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Stratigraphie séquentielle et eustatisme

Le document traite de la stratigraphie séquentielle, en se concentrant sur l'analyse des données sismiques et sédimentologiques pour comprendre la dynamique des bassins sédimentaires. Il aborde les variations du niveau marin, la sismostratigraphie, les cortèges sédimentaires, ainsi que les discontinuités et les cyclicités sédimentaires. Ces concepts sont essentiels pour l'exploration pétrolière et la reconstitution des environnements géologiques passés.

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Stratigraphie séquentielle et eustatisme

Le document traite de la stratigraphie séquentielle, en se concentrant sur l'analyse des données sismiques et sédimentologiques pour comprendre la dynamique des bassins sédimentaires. Il aborde les variations du niveau marin, la sismostratigraphie, les cortèges sédimentaires, ainsi que les discontinuités et les cyclicités sédimentaires. Ces concepts sont essentiels pour l'exploration pétrolière et la reconstitution des environnements géologiques passés.

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EC : STRATIGRAPHIE SEQUENTIELE

Objectif : l’Unité d’enseignement repose sur l’analyse et l’interprétation des données sismiques,
sédimentologiques et des cutting des puits dans le but de restituer la dynamique de remplissage des bassins
sédimentaires en milieux marins et continentaux. Elle est appliquée dans l’exploration du pétrole.

Chapitre I : Variations du niveau marin et l’enregistrement sédimentaire


1- Quelques indices de la variation du niveau marin
2- Eustatisme
3- Enregistrement sédimentaire des variations du niveau marin
3.1. ligne de rivage, bathymétrie et transgression
3.2. variations du niveau marin et transgressions/régressions
3.3. la géométrie des sédiments
3.4. les discontinuités sédimentaires
3.5. cyclicités sédimentaires et séquences

Chapitre II: Sismostratigraphie


1- réflecteurs sismiques
2- faciès sismiques

Chapitre III: Cortèges sédimentaires et surfaces remarquables


1- Limites remarquables
1.1- Limites de séquences (sequence boundary, SB)
1.2- Surface transgressive (Transgressive surface, TS)
1.3- Surface d’inondation maximale (maximum flooding surface, MFS)
2- Cortèges sédimentaires
2.1- cortège de régression forcée (falling stage systems tract, FSST)
2.2- cortège de bas niveau (lowstand system tract, LST)
2.3- cortège trangressif (transgressive systems tract, TST)
2.4- cortège de haut niveau (highstand system tract, HST)

Chapitre IV: Stratigraphie génétique


1- variations du niveau de base
2- Discontinuités
1.1- Surfaces d’érosion
1.2- Surfaces d’inondation
3- Séquences génétiques
3.1- Landward stepping et rétrogradation
3.2- vertical stacking (lowstand) et progradation
3.3- Seaward steeping (highstand) et progradation

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CHAPITRE I : VARIATIONS DU NIVEAU MARIN ET L’ENREGISTREMENT SEDIMENTAIRE

1- QUELQUES INDICES DE LA VARIATION DU NIVEAU MARIN


Les variations du niveau marin sont influencées par plusieurs facteurs naturels et anthropiques.

Indices géologiques et sédimentaires

 Sédiments marins et littoraux : Les dépôts sédimentaires (comme les vasières, les plages fossiles)
révèlent d'anciens niveaux marins.
 Terrasses marines : Des plateformes érodées et soulevées indiquent d'anciennes positions du rivage.
 Tourbières et mangroves noyées : Leur submersion témoigne d'une remontée du niveau de la mer.
Indices biologiques

 Récifs coralliens : Leur croissance verticale (ou leur mortalité) peut indiquer des variations du
niveau marin.
 Coquillages et microfossiles : Leur présence dans des couches terrestres suggère une transgression
marine passée.
Impact humain

 Pompage des nappes phréatiques → Subsidence côtière (ex : Jakarta, La Nouvelle-Orléans).


 Barrages : Retiennent l'eau et réduisent temporairement l'élévation.

Les études combinant ces indices permettent de reconstituer l’histoire des variations du niveau marin et de
prévoir son évolution future.

Sédiments marins et littoraux


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Terrace marine

Récifs coralliens

2- EUSTATISME

L’eustatisme désigne les variations globales du niveau des mers et des océans, liées à des
changements affectant le volume d'eau présent dans les bassins océaniques ou la capacité de ces bassins. Ces
variations sont indépendantes des mouvements tectoniques locaux (comme la subsidence ou le
soulèvement).

2.1. PRINCIPALES CAUSES DE L'EUSTATISME


Eustatisme glacio-eustatique (lié aux glaciers)
 La fonte des calottes glaciaires (Groenland, Antarctique) responsable de la hausse du niveau marin.

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 La formation de glaciers continentaux (glaciations) responsable de la baisse du niveau marin (jusqu’à
-120 m lors du dernier maximum glaciaire).
Eustatisme thermique (dilatation/contraction de l'eau)

 Le réchauffement climatique est responsable de la dilatation thermique de l’eau qui crée l’élévation
du niveau marin.
 Le refroidissement entraine la contraction de l’eau et est responsable de la baisse du niveau marin.
Eustatisme tectonique (modification des bassins océaniques)

 L’ouverture/fermeture des dorsales est responsable de la Variation du volume des bassins.


 La subsidence/expansion des fonds marins est également responsable des fluctuations du niveau
marin (transgression).

Eustatisme sédimentaire (remplissage des océans) : l’accumulation de sédiments entraine la réduction de


la profondeur des bassins.

2.2. EXEMPLES DANS L'HISTOIRE GEOLOGIQUE


 Crétacé supérieur (~100-65 Ma) : le niveau marin était très élevé (+200 m par rapport à
aujourd’hui) dû à un volcanisme intense et l’absence de calottes glaciaires.
 Pléistocène : Variations rapides (glaciations/déglaciations) entre -120 m et +5 m par rapport à
aujourd’hui.

L’eustatisme est une variation globale, tandis que l’isostasie (réajustement crustal, ex : rebond
postglaciaire) produit des variations locales.

3. ENREGISTREMENT SEDIMENTAIRE DES VARIATIONS DU NIVEAU MARIN


L’enregistrement sédimentaire est une archive essentielle pour reconstituer les variations passées
du niveau marin. Les dépôts sédimentaires côtiers, marins et continentaux conservent des signatures
stratigraphiques, géochimiques et biologiques des transgressions (avancées) et régressions (reculs)
marines.

3.1. LIGNE DE RIVAGE, BATHYMETRIE ET TRANSGRESSION


3.1.1. LIGNE DE RIVAGE

Les lignes de rivage (ou shorelines) sont des traces géomorphologiques et sédimentaires qui
enregistrent la position passée de l'interface entre la mer et la terre. Elles constituent des archives essentielles
pour reconstituer les variations du niveau marin, qu’elles soient d’origine eustatique (globale) ou
tectonique/isostatique (locale).

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Types de Lignes de Rivage
A. Rivages Actuels
 Estran (zone de marnage) : Limite mobile influencée par les marées.
 Plages, falaises, cordons littoraux : Formes dynamiques en équilibre avec le niveau marin actuel.

B. Rivages Fossiles (Anciennes Positions)


 Terrasses marines : Plateformes d’abrasion soulevées (ex : Méditerranée).
 Plages surélevées (ex : Caraïbes, Norvège post-glaciaire).
 Encoches de corrosion (dans les falaises calcaires).
 Tourbières ou sols enfouis (indiquant une submersion).

3.1.2. COMMENT SE FORMENT LES LIGNES DE RIVAGE FOSSILES ?


A. Causes d’Émergence
 Baisse eustatique (régressions marines, ex : périodes glaciaires).
 Soulèvement tectonique/isostatique (rebond post-glaciaire en Scandinavie).
B. Causes de Submersion
 Montée eustatique (transgressions, ex : fonte des glaces holocène).
 Subsidence (enfoncement, ex : deltas du Gange ou du Mississippi).

3.1.3. METHODES POUR ÉTUDIER LES LIGNES DE RIVAGE


A. Géomorphologie
 Cartographie Lidar (détection de micro-reliefs).
 Photogrammétrie (reconstitution 3D des anciens rivages).
B. Sédimentologie
 Granulométrie (distinction entre dépôts de plage, dunaire, estuariens).
 Structures sédimentaires (stratifications entrecroisées, ripple-marks).
C. Datations
 ¹⁴C (radiocarbone) : Matériel organique (coquilles, tourbe).
 OSL (Luminescence) : Pour les sables littoraux.
 U/Th : Coraux ou coquilles fossiles.

3.2. BATHYMETRIE
La bathymétrie est la science de la cartographie des fonds marins, mesurant leur profondeur, leur
topographie et leurs reliefs. Elle joue un rôle clé dans l’étude des variations du niveau marin, la tectonique,
la paléocéanographie et la gestion des écosystèmes côtiers.

3.3. TRANSGRESSION/REGRESSION
Les transgressions marines désignent l’envahissement progressif des terres émergées par la mer,
entraînant un déplacement du rivage vers l’intérieur des continents. Ce phénomène, opposé aux régressions,
peut être d’origine eustatique (hausse globale du niveau marin), tectonique (affaissement local) ou
sédimentaire (subsidence deltaïque).

3.3.1. COMMENT SE MANIFESTENT LES TRANSGRESSIONS ?


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A. Signatures Géologiques
1. Séquences sédimentaires :
 Dépôts rétrogradants : Empilement vertical de faciès plus profonds (ex : vases marines recouvrant
des sables littoraux).
 Surfaces d’inondation marine (flooding surfaces) : Limite nette entre dépôts continentaux et marins.

2. Formes géomorphologiques :
 Estuaires ennoyés
 Plages et dunes submergées

B. Marqueurs Biologiques
 Foraminifères et ostracodes : Changement d’espèces littorales à pélagiques.
 Tourbes noyées

Les régressions marines correspondent au retrait de la mer des zones continentales, exposant
d'anciens fonds marins. Ce phénomène inverse des transgressions peut résulter de facteurs eustatiques,
tectoniques ou sédimentaires.

Exemples Majeurs
A. Régressions Glaciaires Quaternaires
 Dernier Maximum Glaciaire (-20 000 ans) : -120m
 Ponts terrestres (Béringie, Doggerland)
B. Régressions Anciennes
 Crise messinienne (Méditerranée asséchée il y a 5,9 Ma)
 Régressions ordoviciennes (glaciation hirnantienne)
4. GEOMETRIE DES SEDIMENTS : UN MARQUEUR CLE DES ENVIRONNEMENTS
DEPOSITIONNELS

La géométrie des corps sédimentaires (forme, épaisseur, extension spatiale) est une signature des
processus de dépôt et des variations du niveau marin. Elle permet de reconstituer les paléoenvironnements et
l'évolution des bassins sédimentaires.

1. Types de Géométries Sédimentaires

Géométrie Environnement Exemple Signification Niveau Marin


Cunéiforme Deltas, cônes sous-marins Delta du Nil Progradation (régression)
Lenticulaire Chenaux, barres tidales Estuaire de la Seine Haute énergie
Tabulaire Plaines abyssales, plateformes Craie du Bassin Parisien Dépôt stable
En mamelons Récifs, monticules microbiens Récifs coralliens Haut niveau marin
Chaotique Glissements sous-marins Turbidites du Var Instabilité (chute niveau)

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La géométrie des dépôts est toujours à interpréter en combinaison avec la granulométrie, les structures
sédimentaires et les fossiles

2.1- LES DISCONTINUITES SEDIMENTAIRES


Les discontinuités sédimentaires sont des interruptions du dépôt de sédiments, reflétant d’habitude
les changements des conditions environnementales, érosives ou l’activité tectonique. On distingue les
discordances angulaires (angular unconformity) ; les discordances de ravinement (disconformity) ; les
surfaces d’érosion sur socle (Nonconformity) ; les paradiscontinuités (paraconformity) ; les Diastèmes et les
surfaces de stratifications.

Ces discontinuités permettent de reconstituer l’histoire de la Terre, d’identifier les évènements


tectoniques et localiser les ressources telles que le gaz et le pétrole. Les discordances angulaires (angular
unconformity) ; les discordances de ravinement (disconformity) et les surfaces d’érosion sur socle
(Nonconformity) représentent les longues périodes de non dépôt alors que les paradiscontinuités
(paraconformity) ; les diastèmes et les surfaces de stratifications reflètent les courtes périodes de non dépôt.

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 Les discordances angulaires (angular unconformity) : les anciennes couches sédimentaires
basculées ou plissées sont érodées et de nouvelles strates se déposent au-dessus des précédentes.
 Les discordances de ravinement (disconformity) : les strates tabulaires sont séparées par une
surface d’érosion.
 Les surfaces d’érosion sur socle (Nonconformity) : les roches couvrent le socle métamorphique ou
igné
 les paradiscontinuités (paradisconformity) : discontinuité marquée par un hiatus qui sépare les
strates
 les diastèmes : une courte interruption de sédimentation marquée par une surface d’érosion mineure
 les surfaces de stratification :
- Surfaces durcies (Hardgrounds) : les sédiments des fonds marins lithifiés et exposés ;
- Surfaces d’omission (omission surfaces) : non dépôt causé par les courants ou les conditions
chimiques, marquée par les minéraux enduits (exple : glauconite)

2.2. CYCLICITES SEDIMENTAIRES ET SEQUENCES


2.2.1. DEFINITIONS
 Un cycle sédimentaire désigne une répétition de conditions de dépôt similaires dans le temps,
entrainant la formation de couches ou un ensemble de roches sédimentaires présentant les
caractéristiques récurrentes. Ces cycles résultent des variations climatiques, tectoniques, eustatiques
ou environnementales
 Une séquence sédimentaire est un ensemble de strates génétiquement liées, déposées pendant un
intervalle de temps défini et délimitées par des surfaces de discontinuités. Elles reflètent les
changements majeurs dans les conditions de dépôt, souvent liés à des variations du niveau marin
relatif.

2.2.2. APPLICATIONS

Les cycles et séquences permettent de reconstituer l’histoire géologique (paléoenvironnement,


tectonique et climat) ; ils guident l’exploration des ressources naturelles (hydrocarbures, eau et minerais) et
les surfaces de discontinuité entre les séquences marquent les périodes d’érosion ou de non dépôt.

2.2.2 ORDRES DES CYCLES ET SEQUENCES

Les cycles et séquences sont classés en ordres hiérarchiques selon leur durée, leur extension spatiale
et leur origine.

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 Cycle/séquence de premier ordre (10 à 100 Ma) : il est contrôlé par des processus tectoniques
globaux (ouverture/ fermeture des bassins océaniques, orogenèses) ; Exple : remplissage d’un bassin
sédimentaire sur des dizaines de millions d’années.
 Cycle/séquence de deuxième ordre (1 à 10 Ma) : il est lié aux variations eustatiques ou des cycles
climatiques à long terme ; Exple : séries de dépôts marins liés à des cycles glaciaires-interglaciaires ;
Exple : séquence de dépôt lors d’une transgression marine majeure
 Cycle/séquence de troisième ordre (100 mille à 1Ma) : il est associés aux fluctuations climatiques
ou à des ajustements tectoniques locaux ; Exple : alternances des couches gréseuses et argileuses
dans un delta ; Exple : séquences composées de system tracts (LST ; TST et HST)
 Cycle/séquence de quatrième ordre (10 mille à 100 Mille ans) : il est contrôlé par des cycles
climatiques courts (cycle de Milankovic) ; exple : laminations saisonnières dans des varves
glaciaires.

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CHAPITRE II: SISMOSTRATIGRAPHIE
1. DEFINITIONS ET IMPORTANCE
La sismostratigraphie est une méthode d’analyse géologique qui utilise les données de sismique
réflexion pour étudier la stratigraphie des bassins sédimentaires. Elle permet d’identifier les séquences
sédimentaires, les surfaces de discontinuités et reconstituer l’architecture des dépôts en 3D. Elle combine les
principes de stratigraphie séquentielle et les techniques géophysiques pour interpréter l’histoire géologique

2. APPLICATIONS

Elle est appliquée dans :

 l’Exploration pétrolière et gazière : elle permet d’identifier les pièges (détection des structures
favorables (anticlinaux, récifs, chenaux) piégeant les hydrocarbures) ; de caractériser les réservoirs
(analyse de la porosité, perméabilité et continuité des roches réservoirs) et d’évaluer les risques
(repérage des failles et zones de fracturation)
 l’étude des bassins sédimentaires : elle permet de reconstituer la paléogéographie (cartographie des
paléoenvironnements) et d’analyser la subsidence (évolution tectonique du bassin via l’épaisseur et
la géométrie des dépôts)
 la Recherche académique : elle permet d’étudier l’évolution du niveau marin (corrélation des
cycles sédimentaires avec les variations eustatiques) et de restituer les climats anciens (identification
de dépôts glaciaires ou de périodes de haut niveau marin)
 En génie civil et hydrogéologie : elle permet de cartographier les aquifères (localisation des couches
perméables) et d’étudier les risques géologiques (identification des zones instables (glissement de
terrain, failles actives)
3. REFLECTEURS SISMIQUES

Les réflecteurs sismiques sont des surfaces ou des interfaces géologiques qui renvoient les ondes
sismiques en raison d’un contraste d’impédance acoustique. Ils permettent de visualiser la structure du sous-
sol. On distingue les réflecteurs stratigraphiques, tectoniques, ceux liés aux corps intrusifs ou volcaniques,
ceux d’origine érosive, ceux liés aux hydrocarbures, ceux liés aux fonds océaniques ou au substratum et
ceux dits artificiels.

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 Les réflecteurs stratigraphiques sont liés aux changements de lithologie ou de conditions de dépôt.
Ils se caractérisent par des réflexions parallèles ou légèrement inclinées, continues sur de longues
distances.
 Les réflecteurs tectoniques sont des structures liées à la déformation des roches. Ils se caractérisent
par des réflexions déformées, tronquées ou décalées.
 Les réflecteurs liés aux corps intrusifs ou volcaniques sont des contrastes entre les roches
sédimentaires et les roches ignées/métamorphiques. Ils se caractérisent par des réflexions chaotiques
ou hyperboliques, souvent non parallèles aux couches sédimentaires
 Les réflecteurs d’origine érosive sont des surfaces d’érosion ou de transport de sédiments. Ils se
caractérisent par des réflexions en forme de U ou de chenal, souvent tronquées.
 Les réflecteurs liés aux hydrocarbures : ce sont des contacts entre roches réservoirs (poreuses) et
pièges. Ils se caractérisent par des réflexions brillantes (Bright spots) ou anomalie de vitesse
 Les réflecteurs de fond océanique ou substratum sont des interfaces majeures entre les unités
géologiques. Ils se caractérisent par les réflexions très fortes et continues
 Les réflecteurs artificiels ou artefacts : ce sont les bruits ou effets liés à l’acquisition sismique.

3. REFLEXIONS/FACIES SISMIQUES

Les réflexions sismiques correspondent aux motifs géométriques ou aux configurations des ondes
réfléchies dans les données sismiques. Ces motifs dépendent des propriétés acoustiques des roches et de
l’architecture des couches géologiques.

 Les réflexions parallèles : ce sont des ondulations parallèles et régulières, sans divergence ni
convergence. Elles traduisent les dépôts sédimentaires stables, sans variation latérale de
l’environnement.
 Les réflexions divergentes : elles montrent des couches qui s’épaississent ou divergent latéralement.
Elles traduisent une subsidence différentielle (affaissement inégal dans le bassin) ou un remplissage
sédimentaire progradant vers les zones de subsidence.
 Les réflexions progradantes : ce sont des motifs en escalier ou obliques, montrant une avancée des
dépôts dans le bassin. Elles peuvent être sigmoïdes (courbes en « S » douces), obliques (pentes
abruptes et rectiligne), complexes (combinaison des formes). Elles traduisent une progradation des
systèmes sédimentaires.
 Les réflexions convergentes : les couches convergent ou s’amincissent latéralement. Elles
traduisent une variation de l’apport sédimentaire, l’érosion ou le soulèvement.
 Les réflexions chaotiques sont des motifs désorganisés, sans continuité claire. Elles traduisent
l’accumulation des dépôts turbiditiques, les glissements sous-marins ou les zones fracturées.
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 Les réflexions en mounded (en dôme) se présentent en dôme ou montrent des formes convexes.
Elles traduisent l’accumulation des sédiments
 Les réflexions en onlap : elles se caractérisent par les couches jeunes qui remontent contre une
surface inclinée ou une discordance. Elles traduisent la transgression marine ou le remplissage d’un
bassin
 Les reflexions en downlap se caractérisent par des couches jeunes qui descendent et se terminent
contre une surface plane. Elles traduisent la progradation de dépôts en milieu marin profond
 Les réflexions en toplap se caractérisent par les couches qui semblent tronquées vers le haut, sans
terminaison nette. Elles traduisent une érosion ou un non dépôt pendant un haut niveau marin
 Les réflexions hyperboliques se caractérisent par des formes en U ou hyperboliques, souvent
ponctuelles. Elles marquent des objets isolés ou artefacts de traitement sismique.
 Les zones sans réflexions (transparentes) ne montrent aucun motif et sont souvent homogènes.
Elles peuvent traduire les roches homogènes ou les sédiments non consolidés

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CHAPITRE III: CORTEGES DE DEPOTS SEDIMENTAIRES ET SURFACES REMARQUABLES

1. LIMITES REMARQUABLES

Limites de séquences (sequence boundary, SB)

La limite de séquence est une surface stratigraphique majeure qui marque la fin d’un cycle
sédimentaire complet et le début d’un nouveau. Elle correspond généralement à une discordance en milieu
continental ou à son équivalent en milieu marin profond (conformité corrélative). Elle se reconnait sur le

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terrain par un changement brutal de faciès sédimentaires ou par la présence de sols fossiles (paléosols),
graviers de base ou de minéraux authigènes (glauconie)

Surface transgressive (Transgressive surface, TS)

La surface transgressive est surface stratigraphique clé, marquant le début d’une transgression
marine. Elle correspond au moment où le taux de montée du niveau marin relatif est supérieur au taux
d’apport de sédiments. Il sépare le system tract de bas niveau marin et celui qui est transgressif. Elle se
reconnait sur le terrain par une surface d’érosion (ravinement) liée à la remontée marine, les dépôts de lag
(graviers, bioclastes) ou minéraux authigènes (glauconie) ou le changement brutal de faciès (passage des
grès continentaux à l’argile marine)

Surface d’inondation maximale (maximum flooding surface, MFS)

Elle marque le moment où la transgression marine atteint son extension maximale, correspondant au
niveau marin relatif le plus élevé d’un cycle sédimentaire. Il se reconnait par les niveaux condensés
(concentrations de fossiles), les sédiments fins (argiles, boues calcaires ou siliceuses) et un faible taux de
sédimentation (absence d’apports terrigènes grossiers)

2. CORTEGES SEDIMENTAIRES

2.1. CORTEGE DE REGRESSION FORCEE (FALLING STAGE SYSTEMS TRACT, FSST)

Le cortège de régression forcée est un ensemble de dépôts sédimentaires formé pendant une phase de
baisse relative du niveau marin, entrainant le recul forcé du littoral vers le large.

Il correspond à une période où le niveau marin chute activement, provoquant une exposition et une
érosion des zones côtières et une migration progressive de dépôts vers le bassin. Il se situe entre la HST et la
LST.

Sa limite supérieure est marquée par une surface d’érosion (SB), souvent associée à une discordance
régionale. Une surface de régression marine (regressive surface of marine erosion, RSME) peut se former à
la base marquant l’érosion par les vagues lors du recul du littoral.

Les dépôts côtiers (barres sableuses) se superposent en avançant vers le bassin (progradation), mais chaque
unité est positionnée plus bas que la précédente en raison de la baisse du niveau marin (downstepping).

La signature sédimentologique est marquée par un granoclassement inverse et les sédiments


hétérogènes (galets et bioclastes). Les FSST peuvent contenir des révervoirs d’hydrocarbures (sables
turbiditiques)

2.2. CORTEGE DE BAS NIVEAU (LOWSTAND SYSTEM TRACT, LST)

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Le cortège de bas niveau marin (LST) est un ensemble de dépôts sédimentaires formé après une
phase de baisse du niveau marin, lorsque celui-ci s’est stabilisé à son niveau le plus bas. Il se développe
principalement dans les parties profondes du bassin et sur la marge continentale, marquant le début d’un
nouveau cycle sédimentaire après la régression forcée (FSST)

Il se situe au-dessus de la limite de séquence (SB), une surface d’érosion ou de non dépôt générée
pendant la phase de régression forcée (FSST) et il est surmonté par le cortège transgressif (TST) lors de la
remontée du niveau marin.

Les dépôts côtiers progressent vers le bassin (progradation) tout en s’empilant verticalement
(aggradation) en réponse à un apport sédimentaire important. Les vallées fluviales creusées pendant la
régression forcée sont comblées par les sédiments fuviatiles, estuariens et deltaïques.

La signature sédimentologique montre des séquences granoclassées, où l’on observe un


gronoclassement normal dans les turbidites, une prédominance des sables et graviers dans les vallées
incisées ou les dépôts littoraux et une présence des faciès hétérolithiques, marqués par une alternance de lits
sableux et argileux dans les environnements de transition (estuaires).

Les LST sont souvent des cibles pour l’exploration pétrolière, car les turbidites et les remplissages
des vallées peuvent constituer d’excellents réservoirs.

2.3. CORTÈGE TRANGRESSIF (TRANSGRESSIVE SYSTEMS TRACT, TST)

Le cortège transgressif est un ensemble de dépôts sédimentaires formés pendant une phase de
remontée rapide du niveau marin, entrainant une migration des environnements de dépôt vers le continent
(rétrogradation). La TST reflète une inondation progressive des zones côtières et une augmentation de
l’espace d’accommodation.

Il se situe au-dessus de la LST et sous la HST. Sa base est marquée par une surface de transgression
marine (Maximum regressive surface, MRS ou TST), et sont sommet par une surface d’inondation
maximale (Maximum Flooding surface).

Il se caractérise par les environnements de dépôts (milieux marins) qui migrent vers le continent,
recouvrant les dépôts plus anciens, les réflexions en onlap montrant les couches sédimentaires qui s’appuient
progressivement contre les reliefs ou les dépôts antérieurs, marquant l’avancée de la mer et les successions
verticales de faciès( séquences de deepening-up) indiquant un approfondissement (dépôts littoraux
surmontés par les sédiments de plateforme, puis de bassin).

La signature sédimentologique est marquée par la prédominance des sédiments fins (argiles, silts ou
calcaires), les couches riches en matières organique (niveaux de schistes noirs ou de lignite, liés à des

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conditions anoxiques), les bioturbations marquant la présence des fossiles, témoignant d’un milieu marin
oxygéné et d’un granoclassement normal (sables grossiers à argiles).

Les TST peuvent contenir des roches mères (schistes noirs) pour les hydrocarbures. Ils peuvent
également servir de réservoirs ou d’aquifères pour les dépôts de plate-forme

2.4. CORTEGE DE HAUT NIVEAU (HIGHSTAND SYSTEM TRACT, HST)

Le HST est un ensemble de dépôts sédimentaires formé lorsque le niveau marin atteint son maximum
et commence à se stabiliser ou à amorcer une lente baisse. La HST est caractérisé par une progradation
(avancée des dépôts vers le bassin) dominant, liée à un apport sédimentaire supérieur à l’accommodation.

Il se situe entre au-dessus de la TST. Il est limité par la MFS et la SB, marquée par une discordance
due à l’érosion lors de la phase de baisse du niveau marin. La progradation y est prédominante, avec les
dépôts littoraux (barres sableuses) qui s’étendent vers le bassin, formant des séquences en clinoformes
(couches inclinées). L’aggradation est limitée avec un empilement vertical modéré.

La signature sédimentologique montre des séquences de type « shallowing-up » (succession verticale


de faciès indiquant un milieu de plus en plus peu profond, avec pour exemple, les argiles des bassins
surmontées par de sables littoraux ; un granoclassement inverse (grains fins à la base et grossiers au
sommet) ; les bioturbations sont modérées, avec des traces de fossiles dans les sables côtiers et une présence
des évaporites (gypse, halite).

Les HST peuvent constituer les réservoirs d’hydrocarbures (sables deltaïques ou les carbonates), les
roches mères (argiles organiques déposées en milieu restreint) ou les réservoirs des ressources minérales
comme les calcaires pouvant servir dans les cimenteries ou des évaporites pour l’industrie chimique

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CHAPITRE IV: STRATIGRAPHIE GENETIQUE

La stratigraphie génétique permet de définir des unités à limites isochrones et de haute fréquence,
appelées unités ou séquences génétiques. Ces petites unités stratigraphiques sont définies à partir de l’étude
des faciès sédimentaires et sont délimitées par les surfaces d’inondation maximale (Posamentier et al., 1988)

1. VARIATIONS DU NIVEAU DE BASE : EROSION, DEPOT

Les séquences génétiques sont limitées au mur et au toit par des surfaces d’inondation maximale. La
phase régressive est séparée de la phase transgressive par une surface d’érosion (Homewood et al., 1992).
Contrairement au milieu marin, le dépôt de sédiments en milieu continental est accéléré pendant la
transgression marine, tandis que la phase régressive est prédominée par une érosion intense en milieu
continental.

2. DISCONTINUITES

Les surfaces d’érosion sont facilement identifiables sur le terrain par des fonds durcis (Merzeraud,
1992). Contrairement aux précédentes, les surfaces d’inondation maximale sont difficilement identifiables
sur le terrain, néanmoins, elles existent dans les faciès à faible granulométrie (Merzeraud, 1992), proches
des surfaces d’érosion.

3. SEQUENCES GENETIQUES

Trois types d’empilements verticaux d’unités géométriques peuvent être reconnus (Homewood et al.,
1992) :

- une évolution verticale vers le pôle continental) traduit une migration globale de la zone littorale vers la
mer (seaward-stepping) et enregistre une phase de progradation globale d’une séquence d’unité génétique ;

- une évolution verticale vers le pôle marin traduit une migration globale de la zone littorale vers le continent
(landward-stepping) et enregistre une phase de rétrogradation globale à l’échelle d’une unité de séquence
d’unité génétique

- une évolution verticale qui ne présente pas d’évolution globale des milieux de sédimentation représente un
empilement vertical (vertical stacking).

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