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Solutions Concours Physique-Chimie 1997

Ce document présente les solutions aux épreuves écrites des concours de recrutement de professeurs en physique et chimie de 1997. Il inclut des sections sur l'électrostatique, les semi-conducteurs, et des applications pratiques, tout en fournissant des modèles et des calculs pertinents. Les solutions visent à aider les candidats à mieux comprendre les concepts et à préparer les épreuves.

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Solutions Concours Physique-Chimie 1997

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92 e Année

N° 802
Cahier N° 3
Publication mensuelle

MARS 1998

Concours
Agrégations et C.A.P.E.S.
1997 : Les solutions

ADMINISTRATION et REDACTION
44, bd Saint-Michel _ 75270 PARIS Cedex 06
Avertissement

Ce recueil des solutions de la plupart des épreuves écrites des concours de recrute-
ment de professeurs en physique et chimie est destiné à faciliter le travail de toutes les
personnes intéressées par ces épreuves et notamment des candidats à ces concours.

Nous remercions les collègues qui ont accepté de se charger de la rédaction des solu-
tions. Ces solutions peuvent être plus ou moins détaillées selon les épreuves. En aucun cas
elles ne constituent un modèle des méthodes ni des rédactions que les jurys pourraient sou-
haiter mais une simple aide permettant en particulier de contrôler la validité des résultats.

Ces épreuves de concours peuvent fournir l’occasion de prolongements et d’approfon-


dissements qu’il n’est généralement pas possible aux auteurs de signaler ici autrement que
par une bibliographie sommaire. Les candidats aux concours doivent pouvoir trouver ces
incitations à d’intéressantes études en participant aux préparations ouvertes dans les diffé-
rentes académies.

Afin de faciliter l’utilisation de ce numéro spécial, son service est inclus dans l’abon-
nement collectivités, tout en demeurant hors abonnement individuel. Il en est de même
pour le numéro spécial comportant les énoncés correspondants. Les numéros des concours
sont disponibles par correspondance au siège de l’U.d.P.

Pour le bureau de l’U.d.P.


André BOUSSIÉ
OPTION PHYSIQUE 3

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE
Épreuve A : Composition de physique - Session : 1997

QUELQUES ASPECTS DE L’ÉLECTROMAGNÉTISME

PARTIE I

ÉLECTROSTATIQUE DU VIDE ET DES CONDUCTEURS


4 OPTION PHYSIQUE
OPTION PHYSIQUE 5
6 OPTION PHYSIQUE
OPTION PHYSIQUE 7
8 OPTION PHYSIQUE

PARTIE II

ÉLECTROSTATIQUE DES SEMI-CONDUCTEURS

II.A. Modèles de distributions de charges dans un conducteur.


II.A.1. Conducteurs à un seul type de porteurs.
a. A l’instant où l’on applique le potentiel VS à la surface du conducteur, les porteurs sont soumis à
r →
la force électrique qE = – q grad V. La mesure algébrique de cette force sur l’axe Ox est du si-
gne de qVS .

Si qVS < 0, les porteurs vont vers l’interface où ils s’accumulent ; il y apparaît une charge de
surface qui, à l’équilibre, annule le champ à l’intérieur du conducteur (l’étude de la distribution
au voisinage de la surface relève de la physique quantique).

Si qVS > 0, les porteurs s’éloignent de l’interface et désertent une couche superficielle du con-
ducteur. A l’équilibre le conducteur est divisé en deux zones : une zone profonde où subsistent
des porteurs et dans laquelle le champ électrique et la charge volumique sont nuls et la zone dé-
sertée superficielle où ni le champ ni la charge ne sont nuls et où il ne reste aucun porteur (dans
la limite du modèle envisagé dans cette question). L’absence de porteurs impose une charge vo-
lumique uniforme – qN, de signe opposé à q, dans toute une épaisseur x d .

b. On a donc : QS = – qNx d

Le champ électrique s’obtient simplement en appliquant le théorème de Gauss à un cylindre


dont une extrémité est placée dans la zone de champ et de potentiel nuls et l’autre à l’abscisse x,
en tenant compte de la permittivité ε r du milieu :
qN
E (x ≥ x d ) = 0 ; E (0 < x ≤ x d ) = – (x – x d )
ε0 εr

Le champ à l’extérieur s’obtient en utilisant la continuité de la composante normale de l’excita-


tion électrique D = ε 0 ε r E :
qN
E (x < 0) = x
ε0 d

Le potentiel est calculé par sommation de – E(x)dx entre la zone de potentiel nul et l’ab-
scisse x :
V (x ≥ x d ) = 0
qN
V (0 ≤ x ≤ x d ) = (x – x d ) 2
2ε 0 ε

qN  xd 
V (x < 0) = xd  – x
ε0  2ε r 

qNx d
On en déduit : ES =
ε0

qNx 2d
et : VS =
2ε 0 ε r

ε0 εr K
En tirant x d de cette expression, on peut calculer la capacité surfacique CS = = .
xd VS
OPTION PHYSIQUE 9

c. Pour un métal (bon conducteur) x d = 5,5.10 – 16 m ; pour le silicium dopé x d = 5,5.10 – 8 m .

Pour un conducteur métallique la valeur de x d (dans ce modèle non quantique) est inférieure
aux dimensions des noyaux (quelque 10 – 15 m ) et l’on peut utiliser un modèle où les charges
sont distribuées en surface.

II.A.2. Conducteurs à deux types de porteurs.


n 2i
a. n0 = =1011 m – 3 << N =10 21 m – 3
N

Dans le cas où VS < 0, les trous sont concentrés à la surface, les électrons minoritaires y sont en
densité encore plus faible et négligeable.

qN
b. Avec : V= (x – x d ) 2
2ε 0 ε
2
 eV    x – xd  
on obtient : p = N exp  –  = N exp  –   
 kB T    LD  
2
 eV  n 2i  x – xd 
et : n = n 0 exp  + = exp  
 kB T  N  LD 

Valeur numérique : L D =1,9.10 – 7 m . La charge volumique ρ = e (p – n – N) est voisine de


N ni
– eN pour p – n << N soit (compte tenu de =10 5 = ) :
ni n0
N
L D < |x – x d | << L D 2 ln = 4,8 L D
ni

N
c. n = N pour |x – x d | = x i = L D 2 ln = 0,89 µm .
ni

qN 2 N 2k B T N
VI = L D ln = ln = 0,60 V
ε0 εr ni e ni

N N
d. n =100 N pour |x – x d | / x i = ln 10 ln =1,1.
ni ni

Les grandes charges négatives sont concentrées sur de faibles épaisseurs, ce qui permet de les mo-
déliser par une distribution surfacique. La charge d’espace garde alors l’épaisseur constante x i.

II.A.3. Récapitulatif des modèles pour un semi-conducteur dopé.


10 OPTION PHYSIQUE

II.B. Structure capacitive C-I-SC.


II.B.1. Régime d’accumulation.
a. Les charges des deux conducteurs se trouvent en surface et la structure est équivalente à celle
ε0 εr '
d’un condensateur plan de capacité CA = = 3,5.10 – 4 F. m – 2 .
d

Pour une surface de 100 µm 2 , la capacité vaut 3,5.10 – 14 F.

|VG |
b. Pour éviter le claquage du diélectrique il faut que |E| = < R soit |VG | < Rd = 60 V.
d

II.B.2. Régime de désertion.


a. Q = – QS = eNx d .

On calcule VG en additionnant les différences de potentiel dans l’isolant et dans le semi-conduc-


teur :
Q eNx d  d xd 
VG = + VS =  + 
CA ε 0  ε r ' 2ε r 

On reste dans le régime de désertion tant que x d < x i, soit :


 2ε r d 
VG < VGI = VI 1 +  =1,00 V
 ε r ' xI 

dVG 1 dVS 1 1 1 1 VS
b. Par le même type de raisonnement = + soit = + = + d’après
dQ CA – dQS CD CA CS CA K
II.A.1.b. En éliminant x d entre les expressions de VS et de VG , on obtient :
VS 1 1 VG 1 1 VG
=– + 2 + , d’où = + .
K CA CA K CD C2A K

VG (V) 0,1 1 5 0,0


Application Numérique :
CD ( µF. m –2
) 225 89 41 354

II.B.3. Régime d’inversion.


a. La charge d’espace ne varie plus pour VG > VGI : les charges supplémentaires dQ et – dQ s’accu-
mulent sur le condensateur défini en II.B.1.a. On a donc CI = CA .

b. Le courant J S servirait à fournir la charge négative accumulée en surface QI = CI (VG – VGI ), soit :
VG – VGI
J S = CA = 7,1.10 – 2 A. m – 2
τI

c. Temps nécessaire à la création des paires électrons-trous permettant d’alimenter la surface du


semi-conducteur jusqu’à l’équilibre.

II.C. Application : dispositif à transfert de charge (DTC).


a. L’expression de VGI (II.B.2.a.) montre que d a > d b entraîne VGa > VGb . Pour V1 = V2 , le potentiel à l’inter-
face VSa est inférieur à VSb et l’énergie potentielle d’un électron W = – eVS y est plus grande. Quand
V1 >> V2 , les énergies sous les paires 1 sont plus faibles que sous les paires 2.
OPTION PHYSIQUE 11

b. Avant la collecte il ne faut pas accumuler d’électrons et donc être en régime de désertion partout :
V1 < VGb < VGa
et : V2 < VGb < VGa

Après le début de la collecte, il faut être en régimes de désertion et d’inversion alternés pour pouvoir
conserver localement les électrons collectés :
VGb < (V1 ou/et V2 ) < VGa

La charge maximale accumulable sous une électrode de collecte est celle calculée en II.B.3.b.
QM = CI (VG – VGI ) c2 =142.10 – 15 C soit un peu moins de 10 6 électrons.

c. Représentons les énergies des électrons au cours de trois phases consécutives. On constate que le dépla-
cement des puits d’énergie consécutifs (dissymétriques) entraîne les électrons d’une électrode b à l’élec-
trode b suivante (à droite sur la figure).

d. Le pixel est une période du registre, formée de quatre éléments capacitifs. La période minimale détecta-
ble correspond à deux pixels soit huit électrodes et une bande passante spatiale allant de 0 à
1
σ c = =12,5 mm – 1.
8c

e. 1
A la fréquence minimale f m, pendant la durée d’une mesure , le courant J S c2 fournit une charge
fm
10 3 J S c2 10 3 J S
10 – 3 QM sous les électrodes b au potentiel VH : f m = = .
QM CI (VG – VGI )

Avec les valeurs du II.C.b. on obtient f m = 7,0 Hz.


12 OPTION PHYSIQUE

Une charge avançant de un pixel par période de V1 et V2 , la fréquence de commande des tensions est
f V =128 f m = 901 Hz.

f. Capteurs de distributions spatiale de lumière. Capteurs d’image par exemple, caméras CCD...

g.
OPTION PHYSIQUE 13

PARTIE III

QUANTITÉ DE MOUVEMENT
ET MOMENTCINÉTIQUE DU CHAMP ÉLECTROMAGNÉTIQUE
14 OPTION PHYSIQUE
OPTION PHYSIQUE 15

PARTIE IV

TÉLÉTRANSMISSION DU SIGNAL

IV.A. Émission.
IV.A.1. Émission dipolaire.
a. Potentiels retardés.
r r r
B = rot A
r
r r ∂A
E = – grad V –
∂t
l
zV + =0
ε0
r r r r
z A + µ0 j = 0

1  PM  δτ
V(M, t) =
4πε 0
∫ ρ  P, t –


c  PM
r µ0 r  PM  δτ
et : A (M, t) =

∫ j  P, t –


c  PM
r 1 ∂V
vérifient la condition de jauge de Lorentz div A + 2 = 0.
c ∂t

b. Doublet.

Exemple du doublet de Hertz :


r
dp dq r r →
= a u z = i a u z = i BA
dt dt

c. Rayonnement dipolaire.
1 1
i. r >> a permet l’approximation : = .
PM r

PM r
cT >> a permet l’approximation : = .
c c
r r
µ0  r → µ 0 dp  r
D’où : A (M, t) = i  t –  BA =  t – 
4πr  c 4πr dt  c
r 2r
r r µ0 1 d p  r r
et : B (M, t) = rot A =  t –  ∧ u r
4πc r dt 
2
c
r
1 µ 0 dp
en négligeant les dérivations de qui conduisent à des termes de l’ordre de .
r 4πr 2 dt

1 1
Cette expression est négligeable devant la précédente si << , soit r >> cT.
r cT
16 OPTION PHYSIQUE

On calcule le champ électrique


r en intégrant l’équation de Maxwell-Ampère (et en excluant
r r r r
tout champ statique) : E = c ∫ rot B dt = cB ∧ u r .
2

r r r r r
ii. Les expressions de E et B montrent que ( u r , E, B) est un trièdre orthogonal direct et que
r r
|E| = c |B| ce qui correspond bien en chaque point à la structure d’une onde plane.

r
r B 2r 2
r c d p 
µ0  r 

P (r, t) = ∫(espace) ∫
π
E∧ . r 2 dΩu r = 2πr 2 B sinθdθ =
2
t – 
iii. µ0 µ0 0 6πcdt 2  c 

r
La distance r n’intervient que par le terme de propagation t – , c’est-à-dire que la puis-
c
sance émise se propage sans pertes à la vitesse c.

d. Émission d’une porteuse sinusoïdale.


2r 2
d p 
 
i. < > = I 20 a 2 ω 2
dt
 
2

2π a2
entraîne : P0 = µ cI 2
3 0 0 λ2

P0 est de la forme R I 20 où la résistance de rayonnement est :


ii.
a2
R = R0 2
λ

avec : R0 = µ c = 80 π 2 = 790 Ω.
3 0

IV.A.2. Antenne filaire demi-onde.


a. Courant dans l’antenne.
L’onde stationnaire sinusoïdale a
une intensité qui s’annule en
λ
z = ± l, d’où, pour l= ,
4
z
i (z, t) = I 0 2 cos 2π exp (– jωt).
λ

b. Rayonnement de l’antenne.
i. Chaque élément dz de l’antenne est considéré comme un dipôle créant le champ à
r µ 0 1 ∂i  PM  r r
grande distance δB = t –  dz u z ∧ u r
4πc r ∂t  c 
r >> a permet l’approximation PM = r – z cosθ, d’où :
  r 
r µ0 exp  – jω  t – 
  c z  z  r
δB = I 2 (– jω ) cos 2π exp  – j 2π cos θ dz sin θ u ϕ
4πc 0 r λ  λ 
OPTION PHYSIQUE 17

On calcule :
+
λ
z  z 
λ
z  z 
∫ –
4
λ cos 2π
λ
exp  – j 2π cos θ dz = 2 ∫0 4 cos 2π . cos  2π cos θ dz
 λ  λ  λ 
4

π 
cos  cos θ
λ 2 
=
π sin θ
2

π 
r cos  cos θ
µ 0 I0 2 2    π  r
puis : B (r, θ, t) = exp – j  ωt – kr +  u ϕ
2π r sin θ 
  2  

r → r
Comme en IV.A.1.c.i. E = cB ∧ u r .

Les normes des champs électriques du dipôle et de l’an-


tenne dépendent de la direction selon les fonctions res-
π 
cos  cos θ
2 
pectives F1 (θ) = sin θ et F2 (θ) = (définies
sin θ
à une constante multiplicative près). F1 (θ) donne un cer-
cle dans lequel se trouve F2 (θ). Le tracé à la calculatrice
graphique donne les diagrammes ci-après.

ii. Comme en IV.A.1.c. et IV.A.1.d. :


π 
cos2  cos θ
µ0 c 2 2  µ0 c

π
P0 = I dθ = 1,22 I 20
2π 0 0 sin θ 2π

On en déduit la résistance de rayonnement :


µ0
R= 1,22 = 73 Ω

iii. Les diagrammes de rayonnement montrent que l’antenne demi-onde est plus directive que
le dipôle.

La résistance de rayonnement de l’antenne est plus grande que celle du dipôle (car a <<λ),
ce qui permet à l’antenne d’émettre plus de puissance.

c. Réalisation pratique.
Un point au-dessus du sol reçoit l’onde émise par la
quart-d’onde et celle réfléchie sur le sol provenant de l’i-
mage virtuelle antisymétrique par rapport au sol (par
suite de l’opposition par réflexion sur un conducteur par-
fait). Le champ est donc le même que pour la demi-onde
étudiée ci-dessus. Mais comme il n’occupe que la moitié
de l’espace, la puissance émise est divisée par deux et la
résistance de rayonnement vaut 36,5 Ω
18 OPTION PHYSIQUE

IV.B. Transmission de signal.


IV.B.1. Modulation.
a. Intérêt de la modulation.
i. Aux audiofréquences les longueurs d’ondes λ sont très grandes et la puissance émise sera en
1
(IV.A.1.d.) et donc très faible : les antennes réalisables (a <<λ) ne sont pas adaptées à
λ2
ces fréquences.

ii. On peut utiliser la modulation d’amplitude (s = p 0 (a + k m (t)) cos ω 0 t),


la modulation de fréquence (s = p 0 cos 2π (f 0 t + k ∫ m(t) dt)),
la modulation de phase ( s = p 0 cos (ω 0 t + k m (t)))
les deux dernières étant des cas de modulation angulaire.

Allure des signaux :

Cette méthode présente deux avantages :


– émission à des fréquences adaptées à l’antenne,
– transport d’un grand nombre d’informations sur des canaux différents.

b. Étude temporelle du signal modulé.


i. Les composants multiplieurs de qualité étant de fabrication courante, leur utilisation conduit
à un schéma fonctionnel simple :
OPTION PHYSIQUE 19

ii.

c. Étude spectrale du signal modulé.

Pour m(t) sinusoïdal, on désigne par des capitales les amplitudes des différentes composantes
sinusoïdales des signaux à la fréquence f (tracées pour f > 0) :

Avec m(t) = m 0 cos Ω t, on obtient :


1
s(t) = a p 0 cos ω 0 t + k m 0 p 0 (cos (ω 0 + Ω ) t + cos (ω 0 – Ω ) t)
2

Pour un signal quelconque, le spectre est continu et il faut porter en ordonnées les densités spec-
dM dS
trales et . A chaque fréquence de m(t) correspondent les deux fréquences de s(t) symétri-
df df
ques par rapport à f 0 .

Le signal modulé s(t) occupe la bande comprise entre f 0 – FM et f 0 + FM de largeur 2FM , centrée
sur f 0 .

Dans la modulation à porteuse supprimée la fréquence f 0 de densité a p 0δ (f) (où δ(f) est la distri-
bution de Dirac ou impulsion-unité) disparaît et toute la puissance du signal s(t) est concentrée
dans les composantes de m(t) : cette modulation est énergétiquement plus efficace.

A chaque fréquence F du signal à transmettre correspondent deux fréquences f 0 ± F du signal


modulé. Une seule est suffisante pour transmettre l’information contenue dans m(t) et l’on peut
supprimer les fréquences inférieures (ou supérieures) à f 0 . La bande occupée est alors divisée
par deux, ce qui permet de dégager des fréquences pour transmettre d’autres informations. C’est
la modulation à bande latérale unique.

IV.B.2. Démodulation.

a. Méthode de la détection de crête.

Quand s(t) < u(t) la diode est bloquée et le condensateur


se décharge dans la résistance R avec la constante de
20 OPTION PHYSIQUE

temps τ. Cette situation se produit quand s(t) est dé-


croissante. u(t) redevient égale à s(t) au cours de
l’alternance suivante (voir les courbes de s(t) et
u(t)).

Pour que u(t) suive au plus près l’enveloppe, il faut


1
d’une part que τ = RC >> , d’autre part que la
f0
ap 0
pente de la décharge de l’ordre de (si µ <1) soit
τ
supérieure à la pente de l’enveloppe de l’ordre de
1
k m 0 p 0 2π F, soit RC < . On trouve donc comme ordres de grandeur (pour µ ≈ 1) :
2π F µ
1 1
<< RC << .
f0 F

Cette condition étant réalisée, il reste dans u(t) des oscillations à des fréquences f 0 et ses multi-
ples que l’on peut éliminer par filtrage passe-bas de fréquence de coupure f c telle que
F << f c << f 0 .

D’après les courbes tracées en IV.B.1.b. on voit que l’enveloppe ne concorde avec le signal à
transmettre que si µ < 1.

b. Méthode de la démodulation synchrone.


Le signal m(t) pouvant être considéré comme une somme de signaux sinusoïdaux de type
m 0 cos 2π Ft, on fait d’abord l’étude dans ce cas simple. Le signal s(t) contenant les fréquences
{f 0 – F, f 0 , f 0 + F}, le signal produit s(t) p(t) contient les fréquences {0 , F, 2f 0 – F, 2f 0 , 2f 0 + F}.
Le filtre ne doit laisser passer que la fréquence F. C’est donc un passe-bande de fréquences de
coupure f c1 et f c2 qui, pour le signal quelconque m(t) doivent satisfaire les conditions :
0 << f c1 < Fm, FM < f c2 << 2f 0 – FM .

Dans les deux cas, le multiplieur effectue une translation du signal m(t) dans l’espace des fré-
quences : de + f 0 à la modulation, de – f 0 à la démodulation.

Si le signal s(t) contient la porteuse à la fréquence f 0 , on peut récupérer cette dernière en utili-
sant une boucle à verrouillage de phase. Si la modulation est à porteuse supprimée, il est cepen-
dant possible de régénérer la phase de celle-ci par un traitement plus complexe.
OPTION PHYSIQUE 21

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE
Épreuve B : Composition de chimie - Session : 1997

A. ÉLÉMENTS, ATOMES, MOLÉCULES

I. Définitions.
1. Dix-septième colonne. Avant-dernière à droite.

2. F : 1s2 2s2 2p 5 Cl : 1s2 2s2 2p 6 3s2 3p 5

Br : 1s2 2s2 2p 6 3s2 3p 6 3d10 4s2 4p 5 I : .... 4s2 4p 6 4d10 5s2 5p 5

3. X– ns2 np 6 octet, type gaz rare, très stable.

+
4. EI : réaction Xatome gaz ® Xgaz + e–

dX – X
AE : X–gaz ® Xatome gaz + e– rX = (d dans molécule X2).
2

5. E X : X2gaz ® 2Xatome gazeux ; Cl 2 ® 2Cl l = 490 mm.

II. Électronégativité des éléments.


1. Tendance à attirer les électrons de liaison ⇒ liaison polarisée.

2. EN Ú de gauche à droite et Ú de bas en haut ; Fluor.

3. Échelle d’Allred-Rochow.
a. Z* ; pour les atomes polyélectroniques, un e– est soumis à l’attraction du noyau (proportionnelle à
Z) et aux répulsions des autres électrons Þ globalement attraction centrale plus faible proportion-
nelle à Z * = Z – s (s effet d’écran des e– ).

b. Z * = 5,2 (F) 6,1 (Cl) 7,6 (Br) 7,6 (I)

c. x AR = 4,45 (F) 2,98 (Cl) 2,84 (Br) 2,29 (I)

4. Échelle de Pauling.
a. Pauling = c (Cl) = 3,15 c(Br) = 2,99

b. EBrCl = 2,27 eV DBrCl = 218,8 kJ. mol – 1.

c. Bromure de chlore correspondrait à la polarisation , soit à cBr > c Cl.


22 OPTION PHYSIQUE

5. Échelle de Mulliken.
EI + AE
a. cM =
2

b. F : 10,4 Cl : 8,31 Br : 7,58 I = 6,78

c. c M = 2,756 c – 0,539 (coefficient corrélation = 0,99)

c M = 2,76 c – 0,54

11,3 + 1,26
d. c M = 2,76 ´ 2,50 – 0,54 = 6,36 cM = = 6,28
2
accord 1,3 %.

B. CORPS SIMPLES

I. Obtention.
1. CaF2 ® F2 (électrolyse HF + KF fondu) ; NaCl ® Cl 2 (électrolyse aqueuse).

Br – eau de mer ® Br2 (oxydation par Cl 2).

IO–3 (des nitrates du Chili) ® I 2

1
2. a. Cathode acier H2O + e– ® H2 + OH–
2

1
Anode : graphite + titane Cl – ® Cl 2 + e–
2

Diaphragme : empêche le mélange Cl 2 + OH– ® dismutation.

b. Membrane perméable aux cations (les ions OH– ne passent pas dans le compartiment anodique).

Intérêt : obtention de soude pure (non mélangée à NaCl).

c. Cathode Na + + e– + xHg ® Na (Hg) X Na amalgamé.

1
Anode Cl – ® Cl 2 + e– .
2

Intérêt : soude pure après décomposition de l’amalgame.


Inconvénient : pollution par Hg si fuites.

3. F2 gaz Cl 2 gaz Br2 liq I 2 solide.


OPTION PHYSIQUE 23

II. Réactivité en phase sèche : comparaison des pouvoirs oxydants de Cl 2 et de O 2 .


1. a. D r G1o (T) = – 63.10 + 3 + 55,5 T J. mol – 1

b. T < 1135 K : Cl 2 plus oxydant que O2.

2. a. D r Go2 (298) = 38779 Joule. mol – 1

D r Go2 (700) = 12850 J. mol – 1.

b. P = 203,4 bar.

c. Plus de HCl et de O2 : se placer à T > 700 K et P < 203,4 bar.

III. Réactions en milieu aqueux.


1. Dichlore.
0,06 PCl 2 1
E = E oCl – + log
a. 2 /Cl 2 Po (Cl – ) 2

0,059 Po 2
E = E oO2 /H2 O + log (H+ ) 4
4 Po

b. a. E oCl2 – E oO2
log10 K = K = 2,5.10 4
0,059 2

b. c = 8,6 mol. L– 1

g. Cl 2 oxyde H2O avec dégagement de O2 (mais cinétique lente).

c. D r Go2' (298) = – 25,1 kJ. mol – 1 D r Go2 = + 38,8 KJ. mol – 1

dans (2') H2O est liquide et HCl est dissous dans l’eau. C’est l’hydratation des ions H+ et Cl – qui
rend la réaction (2’) beaucoup plus favorable que (2) en phase gazeuse.

Cl 2 est plus oxydant que O2 vis-à-vis de H2 en solution aqueuse.

2. Dibrome.
*
a. PBr 2
= 0,28 bar s = 0,19 mol. L– 1 EBr –
/Braq
= 1,09 V
2

b. Br2 + 2OH– F Br – + BrO– + H2O (dismutation)

ou : 3Br2 + 6OH– F BrO –3 + 5Br – + 3H2O

3. Diiode.
a. (I 2 ) aq = 1,33.10 – 3 mol. L– 1
24 OPTION PHYSIQUE

b. K = 374 [I 2 ] total = [I 2 ] aq + [I 3– ] = 3,45.10 – 2 mol. L– 1

c. a. 3I 2 aq + 3H2O F 5I – + IO–3 + 6H+

b. K = 10 – 49

g. K 2 = 1 pH = 8,17

d. A pH = 0 K 2 = K1 = 10 – 49
A pH = 10 K 2 = 1011

I 2 stable à pH acide (< 8), se dismute à pH basique (> 8).


0
EIO –
I–
= 1,10 volt à pH = 0.
3

d. a. ClO– + 2I – + 2H+ ® Cl – + I 2 + H2O

b. Milieu basique : I 2 se dismute en IO–3 et I – .

Milieu très acide : ClO – + Cl – + 2H + ® Cl 2 + H2O

g. On forme le tampon CH3COOH / CH3COO– pH = pK a » 5.

Le pH reste constant. Avec HCl on peut ajuster à pH = 5 mais le pH ne se conserve pas.

d. ClO– + 2I – + 2H+ ® Cl – + I 2 + H2O


2– 2–
I 2 + 2S2O3 ® 2I – + S4 O6

ccommerciale = 1,8 mol. L– 1

C. HALOGÉNURES

I. Caractère ionique ou covalent.


1. Si M = métal (à gauche et en bas) : caractère ionique.
Exemple : NaCl MgCl 2.

Si M = non métal (à droite et en haut) : caractère covalent.


Exemple : PCl 3 PCl 5 molécule gazeuses
CCl 4 liq volatil.

2. BF3 : triangle plan


CCl 4 : tétraèdre
NF3 : pyramide à base triangle.

PCl 3 : pyramide à base triangle.


OPTION PHYSIQUE 25

PCl 5 : bipyramide à base triangle


SF6 : octaèdre : bipyramide à base carrée.

3. a. 2 cfc décalés d’une demi arête.

b. Ions Na + et Cl – au contact le long d’une demi arête.

c. a = 2 (r+ + r– )

d. Compacité x = 66,2 %.

e. p = 2235,0 kg. m – 3

II. Dosages des halogénures en solution par argentimétrie.


1. Ag + + X– F AgX(s) K s = (Ag + ) (X– )

2. s = 1,34.10 – 5 mol. L– 1 s' = 1,8.10 – 9 mol. L– 1

3. Mohr fin de réaction : virage au rouge Ag 2 CrO4 .

Charpentier Volhard : : on dose l’excès de Ag + par SCN (® AgSCNs ).

Fin : virage au rouge (FeSCN2 +).

III. Dosage des halogénures par chromatographie d’échange d’ions.


1. Résine échangeuse d’anions.
a. VR CoZR = [Z –sol ] VS + [Z –rs ] VR

VS CoXS = [X–rs ] VR + [X–sol ] VS

b. n = VR CoZR – [Z –rs ] VR = VS CoXS – VS [X–sol ]

n2
K =
(VR CoZR – n) (VS CoXS – n)

c. n = 4,44.10 –4
moles échangées.

2. Analyse chromatographique.
a. A1 correspond à F – ; A2 à Cl – ; A3 à Br – ;
k = 5.106 unités par mol. L– 1 pour F –
k = 4.10 6 unités par mol–1 pour Cl –
k = 4.10 6 unités par mol–1 pour Br –
26 OPTION PHYSIQUE

b. A (F – ) : 4.10 – 6 mol. L– 1 ü
1
ï
A2 (Cl – ) : 10 – 5 mol. L– 1 ý concentrations trop faibles pour des dosages chimiques classiques.
– –5 – 1ï
A31 (Br ) : 1,25.10 mol. L þ

IV. Dessalement industriel de l’eau de mer.


• Pour arrêter le flux de solvant de ① vers ② (car msolvant (1) > msolvant (2)),
on applique une surpression p du côté 2.

• Si on applique p ' > p du côté ② on a alors msolvant (2) > msolvant (1) et
le solvant va de la cuve 2 vers la cuve 1. On obtient de l’eau dessalée du côté 1.
æ ö
ç ÷
o P + p
çm
solvant = msolvant + R T Ln x solvant + òP00
V solvant dp ÷
ç
ç 1442443 144 42444 3÷ ÷
è <0 >0 ø

D. LES HALOGÈNES EN CHIMIE ORGANIQUE

1. Étude de mécanismes réactionnels.


1. Étude cinétique de l’iodation de l’acétone en milieu acide aqueux.
2– 2–
a. I 2 + 2 S2 O3 F 2I – + S4 O6

b. [I 2 ] ´ 10 ´ 2 = V 2– ´ 10 – 2 ´ 1
S 2 O3 (cm 3 )

Expérience 1 :
t (min) 1,4 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0
–1 –3 –3 –3 –3 –3
[I 2 ] (mol. L ) 5,35.10 4,90.10 4,45.10 3,95.10 3,50.10 3,00.10 – 3

Régression linéaire : pente = – 0,0977.10 – 3 coefficient de corrélation = – 0,9993.

Régression linéaire : ord = 5,44.10 – 3

Expérience 2 :
t 1,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0
–3 –3 –3 –3 –3
[I 2 ] 5,45.10 5,25.10 5,05.10 4,85.10 4,7.10 4,5.10 – 3

Régression linéaire : pente = – 0,0388 coefficient de corrélation = – 0,9978.


Régression linéaire : ord = 5,46.10 – 3

Expérience 3 :
t 1,0 5,0 10,0 15,0 25,0
–3 –3 –3 –3
[I 2 ] 5,40.10 5,20.10 4,95.10 4,70.10 4,20.10 – 3

Régression linéaire : pente = – 0,050 coefficient de corrélation = – 1,000.


Régression linéaire : ord = 5,45.10 – 3
OPTION PHYSIQUE 27

Conclusion : [I 2 ] = f(t) = a + bt
d[I 2 ]
= b = cte
dt

L’ordre par rapport à I 2 est 0.


d(I 2 )
v =– = k [I 2 ] o = k [I 2 ] = – kt + [I 2 ] o
dt

c. Dégénérescence de l’ordre par rapport à H+ et à l’acétone : d(I 2 )


– = k (H+ ) h [Ac] a
dt

k1 pente 1 æ 25 öa
Expérience 1 et 2 : = = (1) h ç ÷
k 2 pente 2 è 10 ø

h a
k1 æ 10 ö æ 25 ö
Expérience 1 et 3 : =ç ÷ ç ÷
k 3 è 25 ø è 5 ø

h a
k 2 æ 10 ö æ 10 ö
Expérience 2 et 3 : =ç ÷ ç ÷
k 3 è 25 ø è 5 ø

k1 k1 k2
On trouve : = 2,52 = 1,96 = 0,78 Þ a =1 h =1
k2 k3 k3
ordre / I 2 : 0
ordre / acétone : 1
ordre / H + : 1

d (énol)
d. v = k 2 (énol) (I 2 ) = 0 = k1 (a c H+ ) – k 2 (énol) (I 2 )
dt

Þ v = k1 (a c H+ ) = k1 K (acétone) (H + ) = k (acétone) (H + )

en accord avec cinétique mesurée. I 2 n’intervient qu’après l’étape lente : sa concentration n’inter-
vient donc pas dans le cinétique.

2. Iodation de l’acétone en milieu basique.


a.

b. Les anions successifs sont de plus en plus stable (effet électro attracteur de I) :

c. a. I 2 en milieu basique + ® précipité jaune de CHI 3

b. Mécanisme ; bilan
28 OPTION PHYSIQUE

II. Chimie industrielle.


1. Chloration du benzène.
a. AlCl 3

b.

c. Mécanisme classique.

d. Stéréoisomères (enchaînement des atomes identique, mais disposition dans l’espace différente).

e. a.

b.

g. (plus autres possibilités suivant l’axe de visée choisie).

d. Lindane non chiral (il existe un plan de symétrie dans conformation bateau).

2. Synthèse de l’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique ou 2,4-D (herbicide sélectif).


a. a. Réaction ionique (solvant polaire SEA)

b.

b. CH3COOH + Cl 2 ® ClCH 2 – COOH + HCl

c. a. ClCH 2COO – et

b.

SN nucléophile : ion phénolate

Substrat : (C5 + électrophile) ; vraisemblablement SN2

g. Ion phénolate plus nucléophile que le phénol.

d.

d. On produit 2HCl en a, 1HCl en b, et on consomme 1HCl en d Þ production de 2HCl en tout.


OPTION PHYSIQUE 29

3. Le DDT.
a.

b.

c.

d.

e. et

f. Accumulation dans l’environnement. Nocif pour la reproduction des oiseaux Þ déséquilibre


écologique à long terme.

4. Caoutchouc naturel et synthétique.


a. a.

b.

g.

b.

Terminaison : recombinaison de 2 radicaux quelconques.

c. a. ClCH2 – CH = CH – CH2Cl + 2 (HCOO– Na + ) + 2H2O

® HO – CH2 – CH = CH – CH2OH + 2HCOOH + 2 (Na +Cl – )

b. E : mécanisme plausible : SN1


30 OPTION PHYSIQUE

g. Catalyseurs d’hydrogénation : Ni, Co, Pt, Pd, Rh.

d.

d. a. ou

2–
b. S2O8 génère des radicaux (peroxyde fragile)

g. Phénol : piège à radicaux

R· + ArOH ® RH + ArO· radical relativement stable.


OPTION PHYSIQUE 31

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE
Épreuve C : Problème de physique - Session : 1997

PARTIE I. - ÉNERGIE ET TENSION DE SURFACE

1. a. df 0 df 0
dF0 = f 0 (T ) dS + S dT ; s0 = –
dT dT

b. La variation d’énergie libre dF0 est égale au travail dW des forces extérieures qui s’opposent, à l’équili-
bre, à la force de tension de surface.

dF0 = f 0 dS = – f 0 L dx
dW = – g 0 L dx
Þ g 0 = f0

force normale à la paroi, dans le plan de l’interface, dirigée vers l’intérieur.

c. g 0 = 72 ,7 mN / m à 20°C, diminue d’environ 0 ,15 mN / m par °C.

2. a. æ ¶f1 ö df ¶f1
ç ÷
dF1 =ç f1 – s ÷ dS + S 1 dT ; s1 = –
è ¶s T ø dT s ¶T s

b. ¶f1
W =s – f1
¶s T

c. ¶F0 ¶F1
g= + = g0 – W
¶S T ¶S T

3. a.

RT = g – g 0 = – W

RT est la force par unité de longueur, due au film, qui s’exerce sur la paroi.

b. • W est positive car sinon RT serait dirigée vers l’intérieur du film tensioactif et le film s’effondrerait sur
lui-même.
• RT est dirigée vers la surface extérieure au film. RT = W est donc équivalente à une pression en dimen-
sion deux (force par unité de longueur).
• g doit rester positive car sinon l’interface liquide devient instable vis-à-vis des fluctuations de hauteur.
Þ 0 <W < g0
32 OPTION PHYSIQUE

4. Pour un cylindre de hauteur h et de rayon R, on considère une variation dR du rayon :


variation d’énergie libre : dF = g ´ 2 p h dR

travail des forces de pression : dW = ( pi – pe ) 2p Rh dR

pi = pression interne ö g
÷ ® Dp = pi – pe =
pe = pression externeø R

æ 1 1 ö
ç + ÷
(ce n’est qu’un cas particulier de la formule de Laplace : Dp = g ç ÷ où R1 et R 2 sont les rayons de
è R1 R 2 ø
courbure principaux de la surface).

5. Équilibre de long de la verticale Þ


ga – gs
g a = g s + g cos q c Þ cos q c =
g

• g > g a – g s l’angle de contact q c existe.

q c < 90 ° si g a > g s
le liquide «mouille» la paroi

q c > 90 ° si g a < g s
le liquide «ne mouille pas»

Dans les deux cas on a affaire à un mouillage partiel.

• g < g a – g s : cas du mouillage total. Un film mince de liquide recouvre la paroi.

• g s – g a > g : cas symétrique (quasiment jamais observé).

6. On écrit l’équilibre des pressions hydrostatiques au point de la surface à l’altitude z :


pi = po pression atmosphérique g
Þ pi – pe = rgz =
pe = po – rgz R

1 dq dq
= = – cos q
R ds dz

ds = élément d’abscisse curviligne.

En intégrant l’équation différentielle z (q) on trouve :

z2
g sin q + rg =C = g
2

p
car : z = 0 pour q =
2

Remarque : si l’angle de contact était supérieur à 90°, on aurait :

rgz 2
g sin q – =g
2
OPTION PHYSIQUE 33

7. En plus des forces de tension de surface, il faut tenir compte de la force


de pression hydrostatique P due à la différence d’ascension h0 – h du
liquide de part et d’autre de la barrière.

h0 rg 2
P =ò
h
rgzdz =
2
(
h0 – h 2 ) par unité de longueur

Bilan des forces dans la direction horizontale :


æ rg h 2 ö æ 2ö
÷ – ç g sin q 0 + rg h0 ÷
RT = g sin q c – g 0 sin q 0c – P =ç
ç g sin q +
2 ÷ ç 0 2 ÷
c c
è ø è ø

RT = g – g 0 = – W

Le bilan des forces est inchangé, et ne dépend pas de la forme des ménisques de raccordement.

8. T= 2 gl + r1 g H le + r g h1 le
123 1424 3 1424 3
force de tension poids de poussée d'Archimède
de surface la lame

En toute rigueur, la hauteur d’eau h1 qui intervient dans la poussée d’Archimède est la différence de hauteur
entre le bas de la lame et le niveau de liquide loin des ménisques.

9. a. Équilibre des moments des forces : NBSI = TL


TL
I =
NBS
dI dI 2 lL
et : =– =–
dW dg NBS

b. DI = 1 mA pour DW = g 0
NBS DI
L=
2 l DW

Application Numérique : L = 2 ,31 cm

c. Sensibilité dW correspond à dI = 1 mA
DW
dW = dI = 0 ,072 mN / m
DI

PARTIE II. - TRANSITIONS DE PHASE DANS UN FILM TENSIOACTIF

1. A 0 représente l’aire minimale accessible par molécule [«coaire» ou «cosurface» par analogie avec le covo-
lume en dimension 3].

A 0 ~ quelques Å 2 ou quelques dizaine d’Å 2.

2. a. L’équation d’état se met sous la forme :


34 OPTION PHYSIQUE

b kB T A 0 kB T0
W= –
A – A0 A2
¶W
en écrivant : =0
¶A T

¶ 2W
et : =0
¶A 2 T

ì
ïA = 3 A
ï c 0
ï 8
on trouve : íTc = T0
ï 27
ï 1 kB T0
ïWc =
î 27 A 0

b. isothermes analogues aux isothermes de Van der Waals.

c. La portion AB des isothermes pour T < Tc est instable ® on doit la remplacer dans cette région par un pla-
teau traduisant l’équilibre entre deux phases de densités différentes (transition du premier ordre).

Tc est la température critique au-delà de laquelle il n’y a plus de transition.

3. ¶f1
Si dF1 = S dT – W dS , on définit naturellement :
¶T s

N
G1 = F1 + WS = ( f1 + W ) = NA ( f1 + W )
s

avec : G1 = Nm Þ m = A ( f1 + W )

¶f1
A N constant : dG1 = S dT + S dW = Ndm
¶T s

¶f1
Þ dm = A dT + A dW
¶T s

4. a. m1 = m2 à l’équilibre.
OPTION PHYSIQUE 35

b. m1 (T , W ' ) = m1 (T , W ) + A1 DW

m2 (T , W ' ) = m2 (T , W ) + A 2 DW

Comme : m1 (T , W ) = m2 (T , W )

on a : Dm = (A 2 – A1) DW

Si A 2 < A1, m2 < m1, la phase 2 est plus stable que la phase 1 et va donc croître.

c. DGc = m2 DN 2 + m1 DN 1 ; DN 1 = – DN 2 = – DN
variation du nombre de molécules
dans chaque phase.

Þ DGc = ( m2 – m1) DN

pR 2
DN =
A2

A 2 – A1
DGc = pR 2 DW
A2

(A1 – A 2 )
DG = DGl + DGc = 2 pRl – pR 2
5.
DW
A2

DG (R ) est maximale pour R = R *.

lA 2
R* =
(A1 – A 2 ) DW

pl2 A 2
DG * =
(A1 – A 2 ) DW

6. a. DG * pl2A 2
On écrit : ln n = ln K – = ln K –
kB T (A1 – A 2 ) DW kB T

1
Pour déterminer l, on tracer ln n en fonction de ; la pente de la droite est :
DW
pl2A 2
p=–
(A1 – A 2 ) kB T

b. On trouve graphiquement, ou bien en faisant une régression linéaire sur les points de mesure :
p = 37 10 – 3 N / m Þ l = 8.2 10 – 12 J / m

Pour une longueur d’interface a ~ A 2 ~ 6 Å correspondant à une seule molécule, on trouve :

la = 4 ,9 10 – 21J

Ce qui est de l’ordre de kB T (température ambiante), ou encore d’une fraction d’électron-volt.


36 OPTION PHYSIQUE

PARTIE III. - INTERACTIONS DIPÔLAIRES ÉLECTRIQUES

1. a. Composante tangentielle du champ électrique : E+ x = E – x.


Composante normale du champ électrique : e0 (E+ z – er E – z ) = es 0 .
Potentiel électrique : V+ ( z = 0 ) = V– ( z = 0 ).
r
b. E est uniforme dans chaque demi-espace.
z >0 : V+ = – zE+ + V0
æ E+ es 0 ö
z <0 V– = – z ç
ç – ÷
÷+ V0
è er e0 er ø

r
2. a. E dirigé suivant z et uniforme dans chaque région de l’espace.

ì e0 (E+ – er E n ) = es 0 ü
Relations de passage : í ý E+ = er E – = 0 par hypothèse
î e0 er (E n – E – ) = – es 0 þ

es 0
donc : En = –
e0 er

ì
ï
ïV+ = V0
ï es
íVn = V0 + 0 z
ï e0 er
ï es 0
ïV– = V0 – a
î e0 er

1 S
ò rV d 3r =
b.
U = {es 0 V ( z = 0 ) – es 0 V ( z = – a )}
2 2

U 1 e2s 20 a 1 P 2
fe = = =
S 2 e0 er 2 ae0 e r
en posant P = es 0 a (densité surfacique de dipôles).

3. DV = 0 sauf sur les plans de charge.

V = V0 ( z ) + V1( z ) sin kx

¶ 2V0 ¶ 2V1
DV = 2
+ sin kx – V1 k 2 sin kx = 0
2
¶z ¶z
123 14444244443
fonction de z fonction de x et de z

¶ 2V0 ¶ 2V1
® = 0 et k 2V1 – =0
¶z 2 ¶z 2

ì z >0 V1 = V+ e– kz
ï
Solutions : í– a < z < 0 V1 = Vekz + V ' e– kz
ï
î z <– a V1 = V– ekz
on a éliminé les solutions qui divergent à l’infini
OPTION PHYSIQUE 37

4. V0 ( z ) est la solution correspondant à une densité de chargé non modulée. Sa forme est donnée au § 2.a.

ìV+ = V + V ' (1)


Continuité de V1 en z = 0 : í – ka
îVe + V ' e– ka = V– e– ka (2)

Relations de passage pour E z :


¶V ¶V
– = – s 0 e – s 1e sin kx
¶z z= 0 + ¶z z= 0 –

donne : e0 k [V+ – er (V ' – V )] = s 1e (3)

Relation similaire en z = – a :
[
er e0 k – Ve– ka + V ' eka + V– e– ka = – s 1e ] (4)

La résolution du système d’équations (1) à (4) donne :


s 1e æ 1 1 – er ö s 1e
V = ç
ç + e– ka ÷
÷ ; V '= – e– ka
ke0 è 1 + er 2 e r (1 + e r ) ø 2 k e0 er

s 1e 1 – e– ka s 1e æ 1 1 – er 1 – ka ö
V+ = ; V– = ç
ç + e– ka – e ÷
÷
k e0 1 + er k e0 è 1 + er 2 er (1 + er ) 2 er ø

e 2 e 2
5.
U =
2
ò (sV )z= 0 d r–
2
ò (sV )z= – a d r

e
Þ fe =
2
( sV z= 0 – sV z= – a )
s1 ü
avec : sV z= 0 = (V + V ' ) ï
2 ï en ne gardant que les termes de valeurs
ý moyenne < > non nulle suivant x
e2s 20 a s 1 ï
et : sV z= – a =
e0 er
+
2
(
Ve– ka + V ' eka ) ï
þ

On trouve la forme indiquée, avec :


1 3 er + 1 1 – er
b0 = ; b1 = ; b2 =
2 er 8 er (er + 1) 8 er (1 + er )

a. 4 Ds 2 pnx
6.
On trouve : s ( x) = s 0 + å np
sin
L
n impair

ì sA + sB
ïs 0 = 2
avec : í
ï Ds = B – s A
s
î 2

P (x) = ea s (x) Þ P0 = ea s 0
et : 4 P
n¹0 Pn = ea Ds = 1
np n
38 OPTION PHYSIQUE

e
b.
fe =
2
[ sV z= 0 – sV z= – a ]
2 pnx
s = s 0 + å s n sin
n
L

2 pnx
par conséquent : V = V0 ( z ) + å Vn ( z ) sin
n
L

Dans le développement de sV seuls les termes de même n donnent une contribution non-nulle à la
moyenne f e Û les composantes de Fourier ont des contributions indépendantes entre elles.

c. On trouve :
P02 P2 1 L æ æ 2 pna ööæ æ 2 pna öö
f e = b0 + 1 å ç b1 + b 2 exp ç – ÷÷ç 1 – exp ç – ÷÷
ae0 ae0 n impair n 3 2 pa è è L øøè è L øø

1
Le facteur assure la convergence de la série.
n3

a 2pna
7. Pour << 1, on remplace la somme par une intégrale sur t = :
L L

P02 pP 2 ¥ 1
f e = b0 + 1 ò2 pa 3 ( b1 + b 2 exp (– t )) (1 – exp (– t )) dt
ae 0 L L t

a
L’intégrale diverge quand ® 0. On obtient son comportement asymptotique en développant la fonction à
L
intégrer au deuxième ordre :
1 1æ t ( b1 + 3 b 2 ) ö
3
( b1 + b 2 exp (– t )) (1 – exp (– t )) ~ ç b1 + b 2 – ÷
t t2 è 2 ø

En intégrant, on trouve le résultat annoncé.

8. Pour une aire S = lL, on a deux lignes de séparation de phase de longueur l chacune :

2 ll 2 l
Par unité de surface : fl = =
lL L

9. a. f = fe + fl

b 0 P02 P12 b1 + 3 b 2 pP12 2 pa 2 l


f = + ( b1 + b 2 ) + ln +
ae0 2 ae0 2 e0 L L L

1
b1 + 3 b 2 = >0
2 er (er + 1)
OPTION PHYSIQUE 39

K
L® 0 f ~– ln L
L avec K > 0
K
L® ¥ f ® f0 – ln L
L

b. f admet un minimum pour L = Lm, qui correspond à la configuration la plus stable :


¶ f
en écrivant : =0
¶L
æ 2 pl e0 er (er + 1) ö
on trouve : Lm = 2 pa exp ç
ç 1 + 2 2÷
÷
è (ea ) (s B – s A ) ø

c. Application Numérique : avec les valeurs données, on trouve Lm = 69 mm, ce qui est une longueur macro-
scopique, grande devient a.

S’il n’y avait pas de tension de ligne ( l = 0 ), on trouverait Lm = 2pa, c’est-à-dire que les domaines se-
raient de taille moléculaire, ce qui n’a pas de sens physique.

PARTIE IV. - DIFFRACTION DE RAYONS X


PAR UNE MONOCOUCHE À L’ÉTAT CRISTALLISÉ

1. Pour que la diffraction ait lieu sous un angle raisonnable, il faut que la longueur d’onde soit de l’ordre des
distances intermoléculaires, soit quelques Å. C’est le cas pour les rayons X.

2. a. La diffusion a lieu sans changement de phase :


r r r r r
® ( )
k1 – k2 × OM i = – q × OM i = f i

b. r r æ r r ö
(
A d = A 2 exp i k2 × r – wt ´ç
ç å )
exp – iq × OM i ( ) ÷
÷
è i ø
r
A d amplitude de l’onde diffusée dans la direction k2.

r r r
3. a. On a : k2 = k1 + q

2 2 2
r r
k2 = k1 + q + 2 k1× q

® la diffusion a lieu sans changement de longueur d’onde : k1 = k2


r 2 r 2 r 2
® q = q^ + q//
r r r r r
® k1 × q = k1 × q// puisque k1 est dans le plan xOy.

r 2 r 2 r r
On en déduit : q^ = – q// – 2 k1 × q//
40 OPTION PHYSIQUE

r r
b. On observe un maximum d’intensité diffractée lorsque å exp (i qi × OM i ) est maximale, c’est-à-dire
r i
r
lorsque qi × OM i est un multiple de 2p pour tout i.

r r r r r
(
q × OM i = q// × m iG + ni H ) ( (m i , ni ) entiers) est un multiple de 2p si :
r
ì qr × G = 2 p M
ï //
ír r avec M, N entiers
î q// × H = 2 p N
ï
r
(ce qui revient à écrire que q// est un vecteur du réseau réciproque).

r r r
c. Pour chaque q// vérifiant les conditions ci-dessus, il y a deux vecteurs q^ et – q^ qui remplissent
les conditions du § 3.a.

On observe donc deux taches symétriques par rapport au plan xOy.


r r
4. a. On décompose qr // sur la base rectangulaire (G , H ).

ìr r 2 pM
r ï
r ï q // × G = 2 pM Û a=
r a2
q// = aG + bH í r
ï qr × H = 2 pN 2 pN
ï // Û b=
î b2
r r
r æ G H ö
Þ q// = 2 p ç
ç M 2
+ N ÷

è a b ø

b. 2 2 r r
Pour une tache de diffraction : q^ ³0 Þ q// £ –2 q// × k1

Une condition nécessaire est : q// £ 2 k1

2p
La valeur minimale de q// est (car a > b), ce qui impose l0 £ 2 a.
a

Cette condition est suffisante car l0 = 2 a correspond à la plus grande différence de marche possible entre
molécules voisines, pour laquelle on observe un pic de rétrodiffusion.

c. r r 2 r r
Pour q^ = 0, on a q// = – 2 k1 × q// et on retrouve la relation de Bragg :
q 4p q
q// = 2 k1 sin = sin
2 l0 2

Les premiers vecteurs du réseau réciproque sont :


2p 2p
q1 = et q2 =
a b

d’où l’on calcule : a = 5 ,20 Å et b = 4 ,60 Å

1 1
On vérifie ensuite que q3 = 2 p 2
+ correspond effectivement à q 3.
a b2
OPTION PHYSIQUE 41

5. a. L’amplitude diffractée par un point courant P de la tige M i N i est :


r r æ r ¾ ¾¾®ö æ r ¾ ¾¾®ö
( ) ç ÷
dA = A 2 exp i k2 × r – wt exp ç i q × OM i ÷ exp
ç ÷
i ç q × M i P ÷ dl
è ø è ø

r ¾ ¾¾®
or : q × M i P = q// M i P sin y cos h + q^ M i P cos y

En notant M i P = l, l’amplitude totale diffractée par la tige est donnée par l’intégrale :
r r æ r ¾ ¾¾®ö
÷ e
( ) ç
A = A 2 exp i k2 × r – wt exp i ç q × OM i ÷ò dl exp (ilW )
0
è ø

b. L’intensité diffractée I est proportionnelle à AA *, elle se met sous la forme donnée après normalisation.

6. a. L’amplitude totale diffractée par le réseau s’obtient en sommant l’amplitude A sur toutes les molécules :
r r r r e
( ) ( )
A t = A 2 exp i k2 × r – wt å exp i q × OM i ò dl exp (ilW )
0
i

L’intégrale (facteur de forme) ne dépend pas de i et sort de la sommation.

L’intensité totale diffractée est donc le produit de I (W ) par l’intensité diffractée par un réseau de molécu-
les ponctuelles.

b. Pour un maximum d’intensité diffractée, il faut ajouter aux deux conditions établies précédemment, à sa-
voir :
2 2 r r r
q^ = – q// – 2 k × q// et q// vecteur du réseau réciproque,

une troisième condition qui donne le maximum de I (W ) :


W =0 Û q// sin y cos h + q^ cos y = 0

c. Allure des variations de I (W )

La largeur de la tache principale (distance entre les deux


premiers minima nuls) est :
4p
Dq^ =
e cos y

L’épaisseur du film est e cos y, on la mesure à partir de Dq^.

7. a. r ¾¾ ¾® r r
G et M i N i sont colinéaires, ainsi que q// et G, donc h = 0.

q^
= 0 ,40 = tg y Þ y = 21,8 ° (au signe près)
q//

b. On trouve : e = 21,8 ° Å
42 OPTION PHYSIQUE

PARTIE V. - ORDRE DANS UN MONOCOUCHE DICHROÏQUE

1. a. La composante tangentielle du champ électrique est continue et le champ est nul dans le conducteur parfait :
r r r
Þ Ei + Er = 0
r r
Onde transmise : Et = 0
r r
Onde réfléchie : E r = E r0 ex ei (kz– wt ) avec : E r0 = – E i0

r r
b. La densité j de courant surfacique est reliée à B (champ magnétique) par :
r r r
m0 j = ez Ù B
r r r r E r
B = B r + B i avec : B i = – i e y e– iwt en z = 0
c
r r
et : Br = Bi
r
r 2 E i0 r – iwt 2 E r0 r – iwt 2 Er
d’où : m0 j = ex e =– ex e =– en z = 0
c c c
r r
On relie ensuite j à P// (densité surfacique de dipôles) :
r r r
r 1 r 1 ¶r 1 ¶ r 1 ¶P ¶P//
j=
S
å qi vi =
S
å qi i =
¶t S ¶t
å qi ri =
S ¶t
=
¶t
i i i

d’où le résultat.

2. a. a a les dimensions d’un volume.


La seule longueur intervenant dans le problème est la taille de la molécule l :
a ~ l 3 ~ 10 – 30 m 3

b. a i est directement proportionnelle à l’absorption de puissance par le dipôle induit.

Cette puissance absorbée s’écrit :


r
dW r r r dP r dpr
= å qE × v = E × = Ss E ×
dt dt dt
r
dW r dE
= S se0 ( a r + ia i ) E × = S se0 (– iwa r + wa i ) E 02
dt dt
dont la partie réelle représente effectivement la puissance absorbée.
r
c. Le champ local en z = 0 est E = E erx e– iwt et induit une densité surfacique de dipôles :
r r r
P// = sp// = e0 as E

L’onde rayonnée a la même amplitude E p0 dans les directions z > 0 et z < 0

1 ¶P// kas
E p0 = – =i E
2 e 0 c ¶t 2
OPTION PHYSIQUE 43

L’onde réfléchie a donc pour amplitude : E r0 = E p0 et l’onde transmise est la superposition de l’onde inci-
dente et de l’onde rayonnée :
E t0 = E i0 + E p0

L’amplitude du champ local vaut :


E = E i0 + E r0 = E t0 = E i0 + E p0

En résolvant ces équations, on trouve :


iA
E r0 = E i0
1 – iA
1
et : E t0 = E i0
1 – iA
ksa
avec : A=
2
r r r
3. a. ì
ï E+ – E d = 0
Relations de passage : ír r r
ïEd – E– = 0
î

ì E+ : z > d
ï
íEd : 0 < z < d
ï
îE– : z < 0
car il n’y a que des dipôles de polarisation mais pas de charges de polarisation.
r
ìr r ¶P// r
ï B+ – B d = m0 Ù ez
Pour le champ magnétique : í ¶t
ï r r r
îBd – B– = 0

r r
b. On voit que les valeurs E d et B d des champs s’éliminent si la couche est d’épaisseur négligeable.
r r
ì
ï E+ = (1 + R ) E i ex
En écrivant : ír r
ï
î E – = TE i ex

ìr Ei r
ï B+ = – c (1 – R ) e y
et : ír
ï B = – nT E i er
î – y
c
2
on trouve : T=
(1 + n ) – 2 iA
1 – n + 2 iA
R=
1 + n – 2 iA

4. a. Évaluation de ksa : k ~ 2 10 7 m – 1 dans le visible


a ~ 10 – 30 m 3
44 OPTION PHYSIQUE

s ~ 1019 m – 2
Þ ksa ~ 2 10 – 4 ; le développement est légitime.

b. 1– n 4 iA
On trouve : R= +
1 + n (1 + n ) 2

2 4 iA
T= +
1 + n (1 + n ) 2

2
c. Ir = R I0
2
It = nT I0

2
2 æ1– nö 8 A i (1 – n )
A l’ordre le plus bas en A : R =ç ÷ –
è 1+ n ø (1 + n ) 3
2
2 æ 2 ö 16 A i
T =ç ÷ –
è 1 + n ø (1 + n ) 3

ksa i
avec : Ai =
2

Ir + It 8Ai
Le bilan énergétique est : =1 –
I0 (1 + n ) 2

Comme a i et donc A i sont positifs (question 2.b.), on trouve que la couche absorbe effectivement.

Remarque : le signe de a i dépend de la convention d’écriture E = E 0 e– iwt ; si on avait choisi E 0 eiwt , il


aurait fallu inverser aussi le signe de a i .

5. a. Le dichroïsme correspond à une absorption anisotrope du champ électromagnétique, ce qui est le cas ici
(absorption suivant OX seulement).
r
b. On décompose E suivant OX et OY :
r r r
E = E i cos f X + E i sin f Y

En définissant un coefficient de réflexion R X suivant OX :


1 – n + 2 iA X
RX =
1 + n – 2 iA X

ks
avec : AX = (a1 + i a 2 )
2
ksa 3
(définition similaire de RY suivant OY avec AY = ).
2

L’amplitude du champ réfléchi est :


r r r
E r = R X E i cos f X + RY E i sin f Y
OPTION PHYSIQUE 45

ce qui donne : ( )
E r // = R X cos2 f + RY sin 2 f E i
E r^ = (RY – R X ) cos f sin f E i

6. a. Dans le cas général RY ¹ R X , la polarisation réfléchie est elliptique.

b. Si a1 et a 3 sont petits devant a 2, on a :


1– n 2 ksa 2 1– n
RX » – ; RY =
1 + n (1 + n ) 2 1+ n

R X et RY sont réels, la polarisation réfléchie est rectiligne, tournée d’un angle q par rapport à la polarisa-
tion incidente, tel que :
ksa 2 sin 2 f ksa 2 sin 2 f
tg q = 2 »
n – 1 + ksa 2 (1 + cos 2 f) n2 – 1
car ksa 2 est petit devant n 2 – 1.

p ksa 2
q est maximum pour : f= ; tg q M =
4 n2 – 1

On peut repérer à l’aide d’un analyseur la direction q du champ réfléchi. En faisant varier la direction de la
polarisation incidente par rapport au plan de la monocouche on repère q M, et on en déduit alors que OX et
E i font un angle de 45°.

c. Application Numérique :
On trouve ksa 2 = 0 ,023 (ce qui justifie l’approximation) et q M = 1.7 °.

***

Ce problème a été adapté à partir de travaux de recherche sur les monocouches tensioactives, dits «Films de
Langmuir», effectués au Laboratoire de Physique Statistique de l’École Normale Supérieure. Je tiens à remercier
mes collaborateurs de ces dernières années : Cyrille FLAMENT, François GRANER, Pierre MULLER, Arnaud SAINT-
JALMES, dont la contribution à ces travaux a été essentielle.

François GALLET

BIBLIOGRAPHIE
– C.M. KNOBLER : «Recent developments in the study of monolayers at the air-water interface», in «Advances in
Chemical Physics», edited by I. Prigogine et S. Rice (Wiley, New York, 1990) vol. 77, p. 397.
– D. ANDELMAN, F. BROCHARD and J.F. JOANNY : «Phase transitions in Langmuir monolayers of polar molecu-
les», J. Chem. Phys. 86 (1987), 3673.
– P. MULLER and F. GALLET : «First measurement of the liquid-solid line energy in a Langmuir monolayer»,
Phys. Rev. Lett. 67 (1991), 1106.
– A. SAINT-JALMES, F. GRANER, F. GALLET, P. NASSOY and M. GOLDMANN : «Structure of bidimensional phos-
pholipidic crystallites on formamide determined by X-ray diffraction», Chem. Phys. Lett. 240 (1995), 234.
– C. FLAMENT and F. GALLET : «Ordered phases in pure and mixed dichroïc monolayers», Modern Phys. Lett. B
9 (1995), 1791.
OPTION CHIMIE 47

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : CHIMIE
Épreuve A : Composition de chimie - Session : 1997
48 OPTION CHIMIE
OPTION CHIMIE 49
50 OPTION CHIMIE
OPTION CHIMIE 51
52 OPTION CHIMIE
OPTION CHIMIE 53
54 OPTION CHIMIE
OPTION CHIMIE 55
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 57

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Épreuve A : Composition de physique - Session : 1997

PARTIE A / MÉCANIQUE : ÉTUDE DE QUELQUES MOUVEMENTS À FORCES CENTRALE

I. PROPRIÉTÉS DES MOUVEMENTS DANS UN CHAMP NEWTONIEN


I.1. h ¾¾
¾® r
LO = m OM Ù v
h
dLO h ¾¾
¾® r r
= m O = OM Ù f ( M ) = 0 "t
dt/ R
h h r
LO = cte = LOz ez ; "t

¾¾
¾® ¾¾
¾®
OM et dOM
r
sont contenus dans le plan ^ ez passant par le point O. La trajectoire est plane et contenue dans ce plan
noté xOy.

LOz
= r 2 q& = cte
I.2.
C0 =
m
¾¾
¾® r
OM = r er
r r r
v = r& er + rq& eq

Contante des aires :


1 r
2
r
r Ù dr = d ez
r
a
da r r r
aire algébrique élémentaire hachurée > 0 si (r Ù dr ) × ez > 0.

Þ
a
d r 1 r dr
ez = r Ù
r
1 r
= C 0 ez
dt 2 dt 2

soit : C0 = 2
da
dt
C0
= vitesse aréolaire ou C 0 constante des aires.
2
r r
dp dv r 1 d 2 & r
r – rq& 2 ) er + m
I.3.
=m = m (&& (r q ) eq
dt/ R dt/ R 2 dt
58 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

r
dp r
r – rq& 2 ) er
= m (&&
dt/ R

d dr & dr C 0
r& = r= q=
dt dq dq r 2

2 dr dr & C 0 d 2r & 2 C 0 æ dr ö2 & C 0 d 2r &


r&& = – q C 0 + q = – ç ÷ q+ q
r 3 dq dq r 2 dq 2 r 3 è dq ø r 2 dq 2
æ 1ö
dç ÷
è rø 1 dr
or : =– 2
dq r dq
æ 1ö
d 2ç ÷ 2
è rø 2 æ dr ö 1 d 2r
=+ ç ÷ –
dq 2 r 3 è dq ø r 2 dq 2
2
C
q& 2 = 04
r

C02
rq& 2 =
r3
C
q& = 20
r
æ æ 1 öö æ æ 1 öö
r ç 2 d 2 ç ÷÷ 2ç d 2 ç ÷÷
dp ç C è r ø÷ r m C ç1 è r ø÷ r
= m – 30 – q& C 0 er = – 2 0 + er
dt/ R ç r dq ÷
2
r çr dq 2 ÷
ç ÷ ç ÷
è ø è ø

æ æ 1 öö
ç d 2 ç ÷÷
K ç1 è r ø÷ r
=– 2 + er
r çr dq 2 ÷
ç ÷
è ø

K = m C 02

I.4. r a r
f = – 2 er a cte réelle > 0
r

æ 1ö
d 2ç ÷
è rø 1 a
2
+ = = cte > 0
dq r m C 02

Solution générale de l’équation homogène :


1
= A cos (q – q 0 )
r
A, q 0 constantes à déterminer.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 59

Solution particulière de l’équation complète :


a
m C 02

1 a
= + A cos (q – q 0 )
r m C 02

1
r=
a
+ A cos (q – q 0 )
m C 02

On choisit l’axe polaire et son orientation de manière à avoir q 0 = 0 avec A > 0 ou A < 0.

m C 02
est une quantité positive homogène à une longueur. On pose :
a
m C 02
po =
a

A est > 0 ou < 0 et homogène à l’inverse d’une longueur.


A po = e nombre > 0 sans dimension.

L’équation de la trajectoire s’écrit :


po
r=
1 ± e cos q
on reconnaît l’équation polaire d’une conique avec po paramètre et e excentricité.

I.5. Énergie mécanique E m du point M.

1 2
Em = Ec + Ep = mv + E p
2
avec E p énergie potentielle dont dérive le champ de forces :
r
r a er ¾¾¾® d Ep r
f ( M ) = – 2 = – grad E p = – er
r dr
d Ep a
=
dr r2
a
Ep = – + cte
r
E p (¥) = 0
cte = 0

1 2 a
Em = mv –
2 r
La seule force qui s’exerce sur le point M est à circulation conservatrice : d’où E m est une constante du
mouvement.

v2 = r& 2 + r 2 q& 2
60 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

po
r=
1 ± e cos q

dr dq dr C 0
r& = =
dq dt dq r 2
2 2
2 C 02 æ dr ö C 02 æ
ç po (m ) e sin q ö
÷ C 02 æ
ç r2 ö
÷ 2 2 2
r& = 4 ç ÷ = 4 ç ÷= ç ÷ p0 e sin q
r è dq ø r è (1 ± e cos) 2 ø r 4 è p02 ø

C 02
r& 2 = e2 sin 2 q
p02

C 02 C 02
r q = 2 = 2 (1 ± e cos q ) 2
&22
r p0

C 02 C 02
v2 = (e2 sin 2 q + 1 ± 2 e cos q + e2 cos2 q ) = (1 + e2 ± 2 e cos q )
p02 p02

a (1 ± e cos q ) m C 02
or : – =–
r po po

1 m C 02 2 a a>0 e>0
Em = ( e – 1) = (e2 – 1)
2 po 2 2 po po > 0

E m > 0 pour e >1 hyperbole (1 branche)


E m = 0 pour e = 1 parabole
ì e < 1 ellipse
E m < 0 pour í
î e = 0 cercle

r r r
I.6. Constante vectorielle ? R = v Ù Lo + b er b cte ?

r r h
dR dv h r d L r
o
= Ù Lo + V Ù + bq& e0
dt/ R dt/ R dt/ R
||r
O
r r
dV f a r
or : = =– er
dt/ R m mr 2
r
r ¾ ¾¾® dR r
R = cte Þ =0
dt/ R
a r r
2 & r & er = 0
– er Ù mr q ez + b q 0
mr 2
r r r
a q& e0 + b q& e0 = 0

b = –a
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 61

Cas d’une trajectoire elliptique : choisissons A > 0 puis A < 0.

P0
¬ A >0 r=
1 + e cos q

P est le péricentre de la trajectoire.


r r
v (P ) = vP e y
r r
OP = rP ex

C 0 = rP vP
r r h r r r r æ m C 02 ör
R = V Ù Lo – a er = vP e y Ù m rP vP ez – a ex =ç
ç r – a ÷e
÷ x
è P ø

m C 02
or : a=
p0
r æ 1 1 ö r
R = m C 02 ç
ç – ÷
÷ ex
è rP p0 ø

p0
avec : rP =
1+ e
r e m C2 r r
0
R= ex = e a ex
p0

­ A <0 A apocentre
P0
r=
1 – e cos q
r æ1 1 ö r
R = m C 02 ç
ç – ÷
÷ ex
è rA p0 ø

p0
rA =
1– e
r e m C 02 r r
R =– ex = – e a ex
p0
r
Þ dans tous les cas R est porté par le grand axe de l’ellipse, orienté de O vers P et a pour norme ea.

a
(e2 – 1)
I.7.
Em =
2 p0

æ 1 1 ö
or : 2 a = rA + rP = p0 ç + ÷
è 1+ e 1 – e ø

2 p0
2a =
1 – e2
62 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

a
Em = –
2a
énergie négative (état lié).

La période T est égale à la durée de parcours de l’ellipse soit a


l’aire de l’ellipse a = p ab (b demi

a
petit axe). La vitesse aréolaire est constante, en valeur absolue :
d C
= 0
dt 2
æ a p0 ö1/ 2
avec : C 0 =ç ÷
è m ø
p0
a=
1 – e2
et : b 2 = a 2 (1 – e2 )
d’après les propriétés géométriques de l’ellipse.

a a (1 – e2 )
C 02 =
m

T2 =
4 a 2
=
4 p 2 a2 b2
=
4 p 2 a3 m
C 02 C 02 a

troisième loi de Kepler.

II. APPLICATIONS
II.1. Vitesse de libération
II.1.1. vl vitesse minimale correspondant à un état libre de la particule soit (E m = 0vis-à-vis de la
Terre : vitesse mesurée dans le référentiel géocentrique) :
1 km MT
mvl2 – =0
2 RT

II.1.2. 1
æ 2 k MT ö 2
vl =ç
ç ÷
÷
è RT ø

II.2. Comète à trajectoire parabolique


II.2.1. Trajectoire parabolique E m = 0 pour la comète de masse m Þ vM en P car SP minimum = d.
a 1 2
et – + mv = 0
r 2
1
1 2 k MS m æ 2 k MS ö 2
m vM = vM =ç ÷
2 d è d ø

La Terre est en orbite circulaire de rayon R 0 autour du Soleil. Son énergie mécanique est :
k M S MT 1 2 k M S MT
E mt = – + MT v0 = –
R0 2 2 R0
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 63

1
æ k MS ö 2
soit : v0 =ç
ç ÷
÷
è R0 ø
1
æ 2 R0 ö 2
vM = v0 ç ÷
è d ø

II.2.2. en A et B, r = R 0 Þ vA – vB
1 2 1 2 k MS m
m vA = m vB =
2 2 R0

1
æ 2 k MS ö 2
vA =ç
ç ÷
÷ = vB = 2 v0
è R0 ø
Écrivons la conservation du moment cinétique de la comète en S :
1
L S = m d vM = m v0 ( 2 R 0 d ) 2 = m vA R0 sin a A = m vB R0 sin a B = m v0 R0 2 sin a A

sin a A = sin a B = sin a


1
æ d ö2
ç ÷
sin a =ç ÷
è R0 ø

1
æ d ö2 é pù
ç ÷
a = arc sin ç ÷ Îê 0 , ú
è R0 ø ë 2û

aA = p – a aB = a

II.2.3. d = R 0 ; durée de visibilité = durée de son parcours de A à B.


2

P
Équation polaire : r = en désignant par C la comète :
1 + cos q
¾¾
¾® ¾ ¾
¾®
r = SC q = ( Sx , SC )
P R
= r (q = 0 ) = d = 0
2 2

R0
D’où l’équation : r= VM = 2 V0
1 + cos q

R 0 VM dq
CS = = R 0 V0 = r 2 q& = r 2
2 dt
C S constante des aires de la comète.

dq R 0 V 0 R V V
= 2
= 0 2 0 (1 + cos q ) 2 = 0 (1 + cos q ) 2
dt r R0 R0
64 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

R0 dq
dt =
V0 (1 + cos q ) 2

B R0 qB dq 2 R0 qB dq
D’où : Dt = tB – tA = ò dt = òq 2
= ò0
A V0 A (1 + cos q ) V0 (1 + cos q ) 2
q
(1 + cos q ) 2 = 4 cos4
2

q
Posons : tan =u
2
1
= 1+ u2
q
cos2
2
dq
du =
q
2 cos2
2
qB dq 1 uB
J =ò = ò0 (1 + u 2 ) du
0 q 4 2
4 cos
2
qB
avec : uB = tan
2
R0 R0
en B pour d = : R0 =
2 1 + cos q B

p
soit : qB =
2
qB
tan = uB = 1
2
1 1 1æ 1ö 2
J = ò0 (1 + u 2 ) du = ç 1 + ÷ =
2 2è 3ø 3

4 R0
Dt =
3 V0

2p R0
et : V0 =
T0

D’où : 2 T0
Dt = = 0 ,212 T0
3p

II.3. Satellite géostationnaire


II.3.1. Soit G le centre de masse du satellite :
r r h ¾¾
¾®
VG = V G +W RT Ù OG
R RT R

r r
satellite géostationnaire : Þ VG = O "t
RT
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 65

r h ¾¾
¾®
D’où : VG = W R T Ù OG
R R

h ¾¾
¾®
W RT = cte orientée selon la ligne des pôles terrestres Sud ® Nord.
R

r ¾¾
¾®
VG ^ OG " (t ) (1)
R

r h
et : VG ^ W " ( t ) (2)
R

D’où le mouvement dans R d’un tel satellite est circulaire.

II.3.2. ¾¾
¾®
r d OG
(1) VG =
R dt/ R

¾¾
¾®
d OG ¾ ¾¾®
on a donc : × OG = O
dt/ R

¾¾
¾®
soit : OG = cte

r h
(2) VG ^ W
R

le mouvement est à force centrale ; la trajectoire est contenue dans le plan contenant le
h
centre de forces et perpendiculaire à W ; c’est le plan équatorial terrestre.

h ¾¾
¾®
Comme W = cte le mouvement est circulaire uniforme.

4p 2 R 3 4p 2
T2 = = 2
k MT W

h
avec : W= W RT
R

1
æ k MT ö 3
R =ç ÷ R = 42291 km
è W2 ø

II.3.3. Vitesse v = RW V = 3 ,075 km – 1

II.4. Engin balistique : tir Nord-Sud


II.4.1. RT
Équation polaire de l’ellipse : r=
1 – e cos q
66 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

Conservation du moment cinétique en O :


m r 2 q& = – m RT V0 sin j

3
r 2 q& = – RT V0 = cte
2

Vitesse initiale connue en N sur la base polaire :


r r V r æ pör
Vor er = V0 cos 60 ° er = 0 er = r&ç q = ÷ er
2 è 2ø

RT e sin q 2 & 3
r= Þ r& = – r q = e V0 sin q
1 – e cos q RT 2

p
en N : q=
2

V0 3 1
r& = = eV0 Þ e=
2 2 3

II.4.2.
RT RT
Distance maximum : OA = rA = = 1– 1
1– e 3

OA = 15142 km

II.4.3. Conservation de l’énergie mécanique :


a 1 2 a
Em = – = mV0 –
2a 2 RT
2 RT
2a =
1 – e2
æ 2ö
1 2
mV0 =
a ç1 – 1 – e ÷ avec a = k MT m
2 RT ç 2 ÷
è ø

2 k MT 4 k MT
V0 = (1 + e2 ) =
RT 3 RT

1
æ k MT ö 2
V0 = 2 ç
ç ÷
÷ V0 = 9 ,13 km. s– 1
è 3 RT ø

II.4.4. Constante des aires : 3


C 0 = r 2 q& = – RT V0
2

C 0 = – 5 ,06 ´ 10 4 km 2 s– 1

II.5. Trajectoire de la planète Mercure


II.5.1. TM = 88 jours e = 0 ,21
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 67

1
æ k M T 2ö 3
S M ÷
a =ç
ç 4p 2 ÷ PM = (1 – e2 ) a b = a 1 – e2
è ø

a = 5 ,8 1010 m PM = 5 ,54 1010 m b = 5 ,67 1010 m

2 r r
II.5.2. a. 4 – p = – p × p + E 2 c2 = m 2c2
r
r dp dg r r
– p × + m 2c2 g =0 p = g mv
dt dt
r
r dp d
– v× + (g mc2 ) = 0
dt dt
r r r
soit : d 2 dp r
(g mc ) = ×v =F ×v
dt dt

a
E m = E c + E p = (g – 1) mc2 –
b.
r

d d E d Ec r r d Ep
or : (g mc2 ) = = =F ×v =–
dt dt dt dt

d Em d Ec d Ep
= + =0 E m = cte
dt dt dt

c. Théorème du moment cinétique en O :


h
d LO ¾¾
¾® r r
= OM Ù F = 0
dt/ R

h h ¾¾
¾® r
LO = cte = OM Ù m g v
h
donc même raisonnement qu’en mécanique newtonienne Þ trajectoire plane ^ à LO conte-
nant O.
r r
d. dp dg r dv
=m v + mg
dt dt dt
r r r
v = r& er + r q& eq
r
dv r r
r – rq& 2 ) er + (r&&
= (&& q + 2 r&q& ) eq
dt
r
dp r r a r
dt
(
= m g& r& + g (&& )
r – rq& 2 ) er + m ( g& rq& + g (r&&
q + 2 r&q& )) eq = – 2 er
r
r
dp r
dt
( )
r – rq& 2 ) er
= m g& r& + g (&&

LOz = cte = mgr 2q&


68 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

L
q& = Oz2
mgr
O désigne le «centre» du Soleil.

æ 1ö
dç ÷
dr & L dr L è rø
r& = q = Oz2 = – Oz
dq mgr dq mg dq

æ æ 1ö æ 1 öö
ç d 2ç ÷ d ç ÷÷
L çq & è rø 1 è r ø÷
r&& = – Oz – 2 g&
m ç g dq 2
g dq ÷
ç ÷
è ø

æ æ 1 öö
r 2 ç d 2 ç ÷÷
dp L ç1 è r ø÷ r
= – Oz 2 + er
dt mgr r ç dq 2 ÷
ç ÷
è ø

e. é æ 1 öù
2 d 2 ç ÷ú
LOz ê 1 è rø a
– ê +
2 r 2
ú= – 2
mgr ê dq ú r
ê
ë ú
û

æ 1ö
d 2ç ÷
è rø 1 amg
2
+ = 2
éliminons g
dq r LOz
a
E m = cte = (g – 1) mc2 –
r
Em + a r
g = 1+
mc2
æ 1ö
d 2ç ÷
è 2ø 1 am æ E a ö
+ = ç1 + m + ÷
dq 2 r LOz 2 è mc2 rmc2 ø

æ 1ö
d 2ç ÷
è rø 1æ a2 ö ÷ = a (E + mc2 )
+ ç
ç 1 – ÷ m
dq 2 rè 2
c LOz ø c2LOz
2 2

a2 a
C1 = 2
C2 = 2
(E m + mc2 )
2 2
c LOz c LOz
am a 1
C1 » 2
´ ´
LOz 1
m
424 3 1 c2
12 3 424 3
1 10 – 20 10 – 17
– 10
p 0 ~ 10 m
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 69

C1 ~ 10 – 7 << 1 Þ 1 – C1 > 0 voisin de 1.

f. æ 1ö
d 2ç ÷
è rø 1
2
+ (1 – C1) =C2
dq r
solution générale de l’équation homogène.

1
= l cos (Wq – q 0 )
r
1
æ a2 ö
2

W = ( 1 – C1)
1
2 ç
=ç 1 – ÷

è c2LOz ø

solution particulière de l’équation complète.

1 C2
=
r 1 – C1

1 C2 1
= + l cos (Wq – q 0 ) = (1 + B cos Wq )
r 1 – C1 P1
en choisissant q 0 = 0.

2
1 – C1 L c2 – a 2
P1 = = Oz
C2 a (E m + mc2 )

g. Condition pour que la trajectoire ne présente pas de point à l’infini :


1
¹0 "q B cos Wq ¹ – 1 "q Þ B <1
r

1
h. Période de en fonction de q : Q
r

Elle est telle que : WQ = 2p


– 1
2p æ a2 ö
2

Q= ç
= 2p ç1 – ÷

W è c2LOz ø

æ a2 ö ÷= p a2
Q » 2p ç
ç 1 + 2÷
2p + 2
> 2p
è
2
2 c LOz ø c2LOz

i. Le rayon r reprendra même valeur pour une rotation minimum de la planète de l’angle
Q > 2p, ce qui correspond à une rotation de l’ellipse sans déformation autour de l’axe Oz,
repérée par exemple par la rotation de son grand axe de l’angle Q – 2p pendant la durée TM
d’une révolution de la planète MERCURE.
70 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

p a2
dj = Q – 2 p = 2
c2LOz

dj = 0 ,017 ' ' d’arc en 88 jours


soit : 7 ,06 ' ' par siècle.

j. La relativité restreinte explique qualitativement l’avance du périhélie de Mercure mais


pas quantitativement.

II.5.3. a. r r h r
R = v Ù LO + b er

b=– a
r r
dR dv g r a r g a' r g r
= Ù LO – a q& eo = – 2
er Ù LO – 4
er Ù LO – a q& eo
dt dt mr mr
r
a' r 2 & r f' g
=– er Ù mr q ez = Ù LO
mr 4 m
r
dR a' r r a' r PM
= 2 q& eo dR = 2 dq eo r=
dt r r 1 + e cos q

r r r
b. eo = – sin q ex + cos q e y
r a' r r
dR = 2 (1 + e cos q ) 2 dq (– sin q ex + cos q e y )
PM

pour une révolution complète on doit intégrer sur q de 0 à 2p.


r a' 2p r
dR = 2 ò0 (1 + e cos q ) 2 cos q dq e y
PM
r a' r
dR = 2 2 ep e y
PM
r
æ dR ö
ç ÷ 2 ep 3 k M S m C 02 6 p C 02
ç r ÷ = =
ç R
è 0
÷
ø (a' PM2 c2 e k M S m c2 PM2
2 )

avec : C 02 = 4 p 2 a 2 b 2 TM2
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 71

r
æ dR ö
ç ÷
ç r ÷ = 5 ,03 10 – 7 sur 88 jours.
ç R ÷
è 0 ø (a' )
2

æ dRr ö
ç ÷ 2 ep 3 k M S m R e (R e – R p ) / 5
ç r ÷ =
ç R
è 0
÷
ø (a' ) PM2 e k M S m
1

r
æ dR ö
ç ÷
ç r ÷ = 2 ,975 10 – 8 sur 88 jours.
ç R ÷
è 0 ø (a' )
1

c. Relativité générale dj 2 = 43 ' ' d’arc ® explication la plus satisfaisante : aplatissement du


soleil dj1 = 2 ,56 ' '.

PARTIE B / THERMODYNAMIQUE : ÉTUDE DE QUELQUES PHÉNOMÈNES DE TRANSFERT


THERMIQUE

I. ÉTUDE THÉORIQUE DE LA CONDUCTION THERMIQUE


I.1. Flux thermique
r
C’est le quantité de chaleur traversant (S ) par unité de temps dans le sens de n. C’est un flux non con-
vectif d’énergie interne.

F th s’exprime en Watts.

I.2. Courant thermique volumique


r
jth : c’est un vecteur défini localement en tout point
et à chaque instant dans le matériau. Il est tel que :
r r
F th = òò jth × n dS Figure 1
S

jth s’exprime en W.m – 2

I.3. Loi de Fourier


Elle traduit la linéarité du matériau pour le phénomène de conduction thermique (relation de propor-
¾¾¾® r
tionnalité en chaque point et à chaque instant entre la cause, grad M T ( M , t ) et l’effet, jth ( M , t )) ; si le
matériau est homogène et isotrope, cette relation fait intervenir un seul coefficient scalaire égal à une
constante l :

r ¾¾¾®
jth ( M , t ) = – l grad M T ( M , t )

(l s’exprime donc en W . m – 1 K – 1).


72 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.4. Bilan énergétique et équation de continuité

I.4.1. dæ ç
ö
÷= r r
dt ç
òòò u ( M , t ) dv ÷ òòò s u ( M , t ) dv – òò jth ( M , t ) × M d
è v ø v s

r r r
I.4.2. òò jth ( M , t ) × n dS = òòò divM jth ( M , t ) dv
s v

éæ ¶ ö r ù
òòò êëçè ¶t u ( M , t )÷ – s u ( M , t ) + divn jR ( M , t )ú dv = 0
ø û
("v)
v
d
en effet on peut permuter dans la première intégrale et òòò car les variables t et coor-
dt v
données de M sont indépendantes ; on doit alors introduire un symbole de dérivée partielle par
rapport r à t sous le signe òòò ).
v

¶u r
( M , t ) + divM jth ( M , t ) = s u ( M , t )
¶t

I.5. Équation de la conduction thermique


(cv capacité thermique massique ; rcv capacité thermique volumique)
I.5.1. ¶u ¶T
( M , t ) = rcv ( M , t)
¶t ¶t

r æ ¾ ¾¾® ö
ç ÷
divM jth ( M , t ) = – l divM ç grad M T ( M , t )÷ = – l D M T ( M , t )
è ø

¶T
rcv ( M , t ) = s u ( M , t ) + l DM T ( M , t )
¶T

rcv ¶T s
DM T ( M , t ) = ( M , t) – u ( M , t)
l ¶t l

¶T
L’irréversibilité apparaît dans cette équation dans la dérivée première partielle( M , t ).
¶t
L’équation de la conduction thermique n’est pas invariante par renversement du temps.

I.5.2. Régime stationnaire : T ( M ), s u ( M )

su (M )
DM T ( M ) = – =0 si s u ( M ) = 0 "M
l

I.6. Résistance thermique : analogie électrique


r
I.6.1. divM jth ( M ) = 0
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 73

r r
I.6.2. òò jth ( M ) × n
123
dS = 0
SUS' normale
unitaire
extérieure

SUS’ représente une surface fermée dans le conducteur.

Figure 2
r r r r
– òò jth ( M ) × (– n ' ) dS = òò jth ( M )× n dS
S' S

r r
= òò jth ( M ) × n ' dS = F th 1® 2 = cte
S'

I.6.3. T1 – T2
R th =
F th 1® 2

r ¾¾¾®
jth ( M ) = – l grad M T ( M )
soit pour M1 et M 2 deux points quelconques appartenant respectivement aux isothermes T1 et
T2.

M2 ¾ ¾
¾® r
– lò grad M T ( M ) × dr = l (T1 – T2 )
M1

M2 r r
òM jth × dr
R th = 1
r r
l òò jth × n dS
S

I.6.4. Unité de résistance thermique W – 1× K .


r r
I.6.5. j « jth
V1 – V2 T –T
En électrocinétique : I « F th R= « R th = 1 2
I 1® 2 F th 1® 2
V « T

L’analogie permet de transposer les lois d’associations de résistances thermiques


série : R th = å R thi
i
74 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

1 1

parallèle :
R th i
R thi

II. APPLICATIONS
II.1. Isolation thermique d’un mur
II.1.1. Flux thermique traversant le mur non doublé.

Le sens du gradient de température (sens de x Ø) impose que le flux thermique est orienté en
sens contraire :
l1 S (t1 – t2 ) t –t
F th 1® 2 = =1 2
e1 R th 1

1,16 ´ 20
F th 1® 2 = ´ 15 = 2 ,32 10 3 W = 2 ,32 kW
15 ´ 10 – 2

II.1.2. Mur doublé d’isolant


Le mur et l’isolant présentent des résistances thermiques
R th 1 et R th 2 montées en série.

t1 – t2
On a : F 'th 1® 2 =
R 'th

e1 e
avec : R 'th = R th 1 + R th 2 = + 2
l1 S l2 S

t1 – t2 t –t
F 'th 1® 2 = F th 1® 2 / 5 = = 1 2
R 'th 5 R th 1

' e2 e
soit : R th = 5 R th 1 R th 2 = 4 R th 1 =4 1
l2 l1

l2 4 ×10 – 2
e2 = 4 e1 = 4 ´ 15 ´ = 2 ,07 cm
l1 1,16

Épaisseur bien faible ; le défaut du modèle est ici de négliger les échanges thermiques par
convection avec l’air ambiant à l’intérieur et à l’extérieur qui sont prépondérants.

II.2. Champ de température dans un système à symétrie de révolution


avec conduction électrique

II.2.1. La géométrie système infini // z ' z et à symétrie de révolution


autour de l’axe z’z imposé une invariance par translation
r selon
z’z et par rotation autour de z’z de tous les champs J th , T dans
le conducteur et dans la gaine. Soit r désignant la variable
r ra-
diale r du système de coordonnées cylindriques Þ J th (r , t ) et
T (r , t ). Figure 3
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 75

r ¾¾¾® r ¾¾¾®
J th (r , t ) = – l grad T (r , t ) dans le conducteur et J th (r , t ) = – k grad T (r , t ) dans la
gaine. Or les isothermes sont cylindriques d’axes z’z.
r r r
Þ J th (r , t ) est radial J th (r , t ) = J th (r , t ) er

r r
II.2.2. En régime stationnaire on a T (r ) et J th (r ) = J th (r ) ez. Bilan énergétique pour un volume élé-
mentaire dans le conducteur. Calculons la variation d’énergie interne entre deux instants infi-
niment voisins t et t + dt, d’un élément de volume compris entre les cylindres d’axes z’z et de
rayons r et r + dr et de hauteur arbitraire l.

Dans le conducteur o < r < a


æ dU = dW + dQ j2
ç dW = dWel = 2 p r dr l dt
ç premier principe de s
ç
è la thermodynamique dQ = ( J th (r ) ´ 2 p r l – J th (r + dr ) ´ 2 p (r + dr ) l ) dt

dU
En régime stationnaire : =0
dt

j2 æ d ö
´ 2 pr dr l + 2 pl ç – ( r J th (r )) dr ÷ = 0
s è dr ø

d j2
soit : ( r J th (r )) = ´ r
dr s

j2 r2
On intègre entre 0 et r : r J th (r ) – 0 =
s 2

car J th (r ) reste fini soit : ( r J th (r ))r = 0 = 0

j2 r r j2 r
J th (r ) = J th (r ) = r
s 2 2s

II.2.3. Dans la gaine a < r < b le bilan s’écrit pour un volume identique.

d
dU = dQ = 0 ( r J th (r )) = 0 r J th (r ) = cte = a J th (a )
dr

r r
r r a2 j 2 r
J th (r ) = a J th (a ) 2 =
r 2s r 2

Car J th (r ) est continu entre le conducteur et la gaine.

II.2.4. Traduction de la loi de Fourier :


• Dans le conducteur 0£r £a
dT (r ) j2
J th (r ) = – l = r
dr 2s
76 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

dT (r ) j2
=– r
dr 2sl

j2 2
T (r ) = – r + cte
4sl

• Dans la gaine a£r £b


dT (r ) a 2 j 2 1
J th (r ) = – k = ´
dr 2s r

dT (r ) a2 j 2 1
=– ´
dr 2 sk r

j 2a 2 r
T (r ) – T0 = – ln
2 sk b

Le contact thermique parfait en r = a impose la continuité en ce point du champ de tempéra-


ture.

j 2a 2 j 2a 2 a
T (a ) = – + cte = T0 – ln
4 sl 2 sk b

j 2a 2 æ 1 a 1ö
cte = T0 – ç ln – ÷
2s è k b 2 lø

j2 2 2 j 2a 2 a
0£r £a T (r ) = + (a – r ) – ln + T0 (1)
4 sl 2 sk b

j 2a 2 r
a£r £b T (r ) = – ln + T0 (2)
2sk b

En fonction de l’intensité du courant I et de R résistance électrique par unité de longueur :


I 1 I2 j 2a 2 RI 2
j= et R= j 2a 2 = =
pa 2 spa 2 p 2a 2 2s 2p

2 öö
RI 2 æ æ
ç – 1 ln a + 1 ç 1 – r ÷÷+ T
0£r £a T (r ) = +
2p ç b 2 lç ÷÷ 0 (1’)
è k è a 2 øø

RI 2 r
a£r £b T (r ) = – ln + T0 (2’)
2 kp b

II.3. Étude de la formation d’une couche de glace sur un lac


Õ conditions initiales : t = 0 l(0 ) = 0

II.3.1. On utilise l’équation de la conduction thermi-


que dans la glace. Il n’y a pas création d’énergie
interne et on est à une dimension cartésienne x.
Figure 4
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 77

¶ 2T ¶T
On a donc : l 2
(x, t ) = Cm ( x, t )
¶x ¶t

où C est la capacité thermique massique de la glace, négligée ici, soit :

¶ 2T
( x, t ) = 0
¶x2

T (0 , t ) = T0 (t )
"t T ( x, t ) = a ( t ) x + b ( t ) et
T ( l (t ), t ) = Tc

x
D’où : T (x, t ) = T0 (t ) + (Tc – T0 (t ))
l (t )

II.3.2. Flux thermique dû à l’échange thermique lié à la solidification de l’eau à l’interface place /
eau liquide à l’instant t donc à l’abscisse l (t ) (pour une surface S) :
dl (t )
mS Lf
dt

(puissance dégagée par la solidification de l’eau à l’instant t sur une épaisseur dl (t ) pour la
surface S).

Ce flux thermique est transporté par conduction à travers la couche de glace à l’instant t de
l’abscisse l (t ) à l’abscisse 0 où il est évacué par convection dans l’air qui surmonte la couche
de glace, soit pour ces flux :
¶T
+ lS (x, t ) et a (T0 (t ) – Ta ) S
¶x

(ils sont tous comptés positivement).

On a donc les deux équations :


dl (t ) ¶T
mS Lf = + lS (x, t ) = a (T0 (t ) – Ta ) S
dt ¶x

Tous ces flux sont dirigés du fond vers la surface, dans le sens de x Ø.

dl (t ) T – T0 (t )
m Lf =+ l c
dt l (t )

dl (t ) l
l (t ) = [Tc – T0 (t )]
dt m Lf (1)

( a T0 (t ) – a Ta ) l (t ) = + l ( Tc – T0 (t ))
T0 (t ) [ a l (t ) + l] = l Tc + a l (t ) Ta

a l (t )
Tc + Ta
T0 (t ) = l (2)
a l (t )
1+
l
78 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

II.3.3. En reportant cette équation (2) dans (1) :


é a l (t ) ù
Tc + Ta ú
dl (t ) l ê l
l (t ) = ê Tc – a l (t ) ú
dt mLf ê
1+ ú
ë l û

l é a l (t ) ù æ l (t ) ö
= ê (Tc – Ta )ú ç 1 + a ÷
mL f ë l û è l ø

dl (t ) a æ a ö
= (Tc – Ta ) ç 1 + l (t )÷
dt mLf è l ø

æ a ö dl (t ) a
ç 1+ l (t )÷ = (Tc – Ta )
è l ø dt mLf

En intégrant cette équation en l(t) avec comme condition initiale l(0 ) = 0 entre t = 0 et t :
1 a 2 a
l (t ) + l (t ) = (Tc – Ta ) t
2 l mLf

2l 2l
l 2 (t ) + l (t ) = (Tc – Ta ) t
a mLf
2
æ lö 2l l2
ç l (t ) + ÷ = (Tc – Ta ) t + 2
è aø mL f a
1
æ 2l l2 ö
2
ç ÷ l
l (t ) =ç (Tc – Ta ) t + 2 ÷ –
è mLf a ø a

1
é ö2 ù
l êæ
ç 2 a 2
÷
l (t ) = ç (Tc – Ta ) t + 1÷ – 1ú
a êè ml Lf ø ú
ë û

1
éæ tö2 ù
de la forme : l (t ) = l0 êç 1 + ÷ – 1ú
ëè
ê tø ú
û

l ml Lf
avec : l0 = t=
a 2 a 2 (Tc – Ta )

1
éæ tö2 ù
Tc +êç 1 + ÷ – 1ú Ta
ëè
ê tø ú
û
T0 (t ) = 1
æ tö2
ç1 + ÷
è tø

– 1
æ tö 2
T0 (t ) = (Tc – Ta ) 1 +
ç ÷ + Ta
è tø
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 79

– 1
æ tö 2
De la forme : T0 (t ) = A + B ç 1 + ÷
è tø

avec : A = Ta et B = Tc – Ta

II.3.4. l 2 ,1
l0 = = = 0 ,05 m l0 = 5 cm
a 41,8

9 10 2 ´ 2 ,1 ´ 3 ,34 ´ 10 5
t= = 1,806 10 4 s
2 ´ 41,8 2 ´ 10

18065
t= » 5 heures
3600
A = 263 K B = 10 K

III. ÉCHANGES THERMIQUES AVEC UN FLUIDE EN ÉCOULEMENT


III.1. Dérivée particulaire d’un champ relatif à l’écoulement
r DT r
Exemple : pour T (r , t ) la dérivée particulaire (r , t ) de ce champ est la dérivée par rapport au
dt
temps lorsqu’on suit dans son déplacement le mouvement d’une particule fluide ; c’est donc une déri-
vée totale dans le cas cas r particulier où
r l’on fait évoluer les coordonnées d’espace de quantités élémen-
r r r
taires telles que dr = V (r , t ) dt où V (r , t ) est le champ de vitesses de l’écoulement soit la vitesse de
la particule fluide dont on suit la température au cours du temps ; en cartésienne on peut écrire :
DT r ¶T r ¶T r V dt ¶T r V y dt ¶T r V dt
(r , t ) = (r , t ) + (r , t ) x + (r , t ) + (r , t ) z
dr ¶t ¶x dt ¶y dt ¶z dt

soit vectoriellement :
DT r ¶T r r r ¾¾¾® r
(r , t ) = (r , t ) + v (r , t ) × grad M T (r , t )
dt 2443 14
144 t 2443
¶4 1 444 4 2 4444 3
dérivée «convective» traduit
dérivée «particulaire» dérivée
r «locale» la convection, c'est-à -dire
(à r fixé) le déplacement de la matière
que l'on suit en fonction du temps

III.2. Bilan intégral de grandeur extensive relative à un système : formule de Reynolds


Volume et surface de contrôle en pointillé, on représente à l’instant t + dt le volume (v’) infiniment
voisin de (vc ) qu’occupe le système fermé S f .
80 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

S f et S0 sont définis à l’instant t par le contenu de (vc ) .


Entre les instants t et t + dt, regardons comment évolue
la grandeur extensive G (t ) pour S f .

S f libère le volume élémentaire hachuré (dv– ) et vient


occuper (dv+ ).

Donc : (G (t + dt ) – G (t ))S = (G (t + dt ) – G (t ))dans (V ÙV ')


f c

+ d G (t + dt ) dans dv+ – d G (t ) dans dv–


par passage à la limite quand dt ® 0 ( (vc ) Ù (v' )) ® (vc )

1
× dG (t + dt ) dans dv+ est le flux sortant de G de la surface (S c ), à t.
dt

1
× dG (t ) dans dv– est le flux entrant de G dans la surface (S c ), à t.
dt

On peut donc écrire :


æ dG (t ) ö æ dG (t ) ö
ç ÷ =ç ÷ + FG (t ) s – FG (t ) e
è dt øS è dt øS
f 0

en régime stationnaire on a G = cte dans S0


æ dG (t ) ö
soit : ç ÷ =0
è dt øS
0

æ dG (t ) ö
et : ç ÷ = FG (t ) s – FG (t ) e
è dt øS
f

III.3. Étude d’un capteur solaire


III.3.1. Bilan énergétique au niveau de l’absorbeur à l’instant t :
On considère la «tranche» d’absorbeur comprise entre les abscisses x et x + dx, de masse
M M dx
dm a = a l dx S = Ll dm a = a .
S L
dQa ¶ Ta
= dm a C a ( x, t )
dt ¶t

= [a 0 (T0 – Ta (x, t )) + a f (T (x, t ) – Ta (x, t ))] ldx

+ Ps (t ) l dx
Ma ¶T
C a a (x, t ) + (a 0 + a f ) Ta (x, t ) = Ps (t ) + a 0 T0 + a f T (x, t )
S ¶t

III.3.2. Bilan énergétique pour le fluide à l’instant t


• Définition du système fermé dS f : contenu à
l’instant t dans le volume de contrôle élémentaire
compris entre les abscisses x et x + dx, de section
égale à la section de la veine fluide.

Figure 5
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 81

dS f a une masse élémentaire dm = mhldx.

Le bilan s’écrit à l’instant t :


DT æ ¶T ¶T ö
dm C (x, t ) = dm C ç ( x, t ) + V ( x, t ) ÷
dt 4
142 3 è ¶t ¶x ø
dérivée
particulaire

= a f (Ta (x, t ) – T (x, t )) ´ l dx

æ ¶T ¶T ö
soit : mhC ç ( x, t ) + V (x, t )÷ = a f (Ta (x, t ) – T (x, t ))
è ¶t ¶x ø

• Raisonnement sur le système ouvert dS0 qui coïncide à l’instant t avec le système fermé
dS f .

Formule de Reynolds :
¶T
mhldxC (x, t ) + mhlCV (T (x + dx, t ) – T (x, t )) = ldxa f (Ta (x, t ) – T (x, t ))
¶t 1444442444443
flux sortant – flux entrant
d'énergie interne de la surface de contrôle

æ ¶T ¶T ö
soit : mhC ç ( x, t ) + V (x, t )÷ = a f (Ta (x, t ) – T (x, t ))
è ¶t ¶x ø

III.3.3. On néglige la chaleur massique de l’absorbeur : cela signifie qu’il cède aux fluides qui l’envi-
ronnent, air ambiant et fluide caloporteur toute la puissance solaire qu’il absorbe. Alors
l’équation-bilan établie au § III.3.1. se simplifie en :
(a 0 + a f ) Ta (x, t ) = Ps (t ) + a 0 T0 + a f T (x, t )

D’où l’équation établie au § III.3.2. devient :


æ ¶T ¶T ö af
mhC ç
è ¶t
( x, t ) + V
¶x
( x, t )÷=
ø a0 – a f
( Ps ( t ) + a 0 T0 – a f (T ( x, t ))) + a f (T ( x, t ))

æ ¶T ¶T ö a0 a f af
mhC ç ( x, t ) + V (x, t )÷+ T ( x, t ) = ( Ps (t ) + a 0 T0 )
è ¶t ¶x ø a0 + a f a0 + a f

III.3.4. Régime stationnaire :


¶T
Ps , T (x), Ta (x) et ( x) = 0
¶t

dT a0 a f af
mhCV ( x) + T ( x) = (Ps + a 0 T0 )
dx a0 + a f a0 + a f

C’est une équation différentielle du premier ordre en T (x) à coefficients constants de la


forme :
mhCV (a 0 + a f ) dT P
(x) + T (x) = s + T0
a0 a f dx a0
82 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

L mhCV (a 0 + a f )
On pose : = homogène à une longueur
h a0 a f

h est un coefficient > 0 sans dimension.

Ps
Et : T * = T0 +
a0
qui représente la valeur limite de T.

La solution générale de l’équation :


L dT
( x) + T ( x) = T *
h dx

est : T (x) = T * + Ce– xh / L

avec : T (o ) = Te = cte

d’où : Te = T * + C C = Te – T *

T (x) = T * + (Tc – T *) e– xh / L

® dimension par les unités


6444444 4744444448
af a L Wm – 2 K – 1 m
h = AB = ´ 0
a0 + a f mhCV kg. m – 3 ´ m ´ J ´ kg – 1 K – 1 ´ m s– 1
144444 244444 3
sans dimension

D’où h est une constante positive sans dimension.

III.3.5. Température du fluide à la sortie du capteur

T (L) = T * + (Te – T *) e– h

Ps
T* = + T0 représente la température limite qu’atteindrait
a0
le fluide pour un capteur de très grande longueur.

D’où : T * > Te
soit : Te – T * < 0

Optimiser T(L), c’est-à-dire augmenter T(L) exige d’augmen-


ter h soit les facteurs A et B.

af
• En ce qui concerne A = on doit avoir a f >> a 0 . La valeur optimale de A est 1.
a0 + a f
Cela signifie que l’échange absorbeur ® fluide est prépondérant devant l’échange absorbeur
® air ce qui est souhaitable !!!

a0 L ´ l
• Pour le rapport B = il augmente avec Ll donc avec la surface d’échange et lors-
mhCv ´ l
que (lhV ) diminue (pour un fluide donné).
1442443
débit volumique
voir plus loin § II.3.7.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 83

III.3.6. Puissance totale reçue par le capteur


Le fluide reçoit du fait de son passage dans le capteur la puissance :
dm
P = C (T (L) – Te ) ´
dt
dm
où est la masse de fluide circulant par unité de temps dans le capteur (= masse entrant =
dt
masse sortant), régime stationnaire et fluide incompressible ici :
dm = m V h l dt

P = mV hlC (T (L) – Te ) = m VhlC (T * – Te ) (1 – e– h )

III.3.7. Application Numérique :


640
• T* = + 283 = 443 K ou 170 ° C
4

a 0 Ll 20 ´ 10 – 3 3 – 1
• h= or (Vlh) représente le débit volumique Vlh = m s du fluide :
mhCVl 3600
4 ´ 2 ´ 3600
h=
4 ,18 ´ 10 6 ´ 20 ´ 10 – 3

4 ´ 2 ´ 3 ,6
h= = 0 ,344
4 ,18 ´ 20

• T (L) = 443 – 150 e– 0 ,344

T (L) = 336 ,7 K soit : 63,7°C

4 ,18 ´ 10 6 ´ 20 ´ 10 – 3 – 0 ,344
• P= (1 –4e2
(443 – 293 ) 1 43)
3600
0 ,29

4 ,18 ´ 20
P= (150 ) 0 ,29 = 1010 W = 1,01 kW
3 ,6
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 85

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Épreuve B : Composition d’électricité, d’électronique, d’électrotechnique
et d’automatisme - Session : 1997
86 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 87
88 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 89
90 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 91
92 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 93
94 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 95
96 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 97
98 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 99
100 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 101
102 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 103
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 105

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Épreuve C : Problème d’électricité, d’électronique, d’électrotechnique
et d’automatique - Session : 1997
106 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 107
108 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 109
110 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 111
112 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 113
114 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 115
116 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 117
118 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 119
120 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 121
122 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 123

C.A.P.E.S
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET CHIMIE
Composition de physique avec applications - Session : 1997

Première partie

I. Lunette de Galilée
I.1. Oculaire : lentille divergente.
Objectif : lentille convergente.

I.2. I.2.1. L’objet à l’infini doit donner une image à l’infini. Le foyer image de l’objectif coïncide avec
le foyer objet de l’oculaire.

I.2.2.

I.2.3. Grossissement de la lunette :


a' f' f'
G= = 1 =– 1
a f '2 f '2

I.2.4. G » 30 O1O2 » 37 ,5 cm

f '1 + f '2 » 37 ,5ü


ï ì f '1 » 39 cm C1 = 2 ,6 d
f '1 ý Þ í
G =– ï î f '2 » – 1,3 cm C 2 » – 77 d
f '2 þ

I.3. I.3.1. L’objet est pratiquement à l’infini, les conditions de Gauss sont respectées : l’image est prati-
quement à l’infini :
a = 6 ,8 ´ 10 – 4 rad a '= G a Þ a ' » 2 ,0 ´ 10 – 2 rad

I.3.2. h h D : distance réelle


a= a' =
D D' D' : distance apparente

D
Þ D' = D ' = 83 m
G
124 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

II. La lunette astronomique


II.1.

II.2. Dans les conditions de Gauss :


a' f'
G= = 1
a f '2

II.3. II.3.1. Limite de a'= u ' :


u' 2u' G = 40 2 u = 0 ,75 °
u= Þ 2u =
G G = 1,3 ´ 10 – 2 rad
G = 266 2 u = 0 ,11°
= 2 ,0 ´ 10 – 3 rad

II.3.2. Le chercheur réticulé a un faible grossissement, donc un grand champ. L’astronome amateur
fait coïncider l’astre avec le centre du réticule, il peut alors l’observer à travers la lunette de
fort grossissement.

II.3.3. Diamètre apparent de Mars :


6800
dM = = 9 ,7 ´ 10 – 5 rad
7 ´ 10 7

Champ de la lunette : 2 u = 2 ,0 ´ 10 – 3 rad

d M < 2 u : Mars apparaît en entier.

Diamètre apparent de la Lune :


3400
dL = = 8 ,9 ´ 10 – 5 rad
380.000

d L > 2 u : la Lune n’apparaît en entier.


SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 125

II.4. II.4.1.

Cercle oculaire : image de la monture de l’objectif à travers l’oculaire :


D
G=
d

f '1
f '2 » 6 ,0 × 10 – 3 m
II.4.2.
G = 133 G= Þ
f '2

L’oculaire a une distance focale de 6,0 mm.

Le cercle oculaire est l’image de l’objectif à travers l’oculaire :


1 1 1
O2O1 = – 0 ,806 m – =
O2O O2O1 f '2

Þ O2O = 6 ,04 ´ 10 – 3 m

Le cercle oculaire est pratiquement dans le plan focal image de l’oculaire.

D
Diamètre du cercle oculaire : d= = 0 ,45 mm
G

L’astronome amateur doit placer son œil au niveau du cercle oculaire pour qu’il reçoive le
flux lumineux maximum.

II.5. II.5.1. Le pouvoir de résolution est limité par le phénomène de diffraction dû à la monture de l’objec-
tif (diffraction à l’infini à travers un trou).

1,22 l
b = 1,12 ´ 10 – 5 rad dTM = 7 ,0 ´ 10 7 km
II.5.2.
b=
D

d AB min = b ´ dTM d AB min = 780 km

II.5.3. d AB min est inférieur au diamètre du bassin d’Hellas, on pourra donc repérer le bassin d’Hel-
las.
126 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

III. Mesure de la distance angulaire entre deux étoiles proches


III.1.

III.1.1. O1 et O2 sont deux sources synchrones cohérentes et en phase.

M est dans le plan focal image de (L). Les trajets optiques [O1 M ] et [ HM ] sont égaux.

La différence de marche entre les rayons issus de O1 et O2 et arrivant en M vaut d = O2 M .

d = O1O2 sin q Þ d = a sin q

y
Dans les conditions de Gauss sin q » q et q »
f '1
a y
Þ d=
f '1

III.1.2. En notation complexe, les deux ondes peuvent s’exprimer par :


jwt
E1 = A e– jwt
ï E = E1 + E 2 = A e
e j F1 ü (e j F1 + e j F 2 )
ý
E 2 = A e– jwt e j F2ï 2p d
þ F 2 = F1 +
l

I ( M ) = E m2 où E m est l’amplitude réelle du champ E.

æ 2p d ö
I ( M ) = 2 A 2 ç 1 + cos ÷
è l ø
pa y
soit : I ( M ) = 4 A 2 cos2
l f1

On met en évidence le phénomène d’interférences d’ondes lumineuses issues de deux sources


synchrones cohérentes.

En posant A 2 = I 0 :
æ 2 pa y ö
I (M ) = 2 I0 ç
ç 1 + cos ÷
÷
è l f '1ø

pa y
ou : I ( M ) = 4 I 0 cos2
l f '1
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 127

III.2. III.2.1. Quand la source S 1 est seule, l’éclairement énergétique est le même qu’au § III.1.2. :
æ 2p d ö
I 1( M ) = 2 I 0 ×ç 1 + cos ÷
è l ø

Quand la source S 2 est seule, la différence de marche est d + d' avec d' = – a e1.
æ 2 p ( d + d' ) ö
I 2 ( M ) = 2 I 0 ×ç 1 + cos ÷
è l ø

III.2.2. Les sources S 1 et S 2 sont incohérentes, on peut écrire :


I ( M ) = I 1( M ) + I 2 ( M )

æ 2p d 2 p ( d + d' ) ö
I ( M ) = 2 I 0 ç 2 + cos + cos ÷
è l l ø

æ p d' æ 2 p d p d öö
I ( M ) = 4 I 0 ç 1 + cos cosç + ÷÷
è l è l l øø

æ 2p d p d' ö
Dans le plan focal image cosç + ÷ varie, donc I ( M ) varie
è l l ø
æ cos p d' ö æ 2 pd p d' ö
I max = 4 I 0 ç 1 + ÷ lorsque cosç + ÷= 1
è l ø è l l ø
æ cos p d' ö æ 2 p d p d' ö
I min = 4 I 0 ç 1 – ÷ lorsque cosç + ÷= – 1
è l ø è l l ø
p d'
Þ C = cos
l

III.3. C = 0 (brouillage du système de franges).

p d'
On veut : cos =0
l
p d' p
soit : = + kp
l 2
avec : d' = – a e1
la seule possibilité est de faire varier a.

Conditions optimales : a maximum soit a = D diamètre de l’objectif :


l l
Þ e1 = e1 = Þ e1 = 4 ,6 ´ 10 – 6 rad
2a 2D

III.4. Pour avoir e1 plus petite, il faut augmenter a, donc D, actuellement, D peut atteindre 1 m, ce
qui permet d’atteindre e1 = 2 ,8 ´ 10 – 7 rad.
128 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

Deuxième partie

A. Interactions magnétiques entre courants et aimants


A.I. Force de Laplace.

[Link]. [Link].1. r ¾¾¾® r r ¾¾ ¾® r


F1 = I A1A 2 Ù B en P1 ; F2 = I A 2 A 3 Ù B en P2 ;

r ¾¾ ¾® r r ¾¾ ¾® r
F3 = I A 3 A 4 Ù B en P3 ; F4 = I A 4 A1 Ù B en P4
4 r ¾¾
¾® ¾¾
¾® ¾¾
¾® ¾¾
¾® r r
å Fi = ( A1A 2 + A 2 A 3 + A 3 A 4 + A 4 A1) Ù B = 0
i =1

La somme est nulle.

[Link].2. La somme étant nulle, on parle de couple.

M D : moment du couple par rapport à l’axe D.

¾¾
¾®
æ 4 ¾ ¾¾® r ö
r ç ÷ r
M D = M (M) × uz =ç å MPi Ù Fi ÷× uz
è i =1 ø

r ¾ ¾¾® r r r r r
M D = (0 + P2 P4 Ù F4 ) × uz = [– a sin q ux Ù I a B u y ] × uz

M D = – I a 2 B sin q

soit : M D = – m B sin q

[Link].3. Soit une rotation d’angle dq autour de Oz de la spire, le travail du couple est :
dW = M D dq

dW = – I B a 2 sin q dq = – d [– I a 2 B cos q ]

or : dW = – d E p

on peut donc poser : E p = – I a 2 B cos q


r r
soit : Ep = – m × B

[Link].4. La position d’équilibre stable correspond au minimum de E p .

Soit : cos q = + 1 Þ q=0


r r
B et n ont alors même direction et même sens.

[Link].5. Dans une aiguille aimantée, des moments magnétiques microscopiques, dus aux électrons,
s’ajoutent.

Le
r moment résultant, non nul, détermine les pôles de l’aiguille. Placée dans un champ magnétique r
B l’aiguille s’oriente, et la position des pôles de l’aiguille, discernables nous donne le sens de B.
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 129

r
Un grain de limaille, de fer, placé dans le champ B, s’aimante et
r acquiert un moment magnéti-
que, mais ses pôles ne sont pas discernables. Il s’oriente dans B et indique seulement la direc-
tion du champ magnétique.
r
[Link]. [Link].1. div B = 0
¶ Bx
B x décroît quand x augmente (x > 0 ) donc < 0.
¶x

[Link].2. Développement limité de B z au voisinage de z = 0.


a ¶B z
B z (P1) = B z (x, 0 , 0 ) + ( x, 0 , 0 )
2 ¶z
or : B z ( x, 0 , 0 ) = 0

r r
[Link].3. n a même direction et même sens que B.
r
n est orienté dans la direction et le sens de l’axe Ox.

[Link].4. [Link].4.1. – I a B z (P1)


r r r
F1 = I (– a u y ) Ù B ( P1) = – 0
+ I a B x (P1)

+ I a B z (P1)
r r r
F3 = I ( a u y ) Ù B ( P3 ) = – 0
– I a B x (P3 )

+ I a B y (P2 )
r r r
F2 = I (– a uz ) Ù B ( P2 ) = – I a B x ( P2 )
– 0

– I a B y (P4 )
r r r
F 4 = I ( a uz ) Ù B ( P4 ) = – I a B x ( P4 )
– 0

La somme est :
r r
F = [– I a B z (P1) + I a B z (P3 ) + I a B y (P2 ) – I a B y (P4 )] ux :

r é ¶B ¶B y ù r 2 ¶B x r
r
F = – I a2 ê z + ú ux = I a ux (puisque div B = 0)
ë ¶z ¶y û ¶x
r ¶B x r
F =m ux
¶x
r r
[Link].4.2. Pour des raisons de symétrie, on admet que F = F ux. Soit une translation de la
r r r
spire suivant ux, dl = dx ux la spire reçoit le travail dW = – d E p .
r r
dW = M D dq + F × dl Þ dW = F × dx (dq = 0 )
130 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

r r
[
F dx = – d m × B ( M )] Þ F × dx = – d [ – m × B x (x, 0 , 0 )]

¶B x r ¶B x r
d’où : F =m et F = m ux
¶x ¶x

[Link].5. Dans le cas de la figure 3a, F < 0 ; le spire est attirée par le pôle N de l’aimant.
r r r
Si on retourne la spire, son moment magnétique m devient m '= – m ux et la force devient
r ¶B x r
F '= – m ux, la spire est alors repoussée par la pôle N de l’aimant.
¶x
r
[Link].6. [Link].6.1. La spire, mobile dans un champ magnétique B indépendant du temps, est le siège
d’une force électromotrice induite e. Comme la spire est fermée, il apparaît un cou-
e
rant induit d’intensité i = .
R
r r
m = p b 2 i ux

r p b2 e r
m= ux
R
dF
avec : e=– (loi de Faraday)
dt

F = p b 2 Bx

d Bx
e = – p b2 v
dx
A 3A
avec : Bx = e = p b2 v
x3 x4

3 Ap b 2 v
d’où : i=
R x4

r 3 Ap 2 b 4 v r
et : m= ux
x4 R

[Link].6.2. r ¶B x r
D’après la question [Link].4., F = m ux or ici B ne dépend que de :
¶x
¶B dB
x x= x
¶x dx

3 Ap 2 b 2 v 3A
d’où : F =– 4
´ 4
x R x
r 9A 2 p 2 b 4 r
F =– v ux
R x8
r r
soit : F =– h v avec h > 0
r r
Le sens de F est opposé à celui de v.
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 131

Le phénomène mis en évidence est le freinage


r par courants induits d’un conduc-
teur mobile dans un champ magnétique B indépendant du temps.

B. Étude simplifiée d’un teslamètre à effet Hall


B.I. B.I.1. I = q n* vb h

I en C × s– 1

q n* vb h en C × m – 3 × m × s– 1 × m × m soit en C × s– 1.

B.I.2. Un électron est soumis à la force magnétique :


r r r r r
f m = q (– v ux ) Ù B uz = q v B u y (sens de – u y )

Les électrons sont déviés vers ¬ Þ des charges négatives apparaissent sur ¬ et des charges
positives sur ­.

r r r
B.I.3. Si v = – v ux v constant, l’électron est soumis à la force :
r r r r r
f = q (E H + v Ù B ) = 0
r r
Þ EH = – v B u y ü
ï
r r ý V2 – V1 = v B b > 0
Þ V2 – V1 = E H × (– b ux )ï
þ

– I
U H = v B b, d’après le § B.I.1. v b =
h qn *

BI
d’où : UH = –
h qn *

1
donc : RH =
qn *

B.I.4. U H = 1,1 ´ 10 – 10 V tension très faible.

Avec un semi-conducteur n* est beaucoup plus faible, donc R H est plus grand et U H plus im-
portante et plus facile à mesurer.

[Link]. [Link].1. Si h est petit, la tension U H est plus grande.

Si L et b sont petits, le champ est quasi uniforme sur toute la sonde et la détection est quasi-
ponctuelle.

[Link].2. U H = 22 mV

« 0 ,1 V « 5 mT »

5 mT donnent U H = 110 mV , il faut amplifier pour obtenir :


A × U H = 0 ,1 V

d’où : A = 9 × 10 2
132 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

C. Production d’énergie électrique à partir d’un champ magnétique


C.I. C.I.1. On choisit un sens de référence tel que :
r r
n = ux
dF
e=– (loi de Faraday)
dt
r r
F = Ns n × B

F = Ns B cos wt
e = – w Ns B sin wt
uo (t ) = V2 – V1 = – e
V2 – V1 = Ns B w sin wt

C.I.2. C.I.2.1. e
i=
R
Ns B w
i =– sin wt
R
r r r r r
C.I.2.2. La spire est soumise aux couples G et G' ; elle est immobile donc G + G ' = 0.
r r r
G=m Ù B
r r
G = N si B sin wt uz

r N 2 s2 B 2 r
donc : G'= w sin 2 wt uz
R
r r r
(G' action extérieure, G action du champ B).

r r
C.I.2.3. Le rotor est soumis aux couples – m Ù B (actions mutuelles avec la bobine)
r
et G" (action extérieure).

La vitesse de rotation est constante donc :


r r r r
G" = – m Ù B = 0

r N 2 s2 B 2 r
d’où : G" = w sin 2 wt uz
R

Puissance moyenne fournie par le milieu extérieur :


N 2 s2 B 2 w
P= G" w =
2R
æ N s B w ö2 1 N 2 s2 B 2 w 2
Pjoule = R i2 = R ç ÷ ´ =
è R ø 2 2R

Bilan énergétique : Pendant la durée d, l’ensemble [bobine fermée sur R + rotor] re-
çoit du milieu extérieur l’énergie mécanique Pd. Cette énergie peut être soit dissi-
pée : effet Joule, frottements mécaniques (négligeables) soit stockée : énergie
macroscopique (ici E c est constante), énergie magnétique (ici L = 0).
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 133

N 2 s2 B 2 w 2
Donc : Pd = Pjoule × d Þ Pjoule =
2R

En conclusion, l’hypothèse de départ est en accord avec le principe de conservation


de l’énergie, sa validité est donc confirmée.

[Link]. Loi de Faraday, qui traduit le phénomène d’induction électromagnétique, découverte au milieu du
XIXe siècle.

Alternateur, dynamo, microphone électrodynamique, transformateur, four à induction...

[Link]. [Link].1. T = 20 ms, w = 100 p rad × s– 1 ou 3 ,1 ´ 10 2 rad × s– 1

u (t ) = 220 2 cos (100 pt + j)

[Link].2. L’eau du barrage, en tombant, fait tourner la turbine. Celle-ci entraîne le rotor sur lequel sont
fixées des bobines.

La partie qui tourne : le rotor ; celle qui ne tourne pas : l’induit fixe (que représentait la spire
fixe de la question I.).
r
Le cuivre : bon conducteur dans les bobines qui créent B et dans l’induit fixe.
r
Le fer : dans les bobines pour augmenter le champ B.

Alternateur : ensemble rotor - induit fixe.

[Link].3. [Link].3.1. W
rm =
Qo

[Link].3.2. Affirmation 2 : En accord avec le deuxième principe, les moteurs monothermes


n’existent pas, le rendement est lié aux températures des deux sources.

[Link].4. [Link].4.1. Une seconde source de chaleur est nécessaire.

[Link].4.2. P = ro Pm ; Pe = Po – Pm
Pm 1 – rm 1
Po Þ Pe = × ×P
rm rm ro

[Link].4.3. Soient ts et te les températures de l’eau respectivement à la sortie et à l’entrée du


condenseur.

On peut écrire : Pe = De c (ts – te )


Pe
d’où : De =
c (ts – te )

De = 40 × 10 3 kg × s– 1

Débit important, qui a été un critère de choix pour l’emplacement de la centrale : il


faut une grande quantité d’eau disponible pour réduire la pollution thermique.
D’autres installations voisines peuvent utiliser cette eau réchauffée comme source
de chaleur.
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 135

C.A.P.E.S
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET CHIMIE
Composition de chimie avec applications - Session : 1997

I. Le dichlore Cl 2

1. a. Cl 2 est un gaz verdâtre à Patm et T ambiante.

b. Br2 est un liquide rouge et I 2 un solide noir dans ces conditions de T et P.

c. Ces trois corps purs sont constitués de molécules apolaires, elles vont néanmoins subir des interactions de
Van der Waals de type London. Or celles-ci dépendent de la polarisabilité a des liaisons et
aI – I > aBr – Br > a Cl – Cl donc les interactions sont plus énergétiques pour I 2 que Br2 et Cl 2, ce qui expli-
que l’évolution des températures de changement d’état.

2. a. Il faut faire immédiatement évacuer les locaux.

b. En mélangeant un produit désinfectant contenant de l’eau de javel et un produit nettoyant contenant un


acide (détartrant wc), on peut avoir un dégagement accidentel de dichlore.

c. On peut préparer du dichlore au laboratoire en oxydant une solution contenant des ions chlorures Cl – par
une solution acide contenant des ions permanganate MnO–4 :
2Cl – ® Cl 2 g + 2e– ´5

MnO–4 + 8H+ + 5e– ® Mn 2 + + 4H2O ´2

10 Cl – + 2MnO–4 +16H+ ® 5Cl 2 g + 2Mn 2 + + 8H2O

3. a. Pour le couple redox M n + / M on écrit M n + + ne– ® M et la loi de Nernst correspondante :


RT a n+
E Mn + / M = E oMn + / M + Ln M
nF aM
CMn +
or M métal a M =1 M n + soluté dilué a Mn + = avec Co =1 mol. L– 1.
Co

b. Diagramme potentiel-pH du chlore.

On rencontre de bas en haut :


ì– degré –I : Cl –
ï
í– degré O : Cl 2
ï
î– degré +I : HClO (milieu acide), ClO– (milieu basique)
136 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

Figure 1

c. Diagramme potentiel – pH de l’eau.

Les deux couples de l’eau sont :

• O2 g / H2O O2 + 4H+ + 4e– ® 2H2O


SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 137

a O2 aH+4 PO2
o RT pO2 =1 bar Þ a O2 = =1
E O2 /H2 O = E O 2 /H2 O + Ln pO
g g 4F a H2O2
aH2O =1

E O2 g /H2 O =1,23 – 0,06 pH (1)

• H2O / H2 g 2H+ + 2e– ® H2

RT a +2 pH2
EH2 O/H2 g = EHo 2 O/H2 + Ln H pH2 =1 bar Þ a H2 = =1
2F a H2 pO

EH2 O/H2 g = – 0,06 pH (2)

On trace les deux droites – – – sur le même diagramme que celui du chlore. Le domaine de stabilité de
l’eau est compris entre les deux droites. On voit sur ce graphe que Cl 2 peut oxyder H2O.

4. Eau de chlore.
a. Une «dismutation» est une réaction d’oxydoréduction au cours de laquelle le réactif (ici Cl 2) est à la fois
l’oxydant et le réducteur.

Il appartient à deux couples : HClO / Cl 2 et Cl 2 / Cl – .

La réaction de dismutation s’écrit :



Cl 2 aq + H 2O F HClO + H + + Cl – (3)

[HClO] [H+ ] [Cl – ]


K dis =
[Cl 2 aq ]

b. Valeur de la constante d’équilibre de la réaction : on montre qu’à l’équilibre EHClO/ Cl2 = E Cl / Cl–
d’où :
2
F æ o o ö
– çE – –E ÷
K diss = e RT è Cl 2 / Cl HClO / Cl 2 ø

Application Numérique : K diss = 3,16.10 – 5

c. La présence d’ions chlorure en solution aqueuse déplace l’équilibre de dismutation (3) dans le sens ② avec
formation de Cl 2 aq .

Quand on envoie Cl 2 g dans cette solution on atteint la saturation correspondant à l’équilibre


Cl 2 g F Cl 2 aq . L’excédent de dichlore injecté ensuite se dégage et on peut le recueillir.

5. Dosage de l’eau de chlore.


D’après ce que nous venons d’étudier, l’eau de chlore est un mélange de dichlore aqueux, d’acide chlorhy-
drique et d’acide hypochloreux en équilibre (cf. (3)).
138 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

a. Avant le premier saut de pH, l’hydroxyde réagit totalement avec les ions H+aq selon :

OH– + H+aq ® H2O (4)

cela contribue à déplacer entièrement l’équilibre (3) de dismutation du dichlore dans le sens (1).

Par la méthode des tangentes on mesure Ve1 = 5,5 mL.

b. Entre le premier et le deuxième saut de pH les ions hydroxyde vont réagir avec l’acide hypochloreux pro-
duit par (3) en même quantité que l’acide chlorhydrique :
OH– + HClO ® H2O + ClO³ (5)

[ClO– ] Ka
K= –
= =10 6,5 >>1
[ClOH] [OH ] Ke

On obtient par la méthode des tangentes : Ve2 =10,8 mL

c. On devrait théoriquement avoir Ve2 = 2Ve1 car à la première équivalence n OH– ajouté à v E1
= n H+
o
et à la deuxième équivalence n OH– ajouté à v = n H+ + n HClOo or n H+ = n HClOo
donc n OH– v = 2 n Ho = 2n OH– v
E2 o o

E2 E1

d. Quantité de dichlore dissous.

On a : n OH– v E1
= n H+ = n Cl2 i
o

d’où : n Cl2 i = cB ´ v e1 = 0,1´ 5,5.10 – 3 = 5,5.10 – 4 mol

dans les 50 mL de prise d’essai donc :

n Cl2 = 0,011 mol dans 1 L

e. On détermine le pK a du couple HClO / ClO– à la demi-équivalence du dosage de l’acide hypochlo-

(v e 2
– v e1 )
reux. C’est donc le pH pour : v = v e1 + = 8,15 mL
2

soit : pH = pK a = 7,2

Les données indiquent une valeur de pK a théorique = 7,5, l’écart DpH = 0,3 peut s’expliquer par un mauvais
étalonnage du pH-mètre...

6. Évolution de l’eau de chlore


a. L’eau de chlore évolue lentement car le dichlore Cl 2 peut oxyder l’eau
d’après les potentiels redox des couples mis en jeu selon :
Cl 2 aq + 2e– F 2Cl –

2H2O F O2g + 4H+ + 4e– (´ 1 / 2 )


¬ 1
Cl 2 + H2O F 2 Cl – + O2g + 2H+ (6)
2
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 139

b. Affinité chimique : A = A ° – RT Ln Q6 A ° = – D r G° = RT Ln K 6
K6 ì K 6 constante de l' équilibre (6)
A = RT Ln = – Dr G í
Q6 î Q6 quotient de réaction
2F æ o o ö 2
çE – – EO 2 / H 2 O ÷ (1,36 – 1,23)
avec : K6 = e RT è Cl 2 / Cl ø
=10 0,06 = 21544

p1O/ 22 [Cl – ] 2 [H+ ] 2


et : Q6 =
[Cl 2 ]

avec : p O2 = 0,2 bar car : p O2 = x O2 Pair

Pour déterminer Q6 il faut calculer les concentrations des différentes espèces présentes dans l’eau de
chlore : [Cl 2 ], [Cl – ], [HClO], [H+ ].

D’après :
• la réaction de dismutation (3) : [H+ ] =[Cl – ] =[HClO].

• la conservation de la matière en élément chlore :


2 [Cl 2 ] i = 2 ´ 0,011 mol. L– 1 = 2 [Cl 2 ] +[Cl – ] +[HClO]
d’où : [Cl 2 ] = 0,011 – [Cl – ]

[HClO] [Cl – ] [H+ ]


• la constante de dismutation : K diss = = 3,16.10 – 5
Cl 2

[Cl – ] 3 ï[Cl – ] =[HClO] =[H+ ] = 5,56.10 –3 mol. L–1


ì
K diss = Þ í
0,011 – [Cl – ] ï –3
î[Cl 2 ] = 5,44.10 mol. L
–1

0,21/ 2 . (5,56.10 – 3 ) 4
D’où : Q6 = –3
= 7,86.10 – 8
5,44.10

21544
et : A = 8,32 ´ 298 Ln = 65299 J. mol – 1
7,86.10 – 8

A > 0 donc la réaction a bien lieu dans le sens ¬. L’eau de chlore se décompose donc lentement selon (6)
et quasi-totalement (K 6 >>> 1) si on attend assez longtemps car cette réaction est lente.

7. Étude du second dosage.


1
La réaction de décomposition de l’eau de chlore. Cl 2 + H2O F 2H+ + 2Cl – + O2 ayant lieu, une partie
2
de Cl 2 disparaît et se transforme en acide chlorhydrique au détriment de l’acide hypochloreux qui n’est for-
mé que par la dismutation :
Cl 2 + H2O ® H+ + Cl – + HClO
au début : Co 0 0 0
après une semaine : Co – C 2C 2C 0 (cf (6))
lors de l’addition de soude : Co + C Co + C Co – C
140 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

On voit d’après ce tableau que V'e1 > Ve1 car il y a plus d’acide chlorhydrique à doser mais
V'e2 – V'e1 < Ve2 – Ve1 car il y a moins d’acide hypochloreux.

Néanmoins V'e2 = Ve2 car n OH' v e = n H+ + nHClOo = 2Co Vo .


2 o

II. Le chlorure de sodium NaCl

1. Le chlorure de sodium solide.


a. Il s’agit d’un solide ionique constitué d’ions Na + et Cl – .

b. Maille cristalline

On peut la décrire de deux façons :


– les ions Cl – (d) et Na + (D) occupent les nœuds de deux réseaux
cubique à faces centrées décalés de a / 2,
– les ions Na + (D) occupent tous les sites octaédriques d’un réseau cubique à faces centrées décrits par
Cl – (d).

c. Nombre d’ions par maille :


1 1 ü
nCl – = 8 ´ + 6 ´ = 4 ions Cl – ï
8 2 ý quatre motifs (Na + , Cl – ) par maille.
1
n Na+ =1´ 1 +12 ´ = 4 ions Na+ ï
4 þ
On vérifie bien l’électroneutralité du cristal.

d. Paramètre de la maille a
4 ´ (M Cl– + M Na + ) æ 4 ´ (M – + M + ) ö1/ 3
La masse volumique : p = Þ a =ç
ç
Cl Na ÷
÷
N a3 è N r ø

æ 4 ´ (35,5 + 23) 10 – 3 ö1/ 3


Application Numérique : a =ç
ç 23
÷ = 5,64.10 – 10 m = 564 pm
÷
è 6,02.10 ´ 2170 ø

+ –
e. Enthalpie réticulaire : c’est l’enthalpie correspondant à la réaction NaCl s ® Na g + Cl g D ret Ho .

Cycle de Born-Haber
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 141

1
d’où : D ret Ho = – D f HoNaCls + D sub HNa
o
+ o
D diss HCl + E iNa – AECl
2 2

242
d’où D ret Ho = + 411,0 +108 + + 496 – 349
2

D ret Ho = 787 kJ. mol – 1

2. Le chlorure de sodium en solution aqueuse.

a. La solubilité du chlorure du sodium est de 360 g pour 1000 g d’eau à 25°C.

Concentration en Na + et Cl – : 1 L de solution saturée à une masse de 1200 g. La masse de chlorure de so-


360 ´ 1200 317,7
dium dans cette solution est de m NaCl = = 317,7 g soit n NaCl = = 5,43 mol donc
1360 58,5
[Na + aq ] =[Cl + aq ] = 5,43 mol. L– 1.

b. NaCl s ® Na + aq + Cl – aq

Enthalpie libre standard : D r Go = D r Ho – TD r So

avec : D r Ho = D f HoNa+ + D f HoCl– – D f HoNaCls


aq aq

D r Ho = 3,8 kJ. mol – 1 > 0


endothermique
o
Dr S = SoNa+ + SoCl– – SoNaCls
aq aq

D r So = 42,97 J. K – 1 mol – 1

D r Go = 3,8 – 298 ´ 42,97.10 – 3 = – 9 kJ. mol – 1

Produit de solubilité à 25°C


D r Go

D r Go = RT Ln K s Þ Ks = e RT = 37,8

a Cl– a Na + g Cl– [Cl – ] g Na+ [Na + ]


c. D’après la définition de : Ks = =
a NaCl Co2

Connaissant la solubilité de NaCl on connaît [Na + ] et [Cl – ] mais on ne connaît pas les valeurs des coeffi-
cients d’activité g Cl– et g Na+ qui ne peuvent être ici extrapolés à 1 car les concentrations des ions sont trop
importantes. On ne peut donc accéder au produit de solubilité K s à l’aide de la solubilité seule.

d. Test des ions chlorure en solution aqueuse : addition d’une solution de nitrate d’argent et observation d’un
précipité blanc de AgCl s qui noircit à la lumière.
142 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

e. A 25°C on cherche le point sur la figure 2 (...). Il correspond à :


n NaCl 5,43
x NaCl = = = 0,0997
n NaCl + n H2 O æ 1200 – 317,7 ö
5,43 +ç ÷
è 18 ø

On se trouve à la limite du liquidus (•) puisqu’au-delà (x > 0,099) on a apparition de NaCl s en équilibre
avec le liquide saturée (cf. ci-après).

Figure 2

f. Quand on ajoute du chlorure de sodium à de la glace fondante (x), la température du mélange diminue, le
point représentant le mélange se déplace sur le liquidus (®®® ). On peut atteindre ainsi – 21°C (mélange
réfrigérant) pour x NaCl = 0,085.

Pour x = 0,06 (+) on a un mélange de liquide L et H2Osolide à t = – 13 ° C.


SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 143

g. A 0°C sous P =1 atm on a l’équilibre H2Os F H2Ol caractérisé par :

dG = å moi d n i = 0
i

dG = mHo 2 Os dn H2 Os + mHo 2 Ol dn H2 Ol = 0

or : dn H2 Os = – dn H2 Ol

d’où : mHo 2 Os = mHo 2 Ol à 0°C sous P =1 atm

Pour attribuer chaque courbe à un état physique de l’eau il faut rappeler l’expression de
mo (T) = h om (T) – T Som (T).
La pente – Som (T) est l’entropie molaire standard, or Som H2 Oliq > Som H2 Osol > 0 donc la pente correspondant
à H2Osolide – ¬ – est plus faible que celle de H2Oliquide – ­ – .

Figure 3

Pour le potentiel chimique de l’eau dans une solution aqueuse de chlorure de sodium
mH2 O (T) = mHo 2 Ol (T) + RT Ln x H 2O.

Or xH2 Oliq <1 donc mH2 O (T) < mHo 2 Ol "T , la courbe – ® – correspondante est donc située toujours en-des-
sous de la courbe – ­ – .

On trouve alors au point de rencontre (O) des courbes – ¬ – et – ® – pour lequel mH2 Osol = mH2 O en pré-
sence de NaCl donc la température t fus < 0 ° C correspondant à l’équilibre. H2Osol F H2Oliq en présence
de chlorure de sodium. On y retrouve bien, qu’en présence de chlorure de sodium, la température de fu-
sion est plus faible que pour l’eau pure.
144 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

3. Électrolyse d’une solution aqueuse de chlorure de sodium.


a. Schéma de la cellule

b. La membrane est constituée d’un polymère contenant des groupements sulfonates – SO³
3 chargés négati-
vement qui repoussent les anions qui ne peuvent traverser la membrane.

c. Ce phénomène peut être mis en évidence si on électrolyse une solution


aqueuse (acidifiée à l’acide sulfurique).

1
La réaction non naturelle : H2O ® H2 + O2 nécessite en fait l’application
2
d’une différence de potentielle d’environ 3 V bien supérieure à 1,23 V pré-
vue par la thermodynamique.

d. Si on ne considère que l’aspect thermodynamique des couples mis en jeu


sans prendre en compte les surtensions, on devrait avoir l’électrolyse de
l’eau : H2O ® H2 +1/ 2 O2.

L’existence de surtension conduit en fait à une oxydation des ions chlorures


g
à l’anode : 2Cl – ® Cl 2 + 2e– et ne modifie pas les prévisions à la cathode :
g
2H 2O + 2e– ® H 2 + 2OH – .

g g
2Cl – + 2H2O ® Cl 2 + H 2 + 2OH–
Soit un bilan d’électrolyse :

On obtient donc du dichlore, du dihydrogène ainsi qu’une solution de soude.

e. Si on enlève la membrane sélective, il y aurait alors mélange des produits formés à la cathode et à l’anode.
On pourrait alors assister à la dismutation de Cl 2 en présence de soude selon :
Cl 2 + 2OH– ® ClO – + Cl – + H 2O conduisant ainsi à la formation d’eau de javel.
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 145

f. On met l’amalgame Na(Hg) dans l’eau, il ne se passe rien car la surtension du couple H2O / H2 sur Na ou
Hg est trop importante (cf. figure 5). Par contre en présence de fer (paille de fer), la surtension sur le fer est
beaucoup moins importante et l’on peut observer la décomposition :
ì Na (Hg) ® Na+ + e–
ï + 1g
í 1 soit : Na (Hg) + H2O ® Na + H 2 + OH–
ï H2O + e– ® H2 + OH– 2
î 2

– Les électrons cédés par le sodium étant égaux à ceux captés par l’eau on a donc :
ja = – j c

Ces densités de courant sont donc égales en valeur absolue. Le potentiel pris dans ces conditions est E
(cf. figure 4), potentiel commun au fer et au mercure.

– Le fer n’est pas attaqué, il se trouve être le lieu de la réduction, son rôle est ici le transport d’électron.

Figure 4

III. Le chlorure d’hydrogène et


la solution aqueuse d’acide chlorhydrique

1. Le chlorure d’hydrogène est un sous-produit de la synthèse du chlorure de vinyle obtenu lors de la déshydro-
chloration du 1,2-dichloroéthane selon : CH2Cl – CH2Cl ® r CH 2 = CH – Cl + HCl.
q

2. a. Équation-bilans :
ì • PCl 3 + 3H2O ® H3PO3 + 3HCl
ï
í • 2P + 3Cl 2 ® 2PCl 3
ï
î • Ca 3 (PO4 ) 2 + 5C + 3SiO2 ® 2P + 5CO + 3CaSiO 3
146 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

b. Représentation de Lewis et géométrie :

de type AX3E molécule pyramidale

de type AX4 molécule tétradréique

c. Solution aqueuse de trichlorure de phosphore :


PCl 3 + 3H2O ® H3PO3 + 3HCl
EI : 0,01
EF : 0 0,01 0,03

Dosage par NaOH de concentration 0,1 mol. L– 1. On a un mélange de deux acides HCl et H3PO3, la pre-
mière acidité de H3PO3 (pK a =1,2) est dosé en même temps que HCl. La deuxième acidité est dosée en-
suite. Il y aura deux sauts de pH.

• 0 < V < Ve1 H3O+ + OH– ® 2H2O

H3PO3 + OH– ® H2PO–3 + H2O

2–
• Ve1 < V < Ve2 H2PO–3 + OH– ® HPO3 + H2O

• Coordonnées particulières :
– à Ve1 : n OH– ajouté à v E1
= n H+ + n H3PO3
o o

0,1´ Ve1 = (0,03 + 0,01) ´ 20

Ve1 = 8 mL

– à Ve2 : n OH– ajouté entre v E1 et v E2


= n H PO– = n H3PO3
2 3 o

0,1´ (Ve2 – Ve1 ) = 0,01´ 20

Ve2 =10 mL

– V = 0 mL : solution de HCl de concentration 0,03 mol. L– 1. HCl impose le pH :

pH » – log c = – log 0,03 = 1,5

– V = 8 mL : première équivalence. On est en présence d’une solution de Na + , H2PO–3 . H2PO–3 espèce


amphotère qui conduit aux réactions :
é H PO– + H PO– 2–
® H 3PO 3 + HPO3 (1) K 1 =10 – 5,5
ê 2 3– 2 3
2– +
ê H 2PO 3 + H 2O ® HPO3 + H3O (2) K 2 =10 – 6,7
– – –
ê H PO + H O
ë 2 3 2 ® H3PO3 + OH (3) K 3 =10 – 12,8

(1) et (2) sont les R.P.


2–
On en déduit : [HPO3 ] =[H3O+ ] +[H3PO3 ] (4)
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 147

2– K a 2 [H2PO3– ]
or : [HPO3 ] =
h

[H2PO–3 ] h
[H3PO3 ] =
K a1

0,01´ 20
et : [H2PO–3 ] = c'o = = 7,14.10 – 3 mol. L– 1
28
car K1 et K 2 <<1.

K a 2 c'o c'o h
(4 ) Þ =h + Þ h = 3,6.10 – 5 mol. L– 1
h K a1

et : pH = 4,45

– V = 9 mL : demi-équivalence du dosage de H2PO–3 on a :

pH = pK a 2 = 6,7

2+ 2–
– V = 10 mL : deuxième équivalence. On est en présence d’une solution de 2Na + , HPO3 . HPO3 est
une base faible :
Ke
HPO3
2–
H2O ® H2PO–3 OH– K= =10 – 7,3
+ + Ka2

EI : 0,001´ 20
0 0
30
EF : 6,67.10 – 3 – Q Q Q

Q2
K= Þ [OH– ] = Q =1,82.10 – 5 mol. L– 1
6,67.10 – 3 – Q
Þ pH = 9,26

0,1´ 1
– V = 11 mL : excès de OH– [OH– ] = = 3,33.10 – 3 mol. L– 1
30

pH =14 + log [OH– ] = 11,5


148 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

La courbe de dosage est la suivante :

Figure 5

3. Étude d’un corps gras

a. Le glycérol possède deux fonctions alcool primaire et une fonction alcool secondaire.

La palmitine possède trois fonctions ester.

b. La réaction de la potasse sur la palmitine et une saponification :

Mécanisme général de la saponification :


SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 149

c. Traité par la potasse, le corps gras fournit un carboxylate de potassium qui dans le cas des acides gras est
un savon mou (savon dur dans le cas des carboxylates de sodium). Cet ion carboxylate est un composé am-
phiphile :

Il a la propriété de décoller les taches de graisse des tissus et


de les dissoudre dans sa partie hydrophobe qui est le lipophile
formant ainsi des micelles qui sont éliminés avec les eaux de
lavage.

d. Le corps gras n’est pas soluble dans l’eau. L’éther et l’alcool


permettent de le solubiliser.

e. A l’équivalence, la quantité de potasse versée permet d’accéder à la quantité d’acide libre :


n OH– aj = n acide =12 ´ 1,21´ 10 – 2 ´ 10 – 3 =1,45.10 – 4 mol

1,45.10 – 4
Dans 1 g de corps gras n acide = = 3,61.10 – 4 mol
0,402

on a : n = n 1 + n 2 = 3,61.10 – 4 mol

L’indice d’acide est I a = 3,61.10 – 4 ´ 56 ´ 100 = 20,22

f. Montage à reflux :

Montage de distillation :

Lors du chauffage on a utilisé le montage à reflux qui permet de recondenser les vapeurs d’alcool (compo-
sé le plus volatil) formées.

g. Le ballon n° 1 sert de témoin il permet de connaître la quantité de potasse initialement introduite. Dans le
150 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

ballon n° 2, on dose la potasse restant après saponification. La quantité de potasse ayant réagi sur le corps
gras est donc :
n KOH ayant réagit = n KOH dans ballon n°1 – n KOH restant dans ballon n°2
= 0,198 ´ 20,2 ´ 10 – 3 – 0,198 ´ 13,0 ´ 10 – 3
=1,42.10 – 3 mol pour 0,395 g de corps gras

Donc pour 1 g de corps gras n KOH = 3,61.10 – 3 mol

h. L’indice de saponification étant la masse (en mg) de potasse nécessaire pour saponifier 1 g de corps gras et
neutraliser l’acide libre :

I s = 3,61´ 10 – 3 ´ 56 ´ 100 = 202,11

i. L’indice d’ester est la masse de potasse (en mg) nécessaire pour saponifier les esters présents dans 1 g de
corps gras :
I e = I s – I a = 181,89

1
On a donc : n3 +n4 = n – nécessaire pour saponifier les esters.
3 OH
1
( )
n 3 + n 4 = . 3,61.10 – 3 – 3,61.10 – 4 = 1,083.10 – 3 mol
3

j. L’indice d’iode
La réaction entre un dihalogène X2 et un composé organique comportant une double liaison C = C est un
réaction d’addition électrophile ionique.

L’action du dibrome Br2 sur Z × but - 2 - ène est une addition anti-stéréospécifique. On obtient un mélange
racémique :

Composés majoritaires : 1,2-dibromobutane (S,S) et (RR).

k. Indice d’iode = masse de diiode (en g) fixée sur 100 g d’acide gras
21,44 1
n I2 pour : 1g = ´ = 8,45.10 – 4 mol
126,9 ´ 2 100

or I 2 se fixe sur l’acide oléique (n 2) et sur l’oléine (n 4 ) mais l’oléine contient trois insaturations donc :
n I2 = n 2 + 3n 4 = 8,45.10 – 4 mol
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 151

Calcul de n 1, n 2, n 3 et n 4
ì n 3 = 3n 4
ï –4
ï n 1 + n 2 = 3,61.10 mol
On a : í –3
ï n 3 + n 4 =1,083.10 mol
ï –4
î n 2 + 3n 4 = 8,45.10 mol

On obtient donc dans 1 g de corps gras :


n 4 = 2,71.10 – 4 mol n 3 = 8,12.10 – 4 mol n 2 = 3,27.10 – 5 mol et n 1 = 3,28.10 – 4 mol.

La masse d’acide présente dans 1 g du corps gras est donc :


m = n 1´ M1 + n 2 ´ M 2 = 3,28.10 – 4 ´ 256 + 3,25.10 – 5 ´ 282 = 9,32.10 – 2 g

0,093
le pourcentage d’acide est donc : ´ 100 = 9,3 % L’huile n’est pas consommable.
1

IV. Stéréochimie et mécanismes réactionnels

1. Rappels
a. Représentation de la L-cystéine en projection de Fisher :

– NH2 est situé à gauche,

b. Représentation dans la convention de CRAM.

La L-cystéine est aussi l’acide aminé de configuration R car l’ordre de préséance


des groupements fixés sur le carbone asymétrique est :
– NH2 > – CH2SH > – COOH > – H

c. La fonction chimique présente sur la chaîne latérale est une fonction thiol – SH. Par action du diiode on
obtient un disulfure, on a une réaction d’oxydoréduction :
2RSH ® R – S – S – R + 2H+ + 2e oxydation
I 2 + 2e ® 2I – réduction
Bilan : I 2 + 2RSH ® 2I – + R – S – S – R

2. Étude de la séquence réactionnelle


a. Équation-bilan : A ® B.
1r
ROH + KS ® RO– K+ + H2
alcool potassium alcoolate de potassium
2

On a ici une réaction d’oxydoréduction entre le potassium (métal réducteur) qui s’oxyde en ion potassium
et l’hydrogène de la fonction alcool qui est réduit en dihydrogène. Le dihydrogène se dégageant du milieu
réactionnel, la réaction est déplacée vers la droite donc totale.
152 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

b. La réaction B ® C1 est une synthèse d’éther selon Williamson RO– + R' X ® ROR' + X– . C’est une
substitution nucléophile.

c. Mécanisme SN2 : Ici l’alcoolate réagissant sur le dérivé halogène primaire peut donner lieu à un méca-
nisme de type SN2. Cela se passe en une étape. La loi de vitesse de cet acte élémentaire est donc d’ordre 2 :
v = k [RO– ] [R' X].

Le schéma réactionnel admis est une attaque du nucléophile (alcoolate) du côté opposé à l’halogène selon :

on a une réaction stéréospécifique avec inversion de Walden. Ici le C* étant sur l’alcoolate et n’interve-
nant pas dans la réaction il n’y a pas inversion mais rétention de configuration.

d. Dans la solution nucléophile B ® C1 le C* n’est pas perturbé par la réaction car c’est l’alcoolate B qui
joue le rôle de nucléophile. On ne peut donc conclure à un mécanisme de type SN2 car même un méca-
nisme de type SN1 conduirait à un pouvoir rotatoire de même valeur.

Par contre dans la solution nucléophile D ® C2 c’est l’alcool qui joue le rôle de nu-
cléophile et – OTs de groupe partant, il y a bien ici inversion de configuration sur le C* car on obtient un
produit ayant un pouvoir rotatoire. Un mécanisme SN1 aurait donné ici un mélange racémique sans pou-
voir rotatoire.
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 153

C.A.P.E.S
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition de physique avec applications - Session : 1997

PREMIER PROBLÈME
154 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 155
156 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

SECOND PROBLÈME
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 157
158 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 159
160 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 161

C.A.P.E.S
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition d’électronique - électrotechnique avec applications - Session : 1997

PREMIER PROBLÈME
162 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 163
164 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 165
166 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 167
168 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 169
170 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 171
172 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 173
174 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 175
176 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 177

DEUXIÈME PROBLÈME

ÉTUDE D’UN BANC DE MACHINES

PARTIE A

Remarques préliminaires : les calculs ne seront pas détaillés et, pour les questions nécessitant une interprétation,
ne seront indiqués que des mots-clés attendus dans la réponse.

A.I. A.I.1. E = k1 f W
E : f.é.m. en volt (V),
f : flux sous un pôle en wéber (Wb),
W : vitesse angulaire de rotation en radian/seconde (rad/s).

A.I.2. A.I.2.1. A.I.2.1.1. Détermination de n : génératrice dynamométrique.


Détermination de E : essai à vide en moteur sous tension U variable, mesure
de courant absorbé I 0 , E = U – R i I 0 où R i est la résistance d’induit.

A.I.2.1.2.

2p n
A.I.2.1.3. I e est fixé, alors f (I e ) est fixé. W =
60
2p n
Þ E= × k1× f (I e ) × n = K n
60
donc E (n ) est une droite pour un courant d’excitation constant.
178 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

A.I.2.1.4. La pente K de E (n ) dépend de I e par le flux f (I e ) :


I e = 0 ,35 K (0 ,35 ) » 145 ×10 – 3 V × min / tr
I e = 0 ,20 K (0 ,20 ) » 103 ×10 – 3 V × min / tr
K (0 ,35 ) f (0 ,35 )
= = 1,4
K (0 ,20 ) f (0 ,20 )

Or le rapport des courants vaut 1,75, le flux n’est pas proportionnel au cou-
rant d’excitation.
r
A.I.2.2. E (I e ) a l’allure de B = f (H ), E proportionnel à B , H à I e (théorème d’Ampère). Si I e
est faible, zone linéaire, si I e est élevé, zone de saturation. On vérifie le résultat précé-
dent, la saturation apparaissant vers I e = 0 ,3 A .

[Link]. [Link].1. [Link].1.1. Pa est la puissance électrique absorbée totale, dans l’induit et dans l’inducteur.

Ptr est aussi souvent appelée puissance «électrique utile».

[Link].1.2. Pc représente les pertes autres que par effet Joule :


® mécaniques . Pm dépend de la vitesse,
® magnétiques . PF est la somme des pertes par hystérésis et par courants de Foucault.
PF dépend de la fréquence de rotation et de la valeur maximale du champ magnétique.
Ces pertes magnétiques sont dues essentiellement aux papillotements des lignes de
champ.

[Link].2. [Link].2.1. La précision d’un appareil numérique est exprimée en fonction du calibre et/ou de la
lecture. En l’absence de ces termes dans le sujet, la précision indiquée (0,5 %) pouvait
être utilisée dans les deux sens. Par exemple :
– mesure : 512 W,
– erreur sur le dernier digit : 1 W
– erreur due à la précision : 0 ,5 × 10 – 2 ´ 512 = 2 ,6 W.

R = (512 ± 4 ) W
soit : 0,8 % de précision sur R.

[Link].2.2. [Link].2.2.1. – Méthode volt ampèremétrique.


– Montage courte dérivation.
– Voltmètre électronique, DC.
– Ampèremètre magnétoélectronique
– ou numérique, DC.

L’essai se fait en continu, à chaud, au courant nominal si possible.


SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 179

[Link].2.2.2. La valeur R i = 4 ,6 W est obtenue :


– soit en prenant la moyenne de six valeurs calculées avec les données du
tableau,
– soit en traçant U(I) : R i est alors la pente de la droite.

[Link].2.3. a) Pa = U e I e + U I i
b) PJe = Re I e2 = U e I e
PJi = R i I i2

[Link].3. [Link].3.1. A vide Pu = 0 n = 1500 tr / min.

Pa = PJe + PJi + Pc + Pu ü
ý Þ Pc = U I i – R i I i2
=Ue I e +U I i þ

Pc peut être calculé à partir des mesures de U et I i si R i est connue.

[Link].3.2. On construit le tableau Pc (I e ) à l’aide des données puis on trace Pc (I e ) :


I e (A ) 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3 0,35 0,4
Pc (W ) 74,3 77,2 83,1 83,4 88,2 92,8 94,6

[Link].3.3. Pm est l’ordonnée à l’origine de la courbe Pc (I e ) tracée à vitesse constante car les pertes
dans le fer sont nulles pour I e nul. Pm = 68 W pour une vitesse de 1500 tr / min.

[Link]. [Link].1. [Link].1.1. [Link].1.1.1. E = U 0 – R i I i 0 .

E = 198 ,2 V .
180 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

[Link].1.1.2. Alors I e0 » 0 ,31 A (I e0 = 0 ,31 A Þ E = 198 V sur le document 1


fourni par n = 1500 tr / min).

[Link].1.2 Pa = U e I e + U 0 I i 0
Þ Pu = U 0 I i 0 – R i I i20 – Pc
= PJe + PJi + Pc + Pu

Pc = 89 W pour I e0 = 0 ,31 A (cf. [Link].3.2.) à 1500 tr / min.

Alors : Pu = 506 W

[Link].1.3. Pu 30 Pu
Mu = = M u = 3 ,22 N . m
W p n0

Pour un point de fonctionnement stable, M u = M r ce qui valide la valeur donnée de


M r.

[Link].2. [Link].2.1. Ptr E Ii


Me = = = k1 f (I e ) I i
W W

M e est constant puisque I e et I i sont constants.

Déterminons la valeur de k1 f (I e ) ; d’après la courbe E (I e ) document 1, à


1500 tr / min et pour I e = 0 ,31 A .

E = 198 V ü
ï 198 × 30
I e = 0 ,31A ý Þ k1 f (I e ) = = 1,261
ï p ×1500
n = 1500 tr / min þ

alors : M e = 3 ,78 Nm

[Link].2.2. E = U – Ri I iü 1
ý Þ W= (U – R i I i )
= k1 f W þ k1 f

30 W
mais : n=
p

30
Þ n= (U – R i I i ) : n(u) est une droite de forme aU + b
p k1 f (I e )

30
avec : a = et b = – R i I i a
p k1 f (I e )

a = 7 ,56 tr min – 1 v– 1

b = – 104 ,5 tr / min
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 181

[Link].2.3. [Link].2.3.1. On trace n(U) à l’aide des trois points proposés et d’un quatrième :
U = 212 V pour n = 1500 tr / min.

Conclusion: Les points relevés lors


de l’essai à U variable, Ii0 =cte et Ie0
sont sur la droite théorique

Document réponse 3 : Tracé de n(U).

[Link].2.3.2. n = 0 Þ E = 0 donc U = R i I i 0 .

Application Numérique : U = 13 ,8 V .

b
Remarque : n = 0 Þ aU + b = 0 Þ U =– .
a

PARTIE B

B.I. B.I.1. B.I.1.1. "t Î [ 0 , aT ], K1 com = 1 Þ K1 passant, alors D1 est bloquée. K 3 étant passant,
u (t ) = Va . D3 est aussi bloquée. Le schéma devient :

vD 2 = – Va Þ D2 bloquée
vD 4 = – Va Þ D4 bloquée

A t = aT , K1 est ouvert. La diode D2 reste bloquée puisque K 3 reste fermé. D4 devient


passante, le montage est en phase de roue libre. u (t ) = 0.
182 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

B.I.1.2.

1 T ü
U = ò
T 0
u (t ) dt ï
ý Þ U = a Va
1
= [Va – aT ]ï
T þ

B.I.2. B.I.2.1. Le modèle entre A et B de la charge est :

di (t )
u (t ) = E + R i (t ) + L
dt

di (t )
Þ R i (t ) + L = u (t ) – E
dt

B.I.2.2. B.I.2.2.1. On notera f (t ) la valeur moyenne d’une grandeur variable. D’après ci-
dessus :
di (t )
R i (t ) + L = u (t ) – E
dt
= u (t ) – E

or : – u (t ) = U = a Va

or : – R i (t ) = RI

di (t ) 1 t +T di (t )
– L = ò0 L dt
or : dt T t0 dt
L
= [ i (t0 + T ) – i (t0 )].
T

di (t )
Le courant est ininterrompu, donc i (t0 + T ) = i (t0 ) et L = 0.
dt

Þ RI = a Va – E

1
soit : I = ( a Va – E )
R
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 183

B.I.2.2.2. 1 ü
I = 0 ,45 A a= [ E + RI ] ï
Va ý Þ a = 0 ,85
Pour I e = 0 ,3 A , à 1500 tr / min, E = 194 V ï
þ

B.I.2.3. B.I.2.3.1. Par définition i ' (t ) = i (t ) Þ i (t ) = i ' (t ) + I .


di (t ) di ' (t )
=
dt dt
dI
car : = 0.
dt

di ' (t )
On obtient : Ri ' (t ) + L + RI + E = u (t )
dt
or : E + RI = a Va
di ' (t )
soit en définitive : Ri ' (t ) + L = u ( t ) – a Va .
dt

B.I.2.3.2. • Étude sur l’intervalle [ 0 , aT ] : u (t ) = Va


Pour simplifier l’écriture, on notera i’ la variable.

di '
Ri '+L = Va (1 – a )
dt
t
– Va
donc : i '= I '0 e t + (1 – a )
R
solution de l’équation différentielle d’ordre 1 à coefficients constants et se-
cond membre constant non nul.

L
t= est la constante de temps du circuit, I '0 la constante à déterminer par
R
les conditions initiales.

A t = 0, i '(0 ) = I 'mincar sur cet intervalle, u (t ) > U donc i (t ) croît. Alors on


obtient :
t
V é V ù –
i ' (t ) = (1 – a ) × a +ê I 'min – (1 – a ) a ú e t
R ë Rû

A l’instant t = aT , i ' (aT ) = I 'max .

• Étude sur l’intervalle [ aT , T ] : u (t ) = 0

di '
Ri '+L = – a Va
dt
t'
– a Va
donc : i ' = I '1 e t –
R
si on pose : t '= t – aT .

i '(0 ) = I 'max
184 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

t'
a Va æ V ö –
d’où : i ' (t ' ) = – +ç I 'max + a a ÷ e t
R è Rø

soit, en fonction de t :
t – aT
a Va æ V ö –
i ' (t ) = – +ç I 'max + a a ÷ e t
R è Rø

t
B.I.2.3.3. t – t
Si est petit devant 1, alors e t »1– .
t t

t
L’approximation est valable pour £ 0 ,1.
t

"t Î [ 0 , aT ]
Va é V ùæ tö
i ' (t ) = (1 – a ) +ê I 'min – (1 – a ) a ú×ç 1 – ÷
R ë R ûè tø

é V ùt
= I 'min+ê (1 – a ) a – I 'min ú
ë R ût

i ' (t ) est une droite de pente positive (I 'min est négatif).

"t Î [ aT , T ]
Va é V ùæ t'ö
i ' (t ) = – a +ê I 'max + a a úç 1 – ÷
R ë R ûè tø
æ t'ö
= I 'max – ç I 'max + a ÷
è tø

donc i(t’) est une droite de pente négative ( I 'max > 0 ).

Conclusion : On retrouve donc bien l’allure proposée pour i’(t) dans le


texte.

B.I.2.3.4. a. 1
I '= ( I 'max +I 'min ).
2

b. I ' = i ' (t )
= i (t ) – I
=0

donc : I 'max = – I 'min


SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 185

c. I 'max = i ' (aT ) sur l’intervalle [ 0 , aT ].


é V ù aT
I 'max = I 'min +ê (1 – a ) a – I 'min ú
ë R û t

Va T 1
Þ I 'max = a (1 – a ) ×
Rt aT
2–
t
aT
mais est certainement petit devant 2, d’où :
t
1 V T
I 'max » a (1 – a ) a
2 Rt

B.I.2.3.5. a. DI ' = I 'max – I 'min


= 2 I 'max

Va T
soit : DI '= a (1 – a )
L
L
puisque : Rt = R × =L
R

b. DI '= f (a ) est une parabole de sommet en a = 0 ,5.

d ( DI ' ) V a T
= [1 – 2 a ]
da L
donc nul pour a = 0 ,5.

1
c. Alors : a (1 – a ) =
4
1 Va T
et : DI 'max =
4 L

B.I.2.3.6. a. La conduction est ininterrompue si i(t) reste positif ou, à la limite, nul.

i (t ) ³ 0 Þ I + i ' (t ) ³ 0. Le cas le plus défavorable est en t = 0 :


i ' (0 ) = I 'min d’où la condition ; I ³ – I 'min ou I ³ I 'max . A la limite,
lorsque l’ondulation i’(t) est d’amplitude maximale donc pour a = 0 ,5 :
1
I ³ I 'max = DI 'max
2

La valeur limite de L est donc :


V T V T V T
I ³ a Þ L ³ a : Lmin = a Lmin = 192 mH
8L 8I 8L

b. Lmin
t min = t min = 38 ms
R
or : T = 3 ms
t T
d’où : < = 78.10 – 3
t t
186 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

t
L’approximation << 1 est valable sur tout l’intervalle.
t

B.I.3. B.I.3.1. 1
I max = I + I 'max I 'max = DI ' DI '= 0 ,22 A
2
I min = I + I 'min I 'min = – I 'max I = 0 ,45 A

Þ I = 0 ,56 A I 'min = 0 ,34 A

B.I.3.2. Pe = E i (t )
= E ×I Pe = 81,8 W

B.I.3.3. ia (t ) = i (t ) sur [ 0 , aT ] quand K1 est fermé.


ia (t ) = 0 sur [ aT , T ] quand K1 est ouvert.

Pa = Va ia (t )
= Va × ia ( t )

or : ia ( t ) = a I
donc : Pa = a Va I ; Pa = 82 ,8 W

[Link]. [Link].1. Pour inverser le sens de rotation du moteur, il faut, sans toucher à I e , inverser le sens de parcours
de i(t) dans le moteur, donc inverser u(t). Il suffit donc d’inverser les rôles de K1 et K 2 ainsi que de
K 3 et K 4 .
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 187

[Link].2. Avec cette nouvelle séquence de commande, u (t ) = – Va sur [ 0 , aT ] et u (t ) = 0 sur [ aT , T ] donc


U = – a Va . Le modèle électrique entre A et B devient :
– i (t ) < 0,
– E est négatif car le sens de rotation a changé.

d i (t )
u (t ) = – E + R i (t ) + L Þ RI – E = – a Va
dt
1
et : I = [ E – a Va ] I < 0, U < 0
R

[Link]. [Link].1. Sur [ 0 , aT ], on retrouve la commande initiale, u (t ) = Va . Sur [ aT , T ], le fonctionnement est sy-
métrique (cf. [Link].1), u (t ) = – Va .

[Link].1.1. U = u (t )
1
= [Va aT + (1 – a ) T × (– Va )]
T
Þ U = (2 a – 1) Va

[Link].1.2. U (a ) est une droite :

On constate que :
– U > 0 si a > 0 ,5,
– U < 0 si a < 0 ,5,
– U = 0 si a = 0 ,5.

[Link].1.3. I e = 0 ,3 A n = 1500 tr / min Þ E = 194 V (document 1).

• a > 0 ,5 U > 0 I > 0 E > 0


U = E + RI ü 1é E + RI ù
ý Þ a = ê1 + ú a = 0 ,93
= (2 a – 1) Va þ 2ë Va û

• a < 0 ,5 U < 0 I < 0 E < 0


• Avec la même expression : a = 0 ,07.
188 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

Les deux valeurs de a sont symétriques par rapport à la valeur centrale a = 0 ,5, ce qui
était prévisible.

[Link].2. a > 0 ,5 cf. B.I.3.1. i (t ) > 0 a < 0 ,5 i (t ) < 0

Attention : i (t ) croît quand u (t ) = Va , décroît quand u (t ) = – Va , donc les pentes sont positive sur
[ 0 , aT ], négative sur [ aT , T ].

PARTIE C

C.I. C.I.1. Le modèle électrique

di
conduit à : u (t ) = E (t ) + Ri + L
dt
soit : U ( p ) = E ( p ) + R I ( p ) + Lp I ( p )
1
Û I ( p) = [U ( p ) – E ( p )]
R + Lp

C.I.2. M u ( p) = M e ( p)
E Ii
or : Me = = k1 f (I e ) × I i (cf. partie A)
W
donc en régime variable : M e ( p ) = k1 f (I e ) I ( p )

C.I.3. La relation fondamentale de la dynamique de rotation est :


dW
J = Mu – Mr
dt
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 189

soit, si l’on néglige les frottements :


dW L
J = Me – Mr h Jp W ( p ) = M e ( p ) – M r ( p )
dt

Cette relation peut être symbolisée par :

C.I.4. Pour obtenir le schéma-bloc proposé sur le document 5, il faut exprimer E ( p ) en fonction de W ( p )
pour la chaîne de retour.

E = k1 f (I e ) W h E ( p ) = k1 f (I e ) W ( p ) pour le régime variable. On obtient alors :


L

[Link]. [Link].1. I e = 0 ,37 A

alors : E = 214 V à n = 1500 tr / min (document 1)


E 30 E
k1 f (I e ) = =
W p n

k1 f (0 ,37 ) = 1,36 V × tr – 1 min

[Link].2. [Link].2.1. a. I = 0 dans l’induit, alors M e = 0.

b. Si l’on néglige les frottements visqueux liés à W 2, les pertes mécaniques Pm sont pro-
portionnelles à W. Le moment M F du couple de pertes mécaniques est alors cons-
tant :
Pm
MF =
W

[Link].2.2. dW
J = M u – M r mais M r est nul (moteur à vide) et M u = M e – M F puisqu’il n’y a
dt
pas de pertes dans le fer (I e = 0 ). M e est nul (cf. a.) d’où :
dW M
J = – M F Þ W (t ) – W (t0 ) = – F (t – t0 )
dt J

La vitesse décroît linéairement en fonction du temps.


190 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

[Link].2.3. Pm = 68 W à n = 1500 tr / min


M F = 0 ,433 Nm
p n
W=
30
30 M F
d’où : n (t2 ) – n (t1) = – (t2 – t1)
p J

30 M F t2 – t1
et : J =– ×
p n (t2 ) – n (t1)

t1 = 9 ,8 s t2 = 20 ,4 s
n (t1) = 1300 tr / min n (t2 ) = 1100 tr / min

J = 0 ,219 kg . m 2, valeur correspondant à celle proposée.

[Link].3. [Link].3.1. Pour déterminer L, inductance dynamique autour du point de repos imposé par
I e = 0 ,37 A , il faut imposer un courant de valeur moyenne égale à celle du fonctionne-
ment envisagé et dont l’ondulation est celle du courant pour le fonctionnement envisa-
gé. Au § [Link]., le courant évolue entre les valeurs 1,5 A et 2,5 A, il faut imposer une
valeur moyenne de 2 A et une ondulation d’amplitude 0,5 A. L’ondulation dans l’expé-
rience est donc trop faible.

[Link].3.2. Le fondamental joue un rôle prépondérant pour le courant dans l’induit, le modèle utili-
sé peut donc être décrit par une résistance en série avec une inductance.

[Link].3.3. 1 V2
L= – R2 L = 0 ,2 H
w I 2

[Link]. [Link].1. u (t ) est constant, i (t ) et M r (t ) sont variables.

Alors U ( p ) est nul, I ( p ) est la conséquence de M r ( p ) et le schéma-bloc doit être modifié pour que
M r ( p ) soit l’entrée et I ( p ) la sortie.

devient :
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 191

de la forme générale :

I ( p) A ( p)
On sait alors que : =
– M r ( p) 1 – A ( p) B ( p)

I ( p) A ( p)
donc : H ( p) = =–
M r ( p) 1 – A ( p) B ( p)

ì A ( p ) = – k1 f T1( p ) T2 ( p )
avec : í
î B ( p ) = k1 f

k1 f T1( p ) T2 ( p )
H ( p) =
1 + k12 f 2 T1( p ) T2 ( p )

1 1
or : T1( p ) = et T2 ( p ) =
R + Lp JP
k1 f
=
JLp + RJp + k12 f 2
2

[Link].2. lim i (t ) = lim p × I ( p ) [Théorème de la valeur finale]


t ®¥ p®0
= lim p × H ( p ) × M r ( p )
p®0

Mo
or : M r ( p) =
P
et : M o = 1,4 Nm
puisque le couple subit une discontinuité en passant brutalement de 1,8 N à 3 ,2 Nm.
lim i (t ) = M o H (o )
t ®¥
Mo
=
k1 f
1
car : H (o ) =
k1 f

Sur le document n° 3, on constate que i (t ) varie de 1,5 A à t = 0 à la valeur limite 2,5 A, donc, si
l’on s’en tient aux variations : lim i (t ) = 1 A valeur notée DI .
t ®¥
Mo
On en déduit k1 f : k1 f =
DI

Application Numérique : k1 f = 1,4 Nm. A – 1

Cette valeur correspond à celle déterminée au § [Link].1.


192 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

[Link].3. [Link].3.1. a. Mo
M r ( p) = avec : M o = 1,4 Nm
P

b. I ( p) = H ( p) × M r ( p)
que l’on peut mettre sous la forme :
k f Mr 1
= 1
JL æ R k12 f 2 ö
ç
pç p + p +
2 ÷
è L JL ÷ ø

soit, après décomposition en éléments simple :


k f Mr æç A B C ö÷
I ( p) = 1 ç + + ÷
JL è p p – p1 p – p2 ø

où p1 et p2 sont les racines du trinôme du second degré au dénominateur.

[Link].3.2. Avec les valeurs numériques proposées :


R
= 25 S . I .
L

k12 f 2
= 44 ,55
JL

p1 et p2 sont donc les solutions de p 2 + 25 p + 44 ,55 = 0 pour lequel le discrimi-


nant D est positif : p1 et p2 sont réelles, négatives.
p1 = – 1,93 p2 = – 23 ,07

Les pôles de I ( p ) sont donc réels négatifs ( p1, p2 ) ou nuls ( p = 0 ).

[Link].3.3. i(t) se comporte comme un deuxième ordre apériodique, ce que l’on constate sur le do-
cument n° 3 où sont placés les points expérimentaux.

Globalement, la simulation de i (t ) pour plusieurs valeurs de L, les autres paramètres res-


tant constants, est conforme au relevé expérimental. L = 0 ,2 H conduit à une courbe
proche de i (t ) réel, ce qui valide le modèle et les valeurs déterminées des paramètres.
SECTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 193
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE

C.A.P.E.S
(Concours Interne)
SECTIONS : PHYSIQUE ET CHIMIE
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition de physique - Session : 1997
194 SECTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 195
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
196 SECTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 197
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
198 SECTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 199
PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 201

C.A.P.E.S
(Concours Interne)
SECTION : PHYSIQUE ET CHIMIE
Composition de chimie - Session : 1997

PARTIE I

ÉTUDE DE QUELQUES RÉACTIONS UTILISANT L’ACIDE OXALIQUE

I.A. Dosage d’une solution aqueuse S obtenue en mélangeant de l’acide oxalique H 2C2O 4 et de l’oxalate
de sodium Na 2C2O 4 .

I.A.1. L’acide oxalique.

I.A.1.1. a.

b. Acide éthane dioïque.

I.A.1.2. 100 mL de solution renferme 5.10 – 3 mol d’acide dont M =126 g. mol – 1.

® pesée de m = 0,63 g de cristaux (balance monoplateau à 0,01 g) puis dissolution dans


l’eau distillée d’une fiole jaugée de 100 mL et ajustement au trait de repère.

I.A.1.3. Liaison entre atomes chargés.

Exemple : ou

I.A.1.4. H – COOH : molécule polaire, soluble dans l’eau.


HOOC – COOH : molécule globalement apolaire, moins soluble dans l’eau.

I.A.1.5. L’effet électroattracteur du groupement – COOH stabilise la base conjuguée


HOOC – COO³, donc accroît l’acidité.

I.A.2. Dosage d’oxydo-réduction de la solution S.

I.A.2.1. H2C2O4 F 2CO2 + 2H+ + 2e– ´5


MnO–4 + 5e– + 8H+ F Mn 2 + + 4H2O ´2

5H2C2O4 + 2MnO–4 + 6H + ® 10CO 2 + 2Mn 2 + + 8H 2O


202 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

I.A.2.2. a. Pour accélérer la réaction.


Persistance de la couleur rose de l’ion MnO–4 .

b. La réaction consomme des ions H+ et il faut empêcher la formation de MnO2 marron.

c. L’anion Cl – est oxydé par l’ion MnO–4 (® Cl 2).

5 14,4 . 4.10 – 2
2 v red . cred = 5v ox . cox ® cred = = 0,144 mol. L– 1
2 10

c1 = 0,144 mol. L– 1

I.A.3. Dosage pH-métrique de l’acide oxalique de la solution S.

I.A.3.1. Électrode de mesure : électrode de verre.


Électrode de référence : électrode au calomel saturé (par exemple).

I.A.3.2.

a. pH = 2,8 ® HC2O–4 prédomine.

b. pH » 8 à 9 ® C2O24 – prédomine.

2–
I.A.3.3. Au cours du mélange : H2C2O4 + C2O4 f 2HC2O–4 .
2–
Réaction de dosage : HC2O–4 + OH– f C2O4 + H2O (essentiellement).

Tout se passe comme si NaOH neutralisait les ions H+ issus de H2C2O4 .


15,5 . 0,1
2 v a ca = v b cb ® ca = c2 = = 0,0775 mol. L– 1
2 ´ 10

puis c3 = 0,065 mol. L– 1

I.A.3.4. a. D (pK a ) = 3 ® premier saut de pH peu marqué. D’autre part, il y a peu de H2C2O4
dans la solution S (c’est surtout le dosage de HC2O–4 ).
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 203

b. Phénolphtaléine.

c. A l’équivalence, le pH est celui de la base C2O2–


4 à :
10
c = 0,144 . = 0,0191 mol. L– 1
75,5
1
pOH = (pK b 2 + pc) et pH =14 – pOH
2
1
pH =14 – (9,8 +1,72) = 8,24
2

Pour v =18 mL, le pH est dû aux (18 – 15,5) mL de NaOH en excès :


18 – 15,5
[OH– ] = ´ 0,1 = 0,0032 mol. L– 1
60 +18

pOH = 2,49 et pH =11,50

Bon accord avec les résultats fournis par la courbe.

I.B. Étude cinétique, par spectrophotométrie visible, d’une réaction mettant en jeu l’acide oxalique et le
permanganate de potassium.

I.B.1. Étude de quelques caractéristiques spectroscopiques de l’ion permanganate MnO–4 .

I.B.1.1. La solution de KMnO4 absorbe dans le vert. Elle prend donc la teinte complémentaire
du vert c’est-à-dire la teinte violette.

I.B.1.2. a. L’absorption est maximale au voisinage de cette longueur d’onde.

b. Voir graphe.

c. A = e . l . c coefficient directeur de la droite A = f(c) vaut :


e×l =1,85.10 3

l =1 cm ® e =1,85.10 3 L. mol – 1. cm – 1

I.B.2. Étude cinétique de l’oxydation de l’acide oxalique H2C2O4 par l’ion permanganate MnO–4 , en mi-
lieu acide (suivie par spectrophotométrie).

I.B.2.1. t (min) 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 21 22 24
A 4,3 4,2 4,1 3,9 3,7 3,4 3,0 2,5 1,8 0,95 0,503 0,16
c= 0
el 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4 10 – 4

I.B.2.2. Voir graphe.

I.B.2.3. 2MnO–4 + 6H+ + 5H2C2O 4 ® 2Mn 2 + +10CO2 + 8H 2O


204 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 205

n iMnO4 =1,0 10 – 5 mol ü


ï
ý H2C2O4 est en excès, ou [MnO–4 ] est le réactif limitant.
i –4
n H2 C 2 O4 =1,0 10 molïþ

t 1 est donc le temps au bout duquel [MnO–4 ] a diminué de moitié. Le graphe indique
2
t 1 =16,5 min .
2

I.B.2.4. d [MnO–4 ] 1 d [MnO–4 ]


v MnO– = – et v = –
4 dt 2 dt

I.B.2.5. ï =1,9 10 – 7 ± 0 ,3 10 – 7 mol. L– 1× s– 1


ì
t =10 min vMnO– í
–5
4 ï
î =1,1 10 ± 0 ,2 10 – 7 mol. L– 1× min – 1

ï = 2,9 10 – 5 ± 0 ,5 10 – 5 mol. L– 1× min – 1


ì
t =15 min vMnO– í
–7
4 ï
î = 4,8 10 ± 0 ,8 10 – 7 mol. L– 1× s– 1

ï =1,5 10 – 5 ± 0 ,3 10 – 5 mol. L– 1× min – 1


ì
t = 22 min vMnO– í
–7
4 ï
î = 2,5 10 ± 0 ,5 10 – 7 mol. L– 1× s– 1

En fin de réaction : v ® 0.

I.B.2.6. Réaction catalysée par Mn 2 + (ou autocatalysée).

Au début : [Mn 2 + ] faible ® v faible.

Puis : [Mn 2 + ] Ú donc v Ú.

Ensuite v Ø car il y a de moins en moins de réactif et v = 0 à la disparition du réactif li-


mitant.

I.B.2.7. n consommé
MnO–
=10 – 5 mol
4

5 –5
n Hconsommé
C O = 10 mol = 2,5.10 – 5 mol
2 2 4
2

n Hrestant
2 C 2 O4
=10 – 4 – 2,5.10 – 5 = 7,5.10 – 5 mol

7,5.10 – 5
[H2C2O4 ] restant = = 3,4.10 – 3 mol. L– 1
22.10 – 3
206 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

PARTIE II

A PROPOS DES COLORANTS

II.A. Étude d’un colorant.

II.A.1. Préparation de l’un des réactifs : l’aniline.

II.A.1.1. a.

b. Mélange HNO3 + H2SO4 .

c.

d.

II.A.1.2. Sn F Sn 2 + + 2e–
C6 H5 – NO2 + 6H+ + 6e– F C6 H5 – NH2 + 2H2O

C6 H5 – NO2 + 3Sn + 6H+ ® C6 H5 – NH2 + 3Sn 2 + + 2H2O

N.B. : Le milieu étant acide, il serait préférable de faire intervenir C6 H5 – NH+3 au lieu
de C6 H5 – NH2.

II.A.1.3. a. Le doublet non liant de l’atome N.

b. L’aniline est moins basique car le doublet de l’atome N est partiellement délocalisé
sur le cycle.

c. NH3 tétraédrique (édifice du type AX3E d’après VSEPR).

Structure plane pour l’aniline, à cause de la délocalisation électronique.

II.A.2. Étude d’un protocole opératoire.

II.A.2.1. a.
SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE 207

b.

II.A.2.2. a. 2HNO 2 f NO–3 + NO

b. Instabilité de celui-ci à t > 5 ° C.

c.

d. Aniline : v = 3,7 mL m = 3,774 g n = 0,0406 mol


NaNO2 : m = 3,0 g n = 0,0435 mol
b – naphtol : n = 0,04167 mol
Colorant : n = 0,02258 mol
D’où : masse théorique = 0,0406 ´ 248 =10,07 g
D’où : rendement : h = 55,6 %.

II.A.2.3. Édifice du type AX2E, donc coudé (angle valenciel » 120 °).

II.B. Propriétés générales des colorants.

II.B.1. Origine de la couleur.

II.B.1.1. Présence du groupement auxochrome – OH plus système de dix-huit électrons déloca-


lisés (ou vingt si l’on tient compte du doublet du groupement – OH).

II.B.1.2. Toute formule respectant les valences habituelles et susceptible de correspondre à un


colorant, convient.

Exemple : acide picrique alizarine ...

II.B.2. Fixation de la couleur.

Colorant direct : colorant susceptible de se fixer directement sur la fibre, sans l’aide d’un mordant.

Fixation par liaisons intermoléculaires colorant fibre (liaison de Van der Waals et liaison H).

Exemple : Liaisons H entre les groupements – COOH et – NH2 de la fibre et le groupement – OH


du colorant.
208 SECTION PHYSIQUE ET CHIMIE

II.B.3. Isomérie due à la liaison – N = N –.

II.B.3.1. Stéréoisomères : molécules ayant même formule semi développée mais des structures
spatiales différentes.

Stéréoisomère E le plus stable (moins d’encombrement stérique d’où planéité et déloca-


lisation électronique «parfaite»).

II.B.3.2. Placer l’éluant dans la cuve, attendre la saturation, tracer, avec une mine de graphite, li-
gne de dépôt et ligne de front sur la chromatoplaque, effectuer le (ou les) dépôt en plu-
sieurs fois, sécher, faire agir l’éluant. Terminer par la révélation éventuelle des taches.

Exploitation : définition et intérêt du RF .

L’isomère cis, polaire, est plus fortement retenu par l’adsorbant, polaire, donc il se dé-
place plus lentement.
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 209

C.A.P.E.S
(Concours Interne)
SECTION : PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition d’électricité appliquée - Session : 1997
210 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 211
212 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 213
214 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 215
216 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE 217
218 SECTION PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 219
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Agrégation
(Concours Interne)
OPTIONS : PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
Composition sur la physique et le traitement automatisé de l’information - Session : 1997

PARTIE I

BASES DE L’ÉLECTROMAGNÉTISME

I.1. Résultats essentiels d’électrostatique


I.1.1 Loi de Coulomb
Coulomb a montré expérimentalement (fin XVIIIe) (méthode statique : balance de torsion - mé-
thode dynamique : mesure de la période des oscillations d’un corps soumis à l’influence de l’autre)
que la force est inversement proportionnelle au carré de leur distance.
r 1 q1 q2 r
F12 = 3 r12 u12
4π ε 0 M12

1
ε0 = en S. I.
36π 10 9

force exercée par q1 immobile sur q2 immobile.


r
Une particule
r chargée placée au point M subit une force F dépendant de sa charge Q et du vecteur
champ E (u ) au point M.
r
r F
E (M ) =
Q

I.1.2. Si il existe plusieursr charges qi au repos en Pi , elles créent en M un champ qui est la somme vecto-
rielle des champs E i ( M ) que créeraient en M les charges qu si elles étaient seules.
r
r 1 ρ( M ) PM
E(M ) =
4π ε 0
∫∫∫Ω 3 dτ
PM

I.1.3 Le champ est central et fonction de r seulement.


B r r
C AB = ∫A E ⋅ dM
r
E = f (r ) ur
r
r r
u=
r
r r
PM = ru
r r
u ⋅ dM = dr
220 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
B
C AB = ∫A f (r ) dr = F(B ) – F(A)

r r → r
E . dM = dF = grad F ⋅ dM

r
E dérive d’un potentiel

r →
On pose : F= –V et E ( M ) = – grad M V ( M )
r r
E . dM = − dV

Ex dx + Ey dy + Ez dz

est une différentielle exacte.

→ r
rot E = 0

Pour arriver à ce résultat on n’utilise que le fait que le champ soit fonction de M seulement.
Dans le cas d’un champ coulombien, l’expression du potentiel est :
q 1
V (M ) =
4π ε 0 PM
à une constante près que l’on choisit nulle si on veut que le potentiel soit nul à l’infini.

Cas de la distribution continue :


1 ρ(P ) dτ
V (H ) =
4π ε 0
∫∫∫V PM

I.1.4 Expérience de Millikan :


4
6π η R vlim = π R 3 ( ρm − ρm
′)g
3
le rayon est alors la seule inconnue.

Si on applique un champ :
U
q − 6π η R v' lim+ (m − m ′) g = 0
d

u
q + ( m − m ′) g
a
on en déduit : v'lim =
6π η R

Pour que la vitesse s’annule, il suffit que la force électrique soit opposée à l’action de la pesanteur
corrigée de la poussée d’Archimède.

Application Numérique :
Quand : v0 limite = 2 10 – 4 ms− 1

on trouve : R = 1,12 10 − 6 m.
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 221
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

La progression des vitesses s’exprime par :


δ ve δq
=
ve q

U
Soit : δq = 6π η R δ ve ⇒ δq ≈ 1,6 10 − 19 C
d
ce qui est la valeur de la charge élémentaire.

I.1.5. Théorème de Gauss


I.1.5.1. dS cos α
dΩ =
r2
r →
dφ = E . dS n
r 1 q
E=
4π ε 0 r 2

Une surface fermée S entoure une charge q :


– φ = 0 si q est extérieure au volume limité par S,
q
– φ= si q est intérieure.
ε0

Lignes de champ.
Tube de champ.
r ρ
Si : div E =
ε0
r
le flux de E sortant est :
r r r 1
φs = ∫∫S E . dS n = ∫∫∫vdiv E . dτ =
ε0
∫∫∫ ρ dτ

on retrouve la théorie de Gauss.

Ou autre démarche :
r r 1 r
φ= ∫∫ E . dS = ∫∫∫
ε0 V
ρ( M ) dτ = ∫∫∫ divM E . dτ
v

r ρ
donc la forme locale divM E = car le volume d’intégration étant le même il y a iden-
ε0
tité des intégrandes.

I.1.5.2. Utilisation des symétries : symétrie sphérique.


r
E ne dépend que de r.

Þ surface fermée pour appliquer le théorème de Gauss = sphère.


4
φ = 4π r 2 E (r ) = π r3 ρ
3 ε0
222 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

4
q= π r3 ρ
3

ρr
E (r ) =
3 ε0

r ρr r q r r
r≤R E= ur = u
3 ε0 4π ε 0 R 3 r

r ρ R3 r q 1 r
r≥R E= u r = u
3 ε 0 r2 4π ε 0 r 2 r

(identique à une charge ponctuelle).

Potentiel continu en r = R :
ρ R2
V (0 ) = 3 R2 = ρ
6 ε0 2 ε0

r

 ρ r 2  ρ
V (r ) =  → (3 R 2 – r 2 ) = V (r ) pour r < R
 3 ε 0 2  6 ε0
0

Si r = R : 3 R2− R2 = 2 R2

ρ R3 1
V (r ) = + V0
3 ε0 r

si : r→∞ V → V0

ρ R3 1 ρ R2
V (R ) = = + V0
3 ε0 R 3 ε0

V0 = 0 à l’infini.

Calotte sphérique chargée :

Surface chargée :
r r
r<R E=0

σ R2 r q 1
r>R E= 2 er = 4π ε 2
ε0 r 0 r

r σ
discontinuité en r = R : E=
ε0

q
r<R V ( r ) = V0 +
4π ε 0 R

σ R2 q 1
r>R V (r ) = + V0 = + V0
ε0 r 4π ε 0 r
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 223
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.1.6 Équations de Poisson et de Laplace


r r
rot E = 0 rot B = 0 r →
r ρ r E = – grad V
div E = div B = 0
ε0

r →
Comme ∆ f = div (grad f ) : E = − grad V

→ ρ
∆V = div grad V = − équation de Poisson
ε0

Dans le cas d’absence de charge dans la région de l’espace étudiée, elle devient l’équation de La-
place : ∆V = 0. Ceci n’est possible que parce que les charges agissent à distance et peuvent créer
un champ en un point sans charge. On choisit généralement comme convention V (r∞) → 0. Ceci
pose le problème des fils infinis, des plans infinis, qui sont des cas idéaux donc non physiques en
pratique.

I.1.7. Énergie électrostatique


r r
Quand on déplace q de l’infini vers M de façon quasistatique, elle subit une force F = q E (P ). Si
r
P est un point de sa trajectoire, l’extérieur exerce une force qui s’oppose à F (quasistatique). Le
travail de la force extérieur est :
Mr r M r r
W = ∫ F ⋅ dP = – q ∫ E ⋅ dP
∞ ∞

r →
Comme : E = – grad V

W = q V ( M ) – V ( ∞ ) = q VM
représente l’énergie potentielle des charges.

I.1.7.1. Le travail fourni par l’extérieur dans le déplacement de q2 de l’infini jusqu’à M2 où le


potentiel est créé par q1, est :
q1
W2 = q2 V2 avec V2 = r
4π ε 0 r1 2

Le potentiel est 0 quand toutes les charges sont à l’infini (pour amener q1 de l’infini à
M1, le potentiel est nul W1= 0).

Si q1 q2 > 0 : W>0
il faut lutter contre la force de répulsion et fournir de l’énergie.

Si q1 q2 < 0 : W<0
il y a force attractive. L’extérieur reçoit de l’énergie.

I.1.7.2. Soit un ensemble de charges ponctuelles q1, q2, qi, ... , qn, au repos à l’infini q est ame-
née en M depuis l’infini très lentement (succession d’états électrostatiques). La charge q
est soumise au champ E (P ) créé en P par les charges qi.
r →
Elle subit une force F = q E (P ). Puisque c’est une succession d’états d’équilibre, une
r r
force – F = extérieure s’oppose à l’action de F électrostatique.
224 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Le travail de cette force est :


M r r M M r r
W = ∫ Fext . dM = – ∫∞ F . dM = − q ∫∞ E . dM

Comme E dérive du potentiel V, nul à l’infini :


V (∞) = 0
W = q (V ( M ) − V (∞)) = q V ( M ) = E p

Ce travail fourni au système par l’extérieur est l’énergie potentielle de la charge q dans
le champ E, dérivant du potentiel V.

Soient q1, q2, ... qi ... qn charges en M1, M2, ... Mn :


– on approche q1 en M1, les autres charges sont à l’infini (pas d’interaction). W1 = 0
puisque q1 n’agit pas sur q1,
– on approche q2 en M2 (en interaction avec q1).

1 q1
V2 =
4π ε 0 r1 2

W fournie par l’extérieur (donc potentielle pour le système q1, q2) est :
W2 = q2 V2

1  q1 q2 
On approche q3 dans : V3 =  + 
4π ε 0  r13 r23 

W3 = q3 V3

L’énergie totale fournie par l’extérieur (donc Wpot des n charges) est :
W = W1 + W2 + ... + Wn
n  qj 
1
= ∑ qi  
4π ε 0 i>j  rij 

qi q j n
1 1 1
Pour symétriser : =
4π ε 0 2
∑ rij
=
2
∑ qi V ( M i )
i≠ j i =1

Dans le cas d’une répartition continue de densité ρ( M ), le volume dt élémentaire con-


tient la charge ρdτ et est le siège d’un potentiel V ( M ).
L’énergie potentielle E p est donc :
1
= ∫∫∫ ρ(M) V(M) dτ
2 Ω

I.1.7.3 ρ
Nous avons vu que : div E =
ε0
1
Donc : Ep =
2
∫∫∫V ε 0 div E ⋅ V dτ

r r r →
Comme : div VE = V div E + E ⋅ grad V
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 225
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

ε0 r E2
Ep =
2
∫∫∫Ω div V ⋅ E dτ + ∫∫∫

ε0
2

r r r
∫∫∫Ω div (V ⋅ E ) dτ = ∫∫Σ V ⋅ E ⋅ dS
V est en 1 R , E en 1 2, S en R2 Þ le flux est en 1 R si R → ∞, φ = 0.
R

1
Il ne reste plus que : Ep = ∫∫∫espace ε E 2 dτ
2 0

ε0 2
La densité d’énergie est donc : E
2
r
On ne parle plus des charges mais seulement du champ E.

I.1.8 Étude du dipôle électrostatique


I.1.8.1. q  1 1
Potentiel : V (M ) =  − 
4π ε 0  r2 r1 

1 1 d 
≈ 1 − cos θ
r1 r  2 r 

1 1 d 
≈ 1 − cos θ
r2 r  2 r 

qd cos θ
V (M ) =
4π ε 0 r 2

r r
On pose : p = qd moment dipolaire.
∂V qd cos θ
Er = − =
∂r 2π ε 0 r 3

1 ∂V qd sin θ
Eθ = − =
r ∂θ 2π ε 0 r 3

r r
I.1.8.2. r 1 p⋅r
VM (r ) =
4π ε 0 r 3

r 1  2 p cos θ r p sin θ r 
E (r ) = 3 er + eθ
4π ε 0  r r3 
et :
r r r r
1  3 ( p ⋅ er ) er − p 
=  
4π ε 0  r3 

I.1.8.3. La résultante des forces qui s’exercent sur un dipôle placé dans un champ uniforme est
nulle :
r r
F =0
226 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Le moment du couple par rapport au point O (milieu des deux charges) :


r r
r d r  d r r r
Γ = ∧ q E a +  –  ∧ (– q E a ) = qd ∧ E a
2  2

Dans le cas d’un dipôle rigide, pour amener deux charges + q et – q de l’infini :
r r
 r d  r d 
Wopérateur = q V  r +  – V  r –  
  2  2 
r →
= qd grad V
r r
= – p⋅E

Le résultat ne dépend pas du chemin suivi = Énergie potentielle.

r r  Expérience
Énergie minimale si b aligné avec E : 
 Déviation d' un jet d' eau
r r
Le long de la ligne de champ : E = E (x ) ux
r r r r
F– = – q E – F+ = + q E+
– q +q

La résultante des forces n’est plus nulle :


r r r   d  d 
F = F– + F+ = q E  x +  – E  x – 
  2  2  

 d d dE r dE r
E  x +  = E ( x) + ⇒ F = qd u
 r 2 dx dx x

I.2. Charges en mouvements


I.2.1. Notion de densité de courant
r représente une densité volumique der charge.
On considère une surface élémentaire dS traversée
r par un flux de charge (et sa normale orientée).
2
La charge élémentaire d Q traversant dS pendant dt est :
r r
d 2Q = n q v dS ⋅ dt
r r
= j ⋅ dS dt

r
d 2Q > 0 , si q > 0 et v est dans le sens de la normale > 0.
r
Si q < 0, il faut que v soit de sens opposé à la normale à la surface.

Cas d’une surface finie :


r r
dQ = ∫∫(S ) d 2Q = ∫∫(S ) j ⋅ dS ⋅ dt

dQ r
donc : = I = flux de J à travers S
dt
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 227
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.2.2. Dans le volume V la charge à l’instant t est :


Q (t ) = ∫∫∫V ρ(t ) dτ

à t + dt : Q (t + dt ) = Q (t ) + dQ

Donc : Q (t + dt ) – Q (t ) = ∫∫∫V ( ρ (t + dt ) – ρ (t )) dτ
∂ρ
dQ = ∫∫∫ ∂t
dt dτ

dQ ∂ρ
Mais :
dt
= ∫∫∫ ∂t

Si la charge du volume Ø, il y a courant vers l’extérieur donc :

 dQ   dQ 
= 
 dt  ext → int  dt  cos t → ext

∂ρ r r
∫∫∫ ∂t
dτ = – ∫∫ j ⋅ dS

→
=– ∫∫∫ div j ⋅ dτ

∂ρ
donc : div j + =0
∂t

Dans le cas d’un régime stationnaire :


∂ρ
=0
∂t
r
donc : div j = 0
r
j est à flux conservatif.

r r
I.2.3. Loi d’Ohm : j=γ E
r
→ r j
– grad V = E =
γ

VA – VB = E ⋅ l
I = jS
Il
donc : VA – VB =
γS

l
on appelle résistance la quantité : R=
γS

I.2.4. Modèle de Drude :


r r
I.2.4.1. dv r me v
Équation : me =eE –
dt t0
r
mouvement rectiligne suivant la direction du champ uniforme E.
228 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

dv mv
me + =eE
dt t0

La solution générale de l’équation sans second membre est :


v = v0 e– t / t 0

Une solution particulière de l’équation complète est :


e t0
v= E
m

t0
Donc la vitesse est : v = v0 e– t / t0 + e E
me
le régime transitoire est exponentiel.

Si t >> t0 le régime est permanent :


e t0
v= E
me
r
Le courant j, dans ce cas, est :
r r e2 t0
j=nev=n E
m

n e2 t0 e t0
donc : γ = et µe =
m m8

10 8 × 9 10 – 31
donc : t0 = 28 2 – 38 = 2 10 – 14 s
1,9 × 8 ,3 10 × (1,6 ) (10 )

v = 5 10 – 4 m / s

I.2.4.2. Dans le cas où la concentration des porteurs de charges n’est plus uniforme, on écrit la
condition d’équilibre :
r r
J conduction + J diffusion = 0

→ → ne qe µ e E
donc : – n qe µ e E – D grad ne = 0 ⇒ grad n = –
D

On applique le théorème de Gauss :


r ρ
div E =
ε0
r ( N 0 – ne ) qe
donc : div E =
ε0

En utilisant : rot rot E = – ∆E + grad div E = 0

qe → ne qe µ e
On obtient : ∆E = – grad ne = E
ε0 ε0 D
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 229
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

1
que l’on met sous la forme : ∆E – E τ0
λ2D

ε0 D
avec : λ2D =
ne qe 2 µ e

I.2.5. La diffusion s’oppose à l’accumulation de charge à la surface d’un conducteur.

Soit z’z la direction perpendiculaire à la surface :


d 2 Ez Ez
2 – =0
dz λ2D

E z = E (0 ) e– z/ λ D

dE z E (0 )
=– exp (– Z / λ D )
dz λD
ρ
=
ε0

E 7 (0 )  7 
Donc : ρ = – ε0 exp  –  [ si z → ∞, ρ = 0 ]
λD  λD 

La densité de charge r est répartie sur une épaisseur de l’ordre de λ D .

Application Numérique : D = 2 µe ε F / 3
N 0 = 10 28 / m 3 λ D = 1,6 Å
ε F = 7 eV

I.3. Magnétostatique : champ d’induction magnétique créé par un courant stationnaire


I.3.1. Loi de Biot et Savart
→ →
µ 0 j (P ) ∧ PM
dB ( M ) = 3 dτ p
4π PM
cas d’un circuit filiforme.
r r r
j ⋅ dτ = j ⋅ s × dl = I dl
r r
on oriente dl suivant j.

r →
→ µ 0 I dl ∧ PM
Donc : dB ( M ) = 3
4π PM

Attention : quand on intègre l’intégrale curviligne est fermée puisqu’un circuit doit être fermé.
230 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

r →
µ 0 qv ∧ PM
Expression équivalente : dB ( M ) = ndτ p
4π PM 3

I.3.2. Étude des bobines de Helmholtz


I.3.2.1. Induction créée par une spire :
→  → r  r  2π → r  r
B ( M ) =  B ( M ) ⋅ ez  ez =  ∫ dB ⋅ ez  ez
0
   

→
→ µ0 I r PM
dB = Rdθ eθ ∧ 3
4π PM

 
 r r 
→ r µ0 I  e0 ∧ ep → M  r
dB ⋅ ez = Rdθ 2 ⋅ cz
4π   R  
   
  sin α  
µ0 I
= sin 3 α dθ
4π R

r µ0 I r
En intégrant sur la spire : B= sin 3 α ez
2R

µ0 I
au centre de la spire : B (0 ) =
2R

I.3.2.2. Bobines de Helmholtz


r
Sur l’axe : B = B 0 sin 3 α

R
tan α =
x
1
1 + tan 2 α =
co 2 α

1
1 + co tan 2 α =
sin 2 α
3
+
1  1  2
1+ u2 = ⇒
sin 2 α 1+ u2 
3

donc : B1 = (1 + u 2 ) 2

5
2 u3 –
B'1 = – (1 + u 2 ) 2
2

On calcule B''1 et on voit que : B''1 = 0


OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 231
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

1 1
si : 4 u2 – 1 = 0 ⋅ u2 = u=±
4 2
3
2 – 2
B (0 ) = 2 B 0 (1 + u ) avec : u = 0 ,5

B (0 ) = 1,44 B 0

I.3.2.3. Quand les deux bobines sont à une distance R, les inductions
créées ont leurs points d’inflexion confondus, et l’induction
résultante est à peu près constante entre les deux bobines.

I.3.3. →
PM →  1 
En remarquant que : 3 = grad ( M)  – 
PM  PM 

→ µ 0 → → 1


dB = j (P ) ∧ grad dτ p
4π PM

On utilise la relation :
r → r →
rot [a ( M ) K ( M )] = a ( M ) rot ⋅ K ( M ) – K ( M ) ∧ grad a ( M )
r
→ →  µj (P )
0  1 →
dB = rot  dτ p  ⋅ – rot(M) j (P )
 4π PM  1PM 4442444 3
=0

→
dB étant un rot pur, sa divergence est nulle.

→
div dB = 0

→ →
∇ ⋅ dB = 0

→
Le potentiel vecteur dA est donc :
→
→ µ 0 j (P )
dA = dτ p
4π PM

→ r
dA et Asont définis à un gradient près puisque :
→ → r
rot ( grad f ) ≡ 0
r r r
∇ ∧∇ ⋅ f ≡ 0

 → 
→ r µ0 → r PM 
rot B ( M ) =

∫∫∫ rotM  j (P ) ∧  dτ p
PM 3 

 
232 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.3.4. Analogie formelle entre électrostatique et magnétostatique


I.3.4.1.

[Link]. * φ = 2π r E (r ) h

ρ
= π a2 h (théorème de Gauss)
ε0

car : qint = π a 2 h ρ

λ
E (r ) =
2π ε 0 r

λ
et : V (r ) = – Ln r + k
2π ε 0
problème des charges à l’infini.

* Potentiel vecteur du champ magnétique à l’extérieur d’un cylindre infini de rayon a, à


la distance r, dans lequel se trouve une densité de charge uniforme parallèle à Oz.

ρ ρ
µ 0 jz = ⇒ jz ⇒
ε0 ε 0 µ0

λ 1 µ0 a2
jz = 2 ε µ ⇒ A ( z) = – jz Ln r + k
πa 0 0 2

I.4. Régimes variables : induction électromagnétique


I.4.1. Une ampoule avec e + plaques + bobines de Helmholtz pour montrer expérimentalement chaque
propriété contenue dans la force de Lorentz :
→ r r
Fm = q v ∧ B

r → r
Force électrique : indépendante de v ⋅ FE = q E ,
r r r
Force magnétique : proportionnelle à v, d’orientation v ∧ B .

I 1
v=
s ρ

I.4.2. Effet Hall

L = 20 mm B = 0 ,1 T
l y = 1 mm i0 = 10 mA
d z = 0 ,2 mm ne = 1,6 10 21 m – 3
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 233
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

→
Le champ de Hall est : EH

dq
i0 = = ne
dt

j = ne v

r r →
q v ∧ B = q EH

VH
v ⋅ B = EH =
ly

r →
j ⋅ dS = i0

r →
j dS = e v d z l y = i0

= 195 m / s

VH = 0 ,0357 volt = 35 ,7 mV

Par la mesure de VH , on obtient B - après étalonnage.

I.4.3. L’induction électromagnétique


I.4.3.1. dφ
Loi de Faraday : la f.é.m. d’induction est e = – quelle que soit la cause de la variation
dt
de flux.

Loi de Lenz : la f.é.m. d’induction s’oppose à la cause qui l’engendre.

I.4.3.2. r → d ∫∫S r →


∫Γ E ⋅ dM =
dt
B ⋅ dS

 ∂B  →
= ∫∫S  
 ∂t  en 1 pt fixe
⋅ dS

r → → r →


∫Γ E ⋅ dM = ∫∫(S ) rot E ⋅ dS

La surface (S) est quelconque, donc :


r
→ r ∂B
rot ⋅ E = –
∂t
r r
On traduit la conservation du flux de B par l’existence d’un potentiel vecteur A.
r
r ∂ → r ∂A
rot E = – rot A = – rot
∂t ∂t
234 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

 → 
r ∂A 
rot  E + = 0
 ∂t 
 
r
r ∂A
donc : E+ dérive d’un potentiel V
∂t
→
r → ∂A
E = – grad V –
∂t

PARTIE II

UTILISATION DES ÉQUATIONS DE MAXWELL

II.1. Introduction du courant de déplacement


r r
La relation rot B = µ 0 j pose un problème car :
r
div (rot B ) = 0
r
entraîne : div j = 0
ce qui n’est vrai que dans les régimes stationnaires.

Dans le cas de transport de charges on a :


r ∂ρ
div j + =0
∂t
r ρ
Comme : div E =
ε0
 → 
r ∂E 
div  j + ε 0 = 0
 ∂t 
 
r
r ∂E
Donc : j + ε 0 est un champ de rotationnel.
∂t

→
→ r ∂E
On élargit donc : rot B = µ 0 j + µ0 ε 0
∂t

→
∂E
ε0 est appelé densité de courant de déplacement, bien qu’il ne corresponde pas du tout à un déplace-
∂t
ment de charge.

γ
Le rapport est : R=
ε0 ω

Si la fréquence F = 1 MHz : R1 = 1,1 1012 pour γ 1 = 6 10 7 Ω – 1 m – 1


OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 235
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

R 2 = 18 10 – 3 pour γ 2 = 10 – 6 Ω – 1 m – 1

Pour pouvoir écrire i = γ E , il faut que t > t0 .

Donc ici, la période T doit être telle que : T >> t0



ω <<
t0

ne2 t0
la relation : γ =
m

entraîne : t0 = 2 ,3 10 – 14 s

Il faut : T > 2 ⋅ 10 – 14 s

II.2. Application à la propagation des ondes électromagnétiques dans le vide


Équations de Maxwell dans le vide en absence de charges et de courants.
r
II.2.1. → r ∂B
rot E = –
∂t
r
div E = 0
r
div B = 0
r
→ r ∂E
rot B = ε 0 µ 0
∂t

II.2.2. → r
→ → r ∂ rot B
rot rot E = –
∂t
r
r → r ∂2 E
– ∆E + grad div E = – ε 0 µ 0
∂t 2
r
r r ε 0 µ0 ∂2 E
Comme div E = 0 : ∆E – =0
∂t 2

→ r
→ → r ∂ rot E
rot rot B = ε 0 µ 0
∂t

→ ∂ 2B
– ∆B = – ε 0 µ 0
∂t 2

avec ε 0 µ 0 c2 = 1. On reconnaît l’équation de propagation des ondes de d’Alembert.

Corde vibrante : écart par rapport à la position d’équilibre.


Tuyau sonore : écart entre pression et pression d’équilibre.
236 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

II.2.3.  x  x
Si : E = E1  t –  + E2 t+ 
 c  c
progressive dans le sens x > 0.
r r
Les solutions ont une double périodicité en t et r ; ϕ = phase / origine, k = vecteur d' onde.

λ(m ) γ H7 1 µm → 1,2396 eV
Ondes radio 10 4 → 1 10 4
–2 –3
Micro-ondes 10 → 10 1010
Infrarouge 10 – 3 → 10 – 6 1012
Visible 10 – 6 → 10 – 7
Ultraviolet 10 – 7 → 10 – 8 1014
Rayons X 10 – 8 → 10 – 10 1018
Rayons g 10 – 10 → 10 – 12 10 20
r
II.2.4. • Rectiligne : le vecteur E reste dans un plan fixe de polarisation, au cours de la propagation.

• Polariseur : prisme – polaroïd


• Elliptique : composition de deux vibrations rectilignes cohérentes
déphasées de ϕ ≠ kπ

II.2.5. Déphaseur
II.2.5.1. d ∆n
φ = 2π
λ

Lumière incidente naturelle ® après P : elle est polarisée rectilignement avec l’intensi-
té :
I0
2

Amplitude du champ électrique après P :


E 0 tel que :

I0 1 I0
= ε 0 C E0 2 → E0 =
2 2 ε0 C

et champ électrique porté par P.

r  I0
→ E  cos ωt
dans :  ε c
(Z I )
 0

 I0
r
 cos ωt cos α
r r → E ε c
dans le repère X , Y 
(Z I ) I0
 cos ωt sin α
 ε c
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 237
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

 I0
 cos ωt cos α
r r ε c
En zone II ds axes ( X , Y ) : 
 I0
cos (ωt – φ ) sin α
 ε c
r r
En zone II ds (A , A ' ) :
r  cos β
X 
 – sin β

r  sin β
Y 
 cos β

r  I0 I0
suivant A  cos ωt cos α cos β + cos ( ωt – φ ) sin α sin β
 ε c ε c
r  I0 I0
suivant A '  – cos ωt cos α sin β + cos (ωt – φ ) cos β sin α
 ε c ε c

2
I = ε0 C E 2
t
= I0 [cos α cos β cos ωt + sin α sin β cos ( ωt – φ )]
t
1 2 2 1 2 2 
= I0  2 cos α cos β + 2 sin α sin β + 2 cos α cos β sin α sin β cos ωt cos ( ωt – φ ) 
 
I0
= [cos2 α cos 2 β + sin 2 α sin 2 β + 2 cos α cos β sin α sin β cos φ ]
2

I = I1 + I 2 + 2 I 1 I 2 cos φ

I0
avec : I1 = cos2 α cos2 β
2
I0
I2 = sin 2 α sin 2 β
2
Les amplitudes correspondantes sont respectivement :
I0 I0
cos α cos β et sin α sin β
2 2

le maximum de I max , I max max


I max pour cos φ = 1
est I max max si I 1 = I 2

I min pour cos φ = – 1 ß


cos α cos β = sin α sin β

ß
π
α+ β = ±
2
π
α–β = ±
2
238 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I0
alors : I max = sin 2 2 α
2

Donc pour que I max soit max il faut :


π
sin 2α = 1 2α =
2

π
α= ±
4

Õ Pour satisfaire simultanément V = 1 et I max il faut :


r r
• P et A //, à 45° de ( X , Y ) alors :
I0 φ
I = cos2
2 2
r r
• ou P et A ^ à 45° de ( X , Y ) alors :
I0 φ
I = sin 2
2 2

II.2.5.2. Compensateur de Babinet


2π ∆n 2π ∆n
φ = φ1 + φ 2 = (2 y – y0 ) tan θ ~ (2 y – y0 ) θ
λ λ
analogue à une lame d’épaisseur variable :
e( y) = (2 y – y0 ) θ
ceci est analogue au coin d’épaisseur variable
Ä on voit des franges // arrête du coin.

PARTIE III

LES MATÉRIAUX EN PRÉSENCE DE CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES

III.1. Travaux dirigés : cas des champs électriques permanents


r r r
III.1.1 D = ε0 E + P

r r
III.1.2. P = χe ε0 E
r r r
D = ε0 εr E = ε E

avec : ε r = 1+ χ e

La polarisation est source d’un nouveau champ :


r
r σp r P
Ep = – u=–
ε0 ε0
r r r
le champ total est : E = E0 + Ep
appliqué
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 239
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
r
E p s’oppose au champ appliqué.

→ r
Cas du vide : rot E 0 = 0

r ρlibre
div E 0 =
ε0
r
Sans modifier ρlibre, on met un diélectrique : le champ devient E.

→ r
rot E = 0
r
div (ε 0 ε r E ) = ρlibre

→ r r
rot ε r E = 0

r ρlibre
div ε r E =
ε0

E0
donc : E=
εr

avec : εr > 1

E < E0

donc la tension est divisée par ε r et la capacité est multipliée par ε r :


C matériau > Cvide

III.1.3. III.1.3.1. 1 r3
E ⋅ 4π r 2 = e 3
ε0 a

e r
E=
4π ε 0 a 3

L’électron est ramené vers sa position d’équilibre par :


f = – kr

e2
avec : k=
4π ε 0 a 3

r
III.1.3.2. L’énergie électrostatique d’un dipôle p dans le champ local est ;
r r
W = – p ⋅ Ee

donc : W (θ) = – p E e cos θ

Puisque la probabilité pour qu’un dipôle ait l’énergie W (θ) soit Boltzmann.
240 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Dans le cône θ, θ + dθ, le nombre dN est tel que :


dN
dP = = K e– w' (θ) / kBt dω
N

si : dω = 2π sin θ dθ

p Ee
On pose : =u
kB T

Il faut déterminer K ; pour cela on fait :


π
∫0 dP = 1

π
Donc : 1 = 2π K ∫0 e u cos θ sin θ dθ

u
donc : K=
4π shu

1
Comme P =
V
∫ p cos θ dN , le nombre demandé est :
Nu
dN = e u cos θ 2π sin θ dθ
4π sh u

Le vecteur polarisation est le moment dipolaire résultant par unité de volume. On pro-
jette sur la direction du champ (par raison de symétrie, vu le grand nombre de dipôles) :
N
n=
V
dN π
P=
V
∫0 Ke u cos θ 2π sin θ p cos θ dθ

π
P = 2π K np ∫0 (cos θ e u cos θ ) sin θ dθ

On intègre par parties en posant : U = cos θ

dU = sin θ dθ

dV = e u cos θ sin θ dθ

2 sh u
V =
u

Plus astucieux :
π
On dérive : ∫0 e u cos θ sin θ dθ par rapport à u.

π
On trouve : ∫0 cos θ e u cos θ sin θ dθ

P
c’est-à-dire :
2π Knp
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 241
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Il suffit donc de dériver / à u, la quantité :


2 sh u
u
ce qui donne :
 ch u sh u  2  sh u  P 2 sh u 
2 – 2  =  ch u – = ch u –
 u u  u u  2π K np u  u 

III.2. Matériaux en régime variable


III.2.1. Modèle de Drude-Lorentz
r
E = E 0 e– i (ωt )

me
à une dimension : m r&& = – m ω 20 r – r& – e E e
τ0

me e
donc : r&& + ω 20 r + r& = – E e– i ωt
τ0 m 0

On cherche une solution de la forme :


e E 0 e– i ωt
r = r0 e– i ωt ⇒ r= –
m ω
ω 20 – ω 2 – i
τ0

p= – er

e2 E 0 e– i ωt
p=
m  2 – ω2) –
i ω
 ( ω 0
τ 0 

p
α=
ε 0 E local

e2 1
α=
ε0 m iω
ω02 – ω2 –
τ0

Au voisinage de ω = ω 0 résonance d’absorption ; a a une partie imaginaire a’’ et une partie


réelle a’.
242 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

1
Si : ω << α' ' ≈ 0
τ
l’amortissement est très faible. Il y a transparence.

PARTIE IV

MILIEUX AIMANTÉS

IV.1. Résumé de cours : définitions


IV.1.1 Expériences classiques de l’enseignement secondaire.

IV.1.2. Expériences classiques de l’enseignement secondaire.

IV.1.3. Barreau cylindrique uniformément aimanté :


→ r r r
rot ⋅ M = 0 = jmv
courants purement superficiels.

Analogues à de petits dipôles magnétiques sous forme de boucle de courants d’aimantation.


Les boucles adjacentes annulent leurs effets sauf en surfaces.

Analogue au solénoïde.
r
IV.1.4. div B = 0

→ r r r
et : rot ⋅ B = µ 0 ( je + jmv )

r → r
avec : jmv = rot M
r
r B r
donc : H = – M
µ0
r r r
ou : B = µ 0 (H + M )

IV.2. Aimantation induite


r r
IV.2.1. Si : M = χm H
r r
B = µ 0 ⋅ (1 + χ m ) H
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 243
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
r r
donc : B=µH

avec : µ = µ 0 (1 + χ m )

χm > 0 paramagnétique

χm < 0 diamagnétique

à T ordinaire : χ m para ~ 10 – 3 SI

χ m di ~ 10 – 9 SI

tous les corps sont diamagnétiques.

IV.2.2. Ascension d’un liquide paramagnétique


Un élément de volume dτ possède un moment magnétique :
r r
dm = M ⋅ dτ

Dans un champ inhomogène B 0 il subit la force :


→ → → →
dF = ( dm ⋅ grad ) B 0

→
dF r → →
= ( M grad ) B 0

Pour les paramagnétiques χ << 1 : µ ≈ µ0

→ →
r r r B0 B0
donc : M =χ H ⇒ M =χ =χ
µ µ0

(on néglige le champ dipolaire). La densité volumique de force est :


→
dF χ m r → →
= fv = (B ⋅ grad ) B 0
dτ µ0

χ → 2→
= grad B 0
2 µ0

→ →
puisque : rot B0 = 0 hors de l’aimant.

La relation fondamentale de l’hydrostatique est :


r r → χ → 2→
0 = ρmv g – grad Ph + grad B 0
2 µ0

r →
On peut transformer : ρm g = grad (– ρm g z )
244 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

→  χ 2→ r
Donc : grad  – ρmv g z – Ph + B =0
2 µ0 0 
 

Donc : la quantité entre ( ) est constante dans le liquide.

→ r
Si : Β0 = 0 ⇒ théorème de Pascal

2
χ →
– ρmv g zA – PA + B = – ρmv g zB – PB + 0
2 µ0 0A

(B est extérieur au champ)

PA = PB
λ r 2
⇒ ρmv ( zA – zB ) g = B
2 µ0 0A

χ r
( za – zb ) = h = B0 A 2
2 µ 0 ρmv g

B0 = 1 T

h = 6 10 – 3 m

χ ≈ 1,5 10 – 4 SI

IV.3. Partie expérimentale, un TP cours : Étude du ferromagnétisme


IV.3.1. Fe, Co, Ni, alliages, CrO2, Gd généralement cristallins.

C
χm = Loi de Curie Weiss
T – Tc

Si T > Tc la substance n’est plus ferromagnétique.

Expérience du clou chauffé qui n’est plus attiré par l’aimant (ne pas chauffer l’aimant !).
r r r
IV.3.2. Par raison de symétrie B , M , H sont tous orthoradials.

La mesure de H est directement proportionnelle à la valeur de I (ampèremètre). Le potentiel lu est


Le potentiel lu est proportionnel à la f.é.m. e :
 d dB
φ – einduction = –  –  = k
 dt  dt

Il faut intégrer pour avoir B.

Sur la courbe on voit que χ m varie avec H.


OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 245
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

IV.3.3. Sur la courbe de variation M = f (H ), le retour ne se fait pas suivant l’aller. On arrive à stabiliser
le cycle en faisant varier H alternativement. On atteint insi les valeurs de M r , H c .
M r est l’aimantation rémanente,
H e est le champ coercitif,
matériaux doux : H c très petit, M r très grand,
matériaux durs : H c très grand : (aimants permanents),
les pertes sont proportionnelles à l’air du cycle.
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 247
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Agrégation
(Concours Interne)
OPTIONS : PHYSIQUE ET CHIMIE ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
Composition avec exercices d’application - Session : 1997

OPTION : PHYSIQUE ET CHIMIE


248 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 249
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
250 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 251
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
252 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 253
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
254 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 255
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
256 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 257
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
258 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 259
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
260 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 261
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
262 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 263
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
264 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 265
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Agrégation
(Concours Interne)
OPTIONS : PHYSIQUE ET CHIMIE ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
Composition avec exercice d’application - Session : 1997

Option : PHYSIQUE APPLIQUÉE


PREMIER PROBLÈME
ÉLECTROTECHNIQUE

I. ESSAIS PRÉLIMINAIRES
I.1. I.1.1. Étude de la première structure
I.1.1.1. dip1 dϕ1
vp1 = rp1 ip1 + lp1 + np
dt dt
dip 2 dϕ 2
vp 2 = rp 2 ip 2 + lp 2 + np
dt dt
dip 3 dϕ 3
vp 3 = rp 3 ip 3 + lp 3 + np
dt dt

I.1.1.2. d ipi dϕ i
Si les tensions rpi ipi et lpi << vpi alors vpi ≈ np
. Nous sommes alors
dt dt
dans les hypothèses de Kapp vérifiées pour les transformateurs de la puissance en-
visagée et :
dϕ1 dϕ 2 dϕ 3
vp1 = np ; vp 2 = np ; vp 3 = np
dt dt dt

I.1.1.3. En sinusoïdal triphasé équilibré vp1 + vp 2 + vp 3 = 0


 dϕ1 dϕ 2 dϕ 3 
⇒ np  + + = 0 ⇒ ϕ1 + ϕ 2 + ϕ 3 = ϕ a = Cte
 dt dt dt 
Or il n’y a aucun enroulement parcouru par des courants continus ou à valeur
moyenne non nulle donc :
ϕ a = ϕ1 + ϕ 2 + ϕ 3 = 0

Les expressions des flux s’obtiennent par intégration :


Vp 2 Vp 2  2π 
ϕ1 = – cos ωt ; ϕ2 = – cos  ωt –  ;
np ω np ω  3

Vp 2  4π 
ϕ3 = – cos  ωt – 
np ω  3

ϕ1, ϕ 2 , ϕ 3 forment un système de flux triphasé équilibré.


266 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.1.1.4. np ip1 – ns is1 – n 's i 's1 = R 1ϕ1 + R a ϕ a


0 0 0
d’où : np ip1 = R 1ϕ1
et de même : np ip2 = R 2 ϕ 2 np ip3 = R 3 ϕ 3

R 1ϕ1 R 2 ϕ2 R 3 ϕ3
Þ ip1 = ; ip 2 = ; ip 3 = (1)
np np np

I.1.1.5. d  ip1  d  ip 2  d  ip 3 
vp1 = np2   ; vp 2 = np2   ; vp 3 = np2  
dt  R1  dt  R 2  dt  R 3 
de la relation (1) : ϕ1 ϕ 2 ϕ 3 sont sinusoïdaux mais le circuit magnétique étant non-
linéaire, R1 R 2 R 3 sont non-linéaires. De plus elles ne sont pas égales car le trajet
des lignes de champ sont différents sur les trois colonnes. Donc ip1 , ip2 , ip 3 ne sont
pas sinusoïdaux et ne sont pas égaux.

I.1.1.6. Pour définir une impédance équivalente on remplace le courant non sinusoïdal par
un courant sinusoïdal «équivalent» qui aurait les mêmes effets énergétiques.
– Si le circuit magnétique est sans pertes R1 R 2 R 3 sont des réels et :
np2 np2
Vp1 = j ω I p1 ⇒ Z µ1 = jω
R1 R1
idem Z µ2 et Z µ3.

– Si le circuit magnétique est avec pertes R1 R 2 R 3 ne


sont pas réelles et Z µ est composée d’une partie réelle et
d’une partie imaginaire on préfère une représentation
parallèle :

I.1.1.7. Vp
Zµ = ⇒ Z µ1 = 256 Ω Z µ2 = 400 Ω Z µ3 = 265 Ω
Ip

Vp 2
Rµ = ⇒ R µ1 = 968 Ω R µ2 = 1383 Ω R µ3 = 1000 Ω
P0
Vp 2
Xµ = ⇒ X µ1 = 265 Ω X µ2 = 418 Ω X µ3 = 274 Ω
Q0

R µ = 1120 Ω Z µ = 307 Ω
En valeur moyenne :
X µ = 319 Ω

I.1.1.8. Vso
m= = 0 ,568
Vp

I.1.2. Étude de la deuxième structure


I.1.2..1. La mise en équation est identique, ϕ1, ϕ 2 , ϕ 3 traversent la même réluctance et sont
indépendants.
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 267
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.1.2.2. np 2
Circuit sans pertes : Z µ1 = Z µ2 = Z µ3 = jω
R
Circuit avec pertes :

I.1.2.3.
Z µ = 157 Ω avec : R µ = 2017 Ω et X µ = 158 Ω

I.1.2.4. m = 0 ,486

I.2. I.2.1. Étude de la première structure


I.2.1.1. Les trois flux ϕ1 ϕ 2 ϕ 3 sont trois flux en
phase ; leur somme est non nulle et se re-
ferme dans l’air.

ϕa = 3 ϕ0

I.2.1.2. – 2 ns iso1 = R1 ϕ 0 + 3 R a ϕ 0
– 2 ns iso 2 = R 2 ϕ 0 + 3 R a ϕ 0
– 2 ns iso 3 = R 3 ϕ 0 + 3 R a ϕ 0

 – ϕ0
 i so1 = (R1 + 3 R a )
2 ns
 – ϕ0
Soit :  iso 2 = (R 2 + 3 R a )
2 ns

 i = – ϕ 0 (R + 3 R )
 so 3 2 ns 3 a

La dissymétrie entre les trois courants est faible car :


R a >> R1 ; R a >> R 2 et R a >> R 3

I.2.1.3. dis 01 d ϕ0
– v0 = (rs1 + r 's1 ) is 01 + (ls1 + l 's1 ) + 2 ns
dt dt
idem pour 2 et 3.

En remplaçant ϕ 0 par son expression :


dis 01 d (is 01)
– v0 = (rs1 + r 's1 ) is 01 + (ls1 + l 's1 ) + 4 ns2
dt dt (R1 + 3 R a )
idem pour 2 et 3.

Les lignes de champ effectuant un long trajet dans l’air, le circuit magnétique n’est
pas saturé et peut être considéré comme linéaire. Les courants is 01, is 02 , is 03 sont
sinusoïdaux. L’inductance équivalente est faible ce qui explique que les courants
croissent vite (6 A pour V0 = 41 V ).
268 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

 4 ns2  dis 01
D’où : – v0 = (rs1 + r 's1 ) is 01 +  ls1 + l 's1 + 
 R1 + 3 R a  dt
idem pour 2 et 3.

Remarque : la valeur du champ magnétique étant faible, les pertes fer sont faibles et
négligées.

I.2.1.4. En passant aux valeurs complexes :


  2 ns 2 
Z
 µ01 = ( rs1 + r ' s1 ) + j  l s1 + l ' s1 + ω
 R1 + 3 R a 

  2 ns 2 
Z
 µ02 = ( rs2 + r ' s2 ) + j  l s2 + l ' s2 + ω
  R 2 + 3 Ra 
  2 ns 2 
 Z µ 03 = ( rs 3 + r ' s 3 ) + j  l s 3 + l ' s 3 + ω
  R3 + 3 Ra 

I.2.1.5.
Z µ0 = 6 ,81 Ω R 0 = 0 ,938 Ω et X µ0 = 6 ,75 Ω
P0 Q0
R0 = X0 =
I s0 2 I s0 2

I.2.1.6. m 0 = 0 ,569

I.2.2. Étude de la deuxième structure


I.2.2.1. Les trois flux ϕ 0 se referment dans le fer du circuit magnétique : il n’y a donc pas de
différence de fonctionnement par rapport au fonctionnement en régime sinusoïdal
triphasé équilibré. Les flux prendront les mêmes valeurs mais ne seront pas dépha-
sés.

I.2.2.2. On obtient par un calcul identique au § I.1.2.3. (sous forme parallèle) :


Z µ0 = 129 ,5 Ω R µ0 = 1561 Ω et X µs = 130 Ω

Ce qui donne sous la forme série équivalente :

Z µ0 = 129 ,5 Ω R µ0 = 10 ,7 Ω et X µs = 125 Ω

Le rapport de transformation est m 0 = 0 ,485.

Les impédances des deux structures sont nettement différents et traduisent un com-
portement très différent.
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 269
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.2.3. Dans ce cas la ddp ne serait pas imposée aux bornes des enroulements, il ne circulerait aucun
courant is0 et l’impédance équivalente aux enroulements serait infinie.

I.3. I.3.1. Soit is 0 z le courant passant dans une phase. Sur une colonne on a :
np ip1 – ns is 0 z + ns is 0 z = (R1 + 3 R a ) ϕ 0
1442443
0 0
La somme des ampères-tour est nulle donc ϕ 0 = 0. Les enroulements sont équivalents à leurs
résistances et leurs inductances de fuite qui peuvent se compenser si les deux enroulements
secondaires sont bien couplés ⇒ is 0 z croît rapidement et pas de tension induite au primaire.

Ce raisonnement est vrai quelque soit la structure du circuit magnétique.

I.3.2. dis 0 z
– V0 = (rs + r 's ) is 0 z + (ls – l 's )
dt
Z s 0 z = (rs + r 's ) + j (ls – l 's ) ω
0
Les résultats numériques sont les suivants :
 Z s 0 z = 0 ,484 Ω pour le premier montage

 Z s 0 z = 0 ,244 Ω pour le deuxième montage

Les réactances de fuites sont très faibles, non mesurables et :

Z s0 z = Rs0 z ; X s0z = 0

I.4. I.4.1. Étude de la première structure


I.4.1.1. Pour les trois phases, on peut écrire :
dip 0 dϕ 0
O = rr ip 0 + lp + np
dt dt
dis 0 dϕ 0
– v0 = (rs + r 's ) is 0 + (ls + l 's ) + 2 ns
dt dt

L’équation est commune si rp1 = rp 2 = rp 3 et rs1 = rs 2 = rs 3 ; r 's1= r 's 2 = r 's 3 et


idem pour les inductances de fuite.

I.4.1.2. np ip 0 – (ns + n 's ) is 0 = (R1 + 3 R a ) ϕ 0


(R1 + 3 R a ) ϕ 0
or en posant : is 0 µ =
ns + n ' s

L’équation devient : np i p 0 – ( ns + n ' s ) ( i s 0 + i s 0 µ ) = 0

I.4.1.3. En regroupant les équations électriques et la loi d’Hopkinson :


2
di 2 n   d 
– v0 = ( rs + r 's ) is 0 + ( ls + l 's ) s 0 +  s   rp ( is 0 + is 0 µ ) + lp ( is 0 + is 0 µ ) 
dt  np   dt 
 
270 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

dϕ 0 d  is 0 µ 
et : v ' 0 = 2 ns = 2 ns 2  
dt dt  R1 + 3 R a 

Les flux ϕ 0 se refermant dans l’air le


circuit magnétique n’est pas saturé,
les courants sont sinusoïdaux. En pas-
sant aux impédances, on obtient le
schéma suivant :

On ne tient pas compte des pertes fer


car B M est faible.

Ce qui donne finalement :

I.4.1.4. Pour la première structure on trouve :

Z sod = 0 ,882 Ω R sod = 0 ,75 Ω X sod = 0 ,467 Ω

I.4.2. Étude de la deuxième structure


I.4.2.1. Dans ce cas les équations se posent de la même façon mais les lignes de champ ont
leurs trajets entièrement dans le fer et :
np i p 0 – ( ns + n ' s ) i s 0 = R 1 ϕ 0

La réactance X s0µ parcourue par le courant magnétisant is0µ, sera beaucoup plus
élevée et pourra être négligée devant l’impédance primaire ramenée au secondaire.

I.4.2.2.

2  2 
 2 ns   2 ns 
Z sod = rs + r 's +  
 rp + j (ls + l 's ) +   lp  ω
 
 np    np  

Cette impédance est proche de l’impédance de court-circuit ramenée au secondaire


pour un régime sinusoïdal équilibré.

Pour cette seconde structure, on trouve :


Z s 0 d = 0 ,677 Ω R s 0 d = 0 ,495 Ω X s 0 d = 0 ,462 Ω
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 271
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

II. SCHÉMAS ÉQUIVALENTS EN RÉGIME SINUSOÏDAL TRIPHASÉ DÉSÉQUILIBRÉ


II.1. Schéma équivalent pour un système triphasé sinusoïdal équilibré direct
II.1.1. Le schéma équivalent dans les hypothèses de Kapp pour un système triphasé équilibré direct
est :

π
– jI
Vs 0 = m g e 6 Vp

π
+jI
avec : I PT = m g e 6 Is

I : indice horaire, mg rapport de transformation global.

II.1.2.

II.1.3. Pour le couplage Yyn0

 m V1cc
Z s = I = 0 ,774 Ω R µ = 1120 Ω
scc
 Pcc
structure 1  R s = = 0 ,7 Ω X µ = 319 Ω
3 I scc2

Qcc
X s = = 0 ,33 Ω (I pcc = 2 m I scc = 10 ,2 A )
 3 I scc2

 Z s = 0 ,711 Ω R µ = 2017 Ω

structure 2  R s = 0 ,532 Ω X µ = 158 Ω
 X s = 0 ,472 Ω (I pcc = 2 m I scc = 8 ,94 A )

Pour le couplage Dyn1

Les enroulements sont soumis à la même tension le rapport global de transformation est x 3
mais la résistance º primaire est divisée par 3, donc R s reste inchangée de même pour X s . Le
primaire absorbera à vide, même puissance active et réactive donc le schéma º par phase sera
le même

Donc Dyn1 ≡ Yyn 0 seul l’indice horaire change.


272 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Pour le couplage Yzn7


 Z = 0 ,792 Ω
s
 ns
1ère structure  R s = 0 ,743 Ω m g = 3 = 0 ,984
np

 X s = 0 ,276 Ω I pcc = 8 ,02 A

 Z = 0 ,567 Ω
s
 ns
2 ème structure  R s = 0 ,393 Ω m g = 3 = 0 ,842
np

 X s = 0 ,408 Ω I pcc = 7 ,906 A

R µ X µ sont les mêmes que pour le premier couplage

II.1.4. Seules R µ et X µ peuvent être influencées par la nature du circuit magnétique, toutefois, ces
impédances restent du même ordre de grandeur. On peut remarquer que les trois transforma-
teurs monophasés absorbent un courant à vide plus élevé : ils sont davantage saturés.

II.2. Schéma équivalent pour un système triphasé sinusoïdal équilibré inverse


II.2.1. L’indice horaire 0 n’est pas modifié par l’ordre des phases.

L’indice horaire 1 devient un indice horaire 11 et l’indice horaire 7 devient 5 quand l’ordre du
système est inversé.

et

I inverse = 12 – I direct

II.2.2. Le schéma º, sera le même que pour un


système équilibré direct seul l’indice ho-
raire est modifié.

π
j – (12 − I)
Avec : Vs 0 = m g e 6 Vp

π
j (12 − I)
I PT = m g e 6 IS

II.3. Schéma équivalent pour le système triphasé sinusoïdal homopolaire


II.3.1. Pour le premier couplage Yyn0
II.3.1.a. Dans un montage étoile sans neutre ip1 + ip 2 + ip 3 = 0. Les courants primaires n’ont
pas de composante homopolaire I p0 = 0.
Z µ0 = ∞
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 273
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

II.3.1.b. L’essai est le II. Les impédances équivalentes sont pour les deux montages :
1ère structure 2ème structure
R µ0 = 0 ,938 Ω R µ0 = 10 ,7 Ω
Z µ0 = 6 ,81 Ω Z µ0 = 129 Ω
X µ0 = 6 ,75 Ω X µ0 = 129 Ω
m 0 = 0 ,569 et m 0 = 0 ,485

II.3.1.c. Les courants homopolaires secondaires


produisent des flux homopolaires dont
l’importance dépend beaucoup de la
structure du circuit magnétique. Ces flux
induisent des f.é.m. homopolaires au
primaire ce qui a pour conséquence le dé-
placement du potentiel du point neutre.

II.3.2. Pour le deuxième couplage Dyn1


II.3.2.a. Pour un montage triangle Vp1 + Vp 2 + Vp 3 = 0.

Il n’y a donc pas de composante homopolaire de tension.


Vp0 = 0

Les enroulements primaires représentent un court-circuit pour les courants homo-


polaires primaires.

II.3.2.b. Cette impédance est mesurée au cours de l’essai IV où le primaire est en court-cir-
cuit.

L’impédance équivalente aux deux secondaires est :


Z 0 sd = R s 0 d + j X s 0 d

II.3.2.c.

I p0 = m0 I s0

1ère structure : R s 0 d = 0 ,75 Ω X s 0 d = 0 ,467 Ω


2ème structure : R s 0 d = 0 ,495 Ω X s 0 d = 0 ,462 Ω

Ces impédances parcourues par les courants homopolaires sont faibles et dépen-
dent peu de la structure.

II.3.3. Pour le troisième couplage Yzn7


II.3.3.a. Même réponse qu’au § III.1. Z µ0 = ∞.

II.3.3.b. Cette impédance est mesurée au cours de l’essai III.


274 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

L’impédance équivalente au secondaire est :


Z s0 z = Rs0 z + j X s0 z

II.3.3.c. Le schéma équivalent se compose du seul schéma º


secondaire. Au primaire il n’y a pas de courants ho-
mopolaires I p0 = 0 et, il n’y a pas de f.é.m. induites
homopolaires. Les flux homopolaires créés par les
courants homopolaires secondaires étant nuls.

1ère structure : R s 0 z = 0 ,484 Ω X s0z = 0

2ème structure : R s 0 z = 0 ,244 Ω X s0z = 0

Ces éléments ne dépendent pas de la structure du circuit magnétique.

Tableau récapitulatif

1ère structure 2ème structure


Impédance secondaire/phase
triphasé équilibré
Yyn0 ou Dyn1 R s = 0 ,7 Ω X s = 0 ,33 Ω R s = 0 ,53 Ω X s = 0 ,47 Ω
Yzn7 R s = 0 ,743 Ω X s = 0 ,276 Ω R s = 0 ,393 Ω X s = 0 ,408 Ω
Impédance magnétisante R µ = 1120 Ω X µ = 319 Ω R µ = 2017 Ω X µ = 158 Ω
primaire en tri équilibré
Impédance secondaire R µ0 = 0 ,938 Ω X µ0 = 6 ,75 Ω R µ0 = 10 ,7 Ω X µ0 = 129 Ω
homopolaire primaire à vide
Impédance secondaire R s 0 d = 0 ,75 Ω X s 0 d = 0 ,467 Ω R s 0 d = 0 ,495 Ω X s 0 d = 0 ,462 Ω
homopolaire primaire en CC
Impédance secondaire
homopolaire zig-zag primaire R s 0 z = 0 ,484 Ω X s0z = 0 R s 0 z = 0 ,244 Ω X s0z = 0
à vide

III. FONCTIONNEMENT SUR CHARGE DÉSÉQUILIBRÉE


III.1.  1
I sd = I
I s1 = I   3
  1
I s2 = 0 ⇒  I si = I
3
I s 3 = 0  
1
I s0 = I
 3

III.2. Pour le couplage Yyn0


Nous avons pour la composante directe :
π
j I
I pd = 2 m e 6 I sd = 2 m I sd (I = 0 ) (I = indice horaire)

Pour la composante inverse : I pi = 2 m I si

(I = 0 pour le système inverse également).


OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 275
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Pour la composante homopolaire : I p0 = 0

I I
I pd = 2 m I pi = 2 m I p0 = 0
3 3

2
D’où l’on tire : I p1 = I pd + I pi + I p 0 = × 2m I
3
1
I p 2 = a 2 I pd + a I pi + I p 0 = – × 2m I
3
1
I p3 = – 2m I
3
2 I I
I p1 = 2 m I I p 2 = – 2m I p 3 = – 2m
3 3 3

En ce qui concerne la mesure, viennent s’ajouter à ces courants les courants magnétisants.
Ces courants ne dépendent pas de la nature des circuits magnétiques.

Pour le couplage Dyn1


I
I pd = 2 m I sd = 2 m
3
I
On a les relations : I pi = 2 m I si = 2 m
3
I
I p 0 = 2m 0 I s0 = 2m
3

I p1 = 2 m I I l1 = 2 m I
d’où l’on tire : I p2 = 0 Þ I l2 = 0
I p3 = 0 I l3 = – 2m I

En raisonnant de façon globale pour avoir I l .


I = 1 pour le système direct j
π
1 – a2
e 6 =
I = 11 pour le système inverse 3

 π
+j 2 I
 I ld = 3 × 2 m e 6 I sd = 2 m (1 – a ) 3
 π
 – j11 I
 I li = 3 × 2 m e 6 I = 2 m (1 – a )
si
3


I l0 = 0

I l1 = 2 m I
d’où l’on tire : I l2 = 0
I l3 = – 2m I
276 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Pour le couplage Yzn7


On exprime les courants primaires :
π
j7 I
I pd = 3 m e 6 ⋅ I sd = m (a 2 – 1)
3
π
j5 I
I pi = 3 m e 6 ⋅ I si = m (a – 1)
3

I p0 = 0

I p1 = – m I

Ce qui donne : I p2 = 0
I p3 = + m I

III.3. Pour le système direct, on obtient :

Z sd = Z s

Pour le système inverse, les grandeurs U AB , U BC et UCA restant équilibrées, les


tensions simples VA , VB , VC peuvent présenter un homopolaire mais ont même
composante directe et inverse que le système équilibré donc ne présentent pas de
composante inverse.

Z si = Z s

Pour le système homopolaire, le schéma équivalent est :

Z s0 = Z 0

Z 0 dépend fortement du couplage et du circuit magnétique.

III.4. Les équations donnant les composantes homopolaires des tensions secondaires sont :

V = Vsod – Z sd I sd
 sd
Vsi = – Z si I si
Vs 0 = – Z 0 I s0

Ce qui donne pour Vs1 Vs 2 Vs 3 :

V = V – (Z I + Z I + Z I )
s1 sod sd sd si si 0 s0

2 2
Vs 2 = a Vsod – a Z sd I sd – a Z si I si – Z 0 I s 0
 2
Vs 3 = a Vsod – a Z sd I sd – a Z si I si – Z 0 I s 0
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 277
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

En remplaçant par les valeurs I s 0 I sd I si :


I
Vs1 = Vs 0 d – (2 Z s + Z 0 )
3
I I
Vs 2 = a 2 Vs 0 d + Z s – Z 0
3 3
I I
Vs 3 = a Vs 0 d + Z s – Z 0
3 3

On notera : Vs 0 d = Vs 01

Or on connaît la nature de la charge :


Vs1 3 Vs 01
I = I =
R 3R + 2 Z s + Z 0

Ce qui donne :
(2 Z s + Z 0 ) Vs 01 3R
Vs1 = Vs 01 – = V
3R + 2 Z s + Z 0 3 R + 2 Z s + Z 0 s 01
Z 0 – Z s Vs 01 a 2 (3 R + 2 Z s + Z 0 ) – Z 0 + Z s
2
Vs 2 = a Vs 01 – = Vs 01
3R + 2 Z s + Z 0 3R + 2 Z s + Z 0
(Z 0 – Z s ) Vs 01 a (3 R + 2 Z s + Z 0 ) – Z 0 + Z s
Vs 3 = a Vs 01 – = Vs 01
3R + 2 Z s + Z 0 3R + 2 Z s + Z 0

Calculons les modules :


3R
Vs1 = Vs 01
(3 R + 2 R s + R 0 ) 2 + (2 X s + X 0 ) 2

 [(3 R + 2 R s + R 0 ) cos (– 120 ) – (2 X s + X 0 ) sin (– 120 ) + R s – R 0 )]2 + 



2 
[ X s – X 0 + (2 X s + X 0 ) cos (– 120 ) + (3 R + 2 R s + R 0 ) sin (– 120 )] 
Vs 2 =
 (3 R + 2 R s + R 0 ) 2 + (2 X s + X 0 ) 2 
 
 

2
Vs3 s’exprime de la même façon avec un argument de 120° et non de (– 120°).

Vs1
Il faut calculer R à chaque fois en calculant .
I
278 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

III.5. Calcul des courants :


1ère structure 2ème structure
I p1 = 6 ,1 A I p1 = 1,36 A
Couplage Yyn0 I p 2 = 3 ,05 A I p 2 = 0 ,68 A
I p 3 = 3 ,05 A I p 3 = 0 ,68 A
I p1 = 9 ,16 A I p1 = 8 ,77 A
Couplage Dyn1 I p2 = 0 I p2 = 0
I p3 = 0 I p3 = 0
I p1 = 4 ,57 A I p1 = 4 ,37 A
Couplage Yzn7 I p2 = 0 I p2 = 0
I p 3 = 4 ,57 A I p 3 = 4 ,37 A

Les différences avec les mesures s’expliquent par la présence du courant magnétisant dont on connaît
l’ordre de grandeur.

Calcul des tensions :

1ère structure 2ème structure


Vs1 = 243 V Vs1 = 59 ,5 V
Vs 2 = 265 V Vs 2 = 195 V
Couplage Yyn0 Vs 2 = 236 V Vs 3 = 140 V
R = 30 ,4 Ω Vs 0 = 250 V R = 29 Ω Vs 0 = 112 V
I = 8 ,02 A I = 2 ,1 A
Vs1 = 246 V Vs1 = 209 V
Vs 2 = 252 V Vs 2 = 213 ,9 V
Couplage Dyn1 Vs 3 = 251,7 V Vs 3 = 214 V
R = 30 ,3 Ω Vs 0 = 252 V R = 22 ,4 Ω Vs 0 = 214 V
I = 8 ,06 A I = 9 ,03 A
Vs1 = 212 ,7 V Vs1 = 157 V
Vs 2 = 217 V Vs 2 = 159 V
Couplage Yzn7 Vs 3 = 218 ,3 V Vs 3 = 161 V
R = 26 ,3 Ω Vs 0 = 218 V R = 17 ,5 Ω Vs 0 = 160 V
I = 8 ,04 A I =9A

IV. RÉGIME NON SINUSOÏDAL DE COURANT


IV.1. IV.1.1. La décomposition en série de Fourier de is1 est :

is1(t ) = I s1 + i$s11 sin (ωt – ϕ1) + i$s12 sin (2 ωt – ϕ 2 ) + L i$s1n sin (nωt – ϕ n ) + K
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 279
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

alors :
  T     T  
is 2 (t ) = I s 2 + i$s 21 sin  ω t– – ϕ1 + i$s 22 sin  2 ω t– – ϕ2 +
  3    3 
  T 
L i$s 2n sin  nω  t –  – ϕ n  + K
  3 

  2T    2T  
is 3 (t ) = I s 3 + i$s 31 sin  ω  t –  – ϕ1 + i$s 32 sin  2 ω  t –  – ϕ2 +
  3     3  
  2T  
L i$s 3n sin  n ω  t –  – ϕn + K
  3  

I s1 = I s 2 = I s 3 

avec : i$s11 = i$s 21 = i$s 31 car les formes sont identiques.
M 

Ce qui s’écrit aussi :


is1(t ) = I s + i$s1 sin (ωt – ϕ1) + i$s 2 sin (2 ωt – ϕ 2 ) + L i$sn sin (nωt – ϕ n ) + K

2π 2π n 2π
is 2 (t ) = I s + i$s1 sin (ωt – – ϕ1) + i$s 2 sin (2 ωt – – ϕ 2 ) + L i$sn sin (nωt – – ϕn)
3 3 3

4π 2π n 4π
is 3 (t ) = I s + i$s1 sin ( ωt – – ϕ1) + i$s 2 sin ( 2 ωt – – ϕ 2 ) + L i$sn sin ( nωt – – ϕn)
3 3 3


 is1n (t ) = i$sn sin (nωt – ϕ n )
 2π 

Le terme général est :  is 2n (t ) = i$sn sin  nωt – ϕ n – n 
 3

 i (t ) = i$ sin  nωt – ϕ – n 4π 
 s 3n sn
 n
3

IV.1.2. Discutons suivant la valeur de n.


Si n = 3 k les phases sont : (0 , 2 kπ , 4 kπ ) Þ SYSTÈME HOMOPOLAIRE
 2π 4π 
Si n = 3 k – 1 les phases sont :  0 , , Þ SYSTÈME TRIPHASÉ INVERSE
 3 3
 2π 4π 
Si n = 3 k + 1 les phases sont : 0, – ,–  Þ SYSTÈME TRIPHASÉ DIRECT
 3 3

Les harmoniques 1 4 7 10 ... forment un système direct


Les harmoniques 3 6 9 ... forment un système homopolaire
Les harmoniques 2 5 8 ... forment un système inverse

IV.1.3. Les trois tensions v1 v2 v3 imposent des flux sinusoïdaux à une constante près.

Les trois courants is1, is 2 , is 3 peuvent présenter des valeurs moyennes non nulles. Ces valeurs
moyennes créent des ampères-tours continus qui créent des flux continus. Mais ces flux ne
280 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

peuvent induire des courants primaires = Þ seules les composantes alternatives des courants
secondaires seront compensées par des composantes alternatives des courants primaires.

Valeur moyenne de is ≠ 0 Þ existence d’un flux continu ϕ 0 dans le circuit magnétique.

IV.1.4. IV.1.4.1. IV.1.4.1.a. np ip1 – ns is1 – n 's i 's1 = R1 ϕ1 + R a ϕ a (1)


np i p 2 – ns i s 2 – n ' s i ' s 2 = R 2 ϕ 2 + R a ϕ a
np i p 3 – ns i s 3 – n ' s i ' s 3 = R 3 ϕ 3 + R a ϕ a

IV.1.4.1.b. np (ip1 + ip 2 + ip 3 ) – ns (is1 + is 2 + is 3 ) – n 's (i 's1 + i 's 2 + i 's 3 )


= R1 ϕ1 + R 2 ϕ 2 + R 3 ϕ 3 + 3 R a ϕ 0

avec : R1 = R 2 = R 3 = R
3 3
np ∑ ip – ∑ ∑ ns i s
1 1
ϕa =
R + 3 Ra

IV.1.4.1.c. On peut écrire :


np ∑ ip – ∑ ∑ ns i s R
R a ϕa = – ϕa
3 3

En remplaçant dans la première équation (1) on obtient :


∑ np i p – ∑ ∑ ns i s R ϕa
np ip1 – ∑ ns is1 = R ϕ1 +
3

3
3
∑ np i p – ∑ ∑ ns i s
ϕa 
1 
np ip1 – ∑ ns is1 =
3
+ R ϕ1 –


3 

IV.1.4.1.d. Si on considère µ r ∞ ⇒ R =0 Þ
3 3
∑ np i p – ∑ ∑ ns i s
1 1
ϕa =
3 Ra

3 3
∑ np i p – ∑ ∑ ns i s
1 1
et : np ip1 – ∑ ns is1 =
3

IV.1.4.2. np ip1 – ∑ ns is1 = R1 ϕ1

np i p 2 – ∑ ns i s 2 = R 2 ϕ 2

np i p 3 – ∑ ns i s 3 = R 3 ϕ 3

Trois transformateurs identiques ⇒ R1 = R 2 = R 3.


OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 281
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

IV.1.4.3. dϕ1 dϕ 2 dϕ 3
vp1 = np ⋅ vp 2 = np ⋅ et vp 3 = np ⋅
dt dt dt

IV.2. IV.2.1.

IV.2.2. 1 +
π
V$
i$sn =

∫– 3
π
3 R
cos θ cos nθ dθ

 π π
$
V  sin ( n + 1) sin (1 – n )
3 3
i$sn = + pour n ≠ 1
πR  1+ n 1– n 
 

V$ 1  π π
i$sn = 3 cos n – n sin n n≠1
πR (1 – n ) 
2 3 3 

V$ ⋅ 3 ⋅ 3 V$ 3
et : V = Is =
2π 2π R

2  π π
i$sn = I s 3 cos n – n sin n
3 (1 – n ) 
2 3 3 

2 Is
n ≠ 1 si n = 3 k i$sn = (– 1) k
1 – n2
I
si n = 3 k + 1 i$sn = (– 1) k s
1+ n
I
si n = 3 k – 1 i$sn = (– 1) k s
1– n

V$  2π 3  I s  2π 3
pour n = 1 : i$s1 =  +  =  +
2π R  3 2  3  3 2 

expérimentalement : I s = ki 0 ,987 V

i$s1 = 1,71 I s d’où i$s1 = ki 1,68 V et analyse expérimentale i$s1 = ki 1,59 V


i$s 2 = I s d’où i$s 2 = ki 0 ,987 V et analyse expérimentale i$s1 = ki 0 ,937 V
Is
i$s 3 = d’où i$s 3 = ki 0 ,246 V et analyse expérimentale i$s 2 = ki 0 ,241 V
4
282 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Is
i$s 4 = d’où i$s 4 = ki 0 ,197 V
5
Is
i$s 5 = d’où i$s 5 = ki 0 ,246 V
4

IV.2.3. IV.2.3.a. vp1 + vp 2 + vp 3 = 0

 dϕ1 dϕ 2 dϕ 3 
np  + + =0
 dt dt dt 

ϕ1 + ϕ 2 + ϕ 3 = Cte

Les composants = des courants is créent un flux continu


dans chaque colonne : ils se referment dans l’air.

IV.2.3.b. Les flux = ϕ 0 se refermant dans l’air restent de valeur


faible. Il ne peut y avoir saturation.

IV.2.3.c. np ip1 – 2 ns is1 = R1 ϕ1 + R a ϕ a


0
np ip1 – 2 ns is1 = R a ϕ a = R a 3 ϕ 0 = Cte

On sépare en composante continue et composante ~


np ip1 – 2 ns is1 = 3 R a ϕ 0
Þ – 2 ns I s = 3 R a ϕ a
0

~ ~ ~ 2 ns ~
np ip1 – 2 ns is1 = 0 Þ ip1 = i
et : np s1

Seul le courant magnétisant ainsi que l’empiétement viennent un peu perturber l’al-
lure générale.

IV.2.3.d. D’après la décomposition en série de Fourier is1, is 2 , is 3 comportent :


– des systèmes directs : transformés avec rapport de transformation,
– des systèmes inverses : idem,
– des systèmes homopolaires : le triangle représente un CC pour les homopolaires
Þ les courants secondaires sont transformés dans le rapport m.

⇒ ip1, ip 2 , ip 3 possèdent les mêmes harmoniques que is1, is 2 , is 3 (à l’exclusion de


la composante = bien sûr).
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 283
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

IV.2.3.e. Il est la différence de deux courants ip ⇒tous les harmoniques 3k disparaissent. Ef-
fectivement il1 + il 2 + il 3 = 0 ⇒ il1 il 2 il 3 ne peuvent contenir de systèmes ho-
mopolaires. D’autre part les trois tensions vp1 vp 2 vp 3 imposées par le réseau
demeurent sinusoïdales. En fait il y a une chute de tension et on note la présence de
légers harmoniques 2 et 4 (mêmes harmoniques que il ).

IV.2.4. IV.2.4.a. Pour un montage étoile : ip1 + ip 2 + ip 3 = 0.

D’après la relation établie précédemment :


3
∑ np i p – ∑∑ ns i s
1
0
ϕa =
3 Ra

2 ns (is1 + is 2 + is 3 )
ϕa = –
3 Ra

IV.2.4.b. 2 ns i c
is1 + is 2 + is 3 = ic Þ ϕa = –
3 Ra

ϕ a possède donc une composante = et une composante alternative. Ce flux ϕ a


demeure faible car il passe dans l’air.

IV.2.4.c. Sur la première colonne on a :


 2 ns i c 
np ip1 – 2 ns is1 = R1 ϕ1 + R a  – 
 3 Ra 
0
ic
np ip1 – 2 ns is1 = 2 ns
3

2 ns  i
ip1 =  is1 – c 
np  3

On retrouve bien l’allure de l’oscillogramme obtenu.

IV.2.4.d. Les courants primaires de somme nulle ne peuvent présenter d’homopolaires : ils
n’auront pas d’harmoniques de rang 3k. L’analyse spectrale confirme ceci. Par con-
tre les harmoniques correspondant à des systèmes directs ou inverses sont transmis,
on les retrouve dans l’analyse spectrale de ip .

IV.2.4.e. Les courants homopolaires (de rang 3k) créent des flux qui induisent des f.é.m. de
pulsation 3k qui viennent se superposer aux tensions simples primaires qui compor-
tent des harmoniques 3, 6, 9... non nuls. Mais les flux homopolaires se refermant
dans l’air restent faibles et les tensions primaires sont peu déformées.
284 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

IV.2.5. IV.2.5.a. dϕ1


vp1 = np ⇒ ϕ1 = – ϕ$ cos ωt + Cte ⇒ avec ϕ = Cte
dt

IV.2.5.b. Il comporte une composante continue s’il existe une composante continue des am-
pères-tours.
np ip1 – 2 ns is1 = R1 ϕ1
ip1 = 0 ⇒ – 2 ns is1 = R1 ϕ1

La composante continue de flux est créée par is1. is1 est


> 0 donc la composante = de flux est < 0.

Ce flux continu passe dans le fer et peut donc prendre des


valeurs comparables au flux alternatif.

L’exclusion de la caractéristique magnétique est translaté


et le courant magnétisant prendra des valeurs très éle-
vées. Il y a saturation du circuit magnétique.

IV.2.5.c. Le courant magnétisant passe par un maximum quand


~ est max. Il existera une pointe < 0 de courant quand ϕ
ϕ ~
est < 0 max.
~ est en quadrature avec v .
ϕ 1

iµ est max quand v1 = 0 et croît.


π
is est max quand v1 max > 0 Þ décalage de entre i$s et (i$µ ).
2
IV.2.5.d. np ip1 = R1 ϕ1 + 2 ns is et R1ϕ1 = np iµ

2 ns
np ip1 = np iµ + 2 ns is Þ ip1 = i +i
np s µ

On retrouve l’allure de l’oscillogramme observé.

IV.2.5.e. Toutes les composantes spectrales de is sont transmises, le triangle se présente


comme un CC pour les composantes homopolaires. On retrouve toutes les compo-
santes de is dans ip mais leur amplique est modifiée en raison de l’importance du
courant magnétisant due à la saturation.

Les courants de lignes ne comporteront pas d’harmoniques 3 (voir plus haut) et


donc le spectre de vp1 ne devrait pas avoir d’harmoniques si les sources étaient par-
faites, on voit en fait des harmoniques 2, 4 5, apparaître liés aux chutes de tension.
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 285
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

IV.2.6. IV.2.6.a. De même que précédemment, il existe un flux continu dans chaque circuit magnéti-
que dont la conséquence est la saturation. Il y aura donc comme dans le cas précé-
dent une pointe de courant magnétisant très importante quand ϕ est max < 0.

IV.2.6.b. Les courants primaires ne peuvent avoir des composantes homopolaires. Or les sys-
tèmes homopolaires des courants secondaires (harmonique de rang 3k) créent des
flux homopolaires non négligeables car ils passent entièrement dans le fer. Ceux-ci
induisent des f.é.m. homopolaires importantes qui déforment fortement les tensions
primaires.

Schéma =

IV.2.6.c. Sur l’analyse de ip1 : pas d’harmoniques 3k.


Sur l’analyse de vp1 : de forts harmoniques 3k créés par les flux homopolaires.
Sur l’analyse de is1 on ne retrouve plus la décomposition spectrale initialement
trouvée car vp1 déformée Þ vs1 déformée Þ is déformée.

IV.2.7. La structure à trois transfos est à éviter dans le cas d’un redresseur P3 car saturation et défor-
mation des tensions en Y y.

La structure à trois colonnes permet de limiter l’influence des flux continus et homopolaires
lorsqu’on alimente un P3 avec débit résistif.

V. APPLICATIONS
V.1. Étude en régime sinusoïdal équilibré

U n2 (2510 3 ) 2
V.1.1.
Z s = 15 % = 0 ,15 × = 1,56 Ω = Z s
Sn 6010 6

V20
S cc = 3 Vso I 2ccn et I 2ccn =
Zs

V.1.2. U 20 2
S cc = = 400 MVA S cc = 400 MVA
Zs

V.1.3. V2 ≡ Vs Zs = j X s (R s = 0 )

• cos ϕ = 1
 U 20 2
Z
 s =
S cc
 2
Z = U 2
 Sn
286 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Z S cc 400
or U 20 ≈ U 2 (débit R) = = = 6 ,67
Zs Sn 60

La chute de tension aux bornes de Z s est égale à 15 % de la tension en charge.

Vso 2 = V 2 + ( X s I ) 2 = V 2 (1 + (0 ,15 ) 2 )

∆V
Vso = 1,011 V = 1,1 %
Vso

∆U = 275 V

• cos ϕ = 0 ,8

(Vs + X s I s sin ϕ ) 2 + ( X s I s cos ϕ ) 2 = Vso 2

2 2
 Q   P 
Vs + X s  + X s  = Vso 2
 3Vs   3Vs 

S = 60 MVA
Q = 36 MVA ⇒ (3 Vs 2 ) 2 + (3 Vs 2 ) (2 X s Q – 3 Vso ) 2 + X s 2 S n2 = 0
25 kV
V20 =
3

⇒ Vs = 13 ,02 kV ⇒ U = 22 ,5 kV

∆U
∆U = 2 ,5 kV et = 10 %
U

La chute de tension demeure très faible si cos ϕ = 1 elle augmente très rapidement avec la
puissance réactive (importance de X s ).

V.2. Étude en régime sinusoïdal déséquilibré


V.2.1. La composante inverse est transmise. La composante homopolaire est arrêtée : il n’y a pas de
composante homopolaire ni sur les flux, ni sur les courants et tensions primaires (voir étude
précédente).

V.2.2. V.2.2.a. S n = 60 MVA Q = S sin ϕ = 31,6 MVA

Pour compenser cette puissance réactive, il faut un condensateur C1 tel que :


Q1
C1 = = 483 µF
ω V12
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 287
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

V.2.2.b. I1 I1 I1
Id = Ii = I0 =
3 3 3

P
P = 6010 6 × 0 ,85 = 51 MVA
V.2.2.c.
⇒ I1 = =
V1
I 1 = 3534 A ⇒ Z = 4 ,08 Ω

I1
I e2 = = 2040 A
3
I e2 I z2
or : V2 = ⇒ C2 = = 450 µF
C 2ω V2 ω

C 2 = 450 µF

V.2.2.d.

I e2
I 'd = ×a
3
I e2
I 'i = × a2
3
I e2
I 'o =
3

V.2.2.e. I e3 = 2040 A

V3
or : V3 = L3 ω I e3 ⇒ L3 = = 22 ,5 mH
ω I e3

L3 = 22 ,5 mH

V.2.2.f. I e3 I e3 a I e3
I ' 'd = a2 I ' 'i = I ' '0 =
3 3 3
288 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

V.2.2.g. Quand on ajoute les différents systèmes on trouve :

La composante inverse a été annulée, par contre la composante homopolaire a


été renforcée. Ceci importe peu car un secondaire zig-zag ne transmet pas les
courants homopolaires.

Þ il reste le système direct qui est transmis au primaire.

V.3. Étude en régime équilibré non sinusoïdal


V.3.1. En régime équilibré les harmoniques forment :
– des systèmes directs qui sont transmis,
– des systèmes inverses qui sont transmis,
– des systèmes homopolaires (rang 3k) qui ne sont pas transmis au primaire.

V.3.2.

Sn
I s1 = = 1386 A
3 Un

I s 3 = 426 A I s 5 = 277 A I s 7 = 198 A I s 9 = 154 A


I s1
Si n ≠ 3 k : Vsn = n X s I sn = n X s = X s I s1 = 2162 V
n

Vsn = 2162 V pour n ≠ 3 k

Si n = 3 k : Vsn = X 0 I s1 Vsn = 216 V pour n = 3 k

Vsn
= 8 ,6 % inacceptable
V

V.3.3. V.3.3.a.  1  1
Z f = j  Lf ω –  ⇒ X f = Lf ω –
 C f ω Cf ω

Xf =0 qd Lf C f ω 2f = 1

1
w très petit : Zf ≈ – j
Cf ω

w très grand : Z s ≈ – j Lf ω
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 289
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

V.3.3.b. Pour que Vsn = 0 il faut que X f = 0.

Lf 3 C f 3 ( 3 ω 0 ) 2 = 1
Lf 5 C f 5 ( 5 ω 0 ) 2 = 1
soit :
Lf 7 C f 7 ( 7 ω 0 ) 2 = 1
Lf 9 C f 9 ( 9 ω 0 ) 2 = 1

V.3.3.c. Pour ω = ω 0 le filtre est capacitif X f < 0 car ω < ω f .

V2  n2 
Qn = + = + V 2 C f ω0  2 = Qn

X fn 1 – n 

V.3.4. V.3.4.a. Si S = S n et cos ϕ = 0 ,85 Qmax = 31,6 MVA sur une phase.

Qmax
Qf = – = – 7 ,9 MVA
4

9 25
Q3 = – V 2 C f 3 ω 0 Q5 = – V 2 C f 5 ω 0
8 40

49 81
Q7 = – V 2 C f 7 ω 0 Q9 = – V 2 C f 9 ω 0
48 80

C f 3 = 107 µF
C f 5 = 116 µF
Þ quand n grand Q ≈ – V 2 C f ω 0
C f 7 = 119 µF
C f 9 = 119 µF

V.3.4.b. 1
D’où l’on tire : Lf 3 = = 10 ,5 mH
C f 3 (3 ω 0 ) 2

de même : Lf 5 = 3 ,49 mH Lf 7 = 1,74 mH Lf 9 = 1,05 mH


290 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

V.3.5.

Lf ω f
Le coefficient de qualité : Qf = ω f = n ω0
Rf

ce qui donne :
R f 3 = 0 ,66 Ω R f 5 = 0 ,365 Ω R f 7 = 0 ,255 Ω R f 9 = 0 ,198 Ω

R fn ⋅ j n X s R fn I sn
et : Z neq = Vsn =
R fn + j n X s R fn2 + (n X s ) 2

X s = 1,56 Ω I s1 = 1386 A X 0 = 0 ,156 Ω

Vs3
Vs3 = 176 V Þ = 0 ,7 %
V
Vs5
Vs5 = 101 V Þ = 0 ,4 %
V
Vs7
Vs7 = 50 ,5 V Þ = 0 ,2 %
V
Vs9
Vs9 = 30 V Þ = 0 ,12 %
V

forte atténuation tous < 1 %.

V.3.6. Lorsque les courants ne sont pas équilibrés, les harmoniques de rang 3k ne forment plus des
homopolaires mais sont eux-mêmes découpables en système directs, inverses et homopolaires
et on ne veut pas que les systèmes directs et les systèmes inverses soient transmis.
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 291
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Agrégation
(Concours Interne)
OPTIONS : PHYSIQUE ET CHIMIE ET PHYSIQUE APPLIQUÉE
Composition avec exercice d’application - Session : 1997

Option : PHYSIQUE APPLIQUÉE


DEUXIÈME PROBLÈME
ÉLECTRONIQUE - AUTOMATIQUE

PREMIÈRE PARTIE

I.1. s(t ) = [ A + E cos ω mt ] cos ω p t

 
E
I.1.1. s(t ) = A 1 + cos ω mt  cos ω p t
 { A 
 m 

I.1.2.

m
I.1.3.
s(t ) = A cos ω p t + A
2
[
cos (ω p – ω m ) t + cos (ω p + ω m ) t ]

A jω p t – jω p t A. m j (ω p + ω m ) t – j (ω p + ω m ) t j (ω p – ω m ) t – j (ω p – ω m ) t
s( t ) = [e +e ]+ [e +e +e +e ]
2 4
292 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.1.4. A2 A2 m2 A2  m2
Ptotale = + ×2= 1+
2 2 4 2  2 

Pu est transportée dans les raies latérales, elle est transportée toute entière dans une raie :
A2 m2 A2 m2
Pu = =  
2 4 2  4 

A2 m2
 
2  4  m2 m2
η= 2 = 2 =
A  m2 4+ 2 m 2 ⋅ (2 + m 2 )
1 + 
2  2 

I.1.5. m ≤ 1 pour permettre la démodulation par détection d’enveloppe.

Si m > 1 : surmodulation.
1
Si m ≤ 1 : h est maximal pour m = 1 η = .
6

I.2. s(t ) = E cos ω mt cos ω p t

I.2.1.

E
I.2.2.
s(t ) =
2
[
cos (ω p + ω m ) t + cos (ω p – ω m ) t ]
E
s( t ) =
4
[exp j ( ω p + ω m ) t + exp j ( ω p – ω m ) t + exp j (– ω p + ω m ) t + exp j (– ω p – ω m ) t ]

I.2.3. Le signal transporte uniquement la puissance utile mais deux fois la même. Il n’y a pas de puis-
sance perdue dans la porteuse, puisque la porteuse est supprimée.

I.3. s(t ) = [1 + e(t )] cos ω p t


OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 293
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.3.1. +∞ +∞
e( t ) = ∑ Cn e j 2π n fm t
= ∑ C n e j nω m t
–∞ –∞

Tm
1
Cn =
Tm
∫ 2
Tm
– 2
e( t ) e – j nω m t
dt

E  0 
Tm
Cn = ∫ –e – j nω m t
dt + ∫ 2 e– j nω m t
dt 
Tm  – Tm 0

 2
E
= [1 – cos n π ]
jnπ

n = 2k C n = C 2k = 0 n= 0 C0 = 0
2E 2E
n = 2k + 1 C 2k + 1 = =
jnπ j (2 k + 1) π

2E 4
Amplitude du fondamental : n=1 C1 = =
π π
4  4 4 4 4 4
⇒ C9 = C1 = π C3 = C5 = C7 = C9 =
9π 3π 5π 7π 9π 

I.3.2.  4
2E   e j ω p t + e– jω pt 
s(t ) = 1 + ∑ e j (2k +1) ω m t
 
j (2 k + 1) π 2
 k=4  
4
1 jω t – jω pt E  j (ω p + (2k+1) ωm ) t j (– ω p + (2k +1) ω m ) t 
s(t ) = [ e p + e
2
]+ ∑ × e
j (2 k + 1) π 
+e 

k=–4

Largeur de bande nécessaire 2 × 9 kHz = 18 kHz.

I.3.3. 1
P0 e( t ) = 0 s(t ) = cos ω p t P0 =
2

 1  2  2  2  2  2  2 2  2 2  2 2


P = 2   + 4   + 4   + 4   + 4   + 4   
 2   π     3π     5π     7π     9π  
294 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

1  2 2  1 1 1 1
P= 4     1 + + + + 
2
{  π    9 25 49 81 
puissance 144444 2444443
porteuse 2 fois la puissance utile

P0 2 × 0 ,96 = 2,42

Pu 0 ,96 4
= ≈ = 0 ,4
PT 2 ,42 10

I.4. I.4.1. s(t ) = [ A + e(t )] cos ω p t


s(t ) = A cos ω p t + e(t ) cos ω p t
A jω t – jω pt e( t ) j ω p t – jω pt
s(t ) = [ e p + e ]+ [e +e ]
2 2
A F A
→ δ (f)
2 2
A j 2π f p t A
e → δ ( f – fp )
2 2
A – j 2π f p t A
e → δ ( f + fp )
2 2
e( t ) → E( f )
j 2π f p t
e( t ) e → E ( f – fp )
– j 2π f p t
e( t ) e → E ( f + fp )
A 1
S(f)=
2
[
δ ( f – fp ) + δ ( f + fp ) +
2
] [
E ( f – fp ) + E ( f + fp ) ]
I.4.2.

Largeur de bande nécessaire : 2 f M.

C 3 ⋅ 10 8
I.4.3. Application Numérique : fp = = = 183 kHz gamme des grandes ondes
λ 1640 en modulation d’amplitude

BP = 2 × f M = 18 kHz

Bande audible ⇒ 20 Hz → 16 kHz


Musicalité moyenne :
20 kHz
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 295
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.5. I.5.1.

g (t ) est une fonction périodique de période Tp alternativement égale à 1 et 0 :


– 1 quand cos ω p t > 0 ,
– 0 quand cos ω p t < 0.

I.5.2. +∞
j ω p nt
g (t ) = ∑ Cn e
–∞

Tp
1 – j ω p nt 1
Cn =
Tp
∫ 4T p
1× e ⇒ C0 =
2

4
1 π
Cn = sin n
πn 2
+∞
1 (– 1) k
G ( f ) = δ( f ) + ∑
2 (2 k + 1) π
δ f – (2 k + 1) f p ( )
k=–∞

I.5.3. u (t ) = b g (t ) ⋅ s(t )
U ( f ) = b G( f ) * S ( f )
or : δ( f ) * S ( f ) = S ( f )
δ ( f – fp ) * S ( f ) = S ( f – fp )
+∞
b b (– 1) k
U ( f ) = S ( f )+
2 π
∑ 2k + 1
S ( f – (2k + 1) f p )
k=–∞

A 1
avec : S(f)=
2
[
δ ( f – fp ) + δ ( f + fp ) +
2
] [
E ( f – fp ) + E ( f + fp ) ]
bA b
U(f )=
4
[
δ ( f – fp ) + δ ( f + fp ) +
4
] [
E ( f – fp ) + E ( f + fp ) ]
b
k=0→ +

[
Aδ ( f – 2 f p ) + Aδ ( f ) + E ( f – 2 f p ) + E ( f ) ]
b
k=1→ –

[
Aδ ( f – 4 f p ) + A ( f – 2 f p ) + E ( f – 4 f p ) + E ( f – 2 f p ) ]
b
k=–1

[
Aδ ( f ) + δ ( f + 2 f p ) + E ( f ) + E ( f + 2 f p ) ]
+ ..........
296 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

I.5.4. Si f c > f M et fc < ( fp – fM )

bA 2b
R( f ) = 2 δ( f ) + E( f )
Après le filtre : 2π 2π
bA b
= δ( f ) + E ( f )
π π
b b
r (t ) = [A + e(t )] = a (t )
π π

I.6. I.6.1. e( t ) j ω p t – jω pt
s(t ) = e(t ) ⋅ cos ω p t ⋅ = [e +e ]
2
1
S(f)=
2
[
E ( f – fp ) + E ( f + fp ) ]
I.6.2.

Même spectre qu’au § I.4.2. sans la porteuse.

Largeur de bande nécessaire : 2 fM

I.7. I.7.1. u (t ) = kV s(t ) ⋅ cos ω p t


kV
= kV [e(t )] cos2 ω p t ⋅ = [(e(t )] [1 + cos 2 ω p t]
2
kV kV
U(f )=
2
E( f )+
4
[E ( f – 2 fp ) + E ( f + 2 fp ) ]
kV  fc > fM
R( f ) = E( f ) si 
2  fc < 2 fp – fM

kV
r (t ) = e( t )
2

I.7.2. vloc = V cos (ω p t + φ )

vloc est déphasé par rapport à la porteuse.

u (t ) = kV e(t ) ⋅ cos ω p t ⋅ cos (ω p t + φ )


kV e(t )
=
2
[
cos (2 ω p t + φ ) + cos φ ]
kV
Après filtrage : r (t ) = e(t ) ⋅ cos φ
2
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 297
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

π
Si f est constant r(t) est proportionnel à e(t) mais il est atténué. Si φ = ± r (t ) = 0.
2

Si f n’est pas constant r(t) n’est plus une bonne représentation de e(t).

I.7.3. vloc = Vcos (ω p + ∆ω ) t

vloc n’a pas une fréquence exactement égale à celle de la porteuse.

[ ]
u (t ) = kV [e(t )] (cos ω p t ) ⋅ cos (ω p t + ∆ω ) t
kV
= e(t ) [cos ∆ωt + cos (2 ω p + ∆ω ) t ]
2

kV
Après filtrage : r (t ) = cos ∆ωt ⋅ e(t )
2

e(t) est multiplié par cos ∆ωt ce qui donne un phénomène de battement indésirable.

I.7.4. Le vloc doit être asservi en fréquence et en phase sur la porteuse. On peut utiliser une PLL par
exemple ; on obtient alors une démodulation synchrone.

DEUXIÈME PARTIE

II.1. Modulateur d’amplitude à amplificateur de transconductance


II.1.1. a. is = i5 – i4

b. β >> 1 i4 + i5 = i0

c. ve = vBE 5 – vBE 4

vBE 4 vBE 5
i4 = I S exp i5 = I S exp
VT VT

i4 i5
vBE 4 = VT ln vBE 5 = VT ln
IS IS

i5
ve = VT ln
i4

d. ve
i5
= expVT i5 + i4 = i0
i4

i0 10
⇒ i4 = ve i5 = ve

VT VT
1+ e 1+ e
298 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

e.  
 1 1 
is = i0  ve – ve 
 –
V
+
V

1+ e T 1+ e T 
ve ve

2 VT 2 VT
e – e
= i0 ve ve

2 VT 2 VT
e +e
ve
= i0 th
2 VT

II.1.2. x3  x2 
th x ≈ x – = x 1 – 
3  3

 2
ve 1  ve  
is = i0 × 1 – 3  2 v  
2 VT   T 

ve
≈ i0
2 VT

2
1  ve  1 3
A 10 % près :   ≤ ve ≤ 2 VT
3  2 VT  10 10

ve ≤ 27 mV

is i0 1
= = g = k i0 k=
ve 2 VT 2 VT

II.1.3. a. i5
ve = VT ln i5 + i4 = i0
i4
i5 – i4 = is

1
i5 = (i + i )
2 0 s i0 + is
ve = VT ln
1 i0 – is
i4 = ( i0 – is )
2

b. iD 2
ve = vD 2 – vD 3 = VT ln
iD 3

iD
+ ie
2
ve = VT ln
iD
– ie
2
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 299
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

c. En identifiant les deux expressions de ve :


iD
i0 + is + ie
2
=
i0 – is iD
– ie
2
mais cette relation n’est valable que si les ln sont définis.

iD iD iD
+ ie > 0 – ie > 0 ⇒ ie <
2 2 2

Dans ce cas :
 iD   iD 
( i0 + is )  – ie  = ( iD – is )  + ie 
2  2 

d. 2 i0 2
is = ie × = K i0 ie K=
iD iD

II.1.4. a. VE = – V + 2 V0 = – 12 + 0 ,7 × 2 = – 10 ,6 V

b. vm – VE
i0 =
Rm

c. vs = R c is = R c k i0 ve

 vm – VE  R2
vs = R c k  × vp
 R m  R1 + R 2

d. Rc R2
vs = k × V [ E cos ω mt – VE ] cos ω p t
R m R1 + R 2 p

Rc R2  E 
vs = k Vp ⋅ (– VE ) 1 + cos ω mt  cos ω p t
R m R1 + R 2  – VE 
Rc R2
A=k Vp (– VE )
R m R1 + R 2

E
m= (VE < 0 ⇒ – VE > 0 )
– VE
pas de surmodulation m ≤ 1.

E ≤ 10 ,6 V

e. m = 0 ,5 E = 5 ,3 V
R2
ve = E × cos ω p t
R1 + R 2

220
Ve max = 5 ,3 × = 21 mV
10 000 + 220
(21 mV < 27 mV ) linéarité à 10 % près.
300 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

1 Rc R2
A= – Vp (– VE )
2 VT R m R1 + R 2

1 10 220
= –3× × × 1 × 10 ,6
2 ⋅ 25 ⋅ 10 33 220 + 10 000

A = 1,38 V

II.2. Démodulation d’amplitude par détection d’enveloppe


II.2.1. Étude du circuit élémentaire
a. Τp
τ >> τ >> Tp
2

b. D idéale :
– passante : r (t ) = s(t )
dr
– bloquée : r+τ =0
dt

r = K ⋅ e– t /τ

a t = t1 r (t1) = [A + e (t1)]

⇒ K = [A + e (t1)] et1 / τ
(t – t1 )

r = [A + e (t1)] e τ

c. ∆S = [A + e (t1)] – [A + e (t1 + TP )]
= e (t1) – e (t1 + Tp )

 (t 2 – t1 ) 

∆R = [A + e (t1)] 1 – e τ

 

On linéarise l’exponentielle :
 t2 – t1 
∆R = [A + e (t1)] 
 τ 

t2 très voisin de t1 + Tp ⇒ t2 – t1 = Tp .

Tp
∆R = [A + e (t1)]
τ
Pour que la détection suive l’enveloppe, il faut que ∆S < ∆R .

Tp
[1e 44
(t1) – e (t1 + Tp )]
42444 3
< [A + e (t1)]
τ

de (t1) Tp
– Tp < [A + e (t1)]
dt τ
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 301
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

de de
e(t) Ø donc : <0 – Tp >0
dt dt
A + e (t1)
τ<
de
– (t )
dt 1
A + e (t1)
il faut que cette inégalité soit vraie ∀ la valeur de donc :
de
– (t1)
dt
 
 A + e( t ) 
τ< 
de
– (t ) 
 dt  max

d. s(t ) = S (1 + m cos ω mt ) ⋅ cos ω p t


A=S
de
e(t ) = S m cos ω mt = – S m ω m sin ω mt
dt

 S + S m cos ω mt 
τ< 
 S m ω m sin ω mt  max

 1 + m cos ω mt 
τ< 
 m ω m sin ω mt  max

Il faut trouver la valeur maximale de la fonction :


1+ m cos ω mt
m ω m sin ω mt

1 + m cos θ
ω mt = θ y=
m ω m sin θ

L’étude de cette fonction indique qu’elle possède un maximum pour une valeur θ 0 de q, telle
que :
cos θ 0 = – m

1– m2 1– m2
ymax = =
m ωm 1– m2 m ωm

Si m < 1 indispensable pour une détection d’enveloppe :

1– m2
τ<
m ωm

Application Numérique :
m = 0 ,5 f m = 1 kHz Tm = 10 – 3 s
f p = 200 kHz Tp = 5 µs
302 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

1 – ( 0 ,5 ) 2
• τ >> 5 µs τ<
0 ,5 × 2π ⋅ 10 3
et
τ < 280 µs τ < 0 ,28 ms

e. • Détection d’enveloppe possible pour m<1

• Suivant les valeurs de fm, fp, m il ne sera pas toujours possible de trouver t surtout si fm et fp
sont proches.

f. s(t ) = (1 + m cos ω mt ) cos ω p t

Tp
∆R = (1 + m cos ω mt )
τ

∆S = Tp m ω m sin ω mt

d (t ) = ∆R – ∆S

Tp
d (t ) = [1 + m cos ω mt – τ m ω m sin ω mt ]
τ

1– m2 1– m2
Si : τ = τ max = Tm =
2π m ωm m

Tp
d (t ) =
τ
[– ( 1 – m 2 ) ⋅ sin ω mt + m cos ω mt + 1 ]
cos θ 0 = – m sin θ 0 = 1 – m 2

Tp
d (t ) = [– cos (ω mt – θ 0 ) + 1]
τ
Tp 2π m
= [1 – cos (ω mt – θ0 )]
Tm 1– m2

Tp 2π m
d max : cos (ω mt – θ 0 ) = – 1 d max =
Tmax 1– m2

10 3 2π 0 ,5
d max = × = 0 ,018 V
200 ⋅ 10 3 1 – ( 0 ,5 ) 2
= 18 mV

II.2.2. Démodulateur comprenant une diode suivie d’un filtre passe-bas


a. Z ent du filtre >> R

u (t ) = s(t ) quand s(t ) > 0

u (t ) = 0 quand s(t ) < 0


OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 303
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

b. R R VA
T= V+ = V – = =
U k 1 + j R1 C1 ω

2  U R
VA  + j C 2 ω  = + + j C2 ω R
 R1  R1 k R1
k
T=
[1 + j (2 R1 C1 ω + R1 C 2 ω – R1 C 2 k ω ) + R12 C1 C 2 ( jω ) 2]

Filtre passe-bas deuxième ordre de Tmax = k :


1
ω02 =
R12 C1 C 2

Filtre maximalement plat :


2
m= f0 = fc
2
2m C1
k=1 = 2 R1 C1 m=
ω0 C2

C1 1 1 1
= f 0 = f c = 210 3 =
C2 2 2π R1 C1 C 2

C1 1 1
= C 2 = 2 C1 C1 2 =
C2 2 2 × 2π ⋅ 2210 6

C1 = 2 ,55 nF C 2 = 5 ,1 nF

c.
304 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

TROISIÈME PARTIE

III.1. Étude de la modulation du signal de luminance dans un téléviseur


III.1.1. Fréquence de l’oscillateur local qui pilote la synchronisation des signaux de balayage.
a. f h = nbe de lignes × f i
= 625 × 25 = 15 625 Hz

b. f loc doit être le plus petit commun multiple entre f h et f t = 50 Hz.

f loc = 31250 Hz f loc = 2 f h = 625 f t

III.1.2. Bande passante nécessaire pour la transmission du signal de luminance.


a. hauteur d’un pixel = largeur d’un pixel

H
hauteur d’un pixel =
625

d
largeur d’un pixel = (n : nombre de pixels sur un ligne).
n

H d d 4
= n = 625 × = × 625
625 n H 3

n = 833

b. La fréquence du signal décrit est :


1
– pour 1 ligne 833 × ,
2
1
– pour 625 lignes 833 × × 625,
2
1
– pour 25 images par seconde f = 833 × × 625 × 25
2

f = 6 ,51 MHz
c. BP = 2 f
max standard européen 2 × 5 = 10 MHz
standard français 2 × 6 = 12 MHz

III.1.3. e(t ) = E1 cos ω1t + E 2 cos ω 2t

a. u (t ) = k ⋅ e(t ) ⋅ vp (t ) vp (t ) = V cos ω p t

kV
u (t ) =
2
[E1(cos (ω p + ω1) t + cos (ω p – ω1) t) + E2 (cos (ω p + ω 2 ) t + cos (ω p – ω 2 ) t)]
en utilisant les caractéristiques du filtre FBLR.
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 305
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

kV
s(t ) = [
E cos (ω p + ω 2 ) t + φ 2
2 2
]
kV
+ [
E a cos (ω p + ω1) t + φ 1
2 1
]
kV
+ [
E b cos (ω p – ω1) t – φ 1
2 1
]
b.

c. z (t ) = k ' vp (t ) ⋅ s(t )

k k ' V 2 E2
z (t ) =
4
[ [ ]
cos (2 ω p + ω 2 ) t + φ 2 + cos [(ω 2t ) + φ 2] ]
k k ' V 2 E1 a
+
4
[ [ ]
cos (2 ω p + ω1) t + φ 1 + cos [ ω1t + φ 1] ]
k k ' V 2 E1 b
+
4
[ [ ]
cos (2 ω p – ω1) t – φ 1 + cos (ω1t + φ 1) ]
d. Le filtre passe-bas doit filtrer les termes de fréquence :
2 fp + f2 2 f p + f1 2 f p – f1
sa fréquence de coupure f c doit être très inférieure à 2 f p – f1 .

e. Si le filtre passe-bas est bien choisi :


k k' V 2
y( t ) = [E 2 cos (ω 2t + φ 2 ) + E1 a cos (ω1t + φ 1) + E1 b cos (ω1t + φ1)]
4

k k' V 2
y( t ) = [E1 (a + b ) cos (ω1t + φ1) + E1 cos (ω 2t + φ 2 )]
4

f p étant au milieu de la partie oblique de H(f ) ⇒ a + b = 1 (caractéristique linéaire)

k k' V 2
y( t ) = [E1 cos (ω1t + φ1) + E 2 cos (ω 2t + φ 2 )]
4

= K e (t + t0 )

= K [E1 cos (ω1t + ω1 t0 ) + E 2 cos (ω 2t + ω 2 t0 )]

φ1 φ 2
ω1 t0 = φ 1 ω 2 t0 = φ 2 t0 = =
ω1 ω 2
306 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

Þ f déphasage est proportionnel a w.

k k' V 2 φ1 φ 2
K= t0 = =
4 ω1 ω 2

III.1.4. a. u (t ) = k e(t ) ⋅ vp (t )
k jω t – jω pt
= k e(t ) V cos ω p t = e( t ) V [ e p + e ]
2
kV
U(f )=
2
[E ( f – fp ) + E ( f + fp ) ]
b. S(f )= H(f )⋅U(f )
kV
S(f)=
2
[H ( f ) ⋅ E ( f – fp ) + H ( f ) ⋅ E ( f + fp ) ]
c. z (t ) = k ' s(t ) ⋅ vp (t )
k' V jω t – jω pt
z (t ) = s(t ) [ e p + e ]
2
k' V
Z(f )=
2
[S ( f – fp ) + S ( f + fp ) ]
k k' V 2 H ( f – fp ) E ( f – 2 fp ) + H ( f – fp ) E ( f ) 
Z(f )= + H ( f + f p ) E ( f ) + H ( f + f p ) E ( f + 2 f p )
4  

d. Si : f c << (2 f p – f ) f c << (2 f p – f M )

k k' V 2
Y(f )=
4
[
E ( f ) H ( f – fp ) + H ( f + fp ) ]
Les valeurs des | f | sont < fM.

Si : H ( f – f p ) + H ( f + f p ) = cst = C

C k k' V 2
Y(f )= E( f )
4
y( t ) = K e( t )

III.1.5. Standard européen : MA : 10 MHz


BLR : 5 ,75 MHz

Standard français : MA : 12 MHz


BLR : 7 ,25 MHz

III.2. Étude de la modulation du signal de chrominance


III.2.1. Y = 0 ,30 R + 0 ,59 V + 0 ,11 B
Y (0 ,30 + 0 ,59 + 0 ,11) = 0 ,30 R + 0 ,59 V + 0 ,11 B
0 ,59 (V – Y ) = – 0 ,30 (R – Y ) – 0 ,11 (B – Y )
OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE 307
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

0 ,30 0 ,11
V –Y = (R – Y ) – (B – Y )
0 ,59 0 ,59

V – Y = – 0 ,5085 (R – Y ) – 0 ,1864 (B – Y )

III.2.2. Fréquence de la sous-porteuse


a. Standard européen : B = 5 MHz – 0 ,6 MHz
f sous-porteuse : ≈ 4 ,4 MHz

b. Le spectre du signal de luminance est concentré autour des harmoniques de fp et ft. On éloigne la
porteuse des positions où le signal de luminance est le plus dense pour éviter des éventuels bat-
tements (cross-modulation ou inter-modulation).
15 625
f sp = (4 × 284 – 1) × + 0 ,5 × 50
4
= 4 ,43361875 MHz

III.2.3. a. s(t ) = kV r (t ) sin ω sp t + k V b (t ) cos ω sp t

 r (t ) b (t ) 
s(t ) = kV r 2 (t ) + b 2 (t ) ×  sin ω sp t + cos ω sp t 
 r2 + b2 r2 + b2 

s(t ) = S (t ) ⋅ sin [ ω sp t + φ (t )]
r (t ) 
S (t ) = kV r2 + b2 cos φ =
2
r +b 2 b (t )
b (t )  tg φ = r (t )
sin φ = 
r2 + b2 

b. z (t ) = k ' s(t ) ⋅ V0 sin (ω sp t + φ 0 )

[
= k k ' V V0 ⋅ r 2 + b 2 sin (ω sp t + φ ) sin (ω sp t + φ 0 ) ]
[
= k k ' V V0 ⋅ r 2 + b 2 cos (φ – φ 0 ) – cos (2 ω sp t + φ + φ 0 ) ]
après filtrage f c << 2 f sp

y( t ) = k k ' V V 0 r 2 + b 2 ⋅ [cos φ cos φ 0 + sin φ sin φ 0 ]


= k k ' V V0 [r (t ) cos φ 0 + b (t ) sin φ 0 ]

c. Si φ 0 = 0 y( t ) = K r ( t )
π ⇒ φ 0 permet de séparer les deux signaux r(t) et b( t)
Si φ 0 = y( t ) = K b ( t )
2

III.2.4. Compression des signaux


a. Pour le rouge saturé :
R=1 B=V = 0 YR = 0 ,30
308 OPTIONS PHYSIQUE ET CHIMIE
ET PHYSIQUE APPLIQUÉE

r = R – Y = 0 ,70 SR = 0 ,7 2 + (– 0 ,3 ) 2

b = B – Y = – 0 ,30 S R = 0 ,7616

Pour le bleu saturé :


R=V = 0 B=1 YB = 0 ,11

r = R – Y = – 0 ,11 S B = (– 0 ,11) 2 + (0 ,89 ) 2

b = B – Y = 0 ,89 S B = 0 ,8968

b. Pour le rouge saturé :


YR + S R = 1,0616 YR – S R = – 0 ,4616 = – 0 ,46

Pour le bleu saturé :


YB + S B = 1,0068 YB – S B = – 0 ,7868 = – 0 ,79

c. SRC et SBC les signaux corrigés :


YR – S RC = – 0 ,33 S RC = 0 ,30 + 0 ,33 = 0 ,63
YB – S BC = – 0 ,33 S BC = 0 ,11 + 0 ,33 = 0 ,44

S RC = 0 ,63 = η2 0 ,7 2 + µ 2 (– 0 ,3 ) 2

0 ,63 = 0 ,49 η2 + 0 ,09 µ 2

S BC = 0 ,44 = η2 (– 0 ,11) 2 + µ 2 (0 ,89 ) 2

0 ,44 = 0 ,0121 η2 + 0 ,792 µ 2

0 ,49 η2 + 0 ,09 µ 2 = 0 ,3969

0 ,0121 η2 + 0 ,792 µ 2 = 0 ,1936

⇒ η = 0 ,876
⇒ µ = 0 ,482

Les modulateurs sont attaqués par les signaux 0,876 (R – Y) et 0,482 (B – Y).

Le Directeur de la Publication : Monique SCHWOB

Imprimerie Graphic Express - 18, rue Paul Vaillant Couturier - 92240 Malakoff
Numéro Commission paritaire : 62628
er
Dépôt légal : 1 trimestre 1998

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