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Item 88 : Infections génitales de
la femme : Leucorrhées
Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF)
Date de création du document 2010-2011
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Table des matières
Pré-Requis............................................................................................................................................. 3
OBJECTIFS ......................................................................................................................................... 3
INTRODUCTION................................................................................................................................ 3
I Conduite de l'examen d'une femme consultant pour des leucorrhées anormales ................ 4
II Indications du prélèvement vaginal adressé au laboratoire ................................................... 6
III Étiologies des leucorrhées pathologiques et choix thérapeutiques ......................................... 7
III.1 Causes infectieuses ........................................................................................................ 8
III.1.1 Trichomonas .................................................................................................... 9
III.1.2 Mycose ........................................................................................................... 10
III.1.3 Gardnerella vaginalis ................................................................................... 11
III.1.4 Gonocoque ..................................................................................................... 12
III.1.5 Mycoplasme, Chlamydia .............................................................................. 13
III.1.6 Germes banaux ............................................................................................. 14
III.2 Néoplasiques ................................................................................................................ 14
III.3 Cas particuliers............................................................................................................ 14
IV Annexes ...................................................................................................................................... 16
Glossaire .............................................................................................................................................. 16
Bibliographie ...................................................................................................................................... 25
Recommandation ............................................................................................................................... 26
Abréviations ........................................................................................................................................ 26
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PRE-REQUIS
Anatomie des organes génitaux internes et externes.
Histologie du col de l'utérus, du vagin et de la vulve (et des glandes annexes).
Flore vaginale saprophyte et pathogène.
Virologie des HPV et actions cellulaires.
Physiologie de l'acte sexuel.
OBJECTIFS
ENC :
Diagnostiquer une infection génitale de la femme.
Argumenter l'attitude thérapeutique et planifier le suivi de la patiente.
INTRODUCTION
Les leucorrhées (cf. glossaire) correspondent à des écoulements vaginaux en rapport avec
une infection génitale. Elles sont à distinguer des leucorrhées physiologiques dues aux
secrétions de glaire cervicale (cf. glossaire) et des glandes annexes (Skene (cf. glossaire) et
Bartholin (cf. glossaire)) et à la desquamation (cf. glossaire) vaginale. Les agents pathogènes
les plus fréquemment rencontrés dans les infections génitales basses (c'est-à-dire limitées à
la vulve, au vagin et au col utérin) sont les levures, le trichomonas (cf. glossaire) et les
germes banaux. Le diagnostic repose sur l'anamnèse (cf. glossaire), l'examen clinique avec le
spéculum (cf. glossaire) et éventuellement des prélèvements bactériologiques.
Il est parfois difficile pour le clinicien de faire la part des choses entre des leucorrhées
physiologiques mais mal vécues par la patiente et des leucorrhées pathologiques passées au
second plan dont il faudra chercher et traiter la cause.
RAPPEL
Les leucorrhées physiologiques proviennent :
1. de la desquamation vaginale, responsable de leucorrhée laiteuse, peu abondante,
opalescente, augmentant en période prémenstruelle ;
2. de la glaire cervicale secrétée par les cellules cylindriques de l'endocol (cf. glossaire)
qui augmente du 8e au 15e jour du cycle, translucide, cristallisant en feuille de
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fougère. Chez les patientes porteuses d'un ectropion (cf. glossaire) les secrétions
cervicales sont majorées par contact des cellules cylindriques avec l'acidité vaginale.
Ces secrétions physiologiques n'engendrent aucune irritation, ne sentent pas mauvais et ne
contiennent pas de polynucléaires. Toutefois leur abondance peut parfois être source de
gène pour la patiente et justifier la prise en charge thérapeutique de l'ectropion retrouvé et
présumé responsable.
Par ailleurs, le comportement compulsif d'hygiène intime excessive avec savons détergents
voire injections intravaginales quotidiennes devant ces secrétions physiologiques peut
entraîner une destruction de l'écosystème vaginal et favoriser la survenue d'infections
génitales basses souvent chroniques.
Écosystème vaginal :
Le vagin est un écosystème dynamique où chaque femme possède 8 à 10 germes en
équilibre. La flore dominante est le bacille de Döderlein (cf. glossaire) : lactobacille (cf.
glossaire) tapissant la muqueuse vaginale. Il transforme le glycogène (cf. glossaire)
abondamment contenu dans les cellules vaginales et cervicales grâce à l'imprégnation
œstrogénique (cf. glossaire) en acide lactique (cf. glossaire). Cet acide lactique explique le
potentiel Hydrogène acide du vagin qui est un facteur protecteur de la pullulation
microbienne.
Cette flore vaginale évolue selon :
• l'âge : moins de bacille de Döderlein avant la puberté et après la ménopause (cf.
glossaire) ;
• le cycle : les aérobies diminuent avant et après les règles ;
• la contraception : en cas de stérilet, on constate une augmentation des anaérobies et
du bacteroides (cf. glossaire).
Cette flore aéro-anaérobie équilibrée s'oppose à l'adhérence et à la colonisation des germes
pathogènes dans le vagin.
I CONDUITE DE L'EXAMEN D'UNE FEMME CONSULTANT POUR
DES LEUCORRHEES ANORMALES
Interrogatoire :
Caractéristiques de l'écoulement :
couleur, abondance, odeur (une mauvaise odeur oriente vers le Gardnerella
vaginalis (cf. glossaire)),
importance du caractère récent, nouveau de ces caractéristiques ;
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Les signes fonctionnels d'accompagnement
le prurit (cf. glossaire) oriente vers une mycose, la brûlure vers un
trichomonas ou un germe banal,
les métrorragies (cf. glossaire) (endométrite (cf. glossaire), néoplasies (cf.
glossaire)) ou les douleurs pelviennes (annexite (cf. glossaire)) ;
Les circonstances de survenue
postcoïtale (IST, néoplasie cervicale),
après un traitement antibiotique (mycose),
lors d'une grossesse (physiologique, mycose),
port d'un stérilet (endométrite, salpingite (cf. glossaire)),
terrain favorisant (diabète, corticothérapie, immunodépression),
notion de IST ;
Signes éventuels chez le partenaire
Examen clinique :
Il n'a de valeur que si la patiente n'a pas fait une toilette vaginale préalable.
L'inspection de la région vulvaire, vestibulaire et périnéale recherchera des rougeurs, des
lésions de grattage, des vésicules ou des ulcérations.
L'examen au spéculum permettra d'analyser l'écoulement (aspect, abondance, couleur),
d'apprécier l'aspect de la glaire cervicale (limpide, louche), d'évaluer l'état de l'épithélium
(cf. glossaire) vaginal et cervical et de réaliser des prélèvements à des fins d'examen direct au
microscope et pour analyses en laboratoire. Le frottis de dépistage n'est pas optimal dans
des conditions d'infection.
Examen direct au microscope :
C'est un examen facile à réaliser et qui est très informatif. Le prélèvement est étalé sur une
lame avec une goutte de sérum physiologique. On peut ainsi visualiser un trichomonas, des
fragments mycéliens (cf. glossaire) ou des leucocytes.
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Le test à la potasse (Sniff test) :
Il consiste à ajouter sur le prélèvement étalé sur lame une goutte de potasse à 10 %. Cette
potasse (cf. glossaire) permet de lyser les corps cellulaires et ainsi de mieux voir les éléments
mycosiques et surtout dégage une odeur de poisson pourri très évocatrice de la présence
conjuguée d'anaérobies et de Gardnerella vaginalis.
Le toucher vaginal :
Le toucher vaginal recherchera une douleur à la palpation ou à la mobilisation de l'utérus et
des annexes.
Conclusion :
Les données de l'examen clinique et de l'examen direct au microscope (quand il peut être
fait) suffisent dans un grand nombre de cas pour faire le diagnostic étiologique et ainsi
permettre l'instauration d'un traitement.
II INDICATIONS DU PRELEVEMENT VAGINAL ADRESSE AU
LABORATOIRE
Il n'est pas indispensable mais parfois nécessaire :
si les signes cliniques ne sont pas typiques ;
si l'examen direct retrouve de nombreux leucocytes sans agent identifié ;
s'il existe des signes d'infection génitale haute
en cas d'urétrite (cf. glossaire) chez le partenaire ;
en cas d'échec d'un premier traitement médical ou de récidives des symptômes ;
si la leucorrhée a déjà motivé de nombreuses consultations.
Que prescrire ?
Bactériologie standard ;
Recherche de mycoplasme (cf. glossaire) et de Chlamydia (cf. glossaire) ;
Recherche de gonocoque (cf. glossaire)) ;
Mycogramme (cf. glossaire).
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Le suivi post-thérapeutique ne nécessite pas de contrôle systématique par prélèvement sauf
en cas de persistance des signes.
Autres examens :
Il s'agit d'examens spécifiques en fonction des orientations diagnostiques :
NFS, CRP, sérologie Chlamydia en cas de suspicion d'infection génitale haute ;
HIV, hépatite, TPHA, VDRL si suspicion de IST associées.
III ÉTIOLOGIES DES LEUCORRHEES PATHOLOGIQUES ET CHOIX
THERAPEUTIQUES
Tout ce qui pourra perturber cet équilibre favorisera le développement d'une flore
pathogène, tout ce qui modifiera l'activité sécrétoire des cellules cervicales pourra être
responsable de leucorrhées pathologiques et enfin toute perte provenant du haut appareil
génital (endomètre, trompe, ovaire et pelvis) se caractérisera par des leucorrhées
pathologiques.
Les causes sont :
infectieuses basses ;
néoplasiques cervico-vaginales ;
atteinte du haut appareil génital : endométrite, salpingite, cancer de l'endomètre (cf.
glossaire) ou tubaire, plus rarement l'expression d'un abcès du Douglas (cf. glossaire),
d'une sigmoïdite (cf. glossaire) perforée ou d'une pelvipéritonite (cf. glossaire).
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III.1 CAUSES INFECTIEUSES
Symptomatologie
Leucorrhées Signes locaux Signes associés
Candida (cf. glossaire) Blanches, caséeuses (cf. Prurit Vulvite (cf. glossaire)
glossaire) (+++++) (++)
Anite (cf. glossaire) (++)
Pyogènes (cf. Purulentes Brûlures
glossaire)
Trichomonas Vertes, spumeuses (cf. Prurit Urétrite
glossaire)
Brûlures Odeur de moisi
Gardenelles Peu abondantes – Odeur de poisson
pourri
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III.1.1 Trichomonas
Trichomonas
La vaginite à trichomonas est de contamination vénérienne, elle est un bon marqueur d'IST
et ainsi justifie la recherche systématique d'autres germes.
Les leucorrhées sont verdâtres, mousseuses, spumeuses, abondantes et nauséabondes
(odeur de plâtre frais). Au spéculum le vagin est rouge, le col framboisé. Le prurit est
variable en intensité, il existe souvent des brûlures au moment des rapports ou des
mictions.
L'examen direct au microscope optique permet de mettre en évidence le parasite. Il n'y a
pas d'intérêt à réaliser une culture.
Le traitement concerne les deux partenaires :
soit un traitement unique de 2 g de métronidazole (cf. glossaire) (Flagyl®) ;
soit un traitement de 10 jours de 500 mg en deux prises quotidiennes de
métronidazole ;
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soit un traitement local prolongé pendant 15 jours, ovule de métronidazole
(Flagyl®).
Il pourra être renouvelé 1 mois plus tard.
III.1.2 Mycose
Mycose
Le symptôme essentiel est le prurit. Intense parfois intolérable, le prurit entraîne souvent
des dysuries (cf. glossaire), voire une pollakiurie (cf. glossaire). Au spéculum les leucorrhées
sont blanches, caillebottées (comme du lait caillé), grumeleuses, tapissant les parois du
vagin. La vulve est sèche, œdémateuse avec de fréquentes lésions de grattage. L'extension
sur le périnée postérieur est fréquente. Le vagin est rouge faisant ressortir le blanc des
leucorrhées. L'examen au microscope montre des filaments mycéliens. Le Candida albicans
(cf. glossaire) est le germe le plus souvent retrouvé.
La prescription comprend un traitement spécifique antimycosique, tel l'éconazole (cf.
glossaire) (Gynopevaryl LP®), le fenticonazole (cf. glossaire) (Lomexin®), le miconazole (cf.
glossaire) (Gynodaktarin®), le butoconazole (cf. glossaire) (Gynomyk®) ou l'isoconazole (cf.
glossaire) (Fazol®), en ovule gynécologique et crème. Le traitement monodose favorise
l'observance et ainsi diminue les rechutes. Le traitement de confort utilise des solutions
apaisantes comme Gynhydralin®, Saforelle® ou Opalgine®. Le traitement du partenaire se
fait par pommade antimycosique locale pendant 10 jours.
En cas de récidive, il faut :
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rechercher des facteurs favorisants comme une antibiothérapie, un diabète ou une
grossesse ;
éliminer une autre cause infectieuse (herpès (cf. glossaire)) ;
réaliser un mycogramme pour éliminer une résistance aux traitements ;
envisager un traitement de longue durée per os (miconazole (Daktarin®) 8 cp/j
pendant 8 jours ou amphotéricine B (Fungyzone®) 6 gel/j pendant 20 jours).
III.1.3 Gardnerella vaginalis
Gardnerella vaginalis
(Source : Wikipédia. Gardnerella vaginalis [Internet]. Wikipédia; 2010.)
Gardnerella vaginalis est responsable d'une vaginite fréquente dont l'élément
caractéristique est la mauvaise odeur (poisson pourri). Ce germe est pour certains un hôte
normal de la flore vaginale car isolé chez près de 10 % des patientes. Pour être pathogène il
doit être associé avec différents germes anaérobies. En fait c'est la décarboxylation (cf.
glossaire) par les germes anaérobies des acides aminés élaborés par le Gardnerella qui est
responsable de cette odeur caractéristique. À l'état de sels non volatils in vivo, ces amines
(cf. glossaire) peuvent être libérées lors de l'alcalinisation (cf. glossaire) du vagin, en
particulier suite à un rapport ou en fin de règles.
Les leucorrhées sont grisâtres, fluides, peu abondantes, adhérentes à la paroi vaginale.
L'examen au spéculum note peu d'irritation locale.
Le germe est mis en évidence par culture mais son association avec des anaérobies est
facilement reconnu par le test à la potasse (Sniff test) qui révèle, par application d'une
goutte de potasse à un prélèvement sur lame, l'odeur caractéristique de poisson pourri.
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Le traitement est justifié du fait de l'inconfort. Soit un traitement monodose par
métronidazole (Flagyl®) 2 g, soit un traitement associant amoxicilline (cf. glossaire)
(Clamoxyl®) 2 g/j pendant 7 jours et métronidazole (Flagyl®) ovule pendant 7 jours. Le
traitement du partenaire est discuté, les récidives font proposer un traitement
complémentaire pour améliorer la flore vaginale.
III.1.4 Gonocoque
Goutte méat
Hautement pathogène il est responsable d'infections génitales hautes (endométrite,
salpingite).
Les leucorrhées sont jaunes ou verdâtres, purulentes avec parfois des signes d'urétrite ou
de skénite (cf. glossaire). L'examen au spéculum trouve une cervicite avec glaire purulente,
les parois vaginales sont rouges, saignant au contact.
La notion d'urétrite chez le partenaire ou d'écoulement méatique doit faire penser au
diagnostic.
L'examen direct permet de trouver le diplocoque (cf. glossaire) gram négatif. En cas de doute
un ensemencement sur milieu spécifique sera réalisé. Il permettra d'isoler le germe et de
faire un antibiogramme (cf. glossaire).
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Diplocoque
Le traitement concerne tous les partenaires, symptomatiques ou non (cf. Item 95 : Maladies
Sexuellement Transmissibles (MST) : [Link]
obstetrique/enseignement/item95/site/html).
III.1.5 Mycoplasme, Chlamydia
Mycoplasme
Ils ne sont pas habituellement associés à des leucorrhées mais il faut les rechercher
lorsqu'une IST est suspectée. En particulier en cas de glaire louche, de cervicite chez une
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femme jeune, la hantise d'une infection à Chlamydia et de ses conséquences sur le haut
appareil génital impose leur recherche systématique.
Les leucorrhées retrouvées sont banales, jaunâtres, parfois accompagnées d'une urétrite ou
une endocervicite (cf. glossaire). Avec le mycoplasme on peut avoir des brûlures postcoïtales.
Le diagnostic se fait par culture et titrage de germe pour le mycoplasme, par culture,
Polymerase Chain Reaction (réaction en chaîne par polymérase, Amplification en Chaîne
par Polymérisation (ACP)) pour le Chlamydia.
Autant la pathogénie du Chlamydia ne se discute pas, autant celle des mycoplasmes est
controversé tant ils sont retrouvés fréquemment dans les prélèvements cervico-vaginaux.
Le traitement est basé sur les cyclines pour mycoplasme et Zithromax® en prise unique
pour Chlamydia.
III.1.6 Germes banaux
Les vaginites bactériennes sont source d'embarras pour le médecin, les troubles fonctionnels
sont dominés par la leucorrhée non spécifique, gênant par son abondance, sa couleur et sa
persistance. Il s'y associe parfois des signes d'irritation locale avec brûlures. Leur survenue
est plus fréquente avant la puberté et après la ménopause non substituée en raison de
l'absence de flore de Döderlein (cf. glossaire).
Les germes retrouvés sont variés : streptocoque B (cf. glossaire), staphylocoque (cf. glossaire),
colibacilles (cf. glossaire), Protéus (cf. glossaire), etc.
Les traitements sont basés sur des produits locaux : Polygynax®, Amphocycline®,
Colposeptine® en ovule.
Il ne faut pas oublier de rétablir l'écosystème et de rétablir la flore de Döderlein.
III.2 NEOPLASIQUES
Les leucorrhées peuvent être révélatrices d'une lésion cervicale tel Cervical Intraepithelial
Neoplasia (néoplasie cervicale intraépithéliale) (Cervical Intraepithelial Neoplasia) ou
cancer. Il est important après avoir traité l'infection de vérifier l'état du col surtout si la
patiente n'a pas eu de frottis récent.
Une hydrorrhée (cf. glossaire) doit faire évoquer une pathologie utérine ou tubaire.
III.3 CAS PARTICULIERS
Femme ménopausée
Les deux causes de leucorrhées auxquelles il faut penser chez les personnes ménopausées
sont :
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l'atrophie par carence hormonale et dont la modification de la flore explique l'aspect
de vaginite sénile. Le traitement sera hormonal ;
l'origine néoplasique cervicale, endométriale ou tubaire.
Un examen gynécologique complet s'impose pour ne pas passer à côté d'une lésion
néoplasique.
Mycose sur VuIN3
Jeune fille
Les vulvovaginites infectieuses sont possibles chez la jeune fille. Le plus souvent il s'agit de
germes banaux, parfois une oxyurose (cf. glossaire) ou une mycose.
Il faut toutefois penser à la possibilité d'un corps étranger intravaginal que l'on sent parfois
par le toucher rectal.
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Vulvovaginite
IV ANNEXES
GLOSSAIRE
acide lactique : Acide organique qui joue un rôle dans divers processus
biochimiques. Un lactate est un sel de cet acide. Contrairement à ce que peut laisser
penser son nom, l'acide lactique n'est pas présent uniquement dans le lait, mais
également dans le vin, certains fruits et légumes, et dans les muscles. L'acide
lactique est un acide carboxylique hydroxylé, sa formule chimique est C3H6O3 et sa
structure se reflète dans son nom systématique, l'acide 2-hydroxypropanoïque.
alcalinisation : Action de rendre alcalin.
amine : Composé organique dérivé de l'ammoniac dont certains hydrogènes ont été
remplacés par un groupement carboné. Si l'un des carbones liés à l'atome d'azote
fait partie d'un groupement carbonyle, la molécule appartient à la famille des
amides. On parle d'amine primaire, secondaire ou tertiaire selon que l'on a un, deux
ou trois hydrogènes substitués.
amoxicilline : Antibiotique bêta-lactamine bactéricide de la famille des
aminopénicillines, indiqué dans le traitement des infections bactériennes à germes
sensibles. Elle est également indiquée chez l'adulte dans le traitement de certains
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ulcères de l'estomac ou du duodénum causés par une bactérie (Helicobacter pylori)
en combinaison avec le métronidazole ou la clarithromycine et un inhibiteur de la
pompe à protons.
anamnèse : Récit des antécédents, retraçant les antécédents médicaux et l'historique
de la plainte actuelle du patient, avec les résultats des différentes explorations déjà
faites et les traitements entrepris.
Anite : Inflammation de la marge de l'anus. Elle peut être aiguë ou chronique. Le
plus souvent, il s'agit d'une infection locale de la peau secondaire à des problèmes
d'hygiène et à la macération. Parfois elle est due à un germe sexuellement
transmissible, le gonocoque, ou un virus responsable de petites verrues
caractéristiques, encore appelée crêtes de coq ou condylomes. L'anite est parfois
secondaire à des hémorroïdes.
annexite : Inflammation des annexes de l'utérus, plus couramment appelée
salpingo-ovarite.
antibiogramme : Technique de laboratoire visant à tester la sensibilité d'une souche
bactérienne vis-à-vis d'un ou plusieurs antibiotiques supposés ou connus. Le
principe consiste à placer la culture de bactéries en présence du ou des antibiotiques
et à observer les conséquences sur le développement et la survie de celle-ci. On peut
par exemple placer plusieurs pastilles imbibées d'antibiotiques sur une souche
bactérienne déposée dans une boîte de Petri. Il existe trois types d'interprétation
selon le diamètre du cercle qui entoure le disque d'antibiotique : souche ou bactérie
sensible, intermédiaire ou résistante.
bacille de Döderlein : Bacille de Döderlein (Lactobacillus acidophilus vaginalis) :
Bactérie présente naturellement dans la flore vaginale. Elle présente un effet
protecteur contre la vaginose. Le bacille de Döderlein est une bactérie saprophyte –
qui se nourrit aux dépens des cellules mortes – de la cavité vaginale. Sa présence est
signe de bonne santé. Son absence ouvre la porte à des infections opportunistes, en
particulier les mycoses.
Bacteroides : Genre de bactéries. C'est le groupe le plus important parmi les bacilles
Gram négatifs anaérobies. Ces germes fécaux constituent une partie importante de
la flore intestinale. Les Bacteroides peuvent être responsables de diverses
suppurations, principalement abdominales et gynécologiques (abcès du cul-de-sac
de Douglas). Des septicémies sont observées après interventions abdominales, en
particulier sur les voies biliaires et comme complication chez des individus tarés. Ce
sont probablement les bactéries anaérobies non sporulées qui jouent le rôle le plus
important en pathologie infectieuse.
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Bartholin : Glandes de Bartholin : Chez la femme, glandes qui sont situées de
chaque côté de la moitié postérieure de la vulve, dans l'épaisseur des grandes lèvres.
Par la sécrétion de cyprine, elles participent à la lubrification du vagin. Chaque
glande mesure de 10 à 15 mm de longueur, 8 mm de hauteur et 5 mm d'épaisseur.
Elles pèsent environ 4 à 5 grammes.
butoconazole : Antifongique inhibant la synthèse de l'ergostérol, molécule
constitutive de la membrane fongique.
Candida : Genre de levures (dont la plus importante espèce est Candida albicans)
qui est répandu dans tout le monde habité et forme normalement un commensal
parfaitement toléré par l'homme sain dans la bouche, sur la peau, dans le système
digestif et dans la flore vaginale. Il devient pathologique et provoque parfois des
mycoses (candidiase ou candidose) chez les humains et d'autres animaux quand
l'organisme est affaibli.
Candida albicans : Espèce de levure la plus importante et la plus connue du genre
Candida. Elle provoque des infections fongiques (candidiase ou candidose)
essentiellement au niveau des muqueuses digestive et gynécologique. Les
candidoses sont une cause importante de mortalité chez les patients
immunodéprimés comme les patients atteints du sida, les patients cancéreux sous
chimiothérapie ou après transplantation de moelle osseuse. Les candidoses orale et
œsophagienne sont fréquentes chez le patient atteint du sida. Lorsque Candida
s'infiltre dans le flux sanguin, l'infection devient systémique et on parle alors de
candidémie. Les candidémies sont caractérisées par une mortalité de l'ordre de
40 %. Candida albicans peut donner également une multitude d'autre infections car
il s'agit d'un pathogène opportuniste très polyvalent, il peut être responsable
d'infection superficielle cutanée, causer un érythème fessier chez les nouveau-nés,
une bronchopneumonie et/ou une pneumonie, une vaginite, une balanite ou être
responsable d'infections profondes. Candida albicans est un organisme vivant à
l'état naturel sur la peau, dans la bouche et le tube digestif de l'être humain. On le
retrouve chez 80 % de la population, et il n'entraine habituellement aucune maladie
ou symptôme en particulier. C'est un organisme commensal saprophyte.
caséeuse : Caséeux : Qui a l'apparence, la consistance, la nature, du fromage.
Chlamydia : Chlamydiae trachomatis : Bacille de Gram indéterminé, parasite
intracellulaire obligatoire. Cette bactérie est responsable de l'urétrite à Chlamydia
(ou chlamydiose), maladie sexuellement transmissible qui est la plus fréquente en
France (50 fois plus fréquente que la gonorrhée, elle même plus fréquente que la
syphilis). Son réservoir est strictement humain. Il existe 15 sérotypes, possédant un
tropisme tout particulier pour les muqueuses génitales et oculaires.
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colibacille : Colibacille ou Escherichia coli : Bactérie intestinale des mammifères très
commune chez l'être humain. C'est un coliforme fécal, généralement commensal.
Cependant, certaines souches d'Escherichia coli peuvent être pathogènes, entraînant
alors des gastro-entérites, infections urinaires, méningites, ou septicémies.
décarboxylation : Réaction chimique au cours de laquelle une molécule de dioxyde
de carbone (CO2) est éliminée (généralement par chauffage) d'une molécule
organique portant un groupement carboxyle, selon le schéma général suivant : R –
COOH –> décarboxylase –> R – H + CO2.
desquamation : Desquamation ou exfoliation : Perte des couches superficielles de
l'épiderme sous formes de petites pellicules appelées squames. La desquamation
peut provenir de maladies infectieuses (rougeole, rubéole, de maladies génétiques
chroniques (ichthyose) ou d'agressions de la peau (coup de soleil, brûlure,
irradiation aiguë). La desquamation de l'endomètre est la desquamation la
muqueuse utérine, lors du cycle menstruel chez la femme.
diplocoque : Bactérie sphérique qui a tendance à se grouper par deux (ex :
pneumocoque, méningocoque).
Douglas : Cul-de-sac de Douglas ou cul-de-sac recto-vaginal : Repli du péritoine
entre l'utérus et le rectum, formant un cul-de-sac recto-vaginal. Le cul-de-sac de
Douglas est l'endroit où s'accumulent les liquides qui peuvent se trouver par
accident dans la cavité péritonéale (sang, pus, etc.). Cet endroit du corps est
accessible par le toucher rectal, ce qui permet le diagnostic de nombreuses
pathologies. Chez l'homme, ce cul-de-sac est simplement l'extrémité inférieure de la
cavité péritonéale, entre la face postérieure de la vessie et la face ventrale du rectum.
dysurie : Difficulté à l'évacuation de la vessie. La dysurie est souvent méconnue car
indolore et d'installation progressive. On décrit la dysurie d'attente, initiale au début
de la miction, et la dysurie de poussée, parfois terminale. Cette dysurie
s'accompagne d'une diminution de la force du jet. On en rapproche les mictions en
deux temps, les gouttes retardataires, et la sensation de vessie non vide en fin de
miction.
éconazole : Antifongique (médicament actif contre les champignons) local,
spécifiquement efficace (théoriquement) contre le Candida albicans et sur les
bactéries mises en évidence par la coloration Gram +.
ectropion : Malformation du col de l'utérus généralement due à l'accouchement et
qui provoque des sécrétions de glaires et parfois même des saignements.
L'ectropion apparaît lorsque la partie interne de la muqueuse du col dépasse par
l'orifice par-dessus la muqueuse de l'exocol. Cette muqueuse interne n'étant pas
habituée à l'acidité de la flore vaginale, elle se met à sécréter du mucus en excès, ce
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qui peut s'avérer gênant. L'ectropion ne se traite pas de façon systématique, mais
généralement s'il provoque une gêne. Il peut par contre s'arranger de lui-même. On
peut sinon le soigner par ovules ou par électrocoagulation (examen consistant à
brûler la muqueuse par le biais d'un courant électrique).
endocervicite : Inflammation de la paroi interne du col. À l'examen, il existe un
écoulement purulent qui sort de l'endocol. La colposcopie, le prélèvement
permettent le diagnostic.
endocol : Partie interne du col de l'utérus permettant de faire communiquer l'exocol
(partie externe du col) et l'endomètre (couche de cellules recouvrant l'intérieur de
l'utérus). L'endocol et l'exocol sont séparés entre eux par une région de jonction où
s'effectuent les frottis de dépistage du cancer du col de l'utérus.
endomètre : Muqueuse interne de l'utérus.
endométrite : Infection de l'endomètre. Elle fait le plus souvent suite à
l'accouchement, mais elle peut aussi être causée par un geste endo-utérin
(interruption volontaire de grossesse, hystérosalpingographie). L'endométrite du
post-partum est une complication infectieuse commune de l'accouchement. Le
premier signe en est la fièvre. Son diagnostic et son traitement permettent d'éviter
l'extension de l'infection au péritoine et au pelvis.
épithélium : Tissu constitué de cellules étroitement juxtaposées, sans interposition
de fibre ou de substance fondamentale (en microscopie optique, ce qui les distingue
des tissus conjonctifs). Les cellules sont associées les unes aux autres grâce à des
jonctions intercellulaires. Ils ne sont pas vascularisés à l'exception des stries
vasculaires (cochlée, production de l'endolymphe). L'apport des nutriments et
l'export des déchets se fait en relation avec le tissu conjonctif sous-jacent par
l'intermédiaire d'une lame basale, sur laquelle repose tout épithélium (si un tissu a
des cellules jointives mais pas de basale, ce n'est pas un épithélium, exemple :
épendymocytes).
fenticonazole : Antifongique inhibant la synthèse de l'ergostérol, molécule
constitutive de la membrane fongique.
flore de Döderlein : Flore bactérienne polymorphe vaginale normale, faite de
lactobacilles.
Gardnerella vaginalis : Seule espèce du genre Gardnerella (famille des
Bifidobacteriaceae, ordre des Bifidobacteriales, classe des Actinobacteria). Ces
bactéries se présentent comme des bâtonnets pléomorphes ou des coccobacilles,
chimio-organotrophes, hétérotrophes. La paroi de ces bactéries ressemble à celle des
bactéries Gram positif, mais la coloration apparaît Gram négatif ou Gram variable.
Gardnerella vaginalis a pour habitat le vagin de la femme. C'est une bactérie
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retrouvée fréquemment en cas de vaginose (vaginite non spécifique) soit comme
seul germe pathogène soit en association avec d'autres bactéries. Gardnerella
vaginalis provoque également des troubles génito-urinaires variés chez la femme et
moins souvent chez l'homme (urétrites, cystites).
glaire cervicale : Sécrétion de glycoprotéines produite par les glandes du canal
cervical en période pré-ovulatoire (fin de phase folliculaire). Elle assure plusieurs
fonctions : condamner la cavité utérine en dehors de la période ovulatoire et ainsi la
protéger contre les intrusions de germes pouvant être pathogènes ; protéger les
spermatozoïdes contre les conditions hostiles du vagin (en effet, le pH du vagin est
acide et toxique pour les spermatozoïdes tandis que le pH de la glaire est
légèrement basique) ; fournir un appoint énergétique aux spermatozoïdes.
glycogène : Glucide complexe polymère du glucose. Il est utilisé par les animaux
pour stocker de l'énergie et permet de libérer rapidement du glucose
(principalement dans le foie et dans les cellules musculaires) au même titre que
l'amidon chez les végétaux.
gonocoque : Gonocoque ou Neisseria gonorrhoeae : Bactérie responsable chez
l'Homme de la gonococcie (ou gonorrhée).
herpès : Maladie virale chronique responsable d'éruptions cutanées récidivantes et
portée par le virus Herpes simplex. Elle représente également la première cause
d'ulcérations génitales en Europe principalement. L'herpès génital favorise la
transmission du virus du sida.
hydrorrhée : Écoulement abondant de liquide clair, séreux, par un conduit naturel,
dû à une muqueuse enflammée (nez, utérus et conjonctive).
isoconazole : Antifongique inhibant la synthèse de l'ergostérol, molécule
constitutive de la membrane fongique.
lactobacille : Genre de bactéries à gram positif, immobiles, de formes et dimensions
variables anaérobies facultatives. Il est appelé ainsi car la plupart de ses membres
convertissent le lactose et d'autres sucres simples en acide lactique.
leucorrhée : Écoulement non sanglant provenant du vagin. Elle peut être
physiologique (par sécrétion de glaire cervicale et desquamation vaginale) ou
pathologique témoignant d'une infection, le plus souvent d'une vaginite. Bien que le
terme leucorrhée signifie littéralement « sécrétion blanche », la couleur de la
sécrétion vaginale peut varier en fonction de la cause : elle peut aller d'une sécrétion
laiteuse à verdâtre. Les écoulements sanguinolents sont à considérer comme des
métrorragies. On considère comme anormales des pertes vaginales malodorantes ou
responsables d'irritation et de démangeaison.
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ménopause : Arrêt des règles. Lors de la ménopause la femme ne possède plus
suffisamment de follicules car ceux-ci ont été soit utilisés pour le cycle ovarien soit
les cellules folliculaires ont dégénéré par le phénomène d'atrésie folliculaire. On la
divise en plusieurs étapes : périménopause (période d'irrégularités des cycles
menstruels précédant la ménopause et l'année qui suit l'arrêt apparent des règles) ;
post-ménopause (ménopause confirmée). La ménopause survient en moyenne à
l'âge de 51 ans en France.
métronidazole : Antibiotique et antiparasitaire appartenant aux nitroimidazoles. Il
inhibe la synthèse des acides nucléiques et est utilisé pour le traitement des
infections liées à des bactéries anaérobies ainsi qu'à des protozoaires. Il est efficace
contre, entre autres : Giardia lamblia, Entamoeba histolytica, Trichomonas vaginalis,
Clostridium difficile, Helicobacter pylori. Le métronidazole est utilisé dans le
traitement de colites pseudomembraneuses, c'est pourquoi on peut le retrouver
associé à d'autres antibiotiques tels que les macrolides apparentés pouvant
provoquer ce type de maladie. Le métronidazole est aussi prescrit pour le traitement
des rosacées (type Rozagel) et des télangiectasies.
métrorragie : Saignement génital survenant en dehors des règles. On peut avoir des
métrorragies après la ménopause ou à cause d'une grossesse extra-utérine rompue.
Dans ce dernier cas le fœtus peut s'être développé dans les trompes (au lieu de
l'utérus) et ainsi, rompre un vaisseau sanguin. La métrorragie peut ainsi signer un
hémopéritoine. C'est une urgence médicale. Le terme métrorragie ne préjuge en rien
de l'abondance du saignement. Il ne faut pas confondre métrorragie avec
ménorragie, qui définit des règles anormalement longues et abondantes.
miconazole : Antimycosique imidazolé utilisé fréquemment dans des sprays
topiques, des crèmes et lotions appliquées sur la peau pour guérir les infections
fongiques tel le pied d'athlète. Il peut aussi servir en usage interne pour traiter les
infections vaginales dues à des levures. En cas d'utilisation par quelqu'un sous
l'anticoagulant warfarine, le miconazole peut provoquer un effet secondaire
pouvant entraîner des hémorragies.
mycélien : Mycélium : Partie végétative des champignons ou de certaines bactéries
filamenteuses.
Mycogramme : Méthode qui permet de tester l'action d'une série d'antifongique sur
un germe donné, en vue de déterminer l'antifongique le plus adapté pour le
traitement de la maladie provoquée par ce germe. Il permet d'apporter la certitude
d'une infection, mais nécessite pour cela un prélèvement, puis une culture et enfin
l'examen en lui-même. Dans le cas de mycose, la culture se fait sur une gélose de
Sabouraud ou sur le PCB (Pomme de terre – Carotte – Bile). Dans les infections
banales, cette démarche est évitée, mais devient indispensable dans les infections
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traînantes. Le prélèvement portera alors sur le liquide ou la sécrétion qui
correspond à l'organe atteint. Et, par prudence, on fera en général plusieurs
prélèvements pour éviter les erreurs. L'inconvénient du mycogramme est le temps
d'attente entre le prélèvement et les résultats. Ainsi, on va souvent commencer à
traiter avant les résultats, par rapport aux signes cliniques et par rapport aux
statistiques épidémiologiques sur les germes responsables d'une infection donnée.
Par exemple, le pédicure-podologue pourra commencer un traitement antifongique
à large spectre, en attendant les résultats et la confirmation d'une mycose qui
peuvent parfois demander un délai de trois à six semaines quand il s'agit d'une
atteinte dermatophytique.
mycoplasme : Classe des mollicutes, étymologiquement « organismes à peau
molle » (alors qu'il devrait être réservé pour désigner les bactéries du genre
Mycoplasma). Ils causent des pododermatites.
néoplasie : Formation nouvelle – le néoplasme – qui se développe par prolifération
cellulaire et qui présente une organisation structurale et une coordination
fonctionnelle faible, voire nulle, avec le tissu environnant. Le néoplasme est le terme
utilisé en médecine pour désigner une tumeur ou un cancer. Elle forme une masse
tissulaire distincte qui peut être : soit bénigne, elle est alors le plus souvent
d'évolution lente et limitée et peut être traitée par résection ; soit maligne, elle est
alors progressive, proliférante, infiltrante, disséminante, récidivante, plus
difficilement traitable et possiblement fatale. Le terme néoplasie est souvent
synonyme de tumeur.
oxyurose : Parasitose due à un ver, l'Enterobius vermicularis, communément
nommé « oxyure ». Il s'agit d'une parasitose digestive bénigne et très fréquente,
notamment chez l'enfant. Il s'agit de la parasitose la plus répandue en France.
pelvipéritonite : Infection de l'utérus et/ou des trompes et/ou des ovaires qui peut
se propager à travers les tubes, dans le bassin autour de l'utérus, de la vessie et le
gros intestin. L'infection provoque une inflammation. L'infection est plus fréquente
chez les jeunes femmes, celles qui ont un nouveau partenaire, et celles qui n'utilisent
pas de préservatifs.
pollakiurie : Fréquence excessive des mictions en petites quantités. Ces mictions ont
lieu à intervalles fréquents et sont liées à une sensation de plénitude vésicale
(impression de vessie pleine) qui n'est pas due à une vessie pleine mais à une vessie
présentant une irritation. Cette sensation s'accompagne d'une impression de
plénitude même quand la vessie n'est pas pleine.
potasse : Désigne les différentes solutions de sels de potassium, et en particulier la
solution aqueuse d'hydroxyde de potassium, voire par abus de langage le sel lui
même, KOH, appelé aussi « potasse caustique ».
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Protéus : Genre de bactéries de la famille des enterobacteriaceae, commensal du
tube digestif.
prurit : Symptôme fréquent (notamment en dermatologie) qui recouvre une
sensation de démangeaison de la peau, le plus souvent en rapport avec des lésions
dermatologiques (parfois aussi sans cause connue : c'est le prurit « sine materia »). Il
constitue le principal signe fonctionnel en dermatologie.
Pyogènes : Microbes qui habituellement sont à l'origine de la suppuration
(staphylocoque pyogène, streptocoque).
salpingite : Inflammation d'une, ou des deux (dans 60 % des cas) trompes de
Fallope. Infections sexuellement transmissibles, gonocoques et chlamydiae sont
principalement en cause.
sigmoïdite : Infection d'un ou de plusieurs diverticules du segment sigmoïde du
côlon. Les diverticules sont de petites hernies de la muqueuse intestinale au travers
de la paroi musculaire du côlon, le plus souvent localisés sur le sigmoïde, dans
lesquelles la stagnation des matières fécales peut favoriser l'infection, selon un
mécanisme analogue à celui de l'appendicite. Ces diverticules apparaissent avec
l'âge et sont présents en plus ou moins grand nombre chez environ 40 % des
personnes de plus de soixante ans.
Skene : Glandes de Skene : Glandes diffuses situées tout le long de l'urètre. Au
moment de l'orgasme, ces glandes ont pour fonction de sécréter un liquide,
translucide comme de l'eau, par deux petits orifices situés près du méat urinaire. Ce
liquide n'est pas de l'urine. Les glandes de Skene se gorgent plus ou moins en
liquide durant la phase d'excitation. Le volume émis peut donc être faible et passer
inaperçu. Il peut aussi être important et être éjecté alors avec vigueur : c'est
l'éjaculation féminine. L'orgasme ne se traduit pas nécessairement par cette émission
de liquide, et l'émission de ce liquide n'est pas non plus nécessairement liée à un
orgasme.
skénite : Inflammation des glandes de Skene, sur la paroi de l'urètre.
spéculum : Outil médical – généralement en métal ou à usage unique en plastique –
permettant d'explorer une cavité corporelle par l'écartement des parois.
spumeuse : Spumeux : À l'aspect d'écume, qui est mêlé d'écume.
staphylocoque : Bactérie du genre : coques, gram positifs, coagulase positive pour
Staphylococcus aureus (staphylocoque doré), négatif pour les autres. Une vingtaine
d'espèces de la famille des staphylocoques sont actuellement identifiées, dont
l'espèce principale : Staphylococcus aureus, responsable de nombreuses infections
humaines et animales.
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streptocoque B : Streptocoque du Groupe B (SGB) ou Streptococus agalactiae : Type
de bactéries qui est la première cause de mortalité par infection bactérienne chez les
nouveau-nés. Cette bactérie est aussi responsable d'infection chez les personnes
âgées. C'est aussi un pathogène important en médecine vétérinaire, car il provoque
la mammite bovine (inflammation du pis) chez les vaches laitières. Le nom y fait
d'ailleurs allusion (« agalactiae » = absence de lait).
œstrogénique : Œstrogène : Groupe de stéroïdes, dont la fonction, à l'état naturel, est
d'être une hormone sexuelle femelle primaire. Ils sont produits en premier lieu par
le développement des follicules des ovaires, le corps jaune (corpus luteum) et le
placenta. Certains œstrogènes sont également produits en petites quantités par
d'autres tissus tels le foie, la surrénale, les seins et le tissu adipeux. Ces sources
secondaires d'œstrogènes sont particulièrement importantes chez les femmes lors de
la post-ménopause. Les trois œstrogènes naturels sont l'œstradiol, l'estriol et
l'estrone. Bien que les œstrogènes soient présents dans les deux sexes, on en trouve
une quantité significativement plus importante chez les femmes que chez les
hommes. Elles favorisent le développement des caractères sexuels secondaires,
comme les seins, et sont également impliquées dans le contrôle du cycle menstruel,
ce qui explique pourquoi la plupart des pilules contraceptives en contiennent.
L'usage d'œstrogènes, en particulier associés à la progestérone, est un traitement
(traitement de substitution hormonale) controversé des symptômes de la
ménopause. En plus de leurs rôles dans la reproduction, féminine mais aussi
masculine, les œstrogènes sont impliqués dans le développement du système
nerveux central, dans l'homéostasie du squelette et du système cardiovasculaire. Ils
ont également des effets sur le foie et le tissu adipeux.
trichomonas : Trichomonas vaginalis : Protozoaire flagellé (animal microscopique
constitué d'une seule cellule, ayant la forme d'une poire dont le corps est muni de 3
à 5 flagelles, sorte de cil) et qui mesure environ 7 à 10 micromètres mais peut
atteindre parfois une longueur de 25 micromètres. Il s'agit d'un parasite des cavités
naturelles.
urétrite : Inflammation de l'urètre chez l'homme ou la femme, habituellement
d'origine bactérienne.
Vulvite : Inflammation de la vulve.
BIBLIOGRAPHIE
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trachomatis, mythe ou réalité ? Revue Française des Laboratoires. 2003 Jan;2003(349-
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RECOMMANDATION
Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé (ANAES). Évaluation du
dépistage des infections uro-génitales basses à Chlamydia trachomatis en France.
HAS; 2003 Feb. : [Link]
depistage-des-infections-uro-genitales-basses-a-chlamydia-trachomatis-en-france
ABREVIATIONS
CIN : Cervical Intraepithelial Neoplasia (néoplasie cervicale intraépithéliale)
CRP : C-Reactive Protein (protéine C-réactive)
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HIV : Human Immunodeficiency Virus (virus de l'immunodéficience humaine
(VIH))
IST : Infection Sexuellement Transmissible
NFS : Numération Formule Sanguine
PCR : Polymerase Chain Reaction (réaction en chaîne par polymérase, Amplification
en Chaîne par Polymérisation (ACP))
pH : potentiel Hydrogène
TPHA : Treponema Palidum Hemagglutination Assay
VDRL : Veneral Disease Research Laboratory
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