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Cours Analyse L1 ISI

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Université de Tunis El Manar

Institut supérieur d'informatique

Département de mathématiques appliquées

Cours Analyse I
Licence Sciences Exactes et Technologies

[Link]

Enseignante :

Inèss Jebabli

Émail : [Link]@[Link]

Année universitaire

2021/2022
Table des matières

1 Fonctions usuelles 1
1.1 Fonctions circulaires inverses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Arcsinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.2 Arccosinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Arctangente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2 Fonctions hyperboliques et fonctions hyperboliques
réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.1 Fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.2 Fonctions hyperboliques réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.2.3 Argument sinus hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.2.4 argument cosinus hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.2.5 argument tangente hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

ii
Chapitre 1

Fonctions usuelles

1.1 Fonctions circulaires inverses

1.1.1 Arcsinus

Étude de la fonction sinus


Consid¯ons la fonction sinus, notée sin, dénie sur R à valeurs dans [−1, 1] , par :

sin : R −→ [−1, 1]
x 7−→ sin(x).

La fonction cosinus est :


 Impaire,
∀x ∈ R, −x ∈ R, et sin(−x) = − sin(x).

 2π−périodique ,

∀x ∈ R, x + 2π ∈ R, et sin(x + 2π) = sin(x).

 Continue sur R.
 Dérivable sur R, et
∀x ∈ R, sin0 (x) = cos(x).

Figure 1.1  La fonction Sinus

1
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

La fonction arcsinus
Pour obtenir une bijection à partir de la fonction sinus, il faut considérer la restriction
de sinus à l'intervalle [− π2 , π2 ]. Sur cet intervalle la fonction sinus est continue et strictement
croissante, donc la restriction

sin| : [− π2 , π2 ] −→ [−1, 1]
x 7−→ sin| (x),

est une bijection.

Figure 1.2  La restriction de la fonction Sinus sur [− π2 , π2 ]

Sa bijection réciproque est la fonction arcsinus :


arccos : [−1, 1] −→ [− π2 , π2 ]
x 7−→ arcsin(x).

Figure 1.3  La fonction arccosinus

2
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

On a donc, par dénition de la bijection réciproque :

arcsin(sin(x)) = x ∀ x ∈ [− π2 , π2 ],
sin(arcsin(y)) = y ∀ y ∈ [−1, 1].

Autrement dit :

Si x ∈ [− π2 , π2 ], sin(x) = y ⇐⇒ x = arcsin(y).

Propriétés de la fonction arcsinus


La fonction arcsinus est :
 Impaire.
 Continue sur [−1, 1].
 Strictement croissante sur[−1, 1].
 Réalise une bijection de[−1, 1] dans [− π2 , π2 ].

Figure 1.4  Fonction Sinus et Arcsinus.

 Dérivable sur ] − 1, 1[, et

1
∀x ∈] − 1, 1[, arcsin0 (x) = √ .
1 − x2

3
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

1.1.2 Arccosinus

Étude de la fonction cosinus


Consid¯ons la fonction cosinus, notée cos, dénie sur R à valeurs dans [−1, 1] , par :
cos : R −→ [−1, 1]
x 7−→ cos(x).
La fonction cosinus est :
 Paire,
∀x ∈ R, −x ∈ R, et cos(−x) = cos(x).
 2π−périodique ,

∀x ∈ R, x + 2π ∈ R, et cos(x + 2π) = cos(x).


 Continue sur R.
 Dérivable sur R, et
∀x ∈ R, cos0 (x) = − sin(x).

Figure 1.5  La fonction cosinus

La fonction arccosinus
Pour obtenir une bijection à partir de la fonction cosinus, il faut considérer la restriction
de cosinus à l'intervalle [0, π]. Sur cet intervalle la fonction cosinus est continue et strictement
décroissante, donc la restriction
cos| : [0, π] −→ [−1, 1]
x 7−→ cos| (x),
est une bijection.

Figure 1.6  La restriction de la fonction cosinus sur [0, π]


4
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

Sa bijection réciproque est la fonction arccosinus :


arccos : [−1, 1] −→ [0, π]
x 7−→ arccos(x).

Figure 1.7  La fonction arccosinus

On a donc, par dénition de la bijection réciproque :

cos(arccos(x)) = x ∀ x ∈ [−1, 1],


arccos(cos(x)) = x ∀ x ∈ [0, π].

Autrement dit :

Si x ∈ [0, π], cos(x) = y ⇐⇒ x = arccos(y).

Exemples :
1. arccos(1) = 0,
2. arccos(cos(0)) = 0,
3. arccos(cos( π2 )) = π2 ,
4. arccos(cos( 5π
4
)) = 3π
4
.

Propriétés de la fonction arccosinus


La fonction arccosinus est :
 Ni paire, ni impaire.
 Continue sur [−1, 1].
 Strictement décroissante sur[−1, 1].
 Réalise une bijection de[−1, 1] dans [0, π].

5
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

Figure 1.8  Fonction Cosinus et Arccosinus.

 Dérivable sur ] − 1, 1[, et


−1
∀x ∈] − 1, 1[, arccos0 (x) = √ .
1 − x2
En eet :
On sait que
x 7−→ cos(x)
est dérivable sur [0, π], où
cos0 (x) = − sin(x).
Et on a
x 7−→ sin(x)
s'annule uniquement en 0 et π .
Donc
x 7−→ arccos(x)
est dérivable sur ] − 1, 1[.
On démarre de l'égalité cos(arccos x) = x que l'on dérive :

cos(arccos x) = x
=⇒ − arccos0 (x) × sin(arccos x) = 1
−1
=⇒ arccos0 (x) =
sin(arccos x)
−1
=⇒ arccos0 (x) = p (∗)
1 − cos2 (arccos x)
−1
=⇒ arccos0 (x) = √
1 − x2

6
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

Le point crucial (∗) se justie ainsi : on démarre de l'égalité

cos2 y + sin2 y = 1,

en substituant y = arccos x on obtient

cos2 (arccos x) + sin2 (arccos x) = 1.

Donc
x2 + sin2 (arccos x) = 1.

On en déduit :

sin(arccos x) = + 1 − x2

(avec le signe + car arccos x ∈ [0, π], et donc on a sin(arccos x) ≥ 0).

Proposition 1.1.1
Les graphes des fonctions arcsinus et arccosinus sont symétriques par rapport à la droite d'équa-
tion y = π4 , et on a :
π
∀ x ∈ [−1, 1], arccos(x) + arcsin(x) =
2

Figure 1.9  Symétrie des graphes des fonctions Arcsinus et Arccosinus par rapport à la droite
y = π4 .

7
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

1.1.3 Arctangente

Étude de la fonction tangente


Consid¯ons la fonction tangente, notée tan, dénie sur R\{ π2 + kπ, k ∈ Z} à valeurs dans
R , par :
tan : R\{ π2 + kπ, k ∈ Z} −→ R
sin(x)
x 7−→ tan(x) = cos(x)
.
La fonction tangente est :
 Impaire sur ] − π2 , π2 [.
 π−périodique .
 Continue sur R\{ π2 + kπ, k ∈ Z}.
 Dérivable sur R\{ π2 + kπ, k ∈ Z}, et

π 1
∀x ∈ R\{ + kπ, k ∈ Z}, tan0 (x) = 1 + tan2 (x) =
2 cos2 (x)

Figure 1.10  La fonction Tangente

La restriction de la fonction tangente à ] − π2 , π2 [ est strictement croissante.

La fonction Arctangente
Pour obtenir une bijection à partir de la fonction tangente, il faut considérer la restriction
à l'intervalle ] − π2 , π2 [. Sur cet intervalle la fonction est continue et strictement croissante, donc
la restriction
tan| : ] − π2 , π2 [ −→ R
x 7−→ tan| (x),
est une bijection.

8
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

Figure 1.11  La restriction de la fonction Tangente sur ] − π2 , π2 [

Sa bijection réciproque est la fonction Arctangente :


arctan : R −→ ] − π2 , π2 [
y 7−→ arctan(y).

Figure 1.12  La fonction Arctangente

On a donc, par dénition de la bijection réciproque :

tan(arctan(y)) = y ∀ y ∈ R,
arctan(tan(x)) = x ∀ x ∈] − π2 , π2 [.

Autrement dit :

Si x ∈] − π2 , π2 [, tan(x) = y ⇐⇒ x = arctan(y).

Exemples :

9
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

1. arctan(0) = 0,
2. arctan(1) = π4 ,

3. arctan( 3) = π3 ,
π
4. lim arctan(y) = .
y→+∞ 2

Propriétés de la fonction Arctangente


La fonction Arctangente est :
 Impaire.
 Continue sur R.
 Strictement croissante sur R.
 Réalise une bijection de R dans ] − π2 , π2 [.

Figure 1.13  Fonction Tangente et Arctangente.

 Dérivable sur R, et
1
∀x ∈ R, arctan0 (x) = .
1 + x2
Proposition 1.1.2
Pour tout x ∈ R∗ , on a :
arctan(x) + arctan( x1 ) = π
2
si x > 0,
arctan(x) + arctan( x1 ) = − π2 si x < 0.

Application :
Simplier les expressions suivantes :
1. sin(arctan(x)), x ∈ R.
2. arcsin 1+x
2x

2 , x ∈ [−1, 1]
3. arccos (2x2 − 1) , x ∈ [0, 1]
Solution :

10
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

1. Rappelons que :
π 1
∀x ∈ R\{ + kπ, k ∈ Z}, 1 + tan2 (x) =
2 cos2 (x)
Ainsi,

∀x ∈ R, sin2 (arctan(x)) = 1 − cos2 (arctan(x))


1
= 1− 2
1 + tan (arctan(x)))
1
= 1−
1 + x2
2
x
=
1 + x2

Donc,
|x|
∀x ∈ R, | sin (arctan(x)) |= √
1 + x2
Si x ≥ 0, on a arctan(x) ∈ [0, π2 [, alors
x
x ≥ 0, sin (arctan(x)) = √
1 + x2
Si x ≤ 0, on a arctan(x) ∈] − π2 , 0], alors
x
x ≤ 0, − sin (arctan(x)) = − √
1 + x2
Conclusion :
x
x ∈ R, sin (arctan(x)) = √
1 + x2
2. Pour tout réel x, on a :

(1 − x)2 = 1 − 2x + x2 ≥ 0 et (1 + x)2 = 1 + 2x + x2 ≥ 0.

On en déduit que :
2x
∀x ∈ R, −1 ≤ ≤1
1 + x2
Donc, la fonction x 7−→ arcsin 1+x
2x
est bien dénie sur R.

2

Soit x ∈ [−1, 1]. On pose x = tan(y) avec y ∈ [− π4 , π4 ] Alors,


   
π π 2x 2 tan(y)
∀y ∈ [− , ], arcsin = arcsin
4 4 1 + x2 1 + tan2 (y)
= arcsin 2 tan(y) cos2 (y)


= arcsin (2 sin(y) cos(y))


= arcsin (sin(2y))
= 2y.

Donc,  
2x
∀x ∈ [−1, 1], arcsin = 2 arctan(x).
1 + x2

11
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

3. On a :
0≤x≤1 ⇔ −1 ≤ 2x2 − 1 ≤ 0.

D'où on a bien 2x2 − 1 ∈ [−1, 1].


Ainsi, la fonction x 7−→ arccos(2x2 − 1) est dénie su [−1, 1]. Soit x ∈ [0, 1]. On pose :
x = cos(y), avec y ∈ [0, π2 ]. Alors,
π
∀y ∈ [0, ], arccos(2 cos2 (y) − 1) = arccos(cos(2y)) = 2y.
2
Donc,
π
∀y ∈ [0, ], arccos(2x2 − 1) = 2 arccos(x).
2

1.2 Fonctions hyperboliques et fonctions hyperboliques

réciproques

1.2.1 Fonctions hyperboliques

Sinus et cosinus hyperboliques


Dénition 1.2.1
On dénit les fonctions sinus hyperbolique sinh et cosinus hyperbolique cosh sur R par :

cosh : R −→ R sinh : R −→ R
exp(x)+exp(−x)
et exp(x)−exp(−x)
x 7−→ 2
x 7−→ 2

Proposition 1.2.2
1. Les fonctions cosh et sinh sont dérivables sur R, avec pour tout x ∈ R

cosh0 (x) = sinh(x) et sinh0 (x) = cosh(x)

2. La fonction sinh(x) est impaire


exp(−x) − exp(x) exp(x) − exp(−x)
sinh(−x) = =− = − sinh(x) ∀ x ∈ R.
2 2
Elle est strictement croissante sur R, strictement négative sur R∗− et strictement positive
sur R∗+ et s'annule en 0.
3. La fonction cosh(x) est paire
exp(x) + exp(−x)
cosh(−x) = = cosh(x) ∀ x ∈ R.
2
Elle est strictement positive sur R, strictement décroissante sur R∗− et strictement crois-
sante sur R∗+ . De plus,
∀x ∈ R, cosh(x) ≥ 1.

12
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

lim cosh(x) = +∞ et lim cosh(x) = +∞


4. x→+∞ x→−∞
lim sinh(x) = +∞ et lim sinh(x) = −∞
x→+∞ x→−∞

Figure 1.14  Fonctions Cosinus et Sinus hyperboliques.

Proposition 1.2.3
Pour tout x ∈ R, on a :
1. cosh(x) + sinh(x) = exp(x)
2. cosh(x) − sinh(x) = exp(−x)
3. cosh2 (x) − sinh2 (x) = 1

Tangente hyperbolique
Dénition 1.2.4
La fonction tangente hyperbolique, notée tanh, est dénie sur sur R par :
tanh : R −→ R
sinh(x)
x 7−→ cosh(x)
.
Proposition 1.2.5
La fonction tangente hyperbolique est
1. Dérivable sur R, avec pour tout x ∈ R,
1
tanh0 (x) = 1 − tanh2 (x) =
cosh2 (x)
Elle est strictement croissante sur R et s'annule en 0.

13
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

2. Impaire,
sinh(−x) sinh x
tanh(−x) = =− = − tanh x ∀ x ∈ R.
cosh(−x) cosh x
3. Limites aux bornes du domaine de dénition :
lim tanh(x) = 1 et lim tanh(x) = −1.
x→+∞ x→−∞

Elle admet en −1 une asymptote horizontale d'équation y = −1 et en +1 une asymptote


horizontale d'équation y = 1.

Figure 1.15  Fonction Tangente hyperbolique.

Proposition 1.2.6 (Formules d'addition pour les fonctions hyperboliques)

Pour tout x; y ∈ R, on a :
cosh2 (x) − sinh2 (x) = 1

cosh(x + y) = cosh(x). cosh(y) + sinh(x). sinh(y).

cosh(x − y) = cosh(x). cosh(y) − sinh(x). sinh(y).

cosh(2x) = cosh2 (x) + sinh2 (x)


= 2 cosh2 (x) − 1
= 1 + 2 sinh2 (x).

sinh(x + y) = sinh(x). cosh(y) + sinh(y). cosh(x).

sinh(x − y) = sinh(x). cosh(y) − sinh(y). cosh(x).

sinh(2x) = 2 sinh(x). cosh(x).


tanh(x) + tanh(y)
tanh(x + y) = .
1 + tanh(x). tanh(y)
tanh(x) − tanh(y)
tanh(x − y) = .
1 − tanh(x). tanh(y)
2 tanh(x)
tanh(2x) = .
1 + tanh2 (x)

14
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

1.2.2 Fonctions hyperboliques réciproques

1.2.3 Argument sinus hyperbolique

La fonction sinus hyperbolique est continue et strictement croissante donc elle admet une
fonction réciproque qui s'appelle argument sinus hyperbolique et notée
argsh : R → R
x 7→ argsh x.

Par dénition de la fonction réciproque, elle a les propriétés


sinh(argsh (x)) = x ∀x∈R
argsh(sinh(x)) = x ∀ x ∈ R.

De plus argsh est continue et dérivable sur R et


1
∀ x ∈ R argsh0 (x) = √ .
x2 + 1
En eet :
Comme la fonction
x 7−→ sinh0 (x)

ne s'annule pas sur R. Alors la fonction argsh est dérivable sur R. On calcule la dérivée par
dérivation de l'égalité sinh(argsh(x)) = x :
sinh0 (argsh(x)) = 1,
⇔ argsh0 (x) cosh(argsh(x)) = 1,
⇔ argsh0 (x) = 1
cosh(argsh(x))
,
⇔ argsh0 (x) = √ 2 1
,
sinh (argsh(x))+1

⇔ argsh0 (x) = √ 1
x2 +1
.

Figure 1.16  Fonction argument sinus hyperbolique.


15
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

Proposition 1.2.7 On a ∀ x ∈ R

argsh (x) = ln(x + x2 + 1).

En eet :
On pose

f (x) = ln(x + x2 + 1).

Alors
1 + √xx2 +1 x
f (x) = √ =√ = argsh' (x).
x + x2 + 1 x2 + 1
Donc
f (x) = argsh (x) + c, c∈R

Or on a f (0) = ln(1) = 0, et argsh (0) = 0 ( car sinh(0) = 0).


Ainsi ,
∀x ∈ R, f (x) = argsh (x).

1.2.4 argument cosinus hyperbolique

La fonction cosh : [0, +∞[→ [1, +∞[ est continue et strictement monotone donc elle admet
une fonction réciproque appelée argument cosinus hyperbolique dénie par

argch : [1, +∞[ → [0, +∞[


x 7→ argch x.

On a :
cosh(argch (x)) = x ∀ x ∈ [1, +∞[
argch(cosh(x)) = x ∀ x ∈ [0, +∞[.
De plus argch est continue sur [1, +∞[et dérivable sur ]1, +∞[ et on a :

1
∀ x ∈ ]1, +∞[ argch0 (x) = √ .
x2 − 1

16
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

Figure 1.17  Fonction argument cosinus hyperbolique.

Proposition 1.2.8 On a ∀ x ≥ 1

argch(x) = ln(x + x2 − 1).

1.2.5 argument tangente hyperbolique

La fonction tanh : R →] − 1, 1[ est continue et strictement croissante donc elle admet une
fonction réciproque appelée argument tangente hyperbolique dénie par

argth : ] − 1, 1[ → R
x 7→ argth x.

On a :
tanh(argth (x)) = x ∀ x ∈ ] − 1, 1[
argth(tanh(x)) = x ∀ x ∈ R.
De plus argth est continue et dérivable sur ] − 1, 1[ et on a :

1
∀ x ∈ ] − 1, 1[ argth0 (x) = .
1 − x2

17
Chapitre 1. Fonctions usuelles Inèss Jebabli

Figure 1.18  Fonction argument tangente hyperbolique.

Proposition 1.2.9 On a ∀ x ∈ ] − 1, 1[
1 1 + x
argth (x) = ln .
2 1−x

18

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