FICHE RÉCAPITULATIVE NUMERIQUE EN SANTÉ : CYBERSÉCURITÉ EN SANTÉ
1. Enjeux de la cybersécurité dans le secteur de la santé
Pourquoi la santé est une cible ?
• Valeur des données de santé :
o Les données de santé se vendent très cher sur le dark web.
o Elles contiennent des informations sensibles et personnelles.
• Vulnérabilités des systèmes :
o Multiplicité des points d’entrée : utilisateurs, appareils, lieux d’accès.
o Infrastructures vieillissantes et technologies obsolètes.
o Priorité au partage rapide de données pour les soins, parfois au détriment de la sécurité.
o Formation insuffisante en cybersécurité pour les professionnels.
Exemples marquants de cyberattaques :
1. Centre Hospitalier de Dax (2021) : attaque par rançongiciel qui a paralysé le système informatique.
2. CHU de Rouen (2019) : paralysie totale des services et transfert de patients.
3. Groupe Ramsay Santé (2019) : attaque massive sur 120 sites sans impact sur les soins.
2. Les types de cybermenaces
1. Rançongiciels (Ransomware) :
• Les données sont chiffrées par des pirates, qui réclament une rançon pour fournir la clé de décryptage.
• Exemple : CH d’Arles (2021) avec menace de divulgation des données patient.
2. Malwares (Logiciels malveillants) :
• Incluent virus, vers, chevaux de Troie, logiciels espions.
• Objectif : endommager les systèmes, voler des données, ou détourner des ressources (ex.
cryptojacking).
3. Hameçonnage (Phishing) :
• Exploite l'erreur humaine via des e-mails ou SMS frauduleux.
• Exemple : CHU de Montpellier (2019), infecté par un courriel malveillant.
4. Attaques par déni de service (DDoS) :
• Saturation des serveurs pour rendre un service inaccessible.
• Exemple : Sites liés au Covid-19, souvent ciblés.
5. Attaques sur la chaîne d’approvisionnement :
• Les pirates ciblent les fournisseurs pour atteindre la victime finale.
• Exemple : Attaque « confusion de dépendance » contre des entreprises comme Microsoft et Tesla.
Profils d'attaquants :
1. États et agences de renseignement : Espionnage stratégique.
2. Organisations criminelles : Motivées par l’argent.
3. Hacktivistes : Motivations idéologiques ou politiques.
4. Amateurs : Par curiosité ou défi personnel.
3. Règles d’hygiène informatique
1. Sécuriser l'accès physique et les équipements
• Locaux :
o Verrouiller portes et fenêtres, utiliser des alarmes.
• Matériel :
o Protéger les équipements avec des câbles antivol ou des coffres.
2. Sécuriser les postes de travail
• Gestion des comptes :
o Comptes nominatifs avec rôles spécifiques (administrateur, utilisateur).
o Suppression des comptes inutilisés.
• Mots de passe robustes :
o Longueur de 12 caractères minimum, combinaison de lettres, chiffres, symboles.
o Renouveler régulièrement et ne jamais partager.
• Authentification multi-facteurs (MFA) :
o Combinaison d’un mot de passe et d’un second facteur (SMS, application, etc.).
3. Protéger les logiciels et données
• Mises à jour :
o Automatiques pour les systèmes, logiciels et antivirus.
• Chiffrement :
o Rendre les données illisibles sans clé.
o Exemple : protéger les sauvegardes ou documents envoyés.
• Sauvegardes régulières :
o Réaliser des copies locales et en ligne, avec des supports protégés.
4. Sécuriser les échanges
• Utiliser des messageries sécurisées de santé (MSSanté) pour les échanges professionnels.
• Éviter les plateformes non sécurisées (WhatsApp, Gmail).
4. Réagir en cas d’incident de cybersécurité
Actions immédiates :
1. Déconnecter l’appareil infecté du réseau (câble, Wi-Fi).
2. Prévenir l’équipe informatique ou un fournisseur de service.
3. Documenter l’incident sur cybermalveillance.gouv.fr.
4. Notifier les autorités compétentes :
o CNIL : En cas de violation du RGPD.
o Police ou gendarmerie : Si une infraction est suspectée.
5. Référentiels et organismes de cybersécurité
1. Organismes nationaux
1. ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information) :
o Élaboration de normes de cybersécurité.
o Publication du guide d’hygiène informatique.
2. CERT Santé :
o Assistance 24h/24 pour les établissements de santé face aux cybermenaces.
2. Référentiels clés
1. PGSSI-S :
o Politique Générale de Sécurité des Systèmes d’Information de Santé.
o Guide national pour sécuriser les données de santé.
2. Guide d’hygiène informatique (ANSSI) :
o 42 mesures pratiques pour protéger les systèmes et données.
6. Points importants sur les données de santé
• Respect du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) :
o Collecte minimale et utilisation encadrée des données.
o Droit des patients : accès, rectification, opposition.
o Notification à la CNIL en cas de violation.
• Hébergement des données :
o Obligation d’utiliser des hébergeurs certifiés HDS (Hébergement de Données de Santé).
7. Prévention et sensibilisation
• Former le personnel :
o Sensibilisation aux cybermenaces et bonnes pratiques.
o Consultation de ressources officielles (ex. cybermalveillance.gouv.fr).
• Adopter une charte informatique :
o Règles d’utilisation des équipements.
o Responsabilités et sanctions en cas de non-respect.
8. Questions fréquentes pour les examens
1. Quelles sont les principales menaces en cybersécurité pour le secteur de la santé ?
2. Citez des exemples d’attaques par rançongiciel dans le domaine hospitalier.
3. Quelle est la différence entre phishing et ransomware ?
4. Quelles sont les principales mesures pour protéger un poste de travail ?
5. Pourquoi les données de santé sont-elles particulièrement sensibles ?