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Recours Fiscal de la Société E : Décisions 2022

La Commission Nationale du Recours Fiscal a examiné le cas de la Société E concernant divers impôts pour les exercices 2018 et 2019. Après délibérations, plusieurs redressements notifiés par l'administration fiscale ont été abandonnés, notamment concernant les provisions pour dépréciation, les impôts non déductibles, et les rappels de TVA. La décision finale a permis à la société de maintenir certaines déductions et d'abandonner des redressements jugés non fondés.

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Recours Fiscal de la Société E : Décisions 2022

La Commission Nationale du Recours Fiscal a examiné le cas de la Société E concernant divers impôts pour les exercices 2018 et 2019. Après délibérations, plusieurs redressements notifiés par l'administration fiscale ont été abandonnés, notamment concernant les provisions pour dépréciation, les impôts non déductibles, et les rappels de TVA. La décision finale a permis à la société de maintenir certaines déductions et d'abandonner des redressements jugés non fondés.

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La Commission Nationale Du Recours Fiscal

Séance du 24/02/2022

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Société E
Siège social : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IS, IS/PA, IR/SALAIRES et TVA
Exercices vérifiés : 2018 et 2019

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a reçu la deuxième lettre de notification
en date du 22/02/2021 et a répondu à ladite lettre en date du 23/03/2021
en introduisant son pourvoi devant la Commission Nationale du Recours
Fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs à la procédure contradictoire et la


requête de la société ont été transmis par l’administration fiscale en date
du 25/05/2021 ;

Attendu que le présent dossier programmé initialement, pour la séance du


07/10/2021 pour être examiné par la sous-commission, a été reporté au
13/01/2022, puis reporté au 27/10/2020 et enfin à la date du 24/02/2022 à
la demande du représentant de la société et ce, pour conclure un accord
avec l’administration fiscale ;

Attendu qu’à cette date, la sous-commission a pris acte de la présence des


représentants de l’administration fiscale et de la société et d’un membre
représentant des contribuables, et de l’absence de l’autre membre
représentant des contribuables, dûment convoqué ;

Après délibérations ;

Constatant que les documents relatifs aux actes de la procédure


contradictoire ont été transmis par l’administration fiscale dans le délai
légal de trois (3) mois prévu par les dispositions de l’article 226 du CGI, et
que la société a répondu à la deuxième notification dans le délai imparti
de 30 jours prévu par le même article et que le quorum légal lui
permettant de délibérer est atteint ;

La sous-commission a décidé de passer à l'examen des points litigieux


soumis à son appréciation quant au fond
Au fond :
I- Impôt sur les sociétés :
1- Provisions pour dépréciation de titres de participation :
Attendu que l’inspecteur a constaté que la société a passé en compte
provision un montant relatif à la dépréciation des titres de participation
dans la société « E1 » à hauteur de 100% de leur valeur inscrite au bilan.
En effet, le rapprochement des déclarations de TVA des deux sociétés
effectué par l’inspecteur a révélé un défaut considérable de symétrie entre
la TVA déduite par la société E2 sur ses achats auprès de E1 et la TVA
déclarée sur les encaissements équivalents chez cette dernière. Ce
constat enlève toute sincérité aux états de synthèse ayant servi à
l’estimation de ces provisions. Par conséquent, il a considéré cette
provision comme étant irrégulière et il a procédé à sa réintégration au titre
de l’exercice 2018 ;

Attendu que la société E2 a contesté, dans sa requête devant la CNRF, le


rejet de la déduction de la provision en soulignant que ces dotations aux
provisions ont été constituées sur la base d’une expertise effectuée en
2016 et par une décision du conseil d’administration visant l’évaluation de
la société E1. L’expertise a conclu que même avec les plus-values
intégrées dans le calcul de l’actif net corrigé et en tenant compte des
fonds propres négatifs, la valeur de la société E1 demeure nulle et par
conséquent les titre détenus par la société E2 n’ont plus de valeur
comptable et financière ce qui imposait à cette dernière la constitution de
provisions partielles jusqu’à arriver au provisionnement de la totalité des
titres.

Considérant que la société a appuyé ses arguments par des justifications


notamment le rapport d’expertise permettant de démontrer que la
situation nette comptable de la société E1 est négative ;

Considérant que sur le plan comptable, le principe de prudence permet à


la société de constituer des provisions pour des risques éventuels de
dépréciation des éléments d’actif ;

Considérant le respect des conditions de déductibilité des provisions


prévues par l’article 10 -2°-F du CGI ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé l’abandon du


redressement notifié par l’administration fiscale.

2- Impôts et taxes non déductibles :


Attendu que l’inspecteur a constaté que la société n’a pas réintégré dans
son tableau de passage de l’exercice 2019 l’impôt sur les sociétés. De ce
fait, il a procédé à sa réintégration en tant que charge non déductible ;
Attendu que la société a contesté, dans sa requête devant cette
réintégration en avançant que la réintégration a été effectuée par le calcul
malgré qu’elle ne figure pas sur le tableau par simple omission et elle
ajoute que le montant à payer correspond à la cotisation minimale qui a
été effectivement réglée ;

Considérant que la société a appuyé ses arguments par des justifications


notamment le passage du résultat net comptable au titre de l’exercice
2019 précisant la réintégration de la cotisation minimale d’un montant de
2 505 800,00 dh ;

Pour ce considérant, la sous-commission a décidé l’abandon du


redressement notifié par l’administration fiscale.

3- Amendes et pénalités non déductibles :


Attendu que lors de l’examen de la comptabilité des exercices vérifiés,
l’inspecteur a constaté que la société a déduit dans ses charges non
courantes, des amendes et pénalités non déductibles dont une partie n’a
pas été réintégrée dans le tableau de passage. De ce fait, il les a
réintégrées et ce conformément aux dispositions de l’article 11-I du CGI ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration dans sa requête en


avançant qu’il s’agit d’intérêts de retard dus à la CIMR ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les deux parties et
examiné les documents de procédure et après délibération, la sous-
commission a décidé d’abandonner le redressement notifié par
l’administration fiscale au motif que les intérêts de la CIMR sont
déductibles au sens de l’article 11 du CGI dans la mesure où ils sont
considérés comme étant des pénalités contractuelles et ne sont pas mises
à la charge de la société pour infractions aux dispositions législatives ou
réglementaires.

4- Redevances de crédit-bail non liées à l’exploitation :


Attendu que l’examen du compte « redevances de crédit-bail » a permis à
l’inspecteur de constater le non-respect des dispositions de l’article 10 du
CGI concernant la déduction des redevances relatives à l’acquisition d’une
villa dont le lien avec l’exploitation n’est pas justifié. De ce fait,
l’inspecteur a réintégré les montants des redevances afférentes à
l’acquisition de la villa.

Attendu que la société a contesté, dans sa requête, cette réintégration en


affirmant que le local a été acquis et utilisé comme extension de ses
bureaux et aménagé comme futur siège de la société dans l’attente d’un
transfert et qu’une visite sur place aurait permis à l’inspecteur de
s’assurer de la réalité du lien du local avec l’exploitation ;
Considérant que séance tenante, la société a présenté les pièces justifiant
la réalité des charges (redevances) et le lien du local avec l’exploitation;

Pour ce considérant, la sous-commission a décidé d’abandonner le


redressement notifié par l’administration fiscale relatif aux redevances se
rapportant au local.

II- Redressements en matière de l’I.S retenu à la


source :
Ce chef de redressement est abandonné sur la base du redressement
abandonné par la sous-commission en matière de l’impôt sur les sociétés
et qui a une incidence sur la base des produits des actions, parts sociales
et revenus assimilés.

III- Taxe sur la valeur ajoutée :


1- Encaissements non déclarés :
Attendu que le rapprochement entre les encaissements puisés dans les
déclarations des clients de la société E2 et le chiffre d’affaires déclaré par
cette dernière, a permis à l’inspecteur de constater des écarts non
déclarés. Par conséquent, il a procédé à leur assujettissement à la TVA ;

Attendu que la société a contesté, dans sa requête, le rappel de TVA


afférent aux encaissements non déclarés pour les motifs suivants :

 la méthode adoptée par l’administration fiscale ne


repose sur aucun texte de loi et ne fait référence à
aucun support juridique en matière fiscale ;
 la base du travail repose sur un recoupement
effectué à partir de déductions opérées par les
clients de la société ;
 Chaque déduction chez le client a été considérée
comme un encaissement chez E2 ;
 Les impayés de la société E2 n’ont pas été pris en
considération ;
 Certains encaissements rappelés concernent des
années ultérieures ;
 Des différences entre les montants des
encaissements notifiés et ceux inscrits dans les
livres de la société E2 ;
 Des rappels ont été calculés sur les encaissements
TTC ;

Considérant que la société a appuyé ses arguments par des justifications


notamment les relevés bancaires, les effets escomptés indiquant la date
d’échéance et les montants encaissés ;

Considérant que l’examen des pièces produites a permis aux membres de


la commission de constater que :

 Des divergences au niveau des montants encaissés


figurant sur les effets et ceux retenus par
l’administration ;
 Des montants encaissés en 2017 retenus en 2018 ;
 Des effets encaissés en 2020 retenus par
l’administration au titre de l’année 2019 ;
 Des effets encaissés en 2019 retenus en 2018 par
l’administration ;
 Un montant retenu doublement par l’administration
en 2018 et en 2019 d’un montant de 6 453
000,00 ;
 Des montants considérés par l’administration
comme hors taxes alors qu’en réalité ils sont en
toutes taxes comprises ;

Considérant que la méthode adoptée par l’administration fiscale reste


théorique et comporte des discordances dont les montants recoupés
comportent des erreurs et des inexactitudes répétées, ne peuvent donc
pas justifier l’existence des écarts notifiés ;

Considérant que la société a produit les justifications prouvant le bien


fondé de ses arguments ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé d’abandonner le


rappel de TVA afférent aux encaissements non déclarés au titre de l’année
2018 et de maintenir le reste du rappel afférent à l’année 2019 d’un
montant de 5 044 708,75 Dh ;
Cf détail en annexe

2- TVA non admise en déduction :


Attendu que l’inspecteur a constaté que la société a déduit la TVA sur des
achats désignés dans les factures en tant que chutes neuves de fer
acquises auprès de deux sociétés E3 et E4 alors que selon les fiches de
réception et contrôle ferraille, il s’agit de la vieille ferraille massive
ordinaire. Par conséquent, il a rejeté les taxes ayant grevé ces achats en
vertu des dispositions des articles 146 et 91-l-5°du CGI;

Attendu que la société E2 a contesté, dans sa requête devant la CNRF en


avançant les motifs suivants ;

 Les marchandises reçues des deux fournisseurs


E3 et E4 sont des chutes neuves selon la
classification industrielle adoptée dans le secteur
d’activité ;
 L’analyse documentaire du contrat commercial
matérialisé par la facture l’attestant mentionne
bien qu’il s’agit de chutes neuves et que la
transaction est assujettie à la TVA conformément à
la législation en vigueur ;
 L’administration s’est basée sur des documents de
reclassement à usage interne ou de transcription
effectuées sur la base de critères internes de
contrôle technique réalisant une incursion dans le
volet technique du processus de production en
l’absence d’expertise adéquate requise ;

Considérant que toute personne qui mentionne la taxe sur les factures
qu’elle établit en est personnellement redevable du seul fait de sa
facturation ;

Considérant que les factures en question sont valables pour la


récupération de la TVA dans la mesure où elles n’ont pas fait l’objet de
contestation en matière d’IS ;

Considérant que la société a appuyé ses arguments par des justifications ;

Considérant que la société est en droit de bénéficier de la déductibilité de


la TVA ;
Pour ces considérants, la sous-commission a décidé l’abandon du rappel
de TVA notifié par l’administration fiscale.

3- Déductions de TVA prescrites :


Attendu que l’inspecteur a constaté le non-respect des dispositions de
l’article 101-3° du CGI par la société dans la mesure où elle a récupéré la
TVA afférente à diverses charges postérieurement au délai légal d’une
année à compter du mois ou du trimestre de la naissance du droit à
déduction. D’où la réintégration du montant des taxes afférentes à ces
charges ;

Attendu que la société a contesté, devant la CNRF, ce rappel en signalant


que jusqu’au 12 juin 2017 date de publication du bulletin officiel de la loi
des finances 2017, la prescription en matière de déduction de la TVA était
quadriennale et ce n’est qu’à partir de cette date que l’article 101 - 3° du
CGI précise que le droit à déduction doit s’exercer dans un délai
n’excédant pas une année à compter du mois ou du trimestre de sa
naissance sachant que les factures en question sont antérieures à cette
date et leur droit à déduction y est antérieur et que la loi n’est pas
rétroactive ;

Considérant que les déductions opérées par la société en 2018 sont


concernées par la prescription quadriennale dans la mesure où les
factures sont réglées antérieurement à la date de publication de la loi du
12 juin 2017 contrairement aux déductions opérées en 2019;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé l’abandon du rappel


de TVA relatif à l’année 2018 et le maintien de celui de l’année 2019.

4- Déductions rejetées pour dissimulation des encaissements


équivalents chez la filiale :
Attendu que le contrôle des déclarations a permis à l’inspecteur de relever
que certaines déductions opérées par la société E2 n’ont pas été déclarées
en tant que chiffre d’affaires encaissé par le fournisseur E1 qui est une
filiale contrôlée à 75% par la société E2. Le montant de la TVA non déclaré
chez E1 s’élève à 912 090,40 dh dont 474 166,66 dh déjà rappelé en tant
que déductions prescrites. Par conséquent, il a rappelé le reste du rappel ;

Attendu que la société a contesté, devant la CNRF, ce rappel en avançant


que l’inspecteur ne s’est appuyé sur aucun support légal pour effectuer un
rapprochement entre la TVA déclarée par le fournisseur E1 et les
déductions opérées par la société E2.

Considérant que les ventes recoupées par l’administration et non


déclarées par la société E1 ne peuvent en aucun cas constituer un
argument pour rejeter les déductions de la TVA opérées par la société E2 ;

Considérant que l’argument de l’administration est dénué de fondement ;


Considérant que les conditions de bénéfice du droit à déduction sont
remplies ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé l’abandon du rappel


de TVA notifié par l’administration fiscale.

IV- Impôt sur le revenu retenu à la source sur les


salaires :
Attendu que l’inspecteur a relevé lors du contrôle de la comptabilité de la
société des exonérations irrégulières au niveau de l'IR sur salaires, elles
concernent les indemnités de logement puisqu’elles constituent un
avantage imposable conformément aux dispositions de l’article 56 du CGI.
De ce fait, il les a inclut dans les revenus imposables à l’IR sur salaires ;

Attendu que la société a contesté le rappel de l’IR sur salaires notifié au


motif que l’indemnité de logement est intégrée dans le calcul de l’IR ;

Considérant que la société a appuyé ses arguments par des justifications


notamment les déclarations des traitements et salaires, des copies du
grand livre (comptes : Appointements et salaires, congé payé, prime de
rendement, prime A . A, indemnités de représentation , indemnités de
logement, indemnités de départ, indemnités de déplacement, indemnités
de lait) ;

Considérant que l’indemnité de logement constitue un avantage


imposable et a été déclarée et soumise à l’IR par la société ;

Pour ces considérants, et à la lumière des pièces produites, la sous-


commission a décidé l’abandon des rappels de l’IR sur salaires.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et rappels fixés par la


sous-commission sont récapitulés dans les tableaux joints à cette décision.

Président
M. R . B

Membres
M. A . N
M. Z . K
Réference du dossier: MjAyMC0zMTQ=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 23/06/2021

I- Désignation du contribuable :
Nom ou Raison sociale : Mr. K . M
Adresse : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IR; TVA et Examen de l’ensemble de
la situation fiscale
Exercices vérifiés : 2015 à 2018

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que le contribuable susvisé a introduit son
pourvoi devant la Commission Nationale du Recours
Fiscal par requête reçue par l'Administration Fiscale en
date du 06/02/2020 en réponse à la 2eme lettre de
notification reçue le 09/01/2020 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par la
Direction Générale des Impôts en date du 14/07/2020 ;

Attendu que le dossier programmé initialement pour la


séance du 31/03/2021 a été reporté au 23/06/2021 à la
demande du contribuable

Attendu qu’à la date du 23/06/2021, la sous-


commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration fiscale, de la société,
et de l’un des membres représentants des
contribuables dûment convoqués ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, ont été absents ;

Après délibérations ;
Constatant que les documents de la procédure ont été
transmis par la Direction Générale des Impôts dans le
délai légal de trois (3) mois prévu par les dispositions
de l’article 226-II du Code Général des Impôts et que le
contribuable a demandé le recours devant la CNRF dans
le délai imparti de 30 jours prévu par l’article 220-II du
CGI et que le quorum légal lui permettant de délibérer
est atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
I- Irrégularités
Attendu que l’inspecteur des impôts a relevé des
irrégularités qu’il considère comme graves et qui
remettent en cause la valeur probante de la
comptabilité du contribuable, à savoir :

I- Défaut de respect des dispositions de l'article 145 du


CGI
1- Tenue des Livres légaux
Le défaut de présentation des livres journal et
d’inventaire côtés et paraphés, ce qui constitue, une
infraction aux dispositions de la loi comptable n° 9/88,
complétée et modifiée par la loi n° 44/03, relative aux
obligations comptables des commerçants.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


aux motifs :

 qu’il n’est pas tenu de faire coter et parapher ses


livres légaux vu qu’il réalise un chiffre d’affaires
annuel n’excédant pas 2 Millions de DH ;
 les dispositions de l’article 210 du CGI, qui
précisent qu'à défaut de présentation d’une partie
des documents comptables et pièces justificatives
prévus par la législation et la réglementation en
vigueur au cours de la vérification d’un exercice
donné, le contribuable est invité dans les formes
prévues à l’article 219 du CGI, à produire ces
documents et pièces dans un délai de trente (30)
jours à compter de la date de réception de la
demande de communication desdits documents et
pièces. Cependant, le contribuable certifie, qu'il n'a
pas reçu aucun document justifiant avoir failli à ces
obligations. Au contraire, tous les documents
comptables et pièces justificatives ont été
présentés à Madame l’inspecteur lors de sa 1 ère
intervention.

2- Défaut de respect du principe de rattachement des charges


Attendu que l’inspecteur a constaté le défaut de
respect du principe de rattachement des charges. En
effet, les charges doivent normalement être déduites
du résultat de l'exercice au cours duquel elles peuvent
être considérées comme engagées par l'existence
d'une dette certaine dans son principe et dans son
montant.

Elle a ajouté que ces règles présentent un caractère


impératif, de telle sorte que les entreprises ne peuvent
déduire des résultats d'un exercice les charges
remontant aux exercices antérieurs.

A défaut de rattachement, cela constitue, une infraction


qui remet en cause la valeur probante de la
comptabilité.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que le défaut de respect de rattachement des
produits et des charges à leurs exercices d'origine, ne
constitue nullement une infraction ou anomalie.
Il s'agit tout simplement d'une erreur comptable qui
doit faire l'objet de correction, que ce soit par
l'Administration Fiscale lors du contrôle externe ou par
le contribuable lui-même.

D'ailleurs, une simple lecture du tableau n°2 " COMPTE


PRODUITS ET CHARGES" de la liasse fiscale, état
Modèle M1, infirme fortement ses propos. En effet, et
selon ledit tableau, le total des charges de l'exercice est
constitué des charges propres à l'exercice + les
charges concernant les exercices précédents.

Aussi, le contribuable demande le bénéfice du principe


de correction symétrique, par le biais du rattachement
des intérêts d'emprunt à son exercice d'origine « 2017
» au lieu de l'exercice « 2018 », et d'opérer une
déduction au titre de l'exercice 2018. Il s'agit en
substance de rectifier les résultats des exercices non
prescrits.

Le contribuable rappelle que la Charte du contribuable


(en matière de contrôle fiscal à la page 10- 4°, DROIT
DE RECTIFICATION DES ERREURS) stipule que « le
vérificateur peut rectifier des erreurs et omissions qu’il
constate lors de l’opération de vérification et qui
peuvent être en faveur du contribuable. »
3- Défaut de constatation des comptes bancaires dans la
comptabilité
Attendu que l’inspecteur a constaté la non-
comptabilisation des comptes bancaires ci-après
énumérés :

 E1 compte n° xxxxxxxxxxxxx
 E1 compte conjoint n° xxxxxxxxxxxxx
 E1 compte conjoint n° xxxxxxxxxxxxx
Dans sa 2ème notification, Madame l’inspecteur a
avancé que la liberté de choix et la séparation des
patrimoines privés et l’actif commercial, ne reposent
sur aucun fondement juridique et fiscal.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que :

 L'actif de l'entreprise se compose en principe des


seuls éléments que l'exploitant a inscrits à son
bilan. L'exploitant dispose ainsi d'une liberté de
choix pour répartir ses biens entre son actif
commercial et son patrimoine privé. Le choix
exercé constitue une décision de gestion opposable
tant à l'exploitant qu'à l'Administration Fiscale ;
 La position de Madame l’inspecteur est ambigüe,
pour la simple raison qu’elle a reconnu
expressément dans sa 2ème notification pages 6,7
et 8, qu’il y a une distinction entre le patrimoine
professionnel et privé de l’exploitant. En effet,
Madame l’inspecteur a abandonné les
redressements relatifs aux dépenses qui
concernent l’examen d’ensemble de ma situation
fiscale, volet DEPENSES, points ACQUISITION DES
BIENS IMMEUBLES et TRAVAUX D’AMENAGEMENT
ET CONSTRUCTION. Il est clair qu’elle est
convaincue qu’il y a une distinction entre le
patrimoine professionnel et privé de l’exploitant.

4- Dissimulation de revenus dont la preuve est établie par


l'Administration Fiscale
Attendu que le contrôle effectué par l’inspecteur des
comptes bancaires a permis de constater que certains
encaissements ont été effectués dans un compte
bancaire non comptabilisé : compte bancaire
n°xxxxxxxxxxx à E2. à Mohammedia. Ces
encaissements à caractère répétitif non déclarés,
constituent un revenu professionnel qui doit faire l'objet
de réintégration, conformément aux dispositions de
l'article 30-2° du CGI.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que cette méthode n’est valable qu’à trois
conditions :

 la comptabilité est irrégulière ;


 Il y a confusion dans les comptes bancaires entre
l’usage professionnel et l’usage privé ;
 L’origine des encaissements et des apports n’est ni
justifiée ni identifiée.

Considérant que l'inspecteur n'a pas invité le


contribuable à produire les documents comptables
réclamés et ce, conformément aux dispositions de
l’article 210 du CGI ;

Considérant que le défaut de présentation des livres


journal et d’inventaire côtés et paraphés n'a d’impact ni
sur le chiffre d'affaires, ni sur le résultat fiscal ;

Considérant que le défaut de rattachement des charges


d'intérêts à l'exercice de leur engagement constitue
une erreur comptable, qui doit faire l'objet de correction
symétrique par l'inspecteur ;

Considérant que la Charte du contribuable (en matière


de contrôle fiscal à la page 10- 4°, DROIT DE
RECTIFICATION DES ERREURS) stipule que « le
vérificateur peut rectifier des erreurs et omissions qu’il
constate lors de l’opération de vérification et qui
peuvent être en faveur du contribuable. » ;

Considérant que la Direction Générale des Impôts :


 Dans la note circulaire 717 (tome 1 ; pages 245 et
246) fait une distinction claire entre les BIENS
FIGURANT À L'ACTIF DE L'ENTREPRISE et les BIENS
FIGURANT DANS LE PATRIMOINE PRIVÉ D'UNE
PERSONNE PHYSIQUE ;
 Dans sa réponse du 22/08/2012 relative à la
demande d'éclaircissement des dispositions de
l'article 247- XVII DU CGI stipule ce qui suit : «
Etant précisé que le patrimoine professionnel
s’entend des biens nécessaires à l’exercice par leur
propriétaire d’une activité commerciale,
industrielle, artisanale, libérale ou de prestation de
services.

A cet effet, l’opération d’apport en société de biens


immeubles provenant du patrimoine privé de la
personne physique n’est pas éligible au régime fiscal
incitatif prévu par les dispositions de l’article 247-XVII
du C.G.I

Considérant que la doctrine fiscale distingue le


patrimoine professionnel du patrimoine privé, selon que
les éléments qui le compose sont affectés à l'exercice
de la profession ou à usage privé ;

Considérant que les documents présentés par le


contribuable permettent de justifier l'origine des
encaissements et de conclure qu'ils n'ont pas un
caractère professionnel ;

Pour ces considérants, et après délibération, la sous-


commission a décidé de maintenir l'anomalie relative
au non-respect du principe de rattachement qui sera
traitée en tant que chef de redressement ; et
d'abandonner les autres irrégularités et la remise en
cause la valeur probante de la comptabilité présentée.
II- IR sur Revenu Professionnel
1- Encaissements non déclarés
Attendu que l’inspecteur a procédé à la reconstitution
du chiffre d'affaires des années 2015 à 2017, sur la
base des encaissements bancaires recoupés auprès de
la banque E1 et non déclarés (voir détail à la première
lettre de notification).

D’après l’inspecteur, lesdits encaissements n’ont pas


été retracés en comptabilité pour connaitre leurs
affectations. En plus, ni l’emprunt, ni le remboursement
n’ont été constatés sur sa comptabilité, et ses
justificatifs ne permettent pas de juger qu’il ne s’agit
pas de recettes commerciales

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


au motif que :

 Seuls les encaissements à caractère répétitif et


dont l'origine est indéterminée et injustifiée
peuvent être qualifiés comme des recettes
commerciales non déclarées ;
 Ces encaissements n’ont pas à être inscrits dans
ma comptabilité professionnelle, puisqu’il s’agit,
encore une fois, d’un compte PERSONNEL et non
d’un compte PROFESSIONNEL ;
 Les encaissements en question ont été justifiés,
pièces à l'appui, lors de la séance du débat oral et
contradictoire organisée dans les locaux de
l'Administration Fiscale.
 Le Guide pratique de l’examen de l’ensemble de la
situation fiscale du contribuable (guide élaboré par
la Direction générale des impôts), il est dit à la
page 17 ce qui suit : « Il est à préciser que les
encaissements bancaires relevés à partir des
comptes à vue ou à terme, ouverts par le
contribuable, à titre purement personnel, auprès
des établissements bancaires, ne peuvent être
retenus pour la détermination des disponibilités
injustifiées.

Toutefois, si l'inspecteur démontre que ces comptes,


ont servi à la fois pour des opérations professionnelles
que personnelles, il y a lieu de prendre en considération
les encaissements bancaires en question pour la
reconstitution du chiffre d'affaires, dans le cadre de la
catégorie de revenus professionnels. Dans ce cas, il
appartient au contribuable de justifier le caractère non
professionnel desdites opérations.

Il en est de même, lorsqu'on est en mesure de


démontrer l'exercice, par le contribuable, d'une activité
occulte, (non déclarée). Dans ce cas, lesdits
encaissements bancaires doivent être pris en compte,
dans le cadre de la régularisation des revenus
professionnels. »

D’après le contribuable, Madame l’inspecteur n’a


respecté ni les dispositions légales de l'article 30- 2° du
CGI, ni le Guide Pratique, ni la note de service
317/DV/03 dont l’objet est d’harmoniser les méthodes
d’application des dispositions des articles 29, 30-2ème
et 216 du CGI.

Par conséquent, l'application des dispositions de


l'article 30- 2° du CGI, ne le concerne ni de près ni de
loin dès lors qu’il a fourni à Madame l’inspecteur tous
les documents probants qui prouvent que ces
encaissements ont une origine autre que
professionnelle. Lesdits encaissements ne peuvent en
aucun cas être qualifiés de revenus professionnels non
déclarés.
Considérant que les documents présentés par le
contribuable justifient l'origine des encaissements et
leur caractère non professionnel ;

Pour ce considérant, après avoir analysé les arguments


évoqués par les deux parties et examiné les documents
de la procédure et après délibération, la sous-
commission a décidé d'abandonner ce chef de
redressement.
2- Charges des exercices antérieurs :
Attendu que l’inspecteur a constaté que le contrôle des
emprunts et dettes au titre de l'exercice 2018, laisse
apparaitre la comptabilisation des intérêts de l'exercice
2017, et qui n'ont pas été réintégrés au tableau de
passage.

Attendu que le contribuable a rejeté totalement ce


redressement pour les motifs exposés ci haut au
chapitre 2 « Défaut de respect du principe de
rattachement des charges ».

Considérant que le contribuable a comptabilisé au titre


de l’exercice 2018, des charges d’intérêts propres à
l’exercice 2017, sans procéder à leur réintégration
extra-comptablement, et que par conséquent, il n’a pas
respecté la règle de spécialisation des exercices ;

Considérant que :

 la Charte du contribuable (en matière de contrôle


fiscal à la page 10- 4°, DROIT DE RECTIFICATION
DES ERREURS) stipule que « le vérificateur peut
rectifier des erreurs et omissions qu’il constate lors
de l’opération de vérification et qui peuvent être en
faveur du contribuable. » ;
 les exercices concernés sont couverts par la
période vérifiée ;
 l'absence des redressements au titre de l'exercice
2017, qui ne permet pas la correction symétrique.

Pour tous ces considérants, après avoir analysé les


arguments évoqués par les deux parties et examiné les
documents de la procédure et après délibération, la
sous-commission a décidé le maintien du redressement
au titre de l'année 2018.

III- Examen de l’Ensemble de la Situation Fiscale


Attendu que l’inspecteur des impôts a procédé à
l’examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable, en évaluant ses dépenses et ses
ressources des années 2015 à 2018, ce qui lui a permis
de constater que les revenus globaux déclarés au titre
des années vérifiées ne sont pas en rapport avec les
dépenses telles que définies à l'article 29 du CGI.

Attendu que le contribuable a rejeté totalement ces


redressements au motif que :

Les dépenses détaillées comme suit :

 Le contribuable certifie qu'il n'est pas le


propriétaire ni de la V1. En plus l'inspecteur n'a pas
produit la preuve ;
 Le contribuable certifie que les acquisitions des
terrains mentionnés dans les lettres de
notifications ne le concernent pas. En plus
l'inspecteur n'a pas produit la preuve ;
 Les avances sur compte courant des associés
effectuées au titre de l'exercice 2016 pour un
montant de 44.022.00 dh pour la société E3 ne le
concernent pas,
 Les avances sur compte courant des associés
effectuées au titre de l'exercice 2017 pour les
sociétés E4 et E3, pour des montants respectifs de
44.919.00 et 60.000.00 dh, ne le concernent pas ;
 En 2017, appartement Casablanca (TF xxxxx) ;
 EN 2018, Villa Marrakech (TF xxxxx) ;
 En 2018, Villa Casablanca (TFxxxxx).

A supposer que les données que renferment le tableau


des ressources et des emplois (page 11 de la 2ème
notification), ne sont pas erronées, ce qui est loin d'être
le cas, ledit tableau montre clairement que les
ressources dépassent les emplois.

Considérant que les soldes bancaires au 01/01/2015


sont considérés comme ressources à prendre en
considération ;

Considérant que le contribuable a produit les


justificatifs de ses soldes bancaires au 01/01/2015 ;

Considérant que le contribuable a justifié certaines


avances en comptes courants d’associés ;

Considérant que le contribuable peut faire valoir,


également, des ressources ou disponibilités existantes
et excédentaires (provenant ou non de la période
vérifiée) ;

Considérant que l'administration fiscale n'a pas apporté


la preuve de l'acquisition par le contribuable des
voitures et des terrains susmentionnés ;
Considérant que les ressources ainsi calculées par
l'inspecteur dépassent les emplois telles que notifiées
par l’administration fiscale

Libelles Emplois Ressources Excèdent de ressources

2015 5 171 300,00 17 409 108,96 12 237 808,96

2016 3 425 322,20 233 522,50 9 046 009,26

2017 5 415 259,64 4 088 196,64 7 718 946,26

2018 2 537 650,00 3 615 094,70 8 796 390,96

Total 16 549 531,84 25 345 922,80 8 796 390,96

Pour tous ces considérants, après avoir analysé


les arguments évoqués par les deux parties et
examiné les documents de la procédure et après
délibération, la sous-commission a décidé
d'abandonner les redressements notifiés dans le
cadre de l’examen de l’ensemble de la situation
fiscale du contribuable

III- Taxe sur la valeur ajoutée :


La sous-commission après délibération, a décidé
d'abandonner les rappels de TVA correspondant aux
chiffres d’affaires reconstitués tel qu’il a été décidé
dans le chapitre relatif à l’IR ;

Compte tenu de ce qui précède, les détails des


redressements et rappels fixés par la sous-commission
sont récapitulés dans les tableaux joints à cette
décision.

Président
M. A . A
Les Membres
M. A . H
Mme. F . K
Réference du dossier: MjAyMC0xNTQ=

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 23/07/2020

I- Désignation du contribuable :
Contribuable : Madame G . L . A

Adresse : Mohammedia

Impôt : IR/PF

Attendu que la décision prise le 12/03/2020 par la


Commission Locale de Taxation de la ville de
Mohammedia a été notifiée à madame G . L . A ;

Attendu que cette décision a été contestée par cette


dernière, qui a introduit à cet effet un recours auprès de
la Commission Nationale du Recours Fiscal en date du
17/07/2020 ;

Attendu que le présent dossier a été programmé, pour


la séance du 23/07/2020, pour être examiné par la
sous-commission ;

Considérant que l'article 226 du CGI dispose que : « Il


est institué une commission permanente dite
"commission nationale du recours fiscal" à laquelle sont
adressés les recours relatifs :

o à l'examen de l'ensemble de la situation fiscale des


contribuables prévu à l'article 216 ci-dessus, quel
que soit le chiffre d'affaires déclaré ;
o aux vérifications de comptabilité des contribuables
lorsque le chiffre d'affaires déclaré au compte de
produits et charges, au titre de l'un des exercices
vérifiés, est égal ou supérieur à dix (10) millions de
dirhams.
Sont également adressés à la commission nationale de
recours fiscal, les recours pour lesquels les commissions
locales de taxation n'ont pas pris de décision dans le
délai de (12) douze mois"

Considérant que conformément aux dispositions de


l'article 8-IV-18 de la L.F n° 70-15 , relatives à l'année
2016, les nouvelles dispositions modifiant les articles
220, 221, 225, 226, 232 et 242 du C.G.I. sont
applicables aux procédures de contrôle fiscal dont la
première lettre de notification est notifiée aux
contribuables à compter du 1er janvier 2016.

Considérant que, dans l'affaire en question, la


procédure de redressement est entamée après le
1 janvier 2016 ;
er

Considérant que le présent litige a fait l'objet d'une


décision prise par la Commission Locale de Taxation de
la ville de Mohammedia ;

Pour tous ces considérants la sous-commission se


déclare incompétente pour statuer sur le présent
recours.

Le Président
ME.E

Les Membres
Mme F . M
MR.B
Réference du dossier: MjAyMC0zNw==

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 03 Juin 2021

I- Désignation du contribuable
Nom et prénom : Société E

Adresse : Mohammedia

Nature de l’impôt : IS, IS/PA et TVA

Années : TVA (2013 à 2017) ; IS, IS/PA (2014 à 2017)

II- Motifs et détails de la décision


En la forme
Attendu que la deuxième lettre de notification a été
remise au contribuable en date du 15/10/2019 ;

Attendu que sa réponse à la deuxième lettre de


notification a été reçue le 13/11/2019 et dans laquelle,
il a formulé sa demande de pourvoi devant la
Commission nationale de recours fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration fiscale à la CNRF en date du
10/02/2020 ;

Attendu que le dossier, programmé initialement pour la


séance du 10/12/2020 pour être examiné par la sous-
commission, a été reporté au 18/02/2021, et au
01/04/2021, et enfin au 03/06/2021 et ce, en raison de
l’absence du gérant de la société, à cause de l’état
d’urgence sanitaire lié au Covid19.

Attendu qu’à la date du 03/06/2021, la sous-


commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration fiscale et de la
société, et de l'absence des membres représentants
des contribuables dûment convoqués ;

La sous-commission constatant :

 que le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint (cf. PV de la réunion) ;
 que la réponse de la société à la 2ème notification
a été reçue dans le délai légal de 30 jours ;
 que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête du
contribuable ont été transmis par l’administration
dans le délai de 3 mois prévu par la loi en vigueur ;
 que les membres représentants des contribuables
et les parties au litige ont été régulièrement
convoqués ;

Décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.
Au fond
I. Pouvoir d’appréciation de l’administration
A. Irrégularités graves relevées
Attendu que l’inspecteur a notifié à la société que la
vérification de la comptabilité a permis de relever les
irrégularités et anomalies graves et répétées détaillées
comme suit :

1- Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI et aux dispositions de la loi n° 9/88
relative aux obligations comptables des
commerçants ;
 Absence des références de paiement pour la
majorité des factures de vente ;
 La présence de soldes créditeurs caisse en 2014 et
2015, en infraction aux dispositions du CGNC;
 Le non-respect de l’ordre chronologique des
factures de ventes telles que détaillées dans la
première lettre de notification ;
 Le non-respect de l’enregistrement comptable des
factures de charges et de ventes au jour le jour
dans le journal, comme il est détaillé dans la
première lettre de notification ;
 Le non-respect du principe de spécialisation des
exercices ;
 Des numéros de factures de ventes sautés ;
 Des factures de charges comptabilisées en double
 Transgression du principe de clarté stipulé par le
CGNC :

o Comptabilisation d’une facture d’achat de ciment


dans le compte de charge achat de fer ;
o Comptabilisation d’une facture de vente de
transport dans le compte de produit de vente
d’agrégats ;
o Compensation directe entre créance et dette avec
le client/fournisseur F1 directe dans le compte
client sans aucune inscription dans le compte
fournisseur.

2- Dissimulation d’achats ou de ventes dont la


preuve est établie par l’Administration ;
 L’exploitation et l'examen des factures physiques
ont permis de relever des factures d'achat et de
vente non déclarées dans la comptabilité, comme il
est détaillé dans la première lettre de notification ;
 L'existence des écarts non justifiés suite au
contrôle quantitatif du fer.
 La reconstitution du chiffre d’affaires de la société
sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré.

3- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la comptabilisation
des opérations, conformément à l’article 213 du
CGI

 Erreur de comptabilisation des factures détaillées


dans la première lettre de notification ;
 Le non-respect des conditions de déductibilité des
redevances de crédit-bail de voiture de tourisme
citées dans l’article 10 du Code Général des Impôts
(1 F I 0 ;
 La comptabilisation des factures de charges
doublement (Cf 11-B-b).

B- Autres anomalies
 Des apports en compte courant d'associés
créditeurs et compte Divers créditeurs en espèces
non justifiés (voir annexe 1 de la première lettre de
notification) ;
 Le défaut de réintégration au niveau du tableau de
passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;
 L’imputation de crédit de TVA erroné dans la
déclaration de novembre 2014 (CF Détail 1re lettre
de notification) ;
 La facturation de cession de biens d’occasion
acquis après 2013 en hors taxe.

Attendu que la société a rejeté ces irrégularités aux


motifs que :

1. Le défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI et de la loi comptable 9/88

 A la date de l’émission de la facture, la société ne


peut être en mesure d’identifier les références des
paiements. Ces références ne sont connues qu’à la
date de paiement de ces factures (soit plus de 2
mois). En revanche, ces références sont bien
mentionnées dans les enregistrements comptables,
et le vérificateur est en mesure de les identifier à
travers ces enregistrements. Aussi, la société est
en mesure d’apporter l’ensemble des références de
paiement ;
 Le compte caisse présente des soldes créditeurs
ces soldes sont en apparence « créditeurs »
souvent après le règlement des salaires.
L’enregistrement des retraits d’espèces couvrant
ses paiements intervient généralement avec
intervalle d’un ou deux jours en raison notamment
des décalages des jours de banque :
 Le vérificateur a considéré que la société ne
respecte pas le principe d’établissement
chronologique des factures en indiquant certains
exemples, Dans ce cadre, la société constate que
les exemples mentionnés dans la lettre de
notification montrent clairement que les factures
sont comptabilisées dans la bonne période et que
les décalages temporels relevés ne dépassent pas
quelques jours au sein du même mois :
 Le vérificateur a avancé que pour plusieurs
factures d’achat ou de vente, ne sont pas
enregistrées au jour le jour (voir détail à la
première lettre de notification) ;
 Le non-respect du principe de spécialisation des
exercices :

o Concernant les factures d’achats, elles sont


constatées au 1er janvier de l'exercice suivant. En
effet, la société n’ayant reçue la facture que
postérieurement à la clôture de l'exercice, elle a
été contrainte de la constater au cours de
l'exercice suivant en vertu du principe
d'exhaustivité des dettes ;
o S'agissant des factures de ventes OCR, elles
portent les numéros de la série relative à l'exercice
2014 et sont enregistrées au 31/12/2014
notamment en venu du principe de séparation des
exercices dans la mesure où les prestations ont
bien été livrées au cours de l'exercice 2014.

Les factures (CF. détail en annexe 1 de la première


lettre de réponse) précisent bien qu’il s'agit de
prestations afférentes à l'exercice 2014.

 L’absence de certains numéros dans la série


chronologique (25/2014, 26/2014,46/2014 et
422/2017) a été considérée comme irrégularité
grave. A cet effet, la société précise qu’il s’agit de
factures annulées avant leurs délivrances aux
clients. Ces factures annulées sont conservées par
la société avec la mention annulée et sont mises à
la disposition de monsieur le vérificateur. Cette
pratique est bien confirmée par la note circulaire
n°717 relative au CGI.
 La comptabilisation double de deux factures : la
société a accepté cette anomalie ;
 Transgression du principe de clarté :

o Comptabilisation d'une facture d’achat de ciment


dans le compte achat de fer E1 : A cet effet, la
société a précisé que le CGNC n'oblige pas de
constater des sous-comptes par nature de la
matière achetée. Si la société distingue plusieurs
sous-comptes, c’est pour des raisons de
transparence et de suivi. Par ailleurs, les deux
sous-comptes sont regroupés ensuite dans le
même compte comptable, ce qui n'altère en aucun
son montant global. Enfin, le montant de cette
facture représente 0,8% du montant global des
achats de fer et n’a donc pas d'impact significatif
sur le montant global de ce compte. Il est à
préciser que cette facture comprend également
des achats de fer.

 Comptabilisation d’une facture de transport au


niveau du compte d'agrégats. F N° xxx pour un
montant de 46 200,00 dh. Ce montant représente
moins de 0,2% du compte transport, et n'a donc
pas d'impact significatif sur son solde global.
 Compensation directe entre créance et dette avec
le client/fournisseur F1 sans aucune inscription
dans le compte fournisseur : la société E1 étant à
la fois client et fournisseur, le montant de la
retenue de garantie a été constaté par crédit du
compte client au lieu du compte fournisseur. Ces
montants ont bien été reclassés au compte
fournisseurs au 01/01/2017. Donc, il ne s'agit en
aucun cas de compensation.

2- La dissimulation d’achats ou de ventes dont la


preuve est établie par l’administration

 L’exploitation et l'examen des factures physiques


ont permis de relever des factures d'achat et de
vente non déclarées dans la comptabilité, comme il
est détaillé dans la première lettre de notification ;

Pour cette irrégularité, la société a avancé qu’elle


procède au contrôle des factures fournisseurs
réceptionnées et lorsqu’elle relève que ces factures
sont non conformes ou qu’elles ne correspondent pas à
des prestations ou des livraisons effectives ou aux
conditions contractuelles, elle refuse d'accepter ces
factures et en conséquence de les constater en
comptabilité. Pour des raisons de suivi, la société
conserve l'exemplaire physique de ces factures.

o Particulièrement, les factures XX/2014 et XX/2014


provenant de la société E2 ont été refusées et
annulées. Comme en témoigne l’attestation de la
société E3 attestant l'annulation de ces factures.
o Pour les autres fournisseurs de prestations : F2, F3,
F4, F5, F6, F7, F8, il s'agit de prestations ou
marchandises non réceptionnées ou dont les
conditions contractuelles ne sont pas conformes et
qui sont ainsi refusées par la société. Aussi, ces
factures n’ont pas fait l’objet de paiement.

Par ailleurs, la société a ajouté qu’elle n’a aucun intérêt


à dissimuler des charges déductibles par principe. En
revanche, leur constatation, alors même qu'elles ne
sont pas conformes aux conditions contractuelles
constitue une acceptation implicite opposable à la
société en cas de recours judiciaire du fournisseur.

S’agissant de la facture de vente n° XXX/2017, cette


facture est libellée au nom de la société E4, enregistré
dans les ventes de l’exercice 2017. Le document utilisé
par l’administration constitue un simple brouillon, il
n’est pas constaté par la société E5.

 L'existence des écarts constatés par l’inspecteur,


non justifiés suite au contrôle quantitatif du fer.
Pour cette irrégularité, la société a donné ses
explications dans le chapitre ll-lmpôts sur les
sociétés contrôle quantitatif ;
 La reconstitution du chiffre d’affaires de la société
sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré.

Pour cette irrégularité, la société a donné ses


explications dans le chapitre ll-lmpôts sur les sociétés -
reconstituions du chiffre d'affaires consommation de
gasoil.

3- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la comptabilisation
des opérations, conformément à l’article 213 du
CGI
 Erreur de comptabilisation des factures détaillées
dans la première lettre de notification ;

Pour cette irrégularité, la société a avancé que la


vérification de la comptabilité s’est basée sur la version
« brouillon » visant la préparation des factures et non
sur les versions définitives, et qui ont été transmises au
client. La société a joint en annexe à sa réponse, les
versions définitives qui ont été transmises aux clients.

Par ailleurs, les enregistrements comptables montrent


que ce sont les montants comptabilisés qui ont fait
l’objet de paiement, ce qui constitue la preuve de leur
caractère effectif.

 Le non-respect des conditions de déductibilité des


redevances de crédit-bail de voiture de tourisme
citées dans l’article 10 du Code Général des Impôts

Pour cette anomalie, la société a affirmé qu’elle a bien


procédé en 2017 à la réintégration de l’excédent de
redevances de crédit-bail sur les voitures de tourisme.
Et elle a ajouté que, cette anomalie ne constitue en
aucun cas une irrégularité grave au regard des
dispositions de l'article 213-1 du CGI.

 La comptabilisation des factures de charges


doublement

La société a accepté cette anomalie.


4- Anomalies relevées
 Des apports en compte courant d'associés
créditeurs et compte Divers créditeurs en espèces
non justifiés (voir annexe 1 de la première lettre de
notification) ;

Pour cette irrégularité, la société a affirmé qu’il n’est


nullement établi que l'absence de justification de
l’origine d’un apport du compte courant associé, dont
bénéficie une société constitue une anomalie dans les
comptes de la société ;

 Le défaut de réintégration au niveau du tableau de


passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;

Pour cette irrégularité, la société a donné ses


explications au paragraphe précédent ;

 L’imputation de crédit de TVA erroné dans la


déclaration de novembre 2014 ;

Pour cette anomalie, la société a confirmé que le


montant du crédit reporté sur la déclaration du mois
10/14 correspond bien à celui constaté au cours de la
période précédente ;

 La facturation de cession de biens d’occasion


acquis après 2013 en hors taxe.

Pour cette anomalie, la société a donné des explications


(CF. Détail Chapitre ll-TVA- Biens d’occasion).

De ce qui précède, la société a conclu que l’analyse de


l'ensemble des « irrégularités » notifiées ne pourrait
être qualifiée comme irrégularité grave ou répétitive
pouvant remettre en cause la valeur probante de la
comptabilité.

Par ailleurs, la société rappelle les termes de la note de


service de l'administration n°30/DC/DSVR/2017 relative
au pouvoir d'appréciation de l’administration dans le
cadre du contrôle fiscal « Dans le cadre de l’exercice du
droit de contrôle, le pouvoir d'appréciation doit être
opéré de manière à sauvegarder l'intégralité des
garanties accordées aux contribuables. A cet égard, les
entités chargées du contrôle, sont invitées à la
qualification adéquate des faits et manquements
relevés, par rapport aux irrégularités prévues par les
dispositions de l'article 213 du CGI, en tenant compte
de leur gravité et de leur importance significative ».

Considérant que le compte caisse présente des soldes


créditeurs, et le non-respect de l’ordre chronologique
des factures de ventes, ce qui constituent des
irrégularités graves conformément aux dispositions de
l’article 213 du CGI.

Considérant que les écarts relevés par l’inspecteur


relatifs aux contrôle quantitatif n’ont pas été justifiés
par la société ;

Considérant que la société n’a pas justifié la traçabilité


et l’origine des apports en compte courant en espèces
dans sa comptabilité au cours de la procédure
contradictoire ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration fiscale,
examiné les éléments du dossier, et après délibération,
a décidé de maintenir les irrégularités précitées et le
caractère non probant de la comptabilité présentée.

Impôt sur les sociétés


A. Les produits
a. Contrôle quantitatif
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que le
contrôle quantitatif de fer par unité figurant aux
factures, effectué sur la base des achats des exercices
vérifiés par comparaison avec les ventes déclarées et
compte tenu de la variation des stocks a donné lieu à
des écarts non justifiés convertis en chiffre d'affaires.
Ce chiffre d'affaires est déterminé par l’application d’un
prix de vente moyen pondéré, et à défaut de ce dernier
par le prix d’achat majoré de la marge déclarée par la
société pour chaque exercice (Cf détails en annexe N° 2
de la première lettre de notification).

Aussi, la reconstitution du chiffre d’affaires de la société


se justifie par les irrégularités graves relevées au
niveau de la comptabilité.

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


aux motifs que les irrégularités relevées ne peuvent
être qualifiées de grave au regard des dispositions de
l'article 213 du CGI.

Aussi, la société rejette la méthode du contrôle


quantitatif de stock de fer, et ce pour les raisons
suivantes :

 Les tableaux annexés à la première lettre de


notification ne reprennent pas l'exhaustivité des
opérations d'achat, de ventes et des articles en
stocks. Ainsi, par exemple le stock final en 2014
retenus par le vérificateur ne comprend que le Fer
14 et le Fer 16 qui présentent des quantités
manquantes de 388 tonnes, alors même que les
stocks Fer 8, 10, 12, 20 représentent des stocks
excédentaires et non retenus par le vérificateur
pour des quantités équivalentes. Il en est de même
également pour l'exercice 2015, dont les ventes
déclarées retenues par le vérificateur ne portent
que sur le Fer 10 et le Fer 12 et ne tiennent pas en
considération les ventes portant par exemple sur le
Fer 8,14,16,20. les stocks de Fer sont
interchangeables et devront ainsi être pris dans
leur globalité.
 Le vérificateur a fait le calcul théorique en séparant
les articles exemple Rond à béton, Barre Fer, Fer.
Or plusieurs articles peuvent faire l’objet de vente
sans distinction détaillée de leur nature car ils sont
interchangeables et sont libellées simplement « Fer
8 ou 10 ». Ainsi, il serait plus judicieux de prendre
les articles dans leur globalité sur la base de leur
poids dans la mesure où le libellé à l’achat peut
être différent du libellé à la vente et ce pour des
raisons commerciales. Aussi, les écarts sur stocks
devront se compenser.
 Les ventes retenues par l’administration ne
comprennent pas certaines factures de ventes de
fer ou de « fer confectionné » qui correspond à un
assemblage de plusieurs articles. (CF le détail au
niveau de la première lettre de réponse) ;
 Les taux de marge commerciale qui ressort après
l'intégration de ventes considérées comme
dissimulées par l'administration, et contesté par la
société, s'élève à 12,61%; ce qui constitue tout
simplement un taux de marge extrêmement élevé
par rapport au secteur dont le taux de marge ne
dépasse pas en moyenne 5% à 8% dans les
meilleurs cas.

Considérant que les anomalies relevées initialement


sont de nature à remettre en cause la valeur probante
de la comptabilité, et par conséquent acquiert à
l’administration fiscale le droit de reconstituer le chiffre
d’affaires de la société ;
Considérant que faute de justification des factures
avancées par la société dans son recours, et pour
absence du contrôle quantitatif contradictoire ;

Considérant que le taux de marge retenu par


l’administration fiscal, est puisé de la comptabilité de la
société.

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
b. Chiffre d’affaires/achats de fer non comptabilisés
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'exploitation et l'examen des factures de charges ont
permis de déceler l’existence des factures d’achat de
fer non comptabilisés, ces achats sont considérés
comme étant revendus sans être déclarés en tant que
chiffre d’affaires. Il s’agit de factures émises par les
fournisseurs de la société, et qui ne comportent aucune
mention d’annulation, et qui ont été conservées avec
les autres factures d’achats comptabilisées et
comportant les mêmes mentions. Par ailleurs, ces
achats n’ont pas été pris en compte dans le
redressement relatif au contrôle quantitatif du fer. Par
conséquent, le chiffre d’affaires correspondant est
calculé sur la base d’un taux de marge de 12.61 % (le
taux de marge pratiqué par la société en 2014 corrigé
par le CA de fer non déclaré en 2014).

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


aux motifs que :

 Ce redressement constitue un double emploi avec


le contrôle quantitatif du Fer dans la mesure où ce
contrôle intègre les achats relatifs à ces factures et
en conséquence il réintègre la totalité du chiffre
d'affaires théorique afférent à ces achats, sans
prendre en compte notamment la déduction du
montant des achats ;
 Par ailleurs, comme indiqué dans le paragraphe I-
lrrégularités, la société procède au contrôle des
factures fournisseurs réceptionnées et lorsqu'elle
relève que ces factures sont non conformes ou
qu'elles ne correspondent pas à des prestations ou
des livraisons effectives ou aux conditions
contractuelles, elle refuse d'accepter ces factures,
et en conséquence de les constater en
comptabilité. Pour des raisons de suivi, la société
conserve l'exemplaire physique de ces factures ;
 Particulièrement, les factures XX/2014 et XX/201-1
provenant de la société E2 ont été refusées et
annulées. La société a produit une attestation de la
société E2 attestant l’annulation de ces factures.

Considérant que les factures d’achats en question


comportent toutes les mentions légales, elles sont
conservées avec les autres factures d’achats
comptabilisées et comportant les mêmes mentions ;

Considérant que faute de justification des taux de


marges avancés par la société ;

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
C. Reconstitution du chiffre d’affaires : consommation gasoil
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que la
reconstitution du chiffre d'affaires a été effectuée sur la
base des achats de carburant déclarés au niveau de la
déclaration du gasoil consommé prévue par l'annexe II
de textes règlementaires du CGI, sur lesquels a été
appliqué un taux de consommation de 45% pour
obtenir le nombre de kilométrages parcouru, et qui est
multiplié par 9 dh (Prix du kilomètre parcouru), pour
dégager le chiffre d'affaires reconstitué, comme détaillé
dans la première lettre de notification.

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


au motif que cette approche est incohérente, criante, et
appelle plusieurs commentaires :

 Conformément à l’annexe II des textes


réglementaires du CGI, la déclaration porte sur les
achats de gasoil visant à permettre la déductibilité
de la TVA. La société a cependant disposé de stock
de gasoil de 3 490 000 dh à fin 2014, et 1 800 000
dh fin 2015. Ainsi, la consommation retenue dans
l’approche du vérificateur ne tiennent pas comptes
des quantités en stocks ; l’approche retenue pour
reconstituer le chiffre d’affaires consiste à
multiplier le nombre de Km parcourus par le prix
unitaire de 9 dh ; ce qui laisse supposer que :

o L’exhaustivité des KM parcourus est refacturable


en tant que prestation de transport. Or, une partie
significative et variable des KM parcourus est liée
selon les exercices à la vente des agrégats
(lorsqu’ils sont vendus chez le client ou en
chantiers) encore à des travaux de chantier
notamment en 2015 et 2016 ;
o Une seconde partie des KM parcours correspond au
transport des camions au sein même de la carrière
et en conséquence utilisée pour des besoins
internes ;
o Pour un trajet facturable, seul le « voyage aller ou
chargé » pourrait être facturable ; Au retour, le
camion pourrait être vide et non chargé mais
consomme du carburant ;
 La différence significative entre les KM parcourus
en 2014 et les exercices suivants 2015 et 2016,
s'explique notamment par la sous-traitance
engagée auprès de la société E1, ce qui justifie la
baisse relative de la consommation du gasoil au
regard des prestations de transport ;
 Le vérificateur applique un prix de vente unitaire
de 9 dh le KM parcourus : Cette approche ne
correspond en aucun cas au modèle économique et
aux conditions contractuelles appliquées par la
société, En effet, comme le montre l'exemple de la
facture comme indiquée dans la page 11 de la
requête, l’unité de facturation est la tonne et
intervalle de distance et non le KM parcouru ;
 Le vérificateur a appliqué un prix de 9 dh, pour
l’ensemble des exercices abstraction faite des
changements des conditions tarifaires dont
notamment le coût du gasoil ;
 Particulièrement, selon les conditions sectorielles, il
est inconcevable d'appliquer un prix de vente au
Km parcouru de 9 dh/Km parcouru. Les prix de
marché sont limités à 5 DH voir 6DH/KM parcouru.
Cette approche est cependant non adaptée au
mode de facturation appliquée avec son client
principal OCP qui se base sur la tonne chargée.

Considérant que l’administration s’est basée sur des


paramètres utilisés par « les professionnels du secteur
» sans apporter des comparables ou des études fiables
du secteur ;
Considérant l’imprécision des données et l’incohérence
de la démarche de reconstitution adoptée par
l’administration fiscale.

Pour ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
d. Existence de stock fictif au 31/12/2017
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'examen des quantités vendues sur la base des
factures de ventes déclarées compte tenu de la
variation de stocks des produits de carrière et leur
comparaison avec les quantités déclarées à la
commune, a permis de constater l’existence d'un stock
final fictif non justifié. Qui sera à défaut de justification
converti en visant à diminuer le chiffre d'affaires
déclaré. Le détail de l’analyse des stocks a été présenté
à la première lettre de notification.

Attendu que la société a contesté ce chef de


redressement pour les raisons suivantes :

 Cette approche paraît particulièrement


surprenante. En effet, si le vérificateur estime qu'il
y a un stock surévalué, elle devrait proposer de le
réduire selon son coût de revient soit un
ajustement négatif de 21 890 535,75 dh, et non de
le considérer comme vendu (ce qui correspondrait
au cas inverse en cas de stock sous-évalué).
 Si le vérificateur réintègre le chiffre d’affaires-coût
de revient de ce stock, le stock théorique recalculé
serait de SI 646 666,67+qtés produites 101 600-
qté vendues 1 083 252, 7 (596 596,35+486
456,35) = - 334 986,03 m3 : ce qui est totalement
incohérent.
Considérant l’incohérence de la démarche de
reconstitution adoptée par l’administration fiscale ;

Considérant que la valeur du stock initial de 2018


reprend le stock final de 2017.

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
e. Factures de vente non déclarée
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'exploitation et l’examen des factures de vente au titre
de l'exercice 2017 ont permis de constater une facture
de vente non comptabilisée liée à une location de
chargeuse. La facture physique exploité au moment de
la vérification ne comporte pas la mention d’annulation,
et elle a été conservée avec les autres factures de
ventes comptabilisées et comportant les mêmes
mentions.

Attendu que la société conteste ce chef de


redressement, en avançant qu’il s’agit de la facture de
vente 279/2017. La comptabilité de la société a permis
de constater, que cette facture est libellée au nom de la
société E10 et est enregistrée dans les ventes de
l’exercice 2017. Le document utilisé par l’administration
constitue un simple brouillon et n’a pas été constaté
par la société E9. La société invite le vérificateur à
s’assurer auprès de la société cliente de l'absence de
ladite facture.

Considérant que ce chef de redressement fait double


emploi avec la reconstitution maintenue.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
f. Intérêts sur comptes débiteurs
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l’examen des comptes du passif circulant a permis de
constater des retraits du compte courant créditeur
(solde débiteur) ainsi du compte divers créditeurs
(solde débiteur) sans pour autant prélever d'intérêts. A
ce sujet, il y a lieu de signaler que cette pratique n’est
pas admise sur le plan fiscal, car elle constitue une
libéralité financière accordée par la société, d'autant
plus, qu'elle supporte des taux d'Intérêts sur des crédits
bancaires.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que le vérificateur argumente ce
redressement, par le fait que la société supporte des
taux d’intérêts sur les crédits bancaires. Or le taux
d’intérêt retenu est de 7%, alors que le taux moyen de
financement de la société se situe à environ 5,5%. La
société n’a pas vocation à faire de la marge sur des
crédits ;

Les comptes d’associé relatifs aux exercices 2015 à


2017 ont constamment présenté des soldes créditeurs
sans aucune application d’intérêt au profit de l’associé,
ce qui justifie l’absence de toute rémunération de ces
comptes

Particulièrement, pour l’exercice 2016, il a été retenu


uniquement la position du compte « autres créditeurs »,
en faisant abstraction des soldes du compte d'associé,
alors qu’il s’agit de la même contrepartie. En prenant
ces deux comptes, les soldes des comptes
d’associés/créditeurs divers ne présentent pas de
montants débiteurs en 2016.

Considérant que le compte courant créditeur et le


compte divers créditeurs présentent des soldes
débiteurs, ce qui constitue une libéralité non admise sur
le plan fiscale.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
g. Réévaluation de produits de cession d’immobilisations corporelles
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'examen de la comptabilité de la société a permis de
déceler la cession des immobilisations corporelles au
titre des exercices 2015, 2016 et 2017 à des prix
inférieurs à leurs valeurs vénales. Il a été décidé
d'évaluer les produits de cessions de ces
immobilisations en augmentant les prix déclarés de
20% (CF détail au niveau de la première lettre de
notification).

L’inspecteur a observé que la génération des plus-


values importantes est due à l’inscription de ces
immobilisations en actif de la société après la levée
d'option d’achat des contrats de leasing avec une
valeur résiduelle qui représente 1% seulement du prix
définitif du matériel. Et que la valeur déclarée suite à la
cession du matériel est inférieure à sa valeur vénale.
Aussi, les redressements opérés ont été effectué
conformément des dispositions de l’article 220-I du CGI.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que l’application de la majoration forfaitaire de
20% est sans aucune justification de la valeur vénale
des immobilisations cédées et sans aucun lien ni avec
la nature, qui (chargeuse, chariot élévateur, pelle,
centrale à béton, véhicules de tourisme, camion, lot de
ferraille ...), ni avec l'âge de ces immobilisations qui
dépasse souvent 6 à 7 ans ou encore de son étal
d’utilisation : matériel utilisable ou matériel de
récupération destiné à la ferraille.
Comme l'indique les tableaux de cession issues de la
liasse comptable de la société, les cessions réalisées
ont permis de générer respectivement des plus-values
importantes sur des immobilisations présentant des
VNC réduites soit respectivement 2439 KDH en 2015
sur un prix de cession de 3316 KDH, 856 KDH en 2016
sur un prix de cession de 857 KDH ; 9 784 KDH en 2017
sur un prix de cession total de 11570 KDH. Ainsi, il est
difficile d’admettre qu’en dépit de ces plus-values
importantes, la société a dissimulé de manière
systématique 20% du prix de vente.

S’agissant de la facture n°xxx/15, comme indiqué en


comptabilité et sur ta facture, il s'agit de la vente d’un
lot de matériel de récupération destiné au ferraillage.
Ce lot comprend une multitude de matériel divers
(pelle, chariot, central à béton, semi-remorques ...) qui
était initialement pris en leasing et a ensuite fait l’objet
de levée d’option d’achat en 2013 et 2014 avant sa
vente, en état de matériel de récupération en 2015.

Plus particulièrement, pour l'exercice 2017, le


vérificateur a retenu un prix de vente comptabilisé de 2
808 333,33 DH et l’a réévalué à 3 370 000 dh, alors que
le prix HT effectivement comptabilisé est bien 3 370
000 dh ;

Par ailleurs, sur le fonds, aux termes de l'article 161-


111 du CGI : « Lorsqu’un élément corporel ou incorporel
de l’actif immobilisé est retiré sans contrepartie
pécuniaire, l'administration peut l’évaluer. La plus-value
résultante, le cas échéant, de cette évaluation est
imposée comme une plus-value de cession. »

Comme le montre le tableau 10 de la liasse fiscale de la


société pour les exercices 2015 à 2017 ; aucune
immobilisation n'a été retirée sans valeur pécuniaire.
Ces immobilisations ont été cédées avec contrepartie
pécuniaire. Ainsi, l’administration ne peut, évoquer les
dispositions de l’article 161-111 du CGI. Pour réévaluer
le prix de cession de ces immobilisations, Par ailleurs,
aucune preuve n'a été apportée par l’administration
concernant une dissimulation des prix de vente.

Considérant que l’administration fiscale n’a pas justifié


le bien fondé du taux de réévaluation appliqué de 20%
pour l’ensemble des immobilisations cédées.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon ce chef de
redressement.
5- Les charges :
a. Les charges non déductibles fiscalement
 Conditions de compensation non justifiées

Attendu que le vérificateur a notifié à la société que


conformément aux dispositions de l'article 11 du CGI,
ne sont déductibles du résultat fiscal que dans la limite
de dix mille (10.000) dirhams par jour et par fournisseur
les dépenses dont le règlement n'est pas justifié par
compensation avec une créance à l'égard d'une même
personne, à condition que cette compensation soit
effectuée sur la base de documents dûment datés et
signés par les parties concernées et portant acceptation
du principe de la compensation.
Il s’agit donc de charge non déductible à réintégrer au
résultat fiscal de l'exercice 2017 sous réserve de
justifications adéquates.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que la compensation correspond à des
opérations engagées en 2013 et 2014, et n’a en aucun
cas été déduite au cours de l’exercice 2017. Ainsi, est
dans la mesure où cette charge n’a pas été déduite en
20I7, elle ne pourrait en aucun cas être rapportée au
résultat fiscal de 2017.

Considérant que la sanction prévue par les dispositions


de l'article 11-11 du CGI est relative à la nature et le
montant du règlement et non à celle de la charge ;

Considérant que l’inspecteur a opéré le redressement


conformément à l’article précité ;

Pour ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.

II. Redressements passibles de la retenue à la source


sur les Produits des Actions, Parts sociales et Revenus
Assimilés (RALS/IS).
La sous-commission après délibération, a décidé que les
redressements maintenus au niveau de l’impôt sur les
sociétés, ayant une incidence sur la base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés sont
passibles de la retenue à la source, en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

(Cf. Détail des redressements et rappels fixés par la


CNRF en annexe de la présente décision).

III. Rappels de la Taxe sur la Valeur Ajoutée


1. TVA sur écart contrôle quantitatif
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
2. Chiffre d’affaires sur achat de fer non comptabilisés
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
3. TVA chiffre d’affaires reconstitue transport
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
4. TVA sur stock final fictif
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
5. TVA sur facture de vente non déclaré
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
6. TVA sur compte débiteur et sur le compte courant débiteur
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
7. TVA sur réévaluation des produits de cessions des
immobilisations
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
8. TVA sur cession des biens d’investissement
Attendu que l’inspecteur a notifié à la société que les
opérations de vente de biens d’occasion sont soumises
à la taxe sur la valeur ajoutée, la taxation concerne en
principe toutes les cessions à titre onéreux de ces
biens, quels que soient l’acquéreur et le délai de
conservation écoulé entre la date d’acquisition et la
date de cession.

La cession de biens d’occasion est passible de la TVA


sur leur prix de vente, dans la mesure où lesdits biens
ont été acquis compter du premier janvier 2013 (Article
9 de la loi de finance 2013, Article 125 bis du CGI :
Régime particulier applicable aux biens d'occasion).

L’examen de factures de vente de votre société a


permis de constater la facturation de cession de
matériel d’occasion, pour des biens acquis après le
premier janvier 2013, en hors taxe sans facturer la TVA
correspondante. Ces factures ont été détaillées à la
première lettre de notification.

Aussi, il est à remarquer que :

o Concernant la facture n°XXX/15, et comme il a été


expliqué dans la partie IS, il n’a aucune mention
sur la facture justifiante qu’il s’agit d’une vente
d’un lot de ferraille, seule la désignation du
matériel qui est mentionnée sur la facture :
o Concernant les factures n°XXX/15, XXX/15, XXX/15,
XXX/15, XXX/15 et XXX/15 portant sur des voitures
de tourisme, ces véhicules ont été acquis par
crédit-bail dont la TVA sur les redevances a été
récupérée, la récupération de la TV A sur les loyers
de leasing a été vérifiée au niveau de votre
comptabilité. En conséquence, ces cessions sont
soumises à la TVA conformément à l'article 9 de loi
de finance pour 2013.
o Concernant les factures n°XXX/2017 et XXX/2017
relatives à des cessions de camions acquis en
crédit-bail, la date d'acquisition de ces biens est la
date d’inscription en actif de la société après la
levée d'option d'achat liée aux contrats de leasing.
Par conséquent, ces cessions sont soumises à la
TVA conformément à l'article 9 de loi de finance
pour 2013.

Attendu que la société rejette ce rappel et affirme que :


 S'agissant de la facture n°XXX/15, il s'agit de la
vente d'un lot de matériel de récupération destiné
au ferraillage. Ainsi, en application des dispositions
de la loi de finance de 2013, il ne s'agit pas d'un
matériel d'occasion mais d'un matériel de
récupération ;
 S'agissant des factures n°XXX/15, XXX/15, XXX/15,
XXX/15, XXX/15 et XXX/15, ces cessions portent sur
des véhicules de tourisme. Conformément à la
réglementation fiscale, ces biens d'investissement
n'ont pas ouvert droit à récupération de la TVA lors
de leur acquisition, en conséquence et
conformément aux dispositions de la loi de finance
pour 2013, leur cession sous forme de biens
d'occasion n'est pas soumise à la TVA.
 Pour les factures n°XXX/2017 et XXX/2017, ces
cessions portent sur plusieurs camions qui ont été
acquis via des contrats de leasing au cours des
exercices 2010 et 2012. Ces contrats étant arrivés
à échéance entre 2014 et 2017.

Considérant que la facture n°XXX/15 porte sur la vente


d’un lot de ferraille. Par conséquent, d’un matériel de
récupération non soumis à la TVA ;

Considérant que les factures n°XXX/15, XXX/15,


XXX/15, XXXX2/15, XXX/15 et XXX/15 portent sur la
vente de véhicules de tourisme qui n’offrent pas droit à
la déduction de la TVA sur achats. Par conséquent, la
vente desdits véhicules de tourisme n’est pas soumise
à la TVA ;

Considérant que les factures n°XXX/2017 et XXX/2017


portent sur l’acquisition des camions, qui ont été acquis
par la société de leasing antérieurement à 2013. Et qui
ont été vendus à la société en hors taxe. Par
conséquent, la vente desdits camions n’est pas soumise
à la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, a décidé l’abandon de ce
chef de rappel.
9. Rappel sur imputation de crédit de TVA erroné dans la
déclaration de TVA
Attendu que l’examen de la déclaration de la TVA du
mois 11/2014 a permis de constater que le montant de
crédit imputé concerne le mois 09/2014 et non pas le
mois 10/2014. La preuve présentée par la société en
annexe à sa réponse concerne le mois 09/2014 et non
pas le mois 10/2014 dont le crédit déclaré devait faire
l’objet d’imputation du crédit antérieur sur la
déclaration du mois 11/2014.

Attendu que la société rejette ce rappel et affirme


qu’aucune erreur n’est observée sur le report de crédit
de sa déclaration du mois 10/2014 ;

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont appuyées ni d’arguments valables ni de
justifications probantes permettant de conforter sa
position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire ni séance tenante aucun
élément nouveau ni pièce justificative pouvant remettre
en cause les rappels de la TVA notifiés.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.
10. Encaissements non déclarés
Attendu que l’examen des déclarations de TVA, des
encaissements et de la comptabilité, ainsi que le
rapprochement entre les mouvements du compte
client, ont permis de déceler des écarts injustifiés, entre
les encaissements réels et les chiffres d'affaires
déclarés au titre des exercices vérifiés comme détaillé
et argumenté dans la deuxième lettre de notification. Il
est à remarquer que les rappels maintenus sont restés
injustifiés ou passés sous silence par la société.

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont pas appuyées de justifications
probantes permettant de conforter sa position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire, ni séance tenante aucun
élément nouveau ; ni pièce justificative pouvant
remettre en cause les rappels de la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.
11. Encaissement déclares hors délai
Attendu que l’examen des déclarations de TVA a permis
de relever que des encaissements déclarés hors les
délais légaux. La taxe correspondante est passible des
majorations et pénalités prévues par l’article 184 du
CGI. Il est à remarquer que les rappels maintenus
concernent des effets déclarés hors délai par rapport à
leurs dates d’échéances, ou des rappels ou passés sous
silence par la société.

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont pas appuyées de justifications
probantes permettant de conforter sa position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire ni séance tenante aucun
élément nouveau ; ni pièce justificative pouvant
remettre en cause les rappels de la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

Président de la sous-commission
Mr B . M

Membres de la sous-commission
Mme B . I
Mme F . N
Réference du dossier: MjAyMS03OQ==

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 20/01/2022

I- Désignation du contribuable :
Nom du Contribuable ou Raison sociale : Sté E
Adresse : Casablanca
Nature de l’Impôt : IS, TVA
Exercices vérifiés : 2016 à 2019

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a introduit son pourvoi
devant la Commission Nationale du Recours Fiscal par
requête adressée en date du 17/03/2021 en réponse à
la 2ème lettre de notification reçue le 26/02/2021 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par la
Direction Générale des Impôts en date du 30/03/2021 ;

Attendu que la séance initialement programmée pour le


07/10/2021 a été reportée au 25/11/2021 puis au
20/01/2022 ;

Attendu qu'à la date de la séance du 20/01/2022, la


sous-commission a pris acte de la présence des
représentants de l'administration et de la société ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, ont été absents ;

Après délibérations ;

La sous-commission, constatant que :


 le quorum légal lui permettant de délibérer
valablement, est atteint ;
 la réponse de la société à la 2ème lettre de
notification a été reçue dans le délai légal de 30
jours ;
 la requête et les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire ont été transmis par
l'administration fiscale dans le délai prévu par la loi
en vigueur ;
 les membres représentants des contribuables et les
parties au litige ont été régulièrement convoqués ;

décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.
Au fond
A - Impôt sur les Sociétés :
1. Insuffisance du chiffre d’affaires :
a. Projet P1
Attendu que l’inspecteur des impôts a constaté que la
société a vendu en date du 01/06/2016 à la société E1
la propriété dite « E1 » sise à Mohammedia. route
Hassan II se composant d'un magasin en R. une
administration et un parking, le tout édifié sur un
terrain d'une superficie de 46275 m . à distraire du titre
2

foncier mère n° xxxx, et que le prix déclaré par la


société est de 82.831.972,71 dirhams hors taxes.

Attendu que, compte tenu des liens de dépendance


entre la société E et la société E1, et sachant que cette
dernière a réalisé au titre de l'exercice 2016 un résultat
net nul (après report déficitaire), ce qui s'est traduit par
le paiement de la cotisation minimale, l'inspecteur des
impôts a procédé à la réévaluation du prix de vente
susvisé et a réintégré la différence en résultant comme
insuffisance du CA déclaré au titre de l'exercice 2016 ;

Attendu que la société a rejeté cette réintégration aux


motifs que :

o Le prix d'acquisition du terrain redressé par


l'administration en matière des droits
d'enregistrement, retenu pour réévaluer le prix de
vente déclaré par la société, ne peut être accepté.
Cette disposition, prévue par l'article 65-1 du CGI
et clarifiée par la réponse n°635 du 19/09/2013 de
l’administration, s'applique exclusivement aux
opérations de cessions réalisées par les
contribuables soumis à l'impôt sur le revenu qui
réalisent des profits fonciers et non aux sociétés
soumises à l’impôt sur les sociétés. Pour ces
dernières, la valeur historique d'acquisition
constitue la base de calcul des plus-values relatives
à leurs cessions immobilières et non la valeur
actualisée.
o Les conditions justifiant l'existence d’une pratique
de « prix de transfert », telles que prévues par des
dispositions de l'article 213-II du CGI ne sont pas
réunies :

 La société E1 n'était pas déficitaire au titre de


l'exercice 2016. Sur son bénéfice fiscal brut, les
déficits fiscaux reportables ont été imputés
conformément aux dispositions légales. Ainsi le
caractère déficitaire ne peut être considéré et
l'intention d’éluder l'impôt dans le cadre de cette
opération n’est pas justifiée, d'autant plus qu'il
s'agit chez la société E1 d'une acquisition
d'immobilisation amortissable.
Considérant que les arguments de la société sont
justifiés notamment par le fait que la société E1
présentait au titre de l'exercice 2016 un résultat fiscal
bénéficiaire et non pas déficitaire.

Considérant que les conditions justifiant l'existence


d'une pratique de « prix de transfert », telles que
prévues par des dispositions de l'article 213-II du CGI ne
sont pas réunies ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission après


avoir analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération a décidé d’abandonner ce chef de
redressement.
b- Terrain « L »
Attendu que l’inspecteur des impôts a constaté qu’en
date du 01/04/2018, la société a vendu la totalité de la
Propriété dite « Z », sise au RABAT, d'une superficie de
1727 m et consistant en une parcelle de terrain nu à
2

bâtir, acquise le 17/12/1999.

Attendu que. compte tenu du lien de dépendance entre


la société et l'acquéreur, qui est l'un des actionnaires
de la société, l'inspecteur des impôts a procédé à la
réévaluation du prix de vente déclaré conformément
aux dispositions de l’article 213-II, et ce en se basant
sur la comparaison avec des ventes de biens similaires
dans le même secteur.

Attendu que la société a rejeté cette réintégration au


motif que l'inspecteur des impôts a notifié ce
redressement à la société au titre de l’exercice 2019
alors que l’opération susvisée est réalisée en 2018 ;

Considérant que dans la première lettre de notification,


l'administration fiscale n'a notifié aucun redressement
au titre de l’exercice 2018 et a maintenu les bases
déclarées par la société au titre dudit exercice ;

Considérant que le redressement notifié au titre de


l'exercice 2019 relève normalement de l'exercice 2018 ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission après


avoir analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération a décidé d’abandonner ce chef de
redressement.

B. Retenue à la Source sur les Produits des Actions,


Parts Sociales et Revenus Assimiles :
La sous-commission a décidé d’abandonner cette
retenue suite à l’abandon des redressements formant
base de ladite retenue.

C- Taxe sur la Valeur Ajoutée


1- TVA sur Insuffisance du chiffre d’affaires « Projet P1 »
La sous-commission après avoir étudié les éléments du
dossier et après délibération, a décidé d’abandonner ce
rappel de TVA, et ce pour les mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur les sociétés (cf. I-Impôts sur les
sociétés).

Compte tenu de ce qui précède, la Sous-commission a


décidé de maintenir les bases déclarées par le
contribuable.

Président
Me L . A

Membres
M. B . R
M. M . M
Réference du dossier: MjAyMS0xMjc=
Réference du dossier: MjAyMS0xMjc=

La Commission Nationale Du Recours Fiscal


Séance du 24/02/2022

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Société E
Siège social : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IS, IS/PA, IR/SALAIRES et TVA
Exercices vérifiés : 2018 et 2019

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a reçu la deuxième
lettre de notification en date du 22/02/2021 et a
répondu à ladite lettre en date du 23/03/2021 en
introduisant son pourvoi devant la Commission
Nationale du Recours Fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs à la procédure


contradictoire et la requête de la société ont été
transmis par l’administration fiscale en date du
25/05/2021 ;

Attendu que le présent dossier programmé initialement,


pour la séance du 07/10/2021 pour être examiné par la
sous-commission, a été reporté au 13/01/2022, puis
reporté au 27/10/2020 et enfin à la date du 24/02/2022
à la demande du représentant de la société et ce, pour
conclure un accord avec l’administration fiscale ;

Attendu qu’à cette date, la sous-commission a pris acte


de la présence des représentants de l’administration
fiscale et de la société et d’un membre représentant
des contribuables, et de l’absence de l’autre membre
représentant des contribuables, dûment convoqué ;

Après délibérations ;
Constatant que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration fiscale dans le délai légal de trois (3)
mois prévu par les dispositions de l’article 226 du CGI,
et que la société a répondu à la deuxième notification
dans le délai imparti de 30 jours prévu par le même
article et que le quorum légal lui permettant de
délibérer est atteint ;

La sous-commission a décidé de passer à l'examen des


points litigieux soumis à son appréciation quant au fond
Au fond :
I- Impôt sur les sociétés :
1- Provisions pour dépréciation de titres de participation :
Attendu que l’inspecteur a constaté que la société a
passé en compte provision un montant relatif à la
dépréciation des titres de participation dans la société «
E1 » à hauteur de 100% de leur valeur inscrite au bilan.
En effet, le rapprochement des déclarations de TVA des
deux sociétés effectué par l’inspecteur a révélé un
défaut considérable de symétrie entre la TVA déduite
par la société E2 sur ses achats auprès de E1 et la TVA
déclarée sur les encaissements équivalents chez cette
dernière. Ce constat enlève toute sincérité aux états de
synthèse ayant servi à l’estimation de ces provisions.
Par conséquent, il a considéré cette provision comme
étant irrégulière et il a procédé à sa réintégration au
titre de l’exercice 2018 ;

Attendu que la société E2 a contesté, dans sa requête


devant la CNRF, le rejet de la déduction de la provision
en soulignant que ces dotations aux provisions ont été
constituées sur la base d’une expertise effectuée en
2016 et par une décision du conseil d’administration
visant l’évaluation de la société E1. L’expertise a conclu
que même avec les plus-values intégrées dans le calcul
de l’actif net corrigé et en tenant compte des fonds
propres négatifs, la valeur de la société E1 demeure
nulle et par conséquent les titre détenus par la société
E2 n’ont plus de valeur comptable et financière ce qui
imposait à cette dernière la constitution de provisions
partielles jusqu’à arriver au provisionnement de la
totalité des titres.

Considérant que la société a appuyé ses arguments par


des justifications notamment le rapport d’expertise
permettant de démontrer que la situation nette
comptable de la société E1 est négative ;

Considérant que sur le plan comptable, le principe de


prudence permet à la société de constituer des
provisions pour des risques éventuels de dépréciation
des éléments d’actif ;

Considérant le respect des conditions de déductibilité


des provisions prévues par l’article 10 -2°-F du CGI ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé


l’abandon du redressement notifié par l’administration
fiscale.
2- Impôts et taxes non déductibles :
Attendu que l’inspecteur a constaté que la société n’a
pas réintégré dans son tableau de passage de l’exercice
2019 l’impôt sur les sociétés. De ce fait, il a procédé à
sa réintégration en tant que charge non déductible ;

Attendu que la société a contesté, dans sa requête


devant cette réintégration en avançant que la
réintégration a été effectuée par le calcul malgré
qu’elle ne figure pas sur le tableau par simple omission
et elle ajoute que le montant à payer correspond à la
cotisation minimale qui a été effectivement réglée ;
Considérant que la société a appuyé ses arguments par
des justifications notamment le passage du résultat net
comptable au titre de l’exercice 2019 précisant la
réintégration de la cotisation minimale d’un montant de
2 505 800,00 dh ;

Pour ce considérant, la sous-commission a décidé


l’abandon du redressement notifié par l’administration
fiscale.
3- Amendes et pénalités non déductibles :
Attendu que lors de l’examen de la comptabilité des
exercices vérifiés, l’inspecteur a constaté que la société
a déduit dans ses charges non courantes, des amendes
et pénalités non déductibles dont une partie n’a pas été
réintégrée dans le tableau de passage. De ce fait, il les
a réintégrées et ce conformément aux dispositions de
l’article 11-I du CGI ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration


dans sa requête en avançant qu’il s’agit d’intérêts de
retard dus à la CIMR ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
d’abandonner le redressement notifié par
l’administration fiscale au motif que les intérêts de la
CIMR sont déductibles au sens de l’article 11 du CGI
dans la mesure où ils sont considérés comme étant des
pénalités contractuelles et ne sont pas mises à la
charge de la société pour infractions aux dispositions
législatives ou réglementaires.
4- Redevances de crédit-bail non liées à l’exploitation :
Attendu que l’examen du compte « redevances de
crédit-bail » a permis à l’inspecteur de constater le non-
respect des dispositions de l’article 10 du CGI
concernant la déduction des redevances relatives à
l’acquisition d’une villa dont le lien avec l’exploitation
n’est pas justifié. De ce fait, l’inspecteur a réintégré les
montants des redevances afférentes à l’acquisition de
la villa.

Attendu que la société a contesté, dans sa requête,


cette réintégration en affirmant que le local a été
acquis et utilisé comme extension de ses bureaux et
aménagé comme futur siège de la société dans
l’attente d’un transfert et qu’une visite sur place aurait
permis à l’inspecteur de s’assurer de la réalité du lien
du local avec l’exploitation ;

Considérant que séance tenante, la société a présenté


les pièces justifiant la réalité des charges (redevances)
et le lien du local avec l’exploitation;

Pour ce considérant, la sous-commission a décidé


d’abandonner le redressement notifié par
l’administration fiscale relatif aux redevances se
rapportant au local.

II- Redressements en matière de l’I.S retenu à la


source :
Ce chef de redressement est abandonné sur la base du
redressement abandonné par la sous-commission en
matière de l’impôt sur les sociétés et qui a une
incidence sur la base des produits des actions, parts
sociales et revenus assimilés.

III- Taxe sur la valeur ajoutée :


1- Encaissements non déclarés :
Attendu que le rapprochement entre les encaissements
puisés dans les déclarations des clients de la société E2
et le chiffre d’affaires déclaré par cette dernière, a
permis à l’inspecteur de constater des écarts non
déclarés. Par conséquent, il a procédé à leur
assujettissement à la TVA ;

Attendu que la société a contesté, dans sa requête, le


rappel de TVA afférent aux encaissements non déclarés
pour les motifs suivants :

 la méthode adoptée par l’administration fiscale ne


repose sur aucun texte de loi et ne fait référence à
aucun support juridique en matière fiscale ;
 la base du travail repose sur un recoupement
effectué à partir de déductions opérées par les
clients de la société ;
 Chaque déduction chez le client a été considérée
comme un encaissement chez E2 ;
 Les impayés de la société E2 n’ont pas été pris en
considération ;
 Certains encaissements rappelés concernent des
années ultérieures ;
 Des différences entre les montants des
encaissements notifiés et ceux inscrits dans les
livres de la société E2 ;
 Des rappels ont été calculés sur les encaissements
TTC ;

Considérant que la société a appuyé ses arguments par


des justifications notamment les relevés bancaires, les
effets escomptés indiquant la date d’échéance et les
montants encaissés ;

Considérant que l’examen des pièces produites a


permis aux membres de la commission de constater
que :
 Des divergences au niveau des montants encaissés
figurant sur les effets et ceux retenus par
l’administration ;
 Des montants encaissés en 2017 retenus en 2018 ;
 Des effets encaissés en 2020 retenus par
l’administration au titre de l’année 2019 ;
 Des effets encaissés en 2019 retenus en 2018 par
l’administration ;
 Un montant retenu doublement par l’administration
en 2018 et en 2019 d’un montant de 6 453
000,00 ;
 Des montants considérés par l’administration
comme hors taxes alors qu’en réalité ils sont en
toutes taxes comprises ;

Considérant que la méthode adoptée par


l’administration fiscale reste théorique et comporte des
discordances dont les montants recoupés comportent
des erreurs et des inexactitudes répétées, ne peuvent
donc pas justifier l’existence des écarts notifiés ;

Considérant que la société a produit les justifications


prouvant le bien fondé de ses arguments ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé


d’abandonner le rappel de TVA afférent aux
encaissements non déclarés au titre de l’année 2018 et
de maintenir le reste du rappel afférent à l’année 2019
d’un montant de 5 044 708,75 Dh ;

Cf détail en annexe
2- TVA non admise en déduction :
Attendu que l’inspecteur a constaté que la société a
déduit la TVA sur des achats désignés dans les factures
en tant que chutes neuves de fer acquises auprès de
deux sociétés E3 et E4 alors que selon les fiches de
réception et contrôle ferraille, il s’agit de la vieille
ferraille massive ordinaire. Par conséquent, il a rejeté
les taxes ayant grevé ces achats en vertu des
dispositions des articles 146 et 91-l-5°du CGI;

Attendu que la société E2 a contesté, dans sa requête


devant la CNRF en avançant les motifs suivants ;

 Les marchandises reçues des deux fournisseurs


E3 et E4 sont des chutes neuves selon la
classification industrielle adoptée dans le secteur
d’activité ;
 L’analyse documentaire du contrat commercial
matérialisé par la facture l’attestant mentionne
bien qu’il s’agit de chutes neuves et que la
transaction est assujettie à la TVA conformément à
la législation en vigueur ;
 L’administration s’est basée sur des documents de
reclassement à usage interne ou de transcription
effectuées sur la base de critères internes de
contrôle technique réalisant une incursion dans le
volet technique du processus de production en
l’absence d’expertise adéquate requise ;

Considérant que toute personne qui mentionne la taxe


sur les factures qu’elle établit en est personnellement
redevable du seul fait de sa facturation ;

Considérant que les factures en question sont valables


pour la récupération de la TVA dans la mesure où elles
n’ont pas fait l’objet de contestation en matière d’IS ;
Considérant que la société a appuyé ses arguments par
des justifications ;

Considérant que la société est en droit de bénéficier de


la déductibilité de la TVA ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé


l’abandon du rappel de TVA notifié par l’administration
fiscale.
3- Déductions de TVA prescrites :
Attendu que l’inspecteur a constaté le non-respect des
dispositions de l’article 101-3° du CGI par la société
dans la mesure où elle a récupéré la TVA afférente à
diverses charges postérieurement au délai légal d’une
année à compter du mois ou du trimestre de la
naissance du droit à déduction. D’où la réintégration du
montant des taxes afférentes à ces charges ;

Attendu que la société a contesté, devant la CNRF, ce


rappel en signalant que jusqu’au 12 juin 2017 date de
publication du bulletin officiel de la loi des finances
2017, la prescription en matière de déduction de la TVA
était quadriennale et ce n’est qu’à partir de cette date
que l’article 101 - 3° du CGI précise que le droit à
déduction doit s’exercer dans un délai n’excédant pas
une année à compter du mois ou du trimestre de sa
naissance sachant que les factures en question sont
antérieures à cette date et leur droit à déduction y est
antérieur et que la loi n’est pas rétroactive ;

Considérant que les déductions opérées par la société


en 2018 sont concernées par la prescription
quadriennale dans la mesure où les factures sont
réglées antérieurement à la date de publication de la loi
du 12 juin 2017 contrairement aux déductions opérées
en 2019;
Pour ces considérants, la sous-commission a décidé
l’abandon du rappel de TVA relatif à l’année 2018 et le
maintien de celui de l’année 2019.
4- Déductions rejetées pour dissimulation des encaissements
équivalents chez la filiale :
Attendu que le contrôle des déclarations a permis à
l’inspecteur de relever que certaines déductions
opérées par la société E2 n’ont pas été déclarées en
tant que chiffre d’affaires encaissé par le fournisseur E1
qui est une filiale contrôlée à 75% par la société E2. Le
montant de la TVA non déclaré chez E1 s’élève à 912
090,40 dh dont 474 166,66 dh déjà rappelé en tant que
déductions prescrites. Par conséquent, il a rappelé le
reste du rappel ;

Attendu que la société a contesté, devant la CNRF, ce


rappel en avançant que l’inspecteur ne s’est appuyé sur
aucun support légal pour effectuer un rapprochement
entre la TVA déclarée par le fournisseur E1 et les
déductions opérées par la société E2.

Considérant que les ventes recoupées par


l’administration et non déclarées par la société E1 ne
peuvent en aucun cas constituer un argument pour
rejeter les déductions de la TVA opérées par la société
E2 ;

Considérant que l’argument de l’administration est


dénué de fondement ;

Considérant que les conditions de bénéfice du droit à


déduction sont remplies ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé


l’abandon du rappel de TVA notifié par l’administration
fiscale.
IV- Impôt sur le revenu retenu à la source sur les
salaires :
Attendu que l’inspecteur a relevé lors du contrôle de la
comptabilité de la société des exonérations irrégulières
au niveau de l'IR sur salaires, elles concernent les
indemnités de logement puisqu’elles constituent un
avantage imposable conformément aux dispositions de
l’article 56 du CGI. De ce fait, il les a inclut dans les
revenus imposables à l’IR sur salaires ;

Attendu que la société a contesté le rappel de l’IR sur


salaires notifié au motif que l’indemnité de logement
est intégrée dans le calcul de l’IR ;

Considérant que la société a appuyé ses arguments par


des justifications notamment les déclarations des
traitements et salaires, des copies du grand livre
(comptes : Appointements et salaires, congé payé,
prime de rendement, prime A . A, indemnités de
représentation , indemnités de logement, indemnités de
départ, indemnités de déplacement, indemnités de
lait) ;

Considérant que l’indemnité de logement constitue un


avantage imposable et a été déclarée et soumise à l’IR
par la société ;

Pour ces considérants, et à la lumière des pièces


produites, la sous-commission a décidé l’abandon des
rappels de l’IR sur salaires.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

Président
M. R . B
Membres
M. A . N
M. Z . K
Réference du dossier: MjAxOS0yMDU=

LA COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL


Séance du 24/07/2019

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Société E
Siège social : MOHAMMEDIA
Nature de l'impôt : IS, IS/PA et TVA
Exercices vérifiés : 2014 à 2017

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a reçu la deuxième
lettre de notification en date du 08/01/2019 et a
répondu à ladite lettre en date du 07/02/2019 en
introduisant son pourvoi devant la Commission
Nationale du Recours Fiscal ;

Attendu que les documents relatifs à la procédure


contradictoire et la requête de la société ont été
transmis par l’administration fiscale en date du
02/05/2019 ;

Attendu que le présent dossier programmé initialement,


pour la séance du 24/07/2019 pour être examiné par la
sous-commission ;

Attendu qu’à cette date, la sous-commission a pris acte


de la présence des représentants de l’administration et
de la société ;

Attendu que les représentants de la profession, dûment


convoqués, ont été présents ;

Après délibérations ;
Constatant que les documents relatifs à la procédure
contradictoire et la requête de la société ont été
transmis par l’administration fiscale dans le délai légal
de trois (3) mois prévu par les dispositions de l’article
226 du CGI, et que la société a répondu à la deuxième
notification dans le délai imparti de 30 jours prévu par
le même article et que le quorum légal lui permettant
de délibérer est atteint ;

La sous-commission a décidé de passer à l'examen des


points litigieux soumis à son appréciation quant au fond

Au fond :
I- Impôt sur les sociétés :
A- Redressements :
A-1 Produits financiers :
A-1 -1 - Intérêts sur immobilisations incorporelles fictives

Attendu que lors du contrôle, l’inspecteur a constaté


qu’en 2015 la société a procédé à la libération du
capital par l’inscription à l’actif des immobilisations
incorporelles comme suit :

* Immobilisations en recherches et développements


d’un montant de 40 000 000,00 dhs
* Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires d’un
montant de 30 000 000,00 dhs
* Fonds Commercial d’un montant de 30 000 000,00
dhs

Il a ajouté que son activité en tant que loueur de locaux


professionnels est loin d’avoir une relation entre ces
investissements et le besoin de son exploitation et vu la
nature de ces immobilisations incorporelles et en
l’absence de pièces justificatives probantes de leur
comptabilisation le 31/12/2015,il a considéré le
montant y afférent comme une mise à disposition de
fonds génératrice d’intérêts financiers calculés au taux
moyen pratiqué par E1 soit 6,25% en 2016 et 6% en
2017

Attendu que la société E a contesté, dans sa requête


devant la CNRF cette réintégration en précisant qu’il
s’agit d’immobilisations ayant fait l’objet d’une
évaluation libre sans incidence fiscale et que ces
éléments incorporels n’existent pas sous forme
matérielle et ne peuvent pas être considérés comme
fictifs ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par


l’inspecteur et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
d’abandonner le redressement notifié par
l’administration fiscale au motif l’absence d’incidence
fiscale des immobilisations incorporelles inscrits à l’actif
de la société.
A-1 -2 Divers débiteurs :

Attendu que l’inspecteur a constaté que le poste « 3488


» fait état d’un solde débiteur durant la période du
contrôle fiscal, le défaut de justification de ce solde en
plus des charges financières que la société supporte à
l’occasion des emprunts contractés. Il a considéré ce
montant comme étant un placement de fonds passible
d’intérêts financiers calculés au taux moyen pratiqué
par E1 soit 5,73% en 2014, 6% en 2015, 6,25% en 2016
et 6% en 2017;

Attendu que la société E a contesté, dans sa requête


devant la CNRF cette réintégration en précisant que le
compte « Divers débiteurs » représente la situation
inverse du compte « Fournisseurs Créditeurs » et que
les créances et les dettes commerciales sont assujetties
aux dispositions de l’article 5 du Code de commerce ;

Considérant qu’il s’agit des créances génératrices


d’intérêts et que leur non application constitue une
libéralité non admise fiscalement ;

Considérant que le taux d’intérêt appliqué par


l’inspecteur est normal et correspond au taux du
marché financier ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé de


maintenir le redressement notifié afférent aux intérêts
débiteurs.
A-2 Comptes de charges :
A-2-1 TVA sur charges non déductibles :

Attendu que l’inspecteur a constaté que les charges


sont comptabilisées TTC du fait que la société s’est
permise de considérer son activité hors champs
d'application de la TVA. Il a procédé à la réintégration
de la TVA grevant ces charges ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce chef de redressement en soulignant
que la location des locaux non équipés n'est pas
assujettie à la TVA. La taxe grevant les charges n’est
pas récupérable en matière de TVA et donc déductible
en matière d’IS ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du redressement notifié par l’administration
fiscale au motif qu’il s’agit effectivement de la TVA non
récupérable et donc déductible en matière d’impôt sur
les sociétés
A-2-2 Dettes prescrites :

Attendu que le contrôle des comptes fournisseurs a


permis à l’inspecteur de constater qu’en 2016 certaines
dettes antérieures aux exercices vérifiés n’ont subi
aucun mouvement et n’ont jamais été régularisés. A
défaut de justifications du non paiement de ces dettes,
l’inspecteur a réintégré les montants y afférents en tant
que produits non courants en vertu des dispositions de
l’article 5 du code de commerce ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce chef de redressement en soulignant
que les dettes ne peuvent être considérées comme
prescrites que si ce fait est prononcé par un jugement
du tribunal ;

Considérant que les obligations nées, à l’occasion de


leur commerce entre commerçants se prescrivent par
cinq ans et ce conformément des dispositions de
l’article 5 titre I du livre premier de la loi n°15-95
formant code de commerce ;

Pour ces considérations, la sous-commission a décidé


de maintenir le redressement notifié par
l’administration fiscale.

B- Avantage de l’augmentation du capital social :

Attendu que l’inspecteur a constaté que les conditions


d’exigibilité pour le bénéfice de la réduction de l’impôt
sur les sociétés suite à l’augmentation du capital ne
sont pas remplies par la société à savoir :

* L’augmentation du capital doit être effectuée par


apports en numéraires et /ou par l’incorporation des
créances des comptes courants d’associés ;
* Le capital social (y compris l’augmentation) doit être
entièrement libéré au cours de l’exercice concerné par
ladite augmentation ;

Par conséquent, il a rappelé le montant dont a bénéficié


la société indûment ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce rappel en rappelant que les
exercices 2010 et 2011 sont prescrits et les données les
concernant ne peuvent être soulevées dans le contrôle
fiscal initié par l’avis de vérification des exercices 2012
à 2017 et que le rappel notifié a été déjà effectué par le
service d’assiette de Mohammedia et a fait l’objet de
dégrèvement par la Direction Générale des Impôts ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du rappel notifié par l’administration fiscale
au motif qu’il s’agit d’un rappel notifié par le service
d’assiette dont la société a déjà contesté et a fait l’objet
de dégrèvement décidé par l’administration fiscale.

Il Taxe sur la valeur ajoutée :


TVA sur chiffre d’affaires taxable :

Attendu que l’inspecteur a constaté que la société a


déclaré son chiffre d'affaires parmi les opérations
situées hors champs d’application de la TVA alors que le
contrat de bail immobilier concernant les locaux
générateurs du chiffre d’affaires précise que la
désignation du bien immobilier porte sur un terrain
avec des constructions édifiées sur propriété dite S dont
les parts divises constituent une unité industrielle
d’abattage avicole. Par ailleurs, les contrats de bail
conclus avec les sociétés E2 et E3 stipulent que les
locaux loués peuvent être utilisés exclusivement à
usage commercial, industriel ou de bureaux. De ce fait,
l’inspecteur a soumis le chiffre d’affaires réalisé par la
société à la TVA au taux de 20% ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce rappel de TVA en précisant que la
location des locaux non équipés n’est pas assujettie à la
TVA et ce conformément aux dispositions de l’article
89-10° du CGI ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du rappel notifié par l’administration fiscale
dans la mesure où le local en question n’est pas
aménagé et donc le loyer n’est pas assujetti à la TVA.
TVA sur Intérêts sur immobilisations incorporelles fictives

La sous-commission après avoir étudié les éléments du


dossier et après délibération, a décidé d’abandonner le
rappel de TVA sur les intérêts sur immobilisations
incorporelles fictives et ce pour les mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur les sociétés.
TVA sur intérêts débiteurs :

La sous-commission après avoir étudié les éléments du


dossier et après délibération, a décidé de maintenir le
rappel de TVA sur les intérêts débiteurs et ce pour les
mêmes motifs évoqués au niveau de l’impôt sur les
sociétés.
III - Redressements en matière de l’I.S retenu à la
source

Attendu qu’en vertu des dispositions de l’article 222 du


CGI, l’inspecteur a considéré que les redressements
notifiés au titre de l’I.S ont une incidence sur la base
des produits des actions, et par conséquent ils sont
considérés comme des bénéfices distribués passibles
de l'IS selon la retenue à la source prévue à l’article 19
du CGI ;

Attendu que la société conteste les droits notifiés pour


les mêmes motifs évoqués à la partie concernant l’I.S ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé les


éléments du dossier, la sous- commission a décidé
après délibération, de maintenir les redressements à
l’instar de l’I.S ayant une incidence sur la base de la
retenue sur les produits des actions, parts sociales et
revenus assimilés conformément aux dispositions du
CGI.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRESIDENT
M. A . E

MEMBRES

M. K . B
M. O . B
Réference du dossier: MjAyMC00NDc=

La Commission Nationale Du Recours Fiscal

Séance du 02/09/2021

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Société E

Siège social : Casablanca

Nature de l'Impôt : IS, RALS/PA et TVA

Exercices vérifiés : 2014 à 2016

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société a reçu la 2ème lettre de
notification le 17/03/2020, a répondu en date du
16/04/2020 et a demandé le recours auprès de la
Commission Nationale du Recours Fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire et la requête de la société ont
été transmis par la Direction Générale des Impôts à la
CNRF en date du 07/09/2020, en raison de l’état
d’urgence sanitaire lié au Covid 19 (cf. décret-loi n° 2-
20- 292 du 23 Mars 2020 relatif à la déclaration de
l’état d’urgence sanitaire) ;

Attendu que le présent dossier programmé,


initialement, pour la séance du 06/05/2021 pour être
examiné par la sous-commission, a été reporté au
01/07/2021 puis au 02/09/2021, à la demande de la
société ;
Attendu qu’à la date de la séance, la sous-commission a
pris acte de la présence des représentants de
l’administration et de la société ;

Attendu que la sous-commission a pris acte de la


présence de l’un des membres représentants des
contribuables et de l’absence de l’autre membre,
dûment convoqué ;

Après délibérations ;

Constatant que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l'Administration fiscale dans le délai légal vu l’état
d’urgence sanitaire, que la société a répondu à la
deuxième lettre de notification dans le délai imparti de
30 jours et que le quorum légal lui permettant de
délibérer est atteint ;

La sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
I – Anomalies
Attendu que l’inspecteur a notifié que l’examen de la
comptabilité de la société au regard de l’Impôt sur les
sociétés, la Taxe sur la Valeur Ajoutée et de la retenue
sur les produits des actions, au titre des exercices 2014
à 2016, a permis de relever des irrégularités qui
remettent en cause sa valeur probante, et permettent
la reconstitution de son chiffre d’affaires conformément
aux dispositions de l’article 213 du CGI, et qui se
présentent comme suit : (Cf. détail lettres de
notifications)

1- Insuffisance du chiffre d’affaires déclaré, relatif à la


cession d’un appartement (TF N°xxx) en 2016, non
déclarée selon des recoupements en possession de
l’administration ;

2- Le prix de vente du mètre carré déclaré relatif aux


ventes de certains appartements est insuffisant par
rapport au référentiel des prix de la même zone et aux
prix de vente pratiqués pour d’autres appartements du
même projet ;

3- Le solde du poste « Clients et compte rattachés » ne


représente pas le solde réel des créances de la société,
puisque seul le reliquat restant dû de la créance
relative à la cession du TF N°xxx, de 290.000,00 DH
représente le solde réel du poste, alors que le solde à
l’actif du bilan est de 535.278,48 DH ;

4- Absence des états de stocks, détaillés en quantités


et en valeurs des appartements à vendre. Le livre
d’inventaire comporte uniquement les transcriptions de
l’actif, du passif et CPC, en infraction aux dispositions
des articles 145 et 213 du CGI ;

Attendu que la société a contesté ces anomalies en


soulignant que sa comptabilité est tenue conformément
aux dispositions légales et réglementaires, appuyée de
pièces justificatives et ne comporte aucune des
irrégularités prévues par l’article 213 du CGI. Elle ajoute
que :

1- L’insuffisance du chiffre d’affaires déclaré : Il s’agit


d’une vente d’un appartement déclarée hors délai au
titre de l’exercice 2017 ;

2- Le référentiel des prix des transactions immobilières


fixé par l’administration fiscale est une simple donnée
indicative et non une loi, puisqu’il n’est pas opposable à
l’administration elle-même. Les différences ou écarts
des prix de vente pratiqués dépendent de la nature des
biens, le niveau, la superficie et le standing ;
3- Solde du compte client au 31/12/2016 : elle avance
que cette anomalie est sans objet du fait que l’analyse
de ce compte devait porter sur la période de douze
mois et non sur une seule opération et cette opération
ne revêt pas un caractère répétitif et que le solde est
réel et ne constitue pas une anomalie au sens des
dispositions de l’article 213 du CGI ;

4- Les états d’inventaires détaillés en quantités et en


valeurs ont été mis à la disposition de l’inspecteur lors
du contrôle sur place ;

(Cf. détail réponses de la société)

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé le maintien de la remise en
cause de la valeur probante de la comptabilité de la
société au motif qu’elles sont graves au sens de l’article
213 du CGI, notamment la dissimulation de ventes dont
la preuve est établie par l’administration, en
l’occurrence la non déclaration de la cession d’un
appartement en 2016.

II- Impôt Sur Les Sociétés :


1- Reconstitution du chiffre d’affaires
Attendu que l’inspecteur a notifié que le prix de vente
du m déclaré des appartements cédés est minoré,
2

d’une part, par rapport à leur situation et leur standing


et d’autre part, par rapport au référentiel des prix des
transactions immobilières de Mohammedia qui est de
12.000,00 DH/m . Ainsi, la reconstitution des chiffres
2

d’affaires a été effectuée en retenant un prix de vente


de 11.500,00 DH/m , représentant la moyenne du prix
2

de cession pratiqué par la société et le référentiel des


prix. Par conséquent, l’insuffisance déterminée par
rapport aux cessions dont le prix au m est inférieur au
2

prix retenu de 11.500,00 DH/m , considérée en tant que


2
complément de chiffre d’affaires, a été réintégrée au
résultat fiscal de l’exercice 2016 ;

Attendu que la société a contesté ce redressement en


arguant que :

 Aucun motif valable prévu par l’article 213 du CGI,


n’a été avancé pour rejeter sa comptabilité qui est
tenue conformément aux dispositions de la loi 9-88
relative aux obligations comptables des
commerçants et du CGI, notamment l’article 145 ;
 La reconstitution opérée revêt un caractère
forfaitaire ;
 L’insuffisance du chiffre d’affaires devrait
correspondre aux résultats des recoupements ;

Considérant que la reconstitution du chiffre d’affaires a


été effectuée sur une base forfaitaire, issue de la
moyenne entre le référentiel de prix, limitativement
opposable à l’administration, et le prix de vente
pratiqué par la société ;

Considérant que l’administration fiscale n’a pas apporté


les comparables nécessaires à la remise en cause du
prix pratiqué par la société ;

Considérant que les prix de ventes des appartements


dépendent de différents paramètres, notamment la
superficie, le niveau (étage), l’orientation ou
l’exposition (ensoleillement), etc. ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé l’abandon de la reconstitution du chiffre
d’affaires de la société.
2- Chiffre d’affaires non déclaré (cession TF n°xxxx)
Attendu que l’inspecteur a notifié que le chiffre
d’affaires recoupé en possession de l’administration est
supérieur au montant du chiffre d’affaires figurant sur la
déclaration de la société au titre de l’exercice 2016,
l’écart correspond à la cession de l’appartement, objet
du TF n°xxxx d’un montant de 740.000,00 DH, non
déclarée. Ainsi, il a procédé à la réintégration de la
vente de cet appartement non déclarée (Cf. détail
lettres de notification) ;

Attendu que la société a contesté ce redressement en


arguant que cette vente immobilière a été déclarée en
2017, en raison de la lenteur des formalités
administratives qui n’a pas permis la réception du
contrat de vente à temps ;

Considérant que la cession de l’appartement en


question a été effectuée en 2016, et le contrat de vente
a été signé et enregistré en 2016 ;

Considérant que par respect au principe de la


spécialisation des exercices, ladite cession devait être
déclarée au titre de l’exercice 2016 et non pas au titre
de l’exercice 2017 ;

Considérant que l’exercice 2017 n’est pas soumis à la


vérification fiscale ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé le maintien du redressement notifié au titre de
la cession de l’appartement non déclarée.
3- Charges non liées à l’exploitation
a- Frais de déplacement
Attendu que l’inspecteur a notifié que la société a
comptabilisé en 2014 au compte « 6143000000 -
Déplacements, missions et réceptions », une charge
relative à un déplacement de M. B à l’étranger (Malaisie
et Arabie Saoudite), dont l’engagement pour les besoins
de l’exploitation n’a pas été justifié. De ce fait il a
procédé à sa réintégration, conformément aux
dispositions des articles 10-I-B et 11-IV du CGI ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


avançant que l’exercice 2014 est couvert par la
prescription ;

Considérant que l’exercice 2014, n’est pas prescrit


conformément aux dispositions de l’article 232-III du
CGI ;

Considérant que la société n’a apporté aucune


justification concernant le lien de ladite charge de
déplacement avec l’exploitation ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé le maintien du redressement notifié à ce titre ;
b- Redevances crédit-bail non liées à l’exploitation
Attendu que l’inspecteur a notifié que la société a
comptabilisé en 2015 et 2016, des charges concernant
des redevances de crédit-bail de la voiture V2, non
utilisée pour les besoins de l’exploitation. Ainsi, il a
considéré que ces charges revêtent le caractère de
libéralités et sont donc non déductibles conformément
aux dispositions des articles 10-I-B et 11-IV du CGI, d’où
leur réintégration ;
Attendu que la société a contesté ce redressement en
arguant qu’il est sans fondement juridique du fait que
les redevances du véhicule V2 sont des charges
déductibles puisqu’elles respectent les conditions de
déductibilité stipulées par l’article 10 du CGI ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé l’abandon de ce
redressement au motif que l’administration n’a apporté
aucune preuve justifiant l’absence de lien avec
l’exploitation desdites redevances de crédit-bail du
véhicule en question.
c- Dotations aux amortissements relatives à l’acquisition d’une
voiture V2
Attendu que l’inspecteur a notifié que les dotations aux
amortissements relatives à l’acquisition du véhicule «
V1 » ne sont pas admises en déduction fiscale du fait
qu’elles ne sont pas liées à l’exploitation,
conformément aux dispositions des articles 10-1- B et
11-IV du CGI. Ainsi, il a procédé à leur réintégration ;

Attendu que la société a contesté ce redressement en


avançant qu’il est sans fondement juridique du fait que
les dotations aux amortissements du véhicule « V2 »
sont des charges déductibles puisqu’elles respectent
les conditions de déductibilité stipulées par l’article 10
du CGI ;

Considérant que le véhicule en question a été


immobilisé à l’actif de la société ;

Considérant que la société a le droit de pratiquer et de


comptabiliser les dotations aux amortissements
concernant ladite voiture ;
Considérant que les dotations aux amortissements des
biens immobilisés constituent des charges
d’exploitation déductibles du résultat fiscal ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé l’abandon du redressement notifié à ce titre.
d- Charge relative à l’installation d’une cuisine
Attendu que l’inspecteur a notifié que la société a
comptabilisé en 2015 dans le compte « 6121000000-
Achats de matières premières» une charge relative à
l’installation d’une seule cuisine dont la facture n°
F°XXX, n’est pas établie au nom de la société. Ainsi,
cette charge n’étant pas admise en déduction du
résultat fiscal de la société, a été réintégrée,
conformément aux dispositions de l’article 11-111 du
CGI ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


arguant que ladite cuisine est installée dans un
appartement témoin exposé à la vente et que la facture
n°XXX du 07/10/2015 est libellée à la fois au nom du
gérant et de la société ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé le maintien de ce
redressement au motif que :

o La facture n’est pas libellée au nom de la société ;


o La société n’a apporté aucune justification
prouvant que ladite charge est liée à l’exploitation.
III- IS- Retenu à la source sur le produit des actions,
parts sociales et produits assimilés
Les redressements maintenus par la sous-commission
au niveau de l’impôt sur les sociétés, ayant une
incidence sur la base des produits des actions, parts
sociales et revenus assimilés, sont passibles de la
retenue à la source, en vertu des dispositions des
articles 13 et 222-B du CGI.

IV- Taxes sur la Valeur Ajoutée


1- TVA / Reconstitution du chiffre d’affaires
La sous-commission après avoir entendu les deux
parties, analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé l’abandon
du rappel de TVA relatif à la reconstitution du chiffre
d’affaires, et ce pour les mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur les sociétés.
2- TVA/ Cession non déclarée (TF n°XXXX)
La sous-commission après avoir entendu les deux
parties, analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé le
maintien du rappel de TVA relatif à la cession non
déclarée de l’appartement objet du TF n°XXX, et ce
pour les mêmes motifs évoqués au niveau de l’impôt
sur les sociétés.
3- TVA/Charge relative à l’installation d’une cuisine
La sous-commission après avoir entendu les deux
parties, analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé le
maintien du principe du rappel de TVA relatif à
l’installation d’une cuisine en 2015, et ce pour les
mêmes motifs évoqués au niveau de l’impôt sur les
sociétés. Toutefois, le rappel en question ne concerne
pas l’année 2016, mais l’année 2015, au titre de
laquelle, l’administration n’a notifié aucun rappel de
TVA, d’où son abandon.
4- TVA sur encaissements non déclarés
Attendu que l’inspecteur a notifié que le rapprochement
entre le montant de la TVA sur les cessions encaissées
au titre de 2016 et celui de la TVA déclarée a fait
ressortir une TVA encaissée non déclarée d’un montant
de 435.737,71 DH, qu’il a rappelée ;

Attendu que la société a contesté ce rappel en


avançant que :

o La notification ne spécifie ni le détail ni le mode de


calcul de la TVA encaissée, contrairement aux
dispositions de l’article 220 du CGI ;
o Le montant de la TVA déclarée retenu par
l’inspecteur pour la détermination de l’écart de la
TVA encaissée non déclarée, est erroné, du fait que
la TVA figurant sur ses déclarations est de
2.155.078,92 DH ;

La sous-commission, après avoir entendu les deux


parties et analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération a décidé l’abandon
du rappel de TVA encaissée non déclarée au titre de
l’année 2016, en l’absence de justification du détail des
données, base de la détermination de la TVA encaissée
non déclarée.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

Président
M. A . N
Membres
Mme N . H
MM.I
M. A . C
Réference du dossier: MjAyMC0zMTQ=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 23/06/2021

I- Désignation du contribuable :
Nom ou Raison sociale : Mr. K . M
Adresse : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IR; TVA et Examen de l’ensemble de
la situation fiscale
Exercices vérifiés : 2015 à 2018

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que le contribuable susvisé a introduit son
pourvoi devant la Commission Nationale du Recours
Fiscal par requête reçue par l'Administration Fiscale en
date du 06/02/2020 en réponse à la 2eme lettre de
notification reçue le 09/01/2020 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par la
Direction Générale des Impôts en date du 14/07/2020 ;

Attendu que le dossier programmé initialement pour la


séance du 31/03/2021 a été reporté au 23/06/2021 à la
demande du contribuable

Attendu qu’à la date du 23/06/2021, la sous-


commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration fiscale, de la société,
et de l’un des membres représentants des
contribuables dûment convoqués ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, ont été absents ;

Après délibérations ;
Constatant que les documents de la procédure ont été
transmis par la Direction Générale des Impôts dans le
délai légal de trois (3) mois prévu par les dispositions
de l’article 226-II du Code Général des Impôts et que le
contribuable a demandé le recours devant la CNRF dans
le délai imparti de 30 jours prévu par l’article 220-II du
CGI et que le quorum légal lui permettant de délibérer
est atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
I- Irrégularités
Attendu que l’inspecteur des impôts a relevé des
irrégularités qu’il considère comme graves et qui
remettent en cause la valeur probante de la
comptabilité du contribuable, à savoir :

I- Défaut de respect des dispositions de l'article 145 du


CGI
1- Tenue des Livres légaux
Le défaut de présentation des livres journal et
d’inventaire côtés et paraphés, ce qui constitue, une
infraction aux dispositions de la loi comptable n° 9/88,
complétée et modifiée par la loi n° 44/03, relative aux
obligations comptables des commerçants.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


aux motifs :

 qu’il n’est pas tenu de faire coter et parapher ses


livres légaux vu qu’il réalise un chiffre d’affaires
annuel n’excédant pas 2 Millions de DH ;
 les dispositions de l’article 210 du CGI, qui
précisent qu'à défaut de présentation d’une partie
des documents comptables et pièces justificatives
prévus par la législation et la réglementation en
vigueur au cours de la vérification d’un exercice
donné, le contribuable est invité dans les formes
prévues à l’article 219 du CGI, à produire ces
documents et pièces dans un délai de trente (30)
jours à compter de la date de réception de la
demande de communication desdits documents et
pièces. Cependant, le contribuable certifie, qu'il n'a
pas reçu aucun document justifiant avoir failli à ces
obligations. Au contraire, tous les documents
comptables et pièces justificatives ont été
présentés à Madame l’inspecteur lors de sa 1 ère
intervention.

2- Défaut de respect du principe de rattachement des charges


Attendu que l’inspecteur a constaté le défaut de
respect du principe de rattachement des charges. En
effet, les charges doivent normalement être déduites
du résultat de l'exercice au cours duquel elles peuvent
être considérées comme engagées par l'existence
d'une dette certaine dans son principe et dans son
montant.

Elle a ajouté que ces règles présentent un caractère


impératif, de telle sorte que les entreprises ne peuvent
déduire des résultats d'un exercice les charges
remontant aux exercices antérieurs.

A défaut de rattachement, cela constitue, une infraction


qui remet en cause la valeur probante de la
comptabilité.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que le défaut de respect de rattachement des
produits et des charges à leurs exercices d'origine, ne
constitue nullement une infraction ou anomalie.
Il s'agit tout simplement d'une erreur comptable qui
doit faire l'objet de correction, que ce soit par
l'Administration Fiscale lors du contrôle externe ou par
le contribuable lui-même.

D'ailleurs, une simple lecture du tableau n°2 " COMPTE


PRODUITS ET CHARGES" de la liasse fiscale, état
Modèle M1, infirme fortement ses propos. En effet, et
selon ledit tableau, le total des charges de l'exercice est
constitué des charges propres à l'exercice + les
charges concernant les exercices précédents.

Aussi, le contribuable demande le bénéfice du principe


de correction symétrique, par le biais du rattachement
des intérêts d'emprunt à son exercice d'origine « 2017
» au lieu de l'exercice « 2018 », et d'opérer une
déduction au titre de l'exercice 2018. Il s'agit en
substance de rectifier les résultats des exercices non
prescrits.

Le contribuable rappelle que la Charte du contribuable


(en matière de contrôle fiscal à la page 10- 4°, DROIT
DE RECTIFICATION DES ERREURS) stipule que « le
vérificateur peut rectifier des erreurs et omissions qu’il
constate lors de l’opération de vérification et qui
peuvent être en faveur du contribuable. »
3- Défaut de constatation des comptes bancaires dans la
comptabilité
Attendu que l’inspecteur a constaté la non-
comptabilisation des comptes bancaires ci-après
énumérés :

 E1 compte n° xxxxxxxxxxxxx
 E1 compte conjoint n° xxxxxxxxxxxxx
 E1 compte conjoint n° xxxxxxxxxxxxx
Dans sa 2ème notification, Madame l’inspecteur a
avancé que la liberté de choix et la séparation des
patrimoines privés et l’actif commercial, ne reposent
sur aucun fondement juridique et fiscal.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que :

 L'actif de l'entreprise se compose en principe des


seuls éléments que l'exploitant a inscrits à son
bilan. L'exploitant dispose ainsi d'une liberté de
choix pour répartir ses biens entre son actif
commercial et son patrimoine privé. Le choix
exercé constitue une décision de gestion opposable
tant à l'exploitant qu'à l'Administration Fiscale ;
 La position de Madame l’inspecteur est ambigüe,
pour la simple raison qu’elle a reconnu
expressément dans sa 2ème notification pages 6,7
et 8, qu’il y a une distinction entre le patrimoine
professionnel et privé de l’exploitant. En effet,
Madame l’inspecteur a abandonné les
redressements relatifs aux dépenses qui
concernent l’examen d’ensemble de ma situation
fiscale, volet DEPENSES, points ACQUISITION DES
BIENS IMMEUBLES et TRAVAUX D’AMENAGEMENT
ET CONSTRUCTION. Il est clair qu’elle est
convaincue qu’il y a une distinction entre le
patrimoine professionnel et privé de l’exploitant.

4- Dissimulation de revenus dont la preuve est établie par


l'Administration Fiscale
Attendu que le contrôle effectué par l’inspecteur des
comptes bancaires a permis de constater que certains
encaissements ont été effectués dans un compte
bancaire non comptabilisé : compte bancaire
n°xxxxxxxxxxx à E2. à Mohammedia. Ces
encaissements à caractère répétitif non déclarés,
constituent un revenu professionnel qui doit faire l'objet
de réintégration, conformément aux dispositions de
l'article 30-2° du CGI.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que cette méthode n’est valable qu’à trois
conditions :

 la comptabilité est irrégulière ;


 Il y a confusion dans les comptes bancaires entre
l’usage professionnel et l’usage privé ;
 L’origine des encaissements et des apports n’est ni
justifiée ni identifiée.

Considérant que l'inspecteur n'a pas invité le


contribuable à produire les documents comptables
réclamés et ce, conformément aux dispositions de
l’article 210 du CGI ;

Considérant que le défaut de présentation des livres


journal et d’inventaire côtés et paraphés n'a d’impact ni
sur le chiffre d'affaires, ni sur le résultat fiscal ;

Considérant que le défaut de rattachement des charges


d'intérêts à l'exercice de leur engagement constitue
une erreur comptable, qui doit faire l'objet de correction
symétrique par l'inspecteur ;

Considérant que la Charte du contribuable (en matière


de contrôle fiscal à la page 10- 4°, DROIT DE
RECTIFICATION DES ERREURS) stipule que « le
vérificateur peut rectifier des erreurs et omissions qu’il
constate lors de l’opération de vérification et qui
peuvent être en faveur du contribuable. » ;

Considérant que la Direction Générale des Impôts :


 Dans la note circulaire 717 (tome 1 ; pages 245 et
246) fait une distinction claire entre les BIENS
FIGURANT À L'ACTIF DE L'ENTREPRISE et les BIENS
FIGURANT DANS LE PATRIMOINE PRIVÉ D'UNE
PERSONNE PHYSIQUE ;
 Dans sa réponse du 22/08/2012 relative à la
demande d'éclaircissement des dispositions de
l'article 247- XVII DU CGI stipule ce qui suit : «
Etant précisé que le patrimoine professionnel
s’entend des biens nécessaires à l’exercice par leur
propriétaire d’une activité commerciale,
industrielle, artisanale, libérale ou de prestation de
services.

A cet effet, l’opération d’apport en société de biens


immeubles provenant du patrimoine privé de la
personne physique n’est pas éligible au régime fiscal
incitatif prévu par les dispositions de l’article 247-XVII
du C.G.I

Considérant que la doctrine fiscale distingue le


patrimoine professionnel du patrimoine privé, selon que
les éléments qui le compose sont affectés à l'exercice
de la profession ou à usage privé ;

Considérant que les documents présentés par le


contribuable permettent de justifier l'origine des
encaissements et de conclure qu'ils n'ont pas un
caractère professionnel ;

Pour ces considérants, et après délibération, la sous-


commission a décidé de maintenir l'anomalie relative
au non-respect du principe de rattachement qui sera
traitée en tant que chef de redressement ; et
d'abandonner les autres irrégularités et la remise en
cause la valeur probante de la comptabilité présentée.
II- IR sur Revenu Professionnel
1- Encaissements non déclarés
Attendu que l’inspecteur a procédé à la reconstitution
du chiffre d'affaires des années 2015 à 2017, sur la
base des encaissements bancaires recoupés auprès de
la banque E1 et non déclarés (voir détail à la première
lettre de notification).

D’après l’inspecteur, lesdits encaissements n’ont pas


été retracés en comptabilité pour connaitre leurs
affectations. En plus, ni l’emprunt, ni le remboursement
n’ont été constatés sur sa comptabilité, et ses
justificatifs ne permettent pas de juger qu’il ne s’agit
pas de recettes commerciales

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


au motif que :

 Seuls les encaissements à caractère répétitif et


dont l'origine est indéterminée et injustifiée
peuvent être qualifiés comme des recettes
commerciales non déclarées ;
 Ces encaissements n’ont pas à être inscrits dans
ma comptabilité professionnelle, puisqu’il s’agit,
encore une fois, d’un compte PERSONNEL et non
d’un compte PROFESSIONNEL ;
 Les encaissements en question ont été justifiés,
pièces à l'appui, lors de la séance du débat oral et
contradictoire organisée dans les locaux de
l'Administration Fiscale.
 Le Guide pratique de l’examen de l’ensemble de la
situation fiscale du contribuable (guide élaboré par
la Direction générale des impôts), il est dit à la
page 17 ce qui suit : « Il est à préciser que les
encaissements bancaires relevés à partir des
comptes à vue ou à terme, ouverts par le
contribuable, à titre purement personnel, auprès
des établissements bancaires, ne peuvent être
retenus pour la détermination des disponibilités
injustifiées.

Toutefois, si l'inspecteur démontre que ces comptes,


ont servi à la fois pour des opérations professionnelles
que personnelles, il y a lieu de prendre en considération
les encaissements bancaires en question pour la
reconstitution du chiffre d'affaires, dans le cadre de la
catégorie de revenus professionnels. Dans ce cas, il
appartient au contribuable de justifier le caractère non
professionnel desdites opérations.

Il en est de même, lorsqu'on est en mesure de


démontrer l'exercice, par le contribuable, d'une activité
occulte, (non déclarée). Dans ce cas, lesdits
encaissements bancaires doivent être pris en compte,
dans le cadre de la régularisation des revenus
professionnels. »

D’après le contribuable, Madame l’inspecteur n’a


respecté ni les dispositions légales de l'article 30- 2° du
CGI, ni le Guide Pratique, ni la note de service
317/DV/03 dont l’objet est d’harmoniser les méthodes
d’application des dispositions des articles 29, 30-2ème
et 216 du CGI.

Par conséquent, l'application des dispositions de


l'article 30- 2° du CGI, ne le concerne ni de près ni de
loin dès lors qu’il a fourni à Madame l’inspecteur tous
les documents probants qui prouvent que ces
encaissements ont une origine autre que
professionnelle. Lesdits encaissements ne peuvent en
aucun cas être qualifiés de revenus professionnels non
déclarés.
Considérant que les documents présentés par le
contribuable justifient l'origine des encaissements et
leur caractère non professionnel ;

Pour ce considérant, après avoir analysé les arguments


évoqués par les deux parties et examiné les documents
de la procédure et après délibération, la sous-
commission a décidé d'abandonner ce chef de
redressement.
2- Charges des exercices antérieurs :
Attendu que l’inspecteur a constaté que le contrôle des
emprunts et dettes au titre de l'exercice 2018, laisse
apparaitre la comptabilisation des intérêts de l'exercice
2017, et qui n'ont pas été réintégrés au tableau de
passage.

Attendu que le contribuable a rejeté totalement ce


redressement pour les motifs exposés ci haut au
chapitre 2 « Défaut de respect du principe de
rattachement des charges ».

Considérant que le contribuable a comptabilisé au titre


de l’exercice 2018, des charges d’intérêts propres à
l’exercice 2017, sans procéder à leur réintégration
extra-comptablement, et que par conséquent, il n’a pas
respecté la règle de spécialisation des exercices ;

Considérant que :

 la Charte du contribuable (en matière de contrôle


fiscal à la page 10- 4°, DROIT DE RECTIFICATION
DES ERREURS) stipule que « le vérificateur peut
rectifier des erreurs et omissions qu’il constate lors
de l’opération de vérification et qui peuvent être en
faveur du contribuable. » ;
 les exercices concernés sont couverts par la
période vérifiée ;
 l'absence des redressements au titre de l'exercice
2017, qui ne permet pas la correction symétrique.

Pour tous ces considérants, après avoir analysé les


arguments évoqués par les deux parties et examiné les
documents de la procédure et après délibération, la
sous-commission a décidé le maintien du redressement
au titre de l'année 2018.

III- Examen de l’Ensemble de la Situation Fiscale


Attendu que l’inspecteur des impôts a procédé à
l’examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable, en évaluant ses dépenses et ses
ressources des années 2015 à 2018, ce qui lui a permis
de constater que les revenus globaux déclarés au titre
des années vérifiées ne sont pas en rapport avec les
dépenses telles que définies à l'article 29 du CGI.

Attendu que le contribuable a rejeté totalement ces


redressements au motif que :

Les dépenses détaillées comme suit :

 Le contribuable certifie qu'il n'est pas le


propriétaire ni de la V1. En plus l'inspecteur n'a pas
produit la preuve ;
 Le contribuable certifie que les acquisitions des
terrains mentionnés dans les lettres de
notifications ne le concernent pas. En plus
l'inspecteur n'a pas produit la preuve ;
 Les avances sur compte courant des associés
effectuées au titre de l'exercice 2016 pour un
montant de 44.022.00 dh pour la société E3 ne le
concernent pas,
 Les avances sur compte courant des associés
effectuées au titre de l'exercice 2017 pour les
sociétés E4 et E3, pour des montants respectifs de
44.919.00 et 60.000.00 dh, ne le concernent pas ;
 En 2017, appartement Casablanca (TF xxxxx) ;
 EN 2018, Villa Marrakech (TF xxxxx) ;
 En 2018, Villa Casablanca (TFxxxxx).

A supposer que les données que renferment le tableau


des ressources et des emplois (page 11 de la 2ème
notification), ne sont pas erronées, ce qui est loin d'être
le cas, ledit tableau montre clairement que les
ressources dépassent les emplois.

Considérant que les soldes bancaires au 01/01/2015


sont considérés comme ressources à prendre en
considération ;

Considérant que le contribuable a produit les


justificatifs de ses soldes bancaires au 01/01/2015 ;

Considérant que le contribuable a justifié certaines


avances en comptes courants d’associés ;

Considérant que le contribuable peut faire valoir,


également, des ressources ou disponibilités existantes
et excédentaires (provenant ou non de la période
vérifiée) ;

Considérant que l'administration fiscale n'a pas apporté


la preuve de l'acquisition par le contribuable des
voitures et des terrains susmentionnés ;
Considérant que les ressources ainsi calculées par
l'inspecteur dépassent les emplois telles que notifiées
par l’administration fiscale

Libelles Emplois Ressources Excèdent de ressources

2015 5 171 300,00 17 409 108,96 12 237 808,96

2016 3 425 322,20 233 522,50 9 046 009,26

2017 5 415 259,64 4 088 196,64 7 718 946,26

2018 2 537 650,00 3 615 094,70 8 796 390,96

Total 16 549 531,84 25 345 922,80 8 796 390,96

Pour tous ces considérants, après avoir analysé


les arguments évoqués par les deux parties et
examiné les documents de la procédure et après
délibération, la sous-commission a décidé
d'abandonner les redressements notifiés dans le
cadre de l’examen de l’ensemble de la situation
fiscale du contribuable

III- Taxe sur la valeur ajoutée :


La sous-commission après délibération, a décidé
d'abandonner les rappels de TVA correspondant aux
chiffres d’affaires reconstitués tel qu’il a été décidé
dans le chapitre relatif à l’IR ;

Compte tenu de ce qui précède, les détails des


redressements et rappels fixés par la sous-commission
sont récapitulés dans les tableaux joints à cette
décision.

Président
M. A . A
Les Membres
M. A . H
Mme. F . K
Réference du dossier: MjAyMC0xNTQ=

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 23/07/2020

I- Désignation du contribuable :
Contribuable : Madame G . L . A

Adresse : Mohammedia

Impôt : IR/PF

Attendu que la décision prise le 12/03/2020 par la


Commission Locale de Taxation de la ville de
Mohammedia a été notifiée à madame G . L . A ;

Attendu que cette décision a été contestée par cette


dernière, qui a introduit à cet effet un recours auprès de
la Commission Nationale du Recours Fiscal en date du
17/07/2020 ;

Attendu que le présent dossier a été programmé, pour


la séance du 23/07/2020, pour être examiné par la
sous-commission ;

Considérant que l'article 226 du CGI dispose que : « Il


est institué une commission permanente dite
"commission nationale du recours fiscal" à laquelle sont
adressés les recours relatifs :

o à l'examen de l'ensemble de la situation fiscale des


contribuables prévu à l'article 216 ci-dessus, quel
que soit le chiffre d'affaires déclaré ;
o aux vérifications de comptabilité des contribuables
lorsque le chiffre d'affaires déclaré au compte de
produits et charges, au titre de l'un des exercices
vérifiés, est égal ou supérieur à dix (10) millions de
dirhams.
Sont également adressés à la commission nationale de
recours fiscal, les recours pour lesquels les commissions
locales de taxation n'ont pas pris de décision dans le
délai de (12) douze mois"

Considérant que conformément aux dispositions de


l'article 8-IV-18 de la L.F n° 70-15 , relatives à l'année
2016, les nouvelles dispositions modifiant les articles
220, 221, 225, 226, 232 et 242 du C.G.I. sont
applicables aux procédures de contrôle fiscal dont la
première lettre de notification est notifiée aux
contribuables à compter du 1er janvier 2016.

Considérant que, dans l'affaire en question, la


procédure de redressement est entamée après le
1 janvier 2016 ;
er

Considérant que le présent litige a fait l'objet d'une


décision prise par la Commission Locale de Taxation de
la ville de Mohammedia ;

Pour tous ces considérants la sous-commission se


déclare incompétente pour statuer sur le présent
recours.

Le Président
ME.E

Les Membres
Mme F . M
MR.B
Réference du dossier: MjAyMC0zNw==

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 03 Juin 2021

I- Désignation du contribuable
Nom et prénom : Société E

Adresse : Mohammedia

Nature de l’impôt : IS, IS/PA et TVA

Années : TVA (2013 à 2017) ; IS, IS/PA (2014 à 2017)

II- Motifs et détails de la décision


En la forme
Attendu que la deuxième lettre de notification a été
remise au contribuable en date du 15/10/2019 ;

Attendu que sa réponse à la deuxième lettre de


notification a été reçue le 13/11/2019 et dans laquelle,
il a formulé sa demande de pourvoi devant la
Commission nationale de recours fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration fiscale à la CNRF en date du
10/02/2020 ;

Attendu que le dossier, programmé initialement pour la


séance du 10/12/2020 pour être examiné par la sous-
commission, a été reporté au 18/02/2021, et au
01/04/2021, et enfin au 03/06/2021 et ce, en raison de
l’absence du gérant de la société, à cause de l’état
d’urgence sanitaire lié au Covid19.

Attendu qu’à la date du 03/06/2021, la sous-


commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration fiscale et de la
société, et de l'absence des membres représentants
des contribuables dûment convoqués ;

La sous-commission constatant :

 que le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint (cf. PV de la réunion) ;
 que la réponse de la société à la 2ème notification
a été reçue dans le délai légal de 30 jours ;
 que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête du
contribuable ont été transmis par l’administration
dans le délai de 3 mois prévu par la loi en vigueur ;
 que les membres représentants des contribuables
et les parties au litige ont été régulièrement
convoqués ;

Décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.
Au fond
I. Pouvoir d’appréciation de l’administration
A. Irrégularités graves relevées
Attendu que l’inspecteur a notifié à la société que la
vérification de la comptabilité a permis de relever les
irrégularités et anomalies graves et répétées détaillées
comme suit :

1- Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI et aux dispositions de la loi n° 9/88
relative aux obligations comptables des
commerçants ;
 Absence des références de paiement pour la
majorité des factures de vente ;
 La présence de soldes créditeurs caisse en 2014 et
2015, en infraction aux dispositions du CGNC;
 Le non-respect de l’ordre chronologique des
factures de ventes telles que détaillées dans la
première lettre de notification ;
 Le non-respect de l’enregistrement comptable des
factures de charges et de ventes au jour le jour
dans le journal, comme il est détaillé dans la
première lettre de notification ;
 Le non-respect du principe de spécialisation des
exercices ;
 Des numéros de factures de ventes sautés ;
 Des factures de charges comptabilisées en double
 Transgression du principe de clarté stipulé par le
CGNC :

o Comptabilisation d’une facture d’achat de ciment


dans le compte de charge achat de fer ;
o Comptabilisation d’une facture de vente de
transport dans le compte de produit de vente
d’agrégats ;
o Compensation directe entre créance et dette avec
le client/fournisseur F1 directe dans le compte
client sans aucune inscription dans le compte
fournisseur.

2- Dissimulation d’achats ou de ventes dont la


preuve est établie par l’Administration ;
 L’exploitation et l'examen des factures physiques
ont permis de relever des factures d'achat et de
vente non déclarées dans la comptabilité, comme il
est détaillé dans la première lettre de notification ;
 L'existence des écarts non justifiés suite au
contrôle quantitatif du fer.
 La reconstitution du chiffre d’affaires de la société
sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré.

3- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la comptabilisation
des opérations, conformément à l’article 213 du
CGI

 Erreur de comptabilisation des factures détaillées


dans la première lettre de notification ;
 Le non-respect des conditions de déductibilité des
redevances de crédit-bail de voiture de tourisme
citées dans l’article 10 du Code Général des Impôts
(1 F I 0 ;
 La comptabilisation des factures de charges
doublement (Cf 11-B-b).

B- Autres anomalies
 Des apports en compte courant d'associés
créditeurs et compte Divers créditeurs en espèces
non justifiés (voir annexe 1 de la première lettre de
notification) ;
 Le défaut de réintégration au niveau du tableau de
passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;
 L’imputation de crédit de TVA erroné dans la
déclaration de novembre 2014 (CF Détail 1re lettre
de notification) ;
 La facturation de cession de biens d’occasion
acquis après 2013 en hors taxe.

Attendu que la société a rejeté ces irrégularités aux


motifs que :

1. Le défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI et de la loi comptable 9/88

 A la date de l’émission de la facture, la société ne


peut être en mesure d’identifier les références des
paiements. Ces références ne sont connues qu’à la
date de paiement de ces factures (soit plus de 2
mois). En revanche, ces références sont bien
mentionnées dans les enregistrements comptables,
et le vérificateur est en mesure de les identifier à
travers ces enregistrements. Aussi, la société est
en mesure d’apporter l’ensemble des références de
paiement ;
 Le compte caisse présente des soldes créditeurs
ces soldes sont en apparence « créditeurs »
souvent après le règlement des salaires.
L’enregistrement des retraits d’espèces couvrant
ses paiements intervient généralement avec
intervalle d’un ou deux jours en raison notamment
des décalages des jours de banque :
 Le vérificateur a considéré que la société ne
respecte pas le principe d’établissement
chronologique des factures en indiquant certains
exemples, Dans ce cadre, la société constate que
les exemples mentionnés dans la lettre de
notification montrent clairement que les factures
sont comptabilisées dans la bonne période et que
les décalages temporels relevés ne dépassent pas
quelques jours au sein du même mois :
 Le vérificateur a avancé que pour plusieurs
factures d’achat ou de vente, ne sont pas
enregistrées au jour le jour (voir détail à la
première lettre de notification) ;
 Le non-respect du principe de spécialisation des
exercices :

o Concernant les factures d’achats, elles sont


constatées au 1er janvier de l'exercice suivant. En
effet, la société n’ayant reçue la facture que
postérieurement à la clôture de l'exercice, elle a
été contrainte de la constater au cours de
l'exercice suivant en vertu du principe
d'exhaustivité des dettes ;
o S'agissant des factures de ventes OCR, elles
portent les numéros de la série relative à l'exercice
2014 et sont enregistrées au 31/12/2014
notamment en venu du principe de séparation des
exercices dans la mesure où les prestations ont
bien été livrées au cours de l'exercice 2014.

Les factures (CF. détail en annexe 1 de la première


lettre de réponse) précisent bien qu’il s'agit de
prestations afférentes à l'exercice 2014.

 L’absence de certains numéros dans la série


chronologique (25/2014, 26/2014,46/2014 et
422/2017) a été considérée comme irrégularité
grave. A cet effet, la société précise qu’il s’agit de
factures annulées avant leurs délivrances aux
clients. Ces factures annulées sont conservées par
la société avec la mention annulée et sont mises à
la disposition de monsieur le vérificateur. Cette
pratique est bien confirmée par la note circulaire
n°717 relative au CGI.
 La comptabilisation double de deux factures : la
société a accepté cette anomalie ;
 Transgression du principe de clarté :

o Comptabilisation d'une facture d’achat de ciment


dans le compte achat de fer E1 : A cet effet, la
société a précisé que le CGNC n'oblige pas de
constater des sous-comptes par nature de la
matière achetée. Si la société distingue plusieurs
sous-comptes, c’est pour des raisons de
transparence et de suivi. Par ailleurs, les deux
sous-comptes sont regroupés ensuite dans le
même compte comptable, ce qui n'altère en aucun
son montant global. Enfin, le montant de cette
facture représente 0,8% du montant global des
achats de fer et n’a donc pas d'impact significatif
sur le montant global de ce compte. Il est à
préciser que cette facture comprend également
des achats de fer.

 Comptabilisation d’une facture de transport au


niveau du compte d'agrégats. F N° xxx pour un
montant de 46 200,00 dh. Ce montant représente
moins de 0,2% du compte transport, et n'a donc
pas d'impact significatif sur son solde global.
 Compensation directe entre créance et dette avec
le client/fournisseur F1 sans aucune inscription
dans le compte fournisseur : la société E1 étant à
la fois client et fournisseur, le montant de la
retenue de garantie a été constaté par crédit du
compte client au lieu du compte fournisseur. Ces
montants ont bien été reclassés au compte
fournisseurs au 01/01/2017. Donc, il ne s'agit en
aucun cas de compensation.

2- La dissimulation d’achats ou de ventes dont la


preuve est établie par l’administration

 L’exploitation et l'examen des factures physiques


ont permis de relever des factures d'achat et de
vente non déclarées dans la comptabilité, comme il
est détaillé dans la première lettre de notification ;

Pour cette irrégularité, la société a avancé qu’elle


procède au contrôle des factures fournisseurs
réceptionnées et lorsqu’elle relève que ces factures
sont non conformes ou qu’elles ne correspondent pas à
des prestations ou des livraisons effectives ou aux
conditions contractuelles, elle refuse d'accepter ces
factures et en conséquence de les constater en
comptabilité. Pour des raisons de suivi, la société
conserve l'exemplaire physique de ces factures.

o Particulièrement, les factures XX/2014 et XX/2014


provenant de la société E2 ont été refusées et
annulées. Comme en témoigne l’attestation de la
société E3 attestant l'annulation de ces factures.
o Pour les autres fournisseurs de prestations : F2, F3,
F4, F5, F6, F7, F8, il s'agit de prestations ou
marchandises non réceptionnées ou dont les
conditions contractuelles ne sont pas conformes et
qui sont ainsi refusées par la société. Aussi, ces
factures n’ont pas fait l’objet de paiement.

Par ailleurs, la société a ajouté qu’elle n’a aucun intérêt


à dissimuler des charges déductibles par principe. En
revanche, leur constatation, alors même qu'elles ne
sont pas conformes aux conditions contractuelles
constitue une acceptation implicite opposable à la
société en cas de recours judiciaire du fournisseur.

S’agissant de la facture de vente n° XXX/2017, cette


facture est libellée au nom de la société E4, enregistré
dans les ventes de l’exercice 2017. Le document utilisé
par l’administration constitue un simple brouillon, il
n’est pas constaté par la société E5.

 L'existence des écarts constatés par l’inspecteur,


non justifiés suite au contrôle quantitatif du fer.
Pour cette irrégularité, la société a donné ses
explications dans le chapitre ll-lmpôts sur les
sociétés contrôle quantitatif ;
 La reconstitution du chiffre d’affaires de la société
sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré.

Pour cette irrégularité, la société a donné ses


explications dans le chapitre ll-lmpôts sur les sociétés -
reconstituions du chiffre d'affaires consommation de
gasoil.

3- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la comptabilisation
des opérations, conformément à l’article 213 du
CGI
 Erreur de comptabilisation des factures détaillées
dans la première lettre de notification ;

Pour cette irrégularité, la société a avancé que la


vérification de la comptabilité s’est basée sur la version
« brouillon » visant la préparation des factures et non
sur les versions définitives, et qui ont été transmises au
client. La société a joint en annexe à sa réponse, les
versions définitives qui ont été transmises aux clients.

Par ailleurs, les enregistrements comptables montrent


que ce sont les montants comptabilisés qui ont fait
l’objet de paiement, ce qui constitue la preuve de leur
caractère effectif.

 Le non-respect des conditions de déductibilité des


redevances de crédit-bail de voiture de tourisme
citées dans l’article 10 du Code Général des Impôts

Pour cette anomalie, la société a affirmé qu’elle a bien


procédé en 2017 à la réintégration de l’excédent de
redevances de crédit-bail sur les voitures de tourisme.
Et elle a ajouté que, cette anomalie ne constitue en
aucun cas une irrégularité grave au regard des
dispositions de l'article 213-1 du CGI.

 La comptabilisation des factures de charges


doublement

La société a accepté cette anomalie.


4- Anomalies relevées
 Des apports en compte courant d'associés
créditeurs et compte Divers créditeurs en espèces
non justifiés (voir annexe 1 de la première lettre de
notification) ;

Pour cette irrégularité, la société a affirmé qu’il n’est


nullement établi que l'absence de justification de
l’origine d’un apport du compte courant associé, dont
bénéficie une société constitue une anomalie dans les
comptes de la société ;

 Le défaut de réintégration au niveau du tableau de


passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;

Pour cette irrégularité, la société a donné ses


explications au paragraphe précédent ;

 L’imputation de crédit de TVA erroné dans la


déclaration de novembre 2014 ;

Pour cette anomalie, la société a confirmé que le


montant du crédit reporté sur la déclaration du mois
10/14 correspond bien à celui constaté au cours de la
période précédente ;

 La facturation de cession de biens d’occasion


acquis après 2013 en hors taxe.

Pour cette anomalie, la société a donné des explications


(CF. Détail Chapitre ll-TVA- Biens d’occasion).

De ce qui précède, la société a conclu que l’analyse de


l'ensemble des « irrégularités » notifiées ne pourrait
être qualifiée comme irrégularité grave ou répétitive
pouvant remettre en cause la valeur probante de la
comptabilité.

Par ailleurs, la société rappelle les termes de la note de


service de l'administration n°30/DC/DSVR/2017 relative
au pouvoir d'appréciation de l’administration dans le
cadre du contrôle fiscal « Dans le cadre de l’exercice du
droit de contrôle, le pouvoir d'appréciation doit être
opéré de manière à sauvegarder l'intégralité des
garanties accordées aux contribuables. A cet égard, les
entités chargées du contrôle, sont invitées à la
qualification adéquate des faits et manquements
relevés, par rapport aux irrégularités prévues par les
dispositions de l'article 213 du CGI, en tenant compte
de leur gravité et de leur importance significative ».

Considérant que le compte caisse présente des soldes


créditeurs, et le non-respect de l’ordre chronologique
des factures de ventes, ce qui constituent des
irrégularités graves conformément aux dispositions de
l’article 213 du CGI.

Considérant que les écarts relevés par l’inspecteur


relatifs aux contrôle quantitatif n’ont pas été justifiés
par la société ;

Considérant que la société n’a pas justifié la traçabilité


et l’origine des apports en compte courant en espèces
dans sa comptabilité au cours de la procédure
contradictoire ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration fiscale,
examiné les éléments du dossier, et après délibération,
a décidé de maintenir les irrégularités précitées et le
caractère non probant de la comptabilité présentée.

Impôt sur les sociétés


A. Les produits
a. Contrôle quantitatif
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que le
contrôle quantitatif de fer par unité figurant aux
factures, effectué sur la base des achats des exercices
vérifiés par comparaison avec les ventes déclarées et
compte tenu de la variation des stocks a donné lieu à
des écarts non justifiés convertis en chiffre d'affaires.
Ce chiffre d'affaires est déterminé par l’application d’un
prix de vente moyen pondéré, et à défaut de ce dernier
par le prix d’achat majoré de la marge déclarée par la
société pour chaque exercice (Cf détails en annexe N° 2
de la première lettre de notification).

Aussi, la reconstitution du chiffre d’affaires de la société


se justifie par les irrégularités graves relevées au
niveau de la comptabilité.

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


aux motifs que les irrégularités relevées ne peuvent
être qualifiées de grave au regard des dispositions de
l'article 213 du CGI.

Aussi, la société rejette la méthode du contrôle


quantitatif de stock de fer, et ce pour les raisons
suivantes :

 Les tableaux annexés à la première lettre de


notification ne reprennent pas l'exhaustivité des
opérations d'achat, de ventes et des articles en
stocks. Ainsi, par exemple le stock final en 2014
retenus par le vérificateur ne comprend que le Fer
14 et le Fer 16 qui présentent des quantités
manquantes de 388 tonnes, alors même que les
stocks Fer 8, 10, 12, 20 représentent des stocks
excédentaires et non retenus par le vérificateur
pour des quantités équivalentes. Il en est de même
également pour l'exercice 2015, dont les ventes
déclarées retenues par le vérificateur ne portent
que sur le Fer 10 et le Fer 12 et ne tiennent pas en
considération les ventes portant par exemple sur le
Fer 8,14,16,20. les stocks de Fer sont
interchangeables et devront ainsi être pris dans
leur globalité.
 Le vérificateur a fait le calcul théorique en séparant
les articles exemple Rond à béton, Barre Fer, Fer.
Or plusieurs articles peuvent faire l’objet de vente
sans distinction détaillée de leur nature car ils sont
interchangeables et sont libellées simplement « Fer
8 ou 10 ». Ainsi, il serait plus judicieux de prendre
les articles dans leur globalité sur la base de leur
poids dans la mesure où le libellé à l’achat peut
être différent du libellé à la vente et ce pour des
raisons commerciales. Aussi, les écarts sur stocks
devront se compenser.
 Les ventes retenues par l’administration ne
comprennent pas certaines factures de ventes de
fer ou de « fer confectionné » qui correspond à un
assemblage de plusieurs articles. (CF le détail au
niveau de la première lettre de réponse) ;
 Les taux de marge commerciale qui ressort après
l'intégration de ventes considérées comme
dissimulées par l'administration, et contesté par la
société, s'élève à 12,61%; ce qui constitue tout
simplement un taux de marge extrêmement élevé
par rapport au secteur dont le taux de marge ne
dépasse pas en moyenne 5% à 8% dans les
meilleurs cas.

Considérant que les anomalies relevées initialement


sont de nature à remettre en cause la valeur probante
de la comptabilité, et par conséquent acquiert à
l’administration fiscale le droit de reconstituer le chiffre
d’affaires de la société ;
Considérant que faute de justification des factures
avancées par la société dans son recours, et pour
absence du contrôle quantitatif contradictoire ;

Considérant que le taux de marge retenu par


l’administration fiscal, est puisé de la comptabilité de la
société.

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
b. Chiffre d’affaires/achats de fer non comptabilisés
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'exploitation et l'examen des factures de charges ont
permis de déceler l’existence des factures d’achat de
fer non comptabilisés, ces achats sont considérés
comme étant revendus sans être déclarés en tant que
chiffre d’affaires. Il s’agit de factures émises par les
fournisseurs de la société, et qui ne comportent aucune
mention d’annulation, et qui ont été conservées avec
les autres factures d’achats comptabilisées et
comportant les mêmes mentions. Par ailleurs, ces
achats n’ont pas été pris en compte dans le
redressement relatif au contrôle quantitatif du fer. Par
conséquent, le chiffre d’affaires correspondant est
calculé sur la base d’un taux de marge de 12.61 % (le
taux de marge pratiqué par la société en 2014 corrigé
par le CA de fer non déclaré en 2014).

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


aux motifs que :

 Ce redressement constitue un double emploi avec


le contrôle quantitatif du Fer dans la mesure où ce
contrôle intègre les achats relatifs à ces factures et
en conséquence il réintègre la totalité du chiffre
d'affaires théorique afférent à ces achats, sans
prendre en compte notamment la déduction du
montant des achats ;
 Par ailleurs, comme indiqué dans le paragraphe I-
lrrégularités, la société procède au contrôle des
factures fournisseurs réceptionnées et lorsqu'elle
relève que ces factures sont non conformes ou
qu'elles ne correspondent pas à des prestations ou
des livraisons effectives ou aux conditions
contractuelles, elle refuse d'accepter ces factures,
et en conséquence de les constater en
comptabilité. Pour des raisons de suivi, la société
conserve l'exemplaire physique de ces factures ;
 Particulièrement, les factures XX/2014 et XX/201-1
provenant de la société E2 ont été refusées et
annulées. La société a produit une attestation de la
société E2 attestant l’annulation de ces factures.

Considérant que les factures d’achats en question


comportent toutes les mentions légales, elles sont
conservées avec les autres factures d’achats
comptabilisées et comportant les mêmes mentions ;

Considérant que faute de justification des taux de


marges avancés par la société ;

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
C. Reconstitution du chiffre d’affaires : consommation gasoil
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que la
reconstitution du chiffre d'affaires a été effectuée sur la
base des achats de carburant déclarés au niveau de la
déclaration du gasoil consommé prévue par l'annexe II
de textes règlementaires du CGI, sur lesquels a été
appliqué un taux de consommation de 45% pour
obtenir le nombre de kilométrages parcouru, et qui est
multiplié par 9 dh (Prix du kilomètre parcouru), pour
dégager le chiffre d'affaires reconstitué, comme détaillé
dans la première lettre de notification.

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


au motif que cette approche est incohérente, criante, et
appelle plusieurs commentaires :

 Conformément à l’annexe II des textes


réglementaires du CGI, la déclaration porte sur les
achats de gasoil visant à permettre la déductibilité
de la TVA. La société a cependant disposé de stock
de gasoil de 3 490 000 dh à fin 2014, et 1 800 000
dh fin 2015. Ainsi, la consommation retenue dans
l’approche du vérificateur ne tiennent pas comptes
des quantités en stocks ; l’approche retenue pour
reconstituer le chiffre d’affaires consiste à
multiplier le nombre de Km parcourus par le prix
unitaire de 9 dh ; ce qui laisse supposer que :

o L’exhaustivité des KM parcourus est refacturable


en tant que prestation de transport. Or, une partie
significative et variable des KM parcourus est liée
selon les exercices à la vente des agrégats
(lorsqu’ils sont vendus chez le client ou en
chantiers) encore à des travaux de chantier
notamment en 2015 et 2016 ;
o Une seconde partie des KM parcours correspond au
transport des camions au sein même de la carrière
et en conséquence utilisée pour des besoins
internes ;
o Pour un trajet facturable, seul le « voyage aller ou
chargé » pourrait être facturable ; Au retour, le
camion pourrait être vide et non chargé mais
consomme du carburant ;
 La différence significative entre les KM parcourus
en 2014 et les exercices suivants 2015 et 2016,
s'explique notamment par la sous-traitance
engagée auprès de la société E1, ce qui justifie la
baisse relative de la consommation du gasoil au
regard des prestations de transport ;
 Le vérificateur applique un prix de vente unitaire
de 9 dh le KM parcourus : Cette approche ne
correspond en aucun cas au modèle économique et
aux conditions contractuelles appliquées par la
société, En effet, comme le montre l'exemple de la
facture comme indiquée dans la page 11 de la
requête, l’unité de facturation est la tonne et
intervalle de distance et non le KM parcouru ;
 Le vérificateur a appliqué un prix de 9 dh, pour
l’ensemble des exercices abstraction faite des
changements des conditions tarifaires dont
notamment le coût du gasoil ;
 Particulièrement, selon les conditions sectorielles, il
est inconcevable d'appliquer un prix de vente au
Km parcouru de 9 dh/Km parcouru. Les prix de
marché sont limités à 5 DH voir 6DH/KM parcouru.
Cette approche est cependant non adaptée au
mode de facturation appliquée avec son client
principal OCP qui se base sur la tonne chargée.

Considérant que l’administration s’est basée sur des


paramètres utilisés par « les professionnels du secteur
» sans apporter des comparables ou des études fiables
du secteur ;
Considérant l’imprécision des données et l’incohérence
de la démarche de reconstitution adoptée par
l’administration fiscale.

Pour ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
d. Existence de stock fictif au 31/12/2017
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'examen des quantités vendues sur la base des
factures de ventes déclarées compte tenu de la
variation de stocks des produits de carrière et leur
comparaison avec les quantités déclarées à la
commune, a permis de constater l’existence d'un stock
final fictif non justifié. Qui sera à défaut de justification
converti en visant à diminuer le chiffre d'affaires
déclaré. Le détail de l’analyse des stocks a été présenté
à la première lettre de notification.

Attendu que la société a contesté ce chef de


redressement pour les raisons suivantes :

 Cette approche paraît particulièrement


surprenante. En effet, si le vérificateur estime qu'il
y a un stock surévalué, elle devrait proposer de le
réduire selon son coût de revient soit un
ajustement négatif de 21 890 535,75 dh, et non de
le considérer comme vendu (ce qui correspondrait
au cas inverse en cas de stock sous-évalué).
 Si le vérificateur réintègre le chiffre d’affaires-coût
de revient de ce stock, le stock théorique recalculé
serait de SI 646 666,67+qtés produites 101 600-
qté vendues 1 083 252, 7 (596 596,35+486
456,35) = - 334 986,03 m3 : ce qui est totalement
incohérent.
Considérant l’incohérence de la démarche de
reconstitution adoptée par l’administration fiscale ;

Considérant que la valeur du stock initial de 2018


reprend le stock final de 2017.

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
e. Factures de vente non déclarée
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'exploitation et l’examen des factures de vente au titre
de l'exercice 2017 ont permis de constater une facture
de vente non comptabilisée liée à une location de
chargeuse. La facture physique exploité au moment de
la vérification ne comporte pas la mention d’annulation,
et elle a été conservée avec les autres factures de
ventes comptabilisées et comportant les mêmes
mentions.

Attendu que la société conteste ce chef de


redressement, en avançant qu’il s’agit de la facture de
vente 279/2017. La comptabilité de la société a permis
de constater, que cette facture est libellée au nom de la
société E10 et est enregistrée dans les ventes de
l’exercice 2017. Le document utilisé par l’administration
constitue un simple brouillon et n’a pas été constaté
par la société E9. La société invite le vérificateur à
s’assurer auprès de la société cliente de l'absence de
ladite facture.

Considérant que ce chef de redressement fait double


emploi avec la reconstitution maintenue.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
f. Intérêts sur comptes débiteurs
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l’examen des comptes du passif circulant a permis de
constater des retraits du compte courant créditeur
(solde débiteur) ainsi du compte divers créditeurs
(solde débiteur) sans pour autant prélever d'intérêts. A
ce sujet, il y a lieu de signaler que cette pratique n’est
pas admise sur le plan fiscal, car elle constitue une
libéralité financière accordée par la société, d'autant
plus, qu'elle supporte des taux d'Intérêts sur des crédits
bancaires.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que le vérificateur argumente ce
redressement, par le fait que la société supporte des
taux d’intérêts sur les crédits bancaires. Or le taux
d’intérêt retenu est de 7%, alors que le taux moyen de
financement de la société se situe à environ 5,5%. La
société n’a pas vocation à faire de la marge sur des
crédits ;

Les comptes d’associé relatifs aux exercices 2015 à


2017 ont constamment présenté des soldes créditeurs
sans aucune application d’intérêt au profit de l’associé,
ce qui justifie l’absence de toute rémunération de ces
comptes

Particulièrement, pour l’exercice 2016, il a été retenu


uniquement la position du compte « autres créditeurs »,
en faisant abstraction des soldes du compte d'associé,
alors qu’il s’agit de la même contrepartie. En prenant
ces deux comptes, les soldes des comptes
d’associés/créditeurs divers ne présentent pas de
montants débiteurs en 2016.

Considérant que le compte courant créditeur et le


compte divers créditeurs présentent des soldes
débiteurs, ce qui constitue une libéralité non admise sur
le plan fiscale.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
g. Réévaluation de produits de cession d’immobilisations corporelles
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'examen de la comptabilité de la société a permis de
déceler la cession des immobilisations corporelles au
titre des exercices 2015, 2016 et 2017 à des prix
inférieurs à leurs valeurs vénales. Il a été décidé
d'évaluer les produits de cessions de ces
immobilisations en augmentant les prix déclarés de
20% (CF détail au niveau de la première lettre de
notification).

L’inspecteur a observé que la génération des plus-


values importantes est due à l’inscription de ces
immobilisations en actif de la société après la levée
d'option d’achat des contrats de leasing avec une
valeur résiduelle qui représente 1% seulement du prix
définitif du matériel. Et que la valeur déclarée suite à la
cession du matériel est inférieure à sa valeur vénale.
Aussi, les redressements opérés ont été effectué
conformément des dispositions de l’article 220-I du CGI.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que l’application de la majoration forfaitaire de
20% est sans aucune justification de la valeur vénale
des immobilisations cédées et sans aucun lien ni avec
la nature, qui (chargeuse, chariot élévateur, pelle,
centrale à béton, véhicules de tourisme, camion, lot de
ferraille ...), ni avec l'âge de ces immobilisations qui
dépasse souvent 6 à 7 ans ou encore de son étal
d’utilisation : matériel utilisable ou matériel de
récupération destiné à la ferraille.
Comme l'indique les tableaux de cession issues de la
liasse comptable de la société, les cessions réalisées
ont permis de générer respectivement des plus-values
importantes sur des immobilisations présentant des
VNC réduites soit respectivement 2439 KDH en 2015
sur un prix de cession de 3316 KDH, 856 KDH en 2016
sur un prix de cession de 857 KDH ; 9 784 KDH en 2017
sur un prix de cession total de 11570 KDH. Ainsi, il est
difficile d’admettre qu’en dépit de ces plus-values
importantes, la société a dissimulé de manière
systématique 20% du prix de vente.

S’agissant de la facture n°xxx/15, comme indiqué en


comptabilité et sur ta facture, il s'agit de la vente d’un
lot de matériel de récupération destiné au ferraillage.
Ce lot comprend une multitude de matériel divers
(pelle, chariot, central à béton, semi-remorques ...) qui
était initialement pris en leasing et a ensuite fait l’objet
de levée d’option d’achat en 2013 et 2014 avant sa
vente, en état de matériel de récupération en 2015.

Plus particulièrement, pour l'exercice 2017, le


vérificateur a retenu un prix de vente comptabilisé de 2
808 333,33 DH et l’a réévalué à 3 370 000 dh, alors que
le prix HT effectivement comptabilisé est bien 3 370
000 dh ;

Par ailleurs, sur le fonds, aux termes de l'article 161-


111 du CGI : « Lorsqu’un élément corporel ou incorporel
de l’actif immobilisé est retiré sans contrepartie
pécuniaire, l'administration peut l’évaluer. La plus-value
résultante, le cas échéant, de cette évaluation est
imposée comme une plus-value de cession. »

Comme le montre le tableau 10 de la liasse fiscale de la


société pour les exercices 2015 à 2017 ; aucune
immobilisation n'a été retirée sans valeur pécuniaire.
Ces immobilisations ont été cédées avec contrepartie
pécuniaire. Ainsi, l’administration ne peut, évoquer les
dispositions de l’article 161-111 du CGI. Pour réévaluer
le prix de cession de ces immobilisations, Par ailleurs,
aucune preuve n'a été apportée par l’administration
concernant une dissimulation des prix de vente.

Considérant que l’administration fiscale n’a pas justifié


le bien fondé du taux de réévaluation appliqué de 20%
pour l’ensemble des immobilisations cédées.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon ce chef de
redressement.
5- Les charges :
a. Les charges non déductibles fiscalement
 Conditions de compensation non justifiées

Attendu que le vérificateur a notifié à la société que


conformément aux dispositions de l'article 11 du CGI,
ne sont déductibles du résultat fiscal que dans la limite
de dix mille (10.000) dirhams par jour et par fournisseur
les dépenses dont le règlement n'est pas justifié par
compensation avec une créance à l'égard d'une même
personne, à condition que cette compensation soit
effectuée sur la base de documents dûment datés et
signés par les parties concernées et portant acceptation
du principe de la compensation.
Il s’agit donc de charge non déductible à réintégrer au
résultat fiscal de l'exercice 2017 sous réserve de
justifications adéquates.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que la compensation correspond à des
opérations engagées en 2013 et 2014, et n’a en aucun
cas été déduite au cours de l’exercice 2017. Ainsi, est
dans la mesure où cette charge n’a pas été déduite en
20I7, elle ne pourrait en aucun cas être rapportée au
résultat fiscal de 2017.

Considérant que la sanction prévue par les dispositions


de l'article 11-11 du CGI est relative à la nature et le
montant du règlement et non à celle de la charge ;

Considérant que l’inspecteur a opéré le redressement


conformément à l’article précité ;

Pour ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.

II. Redressements passibles de la retenue à la source


sur les Produits des Actions, Parts sociales et Revenus
Assimilés (RALS/IS).
La sous-commission après délibération, a décidé que les
redressements maintenus au niveau de l’impôt sur les
sociétés, ayant une incidence sur la base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés sont
passibles de la retenue à la source, en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

(Cf. Détail des redressements et rappels fixés par la


CNRF en annexe de la présente décision).

III. Rappels de la Taxe sur la Valeur Ajoutée


1. TVA sur écart contrôle quantitatif
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
2. Chiffre d’affaires sur achat de fer non comptabilisés
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
3. TVA chiffre d’affaires reconstitue transport
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
4. TVA sur stock final fictif
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
5. TVA sur facture de vente non déclaré
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
6. TVA sur compte débiteur et sur le compte courant débiteur
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
7. TVA sur réévaluation des produits de cessions des
immobilisations
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
8. TVA sur cession des biens d’investissement
Attendu que l’inspecteur a notifié à la société que les
opérations de vente de biens d’occasion sont soumises
à la taxe sur la valeur ajoutée, la taxation concerne en
principe toutes les cessions à titre onéreux de ces
biens, quels que soient l’acquéreur et le délai de
conservation écoulé entre la date d’acquisition et la
date de cession.

La cession de biens d’occasion est passible de la TVA


sur leur prix de vente, dans la mesure où lesdits biens
ont été acquis compter du premier janvier 2013 (Article
9 de la loi de finance 2013, Article 125 bis du CGI :
Régime particulier applicable aux biens d'occasion).

L’examen de factures de vente de votre société a


permis de constater la facturation de cession de
matériel d’occasion, pour des biens acquis après le
premier janvier 2013, en hors taxe sans facturer la TVA
correspondante. Ces factures ont été détaillées à la
première lettre de notification.

Aussi, il est à remarquer que :

o Concernant la facture n°XXX/15, et comme il a été


expliqué dans la partie IS, il n’a aucune mention
sur la facture justifiante qu’il s’agit d’une vente
d’un lot de ferraille, seule la désignation du
matériel qui est mentionnée sur la facture :
o Concernant les factures n°XXX/15, XXX/15, XXX/15,
XXX/15, XXX/15 et XXX/15 portant sur des voitures
de tourisme, ces véhicules ont été acquis par
crédit-bail dont la TVA sur les redevances a été
récupérée, la récupération de la TV A sur les loyers
de leasing a été vérifiée au niveau de votre
comptabilité. En conséquence, ces cessions sont
soumises à la TVA conformément à l'article 9 de loi
de finance pour 2013.
o Concernant les factures n°XXX/2017 et XXX/2017
relatives à des cessions de camions acquis en
crédit-bail, la date d'acquisition de ces biens est la
date d’inscription en actif de la société après la
levée d'option d'achat liée aux contrats de leasing.
Par conséquent, ces cessions sont soumises à la
TVA conformément à l'article 9 de loi de finance
pour 2013.

Attendu que la société rejette ce rappel et affirme que :


 S'agissant de la facture n°XXX/15, il s'agit de la
vente d'un lot de matériel de récupération destiné
au ferraillage. Ainsi, en application des dispositions
de la loi de finance de 2013, il ne s'agit pas d'un
matériel d'occasion mais d'un matériel de
récupération ;
 S'agissant des factures n°XXX/15, XXX/15, XXX/15,
XXX/15, XXX/15 et XXX/15, ces cessions portent sur
des véhicules de tourisme. Conformément à la
réglementation fiscale, ces biens d'investissement
n'ont pas ouvert droit à récupération de la TVA lors
de leur acquisition, en conséquence et
conformément aux dispositions de la loi de finance
pour 2013, leur cession sous forme de biens
d'occasion n'est pas soumise à la TVA.
 Pour les factures n°XXX/2017 et XXX/2017, ces
cessions portent sur plusieurs camions qui ont été
acquis via des contrats de leasing au cours des
exercices 2010 et 2012. Ces contrats étant arrivés
à échéance entre 2014 et 2017.

Considérant que la facture n°XXX/15 porte sur la vente


d’un lot de ferraille. Par conséquent, d’un matériel de
récupération non soumis à la TVA ;

Considérant que les factures n°XXX/15, XXX/15,


XXX/15, XXXX2/15, XXX/15 et XXX/15 portent sur la
vente de véhicules de tourisme qui n’offrent pas droit à
la déduction de la TVA sur achats. Par conséquent, la
vente desdits véhicules de tourisme n’est pas soumise
à la TVA ;

Considérant que les factures n°XXX/2017 et XXX/2017


portent sur l’acquisition des camions, qui ont été acquis
par la société de leasing antérieurement à 2013. Et qui
ont été vendus à la société en hors taxe. Par
conséquent, la vente desdits camions n’est pas soumise
à la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, a décidé l’abandon de ce
chef de rappel.
9. Rappel sur imputation de crédit de TVA erroné dans la
déclaration de TVA
Attendu que l’examen de la déclaration de la TVA du
mois 11/2014 a permis de constater que le montant de
crédit imputé concerne le mois 09/2014 et non pas le
mois 10/2014. La preuve présentée par la société en
annexe à sa réponse concerne le mois 09/2014 et non
pas le mois 10/2014 dont le crédit déclaré devait faire
l’objet d’imputation du crédit antérieur sur la
déclaration du mois 11/2014.

Attendu que la société rejette ce rappel et affirme


qu’aucune erreur n’est observée sur le report de crédit
de sa déclaration du mois 10/2014 ;

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont appuyées ni d’arguments valables ni de
justifications probantes permettant de conforter sa
position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire ni séance tenante aucun
élément nouveau ni pièce justificative pouvant remettre
en cause les rappels de la TVA notifiés.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.
10. Encaissements non déclarés
Attendu que l’examen des déclarations de TVA, des
encaissements et de la comptabilité, ainsi que le
rapprochement entre les mouvements du compte
client, ont permis de déceler des écarts injustifiés, entre
les encaissements réels et les chiffres d'affaires
déclarés au titre des exercices vérifiés comme détaillé
et argumenté dans la deuxième lettre de notification. Il
est à remarquer que les rappels maintenus sont restés
injustifiés ou passés sous silence par la société.

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont pas appuyées de justifications
probantes permettant de conforter sa position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire, ni séance tenante aucun
élément nouveau ; ni pièce justificative pouvant
remettre en cause les rappels de la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.
11. Encaissement déclares hors délai
Attendu que l’examen des déclarations de TVA a permis
de relever que des encaissements déclarés hors les
délais légaux. La taxe correspondante est passible des
majorations et pénalités prévues par l’article 184 du
CGI. Il est à remarquer que les rappels maintenus
concernent des effets déclarés hors délai par rapport à
leurs dates d’échéances, ou des rappels ou passés sous
silence par la société.

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont pas appuyées de justifications
probantes permettant de conforter sa position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire ni séance tenante aucun
élément nouveau ; ni pièce justificative pouvant
remettre en cause les rappels de la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

Président de la sous-commission
Mr B . M

Membres de la sous-commission
Mme B . I
Mme F . N
Réference du dossier: MjAxOS0yMDU=

LA COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL


Séance du 24/07/2019

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Société E
Siège social : MOHAMMEDIA
Nature de l'impôt : IS, IS/PA et TVA
Exercices vérifiés : 2014 à 2017

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a reçu la deuxième
lettre de notification en date du 08/01/2019 et a
répondu à ladite lettre en date du 07/02/2019 en
introduisant son pourvoi devant la Commission
Nationale du Recours Fiscal ;

Attendu que les documents relatifs à la procédure


contradictoire et la requête de la société ont été
transmis par l’administration fiscale en date du
02/05/2019 ;

Attendu que le présent dossier programmé initialement,


pour la séance du 24/07/2019 pour être examiné par la
sous-commission ;

Attendu qu’à cette date, la sous-commission a pris acte


de la présence des représentants de l’administration et
de la société ;

Attendu que les représentants de la profession, dûment


convoqués, ont été présents ;

Après délibérations ;
Constatant que les documents relatifs à la procédure
contradictoire et la requête de la société ont été
transmis par l’administration fiscale dans le délai légal
de trois (3) mois prévu par les dispositions de l’article
226 du CGI, et que la société a répondu à la deuxième
notification dans le délai imparti de 30 jours prévu par
le même article et que le quorum légal lui permettant
de délibérer est atteint ;

La sous-commission a décidé de passer à l'examen des


points litigieux soumis à son appréciation quant au fond

Au fond :
I- Impôt sur les sociétés :
A- Redressements :
A-1 Produits financiers :
A-1 -1 - Intérêts sur immobilisations incorporelles fictives

Attendu que lors du contrôle, l’inspecteur a constaté


qu’en 2015 la société a procédé à la libération du
capital par l’inscription à l’actif des immobilisations
incorporelles comme suit :

* Immobilisations en recherches et développements


d’un montant de 40 000 000,00 dhs
* Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires d’un
montant de 30 000 000,00 dhs
* Fonds Commercial d’un montant de 30 000 000,00
dhs

Il a ajouté que son activité en tant que loueur de locaux


professionnels est loin d’avoir une relation entre ces
investissements et le besoin de son exploitation et vu la
nature de ces immobilisations incorporelles et en
l’absence de pièces justificatives probantes de leur
comptabilisation le 31/12/2015,il a considéré le
montant y afférent comme une mise à disposition de
fonds génératrice d’intérêts financiers calculés au taux
moyen pratiqué par E1 soit 6,25% en 2016 et 6% en
2017

Attendu que la société E a contesté, dans sa requête


devant la CNRF cette réintégration en précisant qu’il
s’agit d’immobilisations ayant fait l’objet d’une
évaluation libre sans incidence fiscale et que ces
éléments incorporels n’existent pas sous forme
matérielle et ne peuvent pas être considérés comme
fictifs ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par


l’inspecteur et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
d’abandonner le redressement notifié par
l’administration fiscale au motif l’absence d’incidence
fiscale des immobilisations incorporelles inscrits à l’actif
de la société.
A-1 -2 Divers débiteurs :

Attendu que l’inspecteur a constaté que le poste « 3488


» fait état d’un solde débiteur durant la période du
contrôle fiscal, le défaut de justification de ce solde en
plus des charges financières que la société supporte à
l’occasion des emprunts contractés. Il a considéré ce
montant comme étant un placement de fonds passible
d’intérêts financiers calculés au taux moyen pratiqué
par E1 soit 5,73% en 2014, 6% en 2015, 6,25% en 2016
et 6% en 2017;

Attendu que la société E a contesté, dans sa requête


devant la CNRF cette réintégration en précisant que le
compte « Divers débiteurs » représente la situation
inverse du compte « Fournisseurs Créditeurs » et que
les créances et les dettes commerciales sont assujetties
aux dispositions de l’article 5 du Code de commerce ;

Considérant qu’il s’agit des créances génératrices


d’intérêts et que leur non application constitue une
libéralité non admise fiscalement ;

Considérant que le taux d’intérêt appliqué par


l’inspecteur est normal et correspond au taux du
marché financier ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé de


maintenir le redressement notifié afférent aux intérêts
débiteurs.
A-2 Comptes de charges :
A-2-1 TVA sur charges non déductibles :

Attendu que l’inspecteur a constaté que les charges


sont comptabilisées TTC du fait que la société s’est
permise de considérer son activité hors champs
d'application de la TVA. Il a procédé à la réintégration
de la TVA grevant ces charges ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce chef de redressement en soulignant
que la location des locaux non équipés n'est pas
assujettie à la TVA. La taxe grevant les charges n’est
pas récupérable en matière de TVA et donc déductible
en matière d’IS ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du redressement notifié par l’administration
fiscale au motif qu’il s’agit effectivement de la TVA non
récupérable et donc déductible en matière d’impôt sur
les sociétés
A-2-2 Dettes prescrites :

Attendu que le contrôle des comptes fournisseurs a


permis à l’inspecteur de constater qu’en 2016 certaines
dettes antérieures aux exercices vérifiés n’ont subi
aucun mouvement et n’ont jamais été régularisés. A
défaut de justifications du non paiement de ces dettes,
l’inspecteur a réintégré les montants y afférents en tant
que produits non courants en vertu des dispositions de
l’article 5 du code de commerce ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce chef de redressement en soulignant
que les dettes ne peuvent être considérées comme
prescrites que si ce fait est prononcé par un jugement
du tribunal ;

Considérant que les obligations nées, à l’occasion de


leur commerce entre commerçants se prescrivent par
cinq ans et ce conformément des dispositions de
l’article 5 titre I du livre premier de la loi n°15-95
formant code de commerce ;

Pour ces considérations, la sous-commission a décidé


de maintenir le redressement notifié par
l’administration fiscale.

B- Avantage de l’augmentation du capital social :

Attendu que l’inspecteur a constaté que les conditions


d’exigibilité pour le bénéfice de la réduction de l’impôt
sur les sociétés suite à l’augmentation du capital ne
sont pas remplies par la société à savoir :

* L’augmentation du capital doit être effectuée par


apports en numéraires et /ou par l’incorporation des
créances des comptes courants d’associés ;
* Le capital social (y compris l’augmentation) doit être
entièrement libéré au cours de l’exercice concerné par
ladite augmentation ;

Par conséquent, il a rappelé le montant dont a bénéficié


la société indûment ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce rappel en rappelant que les
exercices 2010 et 2011 sont prescrits et les données les
concernant ne peuvent être soulevées dans le contrôle
fiscal initié par l’avis de vérification des exercices 2012
à 2017 et que le rappel notifié a été déjà effectué par le
service d’assiette de Mohammedia et a fait l’objet de
dégrèvement par la Direction Générale des Impôts ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du rappel notifié par l’administration fiscale
au motif qu’il s’agit d’un rappel notifié par le service
d’assiette dont la société a déjà contesté et a fait l’objet
de dégrèvement décidé par l’administration fiscale.

Il Taxe sur la valeur ajoutée :


TVA sur chiffre d’affaires taxable :

Attendu que l’inspecteur a constaté que la société a


déclaré son chiffre d'affaires parmi les opérations
situées hors champs d’application de la TVA alors que le
contrat de bail immobilier concernant les locaux
générateurs du chiffre d’affaires précise que la
désignation du bien immobilier porte sur un terrain
avec des constructions édifiées sur propriété dite S dont
les parts divises constituent une unité industrielle
d’abattage avicole. Par ailleurs, les contrats de bail
conclus avec les sociétés E2 et E3 stipulent que les
locaux loués peuvent être utilisés exclusivement à
usage commercial, industriel ou de bureaux. De ce fait,
l’inspecteur a soumis le chiffre d’affaires réalisé par la
société à la TVA au taux de 20% ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce rappel de TVA en précisant que la
location des locaux non équipés n’est pas assujettie à la
TVA et ce conformément aux dispositions de l’article
89-10° du CGI ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du rappel notifié par l’administration fiscale
dans la mesure où le local en question n’est pas
aménagé et donc le loyer n’est pas assujetti à la TVA.
TVA sur Intérêts sur immobilisations incorporelles fictives

La sous-commission après avoir étudié les éléments du


dossier et après délibération, a décidé d’abandonner le
rappel de TVA sur les intérêts sur immobilisations
incorporelles fictives et ce pour les mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur les sociétés.
TVA sur intérêts débiteurs :

La sous-commission après avoir étudié les éléments du


dossier et après délibération, a décidé de maintenir le
rappel de TVA sur les intérêts débiteurs et ce pour les
mêmes motifs évoqués au niveau de l’impôt sur les
sociétés.
III - Redressements en matière de l’I.S retenu à la
source

Attendu qu’en vertu des dispositions de l’article 222 du


CGI, l’inspecteur a considéré que les redressements
notifiés au titre de l’I.S ont une incidence sur la base
des produits des actions, et par conséquent ils sont
considérés comme des bénéfices distribués passibles
de l'IS selon la retenue à la source prévue à l’article 19
du CGI ;

Attendu que la société conteste les droits notifiés pour


les mêmes motifs évoqués à la partie concernant l’I.S ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé les


éléments du dossier, la sous- commission a décidé
après délibération, de maintenir les redressements à
l’instar de l’I.S ayant une incidence sur la base de la
retenue sur les produits des actions, parts sociales et
revenus assimilés conformément aux dispositions du
CGI.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRESIDENT
M. A . E

MEMBRES

M. K . B
M. O . B
Réference du dossier: MjAxOS0yMDc=

La Commission Nationale Du Recours Fiscal


Séance du 10/09/2019

I- Désignation du contribuable :

Raison sociale : Société E


Siège social : MOHAMMEDIA
Nature de l'Impôt : I.S, I.S/R.P.A et TVA
Exercices vérifiés : 2014 à 2017

II- Exposé des faits et motivation des décisions :

En la forme :

Attendu que dans le cadre de la procédure


contradictoire, l’Administration fiscale a remis la 2ème
lettre de notification à la société le 04/03/2019 ;

Attendu que cette dernière a déposé sa réponse dans le


délai légal, soit le 20/03/2019, dans laquelle elle
demande le pourvoi devant la Commission Nationale du
Recours Fiscal ;

Attendu que les documents relatifs à la procédure


contradictoire, ont été transmis à la Commission
Nationale du Recours Fiscal le 02/05/2019 ;

Attendu que le présent dossier programmé,


initialement, pour la séance du 23/07/2019, pour être
examiné par la sous-commission; a été reporté pour la
séance du 10/09/2019 suite à la demande de
l’administration fiscale en vue de présenter les postes
de comparaison concernant la révision du prix des
constructions ;

Attendu qu’à cette date, la sous-commission a pris acte


de la présence des représentants de l’administration
fiscale et du contribuable ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, n’ont pas été
présents ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :

 Le quorum légal lui permettant de délibérer est


atteint ;
 La transmission du dossier fiscal a été effectué
dans le délai légal de 3 mois prévu par les
dispositions de l’article 226-11 du CGI ;
 Le recours du contribuable est recevable en la
forme, du moment qu’il a été exercé dans le
délai de 30 jours prévu par les dispositions de
l’article 220 du code susvisé ;

La Sous-commission a décidé par conséquent, de


passer à l'examen des points litigieux soumis à son
appréciation quant au fond;

Au fond :

Irrégularités relevées :

Attendu que la vérification de la comptabilité de la


société au titre de la période 2013 à 2015 a permis à
l’inspecteur de relever des irrégularités qui lui enlèvent
sa valeur probante ;

1- Défaut de présentation d’une comptabilité tenue


conformément aux Dispositions de l’article 145 du CGI:

1.1. La quasi-totalité des factures de vente ne


mentionnent pas les renseignements stipulées par
l’article 145-111-4 et 7° du Code Général des Impôts,
notamment l’adresse des acheteurs, les références et le
mode de paiement se rapportant auxdites factures, et
ce pour tous les exercices vérifiés.

1.2. Constatation de comptes transitoires non soldés à


la clôture des exercices vérifiés. En effet ces comptes
d’attente qui ne doivent être utilisés que de façon
exceptionnelle reçoivent les opérations qui ne peuvent
être imputées de façon certaine à un compte identifié
au moment de leur comptabilisation. Ces opérations
devront être ré-imputées au compte définitif et en tout
état de cause, ces comptes doivent être soldé en fin
d’exercice.

Le tableau suivant affiche les soldes des comptes en


question à la clôture des exercices vérifiés :

Compte d'attente 31/12/2014 31/12/2015 31/12/2016 31/12/2017


3497 178 688,00 2 380 408,00
4497 5 000 000,00 6 000 000,00 6 000 000,00

1.3 Comptabilisation de certaines factures d’achats à


une date différente de celle de la facture en infraction
aux dispositions du premier article de la loi 9-88 ;
2. Dissimulation d’achats dont la preuve est établie par
l’administration fiscale :

2.1. Le rapprochement du Chiffre d’affaires relatif à la


production déclaré avec celui reconstitué sur la base du
contrôle matière du fer (Laminé à chaud et laminé à
froid) a laissé apparaitre des excédents non justifiés
présentés comme suit :

31/12/2013 Achats 31/12/2014 Ventes théoriques Ventes déclarées Ecart Kg


LAC 5 400 573,34 10 853 627,89 6 168 673,68 10 085 527,55 12 233 603,96 - 2 148 076,4
LAF 1811 404,64 4 608 514,00 2 648 405,37 3 771 513,27 5 320 813,19 - 1 549 299,92

2.2. Les recoupements en possession de


l’administration ont révélé une discordance entre les
valeurs d’importations déclarées et les valeurs
d’importations retenues par l’administration de douane.
Cet écart de point de vue fiscal, constitue une charge
non comptabilisée ; (Cf. détail à la 1ère lettre de
notification (paragraphe ll-1-b)).

3 Erreurs et inexactitudes constatées dans la


comptabilisation des opérations :

1. Fausse imputation de factures relatives à des achats


de marchandises au compte d’achats de matières
premières. De même des factures relatives à des
reventes en l’état d’articles tels que les laminés
marchands sont imputés sur le compte de ventes de
produits finis. Ces fausses imputations d’achats et de
ventes constituent une atteinte au principe de l’image
fidèle et au principe de la clarté ;
2. Comptabilisation et déduction de charges non liées à
l’exploitation (achat de chocolat, de fleurs...) ;

3. Défaut d’imputation individuelle des factures de


ventes sur les comptes de chiffres d’affaires. En effet,
les journaux se contentent d’afficher le total des
produits, mensuel imputé sur chaque catégorie de
chiffre d’affaires ;

4. Défaut d’évaluation des dettes et des créances


libellées en monnaie étrangère à la clôture de chaque
exercice en fonction du dernier cours de change, et ce
en infraction aux dispositions de l’article 10-ll-B du CGI.

Attendu que la société a contesté ces irrégularités en


soulevant les observations suivantes :

1.1. Sur les factures de vente délivrées aux clients,


figure le mode de paiement, par contre pour les
factures ou il n’y a pas d’adresse, elles concernent en
général les particuliers ;

1.2. Le compte transitoire non soldé concerne un apport


des associés pour l’augmentation du capital,
malheureusement un des associés est décédé entre
temps, raison pour laquelle nous avons attendu pour
connaître les nouveaux actionnaires et leur position vis-
à-vis de l’augmentation du capital. En plus cet apport
va servir à l’augmentation du capital, raison pour
laquelle il doit être inscrit dans un compte transitoire,
parce que l’augmentation du capital est une opération
non seulement comptable mais aussi juridique ;

1.3. La société confirme que la date de la


comptabilisation des achats est en général différente de
la date de la facture d’achat et il n’y a aucune infraction
aux dispositions du premier article de la loi 9/88;
2. Dissimulation d’achats dont la preuve est établie par
l’administration fiscale :

2.1. Les observations apportées par la société à ce


propos :

 Le défaut de communication par


l’administration fiscale, malgré l’obligation
fiscal de motiver et détailler chaque
redressement fiscal, le contrôle matière afin de
pouvoir faire un rapprochement avec les
chiffres reconstitués ;
 La non communication du contrôle quantitative
n’a pour but que d’accuser à tort la société et
induire en erreur l’administration ;
 Le stock sur lequel s’est basé l’Administration
pour reconstituer le contrôle quantitatif est
différent du stock communiqué par la société et
dont une copie est à la disposition de
l’Administration ;
 La notification doit être détaillée et motivée et
ce conformément aux dispositions fiscales en
vigueur ;

2.2. La société rappelle à ce niveau les précisions


suivantes :

 Le prix retenu par la douane est un prix d’alerte


sur les bobines d’acier, une mesure sectorielle
mise en place par la douane, et non pas une
mesure spécifique à la société E ;
 Le document de la douane communiqué par
l’administration lors de la première letter de
notification montre uniquement que le prix
retenu pour le calcul de la TVA est différent du
prix déclaré pour tenir compte du prix de
reference appliqué et ne constitue pas une
minoration des achats;
 Le prix d’alerte appliqué par la douane sur les
bobines d’acier pour toutes les sociétés ne
signifie absolument pas une minoration du prix
d’achat, c’est une mesure mise en place par la
douane pour la protection de l’industrie
nationale ;
 Quell serait l’intérêt pour la société E de
minorer le prix d’achat, puisqu’une minoration
du prix d’achat engendrerait plus de marge et
par conséquent plus d’impôt à payer !

3. Erreurs et inexactitudes constatées dans la


comptabilisation des opérations:

3.1. Les factures mentionnées dans le tableau notifié


par l’Administration, sont enregistrées dans les
comptes adéquats ;

3.2. Toutes les charges sont liées à l’exploitation (voir


explication dans la partie impôt sur les sociétés) ;

3.3. Toutes les factures de ventes sont imputées


opération par opération sur les comptes de chiffres
d’affaires (voir journal auxiliaire des ventes qui
enregistre toutes les opérations de ventes) ;

Considérant que les écarts excédentaires résultant du


contrôle matière notifiés par l’administration fiscale ne
sont pas détaillés et motivés, ce qui est en
contradiction aux dispositions de l’article 220 du CGI ;

Considérant que l’irrégularité relevée dans la première


lettre de notification concernant « Dissimulation
d’achats dont la preuve est établie par
l’Administration ». basée sur un contrôle matière non
détaillé et non motivé, est non fondée et ne peut être
retenue pour remettre en cause la valeur probante
d’une comptabilité ;

Considérant que les recoupements en possession de


l’administration fiscale, sur lesquels elle s’est basée
pour révéler une discordance entre les valeurs
d’importations déclarées par la société et les valeurs
d’importations retenues par l’administration de douane,
et pour conclure que les écarts relevés constituent du
point de vue fiscal, une charge non comptabilisée, n’est
pas juste étant donné que la valeur retenue par la
douane sert uniquement pour le calcul de la TVA et elle
est différente du prix déclaré pour tenir compte du prix
de référence et ne constitue nullement une minoration
des achats ;

Considérant que les autres irrégularités relevées même


si elles sont citées par l’article 213-1 du CGI ne peuvent
être qualifiées d’anomalies graves pour remettre en
cause la valeur probante de la comptabilité de la
société ;

Pour ces considérants, la sous-commission après


avoir entendu les représentants de
l’administration et de la société, examiné les
éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige et
après délibération, a décidé d’abandonner les
irrégularités notifiées par l’Administration;

I- Impôt sur les sociétés

1- Chiffre d’Affaires :
a. Reconstitution du chiffre d’affaires à partir des
valeurs d’importation révisées:

Attendu que l’examen de l’état de solde et de gestion


annexé à la déclaration fiscale au titre de l’exercice
2015 laisse apparaitre un taux d’excédent brut
d’exploitation d’ordre de 2.44%.Toutefois, le contrôle
du poste 712 laisse apparaitre la comptabilisation d’une
partie de la prime d’éviction reçu à l’occasion du défaut
de renouvellement du bail du terrain de Ain-Sebaa au
compte « Commissions et courtage ». Cette indemnité
constitue un produit non courant et non pas un produit
d’exploitation.

D'autre part, l’examen de la comptabilité de la société,


des documents présentés lors du contrôle sur place et
des recoupements dont dispose l’administration ont
permis de relever un écart entre la valeur comptabilisée
de certaines importations et la valeur retenue et
corrigée par l’administration de la douane pour le calcul
de la TVA à l’importation.(Cf. annexe N 3).

En effet, l’écart constatée entre les importations


recoupées et celles déclarées, majoré du taux de marge
déclaré par vos soins, donne lieu à un chiffre d’affaire
non déclaré.

Le tableau suivant résume les étapes de cette


reconstitution :

Exercices 2014 2015 2016 2017


Importations recoupées 138 204 385,00 67 806 110,00 88 324 027,00 28 072 389,00
Importations déclarées 99 927 216,00 47 591 698,00 64 291 376,00 25 619 382,00
Ecart 38 277 169,00 20 214 412,00 24 032 651,00 2 453 007,00
Taux de marge 8,21% 0,73% 5,45% 6,13%
Reconstitution du CA 41 700 805,10 20 363 062,36 25 417 928,08 2 613 195,91
Marge à réintégrer 3 423 636,10 148 650,36 1 385 277,08 160 188,91
b. Insuffisance d’excédent brut d’exploitation :

Attendu que le contrôle des déclarations déposées a


permis de constater une insuffisance brute
d’exploitation déclarée au titre des exercices 2013-
2014-2015.

Compte tenu de la différence observée, les chiffres


d’affaires au titre des exercices 2015, 2016 et 2017
sont reconstitués sur la base du taux d’EBE moyen
calculé sur la base des taux des exercices 2014, 2016
et 2017 (6.60%) déclarés par la société, et ce
conformément aux dispositions de l’article 213 du CGI.
Le détail de ce calcul est consigné dans le tableau ci-
après :

Libellé 2014 2015 2016 2017


Excédent/Insuffisance brut d'exploitation 15 775 11 983 13 982
1 592 261,09
déclarée 229,56 240,77 768,64
Taux d'EBE déclaré 8,21% 0,73% 5,45% 6,13%
Taux d'EBE retenu 6,60%
14 395 14 511 15 054
EBE reconstitué -
785,20 814,51 856,94
12 803
Ecart sur EBE - 2 528 573,74 1 072 088,30
524,11

En vue d’éviter le double emploi entre la reconstitution


du chiffre par l’exploitation des recoupements sur
importations et par correction de l’insuffisance d’EBE,
les déductions suivantes sont accordées :

2014 2015 2016 2017


Exploitation des recoupements sur importations 3 423 636,10 148 650,36 1 385 277,08 160 188,91
Insuffisance d'EBE 12 803 524,112 528 573,741 072 088,30
Insuffisance du chiffre d'affaires 3 423 636,1012 803 524,112 528 573,741 072 088,30

Attendu que la société a contesté, dans sa requête


devant la commission nationale du recours fiscal cette
réintégration en avançant que :

 La reconstitution du chiffre d’affaires à partir


des valeurs d’importation révisées est rejetée
pour les motifs développés au niveau du
paragraphe 2-2 relatif à irrégularité
«Dissimulation d’achats dont la preuve est
établie par l’administration fiscale» ;
 La reconstitution arbitraire du chiffre d’affaires
sur la base du taux d’EBE est rejetée pour les
raisons suivantes :

o D’une part, la comptabilité est conforme et ne


présente aucune irrégularité conformément aux
dispositions de l’article 213 et d’autre part, la
méthode utilisée est arbitraire et infondée ;
o L’excédent ou l’insuffisance brute d’exploitation
est un ratio financier qui détermine la
rentabilité de l’entreprise, son résultat est
déterminé par la marge, le coût de la
marchandise et les charges externes et non pas
uniquement par le chiffre d’affaires ;
o Redresser les chiffres d’affaires en appliquant
un taux forfaitaire et uniforme à tous les
exercices est infondé et non conforme aux
dispositions fiscales ;
Considérant que les anomalies relevées par
l’administration ne constituent pas des irrégularités
citées par l’article 213 du CGI, permettant de remettre
en cause la valeur probante de la comptabilité de la
société et procéder à la reconstitution du chiffre
d’affaires déclaré ;

Considérant que les arguments avancés par la société


dans ses réponses, concernant ce redressement,
précisent que les recoupements retenus par
l’administration lors de la première lettre de notification
montre uniquement que le prix retenu pour le calcul de
la TVA est différent du prix déclaré pour tenir compte
du prix de référence appliqué et ne constitue pas une
minoration des achats;

Considérant que Le prix d’alerte appliqué par la douane


sur les bobines d’acier pour toutes les sociétés ne
signifie absolument pas une minoration du prix d’achat,
c’est une mesure mise en place par la douane pour la
protection de l’industrie nationale;

Considérant que l’approche de reconstitution de chiffre


d’affaires par correction de l’insuffisance d'EBE est
infondée et l’administration n’a pas présenté les
arguments et les postes de comparaison qui justifient le
choix du taux retenu de 6,60% ;

Pour ces considérants et après avoir étudié et


analysé les éléments du dossier et après en avoir
délibéré, la sous -commission a décidé
d’abandonner ce chef de redressement ;

2- Produits de cession des immobilisations:

Attendu que l’inspecteur vérificateur a constaté que le


prix de cession des bâtiments et hangars à Ain Sebaa-
Hay Mohammadi cédé en 2015 est sous-évalué compte
tenu des postes de comparaison en possession de
l’administration fiscale pour des bâtiments de la même
zone géographique. Par conséquent le prix de cession
est révisé comme suit :

Prix/m2 révisé Superficie Prix de cession révisé Prix de cession déclaré Ecart
2 200.00 10 137 22 301 400.00 15 000 000.00 7 301 400.00

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


avançant les arguments suivants :

 Les bâtiments cédés sont construits sur un


terrain qui n’appartient pas à la société, un
terrain de location, or d’après le contrat de
location et notamment l’article 8, la société doit
céder gratuitement les constructions ;
 Malgré les dispositions de l’article 8 du contrat
de location, les bâtiments vieux de plus de 20
ans, ont été vendus à un prix très élevé ;
 Faute de présentation des postes de
comparaison sur lesquels l’administration s’est
basée pour redresser le prix de cession des
immobilisations, la société avance que la
notification n’est ni motivée, ni détaillée, ce qui
constitue une position en contradiction avec les
dispositions fiscales en matière de contrôle ;

Considérant que l’administration a avancé, séance


tenante, que les postes de comparaison ne sont pas
encore parvenus, par conséquent, la révision du prix de
cession des immobilisations déclaré, déjà notifiée, est
arbitraire et non appuyée par des postes de
comparaison ;

Considérant que les postes de comparaison évoqués


par l’administration dans ses notifications et sur
lesquels elle s’est basée pour réviser le prix de cession
déclaré par la société en 2015, n’ont pas été présentés,
ni en cours de la procédure, ni séance tenante devant
la CNRF ;

Pour ces considérants et après avoir étudié et


analysé les éléments du dossier et après en avoir
délibéré, la sous -commission a décidé
d’abandonner ce chef de redressement ;

3- Charges non déductibles

a. Impôt sur les sociétés

Le redressement opéré à ce niveau, (cf détail dans les


lettres de notifications) a été accepté par la
société,séance tenante,

b. Perte de change

Attendu que l’inspectrice a relevé que les dettes


libellées en monnaie étrangère n’ont pas été évaluées à
la clôture des exercices vérifiés en fonction du dernier
cours de change. Par conséquent, les pertes de
changes constatées suite au règlement des dettes
provenant des exercices antérieurs ne sont pas
déductibles conformément aux dispositions de l’article
10-ll-B du CGI

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


avançant les arguments suivants :
 La perte de change n’est déductible fiscalement
qu’au moment du règlement, conformément
aux dispositions de la note circulaire n°717
tome 1 qui stipule que « lorsque un règlement
se traduit pour la société par une augmentation
de la dette ou une diminution de la créance par
rapport aux montants comptabilisés, pour
cause de fluctuation monétaire, l’opération
entraine la constatation d’une perte de change
déductible»
 En plus la note circulaire n°717 tome 1 stipule
que «les sociétés d’importations sont
autorisées à déterminer le coût réel des
matières et marchandises importés d’après la
valeur en monnaie national, obtenue d’après le
taux de change en vigueur à la date de
souscription de la déclaration unique de
marchandises (DUM) de ces biens auprès de
l’Administration des douanes, et à
comptabiliser par la suite la perte ou le gain de
change directement dans les comptes de
résultats.»

Sur la base de ces éléments, la perte comptabilisée en


2015 est conforme à la réglementation fiscale en
vigueur ;

Considérant que l’administration n’a pas apporté la


preuve tangible qui justifie que la société n’a pas opéré
l’évaluation des dettes libellées en monnaie étrangères
à la clôture des exercices vérifiés ;

Considérant que la perte de change comptabilisée en


2015, a été faite en conformité avec les dispositions de
la note circulaire n°717 ;
Pour ces considérants et après avoir étudié et
analysé les éléments du dossier et après en avoir
délibéré, la sous-commission a décidé
d’abandonner ce chef de redressement ;

4- Charge à immobiliser

Attendu que l’inspectrice a relevé la comptabilisation de


charges ayant une durée de vie supérieure à un an,
ainsi que d’autres qui augmentent la valeur des
éléments de l’actif immobilisé. Par conséquent, ces
charges ne sont pas déductibles fiscalement
conformément aux dispositions de l’article 10 du CGI.

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


avançant les arguments suivants :

 L’analyse du tableau concernant les charges à


immobiliser laisse apparaitre que la majorité de
ces charges relevées sont des frais d’entretien,
des révisions électriques de machines, des
rembobinages des pièces et des achats de
consommables (tonner) pour les imprimantes ;
 Ce sont des charges ayant une durée de vie
inférieure à un an et n’augmentent pas la durée
de vie du matériel ;

Considérant que la société, n’a pas présenté toutes les


pièces pour justifier que les charges relevées par
l’inspectrice n’ont pas le caractère d’immobilisation
amortissable ;

Considérant que les pièces présentées en annexe à la


réponse de la société à la deuxième lettre de
notification confirment que les achats opérés
augmentent la durée de vie des éléments de l’actif
immobilisé ;

Pour ces considérants et après avoir étudié et


analysé les éléments du dossier et après en avoir
délibéré, la sous -commission a décidé de
maintenir ce chef de redressement ;

5- Charges non liées à l’exploitation

Attendu que Le contrôle des factures d’achats au titre


des exercices vérifiés laisse apparaitre la
comptabilisation de charges non liées à l’exploitation.

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


avançant les arguments suivants

 Toutes les charges comptabilisées sont liées à


l’exploitation et vérifiées par le commissaire
aux comptes et les actionnaires;
 Toutes les charges relevées dans l’annexe de la
notification sont des charges d’exploitation ;
 Les frais de séjour et de billeterie concernent
les téchniciens italiens venus pour
 la réparation et l’intallation des machines, une
retenue à la source sur les
 prestations a été constatée et payee à
l’administration fiscal ;
 L’achat du bois est utilize comme calle pour les
fardeaux des tôles ;
 L’achat du chocolat est offert au personnel de
la société à la fin de chaque
 année sous forme de gratification,
 La facture de l’AMICA, concerne la cotisation de
la société à l’association métallurgique, une
association professionnelle qui defend les
intérêts du secteur métallurgique ;

Considérant que les charges relevées par


l’administration concernant l’achat de chocolat et les
frais de voyage des techniciens italiens sont des
charges revêtant le caractère de libéralité
conformément aux dispositions de l’article 11 -IV du CGI
;

Considérant que la société n’a pas présenté les pièces


justificatives qui appuient que l’achat du bois est utilisé
comme calle pour les fardeaux des tôles ;

Pour ces considérants et après avoir étudié et


analysé les éléments du dossier et après en avoir
délibéré, la sous-commission a décidé de
maintenir ce chef de redressement ;

II- RALS/PA

Les redressements maintenus au niveau de l’impôt sur


les sociétés, ayant une incidence sur la base des
produits des actions, parts sociales et revenus assimilés
sont passibles de la retenue à la source, en vertu des
dispositions des articles 13 et 222 B du Code Général
des Impôts ;

III- Taxe sur la valeur ajoutée

1- TVA chiffre d’affaires


La sous-commission après avoir étudié les éléments du
dossier, et après délibération, a décidé d’abandonner le
rappel de TVA sur chiffre d’affaires et ce pour les
mêmes motifs évoqués au niveau du chapitre impôt sur
les sociétés ;

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision

President
M. M . M . J

Memebres
M. A . A
M. R . B

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 220 : Procédure normale de


rectification des impositions
 TR: CGI : Article 222 : Régularisation de l'impôt
retenu à l a source
 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de
l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.S. : Article 10 : Charges déductibles
 TR: CGI : I.S. : Article 11 : Charges non
déductibles
 TR: CGI : I.S. : Article 13 : Produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés
Réference du dossier: MjAxOC0xMDI=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 3 Janvier 2019

I. Désignation du contribuable

Nom et prénom : A.M.


Adresse : MOHAMMEDIA.
Nature de l’impôt : Impôt sur le revenu.
Années : 2013 à 2015.

II. Motifs et détails de la décision :

En la forme :

Attendu que la deuxième lettre de notification a été


remise au contribuable en date du 20/10/2017 ;

Attendu que sa réponse à la deuxième lettre de


notification a été reçue le 20/11/2017 et dans laquelle,
il a formulé sa demande de pourvoi devant la
commission nationale de recours fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration à la CNRF en date du 12/02/2018 ;

Attendu que le dossier, programmé pour la séance du


04/10/2018 , a été reporté au 03/01/2019 suite à la
demande écrite du contribuable ;

Attendu qu’à la date du 03/01/2019, la sous-


commission a pris acte de la présence du représentant
de l’administration fiscale et du contribuable, et de
l’absence d’un représentant de la profession dûment
convoqué ;

La sous-commission constatant

o le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint (cf. PV de la réunion) ;
o que la réponse de la société à la 2eme
notification a été reçue dans le délai légal de 30
jours ;
o que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête du
contribuable ont été transmis par
l’administration dans le délai de 3 mois prévu
par la loi en vigueur ;
o que les membres représentants des
contribuables et les parties au litige ont été
régulièrement convoqués ;

Décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.

Au fond

I. Irrégularités et anomalies relevées

Attendu que la vérification de la comptabilité du


contribuable, au titre de la période allant de 2013 à
2015, a permis à l’inspecteur de relever les irrégularités
et les anomalies suivantes :

1.Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :
o Défaut de présentation des livres légaux à
savoir le livre journal et le livre d’inventaires ;
o Les notes d’honoraires présentées ne
comportent ni les prix unitaires des tests
réalisés, ni les références ni le mode de
paiement, et ce en infraction aux dispositions
de l’article 145 du CGI ;
o Certaines factures ne renseignent pas sur la
nature des examens effectués ;
o Les factures de vente et leurs encaissements
ne sont pas comptabilisés chronologiquement,
mais en vrac à la fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
espèces au jour le jour, mais de manière
globale à la fin du mois ;
o Non présentation de factures de service de
sous-traitance qui renseignent sur la nature, les
quantités et les prix des prestations rendues ;
o Les encaissements par chèques ne sont pas
retracés par la comptabilité ;
o Les éléments des stocks sont évalués
arbitrairement, et ne correspondent ni aux prix
du jour ni au coût de revient.

2.La dissimulation des ventes dont la


preuve est établie par l’administration :

o Le contrôle des comptes bancaires du


contribuable, en possession de l’administration,
a permis de constater des comptes détenus en
son nom et dont les encaissements, à caractère
répétitif, ne sont pas déclarés. Ces
encaissements constituent des revenus
professionnels imposables à l’impôt sur le
revenu, et ce conformément aux dispositions
de l’article 30-2° du CGI ;
o Le rapprochement du chiffre d’affaires (CA)
déclaré avec celui reconstitué sur la base des
réactifs, laisse apparaitre une différence non
justifiée ;
o Certaines factures de vente, dont les
prestations ont été sous-traitées au Laboratoire
T, sont facturées en dessous du coût de revient
ou à l’identique.

3.Anomalie constatée :

Les prix déclarés dans les factures de vente ne sont pas


fixes et ne respectent pas la nomenclature édictée par
l’arrêté du ministre de la santé n° 1796-03 du 14
joumada II 1426 (21 juillet 2005), fixant la
nomenclature des actes d’analyses de biologie
médicale.

Eu égard aux irrégularités et anomalies relevées,


l’inspecteur a remis en cause la valeur probante de la
comptabilité présentée, et a déterminé les nouvelles
bases imposables d’après les éléments dont dispose
l’administration, et ce en vertu des dispositions de
l’article 213 du CGI ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable précise


que sa comptabilité est tenue en conformité avec la loi
comptable et dans le respect des dispositions légales et
réglementaires en vigueur, et avance les motifs
suivants :
1.Défaut de présentation d’une comptabilité
tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :

Concernant le défaut de présentation des livres légaux,


le contribuable maintient sa position en rappelant qu’en
vertu de la loi et de la réglementation en vigueur,
notamment l’article 8 de la loi n° 9-88 sur les
obligations du commerçant, il n’est pas tenu de coter et
parapher ces livres. Donc, seules les personnes
physiques ou morales ayant la qualité de commerçant
ont l’obligation de tenir lesdits livres.

S’agissant des notes d’honoraires, des factures de


vente, de sous-traitance, il réitère sa position qui
consiste à rejeter les remarques de l’inspecteur, et
rappelle que la question de confidentialité ne lui est pas
opposée. En effet, d'après le contribuable, pendant la
vérification, les factures ayant fait l’objet de remarques,
ont été remises à l’inspecteur avec les compléments
d’informations, cependant aucune demande de détail
ne lui a été adressée. Il ajoute, en outre, que le ticket
de caisse, dans le cas d’opérations de ventes à des
particuliers, a été avancé dans sa réponse à la première
notification pour affirmer, que malgré la nature d’une
bonne partie de ses clients (des particuliers), il établit
des factures en bonne et due forme.

Pour ce qui est de l’absence de détail (nature de


l’analyse...etc.) dans les factures, il affirme que cette
prétention est fausse et de nature à prêter confusion et
ambiguïté. A ce titre, il précise que le nombre exact de
factures ne comportant pas le détail est très limité.

Quant à la comptabilisation des factures et des


encaissements, le contribuable rappelle que,
concernant le fondement juridique relatif à ce point, la
notification est basée sur les dispositions de l’article
145 du CGI, qui ne considère pas sa manière de
comptabilisation de certaines factures et encaissements
comme une irrégularité. Néanmoins, sa comptabilité est
tenue en se basant sur des journaux auxiliaires qui
détaillent les opérations journalières avec centralisation
en fin du mois.

Pour les factures de sous-traitance, il affirme que les


renseignements ne figurant sur certaines factures de
son sous-traitant, se trouvent bien transcrits sur les
bons de livraison qui attestent la date de livraison qui
constitue, selon la loi fiscal, le fait générateur de l’impôt
considéré.

Concernant les chèques, il précise que certains chèques


(généralement les chèques au porteur) sont encaissés
en espèces à l’agence du client, puis les montants sont
reversés sur son compte personnel et ce, pour éviter les
retours impayés et la difficulté de leur gestion. Les
autres chèques sont remis directement sur le compte
professionnel.

Sur la question de l’évaluation des stocks, il réitère sa


position en rappelant que ses stocks sont évalués au
coût moyen pondéré sachant que les prix d’achat
restent souvent stables et ce, conformément aux
dispositions de la réglementation comptable et fiscale
en vigueur.

2.La dissimulation des ventes dont la


preuve est établie par l’administration :

Concernant les encaissements bancaires, le


contribuable souligne que lesdits encaissements n’ont
pas de caractère répétitif en avançant une partie de ces
encaissements constitue des dettes et remboursements
de prêts qu’il a accordés à certains de ses
connaissances (amis et famille), des encaissements
provenant d’une activité inhérente à une exploitation
agricole et à l’élevage du bétail et une partie des
encaissement proviennent du compte client.

En plus, il exprime son désaccord avec l’inspecteur qui


avance qu’en tant que personne physique soumise au
régime du résultat net réel (RNR), il est tenu de
déclarer en comptabilité, l’ensemble des revenus et
encaissements apparents dans ses relevés bancaires
quel que soit leur nature et ce conformément aux
dispositions des articles 30 et 82 du CGI. Sur ce point, il
note que l’argumentation de T’inspecteur n’est pas en
conformité avec l’article 30 du CGI, car d’après lui, cet
article parle du revenu professionnel et les revenus à
caractère répétitifs et ne parle pas d’encaissements.
Par suite, sa comptabilité est en conformité avec ledit
article vu que l’ensemble de ses revenus professionnels
sont déclarés à l’exception des revenus agricoles
(revenus exonérés). De ce fait, il rejette la considération
des encaissements passés sur son compte personnel
comme des revenus de dissimulation du CA.

S’agissant du rapprochement du CA déclaré avec celui


reconstitué sur la base des réactifs laissant apparaitre
une différence non justifiée, le contribuable avance et
continue à ne pas reconnaître que ledit rapprochement
constitue la conséquence de la reconstitution du CA et
non pas sa cause. En outre, il rappelle que le contrôle
effectué par l’inspecteur est calculé sur des bases
erronées, puisqu’il n’a pris en considération que le
nombre de tests mentionné par le fabricant sur
l’emballage du réactif, alors que le nombre de tests
réellement consommé ou non utilisé dépend de
plusieurs facteurs.

Enfin, pour les factures de vente, dont les prestations


ont été sous-traitées au Laboratoire T, il y a lieu de
préciser que ces prestations sont habituellement
facturées aux clients concernés au prix du laboratoire,
et les prestations relevées par l’inspecteur restent
toujours négligeables. Ces analyses ont été facturées
ainsi pour des raisons de fidélisation de ces patients.

3.Anomalie constatée :

Sue ce point, le contribuable souligne que certaines


analyses, pour certains patients ou organismes font
l’objet de remises exceptionnelles pour les raisons
suivantes :

o Remises accordées pour certaines maladies


chroniques dont essentiellement le diabète qui
touche toutes les catégories sociales ;
o Conventions avec certains centres ou
associations professionnelles, caritatives ou
autres...
o Certains organismes dont essentiellement la E2
;
o Certains super marchés dont le volume de
prestations est important (E3, E4...).

Ceci étant, aucune profession ne peut prétendre


appliquer une tarification unique et identique pour toute
la population confondue car l’enjeu économique est
important et le côté humain doit parfois être présent.

De ce qui précède, le contribuable réitère et précise


que sa comptabilité est tenue en conformité avec la loi
et dans le respect des dispositions légales et
réglementaires en vigueur, et rejette en conséquence
l’ensemble des irrégularités et anomalies notifiées ;
Considérant que les irrégularités notifiées par
l’administration sont prévues par l’article 213 du CGI ;

Considérant que, conformément aux dispositions de


l’article 210 du CGI, l’administration a invité le
contribuable, par lettre du 21/04/2017 sous n°
1658/BPV/MBS, reçue le 24/04/2017, à mettre à la
disposition de l’inspecteur les documents comptables
nécessaires à la vérification dont les livres légaux, les
journaux auxiliaires, les factures de vente, les états de
stocks détaillés, la liste des patients...etc. ;

Considérant que le contribuable n’a pas donné suite à


cette lettre et n’a pas apporté de justifications
probantes permettant la remise en cause des
irrégularités relevées

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir les irrégularités notifiées.

II. Impôt sur le revenu : revenus


professionnels

1.Reconstitution de CA par réactifs

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que,


conformément aux dispositions de l’article 213 du CGI,
les CA avaient été reconstitués sur la base des
quantités consommées des réactifs d’analyse
médicale ;
Attendu que, dans sa requête, le contribuable conteste
ce redressement pour deux raisons. La première est de
forme, et concerne la sincérité de sa comptabilité. La
seconde est de fond, et concerne la méthode
irrationnelle et arbitraire suivie par l’inspecteur. En
effet, il rejette le principe de la reconstitution du CA à
partir de la quantité des réactifs énoncée par le
fournisseur et relate plusieurs erreurs et anomalies
dans l’approche adoptée par l’inspecteur. Le
contribuable rappelle les différences engendrées par
cette méthode de reconstitution par réactifs (Cf.
réponse à la deuxième notification, pages 6 à 19) et
dresse un tableau récapitulatif des montants à
abandonner suite aux erreurs et anomalies qu’il a
relevées (Cf. Page 18) ;

Considérant que les irrégularités relevées et


maintenues permettent la reconstitution des CA, et ce
conformément aux dispositions de l’article 213 du CGI ;

Considérant que, séance tenante, le représentant de


l’administration a souligné qu’une partie des montants
résultant d’erreurs et figurant encore au tableau
récapitulatif avait été abandonnée dans la deuxième
lettre notification ;

Considérant que les montants restants et non


abandonnés par l’administration, constituent des
erreurs commises lors de la reconstitution des CA, et
que ces erreurs ont été justifiées par le contribuable
aussi bien dans sa requête (voir page 18 de sa réponse
à la deuxième lettre de notification), que séance
tenante ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir la reconstitution de CA par réactifs
avec rectification sur la base de sa requête.

Désignation 2013 2014 2015


CA/ Reconstitution par réactifs notifiés 2 569 071.99 2 589 663,39 2 889 577,23
Rectifications à déduire (Cf. P 18 requête) -309 208,00 -176 263,00 -425 734,00
CA/Reconst° par réactifs maintenus 2 259 863,99 2 413 400,39 2 463 843,23

2.Reconstitution de CA sous-traitance

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que


l’examen des analyses sous- traitées au Laboratoire T,
faisait apparaître des facturations, à ses clients, à
l’identique ou en dessous des prix facturés par le
Laboratoire. Il a ainsi reconstitué les CA relatifs à la
sous-traitance en appliquant aux achats de prestations
de services, un taux de marge de 10% ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable maintient


sa position du fait que la même analyse réalisée au
niveau de son laboratoire, peut être effectuée en
dehors de celui-ci sans qu’il y ait pour autant un taux de
marge fixe imposable. Il confirme donc que les prix
pratiqués aux analyses sous-traitées sont des prix bien
étudiés en fonction de la nature de l’analyse et la
qualité du patient et par conséquent, il rejette cette
reconstitution arbitraire et non réaliste ;

Considérant que les irrégularités relevées et


maintenues permettent la reconstitution des CA, et ce
conformément aux dispositions de l’article 213 du CGI ;

Considérant que le contribuable n’a pas justifié


l’application de marge sur ses ventes d’analyses sous-
traitées ;
Considérant que la marge de 10% appliquée aux achats
de prestations sous-traités pour reconstituer les CA y
afférents, est raisonnable et non exagérée ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir la reconstitution de CA sous-traitance.

3.Revenus à caractère répétitif

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que


les informations en possession de l’administration
faisaient état de comptes bancaires détenus par ce
dernier (Cf. première lettre de notification : 4 comptes
bancaires) et dont les encaissements n’avaient pas été
déclarés. L’exploitation des relevés bancaires en
question a permis de relever des encaissements à
caractère répétitif non justifiés que l’inspecteur a
appréhendé en tant que revenus professionnels, et ce
conformément aux dispositions de l’article 30-2 du CGI ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable rejette ce


redressement en avançant les mêmes motifs cités plus
haut, dans le paragraphe traitant les irrégularités
relevées ;

Considérant que le contribuable n’a pas présenté de


preuves ou d'arguments probants permettant de
justifier sa position et remettre en cause les revenus à
caractère répétitif notifiés ;

Considérant que les déclarations sur l’honneur,


présentées à l’appui des remboursements de dettes à
caractère personnel, ne sont pas probantes, car elles
sont datées postérieurement aux présumées dettes et à
la date de la première lettre de notification reçue le
04/08/2017 ;

Considérant que le contribuable n’a déclaré aucun


revenu agricole au titre de la période vérifiée ;

Considérant que le contribuable n’a pas apporté de


preuve probante pouvant justifier un quelconque
revenu agricole provenant de récoltes, d’élevage ou
autre activité agricole, et que le fait d’être, seulement,
propriétaire d’un terrain agricole ne signifie pas
automatiquement disposer de revenus agricoles ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir les revenus à caractère répétitif
notifiés.

Redressements sur revenus professionnels

Désignation 2013 2014 2015


CA/Reconstitution par réactifs (1) 2 259 863,99 2 413 400,39 2 463 843,23
CA/ Reconstitution sous-traitance (2) 44 586,30 85 019,00 85 459,00
CA déclaré (3) 1 708 284,00 1 816 545,00 1 847 370,00
CA hors reconstitution (4) 76 370,00 91 540,00 147 970,00
Redressements sur CA maintenus (1)+(2)+(4)-(3) 672 536,29 773 414,39 849 902,23
Revenus à caractère répétitif maintenus 1 631 342,80 3 602 858,20 2 557 563,00
Déductions accordées pour éviter double emploi -672 536,29 -773 414,39 -849 902,23
Redressements sur revenus professionnels 1 631 342,80 3 602 858,20 2 557 563,00

III. Examen de l’ensemble de la situation


fiscale (EESF)
Attendu qu’en application des dispositions de l’article 216 du CGI, il a été procédé à l’EESF du
contribuable. Il ressort de cet examen que son revenu global déclaré, au titre des exercices 2013 à
2015, n’est pas en rapport avec ses dépenses telles que définies à l’article 29 du CGI :

Désignation 2013 2014


Ressources 354 161,32 484 996,50
Dépenses 533 502,50 363 600,00
Disponibilités non justifiées 179 341,18 0,00

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a rejeté


les résultats de l’EESF en avançant que toutes ses
dépenses, au titre des exercices 2013 et 2015, étaient
justifiées ;

Considérant que les revenus à caractère répétitif,


réintégrés au résultat fiscal des exercices concernés,
sont considérés comme ressources à prendre en
compte dans le calcul des disponibilités non justifiées ;

Considérant que ces ressources couvrent largement les


disponibilités non justifiées, notifiées par
l’administration au titre des exercices 2013 et 2015 ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé
d’abandonner le redressement découlant de
l’examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable

Désignation 2013 2015


Ressources notifiées 354 161,32 455 971,81
Revenus à caractère répétitif maintenus 1 631 342,80 2 557 563,00
Ressources (1) 1 985 504,12 3 013 534,81
Dépenses (2) 533 502,50 1 113 600,00
Disponibilités non justifiées (2)-(1) 0,00 0,00
Compte tenu de ce qui précède, les bases retenues par
la sous-commission sont récapitulées dans la tableau ci-
joint.

Le Président

M. G.H

Les Membres
M. B.D

M. B.I

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 210 : Le droit de contrôle


 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de
l'administration
 TR: CGI : Article 216 : Examen de l'ensemble de
la situation fiscale des contribuables
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.R. : Article 30 : Définition des
revenus professionnels
 TR: CGI : I.R. : Article 82 : Déclaration annuelle
du revenu global
 TR: CGI : I.R. : Article 29 : Evaluation des
dépenses des contribuables lors de l'examen de
l'ensemble de la situation fiscale
Réference du dossier: MjAxOC0xMDE=

La COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL


Séance du 3 janvier 2019

I- Désignation du contribuable

Nom et prénom : H . K
Adresse : MOHAMMEDIA
Nature de l’impôt : Impôt sur le revenu
Années : 2009 à 2015

II- Motifs et détails de la décision

En la forme

Attendu que la deuxième lettre de notification a été


remise au contribuable en date du 27/10/2017 ;

Attendu que sa réponse à la deuxième lettre de


notification a été reçue le 24/11/2017 et dans laquelle,
il a formulé sa demande de pourvoi devant la
commission nationale de recours fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration à la CNRF en date du 12/02/2018 ;

Attendu que le dossier, programmé pour la séance du


04/10/2018, a été reporté au 03/01/2019 pour
reconvoquer le contribuable ;

Attendu qu’à la date du 03/01/2019, la sous-


commission a pris acte de la présence du représentant
de l’administration fiscale, et de l’absence du
contribuable et d’un représentant de la profession
dûment convoqué ;

La sous-commission constatant

o le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint (cf. PV de la réunion) ;
o que la réponse de la société à la 2ème
notification a été reçue dans le délai légal de 30
jours;
o que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête du
contribuable ont été transmis par
l’administration dans le délai de 3 mois prévu
par la loi en vigueur ;
o que les membres représentants des
contribuables et les parties au litige ont été
régulièrement convoqués ;

Décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.

Au fond

I- Irrégularités

Attendu que la vérification de la comptabilité du


contribuable, au titre de la période allant de 2009 à
2015, a permis à l’inspecteur de relever les irrégularités
et les anomalies suivantes :

 Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :
o Absence des notes d’honoraires délivrés aux
patients, et ce en infraction aux dispositions de
l’article 145 du CGI ;
o L’examen du compte « caisse » a permis de
relever des soldes créditeurs en 2013. En plus,
en 2015, ce compte n’a connu aucun
mouvement alors que la majorité des
opérations se font en espèces ;

 La dissimulation des prestations de services


dont la preuve a été établie par
l’administration:

o Le contrôle des comptes bancaires du


contribuable, au titre de la période 2013 à
2015, a permis de déceler des comptes détenus
en son nom, mais non déclarés:

Compte E1 n° xxxxx
Compte E2 n° xxxxx
Compte E3 n° xxxxx
Compte E4 n° xxxxx
Compte E4 n° xxxxx
Compte E5 n° xxxxx.

Les encaissements figurant dans ces comptes,


composés de versements en espèces, de virements et
de remise de chèques effectués périodiquement et de
façon répétitive, constituent des revenus professionnels
imposables à l’impôt sur le revenu, conformément aux
dispositions de l’article 30-2 du CGI;
 La dissimulation d’achats : il s’agit de la non
comptabilisation de certaines factures d’achats
de matières et fournitures au titre des exercices
2013 et 2014.

Eu égard aux irrégularités et anomalies relevées,


l’inspecteur a remis en cause la valeur probante de la
comptabilité présentée, et a déterminé les nouvelles
bases imposables d’après les éléments dont dispose
l’administration, et ce en vertu des dispositions de
l’article 213 du CGI ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a


contesté les irrégularités relevées et la remise en cause
de la valeur probante de sa comptabilité, et a réitéré
son attachement à la fidélité et la probité de ladite
comptabilité. Il a par conséquent, rejeté son abandon et
a déploré la reconstitution des chiffres d’affaires (CA) et
l’examen de l’ensemble de sa situation fiscale.

Concernant la première irrégularité relevée, le


contribuable a souligné que l’inspecteur semblait
délibérément confondre secret professionnel et secret
médical, et que même si ce dernier était tenu du secret
professionnel, il n’était pas autorisé à partager le secret
médical. En effet, le note d’honoraires est susceptible
de contenir des détails du dossier médical. Pour ces
raisons, et d’après le contribuable, cette anomalie est
pratiquement inexistante par son impact sur la probité
de sa comptabilité et son absence de répercussion sur
le CA déclaré. Pour ce qui est du compte « caisse »
créditeur, il a rappelé qu’il s’agissait d’une erreur de
transcription ne pouvant pas être élevée au rang
d’anomalie.
S’agissant de la dissimulation des prestations de
services, il a noté que l’administration s’acharnait à
assimiler une gestion du patrimoine familiale (famille de
7 frères et sœurs et une maman) non éligible et non
concernée par l’article 82 du CGI, à un revenu
professionnel d’une seule personne.

Quant à la dissimulation d’achats, ils sont, d’après lui,


minimes au regard des montants dérisoires et sans
impact sur le CA déclaré et la probité de sa comptabilité
;

Considérant que les irrégularités notifiées par


l’administration sont prévues par l’article 213 du CGI ;

Considérant que le contribuable n’a pas apporté de


justifications probantes permettant la remise en cause
de ces irrégularités ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé de maintenir les irrégularités
relevées.

II- IR / Revenus professionnels

1- Reconstitution des CA prestations de services

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable qu’au


vu des irrégularités relevées, sa comptabilité ne
présentait pas une image fidèle du fait que les recettes
de son cabinet n’étaient pas en cohérence avec
l’importance de la clientèle et les prestations
effectuées, et que ces dernières n’étaient ni détaillées
ni justifiées par des pièces comptables. Par conséquent,
les CA ont été reconstitués en appliquant au nombre de
patients, par an, fixé à 200 malades, un prix moyen de
3 500,00 DH par semestre, englobant la consultation, la
radio et le traitement ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a


contesté la reconstitution de ses CA et a avancé qu’en
l’absence de toute étude sérieuse du marché, pratique
et exclusive de l’orthodontie à la ville de Mohammedia
par l’administration, cette dernière était dans
l’obligation de référer au seul tarif national de référence
de 1 500,00 DH par semestre, émanant de l’Agence
nationale de l’assurance maladie, ou simplement
argumenter le choix de cette tarification. Le
contribuable a ajouté qu’au vu du nombre de séances
par traitement, le nombre de jours travaillés et la
sinistralité de la profession, le nombre de patients par
an, de 2013 à 2015, n’arrivait même pas à 100.

Il a noté, en outre, que l’inspecteur n’avait pas pris en


considération son constat de sinistralité de sa
profession à la ville de Mohammedia qui explique
largement ses avances en «compte de l’exploitant»
pour pouvoir pérenniser son activité sinistrée, alors que
l’inspecteur les a comptabilisées injustement, sans se
soucier du double voire du triple emploi de cette
rubrique ;

Attendu que, séance tenante, le représentant de


l’administration a maintenu sa position en affirmant que
les paramètres retenus (prix et nombre de patients)
étaient bien étudiés et que le contribuable avait
toujours déclaré des déficits depuis 2009, alors que son
cabinet avait une notoriété, une bonne réputation et un
volume d’activités assez important ;
Considérant que les irrégularités relevées, par
l’administration, sont prévues par l’article 213 du CGI,
et permettent la reconstitution des CA ;

Considérant que le prix et le nombre de patients


retenus par l’administration, pour la reconstitution des
CA prestations de service orthodontie, sont
raisonnables ;

Considérant que le contribuable n’a pas présenté


d’arguments ou de justifications probantes pouvant
remettre en cause ce chef de redressement ;

Considérant que le contribuable n’a pas fait acte de


présence pour apporter d’autres éléments probants
permettant de justifier et conforter sa position ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.

2- Recettes non déclarées

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que


les recettes non déclarées, au titre des exercices 2013
à 2015, étaient reconstituées sur la base des
encaissements bancaires (Cf. détails en annexes n° 1 à
7 de la 2ème lettre de notification), majorés des
recettes réalisées en espèces, ne transitant pas par la
banque et évaluées à 20 000,00 DH par mois ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a


contesté ce redressement en avançant que l’inspecteur
n’avait pas pris en considération son constat de
sinistralité de sa profession à la ville de Mohammedia
qui expliquait largement ses avances en « compte de
l’exploitant » pour pouvoir pérenniser son activité
sinistrée, et que ce dernier les avait comptabilisées
injustement, sans se soucier du double voire du triple
emploi de cette rubrique. A ce titre, le contribuable a
donné comme exemple, le paiement du loyer par ses
propres ressources pendant les trois années. Quant aux
recettes ne transitant pas par la banque, il a noté que le
montant de ces recettes en espèces était exagéré et
même très loin de la réalité ;

Attendu que, séance tenante, le représentant de


l’administration a présenté des copies de bordereaux
détaillés des remises de chèques et des versements
espèces justifiant le caractère répétitif des revenus
encaissés ;

Considérant que l’inspecteur a notifié, au contribuable,


le détail des encaissements bancaires, par compte et
par exercice, retenus comme recettes non déclarées
ayant un caractère répétitif ;

Considérant que les recettes en espèces ne transitant


pas par la banque, évaluées et retenues par
l’administration, sont raisonnables ;

Considérant que le contribuable n’a apporté ni


justifications ni arguments probants permettant la
remise en cause des recettes non déclarées ;

Considérant que le contribuable n’a pas fait acte de


présence pour apporter d’autres éléments justifiant et
confortant sa position ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement

Ill- Examen de l’ensemble de la situation fiscale


(EESF)

Attendu qu’en application des dispositions de l’article


216 du CGI, il a été procédé à l’EESF du contribuable. Il
ressort de cet examen que son revenu global déclaré,
au titre des exercices 2013 à 2015, n’est pas en rapport
avec ses dépenses telles que définies à l’article 29 du
CGI :

Désignation 2013 2014 2015


Dépenses 1 155 979,77 179 794,41 205 899,94
Ressources 893 400,00 470 000,00 -
Disponibilités non justifiées 262 579,77 0,00 205 899,94

Attendu que le contribuable a contesté les résultats de


l’EESF et a affirmé que toutes ses dépenses, au titre
des exercices 2013 et 2015, étaient justifiées ;

Considérant que les recettes non déclarées, réintégrées


au résultat fiscal des exercices concernés, sont
considérés comme ressources à prendre en compte
dans le calcul des disponibilités non justifiées ;

Considérant que ces ressources couvrent largement les


disponibilités non justifiées, notifiées par
l’administration, au titre des exercices 2013 et 2015 ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé d’abandonner le redressement
découlant de l’examen de l’ensemble de la situation
fiscale du contribuable.

Désignation 2013 2015


Ressources notifiées 893 400,00 0,00
Recettes non déclarées maintenues 2 203 641,00 1 662 648,99
Ressources (1) 3 097 041,00 1 662 648,99
Dépenses(2) 1 155 979,77 205 899,94
Disponibilités non justifiées (1)-(2) 0,00 0,00

Compte tenu de ce qui précède, les bases retenues par


la sous-commission sont récapitulées dans la tableau ci-
joint.

Le Président
M. G . H

Les Membres
M. B . D
Mme. B . I

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : Article 216 : Examen de l'ensemble de
la situation fiscale des contribuables
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.R. : Article 30 : Définition des
revenus professionnels
 TR: CGI : I.R. : Article 82 : Déclaration annuelle
du revenu global
 TR: CGI : I.R. : Article 29 : Evaluation des
dépenses des contribuables lors de l'examen de
l'ensemble de la situation fiscale
Réference du dossier: MjAxOC0zMzU=

La Commission Nationale Du Recours Fiscal


Séance du 17/01/2019

I- Désignation du contribuable :

Contribuable : E
Adresse : Mohammedia
Impôts et taxes : IS- RAS/PA-TVA
Exercices : 2012 à 2016

II- Motifs et détails des décisions

En la forme

 Attendu que l’administration a remis la 2ème


lettre de notification à la société en date du
26/02/2018 ;
 Attendu que la société a répondu en date du
23/03/2018 et a demandé le pourvoi devant la
commission nationale du recours fiscal (CNRF) ;
 Attendu que la requête de la société et les
autres actes de la procédure contradictoire, ont
été communiqués à la CNRF le 15/05/2018 ;
 Attendu que le dossier a été programmé pour la
séance du 01/11/2018 et reportée à celle du
17/01/2019, à la demande du représentant de
la société ;
 Attendu qu’à cette date, la sous-commission a
pris acte de la présence du représentant de
l’administration et de celui de la société ;
 Attendu que les membres représentants des
contribuables, dûment convoqués n’ont pas fait
acte de présence ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :

 Le quorum légal lui permettant de statuer


valablement est atteint ;
 La transmission du dossier fiscal a été effectuée
dans le délai légal de 3 mois prévu par les
dispositions de l’article 226-II du Code Général
des Impôts.
 Le recours de la société est recevable en la
forme, du moment qu’il a été exercé dans le
délai de 30 jours prévu par les dispositions de
l’article 220-II du Code sus visé ;
 Les parties ont été régulièrement informées de
la première date à laquelle se tient cette
réunion, et convoquées à cet effet dans les
formes prévues à l’article 219 du CGI, puis
informées séance tenante de la date du report ;

La sous-commission décide, par conséquent, de passer


à l’examen du fond des points litigieux soumis à son
appréciation.

Au fond :

Attendu, que suite à la vérification de la comptabilité


des exercices soumis au contrôle, l’inspecteur a relevé
les irrégularités suivantes:
1- Défaut de présentation d’une comptabilité tenue
conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI
et de la loi 09-88 relative aux obligations comptables
des commerçants :

1- 1 La majorité des factures de ventes ne comportent


pas les références et le mode de paiement ;
1- 2 Les factures de ventes délivrées par la société à
ses clients (salariés) dans le cadre de la vente en
tournée, ne font pas mention du numéro d’imposition à
la taxe professionnelle desdits clients ;
1- 3 Le non respect de l’ordre chronologique des
opérations de ventes ;
1- 4 Infractions aux dispositions de l’article 6 de la 09-
88 relative aux obligations comptables des
commerçants : le bilan et le CPC ne sont pas transcrits
sur le livre d’inventaire de la société ;

2- dissimulation de ventes dont la preuve est détenue


par l’administration ;
3- Transgression au principe de clarté stipulé par les
dispositions du CGNC :

3- 1 Les réductions commerciales, matérialisées par les


avoirs ne font pas l'objet dune comptabilisation
distincte des achats, alors qu'elles ne sont pas portées
directement sur les factures ;
3- 2 Le compte transitoire ou d'attente débiteur (3497)
n’est pas soldé tout au long des exercices vérifiés. Or
ce compte doit normalement être soldé en fin
d'exercice ;
3- 3 L'utilisation directe du compte «ventes au
comptant» pour l'enregistrement des opérations de la
vente au comptant sans passer par le compte client ;
3- 4 L’enregistrement comptable de l'escompte des
effets de commerce par le crédit du compte «Client» et
le débit du compte «-banque», ce qui explique
l’absence du solde créditeur du crédit d'escompte à la
fin de l'année 2012, malgré l'escompte de deux effets
dont la date d'échéance est en 2013 ;
3- 5 Le tableau 12 pour l'année 2015 est mal servi, et la
TVA sur opération comptables de l'exercice est erronée.
En effet, sur le tableau 12 la TVA, est de 241 571,68
dhs, alors que le montant sur le Grand Livre est de 7
983 115,59 dh.

Attendu que l’inspecteur a considéré que ces


irrégularités et anomalies sont de nature à mettre en
cause la valeur probante de la comptabilité de la
société et permettent, par conséquent la reconstitution
du chiffre d'affaires, conformément aux dispositions des
articles 213 du CGI et 23 de la loi n°9- 88 complétée et
modifiée par la loi 44-03 relative aux obligations
comptables des commerçants ;

Attendu qu’en réponse la société avance que sa


comptabilité est sincère et probante et qu'elle ne
comporte aucune irrégularité de nature à permettre
une reconstitution de ses chiffres d'affaires. Elle avance
les explications et précisions suivantes :

1- 1 La majorité des ventes ne comportent pas les


références et le mode de paiement : Il arrive de rares
fois que le mode de paiement ne soit pas mentionné et
cela ne représente qu'une infime quantité par rapport à
des milliers de factures traitées. Par ailleurs, sur les
journaux on trouve la date et le mode de paiement
(espèces, virements, chèques), cependant cela ne nuit
pas à la sincérité de la comptabilité ni au résultat ;
1- 2 Les factures de ventes délivrées par la société à
ses clients (salariés) : Il n’y a pas de ventes en
tournées, ce sont les propres salariés chauffeurs-
livreurs qui livrent les commandes reçues par la société
dans la quasi-totalité par téléphone ;
1- 3 Le non respect de l'ordre chronologique des
opérations :
L’administration n'a relevé aucune facture manquante
ni série de factures manquantes, cela prouve que
toutes les livraisons, sans exception, font l'objet de
factures éditées automatiquement suivant un logiciel
de facturation ;
1-4 et 1-5 Livre d'inventaire et livre journal :
En ce qui concerne les journaux paraphés l'essentiel est
que les renseignements qui y sont mentionnés
correspondent fidèlement à la Balance des comptes, au
Grand livre et au Bilan et contiennent les données
relatives à la période vérifiée et même celles des
années antérieures ;
1-6 Opérations de vente totalisées à la fin du mois :
Conformément à la loi 44-03 relative aux obligations
comptables des commerçants, le procédé de
comptabilisation repose sur un système centralisateur.
Suivant le logiciel des ventes, le journal des ventes
édite toutes les factures en compte et comptant suivant
un ordre chronologique et numérique. Le total de ce
journal correspond fidèlement aux deux journaux
auxiliaires «Vente en compte» et « Ventes comptant»
qu’elle exploite en comptabilité ;
1-7 Relevés bimensuels du Fournisseur principal :
Le seul fournisseur de marchandise de la société : «Les
eaux Minérales Oulmès» lui envoie un relevé bimensuel
de ses achats. Du moment que ce relevé reprend la
totalité des factures et avoirs en détail contrôlable, cela
ne fausse pas la sincérité et la régularité de la
comptabilité ;
1- 8 Ventes comptant : manque références de la pièce
justificative Les références de la pièce justificative (date
et numéro de facture) est clairement mentionné sur le
journal des ventes regroupant les ventes au comptant
et les ventes en compte ;

2- Dissimulation des ventes : Il s'agit plutôt d’erreurs de


calcul commises par l’administration dans la
détermination des quantités des achats et des prix de
vente unitaires appliqués tel qu'expliqué dans le
paragraphe l- Reconstitution des achats et du Chiffre
d'affaires ci-dessous (chapitre 2- IS)

3- Transgression au principe de clarté

3-1 Comptabilisation des Avoirs : un avoir inclus dans


une facture n'est pas comptabilisé séparément mais
c'est le net de la facture qui est comptabilisé. Quant
aux avoirs séparés ils sont inévitablement
comptabilisés et sans aucune exception, la preuve en
est que l'ensemble des factures et avoirs sont inclus
dans le Relevé bimensuel dont le total est comptabilisé
par la société ;
3- 2 Compte transitoire : Ce compte d'attente
correspond à des opérations non encore résolues et qui
sont logées dans ce compte pour un meilleur suivi ;
3- 3 Utilisation du compte« 5118 »
Ce compte est utilisé pour les versements des « clients
comptant" pour mieux appréhender les fonds
disponibles à verser à la banque. De toutes les façons
cela ne change rien au résultat et donne une meilleure
lecture de l'Actif de la société puisqu'il est logé dans le
poste «Chèques ou valeurs à encaisser»;
3- 4 L'enregistrement comptable des effets à
l'escompte :
La société n'utilise pas d'effets à l'escompte. Quant aux
effets à l'encaissement, quelques clients les remettent
à la société « à vue » c'est à dire à l'échéance. C’est
pour cette raison qu’elle n'utilise pas le compte « Effets
à recevoir», mais en fin de compte à la date
d'encaissement, le compte client est crédité ;
3-.5 Tableau 12 «TVA» : la colonne de ce tableau est
conforme au solde du compte 4455 TVA Facturée : 241
571.68 dh et des comptes 34552 et 345528 TVA à
Récupérer soit : 1 144 635.3 dh ;
La Sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments du dossier et après
délibération, a décidé de consacrer le principe de la
remise en cause de la valeur probante de la
comptabilité de la société, au motif que les infractions
relevées par l’inspecteur constituent des irrégularités
graves prévues par l’article 213 du CGI et permettent à
l’administration de rectifier les chiffres déclarés.

A- Impôt sur les sociétés :

I- Contrôle quantitatif :

Attendu que l’inspecteur a procédé à un contrôle


quantitatif de l'article E1 1,5L, initié sur la base des
achats, des variations de stock, comparés aux ventes
déclarées.

Ce contrôle a révélé une insuffisance des chiffres


d'affaires déclarés. En conséquence, et conformément
aux dispositions de l’article 213 du Code Général des
Impôts, la situation de la société a été régularisée ;

La méthode utilisée lors du contrôle réalisé se présente


de la façon suivante :

Quantité vendue reconstituée = Stock initial de E1 1,5L


+ Achats concernant cet article

 Avoirs sur achats - Stock final afférent audit


article

La comparaison des quantités vendues reconstituées,


aux quantités vendues déclarées, a donné lieu à des
écarts qui ont été valorisés aux prix de vente HT
pratiqués par la société.
Compte tenu de ces données, les insuffisances de
chiffre d'affaires ont été notifiées par exercice, comme
suit :

Exercice 2013 : 1 477 010,31 dhs


Exercice 2014 : 1 072 183,37dhs
Exercice 2015 : 728 131,15 dhs
Exercice 2016 1 416 742, 27 dhs

Attendu que la société rejette la reconstitution opérée


par l’administration et les résultats de ce contrôle
quantitatif, aux motifs suivants :

 Sa comptabilité est sincère et probante ;


 L'existence d'erreurs relevées dans le calcul
aussi bien des achats que celle des ventes en
quantités retenues par l’administration. Ces
erreurs sont retracées dans une liste non
exhaustive relatives à la détermination des
Achats en quantité de paquets de 12 bouteilles
(voir page 4/8 de sa deuxième réponse) et
aussi des quantités de ventes relevées (page
5/8 de la même réponse) ;
 L’administration maintient, malgré les
observations de la société, le prix unitaire de
vente de 50,6667 DH, alors que ce prix est
matériellement diminué sur la facture d'une
façon apparente de 10% ou 12% ;
 L’administration s’est donc limitée à une liste
exhaustive des remarques au lieu de revoir
l'ensemble des travaux de reconstitution, basés
sur des quantités erronées et sur un prix
unitaire de vente également erroné vu que ce
prix est diminué de remise de 10% à 12% tel
que développé dans sa première réponse ;
Attendu que le représentant de l’administration a
expliqué, séance tenante, que les observations de la
société concernant les erreurs sur les quantités, ont été
déjà prises en considération dans la détermination de
l’insuffisance du chiffre d’affaires au niveau de la
deuxième lettre de notification. Concernant le prix,
l’administration avance qu’elle a retenu le prix normal,
sans considération des remises qu’elle avance être
exceptionnelles portant sur une infime partie des
factures de ventes ;

Attendu que, séance tenante, la sous-commission a


sollicité de la société de préparer un contrôle
contradictoire tenant compte de l'ensemble des erreurs
(et non pas uniquement celles qu’elle donne à titre non
exhaustif) qu’elle avance être commises par
l’administration et aussi de l’ensemble des remises
accordées;

Attendu que, séance tenante, le représentant de la


société s’est déclaré incapable de communiquer un
contrôle contradictoire, vu la multiplicité des factures
manipulées par la société ;

Considérant que l’administration a relevé des


irrégularités graves de nature à remettre en cause la
valeur probante de la comptabilité, ce qui lui donne le
droit de reconstituer le chiffres d’affaires de la société,
et ce conformément aux dispositions de l’article 213 du
CGI ;

Considérant que l’administration a prouvé l’insuffisance


du chiffre d’affaires au moyen du contrôle quantitatif
effectué sur un échantillon représentatif des ventes;

Considérant que les quantités retenues pour les achats


et les ventes, ont été corrigées en fonction des
observations pertinentes de la société. Aussi, le prix
retenu reste un prix normal compte tenu du caractère
exceptionnel des factures contenant des remises ;

Considérant que la société n’a pas présenté un contrôle


contradictoire pour appuyer ses propos ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission


après avoir entendu les deux parties, étudié les
actes de la procédure, les pièces justificatives
présentées et après en avoir délibéré, a décidé
de maintenir les redressements notifiés, relatifs
au contrôle quantitatif.

Il- Articles vendus à un prix nul :

Attendu que l’inspecteur a relevé lors du contrôle des


factures de ventes comptabilisées en 2013,2014, 2015
et 2016, l’existence d’articles vendus à une valeur
commerciale nulle ;

Attendu que pour régulariser cette situation, ces ventes


ont été réévaluées au prix de vente pratiqué durant ces
exercices, et ce au motif que cette pratique constitue
une libéralité non admise fiscalement. Soit :

Exercice 2013 : 57 126,70dhs


Exercice 2014: 59 761,37dhs
Exercice 2015 : 46 588,03dhs
Exercice 2016 : 558 904,36dhs

Attendu que la société rejette ce redressement en


arguant que :

 Pour ces articles appelés « Gratuités», la


société ne fait que l'intermédiaire entre la
maison Oulmès et le Client. Et c'est Oulmès qui
accorde ces gratuités en les faisant distribuer
par le biais de la société. A la livraison de ces
gratuités, un bon signé par le client est
transmis au fournisseur « E2 » en vue de
délivrer à la société un « Avoir » ;
 Ce redressement qui augmente le Chiffre
d'affaires, constitue un double emploi avec cet
AVOIR comptabilisé en moins des achats, et
donc assimilé à un produit ;

Attendu que l’administration a assuré dans ses


réponses qu’il ne s’agit pas d’articles livrés pour le
compte de la société E2 dont elle n’est que
l’intermédiaire, mais ce sont des articles vendus à titre
gratuit aux clients et portés sur les factures de ventes ;

Attendu que séance tenante, le représentant de


l’administration a présenté des copies de factures de
ventes à des clients autres qu’E2, pour illustrer ses
propos ;

La Sous commission après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments du dossier, les
pièces justificatives présentées et après
délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement au motif que les gratuités
accordées aux clients constituent une libéralité
non admise fiscalement.

III- Charges non liées à l'exploitation:

Attendu que la vérification de la comptabilité a permis à


l’inspecteur de constater la comptabilisation d’une
charge non liée à l’exploitation, dont il a procédé à la
réintégration comme suit :
Exercice 2015 : 44 000,00 DH

Attendu que la société rejette ce redressement en


arguant que cette charge de 44 000.00 dh rentre dans
le cadre de la promotion commerciale organisée de
temps à autre en invitant les fournisseurs et les clients
acquis ou potentiels. Et que toute société commerciale
est tenue de recourir à des moyens de communication
pour améliorer ses résultats ;

Considérant que la société n’a pas justifié que la


réception dont il s’agit - dont une copie de la facture a
été présentée, séance tenante, par le représentant de
l’administration- a été organisée pour les besoins de
l’exploitation, notamment par la désignation des
bénéficiaires et du lieu de son déroulement;

Pour ce considérant, la Sous-commission après


avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments du dossier, et après délibération, a
décidé de maintenir ce chef de redressement.

IV- Intérêts débiteurs non décomptés:

Attendu que l’examen de la comptabilité a permis de


relever des comptes présentant constamment un solde
débiteur. Constatant qu’une partie de la trésorerie est
acquise en partie à titre onéreux, et que la société n'a
pas comptabilisé parmi ses produits, les intérêts en
rémunération des montants accordés, l’inspecteur a
proposé une rémunération au taux normal de 6,5%
pour régulariser cette libéralité non admise fiscalement,
soit :

Exercices 2012 à 2016 : 17 617.71 par exercice


NB/ exercice 2012 prescrit
Attendu que la société rejette ces redressement et
rappelle qu'il ne s'agit pas de montants accordés car
elle n'est pas dans le bénévolat mais il s'agit bien de
factures de ventes dont elle réclame à ce jour le
paiement auprès de ses clients avec lesquels elle tient
à préserver une bonne relation et qu’elle ne veut pas
perdre ;

Considérant qu’il s’agit de créances anciennes non


réclamées par la société, la facilité de paiement
accordée à ces clients constitue une libéralité non
admise fiscalement, qu’il convient de régulariser ;

Considérant que le taux d’intérêt appliqué par


l’inspecteur est normal compte tenu des taux d’intérêts
appliqués par les banques aux découverts ;

Considérant que la société a accepté séance tenante ce


redressement ;

Pour ces considérants, la Sous- commission après


avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments du dossier, et après délibération, a
décidé de maintenir les redressements notifiés.

B- Redressements en Matière De L’IS Retenue a


La Source

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir les redressements fixés en matière d’I.S,
ayant une incidence sur la base de la retenue sur les
produits des actions, parts sociales et revenus assimilés
prévue à l’article 13 du CGI, et ce conformément aux
dispositions de l’article 222 - B du CGI.
C- RAPPELS DE TVA

I- TVA sur chiffre d'affaires:

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir la TVA sur l’insuffisance de chiffres d’affaires
résultant du contrôle quantitatif, et ce comme il a été
motivé dans la partie relative à l’IS.

II- TVA sur articles vendus à un prix nul:

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir les rappels de TVA découlant du
redressement relatif aux articles vendus à un prix nul,
et ce comme il a été motivé dans la partie relative à
l’IS.

III -TV A sur charges non liées à l'exploitation :

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir ce rappel comme il a été motivé dans la
partie relative à l’IS.

IV- TVA sur intérêts débiteurs non décomptés :

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir les rappels de TVA au taux de découlant de
l'application d’intérêts aux comptes débiteurs au taux
de 10%, acceptés séance tenante par la société.

V- TV A sur encaissements non déclarés :


Attendu que le rapprochement opéré par l’inspecteur,
entre d'une part les encaissements ressortant des
relevés bancaires, et les encaissements déclarés à la
TVA, a abouti à des insuffisances de déclaration des
encaissements taxables au titre des années 2012 à
2015, dont il a rappelé la TVA au taux de 20% comme
suit :

Année 2012 2013 2014 2015


TVA à rappeler 105 812,18 176 009,49 3094,09 30 457,04

Attendu que la société rejette ces rappels au motif


qu’aucun détail ne lui a été communiqué pour lui
permettre de répondre. Par ailleurs, elle confirme que
les encaissements figurant dans la colonne «Crédit» du
relevé bancaire, ainsi qu'au crédit du compte «Clients»
ont été tous déclarés à la TVA ;

La Sous- commission après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments du dossier, et après
délibération, a décidé d’abandonner les rappels notifiés
au motif que l’administration n’a donné aucun détail
des encaissements reconstitués et aussi des
encaissements non déclarés.

VI- TVA sur encaissements déclarés hors délai :

Attendu que l'examen des déclarations de TVA


souscrites par la société, a permis à l’inspecteur de
relever que des encaissements ont été déclarés hors
délai, Ainsi les taxes correspondantes sont passibles de
majorations et pénalités prévues aux articles 184 et
208 du CGI.
Soit une TVA correspondante passible des majorations
et pénalité de :

Année 2012 2013 2014 2015


TVA passible de pénalités 1 015 796,57 849 838,77 422 595,71 1 035 229,83

Attendu que la société rejette ces rappels en arguant


que des erreurs ont été relevées dans l'élaboration du
détail des encaissements, dont quelques-unes sont
citées ci-après avec pièces jointes :

 Janvier 2015 : l’administration a inclus à tort


dans les encaissements la somme de
150.000.00 dh représentant une somme versée
par chèque de l'associé au compte bancaire de
la société suite à un versement par chèque le
26/12/2014 de 150 000.00 DH comptabilisé au
crédit du compte courant d'associé en 2014
(26/12/2014). Ce chèque n'a été passé par la
banque que le 6 janvier 2015 ;
 Les encaissements de 2013 de 410 000,00 DH
et 510 000,00 DH, représentent la participation
d'une personne pour la réalisation d'un projet
avec la société. Ce projet n'ayant pas abouti, la
société lui a remboursé le montant de sa quote-
part ;
 Avril 2014 : dans les encaissements,
l’administration a inclus par mégarde la somme
de 13 884,47 dh représentant un
remboursement sur un contrat Leasing de E3 ;
 Octobre 2015 : l’administration a omis de
déduire un chèque impayé de 30 622 ,58 dh ;
Considérant que l’administration a déjà corrigé les TVA
passibles de pénalités des montants justifiés suivants :

2014: 13 884,57
2015 : 30 622,58

Considérant que l’administration, lors du calcul des


montants passibles de pénalités, n’a pas, tenu compte
des déclarations mensuelles déposées par la société,
notamment les crédits déclarés ;

Pour tous ces considérants, la Sous commission


après avoir étudié les éléments du dossier,
analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération, a décidé d’abandonner les
rappels notifiés.

Président de la sous-commission :
M. G . H

Membres de la de la sous-commission :
Mme. M . F
M. T . S

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 222 : Régularisation de l'impôt


retenu à l a source
 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de
l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.S. : Article 13 : Produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés
 TR: CGI : Article 184 : Sanctions pour défaut ou
retard dans le dépôt des déclarations fiscales et
des actes et conventions
 TR: CGI : Article 208 : Sanctions pour paiement
tardif des impôts, droits et taxes
Réference du dossier: MjAxOC03MDE=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 17/09/2019

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Ste E
Adresse : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IS -IS/PA et TVA
Exercice vérifié : 2013 à 2016

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société a reçu la 2ème lettre de
notification le 08/08/2018 ;

Attendu que la société a répondu à la deuxième lettre


de notification en date du 05/09/2018, en formulant sa
demande de pourvoi devant la Commission Nationale
du Recours Fiscal (CNRF) ;

Attendu que le recours de la société et les documents


relatifs aux actes de la procédure contradictoire ont été
transmis à la CNRF en date du 24/10/2018 ;

Attendu que le présent dossier a été programmé pour la


séance du 25/06/2019 pour être examiné par la sous-
commission, et que cette dernière a reporté l’examen
du litige à la séance du 17/09/2019 pour reconvoquer la
société ;

Attendu qu’à ladite séance, la sous-commission a pris


acte de la présence des représentants de
l’administration et celui de la société;;

Attendu que la sous-commission a pris acte de


l’absence des membres représentants des
contribuables, dûment convoqués ;
Constatant que les conditions de forme sont réunies à
savoir :

Le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement est atteint ;

Le recours du contribuable est recevable en la forme,


du moment qu’il a été introduit dans le délai légal de 30
jours ;

La transmission de la requête et les documents relatifs


aux actes de la procédure contradictoire a été effectuée
dans le délai légal de trois mois prévu par les
dispositions de l’article 226 du C.G.I ;

Les parties ont été régulièrement informées de la date


à laquelle se tient cette réunion, et convoquées à cet
effet dans les formes prévues à l’article 219 du CGI ;

La sous-commission a décidé de passer à l’examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
Attendu que lors de l’examen de la comptabilité
présentée par la société au titre des exercices 2013 à
2016 en matière de l'impôt sur les sociétés et de l'IR/RS
, et des années 2012à 2016 en matière de la taxe sur la
valeur ajoutée, l’inspecteur a relevé les irrégularités et
anomalies détaillées ci-après :

Irrégularités et anomalies comptables relevées :


1. Défaut de présentation d'une comptabilité
tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI :

o Défaut de présentation des livres légaux, soit le


livre journal et le livre d’inventaire coté et
paraphé ;
o Absence des inventaires de marchandises et de
matières et fournitures. De même, l’inspecteur
constate que ces stocks sont restés constants
durant toute la période vérifiée, pour les montants
de 1 283 156,36 dhs et 1 072 705,17 dhs ;
o La comptabilisation de plusieurs factures de
charges regroupées dans une seule écriture
comptable en infraction à l’article 1 de la loi n°
9/88 relative aux dispositions comptables des
commerçants ;

(CF exemples 1re lettre de notification)

o Le non respect de l’enregistrement comptable au


jour le jour dans le journal en infraction à l’article 1
de la loi n° 9/88 relative aux dispositions
comptables des commerçants ;
o (CF exemples 1re lettre de notification)
o Défaut de comptabilisation de certaines factures ;

(CF détail 1re lettre de notification)

Autres anomalies :

o La reconstitution du chiffre d’affaires de la société


sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré ;
o Le défaut de réintégration au niveau du tableau de
passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;

Attendu que le contribuablen’a émis aucune


observation, nirejet pour chacune des irregularities
relevées par l’inspecteur ;
Considérant que la société n’a contesté ni les
irrégularités notifiées, ni le caractère non probant de sa
comptabilité ;

Considérant que les irrégularités relevées sont graves


au sens de l’article 213 du CGI, et permettent la remise
en cause de la valeur probante de la comptabilité
présentée ;

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération a décidé de maintenir le caractère non
probant de la comptabilité tel que notifié par
l’administration fiscale.

I- Impôt sur les Sociétés :


Ventes de marchandises non déclarées :
Attendu que l’inspecteur a constaté l’existence de
stocks de marchandises, matières et fournitures
consommables, restés constants de 2013 à 2016, et
qu’il les a considérés comme étant revendus sans être
déclarés en tant que chiffre d’affaires.
Leur chiffre d’affaires a été reconstitué sur la base d’un taux de marge de 20%.

Stocks constate VALEUR

Marchandises 1 283 156,36

Matières et fournitures consommables 1072 705,17

Total 2 355 861,53

Taux de marge appliquee 20%

Ca reconstitue 2 944 826,91

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


en avançant que :
o Les matières et fournitures consommables d’une
valeur de 1 072 705,17 dhs ont été détruites par
l’usure sur le chantier de E1 de Khouribga par le
fait de litiges avec le personnel travaillant sur ce
chantier et n’ont pas permis à la société d’enlever
ces matières et fournitures ;
o Des problèmes sociaux que connaissaient la région
par des grèves et blocages des entrées et sorties
au chantier par les habitants et la population
résidant à proximité du chantier de E1 ;
o Durant cette période la société ne pouvait déposer
des plaintes ni à la gendarmerie royale, ni au
tribunal pour des raisons de sécurité ;
o Les marchandises, d’une valeur de 1 283 156,36
dhs composées de sables et de gravettesont été
détruites par le fait de l’absence de gardiennage et
de l’abandon. De même, les camions pour
transporter cette marchandise et l’entreposer dans
un autre endroit ont été saisis par les sociétés de
crédit et de leasing ;
o La société a fourni dans sa réponse une déclaration
sur l’honneur, établi par le gérant en date du
10/01/2018, jointe à sa réponse à la 1re lettre de
notification, dans laquelle il a relaté ces faits ;

Considérant que les irrégularités relevées sont graves


et permettent à l’administration de redresser le chiffre
d’affaires tels que prévues par les dispositions de
l’article 213 du CGI ;

Considérant que les arguments de la société quant à la


perte de stocks de marchandises, matières et
fournitures consommables, ne sont pas justifiés par des
documents fiables et probants ;
Considérant que le redressement notifié par
l’inspecteur,dans la nouvelle base de l’exercice 2016, a
concerné le chiffre d’affaires reconstitué, alors qu’il
devait se limiter à la marge uniquement ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu les deux parties, étudié les éléments de la
procédure et analysé les arguments de chacune des
parties et après délibération a décidé de maintenir ce
redressement à concurrence de la marge découlant de
la reconstitution du chiffre d’affaires notifiée.

Il- RALS/PA
Le redressement maintenu au niveau de l’impôt sur les
sociétés, ayant une incidence sur la base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés est
passible de la retenue à la source, en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

III- Taxe sur la Valeur Ajoutée


1- TVA sur Ventes non déclarées :
Attendu que l’inspecteur a notifié les rappels de la TVA,
au titre de l’année 2016, calculés sur la base du chiffre
d’affaires non déclarés hors taxe, au taux de 20%.

Attendu que la société a contesté les rappels sur


insuffisance de chiffre d’affaires notifiés par l’inspecteur
pour les mêmes motifs que ceux relatifs à l’impôt sur
les sociétés ;

La sous-commission, après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments de la procédure et après
délibération, a décidé de maintenir ledit rappel pour les
mêmes motifs évoqués au titre de l’IS.
2- TVA sur encaissements :
Attendu que l’inspecteur a notifié que l’exploitation des
relevés bancaires présentés par la société, et le
rapprochement entre les encaissements et les
déclarations de TVA, ont permis de déterminer des
encaissements clients non déclarés à la TVA au titre des
années 2012 à 2015 ;

(Cf détail dans la 1re lettre de notification)

Attendu que la société a contesté lesdits rappels sur


encaissements en avançant que :

o Les effets escomptés et retournés impayés dont la


majorité représentent des acomptes sur des
prestations de transport non réalisées et sont
retournés à leur émetteurs ;
o Les encaissements réellement encaissés ont été
déclarées par la société ;

Considérant qu’aucun justificatif n’a été fourni par la


société ni dans ses réponses, ni séance tenante ;

Pour ce considérant, la sous-commission après


délibération a décidé de maintenir ce rappel.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

President
M. H . G

Membres
M. K . B
M. O . B
Réference du dossier: MjAxOC0zMzU=

La Commission Nationale Du Recours Fiscal


Séance du 17/01/2019

I- Désignation du contribuable :

Contribuable : E
Adresse : Mohammedia
Impôts et taxes : IS- RAS/PA-TVA
Exercices : 2012 à 2016

II- Motifs et détails des décisions

En la forme

 Attendu que l’administration a remis la 2ème


lettre de notification à la société en date du
26/02/2018 ;
 Attendu que la société a répondu en date du
23/03/2018 et a demandé le pourvoi devant la
commission nationale du recours fiscal (CNRF) ;
 Attendu que la requête de la société et les
autres actes de la procédure contradictoire, ont
été communiqués à la CNRF le 15/05/2018 ;
 Attendu que le dossier a été programmé pour la
séance du 01/11/2018 et reportée à celle du
17/01/2019, à la demande du représentant de
la société ;
 Attendu qu’à cette date, la sous-commission a
pris acte de la présence du représentant de
l’administration et de celui de la société ;
 Attendu que les membres représentants des
contribuables, dûment convoqués n’ont pas fait
acte de présence ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :

 Le quorum légal lui permettant de statuer


valablement est atteint ;
 La transmission du dossier fiscal a été effectuée
dans le délai légal de 3 mois prévu par les
dispositions de l’article 226-II du Code Général
des Impôts.
 Le recours de la société est recevable en la
forme, du moment qu’il a été exercé dans le
délai de 30 jours prévu par les dispositions de
l’article 220-II du Code sus visé ;
 Les parties ont été régulièrement informées de
la première date à laquelle se tient cette
réunion, et convoquées à cet effet dans les
formes prévues à l’article 219 du CGI, puis
informées séance tenante de la date du report ;

La sous-commission décide, par conséquent, de passer


à l’examen du fond des points litigieux soumis à son
appréciation.

Au fond :

Attendu, que suite à la vérification de la comptabilité


des exercices soumis au contrôle, l’inspecteur a relevé
les irrégularités suivantes:
1- Défaut de présentation d’une comptabilité tenue
conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI
et de la loi 09-88 relative aux obligations comptables
des commerçants :

1- 1 La majorité des factures de ventes ne comportent


pas les références et le mode de paiement ;
1- 2 Les factures de ventes délivrées par la société à
ses clients (salariés) dans le cadre de la vente en
tournée, ne font pas mention du numéro d’imposition à
la taxe professionnelle desdits clients ;
1- 3 Le non respect de l’ordre chronologique des
opérations de ventes ;
1- 4 Infractions aux dispositions de l’article 6 de la 09-
88 relative aux obligations comptables des
commerçants : le bilan et le CPC ne sont pas transcrits
sur le livre d’inventaire de la société ;

2- dissimulation de ventes dont la preuve est détenue


par l’administration ;
3- Transgression au principe de clarté stipulé par les
dispositions du CGNC :

3- 1 Les réductions commerciales, matérialisées par les


avoirs ne font pas l'objet dune comptabilisation
distincte des achats, alors qu'elles ne sont pas portées
directement sur les factures ;
3- 2 Le compte transitoire ou d'attente débiteur (3497)
n’est pas soldé tout au long des exercices vérifiés. Or
ce compte doit normalement être soldé en fin
d'exercice ;
3- 3 L'utilisation directe du compte «ventes au
comptant» pour l'enregistrement des opérations de la
vente au comptant sans passer par le compte client ;
3- 4 L’enregistrement comptable de l'escompte des
effets de commerce par le crédit du compte «Client» et
le débit du compte «-banque», ce qui explique
l’absence du solde créditeur du crédit d'escompte à la
fin de l'année 2012, malgré l'escompte de deux effets
dont la date d'échéance est en 2013 ;
3- 5 Le tableau 12 pour l'année 2015 est mal servi, et la
TVA sur opération comptables de l'exercice est erronée.
En effet, sur le tableau 12 la TVA, est de 241 571,68
dhs, alors que le montant sur le Grand Livre est de 7
983 115,59 dh.

Attendu que l’inspecteur a considéré que ces


irrégularités et anomalies sont de nature à mettre en
cause la valeur probante de la comptabilité de la
société et permettent, par conséquent la reconstitution
du chiffre d'affaires, conformément aux dispositions des
articles 213 du CGI et 23 de la loi n°9- 88 complétée et
modifiée par la loi 44-03 relative aux obligations
comptables des commerçants ;

Attendu qu’en réponse la société avance que sa


comptabilité est sincère et probante et qu'elle ne
comporte aucune irrégularité de nature à permettre
une reconstitution de ses chiffres d'affaires. Elle avance
les explications et précisions suivantes :

1- 1 La majorité des ventes ne comportent pas les


références et le mode de paiement : Il arrive de rares
fois que le mode de paiement ne soit pas mentionné et
cela ne représente qu'une infime quantité par rapport à
des milliers de factures traitées. Par ailleurs, sur les
journaux on trouve la date et le mode de paiement
(espèces, virements, chèques), cependant cela ne nuit
pas à la sincérité de la comptabilité ni au résultat ;
1- 2 Les factures de ventes délivrées par la société à
ses clients (salariés) : Il n’y a pas de ventes en
tournées, ce sont les propres salariés chauffeurs-
livreurs qui livrent les commandes reçues par la société
dans la quasi-totalité par téléphone ;
1- 3 Le non respect de l'ordre chronologique des
opérations :
L’administration n'a relevé aucune facture manquante
ni série de factures manquantes, cela prouve que
toutes les livraisons, sans exception, font l'objet de
factures éditées automatiquement suivant un logiciel
de facturation ;
1-4 et 1-5 Livre d'inventaire et livre journal :
En ce qui concerne les journaux paraphés l'essentiel est
que les renseignements qui y sont mentionnés
correspondent fidèlement à la Balance des comptes, au
Grand livre et au Bilan et contiennent les données
relatives à la période vérifiée et même celles des
années antérieures ;
1-6 Opérations de vente totalisées à la fin du mois :
Conformément à la loi 44-03 relative aux obligations
comptables des commerçants, le procédé de
comptabilisation repose sur un système centralisateur.
Suivant le logiciel des ventes, le journal des ventes
édite toutes les factures en compte et comptant suivant
un ordre chronologique et numérique. Le total de ce
journal correspond fidèlement aux deux journaux
auxiliaires «Vente en compte» et « Ventes comptant»
qu’elle exploite en comptabilité ;
1-7 Relevés bimensuels du Fournisseur principal :
Le seul fournisseur de marchandise de la société : «Les
eaux Minérales Oulmès» lui envoie un relevé bimensuel
de ses achats. Du moment que ce relevé reprend la
totalité des factures et avoirs en détail contrôlable, cela
ne fausse pas la sincérité et la régularité de la
comptabilité ;
1- 8 Ventes comptant : manque références de la pièce
justificative Les références de la pièce justificative (date
et numéro de facture) est clairement mentionné sur le
journal des ventes regroupant les ventes au comptant
et les ventes en compte ;

2- Dissimulation des ventes : Il s'agit plutôt d’erreurs de


calcul commises par l’administration dans la
détermination des quantités des achats et des prix de
vente unitaires appliqués tel qu'expliqué dans le
paragraphe l- Reconstitution des achats et du Chiffre
d'affaires ci-dessous (chapitre 2- IS)

3- Transgression au principe de clarté

3-1 Comptabilisation des Avoirs : un avoir inclus dans


une facture n'est pas comptabilisé séparément mais
c'est le net de la facture qui est comptabilisé. Quant
aux avoirs séparés ils sont inévitablement
comptabilisés et sans aucune exception, la preuve en
est que l'ensemble des factures et avoirs sont inclus
dans le Relevé bimensuel dont le total est comptabilisé
par la société ;
3- 2 Compte transitoire : Ce compte d'attente
correspond à des opérations non encore résolues et qui
sont logées dans ce compte pour un meilleur suivi ;
3- 3 Utilisation du compte« 5118 »
Ce compte est utilisé pour les versements des « clients
comptant" pour mieux appréhender les fonds
disponibles à verser à la banque. De toutes les façons
cela ne change rien au résultat et donne une meilleure
lecture de l'Actif de la société puisqu'il est logé dans le
poste «Chèques ou valeurs à encaisser»;
3- 4 L'enregistrement comptable des effets à
l'escompte :
La société n'utilise pas d'effets à l'escompte. Quant aux
effets à l'encaissement, quelques clients les remettent
à la société « à vue » c'est à dire à l'échéance. C’est
pour cette raison qu’elle n'utilise pas le compte « Effets
à recevoir», mais en fin de compte à la date
d'encaissement, le compte client est crédité ;
3-.5 Tableau 12 «TVA» : la colonne de ce tableau est
conforme au solde du compte 4455 TVA Facturée : 241
571.68 dh et des comptes 34552 et 345528 TVA à
Récupérer soit : 1 144 635.3 dh ;
La Sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments du dossier et après
délibération, a décidé de consacrer le principe de la
remise en cause de la valeur probante de la
comptabilité de la société, au motif que les infractions
relevées par l’inspecteur constituent des irrégularités
graves prévues par l’article 213 du CGI et permettent à
l’administration de rectifier les chiffres déclarés.

A- Impôt sur les sociétés :

I- Contrôle quantitatif :

Attendu que l’inspecteur a procédé à un contrôle


quantitatif de l'article E1 1,5L, initié sur la base des
achats, des variations de stock, comparés aux ventes
déclarées.

Ce contrôle a révélé une insuffisance des chiffres


d'affaires déclarés. En conséquence, et conformément
aux dispositions de l’article 213 du Code Général des
Impôts, la situation de la société a été régularisée ;

La méthode utilisée lors du contrôle réalisé se présente


de la façon suivante :

Quantité vendue reconstituée = Stock initial de E1 1,5L


+ Achats concernant cet article

 Avoirs sur achats - Stock final afférent audit


article

La comparaison des quantités vendues reconstituées,


aux quantités vendues déclarées, a donné lieu à des
écarts qui ont été valorisés aux prix de vente HT
pratiqués par la société.
Compte tenu de ces données, les insuffisances de
chiffre d'affaires ont été notifiées par exercice, comme
suit :

Exercice 2013 : 1 477 010,31 dhs


Exercice 2014 : 1 072 183,37dhs
Exercice 2015 : 728 131,15 dhs
Exercice 2016 1 416 742, 27 dhs

Attendu que la société rejette la reconstitution opérée


par l’administration et les résultats de ce contrôle
quantitatif, aux motifs suivants :

 Sa comptabilité est sincère et probante ;


 L'existence d'erreurs relevées dans le calcul
aussi bien des achats que celle des ventes en
quantités retenues par l’administration. Ces
erreurs sont retracées dans une liste non
exhaustive relatives à la détermination des
Achats en quantité de paquets de 12 bouteilles
(voir page 4/8 de sa deuxième réponse) et
aussi des quantités de ventes relevées (page
5/8 de la même réponse) ;
 L’administration maintient, malgré les
observations de la société, le prix unitaire de
vente de 50,6667 DH, alors que ce prix est
matériellement diminué sur la facture d'une
façon apparente de 10% ou 12% ;
 L’administration s’est donc limitée à une liste
exhaustive des remarques au lieu de revoir
l'ensemble des travaux de reconstitution, basés
sur des quantités erronées et sur un prix
unitaire de vente également erroné vu que ce
prix est diminué de remise de 10% à 12% tel
que développé dans sa première réponse ;
Attendu que le représentant de l’administration a
expliqué, séance tenante, que les observations de la
société concernant les erreurs sur les quantités, ont été
déjà prises en considération dans la détermination de
l’insuffisance du chiffre d’affaires au niveau de la
deuxième lettre de notification. Concernant le prix,
l’administration avance qu’elle a retenu le prix normal,
sans considération des remises qu’elle avance être
exceptionnelles portant sur une infime partie des
factures de ventes ;

Attendu que, séance tenante, la sous-commission a


sollicité de la société de préparer un contrôle
contradictoire tenant compte de l'ensemble des erreurs
(et non pas uniquement celles qu’elle donne à titre non
exhaustif) qu’elle avance être commises par
l’administration et aussi de l’ensemble des remises
accordées;

Attendu que, séance tenante, le représentant de la


société s’est déclaré incapable de communiquer un
contrôle contradictoire, vu la multiplicité des factures
manipulées par la société ;

Considérant que l’administration a relevé des


irrégularités graves de nature à remettre en cause la
valeur probante de la comptabilité, ce qui lui donne le
droit de reconstituer le chiffres d’affaires de la société,
et ce conformément aux dispositions de l’article 213 du
CGI ;

Considérant que l’administration a prouvé l’insuffisance


du chiffre d’affaires au moyen du contrôle quantitatif
effectué sur un échantillon représentatif des ventes;

Considérant que les quantités retenues pour les achats


et les ventes, ont été corrigées en fonction des
observations pertinentes de la société. Aussi, le prix
retenu reste un prix normal compte tenu du caractère
exceptionnel des factures contenant des remises ;

Considérant que la société n’a pas présenté un contrôle


contradictoire pour appuyer ses propos ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission


après avoir entendu les deux parties, étudié les
actes de la procédure, les pièces justificatives
présentées et après en avoir délibéré, a décidé
de maintenir les redressements notifiés, relatifs
au contrôle quantitatif.

Il- Articles vendus à un prix nul :

Attendu que l’inspecteur a relevé lors du contrôle des


factures de ventes comptabilisées en 2013,2014, 2015
et 2016, l’existence d’articles vendus à une valeur
commerciale nulle ;

Attendu que pour régulariser cette situation, ces ventes


ont été réévaluées au prix de vente pratiqué durant ces
exercices, et ce au motif que cette pratique constitue
une libéralité non admise fiscalement. Soit :

Exercice 2013 : 57 126,70dhs


Exercice 2014: 59 761,37dhs
Exercice 2015 : 46 588,03dhs
Exercice 2016 : 558 904,36dhs

Attendu que la société rejette ce redressement en


arguant que :

 Pour ces articles appelés « Gratuités», la


société ne fait que l'intermédiaire entre la
maison Oulmès et le Client. Et c'est Oulmès qui
accorde ces gratuités en les faisant distribuer
par le biais de la société. A la livraison de ces
gratuités, un bon signé par le client est
transmis au fournisseur « E2 » en vue de
délivrer à la société un « Avoir » ;
 Ce redressement qui augmente le Chiffre
d'affaires, constitue un double emploi avec cet
AVOIR comptabilisé en moins des achats, et
donc assimilé à un produit ;

Attendu que l’administration a assuré dans ses


réponses qu’il ne s’agit pas d’articles livrés pour le
compte de la société E2 dont elle n’est que
l’intermédiaire, mais ce sont des articles vendus à titre
gratuit aux clients et portés sur les factures de ventes ;

Attendu que séance tenante, le représentant de


l’administration a présenté des copies de factures de
ventes à des clients autres qu’E2, pour illustrer ses
propos ;

La Sous commission après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments du dossier, les
pièces justificatives présentées et après
délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement au motif que les gratuités
accordées aux clients constituent une libéralité
non admise fiscalement.

III- Charges non liées à l'exploitation:

Attendu que la vérification de la comptabilité a permis à


l’inspecteur de constater la comptabilisation d’une
charge non liée à l’exploitation, dont il a procédé à la
réintégration comme suit :
Exercice 2015 : 44 000,00 DH

Attendu que la société rejette ce redressement en


arguant que cette charge de 44 000.00 dh rentre dans
le cadre de la promotion commerciale organisée de
temps à autre en invitant les fournisseurs et les clients
acquis ou potentiels. Et que toute société commerciale
est tenue de recourir à des moyens de communication
pour améliorer ses résultats ;

Considérant que la société n’a pas justifié que la


réception dont il s’agit - dont une copie de la facture a
été présentée, séance tenante, par le représentant de
l’administration- a été organisée pour les besoins de
l’exploitation, notamment par la désignation des
bénéficiaires et du lieu de son déroulement;

Pour ce considérant, la Sous-commission après


avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments du dossier, et après délibération, a
décidé de maintenir ce chef de redressement.

IV- Intérêts débiteurs non décomptés:

Attendu que l’examen de la comptabilité a permis de


relever des comptes présentant constamment un solde
débiteur. Constatant qu’une partie de la trésorerie est
acquise en partie à titre onéreux, et que la société n'a
pas comptabilisé parmi ses produits, les intérêts en
rémunération des montants accordés, l’inspecteur a
proposé une rémunération au taux normal de 6,5%
pour régulariser cette libéralité non admise fiscalement,
soit :

Exercices 2012 à 2016 : 17 617.71 par exercice


NB/ exercice 2012 prescrit
Attendu que la société rejette ces redressement et
rappelle qu'il ne s'agit pas de montants accordés car
elle n'est pas dans le bénévolat mais il s'agit bien de
factures de ventes dont elle réclame à ce jour le
paiement auprès de ses clients avec lesquels elle tient
à préserver une bonne relation et qu’elle ne veut pas
perdre ;

Considérant qu’il s’agit de créances anciennes non


réclamées par la société, la facilité de paiement
accordée à ces clients constitue une libéralité non
admise fiscalement, qu’il convient de régulariser ;

Considérant que le taux d’intérêt appliqué par


l’inspecteur est normal compte tenu des taux d’intérêts
appliqués par les banques aux découverts ;

Considérant que la société a accepté séance tenante ce


redressement ;

Pour ces considérants, la Sous- commission après


avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments du dossier, et après délibération, a
décidé de maintenir les redressements notifiés.

B- Redressements en Matière De L’IS Retenue a


La Source

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir les redressements fixés en matière d’I.S,
ayant une incidence sur la base de la retenue sur les
produits des actions, parts sociales et revenus assimilés
prévue à l’article 13 du CGI, et ce conformément aux
dispositions de l’article 222 - B du CGI.
C- RAPPELS DE TVA

I- TVA sur chiffre d'affaires:

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir la TVA sur l’insuffisance de chiffres d’affaires
résultant du contrôle quantitatif, et ce comme il a été
motivé dans la partie relative à l’IS.

II- TVA sur articles vendus à un prix nul:

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir les rappels de TVA découlant du
redressement relatif aux articles vendus à un prix nul,
et ce comme il a été motivé dans la partie relative à
l’IS.

III -TV A sur charges non liées à l'exploitation :

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir ce rappel comme il a été motivé dans la
partie relative à l’IS.

IV- TVA sur intérêts débiteurs non décomptés :

La sous-commission après délibération, a décidé de


maintenir les rappels de TVA au taux de découlant de
l'application d’intérêts aux comptes débiteurs au taux
de 10%, acceptés séance tenante par la société.

V- TV A sur encaissements non déclarés :


Attendu que le rapprochement opéré par l’inspecteur,
entre d'une part les encaissements ressortant des
relevés bancaires, et les encaissements déclarés à la
TVA, a abouti à des insuffisances de déclaration des
encaissements taxables au titre des années 2012 à
2015, dont il a rappelé la TVA au taux de 20% comme
suit :

Année 2012 2013 2014 2015


TVA à rappeler 105 812,18 176 009,49 3094,09 30 457,04

Attendu que la société rejette ces rappels au motif


qu’aucun détail ne lui a été communiqué pour lui
permettre de répondre. Par ailleurs, elle confirme que
les encaissements figurant dans la colonne «Crédit» du
relevé bancaire, ainsi qu'au crédit du compte «Clients»
ont été tous déclarés à la TVA ;

La Sous- commission après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments du dossier, et après
délibération, a décidé d’abandonner les rappels notifiés
au motif que l’administration n’a donné aucun détail
des encaissements reconstitués et aussi des
encaissements non déclarés.

VI- TVA sur encaissements déclarés hors délai :

Attendu que l'examen des déclarations de TVA


souscrites par la société, a permis à l’inspecteur de
relever que des encaissements ont été déclarés hors
délai, Ainsi les taxes correspondantes sont passibles de
majorations et pénalités prévues aux articles 184 et
208 du CGI.
Soit une TVA correspondante passible des majorations
et pénalité de :

Année 2012 2013 2014 2015


TVA passible de pénalités 1 015 796,57 849 838,77 422 595,71 1 035 229,83

Attendu que la société rejette ces rappels en arguant


que des erreurs ont été relevées dans l'élaboration du
détail des encaissements, dont quelques-unes sont
citées ci-après avec pièces jointes :

 Janvier 2015 : l’administration a inclus à tort


dans les encaissements la somme de
150.000.00 dh représentant une somme versée
par chèque de l'associé au compte bancaire de
la société suite à un versement par chèque le
26/12/2014 de 150 000.00 DH comptabilisé au
crédit du compte courant d'associé en 2014
(26/12/2014). Ce chèque n'a été passé par la
banque que le 6 janvier 2015 ;
 Les encaissements de 2013 de 410 000,00 DH
et 510 000,00 DH, représentent la participation
d'une personne pour la réalisation d'un projet
avec la société. Ce projet n'ayant pas abouti, la
société lui a remboursé le montant de sa quote-
part ;
 Avril 2014 : dans les encaissements,
l’administration a inclus par mégarde la somme
de 13 884,47 dh représentant un
remboursement sur un contrat Leasing de E3 ;
 Octobre 2015 : l’administration a omis de
déduire un chèque impayé de 30 622 ,58 dh ;
Considérant que l’administration a déjà corrigé les TVA
passibles de pénalités des montants justifiés suivants :

2014: 13 884,57
2015 : 30 622,58

Considérant que l’administration, lors du calcul des


montants passibles de pénalités, n’a pas, tenu compte
des déclarations mensuelles déposées par la société,
notamment les crédits déclarés ;

Pour tous ces considérants, la Sous commission


après avoir étudié les éléments du dossier,
analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération, a décidé d’abandonner les
rappels notifiés.

Président de la sous-commission :
M. G . H

Membres de la de la sous-commission :
Mme. M . F
M. T . S

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 222 : Régularisation de l'impôt


retenu à l a source
 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de
l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.S. : Article 13 : Produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés
 TR: CGI : Article 184 : Sanctions pour défaut ou
retard dans le dépôt des déclarations fiscales et
des actes et conventions
 TR: CGI : Article 208 : Sanctions pour paiement
tardif des impôts, droits et taxes
Réference du dossier: MjAxOC03MDE=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 17/09/2019

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Ste E
Adresse : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IS -IS/PA et TVA
Exercice vérifié : 2013 à 2016

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société a reçu la 2ème lettre de
notification le 08/08/2018 ;

Attendu que la société a répondu à la deuxième lettre


de notification en date du 05/09/2018, en formulant sa
demande de pourvoi devant la Commission Nationale
du Recours Fiscal (CNRF) ;

Attendu que le recours de la société et les documents


relatifs aux actes de la procédure contradictoire ont été
transmis à la CNRF en date du 24/10/2018 ;

Attendu que le présent dossier a été programmé pour la


séance du 25/06/2019 pour être examiné par la sous-
commission, et que cette dernière a reporté l’examen
du litige à la séance du 17/09/2019 pour reconvoquer la
société ;

Attendu qu’à ladite séance, la sous-commission a pris


acte de la présence des représentants de
l’administration et celui de la société;;

Attendu que la sous-commission a pris acte de


l’absence des membres représentants des
contribuables, dûment convoqués ;
Constatant que les conditions de forme sont réunies à
savoir :

Le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement est atteint ;

Le recours du contribuable est recevable en la forme,


du moment qu’il a été introduit dans le délai légal de 30
jours ;

La transmission de la requête et les documents relatifs


aux actes de la procédure contradictoire a été effectuée
dans le délai légal de trois mois prévu par les
dispositions de l’article 226 du C.G.I ;

Les parties ont été régulièrement informées de la date


à laquelle se tient cette réunion, et convoquées à cet
effet dans les formes prévues à l’article 219 du CGI ;

La sous-commission a décidé de passer à l’examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
Attendu que lors de l’examen de la comptabilité
présentée par la société au titre des exercices 2013 à
2016 en matière de l'impôt sur les sociétés et de l'IR/RS
, et des années 2012à 2016 en matière de la taxe sur la
valeur ajoutée, l’inspecteur a relevé les irrégularités et
anomalies détaillées ci-après :

Irrégularités et anomalies comptables relevées :


1. Défaut de présentation d'une comptabilité
tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI :

o Défaut de présentation des livres légaux, soit le


livre journal et le livre d’inventaire coté et
paraphé ;
o Absence des inventaires de marchandises et de
matières et fournitures. De même, l’inspecteur
constate que ces stocks sont restés constants
durant toute la période vérifiée, pour les montants
de 1 283 156,36 dhs et 1 072 705,17 dhs ;
o La comptabilisation de plusieurs factures de
charges regroupées dans une seule écriture
comptable en infraction à l’article 1 de la loi n°
9/88 relative aux dispositions comptables des
commerçants ;

(CF exemples 1re lettre de notification)

o Le non respect de l’enregistrement comptable au


jour le jour dans le journal en infraction à l’article 1
de la loi n° 9/88 relative aux dispositions
comptables des commerçants ;
o (CF exemples 1re lettre de notification)
o Défaut de comptabilisation de certaines factures ;

(CF détail 1re lettre de notification)

Autres anomalies :

o La reconstitution du chiffre d’affaires de la société


sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré ;
o Le défaut de réintégration au niveau du tableau de
passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;

Attendu que le contribuablen’a émis aucune


observation, nirejet pour chacune des irregularities
relevées par l’inspecteur ;
Considérant que la société n’a contesté ni les
irrégularités notifiées, ni le caractère non probant de sa
comptabilité ;

Considérant que les irrégularités relevées sont graves


au sens de l’article 213 du CGI, et permettent la remise
en cause de la valeur probante de la comptabilité
présentée ;

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération a décidé de maintenir le caractère non
probant de la comptabilité tel que notifié par
l’administration fiscale.

I- Impôt sur les Sociétés :


Ventes de marchandises non déclarées :
Attendu que l’inspecteur a constaté l’existence de
stocks de marchandises, matières et fournitures
consommables, restés constants de 2013 à 2016, et
qu’il les a considérés comme étant revendus sans être
déclarés en tant que chiffre d’affaires.
Leur chiffre d’affaires a été reconstitué sur la base d’un taux de marge de 20%.

Stocks constate VALEUR

Marchandises 1 283 156,36

Matières et fournitures consommables 1072 705,17

Total 2 355 861,53

Taux de marge appliquee 20%

Ca reconstitue 2 944 826,91

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


en avançant que :
o Les matières et fournitures consommables d’une
valeur de 1 072 705,17 dhs ont été détruites par
l’usure sur le chantier de E1 de Khouribga par le
fait de litiges avec le personnel travaillant sur ce
chantier et n’ont pas permis à la société d’enlever
ces matières et fournitures ;
o Des problèmes sociaux que connaissaient la région
par des grèves et blocages des entrées et sorties
au chantier par les habitants et la population
résidant à proximité du chantier de E1 ;
o Durant cette période la société ne pouvait déposer
des plaintes ni à la gendarmerie royale, ni au
tribunal pour des raisons de sécurité ;
o Les marchandises, d’une valeur de 1 283 156,36
dhs composées de sables et de gravettesont été
détruites par le fait de l’absence de gardiennage et
de l’abandon. De même, les camions pour
transporter cette marchandise et l’entreposer dans
un autre endroit ont été saisis par les sociétés de
crédit et de leasing ;
o La société a fourni dans sa réponse une déclaration
sur l’honneur, établi par le gérant en date du
10/01/2018, jointe à sa réponse à la 1re lettre de
notification, dans laquelle il a relaté ces faits ;

Considérant que les irrégularités relevées sont graves


et permettent à l’administration de redresser le chiffre
d’affaires tels que prévues par les dispositions de
l’article 213 du CGI ;

Considérant que les arguments de la société quant à la


perte de stocks de marchandises, matières et
fournitures consommables, ne sont pas justifiés par des
documents fiables et probants ;
Considérant que le redressement notifié par
l’inspecteur,dans la nouvelle base de l’exercice 2016, a
concerné le chiffre d’affaires reconstitué, alors qu’il
devait se limiter à la marge uniquement ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu les deux parties, étudié les éléments de la
procédure et analysé les arguments de chacune des
parties et après délibération a décidé de maintenir ce
redressement à concurrence de la marge découlant de
la reconstitution du chiffre d’affaires notifiée.

Il- RALS/PA
Le redressement maintenu au niveau de l’impôt sur les
sociétés, ayant une incidence sur la base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés est
passible de la retenue à la source, en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

III- Taxe sur la Valeur Ajoutée


1- TVA sur Ventes non déclarées :
Attendu que l’inspecteur a notifié les rappels de la TVA,
au titre de l’année 2016, calculés sur la base du chiffre
d’affaires non déclarés hors taxe, au taux de 20%.

Attendu que la société a contesté les rappels sur


insuffisance de chiffre d’affaires notifiés par l’inspecteur
pour les mêmes motifs que ceux relatifs à l’impôt sur
les sociétés ;

La sous-commission, après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments de la procédure et après
délibération, a décidé de maintenir ledit rappel pour les
mêmes motifs évoqués au titre de l’IS.
2- TVA sur encaissements :
Attendu que l’inspecteur a notifié que l’exploitation des
relevés bancaires présentés par la société, et le
rapprochement entre les encaissements et les
déclarations de TVA, ont permis de déterminer des
encaissements clients non déclarés à la TVA au titre des
années 2012 à 2015 ;

(Cf détail dans la 1re lettre de notification)

Attendu que la société a contesté lesdits rappels sur


encaissements en avançant que :

o Les effets escomptés et retournés impayés dont la


majorité représentent des acomptes sur des
prestations de transport non réalisées et sont
retournés à leur émetteurs ;
o Les encaissements réellement encaissés ont été
déclarées par la société ;

Considérant qu’aucun justificatif n’a été fourni par la


société ni dans ses réponses, ni séance tenante ;

Pour ce considérant, la sous-commission après


délibération a décidé de maintenir ce rappel.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

President
M. H . G

Membres
M. K . B
M. O . B
Réference du dossier: MjAxNy0yMTE=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 15/03/2018

I. Identification du contribuable :

Raison sociale : Société E.


Adresse : Mohammedia.
Nature de l'impôt : IS; IS/PA; TVA; IR/ salaires;

II. Motifs et détails des décisions :

Attendu que le dossier a été programmé pour la séance


du 09/11/2017 pour être examiné par la Sous-
commission, il a été reporté à la séance du 18/01/2018
puis du 08/03/2018 puis du 15/03/2018 à la demande
de la société pour conclure un accord à l'amiable avec
l'Administration fiscale ;

Attendu que la décision de la Commission Locale de


Taxation a été notifiée à la société le 17/01/2017 et à
l'Administration fiscale le 31/03/2017 ;

Attendu que la société a introduit un recours auprès de


la CNRF en date du 17/03/2017 ;

Attendu que l'Administration fiscale a introduit un


recours auprès de la CNRF en date du 20/03/2017 ;

Attendu que la demande de transmission du dossier


fiscal a été faite à l'Administration Fiscale en date du
22/03/2017 ;

Attendu que le dossier fiscal a été transmis à la CNRF


en date du 31/03/2017 ;
Attendu qu'à la date de la séance du 15/03/2018, la
sous-commission a pris acte de la présence du
représentant de l'administration fiscale et de la
société ;

Attendu que les représentants de la profession dûment


convoqués, n'ont pas été présents ;

Constatant que toutes les conditions de forme sont


réunies à savoir :

o Le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement est atteint (cf. PV de la réunion) ;
o Les parties ont été régulièrement informées de
la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues
par l'article 219 du CGI ;
o Les représentants des contribuables
régulièrement informées de la date à laquelle
se tient cette réunion, et convoquées à cet effet
dans les formes prévues par l'article 219 du
CGI, n'ont pas fait acte de présence ;
o La transmission des documents relatifs aux
actes de la procédure contradictoire a été
effectuée dans le délai légal de 30 jours prévu
par les dispositions de l'article 220 du C.G.I ;
o Les recours de la société et de que
l'Administration fiscale sont recevables en la
forme ;

La sous-commission décide de passer à l'examen des


points litigieux quant au fond.

Au fond :
Attendu que la société a soulevé l'existence de vices de
formes au niveau de la procédure de contrôle fiscal
comme suit :

o Remise de l'Avis de Vérification et de la Charte


du Contribuable à la Société non contenus dans
un pli Fermé. Par ailleurs, M. Y n'était pas DG
de la société au moment de la remise;
o Tous les documents notifiés à la société dans le
cadre de la vérification fiscale n'ont pas été
remis à l'adresse du siège social conformément
à l'article 219 du CGI mais dans un deuxième
local de la société ;

Attendu que la CLT s’est déclarée incompétente


concernant les vices de formes ;

Attendu que l'inspecteur a précisé que les documents


précités avaient été valablement notifiés dans les
formes prévues à l'article 219 du CGI entre les mains de
MR A.Y Directeur Adjoint de la société E au sein des
locaux de la société ;

Considérant que les vices de formes soulevés par la


société ne sont pas prévus expressément par le CGI
comme motifs de nullité de la procédure, et que la
société a fait usage de ses droits de défense et de
recours devant la CNRF prévus par le CGI ;

Pour cette considération et après avoir analysé les


arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la Sous-commission a décidé que la procédure
de vérification était régulièrement menée suivant les
dispositions du CGI.

II. Valeur probante de la comptabilité :


Attendu que l'inspecteur a soulevé que l'examen de la
comptabilité présentée par la société E au titre des
exercices vérifiés lui avait permis de constater
notamment les irrégularités suivantes :

o Le livre d'inventaire et le livre journal sont côtés


et paraphés le 20/04/2010 sous le n° 41 et 42.
Soit une date postérieure à la date de début
d'activité de la société.
o Des liens de dépendances directs liant la
société avec son client E1 a permis de fluctuer
la rentabilité de l'entreprise tout au long de la
période vérifiée.
o Double comptabilisation de factures de charges
(facture 269/270/271 du fournisseur CPA)
o Présentation de comptes clients et fournisseurs
non individualisés.
o Non justification de la fluctuation des taux de
l'EBE d'un exercice à l'autre.
o Défaut de comptabilisation du chiffre d'affaires
sur services rendus à la société E1.
o Comptabilisation de charges d'exploitation qui
doivent figurer dans des comptes
d'immobilisation et être réparties sur plusieurs
exercices.
o Défaut de déclaration de la totalité de la TVA
due suite à rétrocession du matériel de
transport importé.
o Réaménagement non justifié des
encaissements et leur déclaration tardive dans
le but de faire bénéficier à la société au
détriment du trésor.
o Défaut de prélèvement de l'IR surjetons de
présence accordés ;
o Comptabilisation d'avoir sur prestations
rendues à la société E1 sans justifications
adéquates.
o Non-respect du principe de clarté prévu par les
dispositions de l'article 15 de la loi 9-88 :
Compensation des comptes d'actif et de passif.
De même, plusieurs opérations comptables
n'ont pas été constatées dans leurs comptes
convenables. Et des factures d'avoir de ventes
de prestations de services et d'achat ont été
comptabilisées avec un signe négatif.

Aussi, la gravité de ces anomalies est de nature, selon


l'inspecteur, à mettre en cause la valeur probante de la
comptabilité et donne droit par conséquent à
l'administration, au regard des dispositions des articles
213-I du CGI et 23 de la loi 9-88, de déterminer la base
d'imposition d'après les éléments dont elle dispose.

Attendu que La CLT s'est déclarée incompétente sur ce


point relatif aux irrégularités de la comptabilité ;

Attendu que la société a contesté ces irrégularités et a


soulevé notamment les arguments suivants :

o L'administration n'a pas le droit d'opérer un


rejet total de la comptabilité dans le cadre De
l'article 213-I -1°du CGI et d'appliquer, par la
suite, la procédure de la rectification partielle
prévue par le dernier alinéa du même article ;
o En cas d'un rejet total de la comptabilité,
l'administration n'a pas le droit d'opérer des
rectifications pour ajuster les éléments de la
comptabilité ; De même, elle ne peut utiliser
des données issues de la comptabilité rejetée
pour déterminer les bases d'imposition ;
o L'absence de réponse aux observations de la
société au niveau de la deuxième notification,
est à considérer comme une reconnaissance
tacite de la véracité des arguments de la
société et un manquement à l'obligation de
réponse prévue par le CGI et la N.C. 717.
o Absence de l'irrégularité au sens de l'article
213-1 du CGI et ce, comme suit :

 Les livres légaux permettent à l'Administration


d'exercer les contrôles prévus par le CGI : et il
ne peut pas y avoir une irrégularité continue
dans le temps ;
 La "fluctuation de la rentabilité" n'est pas dans
les sept irrégularités graves prévues; à article
213-1 CGI .La preuve de la "fluctuation de la
rentabilité" doit nécessairement être
mentionnée ;

o E ne peut être considérée comme un cas


d'entreprises dépendantes prévu à l'article 213-
II du CGI. (L'article 96 du CGI conditionne cette
application au cas où une des deux sociétés est
non assujettie à la TVA) ; la dépendance est
présumée mais non démontrée ;
o La procédure est engagée dans le cadre de
l'article 213-1 du CGI, ce qui exclut de facto la
possibilité à l'Administration de recourir aux
dispositions de l'article 213-11 du CGI ;
o Double comptabilisation de factures de charges
: Cette « erreur » n'est pas « grave » et «
répétitive » au sens de l'article 213 du CGI ;
o Les comptes clients et fournisseurs présentés
par la société sont auxiliarisés. Aucune
demande écrite de documents n'a été faite ;
o Les fluctuations des taux de l'EBE d'un exercice
à un autre sont justifiées au sens de l’article
210 et 211 du CGI la NC 717 par des pièces
comptables tels que tickets de caisse ;
o L’analyse financière opérée est fausse. Un
certain nombre d’éléments importants n’ont
pas été pris en compte : La société a plusieurs
activités ayant démarré à des dates différentes
et qui ont des marges théoriques différentes;
o L'EBE calculée au titre de l'exercice 2011 est le
plus faible des années 2011 à 2014 : En 2011,
plusieurs camions citernes ont été financés en
crédit-bail avec un différé de 6 mois. La société
exploitait le matériel qui a généré un important
CA mais la charge correspondante était limitée
pendant ces mois aux seuls intérêts
intercalaires ;
o Les irrégularités de nature fiscale n'ont aucun
rapport avec la comptabilité suivant l'article
213-I -1° du CGI. Les déclarations fiscales ne
sont pas des écritures comptables.
o Défaut de comptabilisation du CA sur services
rendus et comptabilisation d'avoir : La
supposée irrégularité n'est pas justifiée et
détaillée ;
o Les opérations de compensation ne constituent
pas des irrégularités. La réglementation fiscale
ne peut pas interdire une opération juridique
admise dans le droit civil. La comptabilisation
d'opération avec signe négatif respecte la
législation comptable et ne constitue pas une
irrégularité ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous-commission a
décidé de considérer que les certaines des anomalies
relevées par l'inspecteur constituaient des irrégularités
graves au sens de l'article 213 du CGI de nature à
remettre en cause la valeur probante de la comptabilité
présentée par la société. Il s'agit notamment des
anomalies suivantes :

o Présentation de comptes clients et fournisseurs


non individualisés.
o Défaut de comptabilisation du chiffre d'affaires
sur services rendus à la société E1 et liens de
dépendances directs liant la société avec ledit
client (E1)
o Compensation des comptes d'actif et de passif
et passation d'opérations comptables dans des
comptes non adéquats.
o Réaménagement non justifié des
encaissements et leur déclaration tardive à la
TVA ;

I. Impôt sur les sociétés :

A. Chiffre d'affaires :
a.Reconstitution du chiffre d'affaires.

Attendu que l'inspecteur a soulevé une fluctuation de


l'excédent brut d'exploitation (EBE) tout au long de la
période vérifiée (0,16 en 2011 - 0,09 en 2012 - 0,10 -
2013 et 0,09 en 2014), et que les liens de dépendances
liant la société avec son principal client (E1) avaient
contribué au ralentissement de sa performance
financière et par conséquent la diminution injustifiée
des résultats déclarés. Ainsi, compte tenu des
irrégularités soulevées, et conformément aux
dispositions de l'article 213 du CGI, il a procédé à la
reconstitution des chiffres d'affaires par application du
taux de l'EBE le plus élevé de 16% réalisé en 2011 ;

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce chef de


redressement au motif que la nouvelle estimation du
chiffre d'affaires est correcte et que la société n'a pas
formulé des observations sur le montant de l'estimation
mais sur la méthode utilisée par l'Administration pour
reconstituer le CA ;

Attendu que la société a contesté cette reconstitution


du CA en évoquant les motifs suivants :

o Aucune des irrégularités soulevées ne respecte


les conditions d'irrégularité grave au sens de
l'article 213-1 du CGI. L'administration ne peut
pas reconstituer le CA ;
o Les prix pratiqués par la société n'ont pas varié
d'une année à l'autre que dans le sens de
l'augmentation et sont appliqués de la même
manière à tous les clients.
o L'analyse financière effectuée est fausse. Un
certain nombre d'éléments importants n'ont
pas été pris en compte. La société a plusieurs
activités différentes qui ont des marges
théoriques différentes. Chaque activité a
démarré à une date différente.
o L'EBE calculée de 2011 est le plus faible des
années 2011 à 2014 : En 2011, plusieurs
camions citernes ont été financés en crédit-bail
avec un différé de 6 mois. On exploitait le
matériel qui a généré un important CA mais la
charge correspondante était limitée pendant
ces mois aux intérêts intercalaires ;
o Il est illogique de se baser sur l'EBE d'un
exercice (2011) dont la comptabilité a été
rejetée pour appliquer le même ratio EBE /
Production pour les autres exercices;
o Le ratio de 2011 correspond, selon
l'Administration, à la performance réelle de la
société pendant les exercices 2012 à 2014 et
cela est expliqué par l'existence de liens de
dépendances, comme si la société n'entretenait
pas des liens de dépendance avec la société
mère en 2011 ou avant.
o Les liens de dépendances, qui n'ont pas été
démontrés par l'Administration mais
simplement supposés, n'ont pas lieu d'être
soulevés puisque la procédure a été enclenchée
dans le cadre de l'article 213-1 et non pas 213-
11 du CGI.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et le
redressement notifié aux motifs que l'administration n'a
utilisé aucune des méthodes connues pour cerner la
perte fiscale suite au transfert de bénéfice lié aux liens
de dépendance existant entre les deux sociétés :
méthode d'analyse de marge nette, méthode d'analyse
de partage de bénéfices...,En outre, l'administration a
procédé par extrapolation du ratio de l'excédent brut
d'exploitation du seul exercice 2011 dont elle a remis
en cause la valeur probante de la comptabilité.

b.Minoration du chiffre d'affaires :

 Avoir non justifié

Attendu que l'inspecteur a soulevé que l'avoir


n°V1302004 du client E1 établi en 2013 n'est pas
justifié et donc il l'a réintégré pour le montant de 745
671,11 dhs.

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société ne dispose pas de
preuve de ce montant et n'a pas apporté de justificatifs
malgré la demande de la commission ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement aux


motifs suivants :

o la redondance de cette réintégration avec la


reconstitution du chiffre d'affaires.
o le numéro de l'avoir est erroné (il s'agit de
l'avoir n° 002 - PL/2013 du 11 novembre 2013,
l'avoir n° V1302004 ne figure pas dans la
comptabilité) ;
o Renvoie de la charge de la preuve au
contribuable ; Absence de demande
d'explication dans le cadre de l’article 210 du
CGI.
o Il s'agit d'une double facturation (facture initiale
en 2010, et une deuxième facture en 2011 et
avoir en 2013) soulevée par le client E1 qui a
demandé un avoir pour la 2ème facture.
o En fin, la société a demandé, en cas de
maintien du redressement, la correction
symétrique par la minoration de l’exercice 2011
du même montant ;

Considérant que la société a présenté séance tenante


des pièces probantes justifiant la double facturation en
2013 des prestations à la société E1 déjà facturées et
comptabilisées en 2010 et 2011 et permettant à la
société d'établir en 2013 l'avoir en faveur de E1.

Pour cette considération et après avoir analysé les


arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la Sous-commission a décidé d'abandonner la
décision de la CLT.

 Dépenses d'occupation du domaine


publique

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les dépenses


d'occupation du domaine public supportées par la
société et ayant fait l'objet de facturation à la E1 n'ont
pas été déclarées, et il les a réintégrées ;

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce chef de


redressement au motif que ces charges n’ont pas de
rapport avec l'activité de la société et concernent E1 ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement aux


motifs suivants :

o Redondance avec la reconstitution du chiffre


d'affaires ;
o Il s'agit de dépenses de la Société E1 que la
Société a payé pour le compte de celle-ci et
qu'elle a refacturé à l'identique en tant que
débours. Les pièces justificatives sont
constituées de quittances de la perception au
nom de la E1 (la société a joint exemple de
l'année 2011 annexe A1 à A 10).
o En supposant qu'il s'agit de charges à
refacturer à l'identique, l'Inspecteur devrait
rectifier les erreurs qui sont en faveur du
contribuable. Or, il n'a pas entrepris une
déduction des charges comme prévu dans la
charte du contribuable ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et de ces
réintégrations aux motifs qu'il s'git de débours et que la
société n'a pas comptabilisé ces montants en charges ;

 Réintégration des factures à la E1 non


déclarées

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les factures ont


été établies au nom du client E1 et n’ont pas été
déclarées par la société en chiffre d'affaires.

Attendu que la CLT a décidé de maintenir cette


réintégration ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


soulevant les motifs suivants :

o Redondance avec la reconstitution du chiffre


d'affaires ;
o Il s'agit de factures erronées (prestations
facturées avec d’autres factures) non remises
au client E1 et qui ne nécessitent pas, pour leur
annulation, des avoirs. Ces factures n'ont pas
été comptabilisées et sont annulées. Elles
proviennent des classeurs des factures de
vente remis à l'Inspecteur et elles comportent
la mention manuelle "facture annulée".

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CL T et de maintenir
cette réintégration au motif que la société n'a pas
apporté de preuves justifiant que ces factures ont été
annulées comme il a été mentionné dans sa requête.

 Produits financiers. Autres débiteurs :

Attendu que l'inspecteur a relevé que le compte «


Autres débiteurs » enregistre les créances dues sur la
société E1 pour les frais de gardiennage et du
règlement des frais d'occupation du terrain domanial.
La société effectue des opérations pour le compte de E1
moyennant les avoirs financiers tout en étant créditrice
vis-à-vis d'elle, alors qu'elle supporte des agios et
autres frais financiers. Ces montants constituent, selon
l'inspecteur, des placements de fonds qui doivent
générés des intérêts au taux de 10,5% hors taxe ;

Attendu que la CLT a décidé le maintien du


redressement au motif que ces montants concernent
une autre société et ils représentent un crédit sur lequel
on doit appliquer annuellement des intérêts.

Attendu que la société a rejeté ce redressement pour


les arguments suivants :

o Ces créances sont considérées par


l'administration comme placements de fonds
alors qu'elles ont été considérées comme des
créances clients au niveau des redressements
précédents ;
o L'Administration n'a pas mentionné le texte
réglementaire qui accorde le droit de constater
des produits d'intérêts sur le compte « autres
débiteurs ». Seules les banques sont autorisées
de par la loi bancaire de 2006 à recevoir des
placements de fond inférieurs à 24 mois ;
o Il n'existe pas, entre les 2 sociétés, un contrat
de prêt.
o Application d'un taux d'intérêt à un solde du
compte au lieu de l'appliquer à chaque créance.
A titre d'exemple le solde de ce compte à la fin
de l'exercice 2013 est de 108.615,01 dh qui est
relatif à une seule créance inscrite en date du
31 décembre 2013 ;
o Le taux d'intérêt 10,5% est exagéré (E1 et E ont
des crédits avec le taux de 5%) ;
o La loi n° 32-10, modifiant le Code de
Commerce, n'est applicable qu'à partir de la
publication de l'arrêté du 8 novembre 2012 et
les pénalités ont été appliquées en 2013 d'où la
demande d'abandon pour les des années 2011
et 2012.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
ce chef de redressement au motif que ces montants
constituent des placements de fonds devant générer
des intérêts, avec application du taux d'intérêt de 6%
hors taxe.

c. Produits de location :
Attendu que l'inspecteur a relevé la location de bureau
à la société client E2 sans déclarer le produit de cette
location. En conséquence, le loyer HT a été estimé à 10
000 dh/ mois.

Attendu que la CLT a jugé que l’occupation a bien eu


lieu et que le loyer a été jugé raisonnable et a maintenu
ce chef de redressement ;

Attendu que la société a rejeté cette réintégration en


soulevant notamment :

o L'inspecteur a mentionné une période


d'occupation de 12 mois en 2014 sans apporter
aucune preuve (contrat, quittances de loyer,
comptabilisation d'un loyer ou reconnaissance
d'une partie). L'occupation a eu lieu en 2015 et
non pas 2014 ;
o Absence de mention des caractéristiques
techniques des locaux supposés loués à E2 et
de la méthode suivie pour estimer le loyer
mensuel à 10.000 dh pour 8 mètres carrés ;
o Le local en question a été occupé par la société
E le 4ème trimestre 2014 ;

Considérant que l'inspecteur a soulevé que les sociétés


E, E1 et E2 font partie du même groupe et le local
d'exploitation appartient à la E1. Dans ce sens il s'agit
d'une mise à disposition d'une partie des locaux
administratifs à la E2 qui doit être facturée.

Considérant que la société reconnaît qu'elle a disposé


du bien à partir du mois d'avril 2014, (PV de
l'assemblée générale)

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous-commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
la réintégration du produit de cette location à partir du
mois d'Avril 2014 de 90 000,00 dhs TTC soit 75 000 dhs
HT.

d.Produits non courants

Attendu que l'inspecteur a réintégré en 2011 des


dépenses relatives aux travaux réalisés pour le compte
de la E1 et qui doivent être à la charge de celle-ci au
motif que la société a supporté ces charges durant des
exercices antérieurs sans procéder à leur refacturation
à E1. Elles ont été appréhendées comme produits non
courants sur exercices antérieurs sous réserve des
justifications de leurs refacturation ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif qu'il s'agit d'éléments payés pour une autre
société et que la société n'a pas apporté de preuve
justifiant qu'il s'agit d'éléments prescrits ;

Attendu que société conteste ce redressement en


avançant les arguments suivants :

o il s'agit de dépenses de l'exercice 2011. Or,


l'Administration appréhende ces produits en
tant que produits non courants au titre des
exercices antérieurs.
o Ces charges n'ont pas été accomplies pour le
compte de la E1 mais pour des projets E. Une
seule facture est relative au PIPE LINE de
Mohammedia à Sidi Kacem, a été refacturée à
la E1 avec une autre facture du même
fournisseur.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :
o d'abandonner le montant de 300 000 dhs au
motif qu'il s'agit de charges d'activité
refacturées à la E1.
o de maintenir le montant de 368 900,00 dhs au
motif que la société a avancé que ces dépenses
relevaient du projet du PIPE MOHAMMEDIA-
AEROPORT Med V qu'elle avait comptabilisé en
tant qu'immobilisations en cours, sans apporter
de preuves de ses allégations ;

II. Comptes de charges.

a.Achats de Services :

a-1 Exercice 2011 : 726 457,50

Attendu que selon l'inspecteur les prestations de


service autres que celles relatives à la maintenance du
PIPE LINE Mohammedia SIDI KACEM, doivent faire
l'objet d'une refacturation à la société E1. En
conséquence, il a réintégré les travaux et services sous
réserve de justification de leur refacturation ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n'a pas apporté de preuves telles
que les business plan pour financer les projets et pour
défaut de remise des conventions cadre avec les
autorités pour garantir l'accord de principe.

Attendu que la société a rejeté cette réintégration en


évoquant les motifs suivants :

o c'est l'administration qui doit apporter la


preuve que ces prestations de services sont
autres que celles relatives à la maintenance du
PIPE LINE et doivent être facturées à la E1.
o Deux Factures « E3 » : La 1ère est relative à un
accompagnement stratégique et la 2ème à une
étude d'impact environnemental du projet PIPE
LINE Mohammedia - Aéroport Med V, justifié par
le mémorandum d'entente avec l'Etat
Marocain ;
o La Facture « E4 » est relative à l'aménagement
du dépôt de E1 : Ce dépôt mis à disposition par
E1 a été utilisé par la société temporairement
pour stocker les pièces de rechange et
accomplir les opérations de maintenance hors
site. Une adaptation du site était nécessaire
pour mettre en place le matériel.
o Facture « E5 » relative à une intervention sur
chambres à vannes où il y a seulement une
facturation de jour-hommes : E facture à E1 les
frais mensuels de maintenance et cette
prestation est déjà comprise dans ce forfait.

Attendu que l'inspecteur a soulevé que la convention


présentée pour justifier les factures E3 est relative à un
projet dont les travaux n’ont pas encore débuté. Et les
autres dépenses concernent bien la société E1 et non la
société E

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

o d'abandonner le montant de 150 000 dhs au


motif que l'inspecteur n'a pas démontré que
ces charges n'étaient pas liées à l'import, et les
montants de 336 000 dhs et 30 000 dhs au
motif qu'ils se rapportent à /'activité normale
de la société E ;
o de maintenir le montant de 210 307,50 dhs au
motif que ces charges ne concernent pas
l'exploitation.

a-2 Exercice 2012 : 1 246 825,00

Attendu que l'inspecteur a soulevé que des frais


d'études ont été comptabilisés dans le poste achat
prestation de service, puis transférés au poste de
produit «Transferts de Charges d'Exploitation » puis il a
été procédé à l'annulation de ce dernier par le bais du
compte « Immobilisation en cours ». Ces travaux
doivent être refacturé à la société E1 bénéficiaire et
non immobilisés par la société E. D'ou la réintégration
du montant de la charge ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n’a pas apporté de preuves tel que
les business plan pour financer les projets et pour non
remise de convention cadre avec les autorités pour
garantir l’accord de principe ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration


aux motifs que :

o Ces dépenses concernent le projet de PIPE LINE


de Mohammedia à l'Aéroport, le projet de E du
transport automatisé entre la raffinerie et le
port, et le projet de la construction du siège
administratif de E ;
o Aucunes charges pouvant être réintégrées
n'ont été comptabilisées par la Société, puisque
ces dépenses sont à la fin de l'exercice 2014
toujours portées en immobilisations en cours.
L'Administration ne peut réintégrer une charge
qui n'est pas déduite.
Après avoir analysé les arguments de chacune des
parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT au motif que
le montant réintégré n'a pas d'incidence sur le résultat
fiscal puisqu'il est inscrit en compte « Immobilisation en
cours » et que la dépense en elle-même se rapporte à
l'activité normale de la société.

Notes de débits E1.


Attendu que l'inspecteur a soulevé que les notes de débit relatives à la prestation de location du
personnel et accessoires auprès de la société E1 n'ont pas été appuyées de pièces justifiant la nature
de la prestation et l'intérêt pour l'exploitation, et que le salaire accordé au directeur, suivant la grille
des salaire et travaux effectués pour la E1 est disproportionnel par rapport à la réalité des travaux
effectués pour le compte de E. En conséquence, les notes de débit relatives à la facturation desdites
rémunérations ont été jugées excessives et ont été limitées à 50% du montant comptabilisé.

Exercice MT HT TVA
2011 816 494,23 163 298,84
2012 714 108,47 142 821,69
2013 1 053 597,85 210 719,56
2014 669 830,31 133 966,06

Attendu que la CLT a décidé d'abandonner ce chef de


redressement au motif que la gestion de pareille
société et la maintenance de tel équipement
nécessitent des hautes compétences.

Attendu que dans ,son recours, l'Administration a


contesté la décision de la CLT au motif que les cadres
objet de ces notes de débit occupaient des postes de
responsabilité au sein de la E1 et étaient rémunérés en
tant que « top management » en fonction de sa grille
de salaires et leur délocalisation à la E est purement
stratégique du moment que cette décision a pour
objectif de palier à deux contraintes : garder les
rétributions des intéressés tout en leur confiant des
fonctions inopportunes , d'où la position de
l'administration qui a jugée nécessaire de limiter cette
charge en tenant compte de l'apport effectif de ces
cadres a la société d'accueil

Attendu que dans, son recours, la société a soulevé les


arguments suivants:

o Aucune mention au niveau du CGI que les


salaires ne devraient pas être excessifs.
o La société a signé avec l'Etat un mémorandum
d'entente pour la réalisation d'un PIPE
LINE/STOCKAGE Mohammedia/Aéroport Med V,
à plus d'un milliard dhs d'investissement. Pour
de tel projet (montage, étude, conception ou de
négociation avec l'Etat) la société a besoin de
Hautes compétences qui exigent de grands
salaires.
o E1 a réalisé un transfert de savoir-faire à la E à
travers une mise à disposition de son personnel
compétent en la matière qui a continué à être
rémunéré de la même manière.
o Pour juger que c'est excessif, l'administration
doit faire une comparaison par rapport à des
sociétés du même secteur qui ont des activités
similaires.
o Le taux de 50% est arbitraire et sa méthode de
détermination est inconnue ;
o Absence de réponse dans la 2ème notification
aux observations de la société.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et
d'abandonner cette réintégration au motif que
l'administration n'a pas apporté la preuve que ces
salaires sont exagérés, et que la limitation à 50% est
forfaitaire et non justifiée par aucun élément objectif.

b.Charge de sponsoring du festival

Attendu que l'inspecteur a rejeté la charge


comptabilisée relative au sponsoring du festival de
Mohammedia pour 100 000,00 dhs, au motif qu'il s'agit
d'une libéralité non admise en déduction.

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n’a pas apporté de convention avec
l'organisateur du festival et en plus ces dépenses n'ont
pas été engagées pour l augmentation de la capacité
productive de la société.

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


évoquant notamment que E fait partie d'un groupe
considéré comme pollueur. Selon le principe pollueur
payeur, elle se doit d'aider la Région dans ses actions
culturelles et sociales...Cette aide a été accordée à la
ville de Mohammedia pour l'organisation d'un
événement culturel, elle est parfaitement déductible
Selon l'article 10-I-B-20. C'est aussi une opération de
publicité pour la société ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration au motif qu'il s'agit de libéralité non
déductible en vertu des dispositions de l'article 10 du
CGI.

c. Dépenses de la consommation
d'électricité
Attendu que l'inspecteur a rejeté les charges de
consommation d'électricité facturées par la société E5
du fait qu'aucune clause contractuelle n'a été présentée
afin de déterminer la quote-part revenant à la société
vérifiée ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que les factures d'eau et
d'électricité concernent une autre société ;

Attendu que la société a soulevé notamment les


arguments présents :

o Elle avait un contrat de location avec l'ancien


propriétaire. Ce contrat est en possession de
l'Administration. La société était la seule
locataire de l'immeuble en question.
o Le local loué a été cédé à la société E5 en
2013. Le nouveau bailleur a demandé, en vertu
du contrat, le paiement de ces frais.
o Ces charges sont comptabilisées sur la base de
factures probantes.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif que la
société a présenté les pièces justificatives, séance
tenante, prouvant qu'il s'agit de charges refacturées
par le propriétaire.

d.Le poste « Petit outillage » :

Attendu que l'inspecteur a réintégré la charge d'achat


de tablettes pour le montant de 144 000,00 dh au motif
qu'il doit faire l'objet d'une inscription en compte
d'immobilisations et que la société n'a pas justifié la
destination desdites tablettes ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n’a pas inscrit ces biens en
immobilisations ;

Attendu que la société a contesté cette décision comme


suit :

o L'Administration a soulevé l'absence de


justification de la destination de biens, alors
qu'elle ne l'a pas demandé ni verbalement ni
par écrit;
o Les tablettes sont des biens très sensibles qui
ne doivent pas être portés en immobilisation, il
n'y a pas la certitude qu'elles seront utilisées
pour une durée supérieure à 12 mois tel que
prévu par le CGNC ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration au motif que la société n'a pas
justifié le lien de ces charges avec les besoins de
l'exploitation.

e.Locations et charges locatives.

Attendu que selon l'inspecteur le montant de la location


du bureau aménagé à la zone industrielle de
Mohammedia est à considérer toute taxe comprise.
Aussi, il a rappelé la TVA comptabilisée à tort pour les
montants 120 000 dhs en 2011 et 2012 et 60 000 dh en
2013 ;
Attendu que la CLT a maintenu ce chef de
redressement au motif que le local qui était loué se
trouve dans la zone industrielle ;

Attendu que la société a contesté ces réintégrations en


évoquant les motifs suivants :

o Absence de la motivation du chef de


redressement ;
o Il est totalement infondé de considérer que
lorsqu'une opération, obligatoirement soumise
à la TVA, est facturée en HT au client, qu'elle
comprend indirectement une TVA.
o Selon le CGNC, l'inscription en charges se fait
en tenant compte des taxes non récupérables.
Four récupérer une TVA, celle-ci doit être
mentionnée sur une pièce probante. Or, dans
ce cas, il n'y a pas de TVA mentionnées. La
Société bénéficie donc du droit de comptabiliser
ces dépenses en TTC ;
o La déduction de la TVA récupérable est un droit
auquel le contribuable a la faculté de renoncer.
Lorsque le contribuable exerce ce droit, il
comptabilise la charge en HT et lorsqu'il
r'exerce pas ce droit il la comptabilise en TTC.
o En cas de maintien, elle réclame la déductibilité
de ces TVA suivant la charte du contribuable ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et le chef de
redressement au motif que la TVA n'est pas apparente
sur les reçus du loyer et n'a pas été déduite par la
société.
f. Absence de Justification des loyers 2014

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les factures de


locations relatives à l'exercice 2014 n'ont pas été
justifiées par un contrat de bail et il a réintégré leur
montant ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que le local loué se trouve dans la zone
industrielle ;

Attendu que la société a soulevé que le contrat de


location initial (dont l’Administration reconnaît son
existence) reste valable après une cession par le
bailleur du local loué, et que l'Inspecteur a accepté les
loyers de l'année 2013 et a rejeté ceux de l'année 2014
;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et ce chef de
redressement au motif que la société a présenté les
justificatifs de ces charges et de leur règlement.

g.Location de la plateforme logistique

Attendu que l'inspecteur a réintégré le montant de la


location de 750 000 dhs comptabilisé en 2014. En effet,
selon l'inspecteur, aucun contrat n’a été établi ni
communiqué pour le justifier ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement par au


motif que le local loué se trouve dans la zone
industrielle.

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


soulevant notamment les motifs suivants :
o Approche hybride de l'inspecteur qui a
considéré un loyer mensuel de 10.000 Dirhams
au titre de l’occupation d'un bureau de 8 m2
par E2 sans l’existence d’un contrat et de
l’autre côté il remet en cause la location de
toute la plateforme au motif d’inexistence du
contrat. Le bureau en question existe dans la
plateforme en question ;
o Aucune disposition fiscale ne conditionne la
déductibilité des loyers à l'existence d'un
contrat
o La convention est autorisée expressément par
les Conseils d'Administration respectifs de E1 et
E avec fixation de son montant annuel, elle
figure parmi les conventions réglementées
regroupées au niveau des rapports spéciaux
des commissaires aux comptes et dont le
montant a été comptabilisé au niveau des deux
sociétés ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et ce chef de
redressement au motif que la société a présenté séance
tenante les pièces justificatives de ces charges, les
factures et le PV de l'assemblée générale.

h.ENTRETIEN ET RÉPARATIONS

h-1 Exercice 2011 : 254 019,07 dh

Attendu que selon l'inspecteur a rejeté les charges


d'entretien et réparations au titre de l'exercice 2011 au
motif qu'elles sont à inscrire dans un compte
d'immobilisation vu qu'elles profitent à plusieurs
exercices ;
Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au
motif que la société n'a pas soulevé d'observations ;

Attendu que la société a rejeté cette réintégration en


arguant que :

o La première facture concerne l'habillage des


véhicules et citernes pour 53.750 dhs, les
véhicules en question sont contractés en crédit-
bail. Selon l'approche Patrimoniale du bilan, on
ne peut pas comptabiliser en immobilisation un
bien dont nous ne sommes pas propriétaire.

L'habillage des véhicules se fait par le collage de films


fins en vinyle qui a une durée réduite et il est abimé par
le lavage fréquent. L'habillage en question est une
publicité qui n'a pas de valeur de revente et que la
société est appelée à changer selon les exigences du
client ou lors d'une campagne publicitaire. La condition
fixée dans la réglementation comptable marocaine de
conservation de 12 mois n'est pas remplie.

o La deuxième facture concerne des pièces de


rechange des citernes pour 135.321,07 dh, les
véhicules en question sont contractés en crédit-
bail. Il s'agit de pièces qui s'usent avec le
temps (pièces consommables et qui doivent
être changées à cadence régulière comme les
filtres) ;
o La 3ème et 4ème facture concernent la
maintenance des postes de transformateur de
la protection cathodique (37.900 et 27.048 dhs)
du PIPE LINE 14. Il s'agit clairement de charge
de maintenance et non pas d'immobilisation.
Cette maintenance a été facturé à E1 ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et ce chef de
redressement aux motifs suivants :

 Le montant de 53 750,00 dhs : il s'agit de


facture relative à 25 camions à raison de 2150
dhs/ par camions.
 Le montant 135 321,07 dhs : il s'agit de facture
regroupant plusieurs articles et pièces de
rechange et d'entretien de matériel de
transport.
 Les montants de 37 900 dhs et 27 048 dhs : H
s'agit d'une facture regroupant plusieurs
articles et pièces de rechange et d'entretien de
matériel de transport.

i-1 exercice 2012 : 489 840,00 dh

Attendu que l'inspecteur a réintégré les charges ayant


le caractère d'immobilisations vu qu'elles profitent à
plusieurs exercices,

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations.

Attendu que la société a contesté ces réintégrations en


soutenant que :

o Les 5 factures de la Société « E6 » (303.900


dhs) concernent des charge d'entretien et de
réparation du PIPE LINE 14". Les éléments sont
montés sur des biens appartenant à la E1. Ces
éléments ont été réglés par E1 dans le cadre
des activités de maintenance ;
o Les 4 facture de la Société « E7 » (total 161.440
dhs) sont relatives à des charges de réparation
de citernes accidentées. Étant des citernes
récentes, la réparation ou le remplacement de
pièces ou d'éléments ne peut être considérer
comme allongeant la durée de vie des citernes
ou l'augmentation de capacités ou
performances ;
o Les éléments en question sont contractés en
crédit-bail et E ne pouvait immobiliser une
réparation en immobilisation d’un bien qui ne
lui appartenait pas;
o La société demande l'application des dotations
d'amortissement correspondantes suivant
l'article 10-I-F du CGI régissant les
régularisations des biens inscrits par erreur à
un compte de charge ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

 de maintenir le montant de 230 500,00 dh au


motif qu'il s'agit de charges de montage et de
confection de citernes à immobiliser.
 d'abandonner le montant de 259 340,00 dhs au
motif qu'H s'agit de charges refacturées à E1.

h-2 Exercice 2012 : 1 330 385,40

Attendu que l'inspecteur a relevé que des factures sont


comptabilisées dans le poste entretien et réparations,
puis annulées par le biais du poste 3491 « charges
constatées d'avances ». Ce dernier compte a été soldé
par le débit du compte fournisseurs ; Il s'agit d'un
règlement du fournisseur par compensation sans
procéder au préalable à la facturation desdits travaux à
la E1. En conséquence, il a réintégré le montant
desdites factures ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations ;

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


en soulevant que :

o Il n'y a aucune charge constatée en 2012 ou en


2013, l'Administration reconnaît clairement que
le;s charges en question ont été neutralisées
par le « charges constatées d'avances » en
2012, et qu'en 2013 aucune charge n'a été
constatée. L'Administration veut réintégrer une
charge initialement non déduite ; cela n'a
aucun fondement légal.
o En 2013 la société n'a fait qu'annuler à
l'identique les écritures de l'année dernière (En
contrepassant les deux écritures de l'année
dernière dans une même écriture). Le montant
porté en charge est la même qui est porté au
débit et au crédit.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous-commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif que
les charges comptabilisées se rapportent à l'activité
normale de la société E,que le montant n'a pas
d'incidence sur le résultat fiscal et que la société ne i'a
pas comptabilisé en tant que charges.

i-2 Exercice 2013 : 48 300,00 dh


Attendu que l'inspecteur a réintégré le montant de la
facture n° 3446 du 31/07/2013 du fournisseur E7
concernant l'entretien d'un ascenseur 800 KG ;

Attendu que la CLT a maintenu du chef de


redressement ;

Attendu que la société a soulevé les arguments


suivants :

o La dépense est relative à la réparation de


l'ascenseur de l'immeuble, et le propriétaire a
demandé la réparation du préjudice subie par la
négligence du personnel (dépassement de
poids autorisé et avoir démonté une barre de
sécurité assurant le maintien de la cabine).
o Dans la mesure où le syndic n'a jamais été
constitué et que la société était le seul locataire
dans l'immeuble, il est parfaitement justifié que
cette charge est déductible.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif que la
dépense est relative à la réparation de l'ascenseur de
l'immeuble loué et occupé par la société;

i-3 Exercice 2014 : 182 416,30

Attendu que l'inspecteur a procédé à la réintégration de


charges ayant le caractère d'immobilisations vu qu'elles
profitent à plusieurs exercices ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations ;
Attendu que la société a rejeté ce redressement en
évoquant, que :

o La première facture concerne l'habillage des


véhicules et citernes (52.000 dh). Elle a soulevé
les mêmes motifs qu'au niveau de de
l'habillage des camions et citernes au titre de
2011 ;
o la deuxième facture (40.959,00 dh). La dépense
est relative à des cadenas de sécurité à monter
sur des véhicules contractés en crédit-bail ; il
s'agit d'éléments non significatifs (achats de
299 cadenas pour une valeur moyenne unitaire
de 137 Dirhams). La société a inscrit par erreur
le montant de la TVA de 8.191,80 dh
o La troisième facture concerne la réparation
d'une citerne de transport de soufre accidentée
(91.969,50 dh) ; Etant donné que la réparation
s'est chevauchée avec l'exercice 2015, une
annulation de charge a été constatée en fin
d'année pour les 2/3 du montant pour l'inscrire
en charges constatées d'avance. Le montant
redressé s'élève donc à seulement le 1/3. La
dépense respecte toutes les conditions de
déductibilité.
o La quatrième facture (14.960 dh) concerne des
pièces de rechange commandées pour réparer
des citernes contractées en crédit-bail, et de ce
fait ne prouvent pas être immobilisées ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

o de maintenir le montant de 91691,00 dhs au


motif qu'il s'agit de réfaction de citerne à
immobiliser ;
o d'abandonner le reste du montant au motif
qu'H s'agit de charges normales d'exploitation ;

j. Charges financières /salaires du personnel


détaché Ex. 2014 : 125 671,74

Attendu que l'inspecteur a constaté que le compte


courant d'associés bloqué est composé de la charge du
directeur de la société pour des exercices antérieurs,
jugée excessive et dont l'intérêt pour l'exploitation n'a
pas été établi. En conséquence, les intérêts générés par
ce compte et comptabilisés en tant que charges
financières ont été rejetés à raison de 50%.

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations.

Attendu que la société a contesté cette réintégration


pour les motifs précédant eri soutenant que même si
une partie de la charge du personnel refacturée n'est
pas déductible fiscalement cela n'entraîne pas la non
déductibilité de la charge y afférente. La créance est
due juridiquement à la E1 et les deux parties la
reconnaissent. En fin, Il n'y a pas une disposition au CGI
qui prévoit le rejet des intérêts sur charges rejetées.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration suite à
l'abandon, au niveau de l'impôt sur les sociétés, de la
limitation de la charge salariale facturée par E1 ;

k.Autres charges non courantes : en 2013 :


1 275 060,42
Attendu que l'inspecteur a réintégré en 2013 les
montants des frais de colocataires pour 501 060,42 et
les frais de gardiennage à 100% des exercices
antérieurs pour 774 000,00 au motif que ces charges ne
sont pas déductibles fiscalement ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que ces montants sont alloués à
des personnes ne travaillant pour le compte de la
société et dont aucun contrat ne les lie à cette dernière;

Attendu que la société a contesté ces réintégrations


aux motifs suivants :

o Ces éléments correspondent à un ensemble


d'écritures dont la société ignore le détail ;
o Les frais de colocataires sont accordés aux
riverains pour 500 dhs par mois selon des
conventions signés lors de la construction du
PIPE LINE par la E8 lorsqu’elle était au nom de
l’Etat. Et les paiements par la société E sont
appuyés par des pièces justificatives signées
par les colocataires lors du paiement.
o La société demande le bénéfice des mêmes
dispositions accordées au secteur du BTP dont
la mesure où la problématique est la même
(prestation commerciale par des non
patentable);
o En supposant qu'il s'agit de revenus salariaux,
ils devraient être soumis à l'IR et non pas l'IS ;
o Les charges sont comptabilisées dans le
compte « autre charges non courantes » et non
pas dans le compte « charges non courantes
sur exercices antérieurs ». L'Administration doit
prouver qu'il s'agit de charges sur exercices
antérieurs avant de les considérer ainsi.
o S'agissant de charges sur exercices antérieurs,
la société demande la déductibilité au titre de
l'exercice 2012, en application du principe de la
correction symétrique des bilans ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner ce chef de redressement pour les
motifs suivants :

o le montant de 774 000,00 dhs : au vu des


pièces présentées par la société, séance
tenante, comme preuves de charges de
gardiennage du pipe- line ;
o le montant de 501 060, 42 au motif d'absence
de détail et de motivation dudit redressement
de la part de l'administration ;

l. poste libéralité. Exercice 2013 :

Attendu que l'inspecteur a soulevé que l'achat de


tablette « IPAD » auprès du fournisseurE8 pour 55
340,00 devait faire l'objet d'une inscription en compte
d'immobilisations, et en plus, la destination des dites
tablettes n'était pas justifiée par la société ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas inscrit ce
bien en immobilisations

Attendu que la société a contesté cette décision comme


suit :

o L'Administration a soulevé l'absence de


justification de la destination de biens, alors
qu'elle ne l'a pas demandée ni verbalement ni
par écrit (procédure articles 210 et 212-1 du
CGI) ;
o Les tablettes sont des biens très sensibles qui
ne doivent pas être portés en immobilisations, il
y'a pas la certitude qu'elles seront utilisées
pour une durée supérieure à 12 mois tel que
prévu par le CGNC.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré,\ la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration pour les mêmes motifs justifiants le
maintien de la réintégration des achats de tablettes
traité ci- dessus.

Le poste MISSION en 2013 : 30 000,00

Attendu que l'inspecteur a rejeté la charge de


participation au congrès du centre des jeunes dirigeants
au motif qu'elle correspond à une libéralité non admise
fiscalement ;

Attendu que la CLT a abandonné ce redressement pour


motif que la société a bien participé à ce congrès.

Attendu que l'Administration a contesté cette décision


au motif la dépense dont l'intérêt pour l'exploitation est
remis en cause a profite a des candidats ne figurant pas
parmi les salariés permanents de l'entreprise ;

Attendu que la société a soutenu que le personnel a


bénéficié, dans le cadre de ce congrès, de séminaires
de formation sur des thèmes d'actualité. Cette dépense
respecte les conditions fixées au niveau de la N.C. 717
et que cette charge est déductible et qu'elle ne
correspond pas à une libéralité ;
Après avoir analysé les arguments de chacune des
parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT au motif que
l'Administration n'a pas justifié que les participants au
congrès ne faisaient pas partie du personnel de la
société.

Le compte publicité et relations publiques :


Exercice 2011 : 250 000,00

Attendu que l'inspecteur a considéré que la contribution


au trophée en 2011 d'un montant de 250 000 dhs était
une libéralité à réintégrer ;

Attendu que la CLT a maintient ce chef de


redressement au motif que ce montant n'a pas été
dépensé pour augmenter la capacité productive de la
société.

Attendu que la société a soulevé qu'elle fait partie d'un


groupe de société considéré comme pollueur au niveau
de la région de Mohammedia. Selon le principe pollueur
payeur, elle se doit d'aider la région dans ses actions
culturelles et sociales... Par ailleurs, elle a engagé cette
dépense pour faire de la publicité dans un événement
de grande envergure (affiches publicitaires, télévision,
journaux, stand réservé à la société).

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration aux motifs que la charge engagée
n'est pas conforme à l'article 10 du CGI et que les
pièces justificatives présentées par la société, séance
tenante, concernent la société mère E1.
Le compte Assurances : en 2014 : 93 074,43

Attendu que l'inspecteur a soulevé que des factures


relatives à l'exercice 2014, ont été comptabilisées
doublement et de ce fait, elles sont à réintégrer ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n'a pas soulevé d'observations ;

Attendu que la société a soulevé que ces montants


étaient relatifs à des provisions de la régularisation de
l’AT de l'année 2014. Les montants provisionnés sont
inférieurs aux montants effectivement facturés.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration au motif qu'il s'agit de factures
comptabilisées doublement.

II. Retenue à la source sur produits des


actions et parts sociales

En application des dispositions de l'article 222-B du CGI


les redressements opérés au titre de US et qui ont une
incidence sur la base du produit des actions, parts
sociales et revenus assimilés sont passibles de la
retenue à la source au titre de l'IS/PA au taux de 10%
pour les exercices 2011 et 2012 et 15 % pour 2013 et
2014.

III. TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE :

1.TVA sur chiffre d'affaires


a.TVA sur chiffre d'affaires non déclaré

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur chiffre


d'affaires non déclaré (cf. partie IS) au titre des années
2012 à 2014 ;

Attendu que la CLT ces rappels de TVA au motif que la


société n'a pas soulevé d'observations, à l'exception de
ceux afférents aux redressements qu'elle a rejetés au
titre de l'IS ;

Attendu que la société a contesté ces rappels pour les


mêmes raisons développées au niveau de l'impôt sur
les sociétés ci-dessus ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés pour les mêmes motifs retenus pour l'abandon
du redressement au niveau de l'impôt sur les sociétés.

b.TVA sur chiffre d'affaires annulé

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA


correspondante à annulation non admise suite à
l'établissement des avoirs (cf. partie IS) ;

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ce rappel pour


absence de réponse dans la deuxième notification ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés pour les mêmes motifs retenus pour l'abandon
du redressement au niveau de l'impôt sur les sociétés.

c. TVA sur la refacturation des dépenses


d'occupation du domaine public

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur


refacturation des dépenses d'occupation du domaine
(cf. partie IS)

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ce rappel pour les


raisons développées au niveau de l'impôt sur les
sociétés ; Il n'y a pas d'encaissement reçu par la société
concernant ce chiffre d'affaires et donc il n'y a pas de
fait générateur de TVA collectée.

Après avoir analysé ies arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CL T et maintenir les
rappels notifiés pour les mêmes motifs retenus pour
abandonner ce redressement au niveau de l'impôt sur
les sociétés.

d.TVA sur des factures non déclarées

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur factures


établies au nom du client E1 et qui n'ont pas fait l'objet
de déclaration (cf. partie IS). Par ailleurs, la facture
n°87/SS/2013 du client E1 a été facturée au taux de
14% alors qu'il s'agit d'une prestation de service rendue
par la société E8 pour le compte de E9 au taux de 20%.

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;


Attendu que la société a contesté ce rappel pour les
raisons développées au niveau de l'impôt sur les
sociétés ; Il n'y a pas d'encaissement reçu par la société
concernant ce chiffre d'affaires et donc il n'y a pas de
fait générateur de TVA collectée.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et maintenir ce
rappel pour les mêmes motifs retenus au niveau de de
11S concernant les factures E1 non déclarées.

e.Rectification du taux de TVA de 14% à


20%

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA relative à la


facture n° 147/IMB/2014 du client E2 concernant
l'immobilisation du moyen de transport (stationnement)
qui doit être au taux de 20% au lieu de 14% ;

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ce rappel en


soulevant que

o La prestation correspond à une prestation de


transport et le prix convenu comprend dans ses
modalités de fixation la distance et le temps
d'immobilisation. Chaque modalité a été
facturée séparément, mais il en demeure qu'il
s'agit d'une même et unique prestation.
o La facturation du temps d'attente du véhicule
pour décharger la marchandise n'est pas en soi
une prestation de service mais un complément
de prix de la prestation initiale du transport.
Suivant le principe que l'accessoire suit le
principal, prévu par l'instruction de base de la
TVA de 1985 reconduit par la N.C. 717 tome II,
cette prestation devrait être facturée à 14%.
o L'encaissement de la facture en question n'a
pas encore eu lieu en 2014 puisque la Société
est en régime de l'encaissement, cette TVA ne
peut être demandée en 2014 pour inexistence
du fait générateur.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés au motif qu'H s'agit de prestation de transport
soumise à la TVA au taux de 14%, et que l'inspecteur
n'a pas fourni la preuve de /'encaissement du montant
de cette facture au cours de l'année 2014.

2.TVA / rétrocession du matériel de


transport
Attendu que l'inspecteur a relevé que, suite à la rétrocession des citernes de transport du gaz liquide
importées de l'étranger, la société a procédé au reversement de la TVA dont elle a Bénéficié de
l'exonération pour début d'exploitation. Néanmoins, elle n'a pas reversé la totalité de la TVA due en
conformité aux dispositions de l'article 104-II du CGI. En conséquence, il a rappelé le complément de
la TVA à reverser suivant :

Année 2011
TVA à reverser 4 577 964,80
TVA déjà reversée 1 825 640,00
à rappeler en 2011 2 752 324,80

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté cette régularisation


en évoquant notamment les motifs suivants :

o Les sociétés de crédit-bail sont interdites de par


la loi d'importer les biens qu'elles financent.
o La société a importé les biens et elle les a
revendus juste après l'acquisition à la société
de crédit-bail. L'acquisition de ces biens ne
respecte pas les conditions comptables pour
pouvoir être constaté en immobilisation à
savoir principalement la volonté de conserver le
bien plus que douze mois. Les biens en
question ne sont pas, donc, des immobilisations
et de ce fait ils ne sont pas concernés par la
régularisation.
o L'Administration ne peut régulariser une
déduction que si la société a récupéré ces TVA
et elle n'a pas procédé à la régularisation.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
le rappel notifié en application des dispositions des
articles 102 et 104-11-2° du CGI, étant donné que la
société reconnaît,dans sa requête, avoir revendu les
biens qu'elle avait importés en exonération de la taxe à
la société de leasing et qu'elle n'a pas fourni
d'explications du reversement partiel qu'elle a effectué.

3.TVA sur encaissement non déclarés.

Attendu que l'inspecteur a relevé, lors de l'examen des


encaissements à travers la trésorerie, que la société
agissait sur la TVA à payer par le biais du retardement
de la déclaration des encaissements au titre de leurs
périodes d'encaissement effectives. Il s'ensuit
l'application de la majoration de 15% ;

Attendu que la CLT a maintenu ces majorations au


motif que la société n'a soulevé aucune observation ;
Attendu que la société a contesté cette régularisation
en évoquant qu'il y a une contradiction entre l'intitulé «
TVA sur encaissements non déclarés » et le motif de
décalage de TVA. Et elle a réclamé l'abandon de ces
rappels, notamment, pour raison d'absence de détail lui
permettant de vérifier la véracité du redressement ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les
majorations notifiées au motif que l'inspecteur n'a pas
communiqué à la société les dates et détails des
encaissements régularisés.

4.TVA/Compensation créances société E1.

Attendu que l'inspecteur a relevé qu'en 2013, la société


avait procédé à la compensation du compte courant des
associés « E1 » via les créances dues à cette dernière.
Ce mode de règlement doit faire l'objet de la
déclaration de la TVA.

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement par au motif que la société n'a soulevé
aucune observation.

Attendu que la société a contesté cette régularisation


en évoquant que le montant de la compensation signalé
au niveau de la notification est de 1.618.577,68 dhs et
correspond à :

o notes de débit n° 002/2013 et n° 003/2013


pour un montant de 51.032 et 12.000 dhs: il
s'agit de deux factures de débours qui ne
comprennent pas de TVA collectée.
o facture n° 053-PL/2013 pour un montant de
660.740,35 dh : En raison de l'arrivée tardive
de la convention signée par le DG de la E1 en
février 2014, cette TVA a été déclarée en
février 2014. Ce rappel fait double emploi avec
celui relatif au décalage de la TVA.
o facture n° 045-PL/2013 pour un montant de
894.805,33 dhs : un avoir a été établi sur cette
facture suite à la contestation de la E1. L'avoir
en question est l'avoir contesté au niveau du
point «b-minoration chiffre d'affaires» (cf. IS).
La société ne pouvait pas déclarer une TVA
dont la facture est avoirisée.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

o de maintenir le rappel correspondant à


l'encaissement de 894 805,33 dhs qui reste
maintenu même si la facture a été annulée, et
de maintenir le rappel correspondant au
montant de 660 740,35 dhs suite à la
compensation.
o d'abandonner le rappel correspondant à
l'encaissement de 51 032,00 dhs et 12 000,00
dhs au motif qu'il s'agit de débours.

5.TVA sur intérêt des autres débiteurs :

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur intérêts


débiteurs (cf. partie IS)

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


mêmes motifs qu'au niveau de l'impôt sur les sociétés ;
La Sous-commission a décidé de maintenir le rappel
TVA sur les intérêts pour les mêmes motifs évoqués au
niveau de l'impôt sur les sociétés.

6.TVA sur autres produits non courants :

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur produits


courants suite aux dépenses relatives aux travaux
réalisés pour le compte de E1 133 780 dhs (cf. partie IS)
en 2011, ainsi que la TVA sur le produit de location du
local à la E2 de 24 000,00 au titre de l'exercice 2014 ;

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels ;

Attendu que la société a contesté ces rappels pour les


raisons développées au niveau IS, en soulevant que :

o Le montant de 133.780,00 dhs figure au niveau


de la partie IS dans « les produits non courants
» alors qu'au niveau TVA, il est inséré dans les
« autres produits courants », et par suite elle
demande l'abandon de ce point puisque le
renvoi est erroné.
o Le montant de 24.000 Dirhams a été inscrit
doublement au niveau du rappel « 7-TVA sur
autres produits non courants » et du rappel «.
Produits de la location ».

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé pour les mêmes motifs retenus au niveau de
l'impôt sur les sociétés :

o d'abandonner le rappel correspondant à 300


000 dhs ;
o de maintenir le rappel correspondant au
montant de 368 900,00 dhs. Soit le rappel en
principal de 73 780 dhs au titre de l'année
2011.
o de maintenir le rappel correspondant au
montant de 75 000,00 dhs. Soit le rappel en
principal de 15 000 dhs au titre de l'année
2014.

TVA sur charges non courantes année 2012

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner le rappel de 266 077,08 dh au
titre de l'année 2012 pour les mêmes motifs évoques
au niveau de l'impôt sur les sociétés se rapportant au
redressement « entretiens et réparation »

7.TVA sur charges non courantes année


2013

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur achat de


services et autres charges à immobiliser ou non
admises en déduction en matière d'impôt sur les
sociétés (cf. partie IS) soit le rappel de 255 012,08 dhs
au titre de l'année 2013;

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels par au motif


que la société n'a soulevé aucune observation.

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons développées au niveau IS en soulevant que :

o La TVA déductible est récupérable après son


paiement et le contribuable peut à partir de ce
moment exercer ce droit ou il peut le décaler. Il
a été appliqué un parallélisme avec les
redressements opérés au niveau de l'IS sans
revenir aux déclarations de TVA.
o L'administration ne peut rejeter une
récupération d'une TVA que si elle apporte la
preuve que la Société l'a récupérée et qu'on
joigne le détail de ces TVA ;
o Il n'existe pas de TVA sur les charges non
courantes (255.012,08 dhs). La société n'a
jamais récupéré de TVA sur ces charges (Frais
gardiennage sur exercices antérieurs et frais de
colocataires). Cela démontre que ces TVA sont
théoriques et ne proviennent ni de la
comptabilité ni des déclarations de TVA ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner le rappel TVA pour les mêmes
motifs retenus au niveau de l'impôt sur les sociétés.

TVA sur entretien et réparation année 2014

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner le rappel d'un montant 36 483, 26
dhs au titre de l'année 2014, d'une part, pour les
mêmes motifs évoqués au niveau de l'impôt sur les
sociétés, et d'autre part, au motif qu'il s'agit de TVA sur
immobilisations déductible.

8.TVA sur locations de voitures

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur location


de voitures de tourisme au motif que cette TVA n'est
pas déductible.
Attendu que la CLT a maintenu ce rappel au motif que
la société n'a soulevé aucune observation.

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons développées au niveau IS en soulevant que
l'absence de détail permettant de vérifier la véracité
des montants inscrits dans ce chef de redressement.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés au motif que l'inspecteur n'as pas communiqué
à la société les détails des charges dont la TVA déduite
a été rejetée.

9.TVA sur charges locatives :

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur location


injustifiée pour 150 000,00 ainsi que la TVA sur la
location et services fournies par la société E5 pour 93
333,33 dhs. Soit un rappel total de 243 333,43 dh en
2014 ;

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels ;

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons développées au niveau IS en soulevant qu'elle a
récupéré en 2014 seulement 100.000 dhs de TVA
déductible correspondant à un paiement de 600.000
dhs pour la location de la plateforme alors que
l'administration rejette une TVA déductible de 150.000
dhs. Ce qui démontre que l’approche utilisée est
théorique, avec un renversement de la charge de la
preuve ;

Attendu que la société a présenté les justificatifs des


charges de location et de leur règlement (466 669,69
dhs), et s'agissant de la location de la plateforme
logistique (750 000 dhs) elle a présenté, séance
tenante, les justificatifs de ces charges (les factures et
le PV de l'assemblée générale) ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CL T et le rappel
notifié pour les mêmes motifs qu'elle a retenus au
niveau de l'impôt sur les sociétés.

10. Notes de débits E1.


Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur les notes de débit relatives à la facturation des
rémunérations de cadres été jugées excessives et donc limitées à 50% du montant comptabilisé.

année TVA
2011 163 298,84
2012 142 821,69
2013 210 719,56
2014 133 966,06

Attendu que la CLT a décidé d'abandonner ces rappels


pour motif que la gestion de pareille société et la
maintenance de tel équipement nécessitent des hautes
compétences ;

Attendu que dans l'Administration a contesté cet


abandon pour les mêmes raisons exposées dans la
partie IS ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CL T et
d'abandonner ces rappels pour les mêmes motifs
retenus au niveau de l'impôt sur les sociétés.
IV. Impôt sur le revenu

1.Salariés permanents

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les avantages


accordés à certains salariés permanents (voir annexe)
font double emploi avec les frais de fonctionnement
prévus par l'article 58 du CGI et constituent des
compléments de salaires imposables à réintégrer à la
base de calcul de l'IR salaire,

Attendu que la CLT a décidé que les avantages


accordés constituent, dans la mesure 50%, des
compléments de salaires imposables.

Attendu que la société a contesté ces rappels pour les


raisons suivantes :

o Les frais de formations payés correspondent à


des cours du soir d'un Master en logistique pour
Is chef département logistique. La formation en
question est liée à l'activité de la Société et au
poste de ce responsable (cf. Note circulaire 717
tome I pages 142 et 503)
o Les dépenses réelles de carburant, d'assurance,
d'entretien, de vignette au tarif relatif à la
voiture affectée à la Direction Générale sont
exonérées. Et suivant la NC 717 tome I page
354), l'affectation d'une voiture au chef du
département logistique et au chef du
département transport routier est tout à fait
justifiée au vu des déplacements qu'ils font
pendant l'année.
o Les déplacements des salariés sont appuyés
par des notes de frais et attribués sur
présentation de pièces justificatives ou d'après
un barème fixé en interne.
o En fin, la société a demandé l'abandon de ces
éléments pour non réclamation des pièces
justificatives et pour motif d'Absence de détail
lui permettant de vérifier la véracité des
éléments notifies ;

Considérant que l'indemnité exonérée conformément


aux dispositions de l'article 57 du CGI ne constitue pas
un double emploi avec les abattements pour frais
professionnel dans les cas où ledit abattement est
calculé au taux normal ;

Considérant que l'administration des impôts dans sa


note circulaire du 17 mars 2017 relative aux
dispositions de l'article 57, a entériné et confirmé le
principe de l'exonération des indemnités en précisant et
uniformisant les modalités d'application des règles
régissant lesdites indemnités ;

Considérant que la société a justifié la qualité et le


poste des personnes bénéficiant de ces avantages,
ainsi que l'engagement desdites dépense pour les
besoins de son exploitation ;

Pour ces considérations, après avoir analysé les


arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la sous-commission a décidé d'abandonner la
décision de la CLT et les rappels notifiés en application
des prescriptions de la note de service de la DGI n°
16/2017 du 13 mars 2017, qui prévoit que l'exonération
de la mise à disposition de voiture de service est
tributaire de la qualification et du statut professionnels
des bénéficiaires qui sont des cadres dirigeants.
2.Salariés stagiaires

Attendu que l'inspecteur a soulevé que Certains salariés


embauchés dans le cadre du contrat d'insertion ANAPEC
ne remplissent pas les conditions d'exonération (salaire
dépassant 6000 dhs, l'ancienneté de l'inscription à
l'ANAPEC est inférieure à 6 mois à la date du contrat),

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons ci-après :

o Le détail de la base redressée et l'impôt


correspondant par personne n'est pas joint ce
qui ne permet pas de recalculer les montants
notifiés.
o l'Inspecteur a appliqué un taux de 30%
correspondant au personnel occasionnel. C'est
le barème progressif qui devrait être appliqué
puisqu'on ne peut pas parler de rémunération
occasionnelle pour un travail à plein temps.
o l'inspecteur a soulevé que des salariés
dépassent six milles dhs par mois sans qu'il
apporte de justification.
o L'essentiel des contrats ANAPEC sont conclus
dans le modèle 2 exonéré de l'IR. L'ANAPEC est
partie prenante à ce contrat qui choisit le
modèle adapté, le rédige, le signe et le
cachète. La société qui signe un contrat
ANAPEC selon le modèle 2 n'est pas sensée
vérifier la date d'inscription du candidat à
l'ANAPEC. Cette vérification relève de la
compétence du personnel de l'ANAPEC qui
choisit le modèle adapté au contrat et le rédige.
o l'Inspecteur n'a pas contacté l'ANAPEC pour
savoir la véritable date d'inscription. Nous
avons un doute sur ces dates il y a une réelle
contradiction.
o Le type de contrat modèle 2 utilisé par une
partie au contrat qui est l'ANAPEC (censé être
exonéré de l'IR) forme un dol manifeste et vicie
les contrats en question.
o La société demande l'abandon pour absence de
réponse dans la deuxième notification à ses
observations.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et
abandonner les rappels notifiés au motif que la société
a présenté séance tenante copies de contrat ANAPEC et
que l'inspecteur n'as pas communiqué à la société les
détails des rappels conformément aux dispositions de
l'article 220 du CGI.

3.Jetons de présence

Attendu que l'inspecteur a rappelé l'impôt sur le revenu


(catégorie revenus salariaux) au taux de 30% sur les
jetons de présence allouées aux membres du conseil
d'administration de la société et ce conformément aux
dispositions des articles 56 et 73-1 du CGI du CGI,

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels au motif que


la société n'a pas soulevé d'observations devant ladite
commission.

Attendu que la société a rejeté ces rappels au motif


qu'elle n'est pas en mesure de vérifier les éléments
notifiés, l'Inspecteur n'a pas communiqué le détail de
ces éléments et qu'il a divisé le montant des jetons de
présence par 0,7 sans justifier le choix de cette
méthode ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
les rappels notifiés sur les jetons de présence au motif
que la société n'a présenté aucune justification valable
appuyant sa position.

4.Avantages accordés aux personnes ne


faisant pas partie du personnel dé la
société

Attendu que l'inspecteur a rappelé l'impôt sur le revenu


sur les frais de voyages, restauration et voitures mises
à la disposition de personnel ne faisant pas partie du
personnel permanent de la société au taux de 30%.

Attendu que la C.L.T a décidé de maintenir 50% des


montants notifiés dans la mesure ou la commission a
estimé que ces avantages forment des compléments de
salaires imposables à raison de 50%.

Attendu que I Administration a contesté cette décision


qui reste arbitraire et forfaitaire du moment qu'elle a
limité à 50% le rappel sans motivation valable, aussi, vu
que la société se trouve en infraction à ses obligations
de déclarations et de paiement à la source dudit impôt.

Attendu que la société a rejeté ces rappels en soulevant


notamment les arguments suivants :

o La société loue une voiture qui est affectée à la


DG de la Société et qui est parfaitement
déductible (cf. Note circulaire 717 tome I page
354). Par ailleurs, depuis le départ de l'ancien
DG en 2013, les charges liées à la voiture sont
refacturées à la E1 en ajoutant une marge. (La
société a joint au recours copies de factures et
du contrat de location de la voiture) ;
o Les voyages, déplacements et restauration du
DG et du Président sont justifiés par des notes
de f'ais et ont été engagés pour la plus grande
partie lors de voyages à l'étranger pour
négocier le matériel importé et pour participer
aux salons et foires internationales ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CL T et
abandonner les rappels notifiés au motif que la société
a présenté dans, son recours, des pièces justifiant qu'il
s'agit de charges de voyage, déplacements et
restauration engagées par le DG et le Président et que
les prestations de location de voiture du DG sont
refacturées au client la E1.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements


retenus par la sous-commission sont récapitulés dans
les tableaux ci-joints.

Président

M. H.G

Membres

M. H.L

M. M.I
Réference du dossier: MjAxNy03NzU=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 07/06/2018

I. Identification du contribuable :

Raison sociale : STE E


Adresse : CASABLANCA.
Nature de l'impôt : IS; IS/PA; TVA;

II. Motifs et détails des décisions :

Attendu que le dossier a été programmé pour la séance


du 26/04/2018 pour être examiné par la sous-
commission, la personne qui s'est présenté avec la
demande de report de la séance n'avait aucune qualité
de représenter la société, le dossier a été reporté à la
séance du 07/06/2018 pour convoquer les
représentants des deux parties ;

Attendu que la deuxième lettre de notification a été


notifiée à la société le 13/03/2017 ;

Attendu que la société a introduit un recours auprès de


la Commission Nationale du Recours Fiscal (CNRF) le
12/04/2017 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire du contribuable, ont été
communiqués à la CNRF le 21/06/2017 ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :
 Le quorum légal est atteint, les membres
représentants de la profession, régulièrement
informés de la date à laquelle se tient cette
réunion, et convoqués à cet effet dans les
formes prévues par l'article 219 du CGI, n'ont
pas fait acte de présence ;
 Les parties ont été régulièrement informées de
la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues
par l'article 219 du CGI, la société a reçu la
convocation en date du 18/05/2018, cependant,
son représentant n'a pas fait acte de présence;
 Le recours de la société est recevable en la
forme, du moment qu'il a été exercé dans le
délai de 30 jours prévu par les dispositions de
l'article 220-IV du CGI ;
 La transmission de la requête de la société et
des documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire a été effectuée dans
le délai légal prévu par les dispositions de
l'article 226 du CGI;

La sous-commission décide, par conséquent, de


passer à l'examen au fond des points litigieux
soumis à son appréciation quant au fond.

Au fond
IMPOT SUR LES SOCIETES

Attendu que l'inspecteur a notifié a la société que la


vérification de la comptabilité au titre de l'exercice
2012 (IS) et des années 2008 à 2012 en matière de
TVA, lui a permis de relever des irrégularités graves qui
sont de nature à remettre en cause la valeur probante
de la comptabilité de la société (cf. lettres de
notification). En conséquence, il a procédé au rejet du
chiffre d'affaires et sa reconstitution en application des
dispositions des articles 213 du CGI et 23 de la loi
comptable N°9/88 ; Ainsi, il a notifié les redressements
suivants :

A-II Comptes de produits

1.Chiffre d'affaires non déclaré déterminé


d'après des encaissements déclarés

Attendu que, suite à l'examen des encaissements TVA


déclarés pour l'exercice 2012, l'inspecteur a constaté
l'existence d'un chiffre d'affaires encaissé non déclaré.
Soit la réintégration suivante : Exercice 2012 = 293
658,27 dh ;

Attendu que, dans son recours, la société a accepté ce


redressement ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
pris acte de l'acceptation de la société de cette
réintégration.

2.Produits de cession d'immobilisations

Minoration du prix de cession d'une voiture de


transport de personnes

Attendu que l'inspecteur a constaté que la société a


procédé à la cession d'une voiture de marque Audi Q5,
acquise par crédit-bail, dont la valeur d'origine est de
634 056,00 dh et elle a comptabilisé une plus-value de
cession de 95 384,63 dh, et compte tenu de l'état et la
durée d'utilisation du véhicule, il a procédé à la
réévaluation du prix de cession à 200 000 dh. Soit une
plus-value supplémentaire de 100 000,00 dh ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


soulevant que le lieu de résidence du D.G. est éloigné
des locaux de l'entreprise (Mohammedia - Nouaceur).
Ces allers et retours quotidiens et les déplacements
fréquents dans d'autres villes surtout Tanger-Med ont
engendrés l'amortissement rapide de la voiture ce qui a
fait que le prix de cession comptabilisé est sincère.

Attendu que l'inspecteur a soulevé, séance tenante,


que le contrat de vente du véhicule ne lui pas été
présenté ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir cette réintégration au motif gue la
société n'a présenté aucune preuve justifiant l'état
mécanique de véhicule (expertise technique), ou le prix
de cession déclaré (avis de vente publique).

b.Intérêts sur le compte « titres et valeurs


de placement »

Attendu que l'inspecteur a relevé, suite à l'examen du


compte « Titres et valeur de placement », l'existence
d'un solde non justifié, non mouvementé, pour un
montant de 55 000,00 (dhs). Ce fait est analysé en tant
qu'avance non rémunérée et constitue une libéralité
non admise fiscalement. Ainsi, il a appliqué des intérêts
sur le solde de ce compte au taux de 10% ;

Attendu que, dans son recours, la société a soulevé qu'il


s'agit en fait d'une erreur d'imputation et que ce solde
correspond à une caution de loyer donnée à l'ONDA.
(Elle a joint la pièce justificative de cette caution à
l'ONDA.);

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif qu'il
s'agit d'une caution.

I. Charges non justifiées

Compte « Autres Transports »

Attendu que l'inspecteur a relevé, suite à l’examen de


ce compte, l'existence de charges relatives au transport
sur ventes non appuyées de pièces justificatives
probantes. De ce fait, ces charges ne sont pas
déductibles du résultat fiscal et ce conformément aux
dispositions de l'article ll-III du CGI. Soit la réintégration:
Exercice 2012 = 334 048,88 dh ;

Attendu que, dans son recours, la société a soulevé


qu'elle est prête à remettre les pièces justificatives
après la demande de l'inspecteur ;

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les pièces


justificatives, annexées à la réponse de la société ne
concernent pas les charges relatives au transport sur
ventes, objet de la réintégration ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir cette réintégration au motif que la
société n'a pas présenté les pièces justificatives de ces
charges.
Compte N° 61437000 « Caisse frais de
déplacement »

Attendu que l'inspecteur a relevé, suite à l'examen du


compte « Caisse frais de déplacement » l'existence de
frais payés par caisse et non appuyées de pièces
justificatives. Ces charges ne sont pas déductibles du
résultat fiscal et ce conformément aux dispositions de
l'article 11-III du CGI.

Soit: Exercice 2012 = 107 988,15

Attendu que, dans son recours, la société a soulevé


qu'elle est prête à remettre les pièces justificatives
après la demande de l'inspecteur ;

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les pièces


justificatives, annexées à la réponse de la société sont
plutôt de pièces internes et des ordres de mission et
non pas des pièces justificatives de dépenses (tickets
de caisse, factures ...).

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir cette réintégration au motif que la
société n'a pas présenté les pièces justificatives de ces
frais.

II. TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

1.Rappel TVA sur Chiffre d'affaire imposé à


tort au taux réduit de 7%

Attendu que lors de l'examen du chiffre d'affaires


réalisé avec la société E1 pour la fabrication de la
voiture économique facturé au taux réduit de 7%,
l'inspecteur a relevé que la société n'a pas respecté le
seuil du chiffre d'affaires bénéficiant de l'application de
ce taux réduit en matière de TVA tel que prévu aux
articles 99-I du CGI et 22 du décret d'application ;

En effet, l'examen de la seule attestation délivrée par


l'administration fiscale au titre de l'exercice 2012,
(Attestation N°05120 du 27/01/2002 et facture pro-
forma ° 211VL0001) pour le bénéfice du taux réduit de
7%, a fait état d'un CA qui devait bénéficier du taux
réduit de 7% de 5 865 501,20 dh (HT) ;

En outre, le chiffre d'affaires bénéficiant du taux réduit


de 7% au titre de l'exercice 2011 est de 2 995 821,72
(HT) au lieu de 5 063 626,72 déclaré au taux de 7% ;

Or, L'examen de la comptabilité de la société, a permis


de relever que le chiffre d'affaires déclaré et encaissé
au taux de 7% au titre de l'exercice 2012 s'élève à 14
139582,50 (HT) au lieu de 5 865 501,20 (HT) objet de
l'attestation précitée ;

De ce fait, et étant donné que la société se trouve en


infraction aux dispositions de l'article 99-1 du CGI.
L'inspecteur a rappelé la TVA comme suit :

Exercice 2012 = (14 139582.50 - 5.865.501,20) * (20%-


7%) = 1 075 630,56 dh

Attendu que, dans son recours, la société a conteste ce


rappel en soulevant que tous les paiements qu’elle a
reçu sont au taux de 7% ce qui prouve que E2 E1
bénéficient de ce taux et que tous leurs achats étaient
au taux de 7%, de plus E2 E1 ont un accord avec le
Gouvernement marocain pour facturer les véhicules dits
«ECONOMIQUES» à 7% de TVA. Néanmoins, E1 n'a pas
adressé les exonérations suffisantes à la société ;
Par ailleurs, dans son recours ; la société a fait part d'un
rappel de TVA due après report de crédit de 648 134,00
dh ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir ce rappel au motif que la société
ne s'est pas conformée aux dispositions des articles 99-
I du CGI et 22 du décret d'application (n° 2.06.574 du
31/12/ 2006) ;

2.TVA sur intérêts du compte « titres et


valeurs de placement »

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner ce rappel pour les mêmes motifs
retenus au niveau de l'impôt sur les sociétés.

III. Impôt RAS / Produits des Actions, Parts


Sociales et Revenus Assimilés :

Les redressements notifiés en matière d'impôt sur les


sociétés ayant une incidence sur a base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés donnent
lieu à un rappel d'impôt au taux de 10% en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

Président

M. H.G
Les Membres

M. H.L

M. D.B
Réference du dossier: MjAxNy02NTM=

COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL

Séance du 24/05/2018

Désignation du contribuable :

Raison sociale : Maître B . M

Siège social : Mohammedia

Nature de l'Impôt : I.R et TVA

Exercices vérifiés : 2012 à 2015

II. Exposé des faits et motivation des décisions :

En la forme :

 Attendu que le contribuable a répondu à la


2éme lettre de notification en date du
20/03/2017 et a demandé le recours auprès de
la Commission Nationale du Recours Fiscal
(CNRF) ;
 Attendu que les documents de la procédure
contradictoire et la requête du contribuable ont
été transmis par la Direction Générale des
Impôts en date du 30/05/2017 ;
 Attendu que le présent dossier, programmé,
initialement pour la séance du 22/03/2018,
pour être examiné par la sous-commission, a
été reporté au 03/05/2018 puis au 24/05/2018,
à la demande du contribuable pour conclure un
accord amiable avec l’administration fiscale ;
 Attendu qu’à la date de la séance du
24/05/2018, la sous-commission a pris acte de
la présence des représentants de
l’administration et du contribuable ;
 Attendu que la sous commission a pris acte de
l’absence des membres représentants des
contribuables, dûment convoqués ;

Après délibérations ;

Constatant que les documents de la procédure ont été


transmis par l’Administration fiscale dans le délai légal
de trois (3) mois prévu par les dispositions de l’article
226-II du CGI, et que le contribuable a répondu à la
deuxième notification dans le délai imparti de 30 jours
et que le quorum légal lui permettant de délibérer est
atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond;

Au fond:

I- Anomalies :

Attendu que l’inspecteur, lors de la vérification de la


comptabilité du contribuable, a relevé des irrégularités,
telles qu’elles sont détaillées dans les notifications, qui
remettent en cause la valeur probante de sa
comptabilité et permettent de reconstituer son chiffre
d’affaires au titre des exercices vérifiés :

1- Le défaut de présentation d'une comptabilité tenue


conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI
o Défaut de présentation des livres légaux (le
livre d’inventaire et le livre journal) ;
o Les états de synthèse ne donnent pas une
image fidèle de la comptabilité de l’entreprise :
les frais de débours ne sont pas retracés par la
comptabilité de l’entreprise ;
o La comptabilisation des honoraires n’est pas
détaillée ;
o Non comptabilisation des opérations réalisées
au jour le jour mais d’une manière globale à la
fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
espèce au jour le jour, mais d’une manière
globale à la fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
banque au jour le jour, mais d’une manière
globale à la fin de l’année ;
o Le droit de communication a permis de déceler
des comptes bancaires non déclarés dans la
comptabilité du contribuable ;

Facturation

o Défaut de présentation des factures ou


mémoires pré-numérotés délivrés aux clients
conformément à l’article 145- III du CGI ;

Caisse

o L’analyse des postes 51610000 et 51610001 a


permis de relever des soldes progressifs
créditeurs ;

2- La dissimulation des honoraires dont la preuve est


établie par l’administration
o Le rapprochement du Chiffre d’affaires déclaré
et celui issu du registre « des frais » a laissé
apparaître une différence non justifiée pour
tous les exercices vérifiés ;
o Le rapprochement du Chiffre d’affaires déclaré
avec celui reconstitué, sur la base des
informations en possession de l’administration
au titre des exercices vérifiés, a laissé
apparaître une différence non justifiée ;

3- La comptabilisation d’achats non liés à l’exploitation

o L’analyse du compte charges dévoile


l’existence de plusieurs charges non liées à
l’exploitation ;

4- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves et


répétées, constatées dans la comptabilisation des
opérations

o Le rapprochement du montant des traitements


et salaires contenus dans la comptabilité
présentée et celui figurant sur la déclaration de
l’IR/Salaires laisse apparaître des différences au
titre de tous les exercices vérifiés ;
o La comparaison entre le solde du compte «
banque » présenté figurant au grand livre et
celui issu des relevés bancaires laisse
apparaître des différences ;
o Les frais relatifs aux débours ne sont pas
relatés par la comptabilité du contribuable ;

Attendu que le contribuable a contesté ces irrégularités


en avançant que (Cf. détail réponses du contribuable) :

1- Le défaut de présentation d'une comptabilité tenue


conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI :
 La profession de notaire est réglementée au
Maroc et régie par la loi 32-09 qui les oblige à
tenir des registres spéciaux de comptabilité
détaillant l’ensemble des transactions réalisées
(actes et transactions, montants encaissés dont
les débours et les frais d’étude) ;
 Tous les éléments nécessaires au contrôle du
chiffre d’affaires et encaissements ont été
présentés ;
 Quant au défaut de présentation des livres
légaux, ces derniers sont régis par la loi 9-88
relative aux obligations comptables des
commerçants. L’activité de notaire ne peut être
assimilée à une activité commerciale ;
 Sa comptabilité est tenue conformément aux
dispositions légales et qu’elle respecte
l’ensemble des principes comptables et
dispositions du CGNC ;

2- La dissimulation de ventes dont la preuve est établie


par l’administration :

 La différence constatée entre le chiffre


d’affaires déclaré et celui reconstitué, ne peut
être acceptée du fait que ce dernier repose sur
un barème fixé unilatéralement par
l’Administration fiscale et qui ne repose sur
aucun fondement réglementaire ;
 Le rapprochement entre le montant du chiffre
d’affaires déclaré et celui issu « des frais » ne
présente aucun écart non justifié ;

3- La comptabilisation d’achats non liés à l’exploitation :


l’ensemble des charges comptabilisées, dont le détail et
les montants n’ont pas été fournis, sont engagées dans
l’intérêt de l’exploitation ;
4- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves et
répétées, constatées dans la comptabilisation des
opérations :

 Sa comptabilité est tenue conformément aux


dispositions légales en vigueur et que
l’ensemble des débours sont détaillés dans le
registre des « frais » présenté au contrôle fiscal
;
 Les différences, issues du rapprochement entre
le solde banque présenté par le grand livre et
celui issu des relevés bancaires, ne sont
détaillées nulle part dans la première
notification ;
 Les charges de personnel correspondent à la
rémunération des salariés de l’étude qui étaient
présents lors de la vérification sur place ;

La sous commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé d’entériner la position de
l’administration et donc le maintien des anomalies
soulevées au motif qu’elles sont graves, au sens de
l’article 213 du CGI, et sont de nature à remettre en
cause la valeur probante de la comptabilité du
contribuable, notamment :

L’absence de livres légaux ;

La dissimulation de ventes dont la preuve est établie


par l’administration, notamment les différences de
chiffres d’affaires non justifiées par le contribuable ;

Les comptes de caisse créditeurs et l’absence de


facturation que le contribuable n’a pas commenté.

Il- Impôt sur le Revenu


A- Chiffre d’affaires non déclaré

1- Timbres et expéditions

Attendu que l’inspecteur a relevé que l’analyse du


registre des « frais » sur lequel le contribuable dissocie
le montant perçu par ses soins en honoraires et
débours, montre que ces derniers regroupent les
montants relatifs aux droits d’enregistrement, taxes
foncières et timbres et expéditions. Or, concernant ces
derniers, il fait remarquer que les seules consommables
afférentes aux expéditions, sont les achats de timbres
quittances « papeterie BAKKAS » et l’impression des
références de l’étude sur les chemises cartonnées « E1
», enregistrés dans sa comptabilité. Par conséquent, il a
considéré que la part réservée aux timbres et
expéditions, qui est forfaitaire et irrégulière (Varie entre
5,00 et 3.000,00 DH), dans le montant des frais
d’étude, ne peut être qualifiée de débours et constitue
donc un complément de chiffre d’affaires à réintégrer ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en avançant que les montants relevés
ne ressortent nulle part dans sa comptabilité, et qu’il
n’y a aucun lien entre le montant des timbres qui est à
la charge du client et le montant de ses frais d’études. Il
n’est pas fondé d’assimiler le montant des timbres à un
complément de chiffre d’affaires ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés, en l’absence de justifications de
la part du contribuable.

2- Honoraires non déclarés

Attendu que l’examen du registre des « frais » du


contribuable, a permis à l’inspecteur, de constater que
le total des montants des honoraires HT, perçus par ses
soins est supérieur au chiffre d’affaires déclaré et ce
pour toutes les années contrôlées ;

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


en avançant que le chiffre d’affaires déclaré est issu du
registre des frais et qu’il n’existe aucun écart entre le
montant des frais d’étude déclaré et celui dudit registre
;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés, au motif que le contribuable n’a
pas présenté de justification pour confirmer ses propos.

3- Gratuités et libéralités

Attendu que l’analyse du registre des « frais » du


contribuable a permis à l’inspecteur, de relever
plusieurs transactions dont les honoraires sont gratuits
ou en deçà du prix moyen déclaré par ses soins,
notamment (Cf. détail notifications) :

 Les honoraires déclarés relatifs aux ventes et


donations immobilières varient entre 0 et 1%
du prix de la transaction. Ainsi, l’inspecteur a
appliqué un pourcentage de 0.7% du prix de la
transaction, pour cette catégorie de prestations
de service ;
 Concernant les honoraires déclarés relatifs aux
Baux commerciaux, le prix pratiqué fluctue
entre 0,00DH et 2.254,55DH. Ainsi, l’inspecteur
a retenu, pour cette catégorie de prestations de
service, un prix de 5.000,00DH par transaction;
 S’agissant des Cessions de Fonds de
commerce, l’examen des honoraires déclarés a
permis à l’inspecteur de constater que toutes
les transactions sont gratuites. De ce fait,
l’inspecteur a procédé à la réintégration des
honoraires y afférents sur la base de 2% du prix
de la transaction ;
 Quant aux mains levées d'hypothèque, les
honoraires déclarés sont très variables, d’où
l’application, pour cette catégorie de prestation
de service, d’un prix de 3.000,00DH par
transaction ;
 Les honoraires déclarés relatifs aux
procurations spéciales et générales varient
entre 0,00 DH et 981,82 DH par transaction. En
conséquence, l’inspecteur a procédé à la
réintégration des honoraires reconstitués
résultant de l’application de 1.000,00 DH pour
les procurations spéciales et 3.000,00 DH pour
les procurations générales ;

Attendu que l’inspecteur a avancé que les barèmes


appliqués ont été, soit puisés de la comptabilité du
contribuable (cas des ventes et donations dont les frais
déclarés varient entre 0 et 1% du prix de la
transaction), soit de celles de ses confrères opérant
dans la même ville (pour les autres catégories de
transactions) ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en soulignant que les taux et barèmes
appliqués ont été fixés unilatéralement par
l’administration fiscale, et qu’ils ne reposent sur aucun
fondement réglementaire et ne sont appuyés par aucun
élément tangible. Il ajoute que le décret sur la fixation
des frais d’études des notaires n’a toujours pas vu le
jour et que le redressement ne tient pas compte des
tarifs pratiqués réellement de la province de
Mohammedia ;
Attendu que, séance tenante, le contribuable a avancé
que les honoraires déclarés ne résultent pas de
pourcentage, mais d’un forfait payé par le client ;

Attendu que, séance tenante, l’inspecteur a avancé que


les honoraires déclarés et détaillés dans les annexes
jointes aux notifications, révèlent bien des transactions
effectuées à 0,00 DH d’honoraires, et que
l’administration a retenu un taux de 0,7% en tant
qu’honoraire, représentant un taux moyen des
honoraires déclarés variant entre 0,00 et 1% ;

Considérant que les anomalies relevées sont graves au


sens de l’article 213 du CGI et remettent en cause la
valeur probante de la comptabilité du contribuable et
permettent ainsi, à l’administration, de reconstituer ses
chiffres d’affaires.

Considérant que les actes établis gratuitement


constituent une libéralité non admise fiscalement ;

Considérant que la reconstitution des honoraires du


contribuable a été effectuée, selon les types de
transactions, sur la base de données puisées dans sa
comptabilité ou selon les tarifs des confrères de la
même ville ;

Considérant que le contribuable n’a présenté aucune


justification confirmant ses propos et permettant à la
sous commission de remettre en cause les
redressements notifiés ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé le maintien des redressements notifiés par
l’administration.

4- Frais non déclarés


Attendu que le rapprochement entre le compte
bancaire (N° XXX ouvert auprès de la banque E2
agence Mohammedia), dédié aux «frais études » et le
montant liquidé par le contribuable sur le registre des «
frais », relatif à la totalité des frais des prestations
englobant aussi bien les honoraires que les différents
débours, a permis à l’inspecteur de relever une
différence significative, qu’il a appréhendée en tant que
chiffre d’affaires non déclaré, sous réserve de
justification adéquate ;

Attendu que le contribuable a contesté ce chef de


redressement en avançant qu’il fait double emploi avec
les redressements précédents relatifs à la reconstitution
du chiffre d’affaires, et que les différences relevées
entre les encaissements bancaires des frais d’études et
ceux inscrits sur le registre des « frais », correspondent
à des retenues opérées par ses soins au profit des
vendeurs de biens immobiliers, jusqu’à l’obtention du
quitus fiscal, compte tenu de l’engagement et de la
solidarité fiscale du notaire, et ne correspondent
nullement à des honoraires;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés par l’administration, au motif
que le contribuable n’a présente aucune justification
permettant de confirmer qu’il s’agit effectivement de
montants retenus au profit des vendeurs de biens
immobiliers jusqu’à l’obtention du quitus fiscal,
notamment les pièces justificatives détaillant ces
retenues ainsi que leur remboursement.

5- Encaissements bancaires non déclarés

Attendu que l’exploitation des relevés des comptes


bancaires, détenus par le contribuable dans plusieurs
banques de la place, révélés par des recoupements en
possession de l’administration, a permis à l’inspecteur
de constater des encaissements non déclarés et non
justifiés, à caractère répétitif, qu’il a appréhendé en
tant que revenus professionnels et ce, conformément
aux dispositions de l’article 30-2 du CGI. Ainsi, vu que
ces encaissements bancaires renferment aussi les prix
des transactions versés ou virés par les clients,
l’inspecteur a déterminé un seuil de signification de 90
000,00 DH, au dessous duquel les encaissements ont
été considérés comme honoraires, sous réserve de
justification de la part du contribuable ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en soulignant que la détermination d’un
seuil de signification de 90 000dh est aléatoire, non
fondée et non étayée. Il ajoute que le montant moyen
de ses frais d’étude, au titre de l’année 2012, s’élève à
2 607,00 DH, soit le CA déclaré divisé par le nombre
des actes réalisés. Il précise que, par ailleurs, ces
encaissements relevés correspondent à des versements
de clients pour leur payer les droits et taxes
correspondant aux transactions réalisées ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés par l’administration, au motif
que le contribuable n’a présente aucune justification
permettant de confirmer ses propos.

B- Charges d’exploitation

1- Redevances de crédit bail

Attendu que l’inspecteur a relevé la comptabilisation de


la redevance relative à l’acquisition d’un véhicule, dont
le montant d’acquisition dépasse 300.000,00 DH, sans
tenir compte de la limitation du montant de
l’amortissement déductible, édictée par l’article 10 du
CGI. De ce fait, il a réintégré la part de la redevance
non déductible et correspondant à l’amortissement au
taux de 20% par an sur la partie du prix du véhicule
hors taxe excédant 300.000,00 DH ;

Attendu que le contribuable conteste ce redressement


en rappelant que la redevance de crédit-bail,
comptabilisée en 2012, s’élève à 129 238,00 DH et qu’il
n’accepte donc, le redressement qu’à hauteur de 69
238,00 DH ;

Attendu que, séance tenante, l’administration a formulé


son accord sur le montant du redressement de 69
238,00 DH, accepté par le contribuable au cours de la
procédure contradictoire ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien du
redressement notifié par l’administration à hauteur du
montant de 69 238,00 DH, accepté par le contribuable
et confirmé par l’administration, séance tenante, et
l’abandon du reliquat.

2- Charges du personnel

Attendu que le rapprochement des rémunérations du


personnel comptabilisées au compte « 6171 » du CPC
et celles contenues dans la déclaration de l’IR/Salaires,
a permis à l’inspecteur de constater des différences, au
titre des exercices vérifiés, qu’il a réintégrées ;

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


en soulignant qu’il ne relève d’aucun fondement légal. Il
précise que le montant des charges du personnel
comptabilisé, correspond bien à des rémunérations
versées au personnel de son étude et dont le revenu
annuel net imposable est inférieur à 30 000,00 DH
(exonérés de l’IR) ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien du
redressement notifié par l’administration, en l’absence
de justification de la part du contribuable ;

III- Taxe sur la valeur ajoutée

A- Rappel sur CA

1- TVA sur chiffre d’affaires non déclarés TVA sur


timbres et expéditions TVA sur honoraires non déclarés
TVA sur ventes et donations TVA sur baux commerciaux

TVA sur cessions de fonds de commerce TVA sur mains


levées d'hypothèque TVA sur procurations Après avoir
entendu les deux parties, analysé leurs arguments,
étudié les éléments de la procédure et après
délibération, la sous-commission a décidé de maintenir
ces rappels de TVA, aux mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur le revenu.

2- TVA sur frais non déclarés

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir ces rappels de TVA, aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur le revenu.

3- TVA sur encaissements bancaires non déclarés

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir ces rappels de TVA, aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur le revenu.

IV- Examen d’ensemble de la situation fiscale

Attendu qu’en application des dispositions de l’article


216 du C.G.I, l’inspecteur a procédé à l’examen de
l’ensemble de la situation fiscale du contribuable. Il
ressort de cet examen que le revenu global qu’il a
déclaré au titre des exercices 2012 à 2015, n’est pas en
rapport avec ses dépenses, telles que définies à l’article
29 du CGI. En effet, il a procédé à l’évaluation des
dépenses du contribuable au titre de ses résidences
principale et secondaire, des frais de fonctionnement et
d’entretien, des remboursements d’emprunts et des
acquisitions d’immeubles (Cf. détail notifications), qu’il
a comparés avec ses ressources relevées d’après la
déclaration du revenu global, déposée par ses soins à la
direction générale des impôts, et qui a donné lieu à des
disponibilités non justifiées ;

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


pour les raisons suivantes :

o Il fait double emploi avec les redressements


relatifs à la reconstitution du chiffre d’affaires ;
o L’acquisition de l’appartement en 2012 n’est
pas une dépense courante, mais un
investissement qui est le fruit de plusieurs
années de travail ;
o Ses dépenses personnelles de résidence et de
fonctionnement n’ont pas varié, alors que son
activité a baissé de plus de 57% entre 2012 et
2015 ;
o Au regard de sa situation globale des années
2013 à 2015, ses revenus couvrent largement
ses dépenses, car l’excédant de 199 916,77DH
au titre des années 2013 et 2014, est
largement supérieur à celui de 80 790,21
relevé en 2015.

La Sous commission après avoir entendu les deux


parties, consulté les éléments du dossier fiscal, et après
avoir délibéré a décidé le maintien des bases notifiées
en considérant que les arguments avancés par le
contribuable ne sont pas appuyés de justificatifs
convaincants. Toutefois, pour éviter le double emploi, la
Sous commission a décidé de ne pas prendre en
considération, dans les réintégrations, l’ensemble des
redressements composés de revenus professionnels et
disponibilités non justifiées, étant donné qu’il s’agit des
mêmes revenus, et de ne retenir que les bases
d’impositions les plus élevées.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRÉSIDENT

Me. H . G

MEMBRES

Mme. I . B

M. M A . L

Documents associés
Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.
Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : Article 216 : Examen de l'ensemble de
la situation fiscale des contribuables
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.R. : Article 29 : Evaluation des
dépenses des contribuables lors de l'examen de
l'ensemble de la situation fiscale
 TR: CGI : I.S. : Article 10 : Charges déductibles
Réference du dossier: MjAxNy02NTM=

COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL

Séance du 24/05/2018

Désignation du contribuable :

Raison sociale : Maître B . M

Siège social : Mohammedia

Nature de l'Impôt : I.R et TVA

Exercices vérifiés : 2012 à 2015

II. Exposé des faits et motivation des décisions :

En la forme :

 Attendu que le contribuable a répondu à la


2éme lettre de notification en date du
20/03/2017 et a demandé le recours auprès de
la Commission Nationale du Recours Fiscal
(CNRF) ;
 Attendu que les documents de la procédure
contradictoire et la requête du contribuable ont
été transmis par la Direction Générale des
Impôts en date du 30/05/2017 ;
 Attendu que le présent dossier, programmé,
initialement pour la séance du 22/03/2018,
pour être examiné par la sous-commission, a
été reporté au 03/05/2018 puis au 24/05/2018,
à la demande du contribuable pour conclure un
accord amiable avec l’administration fiscale ;
 Attendu qu’à la date de la séance du
24/05/2018, la sous-commission a pris acte de
la présence des représentants de
l’administration et du contribuable ;
 Attendu que la sous commission a pris acte de
l’absence des membres représentants des
contribuables, dûment convoqués ;

Après délibérations ;

Constatant que les documents de la procédure ont été


transmis par l’Administration fiscale dans le délai légal
de trois (3) mois prévu par les dispositions de l’article
226-II du CGI, et que le contribuable a répondu à la
deuxième notification dans le délai imparti de 30 jours
et que le quorum légal lui permettant de délibérer est
atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond;

Au fond:

I- Anomalies :

Attendu que l’inspecteur, lors de la vérification de la


comptabilité du contribuable, a relevé des irrégularités,
telles qu’elles sont détaillées dans les notifications, qui
remettent en cause la valeur probante de sa
comptabilité et permettent de reconstituer son chiffre
d’affaires au titre des exercices vérifiés :

1- Le défaut de présentation d'une comptabilité tenue


conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI
o Défaut de présentation des livres légaux (le
livre d’inventaire et le livre journal) ;
o Les états de synthèse ne donnent pas une
image fidèle de la comptabilité de l’entreprise :
les frais de débours ne sont pas retracés par la
comptabilité de l’entreprise ;
o La comptabilisation des honoraires n’est pas
détaillée ;
o Non comptabilisation des opérations réalisées
au jour le jour mais d’une manière globale à la
fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
espèce au jour le jour, mais d’une manière
globale à la fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
banque au jour le jour, mais d’une manière
globale à la fin de l’année ;
o Le droit de communication a permis de déceler
des comptes bancaires non déclarés dans la
comptabilité du contribuable ;

Facturation

o Défaut de présentation des factures ou


mémoires pré-numérotés délivrés aux clients
conformément à l’article 145- III du CGI ;

Caisse

o L’analyse des postes 51610000 et 51610001 a


permis de relever des soldes progressifs
créditeurs ;

2- La dissimulation des honoraires dont la preuve est


établie par l’administration
o Le rapprochement du Chiffre d’affaires déclaré
et celui issu du registre « des frais » a laissé
apparaître une différence non justifiée pour
tous les exercices vérifiés ;
o Le rapprochement du Chiffre d’affaires déclaré
avec celui reconstitué, sur la base des
informations en possession de l’administration
au titre des exercices vérifiés, a laissé
apparaître une différence non justifiée ;

3- La comptabilisation d’achats non liés à l’exploitation

o L’analyse du compte charges dévoile


l’existence de plusieurs charges non liées à
l’exploitation ;

4- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves et


répétées, constatées dans la comptabilisation des
opérations

o Le rapprochement du montant des traitements


et salaires contenus dans la comptabilité
présentée et celui figurant sur la déclaration de
l’IR/Salaires laisse apparaître des différences au
titre de tous les exercices vérifiés ;
o La comparaison entre le solde du compte «
banque » présenté figurant au grand livre et
celui issu des relevés bancaires laisse
apparaître des différences ;
o Les frais relatifs aux débours ne sont pas
relatés par la comptabilité du contribuable ;

Attendu que le contribuable a contesté ces irrégularités


en avançant que (Cf. détail réponses du contribuable) :

1- Le défaut de présentation d'une comptabilité tenue


conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI :
 La profession de notaire est réglementée au
Maroc et régie par la loi 32-09 qui les oblige à
tenir des registres spéciaux de comptabilité
détaillant l’ensemble des transactions réalisées
(actes et transactions, montants encaissés dont
les débours et les frais d’étude) ;
 Tous les éléments nécessaires au contrôle du
chiffre d’affaires et encaissements ont été
présentés ;
 Quant au défaut de présentation des livres
légaux, ces derniers sont régis par la loi 9-88
relative aux obligations comptables des
commerçants. L’activité de notaire ne peut être
assimilée à une activité commerciale ;
 Sa comptabilité est tenue conformément aux
dispositions légales et qu’elle respecte
l’ensemble des principes comptables et
dispositions du CGNC ;

2- La dissimulation de ventes dont la preuve est établie


par l’administration :

 La différence constatée entre le chiffre


d’affaires déclaré et celui reconstitué, ne peut
être acceptée du fait que ce dernier repose sur
un barème fixé unilatéralement par
l’Administration fiscale et qui ne repose sur
aucun fondement réglementaire ;
 Le rapprochement entre le montant du chiffre
d’affaires déclaré et celui issu « des frais » ne
présente aucun écart non justifié ;

3- La comptabilisation d’achats non liés à l’exploitation :


l’ensemble des charges comptabilisées, dont le détail et
les montants n’ont pas été fournis, sont engagées dans
l’intérêt de l’exploitation ;
4- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves et
répétées, constatées dans la comptabilisation des
opérations :

 Sa comptabilité est tenue conformément aux


dispositions légales en vigueur et que
l’ensemble des débours sont détaillés dans le
registre des « frais » présenté au contrôle fiscal
;
 Les différences, issues du rapprochement entre
le solde banque présenté par le grand livre et
celui issu des relevés bancaires, ne sont
détaillées nulle part dans la première
notification ;
 Les charges de personnel correspondent à la
rémunération des salariés de l’étude qui étaient
présents lors de la vérification sur place ;

La sous commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé d’entériner la position de
l’administration et donc le maintien des anomalies
soulevées au motif qu’elles sont graves, au sens de
l’article 213 du CGI, et sont de nature à remettre en
cause la valeur probante de la comptabilité du
contribuable, notamment :

L’absence de livres légaux ;

La dissimulation de ventes dont la preuve est établie


par l’administration, notamment les différences de
chiffres d’affaires non justifiées par le contribuable ;

Les comptes de caisse créditeurs et l’absence de


facturation que le contribuable n’a pas commenté.

Il- Impôt sur le Revenu


A- Chiffre d’affaires non déclaré

1- Timbres et expéditions

Attendu que l’inspecteur a relevé que l’analyse du


registre des « frais » sur lequel le contribuable dissocie
le montant perçu par ses soins en honoraires et
débours, montre que ces derniers regroupent les
montants relatifs aux droits d’enregistrement, taxes
foncières et timbres et expéditions. Or, concernant ces
derniers, il fait remarquer que les seules consommables
afférentes aux expéditions, sont les achats de timbres
quittances « papeterie BAKKAS » et l’impression des
références de l’étude sur les chemises cartonnées « E1
», enregistrés dans sa comptabilité. Par conséquent, il a
considéré que la part réservée aux timbres et
expéditions, qui est forfaitaire et irrégulière (Varie entre
5,00 et 3.000,00 DH), dans le montant des frais
d’étude, ne peut être qualifiée de débours et constitue
donc un complément de chiffre d’affaires à réintégrer ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en avançant que les montants relevés
ne ressortent nulle part dans sa comptabilité, et qu’il
n’y a aucun lien entre le montant des timbres qui est à
la charge du client et le montant de ses frais d’études. Il
n’est pas fondé d’assimiler le montant des timbres à un
complément de chiffre d’affaires ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés, en l’absence de justifications de
la part du contribuable.

2- Honoraires non déclarés

Attendu que l’examen du registre des « frais » du


contribuable, a permis à l’inspecteur, de constater que
le total des montants des honoraires HT, perçus par ses
soins est supérieur au chiffre d’affaires déclaré et ce
pour toutes les années contrôlées ;

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


en avançant que le chiffre d’affaires déclaré est issu du
registre des frais et qu’il n’existe aucun écart entre le
montant des frais d’étude déclaré et celui dudit registre
;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés, au motif que le contribuable n’a
pas présenté de justification pour confirmer ses propos.

3- Gratuités et libéralités

Attendu que l’analyse du registre des « frais » du


contribuable a permis à l’inspecteur, de relever
plusieurs transactions dont les honoraires sont gratuits
ou en deçà du prix moyen déclaré par ses soins,
notamment (Cf. détail notifications) :

 Les honoraires déclarés relatifs aux ventes et


donations immobilières varient entre 0 et 1%
du prix de la transaction. Ainsi, l’inspecteur a
appliqué un pourcentage de 0.7% du prix de la
transaction, pour cette catégorie de prestations
de service ;
 Concernant les honoraires déclarés relatifs aux
Baux commerciaux, le prix pratiqué fluctue
entre 0,00DH et 2.254,55DH. Ainsi, l’inspecteur
a retenu, pour cette catégorie de prestations de
service, un prix de 5.000,00DH par transaction;
 S’agissant des Cessions de Fonds de
commerce, l’examen des honoraires déclarés a
permis à l’inspecteur de constater que toutes
les transactions sont gratuites. De ce fait,
l’inspecteur a procédé à la réintégration des
honoraires y afférents sur la base de 2% du prix
de la transaction ;
 Quant aux mains levées d'hypothèque, les
honoraires déclarés sont très variables, d’où
l’application, pour cette catégorie de prestation
de service, d’un prix de 3.000,00DH par
transaction ;
 Les honoraires déclarés relatifs aux
procurations spéciales et générales varient
entre 0,00 DH et 981,82 DH par transaction. En
conséquence, l’inspecteur a procédé à la
réintégration des honoraires reconstitués
résultant de l’application de 1.000,00 DH pour
les procurations spéciales et 3.000,00 DH pour
les procurations générales ;

Attendu que l’inspecteur a avancé que les barèmes


appliqués ont été, soit puisés de la comptabilité du
contribuable (cas des ventes et donations dont les frais
déclarés varient entre 0 et 1% du prix de la
transaction), soit de celles de ses confrères opérant
dans la même ville (pour les autres catégories de
transactions) ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en soulignant que les taux et barèmes
appliqués ont été fixés unilatéralement par
l’administration fiscale, et qu’ils ne reposent sur aucun
fondement réglementaire et ne sont appuyés par aucun
élément tangible. Il ajoute que le décret sur la fixation
des frais d’études des notaires n’a toujours pas vu le
jour et que le redressement ne tient pas compte des
tarifs pratiqués réellement de la province de
Mohammedia ;
Attendu que, séance tenante, le contribuable a avancé
que les honoraires déclarés ne résultent pas de
pourcentage, mais d’un forfait payé par le client ;

Attendu que, séance tenante, l’inspecteur a avancé que


les honoraires déclarés et détaillés dans les annexes
jointes aux notifications, révèlent bien des transactions
effectuées à 0,00 DH d’honoraires, et que
l’administration a retenu un taux de 0,7% en tant
qu’honoraire, représentant un taux moyen des
honoraires déclarés variant entre 0,00 et 1% ;

Considérant que les anomalies relevées sont graves au


sens de l’article 213 du CGI et remettent en cause la
valeur probante de la comptabilité du contribuable et
permettent ainsi, à l’administration, de reconstituer ses
chiffres d’affaires.

Considérant que les actes établis gratuitement


constituent une libéralité non admise fiscalement ;

Considérant que la reconstitution des honoraires du


contribuable a été effectuée, selon les types de
transactions, sur la base de données puisées dans sa
comptabilité ou selon les tarifs des confrères de la
même ville ;

Considérant que le contribuable n’a présenté aucune


justification confirmant ses propos et permettant à la
sous commission de remettre en cause les
redressements notifiés ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé le maintien des redressements notifiés par
l’administration.

4- Frais non déclarés


Attendu que le rapprochement entre le compte
bancaire (N° XXX ouvert auprès de la banque E2
agence Mohammedia), dédié aux «frais études » et le
montant liquidé par le contribuable sur le registre des «
frais », relatif à la totalité des frais des prestations
englobant aussi bien les honoraires que les différents
débours, a permis à l’inspecteur de relever une
différence significative, qu’il a appréhendée en tant que
chiffre d’affaires non déclaré, sous réserve de
justification adéquate ;

Attendu que le contribuable a contesté ce chef de


redressement en avançant qu’il fait double emploi avec
les redressements précédents relatifs à la reconstitution
du chiffre d’affaires, et que les différences relevées
entre les encaissements bancaires des frais d’études et
ceux inscrits sur le registre des « frais », correspondent
à des retenues opérées par ses soins au profit des
vendeurs de biens immobiliers, jusqu’à l’obtention du
quitus fiscal, compte tenu de l’engagement et de la
solidarité fiscale du notaire, et ne correspondent
nullement à des honoraires;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés par l’administration, au motif
que le contribuable n’a présente aucune justification
permettant de confirmer qu’il s’agit effectivement de
montants retenus au profit des vendeurs de biens
immobiliers jusqu’à l’obtention du quitus fiscal,
notamment les pièces justificatives détaillant ces
retenues ainsi que leur remboursement.

5- Encaissements bancaires non déclarés

Attendu que l’exploitation des relevés des comptes


bancaires, détenus par le contribuable dans plusieurs
banques de la place, révélés par des recoupements en
possession de l’administration, a permis à l’inspecteur
de constater des encaissements non déclarés et non
justifiés, à caractère répétitif, qu’il a appréhendé en
tant que revenus professionnels et ce, conformément
aux dispositions de l’article 30-2 du CGI. Ainsi, vu que
ces encaissements bancaires renferment aussi les prix
des transactions versés ou virés par les clients,
l’inspecteur a déterminé un seuil de signification de 90
000,00 DH, au dessous duquel les encaissements ont
été considérés comme honoraires, sous réserve de
justification de la part du contribuable ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en soulignant que la détermination d’un
seuil de signification de 90 000dh est aléatoire, non
fondée et non étayée. Il ajoute que le montant moyen
de ses frais d’étude, au titre de l’année 2012, s’élève à
2 607,00 DH, soit le CA déclaré divisé par le nombre
des actes réalisés. Il précise que, par ailleurs, ces
encaissements relevés correspondent à des versements
de clients pour leur payer les droits et taxes
correspondant aux transactions réalisées ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés par l’administration, au motif
que le contribuable n’a présente aucune justification
permettant de confirmer ses propos.

B- Charges d’exploitation

1- Redevances de crédit bail

Attendu que l’inspecteur a relevé la comptabilisation de


la redevance relative à l’acquisition d’un véhicule, dont
le montant d’acquisition dépasse 300.000,00 DH, sans
tenir compte de la limitation du montant de
l’amortissement déductible, édictée par l’article 10 du
CGI. De ce fait, il a réintégré la part de la redevance
non déductible et correspondant à l’amortissement au
taux de 20% par an sur la partie du prix du véhicule
hors taxe excédant 300.000,00 DH ;

Attendu que le contribuable conteste ce redressement


en rappelant que la redevance de crédit-bail,
comptabilisée en 2012, s’élève à 129 238,00 DH et qu’il
n’accepte donc, le redressement qu’à hauteur de 69
238,00 DH ;

Attendu que, séance tenante, l’administration a formulé


son accord sur le montant du redressement de 69
238,00 DH, accepté par le contribuable au cours de la
procédure contradictoire ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien du
redressement notifié par l’administration à hauteur du
montant de 69 238,00 DH, accepté par le contribuable
et confirmé par l’administration, séance tenante, et
l’abandon du reliquat.

2- Charges du personnel

Attendu que le rapprochement des rémunérations du


personnel comptabilisées au compte « 6171 » du CPC
et celles contenues dans la déclaration de l’IR/Salaires,
a permis à l’inspecteur de constater des différences, au
titre des exercices vérifiés, qu’il a réintégrées ;

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


en soulignant qu’il ne relève d’aucun fondement légal. Il
précise que le montant des charges du personnel
comptabilisé, correspond bien à des rémunérations
versées au personnel de son étude et dont le revenu
annuel net imposable est inférieur à 30 000,00 DH
(exonérés de l’IR) ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien du
redressement notifié par l’administration, en l’absence
de justification de la part du contribuable ;

III- Taxe sur la valeur ajoutée

A- Rappel sur CA

1- TVA sur chiffre d’affaires non déclarés TVA sur


timbres et expéditions TVA sur honoraires non déclarés
TVA sur ventes et donations TVA sur baux commerciaux

TVA sur cessions de fonds de commerce TVA sur mains


levées d'hypothèque TVA sur procurations Après avoir
entendu les deux parties, analysé leurs arguments,
étudié les éléments de la procédure et après
délibération, la sous-commission a décidé de maintenir
ces rappels de TVA, aux mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur le revenu.

2- TVA sur frais non déclarés

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir ces rappels de TVA, aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur le revenu.

3- TVA sur encaissements bancaires non déclarés

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir ces rappels de TVA, aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur le revenu.

IV- Examen d’ensemble de la situation fiscale

Attendu qu’en application des dispositions de l’article


216 du C.G.I, l’inspecteur a procédé à l’examen de
l’ensemble de la situation fiscale du contribuable. Il
ressort de cet examen que le revenu global qu’il a
déclaré au titre des exercices 2012 à 2015, n’est pas en
rapport avec ses dépenses, telles que définies à l’article
29 du CGI. En effet, il a procédé à l’évaluation des
dépenses du contribuable au titre de ses résidences
principale et secondaire, des frais de fonctionnement et
d’entretien, des remboursements d’emprunts et des
acquisitions d’immeubles (Cf. détail notifications), qu’il
a comparés avec ses ressources relevées d’après la
déclaration du revenu global, déposée par ses soins à la
direction générale des impôts, et qui a donné lieu à des
disponibilités non justifiées ;

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


pour les raisons suivantes :

o Il fait double emploi avec les redressements


relatifs à la reconstitution du chiffre d’affaires ;
o L’acquisition de l’appartement en 2012 n’est
pas une dépense courante, mais un
investissement qui est le fruit de plusieurs
années de travail ;
o Ses dépenses personnelles de résidence et de
fonctionnement n’ont pas varié, alors que son
activité a baissé de plus de 57% entre 2012 et
2015 ;
o Au regard de sa situation globale des années
2013 à 2015, ses revenus couvrent largement
ses dépenses, car l’excédant de 199 916,77DH
au titre des années 2013 et 2014, est
largement supérieur à celui de 80 790,21
relevé en 2015.

La Sous commission après avoir entendu les deux


parties, consulté les éléments du dossier fiscal, et après
avoir délibéré a décidé le maintien des bases notifiées
en considérant que les arguments avancés par le
contribuable ne sont pas appuyés de justificatifs
convaincants. Toutefois, pour éviter le double emploi, la
Sous commission a décidé de ne pas prendre en
considération, dans les réintégrations, l’ensemble des
redressements composés de revenus professionnels et
disponibilités non justifiées, étant donné qu’il s’agit des
mêmes revenus, et de ne retenir que les bases
d’impositions les plus élevées.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRÉSIDENT

Me. H . G

MEMBRES

Mme. I . B

M. M A . L

Documents associés
Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.
Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : Article 216 : Examen de l'ensemble de
la situation fiscale des contribuables
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.R. : Article 29 : Evaluation des
dépenses des contribuables lors de l'examen de
l'ensemble de la situation fiscale
 TR: CGI : I.S. : Article 10 : Charges déductibles
Réference du dossier: MjAxNy0yNzY=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 20/03/2018

I. Identification du contribuable :

Raison sociale : Sté E SA.


Adresse : MOHAMMEDIA.
Nature de l'impôt : IS; TVA; IS/PA; IR/salaries.

II. Motifs et détails des décisions :

En la forme :

Attendu que le dossier a été programmé pour la séance


du 17/11/2017 pour être examiné par la sous-
commission, il a été reporté sur demande de la société
à la séance du 19/12/2017, puis a la séance du
27/02/2018, puis à la séance du 20/03/2018 pour
conclure un accord à l'amiable avec l'Administration
fiscale ;

Attendu que la deuxième lettre de notification a été


remise à la société le 28/10/2016 ;

Attendu que la société a formulé sa demande de


pourvoi devant la CNRF dans sa réponse a la deuxième
lettre de notification remise à l'inspecteur en date du ;

Attendu que le recours de la société et les documents


relatifs aux actes de la procédure contradictoire, ont
été communiqués à la CNRF par l'administration fiscale
le 22/03/2017 ;
Constatant que les conditions de forme sont
réunies à savoir :

o Le quorum légal est atteint, les membres


représentants les contribuables régulièrement
informées de la date à laquelle se tient cette
réunion, et convoquées à cet effet dans les
formes prévues par l'article 219 du CGI, M. C.L
est présent ;
o Le recours de la société est recevable en la
forme, du moment qu'il a été exercé dans le
délai de 30 jours prévu par les dispositions de
l'article 220-IV du CGI ;
o La transmission du recours de la société et des
documents relatifs aux actes de la procédure
contradictoire a été effectuée dans le délai
légal prévu par les dispositions de l'article 226
du CGI.
o Les parties ont été régulièrement informées de
la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues
par l'article 219 du CGI ;

La Sous-commission décide par conséquent, de passer


à l'examen des points litigieux soumis à son
appréciation quant au fond.

Au fonds :

I. Valeur probante de la comptabilité :

Attendu que, lors de la vérification de la comptabilité de


la société E SA, l'inspecteur a relevé au les anomalies et
irrégularités suivantes :
1. Défaut de présentation d'une comptabilité
tenue conformément aux dispositions de
l'article 145 du CGI et de la loi n° 9/88 :

a. Comptabilisation globale des ventes en


reprenant les chiffres d'affaires mensuels par
famille de produits.
b. Absence de détail des factures de ventes, les
factures récapitulent les ventes par familles de
produits au titre de chaque période alors
qu'elles ne reprennent pas le détail des
produits livrés ni les références et le mode de
paiement ;
c. Présence de solde caisse créditeur en infraction
aux dispositions du Code Général de
Normalisation Comptable (C.G.N.C) ;
d. Les avoirs sont repris dans les factures des
ventes avec un signe négatif en infraction au
principe comptable fondamental de clarté
prévu par la loi n°9-88,ce qui constituent des
erreurs répétées au sens de l'article 213-1- 4°
du C.G.I.
e. Absence de détail des inventaires des stocks.

2. les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la
comptabilisation des opérations :

a. Enregistrements des encaissements en espèces


sous le libellé de virements ;
b. Transferts non justifiés entre comptes clients ;
c. Compte client comportant plusieurs « à
nouveau » ;

3. la non comptabilisation d'opérations effectuées


par le contribuable :

Les avoirs contenus dans les factures de vente


correspondent en réalité à des achats de médicaments
auprès de pharmaciens qui seront vendus à d'autres
sans comptabiliser ni les achats ni les ventes ;

Attendu que l'inspecteur a conclus que la gravité de ces


anomalies est de nature à remettre en cause la valeur
probante de la comptabilité présentée par la société et
donne droit par conséquent, à l'administration de
déterminer la base d'imposition d'après les éléments
dont elle dispose, suivant les dispositions des articles
213-1 du C.G.I et 23 de la loi 9-88;

(Pour détails cf. lettres de notification)

Attendu que la société a contesté les irrégularités


notifiées en arguant, notamment, que :

1.La comptabilité n'est pas conforme aux


dispositions du CGI et de la loi n° 9/88 :

 La méthode de comptabilisation des ventes


respecte à la lettre les dispositions de l’article
145 du CGI;
 La totalité des factures de ventes comporte
l'ensemble des renseignements exigés par les
lois en vigueur : Identité totale du vendeur
(numéro d'identification, taxe professionnelle,
la date de l'opération, les modalités de
paiement....) les nom et adresses des vendeurs;
 Les factures sont numérotées, tirées d'une
série continue ;
 L'ensemble des factures mentionne d'une
manière systématique les références et les
modes de paiement tels qu'ils ont été édictés
par les dispositions de l'article 145 du CGI ;
 Les factures reprennent tous les détails, (un
échantillon a été envoyé avec sa 1ère réponse).
Le détail fourni permettait à l'inspecteur de
procéder à un contrôle quantitatif nécessaire ;
 Le solde du compte caisse n'a à aucun moment
était créditeur ; les charges payées d'avance et
les dates de ces opérations montrent bel et
bien l'état des soldes de la caisse au cours de
l'exercice ;
 « Effectivement, les avoir doivent faire l'objet
de pièces à part, cependant, ils étaient
systématiquement comptabilisés en tant que
tels. « Pourquoi le considérer entant qu'achats,
alors que nos propres fournisseurs nous
accordent des avantages particuliers ». « Ces
avoirs concernent une partie importante des
produits vendus à ces pharmaciens qui
assurent la garde, et qu'après l'opération de la
garde, le reste de la marchandise invendue est
récupéré sous forme d'avoirs » ;

2.Encaissements en espèces libellés «


virements » :

 la société affirme qu'«Effectivement, il y'a une


différence sur le plan comptable et sur le plan
fiscal entre l'enregistrement des encaissements
en espèce et les virements bancaires, cette
différence est notoire, dans notre cas, il s'agit
de versements en espèces, opération
constamment pratiquée dans le cas de
règlement des impayés. » ;
 Transferts non justifiés entre comptes clients : il
ne s'agit pas de transferts entre comptes
clients, il s'agit purement et simplement d'une
rectification au niveau desdits comptes qui se
fait selon le règlement des factures, les avoirs
perçus, les reports des soldes...En effet, lorsque
le comptable remarque qu'il ne s'agit pas du
client approprié, il procède systématiquement
aux réajustements nécessaires, vu la confusion
des noms des pharmaciens ;
 Compte client comportant plusieurs à nouveau :
effectivement, chaque client ayant une fiche
personnelle, et un historique comme il a été
constaté par le vérificateur ;

3.la non comptabilisation d'opérations


effectuées par le contribuable :

 « les avoir contenus dans les factures de vente


ne font pas l'objet de pièces à part (avoirs) et
ceci dans un cadre purement de simplificateur
vu le nombre de clients et des avoirs »;
 « Le service n'a apporté aucune preuve
irréfutable sur cette analyse en s'appuyant sur
un apport solide de contrôle quantitatif ou par
un recoupement consistant auprès de ; a
brigade de recoupements (BRR). » ;

Attendu que les représentants de l'administration ont


soulevé séance tenante que les bons de livraison n'ont
pas été mis à la disposition de l'inspecteur en cours de
vérification, pour cette raison il lui était impossible de
précéder à un contrôle quantitatif ;

Considérant que la société confirme que la


comptabilisation des ventes se fait effectivement
mensuellement vu le grand nombre de commandes qui
sont reprises dans des bons de livraison puis le total est
repris sur la facture puis enregistré dans le grand livre ;
que les bons de livraison n'ont pas été mis a la
disposition de l'inspecteur. Cette méthode de
comptabilisation des ventes ne respecte pas les
dispositions de l'article 145 du CGI et de la loi 9/88
relative aux obligations comptables des commerçants ;

Considérant que la société n'a présenté aucune


justification probante des retours de médicaments, et
que les avoirs constates après facturation doivent être
factures à part et non intégrés dans les factures
initiales. Et considérant qu'aucun détail des inventaires
n'a été présenté a l'inspecteur ;

Considérant que la société soutient, à propos des


encaissements en espèces libellés « virements », qu'il
s'agit essentiellement des règlements de vente
impayés ou de règlement de certains clients
(pharmaciens) interdits de chéquier (interdits
bancaires), sans apporter aucunes justifications;

Considérant que la société confirme l'existence de


transferts entre comptes clients vu la confusion des
noms des pharmaciens non appuyés de justificatifs
adéquats.

Après avoir entendu les deux parties et analysé


les arguments de chacune d'elles et après
délibération, la Sous-commission a décidé que les
irrégularités relevées dans la comptabilité
vérifiée sont graves au sens des dispositions de
l'article 213-1 du C.G.I et de nature à remettre en
cause la valeur probante de la comptabilité. Il
s'agit en particulier des irrégularités suivantes :

o Comptabilisation globale des ventes en


reprenant les CA mensuels par famille de
produits ;
o Absence de détail des factures de ventes,
les factures récapitulent les ventes par
familles de produits au titre de chaque
période alors qu'elles ne reprennent pas
le détail des produits livrés ni les
références et le mode de paiement ;
o Présence de soldes caisse créditeurs ;
o Les avoirs repris dans les factures des
ventes avec un signe négatif ;
o Absence de détail des inventaires des
stocks... ;

II. Impôt sur les Sociétés

1.Reconstitution du chiffre d'affaires

Attendu que l'inspecteur a constaté que la marge


déclarée au titre de l'exercice vérifiée et en dessous de
celle reconnue dans le secteur de la répartition
pharmaceutique, et compte tenu des anomalies et
irrégularités notifiées et conformément aux dispositions
de l'article 213 du CGI, il a procédé à la reconstitution
du chiffre d'affaires de la société au titre de l'exercice
2012 par l'application aux achats revendus du taux de
marge de 10 % reconnue dans le secteur de la
répartition pharmaceutique , (Pour détails cf. lettres de
notification)

Attendu que la société a contesté ce redressement et


évoquant les motifs suivants :

 La comptabilité est tenue conformément aux


dispositions de l'article 145 du CGI. Les achats
comptabilisés représentent la totalité des
achats sans tenir en compte des achats de
sachets ;
 Le taux de 10% retenu reste un taux estimatif ;
 La société commercialise des produits dont la
marge ne dépasse pas 4% ;
 Des remises sur factures sont accordées aux
clients ;

Par ailleurs, la société a présenté, séance tenante, des


photocopies des bilans de sociétés du même secteur
d'activité de grossisterie : E2 , E3, E4, E5, E6, E7 qui
déclarent respectivement des marges brutes de 8,23-
8,10- 8,27- 8,74- 8,87- 8,78 et qu'elle a avance pour le
lait qui représente 10% à 15% du chiffre d'affaires la
marge est de 4% et cette marge n'est que 2% pour les
médicaments pour traiter le cancer ;

Attendu que les représentants de l'administration ont


précisé que le taux de marge de 10% retenu est celui
fixé par l'arrêté de Ministre de la santé publique
n°465/69 du 18/09/1969 pour le grossiste répartiteur,
sur le prix pharmacien (copie de l'arrêté présentée
séance tenante) ;

Considérant que les irrégularités soulevées par


l'inspecteur exposées ci-dessus sont graves et de
nature à remettre en cause la valeur probante la
comptabilité présentée par la société comme ;
Considérant que le taux de marge de 10% retenu par
l'administration est celui en vigueur dans le secteur de
la répartition pharmaceutique ;

Considérant que la société n’a pas présenté une autre


proposition chiffrée ou d'arguments valables appuyant
ses allégations ;

Pour ces considérations, après avoir analysé les


arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la Sous-commission a décidé de
maintenir cette réintégration.

2.Charges

a.Charges d'achats non admises

Attendu que l'inspecteur a constaté que la société a


procédé au règlement des achats effectués auprès des
pharmaciens par le biais d'avoirs sur factures et ce, en
infraction aux dispositions de l'article 11 du CGI. Ainsi, il
a rejeté, à raison de 50%, les charges correspondantes
à ces achats supérieures à 10.000,00 dh;

Attendu que la société a contesté ce chef de


redressement pour les motifs ci-après contenus dans sa
réponse a la première notification :

o Aucune preuve tangible n'étant établie par


l'inspecteur montrant qu'il s'agit bel et bien des
achats effectifs; surtout en l'absence d'un
recoupement ou d'un contrôle quantitatif
consistants.
o La société aurait bien aimé comptabiliser ces
achats qui réduiraient considérablement le
résultat fiscal.
o Ce chef de redressement représente plus de
250% du montant de la base déclarée ;
o Il s'agit d'un double emploi: reconstitution du
chiffre d'affaires et épuisement des charges à
partir de la comptabilité rejetée;
o Le total des avoirs retenu par l'inspecteur est
erroné;

Attendu que la société a soulevé séance tenante qu'elle


est payée par échange et que l'échange est prévu par
la loi, et que l'administration a réintègre des charges
qui n'ont pas été déduites ;

Attendu que les représentants de l'administration ont


soulevé que la société n'a pas présenté les bons de
retour des marchandises qui affectent les chiffres
d'affaires déclarés, ce qui n'a pas permis a l'inspecteur
de faire un contrôle quantitatif ;

Considérant que les avoirs, dont les détails ont été


communiqués à la société, correspondent en fait à des
achats de médicaments qui seront revendus à d'autres
pharmaciens sans comptabiliser ni les achats ni les
ventes, ce qui diminue le chiffre d'affaires et par la suite
le résultat fiscal de la société;

Considérant que la société n'a apporté aucune


justification matérialisant les retours de marchandises,
que les avoirs sont effectivement contenus dans les
factures de ventes, et elle n’a présenté aucune autre
situation chiffrée appuyant son allégation quant au total
desdits avoirs;
Pour ces considérations, après avoir analysé les
arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la sous-commission a décidé de
maintenir cette réintégration.

b.Provisions pour dépréciation de clients :

Attendu que l'inspecteur a soulevé que des provisions


pour dépréciation de clients pour 554 214,24 au titre de
l'exercice 2012 n'ont pas été détaillées ni justifiée, de
même des provisions antérieurement constituées pour
1 192 426,24 n'ont pas été justifiées ni de leur
constatation ni du sort qui leur a été réservé ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


soutenant que l'ensemble de ces provisions pour
dépréciation de clients a été justifié et qu'il reste à
provisionner 81 733.06 dh ; Cette charge est dûment
justifiée par des pièces probantes: requêtes de l'avocat
et décision du tribunal;

Attendu que la société a présenté séance tenante des


copies des lettres d'avocats qui portent sur des
demandes de mesures conservatoires ou des demandes
de paiement des créances dues par les dits clients ;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, la sous-
commission a décidé de maintenir cette
réintégration au motif qu'aucune justification
quant au sort réservé aux dites provisions n'a été
présentée par la société ;

c. Frais de déplacement non admis


Attendu que l'inspecteur a rejeté les frais de
déplacement d'O.A d'un montant de 36 000,00 et de
Q.N d'un montant de 34 000,00 au motif que la
première ne fait pas partie du personnel de la société;
et que le bulletin de paie de Q.N et la déclaration
concernant l'exercice 2011 fait état d'une indemnité de
licenciement versée à l'intéressé, aussi ce dernier ne
fait pas partie du personnel de la société au titre de
2012 ;

Attendu que la société a soutenu que les frais de


déplacement cités sont alloués à des personnes faisant
partie de son personnel (la liste du personnel
permanent et le bulletin de la paie) ;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, la Sous-
commission a décidé de maintenir cette
réintégration au motif que la société n'a pas
présenté d'arguments valables infirmant cette
réintégration.

II. Taxe sur la valeur ajoutée :

1.TVA sur reconstitution du chiffre d'affaires


:

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA déterminé au


taux de 7% sur reconstitution chiffre d'affaires
réintégrée en matière d'IS. Soit en 2012 : 375 104,90
dh ;

Attendu que la société a contesté le rappel de la TVA


sur reconstitution du chiffre d’affaires pour les motifs
évoqués dans ses réponses aux notifications ;
Compte tenu de la décision prise au niveau de l'IS, la
sous commission a décidé de maintenir le rappel de
TVA correspondant.

2.TVA sur compensation de règlement

Attendu que l'inspecteur a considéré que les avoirs


contenus dans les factures de ventes et qui viennent en
diminution du CA correspondent en réalité à des
règlements en marchandises des créances de certains
pharmaciens et ce, en infraction aux modes de
règlements légalement admis ;

Attendu que la société a contesté ce rappel pour les


motifs évoqués dans la partie IS en arguant que les
avoirs contenus dans les factures de vente n’ont
constitués à aucun moment des règlements de
marchandises vendues à des pharmaciens par d’autres
marchandises ;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, la Sous-
commission a décidé de maintenir ce rappel de
TVA compte tenu de la décision prise au chapitre
IS.

III. RAS/ IS/SUR PA-PS

En application des dispositions de l'article 222-B


du CGI les redressements opérés au titre de l'IS
et qui ont une incidence sur la base du produit
des actions, parts sociales et revenus assimilés
sont passibles de la retenue à la source au titre
de l'IS/PA au taux de 10% pour l'exercice 2012.
IV. L'IR / SALAIRES : Personnel occasionnel

Attendu que l'inspecteur a soulevé que la déclaration


des traitements et salaires contient des rémunérations
octroyées à des occasionnels d'un montant total de 209
135,25 dh sans qu'aucune retenue à la source n'ait été
effectuée.

Attendu que la société a accepté ce rappel séance


tenante ;

La Sous-commission a pris acte de l'acceptation, séance


tenante, par la société du rappel notifié.

Président

M. M.N

Membres

M. H.K

M. S.E

M. C.L

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 222 : Régularisation de l'impôt


retenu à l a source
 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de
l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.S. : Article 11 : Charges non
déductibles
Réference du dossier: MjAxNy04NTU=

Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 07 Juin 2018 :

l- Désignation du contribuable

Nom et prénom : KAZMANE Abderrahim


Adresse : MOHAMMEDIA.
Nature de l’impôt : IR
Exercice 2011

II- Motifs et détails de la décision

En la forme

 Attendu que la Commission locale de taxation


(CLT) de MOHAMMEDIA a statué sur le litige
opposant M. K . A à l’Administration fiscale en
date du 23/03/2017 ;
 Attendu que la décision de la CLT a été notifiée
au contribuable le 06/06/2017 ;
 Attendu que ce dernier a introduit son recours
devant la Commission Nationale de Recours
Fiscal (CNRF) en date du 21/07/2017 ;
 Attendu que les documents relatifs aux actes
de la procédure contradictoire demandés à la
Direction générale des impôts le 31/07/2017,
ont été reçus le 18/08/2017 ;
 Attendu que le dossier, programmé pour la
séance du 26/04/2018, a été reporté à la
demande du contribuable, au 07/06/2018 ;
 Attendu qu’à la date du 07/06/2018, la sous-
commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration et du
contribuable ;
 Attendu que les représentants des
contribuables dûment convoqués, n’ont pas été
présents ;

Constatant que :

o le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint ;
o le recours du contribuable a été exercé dans le
délai légal de 60 jours ;
o les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire ont été transmis par
l’Administration dans le délai de 30 jours prévu
par la loi en vigueur ;
o les membres représentant les contribuables et
les parties au litige ont été régulièrement
convoqués ;

Après délibération, la sous-commission décide en


conséquence, de passer à l’examen du litige soumis à
son appréciation quant au fond.

Au fond

Remise en cause de la valeur probante de la


comptabilité présentée
Attendu que la vérification de la comptabilité du
contribuable, au titre de l’exercice 2011, a permis à
l’inspecteur de faire ressortir les anomalies suivantes :

o Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI ;
o Défaut de pièces justificatives du chiffre
d’affaires (CA), l’agenda présenté ne comprend
pas les éléments nécessaires au contrôle du
CA, lequel a été comptabilisé de manière
globale ;
o Absence totale de trésorerie (comptes «
banque » et « caisse ») ;
o Factures de carburant non probantes ;
o Comptabilisation de charges non liées à
l’exploitation ;
o Minimisation des produits de cession des
immobilisations ;
o Non-respect du principe de la spécialisation des
exercices ;
o Au vu de ces irrégularités et anomalies, la
valeur probante de la comptabilité présentée a
été remise en cause, et par conséquent,
l’inspecteur a procédé à la reconstitution du
chiffre d’affaires ;

Attendu que le contribuable a contesté la remise en


cause de la valeur probante de sa comptabilité en
avançant que les irrégularités soulevées n’étaient pas
fondées. A cet effet, il a demandé le pourvoi devant la
CLT ;

Attendu que la CLT n’a pas statué sur ce point ;


Attendu que dans sa requête, le contribuable a souligné
que la CLT n’avait formulé aucune réserve sur la valeur
probante de sa comptabilité et qu’il prenait acte de
cette décision sur la base des arguments développés
dans la requête adressée à la CLT ;

Considérant qu’à l’exception de l’irrégularité « défaut


de pièces justificatives du CA », les autres anomalies
n’ont pas été motivées et justifiées par l’inspecteur ;

Considérant que le contribuable n’a pas justifié et


détaillé le CA déclaré, et n’a pas présenté les pièces
justificatives des recettes réalisées ;

Considérant que l’agenda, tenu par le contribuable et


présenté comme document justificatif du CA déclaré,
n’est pas conforme et ne remplit pas les conditions
stipulées par les dispositions de l’article 145 du CGI ;

Considérant que l’anomalie « défaut de pièces


justificatives du CA » est une irrégularité grave prévue
par les dispositions de l’article 213 du CGI ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu les deux parties, examiné les éléments du
dossier et analysé les arguments présentés par
chacune d’elles ; et après délibération, a décidé de
maintenir cette irrégularité privant la comptabilité
présentée de toute valeur probante et permettant la
reconstitution du CA ;

1- Reconstitution du CA

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que


le CA déclaré au titre de l’exercice 2011, était en
discordance avec l’importance de son activité et la
réalité des prestations effectuées, et que le registre
journalier retraçant le nombre des consultations était
jugé non fondé. Ainsi, il a reconstitué le CA comme
suit :

Désignation Consultation Radiographie et test allergie


Nombre de jours travaillés 242 242
Tarif 250 500
Nombre de patients par jour 10 3
CA reconstitué 605 000,00 363 000,00
CA total reconstitué 968 000,00

La différence entre le CA reconstitué et le CA déclaré a


été réintégré au résultat fiscal de l’exercice 2011 ;

Attendu que le contribuable a contesté ce chef de


redressement au motif que le rejet de sa comptabilité
n’était pas motivé et justifié par l’administration. A ce
propos, il a tenu à préciser qu’aucune irrégularité grave
n’était soulevée et que la reconstitution de son CA ne
reposait sur aucun fondement légal.

Cependant et à titre subsidiaire, le contribuable a


avancé les arguments suivants :

 Les tarifs pratiqués sont de 150,00 DH, aussi


bien pour la consultation que pour la
radiographie ;
 Le nombre moyen de patients retenu par
l’inspecteur, qui est de 10 jours, est loin de la
réalité et ne tient pas compte de la saisonnalité
de son activité qui est plus importante en hiver
que pendant le printemps et l’été ;
 En 2011, il était déjà en âge de la retraite et il
n’exerçait son activité professionnelle que
quelques heures par jour ;
Attendu que la CLT a décidé de maintenir le nombre de
jours travaillés par an retenu par l’administration et le
nombre moyen de patients par jour aussi bien pour les
consultations que pour la radiographie et le test
d’allergie. Quant aux tarifs pratiqués, la CLT a décidé de
ramener le prix de la consultation à 200,00 DH et celui
de la radiographie et du test d’allergie à 150,00 DH ;

Attendu que dans sa requête adressée à la CNRF, le


contribuable a rappelé que l’article 213-1 avait prévu
de manière détaillée et exhaustive la liste des
irrégularités graves permettant la reconstitution du CA.
Il a ajouté que la CLT n’avait pas maintenu le rejet de la
valeur probante de sa comptabilité, et que par
conséquent, la reconstitution de son CA ne reposait sur
aucun fondement légal. Cependant et à titre
subsidiaire, le contribuable a formulé ses arguments
relatifs au redressement du CA maintenu par la CLT :

 La CLT n’a avancé aucun motif permettant


d’affirmer que le CA déclaré ne reflétait pas la
réalité. En plus, les hypothèses retenues, pour
la reconstitution du CA, sont arbitraires ;
 Le tarif pratiqué pour la consultation est de
150,00 DH et non 200,00 DH. L’argument
avancé par la CLT, de considérer le montant de
200,00 DH, comme étant le tarif moyen
pratiqué dans le secteur durant l’année 2011,
ne repose sur aucun fondement. A ce propos, le
contribuable a avancé que les tarifs pratiqués
par les médecins au Maroc étaient libres. Par
ailleurs, ce dernier a souligné qu’il avait remis à
la CLT, à titre d’exemple, trois bordereaux de
mutuelle, signés et traités par les compagnies
d’assurances, mentionnant le tarif de la
consultation de 150,00 DH, le relevé bancaire
du 01/07/2011 relatif à l’encaissement d’un
chèque de 300,00 DH correspondant à une
consultation et une radio, et le relevé du
05/10/2011 justifiant le tarif de 150,00 DH ;
 La CLT n’a pas tenu compte des contrôles non
rémunérés pratiqués suite aux consultations.
De même, elle a considéré que le travail au
sein du cabinet était de manière continue sans
interruption de 9H à 14H, et ce tout au long de
l’année. Or, il tient à rappeler que son activité
est saisonnière et concentrée pendant l’hiver,
qu’il était déjà en âge de retraite en 2011 et
que sa condition physique ne lui permettait pas
de réaliser 10 consultations par jour de manière
continue toute l’année ;
 Le nombre de jours travaillés de 242 jours ne
correspond pas à la réalité car si on tient
compte du nombre de jours fériés de 10 jours
par an et des congés annuels de 5 semaines, le
nombre de jours travaillés par an n’est que de
225 jours ;

Considérant que l’administration, au vu de l’irrégularité


grave maintenue et de la remise en cause de la valeur
probante de comptabilité présentée, peut reconstituer
le CA ;

Considérant que le tarif de la consultation, maintenu


par la CLT comme étant le tarif moyen pratiqué dans le
secteur durant l’année 2011, n’a pas été motivé et
justifié ;

Considérant que le contribuable a justifié les tarifs


pratiqués et déclarés et que le tarif, au titre de l’année
2011, est de 150,00 DH aussi bien pour la consultation
que pour la radiographie ;

Considérant que le nombre de jours travaillés par an de


242 jours, maintenu par la CLT n’est pas justifié et ne
tient pas compte du nombre de jours fériés (2
semaines) et les congés annuels (5 semaines) ;

Considérant le nombre moyen de consultations par jour,


de 10 patients, maintenu par la CLT ne prend pas en
considération l’âge, l’état de santé du contribuable et la
saisonnalité ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu les deux parties, examiné les éléments du
dossier et analysé les arguments présentés par
chacune d’elles ; et après délibération, a décidé de :

o fixer le nombre de jours travaillés par an à 225


jours aussi bien pour la consultation que pour la
radiographie ;
o ramener le nombre moyen de consultations par
jour à 7 et le prix de la consultation à 150,00
DH ;
o maintenir la décision de la CLT concernant le
prix et le nombre moyen de patients par jour de
la radiographie.

De ce qui précède, le redressement sur CA maintenu


par la sous-commission s’établit comme suit :

Désignation Consultation Radiographie et test allergie


Nombre de jours travaillés 225 225
Tarif 150 150
Nombre de patients par jour 7 3
CA reconstitué 236 250,00 101 250,00
CA total reconstitué 337 500,00
CA déclaré 226 350,00
Différence sur CA à réintégrer 111 150,00

2- Frais de carburant
Attendu que l’inspecteur a considéré que certains frais
du carburant n’étaient pas justifiées par des factures
probantes et a réintégré leur montant au résultat fiscal
de l’exercice 2011 ;

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


du fait que la notification n’a pas précisé les raisons
pour lesquelles les pièces justificatives du carburant
n’étaient pas probantes ;

Attendu que la CLT a décidé de maintenir ce chef de


redressement au motif que lesdits frais n’ont pas été
justifiés par des factures probantes ;

Attendu que dans sa requête, le contribuable a rejeté la


décision CLT en expliquant qu’il avait présenté les
mêmes pièces justificatives pour l’ensemble des frais
de carburant comptabilisés alors qu’une partie a été
rejetée sans aucun motif. Par ailleurs, il a tenu à
rappeler que, malgré ses demandes lors de ses
réponses aux deux notifications, l’inspecteur n’a pas
indiqué les factures rejetées et les renseignements
manquants afin qu’il puisse les régulariser ;

Considérant que les frais de carburant rejetés n’ont pas


été justifiés par des pièces justificatives probantes ;

Considérant que, séance tenante, le contribuable n’a


apporté aucune preuve ou justification permettant la
remise en cause des frais réintégrés ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu les deux parties, examiné les éléments du
dossier et analysé les arguments présentés par
chacune d’elles ; et après délibération, a décidé de
maintenir la décision CLT correspondant à ce chef de
redressement.
3- Charges à usage mixte : Frais d’entretien et
d’assurance

Attendu que l’inspecteur a considéré que les frais


d’entretien et d’assurance comptabilisés n’étaient
déductibles qu’à hauteur de 50% car ils étaient affectés
à un usage personnel et professionnel ;

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


au motif qu’il utilisait son véhicule pour l’exercice de
son activité professionnelle 5 jours par semaine ;

Attendu que la CLT a maintenu le redressement notifié


par l’administration au motif que le contribuable ne
travaillait qu’une demi-journée et que seulement 50%
desdits frais se rapportait directement à l’activité
exercée par l’intéressé ;

Attendu que dans sa requête, le contribuable a contesté


la décision CLT en avançant les mêmes motifs évoqués
plus haut ;

Considérant que le contribuable n’a pas justifié son


travail à plein temps au cabinet médical;

Considérant que, séance tenante, le contribuable n’a


pas apporté de justification ou de preuve probante
remettant en cause la décision de la CLT motivée par le
travail partiel de l’intéressé au cours de la journée ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu les deux parties, examiné les éléments du
dossier et analysé les arguments présentés par
chacune d’elles ; et après délibération, a décidé de
maintenir la décision CLT correspondant à ce chef de
redressement.
Compte tenu de ce qui précède, les bases et rappels
retenus par la sous-commission sont récapitulés dans la
tableau ci-joint.

Président

M. G . H

Les Membres

Mme. H . N

M. T . S

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
Réference du dossier: MjAxNy03NDg=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 07/06/2018

I. Désignation du contribuable :

Contribuable : Société E.
Adresse : Mohammedia.
Impôt : IS, TVA & IR/RS

II. Motifs et détails de la décision :

En la forme :

Attendu que dans le cadre de la procédure contradictoire, l'administration


fiscale a remis la 2eme lettre de notification à la société le 14/03/2017 ;

Attendu que cette dernière a déposé sa réponse dans le délai légal, soit le
12/04/2017, dans laquelle elle demande le pourvoi devant la CNRF ;

Attendu que le dossier fiscal du contribuable, a été transmis à la


Commission Nationale du Recours Fiscal le 14/06/2017 ;

Attendu que le présent dossier qui a été programmé initialement pour la


séance du 26/04/2018, pour être examiné par la sous commission, a été
reporté au 07/06/2018, suite à la demande de la société pour accord ;

Attendu qu'à cette date, la sous-commission a pris acte de la présence


aussi bien du représentant de l'administration fiscale que de celui de la
société ;

Attendu que les représentants de la profession, dûment convoqués, n'ont


pas été présents ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à savoir :

o Le quorum légal lui permettant de délibérer est atteint ;


o La transmission du dossier fiscal a été effectuée dans le délai
légal de 3 mois prévu par les dispositions de l'article 226-II du
Code Général des Impôts.

o Le recours du contribuable est recevable en la forme, du


moment qu'il a été exercé dans le délai de 30 jours prévu par
les dispositions de l'article 220-II du Code sus visé.
La sous commission a décidé par conséquent, de passer à l'examen des
points litigieux soumis à son appréciation quant au Fond ;

CHAPITRE I : IMPOT SUR LES SOCIETES :

A. PRODUITS :

a. Intérêts sur créances financières :

Attendu que l'analyse des comptes de l'actif immobilisé a permis à


l'administration fiscale de constater que des avances de fonds ont été
consenties par la société vérifiée aux sociétés du groupe et autres
débiteurs sans contre partie pécuniaire, alors qu'elle a fait appel à des
financements externes rémunérés ;

Attendu que l'administration fiscale a appréhendé, les produits financiers


non facturés, aux taux de 6,29%, 6,20% et 6% pour respectivement les
exercices 2012, 2013 et 2014 ;

Attendu que la société a avancé que :

o Ces diverses créances financières ont été consenties à des


sociétés du groupe qui sont en difficulté financières, elles sont
toutes en faillite depuis des années et elles n'ont aucune
participation dans son capital,
o En appliquant des intérêts sur des créances irrécouvrables, on
engendrera un produit fictif puisque non encaissable,

o Les taux d'intérêts appliqués sont trop exagérés, ne


correspondent nullement à la réalité du marché et les taux de
Bank Al Maghreb s'entendent TTC,

o L'octroi de crédits et de prêts ne constitue nullement l'objet de


son activité,

o En vertu des dispositions de l'article 870 du Code des


Obligations et des Contrats, la stipulation d'intérêts est nulle et
rend nul le contrat ;

Considérant que les avances de fonds accordés, sans contre partie


pécuniaire, constituent des libéralités qui ne sont pas admises fiscalement
;

Considérant que les taux de rémunération, retenus par l'administration


fiscale, ont été déterminés par rapport au taux d'intérêt moyen appliqué
par Bank Al Maghreb, et sont normales et correctes sur le marché
financier ;

Considérant que ces fonds avancés, auraient dû être utilisés par la société
elle- même, pour éviter le recours aux financements externes ;

Considérant que ni la situation financière des sociétés du groupe, ni le


mode de comptabilisation des créances, ne justifient leur octroi sans
contre partie financière ;

Pour tous ces considérants, la sous commission après avoir entendu les
deux parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les
arguments de chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir
le chef de redressement notifié par l'administration fiscale.

b. Intérêts sur comptes débiteurs :

Attendu que l'examen des comptes de l'actif circulant, a permis à


l'administration fiscale de constater que la société a des créances envers
les sociétés du groupe et autres débiteurs sans pour autant prélever
d'intérêts, alors qu'elle supporte des taux d'intérêt sur des fonds qu'elle
s'est procurée sous forme de crédits ;

Attendu que l'administration fiscale a appréhendé, les produits financiers


non facturés, aux taux de 6,29%, 6,20% et 6% pour respectivement les
exercices 2012, 2013 et 2014 ;

Attendu que la société a reproché à l'administration fiscale la non


application du même traitement fiscal entre les créances et les dettes, en
avançant que :

o Les créances sur les autres débiteurs sont irrécouvrables,


datent de plus de cinq ans et en appliquant des intérêts sur ces
créances, on engendrera un produit fictif puisque non
encaissable,
o Il n y a aucun intérêt d'entamer une procédure pour le
recouvrement des créances qui sont prescrites par la loi et
irrécouvrables,

o Ces créances ont été provisionnées en 2014 ;

Considérant que les avances de fonds accordées, sans contre partie


pécuniaire, constituent des libéralités qui ne sont pas admises fiscalement
;

Considérant qu'aucune procédure pour le recouvrement des créances en


question, n'a été effectuée par la société ;
Considérant que le recouvrement de ces créances à leur date d'échéance,
a pour effet pour la société, d'éviter si non de réduire les charges
financières qu'elle supporte sur les fonds qu'elle s'est procurée sous forme
de crédits ;

Pour tous ces considérants, la sous commission après avoir entendu les
deux parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les
arguments de chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir
le chef de redressement notifié par l'administration fiscale.

c. Produits non courants :

Attendu que l'examen de la comptabilité de la société, a permis à


l'administration fiscale de réintégrer certaines dettes qui datent de plus de
cinq ans, en tant que produit non courant, conformément aux dispositions
de l'article 388 du DOC et l'article 5 du code de commerce ;

Attendu que la société a avancé que :

o La régularisation effectuée par l'administration doit se faire


avant l'écoulement du délai de cinq ans et donc le délai de
prescription,
o Les dettes du fournisseur « E1 » ont fait l'objet d'un recours
judiciaire,

Considérant que les montants réintégrés par l'administration fiscale,


concernent des dettes qui datent de plus de cinq ans ;

Considérant que les dispositions des articles 388 du DOC et 5 du code de


commerce, sont claires et ne prêtent pas à confusion ;

Considérant qu'aucun document arrêtant la prescription des dettes


notifiées, n'a été présenté par la société ni dans son recours, ni séance
tenante ;

Pour tous ces considérants, la sous commission après avoir entendu les
deux parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les
arguments de chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir
le chef de redressement notifié par l'administration fiscale.

B. CHARGES :

I. Provisions :
1. Provisions sur exercices antérieurs :

Attendu que l'Administration fiscale a réintégré une provision qui a été


constatée antérieurement et qui est devenue sans objet, d'une valeur de
35 543,39 dhs ;

Attendu que la société a avancé que cette provision concerne des avances
consenties à certains salariés qui ne font plus partie du personnel, et elle
doit être considérée comme une perte définitive ;

Considérant que les provisions réintégrées concernent des exercices


antérieurs ;

Considérant que les propos avancés par la société, n'ont pas été justifiés ;

Pour ces considérants, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir le chef de
redressement notifié par l'administration fiscale.

2. Provision pour dépréciation des stocks :

Attendu que l'examen de la comptabilité de la société, a permis à


l'administration fiscale de réintégrer en 2014, une provision pour
dépréciation des stocks qui ne remplie pas les conditions de déductibilité
prévues par les dispositions de l'article 10 du code général des impôts ;

Attendu que la société a avancé que :

o La réintégration de cette provision est en contradiction avec les


dispositions de l'article 220 du CGI, du fait qu'elle n'est pas
motivée,
o Cette provision est régulièrement constituée, et remplit bien les
conditions de fond et de forme prévues par les textes en
vigueur,

o La dépréciation constatée sur les stocks a été faite sur la base


d'un rapport effectué par un expert assermenté et à l'appui
d'un inventaire établi par un cabinet externe qui avait
déterminé les valeurs réelles des divers articles stockés ;

Considérant que la provision pour dépréciation des stocks doit être établie
conformément aux dispositions de l'article 10 du code général des
impôts ;
Considérant qu'aucun détail sur la méthode d'évaluation des articles
figurant dans les stocks, et donc de l'évaluation des provisions retenues
n'a été présenté, ni dans les rapports d'expertise présentés, ni séance
tenante ;

Considérant qu'aucune ventilation des articles figurant dans les stocks, par
année d'ancienneté n'a été présentée ;

Considérant que le montant de la provision constaté en 2014, concerne


des articles figurant dans les stocks pendant plusieurs exercices, dont la
provision devrait être étalée sur plusieurs exercices et ne peut par
conséquent être déduite du résultat fiscal d'un seul exercice ;

Pour tous ces considérants, la sous commission après avoir entendu les
deux parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les
arguments de chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir
le chef de redressement notifié par l'administration fiscale.

I. Charges sur exercices antérieurs :

Attendu que l'examen de la comptabilité de la société, a permis à


l'administration fiscale de procéder à une régularisation symétrique des
charges d'assurance de l'exercice 2014, comptabilisées en 2015 ;

Attendu que la société a avancé qu'il s'agit d'une opération blanche sans
incidence fiscale ;

La sous commission après avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments de la procédure et analysé les arguments de chacune d'elles et
après délibération, a décidé de maintenir la régularisation effectuée par
l'administration fiscale.

CHAPITRE II : RETENUE A LA SOURCE SUR LES PRODUITS DES


ACTIONS, PARTS SOCIALES ET REVENUS ASSIMILES:

Attendu que l'Administration fiscale a soumis à la retenue à la source sur


les produits des actions et parts sociales :

o les rectifications effectuées en matière de l'impôt sur les


sociétés, et ce conformément aux dispositions de l'article 222B
du Code Général des Impôts,
o La constatation au 31/12/2014 de la perte définitive de fonds
consentis aux diverses sociétés du groupe pour un montant de
16 810 598,60 dhs ;
Attendu que la société a contesté ce redressement pour les mêmes motifs
développés dans la partie relative à l'impôt sur les sociétés.

Attendu qu'elle ajoute aussi, que :

o Les chefs de redressements notifiés, ne se traduisent pas par


l'enrichissement personnel des associés, et de ce fait, ne donne
pas lieu au paiement de la retenue à la source,
o Elle a procédé à la reprise de débiteurs divers à l'actif de son
bilan arrêté au 31/12/2016 ;

Considérant que les réintégrations effectuées en matière d'impôt sur les


sociétés, et maintenues par la sous commission, sont passibles à la
retenue à la source sur les produits des actions, parts sociales et revenus
assimilés ;

Considérant que, l'administration fiscale a considéré comme distribution


de bénéfice, passible de la retenue à la source, la constatation au
31/12/2014 de la perte définitive des fonds consentis aux diverses
sociétés du groupe ;

La sous commission après avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments de la procédure et analysé les arguments de chacune d'elles et
après délibération, a décidé de :

o maintenir dans la base de la retenue à la source, les


redressements qui y sont soumis.
o Abandonner la réintégration se rapportant à la perte définitive,
dont la reprise en 2016 a été justifiée séance tenante.

CHAPITRE III : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE :

1. TVA sur intérêts sur créances immobilisées :

Attendu que l'administration fiscale a rappelé la TVA sur les intérêts


calculés sur les créances immobilisées en matière d'impôt sur les
sociétés ;

Attendu que la société a rejeté la TVA notifiée pour les mêmes motifs
développés en matière d'impôt sur les sociétés, et en avançant que
conformément aux dispositions de l'article 95 du CGI le fait générateur de
la taxe est celui de l'encaissement ;

La sous commission après avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments de la procédure et analysé les arguments de chacune d'elles et
après délibération, a décidé de maintenir le rappel notifié par
l'administration fiscale.
2. TVA sur créances divers débiteurs :

Attendu que l'Administration fiscale a rappelé la TVA sur les créances


divers débiteurs redressées en matière d'impôt sur les sociétés ;

Attendu que la société a rejeté la TVA notifiée pour les mêmes motifs
développés en matière d'impôt sur les sociétés, et en avançant que
conformément aux dispositions de l'article 95 du CGI le fait générateur de
la taxe est celui de l'encaissement ;

La sous commission après avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments de la procédure et analysé les arguments de chacune d'elles et
après délibération, a décidé de maintenir la TVA sur les intérêts sur
créances divers débiteurs.

CHAPITRE IV : IMPOT SUR REVENUS SALARIAUX :

Attendu que l'administration fiscale a considéré que :

o Les prêts accordés au personnel qui ont été abandonnés en


2015, comme des avantages en argent à réintégrer à la base
de calcul de l'IR des personnes concernées,
o Les indemnités exonérées figurant sur la déclaration des
traitements et salaires font double emploi avec les frais
professionnels ;

Attendu que la société a avancé que :

o Les états 9421 des traitements et salaires ont été rectifiés et


déposés en 2014 au service des impôts, qui ont subit une
taxation d'office concernant la période des exercices vérifiés
sur la base des déclarations rectifiées et leur imposition a été
déjà acquittée,
o L'administration fiscale n'a pas tenu compte de la note de
service de mars 2017, pour le calcul des droits correspondant
aux indemnités de représentation ;

La sous commission après avoir entendu les deux parties, étudié les
éléments de la procédure et analysé les arguments de chacune d'elles et
après délibération, a décidé de maintenir les rappels notifiés en tenant
compte du plafonnement des indemnités de représentation, autorisé selon
les dispositions en vigueur, soit à rappeler :

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et rappels fixés par la


sous commission sont récapitulés dans les tableaux joints à cette décision.
Année 2012 : 104 107,81
Année 2013 : 63 260,71
Année 2014 : 61 970,57
Année 2015 : 30 712,85

Le Président

M. M.B

Les Membres

Mme R.B.Z

Mme I.B

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 220 : Procédure normale de


rectification des impositions
 TR: CGI : Article 222 : Régularisation de l'impôt
retenu à l a source
Réference du dossier: MjAxNy01Nw==
La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 29/11/2017

I. Identification du contribuable
Raison sociale : E
Adresse : Mohammedia
Nature de l'impôt : IS - TVA- IS/PA- IR/salaires

II. Motifs et détails des décisions

En la forme :

 Attendu que le dossier a été programmé pour la


séance du 18/07/2017 pour être examiné par la
Sous-commission, il a été reporté sur demande
de la société à la séance du 29/11/2017 pour
conclure un accord à l'amiable avec
l'Administration fiscale ;
 Attendu que la deuxième lettre de notification a
été remise à la société le 28/10/2016 ;
 Attendu que la société a formulé sa demande
de pourvoi devant la CNRF dans sa réponse a la
deuxième lettre de notification remise à
l'inspecteur en date du 28/11/2016 ;
 Attendu que le recours de la société et les
documents relatifs aux actes de la procédure
contradictoire, ont été communiqués à la CNRF
par l'administration fiscale le 24/01/2017 ;

Constatant que les conditions de forme sont: réunies à


savoir :
 Le quorum légal est atteint, les membres
représentants les contribuables régulièrement
informées de la date à laquelle se tient cette
réunion, et convoquées à cet effet dans les
formes prévues par l'article 219 du CGI, n'ont
pas fait acte de présence;
 Le recours de la société est recevable en la
forme, du moment qu'il a été exercé dans le
délai de 30 jours prévu par les dispositions de
l'article 220-IV du CGI ;
 La transmission du recours de la société et des
documents relatifs aux actes de la procédure
contradictoire a été effectuée dans le délai
légal prévu par les dispositions de l'article 226
du CGI ;
 Les parties ont été régulièrement informées de
la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues
par l'article 2.19 du CGI ;

La Sous-commission décide par conséquent, de passer


à l'examen des points litigieux soumis à son
appréciation quant au fond.

Au fond

I. Impôt sur les Sociétés

1. Le chiffre d'affaires

Attendu que l'inspecteur a relevé, une diminution


injustifiée à partir de mois du mois de Mai 2012 sur le
prix de location des engins au profit de la société E
avec laquelle la société vérifiée détient des liens de
dépendance à la fois juridique «principal associe» et
économique «principal client».En effet, l'analyse des
prix opérés par la société E à partir du mois de Mai
2012 a démontré que ces prix préférentiels sont
largement inférieurs à ceux du marché ;

Aussi, en application des dispositions de l'article 213-11


du CGI, et compte tenu de la situation de marché à la
date du changement des prix, l'inspecteur a rectifié les
prix déclarés à partir du mois de Mai 2012 par le
maintien des prix facturés avant cette date diminués de
10% ;(Pour les détails cf. première de notification
annexe 2)

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


soulevant les arguments suivants:

 la baisse du prix est liée à la conjoncture


économique. De nombreuses sociétés
émergentes se sont installées en 2012 dans la
même prestation de service et ont tiré les prix
du marché vers le bas ;
 pour faire face à cette baisse d’activité, la
société a conclu un accord de partenariat avec
E SA, qui garantit à E une activité stable par
l'engagement de la société mère à contracter
en priorité des prestations avec E en
contrepartie de tarifs préférentiels ;
 la rentabilité de E est parfaitement dans les
normes des sociétés du domaine ;

Par ailleurs, la société a soulevé que les postes de


comparaison utilisés par l'inspecteur ne peuvent pas
servir à justifier une baisse de prix de la part de la
société car l'inspecteur n'a retenu que les factures qui
comportent des prix supérieurs sans mentionner celles
qui sont inférieures ;
Après avoir analysé les arguments de chacune
des parties et après avoir délibéré, la Sous-
commission a décidé d'abandonner ce chef de
redressement aux motifs que :

 l'Administration n'a pas relevé des


anomalies et irrégularités de nature à
remettre en cause la valeur probante de la
comptabilité de la société ;
 l'Administration n'a pas donné des
comparatifs prouvant que les prix facturés
par la société sont inférieurs à ceux
pratiqués sur le marche, au moment ou
elle accorde une diminution de 10 % sur
les prix pratiqués par la société elle-me
me avant le mois de mois de Mai 2012.

2. Charges à immobiliser

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les charges


relatives à la fourniture et la mise en œuvre du tout-
venant profite à plusieurs exercices, et ne peuvent être
admises en tant que charges à déduire sur un seul
exercice et, de ce fait, elles doivent être immobilisées,
d'où leur réintégration ;

Attendu que, dans son recours, la société a soulevé que


ce redressement n'est pas fondé pour motif que la
fourniture et la mise en œuvre du tout- venant ne peut
être immobilisées du fait de leur renouvellement
fréquent pour l'entretien et la stabilité des terrains
exposés à des vibrations dues aux manœuvres des
engins lourds;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, la Sous-
commission a décidé d'abandonner ce chef de
redressement au motif que l'administration n'a
pas apporté de preuve que la fourniture et la
mise en œuvre du tout-venant profitent à
plusieurs exercices et, de ce fait, elles doivent
être immobilisées.

I. Taxe sur la Valeur Ajoutée

1. TVA sur encaissements

Attendu que l'inspecteur a constaté des montants de 2


000 000,00 dhs et de 500 000,00 dhs encaissés le
20/11/2012 du client E, enregistrés dans le compte
divers créanciers ;

Etant donné que la société E est redevable à la société


vérifiée d’un montant de 22 953 273,40 dhs en fin
d'exercice, d'où l'intérêt pour ce client à régler sa dette
au lieu de procurer du financement, l'inspecteur a
considéré ces montants comme règlements des
créances et constituent donc des encaissements sur le
chiffre d’affaires réalisé avec ledit client, passibles de la
TVA ;

Attendu que la société a rejeté ce rappel de TVA pour


les motifs évoqués dans sa réponse à la première
notification, à savoir que ces encaissements sont
indépendants du chiffre d'affaires puisqu'il s'agit
d'avances en trésorerie sous forme de prêts entre E et
E;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, la Sous-
commission a décidé de maintenir ce rappel aux
motifs que la société vérifiée a des créances sur
le client d'un montant de 22 953 273,40 dhs en
fin d'exercice 2012, et ce qui est normal, c'est
que ce client régie sa dette au lieu d'accorder des
avances en trésorerie à la société vérifiée, sous
forme de prêts.

2. TVA sur chiffre d'affaires

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA à 20 % suite


au redressement du chiffre d'affaire effectué au niveau
de l'Impôt sur les Sociétés ;

Attendu que la société a rejeté ce rappel pour les


mêmes motifs qu'elle a soulevé a propos de la
réintégration au niveau de I IS ;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, la Sous-
commission a décidé d'abandonner ce rappel
pour les mêmes motifs évoqués au niveau de
l'Impôt sur les Sociétés.

3. TVA sur charges à immobiliser

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA afférente au


redressement sur charges à immobiliser au niveau de
l'Impôt sur les Sociétés ;

Attendu que la société a rejeté ce rappel pour les


mêmes motifs qu'elle a soulevé a propos de la
réintégration au niveau de I'IS ;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, ia Sous-
commission a décidé d'abandonner ce rappel
pour les mêmes motifs évoqués au niveau de
l’Impôt sur les Sociétés ;
IV. L'IR / Salaires

1. Indemnités de panier

Attendu que, selon l'inspecteur, l’examen des


documents comptables à permis de constater l’octroi
au personnel d’une prime de panier, et que le montant
de cette indemnité qui excède le plafond exonéré, en
application de l’article 57 du CGI (soit à hauteur de 20%
du salaire brut), constitue un avantage imposable à
l’IR ;

Attendu que la société a soulevé que les chantiers sur


lesquels est exercée son activité se trouvent sur des
sites éparpillés géographiquement et souvent très
éloignés des domiciles des salariés et ce pour de
longues durées, ainsi, pour leur permettre de travailler
dans des conditions dignes sur ces chantiers et loin de
leur domiciles la société leur accorde des indemnités de
panier qui ne dépassent pas des niveaux raisonnables
leur permettant de subvenir à leurs besoins
alimentaires quotidiens ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous-commission a
décidé d'abandonner ce rappel au motif que le plafond
de 20% du salaire brut concerne les bons représentatifs
des frais de nourritures ou d'alimentation prévus à
l’article 57-13° du CGI, et que les indemnités en
question sont octroyée aux salariés de la société
travaillant pour de longues durées sur des chantiers
éloignés de leur domicile, et ce pour de subvenir à leurs
besoins alimentaires.

2. Indemnités de transport

Attendu que l'inspecteur a soulevé que la société a


accordé des indemnités de transport au personnel qui
ne sont pas justifiées, ne correspondent pas à des frais
réels effectivement engagés dans l’exercice de la
fonction, et bénéficient, en outre, de la déduction
relative aux frais inhérents à la fonction ou à l’emploi
(article 59 du CGI) et, de ce fait, elles ne remplissent
pas les conditions d’exonération prévues par l’article 57
du CGI ;

Attendu que dans son recours, la société a contesté ce


rappel en soulevant que n’importe quel voyageur ne
peut se déplacer uniquement avec un billet de transport
mais il a besoin d'un strict minimum correspondant aux
dépenses de vie inopinées ;

Après avoir analysé les arguments de chacune


des parties et après avoir délibéré, la Sous-
commission a décidé d'abandonner ce rappel au
motif que les chantiers sur lesquels est exercée
l'activité de la société se trouvent sur des sites
éparpillés géographiquement et souvent très
éloignés des domiciles des salariés.

3. Primes de l'AID

Attendu que l'inspecteur a considéré que les primes de


l’AID constituent un avantage imposable à l’IR, et il a
rappelé les montants correspondants: Soit année 2012 :
237 685,00 dhs

Attendu que la société a exprimé son acceptation de ce


rappel, séance tenante ;

la Sous-commission a pris acte de l'acceptation


de ce rappel, par la société, séance tenante.

III. Produits des actions parts sociales et revenus


assimilés :

En vertu des dispositions des articles 13 et 222


du CGI, des redressements maintenus en matière
de l'impôt sur les sociétés et qui ont une
incidence sur les produits des actions sont
passibles de la retenue à la source au taux de
10% .

Président

M. A.E

Membres

M. A.G

M. O.B

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 219 : Formes de notification


 TR: CGI : Article 220 : Procédure normale de
rectification des impositions
 TR: CGI : Article 222 : Régularisation de l'impôt
retenu à l a source
 TR: CGI : Article 226 : La commission nationale
du recours fiscal
 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de
l'administration
 TR: CGI : I.R. : Article 57 : Exonérations
 TR: CGI : I.R. : Article 59 : Déductions
 TR: CGI : I.S. : Article 13 : Produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés
Réference du dossier: MjAxNy02OTM=

COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL

Séance du 25/04/2018

Désignation du contribuable :

Raison sociale : Société E

Siège social : Ain Harrouda, Mohammedia

Nature de l'Impôt : IS, TVA et RAS/PA

Exercices vérifiés : 2011 à 2014

II. Exposé des faits et motivation des décisions :

En la forme :

 Attendu que la décision prise par la Commission


Locale de Taxation de la ville de Mohammedia à
l’égard du litige opposant l’administration fiscale à
la société E1, a été notifiée à cette dernière et à
l’administration, respectivement le 31/03/2017 et
le 26/04/2017 ;
 Attendu qu’aussi bien l’administration que la
société ont introduit leurs recours auprès de la
Commission Nationale du Recours Fiscal (CNRF) par
requêtes enregistrées, respectivement le
30/05/2017 et le 12/05/2017 ;
 Attendu que les documents de la procédure
contradictoire, demandés à l’administration fiscale
le 23/05/2017, ont été transmis à la CNRF le
01/06/2017 ;
 Attendu que le présent dossier, a été programmé
pour la séance du 24/05/2018 pour être examiné
par la sous-commission ;
 Attendu qu’à la date de la séance, la sous-
commission a pris acte de la présence du
représentant de l’administration et de l’absence de
la société, qui a demandé le report par un courrier
du 23/04/2018, à laquelle la sous-commission n’a
pas donné de suite favorable pour des contraintes
de délai ;
 Attendu que la sous-commission a pris acte de
l’absence des membres représentants de la
profession, dûment convoqués ;

Après délibérations ;

Constatant que les recours de la société est de


l’administration fiscale ont été formulés dans le délai
légal de 60 jours, que le dossier fiscal a été transmis
par la Direction Générale des Impôts dans le délai
imparti de 30 jours et que le quorum légal lui
permettant de délibérer est atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond ;

Au fond:

1- Impôt sur les Sociétés

1- Intérêts sur comptes clients

 Attendu que l’inspecteur a relevé que les créances


dues aux clients de la société, non recouvrées à fin
2014 et dont l’origine remonte à des exercices
antérieurs, sont des créances commerciales, qui se
sont transformées en créances financières par la
force de la loi et la pratique commerciale en
vigueur. Ainsi, il les a assimilées à une mise à
disposition de fonds génératrice d’intérêts, calculés
au taux de 10,5%, qu’il a réintégrés ;
 Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige,
a décidé de maintenir le principe d’application
d’intérêts à ces créances, au taux de 6% au lieu de
10,5% notifié ;
 Attendu que la société a contesté la décision de la
CLT en avançant qu’elle a effectivement des
difficultés de recouvrement de ses créances, du fait
de la crise du secteur des travaux public et qu’elle
prévoit toujours d’autres solutions à l’amiable,
autres que le recours à la justice. Elle souligne
également que certaines créances ont été réglées
en 2014, 2015 et 2016 et que le reliquat des
créances sera réglé dans les prochaines années, et
que d’autres concernent des créances dont les
clients ont quitté le Maroc ;
 Attendu que l’administration, dans son recours, a
contesté la décision de la CLT, en avançant que
l’abandon partiel de ce redressement, n’est basé
sur aucun motif convaincant et que le taux retenu
de 6% n’est appuyé sur aucun fondement ;

La sous-commission, après avoir entendu l’inspecteur,


analysé les arguments évoqués dans la requête de la
société et étudié les éléments du dossier et après
délibération, a décidé le maintien de la décision de la
CLT, aux motifs que :

La société qui reconnaît les difficultés de recouvrement


de ces créances, remontant à des exercices antérieurs
et non provisionnées, n’a pas présenté de justifications
quant aux procédures ou actions entreprises pour leur
recouvrement ;
o Les règlements de certaines créances intervenus
au cours de la période vérifiée ont été pris en
compte par l’administration ;
o Le taux d’intérêt de 10,50%, appliqué par
l’administration à ces créances, est excessif par
rapport aux taux communément pratiqués par les
banques.

2- Charges d’exploitation non justifiées

Rémunération du personnel

 Attendu que le rapprochement entre le total des


rémunérations contenues dans l’état 9421 et celles
des charges d’exploitation a permis, à l’inspecteur,
de relever des écarts non justifiés qu’il a réintégré
au titre de l’exercice 2014 ;
 Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige,
a décidé le maintien de ce redressement au motif
que le montant en question concernait une
personne qui ne figurait pas parmi les salariés de la
société ;
 Attendu que la société a contesté la décision de la
CLT, en avançant qu’il s’agit d’une indemnité pour
solde de tout compte accordée à une salariée, et
qui est totalement exonérée ;

La sous-commission, après avoir entendu l’inspecteur,


analysé les arguments évoqués dans la requête de la
société et étudié les éléments de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT, au motif que la
personne concernée n’a aucun lien avec la société
puisqu’elle ne fait pas partie de son personnel, et que la
requête de la société ne comporte aucun document
attestant du contraire.
II- IS/Retenue à la source sur le produit des
actions, parts sociales et produits assimilés

Ce chef de redressement est maintenu sur la base des


montants fixés plus haut par la sous-commission en
matière de l’impôt sur les sociétés et qui ont une
incidence sur la base des produits des actions, parts
sociales et revenus assimilés.

III- Taxes sur la Valeur Ajoutée

1- TVA sur intérêts des comptes clients

La sous-commission après avoir entendu l’inspecteur,


analysé les arguments évoqués dans la requête de la
société et étudié les éléments de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT, et ce pour les mêmes
motifs évoqués au niveau de l’impôt sur les sociétés.

2- Crédit antérieur de TVA

 Attendu que la vérification de la période prescrite


(2009 et 2010), a permis à l’inspecteur de
constater que l’exercice 2008 a été soldé par un
accord tacite de la part de la société et qui a donné
lieu à une rectification du crédit déclaré à la fin de
l’exercice, pour un montant de 168.800,61 DH.
Ainsi, il a considéré que ce crédit de TVA était sans
objet et l’a rappelé au titre de l’exercice 2011 ;
 Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige,
ne s’est pas prononcée sur ce rappel de TVA ;
 Attendu que la société a contesté ce rappel en
avançant que suite à la vérification de la période
de 2004 à 2008, elle a déposé une demande
d’accord à l’amiable à l’administration et de ce fait,
elle a procédé à la rectification du crédit de TVA ;
La sous-commission, après avoir entendu l’inspecteur,
analysé les arguments évoqués dans la requête de la
société et étudié les éléments de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé le
maintien du rappel notifié, au motif que la société n’a
pas apporté les justificatifs nécessaires pour appuyer
ses propos.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRÉSIDENT

Me A . R

MEMBRES

M. A . G

M. H . L
Réference du dossier:MjAxNy0xMTk=
LA COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL

Séance du 06/12/2017

I- Désignation du contribuable :

Nom, Prénom ou Raison : Société E

Adresse : MOHAMMÉDIA

Nature de l’impôt : IR/S

I- Motifs et détails des décisions :

En la forme :

Attendu que le dossier a été programmé pour la


séance du 13/09/2017 pour être examiné par la sous-
commission puis reporté au 06/12/2017, à la demande
de la société pour un éventuel accord avec
l’administration fiscale;

 Attendu que la société a reçu la 2éme lettre de


notification en date du 17/11/2016, a répondu en
date du 08/12/2016, et a demandé le recours
auprès de la commission nationale du recours fiscal
(CNRF) ;
 Attendu que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête de la société
ont été communiqués à la CNRF le 09/02/2017 ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :
 Le quorum légal lui permettant de statuer
valablement est atteint ;
 La transmission des documents relatifs aux actes
de la procédure contradictoire et la requête de la
société, a été effectuée dans le délai légal de trois
(3) mois prévu par les dispositions de l’article 226
du Code Général des Impôts.
 Le recours de la société est recevable en la forme,
du moment qu’il a été exercé dans le délai de (30)
trente jours prévu par les dispositions de l’article
226 du code sus visé ;
 Les parties ont été régulièrement informées de la
date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues à
l’article 219 du CGI ;
 Attendu qu’à la date de la séance du 06/12/2017,
la sous-commission a pris acte de la présence du
représentant de l’administration et du représentant
de la société ;
 Attendu qu’à la date de la séance du 06/12/2017,
la sous-commission a pris acte de l’absence des
représentants des contribuables, dûment
convoqués;

La Sous-commission décide, par conséquent, de passer


à l'examen du fond des points litigieux soumis à son
appréciation.

Au fond

Attendu que l'examen de la comptabilité a permis à


l’inspectrice de relever que la société, a accordé des
indemnités de représentation, de déplacements, de
transport et autres à différents salariés, qu’elle n’a pas
imposées, elle a procédé à la régularisation de l’impôt
sur le revenu, soit un rappel en principal pour l’exercice
2012 de 595.885,00 DH ;

Attendu que la société a contesté ce rappel aux motifs


que :

 l’indemnité de représentation est justifiée et ne fait


pas double emploi avec l’abattement forfaitaire de
20% pour frais inhérents à l’emploi, cet abattement
est accordé à tout le personnel, quelque soit le
statut de chacun,
 on ne peut pas mettre sur le même pied tous les
salariés, sans tenir compte de leurs fonctions,
 pour les autres indemnités, elles sont accordées en
tenant compte de la responsabilité de chaque
employé au sein de la société, pour exercer sa
fonction à l’extérieur de l’entreprise ;

Après avoir entendu l’inspectrice et le représentant de


la société, analysé les arguments de la requête de la
société et étudié les éléments détaillés exonérés
communiqués par l’administration et après en avoir
délibéré ;

La sous-commission a décidé d’abandonner une partie


du montant rappelé, en application des dispositions de
la note de service de la DGI du 13/03/2017 et de
maintenir une partie découlant des avantages accordés
à certains salariés, ne remplissant pas les conditions de
ladite note, détaillés comme suit :

Indemnités imposables à l’impôt/le revenu maintenues :

 Mme K.DI : 44.000 DH : indemnités de


déplacements, vu la fonction de cet employé (chef
d’approvisionnement) et qu’une indemnité de
transport de 33.000 DH est accordée en
exonération,
 Mme M.R : 36.000 DH, le cumul de l’indemnité de
déplacements et l’indemnité de transport exonéré
ne peut dépasser 60.000 DH par an, les 36.000 DH
constituent le surplus taxables à l’IR,
 M. G.B : 60.000 DH, le cumul de l’indemnité de
déplacements et l’indemnité de transport exonéré
ne peut dépasser 60.000 DH par an, les 60.000 DH
constituent le surplus taxables à l’IR,
 Mme N.D : 16.822,00 DH : l’exonération de
l’indemnité de représentation est plafonnée à 10%
du salaire de base, ce montant constitue le surplus
taxable à l’IR,
 M. A.B : 48.000,00 DH, le cumul de l’indemnité de
déplacements et l’indemnité de transport exonéré
ne peut dépasser 60.000 DH par an, en outre le
directeur général bénéficie d’une voiture de
fonction prise en charge totalement par la société.

Pour les autres salariés, les indemnités et avantages


accordés sont exonérés, en application des dispositions
de la note de service de la DGI du 13/03/2017.

Le Président :

M. A.E

Les membres :

M. R.B

M. S.T
Secrétaire rapporteur :

Mme A.O
Réference du dossier: MjAxNy02NTM=

COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL

Séance du 24/05/2018

Désignation du contribuable :

Raison sociale : Maître B . M

Siège social : Mohammedia

Nature de l'Impôt : I.R et TVA

Exercices vérifiés : 2012 à 2015

II. Exposé des faits et motivation des décisions :

En la forme :

 Attendu que le contribuable a répondu à la


2éme lettre de notification en date du
20/03/2017 et a demandé le recours auprès de
la Commission Nationale du Recours Fiscal
(CNRF) ;
 Attendu que les documents de la procédure
contradictoire et la requête du contribuable ont
été transmis par la Direction Générale des
Impôts en date du 30/05/2017 ;
 Attendu que le présent dossier, programmé,
initialement pour la séance du 22/03/2018,
pour être examiné par la sous-commission, a
été reporté au 03/05/2018 puis au 24/05/2018,
à la demande du contribuable pour conclure un
accord amiable avec l’administration fiscale ;
 Attendu qu’à la date de la séance du
24/05/2018, la sous-commission a pris acte de
la présence des représentants de
l’administration et du contribuable ;
 Attendu que la sous commission a pris acte de
l’absence des membres représentants des
contribuables, dûment convoqués ;

Après délibérations ;

Constatant que les documents de la procédure ont été


transmis par l’Administration fiscale dans le délai légal
de trois (3) mois prévu par les dispositions de l’article
226-II du CGI, et que le contribuable a répondu à la
deuxième notification dans le délai imparti de 30 jours
et que le quorum légal lui permettant de délibérer est
atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond;

Au fond:

I- Anomalies :

Attendu que l’inspecteur, lors de la vérification de la


comptabilité du contribuable, a relevé des irrégularités,
telles qu’elles sont détaillées dans les notifications, qui
remettent en cause la valeur probante de sa
comptabilité et permettent de reconstituer son chiffre
d’affaires au titre des exercices vérifiés :

1- Le défaut de présentation d'une comptabilité tenue


conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI
o Défaut de présentation des livres légaux (le
livre d’inventaire et le livre journal) ;
o Les états de synthèse ne donnent pas une
image fidèle de la comptabilité de l’entreprise :
les frais de débours ne sont pas retracés par la
comptabilité de l’entreprise ;
o La comptabilisation des honoraires n’est pas
détaillée ;
o Non comptabilisation des opérations réalisées
au jour le jour mais d’une manière globale à la
fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
espèce au jour le jour, mais d’une manière
globale à la fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
banque au jour le jour, mais d’une manière
globale à la fin de l’année ;
o Le droit de communication a permis de déceler
des comptes bancaires non déclarés dans la
comptabilité du contribuable ;

Facturation

o Défaut de présentation des factures ou


mémoires pré-numérotés délivrés aux clients
conformément à l’article 145- III du CGI ;

Caisse

o L’analyse des postes 51610000 et 51610001 a


permis de relever des soldes progressifs
créditeurs ;

2- La dissimulation des honoraires dont la preuve est


établie par l’administration
o Le rapprochement du Chiffre d’affaires déclaré
et celui issu du registre « des frais » a laissé
apparaître une différence non justifiée pour
tous les exercices vérifiés ;
o Le rapprochement du Chiffre d’affaires déclaré
avec celui reconstitué, sur la base des
informations en possession de l’administration
au titre des exercices vérifiés, a laissé
apparaître une différence non justifiée ;

3- La comptabilisation d’achats non liés à l’exploitation

o L’analyse du compte charges dévoile


l’existence de plusieurs charges non liées à
l’exploitation ;

4- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves et


répétées, constatées dans la comptabilisation des
opérations

o Le rapprochement du montant des traitements


et salaires contenus dans la comptabilité
présentée et celui figurant sur la déclaration de
l’IR/Salaires laisse apparaître des différences au
titre de tous les exercices vérifiés ;
o La comparaison entre le solde du compte «
banque » présenté figurant au grand livre et
celui issu des relevés bancaires laisse
apparaître des différences ;
o Les frais relatifs aux débours ne sont pas
relatés par la comptabilité du contribuable ;

Attendu que le contribuable a contesté ces irrégularités


en avançant que (Cf. détail réponses du contribuable) :

1- Le défaut de présentation d'une comptabilité tenue


conformément aux dispositions de l’article 145 du CGI :
 La profession de notaire est réglementée au
Maroc et régie par la loi 32-09 qui les oblige à
tenir des registres spéciaux de comptabilité
détaillant l’ensemble des transactions réalisées
(actes et transactions, montants encaissés dont
les débours et les frais d’étude) ;
 Tous les éléments nécessaires au contrôle du
chiffre d’affaires et encaissements ont été
présentés ;
 Quant au défaut de présentation des livres
légaux, ces derniers sont régis par la loi 9-88
relative aux obligations comptables des
commerçants. L’activité de notaire ne peut être
assimilée à une activité commerciale ;
 Sa comptabilité est tenue conformément aux
dispositions légales et qu’elle respecte
l’ensemble des principes comptables et
dispositions du CGNC ;

2- La dissimulation de ventes dont la preuve est établie


par l’administration :

 La différence constatée entre le chiffre


d’affaires déclaré et celui reconstitué, ne peut
être acceptée du fait que ce dernier repose sur
un barème fixé unilatéralement par
l’Administration fiscale et qui ne repose sur
aucun fondement réglementaire ;
 Le rapprochement entre le montant du chiffre
d’affaires déclaré et celui issu « des frais » ne
présente aucun écart non justifié ;

3- La comptabilisation d’achats non liés à l’exploitation :


l’ensemble des charges comptabilisées, dont le détail et
les montants n’ont pas été fournis, sont engagées dans
l’intérêt de l’exploitation ;
4- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves et
répétées, constatées dans la comptabilisation des
opérations :

 Sa comptabilité est tenue conformément aux


dispositions légales en vigueur et que
l’ensemble des débours sont détaillés dans le
registre des « frais » présenté au contrôle fiscal
;
 Les différences, issues du rapprochement entre
le solde banque présenté par le grand livre et
celui issu des relevés bancaires, ne sont
détaillées nulle part dans la première
notification ;
 Les charges de personnel correspondent à la
rémunération des salariés de l’étude qui étaient
présents lors de la vérification sur place ;

La sous commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé d’entériner la position de
l’administration et donc le maintien des anomalies
soulevées au motif qu’elles sont graves, au sens de
l’article 213 du CGI, et sont de nature à remettre en
cause la valeur probante de la comptabilité du
contribuable, notamment :

L’absence de livres légaux ;

La dissimulation de ventes dont la preuve est établie


par l’administration, notamment les différences de
chiffres d’affaires non justifiées par le contribuable ;

Les comptes de caisse créditeurs et l’absence de


facturation que le contribuable n’a pas commenté.

Il- Impôt sur le Revenu


A- Chiffre d’affaires non déclaré

1- Timbres et expéditions

Attendu que l’inspecteur a relevé que l’analyse du


registre des « frais » sur lequel le contribuable dissocie
le montant perçu par ses soins en honoraires et
débours, montre que ces derniers regroupent les
montants relatifs aux droits d’enregistrement, taxes
foncières et timbres et expéditions. Or, concernant ces
derniers, il fait remarquer que les seules consommables
afférentes aux expéditions, sont les achats de timbres
quittances « papeterie BAKKAS » et l’impression des
références de l’étude sur les chemises cartonnées « E1
», enregistrés dans sa comptabilité. Par conséquent, il a
considéré que la part réservée aux timbres et
expéditions, qui est forfaitaire et irrégulière (Varie entre
5,00 et 3.000,00 DH), dans le montant des frais
d’étude, ne peut être qualifiée de débours et constitue
donc un complément de chiffre d’affaires à réintégrer ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en avançant que les montants relevés
ne ressortent nulle part dans sa comptabilité, et qu’il
n’y a aucun lien entre le montant des timbres qui est à
la charge du client et le montant de ses frais d’études. Il
n’est pas fondé d’assimiler le montant des timbres à un
complément de chiffre d’affaires ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés, en l’absence de justifications de
la part du contribuable.

2- Honoraires non déclarés

Attendu que l’examen du registre des « frais » du


contribuable, a permis à l’inspecteur, de constater que
le total des montants des honoraires HT, perçus par ses
soins est supérieur au chiffre d’affaires déclaré et ce
pour toutes les années contrôlées ;

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


en avançant que le chiffre d’affaires déclaré est issu du
registre des frais et qu’il n’existe aucun écart entre le
montant des frais d’étude déclaré et celui dudit registre
;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés, au motif que le contribuable n’a
pas présenté de justification pour confirmer ses propos.

3- Gratuités et libéralités

Attendu que l’analyse du registre des « frais » du


contribuable a permis à l’inspecteur, de relever
plusieurs transactions dont les honoraires sont gratuits
ou en deçà du prix moyen déclaré par ses soins,
notamment (Cf. détail notifications) :

 Les honoraires déclarés relatifs aux ventes et


donations immobilières varient entre 0 et 1%
du prix de la transaction. Ainsi, l’inspecteur a
appliqué un pourcentage de 0.7% du prix de la
transaction, pour cette catégorie de prestations
de service ;
 Concernant les honoraires déclarés relatifs aux
Baux commerciaux, le prix pratiqué fluctue
entre 0,00DH et 2.254,55DH. Ainsi, l’inspecteur
a retenu, pour cette catégorie de prestations de
service, un prix de 5.000,00DH par transaction;
 S’agissant des Cessions de Fonds de
commerce, l’examen des honoraires déclarés a
permis à l’inspecteur de constater que toutes
les transactions sont gratuites. De ce fait,
l’inspecteur a procédé à la réintégration des
honoraires y afférents sur la base de 2% du prix
de la transaction ;
 Quant aux mains levées d'hypothèque, les
honoraires déclarés sont très variables, d’où
l’application, pour cette catégorie de prestation
de service, d’un prix de 3.000,00DH par
transaction ;
 Les honoraires déclarés relatifs aux
procurations spéciales et générales varient
entre 0,00 DH et 981,82 DH par transaction. En
conséquence, l’inspecteur a procédé à la
réintégration des honoraires reconstitués
résultant de l’application de 1.000,00 DH pour
les procurations spéciales et 3.000,00 DH pour
les procurations générales ;

Attendu que l’inspecteur a avancé que les barèmes


appliqués ont été, soit puisés de la comptabilité du
contribuable (cas des ventes et donations dont les frais
déclarés varient entre 0 et 1% du prix de la
transaction), soit de celles de ses confrères opérant
dans la même ville (pour les autres catégories de
transactions) ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en soulignant que les taux et barèmes
appliqués ont été fixés unilatéralement par
l’administration fiscale, et qu’ils ne reposent sur aucun
fondement réglementaire et ne sont appuyés par aucun
élément tangible. Il ajoute que le décret sur la fixation
des frais d’études des notaires n’a toujours pas vu le
jour et que le redressement ne tient pas compte des
tarifs pratiqués réellement de la province de
Mohammedia ;
Attendu que, séance tenante, le contribuable a avancé
que les honoraires déclarés ne résultent pas de
pourcentage, mais d’un forfait payé par le client ;

Attendu que, séance tenante, l’inspecteur a avancé que


les honoraires déclarés et détaillés dans les annexes
jointes aux notifications, révèlent bien des transactions
effectuées à 0,00 DH d’honoraires, et que
l’administration a retenu un taux de 0,7% en tant
qu’honoraire, représentant un taux moyen des
honoraires déclarés variant entre 0,00 et 1% ;

Considérant que les anomalies relevées sont graves au


sens de l’article 213 du CGI et remettent en cause la
valeur probante de la comptabilité du contribuable et
permettent ainsi, à l’administration, de reconstituer ses
chiffres d’affaires.

Considérant que les actes établis gratuitement


constituent une libéralité non admise fiscalement ;

Considérant que la reconstitution des honoraires du


contribuable a été effectuée, selon les types de
transactions, sur la base de données puisées dans sa
comptabilité ou selon les tarifs des confrères de la
même ville ;

Considérant que le contribuable n’a présenté aucune


justification confirmant ses propos et permettant à la
sous commission de remettre en cause les
redressements notifiés ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé le maintien des redressements notifiés par
l’administration.

4- Frais non déclarés


Attendu que le rapprochement entre le compte
bancaire (N° XXX ouvert auprès de la banque E2
agence Mohammedia), dédié aux «frais études » et le
montant liquidé par le contribuable sur le registre des «
frais », relatif à la totalité des frais des prestations
englobant aussi bien les honoraires que les différents
débours, a permis à l’inspecteur de relever une
différence significative, qu’il a appréhendée en tant que
chiffre d’affaires non déclaré, sous réserve de
justification adéquate ;

Attendu que le contribuable a contesté ce chef de


redressement en avançant qu’il fait double emploi avec
les redressements précédents relatifs à la reconstitution
du chiffre d’affaires, et que les différences relevées
entre les encaissements bancaires des frais d’études et
ceux inscrits sur le registre des « frais », correspondent
à des retenues opérées par ses soins au profit des
vendeurs de biens immobiliers, jusqu’à l’obtention du
quitus fiscal, compte tenu de l’engagement et de la
solidarité fiscale du notaire, et ne correspondent
nullement à des honoraires;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés par l’administration, au motif
que le contribuable n’a présente aucune justification
permettant de confirmer qu’il s’agit effectivement de
montants retenus au profit des vendeurs de biens
immobiliers jusqu’à l’obtention du quitus fiscal,
notamment les pièces justificatives détaillant ces
retenues ainsi que leur remboursement.

5- Encaissements bancaires non déclarés

Attendu que l’exploitation des relevés des comptes


bancaires, détenus par le contribuable dans plusieurs
banques de la place, révélés par des recoupements en
possession de l’administration, a permis à l’inspecteur
de constater des encaissements non déclarés et non
justifiés, à caractère répétitif, qu’il a appréhendé en
tant que revenus professionnels et ce, conformément
aux dispositions de l’article 30-2 du CGI. Ainsi, vu que
ces encaissements bancaires renferment aussi les prix
des transactions versés ou virés par les clients,
l’inspecteur a déterminé un seuil de signification de 90
000,00 DH, au dessous duquel les encaissements ont
été considérés comme honoraires, sous réserve de
justification de la part du contribuable ;

Attendu que le contribuable a contesté ces


redressements en soulignant que la détermination d’un
seuil de signification de 90 000dh est aléatoire, non
fondée et non étayée. Il ajoute que le montant moyen
de ses frais d’étude, au titre de l’année 2012, s’élève à
2 607,00 DH, soit le CA déclaré divisé par le nombre
des actes réalisés. Il précise que, par ailleurs, ces
encaissements relevés correspondent à des versements
de clients pour leur payer les droits et taxes
correspondant aux transactions réalisées ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien des
redressements notifiés par l’administration, au motif
que le contribuable n’a présente aucune justification
permettant de confirmer ses propos.

B- Charges d’exploitation

1- Redevances de crédit bail

Attendu que l’inspecteur a relevé la comptabilisation de


la redevance relative à l’acquisition d’un véhicule, dont
le montant d’acquisition dépasse 300.000,00 DH, sans
tenir compte de la limitation du montant de
l’amortissement déductible, édictée par l’article 10 du
CGI. De ce fait, il a réintégré la part de la redevance
non déductible et correspondant à l’amortissement au
taux de 20% par an sur la partie du prix du véhicule
hors taxe excédant 300.000,00 DH ;

Attendu que le contribuable conteste ce redressement


en rappelant que la redevance de crédit-bail,
comptabilisée en 2012, s’élève à 129 238,00 DH et qu’il
n’accepte donc, le redressement qu’à hauteur de 69
238,00 DH ;

Attendu que, séance tenante, l’administration a formulé


son accord sur le montant du redressement de 69
238,00 DH, accepté par le contribuable au cours de la
procédure contradictoire ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien du
redressement notifié par l’administration à hauteur du
montant de 69 238,00 DH, accepté par le contribuable
et confirmé par l’administration, séance tenante, et
l’abandon du reliquat.

2- Charges du personnel

Attendu que le rapprochement des rémunérations du


personnel comptabilisées au compte « 6171 » du CPC
et celles contenues dans la déclaration de l’IR/Salaires,
a permis à l’inspecteur de constater des différences, au
titre des exercices vérifiés, qu’il a réintégrées ;

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


en soulignant qu’il ne relève d’aucun fondement légal. Il
précise que le montant des charges du personnel
comptabilisé, correspond bien à des rémunérations
versées au personnel de son étude et dont le revenu
annuel net imposable est inférieur à 30 000,00 DH
(exonérés de l’IR) ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties, étudié les éléments de la procédure
et après délibération a décidé le maintien du
redressement notifié par l’administration, en l’absence
de justification de la part du contribuable ;

III- Taxe sur la valeur ajoutée

A- Rappel sur CA

1- TVA sur chiffre d’affaires non déclarés TVA sur


timbres et expéditions TVA sur honoraires non déclarés
TVA sur ventes et donations TVA sur baux commerciaux

TVA sur cessions de fonds de commerce TVA sur mains


levées d'hypothèque TVA sur procurations Après avoir
entendu les deux parties, analysé leurs arguments,
étudié les éléments de la procédure et après
délibération, la sous-commission a décidé de maintenir
ces rappels de TVA, aux mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur le revenu.

2- TVA sur frais non déclarés

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir ces rappels de TVA, aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur le revenu.

3- TVA sur encaissements bancaires non déclarés

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir ces rappels de TVA, aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur le revenu.

IV- Examen d’ensemble de la situation fiscale

Attendu qu’en application des dispositions de l’article


216 du C.G.I, l’inspecteur a procédé à l’examen de
l’ensemble de la situation fiscale du contribuable. Il
ressort de cet examen que le revenu global qu’il a
déclaré au titre des exercices 2012 à 2015, n’est pas en
rapport avec ses dépenses, telles que définies à l’article
29 du CGI. En effet, il a procédé à l’évaluation des
dépenses du contribuable au titre de ses résidences
principale et secondaire, des frais de fonctionnement et
d’entretien, des remboursements d’emprunts et des
acquisitions d’immeubles (Cf. détail notifications), qu’il
a comparés avec ses ressources relevées d’après la
déclaration du revenu global, déposée par ses soins à la
direction générale des impôts, et qui a donné lieu à des
disponibilités non justifiées ;

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


pour les raisons suivantes :

o Il fait double emploi avec les redressements


relatifs à la reconstitution du chiffre d’affaires ;
o L’acquisition de l’appartement en 2012 n’est
pas une dépense courante, mais un
investissement qui est le fruit de plusieurs
années de travail ;
o Ses dépenses personnelles de résidence et de
fonctionnement n’ont pas varié, alors que son
activité a baissé de plus de 57% entre 2012 et
2015 ;
o Au regard de sa situation globale des années
2013 à 2015, ses revenus couvrent largement
ses dépenses, car l’excédant de 199 916,77DH
au titre des années 2013 et 2014, est
largement supérieur à celui de 80 790,21
relevé en 2015.

La Sous commission après avoir entendu les deux


parties, consulté les éléments du dossier fiscal, et après
avoir délibéré a décidé le maintien des bases notifiées
en considérant que les arguments avancés par le
contribuable ne sont pas appuyés de justificatifs
convaincants. Toutefois, pour éviter le double emploi, la
Sous commission a décidé de ne pas prendre en
considération, dans les réintégrations, l’ensemble des
redressements composés de revenus professionnels et
disponibilités non justifiées, étant donné qu’il s’agit des
mêmes revenus, et de ne retenir que les bases
d’impositions les plus élevées.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRÉSIDENT

Me. H . G
Réference du dossier: MjAxNy02OTQ=

LA COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL


Séance du 10/05/2018

I. Désignation du contribuable :

Raison sociale : Société E Sarl


Siège social : Mohammedia.
Nature de l'Impôt : IS, RALS/PA, TVA et IR/Salaires
Exercice vérifié : 2010 à 2014

II. Exposé des faits et motivation des


décisions :

En la forme :

Attendu que la décision prise par la Commission Locale


de Taxation de la ville de Mohammedia à l’égard du
litige opposant l’administration fiscale à la société E-
Sarl, leur a été notifiée respectivement le 26/04/2017 et
le 20/03/2017 ;

Attendu qu’aussi bien l’administration fiscale que la


société ont introduit leur pourvoi devant la Commission
Nationale du Recours Fiscal (CNRF), respectivement en
date du 30/05/2017 et du 11/05/2017;

Attendu que les documents de la procédure


contradictoire demandés le 17/05/2017 ont été
transmis par la Direction Générale des Impôts en date
du 01/06/2017 ;
Attendu que le présent dossier, programmé,
initialement, pour la séance du 12/04/2018, pour être
examiné par la sous-commission, a été reporté au
10/05/2018, suite à la demande de la société ;

Attendu qu’à la date de la séance du 10/05/2018, la


sous-commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration et de la société ;

Attendu que la sous commission a pris acte de


l’absence des membres représentants de la profession
dûment convoqués, conformément aux dispositions de
l’article 219 du CGI ;

Après délibérations ;

Constatant que les recours de l’administration fiscale et


de la société ont été introduits dans le délai légal de 60
jours, que le dossier fiscal a été transmis par la
Direction Générale des Impôts dans le délai imparti de
30 jours et que le quorum légal lui permettant de
délibérer est atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond;

Au fond:

 Anomalies :

Attendu que l’inspecteur, lors de la vérification de la


comptabilité de la société, a relevé des irrégularités,
telles qu’elles sont détaillées au niveau des
notifications, qui remettent en cause la valeur probante
de la comptabilité de la société et permettent à
l’administration de rectifier son chiffre d’affaires:
1. Le défaut de présentation d'une comptabilité
tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :

 La méthode d’évaluation des stocks n’a pas été


présentée ;
 Le principe comptable du coût historique n’a
pas été respecté, du fait que le compte « Achat
de matières premières » fait état d’une
valorisation du terrain le 01/01/2011 à 3 500
000 dh ;

2. L’absence des inventaires prévus par l’article


145 du CGI :

 Le défaut de présentation des inventaires de


stocks relatifs à tous les exercices vérifiés ;

3. La dissimulation de ventes dont la preuve est


établie par l’administration :

 L’examen des contrats de cession a laissé


apparaître une minoration du prix de vente
déclaré ;
 L’analyse des documents comptables présentés
à la vérification a permis de constater que des
intérêts relatifs aux avances débiteurs n’étaient
pas déclarés ;

4. Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la
comptabilisation des opérations :

 L’exploitation des documents comptables a


permis de constater des erreurs de calculs du
Chiffre d’Affaires exonéré relatif au prix de
vente de la quote-part du terrain ;
 la contrepassation des écritures effectuées sur
le compte « Fournisseurs-Factures non
parvenues » a été réalisée à tort au compte «
Fournisseurs ». Ce qui a engendré un solde
Fournisseurs négatif (débiteur) pour les
exercices 2012, 2013 et 2014 ;
 Les soldes du compte «clients créditeurs » à
285 000 dh en 2013 et -35 000 dh en 2014 au
grand livre ont été rangés parmi les autres
créanciers aux bilans 2013 et 2014. Ce qui a
donné lieu à un solde nul aux bilans ;
 Les soldes du compte «Etat créditeur » à 4 999
845,05 dh en 2013 et 459 318,38 dh en 2014
au grand livre ont été rangés parmi les autres
créanciers aux bilans 2013 et 2014. Ce qui a
donné lieu à un solde nul aux bilans ;
 La comptabilité présentée à la vérification a
enregistré des charges comptabilisées
doublement ;
 L’exploitation des documents comptables
présentés à la vérification a laissé apparaître la
déduction de charges non liées à l'exploitation ;

5. L’absence de pièces justificatives privant la


comptabilité de toute valeur probante

 Le contrôle des documents comptables


présentés a permis de déceler la
comptabilisation de charges en 2010 et 2011
non appuyées de pièces justificatives.

Attendu que la société a contesté les irrégularités


relevées et la remise en cause de la valeur probante de
sa comptabilité en soutenant que les griefs avancés par
la notification ne sont que des propositions de
redressements, qui ne sont ni justifiés ni constitutifs
d’anomalies graves ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation (CLT),


appelée à statuer sur ce litige ne s’est pas prononcée
sur ces anomalies et donc sur la remise en cause de la
valeur probante de la comptabilité de la société ;

Attendu que l’administration fiscale, dans son recours,


n’a fait aucune mention des irrégularités relevées
remettant en cause la valeur probante de la
comptabilité de la société et permettant la
reconstitution de son chiffre d’affaires ;

La sous-commission après avoir entendu l’inspecteur,


analysé leurs arguments, étudié les éléments de la
procédure et après délibération, a décidé l’abandon des
irrégularités soulevées, au motif que la CLT ne s’est pas
prononcée sur ces irrégularités et que l’administration
ne les a pas soulevées et exposées dans son recours
devant la CNRF.

I. Impôt sur les sociétés

A. Comptes de produits

1.Chiffres d’affaires

 Révision du prix de vente

Attendu que l’inspecteur, a considéré que les prix de


cessions immobilières, déclarés par la société ont été
jugés inférieurs aux prix du m2 pratiqués sur le marché
immobilier pour les ventes d’immeubles de même
standing. Ainsi, il a procédé à la révision du chiffre
d’affaires de la société, déclaré au titre des exercices
2011 à 2013, compte tenu des éléments en possession
de l’administration, en appliquant un prix unitaire de
12.000,00 DH m2 ;

Attendu que la société a rejeté ces redressements en


soulignant que :

 Sur le plan de droit : Sa comptabilité est tenue


conformément aux dispositions de l’article 145
du CGI et ne comporte aucune des irrégularités
graves énoncées par l’article 213 du CGI. De ce
fait, l’administration ne peut reconstituer son
chiffre d’affaires ;
 Sur le plan de fait : la reconstitution du chiffre
d’affaires est en infraction avec les clauses des
contrats signés avec les clients et que les prix
enregistrés sur les contrats sont les mêmes prix
publiés sur les médias au moment de la vente.
Ainsi, la majoration du chiffre d’affaires de 20%
estimée par l’administration n’a aucun support
légal ou réglementaire ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé d’abandonner les redressements notifiés par
l’administration, aux motifs que :

 les prix des appartements ne peuvent être


identiques, puisqu’ils diffèrent selon la
superficie, l’étage, l’orientation et la distance
par rapport au boulevard principal ;
 l’administration n’a pas justifié que le prix
déclaré était insuffisant ;
 Les postes de comparaison fournis par
l’administration se trouvent dans des zones
différentes de celle de la résidence en
question ;
 Les prix déclarés par les acquéreurs étaient
déjà jugés réels par la même commission ;

Attendu que l’administration dans sa requête, conteste


la décision de la CLT, jugée d’après elle, non fondée et
demande le maintien des réintégrations opérées et
justifiées par des éléments dont elle dispose,
notamment :

 Des protocoles d’accord en matière


d’enregistrement découlant de la rectification
des actes d’achat dans la résidence « R » sur la
base de 12.000,00 DH/m2 ;
 Acte de vente d’un appartement sis à la
résidence « R », dont le prix déclaré en 2013
est de 12592,60 DH/m2.

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et les justifications présentées et après
délibération a décidé le maintien de la décision de la
CLT aux motifs que :

 les irrégularités n’ont pas été soulevées et


exposées par l’administration dans sa requête ;
 l’administration n’a pas apporté la preuve de
l’insuffisance des prix déclarés ;

2.Produits non courants

 Retenue de garantie

Attendu que l’analyse du compte « Retenue de garantie


», a permis à l’inspecteur de constater qu’un solde
créditeur de 1 186 611,04 DH en 2013, n’avait pas été
soldé malgré l'échéance du terme de garantie prévu.
Ainsi, il a procédé à la réintégration de cette dette en
tant que produit non courant ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement, en


soutenant que ces retenues de garantie sont en
instance de paiement ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé l’abandon de ce redressement au motif que :

 Les retenues de garantie, dans ce secteur, sont


obligatoires pour des raisons de services après
vente ;
 Ces retenues sont essentielles pour obliger les
sociétés à effectuer les réparations éventuelles
des travaux initialement effectués et dont elles
sont responsables ;

Attendu que l’administration a contesté la décision de


la CLT en avançant qu’elle n’est basée sur aucun
fondement légal ou référentiel professionnel du secteur,
et demande le maintien de ces réintégrations pour les
raisons suivantes :

 Le régime juridique de garantie est fixé, pour


les marchés privés, par la loi n°71-584 du 16
juillet 1971, selon laquelle la retenue de
garantie ne doit en aucun cas dépasser une
durée d’un an à compter de la réception des
travaux ;
 Le permis d’habiter du projet a été délivré le
23/06/2011 et que le solde créditeur de
1.186.611,04 DH, n’a pas été soldé jusqu’à la
date de la séance de la CLT ;
 Le montant de la retenue de garantie ne doit
pas être confondu avec celui correspondant aux
sommes qui pourraient résulter des stipulations
contractuelles ayant pour objet de couvrir les
indemnités pour malfaçon éventuelles ;

Considérant que la loi n°71-584 du 16 juillet 1971, ne


constitue en aucun cas un motif valable d’abandon des
retenues de garantie, qui restent des dettes dont le
droit de recours au recouvrement reste toujours valable
;

Considérant que l’administration n’a pas justifié le


dépassement du délai légal prévu par les dispositions
de l’article 5 du code de commerce ;

Considérant que la retenue de garantie est une partie


des charges déductibles dont l’administration n’a pas
rejeté la déductibilité ;

Pour tous ces considérants, la sous commission, après


avoir entendu les deux parties, analysé leurs
arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé le maintien de la décision
de la CLT.

 Produits de cession du matériel de


transport

Attendu que l’inspecteur a relevé qu’en 2014, les


voitures V1 et V2, acquises par voie de leasing, ont fait
l’objet de cession et dont le produit n’a pas été déclaré.
De même, il a relevé que les charges concernant les
redevances de crédit bail relatives à l’acquisition des
voitures V3 et V1, n’ont pas été comptabilisées en
2014. Ainsi, sous réserve de justifications, il a considéré
que ces voitures ont été vendues en 2014. De ce fait, il
a procédé à l’estimation des prix de cession qu’il a
réintégré ;
Attendu que la société a rejeté ce redressement en
avançant que :

 Aucun matériel n’a été cédé ;


 Les Mercedes ont subi juste un transfert de
compte à compte ;
 Les V2 sont encore au nom de la société
jusqu’au moment de la vérification ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


procédé à la correction de ces réintégrations en se
basant sur le prix d’achat et de vente de l’argus, et a
décidé :

 le maintien d’un montant de 250.000,00 DH au


lieu de 350.000,00 DH, notifié pour la V1 ;
 le maintien d’un montant de 220.000,00 DH au
lieu de 300.000,00 DH, notifié pour la V2 ;
 le maintien du prix cession notifié de la V1 de
400.000,00 DH
 l’abandon de la réintégration de 220.000,00
DH, relative à la vente considérée du véhicule
V3 ;

Attendu que l’administration, dans son recours, a


contesté la décision de la CLT quant aux réintégrations
rectifiées et celle abandonnée, en soulignant que cette
décision n’est appuyée d’aucune pièce justificative et
demande le maintien des redressements notifiés aux
motifs que :

 les réintégrations effectuées par


l’administration reflètent bel et bien la cote
argus desdits véhicules ;
 le contribuable n’a présenté aucune pièce
justificative prouvant la possession du véhicule
V3 ;
Attendu que la société, dans son recours, a contesté la
décision de la CLT, en soutenant que les prix retenus
par la CLT sont exagérés et n’ont pas pris en compte
l’année d’acquisition et de cession et donc la durée
d’exploitation et d’amortissement, qui affecte la valeur
de ces véhicules ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que
l’estimation retenue par cette dernière est plus proche
des prix du marché, et que la cession du véhicule V3
n’a pas été justifiée par l’administration.

3.Intérêts relatifs aux avances débiteurs

Attendu que l’analyse des documents comptables a


permis, à l’inspecteur, de constater qu’en 2012, des
avances ont été effectuées au profit de M. M.M, de la
société E4 et de la société E5, sans qu’elles soient
génératrices de produits financiers. De ce fait, il a
considéré qu’il s’agissait d’une libéralité non admise sur
le plan fiscal, et dont les intérêts, calculés au taux de
10%, sont à réintégrer ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


soulignant que le taux appliqué par l’administration est
trop élevé ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé de maintenir le principe d’application d’intérêts
à ces avances, en retenant le taux de 6%, au motif qu’il
est le plus utilisé en général ;

Attendu que l’administration, dans sa requête a


contesté la décision de la CLT, en avançant que le taux
retenu par cette dernière n’est appuyé sur aucun
fondement ;

Attendu que la société dans son recours, a contesté la


décision de la CLT en soulignant que le taux de 6%
retenu reste élevé et dépasse les taux bancaires et le
taux de rémunération de Bank Al Maghrib qui reste
inférieur à 3% ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que le taux
de 6% est raisonnable et communément par les
banques.

B. Comptes de charges

1.Charges non déductibles

 Revalorisation du terrain

Attendu que l’inspecteur a constaté que le compte «


Achat de matières premières » fait état de
comptabilisation d’une charge le 01/01/2011 relative à
la valorisation du terrain à 3 500 000 dh. Il s’agit d’une
réévaluation du coût d’acquisition du terrain à
rencontre du principe comptable du coût historique
édicté par la loi comptable 9-88. Il précise que
conformément aux dispositions de l’article 65-I du CGI,
lorsqu’un bien immobilier acquis par un promoteur
immobilier dans le cadre de son activité professionnelle
a été redressé par l’administration fiscale en matière de
droits d’enregistrement, la plus value résultante des
cessions ultérieures à déterminer est celle calculée sur
la base de la valeur d’origine d’acquisition. Ainsi, et
conformément aux dispositions de l’article 8 et 10 du
CGI, la réintégration, effectuée par l’inspecteur, a été
échelonnée sur les trois exercices (2011 à 2013) selon
la superficie vendue ;

Attendu que la société a rejeté ces redressements en


avançant qu’elle a déjà payé des droits
complémentaires d’enregistrement sur la différence de
prix et que d’après l’article 65 du CGI, le prix rectifié
par l’administration sera retenu comme prix de cession
chez le cédant en matière d’impôt sur les sociétés,
d’impôt sur le revenu et de taxe sur la valeur ajoutée ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé l’abandon de ce redressement au motif que la
société a déjà acquitté des droits complémentaires
d’enregistrement sur la base du prix révisé par
l’administration ;

Attendu que l’administration, dans son recours, a


contesté cet abandon en soulignant que :

 La réévaluation du prix d’acquisition d’origine


du terrain constitue une transgression à l’un
des principes comptables édictés par la loi 9-88
relative aux obligations comptables des
commerçants, qui est le principe du coût
historique ;
 Le CGNC a précisé les différentes méthodes de
détermination de la valeur d’entrée et de la
valeur actuelle des éléments inscrits en
comptabilité ;
 La réponse de la DGI à une question relative à
l’article 65-I du CGI, précise que « lorsque la
cession du bien immeuble dont le prix
d’acquisition a été redressé par
l’administration, en matière des droits
d’enregistrement, est effectuée par un
promoteur immobilier soumis à l’impôt sur les
sociétés ou à l’impôt sur le revenu, au titre des
revenus professionnels, la plus value résultant
de cette cession sera déterminée sur la base de
la valeur d’origine du bien cédé » ;

Considérant que la révision du prix de cession du


terrain en matière des droits d’enregistrement porte sur
la valeur vénale et non pas sur la valeur comptable, qui
devrait être justifiée par une pièce justificative
probante, notamment le contrat d’achat ;

Considérant que les dispositions de l’article 65 du CGI,


ne concernent pas la société et que le prix du terrain à
retenir pour la détermination de la base imposable en
matière de TVA et de l’IS est la valeur d’origine du
terrain ;

Pour tous ces considérants, la sous commission, après


avoir entendu les deux parties, analysé leurs
arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé l’abandon de la décision de
la CLT et donc le maintien des redressements notifiés.

 Achats travaux et études « E6 »

Attendu que l’inspecteur a relevé que le compte «


achats travaux et études » a fait l’objet d’une
comptabilisation le 31/12/12 d’une charge relative à
une provision d’une facture de la société « E6 » d’un
montant de 71 170,00 DH. Ainsi, il a procédé à la
réintégration de cette provision qui n’a pas fait l’objet
de reprise pour les exercices suivants ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien de ce redressement au motif que la
société n’a pas présenté de justification aussi bien lors
de la de vérification, qu’au cours de la procédure
contradictoire et devant la CLT ;

Attendu que la société a contesté la décision de la CLT,


en soutenant que le redressement concerne la provision
et que l’administration a reçu la facture y afférente ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que la
société n’a pas justifié la reprise de cette provision.

 Redevances de crédit bail

Attendu que l’inspecteur a constaté la comptabilisation


de redevances relatives à l’acquisition des voitures,
sans tenir compte de la limitation du montant de
l’amortissement édictée par l’article 10 du CGI. Ainsi, il
a procédé à la réintégration de la part de la redevance
correspondant à l’amortissement au taux de 20% par
an sur la partie des prix des véhicules hors taxe
excédant 300 000,00 DH ;

Attendu que la société a rejeté ces redressements en


avançant qu’il s’agit de matériel de transport utilitaire ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien des redressements notifiés au motif
que la société n’a pas respecté le plafond fixé par les
dispositions de l’article 10 du CGI ;

Attendu que la société, dans son recours, a contesté la


décision de la CLT en soulignant que ces frais rentrent
dans le cadre des charges courantes ;
La sous commission après avoir entendu les deux
parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que la part
de la redevance correspondant à l’amortissement au
taux de 20% par an sur la partie du prix du véhicule
excédant trois cent mille (300.000,00) dirhams, n’est
pas déductible fiscalement, conformément aux
dispositions de l’article 10 du CGI.

2.Charges non liées à l’exploitation

Attendu que l’inspecteur a relevé que certaines charges


ne sont pas liées à l’exploitation normale de l’activité
de la société, et a procédé à leur réintégration ;

Attendu que la société a rejeté ces redressements en


soulignant que :

 Tous les appartements de ce projet sont vendus


avec cuisine équipée, par conséquent les
achats auprès de la société E8, font partie du
prix de revient dudit projet ;
 Les charges de réception sont liées directement
à l’exploitation ;

Attendu que la CLT appelée à statuer sur ce litige, a


décidé (cf. détail décision CLT) :

 Le maintien de 50% des redressements relatifs


aux charges de « Express voyages », du fait
que les représentants de la société aux
expositions à l’étranger, ne retournent pas
immédiatement au Maroc après la fin de leur
mission ;
 L’abandon de l’achat de devises au motif que
ces frais sont justifiés par une facture
présentée par la société ;
 Le maintien de 50% des redressements relatifs
aux charges de « E9 » et « E10 », au motif que
50% de ces charges sont liées à l’exploitation
lorsqu’elles concernent la restauration des
fournisseurs ou d’autres personnes lors des
travaux de chantier. Quant aux 50% restantes
sont relatives aux clients, alors que la vente est
réalisée généralement dans les bureaux de
ventes et non pas dans les restaurants ;
 L’abandon des redressements des charges de «
E8 », au motif que les appartements ont été
équipés par la société et qu’elles sont justifiées
par des factures probantes ;
 L’abandon de la réintégration de la facture «
E11 », relative à l’achat de télévision installé
dans le bureau de la société ;
 Le maintien des redressements des charges de
« E12 », « E13 », « E14 », « E15 », du fait
qu’elles ne sont pas liées à l’exploitation et
n’ont pas été contestées par la société ;

Attendu que la société a contesté la décision de la CLT


en avançant que :

 Ces frais de voyages et de participation aux


expositions organisées à l’étranger sont liés à
l’exploitation et à l’activité de la société ;
 Les charges de réception sont liées directement
à l’exploitation ;

Attendu que l’administration, dans son recours, a


contesté la décision de la CLT quant à l’abandon de
certains redressements, en soutenant que :
 La société n’a fourni aucune pièce justificative
prouvant l’organisation d’expositions ou de
salons aux dates des déplacements effectués ;
 Les frais de réception ne sont pas liées à
l’exploitation ;
 Aucun contrat de vente des appartements ne
stipule qu’ils contiennent des cuisines équipées
;
 Hormis la facture du 16/06/2011 d’un montant
de 3.490,10 DH et dont la désignation fait
référence à un cadeau pour la clientèle, les
autres charges relatives à la société « E8 »
affichent des dates ultérieures à celle du permis
d’habiter du projet soit le 23/06/2011 ;
 Existence de plusieurs factures dont la
désignation est relative à des « cadeaux pour la
clientèle » ;
 La société venderesse est en faillite depuis
l’année 2011 ;
 D’après les éléments en possession de
l’administration, les cuisines desdits
appartements ne sont pas équipés ;
 La charges relative à la facture « E11 »
correspond à l’installation d’un cache poste
d’une radio, caméra et fiche ISO pour un
véhicule V4 et non à l’achat d’un téléviseur
comme avancé par la société ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et les justifications présentées et après
délibération, a décidé :
 L’abandon de la décision de la CLT et donc
l’abandon des redressements notifiés quant aux
frais de voyages et achats de devises, dont les
dates coïncident avec la date du salon « SMAP
IMMO » ;
 L’abandon de la décision de la CLT et donc le
maintien des redressements notifiés au titre
des frais de réception « E9 » et « E10 », dont le
lien avec l’exploitation n’a pas été justifié par la
société ;
 Le maintien de la décision de la CLT quant aux
charges de « E8 », au motif que l’administration
n’a pas justifié que ces charges concernaient
des cadeaux à la clientèle et non l’équipement
des appartements vendus par la société ;
 L’abandon de la décision de la CLT et donc le
maintien du redressement notifié relatif à la
facture « E11 », au motif qu’il s’agit d’une
charge relative au véhicule V4, non immobilisé
par la société ;
 Le maintien de la décision de la CLT et donc le
maintien des redressements notifiés relatifs aux
charges de « E12 », « E13 », « E14 », « E15 »,
au motif qu’elles n’ont pas été contestées par
la société.

3.Charges non justifiées

Attendu que l’inspecteur a relevé que des charges ne


sont pas justifiées par des factures probantes. Ainsi, il a
procédé à leur réintégration ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien des redressements notifiés au motif
que les factures présentées par la société concernent
une autre société ;

Attendu que la société a contesté, dans son recours, la


décision de la CLT en avançant qu’elle a effectivement
participé auxdites expositions et dont la justification a
été présentée à l’administration et à la CLT ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et les justifications présentées et après
délibération, a décidé le maintien de la décision de la
CLT et donc le maintien des redressements notifiés, au
motif que les factures présentées concernent une autre
société.

4.Charges comptabilisées doublement

Attendu que l’inspecteur a relevé qu’en 2011, le


compte «Voyages et déplacements » faisait état d’une
double déduction d’une redevance de crédit bail d’un
montant de 23.731,32 DH ;

Attendu que la société, dans ses réponses, conteste ce


redressement en soutenant qu’il correspond à une
charge effective ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien de ce redressement du fait que la
société ne l’a pas contesté ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT, au motif que la
société n’a pas contesté ce redressement.
5.Charges à accorder

Attendu que l’inspecteur a considéré que le chiffre


d’affaires exonéré déclaré par la société pour son projet
« P » est erroné. En effet, en se basant sur la superficie
relative à la quote-part du terrain édictée par le
règlement de copropriété, le calcul des chiffres
d’affaires exonérés par vente donne des écarts rectifiés
au niveau de la TVA. Ainsi, s’agissant d’une déclaration
excessive au niveau de l’IS (exonéré) et qui a été
considéré non soumise à la TVA, la différence est
assimilée à des charges à accorder ;

Attendu que la société a rejeté ce point en avançant


que « le chiffre d’affaires exonéré ne peut se calculer
que par la quote-part du terrain édictée par le
règlement de copropriété » ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé l’abandon des charges à accorder à la société
relatives au rappel de TVA, qui a été également
abandonné (Cf. partie de la TVA), aux motifs que :

 La réalisation du projet est effectuée sur tout le


terrain acheté ;
 Le projet a fait l’objet d’une seule autorisation
et un seul certificat de propriété ;
 Après la vente totale des appartements, la
société n’est propriétaire d’aucune partie du
terrain sur lequel le projet a été édifié ;

Attendu que l’administration, dans son recours,


conteste la décision de la CLT en avançant que :

 Le règlement de copropriété établit avec


précision le tableau de répartition des surfaces
et des quotes-parts par niveau conformément
aux prescriptions du dahir N°1-02-298 du 25
Rajeb 1423 portant promulgation de la loi 18-00
relative au statut de la copropriété des
immeubles bâtis ;
 Les superficies retenues pour la détermination
de la base imposable à la TVA a été puisé de ce
document établi par l’Agence Nationale de la
Conservation Foncière du Cadastre et de la
Cartographie ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT et donc l’abandon de
ces charges à accorder, aux mêmes motifs évoqués au
niveau de la TVA (II- TVA- Révision du prix d’achat
unitaire).

II. IS/Retenue à la source sur le produit des


actions, parts sociales et produits
assimilés

Ce chef de redressement est maintenu sur la base des


montants fixés plus haut par la sous-commission en
matière de l’impôt sur les sociétés et qui ont une
incidence sur la base des produits des actions, parts
sociales et revenus assimilés.

III. Taxe sur la Valeur Ajoutée

1.TVA/Chiffre d’affaires
 Révision du prix de vente

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir la décision de la CL.T., aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur les sociétés (Cf. CH IS/
A- Chiffre d’affaires /1- Révision du prix de vente).

 Révision du prix d’achat unitaire

Attendu que l’exploitation des documents présentés a


permis à l’inspecteur de constater des erreurs de calcul
du chiffre d’affaires exonéré relatif au prix de vente de
la quote-part du terrain. Ainsi, il a procédé au rappel de
TVA résultant de l’application du prix de terrain de
1.448,28 DH/m2 (22.900.000,00/15.874m2) ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé l’abandon de ce rappel aux motifs que :

 La réalisation du projet est effectuée sur tout le


terrain acheté ;
 Le projet a fait l’objet d’une seule autorisation
et un seul certificat de propriété ;
 Après la vente totale des appartements, la
société n’est propriétaire d’aucune partie du
terrain sur lequel le projet a été édifié ;

Attendu que l’administration a contesté, dans son


recours, la décision de la CLT, en soulignant que :

 Le règlement de copropriété établit avec


précision le tableau de répartition des surfaces
et des quotes-parts par niveau conformément
aux prescriptions du dahir N°1-02-298 du 25
Rajeb 1423 portant promulgation de la loi 18-00
relative au statut de la copropriété des
immeubles bâtis ;
 Les superficies retenues pour la détermination
de la base imposable à la TVA a été puisé de ce
document établi par l’Agence Nationale de la
Conservation Foncière du Cadastre et de la
Cartographie ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir la décision de la C.L.T., aux motifs que :

 Le terrain a été équipé et aménagé en totalité


pour la construction du projet qui comprend les
parties construites et les parties non
construites, édifiées sur un terrain considéré
hors champ d’application de la TVA. Il s’agit en
fait, d’un tout indissociable du projet ;
 Pour la détermination de la partie hors champ
d’application de la TVA, il doit être tenu compte
de la valeur du terrain dans sa globalité,
actualisé selon les coefficients d’actualisation
prévus par la loi, et non pas seulement de la
partie construite ;

2.TVA/Intérêts relatifs aux avances

Pour les mêmes motifs évoqués en matière d’impôt sur


les sociétés, le rappel de TVA suit les redressements
retenus plus haut par la sous-commission.

3.TVA/Produits de cession des


immobilisations
Pour les mêmes motifs évoqués en matière d’impôt sur
les sociétés, le rappel de TVA suit les redressements
retenus plus haut par la sous-commission.

4.TVA/Charges non liées à l’exploitation

Pour les mêmes motifs évoqués en matière d’impôt sur


les sociétés, le rappel de TVA suit les redressements
retenus plus haut par la sous-commission.

IV. Impôt sur le revenu (Revenus salariaux)

1.Indemnités

Attendu que l’inspecteur a relevé que la mise à


disposition de véhicules pour le compte du personnel de
la société fait double emploi avec la déduction des frais
inhérents à l’emploi prévus par les dispositions de
l’article 59-I du CGI, que les frais d’assurance,
d’entretien et de voyages, constituent des avantages
en nature imposables à l’IR des bénéficiaires
conformément aux dispositions de l’article 58 du CGI ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé :

 L’abandon des rappels relatifs aux frais de


vignette et d’assurance, du fait qu’ils sont liés
aux véhicules de la société ;
 Abandon de 50% des rappels notifiés au motif
qu’une partie de ces frais est liée à l’activité de
la société et une partie constitue un avantage
pour certains employés de la société ;
Attendu que l’administration a contesté la décision de
la CLT, en avançant que la mise à disposition de
véhicules pour le compte du personnel, l’assurance, les
frais d’entretien ainsi que les voyages à la charge de la
société constituent un avantage en nature passible de
l’IR/Salaires

Attendu que la société a contesté la décision de la CLT,


en soutenant que les indemnités ont été accordées à
des personnes travaillant pour la société en tant que
gérants, et ne constituent pas des compléments de
salaires et que les véhicules ne bénéficient qu’à
certains employés pour les besoins de service ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé :

 Le maintien des rappels relatifs aux « éléments


exonérés » et aux « voyages », dont la nature
et l’objet n’ont pas été justifiés par la société ;
 L’abandon des autres rappels relatifs aux
avantages véhicules (vignettes, leasing,
assurance et entretien) affectés aux cadres
dirigeants de la société, qui, d’après la note de
service de la DGI n°16/2017/DL du 13/03/2017
relative aux indemnités exonérées, ne sont pas
considérés comme des avantages imposables.

2.Indemnités accordées aux personnes


étrangères à la société

Attendu que l’inspecteur a relevé des avantages


accordés à des personnes étrangères à la société et ne
faisant pas partie de ses salariés permanents, passibles
de la retenue à la source au taux de 30%
conformément aux dispositions de l’article 73-G-1 du
CGI ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé :

L’abandon des rappels relatifs aux frais de vignette et


d’assurance, du fait qu’ils sont liés aux véhicules de la
société ;

 Abandon de 50% des rappels notifiés au motif


qu’une partie de ces frais est liée à l’activité de
la société et une partie constitue un avantage
pour certains employés de la société ;

Attendu que l’administration a contesté la décision de


la CLT, en avançant que le contribuable supporte des
charges relatives à des frais de transport et autres,
accordés à des personnes étrangères à la société ;

Attendu que la société a contesté la décision de la CLT,


en soutenant que les indemnités ont été accordées à
des personnes ayant une relation avec la société et
travaillant pour elle en tant que gérants, et ne
constituent pas des compléments de salaires et que les
véhicules ne bénéficient qu’à certains employés pour
les besoins de service ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon de la décision de la CLT et donc le maintien
des rappels notifiés, aux motifs que les bénéficiaires de
ces avantages ne font pas partie des salariés de la
société et que la société n’a pas justifié le contraire, et
que ces avantages sont passibles de la retenue à la
source au taux de 30% conformément aux dispositions
de l’article 73-G-1 du CGI.
Compte tenu de ce qui précède, les redressements et
rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRESIDENT

Me M.B

MEMBRES

Mme. R.Z.B

M. M.I

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.R. : Article 58 : Détermination du
revenu imposable
 TR: CGI : I.R. : Article 59 : Déductions
 TR: CGI : I.R. : Article 65 : Détermination du
profit foncier imposable
 TR: CGI : I.R. : Article 73 : Taux de l'impôt
 TR: CGI : I.S. : Article 10 : Charges déductibles
 TR: CGI : I.S. : Article 8 : Résultat fiscal
Réference du dossier: MjAxNy02OTQ=
LA COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL
Séance du 10/05/2018

I. Désignation du contribuable :

Raison sociale : Société E Sarl


Siège social : Mohammedia.
Nature de l'Impôt : IS, RALS/PA, TVA et IR/Salaires
Exercice vérifié : 2010 à 2014

II. Exposé des faits et motivation des


décisions :

En la forme :

Attendu que la décision prise par la Commission Locale


de Taxation de la ville de Mohammedia à l’égard du
litige opposant l’administration fiscale à la société E-
Sarl, leur a été notifiée respectivement le 26/04/2017 et
le 20/03/2017 ;

Attendu qu’aussi bien l’administration fiscale que la


société ont introduit leur pourvoi devant la Commission
Nationale du Recours Fiscal (CNRF), respectivement en
date du 30/05/2017 et du 11/05/2017;

Attendu que les documents de la procédure


contradictoire demandés le 17/05/2017 ont été
transmis par la Direction Générale des Impôts en date
du 01/06/2017 ;

Attendu que le présent dossier, programmé,


initialement, pour la séance du 12/04/2018, pour être
examiné par la sous-commission, a été reporté au
10/05/2018, suite à la demande de la société ;

Attendu qu’à la date de la séance du 10/05/2018, la


sous-commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration et de la société ;

Attendu que la sous commission a pris acte de


l’absence des membres représentants de la profession
dûment convoqués, conformément aux dispositions de
l’article 219 du CGI ;

Après délibérations ;

Constatant que les recours de l’administration fiscale et


de la société ont été introduits dans le délai légal de 60
jours, que le dossier fiscal a été transmis par la
Direction Générale des Impôts dans le délai imparti de
30 jours et que le quorum légal lui permettant de
délibérer est atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond;

Au fond:

 Anomalies :

Attendu que l’inspecteur, lors de la vérification de la


comptabilité de la société, a relevé des irrégularités,
telles qu’elles sont détaillées au niveau des
notifications, qui remettent en cause la valeur probante
de la comptabilité de la société et permettent à
l’administration de rectifier son chiffre d’affaires:

1. Le défaut de présentation d'une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :
 La méthode d’évaluation des stocks n’a pas été
présentée ;
 Le principe comptable du coût historique n’a
pas été respecté, du fait que le compte « Achat
de matières premières » fait état d’une
valorisation du terrain le 01/01/2011 à 3 500
000 dh ;

2. L’absence des inventaires prévus par l’article


145 du CGI :

 Le défaut de présentation des inventaires de


stocks relatifs à tous les exercices vérifiés ;

3. La dissimulation de ventes dont la preuve est


établie par l’administration :

 L’examen des contrats de cession a laissé


apparaître une minoration du prix de vente
déclaré ;
 L’analyse des documents comptables présentés
à la vérification a permis de constater que des
intérêts relatifs aux avances débiteurs n’étaient
pas déclarés ;

4. Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la
comptabilisation des opérations :

 L’exploitation des documents comptables a


permis de constater des erreurs de calculs du
Chiffre d’Affaires exonéré relatif au prix de
vente de la quote-part du terrain ;
 la contrepassation des écritures effectuées sur
le compte « Fournisseurs-Factures non
parvenues » a été réalisée à tort au compte «
Fournisseurs ». Ce qui a engendré un solde
Fournisseurs négatif (débiteur) pour les
exercices 2012, 2013 et 2014 ;
 Les soldes du compte «clients créditeurs » à
285 000 dh en 2013 et -35 000 dh en 2014 au
grand livre ont été rangés parmi les autres
créanciers aux bilans 2013 et 2014. Ce qui a
donné lieu à un solde nul aux bilans ;
 Les soldes du compte «Etat créditeur » à 4 999
845,05 dh en 2013 et 459 318,38 dh en 2014
au grand livre ont été rangés parmi les autres
créanciers aux bilans 2013 et 2014. Ce qui a
donné lieu à un solde nul aux bilans ;
 La comptabilité présentée à la vérification a
enregistré des charges comptabilisées
doublement ;
 L’exploitation des documents comptables
présentés à la vérification a laissé apparaître la
déduction de charges non liées à l'exploitation ;

5. L’absence de pièces justificatives privant la


comptabilité de toute valeur probante

 Le contrôle des documents comptables


présentés a permis de déceler la
comptabilisation de charges en 2010 et 2011
non appuyées de pièces justificatives.

Attendu que la société a contesté les irrégularités


relevées et la remise en cause de la valeur probante de
sa comptabilité en soutenant que les griefs avancés par
la notification ne sont que des propositions de
redressements, qui ne sont ni justifiés ni constitutifs
d’anomalies graves ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation (CLT),


appelée à statuer sur ce litige ne s’est pas prononcée
sur ces anomalies et donc sur la remise en cause de la
valeur probante de la comptabilité de la société ;

Attendu que l’administration fiscale, dans son recours,


n’a fait aucune mention des irrégularités relevées
remettant en cause la valeur probante de la
comptabilité de la société et permettant la
reconstitution de son chiffre d’affaires ;

La sous-commission après avoir entendu l’inspecteur,


analysé leurs arguments, étudié les éléments de la
procédure et après délibération, a décidé l’abandon des
irrégularités soulevées, au motif que la CLT ne s’est pas
prononcée sur ces irrégularités et que l’administration
ne les a pas soulevées et exposées dans son recours
devant la CNRF.

I. Impôt sur les sociétés

A. Comptes de produits

1.Chiffres d’affaires

 Révision du prix de vente

Attendu que l’inspecteur, a considéré que les prix de


cessions immobilières, déclarés par la société ont été
jugés inférieurs aux prix du m2 pratiqués sur le marché
immobilier pour les ventes d’immeubles de même
standing. Ainsi, il a procédé à la révision du chiffre
d’affaires de la société, déclaré au titre des exercices
2011 à 2013, compte tenu des éléments en possession
de l’administration, en appliquant un prix unitaire de
12.000,00 DH m2 ;
Attendu que la société a rejeté ces redressements en
soulignant que :

 Sur le plan de droit : Sa comptabilité est tenue


conformément aux dispositions de l’article 145
du CGI et ne comporte aucune des irrégularités
graves énoncées par l’article 213 du CGI. De ce
fait, l’administration ne peut reconstituer son
chiffre d’affaires ;
 Sur le plan de fait : la reconstitution du chiffre
d’affaires est en infraction avec les clauses des
contrats signés avec les clients et que les prix
enregistrés sur les contrats sont les mêmes prix
publiés sur les médias au moment de la vente.
Ainsi, la majoration du chiffre d’affaires de 20%
estimée par l’administration n’a aucun support
légal ou réglementaire ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé d’abandonner les redressements notifiés par
l’administration, aux motifs que :

 les prix des appartements ne peuvent être


identiques, puisqu’ils diffèrent selon la
superficie, l’étage, l’orientation et la distance
par rapport au boulevard principal ;
 l’administration n’a pas justifié que le prix
déclaré était insuffisant ;
 Les postes de comparaison fournis par
l’administration se trouvent dans des zones
différentes de celle de la résidence en
question ;
 Les prix déclarés par les acquéreurs étaient
déjà jugés réels par la même commission ;

Attendu que l’administration dans sa requête, conteste


la décision de la CLT, jugée d’après elle, non fondée et
demande le maintien des réintégrations opérées et
justifiées par des éléments dont elle dispose,
notamment :

 Des protocoles d’accord en matière


d’enregistrement découlant de la rectification
des actes d’achat dans la résidence « R » sur la
base de 12.000,00 DH/m2 ;
 Acte de vente d’un appartement sis à la
résidence « R », dont le prix déclaré en 2013
est de 12592,60 DH/m2.

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et les justifications présentées et après
délibération a décidé le maintien de la décision de la
CLT aux motifs que :

 les irrégularités n’ont pas été soulevées et


exposées par l’administration dans sa requête ;
 l’administration n’a pas apporté la preuve de
l’insuffisance des prix déclarés ;

2.Produits non courants

 Retenue de garantie

Attendu que l’analyse du compte « Retenue de garantie


», a permis à l’inspecteur de constater qu’un solde
créditeur de 1 186 611,04 DH en 2013, n’avait pas été
soldé malgré l'échéance du terme de garantie prévu.
Ainsi, il a procédé à la réintégration de cette dette en
tant que produit non courant ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement, en


soutenant que ces retenues de garantie sont en
instance de paiement ;
Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a
décidé l’abandon de ce redressement au motif que :

 Les retenues de garantie, dans ce secteur, sont


obligatoires pour des raisons de services après
vente ;
 Ces retenues sont essentielles pour obliger les
sociétés à effectuer les réparations éventuelles
des travaux initialement effectués et dont elles
sont responsables ;

Attendu que l’administration a contesté la décision de


la CLT en avançant qu’elle n’est basée sur aucun
fondement légal ou référentiel professionnel du secteur,
et demande le maintien de ces réintégrations pour les
raisons suivantes :

 Le régime juridique de garantie est fixé, pour


les marchés privés, par la loi n°71-584 du 16
juillet 1971, selon laquelle la retenue de
garantie ne doit en aucun cas dépasser une
durée d’un an à compter de la réception des
travaux ;
 Le permis d’habiter du projet a été délivré le
23/06/2011 et que le solde créditeur de
1.186.611,04 DH, n’a pas été soldé jusqu’à la
date de la séance de la CLT ;
 Le montant de la retenue de garantie ne doit
pas être confondu avec celui correspondant aux
sommes qui pourraient résulter des stipulations
contractuelles ayant pour objet de couvrir les
indemnités pour malfaçon éventuelles ;

Considérant que la loi n°71-584 du 16 juillet 1971, ne


constitue en aucun cas un motif valable d’abandon des
retenues de garantie, qui restent des dettes dont le
droit de recours au recouvrement reste toujours valable
;
Considérant que l’administration n’a pas justifié le
dépassement du délai légal prévu par les dispositions
de l’article 5 du code de commerce ;

Considérant que la retenue de garantie est une partie


des charges déductibles dont l’administration n’a pas
rejeté la déductibilité ;

Pour tous ces considérants, la sous commission, après


avoir entendu les deux parties, analysé leurs
arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé le maintien de la décision
de la CLT.

 Produits de cession du matériel de


transport

Attendu que l’inspecteur a relevé qu’en 2014, les


voitures V1 et V2, acquises par voie de leasing, ont fait
l’objet de cession et dont le produit n’a pas été déclaré.
De même, il a relevé que les charges concernant les
redevances de crédit bail relatives à l’acquisition des
voitures V3 et V1, n’ont pas été comptabilisées en
2014. Ainsi, sous réserve de justifications, il a considéré
que ces voitures ont été vendues en 2014. De ce fait, il
a procédé à l’estimation des prix de cession qu’il a
réintégré ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


avançant que :

 Aucun matériel n’a été cédé ;


 Les Mercedes ont subi juste un transfert de
compte à compte ;
 Les V2 sont encore au nom de la société
jusqu’au moment de la vérification ;
Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a
procédé à la correction de ces réintégrations en se
basant sur le prix d’achat et de vente de l’argus, et a
décidé :

 le maintien d’un montant de 250.000,00 DH au


lieu de 350.000,00 DH, notifié pour la V1 ;
 le maintien d’un montant de 220.000,00 DH au
lieu de 300.000,00 DH, notifié pour la V2 ;
 le maintien du prix cession notifié de la V1 de
400.000,00 DH
 l’abandon de la réintégration de 220.000,00
DH, relative à la vente considérée du véhicule
V3 ;

Attendu que l’administration, dans son recours, a


contesté la décision de la CLT quant aux réintégrations
rectifiées et celle abandonnée, en soulignant que cette
décision n’est appuyée d’aucune pièce justificative et
demande le maintien des redressements notifiés aux
motifs que :

 les réintégrations effectuées par


l’administration reflètent bel et bien la cote
argus desdits véhicules ;
 le contribuable n’a présenté aucune pièce
justificative prouvant la possession du véhicule
V3 ;

Attendu que la société, dans son recours, a contesté la


décision de la CLT, en soutenant que les prix retenus
par la CLT sont exagérés et n’ont pas pris en compte
l’année d’acquisition et de cession et donc la durée
d’exploitation et d’amortissement, qui affecte la valeur
de ces véhicules ;
La sous commission après avoir entendu les deux
parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que
l’estimation retenue par cette dernière est plus proche
des prix du marché, et que la cession du véhicule V3
n’a pas été justifiée par l’administration.

3.Intérêts relatifs aux avances débiteurs

Attendu que l’analyse des documents comptables a


permis, à l’inspecteur, de constater qu’en 2012, des
avances ont été effectuées au profit de M. M.M, de la
société E4 et de la société E5, sans qu’elles soient
génératrices de produits financiers. De ce fait, il a
considéré qu’il s’agissait d’une libéralité non admise sur
le plan fiscal, et dont les intérêts, calculés au taux de
10%, sont à réintégrer ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


soulignant que le taux appliqué par l’administration est
trop élevé ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé de maintenir le principe d’application d’intérêts
à ces avances, en retenant le taux de 6%, au motif qu’il
est le plus utilisé en général ;

Attendu que l’administration, dans sa requête a


contesté la décision de la CLT, en avançant que le taux
retenu par cette dernière n’est appuyé sur aucun
fondement ;

Attendu que la société dans son recours, a contesté la


décision de la CLT en soulignant que le taux de 6%
retenu reste élevé et dépasse les taux bancaires et le
taux de rémunération de Bank Al Maghrib qui reste
inférieur à 3% ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que le taux
de 6% est raisonnable et communément par les
banques.

B. Comptes de charges

1.Charges non déductibles

 Revalorisation du terrain

Attendu que l’inspecteur a constaté que le compte «


Achat de matières premières » fait état de
comptabilisation d’une charge le 01/01/2011 relative à
la valorisation du terrain à 3 500 000 dh. Il s’agit d’une
réévaluation du coût d’acquisition du terrain à
rencontre du principe comptable du coût historique
édicté par la loi comptable 9-88. Il précise que
conformément aux dispositions de l’article 65-I du CGI,
lorsqu’un bien immobilier acquis par un promoteur
immobilier dans le cadre de son activité professionnelle
a été redressé par l’administration fiscale en matière de
droits d’enregistrement, la plus value résultante des
cessions ultérieures à déterminer est celle calculée sur
la base de la valeur d’origine d’acquisition. Ainsi, et
conformément aux dispositions de l’article 8 et 10 du
CGI, la réintégration, effectuée par l’inspecteur, a été
échelonnée sur les trois exercices (2011 à 2013) selon
la superficie vendue ;
Attendu que la société a rejeté ces redressements en
avançant qu’elle a déjà payé des droits
complémentaires d’enregistrement sur la différence de
prix et que d’après l’article 65 du CGI, le prix rectifié
par l’administration sera retenu comme prix de cession
chez le cédant en matière d’impôt sur les sociétés,
d’impôt sur le revenu et de taxe sur la valeur ajoutée ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé l’abandon de ce redressement au motif que la
société a déjà acquitté des droits complémentaires
d’enregistrement sur la base du prix révisé par
l’administration ;

Attendu que l’administration, dans son recours, a


contesté cet abandon en soulignant que :

 La réévaluation du prix d’acquisition d’origine


du terrain constitue une transgression à l’un
des principes comptables édictés par la loi 9-88
relative aux obligations comptables des
commerçants, qui est le principe du coût
historique ;
 Le CGNC a précisé les différentes méthodes de
détermination de la valeur d’entrée et de la
valeur actuelle des éléments inscrits en
comptabilité ;
 La réponse de la DGI à une question relative à
l’article 65-I du CGI, précise que « lorsque la
cession du bien immeuble dont le prix
d’acquisition a été redressé par
l’administration, en matière des droits
d’enregistrement, est effectuée par un
promoteur immobilier soumis à l’impôt sur les
sociétés ou à l’impôt sur le revenu, au titre des
revenus professionnels, la plus value résultant
de cette cession sera déterminée sur la base de
la valeur d’origine du bien cédé » ;

Considérant que la révision du prix de cession du


terrain en matière des droits d’enregistrement porte sur
la valeur vénale et non pas sur la valeur comptable, qui
devrait être justifiée par une pièce justificative
probante, notamment le contrat d’achat ;

Considérant que les dispositions de l’article 65 du CGI,


ne concernent pas la société et que le prix du terrain à
retenir pour la détermination de la base imposable en
matière de TVA et de l’IS est la valeur d’origine du
terrain ;

Pour tous ces considérants, la sous commission, après


avoir entendu les deux parties, analysé leurs
arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé l’abandon de la décision de
la CLT et donc le maintien des redressements notifiés.

 Achats travaux et études « E6 »

Attendu que l’inspecteur a relevé que le compte «


achats travaux et études » a fait l’objet d’une
comptabilisation le 31/12/12 d’une charge relative à
une provision d’une facture de la société « E6 » d’un
montant de 71 170,00 DH. Ainsi, il a procédé à la
réintégration de cette provision qui n’a pas fait l’objet
de reprise pour les exercices suivants ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien de ce redressement au motif que la
société n’a pas présenté de justification aussi bien lors
de la de vérification, qu’au cours de la procédure
contradictoire et devant la CLT ;
Attendu que la société a contesté la décision de la CLT,
en soutenant que le redressement concerne la provision
et que l’administration a reçu la facture y afférente ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que la
société n’a pas justifié la reprise de cette provision.

 Redevances de crédit bail

Attendu que l’inspecteur a constaté la comptabilisation


de redevances relatives à l’acquisition des voitures,
sans tenir compte de la limitation du montant de
l’amortissement édictée par l’article 10 du CGI. Ainsi, il
a procédé à la réintégration de la part de la redevance
correspondant à l’amortissement au taux de 20% par
an sur la partie des prix des véhicules hors taxe
excédant 300 000,00 DH ;

Attendu que la société a rejeté ces redressements en


avançant qu’il s’agit de matériel de transport utilitaire ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien des redressements notifiés au motif
que la société n’a pas respecté le plafond fixé par les
dispositions de l’article 10 du CGI ;

Attendu que la société, dans son recours, a contesté la


décision de la CLT en soulignant que ces frais rentrent
dans le cadre des charges courantes ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT au motif que la part
de la redevance correspondant à l’amortissement au
taux de 20% par an sur la partie du prix du véhicule
excédant trois cent mille (300.000,00) dirhams, n’est
pas déductible fiscalement, conformément aux
dispositions de l’article 10 du CGI.

2.Charges non liées à l’exploitation

Attendu que l’inspecteur a relevé que certaines charges


ne sont pas liées à l’exploitation normale de l’activité
de la société, et a procédé à leur réintégration ;

Attendu que la société a rejeté ces redressements en


soulignant que :

 Tous les appartements de ce projet sont vendus


avec cuisine équipée, par conséquent les
achats auprès de la société E8, font partie du
prix de revient dudit projet ;
 Les charges de réception sont liées directement
à l’exploitation ;

Attendu que la CLT appelée à statuer sur ce litige, a


décidé (cf. détail décision CLT) :

 Le maintien de 50% des redressements relatifs


aux charges de « Express voyages », du fait
que les représentants de la société aux
expositions à l’étranger, ne retournent pas
immédiatement au Maroc après la fin de leur
mission ;
 L’abandon de l’achat de devises au motif que
ces frais sont justifiés par une facture
présentée par la société ;
 Le maintien de 50% des redressements relatifs
aux charges de « E9 » et « E10 », au motif que
50% de ces charges sont liées à l’exploitation
lorsqu’elles concernent la restauration des
fournisseurs ou d’autres personnes lors des
travaux de chantier. Quant aux 50% restantes
sont relatives aux clients, alors que la vente est
réalisée généralement dans les bureaux de
ventes et non pas dans les restaurants ;
 L’abandon des redressements des charges de «
E8 », au motif que les appartements ont été
équipés par la société et qu’elles sont justifiées
par des factures probantes ;
 L’abandon de la réintégration de la facture «
E11 », relative à l’achat de télévision installé
dans le bureau de la société ;
 Le maintien des redressements des charges de
« E12 », « E13 », « E14 », « E15 », du fait
qu’elles ne sont pas liées à l’exploitation et
n’ont pas été contestées par la société ;

Attendu que la société a contesté la décision de la CLT


en avançant que :

 Ces frais de voyages et de participation aux


expositions organisées à l’étranger sont liés à
l’exploitation et à l’activité de la société ;
 Les charges de réception sont liées directement
à l’exploitation ;

Attendu que l’administration, dans son recours, a


contesté la décision de la CLT quant à l’abandon de
certains redressements, en soutenant que :

 La société n’a fourni aucune pièce justificative


prouvant l’organisation d’expositions ou de
salons aux dates des déplacements effectués ;
 Les frais de réception ne sont pas liées à
l’exploitation ;
 Aucun contrat de vente des appartements ne
stipule qu’ils contiennent des cuisines équipées
;
 Hormis la facture du 16/06/2011 d’un montant
de 3.490,10 DH et dont la désignation fait
référence à un cadeau pour la clientèle, les
autres charges relatives à la société « E8 »
affichent des dates ultérieures à celle du permis
d’habiter du projet soit le 23/06/2011 ;
 Existence de plusieurs factures dont la
désignation est relative à des « cadeaux pour la
clientèle » ;
 La société venderesse est en faillite depuis
l’année 2011 ;
 D’après les éléments en possession de
l’administration, les cuisines desdits
appartements ne sont pas équipés ;
 La charges relative à la facture « E11 »
correspond à l’installation d’un cache poste
d’une radio, caméra et fiche ISO pour un
véhicule V4 et non à l’achat d’un téléviseur
comme avancé par la société ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et les justifications présentées et après
délibération, a décidé :

 L’abandon de la décision de la CLT et donc


l’abandon des redressements notifiés quant aux
frais de voyages et achats de devises, dont les
dates coïncident avec la date du salon « SMAP
IMMO » ;
 L’abandon de la décision de la CLT et donc le
maintien des redressements notifiés au titre
des frais de réception « E9 » et « E10 », dont le
lien avec l’exploitation n’a pas été justifié par la
société ;
 Le maintien de la décision de la CLT quant aux
charges de « E8 », au motif que l’administration
n’a pas justifié que ces charges concernaient
des cadeaux à la clientèle et non l’équipement
des appartements vendus par la société ;
 L’abandon de la décision de la CLT et donc le
maintien du redressement notifié relatif à la
facture « E11 », au motif qu’il s’agit d’une
charge relative au véhicule V4, non immobilisé
par la société ;
 Le maintien de la décision de la CLT et donc le
maintien des redressements notifiés relatifs aux
charges de « E12 », « E13 », « E14 », « E15 »,
au motif qu’elles n’ont pas été contestées par
la société.

3.Charges non justifiées

Attendu que l’inspecteur a relevé que des charges ne


sont pas justifiées par des factures probantes. Ainsi, il a
procédé à leur réintégration ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien des redressements notifiés au motif
que les factures présentées par la société concernent
une autre société ;
Attendu que la société a contesté, dans son recours, la
décision de la CLT en avançant qu’elle a effectivement
participé auxdites expositions et dont la justification a
été présentée à l’administration et à la CLT ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et les justifications présentées et après
délibération, a décidé le maintien de la décision de la
CLT et donc le maintien des redressements notifiés, au
motif que les factures présentées concernent une autre
société.

4.Charges comptabilisées doublement

Attendu que l’inspecteur a relevé qu’en 2011, le


compte «Voyages et déplacements » faisait état d’une
double déduction d’une redevance de crédit bail d’un
montant de 23.731,32 DH ;

Attendu que la société, dans ses réponses, conteste ce


redressement en soutenant qu’il correspond à une
charge effective ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé le maintien de ce redressement du fait que la
société ne l’a pas contesté ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT, au motif que la
société n’a pas contesté ce redressement.

5.Charges à accorder
Attendu que l’inspecteur a considéré que le chiffre
d’affaires exonéré déclaré par la société pour son projet
« P » est erroné. En effet, en se basant sur la superficie
relative à la quote-part du terrain édictée par le
règlement de copropriété, le calcul des chiffres
d’affaires exonérés par vente donne des écarts rectifiés
au niveau de la TVA. Ainsi, s’agissant d’une déclaration
excessive au niveau de l’IS (exonéré) et qui a été
considéré non soumise à la TVA, la différence est
assimilée à des charges à accorder ;

Attendu que la société a rejeté ce point en avançant


que « le chiffre d’affaires exonéré ne peut se calculer
que par la quote-part du terrain édictée par le
règlement de copropriété » ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé l’abandon des charges à accorder à la société
relatives au rappel de TVA, qui a été également
abandonné (Cf. partie de la TVA), aux motifs que :

 La réalisation du projet est effectuée sur tout le


terrain acheté ;
 Le projet a fait l’objet d’une seule autorisation
et un seul certificat de propriété ;
 Après la vente totale des appartements, la
société n’est propriétaire d’aucune partie du
terrain sur lequel le projet a été édifié ;

Attendu que l’administration, dans son recours,


conteste la décision de la CLT en avançant que :

 Le règlement de copropriété établit avec


précision le tableau de répartition des surfaces
et des quotes-parts par niveau conformément
aux prescriptions du dahir N°1-02-298 du 25
Rajeb 1423 portant promulgation de la loi 18-00
relative au statut de la copropriété des
immeubles bâtis ;
 Les superficies retenues pour la détermination
de la base imposable à la TVA a été puisé de ce
document établi par l’Agence Nationale de la
Conservation Foncière du Cadastre et de la
Cartographie ;

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, analysé leurs arguments, étudié les éléments
de la procédure et après délibération, a décidé le
maintien de la décision de la CLT et donc l’abandon de
ces charges à accorder, aux mêmes motifs évoqués au
niveau de la TVA (II- TVA- Révision du prix d’achat
unitaire).

II. IS/Retenue à la source sur le produit des


actions, parts sociales et produits
assimilés

Ce chef de redressement est maintenu sur la base des


montants fixés plus haut par la sous-commission en
matière de l’impôt sur les sociétés et qui ont une
incidence sur la base des produits des actions, parts
sociales et revenus assimilés.

III. Taxe sur la Valeur Ajoutée

1.TVA/Chiffre d’affaires

 Révision du prix de vente

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir la décision de la CL.T., aux mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur les sociétés (Cf. CH IS/
A- Chiffre d’affaires /1- Révision du prix de vente).

 Révision du prix d’achat unitaire

Attendu que l’exploitation des documents présentés a


permis à l’inspecteur de constater des erreurs de calcul
du chiffre d’affaires exonéré relatif au prix de vente de
la quote-part du terrain. Ainsi, il a procédé au rappel de
TVA résultant de l’application du prix de terrain de
1.448,28 DH/m2 (22.900.000,00/15.874m2) ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé l’abandon de ce rappel aux motifs que :

 La réalisation du projet est effectuée sur tout le


terrain acheté ;
 Le projet a fait l’objet d’une seule autorisation
et un seul certificat de propriété ;
 Après la vente totale des appartements, la
société n’est propriétaire d’aucune partie du
terrain sur lequel le projet a été édifié ;

Attendu que l’administration a contesté, dans son


recours, la décision de la CLT, en soulignant que :

 Le règlement de copropriété établit avec


précision le tableau de répartition des surfaces
et des quotes-parts par niveau conformément
aux prescriptions du dahir N°1-02-298 du 25
Rajeb 1423 portant promulgation de la loi 18-00
relative au statut de la copropriété des
immeubles bâtis ;
 Les superficies retenues pour la détermination
de la base imposable à la TVA a été puisé de ce
document établi par l’Agence Nationale de la
Conservation Foncière du Cadastre et de la
Cartographie ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé de
maintenir la décision de la C.L.T., aux motifs que :

 Le terrain a été équipé et aménagé en totalité


pour la construction du projet qui comprend les
parties construites et les parties non
construites, édifiées sur un terrain considéré
hors champ d’application de la TVA. Il s’agit en
fait, d’un tout indissociable du projet ;
 Pour la détermination de la partie hors champ
d’application de la TVA, il doit être tenu compte
de la valeur du terrain dans sa globalité,
actualisé selon les coefficients d’actualisation
prévus par la loi, et non pas seulement de la
partie construite ;

2.TVA/Intérêts relatifs aux avances

Pour les mêmes motifs évoqués en matière d’impôt sur


les sociétés, le rappel de TVA suit les redressements
retenus plus haut par la sous-commission.

3.TVA/Produits de cession des


immobilisations

Pour les mêmes motifs évoqués en matière d’impôt sur


les sociétés, le rappel de TVA suit les redressements
retenus plus haut par la sous-commission.
4.TVA/Charges non liées à l’exploitation

Pour les mêmes motifs évoqués en matière d’impôt sur


les sociétés, le rappel de TVA suit les redressements
retenus plus haut par la sous-commission.

IV. Impôt sur le revenu (Revenus salariaux)

1.Indemnités

Attendu que l’inspecteur a relevé que la mise à


disposition de véhicules pour le compte du personnel de
la société fait double emploi avec la déduction des frais
inhérents à l’emploi prévus par les dispositions de
l’article 59-I du CGI, que les frais d’assurance,
d’entretien et de voyages, constituent des avantages
en nature imposables à l’IR des bénéficiaires
conformément aux dispositions de l’article 58 du CGI ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé :

 L’abandon des rappels relatifs aux frais de


vignette et d’assurance, du fait qu’ils sont liés
aux véhicules de la société ;
 Abandon de 50% des rappels notifiés au motif
qu’une partie de ces frais est liée à l’activité de
la société et une partie constitue un avantage
pour certains employés de la société ;

Attendu que l’administration a contesté la décision de


la CLT, en avançant que la mise à disposition de
véhicules pour le compte du personnel, l’assurance, les
frais d’entretien ainsi que les voyages à la charge de la
société constituent un avantage en nature passible de
l’IR/Salaires

Attendu que la société a contesté la décision de la CLT,


en soutenant que les indemnités ont été accordées à
des personnes travaillant pour la société en tant que
gérants, et ne constituent pas des compléments de
salaires et que les véhicules ne bénéficient qu’à
certains employés pour les besoins de service ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé :

 Le maintien des rappels relatifs aux « éléments


exonérés » et aux « voyages », dont la nature
et l’objet n’ont pas été justifiés par la société ;
 L’abandon des autres rappels relatifs aux
avantages véhicules (vignettes, leasing,
assurance et entretien) affectés aux cadres
dirigeants de la société, qui, d’après la note de
service de la DGI n°16/2017/DL du 13/03/2017
relative aux indemnités exonérées, ne sont pas
considérés comme des avantages imposables.

2.Indemnités accordées aux personnes


étrangères à la société

Attendu que l’inspecteur a relevé des avantages


accordés à des personnes étrangères à la société et ne
faisant pas partie de ses salariés permanents, passibles
de la retenue à la source au taux de 30%
conformément aux dispositions de l’article 73-G-1 du
CGI ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce litige, a


décidé :
L’abandon des rappels relatifs aux frais de vignette et
d’assurance, du fait qu’ils sont liés aux véhicules de la
société ;

 Abandon de 50% des rappels notifiés au motif


qu’une partie de ces frais est liée à l’activité de
la société et une partie constitue un avantage
pour certains employés de la société ;

Attendu que l’administration a contesté la décision de


la CLT, en avançant que le contribuable supporte des
charges relatives à des frais de transport et autres,
accordés à des personnes étrangères à la société ;

Attendu que la société a contesté la décision de la CLT,


en soutenant que les indemnités ont été accordées à
des personnes ayant une relation avec la société et
travaillant pour elle en tant que gérants, et ne
constituent pas des compléments de salaires et que les
véhicules ne bénéficient qu’à certains employés pour
les besoins de service ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé leurs


arguments, étudié les éléments de la procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon de la décision de la CLT et donc le maintien
des rappels notifiés, aux motifs que les bénéficiaires de
ces avantages ne font pas partie des salariés de la
société et que la société n’a pas justifié le contraire, et
que ces avantages sont passibles de la retenue à la
source au taux de 30% conformément aux dispositions
de l’article 73-G-1 du CGI.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.
PRESIDENT

Me M.B

MEMBRES

Mme. R.Z.B

M. M.I

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.R. : Article 58 : Détermination du
revenu imposable
 TR: CGI : I.R. : Article 59 : Déductions
 TR: CGI : I.R. : Article 65 : Détermination du
profit foncier imposable
 TR: CGI : I.R. : Article 73 : Taux de l'impôt
 TR: CGI : I.S. : Article 10 : Charges déductibles
 TR: CGI : I.S. : Article 8 : Résultat fiscal
Réference du dossier: MjAxNy05Mw==

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 12/12/2017

I- Désignation du contribuable :
Nom prénom : M M.Y
Adresse : MOHAMMEDIA

Nature d’impôt : IR

II- Motifs et détails de la décision :

En la forme :

Attendu que la décision de la Commission Locale de


Taxation de la ville de Mohammedia a été notifiée au
contribuable le 09/11/2016 ;

Attendu que le contribuable a introduit un recours


auprès de la CNRF le 03/01/2017;

Attendu que la demande de transmission des


documents relatifs aux actes de procédure
contradictoire a été faite à l’Administration Fiscale en
date du 23/01/2017;

Attendu que les documents de procédure contradictoire


ont été transmis le 21/02/2017;

Attendu que le présent dossier a été programmé,


initialement, pour la séance du 19/09/2017 pour être
examiné par la sous commission, puis il a été reporté
aux dates du 14/11/2017 et du 12/12/2017 à la
demande du contribuable pour lui permettre de
conclure un accord avec l’Administration;
Attendu qu’à cette date, la sous commission a pris acte
de la présence du représentant de l’Administration
Fiscale et du contribuable ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, n’ont pas fait acte
de présence;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :

Le quorum légal lui permettant de statuer valablement


est atteint;

La transmission des documents de procédure


contradictoire a été effectuée dans le délai légal de 30
jours prévu par les dispositions de l’article 220-V du
Code Général des Impôts;

Le recours du contribuable est recevable en la forme,


du moment qu’il a été introduit dans le délai légal de 60
jours prévu par les dispositions de l’article 220-IV du
Code sus visé;

La sous commission décide, par conséquent, de passer


à l’examen des points litigieux soumis à son
appréciation.

Au fond :

1- Examen des encaissements bancaires :

Attendu, que lors de l’examen de la situation fiscale du


contribuable, au titre des exercices 2011 à 2014,
l’inspecteur a constaté que les recoupements obtenus
auprès des banques montrent des recettes à caractère
répétitif figurant sur les relevés bancaires personnels
qui ne sont pas justifiées. Ces encaissements relevés
des mouvements créditeurs répétitifs sont considérés
par l’inspecteur comme des revenus professionnels, et
ce conformément aux dispositions des articles 22 et 30
du CGI. De ce fait, l'inspecteur a procédé à leur
réintégration comme suit :

Exercice 201 1 : 2 503 657,31 DH

Exercice 2012 : 3 851 387,18 DH

Exercice 2013 : 3 687 134,00 DH

Exercice 2014:1413 917,00 DH

Attendu que la CLT a décidé d’entériner toutes les


rectifications entreprise par l’Administration ;

Attendu que le contribuable rejette cette décision aux


motifs que :

 Les montants en question ne proviennent


d’aucune activité commerciale ou autre. 11
s’agit uniquement des dépôts et des retraits
pour augmenter le solde en banque afin de
bénéficier des crédits bancaires ;
 Ces montants ne peuvent être des bénéfices
nets, même s’il s’agit d'une activité
commerciale ;

Considérant que le contribuable n’a pas justifié l’origine


de ces encaissements, et il s’est contenté d’avancer
qu’il s’agit d’opération de dépôt et de retrait sans pour
autant présenter des justifications ;

Considérant que ces encaissements bancaires ne


peuvent être considérés comme des bénéfices fiscaux,
mais plutôt des chiffres d’affaires.
La sous commission après avoir entendu les deux parties, étudié les éléments du dossier et après
délibération, a décidé de maintenir la décision de la CLT, quant au principe de la rectification, avec
l’application aux encaissements bancaires appréhendés en tant que chiffres d’affaires d’un taux de
bénéfice de 25% retenu pour l’activité de vente de pâtisserie en détail. Soient les redressements
suivant :

Désignation 2011 2012 2013 2014


Encaissements bancaires 2 503 657,31 3 851 387,18 3 687 134,00 1 413 917,00
marge 25% 25% 25% 25%
Encaissements retenus comme redressement 625 914,33 962 846,80 921 783,50 353 479.25

2- Examen de l’ensemble de la situation fiscale


Attendu que l’inspecteur a procédé à l’examen de l’ensemble de la situation fiscale du contribuable
et ce en vertu des articles 29 et 216 du CGI. En conséquence, il a relevé des dépenses supérieures aux
recettes qui se traduisent par des disponibilités non justifiées qu’il a considéré comme des revenus
passibles de l’IR, et qui se présentent comme suit :

Désignation 2011 2012 2013 2014


Disponibilités non justifiées 16 690,18 224 740,71 135 973,25 110481,59
Attendu que la CLT a maintenu ces redressements ;

Attendu que le contribuable rejette ces redressements


du fait que les articles 29 et 216 précités ne peuvent
être appliqués que si les dépenses évaluées sont
supérieures à 120 000,00 DH, et qu’en conséquence,
les exercices 2011 et 2014, qui ne dépassent pas ledit
seuil, ne sont pas soumis à l’examen de l’ensemble de
la situation fiscale.

La sous commission après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments du dossier et après
délibération, a décidé l’abandon de la décision de la
CLT au motif que les encaissements retenus ci-haut (cf
1-Examen des encaissements bancaires) sont
largement supérieurs aux disponibilités non justifiées,
et ils doivent donc être retenus comme ressources dans
l’examen de l’ensemble de la situation fiscale.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements


fixés par la sous commission sont récapitulés dans le
tableau joint à cette décision.
Le président

M. M.M.J

Les membres

M. M.F

M. L.M.A

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 220 : Procédure normale de


rectification des impositions
 TR: CGI : Article 216 : Examen de l'ensemble de
la situation fiscale des contribuables
 TR: CGI : I.R. : Article 29 : Evaluation des
dépenses des contribuables lors de l'examen de
l'ensemble de la situation fiscale
Réference du dossier: MjAxNi0xOTg=

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 14/03/2017

I- Identification du contribuable

Raison sociale : Société E


Adresse : Mohammedia
Nature de l'impôt : IS - TVA - IS/PA

II- motifs et détails des décisions

En la forme

Attendu que la société E a été informée en date du


15/02/2016 de la décision prise par la commission
locale de taxation (CLT) et qu'elle avait la possibilité
d'introduire son recours devant la Commission
Nationale du Recours Fiscal (CNRF) dans un délai de
soixante (60) jours à compter de la date de réception
de cette décision ;

Attenu que le la société a introduit son recours auprès


de la CNRF par requête enregistrée en date du
04/04/2016 ;

Attendu que les actes de la procédure ont été


demandés à l'administration le 11/04/2016 et qu'ils ont
été communiqués à la CNRF le 10/05/2016 ;

Attendu que le dossier a été programmé initialement


pour la séance du 20/09/2016 pour être examiné par la
sous-commission, il a été reporté au 29/11/2016, au
10/01/2017 et au 14/03/2017, à la demande de la
société pour négocier un accord ;

Attendu que la sous commission a pris acte de la


présence du représentant de l'administration fiscale et
du contribuable ;

Attendu que les représentants de la profession dûment


convoqués, n'ont pas fait acte de présence ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :

 le quorum légal lui permettant de statuer


valablement est atteint ;
 la transmission des actes de la procédure a été
effectuée dans le délai légal de 30 jours prévu
par les dispositions de l'article 220-V du Code
Général des Impôts (CGI) ;
 le recours de la société est recevable en la
forme, du moment qu'il a été effectué dans le
délai de 60 jours prévu par les dispositions de
l'article 220-IV du CGI ;
 les parties ont été régulièrement informées de
la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues
à l'article 219 du CGI ;

La sous-commission décide, par conséquent, de passer


à l'examen au fond des points litigieux soumis à son
approbation.

Au fond

I- IMPOT SUR LES SOCIETES


Dépassement du délai de 6 mois

Attendu que l'inspecteur a procédé à la vérification de


la comptabilité de la société au titre des exercices 2010
à 2012, entamée le 13/11/2013 et clôturée le
12/05/2014 (d'après la lettre de clôture dont la
réception a été refusée) ;

Attendu que la société, dans sa réponse à la notification


a soulevé la nullité de la procédure pour défaut de
notification du procès verbal de clôture de la
vérification ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce point de


litige, s'est déclarée incompétente ;

Attendu que la société dans son recours demande


l'annulation de toute la vérification au motif que la
procédure est entachée de vices de procédures du fait
que :

la clôture de la vérification ne lui a pas été notifiée par


l'inspecteur ;

 la lettre de notification des exercices 2010 à


2012 ne lui a été notifiée que le 26/09/2014.
Ainsi, la vérification a duré 10 mois et treize
jours dépassant ainsi le délai légal de
vérification de 6 mois correspondant à son
niveau de chiffre d'affaires.
 que la société a fait l'objet d'un autre contrôle
au titre de l'IR pour la même période qui a
débuté le 25/4/2014 et clôturé le 25/09/2014.
 Cumul de deux contrôles pour les mêmes
années et dont le délai entre l’ouverture et la
clôture du deuxième est de 11 mois.
Considérant que l'article 220 /VIII du CGI, stipule que :

« ....

VIII.- La procédure de rectification est frappée de


nullité :

 En cas de défaut d'envoi aux intéressés de


l'avis de vérification et/ou de la charte du
contribuable dans le délai prévu à l'article 212-
I(1er alinéa) ci-dessus ;
 En cas de défaut de notification de la réponse
de l'inspecteur aux observations des
contribuables dans le délai prévu au
paragraphe II ci-dessus. »

Considérant que ce cas de nullité soulevé par la société


ne figure pas parmi les cas de nullité cités par l'article
220/VIII du CGI, cité ci-dessus ;

Pour toutes ces considérations, la sous-commission se


déclare incompétente quant à ce point de litige.

2- Reconstitution du chiffre d'affaires

Attendu que l'inspecteur, lors de la vérification a relevé


des irrégularités graves entachant la valeur probante
de la comptabilité et permettant ainsi la reconstitution
du chiffre d'affaires, notamment :

1- Défaut de présentation d'une comptabilité tenue


conformément aux dispositions de I'article 145 du CGI :

 Absence du livre journal coté et paraphé ;


 Absence du livre d'inventaire des stocks ;
 Absence des tickets de caisse tenant lieu de
factures ;
 Non comptabilisation de factures probantes ;
 Marge brute négative en 2012 ;
 Apport en compte courants non justifiés ;
 Report de crédit de TVA (4eme trimestre 2010)
erroné ;

2- Autres anomalies :

 Non individualisation des recettes ;


 Absence des tickets de caisse enregistreuse ;

Attendu que l'inspecteur, de ce fait, a procédé à la


reconstitution du chiffre d'affaires de la société,
conformément aux dispositions de l'article 213 du CGI,
en appliquant un coefficient multiplicateur de 1,8 sur
les charges d'exploitation ;

Attendu que la société a souligné que la remise en


cause de la valeur probante de sa comptabilité n'est
pas justifiée et qu'aucune anomalie n'est citée par
l'article 213 du CGI autorisant l'appréciation de
l'Administration fiscale. En effet, selon la société :

 L'absence des livres d'inventaire des stocks


s'explique par le fait que la faible activité du
café et les achats effectués au jour le jour font
que la société ne dispose pas de stock à la fin
de l'exercice ;
 Le niveau de la marge n'est qu'indicatif et n'est
pas cité comme une erreur par l'article 213 du
CGI, autorisant la reconstitution du chiffre
d'affaires ;
 Le report du crédit ne peut être assimilé à une
écriture comptable ; les déclarations de TVA
sont des déclarations extracomptables ;
 L'absence de journal coté et paraphé n'est pas
cité comme irrégularité grave ; lesdits livres ont
été présentés à la demande de l'inspecteur ;
 L'inspecteur n'a pas fourni en annexe les
références des factures probantes non
comptabilisées ;
 Le chiffre d'affaires est justifié. Etant un petit
café, les ventes sont justifiées par des tickets
de caisse et non des factures ;
 L'apport en compte courant non justifié n'est
pas cité comme irrégularité grave. Aucun
compte n'est dédié à la justification des
revenus des associés ;

Attendu que la société a souligné que l'administration


n'a pas à reconstituer son chiffre d'affaires sans
apporter la preuve de son insuffisance. Elle ajoute que
si la méthode choisie est celle généralement choisie
pour des activités d'achat et revente telle l'activité de la
société, en multipliant les achats de marchandises
déclarés ou recoupés par un coefficient multiplicateur
pour avoir une marge brute, le montant de ces achats
est erroné, puisqu'il comprend également les dotations
aux amortissements ;

Attendu que la CLT appelée à statuer sur ce point de


litige, a décidé de s'aligner sur la décision déjà prise par
la CNRF concernant l'exercice 2009, soit le maintien du
principe de la reconstitution du chiffre d'affaires de la
société tout en excluant les amortissements de la base
de cette reconstitution ;
Attendu que la société, dans son recours, conteste la
décision de la CLT qui, en s'alignant sur la décision de la
CNRF concernant l'exercice 2009, n'a pas déterminé
clairement les bases d'imposition ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et étudié les éléments de la procédure et
après délibération ;

Considérant que les anomalies relevées sont au sens de


l'article 213 du CGI, graves et de nature à remettre en
cause la valeur probante de la comptabilité de la
société et permettre la reconstitution de son chiffre
d'affaires ;

Considérant que la société n'a pas présenté de


justifications concernant le chiffre d'affaires déclaré;

Considérant que la reconstitution du chiffre d'affaires


des activités similaires, selon le coefficient
multiplicateur retenu, est effectuée sur la base des
achats et non sur la totalité des charges d'exploitation,
d'où l'exclusion des amortissements de cette base ;

Pour toutes ces considérations, la sous commission a


décidé d'entériner la décision de la CLT, soit le maintien
du principe de la reconstitution du chiffre d'affaires par
l'application du coefficient multiplicateur aux achats de
la société, tout en excluant les amortissements de cette
base ;

3- Apport aux comptes courants

Attendu que l'inspecteur a réintégré les apports en


espèces au compte courant bancaire dont l'origine n'est
pas connue ;
Attendu que la société conteste ce redressement en
soutenant que :

 L'apport en lui-même est un justificatif ;


 Le versement le plus élevé est de 6.000,00 DH ;
 Au cours de la vérification, l'inspecteur n'a pas
demandé les justifications, il ne l'a fait qu'à la
fin de la procédure ;
 Les justifications seront présentées devant la
commission.

Attendu que la CLT a maintenu les réintégrations


opérées par l'inspecteur à ce titre, au motif que la
société n'a pas présenté de justification de l'exercice
d'une autre activité génératrice de revenus.

Attendu que, séance tenante, l'inspecteur a soulevé


que ces montants passés au compte courant n'ont pas
été justifiés quant à leur origine ;

Attendu que, séance tenante, la société a soutenu que


ces revenus provenaient de l'activité du gérant, associé
unique, M.K qui exerce en tant que médecin et qu'il a
fait l'objet d'une vérification à ce titre. De ce fait, il est
doublement appréhendé pour les mêmes revenus, au
niveau de la société et au niveau de sa profession
libérale.

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et étudié les éléments de la procédure et
les justifications présentées et après délibération, la
sous-commission a décidé l'abandon de la décision de
la CLT, soit l'abandon du redressement relatif au
compte courant, au motif que les montants relevés par
les notifications de redressements suite à la vérification
de la personne physique, sont largement supérieurs aux
montants figurant au compte courant.
II- Retenue sur les Produits des Actions

Ce chef de redressement est maintenu sur la base des


montants fixés plus haut par la sous- commission en
matière de l'impôt sur les sociétés et qui ont une
incidence sur la base des produits des actions, parts
sociales et revenus assimilés.

III- Taxe sur la Valeur Ajoutée

 TVA/Reconstitution du chiffre d'affaires

La sous commission après avoir étudié les éléments du


dossier et après délibération, a décidé de maintenir le
rappel de TVA sur la reconstitution du chiffre d'affaires
et ce pour les mêmes motifs évoqués au niveau de
l'impôt sur les sociétés (Cf. Ci-dessus : Reconstitution
du chiffre d'affaires).

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRESIDENT

Me. A.I

MEMBRES

M. A.L

M. A.B

Documents associés
Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.
Références légales

 TR: CGI : Article 220 : Procédure normale de


rectification des impositions
 TR: CGI : Article 212 : Vérification de
comptabilité
 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de
l'administration
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
MEMBRES

Mme. I . B

M. M A . L

Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.


Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : Article 216 : Examen de l'ensemble de
la situation fiscale des contribuables
 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 :
Tenue de la comptabilité
 TR: CGI : I.R. : Article 29 : Evaluation des
dépenses des contribuables lors de l'examen de
l'ensemble de la situation fiscale
 TR: CGI : I.S. : Article 10 : Charges déductibles
Réference du dossier: MjAxNi0xOTg=

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 14/03/2017

I- Identification du contribuable

Raison sociale : Société E


Adresse : Mohammedia
Nature de l'impôt : IS - TVA - IS/PA

II- motifs et détails des décisions

En la forme

Attendu que la société E a été informée en date du 15/02/2016 de la décision prise par la commission locale de
taxation (CLT) et qu'elle avait la possibilité d'introduire son recours devant la Commission Nationale du Recours
Fiscal (CNRF) dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception de cette décision ;

Attenu que le la société a introduit son recours auprès de la CNRF par requête enregistrée en date du
04/04/2016 ;

Attendu que les actes de la procédure ont été demandés à l'administration le 11/04/2016 et qu'ils ont été
communiqués à la CNRF le 10/05/2016 ;

Attendu que le dossier a été programmé initialement pour la séance du 20/09/2016 pour être examiné par la
sous-commission, il a été reporté au 29/11/2016, au 10/01/2017 et au 14/03/2017, à la demande de la société
pour négocier un accord ;

Attendu que la sous commission a pris acte de la présence du représentant de l'administration fiscale et du
contribuable ;

Attendu que les représentants de la profession dûment convoqués, n'ont pas fait acte de présence ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à savoir :

 le quorum légal lui permettant de statuer valablement est atteint ;


 la transmission des actes de la procédure a été effectuée dans le délai légal de 30 jours prévu par
les dispositions de l'article 220-V du Code Général des Impôts (CGI) ;

 le recours de la société est recevable en la forme, du moment qu'il a été effectué dans le délai de
60 jours prévu par les dispositions de l'article 220-IV du CGI ;

 les parties ont été régulièrement informées de la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues à l'article 219 du CGI ;

La sous-commission décide, par conséquent, de passer à l'examen au fond des points litigieux soumis à son
approbation.

Au fond

I- IMPOT SUR LES SOCIETES

Dépassement du délai de 6 mois


Attendu que l'inspecteur a procédé à la vérification de la comptabilité de la société au titre des exercices 2010 à
2012, entamée le 13/11/2013 et clôturée le 12/05/2014 (d'après la lettre de clôture dont la réception a été
refusée) ;

Attendu que la société, dans sa réponse à la notification a soulevé la nullité de la procédure pour défaut de
notification du procès verbal de clôture de la vérification ;

Attendu que la CLT, appelée à statuer sur ce point de litige, s'est déclarée incompétente ;

Attendu que la société dans son recours demande l'annulation de toute la vérification au motif que la procédure
est entachée de vices de procédures du fait que :

la clôture de la vérification ne lui a pas été notifiée par l'inspecteur ;

 la lettre de notification des exercices 2010 à 2012 ne lui a été notifiée que le 26/09/2014. Ainsi, la
vérification a duré 10 mois et treize jours dépassant ainsi le délai légal de vérification de 6 mois
correspondant à son niveau de chiffre d'affaires.
 que la société a fait l'objet d'un autre contrôle au titre de l'IR pour la même période qui a débuté le
25/4/2014 et clôturé le 25/09/2014.

 Cumul de deux contrôles pour les mêmes années et dont le délai entre l’ouverture et la clôture du
deuxième est de 11 mois.

Considérant que l'article 220 /VIII du CGI, stipule que :

« ....

VIII.- La procédure de rectification est frappée de nullité :

 En cas de défaut d'envoi aux intéressés de l'avis de vérification et/ou de la charte du contribuable
dans le délai prévu à l'article 212-I(1er alinéa) ci-dessus ;
 En cas de défaut de notification de la réponse de l'inspecteur aux observations des contribuables
dans le délai prévu au paragraphe II ci-dessus. »

Considérant que ce cas de nullité soulevé par la société ne figure pas parmi les cas de nullité cités par l'article
220/VIII du CGI, cité ci-dessus ;

Pour toutes ces considérations, la sous-commission se déclare incompétente quant à ce point de litige.

2- Reconstitution du chiffre d'affaires

Attendu que l'inspecteur, lors de la vérification a relevé des irrégularités graves entachant la valeur probante de
la comptabilité et permettant ainsi la reconstitution du chiffre d'affaires, notamment :

1- Défaut de présentation d'une comptabilité tenue conformément aux dispositions de I'article 145 du CGI :

 Absence du livre journal coté et paraphé ;


 Absence du livre d'inventaire des stocks ;

 Absence des tickets de caisse tenant lieu de factures ;

 Non comptabilisation de factures probantes ;

 Marge brute négative en 2012 ;

 Apport en compte courants non justifiés ;

 Report de crédit de TVA (4eme trimestre 2010) erroné ;


2- Autres anomalies :

 Non individualisation des recettes ;


 Absence des tickets de caisse enregistreuse ;

Attendu que l'inspecteur, de ce fait, a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de la société,


conformément aux dispositions de l'article 213 du CGI, en appliquant un coefficient multiplicateur de 1,8 sur les
charges d'exploitation ;

Attendu que la société a souligné que la remise en cause de la valeur probante de sa comptabilité n'est pas
justifiée et qu'aucune anomalie n'est citée par l'article 213 du CGI autorisant l'appréciation de l'Administration
fiscale. En effet, selon la société :

 L'absence des livres d'inventaire des stocks s'explique par le fait que la faible activité du café et les
achats effectués au jour le jour font que la société ne dispose pas de stock à la fin de l'exercice ;
 Le niveau de la marge n'est qu'indicatif et n'est pas cité comme une erreur par l'article 213 du CGI,
autorisant la reconstitution du chiffre d'affaires ;

 Le report du crédit ne peut être assimilé à une écriture comptable ; les déclarations de TVA sont
des déclarations extracomptables ;

 L'absence de journal coté et paraphé n'est pas cité comme irrégularité grave ; lesdits livres ont été
présentés à la demande de l'inspecteur ;

 L'inspecteur n'a pas fourni en annexe les références des factures probantes non comptabilisées ;

 Le chiffre d'affaires est justifié. Etant un petit café, les ventes sont justifiées par des tickets de
caisse et non des factures ;

 L'apport en compte courant non justifié n'est pas cité comme irrégularité grave. Aucun compte
n'est dédié à la justification des revenus des associés ;

Attendu que la société a souligné que l'administration n'a pas à reconstituer son chiffre d'affaires sans apporter
la preuve de son insuffisance. Elle ajoute que si la méthode choisie est celle généralement choisie pour des
activités d'achat et revente telle l'activité de la société, en multipliant les achats de marchandises déclarés ou
recoupés par un coefficient multiplicateur pour avoir une marge brute, le montant de ces achats est erroné,
puisqu'il comprend également les dotations aux amortissements ;

Attendu que la CLT appelée à statuer sur ce point de litige, a décidé de s'aligner sur la décision déjà prise par la
CNRF concernant l'exercice 2009, soit le maintien du principe de la reconstitution du chiffre d'affaires de la
société tout en excluant les amortissements de la base de cette reconstitution ;

Attendu que la société, dans son recours, conteste la décision de la CLT qui, en s'alignant sur la décision de la
CNRF concernant l'exercice 2009, n'a pas déterminé clairement les bases d'imposition ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les deux parties et étudié les éléments de la procédure et après
délibération ;

Considérant que les anomalies relevées sont au sens de l'article 213 du CGI, graves et de nature à remettre en
cause la valeur probante de la comptabilité de la société et permettre la reconstitution de son chiffre d'affaires ;

Considérant que la société n'a pas présenté de justifications concernant le chiffre d'affaires déclaré;

Considérant que la reconstitution du chiffre d'affaires des activités similaires, selon le coefficient multiplicateur
retenu, est effectuée sur la base des achats et non sur la totalité des charges d'exploitation, d'où l'exclusion des
amortissements de cette base ;

Pour toutes ces considérations, la sous commission a décidé d'entériner la décision de la CLT, soit le maintien
du principe de la reconstitution du chiffre d'affaires par l'application du coefficient multiplicateur aux achats de
la société, tout en excluant les amortissements de cette base ;

3- Apport aux comptes courants


Attendu que l'inspecteur a réintégré les apports en espèces au compte courant bancaire dont l'origine n'est pas
connue ;

Attendu que la société conteste ce redressement en soutenant que :

 L'apport en lui-même est un justificatif ;


 Le versement le plus élevé est de 6.000,00 DH ;

 Au cours de la vérification, l'inspecteur n'a pas demandé les justifications, il ne l'a fait qu'à la fin de
la procédure ;

 Les justifications seront présentées devant la commission.

Attendu que la CLT a maintenu les réintégrations opérées par l'inspecteur à ce titre, au motif que la société n'a
pas présenté de justification de l'exercice d'une autre activité génératrice de revenus.

Attendu que, séance tenante, l'inspecteur a soulevé que ces montants passés au compte courant n'ont pas été
justifiés quant à leur origine ;

Attendu que, séance tenante, la société a soutenu que ces revenus provenaient de l'activité du gérant, associé
unique, M.K qui exerce en tant que médecin et qu'il a fait l'objet d'une vérification à ce titre. De ce fait, il est
doublement appréhendé pour les mêmes revenus, au niveau de la société et au niveau de sa profession
libérale.

Après avoir analysé les arguments évoqués par les deux parties et étudié les éléments de la procédure et les
justifications présentées et après délibération, la sous-commission a décidé l'abandon de la décision de la CLT,
soit l'abandon du redressement relatif au compte courant, au motif que les montants relevés par les
notifications de redressements suite à la vérification de la personne physique, sont largement supérieurs aux
montants figurant au compte courant.

II- Retenue sur les Produits des Actions

Ce chef de redressement est maintenu sur la base des montants fixés plus haut par la sous- commission en
matière de l'impôt sur les sociétés et qui ont une incidence sur la base des produits des actions, parts sociales
et revenus assimilés.

III- Taxe sur la Valeur Ajoutée

 TVA/Reconstitution du chiffre d'affaires

La sous commission après avoir étudié les éléments du dossier et après délibération, a décidé de maintenir le
rappel de TVA sur la reconstitution du chiffre d'affaires et ce pour les mêmes motifs évoqués au niveau de
l'impôt sur les sociétés (Cf. Ci-dessus : Reconstitution du chiffre d'affaires).

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRESIDENT

Me. A.I

MEMBRES

M. A.L

M. A.B
Documents associés

Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.

Références légales

 TR: CGI : Article 220 : Procédure normale de rectification des impositions


 TR: CGI : Article 212 : Vérification de comptabilité

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de l'administration

 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 : Tenue de la comptabilité


Réference du dossier: MjAxNi00NzI=

LA COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL

Séance du 15/06/2017

I- Désignation du contribuable :

Contribuable : Société E

Adresse : Mohammedia

Impôt : IS & IR/RS

II. Motifs et détails des décisions

En la forme

 Attendu qu'en date du 23/03/2016, la Commission Locale de


Taxation de la ville de Mohammedia, a pris une décision dans le
litige opposant l'administration fiscale à la société « E » ;
 Attendu que cette décision a été notifiée au contribuable le
10/05/2016 ;

 Attendu que ce dernier a introduit un recours auprès de la


Commission Nationale du Recours Fiscal (CNRF) en date du
05/07/2016 ;

 Attendu que le dossier fiscal du contribuable, demandé par la


CNRF à l'Administration fiscale le 20/07/2016, a été communiqué
le 18/08/2016 ;

 Attendu que le présent dossier qui a été programmé initialement


pour la séance du 09/02/2017, a été reporté au 27/04/2017, puis
au 15/06/2017, suite à la demande de la société ;

 Attendu qu'à cette date, la sous-commission a pris acte de la


présence des représentants aussi bien de l'administration que du
contribuable ;

 Attendu que les deux représentants de la profession, dûment


convoqués, ont été présents ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à savoir :

 Le quorum légal lui permettant de délibérer est atteint ;


 La transmission du dossier fiscal a été effectuée dans le délai
légal de 30 jours prévu par les dispositions de l'article 220-V du
Code Général des Impôts.

 Le recours du contribuable est recevable en la forme, du moment


qu'il a été exercé dans le délai de 60 jours prévu par les
dispositions de l'article 220-IV du Code sus visé.

La Sous commission a décidé par conséquent, de passer à l'examen des


points litigieux soumis à son appréciation quant au Fond;

Au Fond :

I- IMPOT SUR LES SOCIETES:

1- Retenues de garanties non déclarées :

Attendu que l'examen de la comptabilité de la société par l'administration


fiscale, a permis de constater que les décomptes ont été comptabilisés
nets des différentes retenues de garantie, de prorata et autres retenues
(TRC). Ces retenues doivent être prises en considération pour la
détermination du Chiffre d'affaires, et ce conformément aux dispositions
de l'article 34 et 9-I-A-l du Code Général des Impôts, qui dispose que le
Chiffre d'affaires est constitué des recettes et créances acquises se
rapportant aux produits livrés, aux services rendus et aux travaux
immobiliers réalisés ;

Attendu que la société a avancé que :

 La totalité de ses achats sont comptabilisés nets de toute retenue


de garantie. Ce qui rend ses charges d'exploitation allégées de
cette retenue de garantie, et par conséquent, elles compensent
les produits correspondant à cette retenue, ce qui est sans
incidence sur les résultats des exercices contrôlés.
 La retenue de garantie ne représente nullement des produits
d'exploitation sûrs. Ce sont des produits retenus par ses clients
pour garantir des risques probables sur les travaux réalisés. Le
montant à restituer par le client reste incertain. Cette retenue
sera constatée par l'établissement d'une facture au nom du sous-
traitant, et le montant facturé ne sera pas égal au montant de la
retenue de garantie. D'où l'intégration du montant de la retenue
de garantie dans l'exercice, présente des doutes sur l'exactitude
du résultat de l'exercice.

 Dans la normalisation comptable, si la comptabilisation de la


retenue de garantie comme produit de l'exercice qui est incertain,
il est conseillé de couvrir ce risque par des dotations aux
provisions pour risques, ce qui rend le résultat équilibré.
 En se référant au bilan de l'exercice 2010, les produits sont
augmentés des produits finis d'un montant de 1 200 000,00 dhs,
qui couvre des travaux finis en instance d'être facturés. Ce stock
de travaux finis représente dans la réalité la valeur de la retenue
de garantie ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia,


a décidé de maintenir ce chef de redressement, pour non contestation
devant ladite commission ;

Considérant que conformément aux dispositions de l'article 9 du code


Général des Impôts traitant des produits imposables, le Chiffre d'affaires
comprend les recettes et créances acquises se rapportant aux produits
livrés, aux services rendus et aux travaux immobiliers réalisés ;

Considérant que la retenue de garantie est une créance acquise, faisant


partie du chiffre d'affaires, qui doit être déclarée abstraction faite de sa
date d'encaissement ;

Considérant que la méthode de comptabilisation des charges effectuée


par la société (hors Retenue de Garantie), ne lui accorde pas le droit de
déclarer les décomptes nets des retenues de garantie ;

Pour toutes ces considérations, la sous commission après avoir entendu


les deux parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les
arguments de chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir
les bases arrêtées par la CLT.

2- Achats - fournisseurs factures non parvenues :

Attendu que l'administration fiscale, a constaté que la société a


comptabilisé au débit du compte 61211200 « Achat Fournisseurs factures
non Parvenues»: des charges non justifiées et ce en infraction aux
dispositions des articles 146 et ll-III du CGI ;

Attendu que la société a avancé que dans sa première notification,


l'administration fiscale a exigé la présentation de pièces justificatives.
Alors, que dans sa deuxième lettre de notification, elle a maintenu la
réintégration initiale en impliquant de nouveaux motifs de rejet, et par
conséquent, toute nouvelle observation reste sans effet. Elle avance aussi,
que les factures non présentées à ce jour, seront communiquées
incessamment ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia,


a maintenu ce chef de redressement, pour non contestation de la part du
contribuable devant ladite commission ;
Considérant que conformément aux dispositions de l'article 11-III du Code
Général des Impôts, les montants des achats, des travaux et des
prestations de services non justifiés par une facture régulière ou toute
autre pièce probante établie au nom du contribuable comportant les
renseignements prévus à l'article 145 du même Code, ne sont pas
déductibles du résultat fiscal ;

Considérant que l'ensemble des factures maintenues dans la deuxième


notification, n'a pas été justifié par un document probant, répondant aux
conditions de déductibilité citées auparavant ;

Pour ces considérations, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir la décision de
la CLT.

3- Charges non déductibles :

TVA comptabilisée parmi les charges déductibles :

Attendu que l'administration fiscale a constaté que certaines charges ont


été comptabilisées TTC, et ce en infraction des dispositions fiscales en
vigueur ;

Attendu que la Société a avancé, que le redressement de la TVA incluse


dans les charges déductibles, doit être complété par la rectification en sa
faveur de la TVA opérée en déduction sur ses déclarations 2009 et 2011 ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia


a décidé, le maintien de ce chef de redressement pour non contestation
du contribuable devant ladite commission ;

Considérant que la TVA ne constitue nullement une charge en respect du


principe de sa neutralité ;

Considérant que le principe comptable et fiscal de l'enregistrement d'une


charge est celui de l'hors taxe, lorsque la TVA est déductible ;

Pour cette considération, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir la décision de
la CLT, tout en accordant la déduction de cette taxe au niveau de la TVA.

Charges comptabilisées en trop :


Attendu que l'administration fiscale, a relevé que certaines charges ont
été comptabilisées doublement et triplement ;

Attendu que la société a contesté ce chef de redressement sans aucune


motivation ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia,


a décidé de maintenir ce chef de redressement pour non contestation du
contribuable devant ladite commission ;

Considérant que pour qu'une charge soit déductible, elle doit être libellée
au nom de la société et doit se rapporter à son exploitation ;

Considérant que les motifs de comptabilisation des factures en double et


en triple, n'ont pas été justifiées par le contribuable ;

Pour ces considérations, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir la décision de
la CLT.

4- Règlements en espèce supérieurs à dix mille dirhams :

Attendu que l'administration fiscale a constaté que le règlement de


certaines dépenses afférentes à des charges d'exploitation dont le
montant facturé est égal ou supérieur à dix mille dirhams, a été effectué
en espèce, et ce en infraction aux dispositions de l'article 11-II du Code
Général des Impôts ;

Attendu que la société a contesté ce chef de redressement, sans aucune


motivation ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia,


a décidé de maintenir ce chef de redressement pour non contestation du
contribuable devant ladite commission ;

Considérant que, conformément aux dispositions de l'article 11-II du Code


Général des Impôts, les charges payées en espèces et dont le montant est
supérieur ou égal à dix mille dirhams, ne sont déductibles du résultat fiscal
qu'à concurrence de 50% de leur montant ;

Considérant que les factures relevées ont été payées en espèces, et ce en


infraction aux dispositions de l'article sus cité ;

Considérant qu'aucune justification du retours d'impayés, prévu par la


note circulaire 717, pour admettre leur déduction en totalité, n'a été
présentée ;
Pour ces considérations, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étidié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d’elles et après délibération, a décidé de maintenir la décision de
la CLT.

II- TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE :

1- TVA sur Encaissements non déclarés :

Attendu que le contrôle des comptes de trésorerie et le rapprochement


des chiffres d'affaires déclarés à la TVA avec les encaissements réels, a
permis à l'administration fiscale de relever que des encaissements
taxables n'ont pas été déclarés en matière de TVA ;

Attendu que la société a contesté ce rappel, en avançant que son activité


connaît une récession depuis 2009, qui est due au litige qui l'oppose à la
société « E1 » sur le règlement des travaux exécutés pour son compte ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia,


a décidé le maintien de ce rappel pour non contestation du contribuable
devant ladite commission ;

Considérant que conformément aux dispositions de l'article 95 du Code


Général des Impôts, le fait générateur de la Taxe sur la valeur Ajoutée, est
constitué par l'encaissement total ou partiel du prix des marchandises, des
travaux ou des services ;

Considérant que la société n'a pas justifié la nature des encaissements


reçus figurant dans ses comptes de trésorerie, et qui n'ont pas été
déclarés à la TVA ;

Pour ces considérations, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir la décision de
la CLT.

2- TVA sur règlement en espèces supérieur ou égal à 10 000.00


dhs :

Attendu que l'administration fiscale a rappelé 50% la TVA correspondante


aux factures dont le montant est supérieur à 10 000,00 dhs et dont le
règlement a été effectué en espèces, et ce conformément aux dispositions
de l'article 106 du CGI ;

Attendu que la société a contesté ce rappel sans aucune motivation ;


Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia,
a décidé de maintenir ce rappel, pour non contestation du contribuable
devant ladite commission ;

Considérant que l'article 106 du CGI stipule clairement que la TVA


correspondante aux dépenses qui dépassent 10 000,00 dhs, et dont le
règlement a été effectué en espèces, n'est déductible qu'à concurrence de
50% de son montant ;

Considérant que la note circulaire prévoit la possibilité du règlement en


espèces des factures dont le montant est supérieur ou égal à 10 000,00
dhs, en cas de retours de chèque ou d'effet impayé ;

Considérant qu'aucune justification de retours d'impayés n'a été


présentée par le contribuable ;

Pour ces considérations, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d'elles et après délibération, a décidé de maintenir la décision de
la CLT.

III- RETENUE A LA SOURCE SUR LES PRODUITS DES ACTIONS :

Attendu que l'administration fiscale a soumis à la retenue à la source au


titre de l'impôt sur les sociétés, certains redressements conformément aux
dispositions de l'article 222 du CGI ;

Attendu que la société a contesté cette retenue à la source, pour les


mêmes motifs développés en matière d'impôt sur les sociétés ;

Attendu que la Commission Locale de Taxation de la ville de Mohammedia,


a maintenu les bases notifiées, pour non contestation du contribuable
devant ladite commission ;

Considérant que conformément aux dispositions de l'article suscité,


lorsque la rectification du résultat fiscal en matière d'impôt sur les
sociétés a une incidence sur la base du produit des actions, parts sociales
et revenus assimilés, l'inspecteur notifie aux contribuables, dans les
conditions prévues aux articles 220 et du 221 du CGI, les redressements
de ladite base ;

Considérant que certains redressements notifiés, sont passibles de


IS/retenue à la source ont été maintenus par la sous commission en
matière d'impôt sur les sociétés ;

Considérant que le fait de comptabiliser par erreur ou à tort, la TVA parmi


les charges de la société, ne peut être assimilé à une opération de
distribution de bénéfice occulte ;
Pour ces considérations, la sous commission après avoir entendu les deux
parties, étudié les éléments de la procédure et analysé les arguments de
chacune d'elles et après délibération, a décidé d'écarter des bases
retenues par la CLT pour la détermination de la retenue à la source, le
chef de redressement correspondant à la TVA comptabilisée parmi les
charges de la société.

Le Président

M. H. G

Les Membres

Mme F.M

M.D. B

M. M. T.H

M. D. B

Secrétaire Rapporteur

M. A. G

Documents associés

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Références légales

 TR: CGI : Article 220 : Procédure normale de rectification des impositions


 TR: CGI : Article 222 : Régularisation de l'impôt retenu à l a source

 TR: CGI : Dispositions communes : Article 145 : Tenue de la comptabilité

 TR: CGI : Dispositions communes : Article 146 : Pièces justificatives de dépenses


Réference du dossier: MjAxNy03NzU=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 07/06/2018

I. Identification du contribuable :

Raison sociale : STE E


Adresse : CASABLANCA.
Nature de l'impôt : IS; IS/PA; TVA;

II. Motifs et détails des décisions :

Attendu que le dossier a été programmé pour la séance


du 26/04/2018 pour être examiné par la sous-
commission, la personne qui s'est présenté avec la
demande de report de la séance n'avait aucune qualité
de représenter la société, le dossier a été reporté à la
séance du 07/06/2018 pour convoquer les
représentants des deux parties ;

Attendu que la deuxième lettre de notification a été


notifiée à la société le 13/03/2017 ;

Attendu que la société a introduit un recours auprès de


la Commission Nationale du Recours Fiscal (CNRF) le
12/04/2017 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire du contribuable, ont été
communiqués à la CNRF le 21/06/2017 ;

Constatant que les conditions de forme sont réunies à


savoir :
 Le quorum légal est atteint, les membres
représentants de la profession, régulièrement
informés de la date à laquelle se tient cette
réunion, et convoqués à cet effet dans les
formes prévues par l'article 219 du CGI, n'ont
pas fait acte de présence ;
 Les parties ont été régulièrement informées de
la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues
par l'article 219 du CGI, la société a reçu la
convocation en date du 18/05/2018, cependant,
son représentant n'a pas fait acte de présence;
 Le recours de la société est recevable en la
forme, du moment qu'il a été exercé dans le
délai de 30 jours prévu par les dispositions de
l'article 220-IV du CGI ;
 La transmission de la requête de la société et
des documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire a été effectuée dans
le délai légal prévu par les dispositions de
l'article 226 du CGI;

La sous-commission décide, par conséquent, de


passer à l'examen au fond des points litigieux
soumis à son appréciation quant au fond.

Au fond
IMPOT SUR LES SOCIETES

Attendu que l'inspecteur a notifié a la société que la


vérification de la comptabilité au titre de l'exercice
2012 (IS) et des années 2008 à 2012 en matière de
TVA, lui a permis de relever des irrégularités graves qui
sont de nature à remettre en cause la valeur probante
de la comptabilité de la société (cf. lettres de
notification). En conséquence, il a procédé au rejet du
chiffre d'affaires et sa reconstitution en application des
dispositions des articles 213 du CGI et 23 de la loi
comptable N°9/88 ; Ainsi, il a notifié les redressements
suivants :

A-II Comptes de produits

1.Chiffre d'affaires non déclaré déterminé


d'après des encaissements déclarés

Attendu que, suite à l'examen des encaissements TVA


déclarés pour l'exercice 2012, l'inspecteur a constaté
l'existence d'un chiffre d'affaires encaissé non déclaré.
Soit la réintégration suivante : Exercice 2012 = 293
658,27 dh ;

Attendu que, dans son recours, la société a accepté ce


redressement ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
pris acte de l'acceptation de la société de cette
réintégration.

2.Produits de cession d'immobilisations

Minoration du prix de cession d'une voiture de


transport de personnes

Attendu que l'inspecteur a constaté que la société a


procédé à la cession d'une voiture de marque Audi Q5,
acquise par crédit-bail, dont la valeur d'origine est de
634 056,00 dh et elle a comptabilisé une plus-value de
cession de 95 384,63 dh, et compte tenu de l'état et la
durée d'utilisation du véhicule, il a procédé à la
réévaluation du prix de cession à 200 000 dh. Soit une
plus-value supplémentaire de 100 000,00 dh ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


soulevant que le lieu de résidence du D.G. est éloigné
des locaux de l'entreprise (Mohammedia - Nouaceur).
Ces allers et retours quotidiens et les déplacements
fréquents dans d'autres villes surtout Tanger-Med ont
engendrés l'amortissement rapide de la voiture ce qui a
fait que le prix de cession comptabilisé est sincère.

Attendu que l'inspecteur a soulevé, séance tenante,


que le contrat de vente du véhicule ne lui pas été
présenté ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir cette réintégration au motif gue la
société n'a présenté aucune preuve justifiant l'état
mécanique de véhicule (expertise technique), ou le prix
de cession déclaré (avis de vente publique).

b.Intérêts sur le compte « titres et valeurs


de placement »

Attendu que l'inspecteur a relevé, suite à l'examen du


compte « Titres et valeur de placement », l'existence
d'un solde non justifié, non mouvementé, pour un
montant de 55 000,00 (dhs). Ce fait est analysé en tant
qu'avance non rémunérée et constitue une libéralité
non admise fiscalement. Ainsi, il a appliqué des intérêts
sur le solde de ce compte au taux de 10% ;

Attendu que, dans son recours, la société a soulevé qu'il


s'agit en fait d'une erreur d'imputation et que ce solde
correspond à une caution de loyer donnée à l'ONDA.
(Elle a joint la pièce justificative de cette caution à
l'ONDA.);

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif qu'il
s'agit d'une caution.

I. Charges non justifiées

Compte « Autres Transports »

Attendu que l'inspecteur a relevé, suite à l’examen de


ce compte, l'existence de charges relatives au transport
sur ventes non appuyées de pièces justificatives
probantes. De ce fait, ces charges ne sont pas
déductibles du résultat fiscal et ce conformément aux
dispositions de l'article ll-III du CGI. Soit la réintégration:
Exercice 2012 = 334 048,88 dh ;

Attendu que, dans son recours, la société a soulevé


qu'elle est prête à remettre les pièces justificatives
après la demande de l'inspecteur ;

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les pièces


justificatives, annexées à la réponse de la société ne
concernent pas les charges relatives au transport sur
ventes, objet de la réintégration ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir cette réintégration au motif que la
société n'a pas présenté les pièces justificatives de ces
charges.
Compte N° 61437000 « Caisse frais de
déplacement »

Attendu que l'inspecteur a relevé, suite à l'examen du


compte « Caisse frais de déplacement » l'existence de
frais payés par caisse et non appuyées de pièces
justificatives. Ces charges ne sont pas déductibles du
résultat fiscal et ce conformément aux dispositions de
l'article 11-III du CGI.

Soit: Exercice 2012 = 107 988,15

Attendu que, dans son recours, la société a soulevé


qu'elle est prête à remettre les pièces justificatives
après la demande de l'inspecteur ;

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les pièces


justificatives, annexées à la réponse de la société sont
plutôt de pièces internes et des ordres de mission et
non pas des pièces justificatives de dépenses (tickets
de caisse, factures ...).

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir cette réintégration au motif que la
société n'a pas présenté les pièces justificatives de ces
frais.

II. TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

1.Rappel TVA sur Chiffre d'affaire imposé à


tort au taux réduit de 7%

Attendu que lors de l'examen du chiffre d'affaires


réalisé avec la société E1 pour la fabrication de la
voiture économique facturé au taux réduit de 7%,
l'inspecteur a relevé que la société n'a pas respecté le
seuil du chiffre d'affaires bénéficiant de l'application de
ce taux réduit en matière de TVA tel que prévu aux
articles 99-I du CGI et 22 du décret d'application ;

En effet, l'examen de la seule attestation délivrée par


l'administration fiscale au titre de l'exercice 2012,
(Attestation N°05120 du 27/01/2002 et facture pro-
forma ° 211VL0001) pour le bénéfice du taux réduit de
7%, a fait état d'un CA qui devait bénéficier du taux
réduit de 7% de 5 865 501,20 dh (HT) ;

En outre, le chiffre d'affaires bénéficiant du taux réduit


de 7% au titre de l'exercice 2011 est de 2 995 821,72
(HT) au lieu de 5 063 626,72 déclaré au taux de 7% ;

Or, L'examen de la comptabilité de la société, a permis


de relever que le chiffre d'affaires déclaré et encaissé
au taux de 7% au titre de l'exercice 2012 s'élève à 14
139582,50 (HT) au lieu de 5 865 501,20 (HT) objet de
l'attestation précitée ;

De ce fait, et étant donné que la société se trouve en


infraction aux dispositions de l'article 99-1 du CGI.
L'inspecteur a rappelé la TVA comme suit :

Exercice 2012 = (14 139582.50 - 5.865.501,20) * (20%-


7%) = 1 075 630,56 dh

Attendu que, dans son recours, la société a conteste ce


rappel en soulevant que tous les paiements qu’elle a
reçu sont au taux de 7% ce qui prouve que E2 E1
bénéficient de ce taux et que tous leurs achats étaient
au taux de 7%, de plus E2 E1 ont un accord avec le
Gouvernement marocain pour facturer les véhicules dits
«ECONOMIQUES» à 7% de TVA. Néanmoins, E1 n'a pas
adressé les exonérations suffisantes à la société ;
Par ailleurs, dans son recours ; la société a fait part d'un
rappel de TVA due après report de crédit de 648 134,00
dh ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé de maintenir ce rappel au motif que la société
ne s'est pas conformée aux dispositions des articles 99-
I du CGI et 22 du décret d'application (n° 2.06.574 du
31/12/ 2006) ;

2.TVA sur intérêts du compte « titres et


valeurs de placement »

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner ce rappel pour les mêmes motifs
retenus au niveau de l'impôt sur les sociétés.

III. Impôt RAS / Produits des Actions, Parts


Sociales et Revenus Assimilés :

Les redressements notifiés en matière d'impôt sur les


sociétés ayant une incidence sur a base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés donnent
lieu à un rappel d'impôt au taux de 10% en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

Président

M. H.G
Les Membres

M. H.L

M. D.B

Documents associés

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Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : I.S. : Article 11 : Charges non
déductibles
 TR: CGI : I.S. : Article 13 : Produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés
 TR: CGI : T.V.A. : Article 99 : Taux réduits
Réference du dossier: MjAxNy0yMTE=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 15/03/2018

I. Identification du contribuable :

Raison sociale : Société E.


Adresse : Mohammedia.
Nature de l'impôt : IS; IS/PA; TVA; IR/ salaires;

II. Motifs et détails des décisions :

Attendu que le dossier a été programmé pour la séance


du 09/11/2017 pour être examiné par la Sous-
commission, il a été reporté à la séance du 18/01/2018
puis du 08/03/2018 puis du 15/03/2018 à la demande
de la société pour conclure un accord à l'amiable avec
l'Administration fiscale ;

Attendu que la décision de la Commission Locale de


Taxation a été notifiée à la société le 17/01/2017 et à
l'Administration fiscale le 31/03/2017 ;

Attendu que la société a introduit un recours auprès de


la CNRF en date du 17/03/2017 ;

Attendu que l'Administration fiscale a introduit un


recours auprès de la CNRF en date du 20/03/2017 ;

Attendu que la demande de transmission du dossier


fiscal a été faite à l'Administration Fiscale en date du
22/03/2017 ;

Attendu que le dossier fiscal a été transmis à la CNRF


en date du 31/03/2017 ;
Attendu qu'à la date de la séance du 15/03/2018, la
sous-commission a pris acte de la présence du
représentant de l'administration fiscale et de la
société ;

Attendu que les représentants de la profession dûment


convoqués, n'ont pas été présents ;

Constatant que toutes les conditions de forme sont


réunies à savoir :

o Le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement est atteint (cf. PV de la réunion) ;
o Les parties ont été régulièrement informées de
la date à laquelle se tient cette réunion, et
convoquées à cet effet dans les formes prévues
par l'article 219 du CGI ;
o Les représentants des contribuables
régulièrement informées de la date à laquelle
se tient cette réunion, et convoquées à cet effet
dans les formes prévues par l'article 219 du
CGI, n'ont pas fait acte de présence ;
o La transmission des documents relatifs aux
actes de la procédure contradictoire a été
effectuée dans le délai légal de 30 jours prévu
par les dispositions de l'article 220 du C.G.I ;
o Les recours de la société et de que
l'Administration fiscale sont recevables en la
forme ;

La sous-commission décide de passer à l'examen des


points litigieux quant au fond.

Au fond :
Attendu que la société a soulevé l'existence de vices de
formes au niveau de la procédure de contrôle fiscal
comme suit :

o Remise de l'Avis de Vérification et de la Charte


du Contribuable à la Société non contenus dans
un pli Fermé. Par ailleurs, M. Y n'était pas DG
de la société au moment de la remise;
o Tous les documents notifiés à la société dans le
cadre de la vérification fiscale n'ont pas été
remis à l'adresse du siège social conformément
à l'article 219 du CGI mais dans un deuxième
local de la société ;

Attendu que la CLT s’est déclarée incompétente


concernant les vices de formes ;

Attendu que l'inspecteur a précisé que les documents


précités avaient été valablement notifiés dans les
formes prévues à l'article 219 du CGI entre les mains de
MR A.Y Directeur Adjoint de la société E au sein des
locaux de la société ;

Considérant que les vices de formes soulevés par la


société ne sont pas prévus expressément par le CGI
comme motifs de nullité de la procédure, et que la
société a fait usage de ses droits de défense et de
recours devant la CNRF prévus par le CGI ;

Pour cette considération et après avoir analysé les


arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la Sous-commission a décidé que la procédure
de vérification était régulièrement menée suivant les
dispositions du CGI.

II. Valeur probante de la comptabilité :


Attendu que l'inspecteur a soulevé que l'examen de la
comptabilité présentée par la société E au titre des
exercices vérifiés lui avait permis de constater
notamment les irrégularités suivantes :

o Le livre d'inventaire et le livre journal sont côtés


et paraphés le 20/04/2010 sous le n° 41 et 42.
Soit une date postérieure à la date de début
d'activité de la société.
o Des liens de dépendances directs liant la
société avec son client E1 a permis de fluctuer
la rentabilité de l'entreprise tout au long de la
période vérifiée.
o Double comptabilisation de factures de charges
(facture 269/270/271 du fournisseur CPA)
o Présentation de comptes clients et fournisseurs
non individualisés.
o Non justification de la fluctuation des taux de
l'EBE d'un exercice à l'autre.
o Défaut de comptabilisation du chiffre d'affaires
sur services rendus à la société E1.
o Comptabilisation de charges d'exploitation qui
doivent figurer dans des comptes
d'immobilisation et être réparties sur plusieurs
exercices.
o Défaut de déclaration de la totalité de la TVA
due suite à rétrocession du matériel de
transport importé.
o Réaménagement non justifié des
encaissements et leur déclaration tardive dans
le but de faire bénéficier à la société au
détriment du trésor.
o Défaut de prélèvement de l'IR surjetons de
présence accordés ;
o Comptabilisation d'avoir sur prestations
rendues à la société E1 sans justifications
adéquates.
o Non-respect du principe de clarté prévu par les
dispositions de l'article 15 de la loi 9-88 :
Compensation des comptes d'actif et de passif.
De même, plusieurs opérations comptables
n'ont pas été constatées dans leurs comptes
convenables. Et des factures d'avoir de ventes
de prestations de services et d'achat ont été
comptabilisées avec un signe négatif.

Aussi, la gravité de ces anomalies est de nature, selon


l'inspecteur, à mettre en cause la valeur probante de la
comptabilité et donne droit par conséquent à
l'administration, au regard des dispositions des articles
213-I du CGI et 23 de la loi 9-88, de déterminer la base
d'imposition d'après les éléments dont elle dispose.

Attendu que La CLT s'est déclarée incompétente sur ce


point relatif aux irrégularités de la comptabilité ;

Attendu que la société a contesté ces irrégularités et a


soulevé notamment les arguments suivants :

o L'administration n'a pas le droit d'opérer un


rejet total de la comptabilité dans le cadre De
l'article 213-I -1°du CGI et d'appliquer, par la
suite, la procédure de la rectification partielle
prévue par le dernier alinéa du même article ;
o En cas d'un rejet total de la comptabilité,
l'administration n'a pas le droit d'opérer des
rectifications pour ajuster les éléments de la
comptabilité ; De même, elle ne peut utiliser
des données issues de la comptabilité rejetée
pour déterminer les bases d'imposition ;
o L'absence de réponse aux observations de la
société au niveau de la deuxième notification,
est à considérer comme une reconnaissance
tacite de la véracité des arguments de la
société et un manquement à l'obligation de
réponse prévue par le CGI et la N.C. 717.
o Absence de l'irrégularité au sens de l'article
213-1 du CGI et ce, comme suit :

 Les livres légaux permettent à l'Administration


d'exercer les contrôles prévus par le CGI : et il
ne peut pas y avoir une irrégularité continue
dans le temps ;
 La "fluctuation de la rentabilité" n'est pas dans
les sept irrégularités graves prévues; à article
213-1 CGI .La preuve de la "fluctuation de la
rentabilité" doit nécessairement être
mentionnée ;

o E ne peut être considérée comme un cas


d'entreprises dépendantes prévu à l'article 213-
II du CGI. (L'article 96 du CGI conditionne cette
application au cas où une des deux sociétés est
non assujettie à la TVA) ; la dépendance est
présumée mais non démontrée ;
o La procédure est engagée dans le cadre de
l'article 213-1 du CGI, ce qui exclut de facto la
possibilité à l'Administration de recourir aux
dispositions de l'article 213-11 du CGI ;
o Double comptabilisation de factures de charges
: Cette « erreur » n'est pas « grave » et «
répétitive » au sens de l'article 213 du CGI ;
o Les comptes clients et fournisseurs présentés
par la société sont auxiliarisés. Aucune
demande écrite de documents n'a été faite ;
o Les fluctuations des taux de l'EBE d'un exercice
à un autre sont justifiées au sens de l’article
210 et 211 du CGI la NC 717 par des pièces
comptables tels que tickets de caisse ;
o L’analyse financière opérée est fausse. Un
certain nombre d’éléments importants n’ont
pas été pris en compte : La société a plusieurs
activités ayant démarré à des dates différentes
et qui ont des marges théoriques différentes;
o L'EBE calculée au titre de l'exercice 2011 est le
plus faible des années 2011 à 2014 : En 2011,
plusieurs camions citernes ont été financés en
crédit-bail avec un différé de 6 mois. La société
exploitait le matériel qui a généré un important
CA mais la charge correspondante était limitée
pendant ces mois aux seuls intérêts
intercalaires ;
o Les irrégularités de nature fiscale n'ont aucun
rapport avec la comptabilité suivant l'article
213-I -1° du CGI. Les déclarations fiscales ne
sont pas des écritures comptables.
o Défaut de comptabilisation du CA sur services
rendus et comptabilisation d'avoir : La
supposée irrégularité n'est pas justifiée et
détaillée ;
o Les opérations de compensation ne constituent
pas des irrégularités. La réglementation fiscale
ne peut pas interdire une opération juridique
admise dans le droit civil. La comptabilisation
d'opération avec signe négatif respecte la
législation comptable et ne constitue pas une
irrégularité ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous-commission a
décidé de considérer que les certaines des anomalies
relevées par l'inspecteur constituaient des irrégularités
graves au sens de l'article 213 du CGI de nature à
remettre en cause la valeur probante de la comptabilité
présentée par la société. Il s'agit notamment des
anomalies suivantes :

o Présentation de comptes clients et fournisseurs


non individualisés.
o Défaut de comptabilisation du chiffre d'affaires
sur services rendus à la société E1 et liens de
dépendances directs liant la société avec ledit
client (E1)
o Compensation des comptes d'actif et de passif
et passation d'opérations comptables dans des
comptes non adéquats.
o Réaménagement non justifié des
encaissements et leur déclaration tardive à la
TVA ;

I. Impôt sur les sociétés :

A. Chiffre d'affaires :
a.Reconstitution du chiffre d'affaires.

Attendu que l'inspecteur a soulevé une fluctuation de


l'excédent brut d'exploitation (EBE) tout au long de la
période vérifiée (0,16 en 2011 - 0,09 en 2012 - 0,10 -
2013 et 0,09 en 2014), et que les liens de dépendances
liant la société avec son principal client (E1) avaient
contribué au ralentissement de sa performance
financière et par conséquent la diminution injustifiée
des résultats déclarés. Ainsi, compte tenu des
irrégularités soulevées, et conformément aux
dispositions de l'article 213 du CGI, il a procédé à la
reconstitution des chiffres d'affaires par application du
taux de l'EBE le plus élevé de 16% réalisé en 2011 ;

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce chef de


redressement au motif que la nouvelle estimation du
chiffre d'affaires est correcte et que la société n'a pas
formulé des observations sur le montant de l'estimation
mais sur la méthode utilisée par l'Administration pour
reconstituer le CA ;

Attendu que la société a contesté cette reconstitution


du CA en évoquant les motifs suivants :

o Aucune des irrégularités soulevées ne respecte


les conditions d'irrégularité grave au sens de
l'article 213-1 du CGI. L'administration ne peut
pas reconstituer le CA ;
o Les prix pratiqués par la société n'ont pas varié
d'une année à l'autre que dans le sens de
l'augmentation et sont appliqués de la même
manière à tous les clients.
o L'analyse financière effectuée est fausse. Un
certain nombre d'éléments importants n'ont
pas été pris en compte. La société a plusieurs
activités différentes qui ont des marges
théoriques différentes. Chaque activité a
démarré à une date différente.
o L'EBE calculée de 2011 est le plus faible des
années 2011 à 2014 : En 2011, plusieurs
camions citernes ont été financés en crédit-bail
avec un différé de 6 mois. On exploitait le
matériel qui a généré un important CA mais la
charge correspondante était limitée pendant
ces mois aux intérêts intercalaires ;
o Il est illogique de se baser sur l'EBE d'un
exercice (2011) dont la comptabilité a été
rejetée pour appliquer le même ratio EBE /
Production pour les autres exercices;
o Le ratio de 2011 correspond, selon
l'Administration, à la performance réelle de la
société pendant les exercices 2012 à 2014 et
cela est expliqué par l'existence de liens de
dépendances, comme si la société n'entretenait
pas des liens de dépendance avec la société
mère en 2011 ou avant.
o Les liens de dépendances, qui n'ont pas été
démontrés par l'Administration mais
simplement supposés, n'ont pas lieu d'être
soulevés puisque la procédure a été enclenchée
dans le cadre de l'article 213-1 et non pas 213-
11 du CGI.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et le
redressement notifié aux motifs que l'administration n'a
utilisé aucune des méthodes connues pour cerner la
perte fiscale suite au transfert de bénéfice lié aux liens
de dépendance existant entre les deux sociétés :
méthode d'analyse de marge nette, méthode d'analyse
de partage de bénéfices...,En outre, l'administration a
procédé par extrapolation du ratio de l'excédent brut
d'exploitation du seul exercice 2011 dont elle a remis
en cause la valeur probante de la comptabilité.

b.Minoration du chiffre d'affaires :

 Avoir non justifié

Attendu que l'inspecteur a soulevé que l'avoir


n°V1302004 du client E1 établi en 2013 n'est pas
justifié et donc il l'a réintégré pour le montant de 745
671,11 dhs.

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société ne dispose pas de
preuve de ce montant et n'a pas apporté de justificatifs
malgré la demande de la commission ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement aux


motifs suivants :

o la redondance de cette réintégration avec la


reconstitution du chiffre d'affaires.
o le numéro de l'avoir est erroné (il s'agit de
l'avoir n° 002 - PL/2013 du 11 novembre 2013,
l'avoir n° V1302004 ne figure pas dans la
comptabilité) ;
o Renvoie de la charge de la preuve au
contribuable ; Absence de demande
d'explication dans le cadre de l’article 210 du
CGI.
o Il s'agit d'une double facturation (facture initiale
en 2010, et une deuxième facture en 2011 et
avoir en 2013) soulevée par le client E1 qui a
demandé un avoir pour la 2ème facture.
o En fin, la société a demandé, en cas de
maintien du redressement, la correction
symétrique par la minoration de l’exercice 2011
du même montant ;

Considérant que la société a présenté séance tenante


des pièces probantes justifiant la double facturation en
2013 des prestations à la société E1 déjà facturées et
comptabilisées en 2010 et 2011 et permettant à la
société d'établir en 2013 l'avoir en faveur de E1.

Pour cette considération et après avoir analysé les


arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la Sous-commission a décidé d'abandonner la
décision de la CLT.

 Dépenses d'occupation du domaine


publique

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les dépenses


d'occupation du domaine public supportées par la
société et ayant fait l'objet de facturation à la E1 n'ont
pas été déclarées, et il les a réintégrées ;

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce chef de


redressement au motif que ces charges n’ont pas de
rapport avec l'activité de la société et concernent E1 ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement aux


motifs suivants :

o Redondance avec la reconstitution du chiffre


d'affaires ;
o Il s'agit de dépenses de la Société E1 que la
Société a payé pour le compte de celle-ci et
qu'elle a refacturé à l'identique en tant que
débours. Les pièces justificatives sont
constituées de quittances de la perception au
nom de la E1 (la société a joint exemple de
l'année 2011 annexe A1 à A 10).
o En supposant qu'il s'agit de charges à
refacturer à l'identique, l'Inspecteur devrait
rectifier les erreurs qui sont en faveur du
contribuable. Or, il n'a pas entrepris une
déduction des charges comme prévu dans la
charte du contribuable ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et de ces
réintégrations aux motifs qu'il s'git de débours et que la
société n'a pas comptabilisé ces montants en charges ;

 Réintégration des factures à la E1 non


déclarées

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les factures ont


été établies au nom du client E1 et n’ont pas été
déclarées par la société en chiffre d'affaires.

Attendu que la CLT a décidé de maintenir cette


réintégration ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


soulevant les motifs suivants :

o Redondance avec la reconstitution du chiffre


d'affaires ;
o Il s'agit de factures erronées (prestations
facturées avec d’autres factures) non remises
au client E1 et qui ne nécessitent pas, pour leur
annulation, des avoirs. Ces factures n'ont pas
été comptabilisées et sont annulées. Elles
proviennent des classeurs des factures de
vente remis à l'Inspecteur et elles comportent
la mention manuelle "facture annulée".

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CL T et de maintenir
cette réintégration au motif que la société n'a pas
apporté de preuves justifiant que ces factures ont été
annulées comme il a été mentionné dans sa requête.

 Produits financiers. Autres débiteurs :

Attendu que l'inspecteur a relevé que le compte «


Autres débiteurs » enregistre les créances dues sur la
société E1 pour les frais de gardiennage et du
règlement des frais d'occupation du terrain domanial.
La société effectue des opérations pour le compte de E1
moyennant les avoirs financiers tout en étant créditrice
vis-à-vis d'elle, alors qu'elle supporte des agios et
autres frais financiers. Ces montants constituent, selon
l'inspecteur, des placements de fonds qui doivent
générés des intérêts au taux de 10,5% hors taxe ;

Attendu que la CLT a décidé le maintien du


redressement au motif que ces montants concernent
une autre société et ils représentent un crédit sur lequel
on doit appliquer annuellement des intérêts.

Attendu que la société a rejeté ce redressement pour


les arguments suivants :

o Ces créances sont considérées par


l'administration comme placements de fonds
alors qu'elles ont été considérées comme des
créances clients au niveau des redressements
précédents ;
o L'Administration n'a pas mentionné le texte
réglementaire qui accorde le droit de constater
des produits d'intérêts sur le compte « autres
débiteurs ». Seules les banques sont autorisées
de par la loi bancaire de 2006 à recevoir des
placements de fond inférieurs à 24 mois ;
o Il n'existe pas, entre les 2 sociétés, un contrat
de prêt.
o Application d'un taux d'intérêt à un solde du
compte au lieu de l'appliquer à chaque créance.
A titre d'exemple le solde de ce compte à la fin
de l'exercice 2013 est de 108.615,01 dh qui est
relatif à une seule créance inscrite en date du
31 décembre 2013 ;
o Le taux d'intérêt 10,5% est exagéré (E1 et E ont
des crédits avec le taux de 5%) ;
o La loi n° 32-10, modifiant le Code de
Commerce, n'est applicable qu'à partir de la
publication de l'arrêté du 8 novembre 2012 et
les pénalités ont été appliquées en 2013 d'où la
demande d'abandon pour les des années 2011
et 2012.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
ce chef de redressement au motif que ces montants
constituent des placements de fonds devant générer
des intérêts, avec application du taux d'intérêt de 6%
hors taxe.

c. Produits de location :
Attendu que l'inspecteur a relevé la location de bureau
à la société client E2 sans déclarer le produit de cette
location. En conséquence, le loyer HT a été estimé à 10
000 dh/ mois.

Attendu que la CLT a jugé que l’occupation a bien eu


lieu et que le loyer a été jugé raisonnable et a maintenu
ce chef de redressement ;

Attendu que la société a rejeté cette réintégration en


soulevant notamment :

o L'inspecteur a mentionné une période


d'occupation de 12 mois en 2014 sans apporter
aucune preuve (contrat, quittances de loyer,
comptabilisation d'un loyer ou reconnaissance
d'une partie). L'occupation a eu lieu en 2015 et
non pas 2014 ;
o Absence de mention des caractéristiques
techniques des locaux supposés loués à E2 et
de la méthode suivie pour estimer le loyer
mensuel à 10.000 dh pour 8 mètres carrés ;
o Le local en question a été occupé par la société
E le 4ème trimestre 2014 ;

Considérant que l'inspecteur a soulevé que les sociétés


E, E1 et E2 font partie du même groupe et le local
d'exploitation appartient à la E1. Dans ce sens il s'agit
d'une mise à disposition d'une partie des locaux
administratifs à la E2 qui doit être facturée.

Considérant que la société reconnaît qu'elle a disposé


du bien à partir du mois d'avril 2014, (PV de
l'assemblée générale)

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous-commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
la réintégration du produit de cette location à partir du
mois d'Avril 2014 de 90 000,00 dhs TTC soit 75 000 dhs
HT.

d.Produits non courants

Attendu que l'inspecteur a réintégré en 2011 des


dépenses relatives aux travaux réalisés pour le compte
de la E1 et qui doivent être à la charge de celle-ci au
motif que la société a supporté ces charges durant des
exercices antérieurs sans procéder à leur refacturation
à E1. Elles ont été appréhendées comme produits non
courants sur exercices antérieurs sous réserve des
justifications de leurs refacturation ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif qu'il s'agit d'éléments payés pour une autre
société et que la société n'a pas apporté de preuve
justifiant qu'il s'agit d'éléments prescrits ;

Attendu que société conteste ce redressement en


avançant les arguments suivants :

o il s'agit de dépenses de l'exercice 2011. Or,


l'Administration appréhende ces produits en
tant que produits non courants au titre des
exercices antérieurs.
o Ces charges n'ont pas été accomplies pour le
compte de la E1 mais pour des projets E. Une
seule facture est relative au PIPE LINE de
Mohammedia à Sidi Kacem, a été refacturée à
la E1 avec une autre facture du même
fournisseur.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :
o d'abandonner le montant de 300 000 dhs au
motif qu'il s'agit de charges d'activité
refacturées à la E1.
o de maintenir le montant de 368 900,00 dhs au
motif que la société a avancé que ces dépenses
relevaient du projet du PIPE MOHAMMEDIA-
AEROPORT Med V qu'elle avait comptabilisé en
tant qu'immobilisations en cours, sans apporter
de preuves de ses allégations ;

II. Comptes de charges.

a.Achats de Services :

a-1 Exercice 2011 : 726 457,50

Attendu que selon l'inspecteur les prestations de


service autres que celles relatives à la maintenance du
PIPE LINE Mohammedia SIDI KACEM, doivent faire
l'objet d'une refacturation à la société E1. En
conséquence, il a réintégré les travaux et services sous
réserve de justification de leur refacturation ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n'a pas apporté de preuves telles
que les business plan pour financer les projets et pour
défaut de remise des conventions cadre avec les
autorités pour garantir l'accord de principe.

Attendu que la société a rejeté cette réintégration en


évoquant les motifs suivants :

o c'est l'administration qui doit apporter la


preuve que ces prestations de services sont
autres que celles relatives à la maintenance du
PIPE LINE et doivent être facturées à la E1.
o Deux Factures « E3 » : La 1ère est relative à un
accompagnement stratégique et la 2ème à une
étude d'impact environnemental du projet PIPE
LINE Mohammedia - Aéroport Med V, justifié par
le mémorandum d'entente avec l'Etat
Marocain ;
o La Facture « E4 » est relative à l'aménagement
du dépôt de E1 : Ce dépôt mis à disposition par
E1 a été utilisé par la société temporairement
pour stocker les pièces de rechange et
accomplir les opérations de maintenance hors
site. Une adaptation du site était nécessaire
pour mettre en place le matériel.
o Facture « E5 » relative à une intervention sur
chambres à vannes où il y a seulement une
facturation de jour-hommes : E facture à E1 les
frais mensuels de maintenance et cette
prestation est déjà comprise dans ce forfait.

Attendu que l'inspecteur a soulevé que la convention


présentée pour justifier les factures E3 est relative à un
projet dont les travaux n’ont pas encore débuté. Et les
autres dépenses concernent bien la société E1 et non la
société E

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

o d'abandonner le montant de 150 000 dhs au


motif que l'inspecteur n'a pas démontré que
ces charges n'étaient pas liées à l'import, et les
montants de 336 000 dhs et 30 000 dhs au
motif qu'ils se rapportent à /'activité normale
de la société E ;
o de maintenir le montant de 210 307,50 dhs au
motif que ces charges ne concernent pas
l'exploitation.

a-2 Exercice 2012 : 1 246 825,00

Attendu que l'inspecteur a soulevé que des frais


d'études ont été comptabilisés dans le poste achat
prestation de service, puis transférés au poste de
produit «Transferts de Charges d'Exploitation » puis il a
été procédé à l'annulation de ce dernier par le bais du
compte « Immobilisation en cours ». Ces travaux
doivent être refacturé à la société E1 bénéficiaire et
non immobilisés par la société E. D'ou la réintégration
du montant de la charge ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n’a pas apporté de preuves tel que
les business plan pour financer les projets et pour non
remise de convention cadre avec les autorités pour
garantir l’accord de principe ;

Attendu que la société a contesté cette réintégration


aux motifs que :

o Ces dépenses concernent le projet de PIPE LINE


de Mohammedia à l'Aéroport, le projet de E du
transport automatisé entre la raffinerie et le
port, et le projet de la construction du siège
administratif de E ;
o Aucunes charges pouvant être réintégrées
n'ont été comptabilisées par la Société, puisque
ces dépenses sont à la fin de l'exercice 2014
toujours portées en immobilisations en cours.
L'Administration ne peut réintégrer une charge
qui n'est pas déduite.
Après avoir analysé les arguments de chacune des
parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT au motif que
le montant réintégré n'a pas d'incidence sur le résultat
fiscal puisqu'il est inscrit en compte « Immobilisation en
cours » et que la dépense en elle-même se rapporte à
l'activité normale de la société.

Notes de débits E1.


Attendu que l'inspecteur a soulevé que les notes de débit relatives à la prestation de location du
personnel et accessoires auprès de la société E1 n'ont pas été appuyées de pièces justifiant la nature
de la prestation et l'intérêt pour l'exploitation, et que le salaire accordé au directeur, suivant la grille
des salaire et travaux effectués pour la E1 est disproportionnel par rapport à la réalité des travaux
effectués pour le compte de E. En conséquence, les notes de débit relatives à la facturation desdites
rémunérations ont été jugées excessives et ont été limitées à 50% du montant comptabilisé.

Exercice MT HT TVA
2011 816 494,23 163 298,84
2012 714 108,47 142 821,69
2013 1 053 597,85 210 719,56
2014 669 830,31 133 966,06

Attendu que la CLT a décidé d'abandonner ce chef de


redressement au motif que la gestion de pareille
société et la maintenance de tel équipement
nécessitent des hautes compétences.

Attendu que dans ,son recours, l'Administration a


contesté la décision de la CLT au motif que les cadres
objet de ces notes de débit occupaient des postes de
responsabilité au sein de la E1 et étaient rémunérés en
tant que « top management » en fonction de sa grille
de salaires et leur délocalisation à la E est purement
stratégique du moment que cette décision a pour
objectif de palier à deux contraintes : garder les
rétributions des intéressés tout en leur confiant des
fonctions inopportunes , d'où la position de
l'administration qui a jugée nécessaire de limiter cette
charge en tenant compte de l'apport effectif de ces
cadres a la société d'accueil

Attendu que dans, son recours, la société a soulevé les


arguments suivants:

o Aucune mention au niveau du CGI que les


salaires ne devraient pas être excessifs.
o La société a signé avec l'Etat un mémorandum
d'entente pour la réalisation d'un PIPE
LINE/STOCKAGE Mohammedia/Aéroport Med V,
à plus d'un milliard dhs d'investissement. Pour
de tel projet (montage, étude, conception ou de
négociation avec l'Etat) la société a besoin de
Hautes compétences qui exigent de grands
salaires.
o E1 a réalisé un transfert de savoir-faire à la E à
travers une mise à disposition de son personnel
compétent en la matière qui a continué à être
rémunéré de la même manière.
o Pour juger que c'est excessif, l'administration
doit faire une comparaison par rapport à des
sociétés du même secteur qui ont des activités
similaires.
o Le taux de 50% est arbitraire et sa méthode de
détermination est inconnue ;
o Absence de réponse dans la 2ème notification
aux observations de la société.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et
d'abandonner cette réintégration au motif que
l'administration n'a pas apporté la preuve que ces
salaires sont exagérés, et que la limitation à 50% est
forfaitaire et non justifiée par aucun élément objectif.

b.Charge de sponsoring du festival

Attendu que l'inspecteur a rejeté la charge


comptabilisée relative au sponsoring du festival de
Mohammedia pour 100 000,00 dhs, au motif qu'il s'agit
d'une libéralité non admise en déduction.

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n’a pas apporté de convention avec
l'organisateur du festival et en plus ces dépenses n'ont
pas été engagées pour l augmentation de la capacité
productive de la société.

Attendu que la société a contesté cette réintégration en


évoquant notamment que E fait partie d'un groupe
considéré comme pollueur. Selon le principe pollueur
payeur, elle se doit d'aider la Région dans ses actions
culturelles et sociales...Cette aide a été accordée à la
ville de Mohammedia pour l'organisation d'un
événement culturel, elle est parfaitement déductible
Selon l'article 10-I-B-20. C'est aussi une opération de
publicité pour la société ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration au motif qu'il s'agit de libéralité non
déductible en vertu des dispositions de l'article 10 du
CGI.

c. Dépenses de la consommation
d'électricité
Attendu que l'inspecteur a rejeté les charges de
consommation d'électricité facturées par la société E5
du fait qu'aucune clause contractuelle n'a été présentée
afin de déterminer la quote-part revenant à la société
vérifiée ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que les factures d'eau et
d'électricité concernent une autre société ;

Attendu que la société a soulevé notamment les


arguments présents :

o Elle avait un contrat de location avec l'ancien


propriétaire. Ce contrat est en possession de
l'Administration. La société était la seule
locataire de l'immeuble en question.
o Le local loué a été cédé à la société E5 en
2013. Le nouveau bailleur a demandé, en vertu
du contrat, le paiement de ces frais.
o Ces charges sont comptabilisées sur la base de
factures probantes.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif que la
société a présenté les pièces justificatives, séance
tenante, prouvant qu'il s'agit de charges refacturées
par le propriétaire.

d.Le poste « Petit outillage » :

Attendu que l'inspecteur a réintégré la charge d'achat


de tablettes pour le montant de 144 000,00 dh au motif
qu'il doit faire l'objet d'une inscription en compte
d'immobilisations et que la société n'a pas justifié la
destination desdites tablettes ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n’a pas inscrit ces biens en
immobilisations ;

Attendu que la société a contesté cette décision comme


suit :

o L'Administration a soulevé l'absence de


justification de la destination de biens, alors
qu'elle ne l'a pas demandé ni verbalement ni
par écrit;
o Les tablettes sont des biens très sensibles qui
ne doivent pas être portés en immobilisation, il
n'y a pas la certitude qu'elles seront utilisées
pour une durée supérieure à 12 mois tel que
prévu par le CGNC ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration au motif que la société n'a pas
justifié le lien de ces charges avec les besoins de
l'exploitation.

e.Locations et charges locatives.

Attendu que selon l'inspecteur le montant de la location


du bureau aménagé à la zone industrielle de
Mohammedia est à considérer toute taxe comprise.
Aussi, il a rappelé la TVA comptabilisée à tort pour les
montants 120 000 dhs en 2011 et 2012 et 60 000 dh en
2013 ;
Attendu que la CLT a maintenu ce chef de
redressement au motif que le local qui était loué se
trouve dans la zone industrielle ;

Attendu que la société a contesté ces réintégrations en


évoquant les motifs suivants :

o Absence de la motivation du chef de


redressement ;
o Il est totalement infondé de considérer que
lorsqu'une opération, obligatoirement soumise
à la TVA, est facturée en HT au client, qu'elle
comprend indirectement une TVA.
o Selon le CGNC, l'inscription en charges se fait
en tenant compte des taxes non récupérables.
Four récupérer une TVA, celle-ci doit être
mentionnée sur une pièce probante. Or, dans
ce cas, il n'y a pas de TVA mentionnées. La
Société bénéficie donc du droit de comptabiliser
ces dépenses en TTC ;
o La déduction de la TVA récupérable est un droit
auquel le contribuable a la faculté de renoncer.
Lorsque le contribuable exerce ce droit, il
comptabilise la charge en HT et lorsqu'il
r'exerce pas ce droit il la comptabilise en TTC.
o En cas de maintien, elle réclame la déductibilité
de ces TVA suivant la charte du contribuable ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et le chef de
redressement au motif que la TVA n'est pas apparente
sur les reçus du loyer et n'a pas été déduite par la
société.
f. Absence de Justification des loyers 2014

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les factures de


locations relatives à l'exercice 2014 n'ont pas été
justifiées par un contrat de bail et il a réintégré leur
montant ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que le local loué se trouve dans la zone
industrielle ;

Attendu que la société a soulevé que le contrat de


location initial (dont l’Administration reconnaît son
existence) reste valable après une cession par le
bailleur du local loué, et que l'Inspecteur a accepté les
loyers de l'année 2013 et a rejeté ceux de l'année 2014
;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et ce chef de
redressement au motif que la société a présenté les
justificatifs de ces charges et de leur règlement.

g.Location de la plateforme logistique

Attendu que l'inspecteur a réintégré le montant de la


location de 750 000 dhs comptabilisé en 2014. En effet,
selon l'inspecteur, aucun contrat n’a été établi ni
communiqué pour le justifier ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement par au


motif que le local loué se trouve dans la zone
industrielle.

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


soulevant notamment les motifs suivants :
o Approche hybride de l'inspecteur qui a
considéré un loyer mensuel de 10.000 Dirhams
au titre de l’occupation d'un bureau de 8 m2
par E2 sans l’existence d’un contrat et de
l’autre côté il remet en cause la location de
toute la plateforme au motif d’inexistence du
contrat. Le bureau en question existe dans la
plateforme en question ;
o Aucune disposition fiscale ne conditionne la
déductibilité des loyers à l'existence d'un
contrat
o La convention est autorisée expressément par
les Conseils d'Administration respectifs de E1 et
E avec fixation de son montant annuel, elle
figure parmi les conventions réglementées
regroupées au niveau des rapports spéciaux
des commissaires aux comptes et dont le
montant a été comptabilisé au niveau des deux
sociétés ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et ce chef de
redressement au motif que la société a présenté séance
tenante les pièces justificatives de ces charges, les
factures et le PV de l'assemblée générale.

h.ENTRETIEN ET RÉPARATIONS

h-1 Exercice 2011 : 254 019,07 dh

Attendu que selon l'inspecteur a rejeté les charges


d'entretien et réparations au titre de l'exercice 2011 au
motif qu'elles sont à inscrire dans un compte
d'immobilisation vu qu'elles profitent à plusieurs
exercices ;
Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au
motif que la société n'a pas soulevé d'observations ;

Attendu que la société a rejeté cette réintégration en


arguant que :

o La première facture concerne l'habillage des


véhicules et citernes pour 53.750 dhs, les
véhicules en question sont contractés en crédit-
bail. Selon l'approche Patrimoniale du bilan, on
ne peut pas comptabiliser en immobilisation un
bien dont nous ne sommes pas propriétaire.

L'habillage des véhicules se fait par le collage de films


fins en vinyle qui a une durée réduite et il est abimé par
le lavage fréquent. L'habillage en question est une
publicité qui n'a pas de valeur de revente et que la
société est appelée à changer selon les exigences du
client ou lors d'une campagne publicitaire. La condition
fixée dans la réglementation comptable marocaine de
conservation de 12 mois n'est pas remplie.

o La deuxième facture concerne des pièces de


rechange des citernes pour 135.321,07 dh, les
véhicules en question sont contractés en crédit-
bail. Il s'agit de pièces qui s'usent avec le
temps (pièces consommables et qui doivent
être changées à cadence régulière comme les
filtres) ;
o La 3ème et 4ème facture concernent la
maintenance des postes de transformateur de
la protection cathodique (37.900 et 27.048 dhs)
du PIPE LINE 14. Il s'agit clairement de charge
de maintenance et non pas d'immobilisation.
Cette maintenance a été facturé à E1 ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et ce chef de
redressement aux motifs suivants :

 Le montant de 53 750,00 dhs : il s'agit de


facture relative à 25 camions à raison de 2150
dhs/ par camions.
 Le montant 135 321,07 dhs : il s'agit de facture
regroupant plusieurs articles et pièces de
rechange et d'entretien de matériel de
transport.
 Les montants de 37 900 dhs et 27 048 dhs : H
s'agit d'une facture regroupant plusieurs
articles et pièces de rechange et d'entretien de
matériel de transport.

i-1 exercice 2012 : 489 840,00 dh

Attendu que l'inspecteur a réintégré les charges ayant


le caractère d'immobilisations vu qu'elles profitent à
plusieurs exercices,

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations.

Attendu que la société a contesté ces réintégrations en


soutenant que :

o Les 5 factures de la Société « E6 » (303.900


dhs) concernent des charge d'entretien et de
réparation du PIPE LINE 14". Les éléments sont
montés sur des biens appartenant à la E1. Ces
éléments ont été réglés par E1 dans le cadre
des activités de maintenance ;
o Les 4 facture de la Société « E7 » (total 161.440
dhs) sont relatives à des charges de réparation
de citernes accidentées. Étant des citernes
récentes, la réparation ou le remplacement de
pièces ou d'éléments ne peut être considérer
comme allongeant la durée de vie des citernes
ou l'augmentation de capacités ou
performances ;
o Les éléments en question sont contractés en
crédit-bail et E ne pouvait immobiliser une
réparation en immobilisation d’un bien qui ne
lui appartenait pas;
o La société demande l'application des dotations
d'amortissement correspondantes suivant
l'article 10-I-F du CGI régissant les
régularisations des biens inscrits par erreur à
un compte de charge ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

 de maintenir le montant de 230 500,00 dh au


motif qu'il s'agit de charges de montage et de
confection de citernes à immobiliser.
 d'abandonner le montant de 259 340,00 dhs au
motif qu'H s'agit de charges refacturées à E1.

h-2 Exercice 2012 : 1 330 385,40

Attendu que l'inspecteur a relevé que des factures sont


comptabilisées dans le poste entretien et réparations,
puis annulées par le biais du poste 3491 « charges
constatées d'avances ». Ce dernier compte a été soldé
par le débit du compte fournisseurs ; Il s'agit d'un
règlement du fournisseur par compensation sans
procéder au préalable à la facturation desdits travaux à
la E1. En conséquence, il a réintégré le montant
desdites factures ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations ;

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


en soulevant que :

o Il n'y a aucune charge constatée en 2012 ou en


2013, l'Administration reconnaît clairement que
le;s charges en question ont été neutralisées
par le « charges constatées d'avances » en
2012, et qu'en 2013 aucune charge n'a été
constatée. L'Administration veut réintégrer une
charge initialement non déduite ; cela n'a
aucun fondement légal.
o En 2013 la société n'a fait qu'annuler à
l'identique les écritures de l'année dernière (En
contrepassant les deux écritures de l'année
dernière dans une même écriture). Le montant
porté en charge est la même qui est porté au
débit et au crédit.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous-commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif que
les charges comptabilisées se rapportent à l'activité
normale de la société E,que le montant n'a pas
d'incidence sur le résultat fiscal et que la société ne i'a
pas comptabilisé en tant que charges.

i-2 Exercice 2013 : 48 300,00 dh


Attendu que l'inspecteur a réintégré le montant de la
facture n° 3446 du 31/07/2013 du fournisseur E7
concernant l'entretien d'un ascenseur 800 KG ;

Attendu que la CLT a maintenu du chef de


redressement ;

Attendu que la société a soulevé les arguments


suivants :

o La dépense est relative à la réparation de


l'ascenseur de l'immeuble, et le propriétaire a
demandé la réparation du préjudice subie par la
négligence du personnel (dépassement de
poids autorisé et avoir démonté une barre de
sécurité assurant le maintien de la cabine).
o Dans la mesure où le syndic n'a jamais été
constitué et que la société était le seul locataire
dans l'immeuble, il est parfaitement justifié que
cette charge est déductible.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration au motif que la
dépense est relative à la réparation de l'ascenseur de
l'immeuble loué et occupé par la société;

i-3 Exercice 2014 : 182 416,30

Attendu que l'inspecteur a procédé à la réintégration de


charges ayant le caractère d'immobilisations vu qu'elles
profitent à plusieurs exercices ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations ;
Attendu que la société a rejeté ce redressement en
évoquant, que :

o La première facture concerne l'habillage des


véhicules et citernes (52.000 dh). Elle a soulevé
les mêmes motifs qu'au niveau de de
l'habillage des camions et citernes au titre de
2011 ;
o la deuxième facture (40.959,00 dh). La dépense
est relative à des cadenas de sécurité à monter
sur des véhicules contractés en crédit-bail ; il
s'agit d'éléments non significatifs (achats de
299 cadenas pour une valeur moyenne unitaire
de 137 Dirhams). La société a inscrit par erreur
le montant de la TVA de 8.191,80 dh
o La troisième facture concerne la réparation
d'une citerne de transport de soufre accidentée
(91.969,50 dh) ; Etant donné que la réparation
s'est chevauchée avec l'exercice 2015, une
annulation de charge a été constatée en fin
d'année pour les 2/3 du montant pour l'inscrire
en charges constatées d'avance. Le montant
redressé s'élève donc à seulement le 1/3. La
dépense respecte toutes les conditions de
déductibilité.
o La quatrième facture (14.960 dh) concerne des
pièces de rechange commandées pour réparer
des citernes contractées en crédit-bail, et de ce
fait ne prouvent pas être immobilisées ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

o de maintenir le montant de 91691,00 dhs au


motif qu'il s'agit de réfaction de citerne à
immobiliser ;
o d'abandonner le reste du montant au motif
qu'H s'agit de charges normales d'exploitation ;

j. Charges financières /salaires du personnel


détaché Ex. 2014 : 125 671,74

Attendu que l'inspecteur a constaté que le compte


courant d'associés bloqué est composé de la charge du
directeur de la société pour des exercices antérieurs,
jugée excessive et dont l'intérêt pour l'exploitation n'a
pas été établi. En conséquence, les intérêts générés par
ce compte et comptabilisés en tant que charges
financières ont été rejetés à raison de 50%.

Attendu que la CLT a décidé le maintien de ce


redressement au motif que la société n'a pas soulevé
d'observations.

Attendu que la société a contesté cette réintégration


pour les motifs précédant eri soutenant que même si
une partie de la charge du personnel refacturée n'est
pas déductible fiscalement cela n'entraîne pas la non
déductibilité de la charge y afférente. La créance est
due juridiquement à la E1 et les deux parties la
reconnaissent. En fin, Il n'y a pas une disposition au CGI
qui prévoit le rejet des intérêts sur charges rejetées.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner cette réintégration suite à
l'abandon, au niveau de l'impôt sur les sociétés, de la
limitation de la charge salariale facturée par E1 ;

k.Autres charges non courantes : en 2013 :


1 275 060,42
Attendu que l'inspecteur a réintégré en 2013 les
montants des frais de colocataires pour 501 060,42 et
les frais de gardiennage à 100% des exercices
antérieurs pour 774 000,00 au motif que ces charges ne
sont pas déductibles fiscalement ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que ces montants sont alloués à
des personnes ne travaillant pour le compte de la
société et dont aucun contrat ne les lie à cette dernière;

Attendu que la société a contesté ces réintégrations


aux motifs suivants :

o Ces éléments correspondent à un ensemble


d'écritures dont la société ignore le détail ;
o Les frais de colocataires sont accordés aux
riverains pour 500 dhs par mois selon des
conventions signés lors de la construction du
PIPE LINE par la E8 lorsqu’elle était au nom de
l’Etat. Et les paiements par la société E sont
appuyés par des pièces justificatives signées
par les colocataires lors du paiement.
o La société demande le bénéfice des mêmes
dispositions accordées au secteur du BTP dont
la mesure où la problématique est la même
(prestation commerciale par des non
patentable);
o En supposant qu'il s'agit de revenus salariaux,
ils devraient être soumis à l'IR et non pas l'IS ;
o Les charges sont comptabilisées dans le
compte « autre charges non courantes » et non
pas dans le compte « charges non courantes
sur exercices antérieurs ». L'Administration doit
prouver qu'il s'agit de charges sur exercices
antérieurs avant de les considérer ainsi.
o S'agissant de charges sur exercices antérieurs,
la société demande la déductibilité au titre de
l'exercice 2012, en application du principe de la
correction symétrique des bilans ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner ce chef de redressement pour les
motifs suivants :

o le montant de 774 000,00 dhs : au vu des


pièces présentées par la société, séance
tenante, comme preuves de charges de
gardiennage du pipe- line ;
o le montant de 501 060, 42 au motif d'absence
de détail et de motivation dudit redressement
de la part de l'administration ;

l. poste libéralité. Exercice 2013 :

Attendu que l'inspecteur a soulevé que l'achat de


tablette « IPAD » auprès du fournisseurE8 pour 55
340,00 devait faire l'objet d'une inscription en compte
d'immobilisations, et en plus, la destination des dites
tablettes n'était pas justifiée par la société ;

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement au motif que la société n'a pas inscrit ce
bien en immobilisations

Attendu que la société a contesté cette décision comme


suit :

o L'Administration a soulevé l'absence de


justification de la destination de biens, alors
qu'elle ne l'a pas demandée ni verbalement ni
par écrit (procédure articles 210 et 212-1 du
CGI) ;
o Les tablettes sont des biens très sensibles qui
ne doivent pas être portés en immobilisations, il
y'a pas la certitude qu'elles seront utilisées
pour une durée supérieure à 12 mois tel que
prévu par le CGNC.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré,\ la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration pour les mêmes motifs justifiants le
maintien de la réintégration des achats de tablettes
traité ci- dessus.

Le poste MISSION en 2013 : 30 000,00

Attendu que l'inspecteur a rejeté la charge de


participation au congrès du centre des jeunes dirigeants
au motif qu'elle correspond à une libéralité non admise
fiscalement ;

Attendu que la CLT a abandonné ce redressement pour


motif que la société a bien participé à ce congrès.

Attendu que l'Administration a contesté cette décision


au motif la dépense dont l'intérêt pour l'exploitation est
remis en cause a profite a des candidats ne figurant pas
parmi les salariés permanents de l'entreprise ;

Attendu que la société a soutenu que le personnel a


bénéficié, dans le cadre de ce congrès, de séminaires
de formation sur des thèmes d'actualité. Cette dépense
respecte les conditions fixées au niveau de la N.C. 717
et que cette charge est déductible et qu'elle ne
correspond pas à une libéralité ;
Après avoir analysé les arguments de chacune des
parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT au motif que
l'Administration n'a pas justifié que les participants au
congrès ne faisaient pas partie du personnel de la
société.

Le compte publicité et relations publiques :


Exercice 2011 : 250 000,00

Attendu que l'inspecteur a considéré que la contribution


au trophée en 2011 d'un montant de 250 000 dhs était
une libéralité à réintégrer ;

Attendu que la CLT a maintient ce chef de


redressement au motif que ce montant n'a pas été
dépensé pour augmenter la capacité productive de la
société.

Attendu que la société a soulevé qu'elle fait partie d'un


groupe de société considéré comme pollueur au niveau
de la région de Mohammedia. Selon le principe pollueur
payeur, elle se doit d'aider la région dans ses actions
culturelles et sociales... Par ailleurs, elle a engagé cette
dépense pour faire de la publicité dans un événement
de grande envergure (affiches publicitaires, télévision,
journaux, stand réservé à la société).

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration aux motifs que la charge engagée
n'est pas conforme à l'article 10 du CGI et que les
pièces justificatives présentées par la société, séance
tenante, concernent la société mère E1.
Le compte Assurances : en 2014 : 93 074,43

Attendu que l'inspecteur a soulevé que des factures


relatives à l'exercice 2014, ont été comptabilisées
doublement et de ce fait, elles sont à réintégrer ;

Attendu que la CLT a maintenu ce redressement au


motif que la société n'a pas soulevé d'observations ;

Attendu que la société a soulevé que ces montants


étaient relatifs à des provisions de la régularisation de
l’AT de l'année 2014. Les montants provisionnés sont
inférieurs aux montants effectivement facturés.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
cette réintégration au motif qu'il s'agit de factures
comptabilisées doublement.

II. Retenue à la source sur produits des


actions et parts sociales

En application des dispositions de l'article 222-B du CGI


les redressements opérés au titre de US et qui ont une
incidence sur la base du produit des actions, parts
sociales et revenus assimilés sont passibles de la
retenue à la source au titre de l'IS/PA au taux de 10%
pour les exercices 2011 et 2012 et 15 % pour 2013 et
2014.

III. TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE :

1.TVA sur chiffre d'affaires


a.TVA sur chiffre d'affaires non déclaré

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur chiffre


d'affaires non déclaré (cf. partie IS) au titre des années
2012 à 2014 ;

Attendu que la CLT ces rappels de TVA au motif que la


société n'a pas soulevé d'observations, à l'exception de
ceux afférents aux redressements qu'elle a rejetés au
titre de l'IS ;

Attendu que la société a contesté ces rappels pour les


mêmes raisons développées au niveau de l'impôt sur
les sociétés ci-dessus ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés pour les mêmes motifs retenus pour l'abandon
du redressement au niveau de l'impôt sur les sociétés.

b.TVA sur chiffre d'affaires annulé

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA


correspondante à annulation non admise suite à
l'établissement des avoirs (cf. partie IS) ;

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ce rappel pour


absence de réponse dans la deuxième notification ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés pour les mêmes motifs retenus pour l'abandon
du redressement au niveau de l'impôt sur les sociétés.

c. TVA sur la refacturation des dépenses


d'occupation du domaine public

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur


refacturation des dépenses d'occupation du domaine
(cf. partie IS)

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ce rappel pour les


raisons développées au niveau de l'impôt sur les
sociétés ; Il n'y a pas d'encaissement reçu par la société
concernant ce chiffre d'affaires et donc il n'y a pas de
fait générateur de TVA collectée.

Après avoir analysé ies arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CL T et maintenir les
rappels notifiés pour les mêmes motifs retenus pour
abandonner ce redressement au niveau de l'impôt sur
les sociétés.

d.TVA sur des factures non déclarées

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur factures


établies au nom du client E1 et qui n'ont pas fait l'objet
de déclaration (cf. partie IS). Par ailleurs, la facture
n°87/SS/2013 du client E1 a été facturée au taux de
14% alors qu'il s'agit d'une prestation de service rendue
par la société E8 pour le compte de E9 au taux de 20%.

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;


Attendu que la société a contesté ce rappel pour les
raisons développées au niveau de l'impôt sur les
sociétés ; Il n'y a pas d'encaissement reçu par la société
concernant ce chiffre d'affaires et donc il n'y a pas de
fait générateur de TVA collectée.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et maintenir ce
rappel pour les mêmes motifs retenus au niveau de de
11S concernant les factures E1 non déclarées.

e.Rectification du taux de TVA de 14% à


20%

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA relative à la


facture n° 147/IMB/2014 du client E2 concernant
l'immobilisation du moyen de transport (stationnement)
qui doit être au taux de 20% au lieu de 14% ;

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ce rappel en


soulevant que

o La prestation correspond à une prestation de


transport et le prix convenu comprend dans ses
modalités de fixation la distance et le temps
d'immobilisation. Chaque modalité a été
facturée séparément, mais il en demeure qu'il
s'agit d'une même et unique prestation.
o La facturation du temps d'attente du véhicule
pour décharger la marchandise n'est pas en soi
une prestation de service mais un complément
de prix de la prestation initiale du transport.
Suivant le principe que l'accessoire suit le
principal, prévu par l'instruction de base de la
TVA de 1985 reconduit par la N.C. 717 tome II,
cette prestation devrait être facturée à 14%.
o L'encaissement de la facture en question n'a
pas encore eu lieu en 2014 puisque la Société
est en régime de l'encaissement, cette TVA ne
peut être demandée en 2014 pour inexistence
du fait générateur.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés au motif qu'H s'agit de prestation de transport
soumise à la TVA au taux de 14%, et que l'inspecteur
n'a pas fourni la preuve de /'encaissement du montant
de cette facture au cours de l'année 2014.

2.TVA / rétrocession du matériel de


transport
Attendu que l'inspecteur a relevé que, suite à la rétrocession des citernes de transport du gaz liquide
importées de l'étranger, la société a procédé au reversement de la TVA dont elle a Bénéficié de
l'exonération pour début d'exploitation. Néanmoins, elle n'a pas reversé la totalité de la TVA due en
conformité aux dispositions de l'article 104-II du CGI. En conséquence, il a rappelé le complément de
la TVA à reverser suivant :

Année 2011
TVA à reverser 4 577 964,80
TVA déjà reversée 1 825 640,00
à rappeler en 2011 2 752 324,80

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté cette régularisation


en évoquant notamment les motifs suivants :

o Les sociétés de crédit-bail sont interdites de par


la loi d'importer les biens qu'elles financent.
o La société a importé les biens et elle les a
revendus juste après l'acquisition à la société
de crédit-bail. L'acquisition de ces biens ne
respecte pas les conditions comptables pour
pouvoir être constaté en immobilisation à
savoir principalement la volonté de conserver le
bien plus que douze mois. Les biens en
question ne sont pas, donc, des immobilisations
et de ce fait ils ne sont pas concernés par la
régularisation.
o L'Administration ne peut régulariser une
déduction que si la société a récupéré ces TVA
et elle n'a pas procédé à la régularisation.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
le rappel notifié en application des dispositions des
articles 102 et 104-11-2° du CGI, étant donné que la
société reconnaît,dans sa requête, avoir revendu les
biens qu'elle avait importés en exonération de la taxe à
la société de leasing et qu'elle n'a pas fourni
d'explications du reversement partiel qu'elle a effectué.

3.TVA sur encaissement non déclarés.

Attendu que l'inspecteur a relevé, lors de l'examen des


encaissements à travers la trésorerie, que la société
agissait sur la TVA à payer par le biais du retardement
de la déclaration des encaissements au titre de leurs
périodes d'encaissement effectives. Il s'ensuit
l'application de la majoration de 15% ;

Attendu que la CLT a maintenu ces majorations au


motif que la société n'a soulevé aucune observation ;
Attendu que la société a contesté cette régularisation
en évoquant qu'il y a une contradiction entre l'intitulé «
TVA sur encaissements non déclarés » et le motif de
décalage de TVA. Et elle a réclamé l'abandon de ces
rappels, notamment, pour raison d'absence de détail lui
permettant de vérifier la véracité du redressement ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les
majorations notifiées au motif que l'inspecteur n'a pas
communiqué à la société les dates et détails des
encaissements régularisés.

4.TVA/Compensation créances société E1.

Attendu que l'inspecteur a relevé qu'en 2013, la société


avait procédé à la compensation du compte courant des
associés « E1 » via les créances dues à cette dernière.
Ce mode de règlement doit faire l'objet de la
déclaration de la TVA.

Attendu que la CLT a maintenu ce chef de


redressement par au motif que la société n'a soulevé
aucune observation.

Attendu que la société a contesté cette régularisation


en évoquant que le montant de la compensation signalé
au niveau de la notification est de 1.618.577,68 dhs et
correspond à :

o notes de débit n° 002/2013 et n° 003/2013


pour un montant de 51.032 et 12.000 dhs: il
s'agit de deux factures de débours qui ne
comprennent pas de TVA collectée.
o facture n° 053-PL/2013 pour un montant de
660.740,35 dh : En raison de l'arrivée tardive
de la convention signée par le DG de la E1 en
février 2014, cette TVA a été déclarée en
février 2014. Ce rappel fait double emploi avec
celui relatif au décalage de la TVA.
o facture n° 045-PL/2013 pour un montant de
894.805,33 dhs : un avoir a été établi sur cette
facture suite à la contestation de la E1. L'avoir
en question est l'avoir contesté au niveau du
point «b-minoration chiffre d'affaires» (cf. IS).
La société ne pouvait pas déclarer une TVA
dont la facture est avoirisée.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé :

o de maintenir le rappel correspondant à


l'encaissement de 894 805,33 dhs qui reste
maintenu même si la facture a été annulée, et
de maintenir le rappel correspondant au
montant de 660 740,35 dhs suite à la
compensation.
o d'abandonner le rappel correspondant à
l'encaissement de 51 032,00 dhs et 12 000,00
dhs au motif qu'il s'agit de débours.

5.TVA sur intérêt des autres débiteurs :

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur intérêts


débiteurs (cf. partie IS)

Attendu que la CLT a maintenu ce rappel ;

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


mêmes motifs qu'au niveau de l'impôt sur les sociétés ;
La Sous-commission a décidé de maintenir le rappel
TVA sur les intérêts pour les mêmes motifs évoqués au
niveau de l'impôt sur les sociétés.

6.TVA sur autres produits non courants :

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur produits


courants suite aux dépenses relatives aux travaux
réalisés pour le compte de E1 133 780 dhs (cf. partie IS)
en 2011, ainsi que la TVA sur le produit de location du
local à la E2 de 24 000,00 au titre de l'exercice 2014 ;

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels ;

Attendu que la société a contesté ces rappels pour les


raisons développées au niveau IS, en soulevant que :

o Le montant de 133.780,00 dhs figure au niveau


de la partie IS dans « les produits non courants
» alors qu'au niveau TVA, il est inséré dans les
« autres produits courants », et par suite elle
demande l'abandon de ce point puisque le
renvoi est erroné.
o Le montant de 24.000 Dirhams a été inscrit
doublement au niveau du rappel « 7-TVA sur
autres produits non courants » et du rappel «.
Produits de la location ».

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé pour les mêmes motifs retenus au niveau de
l'impôt sur les sociétés :

o d'abandonner le rappel correspondant à 300


000 dhs ;
o de maintenir le rappel correspondant au
montant de 368 900,00 dhs. Soit le rappel en
principal de 73 780 dhs au titre de l'année
2011.
o de maintenir le rappel correspondant au
montant de 75 000,00 dhs. Soit le rappel en
principal de 15 000 dhs au titre de l'année
2014.

TVA sur charges non courantes année 2012

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner le rappel de 266 077,08 dh au
titre de l'année 2012 pour les mêmes motifs évoques
au niveau de l'impôt sur les sociétés se rapportant au
redressement « entretiens et réparation »

7.TVA sur charges non courantes année


2013

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur achat de


services et autres charges à immobiliser ou non
admises en déduction en matière d'impôt sur les
sociétés (cf. partie IS) soit le rappel de 255 012,08 dhs
au titre de l'année 2013;

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels par au motif


que la société n'a soulevé aucune observation.

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons développées au niveau IS en soulevant que :

o La TVA déductible est récupérable après son


paiement et le contribuable peut à partir de ce
moment exercer ce droit ou il peut le décaler. Il
a été appliqué un parallélisme avec les
redressements opérés au niveau de l'IS sans
revenir aux déclarations de TVA.
o L'administration ne peut rejeter une
récupération d'une TVA que si elle apporte la
preuve que la Société l'a récupérée et qu'on
joigne le détail de ces TVA ;
o Il n'existe pas de TVA sur les charges non
courantes (255.012,08 dhs). La société n'a
jamais récupéré de TVA sur ces charges (Frais
gardiennage sur exercices antérieurs et frais de
colocataires). Cela démontre que ces TVA sont
théoriques et ne proviennent ni de la
comptabilité ni des déclarations de TVA ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner le rappel TVA pour les mêmes
motifs retenus au niveau de l'impôt sur les sociétés.

TVA sur entretien et réparation année 2014

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner le rappel d'un montant 36 483, 26
dhs au titre de l'année 2014, d'une part, pour les
mêmes motifs évoqués au niveau de l'impôt sur les
sociétés, et d'autre part, au motif qu'il s'agit de TVA sur
immobilisations déductible.

8.TVA sur locations de voitures

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur location


de voitures de tourisme au motif que cette TVA n'est
pas déductible.
Attendu que la CLT a maintenu ce rappel au motif que
la société n'a soulevé aucune observation.

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons développées au niveau IS en soulevant que
l'absence de détail permettant de vérifier la véracité
des montants inscrits dans ce chef de redressement.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et les rappels
notifiés au motif que l'inspecteur n'as pas communiqué
à la société les détails des charges dont la TVA déduite
a été rejetée.

9.TVA sur charges locatives :

Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur location


injustifiée pour 150 000,00 ainsi que la TVA sur la
location et services fournies par la société E5 pour 93
333,33 dhs. Soit un rappel total de 243 333,43 dh en
2014 ;

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels ;

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons développées au niveau IS en soulevant qu'elle a
récupéré en 2014 seulement 100.000 dhs de TVA
déductible correspondant à un paiement de 600.000
dhs pour la location de la plateforme alors que
l'administration rejette une TVA déductible de 150.000
dhs. Ce qui démontre que l’approche utilisée est
théorique, avec un renversement de la charge de la
preuve ;

Attendu que la société a présenté les justificatifs des


charges de location et de leur règlement (466 669,69
dhs), et s'agissant de la location de la plateforme
logistique (750 000 dhs) elle a présenté, séance
tenante, les justificatifs de ces charges (les factures et
le PV de l'assemblée générale) ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CL T et le rappel
notifié pour les mêmes motifs qu'elle a retenus au
niveau de l'impôt sur les sociétés.

10. Notes de débits E1.


Attendu que l'inspecteur a rappelé la TVA sur les notes de débit relatives à la facturation des
rémunérations de cadres été jugées excessives et donc limitées à 50% du montant comptabilisé.

année TVA
2011 163 298,84
2012 142 821,69
2013 210 719,56
2014 133 966,06

Attendu que la CLT a décidé d'abandonner ces rappels


pour motif que la gestion de pareille société et la
maintenance de tel équipement nécessitent des hautes
compétences ;

Attendu que dans l'Administration a contesté cet


abandon pour les mêmes raisons exposées dans la
partie IS ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la Sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CL T et
d'abandonner ces rappels pour les mêmes motifs
retenus au niveau de l'impôt sur les sociétés.
IV. Impôt sur le revenu

1.Salariés permanents

Attendu que l'inspecteur a soulevé que les avantages


accordés à certains salariés permanents (voir annexe)
font double emploi avec les frais de fonctionnement
prévus par l'article 58 du CGI et constituent des
compléments de salaires imposables à réintégrer à la
base de calcul de l'IR salaire,

Attendu que la CLT a décidé que les avantages


accordés constituent, dans la mesure 50%, des
compléments de salaires imposables.

Attendu que la société a contesté ces rappels pour les


raisons suivantes :

o Les frais de formations payés correspondent à


des cours du soir d'un Master en logistique pour
Is chef département logistique. La formation en
question est liée à l'activité de la Société et au
poste de ce responsable (cf. Note circulaire 717
tome I pages 142 et 503)
o Les dépenses réelles de carburant, d'assurance,
d'entretien, de vignette au tarif relatif à la
voiture affectée à la Direction Générale sont
exonérées. Et suivant la NC 717 tome I page
354), l'affectation d'une voiture au chef du
département logistique et au chef du
département transport routier est tout à fait
justifiée au vu des déplacements qu'ils font
pendant l'année.
o Les déplacements des salariés sont appuyés
par des notes de frais et attribués sur
présentation de pièces justificatives ou d'après
un barème fixé en interne.
o En fin, la société a demandé l'abandon de ces
éléments pour non réclamation des pièces
justificatives et pour motif d'Absence de détail
lui permettant de vérifier la véracité des
éléments notifies ;

Considérant que l'indemnité exonérée conformément


aux dispositions de l'article 57 du CGI ne constitue pas
un double emploi avec les abattements pour frais
professionnel dans les cas où ledit abattement est
calculé au taux normal ;

Considérant que l'administration des impôts dans sa


note circulaire du 17 mars 2017 relative aux
dispositions de l'article 57, a entériné et confirmé le
principe de l'exonération des indemnités en précisant et
uniformisant les modalités d'application des règles
régissant lesdites indemnités ;

Considérant que la société a justifié la qualité et le


poste des personnes bénéficiant de ces avantages,
ainsi que l'engagement desdites dépense pour les
besoins de son exploitation ;

Pour ces considérations, après avoir analysé les


arguments de chacune des parties et après avoir
délibéré, la sous-commission a décidé d'abandonner la
décision de la CLT et les rappels notifiés en application
des prescriptions de la note de service de la DGI n°
16/2017 du 13 mars 2017, qui prévoit que l'exonération
de la mise à disposition de voiture de service est
tributaire de la qualification et du statut professionnels
des bénéficiaires qui sont des cadres dirigeants.
2.Salariés stagiaires

Attendu que l'inspecteur a soulevé que Certains salariés


embauchés dans le cadre du contrat d'insertion ANAPEC
ne remplissent pas les conditions d'exonération (salaire
dépassant 6000 dhs, l'ancienneté de l'inscription à
l'ANAPEC est inférieure à 6 mois à la date du contrat),

Attendu que la société a contesté ses rappels pour les


raisons ci-après :

o Le détail de la base redressée et l'impôt


correspondant par personne n'est pas joint ce
qui ne permet pas de recalculer les montants
notifiés.
o l'Inspecteur a appliqué un taux de 30%
correspondant au personnel occasionnel. C'est
le barème progressif qui devrait être appliqué
puisqu'on ne peut pas parler de rémunération
occasionnelle pour un travail à plein temps.
o l'inspecteur a soulevé que des salariés
dépassent six milles dhs par mois sans qu'il
apporte de justification.
o L'essentiel des contrats ANAPEC sont conclus
dans le modèle 2 exonéré de l'IR. L'ANAPEC est
partie prenante à ce contrat qui choisit le
modèle adapté, le rédige, le signe et le
cachète. La société qui signe un contrat
ANAPEC selon le modèle 2 n'est pas sensée
vérifier la date d'inscription du candidat à
l'ANAPEC. Cette vérification relève de la
compétence du personnel de l'ANAPEC qui
choisit le modèle adapté au contrat et le rédige.
o l'Inspecteur n'a pas contacté l'ANAPEC pour
savoir la véritable date d'inscription. Nous
avons un doute sur ces dates il y a une réelle
contradiction.
o Le type de contrat modèle 2 utilisé par une
partie au contrat qui est l'ANAPEC (censé être
exonéré de l'IR) forme un dol manifeste et vicie
les contrats en question.
o La société demande l'abandon pour absence de
réponse dans la deuxième notification à ses
observations.

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CLT et
abandonner les rappels notifiés au motif que la société
a présenté séance tenante copies de contrat ANAPEC et
que l'inspecteur n'as pas communiqué à la société les
détails des rappels conformément aux dispositions de
l'article 220 du CGI.

3.Jetons de présence

Attendu que l'inspecteur a rappelé l'impôt sur le revenu


(catégorie revenus salariaux) au taux de 30% sur les
jetons de présence allouées aux membres du conseil
d'administration de la société et ce conformément aux
dispositions des articles 56 et 73-1 du CGI du CGI,

Attendu que la CLT a maintenu ces rappels au motif que


la société n'a pas soulevé d'observations devant ladite
commission.

Attendu que la société a rejeté ces rappels au motif


qu'elle n'est pas en mesure de vérifier les éléments
notifiés, l'Inspecteur n'a pas communiqué le détail de
ces éléments et qu'il a divisé le montant des jetons de
présence par 0,7 sans justifier le choix de cette
méthode ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'entériner la décision de la CLT et de maintenir
les rappels notifiés sur les jetons de présence au motif
que la société n'a présenté aucune justification valable
appuyant sa position.

4.Avantages accordés aux personnes ne


faisant pas partie du personnel dé la
société

Attendu que l'inspecteur a rappelé l'impôt sur le revenu


sur les frais de voyages, restauration et voitures mises
à la disposition de personnel ne faisant pas partie du
personnel permanent de la société au taux de 30%.

Attendu que la C.L.T a décidé de maintenir 50% des


montants notifiés dans la mesure ou la commission a
estimé que ces avantages forment des compléments de
salaires imposables à raison de 50%.

Attendu que I Administration a contesté cette décision


qui reste arbitraire et forfaitaire du moment qu'elle a
limité à 50% le rappel sans motivation valable, aussi, vu
que la société se trouve en infraction à ses obligations
de déclarations et de paiement à la source dudit impôt.

Attendu que la société a rejeté ces rappels en soulevant


notamment les arguments suivants :

o La société loue une voiture qui est affectée à la


DG de la Société et qui est parfaitement
déductible (cf. Note circulaire 717 tome I page
354). Par ailleurs, depuis le départ de l'ancien
DG en 2013, les charges liées à la voiture sont
refacturées à la E1 en ajoutant une marge. (La
société a joint au recours copies de factures et
du contrat de location de la voiture) ;
o Les voyages, déplacements et restauration du
DG et du Président sont justifiés par des notes
de f'ais et ont été engagés pour la plus grande
partie lors de voyages à l'étranger pour
négocier le matériel importé et pour participer
aux salons et foires internationales ;

Après avoir analysé les arguments de chacune des


parties et après avoir délibéré, la sous- commission a
décidé d'abandonner la décision de la CL T et
abandonner les rappels notifiés au motif que la société
a présenté dans, son recours, des pièces justifiant qu'il
s'agit de charges de voyage, déplacements et
restauration engagées par le DG et le Président et que
les prestations de location de voiture du DG sont
refacturées au client la E1.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements


retenus par la sous-commission sont récapitulés dans
les tableaux ci-joints.

Président

M. H.G

Membres

M. H.L

M. M.I

Documents associés
Vous trouverez ci-dessous une série de documents liés.
Références légales

 TR: CGI : Article 213 : Pouvoir d'appréciation de


l'administration
 TR: CGI : I.S. : Article 11 : Charges non
déductibles
 TR: CGI : I.S. : Article 13 : Produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés
 TR: CGI : T.V.A. : Article 99 : Taux réduits
Réference du dossier: MjAxOC03MDE=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 17/09/2019

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Ste E
Adresse : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IS -IS/PA et TVA
Exercice vérifié : 2013 à 2016

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société a reçu la 2ème lettre de
notification le 08/08/2018 ;

Attendu que la société a répondu à la deuxième lettre


de notification en date du 05/09/2018, en formulant sa
demande de pourvoi devant la Commission Nationale
du Recours Fiscal (CNRF) ;

Attendu que le recours de la société et les documents


relatifs aux actes de la procédure contradictoire ont été
transmis à la CNRF en date du 24/10/2018 ;

Attendu que le présent dossier a été programmé pour la


séance du 25/06/2019 pour être examiné par la sous-
commission, et que cette dernière a reporté l’examen
du litige à la séance du 17/09/2019 pour reconvoquer la
société ;

Attendu qu’à ladite séance, la sous-commission a pris


acte de la présence des représentants de
l’administration et celui de la société;;

Attendu que la sous-commission a pris acte de


l’absence des membres représentants des
contribuables, dûment convoqués ;
Constatant que les conditions de forme sont réunies à
savoir :

Le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement est atteint ;

Le recours du contribuable est recevable en la forme,


du moment qu’il a été introduit dans le délai légal de 30
jours ;

La transmission de la requête et les documents relatifs


aux actes de la procédure contradictoire a été effectuée
dans le délai légal de trois mois prévu par les
dispositions de l’article 226 du C.G.I ;

Les parties ont été régulièrement informées de la date


à laquelle se tient cette réunion, et convoquées à cet
effet dans les formes prévues à l’article 219 du CGI ;

La sous-commission a décidé de passer à l’examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
Attendu que lors de l’examen de la comptabilité
présentée par la société au titre des exercices 2013 à
2016 en matière de l'impôt sur les sociétés et de l'IR/RS
, et des années 2012à 2016 en matière de la taxe sur la
valeur ajoutée, l’inspecteur a relevé les irrégularités et
anomalies détaillées ci-après :

Irrégularités et anomalies comptables relevées :


1. Défaut de présentation d'une comptabilité
tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI :

o Défaut de présentation des livres légaux, soit le


livre journal et le livre d’inventaire coté et
paraphé ;
o Absence des inventaires de marchandises et de
matières et fournitures. De même, l’inspecteur
constate que ces stocks sont restés constants
durant toute la période vérifiée, pour les montants
de 1 283 156,36 dhs et 1 072 705,17 dhs ;
o La comptabilisation de plusieurs factures de
charges regroupées dans une seule écriture
comptable en infraction à l’article 1 de la loi n°
9/88 relative aux dispositions comptables des
commerçants ;

(CF exemples 1re lettre de notification)

o Le non respect de l’enregistrement comptable au


jour le jour dans le journal en infraction à l’article 1
de la loi n° 9/88 relative aux dispositions
comptables des commerçants ;
o (CF exemples 1re lettre de notification)
o Défaut de comptabilisation de certaines factures ;

(CF détail 1re lettre de notification)

Autres anomalies :

o La reconstitution du chiffre d’affaires de la société


sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré ;
o Le défaut de réintégration au niveau du tableau de
passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;

Attendu que le contribuablen’a émis aucune


observation, nirejet pour chacune des irregularities
relevées par l’inspecteur ;
Considérant que la société n’a contesté ni les
irrégularités notifiées, ni le caractère non probant de sa
comptabilité ;

Considérant que les irrégularités relevées sont graves


au sens de l’article 213 du CGI, et permettent la remise
en cause de la valeur probante de la comptabilité
présentée ;

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération a décidé de maintenir le caractère non
probant de la comptabilité tel que notifié par
l’administration fiscale.

I- Impôt sur les Sociétés :


Ventes de marchandises non déclarées :
Attendu que l’inspecteur a constaté l’existence de
stocks de marchandises, matières et fournitures
consommables, restés constants de 2013 à 2016, et
qu’il les a considérés comme étant revendus sans être
déclarés en tant que chiffre d’affaires.
Leur chiffre d’affaires a été reconstitué sur la base d’un taux de marge de 20%.

Stocks constate VALEUR

Marchandises 1 283 156,36

Matières et fournitures consommables 1072 705,17

Total 2 355 861,53

Taux de marge appliquee 20%

Ca reconstitue 2 944 826,91

Attendu que le contribuable a contesté ce redressement


en avançant que :
o Les matières et fournitures consommables d’une
valeur de 1 072 705,17 dhs ont été détruites par
l’usure sur le chantier de E1 de Khouribga par le
fait de litiges avec le personnel travaillant sur ce
chantier et n’ont pas permis à la société d’enlever
ces matières et fournitures ;
o Des problèmes sociaux que connaissaient la région
par des grèves et blocages des entrées et sorties
au chantier par les habitants et la population
résidant à proximité du chantier de E1 ;
o Durant cette période la société ne pouvait déposer
des plaintes ni à la gendarmerie royale, ni au
tribunal pour des raisons de sécurité ;
o Les marchandises, d’une valeur de 1 283 156,36
dhs composées de sables et de gravettesont été
détruites par le fait de l’absence de gardiennage et
de l’abandon. De même, les camions pour
transporter cette marchandise et l’entreposer dans
un autre endroit ont été saisis par les sociétés de
crédit et de leasing ;
o La société a fourni dans sa réponse une déclaration
sur l’honneur, établi par le gérant en date du
10/01/2018, jointe à sa réponse à la 1re lettre de
notification, dans laquelle il a relaté ces faits ;

Considérant que les irrégularités relevées sont graves


et permettent à l’administration de redresser le chiffre
d’affaires tels que prévues par les dispositions de
l’article 213 du CGI ;

Considérant que les arguments de la société quant à la


perte de stocks de marchandises, matières et
fournitures consommables, ne sont pas justifiés par des
documents fiables et probants ;
Considérant que le redressement notifié par
l’inspecteur,dans la nouvelle base de l’exercice 2016, a
concerné le chiffre d’affaires reconstitué, alors qu’il
devait se limiter à la marge uniquement ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu les deux parties, étudié les éléments de la
procédure et analysé les arguments de chacune des
parties et après délibération a décidé de maintenir ce
redressement à concurrence de la marge découlant de
la reconstitution du chiffre d’affaires notifiée.

Il- RALS/PA
Le redressement maintenu au niveau de l’impôt sur les
sociétés, ayant une incidence sur la base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés est
passible de la retenue à la source, en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

III- Taxe sur la Valeur Ajoutée


1- TVA sur Ventes non déclarées :
Attendu que l’inspecteur a notifié les rappels de la TVA,
au titre de l’année 2016, calculés sur la base du chiffre
d’affaires non déclarés hors taxe, au taux de 20%.

Attendu que la société a contesté les rappels sur


insuffisance de chiffre d’affaires notifiés par l’inspecteur
pour les mêmes motifs que ceux relatifs à l’impôt sur
les sociétés ;

La sous-commission, après avoir entendu les deux


parties, étudié les éléments de la procédure et après
délibération, a décidé de maintenir ledit rappel pour les
mêmes motifs évoqués au titre de l’IS.
2- TVA sur encaissements :
Attendu que l’inspecteur a notifié que l’exploitation des
relevés bancaires présentés par la société, et le
rapprochement entre les encaissements et les
déclarations de TVA, ont permis de déterminer des
encaissements clients non déclarés à la TVA au titre des
années 2012 à 2015 ;

(Cf détail dans la 1re lettre de notification)

Attendu que la société a contesté lesdits rappels sur


encaissements en avançant que :

o Les effets escomptés et retournés impayés dont la


majorité représentent des acomptes sur des
prestations de transport non réalisées et sont
retournés à leur émetteurs ;
o Les encaissements réellement encaissés ont été
déclarées par la société ;

Considérant qu’aucun justificatif n’a été fourni par la


société ni dans ses réponses, ni séance tenante ;

Pour ce considérant, la sous-commission après


délibération a décidé de maintenir ce rappel.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

President
M. H . G

Membres
M. K . B
M. O . B
Réference du dossier: MjAxOC0xMDE=

La COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL


Séance du 3 janvier 2019

I- Désignation du contribuable

Nom et prénom : H . K
Adresse : MOHAMMEDIA
Nature de l’impôt : Impôt sur le revenu
Années : 2009 à 2015

II- Motifs et détails de la décision

En la forme

Attendu que la deuxième lettre de notification a été


remise au contribuable en date du 27/10/2017 ;

Attendu que sa réponse à la deuxième lettre de


notification a été reçue le 24/11/2017 et dans laquelle,
il a formulé sa demande de pourvoi devant la
commission nationale de recours fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration à la CNRF en date du 12/02/2018 ;

Attendu que le dossier, programmé pour la séance du


04/10/2018, a été reporté au 03/01/2019 pour
reconvoquer le contribuable ;

Attendu qu’à la date du 03/01/2019, la sous-


commission a pris acte de la présence du représentant
de l’administration fiscale, et de l’absence du
contribuable et d’un représentant de la profession
dûment convoqué ;

La sous-commission constatant

o le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint (cf. PV de la réunion) ;
o que la réponse de la société à la 2ème
notification a été reçue dans le délai légal de 30
jours;
o que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête du
contribuable ont été transmis par
l’administration dans le délai de 3 mois prévu
par la loi en vigueur ;
o que les membres représentants des
contribuables et les parties au litige ont été
régulièrement convoqués ;

Décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.

Au fond

I- Irrégularités

Attendu que la vérification de la comptabilité du


contribuable, au titre de la période allant de 2009 à
2015, a permis à l’inspecteur de relever les irrégularités
et les anomalies suivantes :

 Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :
o Absence des notes d’honoraires délivrés aux
patients, et ce en infraction aux dispositions de
l’article 145 du CGI ;
o L’examen du compte « caisse » a permis de
relever des soldes créditeurs en 2013. En plus,
en 2015, ce compte n’a connu aucun
mouvement alors que la majorité des
opérations se font en espèces ;

 La dissimulation des prestations de services


dont la preuve a été établie par
l’administration:

o Le contrôle des comptes bancaires du


contribuable, au titre de la période 2013 à
2015, a permis de déceler des comptes détenus
en son nom, mais non déclarés:

Compte E1 n° xxxxx
Compte E2 n° xxxxx
Compte E3 n° xxxxx
Compte E4 n° xxxxx
Compte E4 n° xxxxx
Compte E5 n° xxxxx.

Les encaissements figurant dans ces comptes,


composés de versements en espèces, de virements et
de remise de chèques effectués périodiquement et de
façon répétitive, constituent des revenus professionnels
imposables à l’impôt sur le revenu, conformément aux
dispositions de l’article 30-2 du CGI;
 La dissimulation d’achats : il s’agit de la non
comptabilisation de certaines factures d’achats
de matières et fournitures au titre des exercices
2013 et 2014.

Eu égard aux irrégularités et anomalies relevées,


l’inspecteur a remis en cause la valeur probante de la
comptabilité présentée, et a déterminé les nouvelles
bases imposables d’après les éléments dont dispose
l’administration, et ce en vertu des dispositions de
l’article 213 du CGI ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a


contesté les irrégularités relevées et la remise en cause
de la valeur probante de sa comptabilité, et a réitéré
son attachement à la fidélité et la probité de ladite
comptabilité. Il a par conséquent, rejeté son abandon et
a déploré la reconstitution des chiffres d’affaires (CA) et
l’examen de l’ensemble de sa situation fiscale.

Concernant la première irrégularité relevée, le


contribuable a souligné que l’inspecteur semblait
délibérément confondre secret professionnel et secret
médical, et que même si ce dernier était tenu du secret
professionnel, il n’était pas autorisé à partager le secret
médical. En effet, le note d’honoraires est susceptible
de contenir des détails du dossier médical. Pour ces
raisons, et d’après le contribuable, cette anomalie est
pratiquement inexistante par son impact sur la probité
de sa comptabilité et son absence de répercussion sur
le CA déclaré. Pour ce qui est du compte « caisse »
créditeur, il a rappelé qu’il s’agissait d’une erreur de
transcription ne pouvant pas être élevée au rang
d’anomalie.
S’agissant de la dissimulation des prestations de
services, il a noté que l’administration s’acharnait à
assimiler une gestion du patrimoine familiale (famille de
7 frères et sœurs et une maman) non éligible et non
concernée par l’article 82 du CGI, à un revenu
professionnel d’une seule personne.

Quant à la dissimulation d’achats, ils sont, d’après lui,


minimes au regard des montants dérisoires et sans
impact sur le CA déclaré et la probité de sa comptabilité
;

Considérant que les irrégularités notifiées par


l’administration sont prévues par l’article 213 du CGI ;

Considérant que le contribuable n’a pas apporté de


justifications probantes permettant la remise en cause
de ces irrégularités ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé de maintenir les irrégularités
relevées.

II- IR / Revenus professionnels

1- Reconstitution des CA prestations de services

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable qu’au


vu des irrégularités relevées, sa comptabilité ne
présentait pas une image fidèle du fait que les recettes
de son cabinet n’étaient pas en cohérence avec
l’importance de la clientèle et les prestations
effectuées, et que ces dernières n’étaient ni détaillées
ni justifiées par des pièces comptables. Par conséquent,
les CA ont été reconstitués en appliquant au nombre de
patients, par an, fixé à 200 malades, un prix moyen de
3 500,00 DH par semestre, englobant la consultation, la
radio et le traitement ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a


contesté la reconstitution de ses CA et a avancé qu’en
l’absence de toute étude sérieuse du marché, pratique
et exclusive de l’orthodontie à la ville de Mohammedia
par l’administration, cette dernière était dans
l’obligation de référer au seul tarif national de référence
de 1 500,00 DH par semestre, émanant de l’Agence
nationale de l’assurance maladie, ou simplement
argumenter le choix de cette tarification. Le
contribuable a ajouté qu’au vu du nombre de séances
par traitement, le nombre de jours travaillés et la
sinistralité de la profession, le nombre de patients par
an, de 2013 à 2015, n’arrivait même pas à 100.

Il a noté, en outre, que l’inspecteur n’avait pas pris en


considération son constat de sinistralité de sa
profession à la ville de Mohammedia qui explique
largement ses avances en «compte de l’exploitant»
pour pouvoir pérenniser son activité sinistrée, alors que
l’inspecteur les a comptabilisées injustement, sans se
soucier du double voire du triple emploi de cette
rubrique ;

Attendu que, séance tenante, le représentant de


l’administration a maintenu sa position en affirmant que
les paramètres retenus (prix et nombre de patients)
étaient bien étudiés et que le contribuable avait
toujours déclaré des déficits depuis 2009, alors que son
cabinet avait une notoriété, une bonne réputation et un
volume d’activités assez important ;
Considérant que les irrégularités relevées, par
l’administration, sont prévues par l’article 213 du CGI,
et permettent la reconstitution des CA ;

Considérant que le prix et le nombre de patients


retenus par l’administration, pour la reconstitution des
CA prestations de service orthodontie, sont
raisonnables ;

Considérant que le contribuable n’a pas présenté


d’arguments ou de justifications probantes pouvant
remettre en cause ce chef de redressement ;

Considérant que le contribuable n’a pas fait acte de


présence pour apporter d’autres éléments probants
permettant de justifier et conforter sa position ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.

2- Recettes non déclarées

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que


les recettes non déclarées, au titre des exercices 2013
à 2015, étaient reconstituées sur la base des
encaissements bancaires (Cf. détails en annexes n° 1 à
7 de la 2ème lettre de notification), majorés des
recettes réalisées en espèces, ne transitant pas par la
banque et évaluées à 20 000,00 DH par mois ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a


contesté ce redressement en avançant que l’inspecteur
n’avait pas pris en considération son constat de
sinistralité de sa profession à la ville de Mohammedia
qui expliquait largement ses avances en « compte de
l’exploitant » pour pouvoir pérenniser son activité
sinistrée, et que ce dernier les avait comptabilisées
injustement, sans se soucier du double voire du triple
emploi de cette rubrique. A ce titre, le contribuable a
donné comme exemple, le paiement du loyer par ses
propres ressources pendant les trois années. Quant aux
recettes ne transitant pas par la banque, il a noté que le
montant de ces recettes en espèces était exagéré et
même très loin de la réalité ;

Attendu que, séance tenante, le représentant de


l’administration a présenté des copies de bordereaux
détaillés des remises de chèques et des versements
espèces justifiant le caractère répétitif des revenus
encaissés ;

Considérant que l’inspecteur a notifié, au contribuable,


le détail des encaissements bancaires, par compte et
par exercice, retenus comme recettes non déclarées
ayant un caractère répétitif ;

Considérant que les recettes en espèces ne transitant


pas par la banque, évaluées et retenues par
l’administration, sont raisonnables ;

Considérant que le contribuable n’a apporté ni


justifications ni arguments probants permettant la
remise en cause des recettes non déclarées ;

Considérant que le contribuable n’a pas fait acte de


présence pour apporter d’autres éléments justifiant et
confortant sa position ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement

Ill- Examen de l’ensemble de la situation fiscale


(EESF)

Attendu qu’en application des dispositions de l’article


216 du CGI, il a été procédé à l’EESF du contribuable. Il
ressort de cet examen que son revenu global déclaré,
au titre des exercices 2013 à 2015, n’est pas en rapport
avec ses dépenses telles que définies à l’article 29 du
CGI :

Désignation 2013 2014 2015


Dépenses 1 155 979,77 179 794,41 205 899,94
Ressources 893 400,00 470 000,00 -
Disponibilités non justifiées 262 579,77 0,00 205 899,94

Attendu que le contribuable a contesté les résultats de


l’EESF et a affirmé que toutes ses dépenses, au titre
des exercices 2013 et 2015, étaient justifiées ;

Considérant que les recettes non déclarées, réintégrées


au résultat fiscal des exercices concernés, sont
considérés comme ressources à prendre en compte
dans le calcul des disponibilités non justifiées ;

Considérant que ces ressources couvrent largement les


disponibilités non justifiées, notifiées par
l’administration, au titre des exercices 2013 et 2015 ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration, examiné
les éléments du dossier et analysé les arguments
présentés par chacune des parties au litige ; et après
délibération, a décidé d’abandonner le redressement
découlant de l’examen de l’ensemble de la situation
fiscale du contribuable.

Désignation 2013 2015


Ressources notifiées 893 400,00 0,00
Recettes non déclarées maintenues 2 203 641,00 1 662 648,99
Ressources (1) 3 097 041,00 1 662 648,99
Dépenses(2) 1 155 979,77 205 899,94
Disponibilités non justifiées (1)-(2) 0,00 0,00

Compte tenu de ce qui précède, les bases retenues par


la sous-commission sont récapitulées dans la tableau ci-
joint.

Le Président
M. G . H

Les Membres
M. B . D
Mme. B . I
Réference du dossier: MjAxOC0xMDI=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 3 Janvier 2019

I. Désignation du contribuable

Nom et prénom : A.M.


Adresse : MOHAMMEDIA.
Nature de l’impôt : Impôt sur le revenu.
Années : 2013 à 2015.

II. Motifs et détails de la décision :

En la forme :

Attendu que la deuxième lettre de notification a été


remise au contribuable en date du 20/10/2017 ;

Attendu que sa réponse à la deuxième lettre de


notification a été reçue le 20/11/2017 et dans laquelle,
il a formulé sa demande de pourvoi devant la
commission nationale de recours fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration à la CNRF en date du 12/02/2018 ;

Attendu que le dossier, programmé pour la séance du


04/10/2018 , a été reporté au 03/01/2019 suite à la
demande écrite du contribuable ;

Attendu qu’à la date du 03/01/2019, la sous-


commission a pris acte de la présence du représentant
de l’administration fiscale et du contribuable, et de
l’absence d’un représentant de la profession dûment
convoqué ;

La sous-commission constatant

o le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint (cf. PV de la réunion) ;
o que la réponse de la société à la 2eme
notification a été reçue dans le délai légal de 30
jours ;
o que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête du
contribuable ont été transmis par
l’administration dans le délai de 3 mois prévu
par la loi en vigueur ;
o que les membres représentants des
contribuables et les parties au litige ont été
régulièrement convoqués ;

Décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.

Au fond

I. Irrégularités et anomalies relevées

Attendu que la vérification de la comptabilité du


contribuable, au titre de la période allant de 2013 à
2015, a permis à l’inspecteur de relever les irrégularités
et les anomalies suivantes :

1.Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :
o Défaut de présentation des livres légaux à
savoir le livre journal et le livre d’inventaires ;
o Les notes d’honoraires présentées ne
comportent ni les prix unitaires des tests
réalisés, ni les références ni le mode de
paiement, et ce en infraction aux dispositions
de l’article 145 du CGI ;
o Certaines factures ne renseignent pas sur la
nature des examens effectués ;
o Les factures de vente et leurs encaissements
ne sont pas comptabilisés chronologiquement,
mais en vrac à la fin de chaque mois ;
o Non comptabilisation des encaissements en
espèces au jour le jour, mais de manière
globale à la fin du mois ;
o Non présentation de factures de service de
sous-traitance qui renseignent sur la nature, les
quantités et les prix des prestations rendues ;
o Les encaissements par chèques ne sont pas
retracés par la comptabilité ;
o Les éléments des stocks sont évalués
arbitrairement, et ne correspondent ni aux prix
du jour ni au coût de revient.

2.La dissimulation des ventes dont la


preuve est établie par l’administration :

o Le contrôle des comptes bancaires du


contribuable, en possession de l’administration,
a permis de constater des comptes détenus en
son nom et dont les encaissements, à caractère
répétitif, ne sont pas déclarés. Ces
encaissements constituent des revenus
professionnels imposables à l’impôt sur le
revenu, et ce conformément aux dispositions
de l’article 30-2° du CGI ;
o Le rapprochement du chiffre d’affaires (CA)
déclaré avec celui reconstitué sur la base des
réactifs, laisse apparaitre une différence non
justifiée ;
o Certaines factures de vente, dont les
prestations ont été sous-traitées au Laboratoire
T, sont facturées en dessous du coût de revient
ou à l’identique.

3.Anomalie constatée :

Les prix déclarés dans les factures de vente ne sont pas


fixes et ne respectent pas la nomenclature édictée par
l’arrêté du ministre de la santé n° 1796-03 du 14
joumada II 1426 (21 juillet 2005), fixant la
nomenclature des actes d’analyses de biologie
médicale.

Eu égard aux irrégularités et anomalies relevées,


l’inspecteur a remis en cause la valeur probante de la
comptabilité présentée, et a déterminé les nouvelles
bases imposables d’après les éléments dont dispose
l’administration, et ce en vertu des dispositions de
l’article 213 du CGI ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable précise


que sa comptabilité est tenue en conformité avec la loi
comptable et dans le respect des dispositions légales et
réglementaires en vigueur, et avance les motifs
suivants :
1.Défaut de présentation d’une comptabilité
tenue conformément aux dispositions de
l’article 145 du CGI :

Concernant le défaut de présentation des livres légaux,


le contribuable maintient sa position en rappelant qu’en
vertu de la loi et de la réglementation en vigueur,
notamment l’article 8 de la loi n° 9-88 sur les
obligations du commerçant, il n’est pas tenu de coter et
parapher ces livres. Donc, seules les personnes
physiques ou morales ayant la qualité de commerçant
ont l’obligation de tenir lesdits livres.

S’agissant des notes d’honoraires, des factures de


vente, de sous-traitance, il réitère sa position qui
consiste à rejeter les remarques de l’inspecteur, et
rappelle que la question de confidentialité ne lui est pas
opposée. En effet, d'après le contribuable, pendant la
vérification, les factures ayant fait l’objet de remarques,
ont été remises à l’inspecteur avec les compléments
d’informations, cependant aucune demande de détail
ne lui a été adressée. Il ajoute, en outre, que le ticket
de caisse, dans le cas d’opérations de ventes à des
particuliers, a été avancé dans sa réponse à la première
notification pour affirmer, que malgré la nature d’une
bonne partie de ses clients (des particuliers), il établit
des factures en bonne et due forme.

Pour ce qui est de l’absence de détail (nature de


l’analyse...etc.) dans les factures, il affirme que cette
prétention est fausse et de nature à prêter confusion et
ambiguïté. A ce titre, il précise que le nombre exact de
factures ne comportant pas le détail est très limité.

Quant à la comptabilisation des factures et des


encaissements, le contribuable rappelle que,
concernant le fondement juridique relatif à ce point, la
notification est basée sur les dispositions de l’article
145 du CGI, qui ne considère pas sa manière de
comptabilisation de certaines factures et encaissements
comme une irrégularité. Néanmoins, sa comptabilité est
tenue en se basant sur des journaux auxiliaires qui
détaillent les opérations journalières avec centralisation
en fin du mois.

Pour les factures de sous-traitance, il affirme que les


renseignements ne figurant sur certaines factures de
son sous-traitant, se trouvent bien transcrits sur les
bons de livraison qui attestent la date de livraison qui
constitue, selon la loi fiscal, le fait générateur de l’impôt
considéré.

Concernant les chèques, il précise que certains chèques


(généralement les chèques au porteur) sont encaissés
en espèces à l’agence du client, puis les montants sont
reversés sur son compte personnel et ce, pour éviter les
retours impayés et la difficulté de leur gestion. Les
autres chèques sont remis directement sur le compte
professionnel.

Sur la question de l’évaluation des stocks, il réitère sa


position en rappelant que ses stocks sont évalués au
coût moyen pondéré sachant que les prix d’achat
restent souvent stables et ce, conformément aux
dispositions de la réglementation comptable et fiscale
en vigueur.

2.La dissimulation des ventes dont la


preuve est établie par l’administration :

Concernant les encaissements bancaires, le


contribuable souligne que lesdits encaissements n’ont
pas de caractère répétitif en avançant une partie de ces
encaissements constitue des dettes et remboursements
de prêts qu’il a accordés à certains de ses
connaissances (amis et famille), des encaissements
provenant d’une activité inhérente à une exploitation
agricole et à l’élevage du bétail et une partie des
encaissement proviennent du compte client.

En plus, il exprime son désaccord avec l’inspecteur qui


avance qu’en tant que personne physique soumise au
régime du résultat net réel (RNR), il est tenu de
déclarer en comptabilité, l’ensemble des revenus et
encaissements apparents dans ses relevés bancaires
quel que soit leur nature et ce conformément aux
dispositions des articles 30 et 82 du CGI. Sur ce point, il
note que l’argumentation de T’inspecteur n’est pas en
conformité avec l’article 30 du CGI, car d’après lui, cet
article parle du revenu professionnel et les revenus à
caractère répétitifs et ne parle pas d’encaissements.
Par suite, sa comptabilité est en conformité avec ledit
article vu que l’ensemble de ses revenus professionnels
sont déclarés à l’exception des revenus agricoles
(revenus exonérés). De ce fait, il rejette la considération
des encaissements passés sur son compte personnel
comme des revenus de dissimulation du CA.

S’agissant du rapprochement du CA déclaré avec celui


reconstitué sur la base des réactifs laissant apparaitre
une différence non justifiée, le contribuable avance et
continue à ne pas reconnaître que ledit rapprochement
constitue la conséquence de la reconstitution du CA et
non pas sa cause. En outre, il rappelle que le contrôle
effectué par l’inspecteur est calculé sur des bases
erronées, puisqu’il n’a pris en considération que le
nombre de tests mentionné par le fabricant sur
l’emballage du réactif, alors que le nombre de tests
réellement consommé ou non utilisé dépend de
plusieurs facteurs.

Enfin, pour les factures de vente, dont les prestations


ont été sous-traitées au Laboratoire T, il y a lieu de
préciser que ces prestations sont habituellement
facturées aux clients concernés au prix du laboratoire,
et les prestations relevées par l’inspecteur restent
toujours négligeables. Ces analyses ont été facturées
ainsi pour des raisons de fidélisation de ces patients.

3.Anomalie constatée :

Sue ce point, le contribuable souligne que certaines


analyses, pour certains patients ou organismes font
l’objet de remises exceptionnelles pour les raisons
suivantes :

o Remises accordées pour certaines maladies


chroniques dont essentiellement le diabète qui
touche toutes les catégories sociales ;
o Conventions avec certains centres ou
associations professionnelles, caritatives ou
autres...
o Certains organismes dont essentiellement la E2
;
o Certains super marchés dont le volume de
prestations est important (E3, E4...).

Ceci étant, aucune profession ne peut prétendre


appliquer une tarification unique et identique pour toute
la population confondue car l’enjeu économique est
important et le côté humain doit parfois être présent.

De ce qui précède, le contribuable réitère et précise


que sa comptabilité est tenue en conformité avec la loi
et dans le respect des dispositions légales et
réglementaires en vigueur, et rejette en conséquence
l’ensemble des irrégularités et anomalies notifiées ;
Considérant que les irrégularités notifiées par
l’administration sont prévues par l’article 213 du CGI ;

Considérant que, conformément aux dispositions de


l’article 210 du CGI, l’administration a invité le
contribuable, par lettre du 21/04/2017 sous n°
1658/BPV/MBS, reçue le 24/04/2017, à mettre à la
disposition de l’inspecteur les documents comptables
nécessaires à la vérification dont les livres légaux, les
journaux auxiliaires, les factures de vente, les états de
stocks détaillés, la liste des patients...etc. ;

Considérant que le contribuable n’a pas donné suite à


cette lettre et n’a pas apporté de justifications
probantes permettant la remise en cause des
irrégularités relevées

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir les irrégularités notifiées.

II. Impôt sur le revenu : revenus


professionnels

1.Reconstitution de CA par réactifs

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que,


conformément aux dispositions de l’article 213 du CGI,
les CA avaient été reconstitués sur la base des
quantités consommées des réactifs d’analyse
médicale ;
Attendu que, dans sa requête, le contribuable conteste
ce redressement pour deux raisons. La première est de
forme, et concerne la sincérité de sa comptabilité. La
seconde est de fond, et concerne la méthode
irrationnelle et arbitraire suivie par l’inspecteur. En
effet, il rejette le principe de la reconstitution du CA à
partir de la quantité des réactifs énoncée par le
fournisseur et relate plusieurs erreurs et anomalies
dans l’approche adoptée par l’inspecteur. Le
contribuable rappelle les différences engendrées par
cette méthode de reconstitution par réactifs (Cf.
réponse à la deuxième notification, pages 6 à 19) et
dresse un tableau récapitulatif des montants à
abandonner suite aux erreurs et anomalies qu’il a
relevées (Cf. Page 18) ;

Considérant que les irrégularités relevées et


maintenues permettent la reconstitution des CA, et ce
conformément aux dispositions de l’article 213 du CGI ;

Considérant que, séance tenante, le représentant de


l’administration a souligné qu’une partie des montants
résultant d’erreurs et figurant encore au tableau
récapitulatif avait été abandonnée dans la deuxième
lettre notification ;

Considérant que les montants restants et non


abandonnés par l’administration, constituent des
erreurs commises lors de la reconstitution des CA, et
que ces erreurs ont été justifiées par le contribuable
aussi bien dans sa requête (voir page 18 de sa réponse
à la deuxième lettre de notification), que séance
tenante ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir la reconstitution de CA par réactifs
avec rectification sur la base de sa requête.

Désignation 2013 2014 2015


CA/ Reconstitution par réactifs notifiés 2 569 071.99 2 589 663,39 2 889 577,23
Rectifications à déduire (Cf. P 18 requête) -309 208,00 -176 263,00 -425 734,00
CA/Reconst° par réactifs maintenus 2 259 863,99 2 413 400,39 2 463 843,23

2.Reconstitution de CA sous-traitance

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que


l’examen des analyses sous- traitées au Laboratoire T,
faisait apparaître des facturations, à ses clients, à
l’identique ou en dessous des prix facturés par le
Laboratoire. Il a ainsi reconstitué les CA relatifs à la
sous-traitance en appliquant aux achats de prestations
de services, un taux de marge de 10% ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable maintient


sa position du fait que la même analyse réalisée au
niveau de son laboratoire, peut être effectuée en
dehors de celui-ci sans qu’il y ait pour autant un taux de
marge fixe imposable. Il confirme donc que les prix
pratiqués aux analyses sous-traitées sont des prix bien
étudiés en fonction de la nature de l’analyse et la
qualité du patient et par conséquent, il rejette cette
reconstitution arbitraire et non réaliste ;

Considérant que les irrégularités relevées et


maintenues permettent la reconstitution des CA, et ce
conformément aux dispositions de l’article 213 du CGI ;

Considérant que le contribuable n’a pas justifié


l’application de marge sur ses ventes d’analyses sous-
traitées ;
Considérant que la marge de 10% appliquée aux achats
de prestations sous-traités pour reconstituer les CA y
afférents, est raisonnable et non exagérée ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir la reconstitution de CA sous-traitance.

3.Revenus à caractère répétitif

Attendu que l’inspecteur a notifié au contribuable que


les informations en possession de l’administration
faisaient état de comptes bancaires détenus par ce
dernier (Cf. première lettre de notification : 4 comptes
bancaires) et dont les encaissements n’avaient pas été
déclarés. L’exploitation des relevés bancaires en
question a permis de relever des encaissements à
caractère répétitif non justifiés que l’inspecteur a
appréhendé en tant que revenus professionnels, et ce
conformément aux dispositions de l’article 30-2 du CGI ;

Attendu que, dans sa requête, le contribuable rejette ce


redressement en avançant les mêmes motifs cités plus
haut, dans le paragraphe traitant les irrégularités
relevées ;

Considérant que le contribuable n’a pas présenté de


preuves ou d'arguments probants permettant de
justifier sa position et remettre en cause les revenus à
caractère répétitif notifiés ;

Considérant que les déclarations sur l’honneur,


présentées à l’appui des remboursements de dettes à
caractère personnel, ne sont pas probantes, car elles
sont datées postérieurement aux présumées dettes et à
la date de la première lettre de notification reçue le
04/08/2017 ;

Considérant que le contribuable n’a déclaré aucun


revenu agricole au titre de la période vérifiée ;

Considérant que le contribuable n’a pas apporté de


preuve probante pouvant justifier un quelconque
revenu agricole provenant de récoltes, d’élevage ou
autre activité agricole, et que le fait d’être, seulement,
propriétaire d’un terrain agricole ne signifie pas
automatiquement disposer de revenus agricoles ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé de
maintenir les revenus à caractère répétitif
notifiés.

Redressements sur revenus professionnels

Désignation 2013 2014 2015


CA/Reconstitution par réactifs (1) 2 259 863,99 2 413 400,39 2 463 843,23
CA/ Reconstitution sous-traitance (2) 44 586,30 85 019,00 85 459,00
CA déclaré (3) 1 708 284,00 1 816 545,00 1 847 370,00
CA hors reconstitution (4) 76 370,00 91 540,00 147 970,00
Redressements sur CA maintenus (1)+(2)+(4)-(3) 672 536,29 773 414,39 849 902,23
Revenus à caractère répétitif maintenus 1 631 342,80 3 602 858,20 2 557 563,00
Déductions accordées pour éviter double emploi -672 536,29 -773 414,39 -849 902,23
Redressements sur revenus professionnels 1 631 342,80 3 602 858,20 2 557 563,00

III. Examen de l’ensemble de la situation


fiscale (EESF)
Attendu qu’en application des dispositions de l’article 216 du CGI, il a été procédé à l’EESF du
contribuable. Il ressort de cet examen que son revenu global déclaré, au titre des exercices 2013 à
2015, n’est pas en rapport avec ses dépenses telles que définies à l’article 29 du CGI :

Désignation 2013 2014


Ressources 354 161,32 484 996,50
Dépenses 533 502,50 363 600,00
Disponibilités non justifiées 179 341,18 0,00

Attendu que, dans sa requête, le contribuable a rejeté


les résultats de l’EESF en avançant que toutes ses
dépenses, au titre des exercices 2013 et 2015, étaient
justifiées ;

Considérant que les revenus à caractère répétitif,


réintégrés au résultat fiscal des exercices concernés,
sont considérés comme ressources à prendre en
compte dans le calcul des disponibilités non justifiées ;

Considérant que ces ressources couvrent largement les


disponibilités non justifiées, notifiées par
l’administration au titre des exercices 2013 et 2015 ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration et le
contribuable, examiné les éléments du dossier et
analysé les arguments présentés par chacune des
parties au litige ; et après délibération, a décidé
d’abandonner le redressement découlant de
l’examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable

Désignation 2013 2015


Ressources notifiées 354 161,32 455 971,81
Revenus à caractère répétitif maintenus 1 631 342,80 2 557 563,00
Ressources (1) 1 985 504,12 3 013 534,81
Dépenses (2) 533 502,50 1 113 600,00
Disponibilités non justifiées (2)-(1) 0,00 0,00
Compte tenu de ce qui précède, les bases retenues par
la sous-commission sont récapitulées dans la tableau ci-
joint.

Le Président

M. G.H

Les Membres
M. B.D

M. B.I
Réference du dossier: MjAxOS0yMDU=

LA COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL


Séance du 24/07/2019

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Société E
Siège social : MOHAMMEDIA
Nature de l'impôt : IS, IS/PA et TVA
Exercices vérifiés : 2014 à 2017

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a reçu la deuxième
lettre de notification en date du 08/01/2019 et a
répondu à ladite lettre en date du 07/02/2019 en
introduisant son pourvoi devant la Commission
Nationale du Recours Fiscal ;

Attendu que les documents relatifs à la procédure


contradictoire et la requête de la société ont été
transmis par l’administration fiscale en date du
02/05/2019 ;

Attendu que le présent dossier programmé initialement,


pour la séance du 24/07/2019 pour être examiné par la
sous-commission ;

Attendu qu’à cette date, la sous-commission a pris acte


de la présence des représentants de l’administration et
de la société ;

Attendu que les représentants de la profession, dûment


convoqués, ont été présents ;

Après délibérations ;
Constatant que les documents relatifs à la procédure
contradictoire et la requête de la société ont été
transmis par l’administration fiscale dans le délai légal
de trois (3) mois prévu par les dispositions de l’article
226 du CGI, et que la société a répondu à la deuxième
notification dans le délai imparti de 30 jours prévu par
le même article et que le quorum légal lui permettant
de délibérer est atteint ;

La sous-commission a décidé de passer à l'examen des


points litigieux soumis à son appréciation quant au fond

Au fond :
I- Impôt sur les sociétés :
A- Redressements :
A-1 Produits financiers :
A-1 -1 - Intérêts sur immobilisations incorporelles fictives

Attendu que lors du contrôle, l’inspecteur a constaté


qu’en 2015 la société a procédé à la libération du
capital par l’inscription à l’actif des immobilisations
incorporelles comme suit :

* Immobilisations en recherches et développements


d’un montant de 40 000 000,00 dhs
* Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires d’un
montant de 30 000 000,00 dhs
* Fonds Commercial d’un montant de 30 000 000,00
dhs

Il a ajouté que son activité en tant que loueur de locaux


professionnels est loin d’avoir une relation entre ces
investissements et le besoin de son exploitation et vu la
nature de ces immobilisations incorporelles et en
l’absence de pièces justificatives probantes de leur
comptabilisation le 31/12/2015,il a considéré le
montant y afférent comme une mise à disposition de
fonds génératrice d’intérêts financiers calculés au taux
moyen pratiqué par E1 soit 6,25% en 2016 et 6% en
2017

Attendu que la société E a contesté, dans sa requête


devant la CNRF cette réintégration en précisant qu’il
s’agit d’immobilisations ayant fait l’objet d’une
évaluation libre sans incidence fiscale et que ces
éléments incorporels n’existent pas sous forme
matérielle et ne peuvent pas être considérés comme
fictifs ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par


l’inspecteur et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
d’abandonner le redressement notifié par
l’administration fiscale au motif l’absence d’incidence
fiscale des immobilisations incorporelles inscrits à l’actif
de la société.
A-1 -2 Divers débiteurs :

Attendu que l’inspecteur a constaté que le poste « 3488


» fait état d’un solde débiteur durant la période du
contrôle fiscal, le défaut de justification de ce solde en
plus des charges financières que la société supporte à
l’occasion des emprunts contractés. Il a considéré ce
montant comme étant un placement de fonds passible
d’intérêts financiers calculés au taux moyen pratiqué
par E1 soit 5,73% en 2014, 6% en 2015, 6,25% en 2016
et 6% en 2017;

Attendu que la société E a contesté, dans sa requête


devant la CNRF cette réintégration en précisant que le
compte « Divers débiteurs » représente la situation
inverse du compte « Fournisseurs Créditeurs » et que
les créances et les dettes commerciales sont assujetties
aux dispositions de l’article 5 du Code de commerce ;

Considérant qu’il s’agit des créances génératrices


d’intérêts et que leur non application constitue une
libéralité non admise fiscalement ;

Considérant que le taux d’intérêt appliqué par


l’inspecteur est normal et correspond au taux du
marché financier ;

Pour ces considérants, la sous-commission a décidé de


maintenir le redressement notifié afférent aux intérêts
débiteurs.
A-2 Comptes de charges :
A-2-1 TVA sur charges non déductibles :

Attendu que l’inspecteur a constaté que les charges


sont comptabilisées TTC du fait que la société s’est
permise de considérer son activité hors champs
d'application de la TVA. Il a procédé à la réintégration
de la TVA grevant ces charges ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce chef de redressement en soulignant
que la location des locaux non équipés n'est pas
assujettie à la TVA. La taxe grevant les charges n’est
pas récupérable en matière de TVA et donc déductible
en matière d’IS ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du redressement notifié par l’administration
fiscale au motif qu’il s’agit effectivement de la TVA non
récupérable et donc déductible en matière d’impôt sur
les sociétés
A-2-2 Dettes prescrites :

Attendu que le contrôle des comptes fournisseurs a


permis à l’inspecteur de constater qu’en 2016 certaines
dettes antérieures aux exercices vérifiés n’ont subi
aucun mouvement et n’ont jamais été régularisés. A
défaut de justifications du non paiement de ces dettes,
l’inspecteur a réintégré les montants y afférents en tant
que produits non courants en vertu des dispositions de
l’article 5 du code de commerce ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce chef de redressement en soulignant
que les dettes ne peuvent être considérées comme
prescrites que si ce fait est prononcé par un jugement
du tribunal ;

Considérant que les obligations nées, à l’occasion de


leur commerce entre commerçants se prescrivent par
cinq ans et ce conformément des dispositions de
l’article 5 titre I du livre premier de la loi n°15-95
formant code de commerce ;

Pour ces considérations, la sous-commission a décidé


de maintenir le redressement notifié par
l’administration fiscale.

B- Avantage de l’augmentation du capital social :

Attendu que l’inspecteur a constaté que les conditions


d’exigibilité pour le bénéfice de la réduction de l’impôt
sur les sociétés suite à l’augmentation du capital ne
sont pas remplies par la société à savoir :

* L’augmentation du capital doit être effectuée par


apports en numéraires et /ou par l’incorporation des
créances des comptes courants d’associés ;
* Le capital social (y compris l’augmentation) doit être
entièrement libéré au cours de l’exercice concerné par
ladite augmentation ;

Par conséquent, il a rappelé le montant dont a bénéficié


la société indûment ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce rappel en rappelant que les
exercices 2010 et 2011 sont prescrits et les données les
concernant ne peuvent être soulevées dans le contrôle
fiscal initié par l’avis de vérification des exercices 2012
à 2017 et que le rappel notifié a été déjà effectué par le
service d’assiette de Mohammedia et a fait l’objet de
dégrèvement par la Direction Générale des Impôts ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du rappel notifié par l’administration fiscale
au motif qu’il s’agit d’un rappel notifié par le service
d’assiette dont la société a déjà contesté et a fait l’objet
de dégrèvement décidé par l’administration fiscale.

Il Taxe sur la valeur ajoutée :


TVA sur chiffre d’affaires taxable :

Attendu que l’inspecteur a constaté que la société a


déclaré son chiffre d'affaires parmi les opérations
situées hors champs d’application de la TVA alors que le
contrat de bail immobilier concernant les locaux
générateurs du chiffre d’affaires précise que la
désignation du bien immobilier porte sur un terrain
avec des constructions édifiées sur propriété dite S dont
les parts divises constituent une unité industrielle
d’abattage avicole. Par ailleurs, les contrats de bail
conclus avec les sociétés E2 et E3 stipulent que les
locaux loués peuvent être utilisés exclusivement à
usage commercial, industriel ou de bureaux. De ce fait,
l’inspecteur a soumis le chiffre d’affaires réalisé par la
société à la TVA au taux de 20% ;

Attendu que la société E a contesté dans sa requête


devant la CNRF, ce rappel de TVA en précisant que la
location des locaux non équipés n’est pas assujettie à la
TVA et ce conformément aux dispositions de l’article
89-10° du CGI ;

Après avoir analysé les arguments évoqués par les


deux parties et examiné les documents de procédure et
après délibération, la sous-commission a décidé
l’abandon du rappel notifié par l’administration fiscale
dans la mesure où le local en question n’est pas
aménagé et donc le loyer n’est pas assujetti à la TVA.
TVA sur Intérêts sur immobilisations incorporelles fictives

La sous-commission après avoir étudié les éléments du


dossier et après délibération, a décidé d’abandonner le
rappel de TVA sur les intérêts sur immobilisations
incorporelles fictives et ce pour les mêmes motifs
évoqués au niveau de l’impôt sur les sociétés.
TVA sur intérêts débiteurs :

La sous-commission après avoir étudié les éléments du


dossier et après délibération, a décidé de maintenir le
rappel de TVA sur les intérêts débiteurs et ce pour les
mêmes motifs évoqués au niveau de l’impôt sur les
sociétés.
III - Redressements en matière de l’I.S retenu à la
source

Attendu qu’en vertu des dispositions de l’article 222 du


CGI, l’inspecteur a considéré que les redressements
notifiés au titre de l’I.S ont une incidence sur la base
des produits des actions, et par conséquent ils sont
considérés comme des bénéfices distribués passibles
de l'IS selon la retenue à la source prévue à l’article 19
du CGI ;

Attendu que la société conteste les droits notifiés pour


les mêmes motifs évoqués à la partie concernant l’I.S ;

Après avoir entendu les deux parties, analysé les


éléments du dossier, la sous- commission a décidé
après délibération, de maintenir les redressements à
l’instar de l’I.S ayant une incidence sur la base de la
retenue sur les produits des actions, parts sociales et
revenus assimilés conformément aux dispositions du
CGI.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous- commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

PRESIDENT
M. A . E

MEMBRES

M. K . B
M. O . B
Réference du dossier: MjAyMC00NDc=

La Commission Nationale Du Recours Fiscal

Séance du 02/09/2021

I- Désignation du contribuable :
Raison sociale : Société E

Siège social : Casablanca

Nature de l'Impôt : IS, RALS/PA et TVA

Exercices vérifiés : 2014 à 2016

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société a reçu la 2ème lettre de
notification le 17/03/2020, a répondu en date du
16/04/2020 et a demandé le recours auprès de la
Commission Nationale du Recours Fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire et la requête de la société ont
été transmis par la Direction Générale des Impôts à la
CNRF en date du 07/09/2020, en raison de l’état
d’urgence sanitaire lié au Covid 19 (cf. décret-loi n° 2-
20- 292 du 23 Mars 2020 relatif à la déclaration de
l’état d’urgence sanitaire) ;

Attendu que le présent dossier programmé,


initialement, pour la séance du 06/05/2021 pour être
examiné par la sous-commission, a été reporté au
01/07/2021 puis au 02/09/2021, à la demande de la
société ;
Attendu qu’à la date de la séance, la sous-commission a
pris acte de la présence des représentants de
l’administration et de la société ;

Attendu que la sous-commission a pris acte de la


présence de l’un des membres représentants des
contribuables et de l’absence de l’autre membre,
dûment convoqué ;

Après délibérations ;

Constatant que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l'Administration fiscale dans le délai légal vu l’état
d’urgence sanitaire, que la société a répondu à la
deuxième lettre de notification dans le délai imparti de
30 jours et que le quorum légal lui permettant de
délibérer est atteint ;

La sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
I – Anomalies
Attendu que l’inspecteur a notifié que l’examen de la
comptabilité de la société au regard de l’Impôt sur les
sociétés, la Taxe sur la Valeur Ajoutée et de la retenue
sur les produits des actions, au titre des exercices 2014
à 2016, a permis de relever des irrégularités qui
remettent en cause sa valeur probante, et permettent
la reconstitution de son chiffre d’affaires conformément
aux dispositions de l’article 213 du CGI, et qui se
présentent comme suit : (Cf. détail lettres de
notifications)

1- Insuffisance du chiffre d’affaires déclaré, relatif à la


cession d’un appartement (TF N°xxx) en 2016, non
déclarée selon des recoupements en possession de
l’administration ;

2- Le prix de vente du mètre carré déclaré relatif aux


ventes de certains appartements est insuffisant par
rapport au référentiel des prix de la même zone et aux
prix de vente pratiqués pour d’autres appartements du
même projet ;

3- Le solde du poste « Clients et compte rattachés » ne


représente pas le solde réel des créances de la société,
puisque seul le reliquat restant dû de la créance
relative à la cession du TF N°xxx, de 290.000,00 DH
représente le solde réel du poste, alors que le solde à
l’actif du bilan est de 535.278,48 DH ;

4- Absence des états de stocks, détaillés en quantités


et en valeurs des appartements à vendre. Le livre
d’inventaire comporte uniquement les transcriptions de
l’actif, du passif et CPC, en infraction aux dispositions
des articles 145 et 213 du CGI ;

Attendu que la société a contesté ces anomalies en


soulignant que sa comptabilité est tenue conformément
aux dispositions légales et réglementaires, appuyée de
pièces justificatives et ne comporte aucune des
irrégularités prévues par l’article 213 du CGI. Elle ajoute
que :

1- L’insuffisance du chiffre d’affaires déclaré : Il s’agit


d’une vente d’un appartement déclarée hors délai au
titre de l’exercice 2017 ;

2- Le référentiel des prix des transactions immobilières


fixé par l’administration fiscale est une simple donnée
indicative et non une loi, puisqu’il n’est pas opposable à
l’administration elle-même. Les différences ou écarts
des prix de vente pratiqués dépendent de la nature des
biens, le niveau, la superficie et le standing ;
3- Solde du compte client au 31/12/2016 : elle avance
que cette anomalie est sans objet du fait que l’analyse
de ce compte devait porter sur la période de douze
mois et non sur une seule opération et cette opération
ne revêt pas un caractère répétitif et que le solde est
réel et ne constitue pas une anomalie au sens des
dispositions de l’article 213 du CGI ;

4- Les états d’inventaires détaillés en quantités et en


valeurs ont été mis à la disposition de l’inspecteur lors
du contrôle sur place ;

(Cf. détail réponses de la société)

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé le maintien de la remise en
cause de la valeur probante de la comptabilité de la
société au motif qu’elles sont graves au sens de l’article
213 du CGI, notamment la dissimulation de ventes dont
la preuve est établie par l’administration, en
l’occurrence la non déclaration de la cession d’un
appartement en 2016.

II- Impôt Sur Les Sociétés :


1- Reconstitution du chiffre d’affaires
Attendu que l’inspecteur a notifié que le prix de vente
du m déclaré des appartements cédés est minoré,
2

d’une part, par rapport à leur situation et leur standing


et d’autre part, par rapport au référentiel des prix des
transactions immobilières de Mohammedia qui est de
12.000,00 DH/m . Ainsi, la reconstitution des chiffres
2

d’affaires a été effectuée en retenant un prix de vente


de 11.500,00 DH/m , représentant la moyenne du prix
2

de cession pratiqué par la société et le référentiel des


prix. Par conséquent, l’insuffisance déterminée par
rapport aux cessions dont le prix au m est inférieur au
2

prix retenu de 11.500,00 DH/m , considérée en tant que


2
complément de chiffre d’affaires, a été réintégrée au
résultat fiscal de l’exercice 2016 ;

Attendu que la société a contesté ce redressement en


arguant que :

 Aucun motif valable prévu par l’article 213 du CGI,


n’a été avancé pour rejeter sa comptabilité qui est
tenue conformément aux dispositions de la loi 9-88
relative aux obligations comptables des
commerçants et du CGI, notamment l’article 145 ;
 La reconstitution opérée revêt un caractère
forfaitaire ;
 L’insuffisance du chiffre d’affaires devrait
correspondre aux résultats des recoupements ;

Considérant que la reconstitution du chiffre d’affaires a


été effectuée sur une base forfaitaire, issue de la
moyenne entre le référentiel de prix, limitativement
opposable à l’administration, et le prix de vente
pratiqué par la société ;

Considérant que l’administration fiscale n’a pas apporté


les comparables nécessaires à la remise en cause du
prix pratiqué par la société ;

Considérant que les prix de ventes des appartements


dépendent de différents paramètres, notamment la
superficie, le niveau (étage), l’orientation ou
l’exposition (ensoleillement), etc. ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé l’abandon de la reconstitution du chiffre
d’affaires de la société.
2- Chiffre d’affaires non déclaré (cession TF n°xxxx)
Attendu que l’inspecteur a notifié que le chiffre
d’affaires recoupé en possession de l’administration est
supérieur au montant du chiffre d’affaires figurant sur la
déclaration de la société au titre de l’exercice 2016,
l’écart correspond à la cession de l’appartement, objet
du TF n°xxxx d’un montant de 740.000,00 DH, non
déclarée. Ainsi, il a procédé à la réintégration de la
vente de cet appartement non déclarée (Cf. détail
lettres de notification) ;

Attendu que la société a contesté ce redressement en


arguant que cette vente immobilière a été déclarée en
2017, en raison de la lenteur des formalités
administratives qui n’a pas permis la réception du
contrat de vente à temps ;

Considérant que la cession de l’appartement en


question a été effectuée en 2016, et le contrat de vente
a été signé et enregistré en 2016 ;

Considérant que par respect au principe de la


spécialisation des exercices, ladite cession devait être
déclarée au titre de l’exercice 2016 et non pas au titre
de l’exercice 2017 ;

Considérant que l’exercice 2017 n’est pas soumis à la


vérification fiscale ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé le maintien du redressement notifié au titre de
la cession de l’appartement non déclarée.
3- Charges non liées à l’exploitation
a- Frais de déplacement
Attendu que l’inspecteur a notifié que la société a
comptabilisé en 2014 au compte « 6143000000 -
Déplacements, missions et réceptions », une charge
relative à un déplacement de M. B à l’étranger (Malaisie
et Arabie Saoudite), dont l’engagement pour les besoins
de l’exploitation n’a pas été justifié. De ce fait il a
procédé à sa réintégration, conformément aux
dispositions des articles 10-I-B et 11-IV du CGI ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


avançant que l’exercice 2014 est couvert par la
prescription ;

Considérant que l’exercice 2014, n’est pas prescrit


conformément aux dispositions de l’article 232-III du
CGI ;

Considérant que la société n’a apporté aucune


justification concernant le lien de ladite charge de
déplacement avec l’exploitation ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé le maintien du redressement notifié à ce titre ;
b- Redevances crédit-bail non liées à l’exploitation
Attendu que l’inspecteur a notifié que la société a
comptabilisé en 2015 et 2016, des charges concernant
des redevances de crédit-bail de la voiture V2, non
utilisée pour les besoins de l’exploitation. Ainsi, il a
considéré que ces charges revêtent le caractère de
libéralités et sont donc non déductibles conformément
aux dispositions des articles 10-I-B et 11-IV du CGI, d’où
leur réintégration ;
Attendu que la société a contesté ce redressement en
arguant qu’il est sans fondement juridique du fait que
les redevances du véhicule V2 sont des charges
déductibles puisqu’elles respectent les conditions de
déductibilité stipulées par l’article 10 du CGI ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé l’abandon de ce
redressement au motif que l’administration n’a apporté
aucune preuve justifiant l’absence de lien avec
l’exploitation desdites redevances de crédit-bail du
véhicule en question.
c- Dotations aux amortissements relatives à l’acquisition d’une
voiture V2
Attendu que l’inspecteur a notifié que les dotations aux
amortissements relatives à l’acquisition du véhicule «
V1 » ne sont pas admises en déduction fiscale du fait
qu’elles ne sont pas liées à l’exploitation,
conformément aux dispositions des articles 10-1- B et
11-IV du CGI. Ainsi, il a procédé à leur réintégration ;

Attendu que la société a contesté ce redressement en


avançant qu’il est sans fondement juridique du fait que
les dotations aux amortissements du véhicule « V2 »
sont des charges déductibles puisqu’elles respectent
les conditions de déductibilité stipulées par l’article 10
du CGI ;

Considérant que le véhicule en question a été


immobilisé à l’actif de la société ;

Considérant que la société a le droit de pratiquer et de


comptabiliser les dotations aux amortissements
concernant ladite voiture ;
Considérant que les dotations aux amortissements des
biens immobilisés constituent des charges
d’exploitation déductibles du résultat fiscal ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


analysé les arguments des deux parties, étudié les
éléments de la procédure et après délibération, a
décidé l’abandon du redressement notifié à ce titre.
d- Charge relative à l’installation d’une cuisine
Attendu que l’inspecteur a notifié que la société a
comptabilisé en 2015 dans le compte « 6121000000-
Achats de matières premières» une charge relative à
l’installation d’une seule cuisine dont la facture n°
F°XXX, n’est pas établie au nom de la société. Ainsi,
cette charge n’étant pas admise en déduction du
résultat fiscal de la société, a été réintégrée,
conformément aux dispositions de l’article 11-111 du
CGI ;

Attendu que la société a rejeté ce redressement en


arguant que ladite cuisine est installée dans un
appartement témoin exposé à la vente et que la facture
n°XXX du 07/10/2015 est libellée à la fois au nom du
gérant et de la société ;

La sous-commission après avoir analysé les arguments


des deux parties étudié les éléments de la procédure et
après délibération, a décidé le maintien de ce
redressement au motif que :

o La facture n’est pas libellée au nom de la société ;


o La société n’a apporté aucune justification
prouvant que ladite charge est liée à l’exploitation.
III- IS- Retenu à la source sur le produit des actions,
parts sociales et produits assimilés
Les redressements maintenus par la sous-commission
au niveau de l’impôt sur les sociétés, ayant une
incidence sur la base des produits des actions, parts
sociales et revenus assimilés, sont passibles de la
retenue à la source, en vertu des dispositions des
articles 13 et 222-B du CGI.

IV- Taxes sur la Valeur Ajoutée


1- TVA / Reconstitution du chiffre d’affaires
La sous-commission après avoir entendu les deux
parties, analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé l’abandon
du rappel de TVA relatif à la reconstitution du chiffre
d’affaires, et ce pour les mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur les sociétés.
2- TVA/ Cession non déclarée (TF n°XXXX)
La sous-commission après avoir entendu les deux
parties, analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé le
maintien du rappel de TVA relatif à la cession non
déclarée de l’appartement objet du TF n°XXX, et ce
pour les mêmes motifs évoqués au niveau de l’impôt
sur les sociétés.
3- TVA/Charge relative à l’installation d’une cuisine
La sous-commission après avoir entendu les deux
parties, analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération, a décidé le
maintien du principe du rappel de TVA relatif à
l’installation d’une cuisine en 2015, et ce pour les
mêmes motifs évoqués au niveau de l’impôt sur les
sociétés. Toutefois, le rappel en question ne concerne
pas l’année 2016, mais l’année 2015, au titre de
laquelle, l’administration n’a notifié aucun rappel de
TVA, d’où son abandon.
4- TVA sur encaissements non déclarés
Attendu que l’inspecteur a notifié que le rapprochement
entre le montant de la TVA sur les cessions encaissées
au titre de 2016 et celui de la TVA déclarée a fait
ressortir une TVA encaissée non déclarée d’un montant
de 435.737,71 DH, qu’il a rappelée ;

Attendu que la société a contesté ce rappel en


avançant que :

o La notification ne spécifie ni le détail ni le mode de


calcul de la TVA encaissée, contrairement aux
dispositions de l’article 220 du CGI ;
o Le montant de la TVA déclarée retenu par
l’inspecteur pour la détermination de l’écart de la
TVA encaissée non déclarée, est erroné, du fait que
la TVA figurant sur ses déclarations est de
2.155.078,92 DH ;

La sous-commission, après avoir entendu les deux


parties et analysé les documents de la procédure
contradictoire et après délibération a décidé l’abandon
du rappel de TVA encaissée non déclarée au titre de
l’année 2016, en l’absence de justification du détail des
données, base de la détermination de la TVA encaissée
non déclarée.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

Président
M. A . N
Membres
Mme N . H
MM.I
M. A . C
Réference du dossier: MjAyMC0zMTQ=

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 23/06/2021

I- Désignation du contribuable :
Nom ou Raison sociale : Mr. K . M
Adresse : Mohammedia
Nature de l'Impôt : IR; TVA et Examen de l’ensemble de
la situation fiscale
Exercices vérifiés : 2015 à 2018

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que le contribuable susvisé a introduit son
pourvoi devant la Commission Nationale du Recours
Fiscal par requête reçue par l'Administration Fiscale en
date du 06/02/2020 en réponse à la 2eme lettre de
notification reçue le 09/01/2020 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par la
Direction Générale des Impôts en date du 14/07/2020 ;

Attendu que le dossier programmé initialement pour la


séance du 31/03/2021 a été reporté au 23/06/2021 à la
demande du contribuable

Attendu qu’à la date du 23/06/2021, la sous-


commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration fiscale, de la société,
et de l’un des membres représentants des
contribuables dûment convoqués ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, ont été absents ;

Après délibérations ;
Constatant que les documents de la procédure ont été
transmis par la Direction Générale des Impôts dans le
délai légal de trois (3) mois prévu par les dispositions
de l’article 226-II du Code Général des Impôts et que le
contribuable a demandé le recours devant la CNRF dans
le délai imparti de 30 jours prévu par l’article 220-II du
CGI et que le quorum légal lui permettant de délibérer
est atteint ;

La Sous-commission a décidé de passer à l'examen du


litige quant au fond ;
Au fond :
I- Irrégularités
Attendu que l’inspecteur des impôts a relevé des
irrégularités qu’il considère comme graves et qui
remettent en cause la valeur probante de la
comptabilité du contribuable, à savoir :

I- Défaut de respect des dispositions de l'article 145 du


CGI
1- Tenue des Livres légaux
Le défaut de présentation des livres journal et
d’inventaire côtés et paraphés, ce qui constitue, une
infraction aux dispositions de la loi comptable n° 9/88,
complétée et modifiée par la loi n° 44/03, relative aux
obligations comptables des commerçants.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


aux motifs :

 qu’il n’est pas tenu de faire coter et parapher ses


livres légaux vu qu’il réalise un chiffre d’affaires
annuel n’excédant pas 2 Millions de DH ;
 les dispositions de l’article 210 du CGI, qui
précisent qu'à défaut de présentation d’une partie
des documents comptables et pièces justificatives
prévus par la législation et la réglementation en
vigueur au cours de la vérification d’un exercice
donné, le contribuable est invité dans les formes
prévues à l’article 219 du CGI, à produire ces
documents et pièces dans un délai de trente (30)
jours à compter de la date de réception de la
demande de communication desdits documents et
pièces. Cependant, le contribuable certifie, qu'il n'a
pas reçu aucun document justifiant avoir failli à ces
obligations. Au contraire, tous les documents
comptables et pièces justificatives ont été
présentés à Madame l’inspecteur lors de sa 1 ère
intervention.

2- Défaut de respect du principe de rattachement des charges


Attendu que l’inspecteur a constaté le défaut de
respect du principe de rattachement des charges. En
effet, les charges doivent normalement être déduites
du résultat de l'exercice au cours duquel elles peuvent
être considérées comme engagées par l'existence
d'une dette certaine dans son principe et dans son
montant.

Elle a ajouté que ces règles présentent un caractère


impératif, de telle sorte que les entreprises ne peuvent
déduire des résultats d'un exercice les charges
remontant aux exercices antérieurs.

A défaut de rattachement, cela constitue, une infraction


qui remet en cause la valeur probante de la
comptabilité.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que le défaut de respect de rattachement des
produits et des charges à leurs exercices d'origine, ne
constitue nullement une infraction ou anomalie.
Il s'agit tout simplement d'une erreur comptable qui
doit faire l'objet de correction, que ce soit par
l'Administration Fiscale lors du contrôle externe ou par
le contribuable lui-même.

D'ailleurs, une simple lecture du tableau n°2 " COMPTE


PRODUITS ET CHARGES" de la liasse fiscale, état
Modèle M1, infirme fortement ses propos. En effet, et
selon ledit tableau, le total des charges de l'exercice est
constitué des charges propres à l'exercice + les
charges concernant les exercices précédents.

Aussi, le contribuable demande le bénéfice du principe


de correction symétrique, par le biais du rattachement
des intérêts d'emprunt à son exercice d'origine « 2017
» au lieu de l'exercice « 2018 », et d'opérer une
déduction au titre de l'exercice 2018. Il s'agit en
substance de rectifier les résultats des exercices non
prescrits.

Le contribuable rappelle que la Charte du contribuable


(en matière de contrôle fiscal à la page 10- 4°, DROIT
DE RECTIFICATION DES ERREURS) stipule que « le
vérificateur peut rectifier des erreurs et omissions qu’il
constate lors de l’opération de vérification et qui
peuvent être en faveur du contribuable. »
3- Défaut de constatation des comptes bancaires dans la
comptabilité
Attendu que l’inspecteur a constaté la non-
comptabilisation des comptes bancaires ci-après
énumérés :

 E1 compte n° xxxxxxxxxxxxx
 E1 compte conjoint n° xxxxxxxxxxxxx
 E1 compte conjoint n° xxxxxxxxxxxxx
Dans sa 2ème notification, Madame l’inspecteur a
avancé que la liberté de choix et la séparation des
patrimoines privés et l’actif commercial, ne reposent
sur aucun fondement juridique et fiscal.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que :

 L'actif de l'entreprise se compose en principe des


seuls éléments que l'exploitant a inscrits à son
bilan. L'exploitant dispose ainsi d'une liberté de
choix pour répartir ses biens entre son actif
commercial et son patrimoine privé. Le choix
exercé constitue une décision de gestion opposable
tant à l'exploitant qu'à l'Administration Fiscale ;
 La position de Madame l’inspecteur est ambigüe,
pour la simple raison qu’elle a reconnu
expressément dans sa 2ème notification pages 6,7
et 8, qu’il y a une distinction entre le patrimoine
professionnel et privé de l’exploitant. En effet,
Madame l’inspecteur a abandonné les
redressements relatifs aux dépenses qui
concernent l’examen d’ensemble de ma situation
fiscale, volet DEPENSES, points ACQUISITION DES
BIENS IMMEUBLES et TRAVAUX D’AMENAGEMENT
ET CONSTRUCTION. Il est clair qu’elle est
convaincue qu’il y a une distinction entre le
patrimoine professionnel et privé de l’exploitant.

4- Dissimulation de revenus dont la preuve est établie par


l'Administration Fiscale
Attendu que le contrôle effectué par l’inspecteur des
comptes bancaires a permis de constater que certains
encaissements ont été effectués dans un compte
bancaire non comptabilisé : compte bancaire
n°xxxxxxxxxxx à E2. à Mohammedia. Ces
encaissements à caractère répétitif non déclarés,
constituent un revenu professionnel qui doit faire l'objet
de réintégration, conformément aux dispositions de
l'article 30-2° du CGI.

Attendu que le contribuable a rejeté cette irrégularité


au motif que cette méthode n’est valable qu’à trois
conditions :

 la comptabilité est irrégulière ;


 Il y a confusion dans les comptes bancaires entre
l’usage professionnel et l’usage privé ;
 L’origine des encaissements et des apports n’est ni
justifiée ni identifiée.

Considérant que l'inspecteur n'a pas invité le


contribuable à produire les documents comptables
réclamés et ce, conformément aux dispositions de
l’article 210 du CGI ;

Considérant que le défaut de présentation des livres


journal et d’inventaire côtés et paraphés n'a d’impact ni
sur le chiffre d'affaires, ni sur le résultat fiscal ;

Considérant que le défaut de rattachement des charges


d'intérêts à l'exercice de leur engagement constitue
une erreur comptable, qui doit faire l'objet de correction
symétrique par l'inspecteur ;

Considérant que la Charte du contribuable (en matière


de contrôle fiscal à la page 10- 4°, DROIT DE
RECTIFICATION DES ERREURS) stipule que « le
vérificateur peut rectifier des erreurs et omissions qu’il
constate lors de l’opération de vérification et qui
peuvent être en faveur du contribuable. » ;

Considérant que la Direction Générale des Impôts :


 Dans la note circulaire 717 (tome 1 ; pages 245 et
246) fait une distinction claire entre les BIENS
FIGURANT À L'ACTIF DE L'ENTREPRISE et les BIENS
FIGURANT DANS LE PATRIMOINE PRIVÉ D'UNE
PERSONNE PHYSIQUE ;
 Dans sa réponse du 22/08/2012 relative à la
demande d'éclaircissement des dispositions de
l'article 247- XVII DU CGI stipule ce qui suit : «
Etant précisé que le patrimoine professionnel
s’entend des biens nécessaires à l’exercice par leur
propriétaire d’une activité commerciale,
industrielle, artisanale, libérale ou de prestation de
services.

A cet effet, l’opération d’apport en société de biens


immeubles provenant du patrimoine privé de la
personne physique n’est pas éligible au régime fiscal
incitatif prévu par les dispositions de l’article 247-XVII
du C.G.I

Considérant que la doctrine fiscale distingue le


patrimoine professionnel du patrimoine privé, selon que
les éléments qui le compose sont affectés à l'exercice
de la profession ou à usage privé ;

Considérant que les documents présentés par le


contribuable permettent de justifier l'origine des
encaissements et de conclure qu'ils n'ont pas un
caractère professionnel ;

Pour ces considérants, et après délibération, la sous-


commission a décidé de maintenir l'anomalie relative
au non-respect du principe de rattachement qui sera
traitée en tant que chef de redressement ; et
d'abandonner les autres irrégularités et la remise en
cause la valeur probante de la comptabilité présentée.
II- IR sur Revenu Professionnel
1- Encaissements non déclarés
Attendu que l’inspecteur a procédé à la reconstitution
du chiffre d'affaires des années 2015 à 2017, sur la
base des encaissements bancaires recoupés auprès de
la banque E1 et non déclarés (voir détail à la première
lettre de notification).

D’après l’inspecteur, lesdits encaissements n’ont pas


été retracés en comptabilité pour connaitre leurs
affectations. En plus, ni l’emprunt, ni le remboursement
n’ont été constatés sur sa comptabilité, et ses
justificatifs ne permettent pas de juger qu’il ne s’agit
pas de recettes commerciales

Attendu que le contribuable a rejeté ce redressement


au motif que :

 Seuls les encaissements à caractère répétitif et


dont l'origine est indéterminée et injustifiée
peuvent être qualifiés comme des recettes
commerciales non déclarées ;
 Ces encaissements n’ont pas à être inscrits dans
ma comptabilité professionnelle, puisqu’il s’agit,
encore une fois, d’un compte PERSONNEL et non
d’un compte PROFESSIONNEL ;
 Les encaissements en question ont été justifiés,
pièces à l'appui, lors de la séance du débat oral et
contradictoire organisée dans les locaux de
l'Administration Fiscale.
 Le Guide pratique de l’examen de l’ensemble de la
situation fiscale du contribuable (guide élaboré par
la Direction générale des impôts), il est dit à la
page 17 ce qui suit : « Il est à préciser que les
encaissements bancaires relevés à partir des
comptes à vue ou à terme, ouverts par le
contribuable, à titre purement personnel, auprès
des établissements bancaires, ne peuvent être
retenus pour la détermination des disponibilités
injustifiées.

Toutefois, si l'inspecteur démontre que ces comptes,


ont servi à la fois pour des opérations professionnelles
que personnelles, il y a lieu de prendre en considération
les encaissements bancaires en question pour la
reconstitution du chiffre d'affaires, dans le cadre de la
catégorie de revenus professionnels. Dans ce cas, il
appartient au contribuable de justifier le caractère non
professionnel desdites opérations.

Il en est de même, lorsqu'on est en mesure de


démontrer l'exercice, par le contribuable, d'une activité
occulte, (non déclarée). Dans ce cas, lesdits
encaissements bancaires doivent être pris en compte,
dans le cadre de la régularisation des revenus
professionnels. »

D’après le contribuable, Madame l’inspecteur n’a


respecté ni les dispositions légales de l'article 30- 2° du
CGI, ni le Guide Pratique, ni la note de service
317/DV/03 dont l’objet est d’harmoniser les méthodes
d’application des dispositions des articles 29, 30-2ème
et 216 du CGI.

Par conséquent, l'application des dispositions de


l'article 30- 2° du CGI, ne le concerne ni de près ni de
loin dès lors qu’il a fourni à Madame l’inspecteur tous
les documents probants qui prouvent que ces
encaissements ont une origine autre que
professionnelle. Lesdits encaissements ne peuvent en
aucun cas être qualifiés de revenus professionnels non
déclarés.
Considérant que les documents présentés par le
contribuable justifient l'origine des encaissements et
leur caractère non professionnel ;

Pour ce considérant, après avoir analysé les arguments


évoqués par les deux parties et examiné les documents
de la procédure et après délibération, la sous-
commission a décidé d'abandonner ce chef de
redressement.
2- Charges des exercices antérieurs :
Attendu que l’inspecteur a constaté que le contrôle des
emprunts et dettes au titre de l'exercice 2018, laisse
apparaitre la comptabilisation des intérêts de l'exercice
2017, et qui n'ont pas été réintégrés au tableau de
passage.

Attendu que le contribuable a rejeté totalement ce


redressement pour les motifs exposés ci haut au
chapitre 2 « Défaut de respect du principe de
rattachement des charges ».

Considérant que le contribuable a comptabilisé au titre


de l’exercice 2018, des charges d’intérêts propres à
l’exercice 2017, sans procéder à leur réintégration
extra-comptablement, et que par conséquent, il n’a pas
respecté la règle de spécialisation des exercices ;

Considérant que :

 la Charte du contribuable (en matière de contrôle


fiscal à la page 10- 4°, DROIT DE RECTIFICATION
DES ERREURS) stipule que « le vérificateur peut
rectifier des erreurs et omissions qu’il constate lors
de l’opération de vérification et qui peuvent être en
faveur du contribuable. » ;
 les exercices concernés sont couverts par la
période vérifiée ;
 l'absence des redressements au titre de l'exercice
2017, qui ne permet pas la correction symétrique.

Pour tous ces considérants, après avoir analysé les


arguments évoqués par les deux parties et examiné les
documents de la procédure et après délibération, la
sous-commission a décidé le maintien du redressement
au titre de l'année 2018.

III- Examen de l’Ensemble de la Situation Fiscale


Attendu que l’inspecteur des impôts a procédé à
l’examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable, en évaluant ses dépenses et ses
ressources des années 2015 à 2018, ce qui lui a permis
de constater que les revenus globaux déclarés au titre
des années vérifiées ne sont pas en rapport avec les
dépenses telles que définies à l'article 29 du CGI.

Attendu que le contribuable a rejeté totalement ces


redressements au motif que :

Les dépenses détaillées comme suit :

 Le contribuable certifie qu'il n'est pas le


propriétaire ni de la V1. En plus l'inspecteur n'a pas
produit la preuve ;
 Le contribuable certifie que les acquisitions des
terrains mentionnés dans les lettres de
notifications ne le concernent pas. En plus
l'inspecteur n'a pas produit la preuve ;
 Les avances sur compte courant des associés
effectuées au titre de l'exercice 2016 pour un
montant de 44.022.00 dh pour la société E3 ne le
concernent pas,
 Les avances sur compte courant des associés
effectuées au titre de l'exercice 2017 pour les
sociétés E4 et E3, pour des montants respectifs de
44.919.00 et 60.000.00 dh, ne le concernent pas ;
 En 2017, appartement Casablanca (TF xxxxx) ;
 EN 2018, Villa Marrakech (TF xxxxx) ;
 En 2018, Villa Casablanca (TFxxxxx).

A supposer que les données que renferment le tableau


des ressources et des emplois (page 11 de la 2ème
notification), ne sont pas erronées, ce qui est loin d'être
le cas, ledit tableau montre clairement que les
ressources dépassent les emplois.

Considérant que les soldes bancaires au 01/01/2015


sont considérés comme ressources à prendre en
considération ;

Considérant que le contribuable a produit les


justificatifs de ses soldes bancaires au 01/01/2015 ;

Considérant que le contribuable a justifié certaines


avances en comptes courants d’associés ;

Considérant que le contribuable peut faire valoir,


également, des ressources ou disponibilités existantes
et excédentaires (provenant ou non de la période
vérifiée) ;

Considérant que l'administration fiscale n'a pas apporté


la preuve de l'acquisition par le contribuable des
voitures et des terrains susmentionnés ;
Considérant que les ressources ainsi calculées par
l'inspecteur dépassent les emplois telles que notifiées
par l’administration fiscale

Libelles Emplois Ressources Excèdent de ressources

2015 5 171 300,00 17 409 108,96 12 237 808,96

2016 3 425 322,20 233 522,50 9 046 009,26

2017 5 415 259,64 4 088 196,64 7 718 946,26

2018 2 537 650,00 3 615 094,70 8 796 390,96

Total 16 549 531,84 25 345 922,80 8 796 390,96

Pour tous ces considérants, après avoir analysé


les arguments évoqués par les deux parties et
examiné les documents de la procédure et après
délibération, la sous-commission a décidé
d'abandonner les redressements notifiés dans le
cadre de l’examen de l’ensemble de la situation
fiscale du contribuable

III- Taxe sur la valeur ajoutée :


La sous-commission après délibération, a décidé
d'abandonner les rappels de TVA correspondant aux
chiffres d’affaires reconstitués tel qu’il a été décidé
dans le chapitre relatif à l’IR ;

Compte tenu de ce qui précède, les détails des


redressements et rappels fixés par la sous-commission
sont récapitulés dans les tableaux joints à cette
décision.

Président
M. A . A
Les Membres
M. A . H
Mme. F . K
Réference du dossier: MjAyMC0xNTQ=

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 23/07/2020

I- Désignation du contribuable :
Contribuable : Madame G . L . A

Adresse : Mohammedia

Impôt : IR/PF

Attendu que la décision prise le 12/03/2020 par la


Commission Locale de Taxation de la ville de
Mohammedia a été notifiée à madame G . L . A ;

Attendu que cette décision a été contestée par cette


dernière, qui a introduit à cet effet un recours auprès de
la Commission Nationale du Recours Fiscal en date du
17/07/2020 ;

Attendu que le présent dossier a été programmé, pour


la séance du 23/07/2020, pour être examiné par la
sous-commission ;

Considérant que l'article 226 du CGI dispose que : « Il


est institué une commission permanente dite
"commission nationale du recours fiscal" à laquelle sont
adressés les recours relatifs :

o à l'examen de l'ensemble de la situation fiscale des


contribuables prévu à l'article 216 ci-dessus, quel
que soit le chiffre d'affaires déclaré ;
o aux vérifications de comptabilité des contribuables
lorsque le chiffre d'affaires déclaré au compte de
produits et charges, au titre de l'un des exercices
vérifiés, est égal ou supérieur à dix (10) millions de
dirhams.
Sont également adressés à la commission nationale de
recours fiscal, les recours pour lesquels les commissions
locales de taxation n'ont pas pris de décision dans le
délai de (12) douze mois"

Considérant que conformément aux dispositions de


l'article 8-IV-18 de la L.F n° 70-15 , relatives à l'année
2016, les nouvelles dispositions modifiant les articles
220, 221, 225, 226, 232 et 242 du C.G.I. sont
applicables aux procédures de contrôle fiscal dont la
première lettre de notification est notifiée aux
contribuables à compter du 1er janvier 2016.

Considérant que, dans l'affaire en question, la


procédure de redressement est entamée après le
1 janvier 2016 ;
er

Considérant que le présent litige a fait l'objet d'une


décision prise par la Commission Locale de Taxation de
la ville de Mohammedia ;

Pour tous ces considérants la sous-commission se


déclare incompétente pour statuer sur le présent
recours.

Le Président
ME.E

Les Membres
Mme F . M
MR.B
Réference du dossier: MjAyMC0zNw==

La Commission Nationale du Recours Fiscal

Séance du 03 Juin 2021

I- Désignation du contribuable
Nom et prénom : Société E

Adresse : Mohammedia

Nature de l’impôt : IS, IS/PA et TVA

Années : TVA (2013 à 2017) ; IS, IS/PA (2014 à 2017)

II- Motifs et détails de la décision


En la forme
Attendu que la deuxième lettre de notification a été
remise au contribuable en date du 15/10/2019 ;

Attendu que sa réponse à la deuxième lettre de


notification a été reçue le 13/11/2019 et dans laquelle,
il a formulé sa demande de pourvoi devant la
Commission nationale de recours fiscal (CNRF) ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par
l’administration fiscale à la CNRF en date du
10/02/2020 ;

Attendu que le dossier, programmé initialement pour la


séance du 10/12/2020 pour être examiné par la sous-
commission, a été reporté au 18/02/2021, et au
01/04/2021, et enfin au 03/06/2021 et ce, en raison de
l’absence du gérant de la société, à cause de l’état
d’urgence sanitaire lié au Covid19.

Attendu qu’à la date du 03/06/2021, la sous-


commission a pris acte de la présence des
représentants de l’administration fiscale et de la
société, et de l'absence des membres représentants
des contribuables dûment convoqués ;

La sous-commission constatant :

 que le quorum légal lui permettant de délibérer


valablement, est atteint (cf. PV de la réunion) ;
 que la réponse de la société à la 2ème notification
a été reçue dans le délai légal de 30 jours ;
 que les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire et la requête du
contribuable ont été transmis par l’administration
dans le délai de 3 mois prévu par la loi en vigueur ;
 que les membres représentants des contribuables
et les parties au litige ont été régulièrement
convoqués ;

Décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.
Au fond
I. Pouvoir d’appréciation de l’administration
A. Irrégularités graves relevées
Attendu que l’inspecteur a notifié à la société que la
vérification de la comptabilité a permis de relever les
irrégularités et anomalies graves et répétées détaillées
comme suit :

1- Défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI et aux dispositions de la loi n° 9/88
relative aux obligations comptables des
commerçants ;
 Absence des références de paiement pour la
majorité des factures de vente ;
 La présence de soldes créditeurs caisse en 2014 et
2015, en infraction aux dispositions du CGNC;
 Le non-respect de l’ordre chronologique des
factures de ventes telles que détaillées dans la
première lettre de notification ;
 Le non-respect de l’enregistrement comptable des
factures de charges et de ventes au jour le jour
dans le journal, comme il est détaillé dans la
première lettre de notification ;
 Le non-respect du principe de spécialisation des
exercices ;
 Des numéros de factures de ventes sautés ;
 Des factures de charges comptabilisées en double
 Transgression du principe de clarté stipulé par le
CGNC :

o Comptabilisation d’une facture d’achat de ciment


dans le compte de charge achat de fer ;
o Comptabilisation d’une facture de vente de
transport dans le compte de produit de vente
d’agrégats ;
o Compensation directe entre créance et dette avec
le client/fournisseur F1 directe dans le compte
client sans aucune inscription dans le compte
fournisseur.

2- Dissimulation d’achats ou de ventes dont la


preuve est établie par l’Administration ;
 L’exploitation et l'examen des factures physiques
ont permis de relever des factures d'achat et de
vente non déclarées dans la comptabilité, comme il
est détaillé dans la première lettre de notification ;
 L'existence des écarts non justifiés suite au
contrôle quantitatif du fer.
 La reconstitution du chiffre d’affaires de la société
sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré.

3- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la comptabilisation
des opérations, conformément à l’article 213 du
CGI

 Erreur de comptabilisation des factures détaillées


dans la première lettre de notification ;
 Le non-respect des conditions de déductibilité des
redevances de crédit-bail de voiture de tourisme
citées dans l’article 10 du Code Général des Impôts
(1 F I 0 ;
 La comptabilisation des factures de charges
doublement (Cf 11-B-b).

B- Autres anomalies
 Des apports en compte courant d'associés
créditeurs et compte Divers créditeurs en espèces
non justifiés (voir annexe 1 de la première lettre de
notification) ;
 Le défaut de réintégration au niveau du tableau de
passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;
 L’imputation de crédit de TVA erroné dans la
déclaration de novembre 2014 (CF Détail 1re lettre
de notification) ;
 La facturation de cession de biens d’occasion
acquis après 2013 en hors taxe.

Attendu que la société a rejeté ces irrégularités aux


motifs que :

1. Le défaut de présentation d’une comptabilité


tenue conformément aux dispositions de l’article
145 du CGI et de la loi comptable 9/88

 A la date de l’émission de la facture, la société ne


peut être en mesure d’identifier les références des
paiements. Ces références ne sont connues qu’à la
date de paiement de ces factures (soit plus de 2
mois). En revanche, ces références sont bien
mentionnées dans les enregistrements comptables,
et le vérificateur est en mesure de les identifier à
travers ces enregistrements. Aussi, la société est
en mesure d’apporter l’ensemble des références de
paiement ;
 Le compte caisse présente des soldes créditeurs
ces soldes sont en apparence « créditeurs »
souvent après le règlement des salaires.
L’enregistrement des retraits d’espèces couvrant
ses paiements intervient généralement avec
intervalle d’un ou deux jours en raison notamment
des décalages des jours de banque :
 Le vérificateur a considéré que la société ne
respecte pas le principe d’établissement
chronologique des factures en indiquant certains
exemples, Dans ce cadre, la société constate que
les exemples mentionnés dans la lettre de
notification montrent clairement que les factures
sont comptabilisées dans la bonne période et que
les décalages temporels relevés ne dépassent pas
quelques jours au sein du même mois :
 Le vérificateur a avancé que pour plusieurs
factures d’achat ou de vente, ne sont pas
enregistrées au jour le jour (voir détail à la
première lettre de notification) ;
 Le non-respect du principe de spécialisation des
exercices :

o Concernant les factures d’achats, elles sont


constatées au 1er janvier de l'exercice suivant. En
effet, la société n’ayant reçue la facture que
postérieurement à la clôture de l'exercice, elle a
été contrainte de la constater au cours de
l'exercice suivant en vertu du principe
d'exhaustivité des dettes ;
o S'agissant des factures de ventes OCR, elles
portent les numéros de la série relative à l'exercice
2014 et sont enregistrées au 31/12/2014
notamment en venu du principe de séparation des
exercices dans la mesure où les prestations ont
bien été livrées au cours de l'exercice 2014.

Les factures (CF. détail en annexe 1 de la première


lettre de réponse) précisent bien qu’il s'agit de
prestations afférentes à l'exercice 2014.

 L’absence de certains numéros dans la série


chronologique (25/2014, 26/2014,46/2014 et
422/2017) a été considérée comme irrégularité
grave. A cet effet, la société précise qu’il s’agit de
factures annulées avant leurs délivrances aux
clients. Ces factures annulées sont conservées par
la société avec la mention annulée et sont mises à
la disposition de monsieur le vérificateur. Cette
pratique est bien confirmée par la note circulaire
n°717 relative au CGI.
 La comptabilisation double de deux factures : la
société a accepté cette anomalie ;
 Transgression du principe de clarté :

o Comptabilisation d'une facture d’achat de ciment


dans le compte achat de fer E1 : A cet effet, la
société a précisé que le CGNC n'oblige pas de
constater des sous-comptes par nature de la
matière achetée. Si la société distingue plusieurs
sous-comptes, c’est pour des raisons de
transparence et de suivi. Par ailleurs, les deux
sous-comptes sont regroupés ensuite dans le
même compte comptable, ce qui n'altère en aucun
son montant global. Enfin, le montant de cette
facture représente 0,8% du montant global des
achats de fer et n’a donc pas d'impact significatif
sur le montant global de ce compte. Il est à
préciser que cette facture comprend également
des achats de fer.

 Comptabilisation d’une facture de transport au


niveau du compte d'agrégats. F N° xxx pour un
montant de 46 200,00 dh. Ce montant représente
moins de 0,2% du compte transport, et n'a donc
pas d'impact significatif sur son solde global.
 Compensation directe entre créance et dette avec
le client/fournisseur F1 sans aucune inscription
dans le compte fournisseur : la société E1 étant à
la fois client et fournisseur, le montant de la
retenue de garantie a été constaté par crédit du
compte client au lieu du compte fournisseur. Ces
montants ont bien été reclassés au compte
fournisseurs au 01/01/2017. Donc, il ne s'agit en
aucun cas de compensation.

2- La dissimulation d’achats ou de ventes dont la


preuve est établie par l’administration

 L’exploitation et l'examen des factures physiques


ont permis de relever des factures d'achat et de
vente non déclarées dans la comptabilité, comme il
est détaillé dans la première lettre de notification ;

Pour cette irrégularité, la société a avancé qu’elle


procède au contrôle des factures fournisseurs
réceptionnées et lorsqu’elle relève que ces factures
sont non conformes ou qu’elles ne correspondent pas à
des prestations ou des livraisons effectives ou aux
conditions contractuelles, elle refuse d'accepter ces
factures et en conséquence de les constater en
comptabilité. Pour des raisons de suivi, la société
conserve l'exemplaire physique de ces factures.

o Particulièrement, les factures XX/2014 et XX/2014


provenant de la société E2 ont été refusées et
annulées. Comme en témoigne l’attestation de la
société E3 attestant l'annulation de ces factures.
o Pour les autres fournisseurs de prestations : F2, F3,
F4, F5, F6, F7, F8, il s'agit de prestations ou
marchandises non réceptionnées ou dont les
conditions contractuelles ne sont pas conformes et
qui sont ainsi refusées par la société. Aussi, ces
factures n’ont pas fait l’objet de paiement.

Par ailleurs, la société a ajouté qu’elle n’a aucun intérêt


à dissimuler des charges déductibles par principe. En
revanche, leur constatation, alors même qu'elles ne
sont pas conformes aux conditions contractuelles
constitue une acceptation implicite opposable à la
société en cas de recours judiciaire du fournisseur.

S’agissant de la facture de vente n° XXX/2017, cette


facture est libellée au nom de la société E4, enregistré
dans les ventes de l’exercice 2017. Le document utilisé
par l’administration constitue un simple brouillon, il
n’est pas constaté par la société E5.

 L'existence des écarts constatés par l’inspecteur,


non justifiés suite au contrôle quantitatif du fer.
Pour cette irrégularité, la société a donné ses
explications dans le chapitre ll-lmpôts sur les
sociétés contrôle quantitatif ;
 La reconstitution du chiffre d’affaires de la société
sur la base des quantités de gasoil utilisées pour
chaque exercice, révèle des écarts au niveau du
chiffre d’affaires déclaré.

Pour cette irrégularité, la société a donné ses


explications dans le chapitre ll-lmpôts sur les sociétés -
reconstituions du chiffre d'affaires consommation de
gasoil.

3- Les erreurs, omissions ou inexactitudes graves


et répétées, constatées dans la comptabilisation
des opérations, conformément à l’article 213 du
CGI
 Erreur de comptabilisation des factures détaillées
dans la première lettre de notification ;

Pour cette irrégularité, la société a avancé que la


vérification de la comptabilité s’est basée sur la version
« brouillon » visant la préparation des factures et non
sur les versions définitives, et qui ont été transmises au
client. La société a joint en annexe à sa réponse, les
versions définitives qui ont été transmises aux clients.

Par ailleurs, les enregistrements comptables montrent


que ce sont les montants comptabilisés qui ont fait
l’objet de paiement, ce qui constitue la preuve de leur
caractère effectif.

 Le non-respect des conditions de déductibilité des


redevances de crédit-bail de voiture de tourisme
citées dans l’article 10 du Code Général des Impôts

Pour cette anomalie, la société a affirmé qu’elle a bien


procédé en 2017 à la réintégration de l’excédent de
redevances de crédit-bail sur les voitures de tourisme.
Et elle a ajouté que, cette anomalie ne constitue en
aucun cas une irrégularité grave au regard des
dispositions de l'article 213-1 du CGI.

 La comptabilisation des factures de charges


doublement

La société a accepté cette anomalie.


4- Anomalies relevées
 Des apports en compte courant d'associés
créditeurs et compte Divers créditeurs en espèces
non justifiés (voir annexe 1 de la première lettre de
notification) ;

Pour cette irrégularité, la société a affirmé qu’il n’est


nullement établi que l'absence de justification de
l’origine d’un apport du compte courant associé, dont
bénéficie une société constitue une anomalie dans les
comptes de la société ;

 Le défaut de réintégration au niveau du tableau de


passage du résultat comptable au résultat fiscal,
des charges de crédit-bail non déductibles
fiscalement ;

Pour cette irrégularité, la société a donné ses


explications au paragraphe précédent ;

 L’imputation de crédit de TVA erroné dans la


déclaration de novembre 2014 ;

Pour cette anomalie, la société a confirmé que le


montant du crédit reporté sur la déclaration du mois
10/14 correspond bien à celui constaté au cours de la
période précédente ;

 La facturation de cession de biens d’occasion


acquis après 2013 en hors taxe.

Pour cette anomalie, la société a donné des explications


(CF. Détail Chapitre ll-TVA- Biens d’occasion).

De ce qui précède, la société a conclu que l’analyse de


l'ensemble des « irrégularités » notifiées ne pourrait
être qualifiée comme irrégularité grave ou répétitive
pouvant remettre en cause la valeur probante de la
comptabilité.

Par ailleurs, la société rappelle les termes de la note de


service de l'administration n°30/DC/DSVR/2017 relative
au pouvoir d'appréciation de l’administration dans le
cadre du contrôle fiscal « Dans le cadre de l’exercice du
droit de contrôle, le pouvoir d'appréciation doit être
opéré de manière à sauvegarder l'intégralité des
garanties accordées aux contribuables. A cet égard, les
entités chargées du contrôle, sont invitées à la
qualification adéquate des faits et manquements
relevés, par rapport aux irrégularités prévues par les
dispositions de l'article 213 du CGI, en tenant compte
de leur gravité et de leur importance significative ».

Considérant que le compte caisse présente des soldes


créditeurs, et le non-respect de l’ordre chronologique
des factures de ventes, ce qui constituent des
irrégularités graves conformément aux dispositions de
l’article 213 du CGI.

Considérant que les écarts relevés par l’inspecteur


relatifs aux contrôle quantitatif n’ont pas été justifiés
par la société ;

Considérant que la société n’a pas justifié la traçabilité


et l’origine des apports en compte courant en espèces
dans sa comptabilité au cours de la procédure
contradictoire ;

Pour ces considérants, la sous-commission après avoir


entendu le représentant de l’administration fiscale,
examiné les éléments du dossier, et après délibération,
a décidé de maintenir les irrégularités précitées et le
caractère non probant de la comptabilité présentée.

Impôt sur les sociétés


A. Les produits
a. Contrôle quantitatif
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que le
contrôle quantitatif de fer par unité figurant aux
factures, effectué sur la base des achats des exercices
vérifiés par comparaison avec les ventes déclarées et
compte tenu de la variation des stocks a donné lieu à
des écarts non justifiés convertis en chiffre d'affaires.
Ce chiffre d'affaires est déterminé par l’application d’un
prix de vente moyen pondéré, et à défaut de ce dernier
par le prix d’achat majoré de la marge déclarée par la
société pour chaque exercice (Cf détails en annexe N° 2
de la première lettre de notification).

Aussi, la reconstitution du chiffre d’affaires de la société


se justifie par les irrégularités graves relevées au
niveau de la comptabilité.

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


aux motifs que les irrégularités relevées ne peuvent
être qualifiées de grave au regard des dispositions de
l'article 213 du CGI.

Aussi, la société rejette la méthode du contrôle


quantitatif de stock de fer, et ce pour les raisons
suivantes :

 Les tableaux annexés à la première lettre de


notification ne reprennent pas l'exhaustivité des
opérations d'achat, de ventes et des articles en
stocks. Ainsi, par exemple le stock final en 2014
retenus par le vérificateur ne comprend que le Fer
14 et le Fer 16 qui présentent des quantités
manquantes de 388 tonnes, alors même que les
stocks Fer 8, 10, 12, 20 représentent des stocks
excédentaires et non retenus par le vérificateur
pour des quantités équivalentes. Il en est de même
également pour l'exercice 2015, dont les ventes
déclarées retenues par le vérificateur ne portent
que sur le Fer 10 et le Fer 12 et ne tiennent pas en
considération les ventes portant par exemple sur le
Fer 8,14,16,20. les stocks de Fer sont
interchangeables et devront ainsi être pris dans
leur globalité.
 Le vérificateur a fait le calcul théorique en séparant
les articles exemple Rond à béton, Barre Fer, Fer.
Or plusieurs articles peuvent faire l’objet de vente
sans distinction détaillée de leur nature car ils sont
interchangeables et sont libellées simplement « Fer
8 ou 10 ». Ainsi, il serait plus judicieux de prendre
les articles dans leur globalité sur la base de leur
poids dans la mesure où le libellé à l’achat peut
être différent du libellé à la vente et ce pour des
raisons commerciales. Aussi, les écarts sur stocks
devront se compenser.
 Les ventes retenues par l’administration ne
comprennent pas certaines factures de ventes de
fer ou de « fer confectionné » qui correspond à un
assemblage de plusieurs articles. (CF le détail au
niveau de la première lettre de réponse) ;
 Les taux de marge commerciale qui ressort après
l'intégration de ventes considérées comme
dissimulées par l'administration, et contesté par la
société, s'élève à 12,61%; ce qui constitue tout
simplement un taux de marge extrêmement élevé
par rapport au secteur dont le taux de marge ne
dépasse pas en moyenne 5% à 8% dans les
meilleurs cas.

Considérant que les anomalies relevées initialement


sont de nature à remettre en cause la valeur probante
de la comptabilité, et par conséquent acquiert à
l’administration fiscale le droit de reconstituer le chiffre
d’affaires de la société ;
Considérant que faute de justification des factures
avancées par la société dans son recours, et pour
absence du contrôle quantitatif contradictoire ;

Considérant que le taux de marge retenu par


l’administration fiscal, est puisé de la comptabilité de la
société.

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
b. Chiffre d’affaires/achats de fer non comptabilisés
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'exploitation et l'examen des factures de charges ont
permis de déceler l’existence des factures d’achat de
fer non comptabilisés, ces achats sont considérés
comme étant revendus sans être déclarés en tant que
chiffre d’affaires. Il s’agit de factures émises par les
fournisseurs de la société, et qui ne comportent aucune
mention d’annulation, et qui ont été conservées avec
les autres factures d’achats comptabilisées et
comportant les mêmes mentions. Par ailleurs, ces
achats n’ont pas été pris en compte dans le
redressement relatif au contrôle quantitatif du fer. Par
conséquent, le chiffre d’affaires correspondant est
calculé sur la base d’un taux de marge de 12.61 % (le
taux de marge pratiqué par la société en 2014 corrigé
par le CA de fer non déclaré en 2014).

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


aux motifs que :

 Ce redressement constitue un double emploi avec


le contrôle quantitatif du Fer dans la mesure où ce
contrôle intègre les achats relatifs à ces factures et
en conséquence il réintègre la totalité du chiffre
d'affaires théorique afférent à ces achats, sans
prendre en compte notamment la déduction du
montant des achats ;
 Par ailleurs, comme indiqué dans le paragraphe I-
lrrégularités, la société procède au contrôle des
factures fournisseurs réceptionnées et lorsqu'elle
relève que ces factures sont non conformes ou
qu'elles ne correspondent pas à des prestations ou
des livraisons effectives ou aux conditions
contractuelles, elle refuse d'accepter ces factures,
et en conséquence de les constater en
comptabilité. Pour des raisons de suivi, la société
conserve l'exemplaire physique de ces factures ;
 Particulièrement, les factures XX/2014 et XX/201-1
provenant de la société E2 ont été refusées et
annulées. La société a produit une attestation de la
société E2 attestant l’annulation de ces factures.

Considérant que les factures d’achats en question


comportent toutes les mentions légales, elles sont
conservées avec les autres factures d’achats
comptabilisées et comportant les mêmes mentions ;

Considérant que faute de justification des taux de


marges avancés par la société ;

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
C. Reconstitution du chiffre d’affaires : consommation gasoil
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que la
reconstitution du chiffre d'affaires a été effectuée sur la
base des achats de carburant déclarés au niveau de la
déclaration du gasoil consommé prévue par l'annexe II
de textes règlementaires du CGI, sur lesquels a été
appliqué un taux de consommation de 45% pour
obtenir le nombre de kilométrages parcouru, et qui est
multiplié par 9 dh (Prix du kilomètre parcouru), pour
dégager le chiffre d'affaires reconstitué, comme détaillé
dans la première lettre de notification.

Attendu que la société a rejeté ce chef de redressement


au motif que cette approche est incohérente, criante, et
appelle plusieurs commentaires :

 Conformément à l’annexe II des textes


réglementaires du CGI, la déclaration porte sur les
achats de gasoil visant à permettre la déductibilité
de la TVA. La société a cependant disposé de stock
de gasoil de 3 490 000 dh à fin 2014, et 1 800 000
dh fin 2015. Ainsi, la consommation retenue dans
l’approche du vérificateur ne tiennent pas comptes
des quantités en stocks ; l’approche retenue pour
reconstituer le chiffre d’affaires consiste à
multiplier le nombre de Km parcourus par le prix
unitaire de 9 dh ; ce qui laisse supposer que :

o L’exhaustivité des KM parcourus est refacturable


en tant que prestation de transport. Or, une partie
significative et variable des KM parcourus est liée
selon les exercices à la vente des agrégats
(lorsqu’ils sont vendus chez le client ou en
chantiers) encore à des travaux de chantier
notamment en 2015 et 2016 ;
o Une seconde partie des KM parcours correspond au
transport des camions au sein même de la carrière
et en conséquence utilisée pour des besoins
internes ;
o Pour un trajet facturable, seul le « voyage aller ou
chargé » pourrait être facturable ; Au retour, le
camion pourrait être vide et non chargé mais
consomme du carburant ;
 La différence significative entre les KM parcourus
en 2014 et les exercices suivants 2015 et 2016,
s'explique notamment par la sous-traitance
engagée auprès de la société E1, ce qui justifie la
baisse relative de la consommation du gasoil au
regard des prestations de transport ;
 Le vérificateur applique un prix de vente unitaire
de 9 dh le KM parcourus : Cette approche ne
correspond en aucun cas au modèle économique et
aux conditions contractuelles appliquées par la
société, En effet, comme le montre l'exemple de la
facture comme indiquée dans la page 11 de la
requête, l’unité de facturation est la tonne et
intervalle de distance et non le KM parcouru ;
 Le vérificateur a appliqué un prix de 9 dh, pour
l’ensemble des exercices abstraction faite des
changements des conditions tarifaires dont
notamment le coût du gasoil ;
 Particulièrement, selon les conditions sectorielles, il
est inconcevable d'appliquer un prix de vente au
Km parcouru de 9 dh/Km parcouru. Les prix de
marché sont limités à 5 DH voir 6DH/KM parcouru.
Cette approche est cependant non adaptée au
mode de facturation appliquée avec son client
principal OCP qui se base sur la tonne chargée.

Considérant que l’administration s’est basée sur des


paramètres utilisés par « les professionnels du secteur
» sans apporter des comparables ou des études fiables
du secteur ;
Considérant l’imprécision des données et l’incohérence
de la démarche de reconstitution adoptée par
l’administration fiscale.

Pour ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
d. Existence de stock fictif au 31/12/2017
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'examen des quantités vendues sur la base des
factures de ventes déclarées compte tenu de la
variation de stocks des produits de carrière et leur
comparaison avec les quantités déclarées à la
commune, a permis de constater l’existence d'un stock
final fictif non justifié. Qui sera à défaut de justification
converti en visant à diminuer le chiffre d'affaires
déclaré. Le détail de l’analyse des stocks a été présenté
à la première lettre de notification.

Attendu que la société a contesté ce chef de


redressement pour les raisons suivantes :

 Cette approche paraît particulièrement


surprenante. En effet, si le vérificateur estime qu'il
y a un stock surévalué, elle devrait proposer de le
réduire selon son coût de revient soit un
ajustement négatif de 21 890 535,75 dh, et non de
le considérer comme vendu (ce qui correspondrait
au cas inverse en cas de stock sous-évalué).
 Si le vérificateur réintègre le chiffre d’affaires-coût
de revient de ce stock, le stock théorique recalculé
serait de SI 646 666,67+qtés produites 101 600-
qté vendues 1 083 252, 7 (596 596,35+486
456,35) = - 334 986,03 m3 : ce qui est totalement
incohérent.
Considérant l’incohérence de la démarche de
reconstitution adoptée par l’administration fiscale ;

Considérant que la valeur du stock initial de 2018


reprend le stock final de 2017.

Pour tous ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
e. Factures de vente non déclarée
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'exploitation et l’examen des factures de vente au titre
de l'exercice 2017 ont permis de constater une facture
de vente non comptabilisée liée à une location de
chargeuse. La facture physique exploité au moment de
la vérification ne comporte pas la mention d’annulation,
et elle a été conservée avec les autres factures de
ventes comptabilisées et comportant les mêmes
mentions.

Attendu que la société conteste ce chef de


redressement, en avançant qu’il s’agit de la facture de
vente 279/2017. La comptabilité de la société a permis
de constater, que cette facture est libellée au nom de la
société E10 et est enregistrée dans les ventes de
l’exercice 2017. Le document utilisé par l’administration
constitue un simple brouillon et n’a pas été constaté
par la société E9. La société invite le vérificateur à
s’assurer auprès de la société cliente de l'absence de
ladite facture.

Considérant que ce chef de redressement fait double


emploi avec la reconstitution maintenue.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon de ce chef de
redressement.
f. Intérêts sur comptes débiteurs
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l’examen des comptes du passif circulant a permis de
constater des retraits du compte courant créditeur
(solde débiteur) ainsi du compte divers créditeurs
(solde débiteur) sans pour autant prélever d'intérêts. A
ce sujet, il y a lieu de signaler que cette pratique n’est
pas admise sur le plan fiscal, car elle constitue une
libéralité financière accordée par la société, d'autant
plus, qu'elle supporte des taux d'Intérêts sur des crédits
bancaires.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que le vérificateur argumente ce
redressement, par le fait que la société supporte des
taux d’intérêts sur les crédits bancaires. Or le taux
d’intérêt retenu est de 7%, alors que le taux moyen de
financement de la société se situe à environ 5,5%. La
société n’a pas vocation à faire de la marge sur des
crédits ;

Les comptes d’associé relatifs aux exercices 2015 à


2017 ont constamment présenté des soldes créditeurs
sans aucune application d’intérêt au profit de l’associé,
ce qui justifie l’absence de toute rémunération de ces
comptes

Particulièrement, pour l’exercice 2016, il a été retenu


uniquement la position du compte « autres créditeurs »,
en faisant abstraction des soldes du compte d'associé,
alors qu’il s’agit de la même contrepartie. En prenant
ces deux comptes, les soldes des comptes
d’associés/créditeurs divers ne présentent pas de
montants débiteurs en 2016.

Considérant que le compte courant créditeur et le


compte divers créditeurs présentent des soldes
débiteurs, ce qui constitue une libéralité non admise sur
le plan fiscale.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.
g. Réévaluation de produits de cession d’immobilisations corporelles
Attendu que le vérificateur a notifié à la société que
l'examen de la comptabilité de la société a permis de
déceler la cession des immobilisations corporelles au
titre des exercices 2015, 2016 et 2017 à des prix
inférieurs à leurs valeurs vénales. Il a été décidé
d'évaluer les produits de cessions de ces
immobilisations en augmentant les prix déclarés de
20% (CF détail au niveau de la première lettre de
notification).

L’inspecteur a observé que la génération des plus-


values importantes est due à l’inscription de ces
immobilisations en actif de la société après la levée
d'option d’achat des contrats de leasing avec une
valeur résiduelle qui représente 1% seulement du prix
définitif du matériel. Et que la valeur déclarée suite à la
cession du matériel est inférieure à sa valeur vénale.
Aussi, les redressements opérés ont été effectué
conformément des dispositions de l’article 220-I du CGI.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que l’application de la majoration forfaitaire de
20% est sans aucune justification de la valeur vénale
des immobilisations cédées et sans aucun lien ni avec
la nature, qui (chargeuse, chariot élévateur, pelle,
centrale à béton, véhicules de tourisme, camion, lot de
ferraille ...), ni avec l'âge de ces immobilisations qui
dépasse souvent 6 à 7 ans ou encore de son étal
d’utilisation : matériel utilisable ou matériel de
récupération destiné à la ferraille.
Comme l'indique les tableaux de cession issues de la
liasse comptable de la société, les cessions réalisées
ont permis de générer respectivement des plus-values
importantes sur des immobilisations présentant des
VNC réduites soit respectivement 2439 KDH en 2015
sur un prix de cession de 3316 KDH, 856 KDH en 2016
sur un prix de cession de 857 KDH ; 9 784 KDH en 2017
sur un prix de cession total de 11570 KDH. Ainsi, il est
difficile d’admettre qu’en dépit de ces plus-values
importantes, la société a dissimulé de manière
systématique 20% du prix de vente.

S’agissant de la facture n°xxx/15, comme indiqué en


comptabilité et sur ta facture, il s'agit de la vente d’un
lot de matériel de récupération destiné au ferraillage.
Ce lot comprend une multitude de matériel divers
(pelle, chariot, central à béton, semi-remorques ...) qui
était initialement pris en leasing et a ensuite fait l’objet
de levée d’option d’achat en 2013 et 2014 avant sa
vente, en état de matériel de récupération en 2015.

Plus particulièrement, pour l'exercice 2017, le


vérificateur a retenu un prix de vente comptabilisé de 2
808 333,33 DH et l’a réévalué à 3 370 000 dh, alors que
le prix HT effectivement comptabilisé est bien 3 370
000 dh ;

Par ailleurs, sur le fonds, aux termes de l'article 161-


111 du CGI : « Lorsqu’un élément corporel ou incorporel
de l’actif immobilisé est retiré sans contrepartie
pécuniaire, l'administration peut l’évaluer. La plus-value
résultante, le cas échéant, de cette évaluation est
imposée comme une plus-value de cession. »

Comme le montre le tableau 10 de la liasse fiscale de la


société pour les exercices 2015 à 2017 ; aucune
immobilisation n'a été retirée sans valeur pécuniaire.
Ces immobilisations ont été cédées avec contrepartie
pécuniaire. Ainsi, l’administration ne peut, évoquer les
dispositions de l’article 161-111 du CGI. Pour réévaluer
le prix de cession de ces immobilisations, Par ailleurs,
aucune preuve n'a été apportée par l’administration
concernant une dissimulation des prix de vente.

Considérant que l’administration fiscale n’a pas justifié


le bien fondé du taux de réévaluation appliqué de 20%
pour l’ensemble des immobilisations cédées.

Pour ce considérant, la Sous-commission après


délibération, a décidé l’abandon ce chef de
redressement.
5- Les charges :
a. Les charges non déductibles fiscalement
 Conditions de compensation non justifiées

Attendu que le vérificateur a notifié à la société que


conformément aux dispositions de l'article 11 du CGI,
ne sont déductibles du résultat fiscal que dans la limite
de dix mille (10.000) dirhams par jour et par fournisseur
les dépenses dont le règlement n'est pas justifié par
compensation avec une créance à l'égard d'une même
personne, à condition que cette compensation soit
effectuée sur la base de documents dûment datés et
signés par les parties concernées et portant acceptation
du principe de la compensation.
Il s’agit donc de charge non déductible à réintégrer au
résultat fiscal de l'exercice 2017 sous réserve de
justifications adéquates.

Attendu que la société rejette ce chef de redressement


au motif que la compensation correspond à des
opérations engagées en 2013 et 2014, et n’a en aucun
cas été déduite au cours de l’exercice 2017. Ainsi, est
dans la mesure où cette charge n’a pas été déduite en
20I7, elle ne pourrait en aucun cas être rapportée au
résultat fiscal de 2017.

Considérant que la sanction prévue par les dispositions


de l'article 11-11 du CGI est relative à la nature et le
montant du règlement et non à celle de la charge ;

Considérant que l’inspecteur a opéré le redressement


conformément à l’article précité ;

Pour ces considérants, la Sous-commission après


délibération, a décidé de maintenir ce chef de
redressement.

II. Redressements passibles de la retenue à la source


sur les Produits des Actions, Parts sociales et Revenus
Assimilés (RALS/IS).
La sous-commission après délibération, a décidé que les
redressements maintenus au niveau de l’impôt sur les
sociétés, ayant une incidence sur la base des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés sont
passibles de la retenue à la source, en vertu des
dispositions des articles 13 et 222-B du CGI.

(Cf. Détail des redressements et rappels fixés par la


CNRF en annexe de la présente décision).

III. Rappels de la Taxe sur la Valeur Ajoutée


1. TVA sur écart contrôle quantitatif
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
2. Chiffre d’affaires sur achat de fer non comptabilisés
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
3. TVA chiffre d’affaires reconstitue transport
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
4. TVA sur stock final fictif
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
5. TVA sur facture de vente non déclaré
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
6. TVA sur compte débiteur et sur le compte courant débiteur
La sous-commission, après délibération, a décidé le
maintien de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
7. TVA sur réévaluation des produits de cessions des
immobilisations
La sous-commission, après délibération, a décidé
l’abandon de ce chef de rappel pour les mêmes motifs
cités en matière de l’impôt sur les sociétés.
8. TVA sur cession des biens d’investissement
Attendu que l’inspecteur a notifié à la société que les
opérations de vente de biens d’occasion sont soumises
à la taxe sur la valeur ajoutée, la taxation concerne en
principe toutes les cessions à titre onéreux de ces
biens, quels que soient l’acquéreur et le délai de
conservation écoulé entre la date d’acquisition et la
date de cession.

La cession de biens d’occasion est passible de la TVA


sur leur prix de vente, dans la mesure où lesdits biens
ont été acquis compter du premier janvier 2013 (Article
9 de la loi de finance 2013, Article 125 bis du CGI :
Régime particulier applicable aux biens d'occasion).

L’examen de factures de vente de votre société a


permis de constater la facturation de cession de
matériel d’occasion, pour des biens acquis après le
premier janvier 2013, en hors taxe sans facturer la TVA
correspondante. Ces factures ont été détaillées à la
première lettre de notification.

Aussi, il est à remarquer que :

o Concernant la facture n°XXX/15, et comme il a été


expliqué dans la partie IS, il n’a aucune mention
sur la facture justifiante qu’il s’agit d’une vente
d’un lot de ferraille, seule la désignation du
matériel qui est mentionnée sur la facture :
o Concernant les factures n°XXX/15, XXX/15, XXX/15,
XXX/15, XXX/15 et XXX/15 portant sur des voitures
de tourisme, ces véhicules ont été acquis par
crédit-bail dont la TVA sur les redevances a été
récupérée, la récupération de la TV A sur les loyers
de leasing a été vérifiée au niveau de votre
comptabilité. En conséquence, ces cessions sont
soumises à la TVA conformément à l'article 9 de loi
de finance pour 2013.
o Concernant les factures n°XXX/2017 et XXX/2017
relatives à des cessions de camions acquis en
crédit-bail, la date d'acquisition de ces biens est la
date d’inscription en actif de la société après la
levée d'option d'achat liée aux contrats de leasing.
Par conséquent, ces cessions sont soumises à la
TVA conformément à l'article 9 de loi de finance
pour 2013.

Attendu que la société rejette ce rappel et affirme que :


 S'agissant de la facture n°XXX/15, il s'agit de la
vente d'un lot de matériel de récupération destiné
au ferraillage. Ainsi, en application des dispositions
de la loi de finance de 2013, il ne s'agit pas d'un
matériel d'occasion mais d'un matériel de
récupération ;
 S'agissant des factures n°XXX/15, XXX/15, XXX/15,
XXX/15, XXX/15 et XXX/15, ces cessions portent sur
des véhicules de tourisme. Conformément à la
réglementation fiscale, ces biens d'investissement
n'ont pas ouvert droit à récupération de la TVA lors
de leur acquisition, en conséquence et
conformément aux dispositions de la loi de finance
pour 2013, leur cession sous forme de biens
d'occasion n'est pas soumise à la TVA.
 Pour les factures n°XXX/2017 et XXX/2017, ces
cessions portent sur plusieurs camions qui ont été
acquis via des contrats de leasing au cours des
exercices 2010 et 2012. Ces contrats étant arrivés
à échéance entre 2014 et 2017.

Considérant que la facture n°XXX/15 porte sur la vente


d’un lot de ferraille. Par conséquent, d’un matériel de
récupération non soumis à la TVA ;

Considérant que les factures n°XXX/15, XXX/15,


XXX/15, XXXX2/15, XXX/15 et XXX/15 portent sur la
vente de véhicules de tourisme qui n’offrent pas droit à
la déduction de la TVA sur achats. Par conséquent, la
vente desdits véhicules de tourisme n’est pas soumise
à la TVA ;

Considérant que les factures n°XXX/2017 et XXX/2017


portent sur l’acquisition des camions, qui ont été acquis
par la société de leasing antérieurement à 2013. Et qui
ont été vendus à la société en hors taxe. Par
conséquent, la vente desdits camions n’est pas soumise
à la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, a décidé l’abandon de ce
chef de rappel.
9. Rappel sur imputation de crédit de TVA erroné dans la
déclaration de TVA
Attendu que l’examen de la déclaration de la TVA du
mois 11/2014 a permis de constater que le montant de
crédit imputé concerne le mois 09/2014 et non pas le
mois 10/2014. La preuve présentée par la société en
annexe à sa réponse concerne le mois 09/2014 et non
pas le mois 10/2014 dont le crédit déclaré devait faire
l’objet d’imputation du crédit antérieur sur la
déclaration du mois 11/2014.

Attendu que la société rejette ce rappel et affirme


qu’aucune erreur n’est observée sur le report de crédit
de sa déclaration du mois 10/2014 ;

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont appuyées ni d’arguments valables ni de
justifications probantes permettant de conforter sa
position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire ni séance tenante aucun
élément nouveau ni pièce justificative pouvant remettre
en cause les rappels de la TVA notifiés.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.
10. Encaissements non déclarés
Attendu que l’examen des déclarations de TVA, des
encaissements et de la comptabilité, ainsi que le
rapprochement entre les mouvements du compte
client, ont permis de déceler des écarts injustifiés, entre
les encaissements réels et les chiffres d'affaires
déclarés au titre des exercices vérifiés comme détaillé
et argumenté dans la deuxième lettre de notification. Il
est à remarquer que les rappels maintenus sont restés
injustifiés ou passés sous silence par la société.

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont pas appuyées de justifications
probantes permettant de conforter sa position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire, ni séance tenante aucun
élément nouveau ; ni pièce justificative pouvant
remettre en cause les rappels de la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.
11. Encaissement déclares hors délai
Attendu que l’examen des déclarations de TVA a permis
de relever que des encaissements déclarés hors les
délais légaux. La taxe correspondante est passible des
majorations et pénalités prévues par l’article 184 du
CGI. Il est à remarquer que les rappels maintenus
concernent des effets déclarés hors délai par rapport à
leurs dates d’échéances, ou des rappels ou passés sous
silence par la société.

Considérant que les observations formulées par la


société ne sont pas appuyées de justifications
probantes permettant de conforter sa position ;

Considérant que cette dernière n’a présenté ni au cours


de la procédure contradictoire ni séance tenante aucun
élément nouveau ; ni pièce justificative pouvant
remettre en cause les rappels de la TVA.

Pour ces considérants, la sous-commission après


délibération, après avoir entendu les deux parties,
analysé les arguments avancés par chacune des parties
dans les correspondances échangées dans le cadre de
la procédure contradictoire, le maintien de ce chef de
rappel.

Compte tenu de ce qui précède, les redressements et


rappels fixés par la sous-commission sont récapitulés
dans les tableaux joints à cette décision.

Président de la sous-commission
Mr B . M

Membres de la sous-commission
Mme B . I
Mme F . N
Réference du dossier: MjAyMS03OQ==

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 20/01/2022

I- Désignation du contribuable :
Nom du Contribuable ou Raison sociale : Sté E
Adresse : Casablanca
Nature de l’Impôt : IS, TVA
Exercices vérifiés : 2016 à 2019

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a introduit son pourvoi
devant la Commission Nationale du Recours Fiscal par
requête adressée en date du 17/03/2021 en réponse à
la 2ème lettre de notification reçue le 26/02/2021 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par la
Direction Générale des Impôts en date du 30/03/2021 ;

Attendu que la séance initialement programmée pour le


07/10/2021 a été reportée au 25/11/2021 puis au
20/01/2022 ;

Attendu qu'à la date de la séance du 20/01/2022, la


sous-commission a pris acte de la présence des
représentants de l'administration et de la société ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, ont été absents ;

Après délibérations ;

La sous-commission, constatant que :


 le quorum légal lui permettant de délibérer
valablement, est atteint ;
 la réponse de la société à la 2ème lettre de
notification a été reçue dans le délai légal de 30
jours ;
 la requête et les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire ont été transmis par
l'administration fiscale dans le délai prévu par la loi
en vigueur ;
 les membres représentants des contribuables et les
parties au litige ont été régulièrement convoqués ;

décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.
Au fond
A - Impôt sur les Sociétés :
1. Insuffisance du chiffre d’affaires :
a. Projet P1
Attendu que l’inspecteur des impôts a constaté que la
société a vendu en date du 01/06/2016 à la société E1
la propriété dite « E1 » sise à Mohammedia. route
Hassan II se composant d'un magasin en R. une
administration et un parking, le tout édifié sur un
terrain d'une superficie de 46275 m . à distraire du titre
2

foncier mère n° xxxx, et que le prix déclaré par la


société est de 82.831.972,71 dirhams hors taxes.

Attendu que, compte tenu des liens de dépendance


entre la société E et la société E1, et sachant que cette
dernière a réalisé au titre de l'exercice 2016 un résultat
net nul (après report déficitaire), ce qui s'est traduit par
le paiement de la cotisation minimale, l'inspecteur des
impôts a procédé à la réévaluation du prix de vente
susvisé et a réintégré la différence en résultant comme
insuffisance du CA déclaré au titre de l'exercice 2016 ;

Attendu que la société a rejeté cette réintégration aux


motifs que :

o Le prix d'acquisition du terrain redressé par


l'administration en matière des droits
d'enregistrement, retenu pour réévaluer le prix de
vente déclaré par la société, ne peut être accepté.
Cette disposition, prévue par l'article 65-1 du CGI
et clarifiée par la réponse n°635 du 19/09/2013 de
l’administration, s'applique exclusivement aux
opérations de cessions réalisées par les
contribuables soumis à l'impôt sur le revenu qui
réalisent des profits fonciers et non aux sociétés
soumises à l’impôt sur les sociétés. Pour ces
dernières, la valeur historique d'acquisition
constitue la base de calcul des plus-values relatives
à leurs cessions immobilières et non la valeur
actualisée.
o Les conditions justifiant l'existence d’une pratique
de « prix de transfert », telles que prévues par des
dispositions de l'article 213-II du CGI ne sont pas
réunies :

 La société E1 n'était pas déficitaire au titre de


l'exercice 2016. Sur son bénéfice fiscal brut, les
déficits fiscaux reportables ont été imputés
conformément aux dispositions légales. Ainsi le
caractère déficitaire ne peut être considéré et
l'intention d’éluder l'impôt dans le cadre de cette
opération n’est pas justifiée, d'autant plus qu'il
s'agit chez la société E1 d'une acquisition
d'immobilisation amortissable.
Considérant que les arguments de la société sont
justifiés notamment par le fait que la société E1
présentait au titre de l'exercice 2016 un résultat fiscal
bénéficiaire et non pas déficitaire.

Considérant que les conditions justifiant l'existence


d'une pratique de « prix de transfert », telles que
prévues par des dispositions de l'article 213-II du CGI ne
sont pas réunies ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission après


avoir analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération a décidé d’abandonner ce chef de
redressement.
b- Terrain « L »
Attendu que l’inspecteur des impôts a constaté qu’en
date du 01/04/2018, la société a vendu la totalité de la
Propriété dite « Z », sise au RABAT, d'une superficie de
1727 m et consistant en une parcelle de terrain nu à
2

bâtir, acquise le 17/12/1999.

Attendu que. compte tenu du lien de dépendance entre


la société et l'acquéreur, qui est l'un des actionnaires
de la société, l'inspecteur des impôts a procédé à la
réévaluation du prix de vente déclaré conformément
aux dispositions de l’article 213-II, et ce en se basant
sur la comparaison avec des ventes de biens similaires
dans le même secteur.

Attendu que la société a rejeté cette réintégration au


motif que l'inspecteur des impôts a notifié ce
redressement à la société au titre de l’exercice 2019
alors que l’opération susvisée est réalisée en 2018 ;

Considérant que dans la première lettre de notification,


l'administration fiscale n'a notifié aucun redressement
au titre de l’exercice 2018 et a maintenu les bases
déclarées par la société au titre dudit exercice ;

Considérant que le redressement notifié au titre de


l'exercice 2019 relève normalement de l'exercice 2018 ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission après


avoir analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération a décidé d’abandonner ce chef de
redressement.

B. Retenue à la Source sur les Produits des Actions,


Parts Sociales et Revenus Assimiles :
La sous-commission a décidé d’abandonner cette
retenue suite à l’abandon des redressements formant
base de ladite retenue.

C- Taxe sur la Valeur Ajoutée


1- TVA sur Insuffisance du chiffre d’affaires « Projet P1 »
La sous-commission après avoir étudié les éléments du
dossier et après délibération, a décidé d’abandonner ce
rappel de TVA, et ce pour les mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur les sociétés (cf. I-Impôts sur les
sociétés).

Compte tenu de ce qui précède, la Sous-commission a


décidé de maintenir les bases déclarées par le
contribuable.

Président
Me L . A

Membres
M. B . R
M. M . M
Réference du dossier: MjAyMS03OQ==

La Commission Nationale du Recours Fiscal


Séance du 20/01/2022

I- Désignation du contribuable :
Nom du Contribuable ou Raison sociale : Sté E
Adresse : Casablanca
Nature de l’Impôt : IS, TVA
Exercices vérifiés : 2016 à 2019

II- Exposé des faits et motivation des décisions :


En la forme :
Attendu que la société susvisée a introduit son pourvoi
devant la Commission Nationale du Recours Fiscal par
requête adressée en date du 17/03/2021 en réponse à
la 2ème lettre de notification reçue le 26/02/2021 ;

Attendu que les documents relatifs aux actes de la


procédure contradictoire ont été transmis par la
Direction Générale des Impôts en date du 30/03/2021 ;

Attendu que la séance initialement programmée pour le


07/10/2021 a été reportée au 25/11/2021 puis au
20/01/2022 ;

Attendu qu'à la date de la séance du 20/01/2022, la


sous-commission a pris acte de la présence des
représentants de l'administration et de la société ;

Attendu que les membres représentants des


contribuables, dûment convoqués, ont été absents ;

Après délibérations ;

La sous-commission, constatant que :


 le quorum légal lui permettant de délibérer
valablement, est atteint ;
 la réponse de la société à la 2ème lettre de
notification a été reçue dans le délai légal de 30
jours ;
 la requête et les documents relatifs aux actes de la
procédure contradictoire ont été transmis par
l'administration fiscale dans le délai prévu par la loi
en vigueur ;
 les membres représentants des contribuables et les
parties au litige ont été régulièrement convoqués ;

décide en conséquence, de passer à l’examen du litige


soumis à son appréciation quant au fond.
Au fond
A - Impôt sur les Sociétés :
1. Insuffisance du chiffre d’affaires :
a. Projet P1
Attendu que l’inspecteur des impôts a constaté que la
société a vendu en date du 01/06/2016 à la société E1
la propriété dite « E1 » sise à Mohammedia. route
Hassan II se composant d'un magasin en R. une
administration et un parking, le tout édifié sur un
terrain d'une superficie de 46275 m . à distraire du titre
2

foncier mère n° xxxx, et que le prix déclaré par la


société est de 82.831.972,71 dirhams hors taxes.

Attendu que, compte tenu des liens de dépendance


entre la société E et la société E1, et sachant que cette
dernière a réalisé au titre de l'exercice 2016 un résultat
net nul (après report déficitaire), ce qui s'est traduit par
le paiement de la cotisation minimale, l'inspecteur des
impôts a procédé à la réévaluation du prix de vente
susvisé et a réintégré la différence en résultant comme
insuffisance du CA déclaré au titre de l'exercice 2016 ;

Attendu que la société a rejeté cette réintégration aux


motifs que :

o Le prix d'acquisition du terrain redressé par


l'administration en matière des droits
d'enregistrement, retenu pour réévaluer le prix de
vente déclaré par la société, ne peut être accepté.
Cette disposition, prévue par l'article 65-1 du CGI
et clarifiée par la réponse n°635 du 19/09/2013 de
l’administration, s'applique exclusivement aux
opérations de cessions réalisées par les
contribuables soumis à l'impôt sur le revenu qui
réalisent des profits fonciers et non aux sociétés
soumises à l’impôt sur les sociétés. Pour ces
dernières, la valeur historique d'acquisition
constitue la base de calcul des plus-values relatives
à leurs cessions immobilières et non la valeur
actualisée.
o Les conditions justifiant l'existence d’une pratique
de « prix de transfert », telles que prévues par des
dispositions de l'article 213-II du CGI ne sont pas
réunies :

 La société E1 n'était pas déficitaire au titre de


l'exercice 2016. Sur son bénéfice fiscal brut, les
déficits fiscaux reportables ont été imputés
conformément aux dispositions légales. Ainsi le
caractère déficitaire ne peut être considéré et
l'intention d’éluder l'impôt dans le cadre de cette
opération n’est pas justifiée, d'autant plus qu'il
s'agit chez la société E1 d'une acquisition
d'immobilisation amortissable.
Considérant que les arguments de la société sont
justifiés notamment par le fait que la société E1
présentait au titre de l'exercice 2016 un résultat fiscal
bénéficiaire et non pas déficitaire.

Considérant que les conditions justifiant l'existence


d'une pratique de « prix de transfert », telles que
prévues par des dispositions de l'article 213-II du CGI ne
sont pas réunies ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission après


avoir analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération a décidé d’abandonner ce chef de
redressement.
b- Terrain « L »
Attendu que l’inspecteur des impôts a constaté qu’en
date du 01/04/2018, la société a vendu la totalité de la
Propriété dite « Z », sise au RABAT, d'une superficie de
1727 m et consistant en une parcelle de terrain nu à
2

bâtir, acquise le 17/12/1999.

Attendu que. compte tenu du lien de dépendance entre


la société et l'acquéreur, qui est l'un des actionnaires
de la société, l'inspecteur des impôts a procédé à la
réévaluation du prix de vente déclaré conformément
aux dispositions de l’article 213-II, et ce en se basant
sur la comparaison avec des ventes de biens similaires
dans le même secteur.

Attendu que la société a rejeté cette réintégration au


motif que l'inspecteur des impôts a notifié ce
redressement à la société au titre de l’exercice 2019
alors que l’opération susvisée est réalisée en 2018 ;

Considérant que dans la première lettre de notification,


l'administration fiscale n'a notifié aucun redressement
au titre de l’exercice 2018 et a maintenu les bases
déclarées par la société au titre dudit exercice ;

Considérant que le redressement notifié au titre de


l'exercice 2019 relève normalement de l'exercice 2018 ;

Pour tous ces considérants, la sous-commission après


avoir analysé les arguments de chacune des parties et
après délibération a décidé d’abandonner ce chef de
redressement.

B. Retenue à la Source sur les Produits des Actions,


Parts Sociales et Revenus Assimiles :
La sous-commission a décidé d’abandonner cette
retenue suite à l’abandon des redressements formant
base de ladite retenue.

C- Taxe sur la Valeur Ajoutée


1- TVA sur Insuffisance du chiffre d’affaires « Projet P1 »
La sous-commission après avoir étudié les éléments du
dossier et après délibération, a décidé d’abandonner ce
rappel de TVA, et ce pour les mêmes motifs évoqués au
niveau de l’impôt sur les sociétés (cf. I-Impôts sur les
sociétés).

Compte tenu de ce qui précède, la Sous-commission a


décidé de maintenir les bases déclarées par le
contribuable.

Président
Me L . A

Membres
M. B . R
M. M . M

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