – il est donc difficile de savoir si
des aliments sont contaminés en se fiant simplement à leur aspect, leur odeur ou leur goût.
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Conseils à l’intention du formateur
10 S e c t i o n 1 : N ot i o n s d e b a s e
cuisson ou une congélation adéquate (selon les lignes directrices
du Codex).1
1
Code d’usages pour les poissons et les produits de la pêche Codex CAC/RCP 52-2003.
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
Conseils à l’intention du formateur
Note
Les pesticides peuvent servir à tuer les nuisibles qui ravagent les
cultures ou véhiculent des maladies. Ils ont pour but de faire fuir,
de détruire ou de combattre les nuisibles, comme les végétaux
et animaux indésirables, qui provoquent des dégâts ou affectent
le rendement, le traitement et le stockage des récoltes. Les
pesticides provenant de terrains voisins peuvent s’infiltrer dans
un étang aquacole et contaminer les poissons qui s’y trouvent.
L’usage de pesticides doit s’accompagner de mesures préventives
de protection de la santé. On veillera:
12 S e c t i o n 1 : N ot i o n s d e b a s e
• à n’utiliser que les pesticides approuvés ;
• à porter des gants et des habits de protection pour éviter un contact direct avec les
pesticides ;
• à suivre les instructions sur l’étiquette pour un usage correct et à respecter les délais
d’attente ;
• à protéger les champs environnants et les étangs aquacoles de l’exposition ;
• à laver les habits de travail (en les séparant des autres habits) avant de les porter à
nouveau.
L’abus d’antibiotiques peut nuire à la santé humaine en rendant les maladies plus difficiles à
traiter à cause de la résistance aux antimicrobiens.
Pour décrire une pathologie résultant d’une contamination chimique, on parle d’«
empoisonnement ». Certaines formes d’empoisonnement surviennent immédiatement
après l’ingestion de la substance toxique, mais il arrive aussi que ce soit une exposition
répétée qui contribue à l’apparition de maladies chroniques comme le cancer.
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Comment réduire les effets des substances chimiques
Des mesures simples permettent de réduire la contamination chimique des poissons d’élevage. On
peut mentionner les suivantes:
• se laver les mains et changer d’habits après avoir manipulé des substances chimiques ;
• choisir un site pour l’étang qui soit faiblement exposé au risque de contamination chimique ;
• protéger l’eau de l’étang d’une contamination ;
• éviter d’utiliser des substances chimiques pour veiller à la santé des poissons.
Veiller à ce que le poisson soit sûr : les mesures que vous pouvez prendre pour
changer les choses
Suivez les Cinq clefs pour des produits d’aquaculture plus sûrs afin de protéger la santé publique:
1. Avoir une bonne hygiène personnelle
2. Nettoyer le site de l’étang
3. Gérer la qualité de l’eau
4. Maintenir les poissons en bonne santé
5. Assurer la propreté du matériel et des récipients utilisés lors de la récolte.
Il est très important de suivre ces Cinq clefs pour des produits d’aquaculture plus sûrs afin de protéger la
santé publique pour prévenir la propagation des maladies d’origine alimentaire.
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
SECTION 2 : CINQ CLEFS POUR DES PRODUITS D’AQUACULTURE
PLUS SÛRS AFIN DE PROTÉGER LA SANTÉ PUBLIQUE
CLEF 1:
Avoir une bonne hygiène personnelle
Même s’il faut idéalement se laver les mains avec de l’eau et du savon, on n’a pas toujours accès à du savon ou à un détergent.
Les cendres froides sont un moyen acceptable souvent utilisé pour remplacer le savon
En l’absence de toilettes ou de latrines, il faut recommander l’utilisation d’un seau couvert réservé aux excréments humains. Le
seau doit être vidé et nettoyé dans la latrine ou dans un autre lieu spécialement prévu à cet effet pour éviter une contamination
de l’eau ou de l’étang.
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CLEF 2:
Nettoyer le site de l’étang
Les déchets fécaux doivent être éliminés du site et traités de manière adéquate correctement avant d’être
ajoutés à l’étang.
Si possible, installer un mur, une clôture ou un enclos pour que les animaux ne puissent accéder à l’étang.
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p lu s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
La contamination microbienne est due avant tout aux matières fécales humaines et animales non traitées.
Les formateurs insisteront sur les risques pour l’environnement liés aux sacs, bouteilles et récipients en plastique, surtout du
point de vue de la sécurité sanitaire des poissons.
Il convient d’identifier les sources de la contamination dans la zone et d’évoquer les moyens de les repérer et de les éliminer ou
de décontaminer la zone. Le site de l’étang doit être choisi de façon que l’exposition aux produits chimiques et aux matières
fécales soit la plus faible possible. Il ne sera pas toujours possible de tenir les animaux à l’écart de l’étang, mais plus l’accès
aux personnes, aux animaux et aux oiseaux est limité, plus le risque d’une contamination par les matières fécales sera faible.
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CLEF 3:
Gérer la qualité de l’eau
Les étangs alimentés par une source sont sûrs pour autant que la source ne soit pas contaminée. Les eaux
souterraines peuvent être préférables, mais on fera vérifier par un expert des autorités locales ou un spécial-
iste universitaire la présence de métaux lourds, de substances chimiques ou de micro-organismes dangereux.
Les ordures ménagères, notamment les déchets de nourriture, et les matières fécales peuvent porter atteinte
directement à la qualité de l’eau et indirectement en attirant des animaux qui peuvent contaminer l’étang par
leurs déjections. L’évacuation des déchets contribue à prévenir la contamination de l’eau. L’installation d’objets
effrayants ou bruyants (épouvantail ou moulin en papier par exemple) aide à tenir les animaux à l’écart. Des
rubans brillants placés autour de l’étang peuvent effrayer les oiseaux.
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Indications pour le formateur
Il faut insister sur l’importance d’utiliser une eau de bonne qualité pour assurer la sécurité sanitaire et la qualité de la produc-
tion aquacole. L’étang doit exclusivement servir à l’aquaculture, et non à l’élimination des déchets, à la lessive, à la vaisselle
ou à la baignade.
Dans les exploitations où l’on pratique à la fois l’élevage d’animaux et l’aquaculture, les déchets fécaux doivent être traités
avant d’alimenter l’étang. Le temps nécessaire pour le traitement varie selon la température et le degré d’humidité.2
La qualité de l’eau peut varier selon la saison. Il est recommandé de remplir les étangs lorsque la qualité de l’eau est la
meilleure. Pour l’aquaculture en eau douce, l’adjonction d’eau souterraine provenant notamment de sources et de puits peut
améliorer la qualité. Si la qualité de l’eau laisse à désirer, on peut aussi mettre au point un système de filtration peu coûteux
pour l’améliorer.3
2
Directives OMS pour l’utilisation sans risque des eaux usées, des excreta et des eaux ménagères (2006). Volume III Utilisation des
eaux usées et des excreta dans l’aquaculture [Link]
3
FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper 574 : Assessment and Management of seafood safety and quality, disponible à
l’adresse [Link]/3/a1f3d2bf-6888-4266-a274-9f1cd2aa1240/[Link].
Indication pour le
formateur : La couleur
de l’étang peut être
un indicateur de le la
qualité de l’eau et d’une
croissance appropriée
d’algues. Consultez un
spécialiste aquacole local
pour des conseils sur les
conclusions à tirer de la
couleur de l’étang.
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
CLEF 4:
Maintenir les poissons en bonne santé
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CLEF 5:
Assurer la propreté du matériel et des récipients utilisés
lors de la récolte
Points essentiels Pourquoi?
• Nettoyer les bacs à poisson et le matériel avec de
l’eau propre Pendant la récolte, les poissons peuvent être
• Récoltez les poissons tôt dans la journée et contaminés si les mains des exploitants malades
transportez-les vivants ou mettez-les rapidement ou si l’eau, la glace, le matériel d’élevage et
au frais les bacs ne sont pas propres. Les bacs lisses,
• Utilisez une eau propre pour nettoyer les poissons en matière non absorbante, sont plus faciles à
récoltés nettoyer et présentent moins de recoins pour la
• Gardez les poissons récoltés dans des bacs prolifération des micro-organismes.
propres en matière non poreuse
Assurer que l’endroit servant au lavage, au tri et à l’emballage des poissons soit propre à la fin de la journée
afin de diminuer le risque de contamination.
Rincer, nettoyer et sécher les filets à l’air libre entre chaque utilisation.
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p lu s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
Indications pour le formateur
La contamination a lieu principalement lors de la récolte et après. Les poissons peuvent être infectés par des micro-
organismes issus d’un matériel souillé. Il faut s’informer sur le type de matériel utilisé dans votre région pour la récolte et
le stockage de poissons. Des récipients en matière naturelle comme le bois ou des paniers tressés contiennent souvent
de nombreux creux et recoins qui peuvent abriter des micro-organismes dangereux et permettre leur propagation.
Idéalement les bacs doivent être isolés et faits d’une matière facile à nettoyer comme le plastique.
Certains poissons marins comme le thon produisent de l’histamine et autres amines biogènes (scombrotoxine, par
exemple) s’ils ne sont pas placés au froid immédiatement après la récolte, ce qui peut affecter la santé du consommateur.
Fort heureusement, les poissons d’aquaculture en eau douce ne sont pas sujets à ce risque, mais une manipulation
inappropriée lors de la récolte peut permettre aux bactéries de proliférer. Même un petit nombre de micro-organismes
dangereux présents dans le poisson peuvent se multiplier et provoquer des maladies chez l’homme.
Pour une orientation sur le maintien de la sécurité et la qualité des poissons sur le marché, consultez Marchés-santé
: guide pour le respect des conditions d’hygiène sur les marchés alimentaires ([Link]
publications/capacity/ healthymarket_guide_fr.pdf).
On trouvera des documents de formation supplémentaires sur le maintien de la sécurité alimentaire à domicile dans
l’affiche ([Link] en/5keys_fr.pdf) et le manuel ([Link]
int/foodsafety/publications/consumer/ manual_keys_fr.pdf) des Cinq clefs pour des aliments plus sûrs.
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
SECTION 3 : SÉANCES DE FORMATION
Différents lieux peuvent convenir pour avoir une discussion avec les participants ou présenter un exposé. Le
mieux est peut-être d’organiser une séance de formation à proximité d’un étang aquacole avec un groupe de
petits exploitants.
Dans certaines communautés, on trouve des associations de femmes ou de petits exploitants ainsi que des
instituts de formation. Ces organisations peuvent appuyer la formation et l’application des messages contenus
dans les Cinq clefs.
Une fois que vous aurez choisi où se déroulera la formation, il faudra déterminer les ressources disponibles. Il
est utile de se référer à l’affiche dans la langue locale avant et après la séance de formation.
En connaissant les participants – et en vous intéressant à leur mode de vie et à leur situation – vous pourrez
mieux les amener à adopter des pratiques plus sûres. En observant ce qui se passe actuellement dans les
petites exploitations, vous pourrez adapter la formation aux besoins locaux. Ainsi, par exemple, lorsqu’elles ne
sont pas équipées de toilettes, on pourra aborder le problème de l’évacuation des excreta humains.
Y a-t-il des sensibilités particulières, par exemple s’agit-il de femmes ? Les femmes seront parfois peu enclines
à parler ouvertement de pratiques d’hygiène en présence d’hommes.
Après avoir parcouru le manuel et les matériels de formation, fixé où se déroulera la séance et tenu compte
des besoins et des sensibilités des participants, vous pourrez adapter la séance aux conditions/moyens locaux
ainsi qu’au niveau des besoins/compétences des participants.
26 S e c t i o n 3 : S é a n c e s d e f o r m at i o n
Établir un programme
Dès que les participants sont connus et le site choisi, on pourra déterminer les activités de la journée de
formation. On trouvera ci-dessous un exemple de programme.
Lors d’une journée de formation, il faut avoir un programme précis afin de pouvoir aborder tous les sujets importants.
Le programme proposé ci-dessous suit la structure du manuel et permet d’exploiter les matériels de façon optimale.
Le programme est conçu pour être étudié en une journée, mais vous pouvez, si vous préférez, le diviser en plusieurs
séances plus courtes. En outre, n’oubliez pas que l’étude de certaines clefs, plus détaillées, telles que « Gérer la qualité
de l’eau» peut prendre plus de temps et entraîner des discussions plus longues..
Faites des copies de l’affiche des Cinq clefs dans la langue locale et distribuez-les à chacun des participants
avant la formation. Suggérez aux participants de mettre cette affiche à proximité de l’étang pour se rappeler
ce qu’il faut faire..
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
Exercices de formation:
CLEF 1 : Avoir une bonne hygiène personnelle
Vue d’ensemble
De bonnes pratiques d’hygiène peuvent améliorer la santé familiale et communautaire. Il est important de
savoir que rien qu’en ayant une bonne hygiène personnelle, on peut contribuer à éviter la contamination
des étangs de pisciculture et de la chair de poisson et à prévenir la propagation des maladies.
Objectifs pédagogiques: Cet exercice met l’accent sur les pratiques actuelles en matière d’hygiène
personnelle et sur les moyens d’améliorer l’assainissement. Les matières fécales humaines et animales contiennent
de dangereux micro-organismes qui peuvent contaminer le site, l’eau et les poissons et provoquer des maladies
d’origine alimentaire lors de la consommation du poisson. Ces micro-organismes peuvent survivre pendant de
longues périodes (même pendant plusieurs mois) dans le sol autour de l’étang ou dans l’eau.
Plan de formation:
1. Étudier la Clef 1 : Avoir une bonne hygiène personnelle
2. Demander aux participants de décrire leurs pratiques d’hygiène personnelle à domicile et au sein de la
communauté. Les encourager à évoquer aussi bien les bonnes que les mauvaises pratiques.
Note: Si les participants sont nombreux, constituer des groupes de 4 ou 5 personnes en leur laissant 10 ou 15
minutes pour établir une liste de moyens à utiliser pour éviter la contamination fécale de l’eau de l’étang et des
poissons ainsi qu’une liste de mesures permettant de renforcer les bonnes pratiques et d’influencer leur entourage
en vue de l’abandon des mauvaises pratiques. Réunir ensuite les participants tous ensemble en demandant à un
membre de chaque groupe de présenter un compte rendu
28 S e c t i o n 3 : S é a n c e s d e f o r m at i o n
Exercices de formation:
CLEF 2 : Nettoyer le site de l’étang
Vue d’ensemble
La première mesure pour assurer l’élevage de poissons dans de bonnes conditions de santé et de
sécurité sanitaire consiste à installer l’étang sur un site adéquat, à l’écart des sources de contamination
par des métaux lourds et d’autres substances chimiques dangereuses et à bonne distance des latrines
et des animaux. Là où un étang a déjà été aménagé, envisagez les moyens de réduire la contamination
dans la mesure du possible. Il est important de bien tenir les animaux à l’écart, car leurs déjections
peuvent contaminer le site de l’étang. En veillant à la propreté du site, on contribuera à en éviter la
contamination ainsi que celle de l’eau et des poissons, ce qui évitera la propagation de maladies.
Objectifs pédagogiques: Cet exercice vise à déterminer comment choisir, nettoyer et entretenir le
site de l’étang.
Plan de formation:
2. Expliquer qu’il s’agit d’un simple exercice « vrai ou faux ? ». Les participants devront réagir à chaque
affirmation en levant la main pour indiquer si elle est vraie ou fausse.
3. Lire à voix haute chaque affirmation aux participants. Leur demander de lever la main selon qu’elle leur
paraît vraie ou fausse.
4. Demander au groupe d’indiquer ensuite pourquoi l’affirmation est vraie ou fausse. Le cas échéant,
rappelez d’autres points importants pour la sécurité sanitaire, par exemple les bonnes pratiques d’hygiène
personnelle.
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
VRAI OU FAUX
Affirmations concernant l’exercice portant sur la Clef 2
1. L’élimination de matériel usagé et percé et de bidons de produits chimiques à proximité du site de l’étang
réduit le risque de contamination chimique.
[VRAI: le matériel usagé et les vieux bidons peuvent laisser échapper des produits chimiques qui
contamineront le site de l’étang.]
2. L’élimination des mauvaises herbes autour de l’étang a une utilité purement esthétique et n’a aucune
incidence sur la sécurité sanitaire.
[FAUX: les mauvaises herbes peuvent abriter des parasites susceptibles d’infecter les poissons]
3. Il faut éliminer les déchets autour de l’étang pour éviter d’attirer des animaux domestiques ou sauvages.
[VRAI: Tout doit être mis en œuvre pour éviter d’attirer des animaux autour de l’étang.]
4. Il n’y a pas lieu de mettre des objets effrayants ou bruyants autour du site de l’étang.
[FAUX: Ces objets permettent de tenir à distance les oiseaux sauvages.]
30 S e c t i o n 3 : S é a n c e s d e f o r m at i o n
Exercices de formation:
CLEF 3 : Gérer la qualité de l’eau Vue d’ensemble
Vue d’ensemble
Le recours à une source d’eau de bonne qualité pour l’alimentation de l’étang et la préservation de la
qualité de l’eau sont déterminants pour assurer que le poisson puisse être consommé sans risque pour la
santé. Les micro-organismes dangereux présents dans les matières fécales animales et humaines peuvent
contaminer l’eau, puis les poissons. Une contamination par des polluants issus de l’industrie chimique est
également possible. Il est important de bien comprendre d’où vient l’eau qui alimente l’étang aquacole et
les risques de contamination associés à différentes sources d’eau afin d’éviter la contamination de l’étang.
Si la qualité de l’eau est médiocre ou inconnue ou ne peut être vérifiée, on peut réduire la contamination
des poissons en prenant des mesures spécifiques.
Objectifs pédagogiques: Cet exercice vise à déterminer comment motiver la famille, les amis et la
communauté pour bien faire comprendre l’importance que revêtent le choix et la préservation d’une source d’eau
de bonne qualité. Les mesures permettant de préserver la qualité de l’eau sont également évoquées.
Plan de formation:
1. Étudier la Clef 3 : Gérer la qualité de l’eau
2. Répartir les participants en petits groupes de 4 ou 5 personnes. Leur demander de décrire leurs pratiques
actuelles à la lumière des informations présentées dans la Clef 3. Par exemple : examiner comment ils
choisissent la source de l’eau pour l’étang, comment ils choisissent l’eau de boisson, quelle eau ils utilisent pour
se laver ou laver leurs habits.
3. Demander aux participants d’envisager comment ils peuvent gérer la qualité de l’eau pour assurer la santé des
poissons et la sécurité sanitaire de la chair de poisson.
Prévoir des réunions de groupes de 10 à 15 minutes pour permettre aux participants de décrire leurs pratiques
actuelles concernant l’usage de l’eau. Établir une liste des pratiques de gestion à utiliser pour préserver la qualité
de l’eau.
4. Réunir à nouveau les participants tous ensemble et demander à un membre de chaque groupe de rendre
compte de la discussion au sein de son groupe.
Encourager les autres participants à faire des observations sur les points abordés pour animer le débat. Noter
par écrit les points exposés par chaque groupe.
5. Utiliser les informations fournies pour insister sur les points les plus importants afin qu’ils soient bien assimilés.
Déterminer les mesures préventives que les participants peuvent prendre ou non. Utiliser des feutres de
couleurs différentes pour cocher les mesures préventives qu’ils peuvent prendre et celles qu’ils ne peuvent
appliquer. Envisager d’autres solutions pour les mesures inapplicables.
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
Exercices de formation:
CLEF 4 : Maintenir les poissons en bonne santé
Vue d’ensemble
Pour que le poisson d’élevage reste en bonne santé, il faut disposer d’alevins de bonne qualité et veiller
à la bonne densité d’empoissonnement et à une bonne gestion pour réduire le risque de stress et de
maladie. Des alevins de qualité insuffisante peuvent affecter la croissance des poissons et le taux de survie.
Malheureusement la bonne qualité des alevins ne garantit pas le succès de l’élevage à elle seule. Il faut
que le poisson reste en bonne santé ce qui implique de gérer la densité d’empoissonnement, d’éliminer les
poissons malades ou morts, d’éviter le stress environnemental lié notamment à la température de l’eau et
de réduire l’exposition aux agents pathogènes..
Objectifs pédagogiques: Cet exercice « Vrai ou faux ? » met l’accent sur les pratiques nécessaires pour
que le poisson reste en bonne santé.
Plan de formation:
1. Étudier la Clef 4 : Maintenir les poissons en bonne santé
2. Expliquer qu’il s’agit de procéder à un nouvel exercice de type « vrai ou faux ? ». Les participants répondent en
levant la main.
3. Lire l’affirmation à haute voix. Demander aux participants de lever la main selon qu’ils estiment que l’affirmation
est vraie ou fausse.
4. Demander ensuite aux participants pourquoi l’affirmation est vraie ou fausse. Le cas échéant, se référer à
d’autres points concernant la sécurité sanitaire comme la gestion de la qualité de l’eau.
32 S e c t i o n 3 : S é a n c e s d e f o r m at i o n
VRAI ou FAUX
CLEF 4 : Maintenir les poissons en bonne santé
1. L’effet d’alevins de qualité inférieure peut être surmonté au cours de l’élevage.
[FAUX: Non seulement la croissance des poissons sera ralentie, mais la morbidité plus forte et le taux
de survie inférieur affecteront le rendement de l’exploitation.]
4. Pour réduire la morbidité on enlèvera au moins une fois par jour les poissons malades ou morts.
[VRAI: On évite ainsi la propagation des maladies et la dégradation de la qualité de l’eau.]
5. L’adjonction de produits chimiques dans l’étang permet d’éviter les maladies et d’accélérer la crois-
sance.
[FAUX: L’adjonction de produits chimiques risque d’occulter un problème de morbidité ou de croissance
trop lente et de provoquer la mort d’autres poissons.]
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
Exercices de formation:
CLEF 5 : Assurer la propreté du matériel
et des récipients utilisés lors de la récolte
Vue d’ensemble
S’il existe de nombreuses pratiques qui peuvent être à l’origine d’une contamination du site de l’étang,
de l’eau et des poissons, la contamination du poisson par des micro-organismes dangereux intervient
généralement lors de la récolte ou de la manipulation postérieure des produits. Il faudra veiller tout
spécialement à la propreté du matériel et des récipients utilisés pour la récolte et au respect de
l’hygiène lors de la récolte et de la manipulation. Les principes d’hygiène et de propreté sont toujours
importants et peuvent être adaptés à n’importe quelle exploitation.
Objectifs pédagogiques: L’exercice consiste à passer en revue les pratiques suivies pour la récolte
et le stockage afin de réduire le risque de contamination du poisson pendant la récolte et le stockage et
d’encourager les participants à découvrir comment la propreté et l’hygiène permettent d’améliorer la sécurité
sanitaire du produit.
Plan de formation:
1. Étudier la Clef 5 : Assurer la propreté du matériel et des récipients utilisés lors de la récolte
2. Constituer des groupes de 4 ou 5 personnes et donner 10 à 15 minutes à chaque groupe pour que les
participants décrivent leurs pratiques de récolte et de stockage. Établir une liste des pratiques susceptibles
de conduire à une contamination du produit et des pratiques qui peuvent permettre de l’éviter.
3. Réunir à nouveau les participants tous ensemble et demander à un membre du groupe de présenter des
observations sur la liste.
Encourager les autres participants à faire des observations sur les points abordés pour animer le débat.
Dresser une liste de toutes les pratiques qui peuvent servir à éviter la contamination sur la base du compte
rendu de chacun des groupes.
4. Renforcer les pratiques permettant d’éviter la contamination pendant la récolte et le stockage qui sont
adaptées au site.
34 S e c t i o n 3 : S é a n c e s d e f o r m at i o n
Exemple de formulaire d’évaluation
d’une exploitation aquacole
Le meilleur moyen pour évaluer l’utilité de la formation est de se rendre dans l’exploitation agricole
et d’observer les pratiques suivies. Il est préférable d’effectuer plusieurs visites pour observer les
changements de méthode qui contribuent à garantir la salubrité du poisson. Pour déterminer si la
formation a été bien assimilée et si des progrès ont été accomplis, il est utile de remplir une fiche
d’évaluation après chaque visite. Vous ne pourrez peut-être pas répondre à toutes les questions à
chaque visite et certaines réponses changeront en fonction du moment auquel la visite a lieu et du
stade de croissance.
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
Examen des activités de la ferme
Hygiène personnelle
6. Les membres de la famille se lavent-il et s’essuient-ils les mains après avoir été aux toilettes ?
o Oui o Non o Ne sait pas
après avoir changé la couche d’un enfant?
o Oui o Non o Ne sait pas
après avoir été au contact d’animaux?
o Oui o Non o Ne sait pas
7. Les membres de la famille changent-ils leurs habits après le travail dans l’exploitation et se
baignent-ils régulièrement?
o Oui o Non o Ne sait pas
8. Les coupures, lésions et plaies sont-elles protégées par un gant ou un bandage lors du travail ?
o Oui o Non o Ne sait pas
10. Les latrines sont-elles situées en contrebas ou assez loin de l’étang pour empêcher toute
contamination?
o Oui o Non o Ne sait pas
Le site de l’étang
11. Le site est-il protégé contre une contamination par des métaux lourds ou des substances
chimiques nocives?
o Oui o Non o Ne sait pas
12. Élimine-t-on régulièrement les mauvaises herbes et les déchets autour de l’étang ?
o Oui o Non o Ne sait pas
L’eau
14. L’eau utilisée est-elle libre de métaux lourds, de substances chimiques et de micro-organismes
dangereux?
o Oui o Non o Ne sait pas
36 S e c t i o n 3 : S é a n c e s d e f o r m at i o n
15. L’étang est-il clôturé ou protégé par d’autres moyens pour empêcher les gens et les animaux d’y
pénétrer?
o Oui o Non o Ne sait pas
16. Les eaux usées fécales sont-elles correctement traitées avant d’être ajoutées dans l’étang?
o Oui o Non o Ne sait pas
18. Les animaux sont-ils gardés dans un enclos à bonne distance de l’étang?
o Oui o Non o Ne sait pas
19. L’eau de l’étang est-elle utilisée pour laver les animaux ou les habits?
o Oui o Non o Ne sait pas
22. Les poissons malades ou morts sont-ils enlevés tous les jours?
o Oui o Non o Ne sait pas
23. Évite-t-on d’utiliser des substances chimiques non approuvées dans l’étang?
o Oui o Non o Ne sait pas
Récolte
24. Lors de la récolte, les poissons sont-ils maintenus en vie avec un minimum de stress ou rafraîchis
et gardés au frais?
o Oui o Non o Ne sait pas
26. Le poisson récolté est-il placé dans un bac propre avec suffisamment de glace?
o Oui o Non o Ne sait pas
27. Évite-t-on que les poissons soient récoltés ou manipulés par des personnes malades?
o Oui o Non o Ne sait pas
C i n q c l e f s p o u r d e s p r o d u i t s d ’aq uac u lt u r e
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p l u s s û r s a f i n d e p r ot é g e r l a s a n t é p u b l i q u e
GLOSSAIRE:
Poissons subadultes se déplaçant de manière autonome obtenus à partir d’un
Alevins
stock de géniteurs.
Uriner ou déféquer dans un lieu ou une installation sanitaire, s’essuyer et se
Aller aux toilettes
laver les mains.
Enlever une couche mouillée ou souillée portée par un enfant et la remplacer
Changer de couche
par une couche propre.
Introduction fortuite d’un micro-organisme dans les aliments qui peut
Contamination microbienne compromettre leur salubrité, les rendre impropres à la consommation et
causer des maladies.
Nombre de poissons pouvant être mis en charge dans un étang à un moment
Densité d’empoissonnement
donné.
Trouble intestinal caractérisé par des selles anormalement fréquentes et
Diarrhée
liquides.
Eau qui ne contient pas de concentrations de micro-organismes dangereux ni
Eau potable de substances chimiques toxiques pouvant provoquer des maladies et/ou des
affections.
Eaux se trouvant naturellement à l’air libre, par exemple rivières, ruisseaux,
Eaux de surface
lacs et réservoirs.
Eaux souterraines Eau contenue dans des réservoirs souterrains.
Équipement de protection Vêtement ou autre équipement destiné à protéger le corps de tout contact avec
individuelle des substances.
Excréments/Matières
Résidus de la digestion éliminés par l’homme et l’animal.
fécales
Évacuation ou élimination d’une substance ou d’un déchet par un tissu de
Excrétion l’organisme et son apparition dans l’urine, les selles ou d’autres matières
normalement rejetées par l’organisme.
Aménagement ou réceptacle autonome, par exemple un trou dans la terre,
Latrine
utilisé pour uriner et déféquer.
Terme général employé pour désigner toute maladie ou affection résultant
Maladie d’origine
de la consommation d’aliments ou de boissons contaminés. On parle
alimentaire
habituellement d’« intoxication alimentaire ».
Organismes microscopiques tels que bactéries, levures, moisissures, virus et
Micro-organismes parasites, qui peuvent être présents dans l’environnement, dans les aliments et
chez les animaux.
Maintien, dans un enclos ou un espace clôturé ou clos, d’animaux dont
Parcage d’animaux les matières fécales ne peuvent être déversées directement dans un étang
aquacole.
Procédé consistant à refroidir des produits (des aliments, par exemple) pour
Réfrigération
les conserver plus longtemps.
Risque Gravité et probabilité des effets néfastes de l’exposition à un danger.
Ensemble des mesures prises afin que les aliments ne présentent pas de
Sécurité sanitaire des
danger pour le consommateur quand ils sont produits, préparés et/ou
aliments
consommés de la façon prévue.
Source d’eau Eau utilisée pour remplir un étang.
Système équipé d’une tuyauterie et d’un mécanisme d’évacuation utilisé pour
Toilettes
uriner ou déféquer.
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Le présent document est une publication du
Département OMS Sécurité sanitaire des aliments et zoonoses
Organisation mondiale de la Santé – Avenue Appia 20
CH-1211 Genève 27 – Suisse
Télécopie : +41 22 791 4807
Courriel : foodsafety@[Link]
[Link]
Cette publication ainsi que les matériels publiés par le programme des
Cinq clefs pour des aliments plus sûrs sont disponibles sur :
[Link]/foodsafety/consumer/5keys_growing_safer/fr
ISBN 978 92 4 251031 7