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Mort et authenticité chez Heidegger

Le document explore la pensée de Martin Heidegger sur la mort et son impact sur l'existence humaine, en introduisant le concept d'« être-pour-la-mort » qui définit le Dasein par sa finitude. Il examine comment l'attitude face à la mort détermine l'authenticité ou l'inauthenticité de l'existence, ainsi que les implications philosophiques et éthiques de cette réflexion. En conclusion, la mort est présentée non pas comme une fin, mais comme une structure essentielle qui invite à vivre pleinement et authentiquement.

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Mort et authenticité chez Heidegger

Le document explore la pensée de Martin Heidegger sur la mort et son impact sur l'existence humaine, en introduisant le concept d'« être-pour-la-mort » qui définit le Dasein par sa finitude. Il examine comment l'attitude face à la mort détermine l'authenticité ou l'inauthenticité de l'existence, ainsi que les implications philosophiques et éthiques de cette réflexion. En conclusion, la mort est présentée non pas comme une fin, mais comme une structure essentielle qui invite à vivre pleinement et authentiquement.

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Introduction.

I) biobibliographies et concepts clés de l'auteur.

1) biobibliographies de Heidegger.

2) quelques uns de ses concepts clé

- l'être et etant

- Dasein et mitsein

- être pour la mort

- l'authenticité et inauthenticité

- l'être au monde

- l'angoisse de la mort

II) la mort comme caractéristiques essentielles du Dasein.

1) le Dasein et sa finitude

2)la mort comme possibilité ultime

III) authenticité et inauthenticité face à la mort

1) L ' inauthenticité: la fuite dans le ''on''

2) l'authenticité: acceptation de sa condition d'être mortel

IV implications philosophiques et existentielles de ce concept


Heideggerien

1) Notre rapport au temps

2) conséquences ethniques et existentielles.

Conclusion

Introduction

La question de la mort est un thème central en philosophie, et


Martin Heidegger, dans Être et Temps (1927), en propose une
approche originale. Il introduit le concept de l'« être-pour-la-mort »
(Sein-zum-Tode), qui désigne la manière dont l’être humain (le
Dasein) est défini par sa finitude. Contrairement à une vision
biologique de la mort comme simple cessation de la vie, Heidegger
la conçoit comme une possibilité fondamentale, qui structure
l’existence. Dès lors :

comment la mort définit-elle l’existence humaine selon Heidegger ?

Nous verrons d’abord la biobibliographie et les concepts clés de


l'auteur. En plus, comment l’« être-pour-la-mort » est une
caractéristique essentielle du Dasein, puis comment l’attitude face à
la mort détermine l’authenticité ou l’inauthenticité de l’existence.
Enfin, nous examinerons les implications philosophiques et
existentielles de cette pensée.

I. Bibliographie et concepts clés de l’auteur

1-Biobibliographie de Heidegger

biobibliographies de Heidegger.

Martin Heidegger est l’un des philosophes les plus influents du XXe siècle,
principalement connu pour son travail en phénoménologie et en ontologie.
Martin Heidegger est né le 26 septembre 1889 à Messkirch, en Allemagne
et est mort le 26 Mai 1976 à Fribourg. Il a étudié la théologie à l’université
de Fribourg, puis s’est tourné vers la philosophie, étudiant notamment
auprès d’Edmund Husserl, le fondateur de la phénoménologie. Heidegger
a soutenu sa thèse de doctorat en 1913 sur l’ontologie d’Etienne Gilson. Il
a enseigné à l’université de Fribourg et à l’université de Marbourg avant
d’obtenir une chaire de philosophie à l’université de Fribourg en 1928, où il
a développé ses idées philosophiques novatrices sur la question de l’Etre,
la techniques, l’existence humaine et la temporalité. Cependant, il est l’un
des philosophes les plus controversés, notamment à cause de son attitude
durant la période de 1933 et 1934 où il fut recteur de l’Université de
Fribourg et adhère au parti Nazi (NSDP) dont il s’est néanmoins éloigné par
la suite.

Martin Heidegger est auteur de plusieurs articles et œuvres dans lesquels


il expose ses pensées. Ses principaux ouvrages sont les suivants :

Être et Temps (Sein Und Zeit) paru en 1927. Dans cet ouvrage Martin
Heidegger explore la nature de l’Être à travers le concept de Dasein.
Kant et le problème de la Métaphysique (Kant Und das Problem der
Metaphysik) paru en 1929 dans laquelle il explore et propose une
réinterprétation profonde de la pensée de Kant en particulier de sa
Critique de la Raison Pure. Il soutient que le véritable objectif de Kant
n’était pas seulement de construire une théorie de la connaissance, mais
de poser les bases d’une métaphysique en lien direct avec l’expérience
humaine.

Qu’est-ce que la Métaphysique ? (Was ist Metaphysik) paru en 1929 où


l’auteur pose la question de la Métaphysique et développe le concept de
Néant et son rôle dans l’expérience humaine.

Lettre sur l’Humanisme (über den Humanismus) paru en 1947. Il porte une
critique sur l’Humanisme et une réflexion sur la condition humaine.

Qu’est-ce que la philosophie ? (Was ist das die Philosophie ?) paru en


1956. Dans cet ouvrage Heidegger tente de donner une définition de la
philosophie.

2-Quelque concepts clés de l’auteur

Heidegger a abordé plusieurs concepts cependant nous proposons de


coter quelques uns.

- l'être étant : Dans le langage Heideggérien, l’Être et l’étant se diffèrent.


L’Être c’est l’existence elle-même, c’est ce qui fait être toute chose, L’Être
est ce qui fait être l’étant. Il est au fondement de tout. Cependant, l'étant
C’est l’étendu, l’ensemble des êtres vivants ou non vivants qui meublent
la terre

- Dasein : c’est l’Etre-là, l’Etre humain dans sa totalité.

mitsein:c’est une expression symbolique de ce que l’homme est


rencontre, c’est-à-dire il ne peut vivre seul.

- être pour la mort :(Für den Tod sein)

Pour Heidegger, la prise de conscience de notre mortalité représente pour


nous une manière de vivre de manière authentique. En connaissant que
nous somme limité et déterminer à mourir. Ainsi face à cette angoisse qui
est la mort nous conduit à nous engager pleinement dans notre vie
- l'authenticité et inauthenticité : vivre de manière authentique selon
Heidegger revient à affronter la vie, avoir un esprit éveillé, c’est d’affronter
la réalité pour parfaire son existence, se tenir dans l’éclaireur de l’Etre et
d’assumer sa pleine responsabilité. Toutefois, vivre de manière
inauthentique, c’est d’être pitoie, passif face aux évènements, c’est de
vivoter.

- l'angoisse : c’est de la confrontation à la finitude et à la mort que


génère ce que Heidegger appelle l'angoisse. Ce n'est pas l'angoisse face
à des dangers extérieurs, mais celle de la confrontation avec soi-même et
sa propre finitude.

II. La mort comme caractéristiques essentielle du Dasein

1-Le Dasein et sa finitude

Heidegger cherche à comprendre ce que signifie « être ». Pour lui,


l’homme est un Dasein, un être qui se comprend lui-même à partir
de son existence. Or, cette existence est temporelle : elle a un
commencement (la naissance) et une fin (la mort). Cette finitude
n’est pas un simple accident, mais une caractéristique essentielle de
l’être humain.

2. La mort comme possibilité ultime de l’existence


Heidegger met un accent particulier sur la mort dans son analyse du
Dasein . La finitude de l’existence humaine se trouve dans le fait que
chaque être doit un jours faire face à sa propre mort. Toutefois, cette
mort n’est pas simplement une fin physique mais Elle détermine la
manière dont chaque individu se rapporte à sa vie et à ses choix.
Selon le penseur de Souabe , l’homme est confronté à la possibilité
de sa propre non être ( la mort) dès son existence, ce qui structure
sa manière d’être au monde. La mort n’est pas un évènement
lointain et abstrait , mais une possibilité toujours présente , qui
oriente le Dasein vers la réalisation de soi.
III. Authenticité et inauthenticité face à la mort

1-L’inauthenticité : la fuite dans le ‘’on’’


Dans la vie quotidienne, l’homme évite de penser à la mort. Il se
réfugie dans la société, dans le bavardage et les préoccupations
ordinaires. Heidegger appelle cela la déchéance dans le “On” (Das
Man), où l’individu vit selon les attentes des autres au lieu
d’assumer sa propre [Link] cette attitude inauthentique, la
mort est vue comme un événement abstrait qui concerne les autres,
mais jamais soi-même. On dit par exemple : « On meurt un jour » au
lieu de penser « Je vais mourir ».

2-L’authenticité :l’appropriation de sa propre finitude


Vivre de manière authentique, c’est prendre conscience de sa propre
finitude et l’accepter. L’être-pour-la-mort devient alors un appel à
exister pleinement, en choisissant ses propres valeurs et en
assumant son destin. Cette prise de conscience libère le Dasein du
conformisme et lui permet d’être réellement lui-même.
Autrement dit, la finitude du Dasein chez Heidegger est chez
Heidegger est indissociable de la manière dont nous vivons notre
existence et la façon nous nous rapportons à notre propre mort.
C’est dans cette acceptation de notre mortalité que nous pouvons
saisir le véritable sens de l’existence humaine.

IV-Implications philosophiques et existentielles du concept ( être


pour la mort) Heideggerien

1-Notre rapport au temps

L’être-pour-la-mort transforme notre rapport au temps. Puisque la mort est


toujours possible à chaque instant, chaque moment de la vie prend une
importance particulière. Cela invite à ne pas gaspiller son temps dans des
préoccupations futiles, mais à exister avec lucidité et engagement.

2. Conséquences éthiques et existentielles

Loin d’être une pensée morbide, la philosophie de Heidegger donne un


sens à la vie. En acceptant notre finitude, nous pouvons vivre avec plus
d’authenticité et de responsabilité. Cette réflexion a inspiré de nombreux
philosophes existentialistes, comme Sartre et Camus, qui ont cherché à
comprendre comment donner un sens à l’existence face à l’absurde.

CONCLUSION

Au terme de cette analyse, retenons que le concept de l’« être-pour-la-


mort » est une idée fondamentale chez Heidegger : la mort n’est pas un
simple événement futur, mais une structure essentielle de l’existence. Elle
nous confronte à notre finitude et nous invite à choisir entre une vie
authentique ou une vie dictée par le « On ».Ainsi, penser la mort, ce n’est
pas se détourner de la vie, mais au contraire la vivre pleinement. Cette
réflexion reste très actuelle, car elle nous pousse à nous interroger sur
notre manière d’exister dans un monde où la mort est souvent occultée.

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